2° partie – les risques de malfaçons dans la construction

ESPAGNO_Jean-Francois

LES RISQUES QUAND ON FAIT CONSTRUIRE, QUELS SONT-ILS ET COMMENT S’EN PRÉMUNIR ?     2° partie

Faire construire (sa maison individuelle ou d’autres travaux…) est une très belle aventure que l’on aborde avec un grand plaisir, voire avec enthousiasme. On change de cadre de vie, on aura un environnement tel qu’on l’a choisi et même souvent, rêvé. Parfait.

Mais cette aventure comporte des écueils qui peuvent être graves et dont il faut se prémunir. Mieux vaut donc être averti pour que l’aventure soit belle et son aboutissement heureux.

Nous avons vu dans l’article précédent les risques liés aux engagements que l’on prend, c’est à dire savoir à qui l’on s’adresse. Voyons maintenant les risques de malfaçons dans la conception et la réalisation des travaux.

Bien entendu, votre Architecte d’Aujourd’hui sera là pour veiller à vous éviter tous ces risques.

Quels sont ces risques?

Ils sont essentiellement de 2 sortes :

  • Risques de non-conformité juridique, telle que le non-respect de règlements,
  • Risques de malfaçons dans la réalisation des travaux.

RISQUES DE NON-CONFORMITÉ JURIDIQUE DANS LA CONCEPTION DES TRAVAUX

Les diverses lois, arrêtés, règlements de tous ordres dans la construction, sont tellement nombreux qu’il parait illusoire d’entreprendre d’en dresser la liste exhaustive. Donnons-en seulement un aperçu :

Règles législative générales, telles qu’elles résultent des différents Codes qui nous régissent.

Et en premier lieu, le Code de l’Urbanisme et de la Construction.

La première information à obtenir est bien sûr celle des règles d’urbanisme contenue dans le PLU (Plan Local d’Urbanisme) ou équivalent. D’autres règles peuvent aussi s’imposer, telles que celles du PPR (Plan de Prévention des Risques). En pratique, il faut interroger la Mairie du lieu où l’on construit, pour bien faire le tour du problème car c’est elle qui délivre les autorisations d’urbanisme.

Vous devrez aussi respecter les nombreux règlements, tels que : règlementation thermique (RT2012, probablement bientôt modifiée), règlementation acoustique (attention, car souvent les travaux nécessaires sont délicats à concevoir correctement), normes d’hygiène (aération, matériaux, assainissement,…), normes de sécurité (garde-corps, incendie,…), normes sismiques (la jurisprudence montre qu’un juge peut ordonner la démolition d’une maison de respectant pas ces normes), l’accessibilité par les personnes handicapées (qui peuvent s’appliquer même à une maison individuelle) ; et aussi des règles locales, telles que la protection contre des insectes (termites,..), etc.

Règles législatives ponctuelles qui ne s’appliqueraient que sur votre terrain ou à votre opération. Il s’agit par exemple de servitudes dont vous devrez vérifier l’existence, ou de la limite exacte de votre propriété sur laquelle vous ne devez avoir aucun doute. Un réflexe de bon sens sera de bien lire, votre architecte et vous, votre acte de propriété pour déjà vérifier l’essentiel.

À ce propos, il est important de souligner qu’obtenir un Permis de Construire ne vous donne pas le droit dans tous les cas de réaliser la construction projetée. Avec un permis de construire, l’Administration (le Maire, en l’occurrence) vous indique qu’elle ne s’oppose pas à la construction car elle estime que le projet est conforme aux règles d’urbanisme en vigueur. Mais des contraintes de droit privé, telles que des servitudes existant sur votre terrain, peuvent empêcher cette construction. Un « permis de construire » doit être plutôt considéré comme étant seulement une « non-interdiction de construire » de la part du Maire

On voit qu’il y a donc toute une collection de règles et règlements qui doivent être connus et qui demandent que le professionnel à qui vous confierez votre opération de construction ait de solides bases juridiques.

                                  

RISQUES DE MALFAÇONS DANS LA RÉALISATION DES TRAVAUX

Conception de l’ouvrage

Les travaux nécessitent des plans techniques et une description détaillée des travaux.

Vous devez avoir en mains ces documents, pour savoir ce que vous achetez réellement.

Les plans techniques sont, a minima : étude de sol, plan de la structure, des planchers (y compris celui du soubassement), de la charpente, des menuiseries, et les plans de Coupes détaillées (une Coupe par type de profil de la construction : habitation, garage,…).

La description des travaux (CCTP : Cahier des Clauses Techniques Particulières) doit se faire par un document rédigé sur une quinzaine ou vingtaine de pages au moins pour une maison individuelle, par exemple. Ce CCTP doit être précis, mais autant que possible clairement lisible par un néophyte, on devra donc essayer d’éviter les mots trop techniques, le jargon professionnel. Votre Architecte d’Aujourd’hui vous l’expliquera en détail.

Le professionnel chargé de votre construction ne doit rien avoir à (vous) cacher, il doit vous remettre tout ce dossier, CCTP et tous les plans.

Il vous sera aussi très utile d’avoir en mains les devis des artisans, pour bien voir le détail de leurs engagements, pour savoir ce qu’ils comptent effectivement réaliser, et si vous le voulez, pour prendre l’avis de professionnels de la construction que vous pourriez connaître par ailleurs. Là aussi, il n’y a aucune raison de vous cacher les devis d’artisans ou de sous-traitants qui sont des éléments d’information importants (ce qui est prévu, à quel prix, etc.).

Réalisation de l’ouvrage

Voyons ces risques de façon chronologique, afin que vous puissiez suivre le déroulement de votre construction. Bien évidemment, chaque  construction étant particulière (ne serait-ce que parce que chaque terrain est différent), nous ne saurions être exhaustifs. Voici plutôt des recommandations d’architecte sur des points auxquels vous n’auriez pas forcément pensé.

IMPLANTATION

Une erreur est toujours possible – qui ne s’est jamais trompé dans sa vie ? Or une erreur d’implantation peut être catastrophique si elle entraîne la démolition de la construction, car un bâtiment ne se déplace pas. Mieux vaut donc vérifier deux fois plutôt qu’une !

TERRAIN EN PENTE

Attention lors des terrassements, à ne pas « ouvrir » trop largement le terrain, ce qui risque de le déstabiliser. Et les mouvements de terrain peuvent ne pas se produire tout de suite, mais plus tard si le terrain se gorge d’eau après une période sèche (par exemple, terrassement en fin d’été et affaissement au printemps pluvieux).

Les fondations doivent s’adapter aux terrains en pente. L’homogénéité des fondations est essentielle pour avoir un tassement uniforme de toute la construction, sinon des fissures apparaîtront. Votre Architecte d’Aujourd’hui et l’auteur de l’étude de sol pourront vous informer utilement dans ce cas.

LA VÉGÉTATION

Attention à la végétation proche, essentiellement les arbres. Ceux-ci peuvent modifier fortement l’hygrométrie du terrain, donc sa capacité à porter la maison. Et les racines en poussant peuvent faire des dégâts importants : si vous ne pouvez ni abattre les arbres ni déplacer l’implantation, il faudra enterrer une paroi verticale formant écran anti-racines.

TERRASSEMENT POUR LES FONDATIONS (FOUILLES)

Il faut suivre les préconisations de l’étude de sol (ce qui demande, bien évidemment, que vous en ayez un exemplaire…). Prévoir un « ancrage » des fondations dans la couche de « bon sol » en creusant d’une vingtaine ou une trentaine de centimètres plus bas que le niveau de ce bon sol.

Penser à vérifier en mesurant la profondeur lorsque les fondations sont creusées (donc avant le coulage du béton) – ce qui suppose que le maçon vous dise très précisément quand il fera ces terrassements : jour et heure.

Un risque important et assez fréquent est une pluie après l’ouverture des fouilles (terrassement pour les fondations) et avant coulage du béton. Le trou, ou la tranchée, va se gorger d’eau, la terre va se gonfler, et le béton sera coulé sur cette terre gonflée. Dans les mois qui suivront (voire après la réception des travaux), le terrain s’asséchant, le tout va « redescendre », provoquant de nombreuses fissures dans la construction. Il faut donc n’ouvrir les fondations (creuser) qu’en étant sûr qu’il ne pleuvra pas avant le coulage du béton ; et il faut avoir commandé le béton pour que le coulage suive immédiatement les terrassements, le jour même, pour qu’il n’y ait pas de risque de pluie à ce moment-là.

ARMATURE DES FONDATIONS

Il faut placer des armatures (barres d’acier) dans les fondations. En cas de fondation en « semelles filantes » (des tranchées sous les murs porteurs, à remplir de béton), les armatures sont commandées et achetées directement à des fournisseurs spécialisés. Les barres seront de gros diamètre pour être moins sensibles à la corrosion. Elles seront assemblées par 4 ou 6 barres, sous forme de « poutre ».

D’une façon générale, pour le béton armé, le plus important est la bonne mise en place des armatures (les barres d’acier).

Pour cela, on doit veiller essentiellement à 2 points importants :

  • Le bon enrobage des barres d’acier: celles-ci ne doivent pas effleurer un bord. Il y a des règles de calcul, mais vous pouvez déjà vérifier qu’il ne doit pas y avoir de barre d’acier à moins de 3 cm d’un bord pour les fondations, et de 2 cm pour du béton hors sol. Ces valeurs sont des minimales, il est fortement conseillé de les augmenter si vous voulez avoir une construction qui durera.

Le fond est aussi un bord, cet enrobage demande donc que les armatures soient surélevées du fond de la tranchée, grâce par exemple à des cales posées au fond. Attention au moment du coulage des aciers : les armatures doivent bien rester en place et ne pas être déplacées par la coulée de béton. Leur positionnement doit donc être solide.

  • La continuité des armatures. Les armatures empêchent le béton de se disloquer. Le béton est très résistant quand on appuie dessus, mais il l’est beaucoup moins quand on effectue une traction, quand on tire dessus : c’est pour cela que l’on place des armatures à l’intérieur.

Pour que ces armatures résistent aux efforts de traction, il faut qu’elles soient bien continues. Comme une chaîne qui n’aura de résistance que si elle n’a pas de point faible. Qu’importe qu’une chaîne ait de gros anneaux, si un seul venait à manquer : elle n’aurait alors aucune résistance.

Cette continuité s’obtient avec des armatures prévues de toute la longueur d’une tranchée, ou bien, s’il est impossible de l’obtenir (longueur trop importante, par exemple) en les croisant (encastrées l’une dans l’autre, en quelque sorte) et surtout avec des barres de liaison qui se prolongeront largement dans chacune des armatures jointives. On trouvera ces barres de liaisons à chaque angle, et pour fixer les armatures verticales qui viendront fixer la bâtisse aux fondations (voir l’article « Plancher hourdis ou dallage sur terre-plein » sur ce même site).

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557 questions sur “2° partie – les risques de malfaçons dans la construction

  1. Bonjour,
    Actuellement en cours de construction maison plain pied avec garage attenant je ne rencontre que des problèmes sur mon chantier. Fondations, linteaux qui tombe sous le poids de la charpente et maintenant toit garage à reprendre car trop haut par rapport au permis. Pourriez-vous me dire quels risques pour la structure de ma maison car garage mitoyen maison et quels sont mes recours?
    D’avance merci.

    1. Bonjour, je ne peux guère vous répondre ainsi, sans en savoir plus et étudier le dossier :
      – risques techniques : je ne sais pas à la lecture de votre seul message, je ne peux pas me rendre compte. A priori la maison existante ne risque rien, sauf cas particulier : les fondations du garage ont-elles dégagé celles de la maison ? Si oui, il y a un risque. La maçonnerie du garage est-elle ancrée à celle de la maison ? Si oui, il y a un risque. Etc.
      – solutions juridiques : pour vous répondre de façon pertinente, il faudrait que je prenne connaissance de ce qui vous lie à l’entreprises : contrat, plans etc. Et aussi des courriers et méls échangés.
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        Nous avons un marché de travaux, uniquement GO de la part du constructeur. Le toit du garage était ancré au mur de la maison (même mur pour maison et garage). J’ai fait part de mes craintes au constructeur suite à la reprise du toit du garage mais pour lui aucun problème, c’est juste une erreur humaine sans risque pour la structure de la maison.
        Cordialement,

        1. Bonsoir, s’il ne s’agit que de pièces de charpente, en bois – et sous toutes réserves de principe, puisque je ne connais pas l’ouvrage – ça ne devrait pas risquer quoi que ce soit, en effet.
          Bien cordialement,

  2. Bonjour,
    J’ai acheté un terrain qui avait été viabilisé pour l’eau par l’ancien propriétaire. Or je viens d’ouvrir la tranchée pour effectuer la viabilisation de l’edf et je me suis rendu compte que les tuyaux avaient été jeté dans la tranchée sans lit de sable ou sablon en dessous pour la stabilisation. Est ce normal ? Et si non à qui dois – je m’adresser pour que cela soit refait correctement. Merci pour votre réponse. Cordialement.

    1. Bonjour, le calage des canalisations est important surtout pour les évacuations, qui sont en canalisations rigides ou semi-rigides : on risque de les tordre en remblayant si elles ne sont pas calées, et ainsi, à la longue, elles peuvent finir par casser. Elles peuvent aussi présenter des contre-pentes qui provoqueront des bouchons à répétition.
      Rien de tout cela ne concerne des gaines et des PEHD (alimentation en eau). Donc, tout va bien a priori.
      Cordialement,

  3. Bonjour
    Démolition /reconstruction versus Renforcement structure d’une maison individuelles dont les normes anti sismiques n’ont pas été respectées. Comment savoir quelle est la meilleure solution ?
    Merci de votre réponse. Bien à vous.

    1. Bonjour, un juge prononcera la démolition/reconstruction de la maison, car il la considérera inhabitable car dangereuse (carrément !)
      Il faudrait étudier les manques par rapport à la règlementation (importants ou pas ?) pour apprécier ce qu’il conviendrait de faire.
      Cordialement,

  4. Bonjour
    Nous avons acheté une maison plain pied construite en 1990 , pour laquelle nous navons pas beaucoup de document sur la construction. Nous souhaitons amenager les combles, et le voisin qui était présent à la cosntruction de la maison affirme que le constructeur n a pas prevu d armature metalliques dans les angles des parpaings de la maison.
    Ma question est comment pouvons nous vérifier, si tel est le cas , pouvons nous y remédier pour pouvoir continuer notre projet d amenagement de combles ? ou définitivement ce n est pas possible ? Merci d avance

    1. Bonjour, votre maison à 30 ans. Je présume que s’il devait y avoir des problèmes structurels, ils seraient déjà apparus?
      Est-elle pleine de fissures sur les façades, notamment dans les angles ? Probablement pas. Les fondations de la maison sont donc probablement (là aussi) bien faites ou le sol est bon. Vous savez, toutes les vieilles maisons (plus de 100 ans) n’ont pas de chaînage d’angle verticaux.
      Etes-vous en zone sismique ?
      Et puis, est-ce vrai, ce que dit le voisin ? Il est possible que vous avez bien des chaînages verticaux. A-t-il reconnu d’un coup d’oeil un agglo d’angle d’un agglo courant ?
      S’il manquait les chaînages verticaux, ce serait à peu près impossible à rectifier maintenant, alors ne vous mettez pas martel en tête pour ça : si votre maison semble toujours en bon état, vous pouvez continuer ainsi et aménager les combles.
      Cordialement,

  5. Bonjour,
    Je me permets de venir vers vous car des efflorescence blanches apparaissent sur mes murs en parpaing.
    Pour recontextualiser, ma maison est couverte depuis le mois de novembre, pour diverses raisons le chantier ne va reprendre avant le mois de mars.
    Ainsi la maison a passé tout l hiver sans menuiserie, sans drainage, sans crepit….
    De décembre a début février il y a beaucoup de pluie dans la région où j habite. Les parpaings n’ont pas réellement eu le temps de sécher durant l hiver. Ils ont commencé à sécher depuis début février là où a commencé l’apparition de ses efflorescence blanches
    Ainsi je me permets de vous poser les questions suivantes ?
    1) que sont ses efflorescence blanches ?
    2) dois je les faire partir ou bien elles vont partir toutes seules ?
    3) Est ce inquiétant pour le bâtiment ?
    4) quelles sont les éventuels risques ?
    Cordialement

    1. Bonjour, je ne peux pas dire ici ce que sont ces efflorescences. Elles sont dues à l’humidité à laquelle ont été longuement exposées les maçonneries.
      A votre place, je demanderais qu’elles soit lavées au karcher, ce n’est pas bien compliqué, et je n’aimerais pas que le chantier continue en les gardant (soit sous l’enduit : va-t-il tenir dessus ?), soit dans les doublages (est-ce sains ?).
      Cordialement,

  6. Bonsoir Monsieur,
    Tout d’abord, merci pour les conseilles que vous donnez.
    Voici mon soucis : les fondations de ma future maison ont été faites la semaine dernière alors qu’il y avait entre 20 et 30 cm d’eau dans les fouilles. Le béton a été coulé dans l’eau. Depuis, 5 ou 6 rangs de parpaings ont été montés et l’ont voit bien l’humidité sur les 3 premiers rangs. L’eau est toujours là, entourant la construction. Y a-t-il des risques comme j’ai pu le lire ici et là ?

    1. Bonjour, merci du message.
      Oui, il y a des risques pour avoir coulé les fondations dans des fouilles avec de l’eau :
      – le terrain au fond des fouilles a gonflé avec l’eau (l’eau fait gonfler la terre, un peu comme une éponge). Puis, au fil du temps, la terra va sécher et dégonfler. Le poids de la maison va exercer une pression de plusieurs dizaines de tonnes. Le risque est donc grand qu’il y ait un tassement des fondations, provoquant des fissures. Cela peut arriver des mois après le coulage des fondations.
      – le béton largement humidifié perd de sa consistance et donc de sa résistance. Par exemple, il est strictement interdit d’ajouter de l ‘eau dans un béton prêt à l’emploi. En coulant directement les fondations dans l’eau, cela équivaut évidemment à ajouter beaucoup d’eau au béton.
      Si vous avez un architecte, qu’en dit-il ?
      Cordialement,

  7. Bonjour M. Espagno,
    je me permets de vous solliciter pour avoir votre avis sur mon problème. Je suis en VEFA et ma maison est en cours de construction. La maison n’est pas aéré et du coup de la moisissure apparait sur les murs du 1° étage. Le crépi est en cours. Je vais solliciter notre constructeur à ouvrir les fenêtres pendant la journée afin d’aéré manuellement car nous ne pouvons pas encore faire fonctionner la VMC (pas encore d’électricité). Je vais lui demander aussi de nettoyer les murs et fenêtres avant réception. Je voulais savoir si je dois appliquer mon droit de réserve à la réception de la maison car je n’ai pas la garantie que ces moisissures ne réapparaitra pas dans les mois à venir. Est ce que je peux imposer au constructeur d’effectuer une mesure de l’humidité avant réception? Merci d’avance pour votre réponse. Said

    1. Bonsoir, il est probable que la moisissure vienne lors du séchage de la chape ? Car ça dégage beaucoup d’humidité.
      Il faut laisser les fenêtres ouvertes (sauf s’il pleut, bien sûr) et, la nuit, se contenter de fermer les volets.
      Puis quand les parois seront à peu près sèche, les nettoyer avec une éponge à peine moite, doucement pour ne pas tâcher. Vous pouvez faire des testes d’humidité des murs vous-même, un petit hygromètre ne coût qu’une vingtaine d’euros.
      Si plus rien n’apparaît à la Réception, surtout ne mentionnez aucune réserve à ce sujet ! Car vous perdriez la garantie décennale sur ce point en mentionnant une réserve.
      Et si des moisissures persistaient, vous pouvez mentionner une réserve, mais en mentionnant également quels sont les travaux de reprise précis que vous exigez. Et quand ils seront faits, vous devrez lever la réserve. Ce n’est qu’à cette condition que vous conserverez la garantie décennale.
      Les réserves “de principe” sont une catastrophe pour le client…
      Cordialement,

  8. Bonjour!
    Nous avons débuté les démarches pour la construction de notre maison.
    Celle-ci se fera sur un terrain argileux, dont la G2 préconise des fondations à 1m90 de profondeur.
    Le voisin de notre terrain, avec qui nous avons un mur (de garage, certes) de mitoyen, a déjà quant à lui débuté les travaux, lui même . Ses fondations ne sont absolument pas aussi profondes que les notres le seront. Elles sont en effet à environ 80cm , il a déjà posé les fers et coulé une traînée de béton.
    Quelles peuvent être les conséquences sur notre bâti?
    Vous remerciant pour le temps que vous prendrez pour me répondre,
    Bien cordialement,

    1. Bonjour, j’ai tendance à plutôt croire le Bureau d’Etudes de Sol que votre voisin, voyez-vous. Et toutes les malfaçons ne provoquent pas forcément un sinistre – vous pouvez passer au rouge et avoir une chance de ne pas y laisser la vie…
      Les conséquences de fondations sur un sol pas assez résistant ?
      La pression de la maison sur le sol (quelques dizaines de tonnes, qui appuient sur la largeur des fondations) va faire s’enfoncer l’ouvrage. Même 1 cm c’est énorme : imaginez une fissure d’1 cm dans votre chambre, vous pouvez voir dehors au travers. Et si vous rebouchez la fissure, elle va réapparaître, là ou ailleurs. Ce sera sans fin. Et ces tassements peuvent casser la maison, les planchers, les chaînages.
      Cordialement,

  9. Bonsoir, cela fait 7 mois que ma maison est en construction en normandie ou il a plu exceptionnellement ces derniers mois. La charpente de la maison vient à peine d’être terminée (couverture prévue la semaine prochaine).
    Je me suis aperçu sur le chantier que des tâches blanches en forme de sel se trouvaient à l’intérieur et l’extérieur des murs. Il s’agit de salpêtre. Je suis passé dans le vide sanitaire qui est humide sans présence d’eau (il y a eu de l’eau lors des fortes pluies) mais pas de trace de salpêtre sur les agglos. La dalle hourdis (avec joint bitumeux pour arase) est censée couper les remontées capillaires. La nappe phréatique se trouve à 5 m de profondeur selon l’étude de sol.
    A votre avis est il possible que l’eau de pluie qui contient du nitrate soit responsable de la formation du salpêtre sur les agglos qui sont restés 6 mois aux intempéries? Je suis en CCMI et j en ai parlé au conducteur de travaux que ne sait pas ce qu’est le salpêtre…… Je dois le voir cette semaine sur le chantier.
    Dans ce cas quelles sont les responsabilités du CCMI. J’imagine que le salpêtre doit être nettoyé avant tout travaux à la charge du constructeur? Certain qu il ne va pas rechercher les causes du problème et au mieux ( et ça c’est pas certain…) faire nettoyer pour avancer.
    Si je mandate une entreprise pour chercher les causes j’imagine que les frais seront à ma charge (et si le probleme vient de l’eau de pluie ça m’embêterait).
    Je suis au bout du rouleau avec ce projet que des ennuis depuis le début et l’impression (ce n’est pas qu’une impression…) de parler à des gens qui veulent juste finir en bâclant le travail. Encore merci du temps que vous prendrez à lire le parpaing.

    1. Bonjour, oui, je pense que les pluies peuvent contenir des substances qui provoquent des désordres sur une maçonnerie exposée longtemps aux intempéries, telles que des nitraites. Il faudrait expertiser l’ouvrage actuel pour mieux déterminer la cause et donc les remèdes.
      Oui, la maçonnerie ainsi touchée doit être nettoyée avant le reprise du chantier.
      Vous pouvez négocier avec votre CMI, ne croyez pas que vous êtes démuni, même si le CCMI est un piège qui vous prive de votre rôle de maître d’ouvrage, puisque c’est le CMI qui décide de tout. C’est possible, des témoignages ici le montrent, mais ce sera plus dur, plus difficile. Il faudra faire preuve de beaucoup de détermination et de persévérance. Ca en vaut la peine, car l’enjeu est très important.
      Bon courage, tenez-moi au courant, cdlmt,

      1. Bonsoir M. ESPAGNO, premièrement merci de votre réponse et de votre sollicitude. J’ai vu le conducteur de travaux et nous avons constaté ensemble la présence des traces de salpêtre sur tous les murs de la maison face intérieure et face extérieure aussi bien au niveau des joints que sur les agglos et ce sur toute la hauteur des murs du rez de chaussée. Les murs du premier étant plus récent ils ne sont quasiment pas touchés( mais je commence à voir quelques petits points blancs). Le CT s’est renseigné auprès de la centrale( point x) qui a délivré les parpaings. Il leur aurait montré les photos. A priori cela serait normal car les parpaings contiennent du sel et les parpaings au contact des intempéries développent des efflorescences de salpêtre sans aucune conséquence pour la construction. Il suffirait d’enduire au dessus et de mettre au sec pour que les traces disparaissent le sel n’étant plus alimenté. Donc pour eux pas de problème, il faut continuer les travaux . Etant dans un lotissement en construction je lui ai montré les autres maisons en construction et ces dernières n’ont quasiment pas de trace (quelques petites traces isolées sur d’autres maisons mais vraiment pas à mon niveau). Je veux bien croire que le salpêtre se soit développé en partie à cause des intempéries et des parpaings mais j’ai plus de mal à croire que le fait d’isoler la maison fera disparaître le problème. Je me demande également si le mortier utilisé par le maçon peut augmenter le phénomène de création/propagation de salpêtre? Avez déjà vous eu affaire à un problème similaire sur un de vos chantiers? Je pense solliciter une entreprise sur les problèmes d’humidité et demander remboursement des frais engagés si il appert qu’il faille agir(en envoyant un mail préalable au constructeur).Est ce bien ce type d’entreprise le plus adapté ou me conseillez vous de passer par un autre professionnel. Merci mille fois du temps que vous consacrerez à lire ce message. Cordialement.

        1. Bonsoir, merci de votre message. Je considère que le salpêtre est nocif et qu’il doit être supprimé.
          A votre place, je dirais au CMI que je veux que les murs soient nettoyés du salpêtre, par un vigoureux lavage au karcher avec un produit idoine, anti-salpêtre. Et que je n’accepterai que les travaux se poursuivent qu’à cette condition expresse. Autrement dit, que je ne paierai de travaux que quand j’aurai moi-même constaté que tous les murs auront été au préalable nettoyés. Que cette demande est assortie d’un délai de 15 jours pour que le parfait nettoyage soit fini, faute de quoi je saisirai le Garant..
          “Le dire” = adresser une lettre recommandée + a.r. au CMI, doublée d’un mél avec le même contenu.
          Bien entendu, si le CMI n’obtempère pas, vous saisissez tout de suite le garant.
          Cordialement,

  10. Bonjour,
    Certaines de mes poutrelles d’un plancher hourdis ne reposent que d’1 cm maxi sur les poteaux de 20 cm de diamètre.
    La préconisation de Chausson matériaux indique un appui entre 2,5 et 5 cm.
    Le technico commercial de Chausson a contacté le fabricant de poutres KP1 et son BE.
    La construction est validée et voilà ce que m’a dit le commercial :” Faut pas écouter les DTU et les préconisations du Guide de la construction, c’est toujours très exagéré ! La poutre peut reposer sur un appui de 5 mm ce n’est pas un problème si le maçon a bien étayé. Les maçons coupent même les ferrailles avant de couler du béton car les ferrailles gênent pour mettre les poutres sur les poteaux.”
    En fin de compte nous aurons un document écrit qui certifie que la construction est correcte même avec les appuis non conformes au DTU.
    Cela m’interroge quand même… Je suppose que la ferraille et le béton des poutres sont contrôlés en usine alors que sur le chantier qui contrôle le béton du maçon ? Béton qui assure la liaison entre les poutrelles et qui compense le manque d’appui sur les poteaux…Le bâtiment et ses exigences m’étonneront toujours…ou pas quand les ponts s’écroulent et qu’on découvre que le béton est de mauvaise qualité ou que les fers ne sont pas de bonne qualité 🙂

    1. Bonjour, plus de 99% de ce que disent les DTU sont surement très valables. Mais je n’ai jamais bien compris pourquoi cette exigence de 3 cm et plus comme appui des poutrelles. En effet, il n’y aurait pas de béton coulé par la suite, même un appui de 5 cm serait beaucoup trop court, mais une fois le béton coulé, reliant les poutrelles au chaînage, à une poutre étc. cela forme un tout, un bloc tout en béton armé. L’appui des poutrelles n’existe plus en tant que tel, si je puis dire.
      Je pense que cette demande du DTU permet d’être sûr que les poutrelles restent bien en place lors du coulage du béton, qui peut être virulent (la puissance des pompes à béton est importante).
      Donc, si c’est coulé et que tout est bien en place, tout va bien.
      Vous vous demandez qui contrôle le béton ? Quand c’est du béton prêt à l’emploi (livré par camion), je n’ai jamais vu un béton qui était défectueux. Le risque que la centrale à béton triche est donc insignifiant. Par contre, le maçon qui fait rajouter un peu d’eau dans le béton pour “allonger” ce qui reste en trop petite quantité est un risque grave : le béton allongé d’eau perd beaucoup de ses performances. Et ça, ça arrive assez fréquemment.
      Le plus important dans le “bâtiment” est la mise en oeuvre, beaucoup plus que les matériaux. La mise en oeuvre est beaucoup plus sujette à des loupés, des ratés (parfois volontaires, pour économiser). Là, il y a l’architecte, c’est son rôle. par exemple, j’interdis qu’un plancher soit coulé sans que je l’ai vu au préalable, pour faire rectifier des armatures ici ou là. Si le béton est coulé sans mon visa préalable, la règle est simple : ce sera “cadeau” pour le client : j’interdirai que le client paie le hourdis. Idem pour les fondations. Du coup, je suis TOUJOURS prévenu à l’avance du coulage.
      Un chantier est une aventure qui comporte des aléas, des risques (comme toute véritable aventure). C’est pour ça qu’on a inventé le (très vieux) métier d’architecte : un guide, un contrôleur INDEPENDANT pour que le client soit protégé (ne soyons pas naïf, ce n’est pas celui qui vend les travaux qui va les contrôler, quoi qu’il puisse en dire… On ne se met pas un pv à soi-même quand on fait un excès de vitesse).
      Cordialement,

  11. Bonjour,
    Actuellement en construction je me suis aperçu que mes parpaings avaient des taches verdâtres.
    Est ce derangeant ?
    Cette moisissure ne va pas contaminer le futur isolant et le placo ?
    Bonne réception,

    1. Bonjour, les agglos ont dû trainer dehors depuis longtemps. Ca ne diminue en rien leur résistance. Il ne faudra pas enduire dessus sans un nettoyage complet, au moins au karcher. A faire sur les 2 faces (voir les 6 faces), en effet, il vaut mieux ne pas emprisonner de la mousse qui va se décomposer dans les doublages.
      Cordialement,

  12. Bonjour,
    Actuellement en construction, je viens de voir que dans mon sous sol il y a 2 poutrelles qui sont traversées à leur extrémité par un fer HA10 pour faire sortir les gaines électriques de la dalle de compression.
    1) quelles sont les risques
    2) doit on réellement s’inquiéter du perçage de ses poutrelles ?
    3) que pouvons nous faire ?
    Cordialement,

  13. Je fais actuellement construire ma maison sur sous-sol avec une partie garage et une partie vide sanitaire de 1m80. La maison est couverte : pas de menuiserie installée, ni le crépit de fait , le drainage et les aérations dans le garage ne sont pas fait également. Pour diverses raisons le chantier est arrêté depuis le mois de novembre. Durant cet hiver il a beaucoup plu par chez moi. J’ai constaté des taches blanches au niveau du vide sanitaire et juste au-dessus la dalle de compression à l’étage. Je ne sais pas si c’est du salpêtre ou de la laitance de ciment (j’ai entendu les 2 versions)
    Ainsi j’arrive à poser les questions suivantes :
    – Qu’est ce qui différencie le salpêtre et la laitance de ciment ?
    -Comment reconnaitre la laitance de ciment a salpêtre?
    – Quelles sont les risques de la laitance de ciment? du salpêtre? sur la construction?
    cordialement,

    1. Bonjour, la laitance est une évaporation de substance du mortier (du béton), à ma connaissance elle ne présente pas de danger. Elle devrait disparaître. Alors que le salpêtre est une remontée de sels minéraux des eaux souterraines. Le salpêtre est nocif, il faut supprimer cette possibilité de remontée.
      Je ne peux pas vous dire ici les travaux à faire (ou à refaire), il faudrait examiner les lieux.
      Cordialement,

  14. Bonjour,
    Afin de construire une maison R+1 sur sol à risque argileux moyen, un vide sanitaire de 80cm m’est proposé.
    L’étude de sol G1 du lotissement (avec prélèvement sur les terrains voisins du mien), indique une terre végétale sur 40cm suivi de craie.
    Y aurait il un avantage à augmenter la profondeur de ce vide à 1m?
    Cordialement

    1. Bonjour, non aucun avantage. Seules les fondations, c’est-à-dire la profondeur où elles seront placée, comptent. Pour cela, il vous faut une étude de sol G2. L’étude G1 ne sert à rien, je ne sais même pas pourquoi ça existe.
      cordialement,

  15. Bonjour,
    Dans la construction de ma maison individuelle en 2018, en zone de sismicité 3, le maçon a coulé les fondations et a ensuite enfoncé dans le ciment frais des équerres de renfort pour les raidisseurs verticaux.
    Elles sont en nombre et aux emplacements corrects.
    Le problème, c’est que ces équerres ont toutes une branche horizontale de 15 cm environ, loin des 50 fois le diamètre.
    Il semblerait qu’il s’agisse donc d’un planté de chainage et d’une non-conformité aux normes parasismiques, la continuité de transmission des effort risquant de ne pas être assurée vers le chainage horizontal.
    Y a t’il un texte qui interdit le planté de chainage ? Y a t’il un extrait de la norme qui pourrait conforter cette définition ?
    Y a t’il un écrit qui définit un planté de chainage ?
    Est-t-il précisé dans la norme que tous les ferraillages doivent être positionnés avant le coulage du béton dans les fondations ?

    1. Bonjour,
      le problème n’est pas la longueur des branches horizontales, mais bien la mise en oeuvre des armatures de liaison des chaînages verticaux.
      Le texte de référence est le DTU 20.1, il précise que les liaisons verticales doivent être “ancrées” avec les armatures de la fondation. C’est à dire qu’il faut des dispositions pour que les 2 armatures soient liées entre elles, quand des efforts de traction s’exerceront sur le chaînage vertical. Les chaînages sont comme les ficelles d’un paquet-cadeau : ils travaillent à la traction. Qu’importe qu’il y ait des grosses ou des petites sections de ficelle, si les noeuds ne sont même pas faits !
      Pour pouvoir relier, rendre solidaire, le chaînage vertical avec les armatures de la fondation, il faut le faire AVANT le béton, évidemment. Sinon, après, c’est IMPOSSIBLE. Un maçon qui vous dirait l’inverse se moquerait de vous.
      Cordialement,

  16. Bonjour.
    Lors de la construction de ma maison, les maçons ont monté un mur qui n’était pas d’équerre.
    Le conducteur de travaux leur a fait démonter et refaire. Y at’il un risque sur la reprise du chainage lors de la reconstruction du mur?
    Merci

    1. Bonjour, je ne peux pas répondre à des cas précis sans examen des plans et des photos. Veillez bien à la continuité du chaînage vertical. Si le chef de chantier a fait refaire, c’est plutôt bon signe pour son respect des règles de l’art.
      Cdlmt,

  17. Bonjour,
    nous construisons en ce moment, une maison en maçonnerie traditionnelle.
    Les planchers sont construits avec une dalle de compression (17cm d’épaisseur) sur poutrelles et hourdis composites ( bois) de chez RECTOR.
    Sur un des coté de la maison, deux poutrelles ont été accolées, car plus simple que de coffrer et de remplir de béton pour combler le manque généré par la trémie de l’escalier (la trémie a décaler les poutrelles VS l’autre coté et il y avait une 20 aine de CM à combler). Donc pour aller plus vite et combler le vide il y a eu deux poutrelles accolées.
    Le plombier, en passant les évacuations PVC, a fortement endommagé une des deux poutrelles, la deuxième étant intacte (si ce n’est le perçage pour splitter les tuyaux PVC.)
    J’en ai fait part à mon constructeur qui m’a dis qu’étant donné qu’il y en a deux il y en a une des deux qui n’est pas utile.
    Je lui ai répondu que je voulais un écrit pour justifier cela et il me propose que le fabriquant des poutrelles fasse un courrier.
    Est-ce suffisant ?
    Que faut-il exiger pour être sur ?
    Est-ce que les quelques attaches (2 ou 3) pour fixer les évacuations PVC ont un impact sur la solidité ?
    Merci à vous,

    1. Bonjour, dans le principe, une 2° poutrelle qui ne sert que de coffrage, en effet, peut être coupée. Mais dans votre cas, si j’ai bien compris, il me semble que les 2 servent : celle “coté vide” (coté trémie) est porteuse car elle n’est pas tenue de part et d’autre, et celle “coté plancher” porte les entrevous (les “marmites”). Donc une cassure de l’une des deux peut provoquer un affaissement.
      Et on ne perce pas une poutrelle pour y fixer des colliers des canalisations EU ! Une poutrelle est en béton précontraint, RIEN ne doit être dégradé car il y a déjà des tensions internes dans la poutrelle (c’est le principe de la précontrainte). Donc ça ne va pas.
      Une lettre du fabricant de plancher serait utile – même si je pense qu’il n’écrira rien de précis. Il faudrait plutôt voir le chantier et analyser de qui a été fait par un technicien compétent (et indépendant, évidemment).
      Cordialement,

      1. Bonjour, je me suis peut être mal exprimé. Les deux poutrelles sont coté mur et non pas coté trémie.
        Je parlais de la trémie car c’est “à cause” d’elle qu’ils se sont retrouvés avec un espace à combler.
        Si je prend dans l’ordre il y a : le mur en parpaing, 1ere poutrelle abimée, 2eme poutrelle (sur laquelle sont vissés les colliers de canalisation d’eaux usées), hourdis, 3eme poutrelle … puis trémie puis de nouveau poutrelles et hourdis jusqu’au mur extérieur suivant.
        Concernant le perçage des poutrelles, il m’avait semblé que l’on pouvait percer dans une poutrelle à un diamètre de 8mm et une longueur maximum de 3 cm ? Avez-vous la référence du DTU à ce sujet que je pourrais leur mentionner ?
        Le plaquiste a déjà bientôt terminé donc plus rien n’est visible. j’ai néanmoins fait des photos.
        Dois-je impérativement faire venir un expert ? Le courrier du fabriquant n’est il pas suffisant ?
        Je ne veux pas braquer le constructeur qui a toujours été de bonne fois pour le moment.
        Merci à vous

        1. Bonjour, dans ce cas, une des deux poutrelles ne sert donc que de coffrage. A mon avis, ce sera celle qui est contre le mur, l’autre devant forcément porter les entrevous.
          Je persiste à dire qu’on ne fait pas de trous dans une poutrelle. Il faudrait voir l’Avis Technique du fabricant pour s’en assurer (vous le trouverez sur le site du fabricant de plancher).
          Ceci dit, je pense qu’il n’est pas utile de trop s’inquiéter : une fois coulé, plancher hourdis forme un tout. Une petite faiblesse ponctuelle n’aura probablement pas de conséquence. Veillez à ce qu’il n’y ait pas d’affaissement tout au long du chantier ou de signe inquiétant, par tranquillité d’esprit.
          Mais s’inquiéter d’un point technique n’est pas une agression envers un professionnel. Je parle tous les jours (ou presque) avec mes clients de points techniques, ils peuvent avoir des inquiétudes, voire de simples interrogation, je ne m’en vexe pas pour autant.
          Cordialement,

  18. Bonjour,
    Les maçons viennent de couler la dalle de compression.
    Notre maison est avec sous-sol.
    Le soucis c’est qu aucune évacuation d eau n a été prévue.
    Peuvent ils percer la dalle par la suite pour les mettre ?
    Est-ce qu’il y a un risque d endommager la dalle ?
    Est-ce que la dalle s’il elle est carotté sera fragilisé ?
    Cordialement,

    1. Bonjour,
      Il s’agit donc du plancher hourdis RC sur sous-sol,
      Pas de réservation : pas grave dans votre cas, par en dessous (sous-sol), on repère très bien où sont les poutrelles. Donc il n’y a pas de risque d’en casser par accident. Si c’est correctement fait (découpe aux bons emplacements, espacées, sans tout “défoncer”), il n’y a pas de risque de fragiliser le plancher.
      Il aurait plus simple et plus rapide de laisser des réservations, en effet, mais ça regarde le maçon (c’est son problème).
      Cordialement,

  19. Bonjour,
    la garantie décennale de mon pavillon se termine en avril 2021
    j’ai relevé certains désordres dans le vide sanitaire :
    – pas de ventilation
    – réseau d’eaux usés défaillant : coudes positionnés à l’envers du sens de l’écoulement, tubes soutenus par de simples fil de fer ce qui entraîne un affaissement du réseau et son engorgement; de plus la pente minimale de 1.5 cm /m n’est pas respectée.
    Ma question est de savoir si ce sont des malfaçons relevant de la garantie décennale et si je suis encore dans les délais
    pour les déclarer à l’assurance dommages -ouvrages. celle-ci se terminant dans 2 mois en avril 2021.
    Merci par avance et cordialement
    DanB

    1. Bonjour, dans votre cas, il faut tenir compte de 2 critères :
      – les malfaçons relèvent-elles de la garantie décennale ? Notamment, comme cela ne relève pas (semble-t-il) de défaut de structure, est-ce que cela nuit sans conteste à l’habitabilité de la maison ? Par exemple, l’absence de ventilation du vide sanitaire provoque-t-elle des dégâts (humidité, …) ? Si oui, prenez des photos pour illustrer votre demande.
      – les malfaçons étaient-elles apparentes à la réception ? Je précise un point important, juridiquement, pour que ce soit exclu de garantie, il faut que les malfaçons soient “apparentes pour un néophyte”. Par exemple, l’absence de ventilation du vide sanitaire n’est pas forcément visible – c’est-à-dire détectable – par un néophyte, même si c’est “apparent”. Idem pour la suspente ou la pente des réseaux.
      Vous pouvez tenter de faire une déclaration de sinistre auprès de l’assurance du constructeur (ou du maçon et de l’architecte, suivant les cas), en invoquant l’hygiène et la santé (ce sont les arguments qui pourront faire bouger les choses, en l’absence de sinistre flagrant), notamment en citant les DTU 60.1 et 65.10.
      Une piste aussi : invoquez le radon ! S’il y en avait dans votre région, la ventilation du vide sanitaire est strictement obligatoire !
      Tenez-moi au courant si vous voulez, cordialement,

      1. Monsieur ESPAGNO, merci pour votre éclairage qui me permet de relativiser l’ampleur de ces désordres qui en fait ne touchent pas à la structure et qui ne relévent probablement pas de la décénale ,
        Je ne vais donc pas aller plus loin ni engager de procédure dans ce sens
        Merci encore pour vos conseils et bon week end !

  20. Pour reprise du texte lu ci-dessus : Attention lors des terrassements, à ne pas « ouvrir » trop largement le terrain, ce qui risque de le déstabiliser. Et les mouvements de terrain peuvent ne pas se produire tout de suite, mais plus tard si le terrain se gorge d’eau après une période sèche (par exemple, terrassement en fin d’été et affaissement au printemps pluvieux).
    En effet, je construis sur un terrain en légère pente vers le bas, et mon garage se situe à l’arrière de la maison, en contre bas. Il y a un espace de stationnement et de retournement à plat devant la garage. Hors il y a peu de place. Le commercial de la société de construction nous avez fait comprendre que le constructeur se rendrait vite compte que l’accès au garage poserait problème et qu’il prendra l’aménagement à sa charge, mais en nous disant chutt, ne dites rien! Il voulait vendre son projet… A aujourd’hui, le constructeur ne nous propose qu’un simple talutage, qui ne tiendra pas dans le temps, car il y a un ruisseau en contre bas de la plateforme. La plateforme mesure 7m95/7m. Il va falloir créer en fond de plateforme, un mur ou empierrement avec de très grosses pierres. Biensur, le constructeur nous dit que ce n’est pas à sa charge… Pouvez-vous me conseiller et m’aider, n’hésitez pas à me demander les plans si besoin.
    Bien Cordialement

    1. Bonjour, bien sûr les terrassements ne doivent pas être faits sans que l’on ait réfléchi avant à leur stabilité (et aussi à la gestion de l’eau de pluie, souvent oubliée). Et cela appelle alors des murs de soutènement (béton, empierrement, gabions…)
      Les travaux nécessaires à la bonne pérennité de l’ouvrage sont – évidemment – entièrement à la charge du constructeur, même s’il n’étaient pas expressément décrits dans le ccmi, Notice et/ou Plans.
      Je peux vous accompagner dans vos actions pour obtenir ces ouvrages du constructeur. Je vous adresse un mél séparé. Cdlmt,

  21. Bonjour,j ai plusieurs soucis avec notre constructeur. Notre maison est hors d eau hors d air, l étanchéité extérieur n a pas encore été faite et certains de nos murs sont humides et moisis , sur plans aucun coffrage n été prévu dans la maison, et la nous nous retrouvons avec 7 coffrages pour les vmc et je ne sais quoi d autres. L accès a notre garage est quasiment impossible, notre terrain est surélevé par rapport a la route, nous avons un double garage avec un poteau au milieu et seulement 5m pour faire une manoeuvre, est ce coherent pour vous ? De plus sur notre contrat il est mentionné que la chape sur escalier doit etre faite, hors le constructeur me dit que c est une erreur, vu qu on a enlevé le lot carrelage c est a nous de la faire. Dernier soucis, sur les plans, la borne edf se situé juste en face de la maison, a moins de 30 metres, hors en réalité elle est a l opposé, a plus de 45 mètres, du coup nous avons du lâcher un bon billet pour ce raccordement. Les plans ne sont pas censé etre contractuels ? En attente de votre réponse, je vous remercie

    1. Bonjour, en effet, les problèmes s’accumulent…
      A priori, ce que vous exposez n’est pas normal (ni même acceptable). Les plans sont contractuels, bien entendu. Si vous n’avez pas réceptionné, vous pouvez agir.
      Il faudrait que j’en sache plus pour pouvoir vous répondre utilement. Je vous adresse un mél privé.
      Cordialement,

  22. Bonsoir,
    Ma question porte sur la hauteur du vide sanitaire, il a été réalisé à 60 cm de hauteur + l’épaisseur de la dale. La partie avant de la maison est semi enterrée d’environ 40 cm alors que la partie arrière, donnant sur la rue, est au niveau du terrain naturel (terrain avec faible pente). Le VS est donc complètement hors sol.
    Il y aura 3 marches minimum pour accéder au plancher de l’habitation, qui n’étaient pas mentionnées que le permis de construire.
    Côté rue la hauteur réelle de la maison sera donc de celle annoncée sur le PC (environ 7,50m) + hauteur du VS: est ce correct, le maçon est il dans le juste concernant la réalisation de la maison ou devons nous craindre un éventuel recours de la part des voisins pour dépassement de la hauteur prévue ?
    En vous remerciant pour votre réponse,
    Cordialement

  23. bonjour, une question souvent posé, j’aimerai avoir un avis d’expert me confirmant que de l’eau dans un vide sanitaire (moitié rempli ) est normal sur un terrain argileux et surtout en temps de pluie !
    Merci d’avance sur la qualité de vos réponses !

    1. Bonsoir, je ne dirais pas que l’eau est “normale” dans un vide sanitaire, par exemple j’essaie toujours de l’éviter, car c’est simple à faire et peu couteux : un drain placé au point bas et sortant dans le terrain, là où ce sera en contrebas (réseau EP, point bas naturel, fossé…).
      En effet, je n’aime pas l’eau qui stagne dans un bâtiment, à la longue ça peut abîmer l’enduit de soubassement, voire, pire, amollir le terrain et donc fragiliser les fondations (si elles ne sont pas très profondes comme des pieux). Et ne serait-ce que pour que ce ne soit pas un nid à moustiques !
      Mais en effet, l’eau dans un vide sanitaire n’est pas considérée comme étant un sinistre.
      Cordialement,

  24. sur un terrain en pente et argileux ,nous faisons construire une maison de 220 m2 au sol et passons par un architecte , le maçon a coule la dalle sans vide sanitaire . il y a un soubassement de 2 m et le mur en parpaing est déjà fendu verticalement de bas en haut . le soubassement a été remblayer de sable . plusieurs personnes nous ont dit que au delà de 80 cm la dalle aurait du être coulé sur plancher hourdi qu’en pensez-vous , et d’autres anomalies nous paraissent suspectes

    1. Bonjour, j’en pense que ce que l’on vous a dit est justifié : les travaux décrits ne vont pas du tout ! Arrêtez le chantier avant que les catastrophes continuent et faites intervenir un expert fiable, par exemple un Bureau de Contrôle (pas un Bureau d’Etudes). Si comme c’est probable, il faut tout démolir et tout refaire, ce sera aux frais de l’architecte (qui me semble être bien défaillant) et du maçon (idem).
      Profitez en pour vérifier les fondations par rapport à l’étude de sol : il est très possible qu’elles soient défaillantes elles-aussi, avec sinistre grave probable…
      Cordialement

  25. Bonjour Monsieur , nous avons 2 questions:
    – Nous avons fait construire une extension bois adossée au mur extérieur d’une maison des années 1970 (contrat de mission complète avec un architecte ).
    Du placo a été collé par plots sur le mur existant..L’apparition de moisissures quelques jours après la pose peut elle être assimilée à une malfaçon ?
    – les déchets de colle et béton ont été jetés dans le jardin en grande quantité , contrairement à ce que nous avions demandé entrainant une pollution certaine du jardin.. pouvons nous exiger le nettoyage du jardin ?

    1. Bonjour, des moisissures sont toujours anormales, sauf si elles sont ponctuelles, à l’occasion du séchage d’une chape par exemple. Dans ce cas, il faut bien ventiler, laisser sécher et enlever doucement avec une éponge moite (pas trop humide). Il ne devrait pas y avoir de trace.
      Le chantier doit être propre, c’est une évidence.
      Sollicitez votre architecte pour qu’il fasse faire ce qu’il faut ! Et prévenez que vous bloquez tout paiement en attendant, voire que vous faites intervenir une entreprise de nettoyage aux frais des responsables = on sait TOJUJOURS à qui sont les déchets, il suffit de les regarder.
      Cdlmt,

  26. Bonjour M. Espagno,
    Lors du coulage de ma dalle bêton du premier étage plusieurs planels ont bougé. Il y a un angle d’environ un peu moins de 5 degrés je pense entre la base et le haut de plusieurs planels (On voit visuellement qu’elles ne sont pas droite). En posant un niveau entre l’élévation des murs et ces planels la bulle se trouve collée d’un côté…
    Y a t il un risque pour la suite de la construction? Des actions correctrices doivent elles être mises en oeuvre?
    Vous remerciant par avance de l’attention que vous porterez à ma demande.

    1. Bonsoir, d’après ce que vous expliquez, le désordre ne semble être qu’esthétique, ce qui n’en demeure pas moins un désordre inacceptable.
      Il faut “piquer” les planelles, pour que le mur fini (avec l’enduit) soit bien plan, d’autant plus que l’enduit doit avoir partout une épaisseur suffisante et vous ne pourrez l’obtenir qu’avec un support lui-même bien droit.
      Cordialement,

  27. Bonjour,
    Lors de la réalisation des fondations (maison avec un étage sur une partie et une toiture terrasse de l’autre), la dalle de l’étage devant être en beton.
    certains redisseurs ont mal été positionnés lors de la réalisation des fondations, le macon c’est vu contraint de couper certains redisseurs afin de pouvoir monter les ranger de parpaing.
    Des ferrailles ont étaient de ce fait fixés au scellement chimique à une profondeur de 30 cm certains se trouvait au niveau des angles et d’autres dans les murs. On parle des 3/4 des redisseurs mal positionnés.
    Le scellement chimique est il réellement suffisant pour maintenir la structure de la maison ?

    1. Bonsoir, difficile de répondre comme ça. A priori, non, il me semble qu’un scellement chimique risque d’être trop faible pour contenir les efforts d’arrachement dus au bâtiment. Cela dépend de la stabilité parfaite ou non du sous-sol et de la qualité des fondations, et, bien sûr, de la qualité du scellement chimique lui-même.
      Un ingénieur béton serait plus précis dans son commentaire, surement…
      Cordialement

  28. Bonjour,
    que vous encore le béton armé d’une construction arrêtée au niveau des élévations du sous-sol en béton en 2001. Aucun signe de dégradation, sinon les coulures dues aux intempéries
    Fondations 0,5 x 0,6
    Elévations en béton 2,50 x 25 cm
    Merci

    1. Bonjour, le béton (bien fait) dure bien plus qu’une vingtaine d’années, heureusement. Même si je ne peux pas apprécier ici ce qu’il en est, ce que vous en dites montre qu’il serait en bon état.
      Mon conseil : un béton se dégrade quand les aciers intérieurs sont trop près du bord. Le béton se fissure et éclate alors. Donc si vous voyez des traces de rouille en surface, c’est un (très) mauvais signe. Sinon, pourquoi vous inquiéter ?
      Cordialement,

  29. Bonjour,
    Nous avons réceptionné notre appartement en VEFA.
    Le pan de mur le plus haut des escaliers fissure / craquelle horizontalement entre la délimitation du béton et du plaquau.
    Le promoteur nous dit que c’est normal entre 2 matériaux différents.
    Il nous dit la seule chose à faire c’est cacher par un habillage.
    Est ce normal svp?

    1. Bonjour, je ne peux évidemment pas vous dire ainsi ce dont il s’agit, sans voir l’ouvrage. Tout ce que je peux dire, c’est a priori qu’un mur n’a pas à fissurer, à moins que ce soit un très vieil immeuble, centenaire par exemple, où certaines toute petites fissures sont admissibles compte tenu du tassement d’une très longue période.
      Il serait donc judicieux de comprendre ce qui se passe, à quoi ces fissures sont dues, au lieu de les camoufler. N’oubliez pas que, passées 10 ans, l’immeuble ne sera plus assuré ! (le promoteur espère ainsi que la dégradation ne se verra plus pendant 10 ans).
      Cordialement,

      1. Quelles sont les normes pour la réalisation d.’une dalle en sous sol d’ un immeuble de 4 étages , en ce concerne la pente destinée à évacuer les eaux d’ infiltration.( tolérances admises)

        1. Bonjour, j’avoue que je n’ai pas ça en tête. La pente minimale dans un réseau d’évacuation est de 0,5 cm/m (soit 1 cm pour 2 m de longueur), mais je ne sais pas si ça s’applique à un dallage intérieur, ni même si une pente est toujours requise.
          Dans les sous-sols, on fait fréquemment des regard en creux (petit trou en béton) de façon à pouvoir récolter l’eau éventuelle et y placer un pompe pour évacuation. Cdlmt,

  30. Bonsoir,
    Notre livraison VEFA d un appartement a eu lieu le 23 décembre 2020.
    Des réserves ont été signalées dans le PV de réception et d autres ont été ajoutées par LRAR dans le mois qui a suivi.
    Pourriez vous me dire dans quel délai le promoteur doit lever ces reserves svp?
    Merci

  31. Bonjour,
    Voilà maintenant 1 mois que nous avons emménagé dans notre maison (construction neuve). Un soir de fort vent il nous a été impossible de fermer l’oeil car il y avait un bruit mportant de grincement provenant des combles.
    Nous pensons qu’il s’agit de la charpente…
    Mais est ce normal ? Comment se fait-il que cela grince autant ?
    D’après le charpentier… c’est normal c’est le bruit qui travaille..il n’y a rien à faire..c’est comme ça…
    En gros les nuits de vent ils resteront tous réveillés quelqu’un a t il déjà eu ce souci ?
    Merci par avance pour votre retour.
    Bien cordialement,
    Jessica B

    1. Bonsoir, non je n’ai jamais rencontré le cas dans une maison neuve. Si la charpente grince, c’est qu’un ou des éléments glissent les uns sur les autres (ou quelque chose comme ça). Il faut donc les fixer : ajouter des clous aux bons endroit. Si ce sont des fermettes, il vaut mieux d’abord refixer les contreventements puisqu’ils sont faits sur chantier et non en usine. Si c’est une charpente traditionnelle, l’idéal est d’aller voir les combles pendant un fort vent, pour repérer les éléments qui grincent.
      Non, ce n’est pas normal. Si c’était fréquent, ça se saurait… Je vous conseille d’écrire une lettre RAR au charpentier (ou au cmi, si ccmi) pour lui demander de rectifier : vous êtes pendant l’année de parfait achèvement. Et puisqu’il ne veut pas réagir, envoyez la copie à son assurance, ça le fera peut-être bouger (même si ce désordre n’est pas pris en compte par l’assurance décennale ou biennale – mais il peut l’être par la responsabilité civile aux tiers).
      Et si ça ne suffit pas, il faudra “monter d’un cran”, puis “encore d’un cran”, etc.
      Cordialement,

  32. Je précise que la maison était enterrée d’un quart sur un côté seulement, l’autre extrémité de la maison étant au niveau du sol, au elle niveau que la route qui dessert notre maison.

  33. Bonsoir, merci de pouvoir accueillir nos questions sur votre site.
    Nous sommes en train de faire construire une maison en Gironde, sur un terrain en pente avec beaucoup de roche calcaire. Je ne sais pour quelle raison nous n’avons pas eu de rendez-vous préalable à la construction pour définir l’altimétrie de la maison. Nous n’avons pas été prévenus du début des travaux. Lorsque nous avons découvert la plateforme (faite par un terrassier qui travaille en collaboration avec le constructeur), nous avons signalé au conducteur de travaux pour nous trouvions celle-ci bien enterrée. Il nous a répondu qu’il y aurait des “couches” en plus, je pense qu’il parlait alors de la chape… Une fois les murs de briques achevés et la charpente posée, nous nous sommes beaucoup inquiétés en constatant qu’environ un quart de la maison était quasiment enterré. Nous nous sommes manifestés auprès du constructeur et avons obtenu le terrassement de 4 mètres autour de la maison. Nous sommes rassurés sur le plan esthétique, mais nous restons assez inquiets par rapport au problème de l’humidité et à la stabilité la plateforme. En effet, suite à une visite aujourd’hui, nous avons constaté de l’humidité qui remonte autour de la maison à l’extérieur au niveau du premier rang de briques. La maison est hors d’air hors d’eau depuis quelques mois. Notre inquiétude est-elle justifiée ? Si oui, quels recours avons-nous ? Si nécessaire nous pouvons joindre des photos.
    Avec nos remerciements.
    Christine

  34. Bonjour,
    Nous avons construit une maison individuelle (CCMI) avec un garage intégré . Le terrain choisi se situe dans un lotissement et avant construction il pressentait une pente de 7-8 pourcents.
    A la signature du contrat et la visite d’implantation la maison était prévue à 15 mètres linéaires par rapport à la voire et 5 rangs de parpaings pour le vide sanitaire .
    Peut temps après la visite d’implantation le commercial nous à appelé pour nous dire que cela ne passe pas en raison de PLU et nous avons 2 possibilités:
    – rapprocher la maison a 10 ML et faire une croupe dans le toit en raison du PLU
    – rapprocher la maison à 7 ML et rajouter un rang de plus de soubassement donc 6 rangs de parpaings pour le vide sanitaire qui selon notre commercial fera un accès au garage avec une pente de 13% . Même si on ne savait pas ce que cela veut dire en réalité.
    Nous avons choisi la deuxième option.
    Suite à cela aucun RDV d’implantation n’a pas été proposé par le constructeur pour l’implantation à pour 7 ML.
    Malheureusement pour nous la confiance en notre constructeur à été de 200%. Notre corps de métier n’est pas le bâtiment et c’était notre première expérience..
    Aujourd’hui notre maison se retrouve en dessous de la voirie de 1.20 m par rapport au point de référence et l’accès au garage se fait sur une pente de 16.5 % pour une longueur de 7 ML. De ce fait notre garage est inaccessible et les 2 places de stationnement à l’intérieur de de la parcelle devant le garage imposé par le PLU ne sont pas praticables.
    Notre accès au garage est impraticable (les voitures touchent a l’entrée sur le chemin d’accès et à l’entrée du garage)et la sortie quasiment impossible car les voitures patinent).
    Nus avons fait un point avec le CT qui nous à pas proposé aucune solution et selon lui tout va bien.
    Je tiens à préciser que la que la maison à été livrée en juillet 2019.
    J’aimerais savoir si selon vous le constructeur est responsable de ce désordre ou du fait que nous avons signés les plans il est couvert car c’est l’argument donné.
    Merci beaucoup de votre répose.
    Cordialement,
    Diana SOLZIA

    1. Bonjour, j’ai quelques interrogations.
      Quid du permis de construire délivré ? Avez-vous signé et déposé un nouveau permis de construire ?
      Pourquoi le cmi vous a-t-il dit que “ça ne passe pas ” alors que vous aviez obtenu un permis de construire (je présume) ?
      Avez-vous des pénétrations d’eau, d’humidité, dans la maison ?
      Quant à la suite à donner, il est manifestement trop tard : vous avez accepté les travaux avec ces malfaçons, notamment en réceptionnant (je présume sans réserve sur ces malfaçons apparentes). Le jour de la réception, en signant, vous avez donc renoncé à y revenir plus tard.
      Enfin, le cmi n’a pas à vous faire signer les plans, après avoir conclu un ccmi ! Ni rien d’autre, d’ailleurs. Tout ce qui doit compléter ou modifier un ccmi, doit être conclu sous forme d’Avenant. Ces signatures à répétition sont une pratique détestable de la part des cmi, car ce sont des pièges, en fait, leur permettant de se dégager de leurs obligation contractuelles. J’ai envie de rappeler à tout le monde : si vous avez signé un ccmi, NE SIGNEZ PLUS RIEN, sauf un Avenant qui modifie le ccmi et que vous signerez en toute connaissance de cause.
      Vous pouvez toujours consulter un avocat spécialisé, bien sûr.

      1. Bonjour,
        merci beaucoup de votre retour rapide. Je voudrais m’excuser pour les fautes à l’écrit (je ne suis pas française)
        Tout à été fait et dit avant le dépôt du permis. Selon eux c’était un question d’altimétrie du toit par rapport à la voirie.
        Concernant la signature d’un avenant pour un rang de parpaing et les plans à été faite après la signature du ccmi sauf que le jours de la signature les documents n’ont pas été daté par eux. (je me suis rendue compte après)
        Je vous remercie pour les explications et en effet ATTENTION à toutes ces pratiques “non orthodoxes”
        Cordialement,
        Diana SOLZIA
        Concernant le jour de la réception en effet nous avons signés sans réserve. Les travaux de VRD était à notre charge donc il y avait de la terre tout au tour de la maison. Je me rends compte de tous les erreurs de débutant faites par nous.
        Pour résumé, le jour de la signature il y avait uniquement le tampon du constructeur et une signature mais pas de date. Ils ont mis une date uniquement pour l’envoi par la poste par LR.

        1. Bonjour,
          si le projet (les plans) conçu et dessiné par le cmi se révèle irréalisable, ce n’est pas votre faute, mais celle du cmi qui s’est trompé. Vous n’avez donc pas à en supporter les conséquences.
          Vous pouviez :
          – soit demander un Avenant avec dédommagement et accepter un nouveau projet qui vous conviendrait,
          – soit demander la résiliation du cmi puisque la construction prévue se révèle impossible à réaliser, toujours avec un dédommagement pour le préjudice subi.
          Il est illégal de ne pas signer un contrat. Le cmi peut ainsi tricher en mettant une fausse date qui annulerait le délai de réflexion du client. C’est une faute pénale.
          Il est illégal aussi de ne pas dater la réception des travaux. Autre faute pénale.
          Pas de chance d’être tombée sur un cmi qui ne respecte pas la loi.
          Cordialement,

  35. bonjour,
    Nous faisons actuellement construire une maison individuelle avec un constructeur; notre souci concerne l’altimétrie de la maison:
    -celle-ci est plus basse en moyenne de 70 cm à 100 cm par rapport au permis déposé;
    lorsque nous avons fait part au conducteur de travaux, celui-ci nous précise qu’il ne pouvait pas faire mieux et devait respecter l’égout de toiture;
    on se retrouve avec un volume de remblais important et on nous précise qu’il va falloir une pompe de relevage alors que cela n’a jamais été évoqué lors de la signature.
    quels sont nos recours?
    nous pensions contacter la mairie car aucune modification de permis n’a été déposée et on craint par la suite une non couverture par l’assurance.
    la maison est actuellement hors d’air;
    Faut-il interrompre les travaux?
    en vous remerciant par avance de votre avis sur la question,
    cordialement,
    Me Roigt

    1. Bonsoir,
      Quels sont vos recours ? Refuser les travaux faits. Si le chantier en est au stade hors d’air, ne payez surtout pas cette tranche !
      Permis de construire : refuser évidemment de signer un permis modificatif. Attention, j’ai rencontré le cas d’un cmi qui avait déposé un permis modificatif “dans le dos” de ses clients. Il s’était servi d’un mandat que le client lui avait consenti pour gérer le dossier “permis” – c’est une erreur d’accorder un tel mandat ! bien que ce soit une pratique fréquente chez les cmi. N’oubliez pas que SEULE une demande de permis que vous avez vous-même signée vous engage, pas celle établie par le cmi sans votre accord écrit (même si vous lui aviez signé un mandat).
      Faut-il interrompre les travaux ? Oui, bien sûr, dès demain matin, par mél ET par lettre RAR. Soyez très explicite et très directe dans votre lettre, du style “Monsieur, les travaux effectués ne sont pas conformes au contrat ni au permis de construire. Vous devez donc arrêter tout de suite le chantier.”
      Pas de “Je suis obligé de …., j’ai le regret de ….”, non : vous donnez l’ORDRE d’arrêter tout de suite, c’est tout.
      Quant à la suite, je ne peux pas vous dire ainsi ce qu’il convient de faire. Il faudrait que j’ai plus d’informations. On peut en parler en méls privés si vous voulez.
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        Je vous remercie pour votre réponse et allons tout de suite demander l’arrêt du chantier .Nous avons réussi à obtenir les cotes rectificatives de l’implantation du chantier avec le conducteur de travaux. je peux vous les transmettre. Celles ci n’ont toutefois jamais été signées par nous ni transmises en mairie.
        Nous avons une assurance dommages ouvrages, faut-il les avertir également de ce problème?
        pour info lorsque nous faisons part de ce problème d’altimétrie au constructeur, celui ci nous précise qu’il n’avait pas le choix et que c’est à cause de l’égout de toiture.
        cordialement,
        Me Roigt

        1. Bonjour, SI !
          Le cmi avait le choix. Au lieu de tenter de vous mettre devant le fait accompli, il aurait dû vous prévenir que le projet qu’il avait conçu était irréalisable, qu’il s’était trompé. Il aurait dû NE PAS COMMENCER les travaux. Il aurait dû convenir AVEC VOUS de la suite à donner :
          A – soit réaliser un AUTRE PROJET, conforme aux règles de l’art et aux règles d’urbanisme, avec dépôt d’une demande de permis de construire,
          B – soit RESILIER le ccmi.
          Dans les 2 cas, un dédommagement de votre préjudice (ne serait-ce que le temps perdu) aurait dû être convenu en même temps (soit une réduction de prix, soit un projet plus grand, soit une prestation offerte, etc.).
          Donc, en arrêtant le chantier, vous préservez vos intérêts. Vous avez tous les atouts en mains pour ne pas être floué, si vous ne faites pas d’erreur dans la suite des opérations.
          Cordialement,

          1. Bonjour,
            Une fois les courriers envoyés quelles sont les démarches à effectuer?
            -faut-il voir avec l’assurance dommage ouvrages pour qu’un expert soit mandaté?
            qui doit constater le défaut? ou faut-il par exemple prendre un spécialiste indépendant?
            cordialement,
            Me Roigt

  36. Bonjour, je reviens vers vous concernant notre placard.
    Nous avons bien 60cm d un côté mais de l autre côté nous n avons que 57cm.
    Il faut bien avoir 60cm des 2 côtés?
    (Nous avions mesuré qu un côté)
    Merci de votre retour

    1. Bonsoir, à mon avis vous pouvez demander une rectification pour une erreur de 3 cm dans la profondeur d’un placard. Qyelques millimètres ne serait pas fondé, mais 3 cm pour un placard, oui (ce n’est pas comme 3 cm dans une très grande pièce). Et ce n’est pas une grosse affaire pour le plaquiste.
      bonne soirée,

  37. Bonjour,
    Est ce que le DTU préconise un délai entre l ouverture des fouilles et la réalisation des fondations ?
    Est-ce que le DTU exige un béton de propreté ?
    Existe t il un risque structurel au bâtiment à avoir plusieurs jours entre l ouverture des fouilles et la réalisation des fondations ?
    Cordialement,

    1. Bonjour,
      – Délai entre l’ouverture des fouilles et le coulage du béton : DTU ou pas, il faut que le délai soit le plus court possible ! C’est-à-dire, coulage AUSSITOT. S’il pleuvait entre les 2, ce serait la catastrophe.
      – Béton de propreté : non, pas obligatoire
      – Risque : la pluie (et les éboulement aussi, qui doivent être soigneusement nettoyés avant coulage). Du coup la terre humidifiée du fond de fouille se gonfle, puis le béton est coulé, et plus tard, quand la terre sèche, le tout va se tasser avec de multiples fissures. 1 mois ou 1 an après, ou plus…
      cdmt,

      1. Vous dites que ça peut-être la catastrophe s’il pleut ?
        Pour quelles raisons?
        Le gel dégel entre les deux peut etre catastrophique aussi ?

  38. Bonjour Monsieur,
    Nous devions réceptionner notre clos couvert le 5 Novembre 2020 (après 14 mois depuis l’ouverture du chantier).
    Après la mise hors d’eau (Déc 2020), nous avons constaté les défauts suivants : il manque des petits morceaux de briques au niveau des rives sur les deux côtés des pignons. L’alignement des tuiles de rive présente des bourrelets. Les frontons, posés bien longtemps après le pose du faîtage (car oubliés dans la commande) ont été mis à l’arrache avec un décalage conséquent par rapport au reste du faitage (inesthétique).
    Nous avons donc sollicité le constructeur afin qu’il fasse les finitions nécessaires mais rien a été fait à ce jour. Nous n’avons pas payé cette étape.
    Il en va de même pour la maçonnerie, finitions non terminées : trous, remplacement d’une pierre de seuil cassée à la pose, remplacement de briques mal placées dans le outteau. (Avenant payé pour élèvation des murs)
    La menuiserie du outteau + porte d’entrée a du être refabriquée car non conforme (couleur). Elle devrait être posée le 8 février 2021.
    Malgré cela, le constructeur voulait nous faire réceptionner et assurer la maison fin décembre 2020. Nous avons refusé.
    Dans ces conditions, que doit-on faire ?
    Avec la crise sanitaire, le constructeur a un délai supplémentaire de 103 jours, ce qui nous ferait une réception au 17 Février 2021 pour la garantie délai de livraison.
    Nous craignons qu’après réception, il ne fasse pas certaines finitions. Si nous refusons la livraison, est-ce que la garantie de livraison resterait valable pour ce genre de situation ?
    D’avance merci, pour votre réponse.
    Bien cordialement.

    1. Bonjour,
      14 mois de travaux et le “hors d’eau-hors d’air” toujours pas fini ? Eh bien, je crois que tous les records de lenteur sont battus… Le chantier n’a pas dû être souvent en activité.
      Qu’est-ce que c’est que cette histoire de “réception du “hors d’eau hors d’air” ? Vous aviez peut-être un contrat qui se limitait à ces travaux seulement, sans travaux intérieurs ? Si oui, ok. Si ce n’était pas le cas, ne signez JAMAIS de “réception” en-dehors de l’unique réception à la fin de tous les travaux. Sinon, vous risqueriez d’être piégé.
      N’oubliez pas que TOUT CE QUI EST APPARENT A LA RECEPTION (l’unique, la vraie, celle à la fin des travaux) est :
      – soit accepté par le client en l’état, donc le client ne pourra plus s’en plaindre (travaux accepté sans rien dire),
      – soit doit faire l’objet de réserve appelant des travaux de réparation ou de finition, et donc N’EST PAS ASSURE tant que la levée des réserves, signée par le client, n’est pas effectuée.
      Les assurance ne sont pas là pour compenser les carences des entreprises. Elles ne sont là QUE pour réparer les défauts, les sinistres APPARUS APRES LA RECEPTION.
      Donc faites attention à ce que vous signez – ou ce que vous ne signez pas !
      En pratique, je vous conseille de NE RIEN SIGNER tant que TOUS les travaux ne sont pas parfaits. Sans les conseils d’un architecte, c’est la SEULE façon d’être sûr de ne pas vous tromper.
      cdlmnt,

    2. Bonsoir, je crois que j’ai omis de vous répondre ? Désolé.
      Il y a plusieurs points à voir : les malfaçons, que pouvez-vous exiger ou pas, et la suite à donner pour faire “bouger” le cmi.
      Il faudrait que j’en sache plus, qu’on en parle. Je vous adresse un mél direct.
      Cdlmt,

  39. Bonjour,
    Nous avons Réceptionné notre appartement en VEFA début d année 2021
    Nous avons pris un placard en option (500€ quand même). Nous avons mesuré l intérieur du placard pour pouvoir l aménager.
    La tête de cloison fait 60 cm par contre à l intérieur à droite 51 cm et à gauche 48 cm.
    Est ce normal?
    Cela me semble très peu en plus de la différence des côtes.
    Pouvons nous avoir un recours ?
    On l a pris en option pour que ce soit joli et en fait on a pas suffisamment de profondeur par rapport à un placard du commerce!
    Merci par avance

    1. Bonsoir, il faut vérifier ce que disent les plans : quelle cote à l’intérieur ?
      Si rien n’est précisé, on peut comprendre que la cote devrait être de 60 cm également, donc 48 et 51 sont des cotes anormales (et, en plus, inégales).
      Que dit le promoteur ? Si vous estimez être lésés, vous pouvez demander un dédommagement, pas exemple le coût du placard.
      cdlmtn

      1. Merci beaucoup de répondre et de répondre vite.
        Le promoteur nous dit que “pour lui” le placard est ok car on peut aménager un placard de 40 ou 45 cm de profondeur!
        On ne sait pas quoi répondre du coup..
        Il n y avait pas de côte, on a pris l option, pour nous le standard est de 60cm à l intérieur et non à l extérieur.
        Déjà que le plafond ne fait que 1.45, on perd beaucoup d espace du coup..
        On peut faire quelque chose selon vous svp?

      2. Merci de votre réponse.
        Le promoteur nous répond que la tête de cloison faisant 60cm même si à l intérieur du placard on a que 40 ou 45 cm ce n est pas un problème !
        Du coup on ne sait pas quoi mettre en avant.
        Il n y avait pas de mesures indiquées sur le bon de commande hélas.
        En plus la hauteur sous plafond n est que de 2.45, on perd beaucoup de surface du coup..
        Merci par avance

          1. Bonjour,
            Pour une penderie il n y a pas de minimum de profondeur svp?
            Avec 45 ou en l occurrence 48 c’est trop petit.
            Je peux vous envoyer une photo?
            Le retour de cloison fait 60 mais à l intérieur avec le rail des porte scoulissantes et la plinthe il n y a que 50 d un côté et 48 de l autre.
            Que pouvons nous faire valoir svp?
            Merci beaucoup

          2. Bonjour, si le placard a une profondeur de 60 cm, même avec l’emprise de la porte, c’est tout-à-fait une dimension courante.
            S’il n’y a pas de cote convenue dans les plans ou dans la notice (ou ailleurs, tel un échange de méls), à mon avis il n’y a rien à dire.
            Cordialement,

          3. Le problème est que le placard a une profondeur de 60 à l extérieur mais qu à l intérieur (c’est ce qui compte en tant que client en tout cas) on a que 48 et 50.
            On se retrouve à avoir payer 500 euros un placard qu on ne peut pas utiliser comme penderie c’est quand même aberrant. Il fait 2.5metres, le but était d avoir un maximum de rangement.

          4. Je ne comprends pas votre dernière réponse,
            Le placard commande n est pas conforme à l espace prévu ?
            Il n y a pas de minimum à respecter en placard utile donc? On a 48 d un côté et 50 de l autre c’est normal alors?

          5. Non, il n’y a pas de surface ni de profondeur minimale légale pour un placard.
            Je récapitule. Si je comprends bien et sans avoir vu les plans :
            – vous estimez que la profondeur de 60 cm, porte coulissante comprise est trop faible en soi. Non, c’est une dimension courante en construction. S’il n’y a nulle part indiqué dans le contrat (une cote dans les plans par exemple) que la profondeur du placard sera de 60 cm à l’intérieur du placard, sans tenir compte de la porte, le constructeur n’est pas en faute.
            – vous constaté un décalage de 2 cm d’un coté par rapport à l’autre. Je ne me rends pas compte de l’effet esthétique, car je ne peux pas voir ce que ça donne en réalité. Vous pouvez bien entendu demander au constructeur de rectifier ces 2 cm et refuser de payer s’il y avait un préjudice esthétique, mais je ne me rends pas compte ici du bien-fondé de cette demande et ni quelle ampleur elle peut être.
            cdlmt,

  40. Bonjour,
    j’ai acheté une maison en VEFA dans un lotissement. Ma maison et en contrebas et lorsqu’il pleut mon jardin fait office de bassin d’orage. Rien n’est prévu pour dégorger mon jardin, il est tout le temps inondé (nous ne sommes pas e zone inondable). Si il pleut plusieurs jours, je craint que l’eau s’infiltre chez moi. J’en ai parlé au promoteur qui ne bouge pas. Quels recours puis je avoir? Merci par avance
    cDT

    1. Bonsoir, à mon avis c’est un trouble anormal de voisinage caractérisé, dont vous pouvez demander réparation. C’est du domaine d’un bon avocat (pour moi, un bon avocat est celui qui se bouge, qui veut faire gagner son client, qui n’est pas timoré).
      Cordialement,

  41. Bonjour,
    j’ai constamment de l’eau dans mon vide sanitaire quand il pleut environ 50cm sur une hauteur totale de 90 cm
    mon constructeur me dit de pomper , ce que j’ai fait mais cela revient encore et encore il me dit que c’est normal
    je suis en CCMI
    quelle est la marche à suivre j’ai fait un AR je n’ai pas eu de réponse
    Merci de votre retour

    1. Bonsoir, je présume que vous avez réceptionné, sans mentionner cette réserve (il vaut mieux, sinon pas d’assurance !).
      Il vous faut donc faire une déclaration de sinistre à la D-O. Il est probable qu’elle se fasse tirer l’oreille pour intervenir, car ce n’est pas une malfaçon qui met l’ouvrage en péril – mais il gêne l’habitabilité (malsain d’avoir de l’eau en permanence, moustiques, etc.)
      Si ce devait être le cas, prenez un expert technicien pour défendre vos intérêts auprès de l’assureur. Je pense à un architecte, évidemment.
      cldmt,

  42. Bonjour et Meilleurs vœux,
    Nous avons fait construire une maison en contrat ccmi auprès d’un constructeur. Réception des clés le 22 décembre 2020. A peine un mois plus tard, de la moisissure sort dans toutes pièces au niveau des plinthes. Nous pensons qu’il s’agit de la chappe qui rejette de l’humidité. Quel est le délai entre le moment ou la chappe est coulée et la pose du carrelage. Une grande partie de la peinture est faite déjà mais des taches apparaissent derrière. Comment stopper cette progression. Aération quotidienne et clim en mode chauffage qui marche jour et nuit. Faut-il chauffer les chambres également pour éviter la progression ? Quel recours à t’on? Par avance merci. Crdt

    1. Bonjour, merci pour vos voeux, très bonne année à vous aussi.
      Il est probable que ce soit le séchage de la chape, en effet. Le délai de séchage d’une chape est très variable, il dépend : de la nature de la chape (ciment, liquide, anhydrite, …), de son épaisseur, de l’humidité ambiante (hiver ou été ? etc.). Cela va de plusieurs semaines à plusieurs mois. Il faut, comme vous le faites, chauffer et aérer.
      Plus grave, vous risquez un décollement des carreaux. Si ça devait arriver, il vous faudra saisir la DO (voir si elle ne renvoie pas sur le cmi, au titre de la garantie de parfait achèvement ?).
      Cdlmt

  43. Bonjour monsieur,
    Nous sommes sur le point de commencer notre maison individuelle. Entre la signature du compromis en juillet et l’achat définitif de notre terrain ce mois-ci, le vendeur a été dans l’obligation de faire une étude de sol G1 !
    Plusieurs questions me viennent….
    Question 1 : est-ce-qu’une étude G2 est obligatoire ?
    Question 2 : quelle risque prenons-nous si le maçon ne respecte pas la préconisation de l’étude G1 ? (perte de la décennale ?)
    Evidemment, notre plan de financement est clôt et celui-ci ne prévoit pas le budget pour une G2 et le risque potentiel qu’on nous impose un vide sanitaire ou des puits longrines par exemple.

    1. Bonjour Madame,
      Question 1 : est-ce qu’une étude G2 est obligatoire ?
      A mon avis, oui, évidemment. Une étude G1 ne renseigne presque pas. Je ne comprends même pas pourquoi ça existe. Seule une étude G2 vous dira à quelle profondeur faire les fondations, le reste n’est que littérature.
      Question 2 : quel risque de construire sans étude G2 ?
      Vous prenez le risque que votre maison s’enfonce et se fissure, que cela nécessite des travaux très lourds et très couteux, au point parfois de préférez raser la maison et en refaire une autre (je pourrais citer des cas). Il y a aussi le risque que l’assureur considère que la faute a été commise consciemment par le constructeur, et donc que les travaux ne sont pas assurés (la majorité des assureurs exigent des étude de sol G2 pour accepter l’ouvrage en garantie).
      Quant à ne pas faire d’étude G2 parce que vous avez décidé de mettre les 1000€ de l’étude, voire le surcoût éventuel dû aux fondations, ailleurs, je ne sais que dire… Vous pouvez aussi ne pas réaliser de chaînage béton armé, ou pas de poutre là où il en faudrait, ou pas de fondation du tout, tout en priant tous les jours que ça tienne…
      Quant à déterminer la portance réelle et le surcoût éventuel réel, ce n’est pas un cmi qui vous le dira (ses coûts réels son cachés, évidemment), mais un architecte. Bien entendu, vous ferez comme vous voulez.
      Cordialement,

  44. Bonjour,
    Sur une VEFA, nos plinthes sont très éloignées du parquet (en hauteur) et ce de manière variable (sur un parquet massif collé).
    Le promoteur dit que c’est normal et que les plinthes ne doivent pas toucher le sol.
    Dans mon appartement actuel et sur le même type de parquet les plinthes ne présentent pas un vide avec le parquet.
    Je souhaite poser une réserve car j’imagine que l’eau et la poussière qui s’y infiltreront vont causer beaucoup de problème.
    Quel est votre avis?
    Merci.
    Cordialement.
    RLIN

    1. Bonjour, mon avis est que parmi les promoteurs immobiliers, on trouve aussi des racontars. Les plinthes sont posées sur le sol, sans jour (vide) au-dessous. Si un parquet avait de légères différences d’épaisseurs (de l’ordre de quelques millimètres), on réalise un joint souple (très fin et discret) sous la plinthe.
      – Est-ce un appartement en étage ? Je ne vois pas pourquoi il y a ce vide sous la plinthe. Le parquet aurait-il été changé après coup, pour un parquet beaucoup plus mince ??
      – Est-ce une maison ou un appartement au rez-de-chaussée, dont le plancher bas est sur dallage ? Dans ce cas, le plancher bas en béton s’est carrément affaissé ! C’est un sinistre grave car la réparation (tout casser, tout refaire avec injections de béton sous pression dans le sol) est très onéreuse.
      Attention, comme c’est apparent à la réception, l’assurance risque de ne pas prendre le sinistre en charge après réception ! Faites-vous conseiller par un architecte avant de signer quoi que ce soit.
      cordialement,

  45. Bonjour, nous avons été livré d un appartement neuf.
    Dans la salle à manger qui mesure 26,74 m2 nous avons 1 radiateur électrique de 2500 watt. On nous avait dit que l on devrait avoir un radiateur de 3000 watt.
    Y a t il un nombre de watt à respecter svp?
    Merci beaucoup par avance

    1. Bonsoir, il faut que l’équipement permette d’avoir 19° avec une température extérieure minimale (suivant les régions, pas la même à Perpignan et à Aurillac). Si la puissance du radiateur est écrite dans un contrat (par exemple le contrat VEFA) ou constitue un engagement écrit du promoteur, on vous doit la puissance convenu.
      Sans écrit, il n’y a pas juridiquement d’engagement.
      cdlmt,

          1. Bonjour,
            Merci de votre réponse.
            Appartement en VEFA livré il y a 1 mois.
            J ai une autre question, concernant la réglementation handicapé.
            Nous avons un duplex.
            Nous accedons au rdc du duplex par ascenseur puis un escalier interne pour l étage supérieur.
            Nous avons le séjour avec la terrasse à l étage supérieur.
            Pour accéder à cette terrasse nous devons enjamber une sorte de marche de 16,5 cm. Est réglementaire svp? Elle nous semble vraiment très haute.
            Merci bcp

          2. Bonjour, si votre appartement vous a été vendu comme accessible aux handicapés, vous devez avoir au niveau inférieur une “unité de vie”, c’est-à-dire 1 chambre, 1 sdb-wc et 1 cuisine-séjour respectant les normes d’accessibilité (y compris leurs accès, évidement). L’étage, et donc la terrasse, ne sont pas concernés.
            C’est dommage dans un logement neuf de concevoir des terrasses qui ne sont pas au même niveau que l’intérieur. Même si c’est un peu plus plus simple à construire, c’est dommage pour l’usage (et en conséquence la valeur de l’appartement).
            cdlmt,

  46. Bonsoir,
    Je poste ici car votre réponse pourra servir à tout le monde. Concernant mes terrasses sans pente vous m’aviez conseillé de ne plus payer de factures. Une facture de 23 000 euros m’a été présentée ce jour j’ai refusé de la payer et signalé à mon maçon qu’un expert sera contacté. Il l’a très mal pris et annoncé qu’il arrêtait le chantier tant que la facture ne serait pas réglée.
    Il faut savoir que le coût total de la construction est de 83 000 euros et que nous avons déjà payé 50 000 euros. Mais là on arrête devant les malfaçons :
    – pas de pente,
    – coffre tunnel fissurée et pas de niveau
    – fissure dalle etc…
    Un rapport de force est en cours…
    Cordialement

  47. Bonjour
    Je fais construire une maison sur vide sanitaire pour respecter le ppri
    3 blocs de25 et 1 de 20 avant la dalle
    la maison est couverte, menuiseries ok.
    Le plombier a voulu commencer sa partie mais vient de s’apercevoir que les différentes parties du vide sanitaire ne sont pas accessibles.
    Il y a bien la trappe pour y accéder mais il y a à l’intérieur du VS 3 rangées de murs de soubassement / fondation ( je ne sais pas trop le nom) qui rendent inaccessible les différentes parties.
    Peuvent ils faire un trou entre pour accéder juste comme ça ?
    Obligatoirement le macon ou pas et dans ce cas, doit il faire un ouvrage particulier pour ces ouvertures ? Merci bcp
    <

    1. Bonjour, oui on peut faire des trous pour passer s’ils ont été oubliés par le maçon. Il suffit de 50 cm de large pour passer et un chaînage normal porte facilement une largeur de 50 cm s’il est peu chargé. Il faut repérer à l’avance les endroits structurellement les plus judicieux, où il y a le moins de charge.
      Je souhaite bon courage à qui les fera, à plat ventre et sans pouvoir correctement bouger (merci le maçon).
      cdlmt

  48. Bonjour,
    Le constructeur de ma maison individuelle m’a fait une terrasse en “dalle brute”. Je m’attendais à une terrasse utilisable en l’état. Cependant, celle ci est fissurée, et avec des morceaux de ferrailles qui dépassent sur un côté. Est-ce normal?
    Cordialement.

    1. Bonjour,
      – fissures : si elles sont fines et si elles ne grandissent pas (prenez des repères à l’extrémité des fissures pour vérifier au fil du temps), c’est normal pour une terrasse.
      – acier à fleur ou qui dépassent : ah non, pas normal. Ils doivent être enrobés de 25 mm de béton minimum.
      cdlmt,

  49. Bonjour
    je vois pour une construction de maison livrée en cube par camion et posée par grue.
    Le concept est très intéressant et étant nouveau dans la construction je me pose des questions:
    Mon terrain est en légère pente et le constructeur pose les maisons sur des pieux bétons (les maisons en bois MOB sont juste posées et non fixées aux pieux) le garage jouxtant la maison sera lui posé sur une dalle. J’habite en bretagne, donc pas d’ouragan mais que pensez vous de ce type de pose dans le temps. Faut il fixer la maison aux pieux???
    Autre question sur la durée de vie d’une maison bois sur pieux et ou pilotis par rapport à une maçonnerie conventionnelle? bien évidemment à niveau de prestations égales. Merci de votre retour enrichissant.

    1. Bonjour, la maison préfabriquée est forcément fixée aux pieux de fondation. C’est une règle de l’art les plus basique (c’est le cas de le dire), car la force des bourrasques de vent peut très bien emporter les bâtiments en bois, en Bretagne comme ailleurs.
      La durée de vie à un ouvrage en maçonnerie ? Supérieure ou inférieure, ça dépend comment ça a été conçu et aussi réalisé !
      Cordialement,

  50. Bonjour,
    J’ai acheté un garage double en VEFA de dimensions 2.83 m * 10.60 m au plan.
    Je viens de faire la visite de pré-livraison et j’ai constaté la présence de drains de diamètre environ 300 mm positionnés à 1,50 m du sol sur le mur du fond + 5,30 m d’un côté.
    La partie du fond du garage s’en trouve réduite à 2,50 m de large * 5 m et limite la possibilité d’y garer un véhicule.
    Il n’y avait aucune mention au plan de ce drain et je suis le seul garage de la série à avoir le mur du fond + 5,30 m sur l’un des côtés. Les contraintes, tant sur la destination originelle du garage que sur des possibilités de rangement sont importantes.
    Ce garage ne sera pas revendable en tant que garage double, tout au moins au prix du marché.
    Quel recourt ai-je et comment dois-je procéder ?
    Merci par avance de vos réponses

      1. Re-bonjour M. Espagno,
        Pouvez-vous me dire à quelle adresse je peux vous transmettre ces éléments ?
        Le promoteur n’a toujours pas répondu à mes interrogations.
        Je viens d’envoyer un mail au cabinet d’architecte afin de connaitre, à minima, la nature de ces canalisations.
        Cordialement

  51. Bonjour, ma maison est en cours de construction. Elle est hors d’eau, mais toujours pas hors d’air (il manque une fenêtre au rez-de-chaussée). Malgré cela le ravalement a été fait et les ouvriers travaillent déjà à l’intérieur (les pieuvres sont visibles). N’y a-t-il pas un risque d’infiltration ou d’humidité à procéder comme tel svp ? Y a t-il un risque quelconque d’avoir des soucis d’étanchéité ou d’infiltration dans ma future maison svp ?
    Je vous remercie par avance pour votre réponse. Bien cordialement.

      1. Bonjour,
        La fenêtre n’étant pas obstruée, quels sont les risques pour la construction svp ?
        Je vous remercie par avance pour votre retour.
        Cordialement.

  52. Normalement j’ai une plate-forme à deux niveaux 80 et 40 cm, alors du coulage des poteaux et pour cause de calculs faux ,il a fallu qu’on coule les poteaux à deux reprises( reprise de béton) pour qu’ils soient de même niveau,y a t il un danger quant à la solidité de la construction, faut il tout démolir et refaire a zéro?me

  53. Normalement j’ai une plate-forme à deux niveaux 80 et 40 cm, alors du coulage des poteaux et pour cause de calculs faux ,il a fallu qu’on coule les poteaux à deux reprises( reprise de béton) pour qu’ils soient de même niveau,y a t il un danger quant à la solidité de la construction, faut il tout démolir et refaire a zéro?me

  54. Bonjour ,
    Une petite question est ce qu’un bois de classe 2, charpente, fermettes, mezzanine… traités insecticides et fongicides signifie également qu’il est traité contre les termites?
    cordialement,

    1. Les bois sont classés de 1 (mobilier) à 5 (eau de mer), la classe 2 correspond à des bois intérieurs, tels que les bois de charpente intérieure.
      Ils sont plus ou moins traités (ça comprend les termites, bien sûr) suivant la classe et suivant l’essence. Par exemple, le pin douglas (purgé d’aubier) est naturellement classe 3, le robinier est naturellement classe 4. Moins un bois est traité, moins il est dangereux pour notre santé.
      Bonne soirée, cldmt

  55. Bonjour
    Nous avons acheté une maison ossature bois de 2009. Tous les étais sont encore présents dans le vide sanitaire. Est ce normal ? Faut-il les enlever ?

    1. Bonjour, les étais auraient dû être enlevés dès la fin du séchage du béton du plancher (je présume qu’il s’agit d’un plancher hourdis, s’il y a des étais), car le tassement naturel du plancher appuyant sur les étais, ceux-ci finissent par se tasser eux-mêmes au fil du temps (ils n’ont pas de fondation) et donc ça risque de provoquer des fissures. Autrement dit, il vaut mieux que le plancher se tasse avant la réalisation des cloisons et du revêtement de sol (carrelage, par exemple).
      Maintenant, je crains que ça ne serve plus à rien de les enlever… D’autant plus que la garantie décennale étant passée, vous n’aurez aucun recours en cas de fissures.
      cdmlmt

  56. Bonjour, monsieur,
    Tout d’abord je vous souhaites une bonne année et meilleurs vœux.
    Lors du décoffrage suite au coulage de la dalle nous avons remarqué que la ferraille est apparente sur le côté de la dalle.
    Est ce grave ? Car il me semble qu’il faut 3 cm d’épaisseur de béton autour des ferrailles de la périphérie de la dalle.
    Merci d’avance pour votre réponse.
    Bonne journée.

    1. Bonjour, je ne peux pas vous le dire depuis ici, sans avoir effectué une visite du chantier, désolé.
      Ce n’est pas normal, mais ça peut être sans trop d’importance ou bien plus grave. Vous pouvez demander un avis à une tierce personne qui pourrait passer sur place.
      Cdlmt,

  57. Bonjour,
    Nous sommes en fin de construction et en relisant tous les plans de lotissement je m’aperçois qu’il y a une différence de niveau de terrain entre le plan provisoire et le plan d’implantation du géomètre. Les plans provisoires ayant servit au permis de construire notre chape qui devait se trouver au dessus du niveau de la voirie se retrouve au dessous. Quelles sont les incidences pour notre maison et notre terrain ?
    Cordialement.

      1. Bonjour,
        Le permis de construire notifie bien la cote de 48,40 pour le niveau de RDC et c’est bien ce qui a été fait. Par contre sur le plan de vente il est notifié RDC 48,60 mini du coup quels sont les risques d’un point de vue juridique et environnemental?
        Cordialement

          1. Si on pouvait nous demander de détruire la maison et notre construction va se trouver à -30cm minimum de celle de notre voisin qui n’a pas encore commencer son chantier. Sur le plan nous devions être à 48,60 et notre voisin à 48,70 es ce un problème pour l’écoulement des eaux pluviales?

          2. Je ne peux pas répondre comme ça, depuis ici et sans connaître l’opération (étude du dossier, visite, etc.), pour envisager les risques :
            – refus de conformité au permis de construire ?
            – problèmes techniques, tel que le rejet des eaux,
            etc. désolé, cdlmt,

        1. Bonjour vous faites construire dans quelle région ?
          vous faites construire en limite de propriété ?
          Les 2 maisons la votre et celle du voisin seront espacées de 30 cm c’est ça ?

  58. Bonjour on a fait faire à un professionnel pour une chape sur le plancher chauffant . Il y a des écarts sous les baies coulissantes allants de 1,5 cm à 3 cm environs de vide et autant sous les portes est ce normal? Et pouvez vous me dire la norme en erreur combien de mm svp merci

    1. Bonjour, pour un plancher chauffant, c’est une chape fluide, et même probablement anhydrite. Donc elle est forcément parfaitement de niveau.
      Ce sont donc les baies coulissantes qui ne sont pas très bien positionnées. Il n’y a rien à faire (vous n’allez pas casser les murs). Quant au vide sous les portes, 1,5 cm va bien mais 3 cm c’est beaucoup. Quelle est l’épaisseur du revêtement de sol prévu ? Il faut 1 cm de vide sous les portes intérieures, et, en pratique, il faut donc moins d’1 cm de vide une fois le revêtement de sol posé, afin de pouvoir retailler la base des portes parfaitement à la bonne hauteur, au mm près. Si votre revêtement de sol fait 2 cm ou plus, colle comprise, tout va bien. Sinon, vous risquez d’avoir des jours sous certaines portes un peu trop importants. Ce n’est pas grave, juste pas très esthétique.
      cdlmt

  59. Bonjour,
    Actuellement la maison couverte depuis 4 mois, mais pour des problèmes diverses les menuiseries ne sont toujours pas posé et le crépit non fait,
    Je m’inquiète pour la charpente . Est ce que le fait que la maison ne soit pas hors d air et que le crépit ne soit pas fait depuis tout ce temps peut engendrer des problèmes à la charpente ? Est ce que ça peut amener d ordre désordre à la maison ? Dois je être attentif sur certains points ?
    Cordialement,

    1. Bonsoir, oui ça peut provoquer de sérieux problèmes. Le bois de charpente est en général du classe 2, c’est-à-dire qu’il peut être mouillé exceptionnellement, à conditions de sécher ensuite et d’être à l’abri. Par exemple, une gouttière vite réparée.
      Mais être constamment à la pluie pendant 4 mois n’est pas normal (il faudrait du bois classe 3, voire classe 4). Et ça a pu dégrader la charpente. Le bois emprisonné dans une maçonnerie humide également (tête des poutres scellées dans un mur non-enduit).
      Je vous conseille de faire expertiser la charpente par un Bureau de Contrôle (pas un Bureau d’Etudes qui connaîtrait le CMI).
      cdlmt

      1. Merci pour votre réponse,
        Il faudrait qu’il soit de classe 4 par rapport à l’imperméabilité ?
        Avant de faire intervenir un bureau de contrôle, est ce que des signes visuels ou autres peuvent nous alerter par rapport à d éventuels dégradations sur la charpente ?
        Notre situation 4 mois sans crépit et sans menuiserie peut produire d autres désordres dans la maison ?
        Encore merci de vos retours,
        Cordialement,

        1. Le bois classe 3 est fait pour l’extérieur, mais sans rester longtemps à l’humidité (par exemple un poteau bois supportant un auvent qui l’abrite), le bois classe 4 est fait pour l’extérieur et peut rester à l’humidité (par exemple une terrasse en bois au sol). Les charpentes qui sont censées ne jamais être à l’extérieur sont classe 2.
          Les signes visuels de la dégradation de la charpente seront appréciés par qui a l’habitude : un charpentier d’expérience, par exemple (pas celui du chantier ! il faut qu’il soit neutre pour être crédible), ou bien sûr un Bureau de Contrôle (aux frais du CMI, évidemment). Je ne peux guère le faire ici, et si ça m’arrivait sur un chantier, je ferais passer un autre charpentier pour avoir son avis.
          Je ne vois pas d’autre désordre possible, la maçonnerie en elle-même ne craint pas les intempéries.
          cdlmt,

  60. Bonjour, nous sommes en cours de construction. notre chape béton à été malheureusement coulée sous pluie pas trop importante mais bon.. notre chape à été coulée sur un composant qui s’appelle UP 23. Nous apercevons un morceau de ferraille qui ressort de cette chape et des petites zones ou ça fait cuvette. Notre conducteur de travaux nous dit en gros que c’est pas grave et qu’une seconde chape va être coulée par dessus. Est-ce qu’il y a des risques que la ferraille qui ressort ne remplie plus sont rôle et que la chape fissure dans le temps ? Merci pour votre retour

    1. Bonjour, le treillis soudé (armature en acier) qui déborde d’un plancher hourdis (UP23 est un plancher hourdis), c’est rare, car le treillis soudé est en général en bas, posé sur les poutrelles, alors que les règles de l’art veulent qu’il doit être au milieu de la dalle béton (donc avec des cales, rarement mises). Si tout le reste est bien fait, un désaffleurement ponctuel du treillis soudé n’est pas bien grave (bien que je ne l’aie pas vu).
      Par contre, couler un plancher sous la pluie, même légère ! ce n’est vraiment pas sérieux, l’eau délite le béton, ce qui est strictement interdit. Pouvez-vous vérifier quelle épaisseur à votre dalle béton en mesurant au plus fin (donc sur les entrevous) ? Ou en mesurant l’épaisseur totale (par exemple à une réservation pour évacuation des eaux usées) et en déduisant la hauteur des entrevous, telle qu’indiquée dans la doc du fournisseur ?
      Quand à ce que le maçon appelle “une deuxième dalle”, ce n’est que la chape pour le revêtement de sol (carrelage, …), elle n’a aucune fonction porteuse et ne compensera pas une faiblesse du plancher lui-même.
      Cordialement,

  61. Bonjour et meilleurs voeux pour cette année 2021
    Je m’aperçois que plusieurs de mes coffrets tunnel ne sont pas de niveaux.
    Est-ce préjudiciable pour la suite et l’installation des volets ?
    Cordialement

    1. Bonjour, s’ils sont trop hauts ou trop bas, c’est un défaut esthétique sérieux, car évidemment ça se voit beaucoup en façade quand on prend un peu de recul. N’oubliez pas que ça dévalorisera votre maison ! S’ils sont “de travers”, ça risque en effet d’empêcher le bon fonctionnement du volet – ce qui serait peut-être moins grave, paradoxalement, car cela contraindrait le maçon à les refaire correctement…
      S’il est encore temps (maçonnerie en cours de finition par exemple), faites rectifier !
      Cdlmt,

      1. Ils sont effectivement de travers et cela se voit.
        Seulement c’est maçonné au dessus avec des rangées de briques.
        Est-ce trop tard ?
        Pour info j’ai contacté Charles-Louis ALIBERT-SENS suite à votre conseil mais ma demande est restée sans réponse. Les vacances peut-être…
        Cordialement

        1. Oui, les vacances, probablement. Et je crois (je suis sûr, en fait, car il me l’avait dit il y a peu de temps) qu’il a pris beaucoup de travail.
          Il n’est jamais trop tard pour rectifier, si la maison n’est pas encore réceptionnée. Quand on fait un erreur (ça arrive à tout le monde, vous, moi…), on rectifie, n’est-ce pas ? Les maçons, c’est pareil, il n’y a pas de raison.

          1. Effectivement la maison n’est pas terminée, après la terrasse sans pente ce sont les coffres tunnels qui sont de travers.
            Pour info quand j’ai fait part au maçon des malfaçons il m’a clairement dit que si je lui causé des problèmes la maison serait terminée dans de très longs mois… Chantage et menaces..

          2. Eh bien, vous pouvez le rejoindre sur ce terrain.
            Vous lui expliquez que vous ne le paierez surement pas (argument-massue pour les artisans), que s’il abandonne le chantier, vous le ferez finir par un autre artisan à ses frais et que vous demanderez au Tribunal de Commerce de constater sa défaillance pour qu’il soit en redressement judiciaire, voire en liquidation de biens, que vous vous rattraperez sur la vente forcée de ses biens (sa maison par exemple), et que de toute façon, vous réclamerez en justice le dédommagement correspondant au préjudice subi et plus encore…
            Tout ça bien calmement, pour montrer votre détermination.

    1. Bonjour, j’ai déjà répondu à votre commentaire, aussi je me suis permis d’effacer le texte déjà posté.
      Mais je garde vos voeux dont je vous remercie et j’en profite pour souhaiter à tous une bonne année 2021, très… constructive.
      Cordialement,

  62. Bonjour en ce moment on cherche à investir dans une nouvelle construction. Nous avons trouvé une construction inachevée, les maçons se sont arrêtés au niveau du chainage, celui-ci n’est pas coulé, les poteaux qui vont jusqu’en haut sont coulés, la ferraille est bien en place et dépasse mais cette construction date de 10ans..
    Ma question est la suivante : Si on continu la construction il y a t il un risque que le chainage ne prenne pas correctement car cette ferraille qui est restée 10ans a l’air me semble fragile? Doit on faire autre chose pour finir cette carcasse afin d’éviter des problèmes ?

    1. Bonsoir, dans le principe, il n’y a pas de raison qu’une construction ne puisse pas être finie correctement. Il me semble nécessaire de faire expertiser le chantier pas un architecte, qui pourra en outre vous donner des noms – voire s’occuper de vous fournir des devis – d’artisans compétents à des prix corrects.
      Cdmt,

  63. Bonjour,
    Pour ma dalle de garage, le maçon à prévu sur son devis une dalle en béton armé de 12cm sur un hérisson de 15cm. Il y a un rang d’agglo en périphérie sur une fondation en béton armée.
    Je n’ai que 5cm de béton sur les agglos et après carottage, j’ai une dalle qui fait entre 7 et 10cm et un défaut d’horizontalité de 3cm sur une dalle de 4mx7m soit 28m2.
    Le maçon me dit que ça va tenir mais que me conseillez-vous ?
    Je ne veux pas lui faire démolir la dalle avec les ferraillages et les réseaux qui passent dedans, ça va tout faire bouger. Il me propose une chape liquide pour rattraper le défaut d’horizontalité, ce qui va du coup augmenter l’épaisseur totale de la dalle et arriver à l’épaisseur initiale mais j’ai peur que tout ça ne soit pas très réglementaire….

    1. Bonsoir,
      5 cm de béton SUR les agglos ??? Non, le dallage en béton doit être ENTRE les agglos, PAS DESSUS ! Sinon, il va être bloqué par le mur et se fissurer en se dilatant et en s’affaissant.
      L’épaisseur normale est bien de 12 cm, et non pas de 7 ni même de 10 cm. Le maçon vous “carotte” quelques cm pour gagner un peu d’argent sur ce qu’il vous doit : “ce n’est pas bien de tricher”.
      La chape liquide ne va en rien renforcer le dallage. Il n’y a qu’un seule solution : un nouveau dallage en béton armé par dessus l’ancien. Et bien fait, ce coup-ci (bonne épaisseur, bien de niveau).
      Donc, si le dallage est SUR les agglos, voici ce que je demanderais si c’était mon chantier :
      – sciage de la périphérie du dallage, le long des murs (s’il est déjà à l’intérieur des murs, avec une bande résiliente pour lui permettre de se dilater, c’est ok).
      – film polyane pour désolidariser les 2 dallages,
      – coulage d’un nouveau dallage en béton armé d’un treillis soudé, avec recouvrement de 2 mailles mini à chaque changement de nappe de treillis soudé, le tout d’une épaisseur de 12 cm minimum. Avec une bande résiliente périphérique. Et bien horizontal, s’il vous plaît, j’ai pris des repères pour vérifier l’épaisseur.
      Sinon, aucun paiement du dallage, évidemment.
      Cordialement,

        1. Le dallage doit être à l’intérieur des murs, jamais au-dessus (jamais sur un agglo, l’agglo doit border le dallage, comme une enceinte faisait le tour d’une ville au Moyen-Âge). Je ne sais pas comment est bâti le vôtre, mais votre phrase m’a fait douter.

      1. Bonjour et merci pour votre réactivité et pour le temps que vous m’accordez, vous me confortez dans ce que je pensais. Cependant, deux problèmes se présentent.
        Le premier c’est que le garage est en limite de propriété et je ne veux pas monter encore ma dalle de 12cm de plus, j’ai une hauteur limite à respecter à cause du permis de construire. Une démolition semble donc inévitable mais peut-on démolir que la dalle béton ou faut-il tout refaire jusqu’aux fondations?
        Deuxième point gênant, l’histoire que la dalle doivent être entre les agglos et non dessus. Pour la maison ils ont fait la même chose, c’est-à-dire une dalle de 12cm qui repose sur un hérisson et sur les agglos du soubassement. Ils ont déjà monté les murs et coulé l’hourdis. Est-ce que cette technique peut avoir un gros impact sur la solidité de mon bâtiment sachant que nous sommes en zone de sismicité 4?
        Entre parenthèses, ils ont attaqué à couler les fondations le 17novembre et ont coulé l’hourdis le 23décembre soit 5 semaines après les fondations, les temps de séchage me paraissent justes non?

        1. Bonjour,
          – vous parlez de “plancher hourdis”. Il ne faut pas confondre “plancher hourdis” et “dalle béton sur hérisson”, ce sont 2 ouvrage totalement différents et qui se réalisent de façons différentes. On peut démolir une dalle béton (ce que j’appelle un “dallage”) au marteau piqueur, c’est un gros travail mais qui ne pose aucun problème technique particulier. Inutile d’enlever le reste, évidemment, ni hérisson (qui sera de nouveau compacté à l’occasion) ni, évidemment, les fondations.
          – pour la zone habitation, si vous avez un “plancher hourdis” (c’est-à-dire avec du vide en-dessous) et non pas un “dallage sur hérisson”, il est normal que le plancher hourdis soit sur les murs porteurs du soubassement. Par contre, si vous avez bien un “dallage sur hérisson”, donc sans vide au-dessous, ce dallage ne doit pas reposer sur les agglos de soubassement (comme pour le garage, même technique).
          Le risque : le dallage (même faisant 12 cm d’épaisseur, même plus) n’est pas porteur, il ne tient pas tout seul, il repose sur le sol (sur le hérisson de cailloux). Donc il va forcément se tasser, comme tous les dallages, c’est inévitable, même de quelques mm seulement. Un dallage est une sorte de “tapis” en béton, posé par terre. Le centre du dallage va donc (légèrement, plus ou moins) se tasser, descendre. Mais si le dallage est bloqué en périphérie, à ses bords, les bords ne bougeront pas. Et comme le centre va se tasser, il va y avoir déchirure, fissures, entre le centre et les bords. Plus ou moins, ça dépend comment c’est fait : le hérisson a-t-il été parfaitement compacté ? Le terrain naturel est-il stable ou non ? etc. Tandis que quand les bords du dallage ne sont pas bloqués par les murs, quand le dallage s’arrête avant de toucher les murs, l’ensemble du dallage se tasse uniformément (de quelques mm si tout va bien), et vous ne vous en apercevez même pas parce que c’est uniforme. Ceux qui ont des dallages en zone habitable, pas des hourdis, vous pouvez vérifier : en regardant de près sous les plinthes, on découvre parfois (pas toujours) une petit vide de quelques mm, c’est le dallage qui s’est un peu tassé (quand le tassement est plus important, on s’en rend compte ! : vide important sous les plinthes, fissures du carrelage, etc…).
          Cela n’a rien à voir a priori avec les risques d’écroulement en cas de tremblement de terre.
          Temps de séchage des fondations de 5 semaines : je vous rassure, c’est très très large. Le temps théorique est de 3 semaines. Mes chantiers reprennent le plus souvent bien avant 5 semaines. Le reste de la maison ne se fera pas en 3 jours, et quand les murs et la toiture seront finis, il y a longtemps que les 3 semaines réglementaires seront passées…
          🙂

          1. Bonjour,
            Je connais la différence entre un hourdis et un dallage béton mais mon erreur a été de faire confiance.
            Donc je reprend la chronologie du chantier. Le 17 novembre, ils ont terrassé, féraillé( j’espère) et coulé les fondations. Le 20 novembre, ils ont monté un rang d’agglo en périphérie et commencé à faire le hérisson. Le 23 novembre, le hérisson était fini et le ferraillage se trouvait sur un film polyane.
            Le 25 novembre, la dalle de 12cm était coulée. (Une deuxième dalle de 14cm sera coulée plus tard en finition).
            Le 26 novembre, un nouveau rang d’agglo était monté uniquement côté terrasse pour coffrer la dalle de la terrasse qui du coup est plus haute.
            Le 10 décembre, les murs sont montés jusqu’aux linteaux.
            Le 11 décembre les linteaux sont coulés.
            Le 22 décembre, les éléments de l’hourdis ont été posés et le béton est coulé le 23 pour laisser sécher le temps de leurs congés jusqu’au 10 janvier. J’essaie d’y passer le plus souvent possible mais j’ai pu rater quelques étapes.
            Voilà pourquoi je suis étonné qu’une maison soit passée en seulement 5 semaines des fondations à l’hourdis du 1er étage… Il y a des accélérateurs de séchage mais quand même. On en a parlé au maçon qui nous a dit que ce n’était pas anormal…
            Et pour vous?

          2. Le planning semble tout-à-fait normal, le dallage ne pèse pas sur les fondations donc il peut être coulé tout de suite, les murs sont montés alors que les fondations finissent de sécher, le hourdis (lui, il est lourd) est coulé 1 mois après, donc bien au-delà des 3 semaines. Le temps de séchage du hourdis sera presque de 3 semaines, et le temps que les murs de l’étage soient montés, ce sera bon.
            J’espère que le hourdis n’a pas été coulé en période de gel nocturne (contrairement aux fondations, le hourdis est très sensible au gel).
            Tout cela est ok. 5 semaines pour passer des fondations au hourdis de l’étage, ce n’est pas particulièrement rapide (j’ai fait beaucoup beaucoup plus court quand j’ai travaillé pour les HLM, mais je ne vais pas trop m’en vanter ici 🙂 ).
            Sur votre dallage (du RDC, donc) ce sera une chape, pas un autre dallage (précision pour la forme, ce n’est pas le même ouvrage ni la même fonction).
            La terrasse plus haute que la maison m’inquiète un peu : vérifiez bien les barrière d’humidité !
            Mais je ne vais pas vous inquiéter inutilement…

  64. Bonjour je vous contacte pour avoir une info . Je dois avoir une trappe de visite pour comble qui devait être dans le cellier sauf qu ils viennent de s apercevoir qu il n y a pas assez d espace en hauteur pour mettre la trappe car la charpente est pas haute à cet endroit… ils peuvent pas la mettre ailleurs à ce jour car le chauffage plafond est déjà en place . Le MO me dit on fait pas de trappe de visite ils passeront par le toit en enlevant des tuiles…. pour loi hors de question ai je raison afin de pouvoir vérifier tranquillement de chez moi dans quelques années si isolation en place et pour la revente si cela arrive?
    Et ensuite il y a des espaces entres les briques dois je faire les joints intérieur au mortier collé car mon MO me dit pas besoin avec le crépi cela sera étanche….à des endroits on passe au moins 30 pages …. je souhaite bonne fête à tout les lectrices et lecteur et à vous bien sûr. Merci

    1. Bonsoir, curieux quand même qu’on positionne une trappe à l’endroit où il n’y a pas de hauteur… Vous avez raison de vouloir avoir la possibilité de regarder les combles. Tant pis, mieux vaut une trappe même mal placée que pas de trappe du tout ; pour au moins passer la tête et pouvoir regarder.
      Quant au “jour” entre les briques, ce n’est pas très bon. 30 pages d’épaisseur, ça doit faire 5 mm environ ? C’est déjà beaucoup (normalement les briques doivent être contiguës l’une à l’autre, on peut voir un jour très fin, pas de 5 mm). Mieux vaut faire reboucher avant enduit, sinon vous risquez des pénétrations d’eau, voir des petites fissures inesthétiques et des “spectres” là où l’enduit est dans du vide.
      cdlmt,

  65. Bonjour,
    Je viens de m’apercevoir que l’entreprise de maçonnerie n’a pas croisé les parpaings d’angles du mur de soubassement.
    Le mur de soubassement du côté de la construction se termine par des parpaings d’angles et l’autre mur de soubassement du côté de la façade se termine lui aussi par des parpaings d’angles, le tout formant un angle droit mais sans que les parpaings se croisent. Est-ce-normal ?

    1. Bonsoir, ainsi vous auriez 2 chaînages verticaux cote à cote ?
      Non, ce n’est pas normal, ce n’est pas conforme aux règles de l’art : les agglos doivent être croisés. Vous risquez une fissure entre les 2 chaînages.
      S’il y a bien 2 chaînages correctement faits, vous ne risquez qu’une fissure inesthétique ( ce qui est quand même dommage).
      Cordialement,

      1. Bonsoir,
        Je vous remercie pour votre réactivité très appréciée, Oui il y a bien 2 chainages verticaux côte à côte.
        Il s’agit d’un vide sanitaire sur 5 rangs de parpaings et au-dessus l’entreprise a coulé un plancher en béton.
        Question : faut-il que je fasse une action particulière
        Très cordialement

          1. Bonsoir, je vous souhaite une très belle année 2021 à vous et à vos proches.
            Je constate que l’entreprise qui construit ma maison a prévu pour les chainages verticaux des parpaings d’angles deux barres de fer alors que les constructions voisines ont quatre barres de fer pour les chainages des parpaings d’angles. Est-ce normal ?
            Très cordialement

          2. Bonjour, merci pour vos voeux, très bonne année à vous aussi.
            On peut ne placer que 2 barres dans les chaînages (il faut alors des sections de 10, pas de 8). Personnellement, je préfère 4 barres pour des raisons de disposition, mais c’est surtout pour les chaînages horizontaux. Donc 2 barres pour les chaînages verticaux, c’est ok.
            Ce qui compte réellement, ce n’est pas 2 ou 4 barres, ni même leur section (au niveau d’une maison, les tensions sont assez faibles), mais les LIAISONS. Ca, ça a de l’importance. Assurez-vous SURTOUT que les liaisons soient bien faites, avec 2 équerres d’angles correctement placés, ou avec des barrettes en boucle (c’est le top). Sinon, même avec 6 barres très épaisses, votre chaînage va tout de suite de fissurer.
            Cordialement,

  66. Bonjour,
    Mes fouilles ont été ouvertes et deux jours plus tard mes fondations ont été coulés.
    Les fouilles ont toujours eu du beau temps (pas de vent et soleil permanent). Toutefois il a gelé durant les nuits jusqu’à -2°c et durant la journée il fait environ 10 °c

    Mes fondations ont été coulés en milieu de matinée donc il faisait entre 5 et 10°c.

    Est ce derangeant que durant les nuits les fouilles ont gelés maigres qu’elles aient degeles durant la journée et coulés avec des temperatures positives?

    Est ce que si des désordres doivent arriver lié à cet éventuel problème ils arriveront dans la première année ou peuvent arriver après la décennale ?

    Merci par avance de votre réponse,
    Bonne fêtes de fin d’année

    1. Bonjour, comme je l’ai expliqué déjà ici, il faut que les fondations soient situées en zone “hors gel” pour ne pas subir, tout au long de la vie du bâtiment, les différences de pressions provoquées par un sol qui gel et dégèle, différences de pressions qui peuvent déstabiliser les fondations et faire se fissurer un bâtiment. Donc “hors gel” ne veut pas dire “hors période de gel” mais “hors de la zone de terrain qui gèle, plus profond que la couche de terre qui gèle”.
      Ceci dit, le béton ne doit pas geler non plus quand on le coule, sinon il se brise, s’émiette. A priori, coulé à 10° le jour et, étant en pleine terre (quelle profondeur ?) à -2° la nuit, le béton n’a pas dû geler. Vous pouvez le vérifier à son aspect, s’il est encore visible.
      Cdlmt

  67. Bonjour ,
    Est ce que durant la construction (les menuiseries ne sont pas encore posés mais maison couverte) les fondations intérieurs garage et vide sanitaire doivent être également à une profondeur hors gel ?

    1. Bonjour, je précise à nouveau que les fondations doivent être assez profondes pour ne pas être dans la zone gélive, dans la couche du sol qui peut geler,
      NON PAS parce que les fondations craindraient de geler elles-mêmes,
      MAIS parce que le sol qui gèle présente des variations de portances et des tensions qui affectent les fondations et donc toute la maison.
      Les fondations ne doivent pas être sensibles à ces variations même durant le chantier, car la maçonnerie en souffrira, que ce soit réceptionné ou pas (ça n’a rien à voir).
      cldmt,

  68. Bonjour,
    Ma maison sur sous-sol avec garage a débuté sa construction au mois de septembre. Aujourd’hui, les pignons ont finis d’être montés. Je suis dans une région qui préconise une mise hors gel de 80 cm. Les dimensions de mes fondations sont de 40×50 cm et il y a une couche d’environ 10-20 cm de cailloux au-dessus des fondations qui recouvrent un drain PVC tout autour de la maison. En attendant la remise des terres qui est prévue pour le mois de février, Il y a des tranchés d’un ou 2 mètres de haut et d’un mètre de large autour des fondations protégeant ainsi la structure des vents froids. La semelle de la fondation n’est donc pas à 80 cm en dessous de la terre et est donc en zone gelable.

    Mon maitre d’œuvre me dit que tant la remise des terres n’est pas faite, ce n’est pas grave que les fondations ne soient pas hors gel car en cas de gonflement/ dégonflement de la terre lié au gel et dégel, la terre va bouger vers l’extérieur de la fondation car elle n’aurait pas de “contrainte” lié au poids de la terre du fait que la remise des terre n’est pas faite. Ce phénomène éviterait au sol de bouger sous les fondations et donc ne pourrait pas les fragiliser. Il me dit également que la quasi-totalité des maisons de ma région n’ont pas des fondations de 80cm de hauteur et que pourtant durant la construction pendant l’hiver celles qui attendent la remise des terres, ne sont pas hors gel n’ont plus. Enfin il me dit que le gel ne peut pas provoquer de désordre sur le béton car le béton et donc les fondations résiste très bien au froid.
    Sachant qu’ils annoncent prochainement des températures pouvant atteindre -8° mes questions sont:

    1- Dois-je me satisfaire de la réponse de mon maitre d’œuvre ?

    2- Si jamais les explications de mon maitre d’œuvre ne sont pas justes que puis-je faire pour protéger mes fondations et ma structure ? (mettre un isolant autour, mettre de la terre dessus ?…)

    3- Comment voir si les premières gelés ont pu provoquer des désordres sur la construction? Et quelles conséquences ça peut provoquer sur la structure ?

    Cordialement,

    1. Bonjour, je réponds à vos 3 questions :
      1- Dois-je me satisfaire de la réponse de mon maitre d’œuvre ?
      Non, bien sûr. Si l’on a instauré une règle demandant à ce que les fondations soient hors gel à -80cm minimum, ce n’est pas pour rire…
      2 – Que puis-je faire pour protéger mes fondations et ma structure ?
      Oui, vous pouvez mettre un isolant, mais c’est un palliatif provisoire. Il faudrait étudier une solution pérenne.
      3- Comment voir si les premières gelés ont pu provoquer des désordres sur la construction? Et quelles conséquences ça peut provoquer sur la structure ?
      En fait, ce n’est pas tant le béton en lui-même qui craint des dommages car son épaisseur lui permet de mieux résister (ce qui n’est pas le cas d’une poutre ou d’un dallage, par exemple). Mais quand le sol gèle, il y a des tensions dans la terre, notamment dues au changement d’hygrométrie, qui font que la portance du sol est modifiée, et donc il y a risque de cassures, de fissures. Ces fissures vont se prolonger sur les murs de la maison.
      Que pouvez-vous faire ? Prenez votre maître d’oeuvre au mot, dites-lui (par lettre RAR) que vous allez commander une expertise d’un Bureau de Contrôle (je dis bien “de Contrôle”, et non pas un Bureau “d’Etudes”) et si cette expertise lui donne tort, vous lui demanderez d’assumer les honoraires de ce Bureau de Contrôle, et évidemment de prévoir les travaux indispensables = je vous parie que tous ces beaux discours vont disparaître par enchantement !
      cdlmt,

      1. Bonjour merci pour votre retour,
        Les démarches que vous dites risquent d être assez longue avant que les choses ne bougent.
        En attendant, quel isolant ou solution puis je utiliser pour protéger mes fondations des grands froids qui arrivent?
        Cordialement,

          1. Bonjour,
            Est ce qu en attendant le polystyrène peut suffir?

            Est ce que le fait que durant la phase de construction les fondations ne soient pas hors gel ceci peut provoquer à plus ou moins long terme un écroulement ou démolition de la maison ?
            Cordialement,

          2. Oui, vous pouvez essayer de passer l’hiver en protégeant au mieux, même provisoirement.
            Non, pas un écroulement (c’est très improbable, même si théoriquement c’est possible. A moins que vous soyez dans une zone sismique, le risque étant alors plus réel), mais de multiples fissures qui peuvent aller jusqu’à rendre la maison inhabitable (pénétration d’eau de pluie) et qui rendrait de toute façon la maison invendable, sans valeur.
            Attention, les malfaçons détectées avant la réception NE SONT PAS ASSURABLES. Il vous faut donc absolument régler le problème maintenant. Plus vous attendez, plus ce sera difficile.
            Cdlmt,

  69. Bonjour,
    Tout d’abord félicitations pour votre site internet et merci de nous éclaircir.
    Petite question:
    Est ce dérangeant si les fondations ont été coulés sous 10 à 15 °c durant la journée et que durant la nuit suivante il a fait des températures négatives (gel) ?
    bonnes fêtes de fin d’année,
    cordialement,

    1. Merci.
      A priori, non, si le gel n’a pas été important (juste quelques ° au-dessous de zéro) : la terre apporte une certaine chaleur et la masse de béton aussi. C’aurait été beaucoup plus grave s’il s’agissait du hourdis, par exemple, il aurait fallu probablement le casser.
      Il aurait été judicieux de mettre ne serait-ce qu’un pvc sur les fondations, on gagne ainsi les 2 ou 3 ° manquant…
      Le béton gelé éclate, vérifiez qu’il n’y a pas trop de dégats.
      Cdlmt,

        1. Le “hourdis” est en fait le plancher composé de poutrelles en béton armé, d’entrevous, appelés “hourdis” et d’une dalle (de compression) en béton armé, coulée par dessus. Par raccourcis, on dit en général “hourdis” pour désigner ce type de plancher. C’est le plus répandu, à plus de 90% probablement.

  70. Bonjour M. Espagno,
    Je suis en CCMI pour la construction d’une maison de 140 m2 toit traditionnel en pente avec dalle bêton pour l’étage. Les coffrets tunnels des volets des fenêtres et de ma baie vitrée du rez de chaussée ont été posés récemment(2m40 de long pour la baie vitrée et plusieurs fenêtres dont 2 de 1.60 m ). Ils reposent tous sur environ 8 cm sur les agglos et au dessus environ 20 cm en hauteur de bêton a été coulé sur la même largeur (pas au delà de 8 cm par apport aux coffres) . J’ai demandé au maçon si ils faisaient bien les linteaux au dessus et ce dernier m’a répondu à mon étonnement qu’il n’y en avait pas besoin car la dalle en bêton / hourdis était coulée ensuite au dessus. Cette réponse me laisse perplexe… Je pensais que les linteaux étaient obligatoires. La dalle peut elle vraiment avoir le rôle de plusieurs linteaux en plus des charges habituelles? De plus sur mon contrat il y a écrit linteaux (au pluriel sans nombre précis ou localisation) en bêton armé dosé à 350kg/m3. Vous remerciant par avance de votre réponse. Cdlt.

    1. Bonjour, le chaînage du plancher hourdis peut faire office sur une longueur “raisonnable” (disons, à la louche, 1m ou 1m20). A mon avis, pas au-delà, car n’oublions pas qu’il devra aussi supporter les poutrelles dans cette largeur, comme vous le notez. Pour ma part, je refuserais évidemment une largeur de 2,40 m tenue seulement par le chaînage du hourdis, c’est beaucoup beaucoup trop.
      cdlmt,

      1. Bonjour, je me suis rendu sur le chantier et j’ai observé les plans techniques. Ce qui est prévu pour la maison est coffre tunnel ferraillé comme décrit ds le précédent message , au dessus dalle bêton / planel , et au dessus de la dalle un rang d’agglo avec du chainage sur tout le ceinturage de la maison sur lequel viendra reposé le toit à 45 degré de pente. Le CT me dit que le chainage périphérique au dessus de la dalle fait office de linteau. Est ce admissible? Merci encore du temps que vous m accorderez

  71. Bonjour,
    Je voulais avoir votre avis sur:
    – Mes fouilles en rigole pour semelles filantes ont été ouvertes quand il faisait beau et la terre était séche. Le fond de fouille a été nettoyé .
    2 JOURS PLUS TARD ( 2 jours de beau temps), les fondations ont été coulé sans béton de propreté et dosé à 300kgs/m3.
    Ainsi mes questions sont:
    Est ce que le fait de couler les fondations 2 jours après l’ouverture des fouilles est dérangeant en sachant que le temps était favorable?
    Est ce dérangeant de ne pas avoir mis de béton de propreté?

    1. Bonjour,
      non ce n’est pas dérangeant d’avoir coulé le béton 2 jours plus tard, sans pluie, même si le risque pris était important. Vous faite un trajet en voiture sans ceinture de sécurité : ce n’est pas dérangeant après coup (sauf l’irrespect de la loi), si vous n’avez pas eu d’accident.
      Le béton de propreté n’est pas utile s’il n’y a pas eu de pluie et si vous avez bien vérifié à l’instant du coulage qu’il n’y avait pas de motte de terre tombé au fond des fouilles (et donc qui empêcheraient qu’il y ait du béton à leur place, affaiblissant la fondation).
      cdlmt,

  72. Bonjour,
    Notre maçon a fait une extension de notre salon d’environ 30 m² prolongée d’une terrasse de 50 m².
    Sous cette terrasse nous avons une pièce créée de 50 m² faite de parpaings. Le plancher de la terrasse est fait de poutrelles et hourdis… Le maçon a utilisé des planelles en béton à la périphérie de la terrasse pour le coulage de la dalle.
    Il n’y a pas de pente positive mais négative, l’eau stagne sur la terrasse et le long des murs. L’eau s’infiltre par les planelles et la dalle. La pièce sous la dalle est remplie d’eau, les hourdis sont humides etc…Cette pièce qui devait être habitable ne peut l’être.
    Le maçon nous dit qu’il n’a aucune obligation de faire une pente que c’est très difficile à faire et que l’étanchéité de la terrasse et la pente sont de la responsabilité du carreleur.
    Qu’en pensez-vous et que pouvons nous faire ? Le maçon a-t-il raison ? Comment solutionner ce problème d’étanchéité ?
    Merci à vous

    1. Bonjour, c’est bien dommage que vous n’ayez pas de pente permettant d’évacuer l’eau de pluie. Les désordres dus à l’humidité risquent de s’aggraver
      Le maçon se trompe (j’ai failli écrire “vous trompe”), non seulement le bon sens le plus basique veut que l’on fasse une pente sur une dalle non couverte et attenante à une habitation – et surtout avec un local en-dessous ! – mais les règles de l’art (DTU) sont l’INVERSE de ce que dit le maçon : la forme de pente doit être faite généralement par la structure (donc par le maçon qui aurait dû faire la partie supérieure du hourdis en pente) et non pas par une chape rapportée par un carreleur (sauf cas particuliers, faibles dimensions, etc.)
      Quant à solutionner le problème, il vous faut un revêtement avec une forme de pente, fait suivant les règles de l’art et donc conçu par de bons professionnels, tel qu’un architectes + un (bon) carreleur.
      cdlmt,

      1. Merci pour votre réponse.
        N’ayant pas encore payé ai-je un recours ? Y a-t-il un texte l’obligeant à faire cette pente ?
        Comment puis-je le contraindre ?
        Cordialement

        1. Bonjour, cela dépend du contrat que vous avez conclu. Il faudrait examiner le dossier, ce qui a été convenu, etc.
          Par ailleurs, compte tenu de la multiplication des questions sur ce site, je vais devoir changer notre façon de faire…
          Cdlmt,

      2. Je me permets de vous poser encore quelques questions sans abuser, je l’espère, de votre dévouement. Je pense ne pas être localisé bien loin de chez vous, je suis sur Cahors…:-)
        _ J’ai pris connaissance de la DTU 52.1 et elle confirme bien vos dires : Sur sous-sol, le support en béton doit avoir une pente de 1.5 %. Attention, ce n’est pas au mortier de scellement d’assurer la pente, mais au support !
        Par conséquent c’est bien le maçon qui devait créer la pente sur mes terrasses. CQFD !
        _ Par contre est-il responsable de la présence d’humidité dans le local sous la terrasse ? Je rappelle que l’eau s’infiltre par les planelles en périphérie et par la dalle. Que cette pièce est inutilisable telle qu’elle. J’ai lu que la norme aurait été d’utiliser un coffrage plutôt que des planelles. ? (Existe-t-il un DTU?)
        Je vous remercie sincèrement de votre éclairage.

        1. Bonjour, j’aime beaucoup Cahors et toute cette région, j’ai la chance de pouvoir y passer des w-e facilement. J’ai des souvenir personnels très fort liés au superbe pont Valentré que m’avait fait découvrir mon père quand j’étais encore un jeune enfant (c’est comme ça que naissent des vocations d’architecte ! 🙂 ).
          Le maçon a forcément une part de responsabilité de l’humidité dans la mesure où il n’a pas fait un travail conforme aux règles de l’art sur le plan de l’étanchéité, mais peut-être faut-il de toute façon prévoir une étanchéité sur l’ouvrage ? Seule une expertise des lieux pourra le dire, vous pouvez la demander à un architecte.
          Cdlmt,

          1. Bonjour,
            Merci pour votre réponse.
            Pourriez-vous me conseiller un archi sur Cahors ou dans la négative pourriez-vous assurer cette mission puisque vous venez régulièrement ?
            Cordialement

  73. Bonjour,
    Ma maison vient juste d’être couverte et les menuiseries pas encore posé. On vient de s’apercevoir que le maçon n’a pas fait d’arase étanche ni au dessus ni en dessous de la dalle de compression coffré avec des planelles!
    Ainsi ma question est la suivante quelles solutions peut-on avoir pour prévenir ou éviter les remontées capillaires ?
    cordialement,

    1. Bonjour, ce n’est pas grave, le plancher hourdis est lui-même une coupure de capillarité, il n’a donc pas besoin d’arase étanche supplémentaire , cette obligation d’arase avait été créée à l’époque où presque tous les planchers étaient en bois. Même si le “bâtiment” a gardé l’habitude de les placer.
      Seule la planelle pourrait être un passage pour l’humidité si elle est en brique (en agglo, ça ne risque pas). Donc si vous avez des planelles en briques, veillez bien à ce qu’elles soient bien à + 15 cm de hauteur de la terre ou de toute source d’humidité. cdlmt

  74. Bonjour,
    Je fais actuellement construire et je me suis aperçus que les parpaings qui ont été posé sur les fondations (large de 50 cm) ne sont pas centrés, ils sont à 1ou2 cm d’un bord de la fondation. Est ce dérangeant ou pas?
    De plus , le DTU-13.1 explique une différence de dosage béton entre une une mis en œuvre à sec et une mis en œuvre dans l’eau! Quelle est la différence entre les deux mises en œuvre car je ne comprend pas!
    Merci,

    1. Bonjour, ils sont vraiment excentrés, pour être ainsi au bord de la fondation ! Ce n’est pas grave si :
      – le poids est peu important (par exemple si maison de plain-pied),
      – les liaisons verticales (les barres d’acier qui dépassent de la fondation, notamment dans les angles) sont bien prise dans les chaînages verticaux des murs, avec une longueur suffisante de 50 cm mini.
      Les bétons de fondations sont parfois coulés dans l’eau, par exemple quand les fondations sont dans la nappe phréatique. Ceci ne vous concerne normalement pas, l’étude de sol ayant montré que la nappe est plus profonde.
      cdlmt,

  75. Bonjour,
    Nous sommes au début de notre construction et nous avons, selon nous, un problème.
    Notre maison est en double mitoyenneté, et la dalle à été faite 3 à 4 cm trop petite. Pour rattraper cela, et que le plan soit conforme à la maison, ils ont posé les parpaings en déport de la dalle sur 3 cm sur toute la longueur d’un des mur mitoyen, et d’1.5 cm en déport au côté opposé, mitoyen également. Le conducteur de travaux nous dit que la dalle et l’élévation des murs sont fait dans les règles de l’art. (La maçonnerie est quasiment fini, et l’appel de fond va très vite arriver. Et sachant que la dalle a déjà été payé) Est-ce vrai? Y a-t-il un risque pour la structure de notre maison, sachant que nous sommes en zone sismiques modérées, et un risque de remonté d’humidité ? Que peut on faire ?
    Merci par avance

    1. Bonjour, a priori je dirais 1,5 cm de débord ok, mais 3 cm ça commence à faire beaucoup. La solidité d’une structure en maçonnerie est surtout obtenue par la qualité des liaisons d’armature des chaînages, hourdis, etc.
      Mais en zone sismique, même modérée, il faut faire attention. Ca vaudrait le coup de demander au CMI qu’il commande une visite du chantier par un Bureau de Contrôle (pas d’un Bureau d’Etudes, je dis bien Bureau de Contrôle, ce sont eux qui font autorité) et vous donne leur rapport, avant de payer l’appel de fond.
      cdlmt,

      1. Merci pour votre retour très rapide.
        Pour information, si nous demandons au cmi qu’il commande une visite de chantier par un bureau de contrôle, est est-il en droit de refusé ? Et Est-ce a leurs charge ou à la notre?
        Merci par avance.

      2. Bonjour et merci pour votre retour très rapide.
        Pour information, le cmi est il en droit de refuser de commander une visite du chantier par un Bureau de Contrôle, faite a notre demande, ou est ce une obligation de sa part?
        S’il y a une visite, les charges que cela représentes sont elles prises en charge par le cmi ou par nous même ?
        Merci par avance pour votre aide.
        Cordialement

        1. Oui il est en droit de refuser, comme vous êtes en droit de la demander – mais un refus serait une bonne raison pour dire que votre inquiétude paraît être fondée, et vous êtes en droit de refuser un mur qui n’est pas d’aplomb sur son soubassement.
          Le coût de la visite doit faire l’objet d’une négociation préalable. Pour ma part, il me paraît évident qu’elle soit être à charge du CMI si les travaux ne seraient pas conformes.

          1. Bonsoir.
            Après avoir vu le cmi, il nous dit que la chape et la pose du mur se sont faites dans les règles de l’art, et donc que rien ne sera fait. (sachant que notre maison a un étage) Y a t’il une règle qui reprend cela dans le DTU et quelle est la tolérance de débord ?
            D’autre part, il nous affirme qu’il n’y aucun risque structurel, car les parpaings
            ne sont pas porteurs et ne servent pas dans la répartition des charges (tout est réparti sur les poutres en retombées), ni de risque d’infiltration (mur mitoyen sans enduit hydrofuge).
            Quelle est votre avis?
            Merci par avance,
            Cordialement

          2. Bonjour, le maçon cherche à défendre son travail, c’est un réflexe naturel. Vous pouvez faire établir un constat et un rapport par un professionnel reconnu – je pense évidemment à un architecte, qui est donc membre d’une profession réglementée – en précisant que le coût de ce rapport sera à la charge de… qui a tort : voilà qui devrait le faire réfléchir.
            cdlmt,

  76. Bonjour, j’aurais besoin de votre avis notre maison est en construction et erreur de maçonnerie 8 cm de large sur 6 m de long reconnu par le chef de chantier .Une compensation sur un avenant électrique de 13 spots ,une évacuation de terre, et terrassement de terrasse nous a été proposé à leur charge en compensation .Sachant qu’il y avait déjà eu une erreur sur le garage sans compensation
    merci de votre avis

    1. Bjr, le dédommagement pour compenser une non-conformité est à convenir de façon négocié, si cette non-conformité peut être acceptée car sans conséquence (par exemple, non conformité seulement esthétique). Dans ce cas, c’est une bonne solution.
      Je ne peux pas vous donner mon avis sur l’importance du dédommagement, car vous seul pouvez l’apprécier, d’autant plus que c’est surtout une affaire de ressenti personnel et que je n’ai pas visité les lieux. cdlmt

  77. Bonsoir, ma maison a 6 ans et je viens de me rendre compte que 3 des 8 radiateurs ne fonctionnent plus du tout (chauffage au gaz de ville). Passage de plombiers, diagnostic: embouage suite à la pose de tuyaux PER en diamétre 12 donc se bouchent . Apparement du diamétre 16 est plus que recommandé. Je vais me mettre en relation lundi avec mon constructeur, mais est ce que cela peut etre considéré comme une faute du chauffagiste et donc passé dans la garantie décénnale? Merci de vos réponses

    1. Bonjour,
      – des radiateurs sont des équipements dissociables de l’ouvrage, et qui “fonctionnent”, ils relèvent donc de la garantie de bon fonctionnement, applicable seulement 2 ans après la réception. Donc il semblerait que votre sinistre ne soit pas pris par l’assurance,
      – MAIS en fait il semblerait donc que ce sont les canalisations qui sont défectueuses, pas les radiateurs. Or les canalisations ne sont pas dissociables du gros-oeuvre, elles constituent un réseau lié à la maçonnerie. En outre, on peut considérer que le chauffage est un élément indispensable pour vivre dans une maison, donc que sa défectuosité rend la maison inhabitable donc impropre à sa destination.
      Et ce cas relève bien de la garantie décennale !
      Je vous conseille de faire une déclaration de sinistre à l’assurance D-O bien étayée, en présentant un dossier technique judicieux : c’est le réseau qui est en cause (pas les radiateurs, avec justification technique à l’appui, DTU, prescription du fabricant, etc.), la maison va devenir rapidement inhabitable (avant les 10 ans de garantie décennale) et donc impropre à sa destinations, bref, un dossier qui montre clairement que vous n’accepterez pas un éventuel refus de garantie au titre de la garantie biennale de parfait achèvement. Il faut vous faire aider par un technico-juridique dans ce dossier – je pense évidemment à un architecte dont c’est le profil.
      Vous pouvez informer le constructeur, mais n’attendez pas de lui qu’il gère le sinistre à votre place, et je dirais même plus, il vaut mieux qu’il ne le fasse pas, car son intérêt vis-à-vis de son assureur DO est d’escamoter le sinistre (je ne dis pas qu’il le ferait, mais que ce serait son intérêt). A moins qu’il accepte de refaire tout le réseau à ses frais, mais ça, ce serait extraordinaire…
      Tenez-moi au courant, si vous voulez bien, cdlmt,

  78. Bonjour,
    Je me permets de vous solliciter concernant la mise de mes fondations hors gel. Avant toute chose je précise que sur les devis du terrassier et du maçon ils indiquent des fondations de section de 40×50 soit de 40 cm de profondeur et de 50 cm de largeur. Je suis dans une région de moyenne montagne qui préconise une mise hors gel à au moins 80 cm. Je construis une maison sur sous-sol (garage sur toute la surface habitable), avec les pièces à vivre au-dessus du sous-sol. Lorsque la maison sera finie, toute la partie sous-sol de la maison sera recouverte par la terre donc il n’y aura pas de problèmes concernant la mise hors gel des fondations. Sauf peut-être les fondations au niveau de l’ouverture de 5 m de la porte du garage qui elles ne seront pas recouvertes.
    Actuellement je suis en phase de construction (maison tout juste couverte) donc la maison a pour le moment des tranchés d’ 1 mètre de large et de 0.50 à 2.50 m de profondeur autour en attendant la remise des terres qui n’est pas encore faite.

    Ce qui m’inquiète est que depuis 2-3 semaines les premières gelés ont commencé et les premiers épisodes de neige aussi. Une fois la remise des terres faites elles seront en hors gel, mais pour le moment en attendant la remise des terres, elles ne sont qu’à 40-50 cm de profondeur, la profondeur de la fondation…
    La remise des terres étant prévue pour le mois de février je m’inquiète durant tout ce temps de la non mise hors gel de mes fondations ! De plus, les fondations de l’ouverture de ma porte de garage ne seront, je pense, même après remise des terres jamais hors gel !

    Dois-je m’inquiéter que durant l’hiver de la construction les fondations ne soient par hors gel? Que dois- je faire?

    De plus, sur le devis de mon maçon, pour une fondation de semelle filante, il indique “béton armé à 300kg/m3, section 40x50cm”
    J’ai fait des recherches et j’ai vu dans le DTU ci-joint
    https://www.batexpert-ciments-calcia.fr/sites/default/files/%5B…]files/DTU-13.1-P1-2.pdf

    que ce dernier indique plusieurs valeurs qui change selon-ci le béton est mis en œuvre à sec ou mis en œuvre dans l’eau” ?
    Qu’est-ce que signifie, quelle est la différence entre une mise en œuvre du béton à sec et/ou une mise en œuvre du béton dans l’eau?

    1. Bonsoir, il ne faut pas que les fondations soient exposées au gel. Or elles le sont déjà et en moyenne montagne, des températures négatives peuvent être sévères (j’ai exercé douze ans en moyenne montagne – 750 m d’altitude – et l’on a parfois eu des -15° à -20° à certains moments et à certains endroits !).
      Votre inquiétude est donc légitime. Il faut que vous fassiez remblayer au plus vite, surtout avant les grands froids de janvier.
      Quant aux fondations sous le seuil de garage, je ne sais que vous dire. Il semblerait qu’il n’y ait rien à faire, sauf à recouler une fondation en sous-oeuvre (mais c’est complexe et cher). Heureusement, dans la largeur de ce seuil, il n’y a pas le poids d’un mur, la fondation sera bien moins sollicitée.
      Et quant au béton coulé dans l’eau, cela ne vous concerne pas, je présume que vous ne fondez pas votre maison dans l’eau.
      Section de 40 x 50, c’est quand même mini, comme fondation, je trouve…
      Cordialement,

      1. Bonsoir,
        Merci pour votre réponse rapide
        Actuellement les gelés ne sont pas descendu en dessous de -4°C pensez vous que cela ai pu impacter les fondations ?
        Nous allons donc demander un recouvrement d au moins 40 cm autour des fondations en attendant la remise des terres définitives.
        Pensez vous que la fondation du garage non hors gel peut amener un danger dans la structure de la maison ?
        Vous dites que 40×50 c’est le mini. Quelles risques ces dimensions peuvent provoquer sur la structure?
        Cordialement,

        1. -4° ça suffit pour faire geler les fondations si ça persiste (la terre offre une résistance, mais à la longue le froid y pénètre en faible profondeur, disons < 1 m). Il ne faut donc pas les laisser ainsi. Il est difficile de prévoir l'avenir pour la faiblesse des fondations sous la porte de garage. Disons que c'est l'endroit le moins sollicité, donc le moins risqué... Quant aux dimensions, je ne fais jamais moins que 80cm (haut) x 50 cm(large), quel que soit le résultat de l'étude de sol qui permettrait de réduire.

          1. Merci,
            Vous dites que les fondations ont des dimensions limites.
            Quelles sont les risques d avoir des dimensions de 40×50?
            Qu’est-ce que ça peut engendrer au niveau structurel ?
            Et si jamais des désordres doivent arriver ils devraient apparaître dans les 10 ans c’est à dire couvert par la décennale ?

          2. Le bâtiment sera couvert par l’assurance décennale (pendant 10 ans à compter de la réception, comme son nom l’indique).
            Attention : ne mentionner surtout pas une “réserve” sur les fondations, lors de la réception ! Sinon, vous ne seriez plus couvert : un ouvrage mentionné en “réserve” fait disparaître la garantie décennale, du moins tant qu’il n’a pas fait, plus tard, l’objet d’un constat de levée des réserves après les travaux de réparation. Donc, vous ne parlez pas des fondations.
            Sauf si, évidemment, des fissures apparaissent en cours de chantier : il faudra alors les réparer avant la réception. Je ne vous souhaite pas ce scenario : les reprises en sous-oeuvre sont complexes à réaliser, il vous faudra nécessairement les conseils voire la maîtrise d’oeuvre d’un technicien indépendant. cdlmt

  79. Je suis en ce moment en pleine construction de ma maison mais j’ai un soucis . Le commercial m’avait dit qu’il y aurait maxi 15cm entre le sol et le RDC, mais là il y a au moins 50cm devant la porte d’entrée et 90cm coté terrasse à l’arrière de la maison (le terrain est en pente)
    Pour info je suis une personne handicapé et 50cm veut dire escalier
    Le terrassier m’a dit que je pouvais ramener de la terre mais qu’il fallait construire un mur sur tout le périmètre pour retenir la terre car actuellement c’est un grillage
    Je ne sais quoi faire ?
    Dois-je demander au constructeur de prendre les murs a ça charge ?
    D’avance merci

    1. Bonsoir, bien sûr, vous pouvez EXIGER que le constructeur finisse correctement son travail ! Il n’y a pas à discuter, évidemment. Le constructeur vous doit un projet fini conforme au dossier de permis de construire, où je suis sûr qu’il n’y a pas une telle marche sur les plans de façades.
      Et bien sûr aussi, vous bloquez tout paiement en attendant. Le constructeur tente un coup à vos dépens (ne pas faire ce qu’il doit pour gagner plus d’argent, à votre détriment): soyez ferme et tenez-moi au courant, si vous voulez bien.
      Cordialement,

  80. Bonsoir
    Je fait construire par habitât concept qui a fait des plans avec une maison fortement enterrée car terrain en pente.
    Le KRAUP prévoit que le dessus de la dalle de ref de chaussée devra être situé au dessus du niveau fini de la voirie publique entre 0 et 20cm. Vu la pente du terrain, il est impossible que je respecte ces règles. Une autre règle est également spécifié : Il faut conserver le terrain naturel sur 1 mètre en mitoyenneté . Étant mitoyen d’un côté , ils ont prit le point 0 du côté mitoyen (côté bas de la route). Je demande à être plus haut de ce côté pour être moins enterré de l’autre et ne pas être en dessous du niveau 0 de la route. Que dois-je faire? Quelle règle prime sachant qu’avec un terrain en pente je ne pas respecter toutes les règles. Le lotisseur reconnaît que les prescriptions du KRAUP ne prend pas en considération ce cas de figure
    Merci de votre réponse
    Cordialement

    1. Bonjour, je ne peux pas vous dire ici ce qu’il est possible de faire, je ne connais pas ce “KRAUP” (un règlement d’urbanisme, je présume).
      Quel est le contexte ? un professionnel vous propose les plans d’un projet. Ce projet semble être incompatible avec les règlements d’urbanisme locaux. Les plans sont donc inutilisables en l’état.
      Il me semble indispensable d’avoir une réunion avec le service de l’urbanisme de la Mairie (c’est elle qui délivre les permis de construire), le professionnel (cet “habitat Concept”) et vous, pour envisager ce qui est possible de faire ou pas.
      Les règlements d’urbanisme contraignant lors de terrains particuliers (ici, en pente), sont le domaine d’excellence des architectes, il semble que votre professionnel ait des compétences limitées en la matière. Vous devriez aller voir un architecte.
      Et bien entendu, tout projet établi et impossible à réaliser n’est pas dû et ne peut pas constituer un engagement, contrat signé ou pas.
      cdlmt

  81. Bonjour,
    Nous faisons construire une maison hors d.eau hors d.air le conducteur de travaux nous avoue qu’il manque 15cm au niveau des murs en angle, donc mur pas droit.
    Nous dit que cela peut se rattraper Avec le placo!
    En sachant que nous devons signer la livraison cette semaine, veut nous acheter du matériel pour rattraper l’erreur !
    Nous ne savons pas quoi faire!
    Merci de votre aide

    1. Bonjour, jamais le placo ne pourra rattraper 15 cm, évidemment ! Le cmi vous prend pour des naïfs. Si la maison n’est pas conforme aux plans, c’est-à-dire au contrat, vous avez droit à une démolition + reconstruction si la malfaçon est inacceptable, et à un dédommagement, si elle est acceptable. F
      aites vous conseiller par un architecte, vous y verriez plus clair sur ce qu’il est possible de faire (mais, à mon avis, avec une visite AVANT la réception, pas pendant, c’est un piège car vous perdriez alors votre droit d’ajouter des réserves dans la semaine qui suit la réception !). cdlmt

  82. Bonjour,
    Réception d un appartement en Vefa.
    Merci pour votre précédente réponse (hauteur plafond)
    On nous demande d accepter la pose d un receveur de douche plat (avec pente intégrée), le problème est qu il est posé de travers avec 1 cm d écart entre une extrémité et l autre vis à vis du sol sur un côté.
    Le constructeur nous dit qu une partie de l écart est du à la planéité du sol et que dans ces conditions les 2 tolérances se cumulent (différentiel de niveau du sol et la pente du receveur).
    Quand pensez vous svp?

    1. Non, on ne peut pas accepter tout et n’importe quoi. 1 cm d’écart sur la longueur d’un bac à douche, c’est très au-delà des tolérances.
      Si le sol est très mal posé, on le casse et on le refait correctement, au moins dans la salle de bains. Soyez ferme (si je puis me permettre).
      cdlmt,

      1. Bonjour, merci de votre réponse.
        Il y a hélas beaucoup de désordres dans notre futur appartement. Le receveur de douche, la pose du carrelage, les encadrements des fenêtres aluminium détériorés à la bombe pour masquer des rayures, radiateur posé au milieu d une pièce au lieu d un coin comme sur le plan électrique etc…
        Nous souhaitons donc faire consigner les 5% restants. Le constructeur doit il obligatoirement être d accord pour faire consigner? Visiblement il faut l accord du maître d ouvrage qui se trouve être le constructeur ..
        Merci par avance

        1. Bonjour, quelques précisions juridiques :
          – le maître d’ouvrage, c’est celui pour qui les travaux sont faits ; en général, c’est le client (à ne pas confondre avec le maître d’oeuvre qui est l’architecte). Vous achetez un appartement neuf, donc je présume en VEFA. Ici, il s’agit donc d’un promoteur immobilier et non d’un constructeur.
          – promoteur immobilier : c’est un maître d’ouvrage vis-à-vis des entreprises de construction (artisans), mais il ne l’est pas vis-à-vis de vous. Pour vous, c’est un vendeur qui vous apporte les garanties légales obligatoires.
          – constructeur : c’est une entreprise de construction, comme un artisan, mais qui sous-traite la plupart des travaux. Les clients des constructeurs (et des artisans, et des architectes…) sont, eux, des maîtres d’ouvrage.
          Bien sûr, vous pouvez – et même vous devez – consigner les 5% restant tant que tout n’est pas ok. Et heureusement que vous n’avez pas à solliciter l’accord du promoteur ! (ni d’un constructeur, si c’était un autre contrat) sinon, il n’y aurait jamais de consignation.
          Vous pourriez vous faire assister par un architecte ? Il y a peut-être des malfaçons qui vous ont échappé. Vous n’auriez aucun mal à récupérer auprès du promoteur sa rémunération pour sa visite (qui ne doit guère être élevée).
          cdlmt,

      2. Bonjour, merci beaucoup,
        Le constructeur nous répond simplement qu il y a des pentes croisés et du coup les 2 cumulés on est dans la tolérance ! Pour eux ce n est qu un désordre esthétique. Ça me choque des réponses pareil mais du coup en tant que non professionnel c est compliqué de répondre.
        Pourriez vous me dire quelle est la tolérance d une pente d un receveur svp? Et elle peut s annuler avec la tolérance du carrelage (sens inverse) ?
        Merci par avance

        1. Bonjour, à votre place j’écrirais dès aujourd’hui une lettre RAR au cmi que, puisqu’il continue à vouloir m’imposer un bac à douche mal posé, je prends conseil auprès d’un architecte sur ce point-là, et que si l’architecte montre que le cmi a tort, je retiendrai sa rémunération sur la somme encore due au cmi. Par exemple :
          “Monsieur,
          vous persistez à affirmer qu’un décalage de 1 cm dans la pose de mon receveur de douche est normal pour une maison neuve, ce que je trouve stupéfiant. Je prends donc conseil auprès d’un architecte pour qu’il m’éclaire réellement sur les règles de l’art en la matière et je vous ferai part du résultat de son expertise. Bien entendu, si cet architecte me donnait raison dans mon refus de cette malfaçon, je retiendrais sa rémunération sur les sommes encore dues au titre de notre contrat.
          Veuillez agréer… ”
          En lettre RAR, évidemment.
          Cdlmt,

          1. Bonjour,
            Merci de prendre le temps de me répondre.
            Qu est ce que le CMI svp?
            Nous achetons un appartement en VEFA ce sont les mêmes normes qu en maison individuelle?
            Encore merci

          2. Bonsoir,
            – le CMI est le : Constructeur de Maisons Individuelles. Il signe des CCMI : Contrats de Construction de Maison Individuelle.
            – les normes de construction, autrement dit les “règles de l’art”, essentiellement les Documents Techniques Unifiés (DTU), sont générales, mais les réglementations sont différentes et beaucoup plus contraignantes pour les logements en immeuble collectif : incendie, accessibilité, etc. et surtout isolation phonique.
            Cdlmt,

  83. Nous avons fait construire par un constructeur. Les plans proposés prévoyaient des cloisons de 7cm. Nous avons souhaité des cloisons phoniques pour les pièces donnant sur l espace de vie, cuisine, sdb et wc. Ce qui a fait l objet d un avenant signé avec plus value à payer sur le prix de la maison de 1500e . Les plans ont été modifiés mentionnant les cloisons phoniques de 10cm. Nous avons été livrés en juillet 2019 et nous sommes aperçus en octobre 2020 que les cloisons ne faisaient pas 10cm mais 7cm.
    L absence des cloisons phoniques est préjudiciable . Nous souhaitons donc être remboursé du trop versé mais également être indemnisé .
    Quels recours avons nous ? Comment faire évaluer notre préjudice ?
    Merci d avance

    1. Bonsoir, la réception étant passée, le CMI risque de vous dire que c’était une malfaçon apparente à ce moment-là (réception) et donc que vous l’avez acceptée tacitement. Il vaut donc mieux juridiquement que vous ne soyez pas au courant des épaisseurs de cloison, mais que vous ayez un doute sur l’isolation phonique. Je conseille donc de demander au CMI (toujours en lettre RAR, c’est indispensable) qu’il vous confirme les performances d’isolation phonique des cloisons, conformément à l’avenant conclu et au titre de la garantie de parfait achèvement.
      Soit il reconnaît son erreur, et vous pouvez convenir avec lui d’un dédommagement (bien supérieur à la plus value des cloisons, bien entendu),
      soit il dit que tout est conforme à l’avenant, et il sera donc en faute (puisque ce ne peut pas être la cas). Il vous sera alors plus facile de négocier la suite.
      Tenez-moi au courant de sa réponse, si vous voulez bien. Cdlmt,

  84. Bonjour,
    Nous achetons un appartement neuf, lors d une visite nous avons mesuré la hauteur sous plafond. Elle est de 2.45 au lieu de 2.50 mentionné au contrat.
    Quel est la tolérance entre le contrat et la réalisation svp?
    Merci par avance

    1. Bonjour Emilie,
      Il apparait parfois dans les documents que vous signez, des “petits” textes décrivant une certaine latitude vis à vis de la mise en oeuvre lié aux contraintes techniques.
      C’est très régulièrement utilisé par les constructeurs ou vendeurs en VEFA.
      Relisez les documents qui vous ont été remis pour voir si une telle clause n’est pas incluse.
      Cette différence de hauteur sous plafond est-elle liée à une contrainte technique de réseaux ou autre ?

      1. Bonjour,
        Merci de votre retour, pas de contraintes techniques à notre connaissance. Il y a juste un retour dans une chambre pour les gaines qui effectivement baissé encore plus la hauteur mais c était prévu.
        Du coup pensee vous que l on peut faire un recours svp?
        Merci

    2. Bonjour, je ne crois pas qu’il y ait une tolérance spécifique pour les hauteurs de plafonds ? (je peux l’ignorer, je ne sais pas tout, loin de là..!).
      Cette tolérance peut être mentionnée dans un contrat, ce qui est très rarement le cas.
      Les tolérances de réalisation pour le sol et le plafond amèneraient en cumulé une différence de 3 ou 4 cm. Les tolérances de surfaces pour un achat d’un logement en VEFA sont souvent de 5%, ce qui nous amène bien au-delà des 5 cm, si l’on faisait l’analogie.
      En fait, il faut apprécier si vous subissez un préjudice, outre celui de ne pas avoir la hauteur de plafond attendue (meuble spécifique que vous ne pourriez plus placer dans votre logement, par exemple). Cdlmt

  85. Bonjour, d’après les relevés de points de niveau le constructeur n’a pas respecté la hauteur de dalle, soit 60 cm en dessous de la hauteur prévue sur le plan (30cm en dessous du point de référence 0), de la sortie d’évacuation jusqu’au TAE il y a 36m, concrétement je n’ai que 12cm de différence, ce qui me laisse une pente pour le TAE de 0.3333cm au mètre ce qui est largement insuffisant, après la visite du CT, il me précise qu’il a volontaitrement baissé le niveau de la dalle car sinon on aurait un vide sanitaire trop important, il me précise également qu’il n’avait pas non plus visé le bon TAE (ce dernier était effectivement trop bas. Il me propose de relever la sortie d’évacuation de 25 cm afin d’arriver au 1cm au mètre sur 36 mètre cela revient également à diminuer la pente sous la dalle.
    En sachant qu’il s’agit d’une mauvaise appréciation du constructeur;
    -Est ce que la pente serait suffisante?
    -Est ce que j’ai un recours (réserves?)
    Merci de votre réponse
    Cordialement

    1. Bonjour, d’après de que je comprends, il y a eu une erreur de conception (hauteur) et/ou de réalisation (vide sanitaire trop important ???! En quoi serait-ce gênant ?).
      La pente sera-t-elle suffisante ? La pente minimale est de 5 mm/m, à mon avis c’est beaucoup beaucoup trop peu. Il faut être un artiste pour qu’il n’y ait jamais le moindre creux de 5 mm dans une canalisation de 36 m. Il faudrait par exemple poser la canalisation sur un lit de béton parfaitement aligné au laser.
      1 cm/m, c’est jouable, mais c’est très difficile à faire. Il faut que le fond de forme (le fond de la tranchée) soit parfaitement rectiligne sur 36 m ! avec un lit de sable (en pente, donc), parfaitement dressé, à 5 mm près en tout point (c’est tout petit, 5 mm). Il vaudrait mieux faire une chape maigre vérifiée au laser pour y arriver. Pour ma part, je préconise 3 cm/m dans mes descriptifs de travaux.
      Ai-je un recours ? Bien sûr, toute non conformité au contrat vous donne droit à un dédommagement.
      Cdlmt,

  86. Bonjour,
    le conducteur de travaux a coulé la dalle béton de notre salon sans surélevé le ferraillage, y’a t il un risque pour les prochaines années ? fissures ou autres ?
    EN sachant que nous avons déja un affaissement de cette dalle de 1.5 cm en 1 an, on nous proposes une injection de resine pour la surélévation.
    Qu’en pensez vous ?
    Merci

    1. Bonjour, les risques de tassement et fissurations sur les dallages en béton posés sur hérisson sont très important : voir l’article sur ce site “Hourdis ou dallage ?”. Le treillis soudé doit être en position haute, en effet, mais ce n’est pas facile à réaliser et ce n’est presque jamais fait. C’est un anti-fissuration (à efficacité limitée…).
      Si votre dallage s’affaisse de 15mm au bout d’un an, c’est mauvais signe ! A votre place, je ferais une déclaration de sinistre en garantie décennale, car une simple injection risque de ne pas suffire et que vous retrouviez le problème dans 2 ans, 4 ans, etc. (je présume que vous avez réceptionné ?). cdlmt,

  87. Bonjour
    nous avons un pavillon des années 1970 avec sous sol complet semi enteré
    Une dalle en beton est presente sur pratiquement tout la surface(75m²) sauf dans une petite piece qui devais peut etre servir de garde manger ou cave a vin dans cette petite piece (de a peu pres 9 m²) le sol est en sable je ne comprend pas pourquoi la dalle n’est pas complete …. il y’ a peut une raison ou risque structurel ?

    1. Bonjour, non pas du tout, celui qui a fait construire cette maison (ou son architecte 🙂 ) était un amateur de bons vins, tout simplement, et il a laissé volontairement le sol en terre battue : il permet d’avoir un degré hygrométrique constant dans la cave à vin, ce qui est excellent pour sa parfaite conservation.

  88. Bonjour, notre chapiste a coulé une chape anhydrite qui, en accord avec nous, ne serait pas recouverte. On devait y appliquer un bouche pores puis un vernis grand passage.
    Or, la chape présente 11 fissures de plus de 0,3 mm. Le chapiste a fait venir l’entreprise chez qui elle a pris le béton. Ils ont préconisé une colle epoxy pour reboucher et on assurait que ça ne devrait pas continuer.
    On ne peut plus utiliser cette chape comme décorative et nous allons y mettre un béton ciré (qui n’était pas prévu dans notre budget). Est ce qu’il est normal d’avoir autant de fissures sur une chape anhydrite? La pose du béton ciré sur ce support est elle sans risque? Si je le pose moi même et que des désordres apparaissent ensuite, est ce que je vais devoir assumer? Merci pour votre aide car j’ai l’impression que personne n’assume. Bien cordialement

    1. Bonjour. Eh bien, je ne saurais pas répondre… J’emploie peu les chapes anhydrites (leur temps de séchage qui n’en finit plus m’exaspère !) et je ne les ai jamais laissées non-recouvertes. Il faudrait vous adresser à un spécialiste – un “vrai”, car c’est un ouvrage délicat. Et en premier lieu, comprendre pourquoi cette chape fissure : manque de dilatation périphérique ? mauvais consistance de la chape ? (si c’est du béton prêt à l’emploi, ce n’est guère possible), séchage trop rapide ? etc.
      A priori, la colle époxy est une bonne solution, mais sous toutes réserves, encore une fois ! Désolé de ne pouvoir en dire plus, cdlmt,

  89. Notre conducteur de travaux nous fait savoir qu’il y a un problème il manque 30cm soit une rangée de parpaing au niveau du mur. Le placo est déjà posé charpente tuiles etc..
    1ere option ils enlèvent tous et ils refont
    2ème option s’ils peuvent éviter car apparemment ils dépassent pas la côte donc peut être ne pas faire de modifications au niveau du permis de construire.
    Merci pour votre retour.

    1. Bonjour, si le mur peut être moins haut sans gêner la hauteur du plafond intérieur ni rien d’autre, il serait donc inutile de tout refaire.
      Mon interrogation est alors : pourquoi avoir prévu 30 cm de plus qui ne servent à rien…?
      Pensez éventuellement à demander un PC modificatif, si c’est nécessaire. Cdlmt,

  90. Bonjour nous avons fait construire notre maison avec un contrat ccmi en limite de propriété (cote garage). Ce jour, la construction mitoyenne a commencé et il s’avère que nos fondations dépassent dans leur terrain . Que faut il faire ? Le constructeur demande à casser le béton . N y a t’il pas un risque pour notre maison ?

    1. Bonjour, si la construction est encore à ses début (maçonnerie), à votre place je ferais stopper tout de suite les travaux (lettre RAR) et j’indiquerais la suite :
      1° soit le voisin accepte d’établir une servitude d’occupation du terrain voisin – devant notaire, c’est obligatoire – et évidemment, je retiendrais le coût de l’achat de cette servitude (et le coût de l’acte, très faible en l’occurrence) au CMI (avenant écrit),
      2° soit le voisin refuse, et c’est la démolition complète, y compris les fondations.
      N’oubliez pas que c’est VOUS qui êtes juridiquement responsable, notamment vis-à-vis du voisin. Le voisin n’a pas à connaître le détail de vos relations avec le CMI ou des artisans : la fondation de VOTRE maison empiète chez lui, il pourra exiger la démolition de votre maison, même plus tard, quand il le voudra (il a 30 ans pour agir !), à vos frais bien entendu. Et les juges donnent raison au voisin dans ce cas : personne n’a le droit d’aller construire chez un voisin, jamais. La jurisprudence montre que la tolérance est inférieure à 1 cm. C’est donc beaucoup trop dangereux de ne rien faire, même si aujourd’hui le voisin ne dit rien.
      Techniquement, on ne peut pas casser la fondation qui déborde, ce n’est pas conforme aux règles de l’art, car il y a un risque de basculement avec un mur excentré, les efforts de basculement n’étant pas pris en considération dans l’ouvrage, évidemment.
      Cordialement,

  91. défaut d’implantation de ma plateforme du garage 60cm en empiétement sur un chemin en indivis mon maitre d’oeuvre ne veut rien savoir et ne ne mas jamais fournit ses contrat d’assurances ,que dois-je faire?

    1. Bonjour,
      1° – si ce n’est pas déjà fait, vous stoppez les travaux en écrivant un mél à tout le monde (mél général), doublé d’une lettre RAR à votre maître d’oeuvre.
      2° – vous mettez votre maître d’oeuvre en demeure de réaliser l’ouvrage conformément à la loi (pas construit chez un voisin !) et au permis de construire. Il doit vous proposer une solution dans les 15 jours, sous peine d’assignation immédiaite en justice – sans aucun coût de votre part, bien évidemment.
      3° – dans la MISE EN DEMEURE vous exigez également son attestation d’assurance en responsabilité civile décennale (obligatoire par la loi) et d’assurance en responsabilité envers les tiers. Vous pouvez rappeler que l’absence d’assurance décennale peut entraîner une responsabilité pénale.
      D’une façon générale, PERSONNE NE MET LES PIEDS SUR UN CHANTIER (ni même ne signe un contrat) SANS ATTESTATION D’ASSURANCE VALABLE. Je rappelle que les architectes, c’est-à-dire ceux qui sont inscrits au Tableau de l’Ordre des architectes, vérifiable en ligne, sont TOUS assurés (sinon ils sont radiés de l’Ordre).
      Attention : beaucoup de gens se prétendent “architecte” sans l’être. C’est très souvent le cas pour ceux qui s’auto-proclament “architecte d’intérieur”.
      Cordialement,

  92. Bonjour,
    Après le séchage de la chape liquide des moisissures sont apparues sur le placo principalement dans les pièces côté nord de la maison, On peut voir de la condensation sur les fenêtres et la maison n’a pas du tout était aérée par le constructeur. Il nous informe que c’est normal qu’il suffit de les retirer à l’aide d’un chiffon et qu’en suite nous pouvons mettre la peinture. Le placo n est pas humide ce qui nous rassure mais est ce qu’il n’est pas nécessaire de mettre à minima un produit spécial ?
    Merci

    1. Bonjour, c’est bien bête de la part du constructeur (si je puis me permettre) de n’avoir pas aéré la maison dès que la chape a été coulée. Tout le monde le sait : il faut aérer dans la journée et la nuit, il faut fermer les volets mais laisser les fenêtres ouvertes.
      Puisque le constructeur vous dit que “ce n’est rien, très simple à enlever”, il me semble que la seule réponse à lui faire est :
      “Ah bon, c’est normal et très simple à enlever ? tant mieux. Eh bien, dès que vous aurez tout nettoyé et que vous m’aurez livré des murs en parfait état – j’achète une maison à l’état neuf, n’est-ce pas ? – j’envisagerai le paiement de la tranche des travaux correspondant. En attendant, je considère que cet ouvrage est en cours de chantier, qu’il n’est pas fini. Vous me préviendrez quand ça sera fait, car le délai délai des pénalités de retard continue de courir.”
      Bien cordialement,

      1. Merci de votre réponse qui a été très efficace auprès de notre constructeur qui a fait intervenir dans la semaine une entreprise spécialisée de nettoyage.
        Bonne continuation

  93. Bonjour,
    Notre construction accuse un retard conséquent de plusieurs mois, nous avons mis en demeure le CST ainsi que son garant.
    Nous arrivons en période hivernale avec les premières gelées. Selon le CST les circuits d’eau sont en pression mais la maison n’est à ce jour pas chauffée. Nous ne savons pas s’il existe un risque pour les canalisations et/ou les fondations et souhaiterions savoir comment procéder pour avertir, exiger du CST qu’il fasse le nécessaire afin d’éviter d’éventuels dégâts.
    Pouvez vous nous éclairer sur les démarches possibles compte tenu de la situation et de notre action de mise en demeure ?
    Vous en remerciant par avance.
    Cordialement.
    Mr Kobe

    1. Bonjour, le réseau d’eau sous pression et soumis au gel, va geler, bien sûr. Vous le verrez tout de suite, car il y a aura des fuites (probablement nombreuses). Vous devez bien veiller à ne pas réceptionner si le réseau d’eau n’est plus sous pression, car alors vous ne verriez pas les fuites.
      Le cmi doit réparer et chauffer la maison pour qu’elle soit au moins “hors gel “(+5°). A ses frais, bien sûr, pas aux vôtres !
      Je suis toujours très surpris des délais exagérément longs des travaux prévus dans les ccmi ! Comment se fait-il que les clients les acceptent ? (je voudrais juste comprendre). Hier encore, j’ai visité une maison de cmi de 100m² sur sous-sol, délai contractuel = 15 mois !!! Soit exactement le double du délai que j’aurais indiqué (il faut 4 – 5 mois pour faire une telle maison, mais il faut prendre un peu de marge bien sûr, j’aurais mentionné 7 mois si j’avais dû m’en occuper). Et en plus, le cmi est en retard !! Je crois que même avec un délai de 5 ans, il aurait été en retard…
      Cordialement,

  94. bonsoir,
    Nous nous sommes lances dans une rénovation générale d’un ancien batiment. La réservation des baies a été prévue trop basse. Aussi quand l’isolation et le chape anhydrite seront faites, le sol fini (beton ciré) sera plus haut de 2,5 cm que le seuil de la baie. Notre maitre d’oeuvre nous dit que c’est mieux. En regardant tous les modèles de baie encastrée, cela nous parait très étrange. Quels sont nos recours ? Quelles sont les solutions à l’amiable ? Cela constitue-t-il une malfaçon ? peut on invoquer une malfaçon esthétique et comment jauger financièrement le préjudice ?
    Bonne soirée

    1. Bonsoir, c’est en effet une erreur, ce ne sera pas esthétique et en plus vous aurez une petite marche qu’on risque de mal voir, ce qui fera trébucher.
      Refusez ! Vous êtes le maître d’ouvrage, c’est vous qui payez. Refusez auprès du menuisier, du maître d’oeuvre, et de qui est concerné. Et vous faites arrêter le chantier tant que la solution ne sera pas trouvée. Et si cette solution vous porte un préjudice, vous en demandez réparation.
      Soyez ferme, donner un délai pour que l’on vous propose une solution (je pense évidemment à votre maître d’oeuvre : c’est son travail), par exemple lettre RAR pour qu’il vous propose une solution au 30 novembre, sinon : assignation générale dès le 1° décembre. Dans le monde du “bâtiment”, si l’on veut des résultats, il ne faut surtout pas être timoré.
      Bonne soirée, cdlmt

  95. Bonjour,
    Nous venons de faire construire une maison neuve et l’on nous a fait remarquer que les fondations de notre maison ne sont pas hors gel !! Quelle solutions avons nous pour la mettre hors gel.
    Cordialement

    1. Bonjour, en êtes vous sûrs ? Ce qui compte, ce n’est pas le haut des fondations, mais leur base, bien sûr. C’est la profondeur à laquelle elles reposent. En général, la profondeur “hors gel” est de -60cm (plus en haute montagne et un peu moins au sud, au bord de la mer). Il faudrait donc que vous ayez des toutes petites fondations de moins de 60 cm de hauteur et qui affleurent en surface ! Ce ne doit pas être le cas ?
      Cdlmt,

  96. Bonjour
    Nous avons un constructeur qui n’a pas respecté le temps de séchage de la dalle sur le vide sanitaire (même pas une semaine) idem pour les fondations.
    Que devons nous faire ?
    Merci. Pour votre aide nous avons des photos datées.

    1. Bonjour, si vous avez un vide sanitaire, c’est que vous avez un plancher hourdis.
      Le temps de séchage du béton est de 21 jours pour qu’il atteigne sa résistance maximale. C’est important pour des éléments fins et très sollicités, comme une poutre par exemple. Par contre, il est souvent inutile d’attendre autant pour des éléments comme les fondations, ou comme un dallage ou un plancher hourdis (ceux-ci demandant quand même un peu plus de temps que les fondations).
      Si le séchage a été de 5 ou 6 jours, il aura été probablement suffisant. Vérifiez-le en regardant s’il y a des fissures, autres que les petites fissures de retrait dues au séchage lui-même.
      Cdlmt,

  97. Bonjour, mon problème est identique à Charles j’ai des joints de maçonnerie friables et vos réponses apportées à son problème me sont très utiles. Ma maison est hors d’eau hors d’air et les joints se grattent très facilement sur plusieurs centimètres.
    Est-ce que cela est dangereux de vivre dans une maison avec ce genre de problème et quel est le problème principal qui puisse survenir par rapport à cela.
    Bien à vous,
    Mr Voirin

    1. Bonjour, c’est vraiment dommage ces soi-disant professionnels qui ne sont pas fichus de faire des joints correctement…
      Je vous ferai donc la même réponse qu’à Charles, si ce n’est que vous n’avez pas encore un peu de recul pour vérifier si la maison est bien stable, si il n’y aura pas de problème de fondation. Si vous êtes sûr que les fondations respectent bien l’étude de sol, ce sera rassurant. Cdlmt

      1. Bonjour, je n’ai malheureusement aucune preuve que les fondations respectent bien l’étude de sol. La maison doit être généralement stable au bout de combien de temps ? Et concernant mes fondations d’ailleurs, les maçons les ont coulé le matin à 9h et ont monté le 1er rang d’agglo en fin d’après-midi le même jour et ont poursuivi le lendemain et les jours suivants. Aucun temps de séchage. Pareil concernant la dalle coulée le matin à 10h et en passant sur le chantier le soir, il y avait déjà 5 palettes d’agglo posées sur la dalle et la maison s’est montée dès le lendemain. Qu’en pensez-vous ?
        Bien à vous,
        Mr Voirin.

        1. Bonjour, aucun temps de séchage pour les fondations, ce n’est pas très sérieux. Mais ce sera probablement sans conséquence, bâtir une rang d’agglos puis deux ne charge que très peu les fondations. 4 ou 5 jours après, si le hourdis n’est pas posé, la prise des fondations doit être suffisante pour poursuivre le chantier.
          Par contre, charger le plancher le jour même, c’est prendre de gros risques. Les palettes ont dû être posées sur les murs, quand même, pas au milieu des planchers sur le vide (ce se serait écroulé). Si rien ne s’est passé (pas de fissure), tant mieux, mais ce ne sont pas des choses à faire, si je puis dire. C’est comme rouler à 100 km/h en ville, c’est prendre des risques bien inutilement, même s’il n’y a pas toujours un accident.
          Bien à vous aussi,

      2. Bonjour, selon vous, combien de temps faut-il pour que la maison soit absolument stable et qu’il n’y ait plus de risque que des fissures apparaissent ?
        Bien à vous,
        Mr Voirin

  98. Bonjour, j’aurais une question concernant la pose d un plancher chauffant. Mon constructeur pose ce plancher, ce qui est prévu est un essai à 5 bars une fois posée puis ils coulent la chape (pas chape fluide à priori) et ensuite pose le carrelage en ne laissant sécher la dalle que quelques jours (5 environ).
    Ma question est est ce suffisant comme séchage sachant que j’ai lu ici ou là qu il fallait attendre au moins 14 jours?
    Cordialement

    1. Bonjour, je suis très surpris qu’un plancher chauffant ne soit pas enrobé par une chape fluide. Demandez au CMI qu’il vous transmette les coordonnées du fabricant de plancher et vérifiez sur internet si ce fabricant ne préconise pas une chape fluide (pas forcément anydrite, mais fluide quand même). Ce sera très très probablement la cas. Vous pourrez alors demander au CMI qu’il suive les préconisations du fabricant, pour que votre plancher soit bien fait et donc performant. Ce serait dommage que pour quelques € supplémentaires à gagner (la chape normale coûte un peu moins cher que la chape fluide, mais pas beaucoup moins), il réalise mal le plancher chauffant ! On ne peut pas tout sacrifier pour faire toujours plus de profit sur le dos ces clients, n’est-ce pas ?
      La chape devra être parfaitement sèche quand vous poserez le carrelage. Si c’est une chape fluide, ce sera plusieurs semaines, chantier fenêtres ouvertes (volets fermés) pour bien aérer. Il faut la tester pour en être sûr, et ne pas prendre de risque : vous n’êtes pas à 3 jours près alors qu’il pourrait y avoir un sinistre plus tard obligeant de tout casser au marteau piqueur, vous imaginez la catastrophe ! Il faut tester la chape. Nota : seul le test à la bombe à carbure est reconnu par les tribunaux.
      Cordialement,

  99. Bonjour Mr Espagno,
    J’ai construit avec CCMI il y bientôt 2 ans une maison traditionnelle en parpaing. Je me suis aperçu très vite qu’il y avait un problème au niveau de la maçonnerie. La plupart des joints étaient marrons et non pas gris et même après plusieurs jours de séchage, j’arrivais à les gratter facilement sur plusieurs centimètres avec une pièce de monnaie. Aujourd’hui encore, les joints accessibles, dans le garage et le grenier non isolés, se grattent très facilement parfois même avec l’ongle. Quels risques sur la maison et ais-je encore la possibilité aujourd’hui de faire reconnaître le problème par un expert ? Puis-je encore me retourner contre le constructeur ?
    Merci beaucoup pour vos réponses.

    1. Bonjour, des joints marrons qui se délitent ? Il ne doit y avoir que très très peu de ciment. Ce serait évidemment non conforme aux Règles de l’Art (DTU).
      Ca ne provoquera peut-être pas de sinistre, on voit des anciennes bâtisses avec des joints terre + chaux qui offrent eux aussi peu de résistance. Pourtant, ces bâtisses sont toujours là un siècle après. En fait, j’imagine que si les fondations sont parfaites, sur un sol bien dur, il n’y aura pas de conséquence. Mais s’il devait y avoir des tensions dans la maçonnerie, le peu de résistance des joints ferait que des fissures apparaîtraient facilement.
      Le problème touchant la structure, l’ouvrage est soumis à garantie décennale. Vous pouvez faire une déclaration de sinistre en bonne et due forme à la D-O, en lettre recommandée. Vous pouvez aussi saisir directement le CMI au titre du non-respect du contrat : votre contrat mentionne que les ouvrages seront conforment aux règles de l’art et aux DTU, ce qui ne serait pas le cas.
      Cordialement,

      1. Bonjour et merci beaucoup pour votre réponse. Oui je pense que certains joints sont très maigres et sûrement y a-t-il eu pour certains un problème de température.
        En effet, le maçon montait les murs certains jours par 0 degré et terminait à 19h. Il y a eu 2 jours où les températures nocturnes sont descendues à -6° sur un mortier frais. Le constructeur et le maçon sont venus sur place à ma demande et n’ont évidemment rien trouvé d’anormal à la maçonnerie, me disant qu’une construction était un ensemble et que jamais les murs ne bougeraient même si le mortier paraissait ”un peu” maigre de l’aveu même du constructeur. Je les ai menacé de faire intervenir un expert mais le constructeur m’a indiqué qu’il y aurait rupture de confiance mutuelle et qu’il m’interdirait l’accès à mon chantier si je faisais cela. J’ai finalement laissé tomber et je le regrette aujourd’hui. Je précise que le terrain est en majorité argileux, ma maison est montée sur vide sanitaire et j’espère que les fondations ont été faites dans les règles de l’art. Selon vous, il n’est donc pas trop tard, 2 ans après, pour faire constater le problème là où les joints sont encore accessibles ?
        Merci pour votre réponse et de me rassurer si possible.

        Cordialement,

        1. Votre mél met en évidence les boniments et les méthodes de chantage très répandues de certains constructeurs. Il n’y a pas nécessairement une relation de confiance à maintenir entre un CMI et ses clients, puisque le CMI a une obligation de résultat : il doit livrer le bâtiment conforme au contrat, relation de confiance ou pas.
          Si les joints ont gelé avant d’avoir fini leur prise (et ils ont gelé, évidemment, puisque une température négative les fait geler), ce doit être l’explication essentielle de leur délitement, avec le peu de ciment employé.
          Vous pouvez parfaitement agir 2 ans après, puisqu’il s’agit d’une malfaçon qui concerne la structure et la stabilité du bâtiment. Vous pouvez donc faire une déclaration de sinistre, vous aurez ainsi au moins la visite d’un expert, même s’il s’agira de l’expert de l’assurance qui aura évidemment tendance à minimiser le problème (il travaille pour l’assurance, pas pour vous).
          Il est probable que la D-O botte en touche en vous disant qu’il n’y a pas de sinistre et donc qu’elle n’a pas à intervenir. Ne vous en tenez pas là. Vous pourrez par exemple me contacter ici pour me faire part du résultat.
          Cdlmt,

          1. Comment pourraient-ils intervenir aujourd’hui sachant que la très grande partie intérieure de la maison est isolée et que l’extérieure est crépie ? J’ai peur de devoir m’engager dans des frais d’expertise et autres sachant, comme vous le dites, qu’il y a peu de chance que les faits soient reconnus. Mais si vous me conseillez de foncer, je le ferai sans hésiter même si j’imagine difficilement qu’ils puissent changer les choses 2 ans après avec les crépi et l’isolation intérieure comme je vous l’ai dit.
            Cordialement,

          2. Je vous conseillais de faire une déclaration de sinistre auprès de votre assurance Dommage-Ouvrage. C’est totalement gratuit, ce n’est pas une assignation en Justice. Cela vous permettra d’avancer d’un premier pas et d’avoir un premier avis d’expert (celui de l’assurance), même si, logiquement, il devrait tout faire pour minimiser le problème. Cdlmt

          3. Merci infiniment pour toutes vos réponses. Je vais solliciter dès lundi l’assurance DO pour signaler le problème et vous tiendrai informé de la suite. Toute dernière question, les risques sur mon habitation sont-ils majeurs ou mineurs et surtout, selon vous, quels sont-ils ?
            Merci par avance.
            Cordialement,

          4. Bonjour, pour estimer les risques, il faut vérifier les fissures existantes apparues au bout de 2 ans. S’il n’y en a pas ou quasiment pas (les légères fissures horizontales sont en général des signes de dilatation béton/maçonnerie, elles ne sont pas techniquement inquiétantes si elles restent fines), vous pouvez être rassuré : les fondations et/ou le terrain sont bons, la maison ne devrait plus bouger.
            Donc d’après ce que vous m’avez dit – et sous toutes réserves puisque je n’ai même pas vu la maison – le risque est très mineur. Cdlmt

          5. Merci beaucoup d’avoir pris du temps pour moi. Je suis en grande partie rassuré car je n’ai aucune fissure à déplorer en 2 ans, si ce n’est de très fines fissures dans les angles d’un seuil de fenêtres apparues immédiatement après la pose du crépi et refaites par le facadier, et des fissures fines également apparues très vite sur les seuils du garage, fenêtre et baie vitrée. Depuis, elles n’ont pas évoluées. Je pense que la maison a fini de travailler.
            Merci encore et à bientôt.
            Cordialement,

  100. Bonjour,
    J’ai constaté que sur la chape hourdis sur vide sanitaire de ma future maison, qui a été coulé ce lundi 2 novembr2020. Et ce vendredi 6 novembre 2020, ils avaient poser les palettes de briques à coller et commencer à monter les murs. Je pense qu’il y a un délais de séchage de 21 jours qui n’est pas respecter. J’ai constaté des fisures sur la chape partout.
    Que dois je faire? Alerter le constructeur par mail suivit d’une lettre recommandée? ou directement un Constat d’Huissier?
    Dans l’attente, de votre réponse,
    Cordialement,

    1. Bonjour, le délai de séchage du béton armé de 21 jours (3 semaines) est celui à respecter pour que le béton atteigne sa résistance maximale. Il n’est pas toujours utile d’attendre ces 3 semaines pour tous les ouvrages qui sont peu sollicités. Par exemple : une poutre, on attend 3 semaines avant l’enlever les étais (béton très sollicité), un dallage sur hérisson : inutile d’attendre autant, peu sollicité (c’est un tapis de béton posé sur des cailloux). Une dalle de plancher hourdis : à mon avis, 5 jours c’est beaucoup trop court ; il aurait fallu une dizaine de jours. J’espère que le maçon a veillé à ne pas poser les palettes au milieu des portées, mais bien sur les murs de façade ou de refend (le béton y est beaucoup moins sollicité).
      Quant aux fissures, elles ne proviennent peut-être pas de ça. Si elles sont fines et répandues un peu partout, ce sont des fissures de retrait du béton en séchant, sans réelle gravité (si elles restent fines et limitées). Il aurait fallu arroser légèrement le béton, en pluie très fine, quelques heures après le coulage, pour qu’il sèche le plus lentement possible.
      cdlmt,

  101. Bonjour,
    Nous sommes en pleine construction hors d’eau, hors d’air par un constructeur et nous venons de nous apercevoir que les fondations n’avaient pas la même hauteur, jusqu’à + 40 cm à certain endroits et créer des cuvettes sur la face nord de la maison, ducoup sens contraire à l’écoulement de l’eau. Nous devront donc débourser 2500E de plus afin de créer une cunette avant la pose de chocolat pour rétablir le niveau sur tout le pourtour de la maison.
    Le constructeur est il dans sont droit de ne pas faire les fondations à la même hauteur?
    Merci pour votre aide.
    Cordialement

    1. Bonjour, je ne comprends pas votre mél. Comment la partie supérieure des fondations peut être décalée de 40 cm ? La base des fondations (c’est ce qui compte pour la portance, la base uniquement, pas leur niveau supérieur) doit être à la même profondeur partout, est-ce le cas pour vous ? Est-ce un terrain plat ou en pente ? Que vient faire le “chocolat” dans l’histoire ?
      Quoi qu’il en soit, vous n’avez JAMAIS à débourser ne serait-ce qu’1 € supplémentaire pour une raison technique. Si votre CMI vous le demande, sachez que c’est ILLEGAL.
      Cdlmt,

  102. bonjour,
    je suis en train de faire contruire par un constructeur et en me déplaçant sur le chantier , les fondations sont creusées. Avec une amie, nous avons remesurer les dimensions des fondations et avons constaté que celles-ci (mesurées dans leur milieu) ne correspondaient pas à la dimension des murs ( plus petites de 25 cm par endroit). Je vous explique. Pour moi il me semble normal que les agglos du vide sanitaire soient positionnés sur le milieu des fondations pour la stabilité et par conséquent je prends la mesure du milieu de la fondation d’un côté jusqu’au milieu de la fondation opposée. Ces dimensions étant inférieures aux dimensions de ma maison, j’ai contacté le constructeur qui me dit que ce n’est pas comme ça qu’il faut mesurer mais du bord extérieur de la fondation. Si je suis sa réponse cela veut dire que les murs sont implantés sur l’extérieur des fondations et non pas au mileu, ce que je trouve vraiment étrange, d’autant que tous les schémas et dessins que je trouve sur internet montrent que mon avis est le bon. Pouvez-vous me donner votre avis et éventuellement par dessin ? Merci d’avance pour votre aide.

    1. Bonjour, les murs seront implantés vers le milieu de la fondation (pas forcément exactement au milieu, car il est difficile d’implanter des fondations exactement là où elles doivent l’être, au cm près). Il ne sont jamais au bord, SAUF en mitoyenneté, pour ne pas que la fondations déborde chez le voisin. Dans ce cas de mitoyenneté, vous devez voir des aciers en attente tout le long de la fondation, pour reprendre les effets de basculement provoqués par un mur excentré sur une fondation.
      Donc, sauf pour un mur en mitoyenneté, il est anormal de bâtir un mur au bord de la fondation, il devra être positionné “vers le milieu” de la fondation.
      Je présume (?) que le CMI s’est trompé en implantant les fondations, et au lieu de le reconnaître, il vous raconte n’importe quoi.
      Cdlmt,

      1. je vous remercie pour cette réponse très rapide, qui confirme ce que je pensais. J’ai rendez vous demain sur le chantier et je vais pouvoir leur tenir tête en étant sûre de moi. Encore merci

  103. Bjr M. Espagno. Petite question technique mon vide sanitaire est en train d’être monté et j’ai constaté que des parpaings d’angle (avec trou pour les attentes) ont été disposés sur le VS à des endroits sans attente et les trous ont été bouchés par du mortier. J’imagine que c’est non conforme? y a til un risque pour la solidité du vide sanitaire. Vous remerciant par avance de l’attention que vous porterez à ma question. Cordialement.

    1. Bonsoir, les chaînages verticaux, notamment dans les angles, servent à relier, à amarrer en quelque sorte, l’ossature du bâtiment pour ne pas quelle se déforme. Ce sont des tirants en acier qui attachent la structure aux fondations. Pour que ces tirants, ces aciers, puissent jouer leur rôle, ils doivent être enrobés de béton. Ce sont les réservations (trous verticaux à l’angle, grâce à des agglos spéciaux).
      Si le béton a été coulé sans armatures (sans barres d’acier) ou si les armatures ne sont pas correctement reliées aux fondations par des aciers en attente (ce qui revient au même), c’est comme s’il n’y avait pas de chaînage vertical.
      Le risque sont des fissures quand le bâtiment sera en tension/
      Cordialement,

      1. Bjr, merci de votre réponse .Toutes les attentes sont bien présentes et des parpaings troués y sont. Par contre la ou il n est pas nécessaire de mettre des parpaings pour attente (ou des attentes ne sont pas prévues) des parpaings prévus pour attente ont été posés et les trous bouchés avec du mortier (j imagine qu ils ont trop de parpaings d angles…). Es ce conforme? Y a t il un risque structurel ? En espérant avoir été plus clair. Cdlt

        1. Bonjour. Vous voulez dire que des agglo évidés pour chaînage ont été placés là où il n’y a pas de chaînage, et donc qu’ils ont été simplement remplis de mortier ? Si c’est ça, ça me semble sans importance. Cdlmt,

        2. Bonjour je suis entrain de faire construire ma maison lors d’une visite sur le chantier on s’est aperçu que les poutres du plafond qui relie une extrémité de la maison à l’autre n’était pas droite. Est-ce normal ? Ou cela n’a pas d’incident? Et que le plaquiste pourra le recouvrir ?
          Merci d’avance de votre réponse

  104. Bonjour actuellement des travaux sont fait sur la route devant ma propriété et je me suis aperçu que la fondation du mur rentre sur mon terrain de 50cm.
    En ont ils le droit
    Cordialement

    1. Bonjour, je ne comprends pas bien de quel mur il s’agit si ces travaux sont faits sur une route,
      mais en tout état de cause, personne n’a le droit d’empiéter sur votre terrain, même en fondations, et même de quelques cm seulement.
      Alors, évidemment, 50 cm c’est inacceptable.
      Cordialement,

  105. Bonjour,
    Tout d’abord, un grand Merci pour vos précieux conseils. Après avoir choisi avec soin nos artisans (bouche à oreille, archi en mission permis de construire, vérification détaillée des devis, des décennales…), notre chantier (extension avec étage) vient de démarrer en zone sismique 4, aléas argile fort… Et les mauvaises surprises commencent déjà. Je me suis rendu compte lors de la coulée des fondations (prof 0,6m + vide sanitaire de 0,6m prévu pour arriver au bon sol selon étude G2), que le maçon faisait verser une soupe vraiment liquide. J’ai exigé le BL de la toupie, qui mentionne un ajout de 250L pour 7,5m3!!! En outre, les attentes verticales ont été plantées en fin de coulée. Le maçon ne veut rien entendre (‘toujours fait comme ça’). Quel est le risque pour ma future construction à long terme? Quelles seraient mes options à ce stade (carottage et essais, destruction, …) avec quel support (Expert, huissier, …)?
    En vous remerciant,

    1. Bonjour,
      – ajout d’eau à un béton malaxé : interdit. Comment se fait-il que le livreur aurait accepté d’ajouter de l’eau sur place ??? (si j’ai bien compris ce qui s’est passé).
      – les aciers en attentes des chaînages verticaux pas ancrés dans les fondations, puisqu’ils n’ont pas de crosse en pied (pas courbés pour se lier aux aciers de la fondations) : interdit aussi, et le risque est accru en zone sismique ! L’argument fréquent “J’ai toujours fait comme ça !” est d’une parfaite stupidité : ce n’est pas parce qu’on s’est trompé toute sa vie qu’on a finalement raison…
      La solution : demander en urgence, avant que le chantier ne se poursuive, une expertise d’un Bureau de Contrôle (pas un Bureau d’Etudes, c’est différent, il vous faut un Bureau de CONTROLE). Inutile de déranger un huissier, il ne servirait à rien ici.
      Puis suivant les constats et les conseils du Bureau de Contrôle, vous aviserez (réparation ou démolition/reconstruction).
      Je comprends que vous n’avez pas confié la maîtrise d’oeuvre à un architecte, c’est dommage. C’est donc à vous maintenant d’assumer ce travail de gérer le chantier, techniquement et juridiquement.
      Je vous conseille également d’envoyer un mél + lettre RAR au maçon en disant que vous contestez son travail, qu’il doit arrêter le chantier jusqu’à nouvel ordre de votre part, que vous missionnez un Bureau de Contrôle pour examiner les travaux et faire un rapport, et que vous prendrez alors les décisions qui vous sembleront devoir l’être. Et que, bien entendu, le coût de ce Bureau de Contrôle sera défalqué des sommes à devoir au maçon si ce B de Contrôle relevait une ou des malfaçons (ce qui sera le cas, bien évidemment).
      Cordialement,

      1. Bonjour, merci pour votre réponse rapide. Vous avez effectivement bien compris, le chauffeur a ajouté discrètement 250L d’eau dans la toupie
        la demande du maçon. J’ai contacté sur votre conseil un bureau de contrôle, et je vais suspendre les travaux jusqu’au résultats. Bien cordialement

  106. Bonjour,
    Je me permets de vous écrire car nous sommes au début d’une construction avec ccmi( dalle coulée il y a 15jours, les murs ne sont pas encore élevés).
    Nous venons de nous rendre compte que la maison avait été mal implantée. Le constructeur nous a expliqué que c’était une erreur
    d’angle sur les plans fait par le bureau d’étude qui a fait le permis de construire. Toujours est il que notre maison est 1m30 trop prêt de la limite de propriété que ce qui était prévu sur le PC.
    Notre constructeur nous propose de rallonger la maison de l’autre côté de la maison ( en veillant a bien lier les 2 ensembles) et de laisser ce qu il y a de trop car nous allons remblayer dessus..
    Après grande réflexion, l’idée ne nous plaît pas car les murs ne porteront plus sur les fondations mais sur la dalle…
    Quels recours avant nous tout en évitant la case justice ? Avons nous le droit de refuser ce qu il propose et d’imposer de casser et recommencer ce qui a déjà été fait ? Quels sont nos droits et que nous conseillez vous ?
    Merci d’avance
    Cordialement

    1. Bonjour, les erreurs d’implantation doivent être corrigées tout de suite, car si vous prolongez le chantier, vous ne pourrez plus revenir en arrière, évidemment.
      Je ne peux pas juger ici de la pertinence de ce que propose votre cmi, il faudrait que je voie les plans prévus et les photos de l’existant pour vous donner un avis circonstancié. Mais il me semble en effet que ça ressemble à du bricolage. Quant à invoquer la faute d’un bureau d’études techniques, c’est un peu léger : c’est bien le cmi qui est en charge de l’implantation vis-à-vis de vous, et il se doit d’au moins vérifier une implantation par rapport à un permis de construire ! C’est une vérification basique. Dans son contrat ccmi, le cmi a voulu écarter tout lien entre vous et les autres intervenants, que vous n’ayez “qu’un seul interlocuteur” (ce qui est très dangereux pour vous, vous en vivez la preuve…), il faut qu’il assume maintenant. D’ailleurs un bureau d’études technique n’a pas à s’occuper de l’implantation, ce n’est pas dans son domaine de compétence, un b e t calcule des sections de béton, d’acier, etc.
      Et quand des sous-traitants feront des erreurs, invoquera-t-il aussi leur faute ? Non, l’erreur est bien la faute directe du cmi.
      Dans votre cas, je vous conseille vivement de prendre l’avis d’un professionnel indépendant, surtout pas indiqué par le cmi ! qui vous dira ce qui est le mieux à faire dans votre cas. Je pense évidemment à un architecte, dont c’est le métier.
      Autre conseil si vous voulez bien : ne montrez – surtout pas ! – au cmi que vous craignez les procédures judiciaires, car c’est à peu près la SEULE chose qui pourra l’infléchir. Les cmi n’aiment pas la Justice, ce n’est pas leur terrain, et ils savent qu’en tant que professionnels, ils risquent gros. Alors, bien au contraire, n’hésitez pas à placer dans la conversation que si le cmi n’est pas d’accord avec ce que vous proposez, il vaudra mieux lancer un référé au Tribunal, qu’un expert judiciaire dira plus surement la meilleure solution, etc. Bref, envisagez verbalement des procédures judiciaires, même si vous préfèrerez ne pas donner suite (mais n’oubliez pas que l’enjeu est très important, une maison ça ne se refait pas facilement si elle est loupée, sachez quand même défendre vos intérêts).
      Bon courage, cordialement,

  107. Bonjour.
    CHAPES EN BÉTON ARMÉ : à partir de quelle année ont ont elle été obligatoire.?
    Où pourrai je trouver cette information.
    Toute information serait bienvenue. Je vous remercie d’avance.
    Jean Caby

    1. Bonsoir, mais les chapes en béton armé n’ont jamais été obligatoires ! Ma fille et mon gendre viennent de construire (il est charpentier), et son plancher du RC est tout en bois.
      Chape : couche de mortier (le plus souvent de ciment, avec ou sans adjuvant) pour égaliser un plancher, enrober les canalisations, servir de support à un carrelage, par exemple. La chape n’a pas de fonction porteuse.
      Dalle : couche de béton armé (avec des aciers ou, mieux à mon avis, avec des fibres), résistante pour servir de fonction porteuse, de plancher. Par exemple, dalle de compression pour un plancher hourdis, ou dallage pour un sol sur lit de cailloux (hérisson).
      Ni l’une ni l’autre ne sont obligatoire. Mais l’une ou l’autre sont présentes dans la plupart des constructions.
      Cordialement,

  108. Bonjour Mr Espagno
    Voila hier j’ai couler mes semelle de poteaux avec un camion, je doit y monter un ossature métallique par dessus , mais pour que le platine des ossatures métallique ne sois pas au contacte avec le sol j ‘ai remonter un peut le béton que j’ai du remouille pour pourvoir le manipule pour faire est je bien fait ( le béton commence a séché c’est le pk j ai du mouiller pour pourvoir le manipule)

  109. bonjour
    j’ai fait construire une maison et j’ai un doute sur la hauteur de la dalle
    ma question est la suivante
    le plu dit 30 cm au dessus du terrain
    qu’es qui est pris en compte la hauteur de la dalle brute ou la hauteur de la dalle fini avec le carrelage
    merci pour votre réponse

    1. Bonjour, bien que je ne sache pas quel est le terme exact qui est mentionné, je pense que le PLU veut très probablement parler du niveau du sol fini intérieur (donc avec carrelage). Le PLU ne doit pas parler de “dalle brute” mais de “plancher intérieur” ?
      Cordialement,

  110. Bonjour Monsieur
    Je fais construire une maison neuve.
    Je ne connais rien en construction mais j’en apprends tous les jours un peu plus.
    Ma question porte sur le chainage verticale qui relie les fondations au vide sanitaire.
    1 – Sur le plan de ma maison, ce chainage avait les caractéristiques suivantes: 4HA 8. Sur le site, ce chainage a été remplacé par d’autre ayant les caractéristiques: 2 HA 10. J’ai compris que le 1er chiffre était le nombre de barre d’acier du chainage (2 = 2 barres, 4 = 4 barres). Donc sur le chantier 2 barres verticale constituent le chainage au lieu de 4 prévue sur les plan. J’ai appris que le dernier chiffre était la section de chaque barre (8 = 0,8 cm – 10 = 1 cm). Est ce que ce passage 4 barres à deux peut nuire à la construction ( fissures futures).
    2 – d’autre part, sur les 34 qui devaient être placées, il en manque 4 et les espaces entre eux sont plus important. Est ce important?
    Je vous remercie de votre aide
    Cordialement

    1. Bonsoir,
      un chaînage peut être composé en effet de 4 barres Ø 8 ou de 2 barres Ø 10. C’est tout à fait conforme aux règle de l’art (DTU), même si ce sont des économies de bouts de chandelle. Par contre, le non-respect du contrat (les plans en font partie) est inadmissible. Si vous ne voulez pas que d’autres entorses soient faites, ne laissez pas passer. Par exemple, vous refusez de les payer car non conformes au contrat./
      Ce qui fait la résistance, la qualité d’un chaînage, ce n’est pas tellement la section des barres – c’est très secondaire – mais leurs liaisons avec d’autres barres. Comme une corde : qu’importe qu’elle soit plus ou moins épaisse, si elle est mal attachée, voire pas du tout !
      S’il manque des chaînages verticaux, c’est ennuyeux. Et c’est stupide, car en fait ça coûte très peu cher par rapport au coût du bâtiment. Vous avez un risque de fissures.
      Cordialement,

      1. Je vous remercie de votre réponse. J ai oublié de préciser que la construction se faisait a environ 30 mètres d une voie ferrée avec un passage régulier de trains ( voyageurs et fret) . Le risque de fissure est donc plus important. Cordialement

  111. Bonjour M Espagno,
    Nous avons observer des malfaçons sur notre chantier:
    – Non surélévation des fer posé sur le béton de propreté avant coulage
    – Non liage du chaînage vertical avec l’horizontal
    – Manque de chaînage vertical sur les murs de plus de 5 metres.
    – Fissure dans le béton, qui semblerai lié au séchage et coulage par temps chaud.
    – Chaînage verticaux non aligné avec les mur de refend ou angles
    L’entreprise propose de refaire une fondation par dessus l’existant chaînage horizontal et vertical tout en scellant chimiquement les fers verticaux dans l’ancienne fondation et tout relier. Il doivent me fournir les plans de ferraillage.
    Pensez-vous que cette solution convient pour résoudre ces malfaçons? Où dois-je insister sur la dépose totale?
    Merci d’avance

    1. Bonjour,
      Non surélévation des fer posé sur le béton de propreté avant coulage : pas bien grave, s’il y a déjà du béton (de propreté)
      Non liage du chaînage vertical avec l’horizontal : plus grave, les liaisons font toute l’efficacité du chaînage. Pas de liaison = pas de chaînage ! Risque de fissure.
      Manque de chaînage vertical sur les murs de plus de 5 metres. : ennuyeux, non conforme aux Règles de l’Art, risque de fissure (et économie de bouts de chandelle ridicule, un chaînage vertical coûte quelques dizaines d’€).
      Fissure dans le béton, qui semblerai lié au séchage et coulage par temps chaud. : à voir sur place, je ne peux rien en dire depuis ici.
      Chaînage verticaux non aligné avec les mur de refend ou angles : si le décalage est minime (par exemple < 10 cm), pas important. Sinon, non conforme : les liaisons chaînages vertical/horizontal sont-elles bien faites ? Cordialement,

      1. Bonjour,
        Nous sommes au stades où seule les murs du vide sanitaire sont monté, donc il n’y a pas encore le chaînage du planché. Ils vont détruire par ailleurs les murs du vide sanitaire car le mortier était sous dosé en ciment et certain agglo était posés à l’envers… Ils prévoient de refaire une fondation par dessus l’existant. Est-ce une bonne solution?
        Cordialememt
        Franck

        1. Bonjour, je vous conseille d’être vigilent tout au long du chantier, avec de tels artisans (le CMI a dû prendre les moins chers des moins chers qu’il a pu trouver…). Mais au moins, il refait ce qui ne va pas, c’est déjà ça…
          Quant aux fondations par dessus les fondations existantes (??) je ne peux pas vous répondre comme ça. Je vous propose de demander une visite-conseil à un architecte local qui pourra voir le chantier.
          Cordialement,

  112. Bonjour Monsieur.
    Si je puis bénéficier de votre expérience, je vous part des soucis que nous rencontrons.
    Nous sommes au tout début de la construction de notre maison neuve.
    Nous avons remarqué que les fondations avait été coulées plus large que prévue (1,70 plus large).
    Pour “rattraper le coup” et nous faire la maison avec les bonnes dimensions , le constructeur a trouvé la solution de faire une nouvelle tranchée à la bonne distance et de la raccorder aux fondations coulées .
    Des maçons qui construisent une maison à proximité de la notre nous ont dit que ce n’était pas la bonne solution, car les fondations n’étaient plus sûr à 100%. Ils ont aussi dit que des fissures apparaitraient rapidement aux endroits où sera raccordé cette nouvelle tranchée (dans les mois qui suivent) car nous construisons a proximité d’une voie ferrée.
    Pour eux, il faudrait poursuivre la construction sur les fondations qui ont été coulées en faisant modifier le permis de construire, mais éviter de faire des repiquages sur les fondations existantes. Ou alors tout casser et refaire.
    Depuis qu’ils ces personnes m’ont parlé de fissures, je me pose des questions.
    La construction d’une nouvelle tranchée (prenant appui sur les fondations coulée)s pour ramener la maison aux bonnes dimensions est elle sûr.
    Vaut il mieux construire une maison plus grande sur les fondations qui ont été coulées (et éviter ainsi de toucher à ce qui existe) en faisant modifier le permis de construire?
    Merci de la réponse que vous pourrez m’apportez sur ce sujet.
    Cordialement

    1. Bonjour, difficile pour moi de vous conseiller sur votre question, sans voir les lieux et le projet. D’autre part, méfiez-vous quand même des avis des tiers qui sont souvent péremptoires.
      A priori (mais, donc, avec la réserve que j’indiquais en début de message), je ne vois pas pourquoi des fondations coulées à la bonne implantation seraient “peu sûres”, même si elles touchaient les autres fondations coulées par erreur à un mauvais emplacement. Si les fondations sont coulées à la bonne profondeur, c’est-à-dire conformément à l’étude de sol, elles seront stables, et leur jonction ne présente guère de risque. C’est le point le plus important dans des fondations, c’est lui qui déterminera leur résistance à 90% (la bonne profondeur).
      Si vous avez un plancher hourdis, et donc avec chaînage, il fera une liaison résistante à la jonction des fondations. Vous pouvez demander un renforcement du chaînage dans les zones de jonction des fondations, c’est simple à faire.
      Mais tout ceci, encore une fois, dit sans avoir vu le projet, les fondations coulées ni l’étude de sol…
      Cordialement,

  113. Bonjour Monsieur,
    Je me permets de vous contacter afin de connaitre la réglementation concernant l’épaisseur d’une dalle de béton pour le sous-sol d’une maison individuelle. Je m’explique, nous avons voulu “attaquer” les travaux d’aménagement de notre sous-sol (maison neuve traditionnelle, 110m2 avec un étage). Lors des travaux nous avons remarqué un trou dans la dalle de béton dans le sous-sol d’environ 5 cm de diamètre, en regardant de plus près, nous avons constaté que la dalle de béton devait mesurer entre 2 voire ” cm d’épaisseur, et que la terre végétale ressortait de ce trou.
    Pourriez-vous svp nous éclairer sur ce point ?
    Un grand merci par d’avance pour votre retour.
    Bien cordialement
    Jessica Boudiss

    1. Bonjour, un dallage en béton doit avoir une épaisseur minimale de 12 cm, il doit être armé d’un treillis soudé ou être en béton fibré,
      coulé sur un sol décapé de la terre végétale (qui le sera forcément s’il est déjà en sous-sol), sur un lit de cailloux (= hérisson, épaisseur variable suivant la terre rencontrée, d’une dizaine de cm en sous-sol si la terre est bien compacte et stable, sinon plus, jusqu’à une trentaine de cm), lit de cailloux bien compacté avant coulage.
      Cordialement.

  114. Bonjour,
    Ma question concerne les dimensions des semelles filantes d’une maison sur sous-sol semi enterrée des années 75. Semelles filantes en béton armé 60*20 avec 5 cm de béton de propreté entrées à 140cm, murs en parpaing classique.
    Faut il renforcer ces semelles (reprise en sous œuvre)? Ou c’est suffisant ?
    Je précise il y a quelques fissures, mais rien d’alarmant.
    Bien cordialement

    1. Bonsoir, impossible de répondre ainsi, sans voir de près le bâtiment, bien sûr. Vous pouvez placer (dans un endroit discret, ) des témoins pour voir si les fissures évoluent, si elles augmentent et diminuent suivant les saisons, etc. Ainsi, vous saurez mieux si vous devez faire quelque chose et que faire.
      Bien cordialement,

  115. Bonjour monsieur,
    Je souhaitais avoir votre avis concernant notre problème.
    Nous avons réceptionné notre maison il y a un an. Celle ci est sur vide sanitaire. Nous sommes passés par un ccmi avec fourniture des plans. Une étude de sol avait été demandée par notre constructeur. Celle ci a été payée par nos soins. L etude de sol a révélé la présence d eau a 1m50 vraisemblablement une nappe phreatique et terrain argileux.

    Notre constructeur n a pas prévu de drainage ou système de pompage pour vider l eau de notre vide sanitaire. L etude avait indiqué gestion des eaux par drainage ou pompage.
    Notre vide sanitaire est inondé par intermittance. Nous avons eu 60 cm d eau en mars 2020. Un rdv est prévue avec l expert Dommage ouvrage. L assurance do peut elle prendre en charge ce problème ?
    A noter que le vide sanitaire a été monté en parpaing creux, y a t il un risque avec la présence de l eau en permanence.
    Cordialement

    1. Bonjour,
      Une étude de sol avait été demandée par notre constructeur. Celle ci a été payée par nos soins.
      Si, dans le CCMI, l’étude n’avait pas été mentionnée comme “réservée par le client” et chiffrée, ce n’était pas à vous de la payer mais au constructeur.
      L etude avait indiqué gestion des eaux par drainage ou pompage.
      A moins que l’étude de sol n’ait mentionné cette gestion comme simple recommandation optionnelle, le CMI était tenu de réaliser un drainage ou un pompage, car c’était devenu une “règle de l’art”.
      L assurance do peut elle prendre en charge ce problème ?
      A mon avis elle ne le fera pas, car l’eau ne met pas en péril la structure de la maison et ne la rend pas inhabitable – pour autant que je puisse en juger ici. Et vous étiez au courant de cette étude de sol et du fait que la gestion demandée n’avait pas été faite. C’était donc un vice apparent au moment de la réception, accepté par vous.
      Cordialement,

  116. Bonjour. Les fondations de la maison ont été coulées. Mais elle mesure 1, 50 m etre de trop. Le constructeur propose de faire un mur de refent qui prendra appui dans les fondations Plusieurs maçons me déconseillent cette solution. dans un cas oareil que faut il faire

  117. Bonjour,
    Je viens de lire vos articles et commentaires et je trouve très honorable l’aide et conseil que vous transmettez ! Alors merci Mr !!
    J’en profite également pour vous faire part de mes problèmes. Sachant que j’ai pris un avocat et le 20 octobre je passe en référé.
    Il y a un an nous avons réceptionné notre maison, quelle joie ! 3 mois plus tard, des infiltrations d’eau sur les cloisons et salpêtre à l’extérieur…. nous appelons le constructeur et là les ennuis commencent. Pour faire simple et rapide :
    Le constructeur a oublié de transmettre l’étude de sol à son conducteur de travaux. Donc non respect des recommandations pour le dallage et l’épaisseur de dalle.
    L’implantation altimètrique non respectée…..
    Et encore d’autres problèmes mais moins grave.

    L’eau est sur la dalle. Nous avons déclenché en urgence la do et l’expert do confirme.

    La procédure est lancée !
    Ma question : le cmi se cache en disant qu’il n’a pas à respecter le DTU pour le dallage car non mentionné dans mon contrat sauf que l’étude de sol elle est contractuelle et dans les recommandations elle impose le respect du DTU ….
    normalement je devrais avoir gain de cause ?
    Merci d’avance pour votre retour

    1. Bonjour, la mauvaise foi du cmi voulant se dédouaner des DTU est consternante : les ccmi doivent OBLIGATOIREMENT mentionner que les travaux seront conformes aux règles de l’art, c’est-à-dire notamment aux DTU – votre avocat vous l’a peut-être dit ?
      Quid de la D-O ? refuse-t-elle de prendre en charge tous les sinistres ?
      Il vous faudra un bon avocat et vous battre pour faire respecter vos droits ! Ne laissez pas faire l’avocat tout seul, il n’est évidemment pas un technicien du “bâtiment”, il ne maîtrise que le droit. Et souvent, ça ne suffit pas.
      Cordialement,

  118. Bonjour, mon constructeur n a pas réalisé les essais de plaques avant de couler le dallage pour ma maison construite en terre plein , (sachant que l étude lui donner l obligation étant dans une zone argileuse a risque moyen ) , j ai demandé les PV et le contrôleur de travaux ma répondu qui n était pas fait pour ne pas perde quinze jours a l avancement de la construction , que dois je faire ?? cdt

  119. Bonjour, mon constructeur n a pas réalisé les essais de plaques avant de couler le dallage pour ma maison construite en terre plein , (sachant que l étude lui donner l obligation étant dans une zone argileuse a risque moyen ) , j ai demandé les PV et le contrôleur de travaux ma répondu qui n était pas fait pour ne pas perde quinze jours a l avancement de la construction , que dois je faire ?? cdt

    1. Bonjour,
      – faire des essais à la plaque ne prend pas 15 jours, mais 1 h ou 2. Votre CMI vous raconte n’importe quoi (et ça lui permet de tester votre capacité à réagir ou à tout accepter…).
      – faire un dallage dans une zone argileuse est très risqué : gonflement – retrait suivant les saisons, provoquant des soulèvements -affaissements du dallage : vous imaginez les dégâts possibles.
      – dans ces conditions, je pense que vous devez – au moins – demander des essais à la plaque par un Bureau d’Etudes ou, mieux, un Bureau de Contrôle indépendant et que le rapport de ce Bureau de Contrôle vous soit communiqué (document écrit). En pratique, vous écrivez un lettre RAR au CMI (doublée par mél), comme par exemple :
      “Monsieur, l’étude de sol mentionne que des essais à la plaque doivent être réalisés sur le plancher bas (dallage) , compte tenu du risque de stabilité d’un tel plancher sur un sol argileux. Vous voudrez bien me communiquer une copie du rapport du Bureau de Contrôle ayant réalisé ces essais. Sans ce rapport en main, je ne considérerais pas le plancher entièrement réalisé et, bien entendu, je ne paierais pas l’échéance correspondante. Veuillez agréer…”
      Attention, il vous faut copie de l’original du rapport, ne vous contentez pas d’un mél du CMI qui vous dirait que tout va bien et que les résultats sont ok. Montrez que vous êtes rigoureux, pas naïf.
      Il est important d’envoyer cette lettre, maintenant (pour faire tout ce que vous pouvez pour que le plancher de votre maison soit stable) et plus tard, si vous deviez avoir un contentieux avec votre CMI (ce qui est toujours possible), vous serez rassuré d’avoir l’AR de votre lettre.
      Cdlmt,

      1. Bonjour, merci de votre réponse et conseil , mon CCMI ne pourra certainement pas me fournir ces documents , le dallage est terminé l élévation bien avancée ,quelle mesures compensatoires peux être envisagées ? sondages autour du bâti ? Cdt

        1. Je ne sais que vous dire. Si un maçon me mettait ainsi devant le fait accompli, il sait que je ferais probablement casser le dallage, faire des essais à la plaque, et si ok, recouler le dallage.
          A vous de voir ce que vous voulez. Le seul moyen de pression que vous avez avec un CMI, c’est de ne pas payer, et lui arrêtera probablement le chantier.
          cdlmt,

  120. Bonjour, mes fondations viennent d’être coulées enfin en grande partie….. Et j’ai bien fait de me rendre sur le chantier pour observer car primo:
    – en parlant avec le conducteur du camion toupie il m’a signalé que 80 litres d’eau avaient été rajoutés dans le bêton de fondation ( pour une maison traditionnel avec 1 étage de 110 m2 profondeur du bêton des fondations: 35 cm, largeur: 50 à 60 cm environ). Pensez vous que les 80 litres d’eau ajoutés peuvent être néfastes?
    De plus, il manque du bêton. Environ 4 metres de ferraillage ne sont pas recouvert dans un coin en L de la maison. Et le maçon n’a pas réussi à avoir du bêton car il était trop tard le soir. Le maçon me propose de couler le manque de bêton demain et de me faire un premier rang d’agglo avec chainage là ou le bêton n’a pas était coulé.
    La solution proposée par le maçon est elle correct?A votre avis que faudrait il faire pour rattraper le manque au mieux ?
    Pour info je suis en CCMI et le courant ne passe pas bien avec le CT.

    1. Bonjour,
      “Pensez vous que les 80 litres d’eau ajoutés peuvent être néfastes?” Oui, bien sûr. Ajouter de l’eau dans un béton prêt à l’emploi est interdit, ça le dénature et lui faire perdre une grande partie de sa résistance.
      “Environ 4 metres de ferraillage ne sont pas recouvert” Là aussi, ce n’est pas conforme au DTU (règles de l’art). Et, compte tenu de cette malfaçon, il est probable que d’autres endroits ne recouvrent pas assez les aciers (25 mm au minimum, surtout en fondations).
      Ce que propose votre CMI rattrapera la hauteur, mais pas la nature du béton et le manque d’enrobage. Il faudrait analyser ce qui a été fait et quel est le projet en détail pour proposer des solutions rectificatives, ce que je ne peux pas faire ici.
      “le courant ne passe pas bien avec le CT” (du CMI) : le CMI a probablement commandé moins de béton que nécessaire pour augmenter sa marge. N’oubliez pas que dès l’instant où le contrat CMI est signé, les intérêts du client (en avoir le mieux possible pour l’argent investi) et celui du CMI (faire que les travaux lui reviennent le moins cher possible, pour faire de la marge) sont opposés…
      cdlmt

      1. Bjr, premièrement encore merci de votre réponse. Le monde gagnerait à avoir plus de personnes comme vous. En allant plus loin dans mes recherches j’ai constaté que la notice du CMI prévoyait pour la semelle filante du béton armé dosé à 350 kg/m3. Et malheureusement le dosage apparaissant sur le bon de livraison est de 280 kg/m3 ( + 80 litres d’eau….). Je pense que c’est quasiment de l’escroquerie là. Je pense sérieusement à appeler le CT pour lui dire de tout arrêter et de casser et de refaire toute les fondations. Pensez vous qu’une telle demande est légitime et raisonnable? Encore merci de vos conseils.
        Cdt

        1. Merci du message. Si le béton dosé à 280 kg a été livré tel quel par la toupie (le camion), il n’y a pas matière à s’inquiéter. Il est interdit d’ajouter de l’eau à un béton qu’on vient de couler, mais s’il a été malaxé tel quel dans le camion, c’est différent. 280 kg/m3 c’est admissible pour des fondations. La mauvaise mise en place des armatures est plus regrettable.
          Mais le plus important, et de loin, dans les fondations, c’est la cote, la profondeur de leur base : quelle est la profondeur de la tranchée creusée ? Est-elle bien conforme à l’étude de sol ? C’est ce qui fera 80% de la qualité des fondations. Vous pouvez faire des fondations parfaites, très bien dosées, très bien armées, si elles ne sont pas au bon sol, ça va se tasser et la maison va se fissurer partout.
          C’est ça que vous devez vérifier, et faire refaire si ce n’est pas conforme. cldmt,

          1. Bonjour,
            J’avais fait réalisé une étude de sol qui n’avait pas été respecté lors du premier terrassement. J’avais donc du insisté très très fortement pour que l’étude de sol soit respectée. Et heureusement cela a été fait. Donc à priori les fondations sont dans le bon sol. Dernière petite question doivent ils prendre des précautions particulières pour combler le manque de béton ou doivent ils juste nettoyer et couler le manque? En tout cas je ne suis qu’au début de ma construction et une chose est certaine je ne conseillerai jamais meme à mon pire ennemi de signer un CCMI. Les problèmes avaient commencé avant même le coulage des fondations. Je pourrai presque écrire un roman avec le nombre d’erreurs réalisées. Et même en faisant le point avec le CT, en prévoyant ce qui doit être fait, en écrivant des mails avec ce qui doit être fait . Même cela c’est trop difficile pour eux.
            Merci encore de vos réponses et de votre réactivité.

          2. Si la fondation est à la bonne cote, c’est l’essentiel. Ensuite, un chaînage bas (bien fait, c’est-à-dire avec des aciers en continu et bien liés) est une bonne solution.
            Je note votre phrase : “je ne conseillerai jamais même à mon pire ennemi de signer un CCMI”. 🙂
            Cordialement,

  121. Bonjour monsieur . merci de m’aider j’ai acheté une maison neuve en Vera livré 2018 en 8 jours humidité murs intérieurs et extérieurs et inondations d’eau.l’eau sort sous les carreaux a la porte d’entrée pour se déversée dans le jardin . elle est depuis inhabitable.que pensez vous ?

  122. Bonjour, Nous nous adressons à vous, parce que nous avons acheté un appartement (un 3 pièces de 58,86 mq au dernier étage) en VEFA à Alforville avec le promoteur PROMODIM. Nous avons signé chez le notaire le 4 juin 2019. La livraison de l’appartement est prévue pour le dernier trimestre 2020.
    Au mois de juillet de cette année le promoteur a organisé une visite cloison pour l’ensemble de la résidence (28 appartements en tout). Cette visite aurait dû avoir lieu en mai, mais elle a été reportée à cause de la pandémie sanitaire. Quelques jours avant notre visite (prévue pour le 8 juillet 2020) le promoteur nous appelle en disant que notre visite uniquement doit être annulée et reportée pour des raisons pas précisées. Suite à cela, nous avons envoyé en urgence un mail au promoteur pour savoir pourquoi, nous n’avons pas été informés plus tôt de ce problème et nous avons aussi demandé aussi les justificatifs techniques qui ont empêché la visite.
    Le matin même de la nouvelle visite (le 6 août 2020) le promoteur nous appelle à nouveau en disant que la visite est confirmée mais que l’appartement n’est pas prêt. Ils ont eu des problèmes techniques dans notre logement et l’installation des cloisons a demandé plus de temps que prévu.
    A midi on arrive au chantier où bien évidemment aucun représentant du promoteur est présent. Nous avons effectué la visite avec le chef du chantier. Dès l’entrée dans l’appartement les mauvaises surprises commencent. Coffrages partout dans l’appartement. Dans le salon/cuisine, dans le couloir et dans la chambre, et pire que tout une poutre coffrée qui traverse tout le salon. (voir photo)
    Le chef de chantier nous confirme qu’ils ont rencontré pas mal de contraintes techniques dans notre logement à cause de la charpente et qu’ils ont été “obligés” de couvrir ces défauts de construction de cette manière. Malgré notre demande de justificatifs, nous n’avons pas reçu de réponse du promoteur à ce jour.
    Comme vous pouvez le constater dans les photos, ces coffrages changent radicalement l’esthétique de notre logement et surtout cela nous pose énormément de souci dans la réalisation du projet de cuisine qui a été élaboré sur la base du plan de l’apparentement validé et signé par le directeur technique du chantier le 27/11/2019 (voir pièce jointe).
    Pouvez-vous nous donner des conseil à ce sujet ?
    Merci pour votre attention Cordialement,

    1. Bonjour, puisque le logement n’est pas conforme à ce qui a été convenu lors de votre engagement en VEFA, vous avez droit à un dédommagement de votre préjudice, ou, éventuellement (ça dépend de l’importance du préjudice) à annuler la vente.
      Les photos ne sont pas jointes dans les discussions sur ce blog. Je vous envoie un message privé. Cordialement,

  123. Bonjour,
    Je fais construire avec un constructeur (contrat CCMI), mes fondations viennent d’être réalisées et c’est mal fait. Les armatures métalliques sont visibles par endroit à travers le béton et il y a des fissures. De plus, les armatures ont été mises à même le sol. Mon constructeur se veut rassurant car même si esthétiquement ce n’est pas beau, côté technique ça va soi-disant. Je ne suis pas rassurée, que puis je faire ?

    1. Bonjour, ce qui est essentiel dans les fondations, c’est de savoir à quelle profondeur est coulé le béton, à quelle profondeur se situe la fondation. Vous devez le vérifier par rapport à la profondeur préconisée dans l’étude de sol (étude de sol que vous devez ABSOLUMENT avoir en main, bien sûr).
      Les armatures dans une fondation ont moins d’importance que la profondeur, même si cela montre de la négligence de la part du CMI. Elles servent à assurer de la cohérence dans les fondations : si le terrain devait être plus ou moins porteur à certains endroits, les fondations avec des armatures mal mises vont se fissurer, et la fissure risque de “remonter” jusqu’à être apparente, en surface et dans les murs. Si le sol est parfaitement cohérent, il n’y aura pas de fissure.
      Par contre, si ce n’est pas coulé à la bonne profondeur, le risque de sinistre est très grand.
      Je ne saurais ainsi vous dire ici que faire, il faudrait voir les fondations, voir l’étude de sol, et vérifier s’il y avait un risque anormal, ce que je ne peux pas faire ici.

  124. De ne pas être comme nous des novices
    Je vous remercie d’avoir prit le temps de répondre à mes interrogations
    Je vous souhaite une agréable soirée
    Cordialement

  125. Le terrassement était prévue au ccmi mais pas à cette hauteur
    Pendant la construction de la maison nous n’avons jamais été convoquer à chaque étape de la construction par le maître d’œuvre pour valider ce qu’il y a été effectuer
    Ont a plein de petite malfaçon comme une plaque de placo qui est pas aligner, un bac de douche qui grince quand ont se positionne dessus ou les tuyau d’arriver d’eau de la cuisine qui sont décaler donc l’évier de la cuisine ne peut pas être poser ou encore les gaine du tableau électrique pas raccourcie… Etc….
    Nous devons nous réjouir d’être dans Notre maison mais à ce niveau là nous somme dégoûter
    Cordialement

    1. Si vous avez accepté les travaux sans rien dire, sans émettre de réserve notée à la réception, vous ne pouvez plus changer d’avis ; ce qui est accepté est accepté.
      Dans un ccmi, il n’y a pas de “maître d’oeuvre”, le client est seul face au ccmi, sans personne pour le conseiller, le guider. C’est même le principe du ccmi : un seul interlocuteur, personne d’autre que le CMI. Ainsi, le CMI peut tranquillement faire le vide autour de son client, qui se retrouvera ainsi à sa merci.
      Je comprends que vous soyez dégoûtés, et je ne comprends pas que l’on puisse dire que le ccmi serait protecteur, puisque c’est EXACTEMENT L’INVERSE… Je ne cesse de le démontrer et de le répéter ici et ailleurs, mais les gens poursuivent dans leur choix du ccmi. Et je ne vois pas ce que je pourrais dire de plus – peut-être avez-vous une idée pour mettre en garde ceux qui n’ont pas encore signé un ccmi ?
      Bien cordialement,

  126. Je vous remercie de votre réponse
    Nous n’avons émis aucune réserve sur le pv, le terrassement a été fait après la livraison de la maison qui a eu lieu le 31 juillet et le terrassement à été fait le 3 août !
    Merci d’avance

    1. Ah. Avez-vous mentionné l’absence de terrassement lors de la réception ? Pouvez-vous prouver qu’il a été fait par ailleurs – par exemple s’il était hors ccmi ?
      Vous ne devez pas réceptionner le terrassement, ni, bien entendu, le payer. Vous devez définir les travaux à faire pour qu’ils soient corrects et vous assurer qu’ils soient bien faits, avant de les réceptionner et de les payer.
      Vous pouvez vous faire guider par un architecte, car c’est son métier.
      Cdlmt,

  127. Bonjour
    Je viens de prendre livraison de ma construction maison individuel
    D’un terrain avec une pente de 30° sur la gauche, ont se retrouve avec un terrassement devant le garage l’allée pour circuler devant la maison de 60cm environ de haut, pour nous c’est dangereux avec nos 2 enfants en bas âge
    Les cailloux sur le dessus coule vers un terrain d’à côté qui ne nous appartient pas
    Le constructeur dit qu’il ne peut rien faire
    Doit-je demander une expertise ?
    Merci d’avance de votre réponse

    1. Bonjour, si vous avez pris possession de la maison, c’est que vous avez réceptionné l’ouvrage, je présume ?
      Donc,
      a) ou vous avez refusé les travaux avec les malfaçons que vous décrivez lors de la réception, et c’est bien ainsi écrit sur le pv de réception : dans ce cas, vous exigez que les travaux rectificatifs soient faits,
      b) ou rien n’est mentionné dans le pv de réception que vous avez signé, et donc vous avez accepté les travaux en l’état. Si vous les avez acceptés en toute connaissance de cause, vous ne pouvez plus maintenant les contester.
      Dans quel cas êtes-vous ?

  128. Bonjour ma question est : mieux vaut acheté une maison construite sur un vide sanitaire ? Ou une maison construite sur une dalle béton ?
    Merci pour votre réponse
    Bien cordialement.

    1. Bonjour, à mon avis il vaut mieux qu’une construction soit sur vide sanitaire, afin que toute la structure, plancher bas compris, repose sur les fondations.
      Si la construction est ancienne, disons plusieurs dizaines d’années, et si le plancher bas sur dallage n’a pas bougé, il n’y a pas de raison que ça change, donc il n’y a plus de risque de tassement différentiel. Pour le vérifier : pas de fissure au carrelage, et les plinthes en carrelage touchent bien le sol (pas de fente en dessous).

  129. Bonjour,
    Je fais actuellement construire une maison en Ccmi. J’ai 2 soucis:
    – un des murs en béton banché du sous sol a une partie du treillis est à nu en bas du mur sur 50cm de haut et 50cm de large. Le mur fait 20cm d’épaisseur et contiens 2 treillis ST25. Le constructeur as mis un passivant sur les aciers et un peinture d’etanchéité dessus. Est ce suffisant ?
    – lors du coulage de la dalle de compression de l’étage (rectolight 16+4) le maçon n’a pas etayé les 2 dernieres poutrelles précontraintes. Elles présentent une fleche négative de 3cm (portée 3,9m) alors que les autres ont bien une léger flèche positive ou nulle. Est ce dangereux ? Que préconisez vous ?
    Merci d’avance

    1. Bonjour,
      – armatures apparentes dans un mur en béton banché : c’est évidemment non-conforme aux règles de l’art. Je m’étonne qu’il s’agisse d’un mur en béton banché pour une maison individuelle, et non pas, par exemple, un mur en agglos à bancher, plus simple et moins onéreux.
      Sans le voir, je ne peux guère vous donner mon avis. Ce mur doit résister à des poussées horizontales de la terre, surtout de la terre gorgée d’eau (la terre sèche n’a que très peu de poussée). Donc si le drainage est très bien fait de l’autre coté du mur, c’est beaucoup moins grave. Quoi qu’il en soit, à moins de mettre des renforts (par exemple un IPN de haut en bas, fixé au dallage et au plancher hourdis) c’est difficilement rattrapable. Un passivant est une bonne chose pour empêcher les armatures de trop rouiller, mais n’empêche en rien la faiblesse du mur.
      Si vous le gardez comme ça, ne mentionnez rien par écrit, surtout pas à la réception des travaux car, sinon, vous ne seriez plus assuré !
      – flèche négative : une poutre précontrainte a des tensions internes qui la font se courber “centre vers le haut”, qui lui donne une contreflèche, afin que, une fois mise en charge, la poutre devienne parfaitement horizontale (sinon, une flèche positive, c’est-à-dire une flèche normale, en creux au milieu, est inévitable, même infime). Si vous parlez de “flèche négative” pour décrire une poutre bombée vers le haut (c’est-à-dire une contreflèche, une flèche positive, en fait), c’est surprenant. Si la poutrelle n’a pas été étayée, elle devrait plutôt avoir une flèche positive (creux du milieu vers le bas).
      Je ne crois pas que ce soit dangereux, au sens où les poutrelles de moins de 4 m de portée ont très peu de probabilité de casser. Le risque est plutôt d’avoir une réaction différente entre ces 2 poutrelles et le reste du plancher, provoquant une fissure dans le revêtement de sol. Je vous engage à ne pas mettre de sol scellé (carrelage) mais plutôt du parquet dans toute cette zone de l’étage. Ainsi, s’il devrait y avoir une petite fissure en-dessous, elle ne se verra pas.
      Mais, quand même, 3 cm sur moins de 4 m de portée, c’est beaucoup, et ce n’est pas normal. Vérifiez bien (par en dessous) que les poutrelles ne soient pas cassées. Cdlmt

      1. Bonjour,
        Merci pour la réponse.
        Pour le mur le constructeur m’avais dit que ce n’était pas un Probleme car il avais sur dimensionné les armatures de ce mur car il etait face à la pente du terrain. Il a mis 2 treillis st25 au lieu des 2 st15 des autres murs. Pourquoi la garantie serais perdu si je mentionne ceci à la reception ?
        Pour les poutrelles elles sont bombées de 3cm vers le bas. D’après mes lecture ça fait une fleche de L/130 alors que la norme serais L/500 si j’ai bien compris.

        1. Le fait que les armatures seraient surdimensionnées n’a aucune importance si elles sont mal placées. Un treillis soudé à fleur de surface n’a plus aucune utilité, quelle que soit la section des fils. Le constructeur vous raconte un peu n’importe quoi…
          Il faut bien avoir conscience qu’une assurance n’est pas là pour compenser les faiblesses d’une entreprise pendant les travaux. Si le maçon ou le CMI commet des erreurs, des malfaçons, et si vous vous en apercevez avant d’avoir accepté l’ouvrage, vous devez le refuser et le faire refaire. Sinon ce serait trop facile ! On signerait n’importe quoi avec n’importe qui, à n’importe quel prix, puis on ferait payer l’assurance : inadmissible.
          L’assurance n’est là que pour garantir les dommages, les sinistres survenus après la réception, quand le client en toute bonne foi a accepté un ouvrage qui lui paraissait ok. Donc, si vous mentionnez à la réception que des travaux ne conviennent pas et que vous les acceptez quand même, vous en supporterez seul les conséquences, vous ne serez pas assuré pour ça.
          Flèche : 1/500 de la portée, ça ne fait même pas 1 cm. Une flèche de 3 cm, c’est 4 fois trop. Il y a quelque chose qui ne va pas. Vérifiez que les 2 poutrelles en question ne soient pas cassées (ça arrive, dans la manutention par exemple).

          1. Oui c’est clair comme ça pour l’assurance. Mais en tant que particulier je ne peux pas vraiment juger si ce que me dit le constructeur est vrai (que c’est correct comme ça). Donc je peux soit faire confiance soit mettre une reserve à la fin pour que ce soit réparé dans les regles de l’art ou bien ?
            Les poutrelles n’ont pas l’air cassé mais je pense que le probleme viens du fait qu’il ai tout etayé sauf ces 2 poutrelles.

          2. Oui, c’est possible que la flèche des poutrelles vienne d’un défaut d’étayage, bien que la portée soit faible. Si elles ne sont pas cassées, c’est déjà ça. A surveiller.
            Pour les ouvrages en réserve à la réception, vous devez avoir une position très claire juridiquement, sans ambiguïté, car l’enjeu est important :
            – soit vous acceptez le plancher, et vous ne mentionnez aucune réserve. Vous êtes assuré en garantie décennale (mais si le plancher se fissure plus tard et menace de casser, je ne vois pas très bien que faire ? rajouter un poteau ? une poutre ? après coup et en site occupé, ce sera assez acrobatique),
            – soit vous refusez le plancher dès à présent, vous en faites part au constructeur, vous exigez une réparation à convenir, et s’il ne vous donne pas satisfaction, vous bloquez les paiements et vous prévenez le garant (garantie de livraison à prix et délais convenus).
            Il ne faut pas faire d’erreur ! Le fait que vous soyez assuré en dépend.
            Quant à la confiance, vous savez que les intérêts financiers du constructeur qui vous vend les travaux sont opposés aux vôtres : son intérêt est de vous vendre le plus cher possible ce qui lui revient le moins cher possible. Le contrat est vicié dès le départ. C’est pour ça qu’on a inventé le métier d’architecte : lui est indépendant, il ne vous vend pas les travaux, il est donc fiable – comme l’est le médecin dans son ordonnance car il ne vous vend pas les médicaments. C’est le propre des professions réglementées.

          3. Bonjour,
            Je suis repassé sur le chantier et les 2 poutrelles sont effectivement fissurées transversalement. Est ce que cela veux dire qu’il fait casser et refaire ?
            Cordialement

          4. Ah ! C’est préoccupant. Il faudrait l’avis d’un spécialiste qui verrait sur place, de quelle importance il s’agit (pas le CMI, évidemment, puisqu’il est juge et partie, il faut quelqu’un qui soit indépendant : architecte ou bureau d’études).
            A priori, il faudrait placer un renfort par en dessous (puisque vous avez un sous-sol, je crois) par exemple par une poutre en acier. Ce n’est pas très compliqué à réaliser.

  130. Bonjour;
    Je suis sur l’achat d’un terrain;
    Nous allons signer le succinct privé bientôt.
    J’aimerai inclure une clause parlant des fondations; qui en cas de prix hors norme me dégage de l’achat du terrain mais je ne sais pas comment la formuler ?
    Aussi j’ai fais une demande De devis à une étude de sol; qui m’a demander un plan de masse que j’ai du faire; mais la maison pourra bouger d’ici la fin des plans;
    Ma question est : le plan actuel de masse est il acceptable ou bien faut il le dernier pour l’étude de sol ?
    Pour la dernière question; nous souhaitons acheter en indivision; cela doit il être vu avant le succinct privé ou bien peut on juste le dire lors de la signature ?
    Merci pour votre réponse, Bien cordialement.

    1. Bonjour, vous pouvez mettre une clause sur les fondations dans le sous-seings privé. Cela sera une “clause suspensive”.
      Vous pouvez demander qu’il soir écrit par exemple :“Une étude de sol devra être faite avant la conclusion de l’acte de vente, par un bureau d’études spécialisé. Si cette étude indiquait que la profondeur du sol permettant de supporter la maison est supérieur à … (à vous de voir quelle profondeur ? Par exemple 1,50 m ? ou 2,00 m ?) par rapport au terrain naturel, le présent compromis de vente serait annulé, sans indemnité de part ni d’autre. Le vendeur autorise dès à présent l’acquéreur à faire procéder à une telle étude de sol.” (le notaire rédigera ça bien mieux que moi).
      Le plan de masse permet d’indiquer la zone où la maison est prévue, mais une implantation précise n’est pas nécessaire pour déterminer la nature du sous-sol. Par contre, elle est utile pour éviter de faire un sondage (un trou, en fait) en plein dans les fondations. Sinon, ça obligera à passer dessus avec une longrine porteuse, ce qui n’est pas pratique et qui coûte un peu d’argent.
      Bien entendu, cette clause doit être mentionnée et acceptée par tous avant la conclusion du sous-seings privé. Il n’est guère envisageable de dire ça au moment de signer !
      Cordialement,

  131. Bonjour,
    Ma maison a été construit en 2017. Je suis en plein travaux pour passer mon garage en chambre. Cela faisait longtemps que je souhaitais connaitre la hauteur de mes fondations. Le résultat fût( je pense) catastrophique. Pour votre information je suis sur un terrain très humide, argileux et sur dallage terre plein avec 2 parpaing de soubassement et aucune étude de sol n’a été réalisée à l’époque. Mes fondations sont à 20 cm du sol finit (donc loin d’être hors gel) et font 50cm de large sur 40cm de profondeur. Je pense qu’il y a une grosse malfaçon mais je souhaiterais avoir confirmation. Quels sont mes recours? Jusqu’a aujourd’hui je n’ai pas de fissures de structuration, mais dans 7 ans quand la décennale sera passée je n’aurais aucun fond de garantie en cas de problème sur ma construction.
    Merci pour votre aide.
    Cordialement.

    1. Bonjour,
      Hauteur des fondations : il s’agit de la profondeur de la base de la fondation, pas de sa partie supérieure. Si cette partie supérieure est à 20 cm sous la surface et que la fondation ait une hauteur de 40 cm, cela donne 20 + 40 = 60 cm : juste le “hors gel” – si vous êtes dans une région où la cote “hors gel” est de -60 cm, cas le plus fréquent (pas en montagne, par exemple).
      Ceci dit, – 60 cm c’est le minimum du minimum. Ce n’est possible que sur un terrain particulièrement résistant en surface (- 60 cm, pour moi ça reste “en surface”), particulièrement homogène et sans argile gonflante. La dernière fois que j’ai eu un tel terrain, j’ai quand même préconisé des fondations à – 80 cm. Il faut prendre un peu de marge de sécurité.
      Le CMI aurait dû faire faire une étude de sol, il s’agit là d’une mesure de bons sens le plus élémentaire. Je trouve nul de faire ça pour gagner un peu plus d’argent en faisant prendre un risque énorme à ses clients : les sinistres de fondations sont très graves, très onéreux. En général, les assurances exigent une étude de sol – et elles ont raison.
      Ceci dit également, si vous n’avez aucune fissure 3 ans après, c’est très bon signe. Il est probable que le terrain soit très bon. Regardez bien l’enduit, de près. Les petites fissures horizontales à peu près au niveau du plancher ou du plafond des pièces sont en général des fissures dues au chaînage : pas très esthétique, mais pas grave du tout (le chaînage en béton armé se dilate et se contracte un peu au fil des saisons, ça n’a rien d’inquiétant). Par contre, toute fissure non-horizontale (donc qui serait verticale ou oblique) est inquiétante : elle révèle presque toujours un défaut de fondation ! Il vous reste encore plus de 6 ans : ça vous laisse le temps de voir si des fissures apparaissent. Et si rien ne se passe pendant 10 ans, le risque futur est très très faible. Ne vous y prenez quand même pas au dernier moment, car la limite de 10 ans est au jour près, et il ne suffit pas d’avoir écrit une lettre recommandée : il faut que le dossier de l’assurance soit ouvert. Cordialement,

      1. Merci beaucoup de votre réponse détaillée et rapide.
        Non à ce jour je n’ai que des micro fissures sur certains de mes appuis de fenêtres qui partent du côté de l’appuie et descendent jusqu’au sol. Je parle de micros fissures car il faut mettre l’oeuil à 5 cm pour pouvoir les observer. Par contre j’ai une fissure plus inquiétante au bas du seuil de ma baie vitrée de 3metres qui fait environ 0.5mm et descend jusqu’au parpaing de soubassement (2 seuils de 1.5m).
        Je pensais faire déplacer l’expert du CMI et mandater un expert de mon côté pour “au moins” faire constater les fondations car effectivement dans l’exemple que je vous ai donné, j’ai vérifié cela au milieu de la maison. Mon terrain étant légèrement pentu, en haut de la maison les fondations doivent être enterrées de 10 de végétal et 20 de soubassement et sur la partie basse par contre c’est la oû je dois avoir le moins avec seulement 10cm de soubassement. Je m’explique, lorsque qu’ils ont décaissé la terre pour les fondations, ils ont décaissé de 15 ou 20cm sur la partie haute de la maison et quasiment pas décaissé la partie basse pour avoir le niveau 0. Donc mes fondations sont plus enterrée en haut que en bas.
        Je suis d’accord avec vous c’est dommage de voir à l’économie et faire prendre un risque immense au client.
        Cela est rassurant de vous entendre dire que si 3 ans après la maison n’a rien c’est plutôt bon signe mais je suis quand même malheureusement très perturbé pour l’avenir de ma maison.
        Cordialement.

        1. La fissure au seuil d’un seul tenant d’une baie vitrée est inévitable. Pour 3 m de large, les règles de l’art demandent que l’on fasse 3 appuis différents, cote à cote, de façon à ce qu’il y ait 2 joints de dilatation (2 x 150 cm aurait été déjà trop long et il y aurait eu une fissure sur les seuils de 150 cm). Mais ce n’est qu’esthétique, aucun autre dommage, si la fissure ne va pas au-delà du seuil (par exemple, si elle ne descend pas en-dessous en se perdant dans la terre).
          Je n’ai pas de statistiques précises, mais d’expérience, si rien ne se passe les 2 premières années, 95 % de chance que la maison ne bouge plus par la suite, malgré des fondations “minimales”. Sauf en cas de sécheresse anormale, mais là, un “arrêté-sécheresse” imposera que les assurances prennent les dommages en charge.
          Donc, vous pouvez être plutôt rassuré (mais vérifiez quand même, de loin en loin 🙂 ).

  132. bonjour j’ai signé un ccmi et sur celui ci n’apparait pas d’etude de sol ,le terrain a été acheté avant 2020 et le ccmi signé aprés ,je suis classé zone a risque moyen (retrait et gonflement argile) les fondations sont couléés semelle filante standard (45×25) le constructeur avait il l’obligation de se renseigner sur le sol pour faire les fondations. loi elan a partir du 1er janvier 2020 le ccmi doit comporter une etude de sol . merci de me renseigner

    1. Bonsoir,
      en effet l’étude de sol de type G2 : phase avant-projet et phase projet, conformément à la norme NF P 94-500, (attention les études obligatoires pour l’achat d’un terrain sont plus succinctes et ne sont pas valables pour une construction) est obligatoire pour une construction de maison individuelle. L’arrêté du 22 juillet 2020 s’applique, rétroactivement, au 1er janvier 2020 comme le décret du 22 mai 2019. Vous devez donc exiger d’avoir en main cette étude de sol.
      D’après ce que vous me dites, les fondations réalisées seront très probablement insuffisantes. Il faudra alors prévoir de les renforcer par des reprises en sous-oeuvre, conformément à une étude technique faite par un tiers (pas par le CMI, évidemment ! car c’est un gros travail).
      Je ne comprends pas comment des gens qui se présentent en tant que professionnels peuvent oser faire de telles fautes (volontaires, c’est évident). C’est nul et ça augure bien mal de la suite de l’opération.
      Bien cordialement,

  133. Bonjour
    En contrat de mission complète avec un architecte ce dernier demande une réception de chantier sur le lot maçonnerie gros oeuvre qui est terminé sauf que le lot comprenait aussi la terrasse qui n’est pas encore construite car il reste à passer les branchements
    A-il le droit de faire une reception de chantier d’une part par lot et d’autre part partielle (manque la terrasse) , je pense aux problème de date pour la DO et au principe d’unicité de la reception ??? MERCI

    1. Bonjour, eh bien je trouve que vous avez raison ! Une construction est un seul ouvrage, qui doit être réceptionné en une seule fois.
      Juridiquement, c’est beaucoup plus sûr pour vous de n’avoir qu’une seule réception des travaux.
      Si pour X raisons, il faudrait constater les travaux du maçon maintenant, l’architecte peut très bien faire un constat précis et détaillé des travaux, avec photos, en 3 exemplaires et les faire signer par le maçon et vous-même. Mais ce ne sera pas une réception.

      1. Merci pour la réponse je vais indiquer à l’architecte que je souhaite qu’une réception de chantier et non par lots (je n’ai aucuns documents qui le demande) ou sinon constater les travaux pour valider le paiement de la partie du lot terminée sachant qu’il reste la terrasse et non une reception de chantier

        1. Vous faites bien. Et n’oubliez pas que c’est VOUS qui réceptionnez, pas l’architecte – il n’est là que pour vous assister. Donc ce n’est pas à lui mais à vous de décidez. Par exemple, vous pouvez dire – gentiment, bien sûr : “Je choisis de ne faire qu’une seule réception pour l’ensemble de l’ouvrage, donc aucune réception partielle. Vous pouvez si vous voulez faire un constat d’avancement des travaux du maçon, que je contresignerai s’il le fallait”.

  134. Bonjour,
    Nous faisons construire une maison individuelle, notre dale vient d être coulée mais nous nous sommes aperçu que les tuyaux d évacuations sont mal positionné a plusieurs endroits de plus nous n’avons aucun tuyaux pour l arrivée de l’eau chaude. Est ce normal ? Nous n y connaissons rien. Est ce rattrapable ? Si oui est ce que cela ne va pas engendrer un problème d’isolation ou autre?

    1. Bonjour, non une mauvaise position des canalisations en attente n’est jamais “normale”. S’il s’agit d’un plancher hourdis, la position des poutrelles en est peut-être la cause : il fallait le prévoir par un plan de pose avec mention des canalisations, ce ne serait pas arrivé.
      Et s’il s’agit d’un dallage sur terre plein, il n’y a aucune raison que les canalisations ne soient pas exactement au bon endroit.
      Il n’y a qu’une seule arrivée d’eau dans le plancher bas, celle du réseau public. L’eau chaude est produite par la chaudière, le cumulus ou autre appareil, elle ne traverse jamais la dalle.
      Quant à l’isolation thermique, ça n’a rien à voir. Il vous faudrait un professionnel pour vous informer, en toute indépendance.

  135. Bonjour, nous avons une maison en construction en VEFA et nous venons de terminé l’état hors-d’eau/hors d’air. Après une visite du chantier, nous constatons que toutes les fenêtres du 1° étage ont été démonté. Les fenêtres ont été décalé de 30 cm pour être conforme au permis de construire. Ce qui me contrarie, c’est que lorsque les fenêtres ont été posées à l’origine, nous avions la présence d’un linteau de béton sur toute l’ouverture. Maintenant que le décalage a été fait, une partit de l’ouverture reste sans linteau et a été recouvert par de l’enduit. J’ai des doutes sur la solidité de la structure. Je crains que ce procédé nous provoque à l’avenir des fissures. Pouvez vous me dire si effectivement c’est le cas et si je peux faire une réclamation au près du MO.
    Merci Beaucoup

    1. Bonsoir, oui un linteau qui ne reposerait sur 2 appuis risque de s’affaisser, voire de tomber. C’est une malfaçon surprenante, peut-être les linteaux ne sont tels quels…
      Vous pouvez bien entendu réclamer au promoteur des sondages pour être sûr que tous les linteaux reposent bien sur 2 appuis, et, sinon, exiger qu’ils soient tous correctement refaits.

  136. Bonjour je reviens vers vous pour une question. Ma construction a démarré le 15 juillet /15/16 juillet terrassement) le 17 les maçons ont mis les ferrailles qui sont bien attachés mais sans cales…. ils ont coulé que le 20 car ils trouvaient pas de béton pour le faire le 16 après midi ou le 17 …. ouf Gand soleil pas de pluie cool je suis à Toulouse.. Est il normal et y a il un risque d avoir coulé 4 jours après le terrassement….. d après mon MO pas de soucis mon terrain est sain . Ensuite sur mes 6 ou 8 demi pieux sur 2 il y avait de l eau au fond et il a couler quand même dessus … Est ce normal ? Quand il. A couler ils ont bien levé la ferraille à l aide de crochet , mais je sais pas si il y a les 3 cm en dessous du coup . Je vous remercie par avance. Cordialement

    1. Bonjour, à quoi est due l’eau au fond des fondations ? A la pluie ? Je ne me rappelle pas s’il a plut entre les 15 et 20 juillet (je suis toulousain moi aussi). Il semble que non, à vous lire. Si l’eau provient de la nappe phréatique, ce n’est pas grave, la terrain ne changera pas de consistance à cause des fondations.
      Il vaut mieux que les armatures soient enrobées, mais c’est moins important pour des fondations que pour une poutre ou un poteau, par exemple.
      Pour les fondations, le plus important est d’avoir creusé assez profond pour être arrivé jusqu’au bon sol, suivant l’étude de sol. Est-ce bien le cas pour vous ?
      Les affirmations péremptoires des maçons du genre “Pas de souci, le terrain est sain, c’est moi qui vous le dis, faites moi confiance, blablabla…”, hum, je n’en tiens pas vraiment compte – le pelliste que je connais et qui a bien l’habitude, ça ok.

      1. bonjour,
        je suis sur le point d’acheter un terrain mais plusieurs questions importantes s’annoncent.
        pour commencer il s’agit d’un terrain comportant un chemin de servitude dont je serrais proprietaire car pour qu’il puisse diviser ca parcelle il faut que le chemin vienne avec, de plus le cos est de 8%, donc le chemin devient un atout.
        cependant j’aimerai savoir a combien de metre je dois construire la maison du chemin de servitude ?
        autre chose, le cos impliquant une surface au sol de 118m2; j’ai dessiné une maision de 112 mais il faut y mettre une terrasse bois; comment faire avec cette obligation de cos ?
        le terrain se situe completement en limite de foret avec pente de 7%, comment gerer de facon certaine le probleme de racine et a quel cout ?
        derniere question, il me semble que les riverains utilisant le chemin de servitude sont sur le coter du chemin pour le passage des reseaux de viabilisation, dans ce cas, je vais devoir detruire le chemin pour creuser ailleurs de leur tranchees existantes ?
        (pour info c’est une auto construction, je suis macon de metier, je prend un be et etude de sol)
        merci

        1. Bonsoir, je réponds point par point :
          – puisque le chemin vous appartiendra, il n’y a pas de distance à respecter par rapport à lui, mais seulement par rapport aux limites de propriété avec les voisins,
          – êtes-vous sûr qu’il s’agit de COS ? Normalement, ils n’existent plus, n’est-ce pas plutôt un CES (emprise au sol) ? Les terrasses qui ne dépassent pas 60 cm de haut ne constituent pas de la surface de plancher.
          – les constructions doivent être isolées des racines des arbres par des barrières anti-racines. On en trouve couramment chez les marchands de matériaux. C’est important de le faire.
          – vous devez avoir le droit de faire passer les canalisations qui vous sont nécessaires dans votre chemin. Pouvez-vous ménager un passage à vos voisins le temps des travaux des canalisations ? C’est l’affaire d’un jour ou deux maximum.

          1. Merci pour vos réponses Claires et précises.
            Le plu indique effectivement “emprise au sol” et non cos.
            Oui pour la tranchée mais ça m’embête de détruire le chemin; les autres on pu passer sur le côté mais je n’aurai pas cette chance .
            Il est indiqué sur le plu que les services incendie doivent avoir une plateforme devant la maison de 3,5m pour pouvoir faire leur demi tour; Le chemin de servitude Agricole fait donc office ?
            Il est précisé que la hauteur maximum est de 7m jusqu’à l’égout du toit; l’égout du toit est-elle l’arase du muret du toit terrasse ou l arase de l’isolant sur la dalle ? soit environ 35cm de différence .
            Merci

          2. Bonjour,
            – servitude de passage : en principe, c’est la possibilité de passage qui constitue une servitude, le tracé exact peut changer si c’est justifié. Mais c’est compliqué, en pratique… Si vos voisins peuvent passer à coté pendant les travaux du chemin, c’est le mieux.
            – le chemin peut faire office de plateforme de manoeuvre, bien sûr, s’il en a les dimensions suffisantes.
            – le règle de calcul de hauteur des toitures terrasses n’est pas tranchée de façon générale. Parfois c’est en haut de l’acrotère, parfois c’est le niveau de la couverture, donc de l’étanchéité. Je présume que votre PLU n’en parle pas ? (souvent, il mentionne quelle règle retenir). Voir au préalable avec le maire dans ce cas.

  137. Bonjour,
    J’ai une dalle béton (plancher) au premier étage de ma construction en cours qui présente une différence de niveau de 3/4 cms entre ses extremités ( la dalle fait 12 m sur 11 m). L’entreprise de maçonnerie me propose un ragréage pour supprimer cette différence de niveau mais à mes frais. Est ce conforme aux tolérances ( cf DTU ) ou dois je exiger qu’elle prenne ce surcout à sa charge ?
    Merci pour vos conseils

    1. Bonjour, pour parler net, il ne manque pas d’air, votre maçon. Il est très largement au-dessus de la tolérance (je dirais < à 1,5 cm pour la tolérance). Il pourrait faire attention, quand même. Vous refusez le travail en l'état, vous exigez un ragréage bien fait, sans discussion. Un conseil : soyez très ferme dans votre demande. Le "bâtiment" est un milieu où il faut parfois être virulent - ce qui ne veut pas dire agressif (d'ailleurs, l'agressivité est une preuve de faiblesse), mais ça veut dire montrer qu'on est très déterminé et que RIEN ne vous fera changer d'avis. Sinon, vous n'allez pas vous en sortir. La phrase magique : “Je ne paierai jamais un travail comme ça.”

  138. Bonsoir
    Lors du coulage d’une arrase de chainage par le maçon en mettant le beton le feraillage a du bouger du milieu et l’extrémité s’est retrouvé le long de la planche de maintien et je me retrouve avec un bout de feraille de 10 cm de long à l’exterieur le long du mur donc non recouvert de beton
    C e constat pose-il un probleme à la construction sachant qu’il va etre recouvert de clin bois
    Merci

    1. Bonsoir, les armatures du chaînage ont dû être mal calées. L’acier qui affleure perd toute sa force. Si c’est une armature carrée, à 4 fils, ce n’est pas grave, il reste les 3 autres. On admet même des chaînages à 2 fils, ce qui sera d’ailleurs le cas, car si un fil affleure, l’autre ne doit pas être loin, et en tout cas pas avec un recouvrement de béton de 25 mm (règles de l’art).
      Mais le plus important dans un chaînage ce sont les liaisons, notamment aux angles.

      1. Merci pour la réponse ,effectivement l’armature est à 2 fils c’est à la jonction de 2 grandes longueur d’armatures que l’une c’est décalée en coulant le béton pour ressortir sur 10/15 cm le long du mur ,je vais voir avec l’archi et le maçon si on peut remédier au problème

        1. C’est embêtant, ça risque sérieusement de provoquer des fissures. Vous écouterez ce que dira votre architecte, bien sûr, mais a priori je ne vois qu’une seule solution vraiment efficace, l’opération chirurgicale : ouvrir cette zone, souder les armatures et re-couler du béton (avec un adjuvant spécifique pour les reprises) en veillant, ce coup-ci, à ce que les armatures soient bien enrobées.
          Quand c’est localisé ainsi, ponctuel, ce n’est pas un travail énorme.

  139. Bonjour
    Sur ma construction j’ai constaté que la poutre en beton au dessus de la porte du garage soit 3m n’est pas plane elle est légèrement incurvé ( environ 0.5/1cm ) à l’interieur l’exterieur de la poutre est ok
    Doit -on la faire refaire ou simplement rectifié en surface
    Merci

    1. Bjr, je viens de laisser un message à un autre visiteur du site pour expliquer pourquoi je préfère les poutres préfa = votre message en est une excellente illustration ! Une poutre (linteau) de 3 m incurvé de < 1 cm, ce n'est pas grave. Ce qui compte, c'est le bon enrobage des aciers à l'intérieur, soit 2,5 cm au moins (pas d'acier plus proche du coffrage que 2,5 cm). Mais maintenant, vous ne pouvez plus le voir...

      1. Merci pour la réponse
        néanmoins peut-on recharger l’épaisseur manquante pour gagner en épaisseur car la porte de garage est fixée en partie sur la poutre

        1. Non, une couche d’enduit sur une poutre ne tiendra pas, il tombera. Il faut mettre des cales. Il existe des petites cales en plastique, de différentes épaisseurs, pour ce genre d’ouvrage. Ca peut être discret et c’est ce qui donnera de meilleurs résultats.

  140. Bonjour.J ai effectue des fouilles pour batir une maison.Les fouilles de ce projet sont coulees mais je veux faire un agrandissement de 2 chambres donc il faut que je creuse a nouveau une longueur de 7.60 m par 3.60 m.Ma question es que cette agrandissement va fissurer.Quel est la solution la plus simple et la mieux.Merci a vous

    1. Bonsoir, non a priori il n’y a pas de risque. Les fondations, dans le sol (par définition), ne se dilatent pas.
      Vous continuez donc avec de nouvelles fondations, bien à la même profondeur ; ne faites pas varier les profondeurs, ça pourrait provoquer des différences d’affaissements, risque de fissures pour le coup.
      Veuillez à ne pas déstabiliser l’extrémité de la fondation avec la pelle mécanique en étant trop brusque, mais c’est du simple bon sens.
      Cdlmt

  141. Bonjour,
    Je suis au tout début de la construction en CCMI et les problèmes commencent déjà. J’ai fait faire une étude de sol pour ma construction. Le constructeur s’est engagé par un avenant à respecter les préconisations de l’étude de sol qui stipule que les fondations doivent faire 30 cm de hauteur et 50 cm de largeur minimum. Le 8 juillet le décaissement pour les fondations est effectué. Le soir en mesurant ce dernier je me rend compte que la ligne arrière de la maison et d’autres endroits sont creusés seulement de 23 à 25 cm de hauteur. La largeur côté Est de la maison est non conforme plusieurs mesures prises de 36 à 40 cm. Appel au CT qui signale que 24 cm c’est assez pour mon terrain car terrain de bonne tenue… Suite à mon insistance ce dernier accepte de creuser plus. Le 9 juillet en parlant avec le maçon je lui demande quelle type de cales seront utilisées pour tenir le ferraillage celui ci me dit qu ils remonteront le ferraillage avec des pelles ou des râteaux au moment de couler le béton. Appel au conducteur de travaux pour lui dire que je souhaiterai des cales. Celui dit que cela fait des années qu’ils font comme ça et qu’il n’y a aucun risque.Du coup mail au CT pour demander des cales (les écrits restent). Ensuite appel du CT plus le fils du patron (autre CT de la boite) avec haut parleur. Les fondations de 23 cm pour mon terrain c’était bon car c’est un bon terrain…. Enfin plus de problème car ils ont recreusé à 35 cm (mais si je n’avais pas insisté ça n’aurait pas été le cas). Les maçons c’est comme les boulangers ils travaillent manuellement et très bien pas besoin de cales. Les DTU c’est pas terrible il y a que les gens qui sont sur les terrains qui savent ce qui est bon. Ce qui ont fait les DTU n’ont jamais tenu une truelle dans leurs mains. Pour une meilleure entente avec eux pas la peine de faire de mail les contacts téléphoniques c’est mieux. Il faut leur faire confiance car c’est des professionnels….
    Je demande à mon CT quand seront coulées les fondations. Il me dit le 15 ou le 16. Je lui dit que ça fait un peu loin après le creusement. Il me dit que j’ai un bon terrain pas de problème (c surtout le long week qui arrive….)
    Pourtant l’étude de sol prévoit le coulage immédiatement après le creusement. Ils ont tout de même mis un bêton de propreté mais autant de temps après le creusement n y a t il pas de risque?
    Le soir même envoi d’un nouveau mail pour leur dire que je veux des cales. Je sens que ça va chauffer…. Si ils ne mettent pas de cales que puis je faire?

    1. Bonsoir, des fondations à -35 cm, ça ne va PAS DU TOUT !
      Lisez l’étude de sol : bien plus important que la dimension des fondations (même si c’est important) et bien plus important que les cales (c’est bien d’avoir pensé aux cales, les maçons ne le mettent pas souvent si on n’est pas derrière pour les exiger), c’est surtout, essentiellement, la PROFONDEUR des terrassements, la profondeur de la base des fondations.
      Les meilleurs sols, ceux qui sont particulièrement résistant (on n’en rencontre pratiquement jamais) demandent des fondations à -60 cm. C’est le minimum “hors gel”, INTERDIT de faire moins. Pour ma part, quel que soit le sol, même très bon, je ne coule jamais moins profond que 100 cm (1m). Etre à -35 cm, c’est en outre quasiment encore dans la terre végétale. Je suis à peu près sûr que si les fondations sont aussi peu profondes, vous aurez un sinistre grave (les défauts de fondation sont toujours très onéreux). Je vous souhaite que ce soit dans les 10 ans après réception (ce qui est probable) pour être encore assuré.
      Si les fondations ne sont pas encore coulées, STOPPEZ TOUT ! Faites creuser à la profondeur indiquée par l’étude de sol (bon sol et encore – 20 à 30 cm d’ancrage : si bons sol à -1m, on creuse à -1,30 m).
      Et couler le béton juste après, en effet : le risque est la pluie. S’il pleut avant que la fondation soit coulée, la terre va gonfler, puis le béton sera coulé et, au fil des mois, la terre va sécher, créant un vide sous la fondations, une zone molle. Résultat : tout va descendre plus tard, provoquant de multiples fissures. Donc si par malheur, il a plu avant coulage, il faut laisser sécher, et creuser de nouveau 30 cm pour retrouver un sol non gonflé. Obligatoire.
      Ne lâchez rien, si vous ne voyez pas où est le bon sol dans l’étude de sol, passez un coup de fil au Bureau d’étude des sols, demandez-leur à quelle PROFONDEUR il faut creuser, c’est LE PLUS IMPORTANT, 10 fois plus que les cales ou les dimensions des fondations, il faut que vous ayez l’information.
      Votre CMI est un fou, un inconscient. Des fondations à -35 cm !!!! En 40 ans d’exercice je n’ai jamais vu ça, chez personne (et pourtant, j’en ai vu des vertes et des pas mures…). Est-il prêt à dépose son bilan pour agir ainsi ? S’il coule les fondations ainsi, c’est du suicide, ne les acceptez jamais, ne payez pas, faites intervenir des experts, ne vous laissez pas faire !

      Ou alors, il y a quelque chose que je n’ai pas compris…?

      1. Bonjour, premièrement je tiens à vous remercier sincèrement de votre réponse et en plus de votre réactivité.
        En effet je me suis mal exprimé. Le terrain a été creusé à environ 60 cm sur l’arrière de la maison et environ 80 cm sur l’avant (terrain en légère pente) plus un décaissement de 35 cm pour les fondations. Je précise que les fondations seront des semelles filantes puis vide sanitaire sur 3 agglos. Soit une profondeur de 95 cm au plus court.
        L’étude de sol dit:
        De 0 à 3,0 m Formation 1 Limon sableux – pl (MPa) 0,8 Em (MPa) 14,0 – a 1/2 – y (Kn/m3) 18
        De 3,0 à 6,0 m Formation 2 Schiste – pl 4,0 – Em 130- a 1/2 – y 18
        Compte tenu des descentes de charges maximales estimées (15 t/appui et 3 t/ml à l’ELS), les calculs sont réalisés sur la base de fondations sur semelles filantes de 0,5 m de largeur, ancrées de 0,3 m
        minimum dans la formation 1 en respectant la cote hors-gel (0,6 m par rapport à la plus proche surface exposée
        aux intempéries), soit à une profondeur d’encastrement D = 0,8 m/TN.
        TN = terrain naturel je suppose. Donc à priori pour la profondeur si j’ai bien compris ils doivent creuser à 0,8 m minimum partout donc à partir de l’arrière de la maison (comme j’avais demandé au début au CT) plus 30 cm de décaissement pour les fondations. En plus ils ont prévu de la pluie éparse à partir de 20heure ce jour et jusqu’à 17 heure demain. Ils couleront pas avant mercredi … Si j’ai bien compris le bêton de propreté n’empêchera pas la terre de gonfler donc je dois m’opposer au coulage et leur demander de creuser 30 cm supplémentaires. Enfin qu il pleuve ou non il doivent respecter les 80 cm de profondeur et pas 60.

        1. Ah bon ! J’avais bien relu votre 1° mél et je lisais que les fondations ne seraient qu’à -35cm, ce qui est totalement impossible.
          Là, ça va mieux, si je puis dire.
          L’étude de sol demande bien au minimum -80 cm, en effet. Quand les terrassements se font, le pelliste avec un peu d’habitude, sent très bien la différence de dureté du sol. Si c’est encore trop mou à -80cm, il doit continuer à creuser : -80 cm est donc un minimum, mais il peut être dépassé.
          Le béton de propreté est censé empêcher la terre de gonfler, mais je n’y crois pas vraiment (même si c’est mieux que rien) : s’il pleut dans les tranchées, elles vont forcément se gorger d’eau, l’eau va stagner assez longtemps au fond (elle ne va pas couler ailleurs) et la terre va forcément gonfler. Ce n’est pas 5 cm de béton qui peut s’opposer au gonflement.
          Le mieux est de creuser 20 ou 30 cm juste avant de couler, pour peu qu’il n’ait pas plu dans la nuit ou la veille au soir.
          Disons que ouvrir des fondations et creuser plusieurs jours après, “ce n’est pas malin”.
          Mais s’il ne pleut pas (ou très peu), le pb sera très restreint.

          1. Merci encore pour vos réponse. Si seulement j’étais tombé sur votre site avant de signer un CCMI. Je pense que je vais me faire assister par un expert en bâtiment. Des frais de plus à ma charge mais je préfère ça que d’avoir des fondations qui craquent au bout de 10 ans. Moi qui croyait que le CCMI était un gage de fiabilité surtout que j’ai pris un constructeur moyenne gamme je ne m’attendais vraiment pas à ça.

          2. Merci. Je suis sûr que les conseils d’un expert indépendant – tel un architecte – ne sont jamais un surcoût. Il vous fera gagner plus d’argent qu’il ne vous en coûtera, vous verrez.
            Quant au ccmi, ce n’est pas votre faute, il y a tellement de médias et Cie qui le mettent en avant qu’on ne se pose plus la question, on va voir un CMI sans réfléchir. C’est aux architectes à montrer la réalité, le piège que constituent les ccmi en expliquant pourquoi.
            J’y travaille (avec d’autres, rassurez-vous 🙂 ), j’espère que dans l’année qui vient, il va y avoir du changement !

  142. bonjor
    nous sommes entrain de construire nous avons dejà un probleme au niveau de la semelle
    nous avons dejà constaté la non profondeurs de celle ci 0.50 0.60 0.40
    alors que sur le plan d’etude il et dit que le profondeur doit etre de 0.70 sol argilex sa nous a valus 3000euros de plus valus donc je vous demande comment faire je refuse de payé tant que la profondeur n’est pas faite ou quoi d’autre

    1. Bonjour, il vous faut être très ferme – c’est d’ailleurs la règle dans le “bâtiment” : si l’on veut aboutir, voire même se faire respecter, il faut affirmer ce qu’on exige et surtout ne rien lâcher, si je puis dire.
      Donc, dans votre cas, une seule attitude : “Les fondations doivent être au niveau mentionné dans l’étude de sol, pas moins. Je ne paierai pas de fondations qui ne seraient pas conformes.” C’est tout, et surtout tenir bon évidemment.
      Ne pas payer est le meilleur argument pour se faire respecter !

      1. je viens d’avoir le responsable pour mes fondations qui ne sont pas à la bonne hauteur de 0.70 comme prevus sur l’etude du terrain plus values de 3000 euros
        il va faire intervenir le terrassiers qui à creusé le geometre et celui qui à fait l’étude du terrain
        que va t’il se passé si il constact que se n’est pas respecté mais ce responsable me menace de fermé le chantier

        1. Bonsoir, reprendre des fondations qui ne sont pas à la bonne profondeur est extrêmement compliqué. Je ne sais pas ce que votre CMI va vous dire.
          Quant à ses menaces d’arrêter le chantier, ne vous laissez pas intimider : le CMI a une obligation de résultat, c’est-à-dire qu’il est OBLIGE de vous livrer la maison. S’il parle d’arrêt de chantier, parlez de juges et de procès, de plainte au pénal pour escroquerie, de prévenir le garant ( garantie de livraison), et aussi le banquier qui vous a accordé le prêt, etc. : tout cela lui fera peur, car il aura gros à perdre.
          Tenez-moi au courant, si vous voulez.

  143. Bonjour,
    J’ai signer avec un constructeur et lors du contrat il apparaît que nous avons une poutre sans retombées visibles. Etude beton faite .
    Apres ,nouvel etude il apparaît que cette poutre sera visible de 21 Cm dans la pièce de vie .
    A quoi puige prétendre comme dédommagement ?
    Merci

    1. Bonsoir, je ne saurais vous donner un chiffre comme ça. Il vous faut négocier, cela dépendra de chacun de vous : qui est prêt – et qui ne l’est pas – à aller devant un juge, d’intenter un procès pour cette retombée de poutre, si ses exigences sont refusées par l’autre ?

  144. Bonjour. J envisage l acquisition d une maison.
    Mon inquiétude est que j ai constaté des fisures entre le carrelage et les plinthes des murs d un 1cm au niveau des joints dans tous les pièces de la maison. C est grave? C est la structure de la maison qui est mal faite?
    Le terrain n est pas argileux dans le secteur.
    D où ça peut venir?
    Merci d avance

    1. Bonjour, sans voir la maison, je dirais que c’est très probablement (disons à 90%) un tassement d’un dallage sur terre-plein (le dallage s’affaisse, se tasse dans le sol). C’est pour éviter ce risque que je recommande des planchers hourdis sur vide sanitaire plutôt que des dallage sur terre-plein (sur hérisson).
      Si la maison est ancienne, enfin disons 20 ans et plus, ça ne bougera plus trop (sauf modification du sol extérieur, par exemple ajout d’un réseau enterré proche). Si la maison est récente, notamment < 10 ans, ça peut encore pas mal bouger. S'il n'y a pas de fissure sur les murs extérieurs, surtout des fissures verticales ou en escalier, ça devrait rester comme ça, quitte à se tasser encore un peu. S'il y a des fissures extérieures autres que horizontales, c'est grave : faiblesse de fondations, la structure n'est pas stable. De toute façon, la réparation de ce genre de sinistre coûte très cher (parfois, il vaut mieux raser la maison).

    2. Bonjour Monsieur
      Nous faisons construire une maison individuelle, ils ont posé la charpente et mis la bâche sous toiture depuis 10 jours et la ils nous annonce mettre les tuiles entre la semaine 45 et 50 . Il y a t’il un danger pour la charpente et la bâche au vue du vent et des très fortes pluies en ce moment ? ( j’habite dans le Pas-de-Calais) .
      Et sur la bâche il y a une dizaine de trous , y’a t’il un impact sur l’étanchéité de celle -ci ?
      Merci d’avance

  145. Bonjour,
    J’ai fait réaliser une dalle sur vide sanitaire et le maçon n’a pas installer les ventilation dans les mur de soubassement(banché) .
    Etant très bête et peut-être trop gentil je lui est proposé de le faire avant qu’il pose son hourdis est qu’il coule.
    Maintenant que l’erreur est faite et 3 mois de conflit pour mal façon absence de semelle!!!!
    Je voulais savoir si il peut se retourner contre mois du fait que je soit intervenu pour les ventilation par exemple?
    Je vous remercie d’avance!
    Je trouves votre site très bien construit.
    Bonne journée.
    Cordialement
    Jonathan

    1. Bonjour, vous n’êtes pas intervenu dans le déroulement du chantier (par exemple, vous n’avez pas donné des ordres à un ouvrier dans le dos du patron), vous avez simplement posé des questions : vous en avez bien le droit, quand même !
      Votre phrase “absence de semelle” m’inquiète. Qu’est-ce que c’est que ce maçon qui “oublie” des semelles (de fondations) ?
      Le maçon n’a pas à se retourner contre qui que ce soit, surtout pas contre vous, son client. Je présume que vous n’êtes pas en CCMI. Vous avez donc gardé tous les pouvoirs d’un maître d’ouvrage. Vous pouvez exiger (je dis bien exiger, sinon plus de paiement !) qu’il respecte parfaitement les règles de l’art. Ne vous laissez pas intimider, si je puis me permettre.
      Il serait beaucoup mieux pour le bon déroulement du chantier qu’à partir de maintenant, ce soit le maçon qui ait peur de vous… 🙂 N’hésitez pas à me tenir au courant.

  146. Bonjour
    J’ai acheté une maison en VEFA il y a un peu plus de 3 ans.Suite à une fissuration en escalier de ma façade dans un angle , un ferroscan a été réalisé.Il fait apparaitre un manque de chainage sur cet angle.Je suis inquiète quant au manque de chainage des autres angles de la maison.Puis je imposer à l’assurance de faire réaliser par sécurité ce ferroscan?
    Je voulais également vous signaler que la DO a validé la reprise de l’angle complet avec pose de feraillage etc….. ainsi qu’un déménagement complet de la maison par sécurité.
    Que dois-je faire?
    PS:Est-il possible de demander à l’architecte les plans détaillés de cette maison?car malgré plusieurs mails aucune réponse de sa part
    Cordialement

    1. Bonjour, C’est consternant de telles malfaçons, car les opérations de promotion immobilière comprennent très souvent des Bureaux de Contrôle. Ca n’a pas dû être le cas pour vous. Dommage, car ils ne laissent pas passer de telles malfaçons.
      Oui vous pouvez imposer que l’ensemble de la structure soit testée pour vérifier d’autres manques éventuels. C’est une demande tout-à-fait légitime. Regardez-bien aussi par ailleurs s’il n’y aurait pas d’autres fissures, même très fines, car elles peuvent évoluer.
      Vous me demandez un conseil : dans ce genre de travaux de reprise, il y a forcément beaucoup d’argent en jeu. Vous avez intérêt à vous faire conseiller par un architecte indépendant (pas celui de l’assurance ni celui du promoteur, car ils ne seraient pas indépendants vis-à-vis de vous). Sa rémunération sera prise par l’assurance, vous pourrez la négocier facilement. Cet architecte veillera à ce que tout soit bien prévu : est-ce que les fondations sont ok ? (les fissures en escalier révèle surtout des faiblesses de fondations, aggravées par le manque de chaînage) Est-ce que toutes les reprises et finitions seront prévues ? L’enduit sur les deux façades au minimum, remise en état y compris l’extérieur, etc.
      Si l’assurance fait des difficultés, vous avez une menace lourde : prendre un avocat et assigner pour demander un maximum de dédommagement. Je suis sûr que ça la rendra très conciliante.
      L’architecte de l’opération n’a pas le droit de vous donner les plans détaillés, car vous n’êtes pas son client, il ne peut les donner qu’au promoteur. Et c’est le promoteur qui peut vous les donner à son tour. Par contre, il aurait pu au moins vous répondre pour vous le dire…
      Cdlmt,

  147. les fondations de ma maison( terrain en pente) sont sur pieux de 0.60m de diamètre et 5m de profondeur. Sur le plan, au niveau le plus haut il est prévu un boisseau au-dessus du pieu et au plus bas 7 boisseaux pour les piliers. En réalité le constructeur a fait réaliser une plate forme en décaissant de manière à avoir des piliers de 7 boisseaux . Le vide ayant été comblé par de la terre car aucun mur de ceinture entre les piliers , lorsqu’il il a de forte pluie la terre ravine sous la maison est ce bien normal
    Merci cordialement

    1. Bonsoir, je crois voir à peu près ce que vous expliquez, mais il faudrait être sur place pour apprécier le risque de ravinement. D’ici, je ne saurais vous répondre autre chose que des généralités.
      Je vous conseille de demander une visite et une consultation par un architecte, afin que vous ayez des informations et un avis fiable.
      Cordialement,

  148. bonjour
    je fais construire un pavillon, le maçon a oublié de mettre une partie des poteaux verticaux en coulant les fondations il les a mis lors du coulage de la dalle donc pas pris dans la fondation.Est ce que ceci est grave pour la solidité de la structure.

    1. Bonjour, les armatures verticales qui ne sont pas prévues avant le coulage des fondations ne vont pas s’opposer aux efforts de tension, d’arrachement, de la structure en béton armé (c’est-à-dire des chaînages). Ces armatures verticales sont le plus souvent “tendues”, comme une corde sur laquelle on tirerait. La structure en béton armé (les chaînages, les planchers, etc.) travaillent, ont des tensions. Quand ces tensions “poussent” sur le béton, il résiste très bien ; mais quand ces tensions “tirent” sur le béton, il ne résiste pas, ce sont les armatures à l’intérieur qui résistent. Si ces armatures ne sont pas attachées dans les fondations, leur base ne résistera pas.
      En pratique, ne vous affolez pas, vous risquez des fissures à la base des murs mais ce n’est pas la solidité de la structure qui est en cause, sauf cas rares. Il est improbable que ces fissures soient importantes, elles restent la plupart du temps un défaut esthétique. Et il n’est pas sûr même que vous ayez des fissures.

  149. Bonjour,
    Je fais construire une maison avec un constructeur et un contrat ccmi. La construction arrive à son terme mais les délais sont dépassés. La date de livraison était prévue le 28 mai 2020. A ce jour il reste l’isolation du sol, le chauffage au sol, la chappe liquide, l’assainissement, l’électricien et le maçon doivent aussi revenir.
    Pour ne pas payer de pénalités de retard le constructeur utilise le covid 19 alors que les entreprises (plaquistes et façadier) sont venus travailler au mois d’avril 4 jours. Il veut donc reporter la livraison de 8 semaines moins 4 jours sans pénalités. A-t-il le droit? De plus pour gagner encore un peu de temps il veut me livrer la maison avec la chape liquide qui ne sera pas sèche car le carrelage ne sera pas posé par le constructeur. Est ce que je peux exiger d’attendre que la chape soit sèche? Il prévoit une réception des travaux le 30 juin!
    Merci pour votre réponse.

    1. Bonjour, je lis parfois des informations contradictoires sur la prolongation des délais des chantiers “privés” à cause du covid19, même de la part de juristes entre eux… Si les textes étaient juridiquement plus clairs, ce serait plus facile.
      Pour ma part, tel que je lis les ordonnances, les délais des chantiers (ou du moins les périodes de pénalités) sont automatiquement prolongées d’une durée allant du 12 mars 20, jusqu’à la date de fin du délai contractuel (pour vous, le 28 mai 20), soit 77 jours. Et la date de fin de chantier est définie en ajoutant ces 77 jours à la date de la fin de la période de sécurité, soit s’ajoutant au 24 juin 20 =
      24 juin 20 + 77 jours = 9 septembre 2020.
      En clair, il est permis à l’entreprise de ne pas avoir travaillé pendant la période de sécurité, et donc son délai est neutralisé pendant cette période. Le 12 mars 20, elle avait 77 jours pour finir, eh bien ces 77 jours sont reportés après de le 24 juin, date à laquelle plus personne n’aurait de raison de ne pas travailler.
      Donc votre cmi, à mon avis, n’est pas soumis à pénalités pour une réception des travaux au 30 juin 20.
      Quant à la chape liquide, il faut se référer aux contrat et à ce qui est écrit et prévu. Si le temps de séchage n’y est pas indiqué (ce qui est très probable, évidemment, le cmi n’ayant pas mentionné un temps qui prolongerait son propre délai), il vous livre une chape, telle que prévue au contrat. A vous de vérifier qu’elle soit bien sèche quand vous commencerez les travaux (il faut faire attention, des chapes liquides qui ne sont pas assez sèches provoquent fréquemment des sinistres – et les tests faits par électrodes ne sont pas toujours fiables).

  150. Bonjour quelques éléments qui m’intéresse dans vôtre page. Merci..J’ai acheter une maison ‘neuve janvier 2018 Avril 2018. Désordre de l’eau est apparu dans différentes pièces de la maison par le carrelage du sol , humide. Remonté par capillarité. Question d’où provient le problème ?

    1. Bonjour, si la maison est neuve vous êtes encore en périodes de garanties, dont les délais commencent à partir de la réception des travaux :
      – 1 an = parfait achèvement : tout doit être conforme à l’état du jour de la réception, sauf l’usure “normale” (moquette, etc…)
      – 2 ans = bon fonctionnement : tout ce qui n’est pas du gros-oeuvre, de la structure, et tout ce qui n’est pas intégré dans ce gros-oeuvre. Cela concerne les portes, les robinets, les radiateurs, etc.
      – 10 ans = décennale : tout ce qui est gros-oeuvre, structure, et tout ce qui rendrait la maison inhabitable.
      Je ne peux pas savoir ici d’où vient cette humidité, bien sûr. Pour ça, il faudrait examiner tous les ouvrages, peut-être faire des sondages et des tests.
      Peut-être une fuite d’eau ? Les canalisations encastrées (dans les murs, les planchers…) sont garanties 10 ans, celles apparentes le sont pendant 2 ans.
      Vous devez faire une déclaration de sinistre en lettre RAR, et vous devez exiger un accusé de réception de l’assureur, qu’il vous écrive qu’il a ouvert un dossier de sinistre.
      Quand il vous proposera un dédommagement, assurez-vous qu’il sera suffisant pour que vous puissiez faire tous les travaux : réparation, reprises, etc. Sinon, demandez que le chiffre soit revu à la hausse. Il vous faudra savoir exactement d’où vient l’eau, quels sont les travaux nécessaires et les travaux que cela entraîne (placo ? peinture ? etc.). Un conseil d’un architecte serait alors bien utile.

  151. Bonjour notre Masson a fait creuser un vide sanitaire de 2 mètres alors que sur le permis de construire il est indiqué 1 mètres quels sont les les recours nous n’avons plus confiance en Lui . Nous voulons casser le devis sachant qu’il n’a entamé aucun travaux

    1. Bonjour, un vide sanitaire de 2 mètres (de hauteur, je présume) c’est une cave.
      S’il n’a commencé aucun travaux, c’est qu’il a commandé ce terrassement à un terrassier, probablement son sous-traitant ? Dans ce cas, il a commencé les travaux (juridiquement, tvx du sous-traitant = tvx de l’entreprise).
      Demandez-lui simplement de résilier le contrat à l’amiable, vous signez un “avenant” au contrat pour ça, c’est très simple. Ca m’étonnerait qu’un artisan persiste dans des travaux alors que le client n’en veut plus et ne le paiera probablement pas.
      Pour ma part, maintenant que le trou est fait (si j’ai bien compris), je le laisserais au moins monter les murs de la cave et tout ce qui va avec (drain périphérique, enduit étanche, chaînages verticaux, etc.), pour le même prix du devis, puisque vous n’avez demandé aucune modification.

  152. Bonjour Mr espagnol.
    Nous venons de nous apercevoir qu’il nous manque 3 cm de dalle sur 10m linéaires.
    Quels sont mes recours possible en Sachant que je suis en ccmi.
    Merci d’avance
    Cordialement

    1. Bonjour,
      3 cm en longueur (auquel cas, ça n’a pas beaucoup d’importance…?)
      ou
      3 cm en épaisseur ? là, sur 12 cm (dallage), il manque quand même 25% ! et sur 5 cm (plancher hourdis) c’est inacceptable (sinistre assuré), il faut re-couler une dalle.
      De quelle dalle s’agit-il ? Dallage béton sur hérisson ? Dalle de compression du plancher hourdis ? Terrasse ?
      ( mon nom est “Espagno”, sans l à la fin – c’est un petit détail sans importance 🙂 ).

  153. Bonjour, la dalle béton de fondation de ma maison en construction est plus heure de 12 cm. Cela pose t-il un problème légal de FTU ou seulement contractuel?

    1. Bonjour, je ne comprends pas de quoi il s’agit.
      Les fondations : elles sont presque toujours constituées de béton armé, massif (par exemple 50 ou 60 cm de large et 60 ou 80cm de hauteur) ou en pieux (comme une grosse colonne profonde dans la terre), coulé en profondeur dans la terre (1 m, 2m, voire plus profond)
      Une heure : ?? vous vouliez peut-être écrire “hauteur” ?
      12 cm : c’est en général la hauteur d’un dallage en béton armé qui constitue le plancher bas d’un local (rien à voir avec les fondations)
      Problème de FTU : ? je ne comprends pas. Vous voulez peut-être parler de DTU (Documents Techniques Unifiés) ?

      Si vous vous inquiétez parce que le dallage en béton armé constituant votre plancher bas a une épaisseur supérieure à 12 cm, c’est sans raison. Ces 12 cm sont une épaisseur minimale. Et de toute façon la résistance du plancher n’est guère obtenue par son épaisseur, mais par la couche d’assise en dessous (le lit de cailloux, le “hérisson”), essentiellement par son compactage.

  154. Bonjour Mr Espagno,
    Nous sommes au début de notre construction, il s’agit d’une maison en brique de plein pieds de 150m2.
    Une étude de sol a été faite.
    Les fouilles ont été creusées et le béton coulé. Sauf que aucun chainages verticaux aux angles a notre grande surprise.
    Notre constructeur nous dit que c’est normal qu’ils percent après et scellent au scellement chimique ensuite. Peuvent- ils faire ça?
    Nous sommes un peu inquiets quand a la solidité de la structure.

    1. Bonjour, non ce n’est pas conforme aux règles de l’art. Les armatures doivent être liaisonnées des fondations au chaînage haut, sans discontinuité. Le scellement chimique n’est pas suffisant, les forces d’arrachement peuvent être énormes. D’ailleurs, ce scellement chimique sera-t-il correctement fait ? hum… Etant donné qu’il aurait été infiniment plus simple de laisser des aciers avec crosse en attentes dans les fondations, on peut douter que le constructeur se complique la vie à plaisir, ce n’est pas le genre, en général.
      Vous risquez une fissure à la base des murs. Pas vraiment dangereuse pour la solidité de l’ouvrage, mais pour le moins inesthétique.

      1. Merci pour votre retour,
        maintenant avons nous la possibilité de leur faire refaire? juridiquement ont-ils une obligation?

        1. Oui c’est une obligation de respecter les règles de l’art. C’est même une mention qui doit figurer obligatoirement dans un ccmi.
          Par contre, avec un ccmi, vous n’avez que très peu de moyens juridiques de lui faire refaire, sauf à sortir les armes lourdes : refuser de payer, lettre de mise en demeure, et si pas d’effet, assignation.
          En pratique, tout dépendra de votre détermination. Si le cmi sent que vous n’irez pas jusqu’au bout, il risque (je ne le connais pas) de ne pas donner suite, il vous dira “qu’il a toujours fait comme ça, qu’il n’a jamais eu de problème, que vous devez lui faire confiance et le laisser faire correctement son métier, sinon il va s’occuper de ses autres clients, que si vous le gênez à chaque moment, vous n’aurez jamais votre maison, que les architecte n’y connaissent rien, etc.” Un des problèmes du ccmi, c’est qu’il n’y a pas de maître d’oeuvre (architecte, car certaines personnes croient que le métier de maître d’oeuvre est différent de celui d’architecte) pour veiller à tout ça et faire refaire quand il le faut.
          Techniquement, ce qu’il faudrait faire : casser délicatement les angles des chaînages en béton armé en faisant un trou dessus, pour faire apparaître les acier d’armature, souder des aciers verticaux, reboucher avec un mortier spécial (avec un “adjuvant” spécifique”, type plastifiant : demander à un vendeur spécialisé). C’est tout à fait possible, mais c’est délicat. Et il faut vouloir le faire…

  155. Bonjour,
    Nous faisons construire une maison. Nous n’avons fait appel ni à un constructeur, ni à un maitre d’œuvre. En effet, nous avons consulter un architecte qui à fait les plans uniquement pour l’obtention du permis de construire.
    Par la suite, nous sommes aller voir directement les artisans. Dans un premier temps, nous avons fait travailler une entreprise de maçonnerie qui a réalisé l’implantation, les fondations et l’élévation des murs jusqu’au plancher haut de sous-sol.
    Le devis des maçons ne prévoyait ni date ni durée des travaux. Les maçons ne venaient que rarement travailler sur le chantier si bien qu’aux bout de 9 mois, nous n’étions qu’au plancher haut de sous-sol. Cette situation a finit par détériorer nos relations si bien que nous avons convenus d’un commun accords, écrit, d’en rester là.
    Nous avons fait appel à une autre entreprise pour la poursuite des travaux.
    Or, avec cette nouvelle entreprise, nous avons constaté que l’implantation n’était pas conforme au plan du permis de construire. Sur trois repères, nous constatons une différence de -20 cm, + 40 cm, + 15cm. La conséquence de cette erreur d’implantation est une rotation de la maison de + ou – 4 degrés et, surtout, le déplacement de la maison, qui la positionne sous une ligne électrique basse tension, à l’angle de la façade et du pignon.
    Le problème c’est qu’il est indiqué sur le certificat d’urbanisme qu’il est interdit de construire sous la ligne électrique.
    Une autre conséquence est que la maison, initialement prévue en limite de parcelle constructible, se trouve également à 40 cm sur une autre parcelle qui elle est non constructible. Néanmoins, cette deuxième parcelle nous appartient également.
    Quelles peuvent être les conséquences de cette erreur d’implantation ? Destruction de la maison, déplacement de la ligne électrique ? Et, donc, la première entreprise de maçonnerie à l’origine de l’erreur peut elle voir sa responsabilité engagée ?
    En d’autres termes, pouvons nous nous retourner contre les maçons en cas de problème ?
    Merci.
    Jérôme

    1. Bonjour, voilà un exemple dont je suis désolé pour vous mais qui est édifiant (sans mauvais jeu de mots) du risque juridique de se priver d’un architecte – sans compter probablement le délai, le surcoût, et peut-être la non-qualité.
      Erreur d’implantation et de dimensions :
      – Vérifiez les règles d’urbanisme pour savoir si vous avez le droit de construire cette surface (si vous n’étiez pas déjà à la limite maximale de surface autorisée, ce qui ne serait pas de chance mais peu probable quand même) et à cet emplacement, indépendamment de la ligne (limites par rapport à la rue, aux voisins, etc.)
      – Sur le chevauchement de parcelles vous appartenant : aucune importance, les parcelles contiguës appartenant à un même propriétaire n’en constituent plus qu’une seule juridiquement. A la première occasion, le Cadastre les regroupera en une seule.
      – Sur la construction interdite sous la ligne : pas de chance ! Est-ce une implantation précise à ce point là ? 40 cm, sur un terrain, ce n’est pas beaucoup. La suite dépend beaucoup de la bienveillance de la municipalité, et surtout du Maire. Comment est-il ? Est-ce une métropole (souvent moins arrangeante) ou une petite ville, un village ? (c’est mieux, à condition de ne pas être déjà en conflit avec le Maire)
      – Sur la responsabilité de l’entreprise initiale qui a commis la faute : où en êtes vous juridiquement ? Avez-vous réceptionné ses travaux ? L’avez-vous payé entièrement des travaux effectués ? Ca conditionnera vos possibilités de mise en cause – ou pas.
      Cordialement,

      1. Bonjour, Merci pour votre réponse.
        La surface du projet est la même que sur le permis de construire, c’est juste que la maison est un peu décalée par rapport à l’implantation prévue.
        Nous habitons une petite ville, en effet, il semble peu probable qu’on nous demande de la détruire. En ce qui concerne la ligne, le pire serait de la déplacer à nos frais je pense.
        Pour ce qui est de l’entreprise initiale qui a commis la faute, nous avons réglé la dernière facture. A ce moment là, nous n’avions pas remarqué l’erreur d’implantation.
        Cordialement.

        1. Bonjour, je présume que vous n’avez pas conclu de marché de travaux avec la 1° entreprise (juste un devis signé) ? Ni établi de pv de réception de ses travaux ? Qu’y a-t-il dans l’accord de résiliation que vous avez conclu ?
          La 2° entreprise vous a-t-elle notifié par écrit (mél, lettre recommandée) l’erreur d’implantation.
          L’alternative est :
          1° – vous refusez les travaux de la 1° entreprise et vous demandez qu’ils soient démolis et refaits à ses frais, car ils ne sont pas régularisables (sous la ligne électrique). C’est la solution lourde et longue, évidemment. Et pas sûr que vous ayez gain de cause à 100% : vous n’avez pas pris de maître d’oeuvre (architecte), le juge peut donc considérer que vous avez assumé une part de cette mission de maîtrise d’oeuvre et de la responsabilit