2° partie – les risques de malfaçons dans la construction

ESPAGNO_Jean-Francois

LES RISQUES QUAND ON FAIT CONSTRUIRE, QUELS SONT-ILS ET COMMENT S’EN PRÉMUNIR ?     2° partie

Faire construire (sa maison individuelle ou d’autres travaux…) est une très belle aventure que l’on aborde avec un grand plaisir, voire avec enthousiasme. On change de cadre de vie, on aura un environnement tel qu’on l’a choisi et même souvent, rêvé. Parfait.

Mais cette aventure comporte des écueils qui peuvent être graves et dont il faut se prémunir. Mieux vaut donc être averti pour que l’aventure soit belle et son aboutissement heureux.

Nous avons vu dans l’article précédent les risques liés aux engagements que l’on prend, c’est à dire savoir à qui l’on s’adresse. Voyons maintenant les risques de malfaçons dans la conception et la réalisation des travaux.

Bien entendu, votre Architecte d’Aujourd’hui sera là pour veiller à vous éviter tous ces risques.

Quels sont ces risques?

Ils sont essentiellement de 2 sortes :

  • Risques de non-conformité juridique, telle que le non-respect de règlements,
  • Risques de malfaçons dans la réalisation des travaux.

RISQUES DE NON-CONFORMITÉ JURIDIQUE DANS LA CONCEPTION DES TRAVAUX

Les diverses lois, arrêtés, règlements de tous ordres dans la construction, sont tellement nombreux qu’il parait illusoire d’entreprendre d’en dresser la liste exhaustive. Donnons-en seulement un aperçu :

Règles législative générales, telles qu’elles résultent des différents Codes qui nous régissent.

Et en premier lieu, le Code de l’Urbanisme et de la Construction.

La première information à obtenir est bien sûr celle des règles d’urbanisme contenue dans le PLU (Plan Local d’Urbanisme) ou équivalent. D’autres règles peuvent aussi s’imposer, telles que celles du PPR (Plan de Prévention des Risques). En pratique, il faut interroger la Mairie du lieu où l’on construit, pour bien faire le tour du problème car c’est elle qui délivre les autorisations d’urbanisme.

Vous devrez aussi respecter les nombreux règlements, tels que : règlementation thermique (RT2012, probablement bientôt modifiée), règlementation acoustique (attention, car souvent les travaux nécessaires sont délicats à concevoir correctement), normes d’hygiène (aération, matériaux, assainissement,…), normes de sécurité (garde-corps, incendie,…), normes sismiques (la jurisprudence montre qu’un juge peut ordonner la démolition d’une maison de respectant pas ces normes), l’accessibilité par les personnes handicapées (qui peuvent s’appliquer même à une maison individuelle) ; et aussi des règles locales, telles que la protection contre des insectes (termites,..), etc.

Règles législatives ponctuelles qui ne s’appliqueraient que sur votre terrain ou à votre opération. Il s’agit par exemple de servitudes dont vous devrez vérifier l’existence, ou de la limite exacte de votre propriété sur laquelle vous ne devez avoir aucun doute. Un réflexe de bon sens sera de bien lire, votre architecte et vous, votre acte de propriété pour déjà vérifier l’essentiel.

À ce propos, il est important de souligner qu’obtenir un Permis de Construire ne vous donne pas le droit dans tous les cas de réaliser la construction projetée. Avec un permis de construire, l’Administration (le Maire, en l’occurrence) vous indique qu’elle ne s’oppose pas à la construction car elle estime que le projet est conforme aux règles d’urbanisme en vigueur. Mais des contraintes de droit privé, telles que des servitudes existant sur votre terrain, peuvent empêcher cette construction. Un « permis de construire » doit être plutôt considéré comme étant seulement une « non-interdiction de construire » de la part du Maire

On voit qu’il y a donc toute une collection de règles et règlements qui doivent être connus et qui demandent que le professionnel à qui vous confierez votre opération de construction ait de solides bases juridiques.

                                  

RISQUES DE MALFAÇONS DANS LA RÉALISATION DES TRAVAUX

Conception de l’ouvrage

Les travaux nécessitent des plans techniques et une description détaillée des travaux.

Vous devez avoir en mains ces documents, pour savoir ce que vous achetez réellement.

Les plans techniques sont, a minima : étude de sol, plan de la structure, des planchers (y compris celui du soubassement), de la charpente, des menuiseries, et les plans de Coupes détaillées (une Coupe par type de profil de la construction : habitation, garage,…).

La description des travaux (CCTP : Cahier des Clauses Techniques Particulières) doit se faire par un document rédigé sur une quinzaine ou vingtaine de pages au moins pour une maison individuelle, par exemple. Ce CCTP doit être précis, mais autant que possible clairement lisible par un néophyte, on devra donc essayer d’éviter les mots trop techniques, le jargon professionnel. Votre Architecte d’Aujourd’hui vous l’expliquera en détail.

Le professionnel chargé de votre construction ne doit rien avoir à (vous) cacher, il doit vous remettre tout ce dossier, CCTP et tous les plans.

Il vous sera aussi très utile d’avoir en mains les devis des artisans, pour bien voir le détail de leurs engagements, pour savoir ce qu’ils comptent effectivement réaliser, et si vous le voulez, pour prendre l’avis de professionnels de la construction que vous pourriez connaître par ailleurs. Là aussi, il n’y a aucune raison de vous cacher les devis d’artisans ou de sous-traitants qui sont des éléments d’information importants (ce qui est prévu, à quel prix, etc.).

Réalisation de l’ouvrage

Voyons ces risques de façon chronologique, afin que vous puissiez suivre le déroulement de votre construction. Bien évidemment, chaque  construction étant particulière (ne serait-ce que parce que chaque terrain est différent), nous ne saurions être exhaustifs. Voici plutôt des recommandations d’architecte sur des points auxquels vous n’auriez pas forcément pensé.

IMPLANTATION

Une erreur est toujours possible – qui ne s’est jamais trompé dans sa vie ? Or une erreur d’implantation peut être catastrophique si elle entraîne la démolition de la construction, car un bâtiment ne se déplace pas. Mieux vaut donc vérifier deux fois plutôt qu’une !

TERRAIN EN PENTE

Attention lors des terrassements, à ne pas « ouvrir » trop largement le terrain, ce qui risque de le déstabiliser. Et les mouvements de terrain peuvent ne pas se produire tout de suite, mais plus tard si le terrain se gorge d’eau après une période sèche (par exemple, terrassement en fin d’été et affaissement au printemps pluvieux).

Les fondations doivent s’adapter aux terrains en pente. L’homogénéité des fondations est essentielle pour avoir un tassement uniforme de toute la construction, sinon des fissures apparaîtront. Votre Architecte d’Aujourd’hui et l’auteur de l’étude de sol pourront vous informer utilement dans ce cas.

LA VÉGÉTATION

Attention à la végétation proche, essentiellement les arbres. Ceux-ci peuvent modifier fortement l’hygrométrie du terrain, donc sa capacité à porter la maison. Et les racines en poussant peuvent faire des dégâts importants : si vous ne pouvez ni abattre les arbres ni déplacer l’implantation, il faudra enterrer une paroi verticale formant écran anti-racines.

TERRASSEMENT POUR LES FONDATIONS (FOUILLES)

Il faut suivre les préconisations de l’étude de sol (ce qui demande, bien évidemment, que vous en ayez un exemplaire…). Prévoir un « ancrage » des fondations dans la couche de « bon sol » en creusant d’une vingtaine ou une trentaine de centimètres plus bas que le niveau de ce bon sol.

Penser à vérifier en mesurant la profondeur lorsque les fondations sont creusées (donc avant le coulage du béton) – ce qui suppose que le maçon vous dise très précisément quand il fera ces terrassements : jour et heure.

Un risque important et assez fréquent est une pluie après l’ouverture des fouilles (terrassement pour les fondations) et avant coulage du béton. Le trou, ou la tranchée, va se gorger d’eau, la terre va se gonfler, et le béton sera coulé sur cette terre gonflée. Dans les mois qui suivront (voire après la réception des travaux), le terrain s’asséchant, le tout va « redescendre », provoquant de nombreuses fissures dans la construction. Il faut donc n’ouvrir les fondations (creuser) qu’en étant sûr qu’il ne pleuvra pas avant le coulage du béton ; et il faut avoir commandé le béton pour que le coulage suive immédiatement les terrassements, le jour même, pour qu’il n’y ait pas de risque de pluie à ce moment-là.

ARMATURE DES FONDATIONS

Il faut placer des armatures (barres d’acier) dans les fondations. En cas de fondation en « semelles filantes » (des tranchées sous les murs porteurs, à remplir de béton), les armatures sont commandées et achetées directement à des fournisseurs spécialisés. Les barres seront de gros diamètre pour être moins sensibles à la corrosion. Elles seront assemblées par 4 ou 6 barres, sous forme de « poutre ».

D’une façon générale, pour le béton armé, le plus important est la bonne mise en place des armatures (les barres d’acier).

Pour cela, on doit veiller essentiellement à 2 points importants :

  • Le bon enrobage des barres d’acier: celles-ci ne doivent pas effleurer un bord. Il y a des règles de calcul, mais vous pouvez déjà vérifier qu’il ne doit pas y avoir de barre d’acier à moins de 3 cm d’un bord pour les fondations, et de 2 cm pour du béton hors sol. Ces valeurs sont des minimales, il est fortement conseillé de les augmenter si vous voulez avoir une construction qui durera.

Le fond est aussi un bord, cet enrobage demande donc que les armatures soient surélevées du fond de la tranchée, grâce par exemple à des cales posées au fond. Attention au moment du coulage des aciers : les armatures doivent bien rester en place et ne pas être déplacées par la coulée de béton. Leur positionnement doit donc être solide.

  • La continuité des armatures. Les armatures empêchent le béton de se disloquer. Le béton est très résistant quand on appuie dessus, mais il l’est beaucoup moins quand on effectue une traction, quand on tire dessus : c’est pour cela que l’on place des armatures à l’intérieur.

Pour que ces armatures résistent aux efforts de traction, il faut qu’elles soient bien continues. Comme une chaîne qui n’aura de résistance que si elle n’a pas de point faible. Qu’importe qu’une chaîne ait de gros anneaux, si un seul venait à manquer : elle n’aurait alors aucune résistance.

Cette continuité s’obtient avec des armatures prévues de toute la longueur d’une tranchée, ou bien, s’il est impossible de l’obtenir (longueur trop importante, par exemple) en les croisant (encastrées l’une dans l’autre, en quelque sorte) et surtout avec des barres de liaison qui se prolongeront largement dans chacune des armatures jointives. On trouvera ces barres de liaisons à chaque angle, et pour fixer les armatures verticales qui viendront fixer la bâtisse aux fondations (voir l’article « Plancher hourdis ou dallage sur terre-plein » sur ce même site).

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1 077 questions sur “2° partie – les risques de malfaçons dans la construction

  1. Bonjour. Mon mari est en train de monter un mur de bloc devant la façade existante car rien n est droit.
    Il a pour cela creuser le sol et couler une semelle de 20cm d’épaisseur . Nous sommes envahis d un doute quand à l épaisseur de cette semelle. .. la façade est celle d un garage. Mon mari a relié l ancienne et la nouvelle façade par des tiges en fer reprisent dans le béton et foré dans l ancienne façade. Ce serait l horreur de devoir tout démonter pour refaire la semelle.. les blocs de béton sont creux des 39\19\14

    1. Bonjour, je ne peux guère vous donner des instructions techniques adaptées, sans voir les lieux. Il y aurait beaucoup de choses à dire, mais ça dépend de plusieurs critères que j’ignore. Avez-vous demandé conseil à un professionnel que vous auriez pu connaître, un maçon par exemple ?
      Bien cordialement,

  2. Bonjour,
    Les plaquistes viennent de s’apercevoir que la trémie de l’escalier est décalée de 20cm. Nous perdons 20cm dans une chambre et récupérons 20cm dans la salle de bain.
    Notre construction souhaite casser 20cm de dalle d’un côté pour rajouter 20cm de dalle de l’autre côté…
    Nous sommes inquiets par ce procédé et souhaitons avoir des avis extérieurs…
    Cordialement,
    Marine M

    1. Bonjour, je présume qu’il s’agit d’un plancher hourdis. Ca ne se découpe pas comme ça, en effet. Il est possible de rectifier une trémie d’escalier, mais cela dépend de l’ouvrage réalisé. Par exemple, s’il faudra ou non couper une poutrelle (les travaux de reprise en dépendent).
      Bref, c’est délicat, technique, mais possible. Vous pourriez demander – exiger – qu’un Bureau d’Etudes Technique “structure” supervise ce travail.
      Cordialement,

  3. apres 10 mois de la livraison d’un appartement le joint silicone sanitraire présente des trous est ce que je dois demander au promoteur de faire intervenir l’entreprise ou pas ou bien c’est un entretien a ma charge

    1. Bonsoir, comme vous êtes encore dans la période de Parfait Achèvement, vous pouvez essayer de demander au promoteur. Mais cela ressemble plus à de l’entretien (passer une couche de joint silicone est très simple et très rapide à faire), je pense donc que vous ne l’obtiendrez pas. Cdlmt,

  4. Cher Mr Espagno je reviens vers vous pour un conseil
    Notre maçon a commis plusieurs malfaçons dans l’édification de notre maison dont je suis le maître d’œuvre ; il en répare certaines et nous attendons la fin de ses interventions tardives avant de pouvoir recevoir le chantier mais nous habitons la maison inachevée ; un nouveau problème plutôt inquiétant est survenu : notre évacuation au tout-à-l’égout a été totalement bouchée 5 fois ; une entreprise d’assainissement s’est déplacée 4 fois et a fini par enquêter avec une caméra dans le pvc qui traverse le sol de la maison dans toute sa largeur en plein milieu ; résultat : une barre de fer traverse le pvc d’évacuation juste au milieu de la pièce principale ; notre maçon propose de retirer du carrelage au niveau du repère déterminé par l’entreprise, de découper le polystyrène puis la chape et le film polyane pour dégager le pvc, retirer la barre de fer et poser un pansement ;
    Nous sommes donc dans l’inquiétude le préjudice est important il faut emballer tous nos meubles et la cuisine ouverte, tout protéger etc.. et pour quel résultats ? Nous nous demandons si l’étanchéité de la chape sera détériorée et que la nappe ou s’il est possible de réparer correctement ; nous recherchons donc des conseils, et nous demandons s’il faut accepter qu’il répare lui-même s’il le propose etc. ???

    1. Bonjour,
      Je trouve très curieux cette barre de fer qui traverse la canalisation d’évacuation des EU. Comment cela a-t-il pu arriver ? Quoiqu’il en soit, il faut réparer.
      Le plancher bas de la maison est donc un dallage béton sur hérisson. Techniquement, le maçon peut très bien faire un découpage du plancher jusqu’à réparer la canalisation. Il n’y a guère de risque de fragiliser le plancher ni de provoquer des remontées d’humidité (le film polyane n’est pas vraiment là pour empêcher l’humidité de remonter, mais pour permettre au dallage béton de se dilater librement, pour éviter qu’il ne se fissure).
      Mais c’est très délicat, il faudra par exemple veiller à ne pas couper d’autres canalisations, par exemple les gaines électriques dans la chape. Il faut donc y aller doucement, si je puis dire. Et faire la réparation avec précaution, en compactant le hérisson avant de recouler du béton, etc. Le bons sens demande que le maçon limite l’ouverture au minimum, comme le ferait un chirurgien. Il faudra donc repérer très précisément où est cette barre de fer, pour ouvrir juste au-dessus.
      Le souci est aussi esthétique : comme une cicatrice après opération, vous risquez fort que la réparation se voit au niveau du carrelage, au niveau des joints. Il faut un très bon carreleur qui obtiendra la même couleur de joint.
      Nota : vous habitez la maison avant d’avoir réceptionné les travaux : c’est tout-à-fait possible, mais à condition que vous précisiez bien que cette occupation n’est pas une réception tacite. Pour cela, vous adressez un mél général à tous les intervenants où vous indiquez que : “compte tenu du retard des travaux, nous avons dû occuper le chantier, mais ce n’est pas une réception tacite. La réception des travaux interviendra dès que possible, quand l’ouvrage sera réceptionnable”. C’est important de le préciser sans ambiguïté et par écrit à tous, car actuellement, les assurances pourraient considérer que vous avez réceptionné de fait, et donc sans réserve !
      Bonne réparation, bien cordialement,

  5. Bonjour,
    J’ai découvert votre site et j’espère que vous allez pouvoir m’aider à prendre une décision !
    J’ai fait une offre (acceptée) sur une maison, je cite l’annonce : « Année de construction : 2020 : « Très belles prestations : Travertin, baie à galandage, allée en goudron, gouttières alu, domotique, visiophone, alarme, caméra, climatisation gainée…encore sous garanties décennales . … »
    J’ai demandé le report de signature/compromis car j’ai appris, lors de la lecture de ce compromis, que cette maison date de 2009 ! Le gros-oeuvre terminé, elle est restée hors d’eau hors d’air pendant 10 ans jusqu’à l’achat par mon vendeur en 2020 qui a fait une demande de permis de construire et qui l’a terminée.
    De plus, à la lecture des diagnostics immobiliers, je découvre qu’elle est construite sur :

    « Sols Argileux : OUI Niveau de risque : Moyen
    Une étude géotechnique est obligatoire sur cette parcelle en cas de construction ou modification du Bati. (Loi ELAN, Article 68) »

    J’ai évidemment demandé tous les documents du 1er permis de construire ainsi que du 2ème et si une étude de sol avait été faite ; j’attends … Cette maison, mitoyenne d’un côté, est entourée d’une allée en goudron et une terrasse carrelée entourant la piscine. Faire venir un « expert avant achat » n’est peut-être pas la solution car il ne pourra pas sonder le sol et ne verra ni les fondations, ni d’éventuelles lézardes puisque les murs sont crépis et évidemment nickels !
    Comment puis-je savoir si en 2009 des précautions ont été prises en tenant compte de ce sol ?
    Que me conseilleriez-vous, à part annuler mon offre ?
    D’avance, je vous remercie.

    1. Bonsoir, je ne peux évidemment pas vous donner un avis technique sur un bâtiment que je ne connais pas, que je n’ai pas visité. Mais je peux vous dire quelques réflexions, à la lecture de votre message.
      L’annonce : “année de construction 2020”. Ce n’est pas sincère, car si j’ai bien compris, c’est la réception des travaux qui a eu lieu en 2020, alors que la bâtisse elle-même date de 2009. C’est agaçant, mais par forcément rédhibitoire.
      Sur le risque : vous savez, “sol argileux”, c’est très répandu. Ici, à Toulouse, la grande majorité des sols sont argileux. Si la construction de la maison date de 12 ans, elle a eu le temps de se tasser. Ce serait surprenant qu’on achète une maison bien fissurée, pour la maquiller et la revendre : ce serait une escroquerie et le vendeur risquerait gros, au civil comme au pénal.
      Ne pouvez-vous pas avoir des photos (par exemple sur Googl-Maps) ? Avez-vous les noms des artisans qui ont fait le second-oeuvre, y compris le maçon ? Il vous suffit d’avoir un seul nom, il vous donnera les noms des autres ou, du moins, de fil en aiguille vous obtiendrez le nom de tous. Ou bien tout simplement, demandez au vendeur les attestations d’assurance des artisans, maçon y compris, puisqu’il avance que la maison est en garantie décennale – sans lui dire que vous allez les interroger ! Dites-lui que le notaire exigera ces attestations, pour se couvrir lui-même (il ne cautionnera pas la vente d’une maison sous garantie décennale, sans les attestations d’assurance au complet). Vous interrogerez alors les artisans avec subtilité, pour qu’ils vous disent la vérité. Notamment l’enduiseur, bien placé pour savoir s’il y avait des fissures. Par exemple en lui posant la question : “On m’a dit qu’il y avait des fissures sur les murs. Avez-vous remarqué si elles étaient importantes ?”.
      Mais, finalement, le risque est peut-être moindre, 12 ans après, qu’une maison réellement neuve et qui peut peut-être se tasser et fissurer…
      Cordialement,

      1. Bonjour Mr. Espagno,
        Merci pour votre prompte réponse et rassurante du fait qu’en « 12 ans la maison a eu le temps de se tasser ».
        Mais j’ai apparemment oublié de vous préciser que c’est le vendeur lui-même qui a pris en charge tous les travaux en 2020 (maçonnerie, placo, électricité, plomberie), véranda et piscine. C’est d’ailleurs lui qui avait déposé en décembre 2019 une demande de permis de construire (délivré) « Construction d’une maison individuelle ». Et, pour information, j’ai trouvé une fiche entreprise (« Travaux d’installation électriques dans tous locaux ») créée à son nom en 2010 mais radiée en ?? C’est donc un monsieur « touche-à-tout » et donc s’il a rebouché des fissures, il ne me le dira pas ! Du coup, je ne peux enquêter sur ceux qui ont terminé la maison puisqu’il était seul. Par contre, il aurait une attestation d’assurance décennale.
        J’ai copié sur Google les photos de cette maison mais je ne vois pas comment vous les faire suivre. Par contre, il m’a envoyé le lien suivant : https://youtu.be/eMOEvvCNEQg. Vous verrez pourquoi il est difficile de juger, surtout pour une novice comme moi et en voyant cette vidéo très sympathique !
        Sans pouvoir « enquêter », y-a-t’il des documents que je devrais demander plus particulièrement ?
        Encore merci !
        Cordialement

        1. Bonjour, j’ai pu voir la vidéo. Que cette personne fasse une vidéo commerciale pour vendre son bien n’a rien de choquant en soi.
          Il est possible que le vendeur soit capable de faire les travaux de second-oeuvre – je connais 2 ou 3 artisans comme ça – et du coup qu’il en fasse son métier. Autrement dit, je ne peux pas me rendre compte de plus. Depuis Toulouse, je ne vois pas ce qui se passe à Béziers.
          S’il a obtenu une garantie décennale, voire une D-O, c’est plutôt rassurant, l’assureur doit le connaître comme n’étant pas un abonné aux sinistres.
          Et je note que la Cuisine n’est pas noire ! Un bon point pour lui… 🙂
          Regardez bien partout, et surtout en prenant votre temps pour tout voir à la loupe. C’est ainsi qu’on apprécie vraiment une construction. Par exemple, j’aime bien parfois aller sur un chantier quand je sais que je suis seul et que je peux passer 1 heure ou 2 à TOUT regarder tranquillement.
          Cordialement,

          1. Bonjour, et encore merci pour votre réponse.
            Je prendrai soin de tout regarder “à la loupe” si j’arrive à descendre dans le vide sanitaire et à voir la charpente, ce qui n’est pas gagné.
            J’attends maintenant que les documents demandés arrivent chez le Notaire pour reprendre RV pour contre-contre-visite !
            Vous n’aimez pas les cuisines noires ! Je comprends car il faut toujours astiquer.
            Encore merci pour vos conseils.
            Cordialement

          2. Regardez aussi à la loupe les murs de façade, au propre, presque, comme au figuré : regardez s’il n’y aurait pas de multiples petites fissures, celles qu’on ne voit pas de loin. S’il y en a une ou deux, ce n’est pas grave. S’il y en avait de multiples, ça montrerait que le bâtiment bouge. Et 12 ans après ce n’est pas normal.
            Ce que je déteste dans le noir, c’est surtout 🙂 :
            – céder à la mode du moment, faire comme tout le monde : les autres n’ont pas à nous dicter nos goûts. Surtout qu’un bâtiment va durer 50 ans, 100 ans ou plus. Il va se démoder très vite. Tandis qu’en ne cédant pas à la mode, il va garder sa personnalité, sans devenir tout de suite “ringard”.
            – c’est tellement triste, endeuillé, ça me déprime !
            – ce n’est pas beau, c’est une négation de la couleur. Quand j’étais jeune architecte, la mode était au blanc. Tout était blanc, on se croyait dans un laboratoire, les murs, les sols, les menuiseries : tout blanc. C’était nul. Maintenant, tout noir : c’est pire ; on se croit à la morgue. En fait, je crois que ça vient de la peur de se “planter”, de ne pas savoir marier les couleurs, ça révèle un manque de confiance en soi et une sorte de honte de devoir demander son avis à d’autres, par exemple à un architecte. Alors que j’adore les couleurs (comme Le Corbusier). Je remarque quand même que le noir passe de mode. Maintenant, c’est le bleu pastel (avis aux amateurs, ne faites plus de noir ! ). C’est moins mal, on progresse…
            Cordialement,

  6. Bonjour, nous sommes entrain de faire construire une maison plain pied. Nous sommes à l’étape du vide sanitaire. Et nous avons remarqué que ça été très mal fait, en effet il y a un gros problème au niveau du ferraillage. Il manque énormément d’attentes ( 12 au moins) , et seulement 2 tiges de ferrailles dépassent à chaque fois au lieu de 4. On nous a proposer le scellement chimique mais nous ne voulons pas car il y a trop d’attentes à rattraper. Est il possible de leur imposer de tout deconstruire et tout refaire pour respecter les normes sismiques?
    Merci par avance pour votre réponse

    1. Bonjour, difficile de répondre ainsi. Les scellements chimiques dans votre cas seront peu efficaces, en effet, car les chaînages travaillent à la traction (à l’arrachement, ) et donc difficile de faire un scellement après coup qui soit suffisamment résistant.
      Si le plancher hourdis n’est pas coulé, vous pouvez plutôt imposer des prolongations des aciers en attente par soudures (bien faites). Si c’était un de mes chantiers, c’est ce que j’imposerais.
      Si vous en êtes en zone à risque sismique, la parfaite réalisation de la structure s’impose “encore plus” si je puis dire, car la jurisprudence ordonne dans ce cas la démolition/recontruction.
      Cordialement,

  7. Bonjour M. ESPAGNO, nous faisons construire une maison ccmi sur vide sanitaire + garage sur terre plein. Nous en sommes à l’étape du vide sanitaire. En visitant le chantier je me suis aperçu que des parpaing du vide sanitaire étaient en bordure de la fondation, voire à l’extérieur de la fondation. De même, un mur de soutènement en limite de propriété dépasse du bord de la fondation. Est ce normal? Photos disponibles.

    1. Bonjour, les murs doivent être bâtis à l’axe de la fondation, sauf en mitoyenneté, où le mur doit être exactement au bord de la limite de propriété (au cm près). Dans ce cas, il faut prévoir des chaînages avec des armatures spéciales dans la fondation pour empêcher tout basculement de celle-ci (empêcher qu’elle “tourne” sur elle-même, en quelque sorte).
      Il peut y avoir des décalages du mur par rapport à l’axe, mais ils doivent être limités : on peut tolérer quelques cm, mais au bord, c’est trop.
      Cordialement,

        1. Je complète ma réponse précédente : en mitoyenneté, la fondation non plus ne doit pas dépasser “chez le voisin” et donc le mur se trouve obligatoirement excentré par rapport à l’axe de la fondation, puisqu’il se retrouve tout au bord de la fondation. D’où la nécessité des chaînages avec crosses plongeant dans la fondation, pour bloquer tout effort de basculement de la fondation. Cdlmt,

  8. Bonjour M. ESPAGNO, merci pour vos réponses. Une dernière si possible, est-il normal en RT2012 que la distribution d’alimentation en eau froide/chaude du RDC se fasse par l’étage. Sur chaque sortie de robinet, garage ou salle de bain, l’eau chaude parvient dans les ± 7 secondes, alors que dans la cuisine, il faut attendre presque 35 secondes le robinet bien ouvert ? Le constructeur dit que c’est normal, que la distribution se fait par la nourrice située à l’étage.
    A vous lire, cordialement Mme C

    1. Bonjour, à ma connaissance, il n’y a pas de règle qui s’impose dans le circuit d’alimentation d’eau chaude, si ce n’est le bon sens.
      Parfois, la source d’eau chaude (chaudière) est éloignée du puisage. Dans ce cas, SURTOUT pour la cuisine (où l’on tire de l’eau fréquemment, en petites quantités, à l’inverse par exemple d’une baignoire), j’ajoute systématiquement une petit chauffe-eau électrique, directement sous l’évier : l’eau chaude est instantanée, et c’est donc beaucoup plus économique. N’oubliez pas que toute l’eau qui coule pendant que vous attendez l’eau chaude, vous est facturée au prix de l’eau chaude : elle a chauffé dans la canalisation, puis elle a refroidit.
      Si vous ne pouvez pas techniquement reprocher au plombier son tracé de circuit en tant que tel, vous pouvez lui reprocher son défaut de conseil qui entraîne pour vous des surcoûts anormaux – et du temps perdu !
      Cordialement,

  9. Bonjour
    je me permet de vous contacter car nous venons de découvrir , en faisant des travaux pour bâtir des murs de séparation , un problème concernant le mur de soubassement de notre garage (réceptionnée avec réserve en 2017 + procédure judicaire en cours avec la société de maitrise d’ouvrage)
    En effet le mur se trouve en limite de propriété et il s’avère qu’en creusant la tranchée pour la fondation du mur de séparation nous avons mis a jour le soubassement du garage…. nous avons constaté que les parpaings étaient dans le vide sur dix neuf centimètre d’un coté ( angle gauche) et pile en limite de fondation sur l’autre coté du garage ( en gros le mur est en diagonale par rapport à la limite de propriété)
    Y a t il un risque de fissure? d’écroulement?
    Vers qui pouvons nous nous retourner? et à qui devons nous nous adresser si un constat doit être fait?
    Nous allons de problèmes en problèmes et tout nous a été caché depuis le départ …..nous sommes découragé et financièrement a bout….
    Merci par avance de votre aide
    cordialement

    1. Bonjour, je pense que vous cous êtes adressés à une “maître d’oeuvre” ( le “maître d’ouvrage”, c’est le client, c’est vous – ces 2 termes sont très proches, ce qui n’est pas commode pour ne pas les confondre).
      Des agglos dans le vide risquent bien sûr de s’écrouler. En fait, ça aurait déjà dû se produire… Seul un léger débord, inférieur à 5 cm, serait admissible. Je présume qu’une partie de tous les agglos doit quand même reposer sur une base solide ?
      Le mur doit être PARFAITEMENT aligné avec la limite de propriété. La tolérance admise par les Tribunaux est inférieure à 1 cm (ce qui est minuscule, quelques millimètres, en fait). Si ce n’est pas le cas (et c’est probable, à vous lire), vous pourriez contester légitimement cette implantation. Et ainsi obtenir que l’ouvrage soit correctement refait à cet endroit, soubassement compris.
      A ajouter à vos doléances judiciaires ? Parlez-en à votre avocat.
      Cordialement,

  10. Bjr M. Espagno,
    J’ai dans ma maison fraichement construire une douche à l’italienne 80/80. Je souhaite l’agrandir en longueur d’environ 80 cm. Le reste de la salle de bain est en chape liquide 5.5 cm avec sol chauffant. J ai posé la question au carreleur qui m’a signifié qu’il n’y avait pas de problème que la chape liquide était étanche. Il ne pourra faire qu’une très légère pente en jouant avec l’épaisseur du carrelage car la chappe est déjà en place il m’a dit que cela ne poserait pas de problème. De plus selon lui les joints du carrelage empêcheront l’eau de passer. Je trouvait cela un peu léger et ai donc demandé la mise en place d’un SEL sur le sol (sur le mur il prévoyait de sa propre initiative de mettre du SEL). Cependant en me renseignant par la suite sur internet il appert qu’une chape liquide n’est pas étanche. Les travaux n’ont pas encore commencés pour l’agrandissement (seulement commande du carrelage) au vu de ce que j’ai lu puis je vraiment faire confiance à ce carreleur?
    Merci de votre réponse.

    1. Bonjour, difficile de vous répondre sans voir les lieux, mais je puis vous assurer que s’il s’agissait d’une demande d’un de mes clients, je ferais casser la chape sur l’emprise de la future douche (on parle d’une toute petite surface, inférieure à 2 m²…), je ferais placer un receveur de douche type Wedi à carreler, je demanderais à un bon plombier de raccorder tout ça, et le carreleur n’aurait plus qu’à carreler sur la douche.
      Une douche à l’italienne est un ouvrage délicat, on le réalise correctement pour être tranquille, sinon on traîne des problèmes à n’en plus finir…
      Cordialement,

  11. J’ai construit un agrandissement de 50M² environ d’une maison existante et MAINTENENT ( je me retrouve avec une différance de hauteur de 2 centimètre entre la partie Neuve et ANCIENNE-les 2 centimètre de MOINS se trouve sur la partie NEUVE
    QUOI-FAIRE a QUI LA Faute au Maçon qui n’a pas mis le leinteau de la porte Fenètre assez Haute ? -OU AU Menuisier qui n’a pas fixé la fenètre assez haute ? -OU au carreleur ?
    Merci de votre réponse Rapide certain artisan non payé veule me casser la figure

    1. Bonjour,
      – Les 2 sols Existant et Extension sont donc à 2 niveaux différents ?
      – Ces 2 cm existait-il à la Réception des travaux ? Ou est-ce un tassement de l’extension récente ?
      – Peut-être la Réception des travaux n’a-t-elle pas eu lieu ? Etes-vous encore en phase juridique “chantier” ?
      – Quels engagements aviez-vous avec les artisans ? Quels “marchés de travaux” ont-ils été conclus ? Je présume que vous n’avez pas de maître d’oeuvre ?
      Les réponses me permettront de vous dire mon avis.
      Cordialement,

  12. bonjour je suis en construction d une maison par une sociétés sur un terrain qui appartenez a mes parents selon le maitre d œuvre pas besoin d étude de sol selon le g2 et les plans des zones géographiques . malheureusement début des tranchées une cavités puis deux cavités arrêt des travaux .que va t il se passer ! j ai des recourt au niveau des lois des assurances . qui va payer si il faut prévoir des dépenses supplémentaires !! car ma maman a plus de 75 ans et c etait pour elle peut on annuler le projet quelle recourt je peut avoir merci de votre aide et de vos conseil

    1. Bonsoir, avez-vous une étude de sol G1 ou G2 ? Ce n’est pas du tout pareil.
      Si c’est une G1, elle ne fait que dire quel est le genre de terrain probable dans cette région, tel que ça apparaît sur une carte. Dire que ce serait une étude de sol est totalement “bidon” (pardon…), même si on précise bien “étude préalable”. Pas besoin d’étude pour lire une carte ! Une G1 ne sert à rien et ne fait qu’abuser les gens.
      Si c’est une G2, vous avez eu des sondages sur le terrain et un rapport, et donc les professionnels savaient ce qu’il y avait sous les pieds (à moins d’une malchance inouïe).
      Si c’est une étude G1, a priori, mauvaise pioche en choisissant votre “maître d’oeuvre” : un professionnel qui se contente d’une étude G1 est nul, il n’y a pas d’autre mot.
      Que va-t-il se passer ? Ca dépend des engagements que vous avez pris avec les professionnels, je ne peux pas répondre comme ça, il faudrait étudier le dossier (ça relève du droit privé et donc des contrats conclus). Mais en tout cas, votre “maître d’oeuvre” (pas architecte, je présume ?) a un devoir de conseil et vous pouvez toujours le mettre en cause (comme peut l’être aussi tout architecte, je précise).
      Cordialement,

  13. Bjr M Espagno, l évacuation d eau de mon 1er étage fait se rejoindre l eau de la salle de bain du 1er et celle des toilettes dans un même conduit de diametre 100 avec conduit d aération dans le toit. Est ce conforme ? Dans les plans une évacuation complémentaire était prévue pour l eau de la salle de bain. Le plombier et le constructeur(ccmi) me dise qu il n’y a pas de problème de remonter d odeur avec l aération au toit. Cette installation est elle conforme au niveau normatif? Vs remerciant par avance de votre reponse

    1. Bonjour, oui a priori c’est normal dans la plupart des cas. Ca dépend en fait du système de traitement des eaux usées. Si vous êtes relié au réseau public (tout-à-l’égout), c’est normal. Si c’est un assainissement individuel, c’est normal également sauf si le système demandait à ce que les eaux soient séparées – ce qui n’est presque plus jamais le cas aujourd’hui.
      Les “remontées d’odeurs” dépendent en effet uniquement des évents et de leur bonne implantation. Un réseau d’égout, ça sent toujours mauvais, c’est normal là-aussi. Les remontées d’odeurs sont empêchées par l’eau des syphons des appareils, uniquement – si ça sent mauvais, inutile de mettre des produits dans le réseau, il faut faire couler un peu d’eau dans le syphon car c’est l’eau qui sert de bouchon. Si ça arrive souvent, c’est qu’il y a un problème de conception et/ou de réalisation des évents qui ne jouent pas leur rôle. Quand un appareil se vide, surtout la chasse des wc, ça créé une dépression dans les canalisations en amont, qui a tendance à aspirer l’eau des siphons. C’est pour ça que l’on met des ventilations, des évents, ils permettent à l’air d’entrer dans la canalisation. Et ainsi, il n’y a plus de dépression qui aspirerait les l’eau des siphons.
      Dans un réseau intérieur d’évacuation des eaux usées, il faut une ventilation primaire et des ventilations secondaires en bout de ligne. Les ventilations secondaires peuvent être remplacées par des évents anti-vide à clapet (ça marche très bien). Le maçon et le plombier ont raison, ils auraient juste pu vous expliquer de principe des évents.
      Cordialement,

  14. Bonjour,
    Nous avons fait construire notre maison et réceptionné. Et nous venons de constater que sur toute la longueur d’une chambre, 4 mcôté extérieur, Le mur, parpaing est dans les vide et décalé de la dalle de 5cm sur 4m. Il y a t il un risque sur la solidité de l’ouvrage ?
    Cordialement

    1. Bonjour. 5 cm dé débord pour un mur, ça commence à faire beaucoup, mais ça reste possible. La solidité et la pérennité de l’ouvrage dépend beaucoup plus de la qualité de l’ossature béton armé de la maçonnerie, c’est-à-dire essentiellement des chaînages et de leurs liaisons, ce que je ne peux pas apprécier – ni plus personne a priori, puisqu’il faut le vérifier avant coulage du béton.
      Cordialement,

  15. Bonjour, notre plombier a perçé une gaine sanitaire lors du carottage de notre dalle béton à l’étage, car le passage des gaines sanitaires ne serait pas conforme, sans chape de ravoirage et situé à même sous la dalle par le constructeur en plein milieu de l’endroit préconisé pour la pose du receveur (gaines non passées en cloison montantes). Le constructeur dit lui que cela est conforme . Quelles sont les prescriptions d’implantation concernant les maisons RT2012, est-ce que le passage de gaine électrique et sanitaire est interdit dans la chape fluide sans ravoirage ? Il propose un dédommagement amiable, de quel ordre éventuellement ? Merci de votre réponse. Cordialement

    1. Bonsoir, je ne peux pas apprécier ici si la gaine était à un endroit où elle ne devait pas être. Il faudrait avoir un plan en Coupe du plancher, et coté.
      Mais si elle était à fleur de la chape fluide, ce n’est pas normal en effet. Il faut que les gaines soient à la base des chapes, dans la chape de ravoirage, et la chape fluide ne doit pas comporter de gaine qui la fragiliserait.
      Cordialement,

      1. Merci pour votre réponse et rapidité. Notre constructeur nous a précisé qu’il n’y avait pas eu de chape de ravoirage , en effet les gaines sont situées à moins de 3 cm sous la dalle et selon notre plombier elle sont situées en chape fluide. Est ce un vice caché ou une malfaçon ? le constructeur souhaitant nous dédommager à l’amiable et et non via déclaration de sinistre auprès de l’assurance ? Cdlt.

        1. Si le CMI vous propose de vous dédommager, c’est qu’il a, au moins, reconnu la malfaçon. C’est déjà ça.
          C’est une malfaçon non-apparente, donc un vice caché. Pour le réparer, il faudrait tout casser au marteau-piqueur… Pas très réaliste ? Peut-être vaut-il mieux accepter un accord avec le CMI ?
          Cordialement,

  16. J’ai une terrasse contiguë au rez de chaussée dans un terrain argileux. des sondages ont prouvé que la dalle sur terre plein de la terrasse est liée à la maçonnerie du pavillon par des armatures. Le dallage en béton armé de 8cm d’épaisseur est réalisé sur un hérisson de tout venant compacté de 20 cm d’épaisseur.
    Peut-on dire que cette réalisation est un défaut structurel ?
    Merci

    1. Bonjour,
      Dallage béton lié à la maçonnerie : non, ce n’est pas comme ça qu’il faut faire, le blocage de la dalle béton d’un coté (liée à un bâtiment reposant sur des fondations en profondeur) et pas de l’autre coté (sur un simple hérisson), fera que lors de tassement, la dalle va se casser. Il faut que la dalle puisse se tasser uniformément, et qu’elle puisse se dilater (été – hiver) librement. Donc qu’elle ne soit pas liée à des murs. C’est le meilleur moyen d’éviter que les fissures soient nombreuses et importantes.
      Si l’ouvrage est très ancien, l’épaisseur n’est pas une erreur : quand j’étais jeune, le DTU demandait bien que les dallage aient 8 cm d’épaisseur. Puis c’est passé à 10, puis maintenant à 12 cm. A quand 14 ? 🙂 En fait, c’est la qualité du sol et du compactage qui fait la qualité du dallage. Un dallage est comme un tapis posé par terre (à la différence d’un plancher porté, tel un hourdis). Même un tapis épais va gondoler si son support se tasse. L’épaisseur est très secondaire : si ça doit casser, ça cassera, même à 14 cm d’épaisseur.
      Cordialement,

      1. Merci de votre réponse du 27 août à 11H45.
        Le pavillon a 20 ans.
        La dalle de la terrasse s’est effectivement tassée de 2à3 cm coté pavillon lors de la sécheresse de 2018.
        En fait, le dallage de la terrasse est reliée non aux murs du sous-sol mais à la dalle du rez de chaussée; je pense que le phénomène de tassement est le même que pour une liaison aux murs du sous-sol.
        Faut-il désolidariser la dalle terrasse de la dalle rez de chaussée?
        Quelles sont les solutions les moins onéreuses?
        Avec mes remerciements

          1. Il n’y a pas de fissures.
            C’est un affaissement évolutif depuis 2018 coté pavillon.
            La terrasse fait un L autour de la cuisine-salle à manger-salon. Elle bénéficie d’un joint de dilatation dans sa partie centrale.
            La terrasse est accolée à 2 bacs à fleurs coté jardin, l’un à l’angle de la terrasse, l’autre accroché à un des mur en échiffre et 2 murs en échiffre en extrémité qui descendent du pavillon pour se planter dans le jardin? Ces quatre éléments possèdent des fondations.
            Avec mes remerciements

          2. Bonsoir, un tassement signifie logiquement que l’assise (le hérisson, et donc probablement le sol, la terre sous lui) s’affaisse.
            Pourquoi cela semble-t-il récent ? Y a-t-il eu création d’un drainage ? Ou à l’inverse, vérifiez qu’il n’y a pas de fuite, par exemple dans le réseau d’eaux pluviales, notamment au niveau des regards. C’est très insidieux : l’eau s’infiltre tout doucement, pendant des années, ramollissant la terre doucement, jusqu’à ce qu’elle ne porte plus et tout s’affaisse. Attention à la maison ! vérifiez qu’il n’y a pas de fissure à ce niveau, on ne sait jamais. Plus on tarde à le découvrir, plus le sinistre est onéreux (et hors garantie, évidemment, 20 ans après).
            Réparer par des injections de béton coûterait probablement plus cher que faire une nouvelle terrasse. Il faut que la terre soit bien décapée et compactée, puis le hérisson est lui aussi compacté en 2 couches (2 fois, à mi-hauteur et à la fin), le hérisson doit être bloqué en périphérie (pas de hérisson directement contre la terre). Et un dallage béton (aujourd’hui 12 cm) sur polyane épais avec des recouvrements de treillis soudé de 2 mailles minimum. Forme de pente pour éloigner l’eau de pluie de la maison. Je ne crois pas oublier quelque chose 🙂
            Cordialement,

  17. Bonjour,
    Je fais construire une maison ossature bois et le maçon qui a coulé la dalle a laissé les ferrailles apparentes en surface aux quatre coins de la dalle puis les a coupé à ras du sol de la dalle. Le dessus de la tête de chaque feraille est donc visible même si elles ne dépassent pas. Or, il semble qu’il aurait dû enrober ces ferrailles de béton pour que l’eau ne puisse pas s’infiltrer et faire éclater cette zone en cas de gel sévère. L’ossature bois est maintenant levée (charpente posée mais sans couverture) et ces ferrailles sont recouvertes par la lisse basse qui supporte l’ossature mais je m’inquiète et voudrais rattraper le coup avant que la maison ne soit terminée.
    Mon maître d’oeuvre me dit que c’est certes une malfaçon mais qu’elle est sans incidence dans ce type de construction car ces ferrailles se trouvent sous la lisse basse du mur et que l’eau ne pourra pas y pénétrer puisqu’il y a une bande d’arase entre la dalle et la lisse basse, et que le bardage protègera de l’intrusion de la pluie. D’autre part, selon lui, ces ferrailles seront dans le volume isolé donc non exposées au gel.
    Précision: ces ferrailles sont à proximité du volume isolé mais restent au bord extérieur du volume isolé puisque l’isolation du mur est placée au dessus de cette lisse basse et au bord intérieur de celle-ci (= l’épaisseur du mur). D’autre part, la dalle n’est pas isolée en sous face ou en périphérie car l’isolant est sur dalle. L’isolation du sol est sous la chape et non sous la dalle. L’isolation du sol rejoint donc l’isolation du mur sans englober ces ferailles.
    Selon vous, dans cette configuration précise d’ossature bois, y-a-t-il des risques de dégâts en cas de gel?
    Quelles solutions de secours existent pour protéger ces ferrailles si c’est nécessaire?
    Merci votre aide,
    G.D

    1. Bonjour, je crois comprendre votre cas : le maçon, par habitude, a laissé dépasser les aciers pour qu’ils puissent faire une jonction avec un chaînage vertical en maçonnerie. Mais c’est une ossature bois, donc pas de chaînage en béton armé.
      Ca ne me semble pas grave, rien d’inquiétant. La lisse basse du charpentier vient bien écraser l’arase et empêcher toute humidité. Et s’il devait y avoir un peu d’humidité quand même, ces aciers ne travaillant pas (ils ne servent à rien à ce niveau) ils peuvent rouiller, ça n’a pas d’importance.
      Et qu’ils soient isolés thermiquement ou pas n’a aucune incidence.
      Donc vous pouvez écouter votre maître d’oeuvre ; d’ailleurs ce n’est pas vraiment une malfaçon, c’est juste un bout d’acier inutile. Devant un cas semblable, j’aurais fait la même réponse à mes clients.
      Cordialement,

      1. Bonjour Monsieur,
        Merci pour votre réponse.
        J’aurais besoin d’une dernière précision à ce sujet pour savoir s’il faut faire revenir le maçon :
        un enduit hydrofuge a été appliqué sur le mur de soubassement qui soutient la dalle (mur constitué de 2 rangées de parpaings CREUX). Une première couche a été passée de bas en haut de ce mur puis une seconde couche a été passée mais seulement sur la rangée de parpaings du haut (le terrassier ayant entre temps recouvert la première rangée de parpaing du mur qui n’était plus accessible au maçon venu passer la seconde couche).
        Dans le cas d’une maison ossature bois avec isolation en paille (donc sensible à l’humidité), le fait que cette deuxième couche n’ait pas été passée peut-il entraîner un problème éventuel de porosité à l’eau du mur et de remontée d’humidité à même d’endommager la structure?
        J’ai essayé de tester l’efficacité de l’hydrofuge en faisant couler de l’eau pendant une heure à proximité du mur de soubassement dont seul la dernière rangée de parpaings est visible (donc le sol se trouve au niveau de la moitié du mur) et j’ai observé que sur quelques centimètres de haut se dessinait une trace d’eau en forme de vague. Est-ce normal ou est-ce signe d’une hydrofuge défaillant ?
        Précision: La maison n’est pas sur vide sanitaire, ni sur sous sol mais sur hérisson non ventilé.
        Dans l’attente de vous lire,
        Merci encore, M.G.

        1. Bonjour, je n’aurais jamais fait une construction à ossature bois et isolant paille sur hérisson, c’est-à-dire sans vide sanitaire assurant une parfait coupure de capillarité. Je ne peux pas me rendre compte précisément ici de la fiabilité de la conception technique ni de la réalisation de l’ouvrage réalisé vis-à-vis de la protection à l’humidité. Il faut que la base des murs-bois et paille restent toujours parfaitement sèche. Je vous engage à le vérifier régulièrement.
          Cordialement,

  18. Bonjour,
    Le menuisier en posant le moteur de notre porte de garage (5m par 2m25 ) a fixé une vis du rail moteur au milieu d’une poutrelle.
    Il m’a dit qu’il n’avait pas le choix de se fixer une fois sur la poutrelle.
    Il a été également obligé de se fixer sur la grosse poutre porteuse précontrainte.
    J’ai entendu dire qu’il ne fallait jamais percer une poutrelle
    De ce fait, Pensez vous que ça puisse avoir des répercutions et des incidences que le rail du moteur soit fixé sur la poutrelle et sur la poutre porteuse ?
    Cordialement,

    1. Bonjour, le menuisier a eu tort. En effet “on ne perce pas une poutrelle”. De fait, cette poutrelle est pour le moins affaiblie – surtout précontrainte. Idem pour une poutre, quoique son volume plus important minimise l’impact d’un percement. En fait si les aciers sont touchés, même seulement dégarnis, ça impacte la poutre.
      Ceci dit, un point faible, tel que la dégradation d’une poutrelle, est le plus souvent absorbé par les marges de sécurité importantes dans le “bâtiment” (en général x 3). Mais je ne peux pas me rendre compte ici de l’impact réel dans votre cas.
      L’excuse de dire “Je ne pouvais pas faire autrement” n’est pas valable : que dirait-il si un plombier ou un électricien perçait le portail pour y passer une gaine, au motif “qu’il ne pouvait pas faire autrement” ?
      Cordialement,

      1. Merci de votre réponse.
        De plus sur ce même plancher les plombiers en voulant carotter le plancher pour passer les évacuations d’eau ont percés une poutrelle sans toucher les aciers mais en les mettant à nue. (Ils ont rebouchés le trou avec du mortier pour enrober de nouveau les aciers).
        Cependant avec ces incidents sur le plancher quelles peuvent être les risques ?
        Pensez vous que le plancher à long terme peut s’effondrer à cause de ces incidents?
        Bonne réception,
        Cordialement,

        1. Bonjour, là on plus, on ne perce pas un plancher hourdis pour y passer des canalisations ; mais on laisse des réservations avant coulage. Quand mon maçon commande le plancher hourdis, il doit avoir en main le plan des réservations que j’ai établi et que je lui ai transmis, pour qu’il le joigne à sa commande afin que les emplacements des canalisations correspondent bien aux entrevous, pas aux poutrelles. Pour construire correctement, on n’improvise pas au jour le jour, on prévoit par des plans techniques. Sur votre chantier, les artisans ne m’ont pas l’air d’être très au courant des règles de l’art. Et quand on doit percer un plancher hourdis pour une raison valable, on repère d’abord les emplacements de poutrelles pour ne pas les percer.
          Un acier de béton armé qui est mis à nu perd toute sa capacité physique. C’est comme s’il était coupé. Le fait de reboucher n’y change pas grand chose. Là aussi, il vous faut donc compter sur les marges de sécurité.
          Un plancher béton ne s’effondre pas d’un coup sans cause étrangère (telle un tremblement de terre), il prévient au préalable par des fissures qui s’agrandissent petit à petit. Cordialement,

      2. Bonsoir,
        Pour rebondir sur la question, peut-on percer un linteau pour y fixer les équerres de maintien des menuiseries ?
        Cordialement

        1. En principe, non. Surtout les éléments en béton armé qui sont peu volumineux : tout percement ferait alors plus de dégâts.
          Si le linteau est gros, on considère qu’on peut le percer à mi-hauteur, là où le béton armé n’a pas de tension. Cdlmt,

          1. Dans ce cas, une baie vitrée ou une porte n’est maintenue que sur les côtés ?
            Impossible de la fixer en haut dans le coffre de volet ni en bas. Pour des baies de grande dimension être maintenues que par les côtés c’est pas très rassurant.
            Cordialement

  19. Bonjour nous faisons actuellement construire via ccmi une maison de plein pied sur vide sanitaire ancrage 1m20. Risque argile élevé sur géorisque abaissé a faible apres g2avp, j’avais donc imposé au depart au constructeur un soubassement en stepoc pour rigidifié la structure. Au vu des conclusions du rapport g2avp le risque retrait gonflement est faible, le constructeur me propose alors de passer en maçonnerie, solution que j’accepte en attendant l’avenant. Apres même renseigné dtu et règle professionnelle il me semble qu’en labsence de drainage et a une profondeur non hors gel le parpaing creux est proscrit, je demande donc du parpaing plein a minima mais du parpaing creux est livré. qu’en pensez vous?

    1. Bonjour,
      – “ancrage 1,20 m” = ce qui veut dire en fait que l’étude de sol préconise que la base des fondations soit à -1,20 m par rapport au terrain naturel ? Ce n’est pas très profond. N’hésitez pas à faire un peu plus profond, surtout sur un sol argileux – et surtout que le bon sol n’est pas parfaitement horizontal, pas toujours à la même profondeur. Donc il faut prendre de la marge en creusant un peu plus.
      – vous aviez prévu un soubassement en blocs à bancher = très bonne solution sur un sol argileux ! car les retraits-gonflements provoquent des tensions variables et localisées (enfoncement d’un coté, poussées verticales de l’autre, de façon aléatoire). Donc un soubassement parfaitement rigide, indéformable, comme un mur en béton ou en blocs à bancher, est tout indiqué. Attention, les blocs à bancher sont assez techniques, il faut que les armatures soient bien placées, sinon ça ne sert à rien.
      Si le projet a été chiffré comme ça, tenez-bon et imposez les blocs à bancher, car une fois bâti, c’est fini, terminé, vous ne pourrez plus changer ! (à l’inverse, par exemple, de tuiles, de volets, de lavabo, etc. que l’on change quand on veut).
      Nota : un “bloc plein” ne sert à rien dans votre cas (à ne pas confondre avec un “bloc à bancher”, ça n’a rien à voir. Un bloc plein est isolant phonique).
      – profondeur hors gel : -1,20 m est largement hors gel. C’est en général -0,50 m à -0,80 m en plaine, un peu plus en haute montagne. Profondeur “hors gel” : c’est seulement la BASE DES FONDATIONS qui compte, pas le reste (c’est la profondeur du trou, si vous préférez).
      Cordialement,

  20. Bonjour Monsieur Espagno,
    J’ai plusieurs fissures au même endroit sur ma dalle de terrasse (plancher hourdis) je me suis aperçu ce matin que les hourdis sous ces fissures sont également fissurés sur plus d’1 mètre.
    Cela m’inquiète car les hourdis ne devraient pas fissurer lorsqu’il s’agit de fissures de retrait du béton.
    Qu’en pensez-vous ?
    Salutations

  21. Bonjour
    Nous faisons construire notre maison via un CCMI. Le chantier a démarré le 27/07/2020. Le constructeur nous a convoqué par recommandé au 23/07/21 pour la réception de la maison, en sachant pertinemment que nous n’étions pas sur place au cours de cette semaine (nous avons fait l’erreur de partir en vacances, le prévisionnel qu’il a donné indiquant une date de réception début juin). Le but était, je pense, de justifier qu’ils étaient bien capables de livrer dans le délai des 12 mois. Mais au 23/07 à 10h, le terrassement n’était pas encore tout à fait terminé (photos à l’appui, la pelleteuse finalisait le terrassement).
    La réception a été décalée au 31/07. A notre retour, nous avons constaté que le façadier avait très mal travaillé. Non seulement il y a des tâches à différents endroits, l’enduit n’est pas régulier autour des menuiseries, et l’entreprise n’a pas nettoyé les projections de crépis sur les gouttières en alu et sur la frisette en PVC (une réserve devait être mise). Mais pire, il y a des rayures et impacts sur quasi toutes les portes, baies et fenêtres et ils n’ont pas nettoyé les cadres des menuiseries. Au mieux, ça part mais ça pourrait créer de nouvelles rayures, et au pire ça ne part pas…. et il est hors de question de réceptionner une maison avec des menuiseries déjà endommagées.
    A cela s’ajoute un souci sur les tuiles, qui sont elles aussi tâchées depuis leur pose en janvier et ce litige n’a toujours pas été réglé (une réserve devait être mise sur le PV, le couvreur doit faire intervenir le fournisseur pour expertise).
    Pris de court face à toutes ces réserves qui s’accumulent, nous avons refusé de compléter et de signer le PV de réception ce samedi 31/07. Nous ne savons plus quoi faire. Les responsables de la conductrice de travaux ne daignent pas lui donner et nous donner réponses à nos questions.
    En refusant la réception, nous ne pouvons pas faire intervenir le carreleur (que nous nous sommes réservés, ainsi que la peinture). Il devait intervenir demain, donc aussitôt après la réception.
    Nous avons peur d’être pieds et poings liés une fois ce PV signé, car consigner 5% pour des réserves sur la toiture, sur l’enduit et sur les menuiseries (plus quelques retouches intérieures, mais pas d’inquiétude sur ça), ça me parait bien peu et le constructeur nous indique qu’il est obligatoire de payer 95% pour la réception. En gros, nous sommes obligés de payer les 95% pour réceptionner une maison qui ne correspond pas à nos attentes. Ou alors attendre mais pour quelle durée et sans certitude de résultat.
    Je sollicite donc votre avis et votre regard extérieur, car nous tournons en rond sans savoir quoi faire… Un grand merci par avance pour votre réponse. Bien cordialement

    1. Bonjour, vous avez raison de ne pas réceptionner quand les malfaçons à reprendre représentent un coût supérieur aux 5% du solde des travaux.
      Que faire ? Je vous propose de tout simplement l’écrire au CMI. Par exemple :
      “Monsieur le Directeur,
      nous avons constaté le 31 juillet dernier des malfaçons nombreuses et importantes à la maison que vous me proposiez de réceptionner.
      L’importance de ces malfaçons empêchent de rendre l’ouvrage réceptionnable. En outre, il nous serait impossible d’y habiter pendant la réalisation des travaux de réfection.
      En conséquences, nous vous demandons de réaliser a minima : la finition des terrassement, la reprise généralisée de l’enduit de façade, les rayures sur les menuiseries – quitte à les changer si elles n’étaient pas réparables, le changement des tuiles tâchées. Je précise que ma lettre ne constitue pas une liste exhaustive des malfaçons constatées ; celles-ci le seront uniquement le jour de la Réception des travaux, dont nous conviendrons de la date quand ces travaux seront faits. Je rappelle que les pénalités de retard continuent de courir.
      Vous voudrez bien m’indiquer un délai réaliste de reprise de ces malfaçons, afin que je puisse planifier les travaux suivant qui me sont réservés.
      Veuillez agréer…”

      Montrez beaucoup de “calme détermination”, il faut que le CMI sente bien que tout harcèlement ou tout chantage ne fera qu’aggraver les conséquences. Et raisonnez surtout sous l’éclairage juridique, en ne tenant compte QUE du Droit.
      Cordialement,

      1. Un grand merci pour votre réponse et votre réactivité. Je fais partir ce courrier en LRAR dès demain matin. J’ai pris la liberté d’ajouter que je préviendrai le garant sans réponse de leur part au 27/08, soit J+30 après la date de fin de chantier légale.
        Le façadier est intervenu pour refaire une partie des tâches et nettoyer les projections. Nous verrons ce soir le résultat. Les salariés ont refusé de refaire les autres faces sans la venue de leur patron. Nous voilà à l’arrêt au moins 3 semaines pour cause de fermeture annuelle, ce qui va retarder toute la suite des travaux réservés… En espérant que le CMI ne nous reproche pas ce refus de réception…
        Encore merci pour votre aide. Cordialement

        1. Bonsoir, vous avez raison de prévenir le garant (en lettre r.a.r.), pour montrer que l’on ne pourra pas vous “balader”, si je puis dire.
          N’oubliez pas que c’est VOUS SEUL qui réceptionnez, qui déclarez accepter ou non l’ouvrage. Le CMI pourra dire ou écrire ce qu’il voudra, c’est VOUS QUI MENEZ LA RECEPTION et personne ne peut vous imposer une date (si, un juge, c’est le seul).
          Et c’est vous qui tenez le crayon lors de la réception, c’est vous seul qui décidez les réserves à mentionner ou à ne pas mentionner, QUOI QUE DISE LE CMI. S’il n’était pas d’accord, ça ne vous empêcherait EN RIEN de ne pas réceptionner comme vous l’entendez. C’est la Loi. Ne vous laissez pas impressionner.
          Cordialement,

          1. Bonsoir
            Un mois s’est écoulé depuis mes derniers commentaires, et rien n’a bougé… Nous avons envoyé le courrier en LRAR comme conseillé (réceptionné 2 jours après), puis nous avons attendu le retour de congés du CDT, il y a maintenant 10 jours. Aucune nouvelle.
            Nous avons tenté de joindre le garant par téléphone. Personne n’étant disponible, on a pris nos coordonnées mais pas de nouvelles non plus. Arrivés à J+30, nous avons donc envoyé une mise en demeure au constructeur de terminer les travaux sous 10 jours + une LRAR au garant pour l’informer de la situation et du retard, et pour lui demander le versement des pénalités de retard (peut-être y a t’il une procédure particulière pour les obtenir ?).
            A ce jour, le CDT ne répond plus (peut-être à cause de la mise en demeure?). On appelle sans cesse l’agence et le siège, on nous dit que l’on fait passer le message, mais aucun responsable ne daigne nous rappeler. Nous ne savons pas quoi faire de plus pour que les choses avancent… Pendant ce temps, nous avons toujours notre loyer et les charges de prêt, sans compter que notre préavis a été donné… Que faire de plus ?

          2. Bonjour, le CMI doit être en mauvaise posture financière, il risque de déposer son bilan bientôt.
            Il faut mettre en demeure le garant d’intervenir (par lettre r.a.r. bien entendu) car vous avez constaté l’abandon de chantier. Mentionnez également que tout retard supplémentaire occasionne ipso facto l’augmentation correspondante des pénalités de retard, et que vous subissez en outre un préjudice anormal (essayez de le justifier concrètement) dont vous demanderez également réparation. Il n’y a que ça qui pourrait les faire bouger.
            Votre mésaventure montre bien les limites de la garantie de livraison, pourtant encensée par toutes les recommandations de conclure des ccmi. Mais la réalité est bien différente, je souhaite que vous n’ayez pas trop à en subir les nuisances.
            Cordialement,

  22. Bonjour Monsieur.
    J’ai un CCMI et mes fondations viennent d’être finies. Le coffrage qui retenait le béton a été enlevé et on voit à quelques endroits des trous ou bulles qui fait apparaitre le ferraillage ou même le parpaing que le béton est censé recouvrir ? Un avis ? En vous remerciant.
    Cordialement.

    1. Bonsoir, sans visite des lieux, il ne m’est pas possible de vous donner un avis, désolé. Normalement, les aciers doivent être recouverts (enrobés) de 25 mm au minimum. Donc, évidemment, tout acier qui affleure est une malfaçon.
      Cordialement,

  23. bonjour, je fais construire une maison sur terrain en restanque avec (maison familiale => constructeur)
    j ai environ 1,50 à 2 mètres lorsque j’ouvrirai mes portes fenêtres avant d’avoir un vide de 2 mètres.
    ils m ont imposé de faire construire avec eux une terrasse sur hourdie pour me “mettre ” en sécurité, la dessus ils imposent le garde corps et le carrelage, qui est facturé une blinde.
    j avais l’intention de faire construire cette terrasse avec une société (qui coute bcp moins cher).
    Suis je obligée de passer par le constructeur ?

    1. Bonjour, vous écrivez “Ils m’ont imposé…”. Non, dans la loi française, personne ne peut vous imposer quoi que ce soit, si ce n’est un juge. Vous avez parfaitement le droit de faire faire cette terrasse par qui vous voulez.
      Vous indiqué que vous avez signé un ccmi, si j’ai bien compris. Si la terrasse était comprise dans le ccmi, vous aviez déjà choisi de la confier au constructeur en signant le contrat. Vous ne pouvez donc plus revenir en arrière maintenant. Mais, à vous lire, je ne crois pas que ce soit le cas.
      Si la terrasse n’est pas comprise dans le ccmi, vous n’avez donc pas encore décidé qui la fera. Vous pouvez choisir qui vous voulez.
      Vous me dites, toujours si j’ai bien compris, que le CMI (le constructeur) voudrait vous imposer qu’il réalise cette terrasse, car, comme elle est indispensable au titre de la sécurité à l’usage de la maison, elle doit faire partie de son ouvrage (est-ce son argument ?). Le CMI dit là une ENORME bêtise ! je présume qu’il ne s’en rend pas compte. Vous pouvez le piéger facilement pour vous dégager de lui. Il faut échanger avec lui PAR MELS, en lui posant la question : “Est-ce que je dois obligatoirement passer par vous pour réaliser la terrasse car elle est indispensable à la sécurité de l’usage de la maison ?”. Si le CMI répondait (naïvement) “Oui, c’est obligatoirement moi, car la sécurité rend la terrasse indispensable” ou quelque chose de ce genre, vous pourriez garder sa réponse et lui IMPOSER de réaliser cette terrasse à ses frais, sans plus value ! 🙂
      En effet, un cccmi doit comprendre dans le prix convenu TOUS LES TRAVAUX nécessaires au parfait achèvement et à la bonne habitabilité de la maison ! (sauf ceux mentionnés dans le ccmi comme étant réservés par le client et chiffrés en détail).
      Vous verrez alors que le CMI ne se fera pas prier pour que vous choisissiez qui vous voulez pour cette terrasse ! 🙂
      Cordialement,

  24. Bonjour, pour une question de timing nous allons couler la chape anydhrite (plancher chauffant) avant de réaliser les bandes de placo et d enduire toutes les petites vis.
    1) il y a t’il un risque de faire les bandes après la chape liquide?
    2) les vis du placo ne vont pas s oxyder dans le temps si elles ne sont jamais recouvertes par l’enduit ? ( elles vont rester à l’air libre soit au niveau de l’isolant soit dans la chape )?
    Merci d’avance de vos réponses ,
    Cordialement,

    1. Bonjour, je ne vois pas de problème à réaliser une chape anhydrite avant les joints du placo. Les vis ne risquent pas d’être en contact avec la chape, puisque vous protègerez largement les parties basses des cloisons par un film polyane, soigneusement scotché et avec de larges chevauchements, pour éviter toute infiltration de la chape liquide qui viendrait toucher le placo (ça, ce serait très embêtant si ça arrivait). Les vis au niveau de la chape (mais derrière le placo) peuvent rouiller avec le temps, elles ne seront jamais visibles.
      Cordialement,

      1. Merci pour votre réponse,
        1) Avez vous le même avis pour les chapes liquide ciment?
        2) Les plaquistes dans la salle de bain se sont trompés sur une plaque de placo. Ils m’ont mis une plaque standard à la place d’une plaque hydro à l’emplacement de la robinetterie de la baignoire. Ils m’ont dit que pour rectifier ça ils allaient passer un SPEC sur la plaque ce qui va lui mettre un film dessus et la rendra hydrofuge.
        Toutefois ils n’ont pas passé se produit avant l’installation du chauffage au sol, ainsi ma question est la suivante:
        3)- Est ce que si le SPEC est mis au niveau de la chape liquide il protégera aussi efficacement la plaque standard que s’il avait été mis au niveau du plancher, de la dalle brut soit 12 cm en dessous?

        1. Bonsoir,
          – le placo ne doit jamais toucher les chapes (qui dégagent beaucoup d’humidité), et plus particulièrement les chapes liquides, ciment ou anhydrite. Mais ça concerne toutes les chapes.
          – erreur de plaque : normalement, en effet, la plaque aurait dû être verte (hydrofuge). Je pense qu’une étanchéité bien faite compensera. Pendant 20 ans, j’ai posé du placo “standard” dans les salles de bains : quand la faïence est bien posée et bien jointée, la plaque est ainsi protégée.
          – le placo NE DOIT PAS TOUCHER la chape liquide (ou pas liquide, d’ailleurs). Ne comptez pas sur une plaque hydrofuge pour supporter l’humidité d’une chape. Le polyane doit être très bien mis, sans faille, pour protéger la base des cloisons. Ne comptez que sur la pose du polyane. Et ventilez bien la pièces pour que la chape sèche sans trop de condensation sur le placo (moisissures) : fenêtres ouvertes (et volets fermés la nuit).
          Cordialement,

          1. Bonjour, donc la bande peripherique en mousse polyéthylène ne suffira pas à protéger l’humidité de la chape sur le placo ?
            Cordialement

  25. Bonjour,
    je fais construire une avec un CCMI.
    Le terrassement a commencé hier, mais le terrassier a découvert plusieurs cavités.
    Le conducteur de travaux propose de remplir ces cavités de béton grossier rempli de gros cailloux.
    Le constructeur est il en droit de m’imposer le paiement de de ces travaux supplémentaires et non prévus ?
    Merci par avance de votre réponse
    cordialement

    1. Bonjour, bien sûr que NON, le CMI ne peut pas vous réclamer un euro de plus, que ce soit pour ces cavités ou pour autre chose, prévu ou imprévu. Soyez ferme là-dessus.
      Avez-vous en mains l’Etude de sol G2 ? Avez-t-elle détecté ces cavités ?
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        l’étude de sol G2 précisait la présence d’argile. Le georisque et la G précisait la présence possible de cavités. sachant que j’avais informé que le terrain situé en limite de propriété en avait.
        J’ai mis en avant la jurisprudence en la matière et mon constructeur prend à sa charge le remblai de ces cavité et la réalisation de fondations plus conséquentes.
        merci

  26. Bonjour, nous faisons construire une maison individuelle avec un constructeur. Nous avons l’un de nos murs en limite de propriété et l’implantation de la dalle est bonne car confirmée par un géométre.
    En regardant les plans du permis de construire, je m’aperçois que c’est le débord de toiture (toit monopente) qui est à la limite de propriété (débord de quelques cms). Pourtant, j’ai toujours entendu que le mur ne pouvait pas être décalé par rapport à la limite et donc qu’aucun débord de toi n’était possible, le mur devant être à la limite. Pourtant, le permis de construire a bien été validé par la mairie et l’on voit clairement sur les plans du PC un débord de toit, lequel est à la limite de propriété et non le mur.
    Y a t’il un soucis ou quelque-chose que nous n’avons pas compris ? Merci. Bonne journée

    1. Bonjour,
      En effet, les règles d’urbanisme imposent qu’un mur soit implanté : soit exactement à la limite de propriété, soit à une distance minimale qui varie suivant chaque zone du règlement local ; le plus souvent 3m ou 4 m. Donc on ne peut jamais s’implanter à, par exemple, 20 cm de la limite de propriété. Et l’extrémité de l’avant-toit n’est pas le mur de façade.
      La Mairie n’a pas fait attention au décalage de quelques centimètres mentionné dans le plan de masse du dossier de permis de construire. Peut-être n’était-ce pas évident à détecter sur les plans ?
      Si votre mur est bien implanté à l’exacte limite, vous respectez la loi et notamment le Code Civil. Mais vous voulez avoir un débord de toiture. Quelles solutions avez-vous ?
      1° – le plus simple : votre voisin vous concède une servitude de surplomb de votre terrain, de la surface de l’avant-toit projeté. Cette servitude peut être offerte ou vendue. Dans tous les cas il faut un acte notarié.
      2° – en cas de refus de servitude, vous devez renoncer à l’avant-toit. Il conviendra alors de déposer une demande de permis modificatif, si vous voulez être parfaitement “dans les clous” envers la Mairie.
      Dans les 2 cas, votre CMI est en faute et vous avez droit à un dédommagement, à calculer suivant le contexte et suivant ce que vous pouvez faire (par exemple : achat de la servitude remboursée par le CMI).
      Cordialement,

  27. Bonjour nous avons fait construire notre maison et nous avons nous même posé les portes intérieures et fait d’autres travaux. Nous avons constaté plusieurs défauts mais un inquiétant lors de la pose d’une porte à savoir un mur porteur non vertical au niveau du garage. Il mesure 2m20 et il y a un écart de 3.5cm entre le haut et le bas. Nous avons envoyé plusieurs courrier à l assurance décennale du maçon mais ils maintiennent leur position en disant “qu elle n’a pas vocation à prendre en charge les non conformités” mais à prendre en charge “les désordres qui compromettent la solidité de l ouvrage”.
    Nous considérons que cela peut porter atteinte à la solidité et aimerions l’avis d’un expert qu’ils ne veulent pas nous envoyer “parce qu’ils ne sont pas en garantie”. Que pouvons nous faire de plus ?
    Merci d’avance pour votre conseil.

    1. Bonjour,
      – Je présume que vous avez posé les menuiseries extérieures en cours de chantier ? Vous vous êtes donc rendu compte du défaut du mur avant la réception des travaux. Dans ce cas, vous ne pouvez pas demander à l’assurance de prendre en charge le coût de la réparation. L’assurance a raison quand elle dit qu’elle n’est pas là pour compenser les carences d’une entreprise (elle a raison, ce serait trop facile !). Les assurance ne couvrent que les sinistres imprévus, non conscients à la Réception des travaux. Il fallait refuser ce mur et exiger sa démolition-reconstruction avant de réceptionner.
      – Si vous aviez commandé un seul “hors d’eau” au CMI et que vous aviez voulu poser les menuiseries par la suite, vous auriez dû vous rendre compte de cette faute du CMI à la réception des travaux, notamment en tant que “menuisier de fait” qui devait poser les menuiseries : la malfaçon était visible et les supports non contestés à ce moment-là sont réputés être acceptés. Donc, pas d’assurance non plus.
      – La seule raison qui ferait que l’assurance serait obligée d’intervenir serait que le mur menace de s’écrouler, ce dont vous ne pouviez pas vous douter à l’époque. Mais à dire vrai, les probabilités de faire accepter cette raison sont très très minces…
      Cordialement,

      1. Bonjour Non il n y a pas de menuiserie extérieure sur ce mur. La porte posée par nos soins est une porte reliant notre entrée au garage.
        Nous lui en avions parlé au moment de la pose de cette fameuse porte et la seule chose qu’il a fait c’est d’avoir essayé de rattraper l’écart avec du plâtre.

  28. Bonjour,
    Nous faisons construire une maison individuelle par « Habitat Concept » qui passe par un sous-traitant pour la maçonnerie.
    Malheureusement les maçons ont fait d’énormes erreurs sur la régularité des joints, porte d’entrée principale est de biais, ils se sont trompés sur les pignons pour les mesures et la liste est longue. A ce stade je peux exiger au constructeur de démolir cette maison ?
    Merci pour votre réponse

    1. Bonjour, eh oui, les CMI prennent les artisans parmi les moins chers qu’ils puissent trouver, c’est un peu la règle du jeu, puisqu’ils sous-traitent et font leur marge dessus. Et les moins chers des moins chers ne sont pas les meilleurs… on s’en doute bien.
      Vous pouvez – vous devez – exiger que le projet du contrat (et donc du permis de construire) soit respecté en tout point, et notamment que les travaux soient bien faits.
      S’il fallait des démolitions, ça ne rentre pas en ligne de compte : on démolit ce qui doit l’être, on ne démolit pas ce qui peut être gardé.
      Cordialement,

  29. Bonjour,
    Je fais construire une maison sur un terrain proche de la plage donc du sable. Le maçon m’a convaincu de faire une dalle hérisson. Apparemment il y a deux méthodes :sur du sable ou sur des cailloux. Le maçon a-t-il le droit de faire ce qu’il appelle le hérisson (de remplir) avec du sable du terrain ( pas du sable de construction)?
    Merci

    1. Bonjour, j’avoue que votre message me laisse pantois…
      – un dallage sur hérisson sur un sol sableux ???
      – un hérisson composé de sable et non de cailloux concassés 0/20 ??? (il peut y avoir juste un peu de sable, pour aider les cailloux concassés à se bloquer entre eux)
      Tout cela est de la folie. Sur un sol instable, IL VOUS FAUT un plancher porté, type hourdis sur vide sanitaire, par exemple. Vous n’avez pas le choix.
      Cordialement,

  30. Bonjour,
    J’ai fait faire une terrasse de 130m² environ autour de ma piscine et lors du coulage (photos à l’appui) la ferraille était posé directement sur le polyane a même le sol sans cales, de plus a aucun moment je l’ai vu lever cette ferraille.
    Ils étaient 2 pour couler et là je viens de m’apercevoir que je voyait de la ferraille ressortir tout autour de ma dalle béton.
    Je l’ai dit au maçon et il m’affirme que c’est normal et que pour l’intérieur de la chappe son ouvrier a levé la ferraille et me dit que c’est ma parole contre celle de son ouvrier.
    Que dois je faire ? je suis perdu
    Il me propose de faire des tranchées pour vérifier mais me met la pression en me disant que si j’ai tord il se retournera contre moi, ce qui me fait douter au final (même si je suis certain de ce que j’affirme).
    Merci beaucoup pour votre aide.

    1. Bonjour, les règles de l’art demandent en effet que le treillis soudé dans les dallages soit en position haute.
      C’est impossible à obtenir sans cales préalables et correctement fixées, pour résister au coulage du béton. C’est très rarement fait ainsi. Donc, sans cale, votre treillis soudé est bien posé en bas, contre le polyane.
      “Lever le dallage” une fois le béton coulé, ou en cours de coulage, est une fumisterie car il retombe après ; d’autant plus que l’ouvrier marche de dessus pour le “lever” ! C’est même plutôt comique à voir, comme un sketch de Charlot.
      Que faire ? Bien sûr, vous pouvez tenter d’exiger la démolition complète du dallage, et la réalisation d’un nouveau dallage avec treillis soudé placé au 2/3 supérieur. Mais l’obtiendrez vous ? Peu probable…
      De toute façon, les dallages posés ainsi en surface, surtout contre le remblai de la piscine, ont 90% de (mal)chance de se fissurer. Tout aussi important que le treillis soudé (voire plus important), la nature du terrain, les joints de dilatation, les formes de pente et l’évacuation des eaux de pluie, les blocages périphériques et les compactages multiples par couches inférieures 20 cm sont nécessaires pour espérer qu’il n’y ait pas trop de fissures plus tard. Je vous conseille plutôt de mettre en revêtement qui absorbera ou cachera les fissures (à peu près inévitables), tel qu’un plancher bois ou des dalles de petites dimensions, sans joints durs entre elles.
      Je trouve curieux que des aciers ressortent tout autour de la dalle. Normalement, l’enrobage de l’acier doit être au moins de 25 mm. de toute façon, vous voyez ainsi à quelle hauteur se situe le treillis soudé ?
      Cordialement,

  31. Bonjour, je fais construire une maison individuelle. En visitant le chantier, je me suis aperçu que les parpaings posés sur la dalle ressortent de 3 à 5 cm sur l’extérieur. Est ce une malfaçon ou est ce normal ? Y a t’il un risque pour la structure ? Merci. Benjamin

    1. Bonjour, savez-vous pourquoi il y a ce débord ? Probablement une petite erreur d’implantation du bâtiment ?
      Jusqu’à 5 cm de débord, c’est admissible à condition que ce soit bien géré, c’est-à-dire que les chaînages, surtout les chaînages verticaux, soient en nombre suffisant et surtout, très bien liés entre eux et à la fondation.
      Cordialement,

  32. Bonsoir,
    Comme la tendance est aux escaliers je me permets de vous poser une question. Mon escalier vient d’être posé mais à mon étonnement ce dernier repose sur des cales en bois de 16 mm de hauteur. Il y aura du carrelage au sol. J’ai interrogé mon CT et pour lui comme d’habitude rien de choquant. Ils mettront le carrelage et un joint en silicone.
    Comme vous l’avez compris je n’ai absolument plus confiance en mon CMI et en tous ses racontars. Est-il autorisé de mettre des cales sous un escalier? Le carrelage fait environ 6mm de hauteur plus la colle je pense qu’il y aura moins d’un centimètre de hauteur au sol. 10mm de silicone se sera très moche sous un escalier et ça risque de se dégrader avec le temps. Qu’en pensez vous? En plus malheureusement tout le placo des toilettes sous l’escalier a été également posé. Encore merci du temps que vous passerez à me lire.
    Cdlmt

    1. Bonsoir, j’ai corrigé quelques chiffres dans votre message, comme vous me l’avez indiqué dans votre message suivant. Mais qu’importe les mm exacts, ça ne change pas vraiment ma réponse. Je présume que l’escalier est en bois (un escalier en béton ne repose pas sur des cales).
      Normalement, l’escalier en bois est posé SUR le carrelage, donc APRES réalisation du carrelage. La finition est beaucoup plus nette, bien meilleure qu’en faisant l’inverse : en carrelant après la pose de l’escalier, les coupes des carreaux contre l’escalier risquent de se voir, à moins que le carreleur puisse glisser les carreaux dessous (s’il y arrive !) et que les hauteurs s’ajustent au millimètre.
      Pour que ça s’ajuste bien, il faudrait faire un ragréage préalable pour faire correspondre l’épaisseur “carrelage + colle” au vide actuel sous l’escalier. Au millimètre près, car l’escalier reposera sur le carrelage (ne comptez pas trop sur les cales à long terme).
      Quant au placo sous les toilettes, c’est normal qu’il soit fait avant le carrelage. Je ne vois pas de problème à ce niveau là.
      Donc, veillez bien à ce que l’escalier soit parfaitement ajusté sur le carrelage, qu’il repose dessus, car ce n’est pas un joint de silicone qui va l’empêcher de se tasser quand les cales cèderont, dans 20 ou 30 ans ? une maison est faite pour durer bien plus longtemps !
      Cordialement,

      1. Bsr, en effet c’est bien un escalier en bois. Franchement je vous félicite pour votre site qui est une mine d’informations. Vraiment dommage que je ne sois pas dans votre région car c’est certain que je vous aurais sollicité si je faisais construire une nouvelle maison. Pas tout de suite car je vous avoue que le CMI m’a dégouté de l’aventure…. En tous cas, vous êtes une personne en or car vos réponses sont désintéressées et tjrs justes. Bravo!

        1. Merci beaucoup de votre message. Vous savez, je réponds à toutes ces questions car cela participe aussi à faire connaître les Architectes d’Aujourd’hui (peut-être y en a-t-il près de chez vous ? Il y a une carte de France de tous les AA, sur ce site : “Trouver votre Architectes d’Aujourd’hui). Je suis donc quand même un peu intéressé… 🙂

  33. Bonjour,
    Je fais construire une maison neuve et le placo est bientôt terminé. Il y a une erreur de hauteur sur l’escalier qui a été réalisé sur mesure, coulé en béton. La première marche est de 30 cm, les suivantes d’environ 17,5cm.
    Compte tenu de l’arrivée de la chape du RDC et de celle de l’étage, les variations de hauteur ne seront pas récupérables. La première marche sera de 30-7=23 cm, les suivantes 17,5cm, la dernière 13+7=20cm.
    Que me préconisez vous ?
    Sachant que le maçon propose de raboter les 3 premières et ainsi proposer des marches avec hauteurs plus ou moins variables.
    Initialement j’avais demandé un escalier prêt à peindre, avec une finition lissée. Je pense que cette finition ne sera pas réalisable.
    Cette erreur engendre donc plusieurs contraintes et préjudices si on doit rajouter une marche et reagreer les suivantes: perte de place dans le dégagement dans l’entrée, perte de place en hauteur au passage le plus étroit du plancher de l’étage et enfin finition imposée en carrelage afin de rattraper les différences de hauteurs…
    Je souhaiterai savoir si je dois engager des démarches d’expertise afin d’obtenir un avis tranché, si je peux me faire dédommager de la plage du maçon des plus values qui vont arriver pour rattraper tout ça (facture reagreage et carrelage) ou s’il est plutôt préférable de demander le démontage et le remontage complet de l’escalier ?
    Mon autre crainte concerne celle des délais, en effet si des procédures doivent s’amorcer, selon vous combien de mois de retard le chantier peut il prendre ?
    En vous remerciant vivement pour votre retour éclairé,
    Bien cordialement
    Marion

    1. Bonjour,
      Il y a donc une erreur de cote de 3 cm dans l’escalier en béton. Or on ressent toujours très nettement des différences de hauteurs quand on monte un escalier, une différence de hauteur d’1 cm est nettement ressentie. Et je comprends que dans votre cas, vous ne pouvez pas modifier le niveau d’arrivée sans conséquence pour le bon usage de la maison. La hauteur idéale est bien de 17,5 cm. Mais ça peut varier un peu, 18 cm est très correct par exemple (mais avec TOUTES les marches de la même hauteur, une fois les sols finis !).
      Dans votre cas, que faire ?
      Refaire l’escalier, tout simplement. Ce n’est pas dramatique (comme le serait une erreur sur la profondeur des fondations). Il y a un « loupé », ça peut arriver à tout le monde, à vous comme à moi. Dans ce cas on dit « Excusez-moi, je recommence ». Tout simplement. J’ai déjà fait refaire entièrement des escaliers.
      Il faudra probablement 2 ou 3 jours pour démolir l’escalier et autant pour en couler un nouveau. Donc 1 semaine, peut-être 10 jours de travail au plus. Encore une fois, il n’y a rien de dramatique.
      Donc vous demandez (comprendre : « exigez », gentiment mais fermement) un nouvel escalier. Votre argument tout simple et très efficace : «Il est HORS DE QUESTION que je paie cet escalier, je ne paierai qu’un escalier refait correctement, sans bricolage.» (l’argent, il n’y a que ça qui est pris en compte. Ah là là… 🙂 ).
      Cordialement,

  34. Bonjour Monsieur ESPAGNO,
    J’ai fait construire une maison que j’ai réceptionné il y a environ 2,5 ans. Donc encore sous garantie décennale.
    Rapidement et lors de grosse période de pluie, il y a eu quelques infiltration avec à certain endroit des flaques d’eau qui se sont formés. Cela crée parfois un taux d’humidité qui arrive jusqu’à 90% !
    J’ai donc fait intervenir l’assurance décennale qui a envoyé un expert. Il a constaté les infiltrations et dans son dossier d’expertise il indique que le problème est la conséquence d’un défaut localisé du mortier d’imperméabilisation et aussi que le DELTA MS était enterré et qu’il ne ressortait pas sur l’extérieur avec fixation en tête. Avec l’excuse que dans le CCMI la catégorie des parois de la cave sont de catégorie 2, l’assurance ne veut pas intervenir de l’extérieur, mais par un cuvelage partiel de l’intérieur. Mais des experts du bâtiment, m’ont dit que le cuvelage par l’intérieur sert de tampon et que n’est pas une solution pérenne. De plus il ne règle pas le problème du DELTA MS qui a été mal installé. Qu’en pensez-vous, ils ont raison sur le fait que comme c’est du R2 je n’obtiendrais pas gain de cause pour refaire tout le travail de l’extérieur. Et même si cela était correct, qu’en est-il du fait que l’expert ait constaté des malfaçons ?
    Que pensez-vous du cuvelage par l’intérieur ?
    Bien à vous
    Giovanni

    1. Bonjour,
      – Juridiquement : un ouvrage a été mal fait, il doit être refait. Je parle de la membrane extérieur Delta. Il n’y a donc aucune excuse qui tienne pour que le CMI se dispense de refaire l’ouvrage et qu’il invoque un cuvelage intérieur. On ne compense pas une malfaçon par un artifice, on refait la malfaçon, quand on a un minimum le sens des responsabilités.
      – Techniquement : la membrane Delta ne se place pas n’importe comment, il faut suivre les préconisations de pose du fabricant. Il faut un drain en pied (lui aussi fait correctement : rigide, pente, enrobage, exutoire, etc.), la membrane doit être appliquée sur un mur correctement enduit, avec recouvrement des lés suffisants (>30 cm, si je me rappelle bien), avec un solin en tête, juste à fleur de terre (pas en dessous). Je préconise toujours un solin en métal (alu) pas en plastique qui se casse à la moindre occasion. Ce solin doit être correctement fixé (et bien droit, tant qu’à y être).
      Donc je vous encourage d’exiger de tout le monde (CMI, assurance et autres) que l’ouvrage défectueux soit mis à nu, qu’il soit ENLEVE et qu’une nouvelle membrane Delta mise en place correctement (si vous ne faites pas TOUT refaire, vous aurez TOUJOURS des infiltrations). Et vérifiez lors des travaux que ce soit bien fait, c’est un ouvrage délicat.
      – le cuvelage intérieur qu’on vous propose est probablement une fumisterie : un VRAI cuvelage intérieur doit être un ouvrage complexe et onéreux pour espérer qu’il soit fiable, beaucoup PLUS CHER qu’une membrane Delta extérieur. Je présume que l’entreprise veut simplement passer une “peinture” étanche à l’intérieur, qui ne tiendra que quelques années et lâchera assez vite. Si vous voulez ne plus avoir de pénétration d’humidité dans le futur, il faut une étanchéité EXTERIEURE, type membrane Delta. L’expert que vous avez consulté a raison, une étanchéité doit se faire depuis l’extérieur.
      Donc vous devez faire refaire complètement la membrane Delta, en la remplaçant par une neuve (encore une fois, quand une telle membrane est mal posée, il n’y a pas d’autre solution que TOUT REFAIRE).
      Cordialement,

  35. Bonjour,
    Quand nous avons réceptionné notre maison nous avions remarqué des cales en bois sous notre baie vitrée, notre conducteur de chantier nous a indiqué que ce n’était rien que c était pour la mise en place du rail de la baie.
    Cependant lorsque nous avons demandé après au menuisier de les retirer car pas très esthétique, il nous a indiqué de ne surtout pas y toucher qu’il avait déjà fait un rapport en ce sens au constructeur car le seuil n était pas adapté et donc le rail ne repose qu’à moitié dessus.
    La baie vitrée est très dure à ouvrir ils vont donc nous injecter du mortier pour que le seuil repose en totalité dessus…
    Cependant le revêtement des rails s’est décapé avec le frottement qu’en pensez vous ?

    1. Bonjour, je pense que, hélas, les gens ne sont pas à l’abri des racontars fantaisistes de certains professionnels, en cours de chantier. Et c’est assez fréquent : c’est tentant de raconter n’importe quoi à quelqu’un qui vous croira sur parole de toute façon, afin de se simplifier le travail et de ne pas à avoir à tout refaire correctement.
      Des cales en bois très sollicitées (sous une baie coulissante) se dégradent vite avec le temps, évidemment. Le menuisier savait parfaitement que c’était un bricolage très provisoire. Il n’aurait jamais dû poser sa menuiserie sur un appui non-conforme. Mais je présume qu’il était pressé de le faire, pour ne pas ennuyer son client le constructeur (son client est le CMI, ce n’est pas vous…) pour pouvoir être payé rapidement.
      A votre place, si cela m’arrivait, voici ce que je ferais : j’exigerais que la menuiserie soit déposée, complètement (on refera les reprises de placo et peinture nécessaires !), et que le rejingot de l’appui (partie supérieure) soit correctement refait. Ou qu’une cale par un profilé en acier galvanisée soit correctement fixée. Et s’il fallait changer totalement l’appui, eh bien on change l’appui ! Bref, j’exigerais que les travaux soient correctement faits, quitte à défaire tout ce qui ne va pas.
      Et que le rail déjà abîmé soit changé, évidemment. Pas de bricolage.
      Si vous êtes dans l’année de Parfait Achèvement (Réception des travaux depuis moins d’un an), vous pouvez l’exiger. Dans ce cas : lettre recommandée avec a.r. au CMI (pas au menuisier : juridiquement, vous n’avez affaire qu’au CMI).
      Mais ça me serait beaucoup plus facile à obtenir en tant qu’architecte que de votre part, car les “professionnels” ne pourraient pas me raconter des faux prétextes, des sornettes. Il m’est arrivé de faire faire des travaux assez importants, pour mon propre compte, pour une résidence à la montagne. Je n’ai pas dit tout de suite que j’étais architecte : c’est incroyable les racontars que j’ai entendus de la part des artisans ! par la suite, je peux vous dire que ça a bardé… 🙂
      Cordialement,

  36. Bonjour,
    Je fait construire une maison neuve chez Maisons P….. et je rencontre plusieurs problèmes avec le conducteur de travaux.
    Le maçon a percé la dalle jusqu’au vide sanitaire pour que l’eau s’évacue temps que le toit n’ai pas installer. Le toit va etre bientot terminer et j’ai demander au conducteur de travaux de reboucher le trou comme a l’origine pour éviter que de l’humidité puisse remonter. Sa réponse est qu’il n’y a pas besoin de reboucher car ils vont installer un isolant TMS et couler dessus une dalle fluide. Est ce normale de ne pas reboucher comme meme car de la moisissure va ce faire par ce trou non rebouché?
    De plus j’ai demandé a ce que le maçon rebouche les trous fait dans les murs pour tenir avec des serre-joint des planches pour éviter que les pignons ne tombe. La réponse du conducteur de travaux est que cela n’ai pas nécessaire l’enduit de façade rebouchera les trous. Est ce que de l’enduit peut vraiment remplacer du ciment pour reboucher et cela ?
    Par ailleurs quand l’écran sous toiture a été installer le maçon n’avait pas encore fait les arases des pignons du coup il a renverser du ciment dessus et des chutes de morceaux de parpaing on fait des déchirure de la taille d’une main.
    La réponse du conducteur est ce n’ai pas grave les déchirures seront refait avec du scotch expres pour ecran sous toiture. Est ce vraiment resistant et cela n’ai comme meme pas normale pour un écran payer au prix fort et qui doit etre neuf pour une nouvelle construction?
    Et enfin dans la notice descriptive de ma construciton les gouttière sont indiqué de ton blanc, et au finale ils ont installer des gouttière ton crème sable. Peuvent-il changer comme sa ?
    Que peut-on faire pour les obliger a refaire correctement les choses? Bloquer le prochain appel de fond ou autre?
    Merci d’avance de votre réponse.

    1. Bonjour,
      – le trou du plancher doit être rebouché au béton. Vous ne pouvez pas le laisser comme ça ; les bestioles vont s’y mettre et dégrader l’isolation au sol si elle reste accessible par en-dessous.
      – les trous dans les maçonneries doivent aussi être rebouchés avant enduit. L’enduit doit avoir à peu près la même épaisseur partout, sinon, des masses d’enduit plus importantes ici ou là risquent de provoquer des fissures, et en plus vous risquez de voir des différences de couleurs par temps humide (des “spectres”).
      – l’écran sous toiture doit être neuf, comme le reste de la maison. Pourquoi accepteriez-vous un “bricolage” qui risque en effet de ne pas durer dans le temps ?
      – la couleur des gouttières doit être celle mentionnée dans le contrat, c’est-à-dire dans la Notice. Quand on achète une voiture blanche, on ne vous livre pas une voiture couleur crème.
      – que pouvez-vous faire ? une lettre recommandée avec a.r au Constructeur, disant tous ceci. Et précisez qu’elle constitue une “Mise en demeure” (il est important juridiquement d’écrire ces mots). Et précisant que vous refusez ces travaux, donc que vous considérez qu’ils restent à faire, et donc QU’IL N’Y AURA PLUS DE PAIEMENT TANT QU’ILS NE SERONT PAS STRICTEMENT CONFORMES au contrat.
      Etre client d’un CMI est une sacrée école de Droit et de force de caractère pour avoir à s’imposer souvent. Je prends le pari que ce ne sera pas le dernier bras de fer que vous aurez avec lui… Soyez très déterminé, c’est la seule solution que vous avez maintenant.
      Cordialement,

      1. Merci pour toutes ces informations.
        J’ai envoyer une lettre recommander comme vous me l’avez conseiller.
        Je souhaitais avoir des réponses a d’autres questions étant donner que mon constructeur ne veut toujours pas reboucher le trou dans la dalle et ne veut pas changer a neuf l’écran sous toiture déchirer.
        Le conducteur de travaux a continué le chantier installant le TMS et en coulant la dalle liquide dessus il a également fait mettre les menuiserie .
        Il m’indique déja une pré visite de remise des clefs dans 2 semaine alors que rien a l’intérieur n’ai encore fait.
        Le plus important est qu’il vient avec un expert en batiment veritas qui est le partenaire pour les controles de maisons de mon constructeur.
        J’ai bien peurt que cette expert ne ce range du coté du conducteur de travaux car mon conducteur de travaux m’indique que je doit regarder tous avec lui, il notera tous ce qu’il serait a revoir et il le referait .
        Sauf qu’il veut ne rien noté sur le PV de pré visite . Est ce pour me piéger et ne rien pouvoir noté ou dire a la remise des clefs définitive?

        1. Bonsoir, j’ai du mal à comprendre : le CMI parle de remise des clés, alors que l’intérieur n’est pas encore fait ?!!! Ca n’a aucun sens.
          A mon avis, vous pouvez aller à la visite qu’il vous propose, mais :
          – ne parlez jamais de “pré-visite de remise des clés” mais vous dites (et écrivez) de “réunion de chantier”;
          – vous ne signez RIEN, ni sur place ni aucun compte rendu. Vous n’aurez qu’une seule et unique signature à donner : lors la vraie Réception des travaux, quand les travaux vous conviendront parfaitement. Vous ne signez rien avant.
          – vous ne tenez pas compte de cet “expert” de Veritas ou d’ailleurs, vous n’avez aucun contrat avec lui, et il n’a AUCUN POUVOIR.
          Vous écrivez au CMI, dès demain, une lettre de MISE EN DEMEURE, recommandée avec a.r. (n’attendez pas cette “réunion de chantier”), dans laquelle vous êtes très direct, très comminatoire, et où vous exigez que les travaux mal faits soient immédiatement DEMOLIS ET REFAITS et que le ccmi soit dorénavant parfaitement respecté.
          Et, encore une fois, je ne comprends pas ce qui se passe sur votre chantier… Je regrette de ne pas être sur place, pour remettre à l’heure les pendules de ce CMI.
          Cordialement,

  37. Bonjour,
    Acutuellement je fais construire et je suis au niveau crepis. Les ouvriers avec leurs échafaudages ont cassé 3 seuils de fenetres et baie vitré au niveau des coins. Est il possible a ce niveau de les changer ? Sachant que le carrelage, les placo sont mis… Si non qu est il possible de faire. Ce sont des seuils préfabriqués.
    Merci d avance.
    Laurent

    1. Bonjour, les seuils et appuis préfabriqués sont la meilleure solution (à mon avis) : ils sont très bien finis (tous réguliers, on peut en avoir couleur “pierre” par exemple, etc.), techniquement ils sont bien conçus (armature, rejingot, etc.).
      Si l’enduiseur en a cassé, vous devez les faire changer, aux frais de l’enduiseur tout simplement (vous retenez à l’enduiseur le coût du changement des nouveaux appuis, avant de le payer). Il est anormal d’en casser, on doit toujours protéger le travail des autres. Que dirait l’enduiseur si le maçon et le menuisier avaient abîmés son enduit à plusieurs endroits ?
      Pour la forme, il vaut mieux lui adresser au préalable (c’est-à-dire tout de suite) une lettre recommandée avec a.r., ça évitera tout problème plus tard, quand vous aurez des difficultés à prouver que c’est bien l’enduiseur qui les a cassés.
      Cordialement,

      1. Merci pour votre retour, il possible de les changer alors que la maison est quasi fini ? N est ce pas difficile alors que le carrelage, placo est réalisé ?cordialement

        1. Bonjour, oui il est possible de les changer, et oui c’est plus difficile quand les travaux sont faits. Il faut déposer et reposer les menuiseries. Il y a aura des reprises de placo, de peinture, voire d’enduit (juste les tableaux).
          Le dilemme est simple : ou vous faites faire les travaux nécessaires pour avoir une maison neuve, conforme à ce que vous avez commandé, ou vous acceptez des malfaçons, bien visibles et qui risquent en outre de provoquer un dommage (infiltration), sachant que ce sera alors définitif et que vous aurez toute votre vie cette dévaluation de votre maison. A vous seul de décider.
          Une fois la réception des travaux prononcée, vous n’aurez plus de recours.
          Cordialement,

          1. Bonjour, nous avons été livrés de notre maison neuve il y’a 2 mois. Nous avons une dalle béton extérieure sur son propose vide sanitaire de 60m2 environ. Nous constatons aujourd’hui que l’armature en ferraille ressort à plusieurs endroits ( et aussi sur la dalle du garage mais qui est à l’abris des intempéries).
            J’ai appelé le maçon ce matin pour qu’il vienne constater mais il ne veut pas se déplacer. Je suis inquiète car j’ai peur que le béton éclate à ces endroits. Le maçon m’a répondu de le rappeler qu’à ce moment là. Je suis très septique
            Merci de votre aide

          2. Bonjour,
            – Si votre terrasse est sur vide sanitaire, c’est donc un plancher hourdis.
            – Les armatures ne doivent pas effleurer le bord du coffrage, leur enrobage doit être au moins de 25mm (plus en bord de mer). Il y a donc une malfaçon, pendant l’année de Parfait Achèvement, malfaçon qui doit être réparée si elle n’était pas apparente lors de la Réception des tracaux.
            – Mais c’était une malfaçon apparente le jour de la réception des travaux, je présume ? Donc si vous n’avez pas mentionné de réserve pour cela dans le p.v. de réception, vous ne pouvez plus y revenir…
            Par contre, si le béton éclatait pendant cette année de Parfait Achèvement, il s’agirait bien d’un nouveau désordre et le maçon devrait alors le réparer.
            Cordialement,

  38. j’ai acheté en 2018 une maison “récente” de 2006. Quand le vent se lève tout l’étage craque dans les placos, le plafond engendrant des nuisances sonores. Impossible de dormir. Un ami est allé voir dans les combles perdus, les cloisons de l’étage ont été fixées directement sur la charpente type fermette en bois. Est-il possible de les désolidariser? Il a aussi pris des mesures et l’espacement entre les fermettes dépasse parfois les 90cm.
    La garantie décennale n’est plus valable. Y a-t-il un autre recours juridique?
    Cordialement

    1. Bonjour, une charpente en bois est souple, par nature. Elle bouge donc avec un vent fort. Et donc elle ne doit pas être rendue solidaire des cloisons, évidemment.
      Il est probable que vous puissiez désolidariser charpente et cloisons, même si ce sera peut-être un travail important, reprises comprises. Mais il faut le faire. Et l’espacement de 90 cm de certaines fermettes est probablement là aussi excessif : avez-vous le plan de pose de fermettes établi par le fabricant ? En général c’est 60 cm environ. vérifiez aussi leur bonne fixation au chaînage, en haut des murs.
      Il n’y a plus de garantie décennale, en effet. Il vous reste une seule pise, à mon avis : poursuivre le vendeur pour vice caché, connu de lui mais dissimulé lors de la vente. Ca relève du Droit pur, il vous faut donc consulter un avocat (bon et spécialisé 🙂 ).
      Cordialement,

  39. Bonjour,
    Les fondations de la maison de notre voisin débordent d’environ 15 cm sur notre terrain (construction en limite de propriété). Il semble aussi que les tuiles et la gouttière dépassent.
    Il en va de même pour son garage : fondations, tuiles, pas de gouttière. Nous faisons venir un expert-géomètre pour faire constater tout cela.
    Quel(s) recourt(s) avons-nous ? Que risque-t-il ?
    Merci pour vos réponse.

    1. Bonjour, rien ne doit dépasser sur votre terrain de la part de la construction voisine, ni fondation ni gouttière ni rien d’autre. La tolérance admise par les tribunaux est inférieure à 1 cm ! C’est tout petit.
      Attention, si vous ne dites rien pendant 30 ans, ces débords deviennent des servitudes et vous ne pourrez plus revenir en arrière, ils seront légaux de façon définitive.
      Je ne vois pas pourquoi faire passer un géomètre pour constater ces débords, car ils sont là et bien là, ils ne risquent pas de disparaître tout seuls…
      Votre recours : je lui adresserais une lettre recommandée avec a.r. pour le mettre en demeure sur deux plans :
      – de vous confirmer qu’il accepte le principe de supprimer ces débords,
      – de faire les travaux correspondant dans un délai mentionné, de 6 mois par exemple.
      Vous pouvez aller le voir avant pour le prévenir, c’est mieux dans les relations de voisinage. Mais s’il refuse de supprimer ces débords, vous devez l’assigner en justice, il n’y a pas d’autre solution.
      Cordialement,

      1. Merci beaucoup pour votre réponse rapide.
        Le recours amiable est impossible, nous sommes déjà en litige et ne nous adressons plus la parole.
        leur construction date de moins de 2 ans.
        Nous nous sommes aperçus de tout cela depuis et nous avons pris un avocat et faisons venir un expert géomètre pour qu’il fasse un rapport de ce qui dépasse ou pas. D’autant que nous ne sommes pas sûrs pour le garage.
        Nous irons donc forcément en Justice car cette personne pense avoir tous les droits et passe outre les lois et voudra faire ses “travaux” tout seul. Que risque-t-il ?

        1. Ah oui, je comprends, le géomètre précisera l’emplacement exact de la limite de propriété probable. Si vous avez un doute, il vaut mieux en effet.
          Dans ce cas, vous pouvez demander à votre avocat d’écrire cette lettre de Mise en Demeure. De toute façon, en démocratie, quand 2 personnes ne sont pas d’accord, on porte le différend devant le juge, c’est une démarche normale.
          Votre voisin risque – de façon à peu près certaine, à 99,9 % – d’être condamné à rectifier sa construction pour qu’elle soit conforme au Code Civil. Les jugements sont constants dans ce genre d’affaire : démolition de tout ce qui dépasse ! Le droit de propriété est absolu, en France. Cette condamnation sera assortie d’une astreinte journalière souvent lourde, plusieurs centaines d’€/j (une pénalité à vous payer pour chaque jour qui passe). Si les travaux sont très compliqués pour lui, il aurait intérêt à négocier avec vous car il est en position de faiblesse. Je ne sais pas si cela vaut mieux pour vous aussi, je ne connais pas la configuration des lieux…
          Cordialement,

          1. Malheureusement pour lui, il est bien en position de faiblesse…
            C’est bien la 2e étape qui est prévue : lettre de notre Avocat au retour du compte-rendu du Géomètre.
            Mais il est imbu, prétentieux et (s’)avouer qu’il a tord va être très compliqué pour lui à gérer !!!
            Notre Avocat nous a déjà parlé des indemnités journalières par jour de retard, qu’il faudra certainement qu’il fasse venir un expert pour le conseiller car il risque, à vouloir “raboter” ses fondations tout seul, de fragiliser sa maison, qu’il vaudrait même mieux qu’il fasse appel à des professionnels, mais il ne dépensera pas son argent “là-dedans” !!!
            Nous n’en avons pas fini…

          2. Armez-vous de patience… Il vaut mieux que ce soit lui qui soit en position de faiblesse, car s’il y avait une solution “raisonnable” telle qu’une vente à un prix correct des servitudes d’empiètement ou d’une partie du terrain pour déplacer la limite de propriété – si cela est envisageable, je ne connais pas les lieux – il est probable que son avocat lui conseille alors de vous solliciter plutôt que de traîner un procès et des travaux par la suite qui seront pénibles pour tout le monde. Cdlmt

  40. Bonjour Monsieur Espagno
    Nous faisons construire notre maison, la maçonnerie a bien avancée. Nous trouvons que celle ci n est pas très bien réalisées: parpaing parfois cassé, troués, joint mal lissé…. le constructeur que je viens de contacter a ce sujet me dit que le conducteur de travaux a prévus des “reprises de maçonneries”. Je me pose la question de savoir si cela sera suffisant.. Est ce que cela pose problème au niveau isolation, ou au niveau exterieure pour la facade…

    1. Bonjour, un mauvais appareillage, disons “pas esthétique”, n’est pas grave en soi (dans une certaine mesure, quand même). Mais cela montre la négligence du maçon ou son incompétence (ou les deux…). Ce qui est beaucoup plus grave. Je comprends que vous vous attachiez à ce qui se voit, mais j’ai envie de vous poser d’autres questions :
      – les fondations sont elles à la bonne profondeur ? conformes à l’étude de sol ? Sont-elles correctement armées ?
      – le plancher bas est-il correctement réalisé ? Ses armatures sont-elles complètes et bien mises en place, bien ligaturées ? les liaisons d’armature sont-elles partout correctes (c’est souvent le point faible de la structure) ?
      – les chaînages verticaux sont-ils bien faits, le béton a-t-il été vibré ? Là aussi, les liaisons sont-elles ok ?
      etc. etc. Tout ceci est beaucoup plus important que l’aspect. Mais je crains que, sans architecte (je présume) vous n’ayez pu vous en rendre compte.
      Par analogie, vous achetez une voiture d’occasion. Ok, il y a quelques rayures sur la carrosserie, mais les pneus sont-ils lisses ? La suspension en bon état ? Le moteur perd-il de l’huile ? La direction est-elle fiable ? etc.
      Cordialemennt,

  41. Bonjour.
    Nous faisons construire notre première maison avec ma compagne.
    J’avoue ne rien y connaître en construction, mon domaine étant plutôt l’automobile !
    Nous avons suivi l’évolution des fondations.
    Cela a commencé par les fouilles + coulage des semelles. Notre terrain requiert une élévation de la maison du à une pente importante donc il a fallu rajouter 4 rangés de parpaing par dessus les semelles avant de couler la dalle. Nous avons trouvé que les rangés de parpaing n’étaient pas droites du tout …. Est ce normal ? Est ce grave ?
    Pour finir la dalle à été coulée aujourd’hui, donc elle a débordé à certain endroit étant donné que le coffrage n’était pas droit également du au mauvais alignement des rangés de parpaings , des fissures sont présentes en surface, est ce normal également ? Rétractation du béton à cause d’un séchage trop rapide ?
    Merci d’avance pour votre réponse.

    1. Bonjour,
      – soubassement pas droit (les agglos bâtis sur les fondations), est-ce grave ?
      Pas forcément. Par contre, ce qui est grave c’est la négligence, le manque de soin du maçon. Ca, ça m’inquièterait beaucoup à votre place. Un travail normal demande à ce que les agglos soient parfaitement alignés. Un maçon qui ne se sert pas d’un cordeau, c’est très rare et donc très inquiétant. Les fondations sont-elles bien coulées en conformité avec la profondeur indiquée dans l’étude de sol ? Sur une échelle de 1 à 100 de gravité, des agglos pas droits : 5, et des fondations pas assez profondes : 95.
      – fissures dans la dalle (je présume que vous parlez de celle du plancher hourdis), est-ce normal ?
      Des petites fissures, fines, sont normales l’été, ça montre en effet un béton qui a séché un peut trop vite. Les bons maçons arrosent en pluie très très fine (une sorte de bruine) le béton pendant les quelques heures après coulage. Votre maçon, a priori négligeant, ne l’a pas fait, bien sûr.
      Surveillez-le ! même si vous n’y connaissez rien (ne lui montrez pas que vous n’y connaissez rien).
      Cordialement,

  42. Bonjour, actuellement en cours de construction nous en sommes à la phase de l’isolation.
    Nous avons, une maison sur deux demi niveau qui ne comporte qu’un seul et même toit avec un écran sous toiture HPV et des tuiles oméga 10.
    Ainsi, nous avons un demi niveau bas avec une charpente traditionnelle et une mezzanine mais sans comble.
    Nous souhaitons bénéficier des poutres apparentes.

    Le maître d’œuvre a donc demandé de réaliser une isolation croisé en deux couches.

    De ce fait, il y à t’il la possibilité de ne pas faire de lame d’air entre la première couche de laine de verre (qui se situe entre les chevrons) et l’écran sous toiture HPV. Il y a ensuite une seconde épaisseur de laine de verre pour respecter la norme rt 2012.

    De ce fait, nous souhaiterions savoir ce que dit le dtu est la référence de ce dernier pour :
    1) est il possible de coller un isolant sur l écran sous toiture HPV et sans lame d air entre l isolant et l’écran ?
    2) si oui c’est possible, faut il mettre un pare vapeur sur l isolant côté chaud, sachant que c’est une pièce qu’en rampant et qu’il n’y a pas de comble ?

    Dans l’attente d’une réponse,
    Cordialement

    1. Bonjour, je comprends mal ce que vous prévoyez. Le pare-vapeur doit être placé face interne, face habitée et chauffée, et l’écran sous toiture doit être sous la couverture (comme son nom l’indique) en laissant une lame d’air suffisante pour une bonne ventilation. Et non pas entre des isolants !
      L’isolant (en 1 couche ou en plusieurs couches) doit être entre la pare-vapeur (en bas) et l’écran sous toiture (en haut).
      Demandez des explications à votre maître d’oeuvre, il vous les donnera.
      Les DTU qui concernent l’isolation sont les DTU 45.
      Cordialement

    1. Bonjour, oui bien sûr. Il n’y a pas de combles quand il n’y a pas de plancher sur lequel marcher, tout simplement (juste un faux-plafond léger, ou une charpente apparente dans les pièces habitables).
      Et non plus, évidemment, quand il n’y a même pas de volume sous toiture, telle une toiture-terrasse.
      Cdlmt,

      1. Bonjour je commence une construction avec un constructeur secteur, en Somme 80
        Ils ont bien debute le terrassement tres beau et bien fait, ils ont commencé les fondation mais je n’etais pas present afin de voir les ferrailles mises dedans et scellees ensemble et voir si tous est bien coulé et mis ensemble , le conducteur de chantier m’a envoyer des photos du debut et le coulage fondations et en regardans bien je remarque que les remontes verticales ne sont pas liés avec les ferailles de la fondation
        Elles ont été mises dans le beton comme ça, du coup cela n’est pas au normes je peut lui dire, vous pensez, ou cela n’aurai aucune consequence sur l’avenir de la maison merci de votre reponse

        1. Bonsoir, les armatures en attentes dans la fondation doivent avec des crosses à leur base (des coudes, tout simplement) et être liées aux armatures de la fondation elle-même. Manifestement, ce n’est pas le cas pour votre chantier.
          Quel risque ? On ne peut pas le dire à l’avance, car ça dépend des mouvements éventuels de votre construction : ossature béton, qualité du sous-sol, etc. Le risque est d’avoir quelques fissures, mais qui ne compromettent pas la solidité de l’ouvrage la plupart du temps.
          Je vous conseille de ne plus rien dire, maintenant que les fondations ont été coulées. En effet, comme il est probable que vous ne pourrez pas faire démolir les fondations pour en couler des nouvelles, si vous faites état officiellement (par écrit) d’une malfaçon, vous risquez de perdre la garantie décennale sur cet ouvrage ! En cas de sinistre, le client ne doit pas savoir qu’il y a un risque, sinon il a le devoir de refuser l’ouvrage et de le faire refaire. Les assurances ne sont pas là pour compenser la mauvaise volonté des entreprises, et elles ne garantissent que le risque inconscient, imprévu.
          Cordialement,

  43. Bonjour,
    Je me permets de vous solliciter pour un renseignement.
    Actuellement en construction, j’ai les plaquistes qui ont commencé les travaux
    de placo.
    Ils ont plaqué toute la salle de bain en hydro sauf un mur suite à une incompréhension avec les plombiers.
    Ils ne peuvent plus trop changer la plaque hydro car ils ont bien avancé et ça leur ferais démonter beaucoup de plaque .
    Le mur de salle de bain qu’ils n’ont pas plaqué en hydro, est le mur où il y a l’arrivée d’eau de la baignoire (arrivée d’eau face à la baignoire et non sur le côté). (Ce mur mesure 1m20 de large) soit une plaque de placo standard .
    Ils m’ont dit que ce n’était pas très grave car ils vont ajouter un produit imperméabilisant sur la plaque standard BA13 et seulement sur la face qui est coté salle de bain
    Ils m’ont dit que je n avais aucun soucis à me faire !
    Ils m’ont dit aussi que si jamais il devait y avoir un dégât des eaux ça ne changerait pas grand chose que ce soit du placo hydro ou du placo standard car bien souvent quoi que ce soit il faut tout refaire.
    Etes vous d’accord avec la réponse des plaquistes ?
    Si vous n’êtes pas d’accord dois je leur demander de tout redemonter ?
    Quels sont les risques de laisser une plaque standard avec un imperméabilisant dans une salle de bain?
    Merci d’avance du temps que vous prenez pour votre réponse,
    Cordialement,

    1. Bonjour,
      – d’un coté, quand un artisan se trompe (ça arrive à tout le monde, évidemment…), il devrait rectifier son erreur. Ce n’est pas un travail important de changer une plaque de placo ! Pour ma part, si la baignoire n’est pas déjà posée, je ferais changer la plaque, tout simplement.
      – d’un autre coté, les plaques hydrofuges sont (relativement) récentes. Pendant 20 ans, j’ai fait faire du placo sans qu’elles existent, et on ne mettait même pas d’étanchéité derrière la faïence. Et je n’ai jamais eu de sinistre pour cela.
      Mais si la baignoire n’est pas déjà placée, faites changer la plaque (gentiment, mais fermement : “J’ai réfléchi, je préfère que la plaque soit changée maintenant, vous voudrez bien le faire tout de suite, j’y compte.”). C’est une petite inattention qui sera facilement réparée. Surtout pour montrer que vous n’avez pas à accepter sans raison une erreur facilement réparable.
      Cordialement,

  44. Bonjour,
    Je fais réaliser une piscine sur ma propriété. Après avoir creusé nous nous sommes rendus compte de la présence de deux veines d’eau. Un puit de décompression a été réalisé mais de l’eau continue de stagner sous le radier de la piscine et remonte à travers le béton dans la fosse à plonger. L’entrepreneur juge pourtant que le puit de décompression est suffisant. Il a donc remblayé et couler la dalle de la terrasse. Le devis stipule une épaisseur de dalle de 15cm, or les mesures prises tout autour montrent une oscillation entre 8 et 12 cm, la moyenne étant à 10. L’entrepreneur m’oppose une fin de non-recevoir quand je lui parle du risque de fissure dû au gel et aux infiltrations, a fortiori parce que je suis en montagne et dans une zone classée comme inondable (donc neige et nombreuses infiltrations d’eau). Suis je en droit d’interrompre les travaux et d’exiger que la dalle soit reprise ?
    Merci de votre aide.

    1. Bonjour,
      – une piscine est comme une “grande bassine” enterrée. En cas de présence d’eau dans le terrain, il faut faire très attention à ce que la poussée d’Archimède ne fasse pas carrément remonter la piscine quand elle est vide ! Elle “flotte” sur le terrain. Ca s’est déjà vu. N’oublions pas qu’on a fait des bateaux tout en béton. S’il est impossible d’assécher le terrain (nappe phréatique, notamment) il faut lester la piscine par une quantité de béton telle que ça l’empêcherait de flotter.
      – Evidemment, il faut que la piscine soit étanche. Si vous avez la conviction que les travaux en cours ne respectent pas les règles de l’art, vous devez bien entendu les refuser, sans attendre qu’il soit trop tard. Et surtout si des ouvrages ne sont pas conformes à la commande, telle l’épaisseur de la dalle en béton. Le moyen pour cela : ne pas payer des travaux non-conformes.
      Cordialement,

  45. Bonjour,
    Nous venons de construire un petit bungalow (en dur, avec dalle de béton), sans vide sanitaire, en contrebas de notre terrain. Ce terrain est rocailleux.
    Nous nous apercevons qu’à chaque pluie, la dalle s’humidifie.
    Le maçon nous dit que lorsque nous aurons badigeonné le bas des murs avec du goudron et mis un film noir autour des murs, cela ne se produira plus.
    Croyez-vous que ce soit la seule solution ?
    Qu’en pensez-vous ?
    Nous nous inquiétons beaucoup.
    Merci.

    1. Bonjour, en principe (et en réalité) la protection contre l’humidité se réalise pendant la construction, pas après. Il vous faudra probablement dégager largement la terre pour placer des éléments assainissant : drain, parois étanche, etc.
      Si le contrebas du terrain reçoit une grande quantité d’eau, vous aurez beaucoup de mal (euphémisme) à combattre des pénétrations d’humidité. Un drain correctement fait et surtout avec un exutoire en point bas me paraît incontournable. Une contre-pente du terrain aux abords du bungalow serait également judicieuse.
      Cordialement,

  46. bonjour
    je possède une véranda probablement des années 70 ou 80. Les fondations sont de type filantes ( sans semelle ) à une profondeur de 47 cm environ. quelle était la norme dans les années 70 ou 80 car notre assurance refuse de prendre en charge les fissures au motif de fondations non conformes.
    merci

    1. Bonjour, des fondations filantes peuvent bien être appelées “semelles filantes”.
      Il n’y a pas de norme pour les fondations, bien entendu. Les fondations doivent être suffisamment profondes pour reposer sur le bon sol (en y pénétrant de 30 cm environ).
      La profondeur de ce bon sol dépend de chaque endroit précis : dans un même terrain, on peut avoir des sols différents, voire très différents d’un endroit à l’autre ; il m’est arrivé de rencontrer des sols très différents en-dessous d’un même bâtiment ! Il a fallu faire des fondations différentes d’un bout à l’autre (en outre, c’est très dangereux pour des raisons de tassements différentiels, ce sont les pires terrains : mieux vaut un sol mauvais partout que bon sol d’un coté et mauvais de l’autre : la bâtiment risque plus de se casser en deux). Mais c’était un projet important, on avait BET, Bureau de Contrôle, etc. et ça s’est bien passé.
      A moins qu’il y ait des éléments que j’ignore, l’assurance n’a pas le droit de refuser de prendre en charge le sinistre (ça serait trop facile !), sauf si, comme c’est le cas, la validité de la Garantie Décennale est dépassée (et largement, puisqu’elle est de 10 ans, comme son nom l’indique).
      Cordialement,

      1. merci pour ces précisions.
        C’est une maison en pierre d’avant 1950 sur sol argileux dans la région d’Agen. la véranda date je pense de 1970 ou 1980
        l’expert mandaté par l’assurance note sur son rapport que la véranda manque de réelles fondation et qu’elles n’atteignent pas la cote hors gel ! d’où le motif de refus
        les fondations ne sont pas en “T inversé “mais seulement dans la continuité des murs je crois que c’est ce que l’on appelle filante ? ) à une profondeur entre 45 cm au plus bas et 60 au plus haut car le terrain est en pente.
        son motif de refus n’est donc pas valable si je comprends bien ?
        où puis-je trouver la cote d’une fondation hors gel d’une véranda de 1980 ?
        merci pour votre aide

        1. Bonjour, non ce motif n’est pas valable en soi. Quand on assure un bien, on ne peut pas dire par la suite qu’il fallait que la construction soit parfaitement réalisée pour que sa garantie puisse jouer : une construction parfaitement réalisée n’aura pas de sinistre ! Il y a toujours quelque chose qui cloche quelque part…
          Mais par contre, je présume que vous avez sollicité votre assurance “habitation” : celle-ci n’a pas vocation à réparer des travaux mal faits dès l’origine, en effet. Elle n’assure que les sinistres dus à une usure normale (un joint qui finit pas lâcher, au bout de 20 ans, par exemple, ou des tuiles cassées par la grêle). Elle ne remplace pas les garanties de Bon Fonctionnement ou Décennale. C’est ce qu’elle aurait dû vous expliquer. Son motif de refus est donc valable : l’assurance habitation ne garantit pas les malfaçons d’origine, que les incidents survenus par la suite.
          Une fondation “filante” est une fondations continue, linéaire, sous tout le mur. A l’inverse une fondation “par plots” ou “par pieux”, est ponctuelle (tous les 3 m, par exemple) et ces pieux sont reliés par des poutres posées au sol (des “longrines”), comme sur des pilotis enfouis dans le sol.
          Cordialement,

          1. Merci pour ces précisions. La declaration à l’assurance fait suite à un sinistre sécheresse sur la maison et la veranda. Sur la maison l’expert reconnaît le phénomène secherresse alors que sur la veranda l’expert l’exclus aux motifs cités précédemment.

          2. Ah, je comprends le contexte, du coup. Juridiquement, je ne suis pas sûr que le motif soit valable, dans la mesure où le sinistre n’était pas survenu avant cette période de sécheresse. Mais il s’agit d’une question de Droit pur. Il faudrait consulter la jurisprudence et les textes qui régissent ce genre de sinistre particulier et leur prise en charge. Un avocat serait alors tout indiqué.
            Cordialement,

  47. Bonjour Monsieur,
    nous avons réceptionné notre maison individuelle il y a environ 3 ans. Notre maison est posée sous le niveau du terrain naturel, environ 30 cm. Nous avons eu un gros orage samedi et de l’eau c’est infiltrée dans le vide sanitaire, environ 5 cm. Les gaines techniques étant posées au sol elle trempaient dans l’eau. Ma question, lorsque une maison est sous le niveau du terrain naturel, le constructeur ne doit il pas prévoir dans son chiffrage soit un drain, soit un caniveau afin de réguler les eaux de pluie ? Merci pour votre aide. Cordialement, Stéphane

    1. Bonjour, si j’ai bien compris, votre maison possède un vide sanitaire dont la terre végétale a été enlevée (décapage), comme elle doit l’être en effet. Les récents orages ont rempli d’eau le vide sanitaire, et les gaines d’alimentation électrique sont dans l’eau.
      – Un vide sanitaire n’a pas l’obligation d’être sec, il peut y avoir de l’eau, ce n’est pas considéré comme étant une malfaçon. Mais pour ma part, je n’aime pas que l’eau y stagne : nid à moustiques, danger de l’eau stagnante qui, au fil des années, peut déstabiliser les fondations (gravissime !), etc. Quand il y a un risque que le vide sanitaire se remplisse d’eau, je fais placer un drain pour empêcher qu’il se transforme en piscine. Un simple drain qui évacue l’eau qui y stagnerait. C’est très facile, c’est juste une sorte de trop-plein. Dans votre cas, c’est peut-être possible d’en rajouter un ou deux, même de façon simple, juste pour éviter qu’il y ait trop d’eau stagnante ?
      – aucune gaine, aucune canalisation (ni alimentation ni évacuation) ne doit jamais être posée par terre dans un vide sanitaire. Elles doivent toutes être accrochées correctement sous le plancher hourdis, par un feuillard en galva ou par des attaches spécifiques type Fixotube (excellent produit). Et les bricolages d’agglo et de bouts de bois empilés sur la terre sont interdits, évidemment. C’est quand on a une canalisation d’eau usée qui se casse et se déverse dans le vide sanitaire qu’on regrette amèrement de ne pas l’avoir fait…
      Donc vous pouvez exiger qu’il n’y ait plus de canalisation baignant dans l’eau : soit elles seront correctement attachées au plancher hourdis, soit le vide sanitaire sera correctement drainé, soit… les deux ! Ce n’était pas un vice apparent pour un néophyte, donc à mon avis, vous pouvez faire une déclaration de sinistre si l’entreprise se fait tirer l’oreille pour réparer.
      Cordialement,

      1. Merci pour ces précisions, je vais faire un AR au constructeur pour qu’il corrige l’installation des gaines dans le vide sanitaire.
        Je garde vos coordonnées pour notre prochain projet de construction, merci pour cet espace d’échange très utile pour les maîtres d’œuvre néophyte

        1. Bonjour, gaines et canalisations EU si elles ne sont pas attachées au plancher au-dessus (c’est assez fréquent qu’elles ne le soient pas).
          Merci de garder mes coordonnées – ou ceux de l’Architecte d’Aujourd’hui proche de chez vous. Je suis ravi si je puis être utile aux maîtres d’ouvrage (et non maîtres d’oeuvre, le maître d’oeuvre c’est l’architecte). Vous avez le droit de confondre, car vous êtes néophyte (je vous taquine 🙂 ).

  48. Bonjour Mr Espagno,
    Après ces pluies diluviennes, notre chemin d’accès en castine est “défoncé”. Le ravinement a laissé des traces.
    Le terrassier est-il responsable et doit-il venir réparer ?
    Cordialement
    Vincent CORDIER

    1. Bonjour, théoriquement, un chemin n’est pas soumis à garantie décennale. Mais s’il fait partie intégrante d’un bâtiment : aire de circulation exclusivement affectée à un bâtiment et collée à lui, on peut considérer que c’est un élément de la construction. On est à la limite de la définition de la loi et c’est à la discrétion de l’appréciation du juge. Personne n’étant dans sa tête au préalable, on ne peut pas savoir à l’avance ce qu’il décidera…
      En pratique et de toute façon, un chemin n’a pas à ne plus être utilisable après un orage, même violent. Mettez en cause l’entreprise pour malfaçon, avec son assurance, et “faites comme si” les garanties (Parfait Achèvement ou Décennale, suivant les cas) devaient jouer, vous verrez bien l’évolution de l’affaire.
      Cordialement,

  49. Bonjour Mr Espagno,
    Petite question concernant le drain. Son utilité est bien celle d’éloigner l’eau des fondations de la maison ?
    Si oui, un drain ne peut s’arrêter au milieu d’un mur. J’ai le cas chez moi : le drain s’arrête avant l’entrée du garage soit 3 mètres avant la fin du mur. Les maçons m’ont dit que c’est au terrassier à prolonger le drain. Je ne suis par certain que le terrassier soit d’accord. le drain aurait du être poursuivi loin des fondations selon moi.
    Cordialement
    Vincent CORDIER

    1. Bonjour, ceci est un des nombreux exemples qui montrent que faire réaliser des travaux demande TOUJOURS de :
      – prévoir tous les travaux à réaliser, ce qu’on appelle le CCTP,
      – en prévoir les détails techniques, c’est le “DOSSIER DE PLANS TECHNIQUES” (“PRO” dans notre jargon),
      – répartir les tâches entre les dives intervenants, notamment entre les divers artisans, notamment le PLANNING,
      – instaurer une “règle du jeu” entre tous ces intervenants, y compris le client et où tout sera prévu pour le déroulement de l’opération : ce qu’on appelle le CCAP
      – vérifier que ces travaux se font en conformité avec la commande conclue, ce qu’on appelle les MARCHES DE TRAVAUX, avec comptes rendus de REUNION DE CHANTIER,
      et je ne parle pas de tout de le reste :
      – concevoir judicieusement,
      – respecter toutes les multiples règlementations variées, cadrer juridiquement l’opération (servitudes, Code de la Construction, etc.)
      – maîtriser les prix et gérer les paiements,
      – vérifier les diverses assurances de chacun des intervenants,
      – réceptionner… etc. etc.
      Ce travail a un nom : la MAITRISE D’OEUVRE,
      les professionnels dont c’est le métier sont : les ARCHITECTES

      🙂

    2. Bonjour Mr Espagno,
      Je vous fais part de nos malfaçons depuis de nombreux mois. Nous avons intenté un procès au maçon et le juge a nommé un architecte, à la retraite, comme expert judiciaire. J’espère que c’est une bonne nouvelle pour nous. Je vous avoue que cela ne me rassure pas plus que cela car j’ai entendu tout et son contraire de la part d’architectes au sujet de notre construction.
      Bien cordialement

      1. Bonsoir, les architectes ne sont pas pires que les autres… En fait, architecte ou pas, cela dépend surtout de chaque personne.
        Et qu’avez vous donc entendu sur les architectes au sujet de votre construction ? C’est une vraie question, importante pour moi. Si vous vouliez bien me répondre franchement, je vous en remercierais.
        Cordialement,

        1. Je n’ai rien entendu sur les architectes au sujet de notre construction, ce sont les “règles de l’art”, le respect des normes qui semblent être plus ou moins respecté par ces mêmes architectes.
          J’ai pu dialoguer avec deux archi et je me suis confronté à 2 points de vue différents : un avis plus tolérant envers les malfaçons et un autre plus rédhibitoire et intransigeant. Voilà pourquoi je ne suis pas rassuré quant à la qualité et au résultat de l’expertise judiciaire. Des désordres importants pour l’un peuvent être minimisés par l’autre. Ce que j’ai retenu c’est qu’une expertise judiciaire ce n’est pas “respect ou non des DTU” ce que je croyais…Par exemple, mes arases ne sont pas bouchées et bien il y a de grandes chances que cela reste comme ça même si pour ma part je ne les valide pas…Comme vous le dites, très justement, c’est une histoire de personne, et cela ne devrait pas l’être. Il y a respect des règles de l’art ou pas ! Cela ne devrait pas être sujet à interprétation car mon chèque lui doit être au norme si non il ne peut être encaissé.
          Bien à vous

          1. Bonsoir, il y a une façon de faire avec les experts judiciaires car ils sont tenus par des procédures.
            Par exemple, s’ils doivent prendre les avis des uns et des autres (leur expertise doit être contradictoire), ça ne suffira peut-être pas. Si la partie “A” dit ceci, et si la partie “B” dit cela, l’expert doit le noter, c’est tout. Et puis il conclut en écrivant ce qu’il pense lui, sans forcément avoir à se justifier ni à tenir compte des avis des parties.
            Tandis que si vous écrivez à l’expert (tout doit être écrit ! vous imaginez bien…) “M. l’expert, il apparait que telle mise en oeuvre n’est pas conforme au DTU n°….. pour telle et telle raison, ainsi qu’on peut le voir sur les 3 photos ci-jointes. Et donc en infraction avec les engagements de mon adversaire dans le contrat conclu le ……, paragraphe ……… (en droit, il faut être très factuel). Pouvez-vous me confirmer ce point ou alors m’expliquer pourquoi cela serait quand même conforme ?”, l’expert sera bloqué, car il a l’obligation de vous répondre dans son rapport. Du coup, il ne pourra plus écrire ce qu’il a envie et il sera alors obligé de vous donner raison. Autrement dit, un expert, ça se cadre et pour ça, le mieux est de lui poser des questions : vos écrits doivent se terminer pas des points d’interrogation.
            J’ai fait gagner ainsi 75000€ à un client – il y a 15 ans ! – en 2h de temps, en le défendant dans une expertise judiciaire (il n’a pas discuté mes honoraires… 🙂 ). Si les gens savaient, ils gagneraient leur procès immobilier en prenant un duo avocat + architecte, car un avocat est incapable de contrer un expert, évidemment, il n’a pas les connaissances techniques.
            En conclusion, l’expert n’est pas un juge, vous pouvez le contrer, mais avec diplomatie (sans le mettre ostensiblement en défaut, c’est mieux) et évidemment, avec des arguments techniques imparables.
            Cordialement,

          2. Bonjour,
            Je ne pense pas avoir la possibilité d’écrire à l’expert en cas d’expertise judiciaire. Elle est contradictoire et en présence des maçons et des avocats respectifs. L’expert remet son rapport au juge et sa mission se termine. Je ne pense pas qu’il y aura débat suite à son rapport.
            C’est une première pour nous…
            Cordialement

          3. Bonjour, pourquoi pensez-vous que vous n’aurez pas la possibilité d’écrire à l’expert ? Il y a débat AVANT la remise du rapport de l’expert.
            Voici comment se passe un expertise judiciaire :
            1 – L’expert convoque les parties et leurs avocats à un accedit (réunion d’expertise). Soyez présent ! ne laissez pas votre avocat tout seul, ce ferait très mauvaise impression à l’expert. L’expérience m’a montré que les avocats ne contrent JAMAIS les experts – c’est une grosse faiblesse. Du coup, l’expert aura tendance à apprécier les faits à sa fantaisie et s’il voulait donner raison à votre adversaire (pour des raisons qui lui sont propres), vous ne pourriez pas l’empêcher. Mettez en évidence les malfaçons en faisant REFERENCE AUX DTU, de façon à ce que ce soit incontestable. Vous aurez une photocopie des passages concernés des DTU que vous citez (rien que le fait de les poser sur la table crédibilisera ce que vous direz). Demandez également à l’expert de confirmer qu’il y aura bien un pré-rapport comme c’est l’usage (on ne sait jamais…).
            Dans les affaires techniquement complexes, il y a parfois plusieurs accedits.
            2 – L’expert remet un pré-rapport aux parties, en leur demandant leurs observations. C’est à ce moment-là que vous répondez à l’expert par écrit, en accord avec votre avocat. Questionnez l’expert, ne vous contentez pas d’affirmer. Si vous ne posiez pas de question, l’expert pourrait vous répondre “J’ai pris bonne note de vos remarques” et c’est tout… et écrire ensuite ce qu’il voudra. C’est à ce moment-là qu’il faut l’obliger à prendre parti, et il ne pourra pas prendre parti contre les DTU. Il faut donc lui poser des questions qui l’impliqueront, par exemple : “L’ouvrage réalisé de telle façon à tel endroit ne respecte pas l’article n°… du DTU n°… pour telle et telle raison. Est-ce bien le cas ?”. Et si l’expert répondait “Euh, pas vraiment, ça n’a pas d’importance, …”, vous le mettez au pied du mur “Le non-respect du DTU est flagrant pour telle raison. Est-il donc possible de ne pas respecter les DTU dans un marché de travaux qui prévoit expressément qu’ils soient respectés ?” Bref, il faut empêcher l’expert d’être partial. Evidemment, si le pré-rapport vous est 100% favorable, tout va bien.
            3 – Puis l’expert remet son rapport.
            Toutes les pièces, toutes les questions posées et toutes les réponses, sont communiquées aux 2 parties : tout le monde est au courant de tout.
            Ne laissez surtout pas votre avocat adresser un mél à l’expert que vous n’aurez pas validé auparavant : les avocat sont comme tout le monde, ils commettent des erreurs. Pour cela, vous lui enverrez un mél (toujours des écrits, avec tout le monde ! les méls ont l’immense avantage d’être incontestables) dès le début de votre relation, où vous direz :” Vous voudrez bien ne rien émettre que je n’ai pas validé au préalable, car je tiens à tout voir auparavant.”
            Cordialement,

          4. Merci infiniment Mr Espagno pour cette ligne de conduite que nous devons suivre. Un problème se dresse face à moi : les DTU
            Elle ne sont pas faciles d’accès ni gratuites il me semble…J’ai pu trouver une référence aux DTU concernant la pente des terrasses mais pour de la maçonnerie mal faite voir non faite telle que les arases non bouchées, des trous dans les briques non bouchés, des joints non faits, des tableaux non faits, l’absence de ferraillage dans des seuils, il n’existe pas de DTU et point particulier qui impose leur réalisation parfaite, en tout cas je n’ai pas trouvé normal je ne suis pas un pro 🙂
            J’ai rédigé un document de référence listant l’ensemble des malfaçons avec photos à l’appui que j’ai remis à l’avocat mais je n’ai pas pu, pour chaque malfaçon ou non façon , faire référence précisément à la DTU correspondante. Ce n’est pas accessible pour un néophyte de trouver dans le dictionnaire de la maçonnerie, la DTU correspondante au problème et encore faut-il qu’elle existe… Donc pas évident de contrer l’expert ou de valider ses dires d’autant plus que nous allons devoir compter que sur nous-mêmes pour notre défense car comme vous le dites très justement ce n’est pas dans les compétences de notre avocat.
            J’ai déjà fait 99% du travail en rédigeant l’ensemble des dossiers
            Cordialement

          5. Bonjour, oui il me paraît très difficile pour un néophyte de contrer un expert judiciaire sur le non-respect d’un ou de plusieurs DTU (Documents Techniques Unifiés). L’idéal serait d’être conseillé, en parallèle de votre avocat, par un architecte. Il faut en trouver un qui soit capable de le faire. Tous ne sont pas intéressés par ce genre de mission (ils ont bien tort).
            Les DTU ne sont pas accessibles gratuitement, il faut les acheter (ce que je trouve anormal, car leur application, si elle n’est pas théoriquement obligatoire, elle le devient de fait car les assurances et la plupart des contrats l’imposent.). Vous pouvez tenter d’en consulter quelques-uns qui seraient accessibles sur internet.
            Cordialement,

  50. Bonjour,
    Nous avons fait construire notre maison en passant par un maçon. Lors des fondations, ils nous ont dit qu’ils avaient dû creuser plus profond que prévu, malgré une étude des sols. Par conséquent, une facture supplémentaire de 5000 euros. Nous n’avons reçu aucun avenant au devis, aucun appel ou message faisant mention de ce surplus de travail avant que le maçon fasse les travaux mais ils nous demandent de payer le supplément.
    Sont-ils en droit de nous réclamer cette facture?
    Je vous remercie

    1. Bonjour : cela dépend du contrat que vous avez avec ce maçon, de ce qui y est prévu.
      Juridiquement, le principe général est qu’on ne paie que ce que l’on a commandé, sans ambiguïté (l’ambiguïté profite toujours au client néophyte et non au professionnel).
      Donc, si vous n’avez pas commandé des travaux supplémentaires de fondation, dûment chiffrés, vous ne devez rien de plus à l’entreprise.
      Et en effet, ce serait “trop facile” de mettre les clients devant le fait accompli et de leur demander plus que prévu, sans avoir obtenu leur accord préalable.
      Donc, en conclusion, si un maçon est toujours “en droit de réclamer un supplément de prix” (il peut toujours tenter le coup, si je puis dire), de votre coté, vous êtes… “en droit de ne pas le payer” !
      Cordialement,

    2. Bonjour,
      J’ai sur ma maison neuve deux portes fenêtres qui ont été posées dans le salon , sur un même mur .
      Il y a un décalage altimètrique entre le bas des deux châssis de 15mm. sur un châssis le carrelage bute contre le cadre – sur le second il passe dessous.
      Quelle est la tolérance de pose ? Et à quelle norme se référer ?
      Est ce le maçon le responsable ou le poseur de menuiserie ?
      Merci d’avance pour vos réponses

      1. Bonjour,
        il s’agit d’un défaut esthétique.
        Qui est responsable ? Le maçon ou le menuisier ? (je présume que le carrelage est bien horizontal, lui).
        Les deux : le maçon a mal réalisé les seuils en ne les alignant pas en hauteur, et le menuisier n’aurait pas dû poser les portes-fenêtres ainsi.
        Que faire ?
        Déposer les menuiseries, rectifier le seuil défectueux en le démolissant et en en refaisant un neuf, correct – attention, il est possible que les linteaux ne soient pas non plus alignés – puis reposer les menuiseries, reprendre tout ce qui doit l’être : placo, enduit extérieur, etc.
        Qui doit payer ?
        AVANT RECEPTION : chaque artisan devra faire son travail de reprise, car la règle dans le “bâtiment” est que l’on ne doit pas réaliser un ouvrage sur un support non-conforme et visible. Cela vaut pour tout le monde.
        APRES RECEPTION : si vous n’avez pas mentionné la porte-fenêtre mal réalisée en “réserve”, elle a été réceptionnée, donc acceptée en l’état. La malfaçon était visible à la réception, donc vous l’avez de fait acceptée. Et donc le coût de la réparation vous incombe.
        Cordialement,

  51. Bonjour
    pouvez vous me donner un conseil, concernant une terrasse en béton de 7mètres L, et, 3mètres de large , coulée fin MARS.(La maison date d’avant les années 80.)
    Il s’est formé petit à petit une fissure, qui maintenant fait toute la largeur de la terrasse.
    J’ai téléphoné au maçon plusieurs fois afin qu’il passe voir, et, qu’il me dise ce qu’il y a à faire…aucune réponse.
    Quel recours ai-je.??

    1. Bonjour,
      je ne peux pas vous donner de conseil technique précis, n’ayant pas vu l’ouvrage et, encore moins, expertisé. Je présume qu’u=il s’agit d’un dallage béton sur hérisson. La qualité du dallage est à 90% la qualité de ce qu’il y a dessous (décapage, drainage éventuel, compactages du hérisson, etc.). Un tel dallage, posé en surface (même s’il y a un lit de cailloux dessous) est une sorte de “tapis” posé par terre. Or le sol en surface est peu résistant, et il est mouvant (plus ou moins suivant les cas). Donc il faut s’attendre fréquemment à avoir des fissures. A priori, elles n’auront qu’un défaut esthétique si elles restent limitées.
      Si la terrasse n’est pas carrelée, je vous conseille d’attendre longtemps (1 an ou 2) avant de la carreler, pour que les mouvements de la dalle soit réduits (la plupart du temps, ces mouvements se font surtout les 2 premières années). Si elle est carrelée, il n’est pas “normal” (juridiquement parlant) d’avoir un carrelage fissuré, vous pouvez donc mettre en cause le maçon, mais il n’y a pas grand chose à faire… sauf à faire un nouveau dallage.
      Si vous le pouvez, placez des dalles sur plots ou une terrasse bois par dessus : les fissures (pas graves en soi) ne se verront plus.
      Cordialement

  52. Bonjour, mon fils à trouver une maison à construire de plain pied. La dimension hors tout est de 16,90 m X 6,25 m.
    Le constructeur lui dit que la diagonale dépassant les 17 m il doit consolider les murs suivant les normes DTU ce qui augmenterait le prix ou alors diminuer les dimensions de la maison pour arriver au 17 m de diagonale et rester dans le prix. Pouvez-vous m’expliquer ce que veut dire cette dimension de diagonale et aussi me donner votre avis.
    Merci
    Cordialement

    1. Bonjour, si vous n’êtes pas en zone sismique (par exemple vous êtes en zone classée “très faible”), les joints de dilatation ne sont nécessaires que sur les bâtiments de grande longueur. Cette longueur varie suivant les régions, ici à Toulouse j’en prévois à partir de 30ml par exemple.
      Votre CMI confond peut-être avec les planchers en dallage béton (sol de garage par exemple) ou carrelage, mais les dimensions ne sont pas celles-là.
      Vous pouvez lui demander quelle est le texte exact de référence (quel DTU ? copie du DTU concerné), en lui demandant si, justement, il ne confond pas avec les sols.
      Si vous êtes en zone sismique moyenne ou forte, il vous faut absolument avoir en main l’étude structure réalisée par un B.E.T. spécialisé. L’assurance du CMI l’exigera surement en cas de sinistre.
      Cordialement,

  53. Bonjour Monsieur.
    L’entreprise a utilisé un bois de coffrage (teint en rouge) au lieu d’un bois de construction pour refaire une charpente non visible. Quels sont les risques? Faut-il exiger le remplacement des bois?
    Merci d’avance pour votre réopnse.
    Sincères salutations.

  54. Bonjour, pouvez-vous me conseiller; l’entreprise qui assure le gros-oeuvre de notre maison a délibérément omis de placer des appuis de portes-fenêtre et de baies vitrées en béton avec rejingot et à la place a juste posé des morceaux de briques forcément poreux; l’eau s’est vite infiltrée à l’intérieur de la maison par les seuils; depuis, après une lettre recommandée ils ont réalisé devant les portes à l’extérieur des seuils en ciment; que faire ? est-ce suffisant pour assurer l’étanchéité à l’avenir, ?

    1. Bonjour, quand une entreprise ne réalise pas – ou réalise mal – un ouvrage qu’on lui a commandé, il faut la mettre en demeure (lettre recommandée avec a.r.) de le faire conformément à la commande conclue, dans un délai défini (par exemple 2 semaines), faute de quoi, on se réserve le droit de faire faire cet ouvrage par quelqu’un d’autre, et de retenir le surcoût éventuel sur les sommes encore dues à l’entreprise, outre les pénalités de retard.
      Il n’y a aucune raison d’accepter un quelconque bricolage. Si un ouvrage est mal fait, on le démolit et on en refait un autre, correctement.
      Les seuils et les appuis doivent être faits AVANT la pose des menuiseries.
      Cordialement,

      1. Merci beaucoup
        Hélas les menuiseries et placos sont déjà posés
        Je pensais saisir la décennale de l’entreprise pour émettre des réserves ?

        1. Dans le principe, une menuiserie, ça peut se déposer, et un placo ça peut se découper et être partiellement refait après la réalisation correcte des appuis et seuils et la nouvelle pose des menuiseries. Techniquement, rien ne l’empêche. Y compris un coup de peinture par dessus.
          L’assurance décennale aura probablement des réticences à intervenir pour une erreur visible à la réception, il faudrait analyser exactement l’ouvrage et le dossier de la commande des travaux pour vous en dire plus.
          Je ne comprends pas pourquoi vous voulez “émettre des réserves” auprès de l’assurance ? Les réserves s’émettent à la Réception des travaux pour les parties d’ouvrage que l’on refuse (et donc qui ne sont pas réceptionnés, et donc que ne sont toujours pas assurés). Réserve = pas d’assurance !
          Les travaux sont réceptionnés, si j’ai bien compris ?
          Cordialement,

          1. Merci
            Les travaux ne sont pas encore réceptionnés il reste encore des choses à réparer comme une toiture en bac acier entièrement à refaire
            En fait je me demandais si je devais les obliger à refaire les appuis de porte
            Ils ont juste réalisé des seuil en ciment à l’extérieur devant les appuis en brique pour etancheifier et je ne sais pas si ça pourra suffire dans le temps ?
            Cordialement

          2. Ah ! Je réponds à une dizaine de messages quotidien, et je ne les ai pas tous en tête quand je réponds.
            Avant réception, il n’y a pas d’assurance qui tienne. Une assurance n’a pas à intervenir avant réception.
            Soit vous réceptionnez les travaux tels quels, en les acceptant en connaissance de cause, avec des malfaçons, et vous ne pourrez plus y revenir par la suite, ni demander à une assurance de réparer des malfaçons que vous avez acceptées à la réception (c’est ce qu’il ne faut pas faire).
            Soit vous refusez les malfaçons (attitude logique, celle qu’il faut prendre) et le chantier continue jusqu’à ce que tous les travaux soient bien faits.
            Cordialement,

  55. Bonjour,
    Depuis novembre 2020, j’occupe ma nouvelle maison qui se trouve dans un lotissement.
    A priori, le DPE est réalisé par échantillonnage et uniquement 3 maisons sont concernés sur 11. (la mienne ne fait pas parti). Est ce normal?
    De plus, le test d’étanchéité n’a toujours pas été fait. Pouvez vous me confirmer que c’est une obligation?
    Merci par avance
    Cordialement
    Djemila

    1. Bonjour, si j’ai bien compris, votre maison fait donc partie d’un ensemble immobilier (promotion immobilière) de 11 maisons. Dans ce cas il est admis que le test d’étanchéité à l’air se fasse par échantillonnage (quelques logements, au hasard) et non pas de façon systématique.
      C’est stupide, on est bien d’accord, car l’étanchéité à l’air est à 90% l’affaire de mise en oeuvre, de réalisation. Et non pas de conception. Donc sur 11 maisons, on peut très bien avoir 3 maisons ok (par exemple les 3 choisies) et 8 maisons non-conformes. Il suffit d’un seul défaut de mise en oeuvre, d’un seul trou quelque part (et non visible une fois les travaux finis) pour tout gâcher, si je puis dire. Ce test partiel ne prouve donc en rien que votre maison respect l’étanchéité à l’air.
      Cordialement,

        1. Bonjour, en toute logique, l’attestation de conformité à la Règlementation thermique (DPE) ne peut se faire qu’une fois le test d’étanchéité à l’air positif en mains. Par contre l’étude thermique se fait avant la construction (heureusement…) et aboutit notamment à une Attestation Bbio lors du dépôt de demande de permis de construire.
          Cordialement,

        2. Bonjour,
          Il arrive parfois pour des questions de facilités que nous fassions réaliser les deux actions en même temps.
          Le test de perméabilité et le DPE, certains diagnostiqueurs sont habilités à réaliser les deux, donc une économie de cout vis à vis du déplacement et prestation 😉

  56. j’ai un mur qui separe le bassin de retention avec mon jardin , les enfants montent dessus qui est responsable s’ils tombent de mon coté cela fait 160 m merci de votre reponse

    1. Bonjour, un garde-corps est obligatoire à partir d’un décalage de 1 m de hauteur. Vous êtes donc largement au-delà de cette hauteur (et même 90 cm peuvent être dangereux). C’est celui à qui appartient le mur qui doit réaliser un garde-corps. Ce peut être par exemple un simple grillage, mais suffisamment solide pour assurer une protection.
      Cordialement,

  57. Bonjour Mr Espagno,
    J’ai acheté une maison projet vefa, je suis en mitoyenneté avec ma voisine et avons toutes deux un jardin qui est lui mitoyen avec une maison qui est plus haute par rapport à notre jardin d’un bon mètre et demi . Sur les plans de construction notre jardin devait être terrassé en pente douce et pas de présence d’un talus. Hors nous nous retrouvons avec un talus qui part du mur mitoyen ainsi que terrasse et jardin du voisin, il nous impacte une hauteur 1,5 m et redescend en pente abrupte sur 1,5 mètre de large . Lors de pluie ce talus ravine et nous fait perdre du jardin, nous avons demandé au promoteur de nous supprimer ce talus , c’est un refus en nous disant que c’est comme ça ! Nous avons le fort sentiment qu’il n’y a pas de murs de soutènement qui protège la maison qui nous surplombe et que ce talus fais office de soutènement
    Que pouvons nous faire face à cette situation tout en sachant que nous leur avons envoyé plusieurs recommandés et la dernière réponse est ce talus est fait dans les règles de l’art . Notre jardin perd une belle surface, est inesthétique et impraticable. Il est a précisé que j’ai une photo de terrassement de mon jardin en septembre 2020 où il y avait bien cette pente douce et à la remise des clés un talus !
    Je vous remercie
    Cordialement

    1. Bonsoir, il est évident que le promoteur vous doit une réalisation de l’ouvrage conforme aux plans de vente, Coupe et Façades comprises. Ce qui n’est donc pas le cas pour le profil du jardin. Le promoteur ne veut pas rectifier le terrain et il joue sur votre lassitude, si j’ai bien compris (c’est un grand classique, si je puis dire).
      Que devez-vous faire ?
      Il faut vous placer sur le plan juridique, le seul dont le promoteur tiendra compte. Pour cela vous devez envoyer une MISE EN DEMEURE au promoteur en vous basant sur le contrat VEFA et rien d’autre. Une lettre adressée par un avocat sera un argument de plus en votre faveur.
      Dans un premier temps, vous pouvez lui écrire quelque chose comme (lettre r.a.r. doublée par mél) :
      “Monsieur le Directeur,
      le …………… nous avons conclu un contrat VEFA pour ma maison du………….. où apparait clairement le profil du terrain que vous m’avez vendu (voir pj).
      Or le profil du terrain du bien livré ne correspond pas au contrat de vente (voir photos n°1 et photo n°2 en pj). Je constate donc que vous n’avez pas respecté votre engagement et cette non-conformité me porte un préjudice, pour la perte de valeur patrimoniale et pour la perte de jouissance.
      La présente lettre est une MISE EN DEMEURE de réaliser les travaux de mise en conformité de l’ouvrage au contrat qui nous lie. Si dans un délais de 15 jours à compter cet envoi, les travaux nécessaires et la remise en parfait état du terrain ne devaient pas être réalisés, je demanderais à mon avocat d’établir une assignation à votre encontre pour la sauvegarde de mes intérêts, assortie d’une demande de réparation de mon préjudice.
      Sous toutes réserves de droit.
      Veuillez agréer….
      Copie pour information :
      Me …….., notaire de la vente,
      …………… Garant”

      N’oubliez pas les copies au notaire et au garant (toujours en lettre rar). Gardez les termes “juridiques”, ils sont là pour bien montrer que vous ne vous situez plus dans une “demande” mais dans une “Mise en demeure avant assignation”
      Et si pas de nouvelle ni de travaux dans les 15 jours, vous assignez réellement, bien entendu – normalement, vous ne devriez pas aller jusqu’au procès, mais vous réclamerez évidemment la réparation du préjudice au-delà des travaux.
      N’hésitez pas à me tenir au courant, si vous voulez bien.
      Cordialement,

      1. Bonsoir Mr Espagno,
        Un grand merci pour votre aide et pour vos conseils ! Comme vous le dites si bien, il joue sur notre lassitude !
        Je vais lui envoyer ce courrier par AR et mail .
        Je ne manquerai pas de vous tenir informer de l’évolution de la situation
        Encore merci
        Bien cordialement
        Laëtitia

  58. Bonjour,
    Les fenêtres sont elles toujours constituées de linteau et jambages ou peuvent-elles simplement être faites dans les parpaings. Cela dépend de leur dimension ? Quelles sont les conditions de leur réalisation ?
    Merci par avance de votre réponse.
    Cordialement,
    ManuR

    1. Bonjour, il faut toujours un linteau. Pour les toutes petites largeur (50 cm, par exemple), certains peuvent considérer que le cadre de la fenêtre sera suffisamment solide pour servir de linteau : à eux de le calculer et d’en prendre la responsabilité. Pour ma part, je considère que les économies de bouts de chandelle sont inappropriées dans une construction, où l’investissement global est toujours important et qui n’est pas conçue dès le départ pour être réparée (ce n’est pas un Lego), et donc où toute malfaçon sera très chère. Donc je fais faire toujours un linteau, en béton ou en acier ou en bois.
      Les jambages porteurs ne sont à utiliser que suivant les cas, notamment en cas de grande portée et/ou en cas de mur moins solide.
      Cordialement,

    2. Bonjour, je fais toujours un linteau. En cas de fenêtre très étroite, 50 cm par exemple, certains peuvent considérer que le seul cadre de la menuiserie peut servir de linteau. Ils doivent le calculer et ils en prennent la responsabilité. Pour ma part, je fais faire toujours un linteau, en béton, en acier ou en bois, car j’estime qu’une construction n’est pas conçue pour être réparée, ce n’est pas un LEGO, et donc que ce sera cher à rectifier, et que l’investissement toujours important demande qu’on ne fasse pas d’économie de bouts de chandelles.
      Par contre, les jambages porteurs ne sont pas toujours nécessaires, il faut les prévoir en cas de grande portée et/ou de murs moins résistants ou friables (vielles briques fragiles, etc.).
      Cordialement,

  59. Bonjour,
    Nous avons réceptionné un appartement neuf livré en vefa en début d année.
    Nous avons fait déposer définitivement les radiateurs électriques radians pour mettre une pompe à chaleur. Comme nous n avons définitivement plus besoin des arrivées électriques des anciens radiateurs, je préférerai les reboucher avec plâtre et repeindre par dessus plutôt que de masquer l ouverture avec un cache ou autre.
    L installateur de la pompe me dit que ce n est pas conseillé pour une question de norme. Peut on le faire svp? Si non quel serait le risque svp?
    Merci

    1. Bonsoir, toute extrémité de fil électrique encastrée doit aboutir dans une boîte accessible (boîte de dérivation) ou l’équivalent. C’st obligatoire. Donc il est impossible de noyer le fil dans du plâtre. Par contre, vous pouvez retirer le fil de la gaine, si vous y arrivez, et ensuite reboucher au plâtre l’extrémité de la gaine vide.
      Cordialement,

  60. Bonjour monsieur Espagno,
    Nous faisons actuellement construire en ccmi.
    Nous nous sommes aperçu que le coffre tunnel de volet roulant de notre baie vitrée de 4 mètres était bien fissuré et la plaque qui ferme le dessous du coffre est courbé (fait un u avec comme point le plus bas le centre).
    Notre conducteur de travaux veut trouver une façon de le “rafistoler” et veut à tout prix éviter de le changer malgré notre demande de le remplacer car nous payons pour une maison neuve et non rafistoler et ne savons pas si cela peut devenir plus grave dans le temps.
    Pouvez vous s’il vous plaît nous dire se que vous en pensez et si nous somme en droit d’exiger le remplacement à neuf du coffre ?
    Merci d’avance de prendre le temps de me lire et de répondre.
    Bien à vous.

    1. Bonjour, le coffre a été mal étayé (ou pas étayé) pendant l’édification du mur et coulage des bétons. C’est une règle de l’art pourtant bien connue.
      En effet, il n’y a ACUCUNE raison que vous n’ayez pas une maison à l’état neuf, à votre place j’aurais la même réaction. Quand le CMI achète une voiture neuve (surtout au prix d’une maison), eh bien il n’accepterait pas que la carrosserie soit rayée.
      Donc, oui, vous exigez le remplacement du coffre. Quand on fait une erreur, on répare, sans discussion, c’est valable pour tout le monde.
      Cordialement,

      1. Merci beaucoup pour votre réponse.
        J’ai déjà exigé le remplacement du coffre mais le conducteur de travaux ‘e veut pas il veut trouver une solution pour le réparer.
        J’aimerais savoir si il y a un moyen légal pour le contraindre de remplacer à neuf le coffre endommagé comment s’y prendre ?
        Cordialement.

        1. Oui, bien sûr : une lettre recommandée avec a.r. (doublée par mél) adressée au CMI, où vous mentionnez :“Je refuse un coffre abîmé, même réparé. Si vous ne placiez pas un nouveau coffre, je considérerais que les travaux ne sont pas conformes à notre contrat et je ne paierais pas les appels de fonds à venir.”
          Il n’y a que ça qui marche, si je puis dire : la fermeté.
          Cordialement,

  61. Bonjour,
    Nous avons emménagé dans une maison neuve en juillet 2020.
    Une partie de la toiture est de type “terrasse”; nous avons eu une infiltration d’eau car l’étanchéité de celle-ci était de très mauvaise qualité.
    Toute l’étanchéité a été refaite en avril 2021 (par un étancheur digne de ce nom) mais depuis la dalle intermédiaire (maison R+1) se fissure aux angles et en plein milieu (largeur 1 mm, visible car plafond enduit sur béton).
    Nous pensions que cela était lié à l’infiltration d’eau mais les fissures sont apparues également dans les coins non exposés à la toiture plate.
    La maison est construite dans le nord (terre argileuse, sur vide sanitaire), en brique apparente de 22 cm + isolation polystyrène 12 cm.
    Qu’en pensez-vous?
    Cordialement,
    Yannick

    1. Bonjour, je ne peux pas vous répondre précisément, bien sûr, sans connaître les lieux Mais, bien que n’en sachant pas plus, je serais surpris que des fissures apparaissent dans des murs ou des planchers en béton, à cause d’une infiltration d’eau. Par contre, le placo (plafond ou mur) se disloque s’il est mouillé – mais la réparation est beaucoup plus simple.
      Il est possible également que ces fissures ne soient pas dues à l’infiltration d’eau, mais à un autre défaut du bâtiment.
      Cordialement,

      1. Merci pour votre réponse.
        Le constructeur nous indique que cela est normal, le béton travaille au début et que des fissures peuvent apparaître.
        Nous commençons sincèrement à douter de la pérennité de la maison.

  62. Bonjour Merci de vos précieux retour.
    Pour rebondir sur vos dires:
    “– la terre doit être plus basse d’au moins 15 cm par rapport à la coupure de capillarité (là où commence le mur sensible à l’humidité, notamment en briques). Quand cette coupure de capillarité est constituée d’un chaînage béton, c’est le haut du chaînage béton qui compte (la base du mur). Donc : partie supérieure du chaînage plus haute de 15 cm / terrain extérieur (terre, là où l’eau stagne).”

    Concrètement, ça signifie que le niveau de la terre doit arriver à 15 cm en dessous du haut de la planelle en parpaing (le haut du plancher brut) ; en d’autres terme, elle doit commencer au pied de la planelle en parpaing?
    Est ce correct?
    cordialement,

  63. Bonjour Monsieur,
    Nous venons d’emménager dans une construction de 2020. Au bout d’une semaine, mauvaise surprise dans le sous-sol total (isolé, carrelé, peint et chauffé…), des auréoles d’humidité en bas des murs sont apparues, décollant les plinthes et avec déjà des traces de moisissures (sans compter l’odeur d’humidité!). Après avoir regardé d’un peu plus près les murs extérieurs, apparents du fait que le trottoir entourant la maison n’a pas encore réalisé, les murs enterrés ne semblent comporter aucune “membrane” d’imperméabilisation, ce qui pourrait expliquer ces infiltrations d’eau.
    Ma question est : lors d’une construction de 2020 n’est-il pas obligatoire pour le constructeur de réaliser d’office l’étanchéité des murs du sous-sol ? Cela relève t-il d’une malfaçon?
    Je vous précise que nous ne sommes pas les maîtres d’ouvrage de cette construction, mais que nous l’avons rachetée à un couple qui s’est séparé à l’achèvement des travaux. En conséquence, nous ne savons pas exactement les caractéristiques techniques de la construction et les travaux convenus entre le maître d’ouvrage et son maître d’oeuvre. Merci beaucoup pour votre aide.
    Bien cordialement,

    1. Bonsoir, un sous-sol utilisé, voire aménagé, doit être étanche. Il s’agit donc d’un sinistre rendant les lieux impropres à leur destination, et donc soumis à garantie décennale.
      Vous devez donc faire une déclaration de sinistre auprès de l’assureur de qui s’est chargé des travaux (maçon ou cmi).
      Cordialement,

  64. Bonjour Monsieur Espagno,
    Je ne comprends pas très bien la différence être les deux solutions que préconise le DTU concernant les remontées d’humidité. Il est dit ceci :
    Une protection contre les remontées capillaires est fondamentale pour éviter de futurs problèmes d’humidité.
    Cette protection doit, dans le cas où les murs de soubassement sont en maçonnerie de petits éléments, être réalisée comme suit :
    Les maçonneries en élévation doivent être protégées des remontées d’eau du sol. Un chaînage en béton armé disposé au niveau du plancher bas du rez-de-chaussée ou du dallage sur toute l’épaisseur des maçonneries de soubassement assure cette protection sans disposition complémentaire. Ce chaînage doit être à l’air libre et au minimum à 5 cm au-dessus du sol extérieur fini.
    DTU 20.1
    Si cette solution n’est pas possible, il faut alors réaliser une coupure de capillarité disposée à 15 cm au moins au-dessus du niveau le plus haut du sol définitif extérieur. Cette coupure doit être exécutée à laide d’une bande de feuille bitumineuse armée ou bien d’une chape de mortier hydrofugé de ciment.
    Quand faut-il avoir 5 ou 15 cm ? La différence entre les deux solutions n’est pas très clair pour moi
    Cordialement

    1. Bonjour, la coupure de capillarité devant être à 15 cm au dessus du terrain extérieur où l’eau stagne (une grille de caniveau, des lames de plancher de terrasse ajourées, des cailloux avec vide entre eux… ne comptent pas).
      Si cette coupure est seulement une bande étanche bitumée, elle est fine. Si c’est un chaînage massif en béton, on comprend que le DTU a constaté qu’en positionnant sa base à + 5 cm/ terrain, on est sûr que le dessus du chaînage (là où commence le mur qui ne doit pas avoir d’humidité) sera à + 15 cm ou plus, car le chaînage a une épaisseur, il fait au moins 10 cm de haut. Donc 10 + 5 = 15 cm.
      Cordialement,

  65. Bonjour mr Espagno
    Selon le DTU 5.6.3 protection contre les remontées d humidité, le document technique préconise de faire venir le niveau de la terre 15 cm en dessous de l’arase étanche.
    Les maçons n’ont pas réalisé cette arase étanche mais vous m’aviez dit que ce n’était pas grave car ma maison était sur sous sol, avec un plancher hourdis le tout coffret en planelle de parpaing. Ma maison est d’ailleurs toute faite en parpaing.
    Ainsi, n’ayant pas d arase étanche les préconisations de mettre le niveau de la terre à 15 cm en dessous du plancher n’a pas lieu d’être ?
    Est ce que je peux remettre la terre au niveau du plancher béton+ planelle+hourdis , tout en faisant tout autour de la peripherie de la maison une allée en pierre ?
    Cordialement

    1. Bonjour, vous avez bien une arase étanche : c’est le chaînage du hourdis avec planelle béton, matériau étanche à l’eau et donc faisant office de coupure de capillarité.
      Par ailleurs, le DTU demande de toute façon à ce que le niveau du RDC soit à + 15 cm du terrain extérieur. Si vous ne respectez pas cette disposition, vous n’êtes pas conforme au DTU. Vous pouvez, si vous le décidez, remonter le niveau de la terre, mais “à vos risques et périls” si je puis dire (le DTU n’est pas une loi, mais seulement une information). Par contre, en cas de pénétration d’humidité due à ce manque de hauteur, vous ne seriez pas couvert par les assurances qui demandent dans leurs contrats de respecter les DTU.
      A mon avis, le plus important dans tous les cas, 15 cm ou pas, est de réaliser (et de maintenir) une contre-pente éloignant les eaux de pluie des murs de la maison, comme une sorte de petit talutage. Ce sont les flaques d’eau, les retenues d’eau touchant les murs qui sont dangereuses.
      Cordialement,

      1. Merci de votre retour, Du coup la terre doit être à 15 cm du bas de la planelle ou 15 cm en partant du plancher (haut de la planelle)?
        C’est à dire que le éclaboussures en cas de pluie ne peuvent pas provoquer de problèmes d’humidité ?
        Cordialement

        1. Bonsoir, le dessus du carrelage (s’il y a du carrelage) doit être à + 15 cm au-dessus du terrain extérieur.
          MAIS : vous pouvez placer des cailloux sur ce terrain extérieur, si l’eau peut s’infiltrer entre eux, ça ne compte pas pour cette hauteur. De même qu’on peut faire une terrasse au même niveau que le sol intérieur, si elle est en lames ajourées et que l’eau de pluie tombe entre les lames. Ou bien un caniveau de 15 cm de profondeur.
          En outre, la pluie tombant sur les cailloux ne fera pas de projection de terre qui pourrait salir les façades. Et les projections de pluie ne sont pas suffisantes pour humidifier vraiment un mur : seule l’eau stagnante peut le faire.
          Cdlmt,

      2. Mr Espagno je me permets de vous répondre avec un second commentaire par rapport à cette arase étanche.
        Vous dites que c’est le plancher hourdis qui fait cette arase.
        Les maçons ont montés le delta Ms jusqu’en haut de la planelle soit jusqu’en haut du plancher.
        1) Quelle solution puis je appliquer pour cacher le delta sachant que la terre doit se situer par conséquence à 15cm en dessous du haut du delta?
        Moi, je pensais descendre la terre 15 cm en dessous du delta et pour cacher ce dernier remonter de cailloux jusqu’en haut en faisant une pente pour évacuer l’eau du mur.
        2) Est ce que ça peut être une solution ? Le seul point négatif que je vois c’est que ça n’empêche pas les éclaboussures des gouttes d’eau qui vont se projeter contre le mur et donc passer par dessus le plancher qui fait aussi office d’arase étanche.
        Concernant ces éclaboussures ça m’emmène à vous poser une seconde question concernant les personnes qui font une terrasse qui a le même plancher que celui de la maison (coulée en même temps).
        Dans le cas des terrasses il n y a que la pente qui empêche l’eau de stagner contre le mur mais les éclaboussures elles passent bien au dessus de l arase etanche puisqu’elle ne se trouve pas 15 cm en dessous du plancher, puisqu’il est identique à celui de la maison.
        3)Ainsi comment font ils pour éviter les problèmes d’humidité puisque le niveau du sol n’est pas 15cm en dessous du plancher, il est à la même hauteur ?
        4)Il y a t’il un non respect du dtu pour les terrasses ?
        Vous en souhaitant bonne réception,
        Et dans l’attente de vos réponses,
        Cordialement

          1. Merci pour votre retour!
            1)Avant je souhaiterais avoir besoin d’une confirmation concernant si la terre doit être à 15 cm sous le bas de la planelle ou 15 cm en partant du haut de la planelle?
            Donc pour résumé, je dois mettre la terre à 15 cm(en attente de votre confirmation) sous le bas/haut de la planelle et donc à 30 ou 45 cm du plancher finis de la maison?
            Ensuite pour remonterjusqu’au delta ( ce dernier s’élève au niveau haut de la planelle), je peux mettre des cailloux autour de la maison .
            2) Les cailloux prévue initialement sont des cailloux calcaire 0/20 sur ça pourrait convenir ?
            3) Il vaut peut être mieux du cailloux calcaire 10/20 ou il faut que je mette autre chose encore?
            Pour résumé une fois que j’aurais mis les cailloux que vous allez me confirmer ou me conseiller je pourrais cacher le delta sans avoir à me soucier de problèmes d’humidité , ni à être embêté par les éclaboussures?
            cordialement,

          2. Bonjour,
            – la terre doit être plus basse d’au moins 15 cm par rapport à la coupure de capillarité (là où commence le mur sensible à l’humidité, notamment en briques). Quand cette coupure de capillarité est constituée d’un chaînage béton, c’est le haut du chaînage béton qui compte (la base du mur). Donc : partie supérieure du chaînage plus haute de 15 cm / terrain extérieur (terre, là où l’eau stagne).
            – ne prévoyez pas des cailloux 0/20, en fait ne prévoyez pas des cailloux 0/… , car ça veut dire qu’il y aura un mélange de sable, de tout petits cailloux, de petits cailloux, de cailloux normaux. Des cailloux de toutes les épaisseurs mélangées, de 0 à autre choses, par exemple 0/20 = de 0 (sable) à 20 mm de diamètre.
            Prévoyez plutôt du 10/20 par exemple. Pas de sable qui retient l’humidité : il faut qu’il y ait du VIDE entres les cailloux pour que l’eau de pluie s’écoule. Ces cailloux cacheront la membrane Delta sans problème s’il y a du vide entre eux.
            Cdlmt,

  66. Bonjour cela fait 3 mois que la dalle de la maison est coulée, entre le moment du montage charpente et tuiles, il a plu et la dalle est inondée à l’intérieur le constructeur dit que ce n’est pas un problème mais notre question est :
    combien de temps l’eau va s’évaporer avant que la chape va être coulée ? quel est le taux d’humidité accepté pour une dalle en béton ? cordialement

    1. Bonjour, il n’y a rien d’inquiétant à ce que la pluie mouille une dalle en béton. Elle va sécher très vite, une fois la couverture réalisée. Le béton est étanche ; on fait des cuves en béton, et on a même fait des bateaux !
      Avant la chape pour revêtement de sol, il y a la pose des menuiseries extérieures, isolant, placo, plomberie et électricité. Vous n’êtes pas encore à la chape…
      Bon chantier ! Cordialement,

  67. Bonjour,
    Je me permets de vous contacter pour un renseignement concernant le DTU 45.10 Isolation des combles.
    Concernant le tableau “Nature du parement” il y a 2 parements que je n’arrive pas à différencier.
    Le premier est “plaques de plâtre cartonnées 10 mm” avec un Zdp de 1
    Le second est “Plâtre (pièces préfabriquées) avec un Zdp de 100
    Quelle est la différence en ces deux types de plâtres?
    Actuellement en cours de construction je vais faire comme la majorité des maisons neuve un plafond en plâtre vous pensez que lequel des deux correspond?
    bonne réception,
    cordialement,

    1. Bonjour, je ne saurais vous aider si vous ne m’en dites pas plus, car je ne sais pas ce qu’est un Zdp…
      Et aussi, à quoi sont destinées les plaques de placo en question : plafond, murs, cloisons ? Pour un plafond, une plaque BA10 (10 mm d’épaisseur) n’est pas conseillée, il faut mettre une plaque BA13 (13 mm, donc).
      Cdlmt,

  68. Bjr M. Espagno,
    Ma maison se trouve en limite de propriété et vient d’être enduite. Cependant, sur le pignon en limite de propriété y il a une différence de 60 cm entre les deux terrains laissant mon vide sanitaire et l’enduit bitumeux visible. J’en ai parlé avec mon voisin ce n’est pas très esthétique en effet. J’ai donc appelé mon CT qui m’a dit qu’il ne ferait rien. Que c’était comme ça et que mon voisin pouvait peindre mon VS si il n’était pas content… Sur le coup il m’a fait rire , je lui ai dit que ce n’était absolument pas à mon voisin de peindre ma maison bien entendu. Je lui ai demandé pourquoi il n’avait pas fait l’enduit plus bas de ce côté. Il m’a dit que l’enduit n’accrochait pas sur l’enduit bitumeux. Pour finir le cmi m’a dit qu’il ne ferait rien et que ce n’était pas à lui d’intervenir dans ce cas. D’où ma question. Est-il vraiment de mon ressort de corriger ultérieurement ce défaut esthétique ou le CMI me prend encore pour un c.. et c’est à lui de faire en sorte d’avoir une maison terminée proprement?
    Vous remerciant par avance du temps que vous prendrez à me lire
    Cdlt

    1. Bonjour, disons que votre constructeur vous prend pour un… naïf, à qui l’on peut raconter des sornettes, sans se donner la peine de faire correctement son travail.
      Un enduit bitumeux est destiné à protéger de l’humidité un mur enterré. Donc, logiquement, les parties apparentes, non enterrées, doivent être enduites avec le même enduit que l’enduit de façade générale. Il ne fallait pas appliquer l’enduit bitumeux sur cette partie.
      Quand on fait un erreur, on la répare, tout simplement. Comme tout le monde. Ce n’est pas à vous à le faire, c’est – évidemment – au CMI qui a fait cette erreur de la réparer.
      Cordialement,

      1. Encore merci de votre réponse, ça me semblait gros et vous me conforter dans mon idée. Je ne vais pas me laisser faire.
        Cdlmt

      2. Bonjour M. Espagno,
        concernant l’enduit sur mon vide sanitaire malgré mon insistance mon constructeur ne veut rien savoir.
        Je ne souhaite pas me laissé faire mais ne souhaite pas faire n’importe quoi non plus.
        Puis je faire un devis du montant des travaux puis le déduire des 95 pourcent sans l’accord du cmi ou vaut il mieux que je le mette en demeure de réaliser les travaux (y a t il un dtu ou une norme à ce sujet j’ai recherché mais n’ai malheureusement rien trouvé )et cela aura t il vraiment un impact sur sa décision.
        Vous remerciant par avance du temps que vous accorderez à ma question.
        Cordialement

        1. Bonjour, l’étanchéité du mur de soubassement n’est obligatoire que s’il y a une pièce utilisée derrière (cave, garage…). Mais ça me semble tellement surprenant que je ne comprends pas qu’on ne la prévoie pas. C’est quand même simple de descendre l’enduit sur le mur du soubassement… Cet enduit coûte environ 30€ ttc le m² (pas plus ! et même plutôt moins : 28 – 29€). Vous pouvez éventuellement calculer la surface et proposez au CMI de lui payer la somme équivalente.
          Cordialement,

  69. Bonjour, nous faisons construire en ccmi en zone sismique 3. Les fers placés sont en 3 ou 4 fers ligaturer ensemble mais pas en H.
    Lors du coulage des tranchées ceux ci on été placés juste après le coulage.
    Au montage des murs je me rend compte qu’ils en rajoute dans les trous des parpaings au fur et à mesure que ça se monte.
    Pas très conforme ? Le constructeur va t il accepter de tout casser et refaire ? Pour moi il n’y a pas d’autres solutions.
    Qu’en pensez-vous ?
    Cdlt

    1. Bonjour,
      – ajouter des armatures dans du béton coulé est contraire aux règles de l’art, car on ne peut plus les ligaturer (on ne va pas le faire “à l’aveugle”, en plongeant les mains dans le béton liquide !). Très ennuyeux en zone sismique.
      – armatures ajoutées dans le mur en parpaings : n’est-ce pas tout simplement un mur en agglo à bancher ? Ce doit être ça, les armatures sont réparties dans tout le mur, grâce à des agglos spéciaux, évidés et qui servent de coffrage, puis le béton est coulé dans l’ensemble, et l’on a ainsi un mur (presque) en béton armé : c’est une très bonne technique. Il faut évidemment que le béton soit coulé, mais je n’ai jamais vu un maçon qui ne le faisait pas ! 🙂
      Demandez au maçon de vous expliquer la technique : il le fera surement avec plaisir (et ça lui montrera que vous êtes attentif à son travail, c’est toujours mieux…)
      Cordialement.

  70. Bonjour ,
    Je suis en train de faire construire et j ai réceptionnée les clés de la maison en avril .
    J ai fait intervenir un expert après la remise des clés , dans les 8 jours de réserves .
    Il y a de nombreuses réserves , malfaçons dans ma maison . L expert a remarqué des fissures au niveau du sol de la porte d entrée et des wc .
    Aujourd’hui , j ai constaté que la chape sur plancher chauffant ne mesure que 3 cm au lieu des 5 cm inscrit dans mon contrat de construction . De ce fait les portes du couloir donnant dans les différentes pièces ne sont pas à la bonne hauteur . Certains murs ne sont pas droits non plus .
    Que faut il faire pour la chape ? Est ce qu il faut tout casser et refaire ? Sachant que c est un plancher chauffant en dessous ?? Merci pour vos conseils .

    1. Bonsoir, faire une chape de 3 cm d’épaisseur au lieu de 5 cm est indigne d’un vrai professionnel. Je ne sais pas à qui vous vous être adressé, CMI ou carreleur, mais vous êtes très mal tombé avec cette personne qui a fait du très mauvais travail pour économiser 3 sous…
      Il fallait s’attendre à ce qu’une chape aussi fine se fissure. Ca va continuer, bien entendu. Je crains qu’il faille se retrousser les manches et tout refaire !
      Soyez déterminé, la qualité de votre bâtiment, de votre investissement, en dépend.
      Cordialement,

  71. Bonsoir
    En espérant que vous allez bien
    Je construit actuellement une maison
    Et ma voisine et moi même sont coller garage garage
    Nous avons remarquer qu’ils ne respectent et ne mettaient pas le polystyrène entre nos deux murs
    Que pouvons nous faire?
    J’ai déjà prévenue mon conducteur de travaux ils m’affirment qu’ils vont le mettre sauf que là maison monte de plus en plus et je ne vois pas comment ils comptent mettre le polystyrène par la suite .
    Pouvez vous me conseiller s’il vous plaît ?

    1. Bonjour, pour éviter des fissures, il faut que les 2 constructions (les deux garages) puissent se dilater librement, ou se tasser (je parle au niveau de millimètres, rassurez-vous), il ne faut donc pas qu’ils se touchent. On laisse alors un petit vide entre les 2 murs, par exemple 2 ou 3 cm (c’est un “joint de dilatation”). Pour être sûr que ce vide ne soit pas comblé par un matériaux dur qui pourrait transmettre des pressions d’un mur à l’autre – ce sera évidemment le mortier qui sert à bâtir le mur qui tombera dans ce petit vide – on comble ce vide, cette “lame d’air”, par un polystyrène.
      Ce polystyrène est difficile – voire impossible – à placer par la suite. Il suffit qu’il y ait, justement, un peu de mortier qui tombe ici ou là (et il y en a toujours qui tombe). Ceci dit, au niveau d’une maison individuelle, le risque est très faible, ce n’est pas comme un immeuble où les dilatations et les pressions sont énormes. Il faut surtout que les fondations des 2 garages soient bien faites, pour qu’il n’y ait quasiment pas de tassement, donc pas de pression d’un mur à l’autre.
      Ne pas mettre ce polystyrène est une négligence, ça montre que l’artisan n’est pas consciencieux. C’est peut-être ça le plus ennuyeux de l’histoire. En outre, il vous raconte des fariboles, car ce qu’il fera probablement, c’est mettre un bout de polystyrène tout en haut de la lame d’air, quand il aura fini le mur, pour donner l’illusion qu’il y soit, mais tout ce qui en dessous sera vide et avec des parties de mortier tombé.
      Si le mur est fait de briques à coller, sans mortier, le risque devient très faible, évidemment, car en général la colle ne tombe pas, ne déborde pas des briques.
      Cordialement

  72. Bonjour,
    Je viens d apprendre que ma construction a plusieurs défauts. Je viens de l’apprendre par un ouvrier et en voyant aussi l’angle apparent le long de la pièce avec le carrelage.
    Il manque 7cm sur un côté qui fait 9.8 x 10.5 x 8.5 x 8. 5. En plus de la perte de 2.9 m2 d espace je vais devoir vérifier les angles droits des pièces .
    De plus le carrelage étant réalisé je m’aperçois que le seuil des portes fenêtre et baies vitrées sont à 2/3 cm plus haut que le carrelage, ce qui n’est pas esthétique et par la suite le placoplâtre deviendra sale voir humide lors du lavage. Les seuils auraient dû être au même niveau que le carrelage.
    Bien sûr le responsable des travaux ne m’a rien dit et j’ai du mal à penser de lui dire de tout casser..
    Quand pensez vous ?
    Cordialement
    Laurent

    1. Bonsoir, il est a priori impossible maintenant de rectifier les angles des murs qui ne sont pas d’équerre. Vous pouvez demander un dédommagement, même si j’imagine bien que vous auriez préféré avoir une maison bien faite.
      Les seuils des portes-fenêtres placés trop haut sont en effet inesthétiques, ils peuvent aussi faire trébucher en passant. Pour protéger cette petite hauteur de placo, il vaut mieux placer une baguette de même nature que les menuiseries : bois dur ou alu laqué, suivant les cas. Là aussi vous pouvez demander un dédommagement, au moins pour “marquer le coup”, si je puis dire.
      Je ne peux que vous dire que vous avez décidé de vous passer d’architecte (ce n’est pas un reproche 🙂 car beaucoup de gens font cette erreur), vous allez donc devoir maintenant faire vous-même le travail d’un architecte : faire rectifier les malfaçons.
      Cordialement,

      1. Merci pour votre reponse rapide.. Je ne le prend pas mal mais lorsqu on n est pas du metier on essaye de faire des choix les plus logiques comme le ccmi mais vous devrez apres l autre côté.. Faut aussi tomber sur un architecte compétant. Pour les solutions je pensais a une baguette d aluminium du ton des fenetres. Je dois faire l entree du vide sanitaire peut être l’occasion qu il le fasse a leur frais… En tout cas merci…

        1. Ce que je souhaite, c’est faire prendre conscience aux gens qui se lancent dans des travaux, qu’il y a des risques, des aléas, que ça peut parfois mal se passer. Et donc qu’ils doivent absolument être guidés, conseillés.
          Un CMI ou un artisan n’est pas bien placé pour ça, car il vend les travaux au client, donc il ne peut pas être objectif. C’est comme si je demandais à Citröen quelle voiture il me conseillerait d’acheter : je suis sûr qu’il me conseillera… un Citroën ! C’est normal, ce n’est pas une question de morale, c’est une question de bon sens.
          Un architecte ne vendant pas les travaux, étant un généraliste (technique, juridique, prix,…), est mieux à même de conseiller ses clients. D’autant plus qu’il doit respecter des règles morales, comme l’interdiction de rétro-commissions occultes.
          Ceci dit, en effet, il faut tomber sur le bon architecte, compétent. Mais ils ne sont pas pires que les autres, et ce sont des professionnels reconnus (inscrits à l’ordre des architectes) et leur indépendance est un atout.
          Bonne fin de chantier, cdlmt

          1. Je viens de prendre les mesures des murs extérieurs alors qu ils devraient êtres de 11m50 x 8m50 nous avons 11m50 x 4m48 x 11m43 x 4m44.
            Sans compter les seuils des fenêtres pas au même niveau que le carrelage.
            Comment puis je evaluer ce préjudice et surtout à quel juste prix?
            Dois je prendre un expert ou achitecte pour contrôler ou verifier le travail ?

          2. Bonjour, les tolérances dimensionnelles sont de l’ordre du centimètre, guère plus. Donc, ces tolérances sont dépassées dans votre cas. En outre, des seuils de PF mal positionnés en hauteur sont vraiment dommage.
            Le préjudice est à estimer en fonction du contrat conclu. Par exemple, quelle surface avez-vous perdue ? A compenser par le coût des travaux ramenés au m². Egalement, était-il précisé que les seuils des portes-fenêtres seraient de même niveau que le carrelage ?
            Et aussi de façon subjective, en fonction du résultat et de l’aspect. Il y a des malfaçons peu gênantes et d’autres qui le sont beaucoup plus. Par exemple, sur un de mes chantiers, j’ai estimé un tout petit préjudice pour un petit éclat de carrelage… derrière la porte du Cellier, qu’on ne voyait qu’en étant dans la pièce et une fois la porte refermée (c’est-à-dire qu’on ne le voyait jamais). Par contre, si cet éclat avait été au milieu de la salle de séjour, j’aurais fait refaire les carreaux, bien entendu.
            Cordialement,

          3. En réponse a l’email ci dessous rien n’est précisé dans la notice descriptive pour les seuils est ce que cela veut dire que je n ai rien a dire… ?
            Si je regarde l interieur de la maison le carrelage est bien aligné en angle droit sauf ds la chambre ce qui est etonnant vue les dimensions eronnés formation un quadrilatère. Les plaquistes m’ont dis qu ils ont fait le maximun pour rectifier. Mais en faisant l’impasse sur quoi ? Dimensions ? Epaisseur de laine de verre.. Ce qui me fait peur

          4. Le dommage est plus important si l’on a précisé dans la commande ou le ccmi que les seuils ne doivent pas être surélevés. Mais ça ne veut pas dire que des seuils trop surélevés sont acceptables.
            Les plaquistes peuvent en effet un peu rectifier les faux équerrages, pas beaucoup en fait car les doublages sont forcément alignés aux murs quand il y a des fenêtres ou des portes-fenêtres (les menuiseries, elles, seront forcément appliquées aux murs), ils ne peuvent être décalés que sur les murs sans ouverture. Et je vous rassure, le plaquiste peut légèrement agrandir un doublage d’un coté, mais à l’inverse il ne peut pas “écraser” la laine de verre. Donc ce n’est qu’en “mangeant” un peu sur la pièce qu’ils peuvent rectifier le faux équerrage.
            Bonne soirée,

  73. Bonjour Mr Espano,
    Notre maçon devant mettre un appui de fenêtre de 3 mètres a installé deux appuis qu’il a coupé pour effectuer une jonction avec un mastic de 5 mm. C’est très moche ! Quelles sont les règles de l’art en la matière ?
    Cordialement

    1. Bonjour, les appuis, comme toute pièce de béton extérieure, se dilatent et se contractent au fil des saisons. S’ils sont trop longs, il fissurent. il faut donc faire des joints, 1,50 m est une bonne dimension. Le maçon a donc raison de prévoir ce joint.
      En pratique, je fais faire 2 appuis préfabriqués (c’est toujours plus net), cote à cote avec un joint souple. Le mieux est de prévoir un joint à chaque montant vertical des menuiseries :
      2 vantaux : 2 appuis, avec 1 joint,
      3 vantaux : 3 appuis, avec 2 joints, etc.
      Pour que les joints “filent”, soient alignés, avec les montants de la menuiserie.
      cdlmt,

  74. Bonjour
    Nous avons fait une construction neuve.
    Depuis le début des travaux toujours quelques choses qui va pas.
    Suite à une erreur du constructeur pour la pose d’une baie vitrée à seuil Pmr et encastré le niveau du sol de notre chappe de la maison à du être relevé pour répondre à notre demande de la construction.
    De cela la hauteur de la première marche de notre escalier est 8 cm plus haute que les autres, le constructeur ne veut pas reprendre les escaliers pour que toutes les marches soient identiques.
    A-t-il le droit de nos imputer cette dépense ?
    J’espère que mon message est assez clair !

    1. Bonjour, il me semble évident que :
      – toutes les marches d’un escalier doivent avoir la même hauteur,
      – toute erreur commise par une entreprise doit être réparée par cette entreprise (comme le ferait tout le monde, vous, moi…), y compris ses conséquences (escalier). Personne, pas même un CMI, n’a à faire payer ses propres erreurs par ses clients.
      Donc : lettre r.a.r. doublée d’un mél, où vous écrivez que vous exigez la rectification complète des erreurs et qu’il est – évidemment ! – hors de question que vous payez pour cela ! Et que vous êtes très choqué de l’audace du CMI.
      Soyez très ferme, sinon vous n’en sortirez pas…
      Cordialement,

      1. Merci pour votre réponse
        Aujourd’hui nous venons de découvrir suite à un changement de fenêtres qu’il n’y a pas de béton dans les moellons pour maintenir la ferraille
        Quand pensez-vous ?
        Est-ce normal ?
        Nous finissons par douter de tout…
        Merci pour votre retour

        1. Des aciers (armatures) dans une paroi doivent toujours être enrobés de béton, sinon ils ne servent à rien. Si ce sont par exemple des chaînages verticaux, eh bien vous pouvez considérer qu’à cet endroit, vous n’en avez pas.
          Par contre, maintenant, c’est à peu près irrattrapable.
          Vous avez raison de douter de tout, c’est la bonne attitude – mais sans vouloir vous accabler, c’est bien tard… Vous n’en êtes pas responsable, les vrais coupables sont ceux qui disent que le ccmi serait un contrat protecteur, alors que c’est tout l’INVERSE. C’est un contrat très dangereux car il combine 2 éléments qui ne devraient jamais se réunir, comme la nitro-glycérine :
          a) les intérêts financiers de qui vend les travaux sont opposés à ceux de qui les achète (ici : CMI et client)
          b) quiconque fait faire des travaux se lance dans une aventure pleine d’aléas (belle aventure, on espère), aussi il doit être guidé par un professionnel INDEPENDANT, pour qu’il soit fiable. L’absence de guide indépendant est très dangereuse, c’est se jeter dans la gueule du loup.
          Autrement dit, vous vous en remettez aveuglément et totalement (car le CMI fait à peu près ce qu’il veut et vous ne serez au courant de rien) à la personne dont l’intérêt financier est de vous faire faire une TRES MAUVAISE AFFAIRE pour que lui puisse faire la meilleure affaire. C’est de la folie !
          Cordialement,

          1. Bonsoir
            Merci d’être la pour nous répondre !
            Nous avons demandé à rencontrer notre commercial et le directeur de la CMI.
            Nous allons leur faire part de notre mécontentement et voir les actions qu’ils vont mettre en place pour répondre à nos attentes.
            Je reviendrais vers vous pour vous donner des nouvelles de notre situation
            Merci

        2. Bonjour,
          Ce que dit Mr Espagno est vrai: il ne faut faire confiance en personne. Ni maçon, ni architecte compris. Dans votre cas, il ne reste qu’une solution, que nous avons prise également, faire appel à un bon expert en bâtiment indépendant . Cela coutera moins de 1000 euros pour le rapport mais vous aurez un moyen de pression et si cela ne va pas alors engager une procédure judiciaire en faisant une expertise judiciaire. S’il n’y a pas de béton dans les parpaings je crains qu’il y ait de nombreuses malfaçons dans votre construction et que la voie judiciaire me semble indispensable. Je me permets de répondre car c’est ce qui nous est arrivé, l’expert a mis en évidence des malfaçons que nous ne soupçonnions pas car nous sommes des non-sachants. Pour conclure, soyez ferme ne vous laissez pas impressionner car dans le bâtiment ce sont des “forts en gueule” mais la véhémence est la force des faibles.
          Bon courage

  75. Bonjour, la mise en place d’un drain périphérique autour d’un vide sanitaire sur sol limoneux doit-elle être complétée par la mise en place d’une membrane de protection et/ou l’application d’une couche de produit bitumineux sur le mur.
    Merci par avance de votre réponse.
    ManuR

      1. Merci.
        Du coup si j’applique un produit bitumineux étanche de type Sika en complément, il y aura une plus-value de protection par rapport à l’enduit de soubassement prévu initialement ? N’y a-t-il pas un risque pour la respiration du mur avec ce type de produit bitumineux ? Je précise que je suis quand même sur un vide sanitaire qui sera ventilé.
        Merci par avance de votre réponse.
        ManuR

        1. Bonjour, je ne peux pas répondre ainsi, sans examiner le projet et les lieux. Si le vide sanitaire est ventilé et non-habitable, le mur de soubassement en agglo ne craint pas de retenir une vapeur d’eau.
          Cordialement,

    1. Bonsoir monsieur, je suis entrain de faire construire (ccmi) une maison sur vide sanitaire et j ai constaté d une part que la maison n avait pas les dimensions requises (deux à trois centimètres de tout côté) . Le conducteur de travaux m’a dit que les dimensions s entendent crépis de façade fait… D autre part, j ai constaté une evacuation en pcv entre deux futurs chambres (la dalle n ayant pas été coulée), alors que sur le plan il n y a aucune évacuation de prévue de ce côté de la maison . J en informe le conducteur de travaux par mail av photos et par SMS en lui demandant de bien vouloir faire rectifier les travaux. Le lendemain, la dalle est coulée sur les hourdis, sans qu aucunes rectifications ne soient effectuées . Il ne m a pas contacté, mais il a informé mon épouse que c était normal, pour un problème lié au WC… et que cela sera caché dans un coffret… Je comprends pas du tout et surtout n y a t il pas un risque de remonté d humidité . De plus, le dalle laisse apparaître sur les bords le polystyrène des hourdis. Que puis je entreprendre. Puis je mendatter un expert. Quel poids aura t il. En vous remerciant pour vos réponses. Cordialement

      1. Bonjour,
        – l’enduit de façade doit faire 15 mm d’épaisseur (souvent on compte dans les plans 2 cm, car en maçonnerie, on n’indique guère le mm qui ne sont pas une échelle de mesure adaptée). Donc il est logique qu’avant enduit, le bâtiment mesure 2 x 1,5cm = 3 ou 4cm de moins. Ainsi il fera la cote exacte une fois enduit.
        – il est probable que l’évacuation en pvc prévue correspond à la ventilation primaire des wc. Cette ventilation sert à ventiler tout le réseau d’évacuation (pas que les wc) pour éviter qu’il soit en dépression. Elle doit sortir en toiture. Et elle n’a pas du tout l’obligation d’être près des wc, on peut la situer où c’est le moins gênant, dans un coin perdu, à l’angle d’un placard, etc. Regardez sur les plans si c’est bien ça (c’est probable). En outre, avoir une possibilité de raccordement un jour ou l’autre d’un appareil est une bonne chose (ajouter un lavabo ou une douche…) car dans le futur, on peut modifier les pièces.
        Demandez au maçon si c’est bien cela, il vous expliquera probablement à quoi cette canalisation va servir.
        Cordialement,

  76. Bonjour,
    Que pensez-vous être le mieux pour éviter l humidité et les remontées capillaires :
    – Descendre le crepit à 15 cm sous la terre et arrivé jusqu’au la baguette du delta ou faire monter le delta et sa baguette jusqu’au niveau de la terre ?
    Le crepisseur lui veut descendre le crepit en dessous de la planelle soit 15 cm sous le niveau de la terre.
    Pour info notre maison est sur sous sol enterré d’ environ 2m50 sous la terre.

  77. Bonjour,
    je suis votre correspondance avec des gens qui ont les mêmes problèmes que moi avec grand intérêt.
    Depuis 2003, je suis gérante d’un petit hôtel de 10 chambres, et l’immeuble a environ 300 ans.
    Depuis un an, il y a des fissures et des taches humides (en permanence) aux murs extérieurs. A à l’intérieur, il y a beaucoup d’humidité, les portes et fenêtres ne ferment plus très bien, une vieille poutre a une grande fissure. Le tout surtout au rez-de-chaussée où il y a du salpêtre sur les murs.
    Après le constat d’un huissier les propriétaires ont envoyé un architecte de l’intérieur qui a recommandé de chauffer plus et mettre de l’enduit sur les fissures.
    Mon assurance a envoyé une très jeune “experte” qui s’est laissée influencée par l’architecte de l’intérieur et qui a finalement présenté les mêmes conclusions que lui.
    Ensuite, j’ai demandé à un géologue qui a regardé et qui a donné un premier avis: le sol est argileux au village, il y a la possibilité d’un tassement, et les annexes n’ont pas été construites de façon correcte. Il a recommandé une expertise géologique approfondie.
    Je suis seulement gérante et cette expertise coûterait entre € 10000 et € 15000 ce que je ne peux pas payer.
    Je suis inquiète car j’ai des clients à l’hôtel.
    Est-ce qu’il y a un service de l’état au sein de l’administration qui peut intervenir, car ni les propriétaires ni mon assurance prennent cette situation au sérieux s’il vous plaît?
    La mairie m’a dit qu’ils avaient le même problème et tout s’est arrêté là.
    Je vous remercie d’avance pour votre précieux conseil!

    1. Bonjour, un immeuble de 300 ans, ça nous mène début 18° siècle, sous Louis XIV. Il serait vraiment dommage que ce témoignage du passé soit en péril.
      Je vois 2 pistes possibles (et simultanées):
      – C’est au propriétaire des murs d’assurer la pérennité de l’immeuble. C’est donc à lui de prendre en charge les travaux nécessaires. Je vous conseille de le mettre en demeure de faire réaliser les travaux nécessaires. Il faut montrer de la détermination, ça peut aller jusqu’au contentieux judiciaire. Un “architecte d’intérieur” (est-il au moins inscrit à l’Ordre des architectes ?) ne me semble pas indiqué pour expertiser ce genre de dégâts. Je vous conseille de vous tourner vers un “architecte du patrimoine” (c’est un titre précis). Vous en aurez la liste en la demandant au Conseil régional de l’Ordre des architectes (ou sur internet).
      – Si le bâtiment présente un intérêt patrimonial, vous pouvez contacter la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles) dont dépendent les Bâtiments de France : vous aurez ainsi, peut-être, une visite de quelqu’un spécialisé dans des bâtiments très anciens et son avis, son expertise, vous sera précieuse.
      Bien cordialement,

          1. Bonjour, avec grand plaisir!
            Je peux vous l’envoyer par email car je n’arrive pas à l’attacher à ce message: vous pouvez me donner votre adresse s’il vous plaît?
            Bien cordialement

  78. Bonjour,Je vous contacte à propos de l’intervention opérée Sen début d’année 2020 , j’ai une question quant au fait qu’ ayant profité d’une autorisation de pose de velux demandée et acceptée auprès de la mairie , par ma vendeuse de l’époque, Madame ….
    Je viens de déposer une AUTORISATION DE TRANSFERT de cette dame vers mon nom et comme le chantier final n’était pas conforme à celui demandé initialement, en cause une impossibilité dûe à la panne du toît qui avait nécéssité la pose d’un des vélux plus petit que convenu pour ne pas nuire à la structure . J’ajoute que le batiment est dans un secteur historique et que les deux vélux en question sont situés au dernier étage et qu’ils sont orientés ciel donc sans vis a vis
    Ma question est celle -ci : est-ce que selon vous le fait d’avoir dû poser un vélux plus petit, sachant que l’autre est conforme dans les dimensions demandées peut poser un problème de non conformité aux yeux des BATIMENTS DE FRANCE, et, dans quelle mesure la responsabilité de l’entreprise ayant posée les vélux peut- être engagée sachant que je dois dans deux mois faire la DECLARATION ATTESTANT L’ACHEVEMENT DES TRAVAUX dans l’optique d’une revente
    Cordialement,

    1. Bonsoir, je ne peux pas savoir à l’avance si l’architecte des Bâtiments de France dépêchera quelqu’un pour aller vérifier les velux, ni si le vérificateur notera qu’un velux est plus petit, ni si, alors, l’architecte des Bâtiments de France ne l’acceptera pas et demandera d’en refaire un des 2…
      Cordialement,

    2. Bonsoir et merci pour votre réponse,
      savez vous si la reponsabilité de l’entreprise ou de l’architecte ayant fait l’acceptation peut-être engagée ?

      1. Bonjour, votre question se rapporte au changement de dimension du velux ? (j’ai plusieurs messages différents chaque jour)
        Les responsabilités des uns et des autres, en la matière, s’apprécient suivant les contrats conclus et suivant les actions réalisées par chacun. Il faudrait analyser le dossier pour pouvoir se faire une opinion.
        Cordialement,

        1. Bonjour et encore merci pour vos réponses
          en fait il n’y a pas selon moi de malfaçons, juste un vélux plus petit en largeur seulement (hauteur similaire à l’autre ) que convenu, posé par l’entreprise devant le fait accompli (plafond découpé, toît ouvert…)
          et ne pouvant pas faire autrement que d’en poser un plus petit ou bien refermer le toît remettre le placo découpé, enlever l’échafaudage, donc tout annuler. Tout cela un mois à peine avant le grand confinement de mars 2020.
          L’architecte ayant fait l’acceptation de départ peut il aussi être mis en cause pour diagnostic erroné même s’il ne pouvait pas se trouver sous le toît pour savoir ce qui s’y tramait exactement.
          Cordialement

          1. Comme je vous le disais, les responsabilités des uns et des autres, en la matière, s’apprécient suivant les contrats conclus et suivant les actions réalisées par chacun. Il faut analyser le dossier (contrats, actes, écrits) pour pouvoir se faire une opinion.

  79. Lorsqu,un entrepreneur vous vend un solarium et l,equipe qui fait l,installation bousille l,installation reviennent essayer de reparer mais ne sont pas capable de reparer adequatement alors disparaisse et nous laisse le probleme La job a été bacle ou mal faif car pour sauver du temps ils n,ont pas respecté le plan tel que specifie par l,architecture Des entrepreneurs incompetent comme ça la RBQ peu t,elle obliger l,entrepreneur a reprendre l,installation tout en respecting le plan

  80. Bonjour,
    Après expertise il s’avère que le constructeur de ma piscine a “oublié “ de renforcer les murs de soutènement qui se sont avérés nécessaires à cause de l’implantation de la piscine. Il a oublié les tors.
    Mais au regard des photos de la construction de la piscine , aucun ferraillage n’apparaît . Qu’ils soient verticaux ou horizontaux, ils sont simplement absents.
    Donc il semblerait que la piscine n’est donc pas en béton armé . Pour précision elle a été faite avec des blocs à bancher emplis de béton.
    La piscine risque t-elle de s’effondrer ? Va-t-il falloir tout casser et la reconstruire?
    Le constructeur n’a pas fait d’étude de sol et le terrain est plat mais en haut d’une pente. J’ai peur que si le mur de soutènement lache , la piscine qui est construite parallèlement à ce mur , avec une bande de terre de 3 m les séparant, ne lache aussi.
    Merci d’avance pour vos réponses .
    Bonne journée
    Madeleine

    1. Bonjour, donc le pisciniste a fait un mur de soutènement en blocs à bancher, en omettant l’armature. C’est plus qu’une erreur, c’est proche d’un dol, car on peut oublier un élément à un endroit, mais pas toute l’armature d’un mur. On a bien conscience que les armatures sont absentes quand on bâtit tout un mur. Les blocs à bancher sont conçus pour être armés avec des tiges d’acier à l’intérieur, et pas n’importe comment mais suivant un principe précis.
      Il n’y a pas que les armatures qui sont nécessaires dans un mur de soutènement, il faut des fondations conçues spécialement (pas une simple tranchée remplie de béton) et il faut aussi des barbacanes (des petits trous, des petits tuyaux traversant, plutôt en bas du mur), et un bon drainage. Pour prétendre bâtir un mur de soutènement il faut savoir le faire…
      La position en haut d’un terrain pentu n’est pas bonne (pour les murs de soutènement), car les sols sont assez instables à cet endroit. Les sols stables sont les anciens lits de rivière (donc jamais en haut…).
      Si le mur n’est pas très bas – disons au-delà d’ 1 m de hauteur environ, il y a risque d’effondrement dû aux poussées latérales.
      Cordialement,

  81. Bonjour. Svp je veux la réponse à cette question (très urgent)
    : Qu’est-ce qu’un plancher de reprise, quel est sa fonction dans la structure d’un bâtiment ?

    1. Bonsoir. Diable, une urgence !
      Dans votre cas, je présume que vous évoquez un plancher de reprise qui doit doit supporter un élément de structure, comme un mur ou un poteau.
      Dans la construction, on conçoit logiquement la structure en éléments porteurs verticaux (murs, poteaux) les uns sur les autres à chaque étage : les murs sur les murs, les poteaux sur les poteaux ou sur les murs.
      Mais il arrive parfois que l’on doive placer une élément vertical (mur, poteau) sur un plancher, alors qu’il n’y a ni mur ni poteaux en-dessous. On comprend bien que le plancher doit alors être particulièrement résistant, pour supporter ce mur ou ce poteau et la charge qu’eux-mêmes supportent. Le plus souvent c’est un plancher qui est renforcé ponctuellement, là où sera implanté l’élément de structure porteur (avec du vide en-dessous).
      Bon chantier,

  82. Bonjour Monsieur Espagno,
    La construction de Notre Maison individuelle avec un CMI est commencé depuis 2 mois.
    La dalle du RDC est coulée hier.
    J’ai aperçu il y a une petite fissure verticale sur les trois dernières lignes(les plus bas) de parpaings du mur soubassement de coupure sur l’angle des deux autre murs de soubassement. (mur de longueur 1,7 M).
    La position de la fissure est sur les parpaings creux d’angle (chaînage poteaux). J’ai des photos mais ne pas comment les poster dans ce forum.
    Je ne sais pas quand la fissure est apparue.
    Je doute la qualité des parpaings utilisés(Parpaing 500X250X200 CE B40 je crois) et/ou le maçon a mal posé le parpaing plus bas.
    Mes questions : que je dois faire face à cette situation? Quelle est la cause de cette fissure? Faut-il réparer maintenant?
    Merci beaucoup de votre avis.
    Cordialement,
    Famille TU

    1. Bonsoir, a priori, ce n’est pas très grave, il serait étonnant que la maison se tasse déjà pour défaut de fondations. Notez bien les fissures actuelles, prenez-les en photos, et surveillez-les. Elles ne doivent pas évoluer, pas s’agrandir.
      Je crois que vous avez mon mél, vous pouvez m’envoyer les photos, je vous donnerai mon avis bien volontiers.
      Cordialement,

      1. Bonjour Monsieur Espagno,
        Merci de vos réponses a mes questions.
        J’ai discuté longuement et en personne avec le maçon ( le chef d’équipe). J’ai insisté sur la qualité de la maçonnerie. Il m’a dit de porter plus d’attention sur la maçonnerie, sur le bon dosage de mortier. Il me proposer de renforcer des poteaux raidisseur, en ajouter plus que prévus. Il m’a dit il va en poser tous les 3 ou 4 Mètres
        Ma question est s’il ajouter plus de poteaux raidisseurs est-ce-que ce la impacte négativement au structure des murs?
        Merci beaucoup de votre aide.
        Très bon week-end à vous.
        Quoc TU.

        1. Bonsoir, les poteaux raidisseurs tous les 3 ou 4 m sont une bonne chose. Comme toujours, il faut qu’ils soient correctement réalisés, bien sûr, c’est-à-dire que les liaison des armatures soient bien faites et si le béton soit vibré lors du coulage, sinon ça ne sert à rien de les multiplier. La norme demande d’en prévoir tous les 7 à 8 m au maximum. Pour ma part, j’estime que c’est trop peu et j’en fais placer sur mes chantiers tous les 4 ou 5 m maxi.
          Cordialement,

          1. Bonjour,
            Effectivement la norme prévoit un raidisseur tous les 8 mètres. C’est beaucoup 8 mètres surtout si le mur fait 3m80 de haut. Notre maçon ne le savait même pas, il avait tout simplement oublié de mettre un raidisseur mais comme notre mur fait 7m80 de longueur le maçon s’en sort très bien. Y a vraiment de la chance pour la crapule …

          2. Oh, il ne s’agit pas forcément de crapule. Il n’y a pas forcément de volonté de malversation. Les gens sont plus ou moins formés techniquement, plus ou moins compétents. Il sont parfois aussi négligeant.
            N’oubliez pas qu’il n’y a AUNCUNE OBLIGATION DE FORMATION ou de DIPLÔME, pour être maçon, comme pour être CMI.
            Et n’oubliez pas que le monde du Bâtiment est libre, proche de la jungle parfois. Il convient donc pour les clients de ne pas s’adresser à n’importe qui, les yeux fermés. Je dis souvent que le plus grand défaut pour un client est de “faire confiance” ! Non, même avec un architecte (pourtant profession réglementée – Ordre des architectes -, avec diplôme, avec Code de déontologie) il faut être attentif, s’impliquer, demander des comptes, bref, être un MAITRE D’OUVRAGE, comme la loi vous le demande…
            On est loin du CCMI et de ses pièges, de ses chausse-trappes, n’est-ce pas ?
            Cordialement,

          3. Le maçon n’a pas besoin de diplôme pour exercer hélas je le sais à mes dépends et c’est une très très grave erreur de la part de l’administration de ce pays. Comment comprendre que l’on demande au coiffeur un diplôme pour exercer alors que rater une coupe n’est pas bien grave car les cheveux repoussent mais un maçon qui loupe votre maison de plusieurs dizaines de milliers d’euros c’est la catastrophe. Notre maçon a un DEUG d’anglais son père a appris la maçonnerie il y a 50 ans au portugal et ne s’est jamais remis en cause. On voit aujourd’hui ce que cela donne. Pour ma part je serai intransigeant avec eux et sans pitié face aux conséquences de leur travaux bâclés. Quant aux architectes je vous rejoins, malgré leur diplôme on entend parfois de leur part de sacrés “conneries” et leur comportement n’est pas des plus exemplaire…
            J’abonde dans votre sens : ne jamais faire confiance ! Mais cette attitude est parfois mal vécu par les archi…Nous devons refaire u permis modificatif et nous avons demandé à un archi de nous refaire les plans. J’ai exigé une date de livraison écrite sur le contrat mais l’archi m’a rétorqué que c’était une question de confiance…Voyez-vous…Depuis on l’attend encore et encore…

          4. Je n’ai jamais compris que quiconque puisse devenir du jour au lendemain maçon, ou, pire compte tenu des sommes et des engagements en jeu, CMI !
            Les architectes sont la seule profession réglementée dans le “bâtiment” (si je mets de coté les géomètres, qui sont eu peu en parallèle).
            Profession réglementée implique :
            – compétence professionnelle reconnue, en générale par un diplôme;
            – prêter serment de respecter notre Code de déontologie qui nous impose des règles morales,
            – vérification permanente de notre activité par l’Ordre des architectes (assurance, déontologie, obligation de déclarer toutes les demandes d’urbanisme, etc.)
            – recours possible des clients envers l’Ordre si un architecte est en faute professionnelle.
            Eh bien oui, malgré cela et bien que ce soit unique dans la jungle du “bâtiment”, le client doit suivre l’opération et demander des comptes, même à son architecte. Cela ne veut pas dire le considérer comme un incapable ou un malhonnête, mais comme quelqu’un qui peut faire des faux-pas (comme un avocat, ou un médecin…), car faire construire est une AVENTURE, comme peut l’être un contentieux judiciaire ou des soins de santé de longue durée.
            Cordialement,

          5. Je complète mon message : les pénétrations d’eau sont utilement combattues par des drains :
            – quand il y peut y avoir un point bas (un terrain en pente, même légère, est idéal);
            – que=and il est bien fait : drain rigide, correctement posé (à l’endroit !), avec une pente continue, enrobé, etc.
            Cordialement,

  83. Bonjour,
    Je me permets de vous contacter pour une petite question :
    Une cunette a été réalisé la semaine dernière tout autour de la maison pour accueillir le drain périphérique. Il faut attendre environ un mois pour que le drain soit fonctionnel et que les eaux soient évacuées. En attendant que le drain soit fonctionnel, il a plu et ils annoncent encore beaucoup d’eau pour les jours à venir.
    AU vu de l’efficacité de la cunette et de la pluie qu’il y a eu, toute l’eau stagne sur 15 cm sur un côté de la maison. Cette eau avec les pluies annoncées va stagner au moins durant deux semaines
    Ainsi ma question est la suivante : Est-ce qu’il y a un risque pour la maçonnerie ( parpaings, joints de mortier…), pour la stabilité des fondations ou autres, de laisser stagner et accumuler les eaux pluviales durant 2 semaines sur un côté de la maison en attendant que le drain soit fonctionnel ?
    Cordialement,

    1. Bonsoir, l’eau qui stagne près d’une maison est, à la longue, très dangereuse car elle amollit le sol en l’humidifiant, et elle provoque des sinistres graves, très couteux à réparer. par exemple, un regard d’eau pluviale qui fuit sans que l’on s’en rende compte. Mais c’est “à la longue”, et 2 ou 3 semaines ne peuvent pas être dangereuses à mon avis.
      Pourquoi diable vous faut-il attendre un mois avant de placer le drain ???
      Cdlmt,

      1. Bonsoir, ils attendent la remise des terres et que le terrassier raccorde le drain aux evacuations pluviales.
        Cordialement,

  84. Bonjour,
    je souhaiterais s’il vous plaît connaître les règles de l’art de ventilation d’un vide sanitaire.
    Combien de grilles de ventilation (surface plancher 122 m²), quelle diamètre pour les grilles, quelle disposition…
    Merci par avance de votre réponse,
    Cordialement,
    MR

    1. Bonjour, la norme considère que la surface totale des grilles de ventilation doit être au moins de 0,05% de la surface du vide sanitaire.
      Ce n’est pas beaucoup. Dans votre cas, ça fait : 122m² x 0,05% = 610 cm². Soir, par exemple avec 4 grilles, 150 cm² chacune (10 x 15 cm).
      Je vous engage à prévoir un peu plus.
      Et surtout, plus important, il faut bien les répartir, les placer sur des façades opposées, pour que le v.s. soit bien ventilé.
      Vérifiez aussi que les murs de refend (les murs intérieurs, pas ceux des façades) soit bien ajourés dans le v.s. pour laisser passer l’air.
      Cdlmt,

  85. BONJOUR, un hangar métalique type photovoltaique dont les travaux ont pris fin le 11 de mars de 2021 je constate le 1 de mai de 2021 que certains des dés qui maintiennent la structure ont fendus. Dans ce cas a qui je dois demander des reparations à l’entreprise de maçonnerie ou l’entreprise construction metalique.
    merci beaucoup de votre aide

    1. Bonjour, je ne peux pas vous répondre comme ça, il faudrait expertiser les lieux et déterminer avant tout la cause de ces fissures.
      Vous pouvez demander à chacune des entreprises, elles enverront leurs experts et ils se mettront d’accord.
      Cdlmt,

  86. Bonjour Monsieur Espagno,
    Dans un précédent mail privé, vous m’indiquiez que la première rangée de briques de ma construction devait être à 15 cm du sol par rapport au sol extérieur pour éviter les infiltrations d’eau. Ces 15 cm représentent la hauteur de l’arase étanche ?
    Bien cordialement
    Vincent C

    1. Bonjour, les règles de l’art demandent que le plancher bas de l’habitation soit au moins à +15cm/terrain extérieur. Surtout avec des murs en briques (en terre cuite, donc), car elles sont très spongieuses et elles se gorgent d’eau à l’humidité.
      Ce qu’on appelle “arase étanche” est une expression pour désigner la coupure de capillarité, d’humidité qui peut remonter du terrain.
      “Arase” parce qu’en général, à cette occasion, on fait un lit de mortier parfaitement horizontal, c’est-à-dire “arasé”.
      Et “étanche” pour stopper l’humidité, bien sûr.
      Cette coupure n’a pas spécialement d’épaisseur en elle-même, ce qui compte c’est que l’humidité ne puisse pas remonter. Un plancher hourdis béton fait office de coupure de capillarité, à la conditions que la planelle qui borde le chaînage (le monde du “bâtiment” à son jargon !) ne soit pas en brique mais en agglo (ce serait un point faible par lequel l’humidité pourrait remonter).
      Cdlmt,

      1. Merci pour votre réponse, ce qui veut dire que dans mon cas où l’habitation est bordée de terrasse (sol extérieur), il est plus que nécessaire que les briques soient à 15 cm du sol extérieur et ces 15 cm sont fait avec du mortier étanche.
        Ai-je bien compris ?
        Merci

        1. En cas de terrasse extérieure, on peut éviter la marche en plaçant un caniveau avec grille, ou par les dalles sur plots ou des lames de terrasse ajourées (ce qui revient au même). Ainsi, la hauteur de 15 cm est bien respectée, l’eau ne stagnant pas au niveau de la terrasse (tombant dans le caniveau ou sous les dalles). Il y a aussi d’autres moyens, plus techniques, difficile à expliquer sans croquis.
          Cdlmt,

  87. bonjour
    nous avons fait des travaux dans notre maison avec un architecte.
    Création d un 1 er étage pose d une chape en béton .Un parquet coller a été poser avec délais de séchage respecter d’après les calculs de l architecte qui a donner ordre au menuisier de poser le parquet .Le parquet a présenté un tuilage les semaines suivantes le plafond communicant au rdc présente de grosses taches brune .Le menuisier avait il devoir de faire un prélèvement en profondeur de la chape avant de poser le parquet ? l architecte lui a envoyer un mail avec la date de pose . Le parquet a été posé en respectant l écart de jeu de lame . Le parquet a été fournie par nos soins .A qui devait appartenir de tester la dalle de béton avant la pose ? à l architecte maître d oeuvre , au maçon qui a couler la dalle ou au menuisier qui a poser le parquet sous l’ ordre de l architecte . Existe t il un texte en construction à savoir a qui incombe de faire des prélèvements avant la pose .
    merci de votre aide
    cordialement

    1. Bonsoir, tester l’humidité de la chape est du ressort de l’entreprise du revêtement de sol, ici le menuisier.
      L’artisan n’est pas le salarié de l’architecte. Sans être corporatiste, il ne faut quand même pas inverser les rôles. L’artisan n’est pas qu’un “simple manuel” incapable de se rendre compte dans quelles conditions son travail doit être fait. Pour que l’architecte ait une part de responsabilité, il faudrait que le menuisier l’ait averti qu’on ne pouvait pas poser le parquet, que c’était trop tôt, et que l’architecte l’ait quand même mis en demeure de le faire, en lui disant de ne pas tenir compte du séchage. Et encore, l’artisan devrait quand même refuser : c’est un chef d’entreprise responsable, pas un incapable (dans le sens juridique du terme) qui obéit aveuglément à un tiers (l’architecte n’a aucun contrat avec l’artisan).
      C’est le DTU 26.22 qui normalise ces temps de séchage.
      Cordialement,

      1. Bonjour
        Je vous remercie de votre réponse.
        Toutefois la chape était sèche en surface lorsque le menuisier à posé le parque les travaux de peintures de cette pièce ont été effectué après la pose de parquet des fissures au niveau des fenêtres sont apparue et au niveau des murs .Par la suite notre plafond du rdc communicant avec cette pièce du 1er étage s est retrouvé avec des taches brunâtres . Je doute que tout cet enchainement de désordres provienne de la pose du parquet.
        Trés bonne journée

  88. Bonjour Mr Espagno,
    Notre charpentier nous a demandé de payer une partie des matériaux directement au fournisseur pour que nous puissions faire des économies et qu’il ne marge pas.
    La garantie décennale de ce monsieur s’appliquera-t-elle ? J’ai lu que Oui car La garantie décennale s’applique à l’entreprise qui a réalisé les travaux et non au fournisseur des matériaux. L’artisan est responsable des matériaux mis en œuvre.
    Responsable d’accord mais qu’en est-il s’il a fait une erreur dans sa commande de matériaux par exemple des bac aciers trop courts en longueurs ?
    Cordialement

    1. Bonsoir, le principe est que l’entreprise est responsable de l’ouvrage pour la partie qui le concerne.
      C’est-à-dire :
      – défaut de mise en oeuvre : charpentier
      – défaut de matériau détectable lors de la pose (visible) : charpentier, car vous n’êtes pas un professionnel (comme le serait une entreprise générale qui sous-traiterait), l’entreprise a alors le devoir de vous signaler le défaut pour que vous fournissiez un matériau sans défaut,
      – défaut de matériau indétectable : votre responsabilité : vous devrez vous retourner comme le marchand de matériaux.
      En pratique, ne vous contentez pas d’un devis signé, c’est très DANGEREUX (notamment les petites clauses, en bleu, souvent au verso : l’entreprise déclare n’être responsable de rien, ni des délais, elle ne garantit pas ses prix ni les quantités, etc.). Rédigez les clauses d’un véritable CONTRAT, où, notamment, seront prévus les cas d’erreur de commande de matériaux, les délais (quelles pénalité ?), la défaillance de l’artisan, les paiements (pas d’avance !) etc. etc.
      C’est rare, un charpentier qui ne fournit pas ses bois, en général ils exigent au contraire de tout fournir pour contrôler la qualité. Peut-être est-il en grande difficulté financière et interdit bancaire ? Ou la marchand de matériaux veut un paiement cash avec lui. Vous pouvez faire affaire, mais 1) ne versez surtout pas d’acompte, et 2) vérifiez bien que l’attestation d’assurance est valable.
      Bon chantier,

      1. Bonsoir Mr Espano et merci pour votre réponse. Le Charpentier a fait la commande des bac aciers auprès de son fournisseur et nous a demandé de le payer directement. Ce qui fait que les factures sont à notre nom et non au nom du Charpentier . Est-ce que cela change quelque chose sur la responsabilité du charpentier car les bacs aciers posés sont trop courts en longueur et ont donc été rallongés avec des planches et du zinc.
        Cordialement

        1. Bonjour, qu’est-ce que c’est que ce charpentier qui n’est pas fichu de commander des bacs-acier à la bonne dimension ?! N’est-ce pas la raison de sa demande que vous preniez en charge la commande ? N’y a-t-il pas une entourloupe à ce niveau, avec le marchand de matériaux ? = erreur de commande quelque part, et le charpentier et le marchand s’entendent alors pour refaire la commande à votre nom et vous la faire endosser ?
          Soyez méfiant si vous voulez réussir votre construction, ne vous faites pas manipuler. Il y a quelques jours, je disais ici que le pire défaut pour un client, c’est la confiance.
          Cordialement,

          1. Donc si la facture est à notre nom c’est fichu pour nous ?
            Bien qu’on ne puisse pas imaginer une seule seconde qu’on est les compétences pour commander ce qu’il faut en bac aciers…
            Cordialement

          2. Non, ce n’est pas fichu. Demandez des comptes !
            – Avez-vous la preuve (un mél, par exemple) que le charpentier vous ait demandé de procéder vous-même à la commande des matériaux ?
            – Vous pouvez aussi aller voir le marchand de matériaux et lui dire que vous voulez récupérer la première commande du charpentier, celle où il avait fait une erreur, car vous ne voulez pas vous faire avoir et que vous lui demandez un dédommagement : vous verrez bien sa réaction. Le marchand de matériaux ne voudra pas d’histoire, il sera enclin à vous dire la vérité s’il croit que le charpentier vous l’a déjà avouée.
            – Dites au charpentier que vous refusez son bricolage, ou que vous exigez un dédommagement, et que s’il n’est pas d’accord, vous porterez plainte pour qu’un expert judiciaire établisse la vérité sur ce qui s’est passé.
            Cdlmt,

        2. Nous avons un mail dans lequel il nous demande de payer directement au fournisseur car cela va nous faire faire des économies puisqu’on paiera au prix artisan et non au prix particulier. Mais en aucun cas nous avons de mail nous demandant de faire la commande nous-même.
          Une expertise judiciaire est prévue pour le maçon donc je pense que l’expert mettra en cause le travail du charpentier en expertisant la totalité de la maison.

  89. Bonjour,
    Notre mâcon est entrain de réaliser les fondations pour une extension de 50 m2 environ. Je viens de voir que contrairement à ce qu’il avait indiqué sur le devis (treillis soudé D6MM), il a installé un treillis soudé de 4mm (apparemment un treillis que l’on installe plus pour les fissures)
    Est-ce grave ? que devons nous faire ?
    milles mercis pour vos conseils

    1. Bonjour, les armatures des fondations doivent être de sections assez importantes, car elles sont sujettes à plus d’humidité donc elles vont rouiller et ainsi voir leur section résistante diminuer. Même Ø 6 est à mon avis bien trop faible comme section.
      Ceci dit, ce n’est pas très grave, 90% de la résistance d’une fondation sera obtenue si la fondation est suffisamment profonde pour respecter l’étude de sol. C’est ça qui est important ! Donc vérifiez que la fondation repose bien dans le “bon sol” avec un ancrage de 20 à 30 cm, et vous aurez de bonnes fondations.
      Cordialement,

      1. Merci pour votre réactivité et réponse. Sans vouloir abuser, j’aurais une autre question
        Nous avons fait une ouverture de 3M sur une des façades mur porteur sur une maison de plain pied des années 70 (sans étude préalable ). La maison a un chainage haut périphérique poteaux d’angles béton armés moulé au moule métallique . Faut-il à votre avis consolider et renforcer cette ouverture avec un renfort ou n’est ce pas nécessaire. Le mâcon me dit que c’est pas nécessaire …
        bien à vous

        1. Houlà ! Le maçon est bien insouciant. Une ouverture de 3 m de large (et même de 2 m…) demande à ce qu’il y ait un linteau, évidemment. Ce n’est pas tombé parce qu’il y a un chaînage un peu plus haut, je veux bien le croire. Mais vous risquez qu’un jour ou l’autre, cela s’affaisse, se fissure et finisse par tomber.
          Quand j’ai des artisans qui me disent de telles sornettes, je les prends au mot : je leur demande de me signer un papier où ils s’engagent à garantir SUR LEURS BIENS PERSONNELS toute réparation qui serait nécessaire dans les 10 ans à venir. Aucun n’a signé, évidemment.
          Surtout qu’il faut savoir qu’un chaînage est coulé dans des briques ou des agglos de coffrage et que la section de béton armé n’y est que de 15 cm x 12 cm au maximum, ce qui très insuffisant pour tenir 3 m de long.
          Cordialement,

  90. Bonjour, Merci pour cet article.
    J’ai acheté un lot à un promoteur qui a rénové une ancienne usine. Une partie était déjà construite et a fait l’objet d’un changement de charpente et rénovation de plancher, en restant dans les mêmes proportions, et une autre partie du bâtiment a été construite (R+1) à la place d’un ancien parking.
    La construction est en zone E (sols argileux) et les fondations ne sont constituées que d’un radier étant a priori par endroit de 19cm. La commune est soumise à un PPR qui indique que les constructions futures incluant les extensions de plus de 20m2 en zone E doivent avoir des fondations à 0,80 m. C’est assez flou concernant les rénovations …
    Alors que la construction est sortie de terre il y a 3 ans, nous constatons depuis 1 an l’apparition de fissures et notamment des fissures en escalier à certains endroits. Les fissures sont uniquement en façade, pas au sol.
    Nous avons sollicité la DO qui a fait venir un expert. L’expert émet plusieurs hypothèses (dilatation des matériaux, mouvements de terrain) mais jugent qu’elles sont pour l’instant seulement inesthétiques et n’occasionnent pas de sinistre. La DO ne prend donc rien à sa charge.
    Nous réfléchissions à passer par un avocat pour la suite. La question que je me pose est : quelle est l’obligation du constructeur à devoir respecter le PPR (qui indique que les fondations doivent descendre à au moins 0,80 m de profondeur) dans le cadre d’une rénovation ?
    Le promoteur n’arrête pas de nous dire que comme c’est une rénovation, il n’a pas touché au radier et il est dans son droit. Ce qui me semble étrange …
    merci bcp pour votre aide

    1. Bonjour,
      – fissures en escalier : elles sont typiques des fissures qui indiquent une faiblesse de fondation et non pas de dilatation.
      En général (il faut voir chaque cas, bien sûr) :
      1 – Les fissures de dilatation horizontales ne sont pas graves, le béton armé des chaînages, linteaux, etc. se dilate et se contracte avec les changements de température (été – hiver), ce n’est pas esthétique, mais a priori ça restera toujours en l’état sans s’aggraver.
      2 – Les fissures verticales : défaut de chaînage, graves car souvent évolutives. Il faut reprendre la structure, réparer.
      3 – Les fissures obliques, en escalier : défaut de fondations. Une partie du mur s’affaisse dans le sol. Aïe ! Evolutif, jusqu’à l’écroulement (ça peut prendre 100 ans parfois). Réparation obligatoire.
      Ce qu’il faut analyser dans votre cas : vous indiquez que le sol, dallage épais existant depuis longtemps, a été gardé en l’état. Mais que les murs reposeraient donc dessus ?! Si ces murs sont seulement posés sur ce dallage, sans fondations pénétrant dans le sol, ils auraient déjà dû se tasser depuis longtemps ?
      – Avis de l’expert : un “expert” qui estime que des fissures en escalier ne sont que “esthétiques” me fait douter de sa bonne foi. Il défend sa compagnie contre l’évidence, me semble-t-il.
      – Position du promoteur sur sa responsabilité : en cas de sinistre, le promoteur est responsable par principe. A lui de démontrer que le sinistre était à la fois totalement imprévisible et totalement imparable. Ce qui sera impossible, car ce n’est pas le cas, évidemment.
      Mon avis, suivant votre description :
      – Gros problème de fondations. Il faut faire des reprises en sous-oeuvre pour créer des fondations. C’est complexe et cher, mais c’est indispensable. Le plus tôt sera le mieux, car l’intérieur va se dégrader de plus en plus, et donc le coût des réparations ne va pas cesser de monter.
      – Il vous faut un avis d’un expert INDEPENDANT, qui ne soit pas expert d’assurance. Un architecte, avec une expérience technique, par exemple expert auprès des Tribunaux (ce n’est pas obligatoire, il faut surtout qu’il soit techniquement compétent) me semble tout indiqué. De toute façon, vu l’importance du sinistre, un expert défendant la copropriété me semble indispensable. Celui-là vous éclairera vraiment sur la réalité du sinistre, sur les travaux à faire (intérieurs, extérieurs, sous-sol). Sa rémunération devra vous être remboursée au titre du sinistre.
      – Le promoteur est en cause, en tant que constructeur non réalisateur professionnel. Il est évidemment tenu d’apporter sa garantie à l’ouvrage vendu. Qu’il n’ait fait qu’une rénovation dans cet immeuble n’a rien à y voir ! Il vous raconte des sornettes. Il devait faire faire les travaux indispensables pour assurer la pérennité de l’ouvrage vendu, c’est tout.
      – l’irrespect du règlement d’urbanisme est évident (pas de fondations à -80 cm). Il doit être lui aussi invoqué.
      En pratique :
      a) rapport d’un architecte (qui sera VOTRE expert) avec probablement étude de sol pour déterminer les fondations,
      b) contestation de l’attentisme de l’assurance D-O, avec enclanchement d’une procédure judiciaire, si vous voulez que votre bien soit réparé un jour. A priori, quand l’assurance verra votre détermination, elle n’ira pas jusqu’au procès. A ce jeu-là, c’est le plus déterminé qui gagne et le moins sûr de lui qui perd… L’assurance le sait très bien. Elle “tente le coup”, si je puis dire, que vous laissiez tomber.
      c) Idem pour le promoteur, il doit être mise en cause judiciairement aussi, pour que votre dossier avance. Encore une fois, il ne devrait pas aller jusqu’au procès, si vous montrez que, justement, vous iriez s’il le fallait. C’est un peu la règle du jeu en la matière.
      Cordialement,

  91. Bonjour je vais travailler sur un chantiers du grand Pâtis où je vais manipuler la fibre de verre
    Ma question es ce c’est dangereux pour la santé et s’il y a des conséquences sur la poussière qu’on respire parce que j’ai lu que c’est cancérigène
    Pourriez-vous me conseiller
    Merci

    1. Bonjour,
      Oui la fibre de verre est dangereuse pour la santé. Je suis directeur d’une entreprise de désamiantage, et il faut savoir que la fibre de verre est de plus en plus mise en cause sur des cas d’infection pulmonaire, elle rejoint petit à petit les matériaux CMR (Pas encore bien sur puisqu’en vente libre), mais bien sur pour cela il faudra attendre nos dirigeant. Quand il n’y aura plus trop d’amiante ce sera la fibre de verre.
      Cordialement .

  92. Bonjour,
    Je viens de constater par hasard que mon constructeur n’a pas respecté les préconisations de l’étude de sol concernant les fondations.
    La fin de construction remonte à Nov 2011 … oui 9 ans! Ce qui veut dire que je suis dans ma dernière année de validité d’assurance DO.
    Je n’ai pas constaté de dommage sur ma construction, si ce n’est une fissure dans l’enduit au niveau d’un pignon, déjà déclarée et considérée comme simplement “cosmétique”.
    Par contre je viens de réaliser que l’étude de sol préconisait de creuser des micro pieux à partir de 1,20 m, encrés sur 30 cm dans le sol dur, soit une profondeur totale de 1,50 m.
    Or, le plan du constructeur (via CCMI) indique des pieux à 1,20 m seulement! J’ai retrouvé une photo où je constatait qu’il y avait bien les micro pieux creusés à 1,20 m.
    J’avais d’ailleurs payé un surcout de 2000€ pour ces fondations spéciales.
    Savez-vous me dire s’il existe un recours possible soit pour “réparer” (ce qui me parait compliqué…) soit pour avoir une sorte d’extension de garantie, soit une compensation financière?
    Je vous remercie par avance pour votre aide.

    1. Bonjour, que pouvez-vous faire ?
      – pas de dégradation = pas de sinistre ! Si la fissure sur le pignon n’a pas évolué, et s’il n’y en a pas d’autres (regardez bien partout, car on s’habitue à voir sa maison tous les jours et on ne remarque pas forcément les évolutions), rien à faire du coté de la décennale. Une fissure non-horizontale est inquiétante.
      – le dol = les fondations ne sont pas conformes à l’étude de sol, et donc à l’engagement du CMI. Vous pouvez l’attaquer, non pas sur un sinistre, mais sur une tricherie : il vous a fait payer 2000€ en plus pour des micro pieux de 1,50 m- il n’en avait d’ailleurs pas le droit, vous êtes au courant ? – et il n’a pas réalisé l’ouvrage qu’il vous avait vendu. Théoriquement, il est en faute pénale (avenant illégal, tricherie sur la réalisation). En pratique, sans sinistre dans les 10 ans, prenez l’avis d’un avocat pour être sûr de vos chances de succès.
      Cordialement,

      1. Bonjour;
        Je vais faire un vide sanitaire sur ma maison, et j’aimerai m’en servir comme “cave”.
        On m’a dit qu’il ne fallait pas dépasser 1,8m/h pour que ça reste vu comme un vide sanitaire;
        Cependant je vais mettre en sous face de plancher haut, du polystirene pour être bon thermiquement.
        Je voudrais savoir si les 1,8m sont compté du dessus des fondations à la sous face du polystirene ou bien à la sous face du plancher brute ?
        Aussi tant cas faire; est ce que je peux faire une dalle sur herrisson dans ce vide sanitaire .
        Merci

        1. Bonjour, la hauteur est mesurée depuis le sol (praticable par les occupants) jusqu’à la sous-face du plafond.
          A partir de 1,80 m de hauteur, c’est compté dans la surface de plancher aménageable, donc taxé. Mais ce n’est pas interdit, juste taxé.
          Vous pouvez faire une dalle en béton sur hérisson, bien sûr. La hauteur sera donc mesurée depuis la dalle jusqu’à la sous-face du polystyrène du plancher hourdis.
          Cordialement;

  93. Bonjour,
    Déjà merci pour ce site avec toutes les indications et conseils présents.
    Je me permet de vous demander conseil sur le béton. Existe t’il une norme ou règlementation pour une constructeur de maison pour particulier, pour prouver la rigidité du béton?
    Si je pose cette question c’est parce que j’ai choisi Villa Prisme qui ne m’a pas prévenu au moment ou ils ont coulés, je l’ai appris en me rendant sur place, puis parce qu’on m’a dit qu’il fallait 21 de sèche alors qu’il ont déjà coulé le vide sanitaire banché même pas 1 semaine après?
    Cordialement.

    1. Bonjour,
      – ce qu’on appelle “les règles de l’art” doivent être respectées par les CMI (comme tout le monde, mais c’est précisé dans la loi sur le ccmi). En général, on se base sur les DTU.
      – un CMI ne vous tiendra au courant de rien, c’est le principe de ce contrat : le client n’est pas un maître d’ouvrage, ce n’est plus qu’un consommateur, il est passif et il est censé attendre la réception.
      – le béton a sa dureté maximale en 21 jours. C’est important pour des ouvrages comme des poutres, un poteau, voire un plancher hourdis, mais pas pour les fondations (pour des raison techniques…). Et le temps que le soubassement soit monté, le plancher coulé, etc. c’est-à-dire le temps que les fondations soient vraiment chargées, les 21 jours seront atteints. Donc tout va bien sur ce plan là.
      – montrez vous vigilent, même si vous n’y connaissez rien ! : on travaille tous beaucoup mieux quand on sait que nos client vont détailler et juger notre travail, c’est un réflexe psychologique très humain.
      Cdlmt,

      1. Merci beaucoup pour ces informations.
        Je tenterai d’être relativement vigilent avec la suite des travaux.
        Cordialement.

  94. Bonjour,
    Petite question, j ai remarqué que la poutre précontrainte de ma porte de garage (5m de longeur sur 20 cm de largeur) est pleine de bulle d’air. Certaines bulles d’air font près de 2cm de profondeur.
    Je ne sais pas du coup si les aciers à l’intérieur sont tous recouvert d au moins 3 cm de béton.
    Pensez vous que ça peut-être problématique d avoir une telle poutre ou pensez vous qu’il n y a pas d’inquiétude à avoir concernant cette poutre et ces bulles d’air ?
    Cordialement,

    1. Bonjour, c’est très très curieux ! Si le linteau est une poutre précontrainte, cette poutre est forcément préfabriquée (on ne peut pas précontraindre du béton armé sur chantier). Or, pour une poutre faite en usine, le béton a été forcément très bien vibré – c’est indispensable pour une poutre, surtout précontrainte. Et donc, il NE PEUT PAS y avoir des bulles d’air (sauf toutes petites, et encore…).
      Je pense qu’il y a quelque chose de pas normal, pour le moins. Pouvez-vous m’envoyer des photos ? jfespagno@gmail.com
      Cdlmt,

      1. Bonjour mr espagno,
        Je vous ai envoyé un mail le 26 avril comme vous me l avez demandé concernant les bulles d airs dans ma poutre préfabriqué de 5m.
        Cependant je n ai toujours pas eu de retour de votre part. Est ce normal ?
        Cordialement,

        1. Bonsoir, je croyais l’avoir fait.
          J’ai bien vu les photos. C’est du très mauvais travail, je ne sais pas quelle usine de préfabrication a fait ça, mais ne pas vibrer correctement le béton et en plus, les jonctions de coffrages avec de grosses balèvres, on dirait un exemple de ce qu’il ne faut pas faire à l’intention des apprentis maçons ! Je ne croyais pas que c’était possible.
          Cdlmt,

          1. Bonjour,
            Du coup il y a t il des risques concernant cette poutre ?
            Que dois je faire ?

          2. Oui, bien sûr. Vous ne devez pas la laisser comme ça. Il faut faire un véritable linteau.
            A voir comment suivant les cas. Souvent, il est plus simple de le faire en acier (IPN ou HEA).
            Demandez son avis au maçon.
            Cdlmt,

          3. Bonjour, je vous remercie de votre retour, mais concrètements quels sont les risques ou les conséquences de laisser cette poutre telle quelle ?
            Cordialement,

  95. j’avance difficilement dans mon dossier de multiples malfaçons dans les menuiseries extérieures.
    l’entreprise est venue 2 fois, refusant de reconnaître les malfaçons.
    J’ai donc fait une déclaration de sinistre à l’assurance de l’entreprise et je demande la Garantie Décennale.
    l’assurance refuse d’enregistrer la déclaration et ma demande se transforme en “mise en cause amiable” alors que dans mon courrier à l’assurance je ne fais pas de “mise en cause amiable” !
    l’assurance sans doute s’est mise en contact avec la Société suite à ma déclaration de sinistre – et l’entreprise bouge puisqu’elle me propose de reprendre les travaux MAIS “sans aucune reconnaissance des responsabilités”.
    cette solution amiable proposée de l’entreprise n’est pas un cadeau – c’est le devis avec 18 mois de retard en m’ôtant les garanties liés au devis la Garantie Décennale….
    Est-ce que l’assurance a le droit de ne pas enregistrer le sinistre ?
    MERCI

    1. Bonjour, vous posez une bonne question :
      – l’assurance n’a pas le droit de ne pas enregistrer le sinistre, en tant que teL. Elle doit l’enregistrer, et par la suite, vous expliquer sa position, par exemple pourquoi elle considèrerait que ce ne serait pas un sinistre. Il faut évidemment que cette réponse soit étayée par des faits précis et des textes juridiques précis, ce n’est pas un simple “avis”, ce doit être juridiquement prouvé. Bien sûr, vous avez le droit de contester la position de l’assurance.
      – l’entreprise n’a pas le droit de convenir d’un accord où elle ferait disparaître ses garanties légales (Parfait Achèvement, Bon Fonctionnement, Décennale). Ces garanties sont de droit, donc inaliénables (on NE PEUT PAS enlever la Garantie décennale).
      Pour l’assurance comme pour l’entreprise, je vous conseille de vous positionner nettement sur le plan juridique, avec des réponses (toujours en lettre r.a.r.) de la teneur :
      Assurance : “M. le Directeur, je vous ai adressé une déclaration de sinistre en date du …….. par lettre recommandé avec a.r. A ce jour, vous m’informez que vous n’avez pas ouvert de dossier de sinistre correspondant. La présente lettre est une Mise en Demeure de m’apporter dans les 15 jours une réponse juridiquement étayée, soit en ouvrant un dossier de sinistre, soit en justifiant votre refus, de façon à ce que je prenne l’avis de Me………., avocat, qui est mon conseil juridique.”
      Entreprise : “M. le Directeur, vous me proposez une convention pour annuler vos garanties légales sur vos travaux, et notamment la garantie décennale. Un tel accord serait illégal, la garantie décennale étant inaliénable. Je vous mets en demeure de faire, dans les 15 jours, le nécessaire pour que les malfaçons de vos ouvrages soient reprises.”
      A mon avis, ça devrait les faire bouger, l’un comme l’autre ne voulant pas s’aventurer sur le plan du Droit :
      – Les assurances parce qu’une affaire qui traîne est une affaire toujours coûteuse pour les assureurs et ils préfèrent un mauvais accord tout de suite à un bon accord long et, de toute façon, coûteux en gestion.
      – Et les entreprises parce que le Droit, la Justice, les avocats et les juges, ce n’est pas leur terrain, ils y sont souvent mal à l’aise.
      Cdlmt,

  96. Bonsoir, normalement, les seuils sont faits comme les appuis de fenêtre, avec un débord et une goutte d’eau. Mais plus jeune (plus maintenant), je me contentais de seuils coulés sur place, comme celui que vous décrivez, avec quand même une arête arrondie au fer et un rejingot. Si c’est bien fait, ça ne génère pas de problème, puisque je n’en ai jamais eu. cdlmt

  97. Bonjour Mr Espano,
    Une question concernant le seuil de ma porte d’entrée. Par souci d’économie, le maçon n’a pas voulu acheter un seuil sur mesure pour ma porte. Il a donc fabriqué un seuil sur place en béton sans fer. Est-ce qu’il doit y a voir obligatoirement un débord de ce seuil vers l’extérieur ? Le mien est au ras du mur, sans goutte d’eau évidemment.
    merci à vous

  98. Bonjour, je dois poser un portail autoportant composé de deux plots béton reliés entre eux par une semelle semi enterrée, ainsi qu’un muret en parpaings de 80cm de haut, le tout sur un même plan en limite de propriété. Je dois donc faire une fondation excentrée pour le mur. Y a-t-il un ferraillage particulier à prévoir ? En outre, est-ce que la fondation du mur doit être désolidarisée de l’ensemble portail ? Merci

    1. Bonjour,
      – oui il y a risque de basculement de la fondation si elle n’est chargée qu’à un bord (le mur placé au bord mitoyen et non au milieu de la fondation) et donc les armatures verticales du mur doivent plonger près du coté mitoyen et faire une crosse complète dans la fondation, pour s’opposer au basculement. Comme sur le schéma (la fondation excentrée est à droite) : https://files.forumconstruire.com/images/5a/5a662c2a4d097-stor-5a662c2a3b096324015.jpg
      – non, les fondations, enterrées, ne subissent pas les dilatations qui s’appliquent aux maçonneries en surface. Mieux vaut qu’elles soient d’un seul tenant.
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        Merci beaucoup pour vos réponses. Faut-il utiliser une semelle plate de type S35 continue sous l’ensemble de l’ouvrage, y compris sous le portail ? Faut-il d’ailleurs prévoir une armature verticale dans le plot béton du portail (non demandé par le fabricant du portail initialement) et si oui, comment la relier à l’ensemble ? Et enfin, des armatures verticales intermédiaires sont nécessaires en cas de fondation excentrée, ou un raidisseur à chaque extrémité suffira ?
        Merci encore

        1. Une armature plate ne suffira probablement pas à supporter, par exemple, un camion plein qui roulera dessus, ça pourra casser la fondation. Il vaut mieux traiter la fondation comme une poutre enterrée, avec une section suffisante et une bonne armature, de section rectangulaire (verticale et non à plat) et des aciers assez gros (par exemple TØ12), de façon à être tranquille pour l’avenir. La plus-value sera très minime, puisque l’on parle de 3 ou 4 ml seulement, je présume.
          Les armatures verticales doivent évidemment se prolonger de façon continue dans les poteaux.
          Les armatures verticales de redressement ne sont nécessaires que là où il y a quelque chose sur la fondation : mur ou poteau. Pas là où il y a le portail lui-même, puisqu’il n’y aura pas de charge excentrée pouvant faire basculer la fondation.
          Cdlmt,

          1. S’agissant d’un portail autoportant, il n’y a pas à proprement parler de poteaux. Il y aura un plot principal de L120 x l50cm (coulé à une profondeur de 80cm) surmonté d’un pilier en acier dont les tiges filetées sont installées au moment du coulage. Ce plot sera relié à un autre plot de section plus petite (30x40cm) par la semelle semi enterrée. La largeur de passage est de 450cm.
            Il n’y aura pas non plus de poteau au niveau du muret, puisque le muret servira de séparation entre le portail et un portillon, étant lui aussi installé avec ses propres piliers en acier sur tiges filetées. D’où mon questionnement quant à l’utilisation ou non d’un ferraillage vertical entre la fondation et les plots béton.
            Merci pour vos conseils

          2. Alors, dans ce cas, le poids des piliers en acier devant être faible, il n’y a guère de risque de basculement.
            Il faudrait que je prenne connaissance de plans techniques pour vous donner un avis plus précis.
            Cdlmt,

          3. Je comprends c’est bien normal. A toutes fins utiles, combien coûte une telle prestation et que comprend-t-elle ?
            Cdt

          4. Bonjour, ma prestation comprend une réponse à un sujet donné, par exemple :“Que dois-je prévoir, techniquement, pour ce projet de portail ?”, avec analyse des plans, photos des lieux, devis obtenus, etc. Sur la base d’une rémunération à 120€/h (100€ ht). Elle se traduit soit pas un rapport par mél, soit une réunion zoom.
            Pour votre cas, difficile de dire combien de temps, en 1/2 h et 1 h ? Cdlmt,

  99. Bonjour Monsieur ,
    Les aciers d ‘attente verticaux ont été scellés dans le béton de la semelle à l ‘état sec au lieu d ‘être ancrés dans le feraillage de la semelle . La règle DTU est elle respectée et quels sont risques encourus ? Le maître d ‘oeuvre doit il me dédommager pour ce manquement ?
    Sincères Salutations

    1. Bonjour, non le DTU n’est pas du tout respecté. Les aciers des chaînages verticaux doivent être liés (avec crosse) dans les aciers de fondations, ce qui est totalement impossible à faire une fois le béton coulé.
      Le risque : les tensions des chaînages verticaux peuvent provoquer des fissures dans les murs, car la structure, l’ossature, n’est pas cohérente (comme un paquet-cadeau avec une ficelle coupée à des endroits : ça ne sert plus à rien).
      L’entreprise ne vous doit pas un dédommagement, mais des travaux bien faits. Si vous faisiez état de ce constat sans le réparer (par exemple en réclamant un dédommagement), VOUS NE SERIEZ PLUS COUVERT EN GARANTIE DECENNALE, du moins pour les sinistres dont cette malfaçon serait la cause.
      Un dédommagement est indiqué pour un défaut esthétique, ou une erreur de cotes, etc. pas pour une malfaçon technique sinistrante !
      Cordialement,

  100. Bonjour, nous faisons construire notre maison par un constructeur, le chantier a débuté il y a 15jours. La dalle 6cm ( sur vide sanitaire) a été coulée lundi et nous avons eu la surprise de voir que les murs ont commencé à être montés aujourd’hui mais surtout les palettes de parpaings ont été posées sur la dalle, soit 48h après qu’elle est été coulée. Quelles peuvent être les conséquences sur la solidité de la dalle ?

    1. Bonjour, commencer à bâtir les murs 2 jours après le coulage des chaînages n’est pas bien grave car le temps que le mur soit entièrement réalisé, le béton aura le temps de sécher un peu mieux. Par contre, poser les palettes d’agglos sur le hourdis encore assez frais, ce n’est pas très sérieux. Il fallait bien sûr qu’elles n’aient surtout pas été posées au milieu des portées des poutrelles, mais près des bords ou sur un mur de refend.
      Vous pourrez constater en début de semaine s’il y a eu dégradation du plancher (a-t-il fléchi ?), voire une ou des poutrelles cassées, par exemple en vérifiant depuis le vide sanitaire s’il est accessible. Si tout va bien, ce sera rassurant pour la suite.
      Cordialement,

  101. Bonjour, est-ce qu’il est possible de construire un auvent avec un poteau en béton sans qu’il soit posé sur une dalle ? Est-il possible de le poser directement sur le terrain ? Nous sommes en train de construire notre maison… Merci

      1. Merci beaucoup ! Nous sommes en train de finaliser le projet et je croyais hors normes construire un auvent en dur sans un plancher pour le poteau…

  102. Bonjour Mr Espano,
    Dans mon garage est-ce que le maçon aurait du faire les bandes de redressement et les tableaux de ma porte de garage ?
    J’ai posé ma porte de garage et le sol à cet endroit n’est pas droit. J’ai 1 cm de jour sous la porte de garage côté gauche.
    Pareil pour la porte de service aucune bande n’est faite et là j’ai plus d’1 cm de jour entre les parpaings et ma règle de maçon.
    Il m’a dit que dans un sous-sol ce n’est pas obligatoire. Comme c’est une dalle il ne peut pas garantir la planéité sous la porte de garage. Je pense qu’il se trompe et qu’à partir du moment où des fenêtres , portes de service et de garage doivent être installées c’est à lui à faire en sorte que tout soit droit.
    Cela fait très moche d’avoir une porte de garage ne pouvant pas se fermer correctement.
    Merci

    1. Bonjour,
      – oui, le maçon aurait dû faire des bandes de redressement encadrant les ouvertures (le “dressage” intérieur de la maçonnerie des ouvertures), les règles de l’art l’imposent. Les menuiseries doivent être déposées, le dressage doit être fait, avec un mortier riche en ciment pour qu’il tienne bien au mur – je prends souvent un gros marteau que j’ai dans mon coffre et je donne un coup pour voir “si ça tient”. Puis les menuiseries sont alors correctement reposées.
      – et oui, vous avez raison, le sol doit être droit. Où y a-t-il écrit qu’un sol de garage pourrait être de travers ?! Quand la maçon a loupé son dallage (de travers), il DOIT une chape de rattrapage, correctement faite, bien horizontale. Tout le monde peut faire des erreurs, les pros les rectifient et les branquignoles (pardon…) racontent n’importe quoi pour se trouver des excuses.
      Vous devez refuser l’ouvrage.
      Cordialement,

  103. Bonjour Mr Espagno, nous faisons construire en ccmi, les fondations sont restées ouvertes 3 mois, assainissement et élargissement des fouilles !# est ce vrai ?? Je sait pas ensuite coulage des semelles a été effectuer et j’ai pu voir que les feraillage verticales ont été disposé une fois les semelles coulées ?! Pas normal ?
    Aujourd’hui avec la pluie je m’aperçois que les semelles ne sont pas à niveau. Ne pouvant vérifier le chantier tt les jours( 50km) comment être sûr que le niveau sera fait et qu ils ne le font pas un surplus de beton sur certains parpaing pour rattraper le niveau ?! Merci
    Cdlt
    Cathy

    1. Bonjour,
      – Terrassement des fondations (ce qu’on appelle “les fouilles” – c’est amusant, tout a un nom dans le bâtiment 🙂 ) laissé ouvert pendant 3 mois =
      Comment se fait-il que le chantier ait été arrêté pendant 3 mois ? Surtout à son début. C’est dommage. Mais plus grave, il a forcément plu un jour ou l’autre pendant ce temps, et probablement plusieurs fois. Le fond des fouilles s’est rempli d’eau à plusieurs reprises, la terre a gonflé. Puis, une fois le béton des fondations coulé et le chantier se poursuivant, la terre dessous a séché (ou va sécher). L’assise des fondations ne sera plus la même, elle sera fragilisée, et la construction risque fort de s’enfoncer avec le temps. Et donc de provoquer des fissures un peu partout… Il aurait fallu recreuser 30 ou 40 cm plus profond juste avant de couler le béton, en veillant bien qu’il ne risque pas de pleuvoir avant coulage.
      – Les armatures verticales ne sont pas liées aux armatures de la fondations (elles sont “platées” après coup dans le béton tout frais) = malfaçon assez fréquente, vous risquez là aussi des fissures car ces armatures travaillent à l’arrachement et non pas à la compression (ce ne sont pas des poteaux, en fait, mais des tirants).
      – Semelles pas de niveau = montre un maçon négligeant (on s’en doutait…) mais ce n’est pas bien grave, surtout à coté des 3 mois de fouilles ouvertes. L’arase du soubassement sera plus simplement plus grosse que prévu.
      Pour ces malfaçons (terre gonflée par la pluie et armatures non attachées), il n’y a plus rien à faire… Mais ça doit vous alerter sur la suite du chantier. Le CMI a dû chercher (et trouvé, hélas) le maçon le moins cher qu’il puisse trouver, sans être regardant sur la qualité des travaux, pour augmenter sa marge au détriment de la qualité de votre maison. C’est la règle dans un CMI : les clients doivent le savoir et s’y attendre. Je le dénonce à longueur de pages ici.
      Comment être sûr pour la suite ? Eh bien, c’est POUR CA qu’on a inventé le métier d’architecte : pour s’occuper de tout et veillez aux intérêts du client, y compris et surtout techniques. Pourquoi l’architecte sera-t-il plus fiable qu’un CMI ? Parce que le CMI a intérêt à vous vendre de la mauvaise qualité car elle lui coûte moins cher, donc elle l’enrichit. Alors que l’architecte ne vous vend pas les travaux : il n’a donc AUCUN INTERET à de la mauvaise qualité. Et je rappelle qu’un architecte est 2 FOIS MOINS CHER qu’un CMI (le CMI : environ 30% de marge, l’ARCHITECTE : à peine la moitié, ce qui compense l’économie que fait le CMI sur les mauvais artisans).
      Maintenant, pour vous c’est trop tard, aucun architecte ne voudra s’occuper de travaux qui sont déjà confiés à de mauvais artisans, j’en suis désolé. Essayez de voir s’il n’y a pas quelqu’un qui s’y connait en bâtiment et qui pourrait passer de temps en temps, ne serait-ce que pour montrer au CMI qu’il ne peut pas faire n’importe quoi.
      Cordialement,

      1. Merci pour votre retour,
        Ouvertes 3 mois car 3 changement de CDT le premier n’arrivait pas à coordonner les travaux de toutes “ses maisons”, le deuxième abandon de poste..
        Et là le 3eme on verra…
        quand j’ai rencontrer l’artisan des fouilles il m’a dit qu’il avait du creuser plus profond et les elargir… maintenant est ce vrai ?!
        Mais ça a été dit.
        Pour le feraillage vertical je ne peut plus rien faire et je n’aurai rien pu faire d’ailleurs…
        Je vais voir cette semaine ce qui se passe ?! Bref quelle galère
        Merci

        1. Eh oui, faire faire des travaux sans quelqu’un de confiance et professionnel (architecte, c’est notre métier) pour veiller régulièrement à ce que tout se passe bien est une belle galère… En plus de la qualité des travaux, nous faisons économiser au moins notre rémunération grâce à notre maîtrise des prix réels. D’autant plus que le ccmi est un contrat TRES DANGEREUX, je l’ai expliqué mille fois ici.
          Peut-être ferons-nous un jour comprendre cela aux gens (je ne dis pas ça spécialement pour vous, c’est un constat général, très général).
          Cordialement,

  104. Bonjour,
    Nous faisons construire notre maison individuelle par un constructeur avec un contrat CCMI.
    Un vide sanitaire d’un mètre est prévu pour la maison.
    La maison doit être construite avec un coté collé sur la limite de propriétaire. Sur ce coté, une autre maison sera construite par notre future voisin. Les deux maisons seront accolées comme jumelles. D’ailleurs, la mairie a demandé qu’un seule Permis de construction pour les deux maisons.
    Les murs de soubassement viennent d’être construits. J’ai vérifié, le mur coté sur la limite de propriétaire n’est pas en parelle avec la ligne de limite, le début du mur est à 2 cm de la limite propriétaire, la fin du mur est à 5 cm de la limite propriétaire. Autrement dit, le mur avec la ligne de limite propriétaire se forment un trapèze.
    J’ai signaler le problème au conducteur de travaux, il m’a dit que ce défaut sera rattrapé lors qu’ils feront le plancher du RDC.
    Cette explication ne m’assure pas vraiment. En plus, le plancher du RDC est borné par les murs de soubassement de 4 cotés.
    Ma question est que je dois faire ? demander de défaire/refaire les murs de soubassement, ajouter une couche d’épaisseur de 3 CM sur ces murs ….
    Merci beaucoup de votre aide.
    Cordialement
    Famille TU

    1. Bonsoir, a priori vous n’avez rien à faire, il me semble. Il y aura un petit vide inégal de quelques cm entre les 2 maisons, car il ne faut pas que l’humidité ni des “bestioles” s’y installent. Ce vide devra être fermé, en haut comme sur la tranche, par exemple par un solin zinc en haut et un profilé alu vertical. Ce sera à votre voisin de le faire, puisque ce vide sera chez lui et que l’erreur vient de son coté.
      Quant à vous, vous construisez votre mur bien au bord de la limite de propriété, bien droit.
      Par contre, ce que je trouve ahurissant, c’est la demande de la Mairie de déposer une seule demande de Permis de Construire sur 2 terrains différents, appartenant à 2 propriétaires différents. Evidemment, jamais un tel permis ne sera délivré, et si par extraordinaire le Maire le donnait quand même, le permis sera retiré par le Préfet pendant les 3 mois du délai du contrôle de légalité.
      Cordialement,

      1. Bonjour Monsieur Espagno,
        Merci beaucoup de votre réponse. Ce m’assure mais pas totalement.
        Supposons, le défaut non parallèle du mur soubassement coté limite propriétaire sera rattrapé par le mur à partir du RDC ( mur longueur de 7m50) et qu’il soit à bien au bord et droit. Il aura un partie de l’épaisseur (3 CM) du mur sera pas reposée sur le mur de soubassement ( coté mur de soubassement ou il y 5 CM distance avec la limite propriétaire). 3 CM de l’épaisseur du mur dans le vide ce n’est pas très rassurant. Pas facile d’expliquer sans un petit dessin, le Français c’est pas ma tasse de thé. Merci de votre compréhension.
        Pour le permis de construction, qui reçoit la réponse du contrôle de légalité du préfet? La marie ou le constructeur ( qui s’occupe le PC) ou nous? Comment nous pouvons vérifier cette réponse ?
        ( au départ, nous avons déposé la demande de PC uniquement pour notre maison, la Mairie a refusé en nous demandons de faire pour les deux maisons. La date de l’accord du PC par la mairie est en octobre 2019 )
        Décidément, le CCMI, plus qu’on le fouille plus on voit les ennuis.
        Merci beaucoup de votre aide.
        Très bon week-end à vous.
        Famille TU

        1. Bonjour, je continue à vous rassurer 🙂 , un débord de 3 cm sur une assise de 20 cm est tout à fait admissible, ne vous en inquiétez pas. Si vous voulez vérifier la solidité d’une maison, vérifiez en priorité les liaisons de armatures dans le béton armé (avant coulage, évidemment). C’est en général le point faible.
          Deux constructions différentes ne doivent pas se toucher, on laisse entre elles ce qu’on appelle un “joint de dilatation”, en général de 2 cm d’épaisseur. Là, il y aura un peu plus, c’est tout.
          Contrôle de légalité : quand le Maire délivre un permis, il transmet le dossier au Préfet (service de Légalité de la Préfecture). Le Préfet a 3 mois pour dire si le Maire a bien suivi la loi. Le Préfet ne refait pas l’instruction du permis, il ne fait que vérifier si tout est bien légal. C’est pour ça qu’on recommande d’attendre 3 mois pour commencer les travaux, car le permis peut être annulé par le Préfet (en pratique, il demande au Maire de retirer le permis). Si les travaux sont en cours, c’est plus qu’ennuyeux… Il faut les démolir.
          Le permis pour les 2 maisons mitoyennes ne peut être délivré que si c’est le même propriétaire pour les 2 maisons, si ce n’est qu’un seul terrain. Il est IMPOSSIBLE de mélanger 2 propriétés dans un seul permis.
          Bon w-e aussi, cdlmt

          1. Bonjour Monsieur Espagno,
            Merci beaucoup de vos réponses. Vos avis bien avisés oh combien précieuse pour nous les néophytes en la matière. Vos avis nous ont littéralement aidé à éviter des situations plus que compromises. Je vous en remercie beaucoup, vraiment.
            Pour le PC délivré pour deux maisons , je crois maintenant ce qui pourraient se passé. Le CMI a déposé deux demandes de PC deux maisons en contigües, presque identiques des deux propriétaires dont les noms assez exotiques ( Moi Vietnamien, l’autre Malgache). Peut-être par confusion ou autre raison, la mairie a demandé le CMI des les regrouper en une seule demande.
            Le PC est accordé à mon nom pour deux maisons, ainsi le préfet n’est pas opposé à ce PC.
            Si j’ai bien compris, maintenant, il faut arrêter le chantier ( la dalle de RDC n’est pas encore posée). Annuler le PC et refaire un autre. Ca doit prendre facilement 6 mois. C’est le moindre cout je pense. Quelle risque je dois attendre?
            Pour l’écart des murs en soubassement, je suis tranquille maintenant.
            Monsieur Espagno, si ca vous ne gène pas, donner moi une adresse a la quelle je peux vous envoyer une carte de remerciement, ça je suis vraiment sincère.
            Merci encore et très bon week-end à vous.
            Famille TU.

          2. Bonjour, merci du message, je vous envoie un mél privé.
            Même s’il s’agissait de 2 propriétaires différents pour les terrains à l’origine, il est peut-être inutile de demander un nouveau permis, car de toute façon la responsabilité sera essentiellement celle de la Mairie qui a demandé ce permis groupé et du Préfet qui l’a estimé légal. Mais vous pouvez bien entendu déposer une demande de permis pour régulariser.
            Inutile non plus d’arrêter le chantier, vous avez obtenu un permis, les travaux ne sont pas illégaux tant que le permis n’est pas annulé. Et rien n’indique qu’il le sera un jour. Vous pouvez terminer tranquillement le chantier, puis éventuellement régulariser après, si la Mairie vous le conseillait à ce moment-là, par exemple à l’occasion du certificat de conformité.
            Cordialement,

  105. Bonjour Monsieur
    Dans une copropriété à un étage construite en 2006, deux appartements mitoyens de l’étage connaissent des désordres importants : des portes qui ne ferment plus, des fissures traversantes sur le carrelage avec un affaissement de presque un centimètre (!!!), les espaces sol/ plinthes importants. L’un de ces appartements est en vente à un prix intéressant. Mais est-ce pour moi raisonnable de l’acheter?

    1. Bonjour, je ne sais pas si c’est raisonnable de l’acheter, c’est un rapport qualité/prix. Ce que vous me décrivez semble montrer un grave problème de fondations de l’immeuble, même s’il faudrait en savoir plus pour se faire une opinion fondée (c’est le cas de le dire). Le coût peut en être énorme (ce sont les sinistres les plus chers à réparer). Si votre appartement est à moitié prix par rapport au marché, ça peut valoir le coup, sinon il vous faut un estimatif fiable des travaux à faire : reprise de structure et réfection complète intérieur pour savoir où vous mettez les pieds, d’autant plus qu’il n’est plus assuré, évidemment.
      Cordialement

  106. Bonjour Monsieur,
    Mes joints de carrelage “moussent” de salpêtre. Je suis sous garantie décennale et j’ai demandé à l’assureur de mon constructeur de constater. L’expert a classé mon dossier sans s’être déplacé m’indiquant que ce ne sont que des désordres purement esthétiques. J’ai demandé son avis à un professionnel qui m’affirme que le vide sanitaire n’est pas suffisamment aéré et que le salpêtre est nocif. De plus ma commune est en zone 3 pour le radon. Donc, la garantie décennale prend elle en charge (ou non comme me l’affirme l’expert) la pose de ventilations supplémentaires du vide sanitaire? En vous remerciant par avance de votre réponse,
    Cordialement,
    Nathalie G

    1. Bonsoir, en effet, le salpêtre peut être nocif à la longue. Et le radon l’est plus encore, je crois. Donc le sinistre entre bien dans la garantie décennale puisque la maison ne doit pas être habitée dans ces conditions, elle est impropre à sa destination. Ecrivez une lettre recommandée avec a.r. à l’assurance en invoquant la nuisance sur la santé des habitants : ça fait réagir toujours rapidement les assureurs, car en cas d’atteinte à la santé des gens, les dommages peuvent donner lieu à des dédommagements très lourds.
      Cordialement,

  107. Bonjour Mr Espagno,
    Nous faisons construire notre maison par un constructeur avec lequel nous avons signé un CCMI.
    L’ouverture de chantier a été faite le 19 mai 2020.
    Nous avons eu de nombreux soucis avec les maçons, a plusieurs reprises nous avons du leur faire casser et refaire ( 20 cm de beton sous appui de fenetre pour une maison en brique, seuil de porte PMR mal positionné, seuil de garage pas de niveau,…)
    Tout cela a entraîné du retard.
    Il est évident que nous n’aurons pas notre maison le 19 mai prochain sachant que la chappe liquide sera coulé la semaine du 26 avril.
    Comment cela se passe pour les pénalités de retard?
    Faut il au minimum 30 jours pour y avoir droit?
    Merci

    1. Bonjour,
      – une chape liquide doit sécher longtemps (en général, au moins 4 ou 5 semaines minimum), sinon le revêtement de sol (parquet, carrelage…) va avoir de gros problèmes plus tard, et il faudra tout casser pour tout refaire ! Soyez vigilent.
      – les pénalités de retard à retenir seront calculées au jour de la réception des travaux. Il n’y a pas de “franchise” à appliquer, vous comptez les jours dépassant le délai convenu et vous multipliez le chiffre par le montant des pénalités par jour (7 jours par semaine). C’est le Garant (garantie de livraison à prix et délai convenus) qui a le droit d’appliquer cette franchise de 30 jours. Ce qui montre d’ailleurs que le prix et le délai convenus ne sont pas garantis, en fait ! car il y a ces 2 franchises à votre charge : prix = + 5% du prix convenu à payer au garant, et délai = +30 jours non comptés.
      – Vous avez bien fait de ne pas signer d’avenant pour renoncer aux pénalités de retard. Il ne manquerait plus que ça ! Le CMI en prend bien à son aise, mais quand on prend des engagements, on doit les assumer. Que dirait-il si vous lui demandiez de signer un avenant pour réduire le prix convenu de – 10000€, sans raison ?
      Cordialement,

      1. Merci pour votre réponse.
        Les pénalités par jours correspondent au montant signé sur le CCMI diviser par 3000 c’est bien cela ?
        Du coup comment il fait procéder? On envoie une lettre recommandée le 19 mai pour signaler le dépassement du délai?

        1. Vous devez suivre ce qui est mentionné au CCMI (contrat). Le minimum légal est 1/3000 par jour de retard du prix convenu (ça ne fait pas beaucoup…). Vous comptez le nombre de jours depuis la levée des clauses suspensives jusqu’à la réception, multiplié par 1/3000 du prix, et vous retenez cette somme sur les derniers paiements que vous devez, tout simplement.
          Cordialement,

  108. Bonjour,
    L’arase étanche est-elle obligatoire et si oui quelle est sa hauteur minimale ?
    Autre question : dans quel DTU il est mentionné que les seuils de baie doivent être ferraillé ? Le maçon n’a mis aucune ferraille et l’on me dit que c’est à partir de 2 mètres.
    Enfin si l’arase doit être étanche qu’en est-il des seuils puisque qu’ils sont aussi au niveau du sol ?
    Merci Mr Espano

    1. Bonjour, je viens de répondre à cette question de l’arase étanche dans le message précédent 🙂 C’est un hasard. Je fais un copié-collé :
      Le plancher hourdis est étanche aux remontées, il fait office de barrière étanche, et les planelle en agglo sont ce qu’il fallait faire – le seul point faible dans un hourdis serait si les planelles étaient en brique, car elles sont spongieuses et elles laissent remonter l’humidité.
      L’arase étanche sous les murs du RC est souvent inutile, notamment avec un plancher hourdis. L’arase étanche a été imposée il y a 1 siècle environ (un peu plus, je crois), car la plupart des planchers étaient en bois. Il fallait donc les protéger, et une arase étanche devait être prévue sous le plancher. Par habitude, on a gardé cette arase étanche, mais on la place en général sur le plancher, bien qu’elle ne serve à rien la plupart du temps.
      Seuils et appuis : ils doivent être armés, c’est indispensable. Le béton non-armé se dilate et se contracte au fol des saisons. Sans armature, il va se disloquer, se fissurer, c’est inévitable. Par contre, il ne faut pas trop l’armer, pas trop mettre d’armatures, ni trop grosses. Par exemple 2 tor de 8 iraient très bien dans les cas courants. Vous devez donc faire casser les seuils et appuis non-armés et les faire refaire.
      Les seuils en béton sont étanches par nature.
      Cdlmt,

  109. Bonjour,
    Ma maison est couverte et les menuiseries pas encore posé. Ma maison est sur sous sol qui à une hauteur de 2m et est construite en agglo. Le chauffage prévu est de l’aérothermie chauffage au sol.
    On vient de s’apercevoir que le maçon n’a pas fait d’ARASE ETANCHE ni au dessus ni en dessous de la dalle de compression qui est coffré avec des planelles en agglo ! Ni même sur la première rangée d’agglo qui repose sur la fondation.
    Ainsi mes questions sont les suivantes:
    1) Au vu de l’absence d’arase étanche les remontées capilaires ne risque t’elle pas d’abimer notre laine de verre et notre placo (l’ensemble du mur intérieur)?
    2) Quelles solutions peut on réaliser pour éviter que les remontées capillaires n’abime l’isolation et les murs intérieurs?
    3) quelles solutions peut-on avoir pour prévenir ou éviter les remontées capillaires ?
    cordialement,

    1. Bonjour, ne vous inquiétez pas, d’après ce que vous décrivez, il n’y a pas de risque de remontée capillaire. Le plancher hourdis est étanche aux remontées, il fait office de barrière étanche, et les planelle en agglo sont ce qu’il fallait faire – le seul point faible dans un hourdis serait si les planelles étaient en brique, car elles sont spongieuses et elles laissent remonter l’humidité.
      L’arase étanche sous les murs du RC est souvent inutile, notamment avec un plancher hourdis. L’arase étanche a été imposée il y a 1 siècle environ (un peu plus, je crois), car la plupart des planchers étaient en bois. Il fallait donc les protéger, et une arase étanche devait être prévue sous le plancher. Par habitude, on a gardé cette arase étanche, mais on la place en général sur le plancher, bien qu’elle ne serve à rien la plupart du temps.
      Un détail : je ne vois pas à quoi correspond un chauffage par “aérothermie chauffage au sol”.
      Cordialement,

  110. Bonjour,
    J’ai un terrain en Afrique centrale, à 300 m de la mer. Je souhaite y construire un immeuble de 4 appartements duplex (2 face à la rue et 2 à l’arrière). Seulement pour des raisons financières, je me demande s’il est possible dans un premier temps de faire le soubassement total et de ne construire que les deux apparts de devant. L’architecte sollicité localement me dit qu’il faut absolument faire tout le gros oeuvre pour pouvoir couler le béton permettant de monter la partie à l’étage. Est-ce obligatoire de tout monter et couler en même temps ou existe-t-il une technique pour monter le 1er immeuble face à la rue et plus tard le second immeuble mitoyen à l’arrière, dos au 1er ?

    1. Bonjour, l’architecte a raison. S’il n’est pas impossible théoriquement de monter 2 étages de plus sur un immeuble, c’est très acrobatique et très complexe, donc très cher. En outre, il faudra probablement que l’immeuble en dessous soit vidé de ses occupants pendant les travaux.
      Par contre, il est très possible de diviser la construction verticalement : 2 appartements coté gauche (et l’un sur l’autre), puis 2 appartements coté droit (toujours l’un sur l’autre). Ca pose beaucoup moins de problèmes.
      Les fondations, quant à elles, seront toutes coulées en 1 seule fois (sinon ça pose là-aussi des problèmes techniques, très onéreux).
      Cordialement,

  111. Bonjour Mr Espagno,
    Nous faisons construire notre maison et nous avons signé un CCMI.
    Nous avons déclaré l’ouverture de chantier le 19 mai 2020, et depuis nous avons eu énormément de problèmes avec les maçons ( socle béton sous appui de fenêtre pour maison en brique, seuil de porte pmr mal positionné, seuil de garage pas de niveau,…)
    Du coup énormément de temps à casser et a refaire.
    A lheure d’aujourd’hui, la chappe liquide doit être coulée la semaine prochaine.
    Il est évident que la maison ne sera pas terminee pour le 19 mai prochain.
    Le conducteur des travaux a essayé de me faire signe un avenant pour une livraison au plus tard fin feuillet 2021 ce que j’ai refusé de signer.
    Par contre pour les pénalités de retard comment cela se passe-t-il?
    Faut-il au moins 30 jours pour les réclamer?
    Merci

  112. Bonjour
    J’habite depuis six mois une maison neuve. Lors de la remise des clés, nous n’avons pas contesté les points suivants par manque de vigilance.
    1. La marche pour entrer dans la maison mesure 25 cm, ce qui nous paraît beaucoup, pas constaté ailleurs et non écrit dans le contrat.
    2. La pompe à chaleur à l’extérieur est posé sur un socle béton mais le tout penche énormément. La encore pas vu ailleurs
    Il ne s’agit pas seulement d’esthétique car pour la marche d’entrée nous allons être obligé d’ajouter un aménagement
    Pensez-vous qu’il nous est encore possible de contester ?
    Cordialement

    1. Bonsoir, vous êtes dans le délai de l’année de parfait achèvement (1 an après réception, donc). Vous devez adresser une lettre recommandée avec a.r. au constructeur pour qu’il refasse le socle de la pompe à chaleur (s’il s’enfonce, c’est qu’il n’a pas d’assise, de fondation correcte).
      Par contre, la hauteur de marche est plus délicate, car elle était apparente à la réception. Mais ce n’est pas si simple non plus, un défaut apparent visuellement le jour de la réception peut se révéler être un défaut par la suite, à l’usage, par un néophyte. Le juge considère alors que le défaut n’était pas apparent par un néophyte lors de la réception, même si l’ouvrage était visible. Il y a des jugements en ce sens. Y a-t-il un élément nouveaux qui vous aurait fait prendre conscience de la hauteur anormale de la marche ? Par exemple, l’hébergement récent d’une personne âgée qui vous aurait fait prendre conscience du handicap de cette hauteur anormale ? En général, une hauteur de marche est de 17-18 cm. de toute façon, vous pouvez mentionner ce défaut dans votre demande de réfection.
      Cordialement

      1. Bonsoir et merci beaucoup pour votre réponse. C’est en regardant les maisons en construction autour de nous que nous avons pris conscience de ces défauts qui vont nous contraindre à payer plus pour corriger le tout. Cordialement

  113. Oui, malheureusement mon constructeur m’a dit à l’époque que cette étude G2 n’était pas forcément nécessaire. Mais c’est seulement aujourd’hui que j’étudie plus le sujet et que je me rends compte de sa réelle nécessité, un peu tard…
    En espérant que mes fondations ont quand même été mises en place sur un socle suffisamment dur et homogène. C’est ce que m’ont avancé le constructeur et le terrassier.
    Merci pour tous vos éclairages,
    Bien cordialement

  114. Bonjour
    Nous sommes en train de réaliser le terrassement de notre extension. Lors du décaissement du terrain, nous avons constaté qu’une partie des bâtiments voisins n’ont pas de fondations. La dalle existante doit faire environ 8cm et est posé sur un lit de terre mélangé à des bouteilles en verre et des boîtes conserves rouillés. Nous avons donc interrompu le terrassement, appelé notre architecte qui nous a conseillé de contacter le propriétaires voisins. Nous avons réussi à le contacter il y a 2jours mais pas de nouvelles.
    L’architecte nos a conseillé de l’informer par courrier recommandé, ce que nous sommes en train de rédiger.
    Est-ce qu’un constat par huissier est à faire aussi afin de nous dégager de toutes responsabilités en cas de problème?

    1. Bonjour, juridiquement, dans la mesure où la construction voisine n’empiète pas sur votre terrain, le voisin n’a rien à faire. Que sa construction soit faite n’importe comment, sans fondations, etc. ne regarde que lui. Vous devez vous adapter aux mitoyens existants quand vous faites des travaux.
      Je suis surpris que votre architecte vous ait demandé d’aller voir le voisin : pour lui demander quoi donc ? Vous n’êtes pas technicien du bâtiment, s’il y avait des données techniques à discuter, il aurait mieux valu qu’il y aille lui-même, en tant qu’architecte.
      La lettre recommandée ne sert à rien pour le moment. Qu’y dites-vous ? Que le bâtiment voisin n’a pas de fondation ? Le voisin va vous répondre : “En effet, et alors ? c’est mon affaire, pas la vôtre” (en substance, il répondra de façon plus policée, probablement 🙂 ).
      Le constat d’huissier ne sert à rien non plus, à part vous coûter de l’argent. Un constat d’huissier ne sert que si ce que l’on constate est susceptible d’évoluer, d’être modifier. Ici, les fondations ne vont pas se faire toutes seules pendant la nuit. Par exemple, quand vous ferez les travaux, il vous est recommandé de faire faire un constat d’huissier de l’état des murs et planchers mitoyens, y compris intérieurs, pour y constater les éventuelles fissures, pour que le voisin ne puisse pas prétendre que ce seraient vos travaux qui les auraient provoquées.
      La question est : Comment fait-on techniquement pour tenir compte d’ouvrages mitoyens bâtis de cette façon ? Ce n’est pas le problème du voisin, juridiquement c’est votre problème, donc c’est celui de votre architecte. Il est là aussi pour ça.
      Cordialement,

  115. Bonjour,
    Je fais construire une maison de plain pied par un constructeur. Dès le démarrage, ils se sont trompés dans l’implantation de la maison, la dimension en longueur de la maison n’a pas été respectée : résultat mauvais terrassement et par conséquent mauvais coulage des semelles, pas aux bons emplacements.
    Par rapport au défaut constaté , mon constructeur a finalement décidé de tout recouler au dessus des premières fondations. La majeur partie de la nouvelle fondation (au dessus) repose sur l’ancienne sauf en fond d’habitation ou une nouvelle fouille (tranchée en terre sur un niveau qui était plus haut au départ sur cette partie) a été réalisée pour se raccorder au niveau de la nouvelle. Ce sont les 50 cm qu’il me manquait dans l’implantation du bâtiment.
    J’ai observé une nouvelle chose qui me pose question (pas remarquée avant). A aucun moment il n’a été mis en place de béton de propreté en particulier pour la nouvelle tranchée en terre et les armatures métalliques n’ont pas été calées (relevées), elles reposaient à même le sol, sur l’ancien coulage (je suppose moins grave car peut désormais représenter un béton de propreté) et également sur la partie en terre. Je crois que là, après recherches, les DTU 21 et 13 n’ont pas été respectés concernant l’enrobage des armatures. Malheureusement, j’ai fait mes recherches après coulage, cette opération a déjà été réalisée.
    Mes questions sont les suivantes, il y a t-il un risque potentiel pour les armatures (posées sur ancien coulage et en terre), un danger à long terme et peut-on considérer qu’il y a une malfaçon?
    Le non respect du DTU constitue-t-il une faute du constructeur?
    Que faire et comment pour éventuellement obtenir réparation?
    Vous remerciant par avance de votre éclairage.

    1. Bonjour,
      le plus important pour vous est que les fondations (leur base) reposent assez profond, au niveau du “bon sol” détecté par l’étude de sol. C’est là 95% de la résistance des fondations.
      Le manque d’enrobage est dommage dans les fondations, mais pas très grave (alors que c’est très grave pour une poutre ou un poteau !), pour des raisons techniques un peu longues à expliquer ici. Quant au béton de propreté, s’il n’y a pas eu de pluie avant que le béton soit coulé, c’est vraiment un détail…
      Donc vérifiez si la profondeur marquée dans l’étude de sol a bien été respectée dans les terrassement : c’est de ça dont il faut vous soucier. Et avec un ancrage dans le bon sol (soit 30 cm plus profond).
      Cordialement,

      1. Bonjour, d’abord je vous remercie pour votre réponse rapide que je trouve plutôt rassurante.
        En fait, il s’agit d’une maison faite sur vide sanitaire dans une zac (avec aménageur ayant réalisé l’étude de sol).
        Le constructeur a réalisé une excavation de l’ordre de 80-90 cm à peu près, en vue d’un vide sanitaire de 75 cm. Le bon sol a été atteint bien avant car la formation au 3/4 du parcours du fond de fouille était déjà beaucoup plus dure et rocheuse.
        L’étude de sol indique : Les sujétions de terrassements sont :
        Les terrassements se dérouleront dans les terrains meubles (remblais, limons d’altération sablo graveleux).
        Dans ces conditions, ils pourront être réalisés à l’aide de moyens classiques.
        Et pour le choix des niveaux bas : les options suivantes restent ouvertes :
        – soit, la réalisation de planchers portés par les fondations (solution conseillée dans le cas d’un
        remblai-déblai important et de la présence de remblais ponctuels),
        – soit, celle de dallages sur terre-plein. Les modalités de mise en place seront alors étudiées en
        fonction des projets retenus, de la hauteur du remblai-déblai et des épaisseurs de remblais actuels
        rencontrées.
        Je note que des voisins n’ont pas forcément réalisés de vide sanitaire avec des fondations bien moins profondes que les nôtres.
        Quel est votre avis?
        Merci par avance
        Cordialement
        ManuelR

        1. Bonjour, si vous êtes parti sur un vide sanitaire (déblai de 80 à 90 cm de terres), la solution du dallage est exclue évidemment, car impossible puisque ce n’est pas un plancher porté. Tant mieux, car c’est le plancher bas le plus dangereux techniquement. Donc, il vous faut un plancher porté. A 95% (ou 99%), ce sont des hourdis béton, avec beaucoup de variantes dans le choix des entrevous. Sinon, il y a le plancher bois (plus délicat mais bien plus écologique) ou le plancher béton sur coffrage acier collaborant (intéressant).
          Pour les fondations, il n’y a qu’une question à se poser, ou plutôt une question double :
          a ) quelle est la profondeur du “bon sol” mentionnée dans l’étude de sol ? Quel chiffre ?
          b ) quelle est la profondeur de la base des fondations effectivement réalisées ? Quel chiffre ?
          Il faut que ça corresponde, sachant que la profondeur de la base des fondations réalisée doit être celle de la profondeur du bon sol + 30 cm. C’est donc un comparatif de 2 chiffres. Le reste n’est que détail au niveau du client.
          Quant aux voisins, n’y prenez pas trop attention pour le moment, un sol peut être bon à un endroit et mauvais 15 m plus loin (ça m’est arrivé d’en rencontrer de tels).
          Cordialement,

          1. Bonjour,
            l’étude de sol en question est une G1 faite sur la parcelle à aménager par l’aménageur. Je n’ai pas fait d’étude de sol de type G2 précisément sur mon lot donc pas de chiffre précis à mon niveau. Le chiffre de 80-90 cm d’excavation (antérieurement cité) ne comprenait pas la terre végétale de 25 cm à peu près enlevée au préalable.
            L’étude de sol précise: Le site étudié est répertorié, selon les données disponibles du MTES (www.georisques.gouv.fr) : en zone de sismicité faible (zone 2), depuis le 1er mai 2011, d’après le décret n°2010-1255 du 22 octobre 2010, en aléa a priori nul vis-à-vis du risque de retrait-gonflement des argiles. La commune de Beaucouzé (49070) n’est pas couverte par un Plan de Prévention des Risques d’Inondation. Par ailleurs, ni cavité souterraine (naturelle ou anthropique), ni mouvement de terrain ne sont recensés dans un rayon de 500 m autour du projet.
            La disposition géométrique des différents faciès géologiques est illustrée par les coupes des sondages présentées en annexe. Au droit de nos sondages, la succession lithologique s’établit comme suit :
            de la terre végétale et/ou des remblais limono-schisteux marron, de 0,3 m à 0,6 m d’épaisseur,
            des limons d’altération sablo-graveleux marron, beiges, orangés à gris, identifiés jusqu’à
            3,2/4,5 m à plus de 6 m de profondeur (profondeur d’arrêt de des sondages SP1 et SP2),
            des schistes altérés limoneux beiges à orangés, dans lesquels le sondage SP3 a été stoppé à 4,3 m
            de profondeur, au refus, et le sondage SP4 à 6 m de profondeur.
            Nous retiendrons principalement les éléments suivants pour les caractéristiques mécaniques :
            Limons d’altération sablo-graveleux 6 à 52 Em (MPa)/0,75 à 2,75 Pl* (MPa) Moyennes à bonnes
            Schistes altérés limoneux 36 et 40 Em (MPa) /2,85 et 3,5 Pl* (MPa) Bonnes à très bonnes
            5.3 CHOIX DES FONDATIONS
            Le projet prévoit à priori la construction de maisons d’habitation.
            Dans le contexte reconnu, un système de fondations superficielles établies au sein des limons d’altération sablo-graveleux pourra être retenu. L’encastrement des fondations sera relativement limité dans le faciès, et mobilisera une contrainte modérée voire surabondante au regard des charges de tels projets. Les éventuels remblais et tous les terrains remaniés seront systématiquement traversés, ce qui entrainera localement des approfondissements.
            Dans le cas d’un déblai important, les terrassements pourront se faire à l’abri d’un simple talutage. Par ailleurs, toute partie enterrée devra être dimensionnée en soutènement et drainée.
            Désolé pour la longueur, en espérant que ça soit plus clair.
            Bien cordialement

          2. Oui, c’est clair mais l’étude G1 ne sert pas à grand chose. En substance, elle vous dit : “Le sol n’est pas mal à partir de 30 à 60 cm de profondeur en général. Mais ce ne sont que des données générales qui ne vous garantissent en rien une profondeur de fondation.” Bref, ce ne sont donc que des généralités et rien ne vous garantit que votre “bon sol” est en fait beaucoup plus profond chez vous.
            Je n’ai jamais compris pourquoi on a inventé les G1 comme étude de sol obligatoire, et non pas les G2. Pour économiser 1000€ sur un budget de plusieurs centaines de milliers d’euros, on risque un sinistre gravissime (celui des fondations). Si j’étais assureur, je n’assurerais jamais qui ne fait pas d’étude G2.
            Cordialement,

  116. Bonjour notre construction va être livrée semaine prochaine et le delta ms a été posé bizarrement selon moi sur le vide sanitaire de 1 m70 comment faire pour savoir si il est bien posé ? De plus une erreur d’évacuation a été faite , la sortie des eaux usées a été placé trop haute , chose rectifié par le constructeur mais l’ancien trou a été reboucher à la mousse expansive , qu’en pensez vous ?

    1. Bonjour,
      – pour savoir si le film Delta a été bien posé, vous pouvez regarder les prescriptions du fabricant sur internet. Il y a souvent des petites vidéos très bien faites, car à destination des artisans : elles montrent simplement comment le produit doit être mis en oeuvre.
      – un trou dans une maçonnerie ne se rebouche pas à la mousse, en effet ! mais au mortier. C’est du bricolage d’amateur (et encore…). Il faut refaire cela.
      Cordialement,

      1. Merci pour votre réponse cela m’aide bien pour les réserves . Pour le delta nous avons posé réserve sur la pause car tout est en sécurité maintenant . Encore merci

  117. Bonjour Monsieur,
    Concernant nos infiltrations d’eau dans le sous-sol, dont vous avez pu voir un aperçu sur les photos que je vous ai fait parvenir. Le maçon nous dit qu’un sous-sol ne doit pas être étanche mais imperméable et que dans ce cas, il peut y avoir de l’eau dans le sous-sol. Quand je vous parle d’infiltrations il s’agit de flaques d’eau au sol s’étalant sur 8 mètres de long et 3 mètres de large. Notre expert réfute cet argument et pour lui il ne doit pas y avoir d’eau d’autant plus que nous avons l’intention d’aménager notre sous-sol pour nos chambres d’hôtes (cuisine, spa, etc…)
    Le maçon demande une contre expertise qui aura lieu le 27 avril avec une architecte (expert pour assurance maintenant) et nous dit :” vous verrez bien que l’architecte nous donnera raison : votre sous-sol sera sous l’eau dès les pluies et nous n’avons aucune obligation pour y remédier”. Nous sommes stupéfaits car nous avons fait construire un sous-sol de 120 m² avec 2m40 sous hourdis ce n’est pas pour avoir une piscine.
    Quelle est votre avis Monsieur ?
    Cordialement

    1. Bonjour, la question est juridique avant d’être technique : L’entreprise vous doit-elle un sous-sol aménageable, oui ou non ?
      Pour y répondre, il faut se baser sur les engagements pris, et essentiellement sur le contrat conclu, sur la commande des travaux.
      Le document que vous avez signé pour commander les travaux (devis ou contrat, plans, etc.) mentionne-t-il qu’il s’agit d’un sous-sol aménageable ?
      Si oui, il doit être parfaitement étanche.
      Si non, qu’est-il mentionne ? S’il est mentionné “vide sanitaire”, il n’est pas aménageable (un vide sanitaire n’a pas destination à être aménagé).
      Si le document est flou, imprécis, il faut l’étudier. Par exemple – même si aucune de ces raisons ne peut emporter la décision avec certitude :
      POUR un local aménageable :
      – la hauteur de 2,40 m si elle n’est pas imposée par des raisons techniques (terrain très en pente…),
      – une porte et/ou des fenêtres dans ce sous-sol,
      – un escalier intérieur pour y accéder,
      – la déclaration de cette surface en surface de plancher dans le permis de construire,
      CONTRE
      – rien de tout cela, rien qui n’indiquerait que ce serait aménageable.
      Tenez-moi au courant, si vous voulez. Cordialement,

      1. Dans notre sous-sol, nous avons une porte de garage et à l’autre extrémité nous avons une porte de service qui sera dans l’eau. Nous avons également un escalier d’intérieur qui sera lui aussi dans l’eau. Nous n’avons qu’un devis avec le maçon rien de plus comme contrat. Nous avions fait mon épouse et moi un plan d’aménagement du sous-sol mais cela n’a pas intéressé le maçon. La hauteur de 2.40 sous plafond n’est absolument pas une contrainte car le terrassier nous a fait une plateforme nous arions pu demander 3 m sous plafond sans problème.

        1. Ah ! Voilà qui change pas mal de choses :
          – si vous n’avez pas déposé et obtenu un PC modificatif, la construction n’est pas conforme au permis de construire obtenu, vous avez notamment une surface de plancher (h> 1,80 m) très agrandie, puisque la zone “garage” se saurait être la totalité du sous-sol (on n’a pas besoin d’un tel garage, du moins c’est ce que considèrent les Pouvoirs Publics). Je vous propose donc de déposer une demande de permis modificatif, surtout AVANT de réceptionner !
          – le portail de garage indique (disons à 90%) que la destination du sous-sol est en fait : garage. Donc étanche à l’humidité.
          Ne faites pas de faux-pas juridique, car le fait de ne pas avoir de contrat, seulement un devis, peut être dangereux en laissant la porte ouverte à toutes les interprétations. N’aviez-vous aucune crainte, compte tenu des sommes en jeu ?
          Cordialement,

          1. Nous voulions attendre la fin des travaux avant de faire le permis modificatif. Est-ce une erreur ? Devons-nous le faire maintenant ?

          2. Oui, c’est une erreur. Vous êtes déjà en faute en ayant réalisé des travaux sans permis (non conformes au permis initial), si vous les validiez en les réceptionnant, vous accentueriez votre faute et donc votre responsabilité.
            Donc je vous engage à déposer tout de suite une demande de permis modificatif, avant de réceptionner et avant de déposer l’attestation de conformité, bien évidemment.
            Cdlmt,

          3. Merci, je prépare le dossier cet après-midi et le dépose la semaine prochaine.
            L’architecte n’avait fait à l’époque qu’ un VS alors que notre demande était un sous-sol aménageable au vu de notre projet de chambre d’hôtes. Toutes nos demandes n’étaient jamais suivies d’effet puis il a décidé de ne plus collaborer avec nous. Nous avons donc eu une réunion de chantier avec le maçon et le terrassier. Le maçon et le charpentier nous ont dit pourquoi avec les surfaces que vous créées ne faites vous pas un sous-sol ? A cela nous avons répondu que c’était notre demande initiale mais que l’archi n’a pas voulu. Pour eux il n’y avait aucune contre indication à faire ce que nous voulions donc nous avons dit OK. Nous pensions faire le permis modificatif une fois toutes les modifs terminées car pas mal de choses ont changé au fil de la construction.
            Je régularise cela dans les plus brefs délais surtout si nous allons en justice ce qui est probable avec notre maçon à 99 %.
            Je retiens que 120 m² pour un garage c’est jugé bien trop important et que l’exigence d’étanchéité peut être réclamée.
            Merci Monsieur pour votre aide précieuse !

          4. Je n’ai pas compris le sens de votre question concernant ma crainte vu les sommes en jeu ?
            Si c’est pour le contrat ? Les maçons , en tout cas dans le Lot, font toujours comme ça. Ce n’est qu’un devis, en tout cas lorsqu’ils traient avec des particuliers. L’acceptation du devis vaut contrat non ? Nous sommes des non-sachant, nous faisons part aux maçons de notre souhait, leur réponse à toujours été “je peux faire tout ce que vous voulez!” ” Votre archi est un c.. connu pour faire n’importe quoi et ne pas être très pro…” on a pu effectivement, vu notre expérience avec cet archi, qu’acquiescer…”
            Grâce à vous on a une lumière qui nous éclaire car nous sommes bien seuls…
            Ce que je retiens pour notre situation actuelle c’est :
            – que la présence d’une porte de garage de 3 mètres, d’une porte de service, d’un escalier intérieur, une hauteur sous hourdis de 2.40 nous permet d’exiger l’étanchéité de notre sous-sol. Il faut savoir également qu’au bout de 2 mois une fissure dans les agglos et joints est présente dans notre sous-sol. L’expert nous dit que l’eau fait gonfler l’argile et fait fissurer les agglos, ça promet pour la solidité de la construction.
            Cordialement

          5. Bonjour, ma question avait été posée par réflexe, si je puis dire, car faire faire des travaux est toujours une opération coûteuse (plusieurs milliers, plusieurs dizaines de milliers, voire plusieurs centaines de milliers d’euros) et aventureuse, car rien n’existe quand vous vous engagez, quand vous commandez les travaux, et donc il y a toujours un risque (surtout avec un CCMI, on le voit beaucoup ici !). Et je suis toujours surpris que ce risque ne soit pas appréhendé par ceux qui se lancent dans l’aventure. D’où ma question. Ce n’est qu’un constat général, en rien un reproche, bien évidemment. Si j’avais un reproche à faire, ce serait aux architectes que je l’adresserais, pour ne pas expliquer plus largement à tout le monde ces risques, et pour ne pas nous organiser pour répondre à cette clientèle avec une façon de faire qui lui convienne parfaitement.
            En pratique, un devis ne peut pas valablement tenir le rôle de contrat, car c’est beaucoup trop dangereux pour le client, pour un tas de raisons, il y manque tous les éléments importants = définition et destination des travaux, plans complets, prévision des paiements sans acomptes, toutes clauses permettant de parer à l’imprévu, vérification et paiement des travaux, respect de la loi : sous-traitance, assurances et garanties (ça peut cacher des pièges), délais et pénalités de retard, modifications et avenant, etc. etc. (je n’ai fait qu’un survol très partiel). Par exemple, dans les contrats que j’établis pour mes clients, les devis ne sont pas contractuels, justement, car ils ne sont là que pour protéger les artisans, pas les clients. Je précise que, bien entendu, les prix globaux et forfaitaires sont parfaitement connus et convenus dans mes contrats, évidemment.
            Les éléments que je citais : portail de garage, escalier, hauteur, etc. sont des indices permettant d’étayer une demande de qualification du sous-sol en lieux aménageables, donc préservés de l’humidité. Je ne peux pas vous en garantir le succès à 100% mais a priori ça devrait être bon. Il faudrait que je connaisse mieux le dossier pour cela.
            Les argiles gonflantes sont très dangereuses, vos fondations respectent-elles l’étude de sol ?
            Mettez-vous en conformité avec le permis (permis modificatif, dans lequel évidemment vous déclarerez le sous-sol en partie en garage et en partie en surface aménageable, rangement, cellier,…
            Ne signez rien avec l’artisan et ne réceptionnez surtout pas avant d’y voir plus clair ! Evitez même de discuter par mél avec l’artisan pour le moment.
            Bien cordialement,

          6. Si j’ai bien compris, écrire dans le permis modificatif, que notre sous-sol de 120 m² est à usage exclusif de garage ne sera pas acceptable par l’administration bien que cela nous exonère de taxe ?
            Nous avons deux voitures, une future tondeuse auto-portée, est-ce que dédier 50 m² à la surface de stationnement est correct ?
            Nous avons également prévu un cellier dont la surface est environ de 12 m² cela peut-il être déduit ?
            Est-ce que cette régularisation de destination de notre sous-sol à l’égard de l’administration peut jouer en notre faveur pour prouver que notre sous-sol sera aménageable et exiger que ce soit étanche par les maçons ?
            Bien à vous
            Cordialement
            Vincent

          7. La seule surface déductible est celle dédiée aux stationnements, des garages automobiles et 2 roues (pas des tondeuses à gazon). Il me semble judicieux de ne pas “tirer sur la corde” et de mentionner par exemple une partie en garage de 60m² environ (car ça dépend de la configuration des lieux, vous estimerez ce qui convient bien), et le reste en pièces secondaires, cellier, rangement, etc. Ce sera plus crédible, car ça correspondra à la réalité.
            Le fait d’avoir un permis modificatif accepté jouera en votre faveur : en cours de travaux, vous êtes convenus avec le maçon de faire un sous-sol aménageable (donc étanche), vous avez demandé et obtenu un permis modificatif EN COURS DE TRAVAUX (d’où l’intérêt de na pas réceptionner) et vous demandez que les travaux soient conformes à cette destination convenue : c’est-à-dire étanches.
            Votre position juridique est 10 fois meilleure ainsi.
            Cordialement,

          8. Merci beaucoup pour votre éclairage et vos conseils. Nous étions conscients qu’il y avait des sommes importantes en jeu voilà pourquoi nous avions pris un archi en mission totale. Cela nous coûtait 10 % du coût de construction mais nous souhaitions acheter notre tranquillité ! Seulement cela a tourné au vinaigre et en toute franchise (des mails l’attestent) indépendamment de notre volonté.
            Il faut savoir, qu’à ce jour nous avons dépensé, pour les plans de l’existant et de notre projet à peu près 10 000 euros. Des plans sans charpente, sans murs porteurs, sans cotation des évacuations sanitaire etc… et qu’aujourd’hui Lundi de pâques, mon épouse refait une nouvelle fois les plans au crayon de bois !
            Comme vous dites même avec un archi on n’est jamais à l’abri d’une arnaque alors quand cela continue avec le maçon on rêve d’élever des chèvres dans le Larzac !
            Bien cordialement

          9. Je regrette toujours beaucoup (et même plus que ça) quand un architecte ne tient pas ses engagements. N’oubliez pas que vous pouvez toujours saisir le Conseil de l’Ordre des architectes (il y en a 1 par région), pour demander des comptes à votre architecte.
            Je complète ma réponse en précisant que la rémunération d’un architecte, inférieure en général à la moitié de celle d’un cmi, doit “normalement” générer des économies au final.
            Cordialement,

  118. Bonjour Monsieur,
    J’ai une petite suggestion à vous faire et cela en toute modestie. Je parcours souvent votre forum et dans 99% des cas, vous conseillez aux malheureuses victimes de malfaçons et non-façons de faire appel à un architecte pour les aider à solutionner leurs problèmes.
    Je pense qu’il serait utile de faire sur votre site une liste des archis qui acceptent d’apporter une aide à des MO en difficulté. Avoir un archi dès le départ n’est pas une certitude d’absence de risque, j’en suis la preuve et de nombreux témoignages le confirment. Ne pas en avoir ce n’est pas forcément un choix mais le résultat d’une mésentente ou autre…mais trouver un archi qui accepte de reprendre un dossier c’est clairement mission impossible.
    Bien cordialement

    1. Bonjour, en effet, la profession d’architecte est très disparate suivant chaque professionnel.
      Par définition, vous trouverez ici, sur ce site, une cinquantaine d’architectes qui sont intéressés par ce qu’on appelle “le marché des Particuliers” (c’est objectif de l’association Les Architectes d’Aujourd’hui).
      Par contre, tous les architectes sont réticents à intervenir sur une opération en cours, car ils risquent gros : tout le monde (juges, assureurs, etc.) s’entendent souvent pour rendre l’architecte responsable de tout et de n’importe quoi, parce qu’il est toujours très bien assuré et parce que… c’et tellement plus commode !
      Cela est bien dommage pour les architectes et aussi pour tous les gens que nous pourrions aider sans ça.
      Cordialement

  119. Bonjour,
    Nous avons été livré d un appartement en VEFA fin d année 2020. Appartement en duplex 6eme et 7eme étage.
    La pression parait très faible dans les douches et robinet de puisage notamment (plus de pression au 6eme qu au 7eme). Y a t il une norme svp? Et comment la pression doit elle être prise svp?
    Pour l Eau chaude sanitaire y a t il un minimum aussi ?
    Merci beaucoup par avance

    1. Bonjour, trouvé sur le site de l’ANIL :
      La hauteur piézométrique de l’eau destinée à la consommation humaine distribuée par les installations intérieures publiques ou privées, doit, en tout point de mise à disposition, être au moins égale à trois mètres, à l’heure de pointe de la consommation (décret du 3.1.89 : art. 26 et 33).
      L’exigence est assez peu contraignante, elle correspond à une pression de l’eau de 0,3 bars en tout point de mise à disposition, c’est à dire jusqu’au compteur général, alors que la pression au robinet est en moyenne 2 à 3 bars.

      En pratique, je vous conseille d’abord de vérifier auprès du Service à caractère public qui distribue l’eau dans votre Commune quelle est la pression qu’il est censé distribuer. Ne dites pas que vous avez vous-même un problème, car sinon vous risqueriez de ne jamais avoir le renseignement. Puis, quand vous l’avez, vous pourrez demander à la Mairie de rectifier ou au promoteur d’installer un surpresseur, ou une autre action suivant les réponses obtenues.
      cdlmt,

  120. Bonjour M. Espagno. Encore un soucis avec mon CCMI. Ce dernier me signale que c’est à moi de payer la consommation de l’eau et d’ouvrir un compteur électrique de chantier pour mettre en chauffe le planché chauffant. Je lui ai dit que ces frais étaient à sa charge. Et ce dernier m’a répondu que c’était à moi de payer et de mettre en place le compteur de chantier sinon il arrêtera le chantier. Cependant rien ne mentionne ces frais dans mon contrat. Je pense que l’ouverture de l’eau et les frais d’ouverture du compteur d’eau sont bien à ma charge mais la consommation d’eau plus la pose et la consommation d’un compteur de chantier ce n’est pas normal? De plus, dans la notice descriptive dans la colonne couts à la charge du maître d’ouvrage aucune mention n’est faite des ces frais. J’ai l’impression d’être pris pour un pigeon. Ces frais peuvent-ils m’être imputés? Quels sont mes recours?
    Encore merci du temps que vous prendrez à me lire.
    Cordialement,
    M

    1. Bonjour, c’est une question récurrente que plusieurs visiteurs ont déjà posée ici. La réponse est constante :
      NON, vous n’avez pas à payer les consommations d’eau et d’électricité.
      D’ailleurs, ça a été jugé plusieurs fois, la jurisprudence est sans ambiguïté.
      Et, à mon avis, que ce soit mentionné ou non sur le ccmi ne change rien : seuls les travaux qui resteront au final, ceux qui correspondent à ce qui constitue la maison, peuvent faire l’objet de “travaux réservés” (la faïence, la peinture, les gouttières…), avec une forme précise (mention, chiffrage détaillé précis, etc.). L’eau et l’électricité sont des MOYENS pour réaliser des travaux, ce ne sont pas des travaux eux-mêmes, ils ne peuvent donc pas faire l’objet de “travaux réservés”. C’est comme si le CMI vous demandait de venir décharger les agglos vous-même, ou de payer l’essence de ses camions, sinon il arrêterait le chantier ! Vous n’avez pas à vous immiscer dans le travail du CMI, c’est SA consommation d’eau et d’électricité, vous n’avez pas à y intervenir.
      Et oui, le CMI vous prend pour un pigeon, car IL LE SAIT TRES BIEN, c’est un professionnel, il n’est pas CMI par hasard, à moins que ce soit un débutant complet et qu’il ne se soit jamais intéressé à son métier, il a connaissance des conditions dans lesquelles il l’exerce.
      Mais, on ne sait jamais, si le client est assez “pigeon” pour accepter, ça fera toujours ça de pris en plus, sur son dos…
      Soyez ferme, et virulent dans votre réponse en lettre RAR : personne n’aime être pris pour un pigeon. (Je précise pour qui nous lit que “virulent” ne veut pas dire “agressif”, mais “très net, sans rien tolérer”. Mettre le poing sur la table, pas dans la figure de l’autre 🙂 )
      Cdlmt,

    2. Bonsoir Monsieur Espagnol,
      J’ai fait construire une maison ossature bois en 2013 par une société réputée dans ma région.
      Le problème c’est que j’ai eu des fissures à l’étage au niveau des angles des portes et fenêtres des chambres sur les murs placo.
      Elles ne sont pas apparuent tout de suite juste quelques années plus tard. Dès leurs apparitions j’ai tout de suite prévenu le maître des travaux qui par la suite a informé ses supérieurs. La société de construction n’a pas voulu rentrer en matière pour ce genre de fissures car ils m’ont dit que celles-ci étaient superficielles.
      Après ce discours j’ai décidé de monté un dossier auprès de ma protection juridique, et elle m’a aidé à obtenir gain de cause pour certaines de ces fissures notamment celles des chambres au niveau des angles des fenêtres par contre celles se situant sur les angles des portes, la société n’a rien voulu faire car pour elle ce n’est que superficielle.
      Depuis cette intervention certaines de mes fissures sont réapparues et les autres qui n’ont pas été traitées elles ont évoluées.
      Mes fissures sont verticales pour une d’entre elles mais les autres sont diagonales, elles sont longues de plus de 20cm et de quelques millimètres de large.
      Comment obtenir gain de cause auprès de mon constructeur afin qu’il reconnaisse qu’il y a des malfaçons et que les travaux n’ont pas été réalisés dans les règles de l’art.
      D’après les dires de cette société, cela arrive très régulièrement d’avoir ce genre de fissures inesthétiques et superficielles dans une maison neuve.
      Me concernant je n’en crois pas un mot.
      Vous remerciant par avance de votre retour.
      Cordialement.

      1. Bonjour, je réponds point par point :
        Bonsoir Monsieur Espagnol, = mon nom est “Espagno”, sans l (c’est un détail 🙂 )
        j’ai tout de suite prévenu le maître des travaux = non, juridiquement, vous n’avez à faire qu’à l’entreprise dans sa globalité (ici, un CMI ?), les lettres doivent donc toutes être adressées au Directeur,
        fissures superficielles = Non, des fissures récurrentes et qui ne sont manifestement pas des fissures de dilatation (car elles sont parfois en diagonal), relèvent bien de la garantie décennale, ne vous laissez pas endormir,
        j’ai obtenu gain de cause = c’est-à-dire que le constructeur a accepté de faire directement des travaux ? ou l’assurance décennale est-elle intervenue ?
        Comment obtenir réparation ? = il ne vous reste plus beaucoup de temps pour bénéficier de la garantie décennale, 2 ans (peu être moins) et c’est vite passé. Et c’est au jour près, le lendemain des 10 ans, c’est fini.
        A votre place voici ce que je ferais dès maintenant :
        1 – je ferai établir un rapport par un expert (Bureau d’études technique spécialisé en ossature bois, en faisant bien attention qu’il ne connaisse pas le constructeur), expliquant en détail le pourquoi du sinistre et le comment de la réparation.
        2 – je ferais une nouvelle déclaration de sinistre auprès du constructeur et de la dommage-ouvrage, en lettre RAR évidemment, car les fissures ont évolué,
        3 – à la moindre réticence, j’assignerais le constructeur ET l’assureur. Il est possible que l’assureur “joue la montre” en faisant traîner avant d’accorder sa garantie, puis au jour J des 10 ans après la réception, ce sera TERMINE, vous n’aurez plus aucun recours. Attention, le temps passe très vite dans ce genre d’affaire.
        Ce genre de sinsitre peut être très lourd à réparer, s’il fallait reprendre la structure, l’ordre de grandeur du coût peut être de 20, 30, 50 000 € ou plus…
        Tenez-moi au courant si vous voulez bien, cordialement.

  121. Bonjour, nous faisons construire notre maison sur un terrain en pente (12%) avec un sol en argiles gonflantes. Nous avons fait faire une étude de Sol G2 et une étude de structure. Les fondations en semelles filantes ont étés ouvertes mercredi, le ferraillage posé jeudi et le béton coulé ce matin vendredi.
    Lorsque nous sommes venu sur le chantier nous avons constaté 2 défauts:
    1. le ferraillage avait été surélevé par des barres d’acier plantées dans le sol sur lesquelles l’armature avait été ligaturée. Nous avons demandé à suspendre ces ferraillages avant de couler le béton , cela a été fait sur une partie mais pas en totalité car le délai était trop court pour tout reprendre avant l’arrivée de la pompe à béton.
    2. le ferraillage touchait les parois des fouilles sur certains bords essentiellement au niveaux des poteaux où tout le ferraillage était en contact contre les bords.
    3. aucun chainage vertical n’était visible, les maçons ont simplement plantés les ferrailles (tiges droites) dans le béton fraichement coulé en disant que cela se faisait comme ça et que c’était du solide. Le vide sanitaire sera monté comme ça par dessus.
    Nous avons souligné tous ces points au maçon qui nous a assuré que nous ne risquions rien, que tout était bien fait et bien solide, que l’essentiel était d’aller vite car il ne faut pas laisser les fonda ouvertes (ce que nous savions effectivement). Si nous avions stoppé le chantier le coulage du béton était repoussé de 2 semaines (avec risques de pluie sur sol en argile très forte).
    N’étant pas du métier nous avons laissé faire car nous nous sentions acculés par les évènements. Que risquons nous fasse à ces malfaçons, que devrions nous faire pour reprendre le chantier sans risque d’affaiblir encore les fondations?

    1. Bonjour, votre message met en évidence le besoin de qui fait construire d’être guidé par un professionnel indépendant, qui ne vend pas les travaux, c’est-à-dire un architecte. Avec un architecte, l’entreprise n’aurait pas agi ainsi (ni raconté des histoires) et les travaux auraient été repris correctement.
      Je réponds point par point :
      1 – armatures surélevées du sol : pour avoir un bon enrobage, il faut en effet surélever de 3 ou 4 cm les armatures du sol, du fond des tranchées, donc si c’est ce qui a été fait, c’est ok,
      2 – les armatures ne doivent pas toucher non plus les parois, elles doivent être enrobées d’au moins 2,5 cm et un peu plus (3 ou 4 cm) en fondations, milieu perpétuellement humide.
      3 – les attentes verticales pour lier les chaînages ne doivent pas être “plantées” ainsi dans le béton, puisqu’elles n’auront pas de crosse en pied (de coude) pour résister aux efforts d’arrachement. Elles glisseront dans la fondations lors des tensions, des arrachements. Ces chaînages verticaux ne sont pas des poteaux, ce sont des tirants qui résistent à l’inverse à des efforts d’arrachement. Tel qu’a fait le maçon, ça ne sert plus à rien, vous risquez des fissures, surtout dans un tel terrain. Le maçon le sait très bien, il vous raconte n’importe quoi pour n’avoir pas eu à se fatiguer à ligaturer les attentes verticales avant coulage du béton. Ce n’est pas parce qu’on a fait une bêtise toute sa vie que ce n’est plus une bêtise à chaque nouvelle fois.
      Enfin, le maçon vous raconte aussi des bêtises en disant que le temps de mettre correctement en place les aciers vous aurait fait perdre 2 semaines, c’aurait été 1 jour ou 2 (voire quelques heures). Si par malchance, il devait pleuvoir entre temps, il suffisait de recreuser 30 cm de plus pour retrouver le terrain sec et faire correctement le travail. Mais ce travail aurait été fait correctement la première fois, c’aurait été plus simple. Vous n’avez pas à en subir les conséquences, c’est-à-dire les risques de fissures.
      Si vous ne faites pas tout refaire, attention de ne pas en parler par lettre ou par mél, car si vous deviez avoir des fissures dans quelques années, l’assurance décennale pourrait s’en servir pour constater que vous avez “couvert” une malfaçon, ce qui vous ferait perdre sa garantie ! Un doute sur une malfaçon, ça se répare ou on n’en parle plus.
      Cdlmt,

      1. Merci de votre réponse , le fait de ne pas avoir vibré est aussi un défaut majeur ou pas?
        Je cherche une solution pour tenter de “rattraper” ces erreurs… Pensez-vous qu’il est possible de bancher au dessus des semelles filantes qui viennent d’être coulées, de re-ferrailler correctement le tout en l’arrimant au béton existant, et de recouler un béton de 30 cm (ou plus) d’épaisseur pour que les fonda soient plus pérennes? Serait-ce utile et/ou suffisant?
        Si l’on doit tout refaire, il faudra extraire le béton déjà coulé et nous risquons de dégrader fortement les fouilles existantes non? Le terrain étant en pente on ne pourra pas creuser plus profond que les fouilles existantes…
        Que pensez-vous de tout cela? Et de cette solution de rattrapage?

        1. Non, autant pour une poutre ou un chaînage, c’est TRES important de vibrer correctement le béton, autant pour des semelles filantes massives, vibrer le béton est un détail. Je ne le fait pas spécialement faire sur mes chantiers (pour des fondations en pieux, si bien sûr).
          Normalement, il faudrait piquer (faire un trou) le béton des fondations au niveau des aciers en attentes pour les chaînages verticaux, pour retrouver les aciers noyés dans le béton des fondations, y souder des armatures verticales (de nouvelle “attentes”) et reboucher le béton. Dans les angles des fondations, on peut le faire car c’est un endroit qui ne travaille uniquement qu’à la compression, alors qu’on ne pourrait pas le faire pour une poutre ou un poteau, par exemple (pardon d’être un peu technique).
          Mais je pense que vous n’obtiendrez jamais ça du maçon. L’idée de faire un soubassement en agglo à bancher et bien armé est bonne, ça améliorera bien la rigidité, la cohérence de la structure. Et surtout, s’il devait y avoir plus tard un soulèvement (d’1 mm ou 2, je vous rassure), il interviendrait sous le soubassement, là où il repose sur la fondation, donc aucun inconvénient esthétique. Bien entendu, tout en laissant les aciers en “attente” en place actuellement, vous faites placer de nouvelles attentes bien ancrées dans le soubassement en blocs à bancher, avec des crosses (des coudes) à leur base.
          Cordialement,

  122. Bonjour
    Nous avons de belles fissures sur les murs extérieur de notre appartement. Nous pensons qu’il n’y a pas de chaînage est ce possible? Et est ce grave?
    Merci de votre réponse
    Cordialement

    1. Bonsoir, s’il s’agit d’un appartement relativement récent (moins de 30 ou 40 ans), il y a eu très probablement un architecte + un BET + un Bureau de Contrôle. Dans c’est conditions, il est impensable qu’il n’y ait pas de chaînage. L’absence de chaînage est rarissime. Par contre, l’absence de liaison correcte des chaînages est plus fréquente et elle provoque à peu près les mêmes fissures… (un chaînage non relié ne sert à rien, ne retient rien).
      Comment sont ses fissures ? Horizontales ? Verticales ? Diagonales ? Où sont-elles situées ? angles des murs ? au milieu ? au niveau d’un plancher ? quelles largeurs ont-elles ? sont-elles évolutives ? etc.
      Cdlmt,

    2. Bonjour
      J’ai acheté sur plan et lors de la pose de ma cuisine, le cuisiniste m’a fait remarquer que la partie gauche du parquet était plus basse de 2cm et qu’il flottait ,, conséquence il y a un jour de 2cm au niveau des plinthes et mon îlot a du être calé artisanalement… la société qui a réalisé les travaux a osé me dire que c’était la faute du cuisiniste qui l’avait affaissé en serrant trop fort les pieds des meubles du bas … que puis je faire ? merci!

      1. Bonjour, pardon mais j’ai souris en lisant la réponse la réponse de celui qui a fait les travaux de votre logement. Il y a des gens qui ne doutent de rien et qui se permettent des réponses ahurissantes…
        Que voulez-vous faire, en fait ? Quelle est votre demande auprès des professionnels, cuisiniste et celui a fait le logement ? Reprise des travaux ? Dédommagement ? Suivant votre souhait, je pourrais mieux vous répondre.
        Cordialement,

  123. Bonjour et merci d’avance à l’intérêt que vous porterez à mes questions.
    Voici le problème :
    Dans mon village un bâtiment a été acheté pour de la rénovation afin de mettre ce logement en location, jusque là c’est plutôt positif , sauf que les propriétaires ne sont pas sur place , et personne pour suivre l’avancement des travaux , les travaux durent depuis environ 10 ans , déjà le maçon a dû refaire le hourdis d’une terrasse sur le toit des garages , construction rajoutait en parpaings , car tout s’est écroulé ( les propriétaires ont repayé, le maçon a pleuré que cela n’était pas de sa faute), d’ailleurs cela a été refait mais il y a toujours des poteaux fer qui soutiennent et n’ont jamais été enlevés depuis (je ne connais pas le nom exact de ce matériel je m’en excuse, cela fait environ 6ans que le maçon a fait la réparation) , pour continuer, il n’y a pas d’isolation par le toit terrasse , juste du goudron , à l’intérieur de la (maison) il y a du salpêtre, les menuiseries viennent juste d’être posées , un hourdis a été fait pour faire l’étage , malheureusement problème à un endroit, il est tombé, le maçon a coupé puis mis de la ferraille et coulé du béton hop on se prend pas la tête en plus ce n’est pas de sa faute , mais celle du charpentier , pour le maçon , c’est le poid de la charpente qui a fait que le plafond tombe à un endroit, les murs très humides ont été couverts de laine de verre puis placo, impossible d’isoler le plafond , toute façon, le hourdis a été fait trop bas , donc on réduit la hauteur avec le placo , le plaquiste a alerté à plusieurs reprises les propriétaires sur les malfaçons du chantier et les risques pour le futur , et lui ne veut pas être embêté en cas accident avec des futurs locataires, ce qui est normal, cependant les propriétaires très bien avec le maçon lui disent , ne vous inquiétez pas faites le placo , il n’y aura pas de problème, mais un doute reste , si en cas d’accident , comme un plafond qui tombe, qui sera inquiété ? Les propriétaires , le maçon , ou le plaquiste , qui lui recouvre les malfaçons parce qu’on lui dit de le faire , et ça s’est bien les propriétaires qui lui demandent de le faire , le plaquiste est indépendant à son compte et n’a rien à voir avec l’entreprise de maçonnerie. Je sais pas si j’ai été clair dans mes explications , je me perds un peu , j’ai moi même vu et franchement n’étant pourtant pas du métier , ça fait peur , je ne pourrai pas louer un logement comme celui-ci, je tiens à ma vie . Cordialement

    1. Bonsoir, le film d’horreur que vous me décrivez est consternant, en effet.
      Les petits poteaux en acier pour soutenir le plancher en cours de montage s’appellent des “étais”.
      Si une partie du bâtiment s’écroulait et blessait ou tuait quelqu’un, il y a aurait une enquête judiciaire, et le ou les coupables seraient jugés, en cours d’Assise s’il y avait mort d’homme. Quiconque peut être mis en cause, maçon, plaquiste, client, tiers…, car connaître un danger et ne pas prévenir est de la non-assistance à personne en danger.
      C’est le Maire qui est en charge de la sécurité dans sa Commune. Ne pensez-vous pas qu’il serait bien de lui adresser une lettre et/ou un mél ?
      Quant à ce client insouciant et farfelu, j’allais écrire “je-m’en-foutiste”, il est bien curieux…
      Cordialement,

      1. Bonsoir et merci beaucoup d’avoir pris le temps de me répondre, je suis tombé sur votre tout à fait par hasard, en recherchant des réponses des solutions, je ne suis pas les propriétaires, mais je cherchais qui prévenir justement, la réponse la mairie , mais bien sûr merci beaucoup, je n’y ai pas pensé avant, sincèrement je ne laisserai pas cela comme ça Soyez sûr, que je vais au moins prévenir , les danger qu’il peut y avoir dans le futur …. Cordialement

  124. Bonjour, nous avons construit notre maison en 2011 par un artisan qui a fait office de maître d’oeuvre. Tout c’est bien passé, sauf que nous avions constaté que les dalles étaient pas assez profondes par rapport à la pente de la toiture pour recevoir les pluies. L’artisan nous a convaincu que nous avions tord . Aujourd’hui, lorsqu’il y a de grosses pluies, l’eau déborde des dalles et salie nos murs (du vert apparaît sur les murs). Nous avons voulu nous rapprocher de notre assurance dommages ouvrages pour pouvoir les remplacer mais celle-ci n’existe plus et mon artisan à changer de métier. Que doit-on faire ?
    Merci de votre réponse

    1. Bonjour, en effet des assurances étrangères ont déposé leur bilan et n’existe plus. Vous deviez saisir directement l’assurance de l’artisan : celui a qui eu une mission de maîtrise d’oeuvre et celui qui a posé les gouttières, si ce n’est pas le même.
      Mais ce genre de sinistre n’est garanti que 2 ans (garantie de bon fonctionnement), sauf si vous pouviez démontrer que cela rend la maison inhabitable (pénétrations d’humidité à l’intérieur) ce qui relèverait de la garantie décennale. Attention, elle expire cette années !
      Cordialement,

  125. bonjour,mon maçon a couler la dalle 6 cm sur vide sanitaire une fois fini une trombe d’eau le ciment est marque trois mois après des fissures de cassure quel risque pour la suite y a t il des risques pour la suite de la construction

    1. Bonjour, oui le béton frais qui reçoit une forte averse est détérioré, il perd ses performances mécaniques (autrement dit, il n’est plus solide, on dit qu’il est “noyé”). Il ne faut pas l’accepter, il faut faire venir un expert pour qu’il dise ce qu’il convient de faire dans votre cas. Vous pouvez demander au fabricant du plancher de vous indiquer un nom.
      Cordialement,

  126. Bonjour, Nous avons aménagé il y a 3 mois dans un appartement livré dans une résidence neuve.
    Pour ajouter une climatisation avec bloc extérieur sur la terrasse nous nous sommes renseignés sur la conformité.
    A priori la conformité ne serait demandée que dans environ 2 ans, après livraison des 2 autres bâtiments en cours de construction du programme dans le cadre d un même et unique permis de construire.
    Y a t il la possibilité de solliciter une réception partielle même si on est en RT 2012 svp?

    1. Bonjour, vous pouvez toujours solliciter une autorisation de placer le compresseur de clim sur la terrasse. Ce sera à l’Assemblée des copropriétaires de décider. Pour cela vous devez vous adresser au syndic qui en saisira le Conseil syndical.
      Cdlmt,

      1. Merci de votre réponse.
        Le problème de l assemblée générale est que le promoteur est majoritaire car il détient toutes les voix des 2 bâtiments en construction.
        La question a déjà été posée et la réponse est oui après l obtention de la conformité.
        Comment obtenir la conformité dès maintenant, tant que les 2 autres bâtiments ne sont pas construits svp? Il devrait pouvoir y avoir une sorte de réception partiel non? La RT2012 est elle un obstacle ?
        Merci beaucoup

        1. Le problème n’est pas celui d’une réception, partielle ou globale, ça n’a rien à voir. La conformité est uniquement la conformité de l’ouvrage réalisé (réceptionné ou pas, qu’importe) avec le permis de construire obtenu, c’est tout.
          Et évidemment, le promoteur ne pourra pas obtenir la conformité alors qu’il manque 2 bâtiments ! Il aurait fallu qu’il dépose des demandes de permis de construire où les bâtiments auraient fait l’objet d’autorisations séparées, ce qui n’est pas le cas.
          Donc, il n’y a pas d’autre solution que d’attendre cette conformité. Consultez des juristes spécialisés si vous voulez, il y a peut-être des “astuces” mais je ne vois pas lesquelles.
          Cdlmt,

  127. Bonjour,
    Je fais construire une maison individuelle.
    Le terrassier est passé lundi pour commencé à creusé. Son collègue est passé jeudi pour creuser les fouilles. Malheureusement, il s’est mis à pleuvoir l’après-midi et le maçon a décidé de ne pas couler le béton le vendredi. Il devrait le couler Mardi. Entre jeudi (réalisation du fond des fouilles) et Mardi, il s’est écoulé 4 jours. Est-ce grave ? (pas de pluies pour l’instant).
    Merci de votre réponse.

    1. Bonjour, il ne faut pas couler du béton de fondation quand la terre a été détrempée par une pluie auparavant : la terre gonfle avec l’eau au fond de la tranchée. Une fois le béton coulé par dessus, la terre va sécher au fil du temps et dégonfler. On risque alors des fissures (murs, plancher…).
      La règle est de creuser les tranchées des fondations juste avant de couler le béton. L’idéal est de faire ça le même jour de beau temps : on ouvre le matin, on coule l’après-midi.
      Dans votre cas, la terre a été détrempée, donc il ne faut pas couler le béton ainsi. Quand j’ai été dans votre cas, j’ai demandé au maçon de creuser 30 cm de plus au fond de fouille juste avant de couler le béton (tout ça à ses frais, évidemment).
      Cordialement,

      1. Bonjour, merci de votre réponse. Il a, comment dire, “pluvioter”. Le lendemain matin, la terre et la craie était déjà sèche. 5 jours se sont écoulés avant de couler les semelles filantes.

  128. Bonjour,
    Le vide sanitaire sur mon terrain n est pas de la même hauteur que sur mon plan de permis. Il manque 20 cm d un côté le constructeur dit que l altimétrie n était pas la même que celle indiquée.
    Qu en pensez vous ?

    1. Bonjour, je pense que oui, en effet, l’altimétrie ne doit pas être la même que celle indiquée. C’est bien là le problème, le CMI n’a pas respecté le permis de construire.
      A vous de voir quelle suite vous donnez à cela. Par exemple, est-ce gênant ? Cela amène-t-il un risque technique (eau de pluie, etc.) ? Un défaut d’usage ? (marche trop haut pour sortir ?). Cdlmt

      1. Ça diminue la hauteur du vide sanitaire dont la moyenne passe de 60 à 50.
        Pour le reste je ne sais pas ce que ça pourrait engendrer et si ça ne vient pas de la différence d altimétrie à quoi cela peut etre du ?
        Merci