2° partie – les risques de malfaçons dans la construction

ESPAGNO_Jean-Francois

LES RISQUES QUAND ON FAIT CONSTRUIRE, QUELS SONT-ILS ET COMMENT S’EN PRÉMUNIR ?     2° partie

Faire construire (sa maison individuelle ou d’autres travaux…) est une très belle aventure que l’on aborde avec un grand plaisir, voire avec enthousiasme. On change de cadre de vie, on aura un environnement tel qu’on l’a choisi et même souvent, rêvé. Parfait.

Mais cette aventure comporte des écueils qui peuvent être graves et dont il faut se prémunir. Mieux vaut donc être averti pour que l’aventure soit belle et son aboutissement heureux.

Nous avons vu dans l’article précédent les risques liés aux engagements que l’on prend, c’est à dire savoir à qui l’on s’adresse. Voyons maintenant les risques de malfaçons dans la conception et la réalisation des travaux.

Bien entendu, votre Architecte d’Aujourd’hui sera là pour veiller à vous éviter tous ces risques.

Quels sont ces risques?

Ils sont essentiellement de 2 sortes :

  • Risques de non-conformité juridique, telle que le non-respect de règlements,
  • Risques de malfaçons dans la réalisation des travaux.

RISQUES DE NON-CONFORMITÉ JURIDIQUE DANS LA CONCEPTION DES TRAVAUX

Les diverses lois, arrêtés, règlements de tous ordres dans la construction, sont tellement nombreux qu’il parait illusoire d’entreprendre d’en dresser la liste exhaustive. Donnons-en seulement un aperçu :

Règles législative générales, telles qu’elles résultent des différents Codes qui nous régissent.

Et en premier lieu, le Code de l’Urbanisme et de la Construction.

La première information à obtenir est bien sûr celle des règles d’urbanisme contenue dans le PLU (Plan Local d’Urbanisme) ou équivalent. D’autres règles peuvent aussi s’imposer, telles que celles du PPR (Plan de Prévention des Risques). En pratique, il faut interroger la Mairie du lieu où l’on construit, pour bien faire le tour du problème car c’est elle qui délivre les autorisations d’urbanisme.

Vous devrez aussi respecter les nombreux règlements, tels que : règlementation thermique (RT2012, probablement bientôt modifiée), règlementation acoustique (attention, car souvent les travaux nécessaires sont délicats à concevoir correctement), normes d’hygiène (aération, matériaux, assainissement,…), normes de sécurité (garde-corps, incendie,…), normes sismiques (la jurisprudence montre qu’un juge peut ordonner la démolition d’une maison de respectant pas ces normes), l’accessibilité par les personnes handicapées (qui peuvent s’appliquer même à une maison individuelle) ; et aussi des règles locales, telles que la protection contre des insectes (termites,..), etc.

Règles législatives ponctuelles qui ne s’appliqueraient que sur votre terrain ou à votre opération. Il s’agit par exemple de servitudes dont vous devrez vérifier l’existence, ou de la limite exacte de votre propriété sur laquelle vous ne devez avoir aucun doute. Un réflexe de bon sens sera de bien lire, votre architecte et vous, votre acte de propriété pour déjà vérifier l’essentiel.

À ce propos, il est important de souligner qu’obtenir un Permis de Construire ne vous donne pas le droit dans tous les cas de réaliser la construction projetée. Avec un permis de construire, l’Administration (le Maire, en l’occurrence) vous indique qu’elle ne s’oppose pas à la construction car elle estime que le projet est conforme aux règles d’urbanisme en vigueur. Mais des contraintes de droit privé, telles que des servitudes existant sur votre terrain, peuvent empêcher cette construction. Un « permis de construire » doit être plutôt considéré comme étant seulement une « non-interdiction de construire » de la part du Maire

On voit qu’il y a donc toute une collection de règles et règlements qui doivent être connus et qui demandent que le professionnel à qui vous confierez votre opération de construction ait de solides bases juridiques.

                                  

RISQUES DE MALFAÇONS DANS LA RÉALISATION DES TRAVAUX

Conception de l’ouvrage

Les travaux nécessitent des plans techniques et une description détaillée des travaux.

Vous devez avoir en mains ces documents, pour savoir ce que vous achetez réellement.

Les plans techniques sont, a minima : étude de sol, plan de la structure, des planchers (y compris celui du soubassement), de la charpente, des menuiseries, et les plans de Coupes détaillées (une Coupe par type de profil de la construction : habitation, garage,…).

La description des travaux (CCTP : Cahier des Clauses Techniques Particulières) doit se faire par un document rédigé sur une quinzaine ou vingtaine de pages au moins pour une maison individuelle, par exemple. Ce CCTP doit être précis, mais autant que possible clairement lisible par un néophyte, on devra donc essayer d’éviter les mots trop techniques, le jargon professionnel. Votre Architecte d’Aujourd’hui vous l’expliquera en détail.

Le professionnel chargé de votre construction ne doit rien avoir à (vous) cacher, il doit vous remettre tout ce dossier, CCTP et tous les plans.

Il vous sera aussi très utile d’avoir en mains les devis des artisans, pour bien voir le détail de leurs engagements, pour savoir ce qu’ils comptent effectivement réaliser, et si vous le voulez, pour prendre l’avis de professionnels de la construction que vous pourriez connaître par ailleurs. Là aussi, il n’y a aucune raison de vous cacher les devis d’artisans ou de sous-traitants qui sont des éléments d’information importants (ce qui est prévu, à quel prix, etc.).

Réalisation de l’ouvrage

Voyons ces risques de façon chronologique, afin que vous puissiez suivre le déroulement de votre construction. Bien évidemment, chaque  construction étant particulière (ne serait-ce que parce que chaque terrain est différent), nous ne saurions être exhaustifs. Voici plutôt des recommandations d’architecte sur des points auxquels vous n’auriez pas forcément pensé.

IMPLANTATION

Une erreur est toujours possible – qui ne s’est jamais trompé dans sa vie ? Or une erreur d’implantation peut être catastrophique si elle entraîne la démolition de la construction, car un bâtiment ne se déplace pas. Mieux vaut donc vérifier deux fois plutôt qu’une !

TERRAIN EN PENTE

Attention lors des terrassements, à ne pas « ouvrir » trop largement le terrain, ce qui risque de le déstabiliser. Et les mouvements de terrain peuvent ne pas se produire tout de suite, mais plus tard si le terrain se gorge d’eau après une période sèche (par exemple, terrassement en fin d’été et affaissement au printemps pluvieux).

Les fondations doivent s’adapter aux terrains en pente. L’homogénéité des fondations est essentielle pour avoir un tassement uniforme de toute la construction, sinon des fissures apparaîtront. Votre Architecte d’Aujourd’hui et l’auteur de l’étude de sol pourront vous informer utilement dans ce cas.

LA VÉGÉTATION

Attention à la végétation proche, essentiellement les arbres. Ceux-ci peuvent modifier fortement l’hygrométrie du terrain, donc sa capacité à porter la maison. Et les racines en poussant peuvent faire des dégâts importants : si vous ne pouvez ni abattre les arbres ni déplacer l’implantation, il faudra enterrer une paroi verticale formant écran anti-racines.

TERRASSEMENT POUR LES FONDATIONS (FOUILLES)

Il faut suivre les préconisations de l’étude de sol (ce qui demande, bien évidemment, que vous en ayez un exemplaire…). Prévoir un « ancrage » des fondations dans la couche de « bon sol » en creusant d’une vingtaine ou une trentaine de centimètres plus bas que le niveau de ce bon sol.

Penser à vérifier en mesurant la profondeur lorsque les fondations sont creusées (donc avant le coulage du béton) – ce qui suppose que le maçon vous dise très précisément quand il fera ces terrassements : jour et heure.

Un risque important et assez fréquent est une pluie après l’ouverture des fouilles (terrassement pour les fondations) et avant coulage du béton. Le trou, ou la tranchée, va se gorger d’eau, la terre va se gonfler, et le béton sera coulé sur cette terre gonflée. Dans les mois qui suivront (voire après la réception des travaux), le terrain s’asséchant, le tout va « redescendre », provoquant de nombreuses fissures dans la construction. Il faut donc n’ouvrir les fondations (creuser) qu’en étant sûr qu’il ne pleuvra pas avant le coulage du béton ; et il faut avoir commandé le béton pour que le coulage suive immédiatement les terrassements, le jour même, pour qu’il n’y ait pas de risque de pluie à ce moment-là.

ARMATURE DES FONDATIONS

Il faut placer des armatures (barres d’acier) dans les fondations. En cas de fondation en « semelles filantes » (des tranchées sous les murs porteurs, à remplir de béton), les armatures sont commandées et achetées directement à des fournisseurs spécialisés. Les barres seront de gros diamètre pour être moins sensibles à la corrosion. Elles seront assemblées par 4 ou 6 barres, sous forme de « poutre ».

D’une façon générale, pour le béton armé, le plus important est la bonne mise en place des armatures (les barres d’acier).

Pour cela, on doit veiller essentiellement à 2 points importants :

  • Le bon enrobage des barres d’acier: celles-ci ne doivent pas effleurer un bord. Il y a des règles de calcul, mais vous pouvez déjà vérifier qu’il ne doit pas y avoir de barre d’acier à moins de 3 cm d’un bord pour les fondations, et de 2 cm pour du béton hors sol. Ces valeurs sont des minimales, il est fortement conseillé de les augmenter si vous voulez avoir une construction qui durera.

Le fond est aussi un bord, cet enrobage demande donc que les armatures soient surélevées du fond de la tranchée, grâce par exemple à des cales posées au fond. Attention au moment du coulage des aciers : les armatures doivent bien rester en place et ne pas être déplacées par la coulée de béton. Leur positionnement doit donc être solide.

  • La continuité des armatures. Les armatures empêchent le béton de se disloquer. Le béton est très résistant quand on appuie dessus, mais il l’est beaucoup moins quand on effectue une traction, quand on tire dessus : c’est pour cela que l’on place des armatures à l’intérieur.

Pour que ces armatures résistent aux efforts de traction, il faut qu’elles soient bien continues. Comme une chaîne qui n’aura de résistance que si elle n’a pas de point faible. Qu’importe qu’une chaîne ait de gros anneaux, si un seul venait à manquer : elle n’aurait alors aucune résistance.

Cette continuité s’obtient avec des armatures prévues de toute la longueur d’une tranchée, ou bien, s’il est impossible de l’obtenir (longueur trop importante, par exemple) en les croisant (encastrées l’une dans l’autre, en quelque sorte) et surtout avec des barres de liaison qui se prolongeront largement dans chacune des armatures jointives. On trouvera ces barres de liaisons à chaque angle, et pour fixer les armatures verticales qui viendront fixer la bâtisse aux fondations (voir l’article « Plancher hourdis ou dallage sur terre-plein » sur ce même site).

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787 questions sur “2° partie – les risques de malfaçons dans la construction

  1. Bonjour,
    Après expertise il s’avère que le constructeur de ma piscine a “oublié “ de renforcer les murs de soutènement qui se sont avérés nécessaires à cause de l’implantation de la piscine. Il a oublié les tors.
    Mais au regard des photos de la construction de la piscine , aucun ferraillage n’apparaît . Qu’ils soient verticaux ou horizontaux, ils sont simplement absents.
    Donc il semblerait que la piscine n’est donc pas en béton armé . Pour précision elle a été faite avec des blocs à bancher emplis de béton.
    La piscine risque t-elle de s’effondrer ? Va-t-il falloir tout casser et la reconstruire?
    Le constructeur n’a pas fait d’étude de sol et le terrain est plat mais en haut d’une pente. J’ai peur que si le mur de soutènement lache , la piscine qui est construite parallèlement à ce mur , avec une bande de terre de 3 m les séparant, ne lache aussi.
    Merci d’avance pour vos réponses .
    Bonne journée
    Madeleine

    1. Bonjour, donc le pisciniste a fait un mur de soutènement en blocs à bancher, en omettant l’armature. C’est plus qu’une erreur, c’est proche d’un dol, car on peut oublier un élément à un endroit, mais pas toute l’armature d’un mur. On a bien conscience que les armatures sont absentes quand on bâtit tout un mur. Les blocs à bancher sont conçus pour être armés avec des tiges d’acier à l’intérieur, et pas n’importe comment mais suivant un principe précis.
      Il n’y a pas que les armatures qui sont nécessaires dans un mur de soutènement, il faut des fondations conçues spécialement (pas une simple tranchée remplie de béton) et il faut aussi des barbacanes (des petits trous, des petits tuyaux traversant, plutôt en bas du mur), et un bon drainage. Pour prétendre bâtir un mur de soutènement il faut savoir le faire…
      La position en haut d’un terrain pentu n’est pas bonne (pour les murs de soutènement), car les sols sont assez instables à cet endroit. Les sols stables sont les anciens lits de rivière (donc jamais en haut…).
      Si le mur n’est pas très bas – disons au-delà d’ 1 m de hauteur environ, il y a risque d’effondrement dû aux poussées latérales.
      Cordialement,

  2. Bonjour. Svp je veux la réponse à cette question (très urgent)
    : Qu’est-ce qu’un plancher de reprise, quel est sa fonction dans la structure d’un bâtiment ?

    1. Bonsoir. Diable, une urgence !
      Dans votre cas, je présume que vous évoquez un plancher de reprise qui doit doit supporter un élément de structure, comme un mur ou un poteau.
      Dans la construction, on conçoit logiquement la structure en éléments porteurs verticaux (murs, poteaux) les uns sur les autres à chaque étage : les murs sur les murs, les poteaux sur les poteaux ou sur les murs.
      Mais il arrive parfois que l’on doive placer une élément vertical (mur, poteau) sur un plancher, alors qu’il n’y a ni mur ni poteaux en-dessous. On comprend bien que le plancher doit alors être particulièrement résistant, pour supporter ce mur ou ce poteau et la charge qu’eux-mêmes supportent. Le plus souvent c’est un plancher qui est renforcé ponctuellement, là où sera implanté l’élément de structure porteur (avec du vide en-dessous).
      Bon chantier,

  3. Bonjour Monsieur Espagno,
    La construction de Notre Maison individuelle avec un CMI est commencé depuis 2 mois.
    La dalle du RDC est coulée hier.
    J’ai aperçu il y a une petite fissure verticale sur les trois dernières lignes(les plus bas) de parpaings du mur soubassement de coupure sur l’angle des deux autre murs de soubassement. (mur de longueur 1,7 M).
    La position de la fissure est sur les parpaings creux d’angle (chaînage poteaux). J’ai des photos mais ne pas comment les poster dans ce forum.
    Je ne sais pas quand la fissure est apparue.
    Je doute la qualité des parpaings utilisés(Parpaing 500X250X200 CE B40 je crois) et/ou le maçon a mal posé le parpaing plus bas.
    Mes questions : que je dois faire face à cette situation? Quelle est la cause de cette fissure? Faut-il réparer maintenant?
    Merci beaucoup de votre avis.
    Cordialement,
    Famille TU

    1. Bonsoir, a priori, ce n’est pas très grave, il serait étonnant que la maison se tasse déjà pour défaut de fondations. Notez bien les fissures actuelles, prenez-les en photos, et surveillez-les. Elles ne doivent pas évoluer, pas s’agrandir.
      Je crois que vous avez mon mél, vous pouvez m’envoyer les photos, je vous donnerai mon avis bien volontiers.
      Cordialement,

  4. Bonjour,
    Je me permets de vous contacter pour une petite question :
    Une cunette a été réalisé la semaine dernière tout autour de la maison pour accueillir le drain périphérique. Il faut attendre environ un mois pour que le drain soit fonctionnel et que les eaux soient évacuées. En attendant que le drain soit fonctionnel, il a plu et ils annoncent encore beaucoup d’eau pour les jours à venir.
    AU vu de l’efficacité de la cunette et de la pluie qu’il y a eu, toute l’eau stagne sur 15 cm sur un côté de la maison. Cette eau avec les pluies annoncées va stagner au moins durant deux semaines
    Ainsi ma question est la suivante : Est-ce qu’il y a un risque pour la maçonnerie ( parpaings, joints de mortier…), pour la stabilité des fondations ou autres, de laisser stagner et accumuler les eaux pluviales durant 2 semaines sur un côté de la maison en attendant que le drain soit fonctionnel ?
    Cordialement,

    1. Bonsoir, l’eau qui stagne près d’une maison est, à la longue, très dangereuse car elle amollit le sol en l’humidifiant, et elle provoque des sinistres graves, très couteux à réparer. par exemple, un regard d’eau pluviale qui fuit sans que l’on s’en rende compte. Mais c’est “à la longue”, et 2 ou 3 semaines ne peuvent pas être dangereuses à mon avis.
      Pourquoi diable vous faut-il attendre un mois avant de placer le drain ???
      Cdlmt,

      1. Bonsoir, ils attendent la remise des terres et que le terrassier raccorde le drain aux evacuations pluviales.
        Cordialement,

  5. Bonjour,
    je souhaiterais s’il vous plaît connaître les règles de l’art de ventilation d’un vide sanitaire.
    Combien de grilles de ventilation (surface plancher 122 m²), quelle diamètre pour les grilles, quelle disposition…
    Merci par avance de votre réponse,
    Cordialement,
    MR

    1. Bonjour, la norme considère que la surface totale des grilles de ventilation doit être au moins de 0,05% de la surface du vide sanitaire.
      Ce n’est pas beaucoup. Dans votre cas, ça fait : 122m² x 0,05% = 610 cm². Soir, par exemple avec 4 grilles, 150 cm² chacune (10 x 15 cm).
      Je vous engage à prévoir un peu plus.
      Et surtout, plus important, il faut bien les répartir, les placer sur des façades opposées, pour que le v.s. soit bien ventilé.
      Vérifiez aussi que les murs de refend (les murs intérieurs, pas ceux des façades) soit bien ajourés dans le v.s. pour laisser passer l’air.
      Cdlmt,

  6. BONJOUR, un hangar métalique type photovoltaique dont les travaux ont pris fin le 11 de mars de 2021 je constate le 1 de mai de 2021 que certains des dés qui maintiennent la structure ont fendus. Dans ce cas a qui je dois demander des reparations à l’entreprise de maçonnerie ou l’entreprise construction metalique.
    merci beaucoup de votre aide

    1. Bonjour, je ne peux pas vous répondre comme ça, il faudrait expertiser les lieux et déterminer avant tout la cause de ces fissures.
      Vous pouvez demander à chacune des entreprises, elles enverront leurs experts et ils se mettront d’accord.
      Cdlmt,

  7. Bonjour Monsieur Espagno,
    Dans un précédent mail privé, vous m’indiquiez que la première rangée de briques de ma construction devait être à 15 cm du sol par rapport au sol extérieur pour éviter les infiltrations d’eau. Ces 15 cm représentent la hauteur de l’arase étanche ?
    Bien cordialement
    Vincent C

    1. Bonjour, les règles de l’art demandent que le plancher bas de l’habitation soit au moins à +15cm/terrain extérieur. Surtout avec des murs en briques (en terre cuite, donc), car elles sont très spongieuses et elles se gorgent d’eau à l’humidité.
      Ce qu’on appelle “arase étanche” est une expression pour désigner la coupure de capillarité, d’humidité qui peut remonter du terrain.
      “Arase” parce qu’en général, à cette occasion, on fait un lit de mortier parfaitement horizontal, c’est-à-dire “arasé”.
      Et “étanche” pour stopper l’humidité, bien sûr.
      Cette coupure n’a pas spécialement d’épaisseur en elle-même, ce qui compte c’est que l’humidité ne puisse pas remonter. Un plancher hourdis béton fait office de coupure de capillarité, à la conditions que la planelle qui borde le chaînage (le monde du “bâtiment” à son jargon !) ne soit pas en brique mais en agglo (ce serait un point faible par lequel l’humidité pourrait remonter).
      Cdlmt,

      1. Merci pour votre réponse, ce qui veut dire que dans mon cas où l’habitation est bordée de terrasse (sol extérieur), il est plus que nécessaire que les briques soient à 15 cm du sol extérieur et ces 15 cm sont fait avec du mortier étanche.
        Ai-je bien compris ?
        Merci

        1. En cas de terrasse extérieure, on peut éviter la marche en plaçant un caniveau avec grille, ou par les dalles sur plots ou des lames de terrasse ajourées (ce qui revient au même). Ainsi, la hauteur de 15 cm est bien respectée, l’eau ne stagnant pas au niveau de la terrasse (tombant dans le caniveau ou sous les dalles). Il y a aussi d’autres moyens, plus techniques, difficile à expliquer sans croquis.
          Cdlmt,

  8. bonjour
    nous avons fait des travaux dans notre maison avec un architecte.
    Création d un 1 er étage pose d une chape en béton .Un parquet coller a été poser avec délais de séchage respecter d’après les calculs de l architecte qui a donner ordre au menuisier de poser le parquet .Le parquet a présenté un tuilage les semaines suivantes le plafond communicant au rdc présente de grosses taches brune .Le menuisier avait il devoir de faire un prélèvement en profondeur de la chape avant de poser le parquet ? l architecte lui a envoyer un mail avec la date de pose . Le parquet a été posé en respectant l écart de jeu de lame . Le parquet a été fournie par nos soins .A qui devait appartenir de tester la dalle de béton avant la pose ? à l architecte maître d oeuvre , au maçon qui a couler la dalle ou au menuisier qui a poser le parquet sous l’ ordre de l architecte . Existe t il un texte en construction à savoir a qui incombe de faire des prélèvements avant la pose .
    merci de votre aide
    cordialement

    1. Bonsoir, tester l’humidité de la chape est du ressort de l’entreprise du revêtement de sol, ici le menuisier.
      L’artisan n’est pas le salarié de l’architecte. Sans être corporatiste, il ne faut quand même pas inverser les rôles. L’artisan n’est pas qu’un “simple manuel” incapable de se rendre compte dans quelles conditions son travail doit être fait. Pour que l’architecte ait une part de responsabilité, il faudrait que le menuisier l’ait averti qu’on ne pouvait pas poser le parquet, que c’était trop tôt, et que l’architecte l’ait quand même mis en demeure de le faire, en lui disant de ne pas tenir compte du séchage. Et encore, l’artisan devrait quand même refuser : c’est un chef d’entreprise responsable, pas un incapable (dans le sens juridique du terme) qui obéit aveuglément à un tiers (l’architecte n’a aucun contrat avec l’artisan).
      C’est le DTU 26.22 qui normalise ces temps de séchage.
      Cordialement,

      1. Bonjour
        Je vous remercie de votre réponse.
        Toutefois la chape était sèche en surface lorsque le menuisier à posé le parque les travaux de peintures de cette pièce ont été effectué après la pose de parquet des fissures au niveau des fenêtres sont apparue et au niveau des murs .Par la suite notre plafond du rdc communicant avec cette pièce du 1er étage s est retrouvé avec des taches brunâtres . Je doute que tout cet enchainement de désordres provienne de la pose du parquet.
        Trés bonne journée

  9. Bonjour Mr Espagno,
    Notre charpentier nous a demandé de payer une partie des matériaux directement au fournisseur pour que nous puissions faire des économies et qu’il ne marge pas.
    La garantie décennale de ce monsieur s’appliquera-t-elle ? J’ai lu que Oui car La garantie décennale s’applique à l’entreprise qui a réalisé les travaux et non au fournisseur des matériaux. L’artisan est responsable des matériaux mis en œuvre.
    Responsable d’accord mais qu’en est-il s’il a fait une erreur dans sa commande de matériaux par exemple des bac aciers trop courts en longueurs ?
    Cordialement

    1. Bonsoir, le principe est que l’entreprise est responsable de l’ouvrage pour la partie qui le concerne.
      C’est-à-dire :
      – défaut de mise en oeuvre : charpentier
      – défaut de matériau détectable lors de la pose (visible) : charpentier, car vous n’êtes pas un professionnel (comme le serait une entreprise générale qui sous-traiterait), l’entreprise a alors le devoir de vous signaler le défaut pour que vous fournissiez un matériau sans défaut,
      – défaut de matériau indétectable : votre responsabilité : vous devrez vous retourner comme le marchand de matériaux.
      En pratique, ne vous contentez pas d’un devis signé, c’est très DANGEREUX (notamment les petites clauses, en bleu, souvent au verso : l’entreprise déclare n’être responsable de rien, ni des délais, elle ne garantit pas ses prix ni les quantités, etc.). Rédigez les clauses d’un véritable CONTRAT, où, notamment, seront prévus les cas d’erreur de commande de matériaux, les délais (quelles pénalité ?), la défaillance de l’artisan, les paiements (pas d’avance !) etc. etc.
      C’est rare, un charpentier qui ne fournit pas ses bois, en général ils exigent au contraire de tout fournir pour contrôler la qualité. Peut-être est-il en grande difficulté financière et interdit bancaire ? Ou la marchand de matériaux veut un paiement cash avec lui. Vous pouvez faire affaire, mais 1) ne versez surtout pas d’acompte, et 2) vérifiez bien que l’attestation d’assurance est valable.
      Bon chantier,

      1. Bonsoir Mr Espano et merci pour votre réponse. Le Charpentier a fait la commande des bac aciers auprès de son fournisseur et nous a demandé de le payer directement. Ce qui fait que les factures sont à notre nom et non au nom du Charpentier . Est-ce que cela change quelque chose sur la responsabilité du charpentier car les bacs aciers posés sont trop courts en longueur et ont donc été rallongés avec des planches et du zinc.
        Cordialement

        1. Bonjour, qu’est-ce que c’est que ce charpentier qui n’est pas fichu de commander des bacs-acier à la bonne dimension ?! N’est-ce pas la raison de sa demande que vous preniez en charge la commande ? N’y a-t-il pas une entourloupe à ce niveau, avec le marchand de matériaux ? = erreur de commande quelque part, et le charpentier et le marchand s’entendent alors pour refaire la commande à votre nom et vous la faire endosser ?
          Soyez méfiant si vous voulez réussir votre construction, ne vous faites pas manipuler. Il y a quelques jours, je disais ici que le pire défaut pour un client, c’est la confiance.
          Cordialement,

          1. Donc si la facture est à notre nom c’est fichu pour nous ?
            Bien qu’on ne puisse pas imaginer une seule seconde qu’on est les compétences pour commander ce qu’il faut en bac aciers…
            Cordialement

          2. Non, ce n’est pas fichu. Demandez des comptes !
            – Avez-vous la preuve (un mél, par exemple) que le charpentier vous ait demandé de procéder vous-même à la commande des matériaux ?
            – Vous pouvez aussi aller voir le marchand de matériaux et lui dire que vous voulez récupérer la première commande du charpentier, celle où il avait fait une erreur, car vous ne voulez pas vous faire avoir et que vous lui demandez un dédommagement : vous verrez bien sa réaction. Le marchand de matériaux ne voudra pas d’histoire, il sera enclin à vous dire la vérité s’il croit que le charpentier vous l’a déjà avouée.
            – Dites au charpentier que vous refusez son bricolage, ou que vous exigez un dédommagement, et que s’il n’est pas d’accord, vous porterez plainte pour qu’un expert judiciaire établisse la vérité sur ce qui s’est passé.
            Cdlmt,

        2. Nous avons un mail dans lequel il nous demande de payer directement au fournisseur car cela va nous faire faire des économies puisqu’on paiera au prix artisan et non au prix particulier. Mais en aucun cas nous avons de mail nous demandant de faire la commande nous-même.
          Une expertise judiciaire est prévue pour le maçon donc je pense que l’expert mettra en cause le travail du charpentier en expertisant la totalité de la maison.

  10. Bonjour,
    Notre mâcon est entrain de réaliser les fondations pour une extension de 50 m2 environ. Je viens de voir que contrairement à ce qu’il avait indiqué sur le devis (treillis soudé D6MM), il a installé un treillis soudé de 4mm (apparemment un treillis que l’on installe plus pour les fissures)
    Est-ce grave ? que devons nous faire ?
    milles mercis pour vos conseils

    1. Bonjour, les armatures des fondations doivent être de sections assez importantes, car elles sont sujettes à plus d’humidité donc elles vont rouiller et ainsi voir leur section résistante diminuer. Même Ø 6 est à mon avis bien trop faible comme section.
      Ceci dit, ce n’est pas très grave, 90% de la résistance d’une fondation sera obtenue si la fondation est suffisamment profonde pour respecter l’étude de sol. C’est ça qui est important ! Donc vérifiez que la fondation repose bien dans le “bon sol” avec un ancrage de 20 à 30 cm, et vous aurez de bonnes fondations.
      Cordialement,

      1. Merci pour votre réactivité et réponse. Sans vouloir abuser, j’aurais une autre question
        Nous avons fait une ouverture de 3M sur une des façades mur porteur sur une maison de plain pied des années 70 (sans étude préalable ). La maison a un chainage haut périphérique poteaux d’angles béton armés moulé au moule métallique . Faut-il à votre avis consolider et renforcer cette ouverture avec un renfort ou n’est ce pas nécessaire. Le mâcon me dit que c’est pas nécessaire …
        bien à vous

        1. Houlà ! Le maçon est bien insouciant. Une ouverture de 3 m de large (et même de 2 m…) demande à ce qu’il y ait un linteau, évidemment. Ce n’est pas tombé parce qu’il y a un chaînage un peu plus haut, je veux bien le croire. Mais vous risquez qu’un jour ou l’autre, cela s’affaisse, se fissure et finisse par tomber.
          Quand j’ai des artisans qui me disent de telles sornettes, je les prends au mot : je leur demande de me signer un papier où ils s’engagent à garantir SUR LEURS BIENS PERSONNELS toute réparation qui serait nécessaire dans les 10 ans à venir. Aucun n’a signé, évidemment.
          Surtout qu’il faut savoir qu’un chaînage est coulé dans des briques ou des agglos de coffrage et que la section de béton armé n’y est que de 15 cm x 12 cm au maximum, ce qui très insuffisant pour tenir 3 m de long.
          Cordialement,

  11. Bonjour, Merci pour cet article.
    J’ai acheté un lot à un promoteur qui a rénové une ancienne usine. Une partie était déjà construite et a fait l’objet d’un changement de charpente et rénovation de plancher, en restant dans les mêmes proportions, et une autre partie du bâtiment a été construite (R+1) à la place d’un ancien parking.
    La construction est en zone E (sols argileux) et les fondations ne sont constituées que d’un radier étant a priori par endroit de 19cm. La commune est soumise à un PPR qui indique que les constructions futures incluant les extensions de plus de 20m2 en zone E doivent avoir des fondations à 0,80 m. C’est assez flou concernant les rénovations …
    Alors que la construction est sortie de terre il y a 3 ans, nous constatons depuis 1 an l’apparition de fissures et notamment des fissures en escalier à certains endroits. Les fissures sont uniquement en façade, pas au sol.
    Nous avons sollicité la DO qui a fait venir un expert. L’expert émet plusieurs hypothèses (dilatation des matériaux, mouvements de terrain) mais jugent qu’elles sont pour l’instant seulement inesthétiques et n’occasionnent pas de sinistre. La DO ne prend donc rien à sa charge.
    Nous réfléchissions à passer par un avocat pour la suite. La question que je me pose est : quelle est l’obligation du constructeur à devoir respecter le PPR (qui indique que les fondations doivent descendre à au moins 0,80 m de profondeur) dans le cadre d’une rénovation ?
    Le promoteur n’arrête pas de nous dire que comme c’est une rénovation, il n’a pas touché au radier et il est dans son droit. Ce qui me semble étrange …
    merci bcp pour votre aide

    1. Bonjour,
      – fissures en escalier : elles sont typiques des fissures qui indiquent une faiblesse de fondation et non pas de dilatation.
      En général (il faut voir chaque cas, bien sûr) :
      1 – Les fissures de dilatation horizontales ne sont pas graves, le béton armé des chaînages, linteaux, etc. se dilate et se contracte avec les changements de température (été – hiver), ce n’est pas esthétique, mais a priori ça restera toujours en l’état sans s’aggraver.
      2 – Les fissures verticales : défaut de chaînage, graves car souvent évolutives. Il faut reprendre la structure, réparer.
      3 – Les fissures obliques, en escalier : défaut de fondations. Une partie du mur s’affaisse dans le sol. Aïe ! Evolutif, jusqu’à l’écroulement (ça peut prendre 100 ans parfois). Réparation obligatoire.
      Ce qu’il faut analyser dans votre cas : vous indiquez que le sol, dallage épais existant depuis longtemps, a été gardé en l’état. Mais que les murs reposeraient donc dessus ?! Si ces murs sont seulement posés sur ce dallage, sans fondations pénétrant dans le sol, ils auraient déjà dû se tasser depuis longtemps ?
      – Avis de l’expert : un “expert” qui estime que des fissures en escalier ne sont que “esthétiques” me fait douter de sa bonne foi. Il défend sa compagnie contre l’évidence, me semble-t-il.
      – Position du promoteur sur sa responsabilité : en cas de sinistre, le promoteur est responsable par principe. A lui de démontrer que le sinistre était à la fois totalement imprévisible et totalement imparable. Ce qui sera impossible, car ce n’est pas le cas, évidemment.
      Mon avis, suivant votre description :
      – Gros problème de fondations. Il faut faire des reprises en sous-oeuvre pour créer des fondations. C’est complexe et cher, mais c’est indispensable. Le plus tôt sera le mieux, car l’intérieur va se dégrader de plus en plus, et donc le coût des réparations ne va pas cesser de monter.
      – Il vous faut un avis d’un expert INDEPENDANT, qui ne soit pas expert d’assurance. Un architecte, avec une expérience technique, par exemple expert auprès des Tribunaux (ce n’est pas obligatoire, il faut surtout qu’il soit techniquement compétent) me semble tout indiqué. De toute façon, vu l’importance du sinistre, un expert défendant la copropriété me semble indispensable. Celui-là vous éclairera vraiment sur la réalité du sinistre, sur les travaux à faire (intérieurs, extérieurs, sous-sol). Sa rémunération devra vous être remboursée au titre du sinistre.
      – Le promoteur est en cause, en tant que constructeur non réalisateur professionnel. Il est évidemment tenu d’apporter sa garantie à l’ouvrage vendu. Qu’il n’ait fait qu’une rénovation dans cet immeuble n’a rien à y voir ! Il vous raconte des sornettes. Il devait faire faire les travaux indispensables pour assurer la pérennité de l’ouvrage vendu, c’est tout.
      – l’irrespect du règlement d’urbanisme est évident (pas de fondations à -80 cm). Il doit être lui aussi invoqué.
      En pratique :
      a) rapport d’un architecte (qui sera VOTRE expert) avec probablement étude de sol pour déterminer les fondations,
      b) contestation de l’attentisme de l’assurance D-O, avec enclanchement d’une procédure judiciaire, si vous voulez que votre bien soit réparé un jour. A priori, quand l’assurance verra votre détermination, elle n’ira pas jusqu’au procès. A ce jeu-là, c’est le plus déterminé qui gagne et le moins sûr de lui qui perd… L’assurance le sait très bien. Elle “tente le coup”, si je puis dire, que vous laissiez tomber.
      c) Idem pour le promoteur, il doit être mise en cause judiciairement aussi, pour que votre dossier avance. Encore une fois, il ne devrait pas aller jusqu’au procès, si vous montrez que, justement, vous iriez s’il le fallait. C’est un peu la règle du jeu en la matière.
      Cordialement,

  12. Bonjour je vais travailler sur un chantiers du grand Pâtis où je vais manipuler la fibre de verre
    Ma question es ce c’est dangereux pour la santé et s’il y a des conséquences sur la poussière qu’on respire parce que j’ai lu que c’est cancérigène
    Pourriez-vous me conseiller
    Merci

    1. Bonjour,
      Oui la fibre de verre est dangereuse pour la santé. Je suis directeur d’une entreprise de désamiantage, et il faut savoir que la fibre de verre est de plus en plus mise en cause sur des cas d’infection pulmonaire, elle rejoint petit à petit les matériaux CMR (Pas encore bien sur puisqu’en vente libre), mais bien sur pour cela il faudra attendre nos dirigeant. Quand il n’y aura plus trop d’amiante ce sera la fibre de verre.
      Cordialement .

  13. Bonjour,
    Je viens de constater par hasard que mon constructeur n’a pas respecté les préconisations de l’étude de sol concernant les fondations.
    La fin de construction remonte à Nov 2011 … oui 9 ans! Ce qui veut dire que je suis dans ma dernière année de validité d’assurance DO.
    Je n’ai pas constaté de dommage sur ma construction, si ce n’est une fissure dans l’enduit au niveau d’un pignon, déjà déclarée et considérée comme simplement “cosmétique”.
    Par contre je viens de réaliser que l’étude de sol préconisait de creuser des micro pieux à partir de 1,20 m, encrés sur 30 cm dans le sol dur, soit une profondeur totale de 1,50 m.
    Or, le plan du constructeur (via CCMI) indique des pieux à 1,20 m seulement! J’ai retrouvé une photo où je constatait qu’il y avait bien les micro pieux creusés à 1,20 m.
    J’avais d’ailleurs payé un surcout de 2000€ pour ces fondations spéciales.
    Savez-vous me dire s’il existe un recours possible soit pour “réparer” (ce qui me parait compliqué…) soit pour avoir une sorte d’extension de garantie, soit une compensation financière?
    Je vous remercie par avance pour votre aide.

    1. Bonjour, que pouvez-vous faire ?
      – pas de dégradation = pas de sinistre ! Si la fissure sur le pignon n’a pas évolué, et s’il n’y en a pas d’autres (regardez bien partout, car on s’habitue à voir sa maison tous les jours et on ne remarque pas forcément les évolutions), rien à faire du coté de la décennale. Une fissure non-horizontale est inquiétante.
      – le dol = les fondations ne sont pas conformes à l’étude de sol, et donc à l’engagement du CMI. Vous pouvez l’attaquer, non pas sur un sinistre, mais sur une tricherie : il vous a fait payer 2000€ en plus pour des micro pieux de 1,50 m- il n’en avait d’ailleurs pas le droit, vous êtes au courant ? – et il n’a pas réalisé l’ouvrage qu’il vous avait vendu. Théoriquement, il est en faute pénale (avenant illégal, tricherie sur la réalisation). En pratique, sans sinistre dans les 10 ans, prenez l’avis d’un avocat pour être sûr de vos chances de succès.
      Cordialement,

      1. Bonjour;
        Je vais faire un vide sanitaire sur ma maison, et j’aimerai m’en servir comme “cave”.
        On m’a dit qu’il ne fallait pas dépasser 1,8m/h pour que ça reste vu comme un vide sanitaire;
        Cependant je vais mettre en sous face de plancher haut, du polystirene pour être bon thermiquement.
        Je voudrais savoir si les 1,8m sont compté du dessus des fondations à la sous face du polystirene ou bien à la sous face du plancher brute ?
        Aussi tant cas faire; est ce que je peux faire une dalle sur herrisson dans ce vide sanitaire .
        Merci

        1. Bonjour, la hauteur est mesurée depuis le sol (praticable par les occupants) jusqu’à la sous-face du plafond.
          A partir de 1,80 m de hauteur, c’est compté dans la surface de plancher aménageable, donc taxé. Mais ce n’est pas interdit, juste taxé.
          Vous pouvez faire une dalle en béton sur hérisson, bien sûr. La hauteur sera donc mesurée depuis la dalle jusqu’à la sous-face du polystyrène du plancher hourdis.
          Cordialement;

  14. Bonjour,
    Déjà merci pour ce site avec toutes les indications et conseils présents.
    Je me permet de vous demander conseil sur le béton. Existe t’il une norme ou règlementation pour une constructeur de maison pour particulier, pour prouver la rigidité du béton?
    Si je pose cette question c’est parce que j’ai choisi Villa Prisme qui ne m’a pas prévenu au moment ou ils ont coulés, je l’ai appris en me rendant sur place, puis parce qu’on m’a dit qu’il fallait 21 de sèche alors qu’il ont déjà coulé le vide sanitaire banché même pas 1 semaine après?
    Cordialement.

    1. Bonjour,
      – ce qu’on appelle “les règles de l’art” doivent être respectées par les CMI (comme tout le monde, mais c’est précisé dans la loi sur le ccmi). En général, on se base sur les DTU.
      – un CMI ne vous tiendra au courant de rien, c’est le principe de ce contrat : le client n’est pas un maître d’ouvrage, ce n’est plus qu’un consommateur, il est passif et il est censé attendre la réception.
      – le béton a sa dureté maximale en 21 jours. C’est important pour des ouvrages comme des poutres, un poteau, voire un plancher hourdis, mais pas pour les fondations (pour des raison techniques…). Et le temps que le soubassement soit monté, le plancher coulé, etc. c’est-à-dire le temps que les fondations soient vraiment chargées, les 21 jours seront atteints. Donc tout va bien sur ce plan là.
      – montrez vous vigilent, même si vous n’y connaissez rien ! : on travaille tous beaucoup mieux quand on sait que nos client vont détailler et juger notre travail, c’est un réflexe psychologique très humain.
      Cdlmt,

      1. Merci beaucoup pour ces informations.
        Je tenterai d’être relativement vigilent avec la suite des travaux.
        Cordialement.

  15. Bonjour,
    Petite question, j ai remarqué que la poutre précontrainte de ma porte de garage (5m de longeur sur 20 cm de largeur) est pleine de bulle d’air. Certaines bulles d’air font près de 2cm de profondeur.
    Je ne sais pas du coup si les aciers à l’intérieur sont tous recouvert d au moins 3 cm de béton.
    Pensez vous que ça peut-être problématique d avoir une telle poutre ou pensez vous qu’il n y a pas d’inquiétude à avoir concernant cette poutre et ces bulles d’air ?
    Cordialement,

    1. Bonjour, c’est très très curieux ! Si le linteau est une poutre précontrainte, cette poutre est forcément préfabriquée (on ne peut pas précontraindre du béton armé sur chantier). Or, pour une poutre faite en usine, le béton a été forcément très bien vibré – c’est indispensable pour une poutre, surtout précontrainte. Et donc, il NE PEUT PAS y avoir des bulles d’air (sauf toutes petites, et encore…).
      Je pense qu’il y a quelque chose de pas normal, pour le moins. Pouvez-vous m’envoyer des photos ? jfespagno@gmail.com
      Cdlmt,

      1. Bonjour mr espagno,
        Je vous ai envoyé un mail le 26 avril comme vous me l avez demandé concernant les bulles d airs dans ma poutre préfabriqué de 5m.
        Cependant je n ai toujours pas eu de retour de votre part. Est ce normal ?
        Cordialement,

        1. Bonsoir, je croyais l’avoir fait.
          J’ai bien vu les photos. C’est du très mauvais travail, je ne sais pas quelle usine de préfabrication a fait ça, mais ne pas vibrer correctement le béton et en plus, les jonctions de coffrages avec de grosses balèvres, on dirait un exemple de ce qu’il ne faut pas faire à l’intention des apprentis maçons ! Je ne croyais pas que c’était possible.
          Cdlmt,

          1. Bonjour,
            Du coup il y a t il des risques concernant cette poutre ?
            Que dois je faire ?

          2. Oui, bien sûr. Vous ne devez pas la laisser comme ça. Il faut faire un véritable linteau.
            A voir comment suivant les cas. Souvent, il est plus simple de le faire en acier (IPN ou HEA).
            Demandez son avis au maçon.
            Cdlmt,

          3. Bonjour, je vous remercie de votre retour, mais concrètements quels sont les risques ou les conséquences de laisser cette poutre telle quelle ?
            Cordialement,

  16. j’avance difficilement dans mon dossier de multiples malfaçons dans les menuiseries extérieures.
    l’entreprise est venue 2 fois, refusant de reconnaître les malfaçons.
    J’ai donc fait une déclaration de sinistre à l’assurance de l’entreprise et je demande la Garantie Décennale.
    l’assurance refuse d’enregistrer la déclaration et ma demande se transforme en “mise en cause amiable” alors que dans mon courrier à l’assurance je ne fais pas de “mise en cause amiable” !
    l’assurance sans doute s’est mise en contact avec la Société suite à ma déclaration de sinistre – et l’entreprise bouge puisqu’elle me propose de reprendre les travaux MAIS “sans aucune reconnaissance des responsabilités”.
    cette solution amiable proposée de l’entreprise n’est pas un cadeau – c’est le devis avec 18 mois de retard en m’ôtant les garanties liés au devis la Garantie Décennale….
    Est-ce que l’assurance a le droit de ne pas enregistrer le sinistre ?
    MERCI

    1. Bonjour, vous posez une bonne question :
      – l’assurance n’a pas le droit de ne pas enregistrer le sinistre, en tant que teL. Elle doit l’enregistrer, et par la suite, vous expliquer sa position, par exemple pourquoi elle considèrerait que ce ne serait pas un sinistre. Il faut évidemment que cette réponse soit étayée par des faits précis et des textes juridiques précis, ce n’est pas un simple “avis”, ce doit être juridiquement prouvé. Bien sûr, vous avez le droit de contester la position de l’assurance.
      – l’entreprise n’a pas le droit de convenir d’un accord où elle ferait disparaître ses garanties légales (Parfait Achèvement, Bon Fonctionnement, Décennale). Ces garanties sont de droit, donc inaliénables (on NE PEUT PAS enlever la Garantie décennale).
      Pour l’assurance comme pour l’entreprise, je vous conseille de vous positionner nettement sur le plan juridique, avec des réponses (toujours en lettre r.a.r.) de la teneur :
      Assurance : “M. le Directeur, je vous ai adressé une déclaration de sinistre en date du …….. par lettre recommandé avec a.r. A ce jour, vous m’informez que vous n’avez pas ouvert de dossier de sinistre correspondant. La présente lettre est une Mise en Demeure de m’apporter dans les 15 jours une réponse juridiquement étayée, soit en ouvrant un dossier de sinistre, soit en justifiant votre refus, de façon à ce que je prenne l’avis de Me………., avocat, qui est mon conseil juridique.”
      Entreprise : “M. le Directeur, vous me proposez une convention pour annuler vos garanties légales sur vos travaux, et notamment la garantie décennale. Un tel accord serait illégal, la garantie décennale étant inaliénable. Je vous mets en demeure de faire, dans les 15 jours, le nécessaire pour que les malfaçons de vos ouvrages soient reprises.”
      A mon avis, ça devrait les faire bouger, l’un comme l’autre ne voulant pas s’aventurer sur le plan du Droit :
      – Les assurances parce qu’une affaire qui traîne est une affaire toujours coûteuse pour les assureurs et ils préfèrent un mauvais accord tout de suite à un bon accord long et, de toute façon, coûteux en gestion.
      – Et les entreprises parce que le Droit, la Justice, les avocats et les juges, ce n’est pas leur terrain, ils y sont souvent mal à l’aise.
      Cdlmt,

  17. Bonjour Mr Espano,
    Une question concernant le seuil de ma porte d’entrée. Par souci d’économie, le maçon n’a pas voulu acheter un seuil sur mesure pour ma porte. Il a donc fabriqué un seuil sur place en béton sans fer. Est-ce qu’il doit y a voir obligatoirement un débord de ce seuil vers l’extérieur ? Le mien est au ras du mur, sans goutte d’eau évidemment.
    merci à vous

  18. Bonjour, je dois poser un portail autoportant composé de deux plots béton reliés entre eux par une semelle semi enterrée, ainsi qu’un muret en parpaings de 80cm de haut, le tout sur un même plan en limite de propriété. Je dois donc faire une fondation excentrée pour le mur. Y a-t-il un ferraillage particulier à prévoir ? En outre, est-ce que la fondation du mur doit être désolidarisée de l’ensemble portail ? Merci

    1. Bonjour,
      – oui il y a risque de basculement de la fondation si elle n’est chargée qu’à un bord (le mur placé au bord mitoyen et non au milieu de la fondation) et donc les armatures verticales du mur doivent plonger près du coté mitoyen et faire une crosse complète dans la fondation, pour s’opposer au basculement. Comme sur le schéma (la fondation excentrée est à droite) : https://files.forumconstruire.com/images/5a/5a662c2a4d097-stor-5a662c2a3b096324015.jpg
      – non, les fondations, enterrées, ne subissent pas les dilatations qui s’appliquent aux maçonneries en surface. Mieux vaut qu’elles soient d’un seul tenant.
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        Merci beaucoup pour vos réponses. Faut-il utiliser une semelle plate de type S35 continue sous l’ensemble de l’ouvrage, y compris sous le portail ? Faut-il d’ailleurs prévoir une armature verticale dans le plot béton du portail (non demandé par le fabricant du portail initialement) et si oui, comment la relier à l’ensemble ? Et enfin, des armatures verticales intermédiaires sont nécessaires en cas de fondation excentrée, ou un raidisseur à chaque extrémité suffira ?
        Merci encore

        1. Une armature plate ne suffira probablement pas à supporter, par exemple, un camion plein qui roulera dessus, ça pourra casser la fondation. Il vaut mieux traiter la fondation comme une poutre enterrée, avec une section suffisante et une bonne armature, de section rectangulaire (verticale et non à plat) et des aciers assez gros (par exemple TØ12), de façon à être tranquille pour l’avenir. La plus-value sera très minime, puisque l’on parle de 3 ou 4 ml seulement, je présume.
          Les armatures verticales doivent évidemment se prolonger de façon continue dans les poteaux.
          Les armatures verticales de redressement ne sont nécessaires que là où il y a quelque chose sur la fondation : mur ou poteau. Pas là où il y a le portail lui-même, puisqu’il n’y aura pas de charge excentrée pouvant faire basculer la fondation.
          Cdlmt,

          1. S’agissant d’un portail autoportant, il n’y a pas à proprement parler de poteaux. Il y aura un plot principal de L120 x l50cm (coulé à une profondeur de 80cm) surmonté d’un pilier en acier dont les tiges filetées sont installées au moment du coulage. Ce plot sera relié à un autre plot de section plus petite (30x40cm) par la semelle semi enterrée. La largeur de passage est de 450cm.
            Il n’y aura pas non plus de poteau au niveau du muret, puisque le muret servira de séparation entre le portail et un portillon, étant lui aussi installé avec ses propres piliers en acier sur tiges filetées. D’où mon questionnement quant à l’utilisation ou non d’un ferraillage vertical entre la fondation et les plots béton.
            Merci pour vos conseils

          2. Alors, dans ce cas, le poids des piliers en acier devant être faible, il n’y a guère de risque de basculement.
            Il faudrait que je prenne connaissance de plans techniques pour vous donner un avis plus précis.
            Cdlmt,

          3. Je comprends c’est bien normal. A toutes fins utiles, combien coûte une telle prestation et que comprend-t-elle ?
            Cdt

          4. Bonjour, ma prestation comprend une réponse à un sujet donné, par exemple :“Que dois-je prévoir, techniquement, pour ce projet de portail ?”, avec analyse des plans, photos des lieux, devis obtenus, etc. Sur la base d’une rémunération à 120€/h (100€ ht). Elle se traduit soit pas un rapport par mél, soit une réunion zoom.
            Pour votre cas, difficile de dire combien de temps, en 1/2 h et 1 h ? Cdlmt,

  19. Bonjour Monsieur ,
    Les aciers d ‘attente verticaux ont été scellés dans le béton de la semelle à l ‘état sec au lieu d ‘être ancrés dans le feraillage de la semelle . La règle DTU est elle respectée et quels sont risques encourus ? Le maître d ‘oeuvre doit il me dédommager pour ce manquement ?
    Sincères Salutations

    1. Bonjour, non le DTU n’est pas du tout respecté. Les aciers des chaînages verticaux doivent être liés (avec crosse) dans les aciers de fondations, ce qui est totalement impossible à faire une fois le béton coulé.
      Le risque : les tensions des chaînages verticaux peuvent provoquer des fissures dans les murs, car la structure, l’ossature, n’est pas cohérente (comme un paquet-cadeau avec une ficelle coupée à des endroits : ça ne sert plus à rien).
      L’entreprise ne vous doit pas un dédommagement, mais des travaux bien faits. Si vous faisiez état de ce constat sans le réparer (par exemple en réclamant un dédommagement), VOUS NE SERIEZ PLUS COUVERT EN GARANTIE DECENNALE, du moins pour les sinistres dont cette malfaçon serait la cause.
      Un dédommagement est indiqué pour un défaut esthétique, ou une erreur de cotes, etc. pas pour une malfaçon technique sinistrante !
      Cordialement,

  20. Bonjour, nous faisons construire notre maison par un constructeur, le chantier a débuté il y a 15jours. La dalle 6cm ( sur vide sanitaire) a été coulée lundi et nous avons eu la surprise de voir que les murs ont commencé à être montés aujourd’hui mais surtout les palettes de parpaings ont été posées sur la dalle, soit 48h après qu’elle est été coulée. Quelles peuvent être les conséquences sur la solidité de la dalle ?

    1. Bonjour, commencer à bâtir les murs 2 jours après le coulage des chaînages n’est pas bien grave car le temps que le mur soit entièrement réalisé, le béton aura le temps de sécher un peu mieux. Par contre, poser les palettes d’agglos sur le hourdis encore assez frais, ce n’est pas très sérieux. Il fallait bien sûr qu’elles n’aient surtout pas été posées au milieu des portées des poutrelles, mais près des bords ou sur un mur de refend.
      Vous pourrez constater en début de semaine s’il y a eu dégradation du plancher (a-t-il fléchi ?), voire une ou des poutrelles cassées, par exemple en vérifiant depuis le vide sanitaire s’il est accessible. Si tout va bien, ce sera rassurant pour la suite.
      Cordialement,

  21. Bonjour, est-ce qu’il est possible de construire un auvent avec un poteau en béton sans qu’il soit posé sur une dalle ? Est-il possible de le poser directement sur le terrain ? Nous sommes en train de construire notre maison… Merci

      1. Merci beaucoup ! Nous sommes en train de finaliser le projet et je croyais hors normes construire un auvent en dur sans un plancher pour le poteau…

  22. Bonjour Mr Espano,
    Dans mon garage est-ce que le maçon aurait du faire les bandes de redressement et les tableaux de ma porte de garage ?
    J’ai posé ma porte de garage et le sol à cet endroit n’est pas droit. J’ai 1 cm de jour sous la porte de garage côté gauche.
    Pareil pour la porte de service aucune bande n’est faite et là j’ai plus d’1 cm de jour entre les parpaings et ma règle de maçon.
    Il m’a dit que dans un sous-sol ce n’est pas obligatoire. Comme c’est une dalle il ne peut pas garantir la planéité sous la porte de garage. Je pense qu’il se trompe et qu’à partir du moment où des fenêtres , portes de service et de garage doivent être installées c’est à lui à faire en sorte que tout soit droit.
    Cela fait très moche d’avoir une porte de garage ne pouvant pas se fermer correctement.
    Merci

    1. Bonjour,
      – oui, le maçon aurait dû faire des bandes de redressement encadrant les ouvertures (le “dressage” intérieur de la maçonnerie des ouvertures), les règles de l’art l’imposent. Les menuiseries doivent être déposées, le dressage doit être fait, avec un mortier riche en ciment pour qu’il tienne bien au mur – je prends souvent un gros marteau que j’ai dans mon coffre et je donne un coup pour voir “si ça tient”. Puis les menuiseries sont alors correctement reposées.
      – et oui, vous avez raison, le sol doit être droit. Où y a-t-il écrit qu’un sol de garage pourrait être de travers ?! Quand la maçon a loupé son dallage (de travers), il DOIT une chape de rattrapage, correctement faite, bien horizontale. Tout le monde peut faire des erreurs, les pros les rectifient et les branquignoles (pardon…) racontent n’importe quoi pour se trouver des excuses.
      Vous devez refuser l’ouvrage.
      Cordialement,

  23. Bonjour Mr Espagno, nous faisons construire en ccmi, les fondations sont restées ouvertes 3 mois, assainissement et élargissement des fouilles !# est ce vrai ?? Je sait pas ensuite coulage des semelles a été effectuer et j’ai pu voir que les feraillage verticales ont été disposé une fois les semelles coulées ?! Pas normal ?
    Aujourd’hui avec la pluie je m’aperçois que les semelles ne sont pas à niveau. Ne pouvant vérifier le chantier tt les jours( 50km) comment être sûr que le niveau sera fait et qu ils ne le font pas un surplus de beton sur certains parpaing pour rattraper le niveau ?! Merci
    Cdlt
    Cathy

    1. Bonjour,
      – Terrassement des fondations (ce qu’on appelle “les fouilles” – c’est amusant, tout a un nom dans le bâtiment 🙂 ) laissé ouvert pendant 3 mois =
      Comment se fait-il que le chantier ait été arrêté pendant 3 mois ? Surtout à son début. C’est dommage. Mais plus grave, il a forcément plu un jour ou l’autre pendant ce temps, et probablement plusieurs fois. Le fond des fouilles s’est rempli d’eau à plusieurs reprises, la terre a gonflé. Puis, une fois le béton des fondations coulé et le chantier se poursuivant, la terre dessous a séché (ou va sécher). L’assise des fondations ne sera plus la même, elle sera fragilisée, et la construction risque fort de s’enfoncer avec le temps. Et donc de provoquer des fissures un peu partout… Il aurait fallu recreuser 30 ou 40 cm plus profond juste avant de couler le béton, en veillant bien qu’il ne risque pas de pleuvoir avant coulage.
      – Les armatures verticales ne sont pas liées aux armatures de la fondations (elles sont “platées” après coup dans le béton tout frais) = malfaçon assez fréquente, vous risquez là aussi des fissures car ces armatures travaillent à l’arrachement et non pas à la compression (ce ne sont pas des poteaux, en fait, mais des tirants).
      – Semelles pas de niveau = montre un maçon négligeant (on s’en doutait…) mais ce n’est pas bien grave, surtout à coté des 3 mois de fouilles ouvertes. L’arase du soubassement sera plus simplement plus grosse que prévu.
      Pour ces malfaçons (terre gonflée par la pluie et armatures non attachées), il n’y a plus rien à faire… Mais ça doit vous alerter sur la suite du chantier. Le CMI a dû chercher (et trouvé, hélas) le maçon le moins cher qu’il puisse trouver, sans être regardant sur la qualité des travaux, pour augmenter sa marge au détriment de la qualité de votre maison. C’est la règle dans un CMI : les clients doivent le savoir et s’y attendre. Je le dénonce à longueur de pages ici.
      Comment être sûr pour la suite ? Eh bien, c’est POUR CA qu’on a inventé le métier d’architecte : pour s’occuper de tout et veillez aux intérêts du client, y compris et surtout techniques. Pourquoi l’architecte sera-t-il plus fiable qu’un CMI ? Parce que le CMI a intérêt à vous vendre de la mauvaise qualité car elle lui coûte moins cher, donc elle l’enrichit. Alors que l’architecte ne vous vend pas les travaux : il n’a donc AUCUN INTERET à de la mauvaise qualité. Et je rappelle qu’un architecte est 2 FOIS MOINS CHER qu’un CMI (le CMI : environ 30% de marge, l’ARCHITECTE : à peine la moitié, ce qui compense l’économie que fait le CMI sur les mauvais artisans).
      Maintenant, pour vous c’est trop tard, aucun architecte ne voudra s’occuper de travaux qui sont déjà confiés à de mauvais artisans, j’en suis désolé. Essayez de voir s’il n’y a pas quelqu’un qui s’y connait en bâtiment et qui pourrait passer de temps en temps, ne serait-ce que pour montrer au CMI qu’il ne peut pas faire n’importe quoi.
      Cordialement,

      1. Merci pour votre retour,
        Ouvertes 3 mois car 3 changement de CDT le premier n’arrivait pas à coordonner les travaux de toutes “ses maisons”, le deuxième abandon de poste..
        Et là le 3eme on verra…
        quand j’ai rencontrer l’artisan des fouilles il m’a dit qu’il avait du creuser plus profond et les elargir… maintenant est ce vrai ?!
        Mais ça a été dit.
        Pour le feraillage vertical je ne peut plus rien faire et je n’aurai rien pu faire d’ailleurs…
        Je vais voir cette semaine ce qui se passe ?! Bref quelle galère
        Merci

        1. Eh oui, faire faire des travaux sans quelqu’un de confiance et professionnel (architecte, c’est notre métier) pour veiller régulièrement à ce que tout se passe bien est une belle galère… En plus de la qualité des travaux, nous faisons économiser au moins notre rémunération grâce à notre maîtrise des prix réels. D’autant plus que le ccmi est un contrat TRES DANGEREUX, je l’ai expliqué mille fois ici.
          Peut-être ferons-nous un jour comprendre cela aux gens (je ne dis pas ça spécialement pour vous, c’est un constat général, très général).
          Cordialement,

  24. Bonjour,
    Nous faisons construire notre maison individuelle par un constructeur avec un contrat CCMI.
    Un vide sanitaire d’un mètre est prévu pour la maison.
    La maison doit être construite avec un coté collé sur la limite de propriétaire. Sur ce coté, une autre maison sera construite par notre future voisin. Les deux maisons seront accolées comme jumelles. D’ailleurs, la mairie a demandé qu’un seule Permis de construction pour les deux maisons.
    Les murs de soubassement viennent d’être construits. J’ai vérifié, le mur coté sur la limite de propriétaire n’est pas en parelle avec la ligne de limite, le début du mur est à 2 cm de la limite propriétaire, la fin du mur est à 5 cm de la limite propriétaire. Autrement dit, le mur avec la ligne de limite propriétaire se forment un trapèze.
    J’ai signaler le problème au conducteur de travaux, il m’a dit que ce défaut sera rattrapé lors qu’ils feront le plancher du RDC.
    Cette explication ne m’assure pas vraiment. En plus, le plancher du RDC est borné par les murs de soubassement de 4 cotés.
    Ma question est que je dois faire ? demander de défaire/refaire les murs de soubassement, ajouter une couche d’épaisseur de 3 CM sur ces murs ….
    Merci beaucoup de votre aide.
    Cordialement
    Famille TU

    1. Bonsoir, a priori vous n’avez rien à faire, il me semble. Il y aura un petit vide inégal de quelques cm entre les 2 maisons, car il ne faut pas que l’humidité ni des “bestioles” s’y installent. Ce vide devra être fermé, en haut comme sur la tranche, par exemple par un solin zinc en haut et un profilé alu vertical. Ce sera à votre voisin de le faire, puisque ce vide sera chez lui et que l’erreur vient de son coté.
      Quant à vous, vous construisez votre mur bien au bord de la limite de propriété, bien droit.
      Par contre, ce que je trouve ahurissant, c’est la demande de la Mairie de déposer une seule demande de Permis de Construire sur 2 terrains différents, appartenant à 2 propriétaires différents. Evidemment, jamais un tel permis ne sera délivré, et si par extraordinaire le Maire le donnait quand même, le permis sera retiré par le Préfet pendant les 3 mois du délai du contrôle de légalité.
      Cordialement,

      1. Bonjour Monsieur Espagno,
        Merci beaucoup de votre réponse. Ce m’assure mais pas totalement.
        Supposons, le défaut non parallèle du mur soubassement coté limite propriétaire sera rattrapé par le mur à partir du RDC ( mur longueur de 7m50) et qu’il soit à bien au bord et droit. Il aura un partie de l’épaisseur (3 CM) du mur sera pas reposée sur le mur de soubassement ( coté mur de soubassement ou il y 5 CM distance avec la limite propriétaire). 3 CM de l’épaisseur du mur dans le vide ce n’est pas très rassurant. Pas facile d’expliquer sans un petit dessin, le Français c’est pas ma tasse de thé. Merci de votre compréhension.
        Pour le permis de construction, qui reçoit la réponse du contrôle de légalité du préfet? La marie ou le constructeur ( qui s’occupe le PC) ou nous? Comment nous pouvons vérifier cette réponse ?
        ( au départ, nous avons déposé la demande de PC uniquement pour notre maison, la Mairie a refusé en nous demandons de faire pour les deux maisons. La date de l’accord du PC par la mairie est en octobre 2019 )
        Décidément, le CCMI, plus qu’on le fouille plus on voit les ennuis.
        Merci beaucoup de votre aide.
        Très bon week-end à vous.
        Famille TU

        1. Bonjour, je continue à vous rassurer 🙂 , un débord de 3 cm sur une assise de 20 cm est tout à fait admissible, ne vous en inquiétez pas. Si vous voulez vérifier la solidité d’une maison, vérifiez en priorité les liaisons de armatures dans le béton armé (avant coulage, évidemment). C’est en général le point faible.
          Deux constructions différentes ne doivent pas se toucher, on laisse entre elles ce qu’on appelle un “joint de dilatation”, en général de 2 cm d’épaisseur. Là, il y aura un peu plus, c’est tout.
          Contrôle de légalité : quand le Maire délivre un permis, il transmet le dossier au Préfet (service de Légalité de la Préfecture). Le Préfet a 3 mois pour dire si le Maire a bien suivi la loi. Le Préfet ne refait pas l’instruction du permis, il ne fait que vérifier si tout est bien légal. C’est pour ça qu’on recommande d’attendre 3 mois pour commencer les travaux, car le permis peut être annulé par le Préfet (en pratique, il demande au Maire de retirer le permis). Si les travaux sont en cours, c’est plus qu’ennuyeux… Il faut les démolir.
          Le permis pour les 2 maisons mitoyennes ne peut être délivré que si c’est le même propriétaire pour les 2 maisons, si ce n’est qu’un seul terrain. Il est IMPOSSIBLE de mélanger 2 propriétés dans un seul permis.
          Bon w-e aussi, cdlmt

          1. Bonjour Monsieur Espagno,
            Merci beaucoup de vos réponses. Vos avis bien avisés oh combien précieuse pour nous les néophytes en la matière. Vos avis nous ont littéralement aidé à éviter des situations plus que compromises. Je vous en remercie beaucoup, vraiment.
            Pour le PC délivré pour deux maisons , je crois maintenant ce qui pourraient se passé. Le CMI a déposé deux demandes de PC deux maisons en contigües, presque identiques des deux propriétaires dont les noms assez exotiques ( Moi Vietnamien, l’autre Malgache). Peut-être par confusion ou autre raison, la mairie a demandé le CMI des les regrouper en une seule demande.
            Le PC est accordé à mon nom pour deux maisons, ainsi le préfet n’est pas opposé à ce PC.
            Si j’ai bien compris, maintenant, il faut arrêter le chantier ( la dalle de RDC n’est pas encore posée). Annuler le PC et refaire un autre. Ca doit prendre facilement 6 mois. C’est le moindre cout je pense. Quelle risque je dois attendre?
            Pour l’écart des murs en soubassement, je suis tranquille maintenant.
            Monsieur Espagno, si ca vous ne gène pas, donner moi une adresse a la quelle je peux vous envoyer une carte de remerciement, ça je suis vraiment sincère.
            Merci encore et très bon week-end à vous.
            Famille TU.

          2. Bonjour, merci du message, je vous envoie un mél privé.
            Même s’il s’agissait de 2 propriétaires différents pour les terrains à l’origine, il est peut-être inutile de demander un nouveau permis, car de toute façon la responsabilité sera essentiellement celle de la Mairie qui a demandé ce permis groupé et du Préfet qui l’a estimé légal. Mais vous pouvez bien entendu déposer une demande de permis pour régulariser.
            Inutile non plus d’arrêter le chantier, vous avez obtenu un permis, les travaux ne sont pas illégaux tant que le permis n’est pas annulé. Et rien n’indique qu’il le sera un jour. Vous pouvez terminer tranquillement le chantier, puis éventuellement régulariser après, si la Mairie vous le conseillait à ce moment-là, par exemple à l’occasion du certificat de conformité.
            Cordialement,

  25. Bonjour Monsieur
    Dans une copropriété à un étage construite en 2006, deux appartements mitoyens de l’étage connaissent des désordres importants : des portes qui ne ferment plus, des fissures traversantes sur le carrelage avec un affaissement de presque un centimètre (!!!), les espaces sol/ plinthes importants. L’un de ces appartements est en vente à un prix intéressant. Mais est-ce pour moi raisonnable de l’acheter?

    1. Bonjour, je ne sais pas si c’est raisonnable de l’acheter, c’est un rapport qualité/prix. Ce que vous me décrivez semble montrer un grave problème de fondations de l’immeuble, même s’il faudrait en savoir plus pour se faire une opinion fondée (c’est le cas de le dire). Le coût peut en être énorme (ce sont les sinistres les plus chers à réparer). Si votre appartement est à moitié prix par rapport au marché, ça peut valoir le coup, sinon il vous faut un estimatif fiable des travaux à faire : reprise de structure et réfection complète intérieur pour savoir où vous mettez les pieds, d’autant plus qu’il n’est plus assuré, évidemment.
      Cordialement

  26. Bonjour Monsieur,
    Mes joints de carrelage “moussent” de salpêtre. Je suis sous garantie décennale et j’ai demandé à l’assureur de mon constructeur de constater. L’expert a classé mon dossier sans s’être déplacé m’indiquant que ce ne sont que des désordres purement esthétiques. J’ai demandé son avis à un professionnel qui m’affirme que le vide sanitaire n’est pas suffisamment aéré et que le salpêtre est nocif. De plus ma commune est en zone 3 pour le radon. Donc, la garantie décennale prend elle en charge (ou non comme me l’affirme l’expert) la pose de ventilations supplémentaires du vide sanitaire? En vous remerciant par avance de votre réponse,
    Cordialement,
    Nathalie G

    1. Bonsoir, en effet, le salpêtre peut être nocif à la longue. Et le radon l’est plus encore, je crois. Donc le sinistre entre bien dans la garantie décennale puisque la maison ne doit pas être habitée dans ces conditions, elle est impropre à sa destination. Ecrivez une lettre recommandée avec a.r. à l’assurance en invoquant la nuisance sur la santé des habitants : ça fait réagir toujours rapidement les assureurs, car en cas d’atteinte à la santé des gens, les dommages peuvent donner lieu à des dédommagements très lourds.
      Cordialement,

  27. Bonjour Mr Espagno,
    Nous faisons construire notre maison par un constructeur avec lequel nous avons signé un CCMI.
    L’ouverture de chantier a été faite le 19 mai 2020.
    Nous avons eu de nombreux soucis avec les maçons, a plusieurs reprises nous avons du leur faire casser et refaire ( 20 cm de beton sous appui de fenetre pour une maison en brique, seuil de porte PMR mal positionné, seuil de garage pas de niveau,…)
    Tout cela a entraîné du retard.
    Il est évident que nous n’aurons pas notre maison le 19 mai prochain sachant que la chappe liquide sera coulé la semaine du 26 avril.
    Comment cela se passe pour les pénalités de retard?
    Faut il au minimum 30 jours pour y avoir droit?
    Merci

    1. Bonjour,
      – une chape liquide doit sécher longtemps (en général, au moins 4 ou 5 semaines minimum), sinon le revêtement de sol (parquet, carrelage…) va avoir de gros problèmes plus tard, et il faudra tout casser pour tout refaire ! Soyez vigilent.
      – les pénalités de retard à retenir seront calculées au jour de la réception des travaux. Il n’y a pas de “franchise” à appliquer, vous comptez les jours dépassant le délai convenu et vous multipliez le chiffre par le montant des pénalités par jour (7 jours par semaine). C’est le Garant (garantie de livraison à prix et délai convenus) qui a le droit d’appliquer cette franchise de 30 jours. Ce qui montre d’ailleurs que le prix et le délai convenus ne sont pas garantis, en fait ! car il y a ces 2 franchises à votre charge : prix = + 5% du prix convenu à payer au garant, et délai = +30 jours non comptés.
      – Vous avez bien fait de ne pas signer d’avenant pour renoncer aux pénalités de retard. Il ne manquerait plus que ça ! Le CMI en prend bien à son aise, mais quand on prend des engagements, on doit les assumer. Que dirait-il si vous lui demandiez de signer un avenant pour réduire le prix convenu de – 10000€, sans raison ?
      Cordialement,

      1. Merci pour votre réponse.
        Les pénalités par jours correspondent au montant signé sur le CCMI diviser par 3000 c’est bien cela ?
        Du coup comment il fait procéder? On envoie une lettre recommandée le 19 mai pour signaler le dépassement du délai?

        1. Vous devez suivre ce qui est mentionné au CCMI (contrat). Le minimum légal est 1/3000 par jour de retard du prix convenu (ça ne fait pas beaucoup…). Vous comptez le nombre de jours depuis la levée des clauses suspensives jusqu’à la réception, multiplié par 1/3000 du prix, et vous retenez cette somme sur les derniers paiements que vous devez, tout simplement.
          Cordialement,

  28. Bonjour,
    L’arase étanche est-elle obligatoire et si oui quelle est sa hauteur minimale ?
    Autre question : dans quel DTU il est mentionné que les seuils de baie doivent être ferraillé ? Le maçon n’a mis aucune ferraille et l’on me dit que c’est à partir de 2 mètres.
    Enfin si l’arase doit être étanche qu’en est-il des seuils puisque qu’ils sont aussi au niveau du sol ?
    Merci Mr Espano

    1. Bonjour, je viens de répondre à cette question de l’arase étanche dans le message précédent 🙂 C’est un hasard. Je fais un copié-collé :
      Le plancher hourdis est étanche aux remontées, il fait office de barrière étanche, et les planelle en agglo sont ce qu’il fallait faire – le seul point faible dans un hourdis serait si les planelles étaient en brique, car elles sont spongieuses et elles laissent remonter l’humidité.
      L’arase étanche sous les murs du RC est souvent inutile, notamment avec un plancher hourdis. L’arase étanche a été imposée il y a 1 siècle environ (un peu plus, je crois), car la plupart des planchers étaient en bois. Il fallait donc les protéger, et une arase étanche devait être prévue sous le plancher. Par habitude, on a gardé cette arase étanche, mais on la place en général sur le plancher, bien qu’elle ne serve à rien la plupart du temps.
      Seuils et appuis : ils doivent être armés, c’est indispensable. Le béton non-armé se dilate et se contracte au fol des saisons. Sans armature, il va se disloquer, se fissurer, c’est inévitable. Par contre, il ne faut pas trop l’armer, pas trop mettre d’armatures, ni trop grosses. Par exemple 2 tor de 8 iraient très bien dans les cas courants. Vous devez donc faire casser les seuils et appuis non-armés et les faire refaire.
      Les seuils en béton sont étanches par nature.
      Cdlmt,

  29. Bonjour,
    Ma maison est couverte et les menuiseries pas encore posé. Ma maison est sur sous sol qui à une hauteur de 2m et est construite en agglo. Le chauffage prévu est de l’aérothermie chauffage au sol.
    On vient de s’apercevoir que le maçon n’a pas fait d’ARASE ETANCHE ni au dessus ni en dessous de la dalle de compression qui est coffré avec des planelles en agglo ! Ni même sur la première rangée d’agglo qui repose sur la fondation.
    Ainsi mes questions sont les suivantes:
    1) Au vu de l’absence d’arase étanche les remontées capilaires ne risque t’elle pas d’abimer notre laine de verre et notre placo (l’ensemble du mur intérieur)?
    2) Quelles solutions peut on réaliser pour éviter que les remontées capillaires n’abime l’isolation et les murs intérieurs?
    3) quelles solutions peut-on avoir pour prévenir ou éviter les remontées capillaires ?
    cordialement,

    1. Bonjour, ne vous inquiétez pas, d’après ce que vous décrivez, il n’y a pas de risque de remontée capillaire. Le plancher hourdis est étanche aux remontées, il fait office de barrière étanche, et les planelle en agglo sont ce qu’il fallait faire – le seul point faible dans un hourdis serait si les planelles étaient en brique, car elles sont spongieuses et elles laissent remonter l’humidité.
      L’arase étanche sous les murs du RC est souvent inutile, notamment avec un plancher hourdis. L’arase étanche a été imposée il y a 1 siècle environ (un peu plus, je crois), car la plupart des planchers étaient en bois. Il fallait donc les protéger, et une arase étanche devait être prévue sous le plancher. Par habitude, on a gardé cette arase étanche, mais on la place en général sur le plancher, bien qu’elle ne serve à rien la plupart du temps.
      Un détail : je ne vois pas à quoi correspond un chauffage par “aérothermie chauffage au sol”.
      Cordialement,

  30. Bonjour,
    J’ai un terrain en Afrique centrale, à 300 m de la mer. Je souhaite y construire un immeuble de 4 appartements duplex (2 face à la rue et 2 à l’arrière). Seulement pour des raisons financières, je me demande s’il est possible dans un premier temps de faire le soubassement total et de ne construire que les deux apparts de devant. L’architecte sollicité localement me dit qu’il faut absolument faire tout le gros oeuvre pour pouvoir couler le béton permettant de monter la partie à l’étage. Est-ce obligatoire de tout monter et couler en même temps ou existe-t-il une technique pour monter le 1er immeuble face à la rue et plus tard le second immeuble mitoyen à l’arrière, dos au 1er ?

    1. Bonjour, l’architecte a raison. S’il n’est pas impossible théoriquement de monter 2 étages de plus sur un immeuble, c’est très acrobatique et très complexe, donc très cher. En outre, il faudra probablement que l’immeuble en dessous soit vidé de ses occupants pendant les travaux.
      Par contre, il est très possible de diviser la construction verticalement : 2 appartements coté gauche (et l’un sur l’autre), puis 2 appartements coté droit (toujours l’un sur l’autre). Ca pose beaucoup moins de problèmes.
      Les fondations, quant à elles, seront toutes coulées en 1 seule fois (sinon ça pose là-aussi des problèmes techniques, très onéreux).
      Cordialement,

  31. Bonjour Mr Espagno,
    Nous faisons construire notre maison et nous avons signé un CCMI.
    Nous avons déclaré l’ouverture de chantier le 19 mai 2020, et depuis nous avons eu énormément de problèmes avec les maçons ( socle béton sous appui de fenêtre pour maison en brique, seuil de porte pmr mal positionné, seuil de garage pas de niveau,…)
    Du coup énormément de temps à casser et a refaire.
    A lheure d’aujourd’hui, la chappe liquide doit être coulée la semaine prochaine.
    Il est évident que la maison ne sera pas terminee pour le 19 mai prochain.
    Le conducteur des travaux a essayé de me faire signe un avenant pour une livraison au plus tard fin feuillet 2021 ce que j’ai refusé de signer.
    Par contre pour les pénalités de retard comment cela se passe-t-il?
    Faut-il au moins 30 jours pour les réclamer?
    Merci

  32. Bonjour
    J’habite depuis six mois une maison neuve. Lors de la remise des clés, nous n’avons pas contesté les points suivants par manque de vigilance.
    1. La marche pour entrer dans la maison mesure 25 cm, ce qui nous paraît beaucoup, pas constaté ailleurs et non écrit dans le contrat.
    2. La pompe à chaleur à l’extérieur est posé sur un socle béton mais le tout penche énormément. La encore pas vu ailleurs
    Il ne s’agit pas seulement d’esthétique car pour la marche d’entrée nous allons être obligé d’ajouter un aménagement
    Pensez-vous qu’il nous est encore possible de contester ?
    Cordialement

    1. Bonsoir, vous êtes dans le délai de l’année de parfait achèvement (1 an après réception, donc). Vous devez adresser une lettre recommandée avec a.r. au constructeur pour qu’il refasse le socle de la pompe à chaleur (s’il s’enfonce, c’est qu’il n’a pas d’assise, de fondation correcte).
      Par contre, la hauteur de marche est plus délicate, car elle était apparente à la réception. Mais ce n’est pas si simple non plus, un défaut apparent visuellement le jour de la réception peut se révéler être un défaut par la suite, à l’usage, par un néophyte. Le juge considère alors que le défaut n’était pas apparent par un néophyte lors de la réception, même si l’ouvrage était visible. Il y a des jugements en ce sens. Y a-t-il un élément nouveaux qui vous aurait fait prendre conscience de la hauteur anormale de la marche ? Par exemple, l’hébergement récent d’une personne âgée qui vous aurait fait prendre conscience du handicap de cette hauteur anormale ? En général, une hauteur de marche est de 17-18 cm. de toute façon, vous pouvez mentionner ce défaut dans votre demande de réfection.
      Cordialement

      1. Bonsoir et merci beaucoup pour votre réponse. C’est en regardant les maisons en construction autour de nous que nous avons pris conscience de ces défauts qui vont nous contraindre à payer plus pour corriger le tout. Cordialement

  33. Oui, malheureusement mon constructeur m’a dit à l’époque que cette étude G2 n’était pas forcément nécessaire. Mais c’est seulement aujourd’hui que j’étudie plus le sujet et que je me rends compte de sa réelle nécessité, un peu tard…
    En espérant que mes fondations ont quand même été mises en place sur un socle suffisamment dur et homogène. C’est ce que m’ont avancé le constructeur et le terrassier.
    Merci pour tous vos éclairages,
    Bien cordialement

  34. Bonjour
    Nous sommes en train de réaliser le terrassement de notre extension. Lors du décaissement du terrain, nous avons constaté qu’une partie des bâtiments voisins n’ont pas de fondations. La dalle existante doit faire environ 8cm et est posé sur un lit de terre mélangé à des bouteilles en verre et des boîtes conserves rouillés. Nous avons donc interrompu le terrassement, appelé notre architecte qui nous a conseillé de contacter le propriétaires voisins. Nous avons réussi à le contacter il y a 2jours mais pas de nouvelles.
    L’architecte nos a conseillé de l’informer par courrier recommandé, ce que nous sommes en train de rédiger.
    Est-ce qu’un constat par huissier est à faire aussi afin de nous dégager de toutes responsabilités en cas de problème?

    1. Bonjour, juridiquement, dans la mesure où la construction voisine n’empiète pas sur votre terrain, le voisin n’a rien à faire. Que sa construction soit faite n’importe comment, sans fondations, etc. ne regarde que lui. Vous devez vous adapter aux mitoyens existants quand vous faites des travaux.
      Je suis surpris que votre architecte vous ait demandé d’aller voir le voisin : pour lui demander quoi donc ? Vous n’êtes pas technicien du bâtiment, s’il y avait des données techniques à discuter, il aurait mieux valu qu’il y aille lui-même, en tant qu’architecte.
      La lettre recommandée ne sert à rien pour le moment. Qu’y dites-vous ? Que le bâtiment voisin n’a pas de fondation ? Le voisin va vous répondre : “En effet, et alors ? c’est mon affaire, pas la vôtre” (en substance, il répondra de façon plus policée, probablement 🙂 ).
      Le constat d’huissier ne sert à rien non plus, à part vous coûter de l’argent. Un constat d’huissier ne sert que si ce que l’on constate est susceptible d’évoluer, d’être modifier. Ici, les fondations ne vont pas se faire toutes seules pendant la nuit. Par exemple, quand vous ferez les travaux, il vous est recommandé de faire faire un constat d’huissier de l’état des murs et planchers mitoyens, y compris intérieurs, pour y constater les éventuelles fissures, pour que le voisin ne puisse pas prétendre que ce seraient vos travaux qui les auraient provoquées.
      La question est : Comment fait-on techniquement pour tenir compte d’ouvrages mitoyens bâtis de cette façon ? Ce n’est pas le problème du voisin, juridiquement c’est votre problème, donc c’est celui de votre architecte. Il est là aussi pour ça.
      Cordialement,

  35. Bonjour,
    Je fais construire une maison de plain pied par un constructeur. Dès le démarrage, ils se sont trompés dans l’implantation de la maison, la dimension en longueur de la maison n’a pas été respectée : résultat mauvais terrassement et par conséquent mauvais coulage des semelles, pas aux bons emplacements.
    Par rapport au défaut constaté , mon constructeur a finalement décidé de tout recouler au dessus des premières fondations. La majeur partie de la nouvelle fondation (au dessus) repose sur l’ancienne sauf en fond d’habitation ou une nouvelle fouille (tranchée en terre sur un niveau qui était plus haut au départ sur cette partie) a été réalisée pour se raccorder au niveau de la nouvelle. Ce sont les 50 cm qu’il me manquait dans l’implantation du bâtiment.
    J’ai observé une nouvelle chose qui me pose question (pas remarquée avant). A aucun moment il n’a été mis en place de béton de propreté en particulier pour la nouvelle tranchée en terre et les armatures métalliques n’ont pas été calées (relevées), elles reposaient à même le sol, sur l’ancien coulage (je suppose moins grave car peut désormais représenter un béton de propreté) et également sur la partie en terre. Je crois que là, après recherches, les DTU 21 et 13 n’ont pas été respectés concernant l’enrobage des armatures. Malheureusement, j’ai fait mes recherches après coulage, cette opération a déjà été réalisée.
    Mes questions sont les suivantes, il y a t-il un risque potentiel pour les armatures (posées sur ancien coulage et en terre), un danger à long terme et peut-on considérer qu’il y a une malfaçon?
    Le non respect du DTU constitue-t-il une faute du constructeur?
    Que faire et comment pour éventuellement obtenir réparation?
    Vous remerciant par avance de votre éclairage.

    1. Bonjour,
      le plus important pour vous est que les fondations (leur base) reposent assez profond, au niveau du “bon sol” détecté par l’étude de sol. C’est là 95% de la résistance des fondations.
      Le manque d’enrobage est dommage dans les fondations, mais pas très grave (alors que c’est très grave pour une poutre ou un poteau !), pour des raisons techniques un peu longues à expliquer ici. Quant au béton de propreté, s’il n’y a pas eu de pluie avant que le béton soit coulé, c’est vraiment un détail…
      Donc vérifiez si la profondeur marquée dans l’étude de sol a bien été respectée dans les terrassement : c’est de ça dont il faut vous soucier. Et avec un ancrage dans le bon sol (soit 30 cm plus profond).
      Cordialement,

      1. Bonjour, d’abord je vous remercie pour votre réponse rapide que je trouve plutôt rassurante.
        En fait, il s’agit d’une maison faite sur vide sanitaire dans une zac (avec aménageur ayant réalisé l’étude de sol).
        Le constructeur a réalisé une excavation de l’ordre de 80-90 cm à peu près, en vue d’un vide sanitaire de 75 cm. Le bon sol a été atteint bien avant car la formation au 3/4 du parcours du fond de fouille était déjà beaucoup plus dure et rocheuse.
        L’étude de sol indique : Les sujétions de terrassements sont :
        Les terrassements se dérouleront dans les terrains meubles (remblais, limons d’altération sablo graveleux).
        Dans ces conditions, ils pourront être réalisés à l’aide de moyens classiques.
        Et pour le choix des niveaux bas : les options suivantes restent ouvertes :
        – soit, la réalisation de planchers portés par les fondations (solution conseillée dans le cas d’un
        remblai-déblai important et de la présence de remblais ponctuels),
        – soit, celle de dallages sur terre-plein. Les modalités de mise en place seront alors étudiées en
        fonction des projets retenus, de la hauteur du remblai-déblai et des épaisseurs de remblais actuels
        rencontrées.
        Je note que des voisins n’ont pas forcément réalisés de vide sanitaire avec des fondations bien moins profondes que les nôtres.
        Quel est votre avis?
        Merci par avance
        Cordialement
        ManuelR

        1. Bonjour, si vous êtes parti sur un vide sanitaire (déblai de 80 à 90 cm de terres), la solution du dallage est exclue évidemment, car impossible puisque ce n’est pas un plancher porté. Tant mieux, car c’est le plancher bas le plus dangereux techniquement. Donc, il vous faut un plancher porté. A 95% (ou 99%), ce sont des hourdis béton, avec beaucoup de variantes dans le choix des entrevous. Sinon, il y a le plancher bois (plus délicat mais bien plus écologique) ou le plancher béton sur coffrage acier collaborant (intéressant).
          Pour les fondations, il n’y a qu’une question à se poser, ou plutôt une question double :
          a ) quelle est la profondeur du “bon sol” mentionnée dans l’étude de sol ? Quel chiffre ?
          b ) quelle est la profondeur de la base des fondations effectivement réalisées ? Quel chiffre ?
          Il faut que ça corresponde, sachant que la profondeur de la base des fondations réalisée doit être celle de la profondeur du bon sol + 30 cm. C’est donc un comparatif de 2 chiffres. Le reste n’est que détail au niveau du client.
          Quant aux voisins, n’y prenez pas trop attention pour le moment, un sol peut être bon à un endroit et mauvais 15 m plus loin (ça m’est arrivé d’en rencontrer de tels).
          Cordialement,

          1. Bonjour,
            l’étude de sol en question est une G1 faite sur la parcelle à aménager par l’aménageur. Je n’ai pas fait d’étude de sol de type G2 précisément sur mon lot donc pas de chiffre précis à mon niveau. Le chiffre de 80-90 cm d’excavation (antérieurement cité) ne comprenait pas la terre végétale de 25 cm à peu près enlevée au préalable.
            L’étude de sol précise: Le site étudié est répertorié, selon les données disponibles du MTES (www.georisques.gouv.fr) : en zone de sismicité faible (zone 2), depuis le 1er mai 2011, d’après le décret n°2010-1255 du 22 octobre 2010, en aléa a priori nul vis-à-vis du risque de retrait-gonflement des argiles. La commune de Beaucouzé (49070) n’est pas couverte par un Plan de Prévention des Risques d’Inondation. Par ailleurs, ni cavité souterraine (naturelle ou anthropique), ni mouvement de terrain ne sont recensés dans un rayon de 500 m autour du projet.
            La disposition géométrique des différents faciès géologiques est illustrée par les coupes des sondages présentées en annexe. Au droit de nos sondages, la succession lithologique s’établit comme suit :
            de la terre végétale et/ou des remblais limono-schisteux marron, de 0,3 m à 0,6 m d’épaisseur,
            des limons d’altération sablo-graveleux marron, beiges, orangés à gris, identifiés jusqu’à
            3,2/4,5 m à plus de 6 m de profondeur (profondeur d’arrêt de des sondages SP1 et SP2),
            des schistes altérés limoneux beiges à orangés, dans lesquels le sondage SP3 a été stoppé à 4,3 m
            de profondeur, au refus, et le sondage SP4 à 6 m de profondeur.
            Nous retiendrons principalement les éléments suivants pour les caractéristiques mécaniques :
            Limons d’altération sablo-graveleux 6 à 52 Em (MPa)/0,75 à 2,75 Pl* (MPa) Moyennes à bonnes
            Schistes altérés limoneux 36 et 40 Em (MPa) /2,85 et 3,5 Pl* (MPa) Bonnes à très bonnes
            5.3 CHOIX DES FONDATIONS
            Le projet prévoit à priori la construction de maisons d’habitation.
            Dans le contexte reconnu, un système de fondations superficielles établies au sein des limons d’altération sablo-graveleux pourra être retenu. L’encastrement des fondations sera relativement limité dans le faciès, et mobilisera une contrainte modérée voire surabondante au regard des charges de tels projets. Les éventuels remblais et tous les terrains remaniés seront systématiquement traversés, ce qui entrainera localement des approfondissements.
            Dans le cas d’un déblai important, les terrassements pourront se faire à l’abri d’un simple talutage. Par ailleurs, toute partie enterrée devra être dimensionnée en soutènement et drainée.
            Désolé pour la longueur, en espérant que ça soit plus clair.
            Bien cordialement

          2. Oui, c’est clair mais l’étude G1 ne sert pas à grand chose. En substance, elle vous dit : “Le sol n’est pas mal à partir de 30 à 60 cm de profondeur en général. Mais ce ne sont que des données générales qui ne vous garantissent en rien une profondeur de fondation.” Bref, ce ne sont donc que des généralités et rien ne vous garantit que votre “bon sol” est en fait beaucoup plus profond chez vous.
            Je n’ai jamais compris pourquoi on a inventé les G1 comme étude de sol obligatoire, et non pas les G2. Pour économiser 1000€ sur un budget de plusieurs centaines de milliers d’euros, on risque un sinistre gravissime (celui des fondations). Si j’étais assureur, je n’assurerais jamais qui ne fait pas d’étude G2.
            Cordialement,

  36. Bonjour notre construction va être livrée semaine prochaine et le delta ms a été posé bizarrement selon moi sur le vide sanitaire de 1 m70 comment faire pour savoir si il est bien posé ? De plus une erreur d’évacuation a été faite , la sortie des eaux usées a été placé trop haute , chose rectifié par le constructeur mais l’ancien trou a été reboucher à la mousse expansive , qu’en pensez vous ?

    1. Bonjour,
      – pour savoir si le film Delta a été bien posé, vous pouvez regarder les prescriptions du fabricant sur internet. Il y a souvent des petites vidéos très bien faites, car à destination des artisans : elles montrent simplement comment le produit doit être mis en oeuvre.
      – un trou dans une maçonnerie ne se rebouche pas à la mousse, en effet ! mais au mortier. C’est du bricolage d’amateur (et encore…). Il faut refaire cela.
      Cordialement,

      1. Merci pour votre réponse cela m’aide bien pour les réserves . Pour le delta nous avons posé réserve sur la pause car tout est en sécurité maintenant . Encore merci

  37. Bonjour Monsieur,
    Concernant nos infiltrations d’eau dans le sous-sol, dont vous avez pu voir un aperçu sur les photos que je vous ai fait parvenir. Le maçon nous dit qu’un sous-sol ne doit pas être étanche mais imperméable et que dans ce cas, il peut y avoir de l’eau dans le sous-sol. Quand je vous parle d’infiltrations il s’agit de flaques d’eau au sol s’étalant sur 8 mètres de long et 3 mètres de large. Notre expert réfute cet argument et pour lui il ne doit pas y avoir d’eau d’autant plus que nous avons l’intention d’aménager notre sous-sol pour nos chambres d’hôtes (cuisine, spa, etc…)
    Le maçon demande une contre expertise qui aura lieu le 27 avril avec une architecte (expert pour assurance maintenant) et nous dit :” vous verrez bien que l’architecte nous donnera raison : votre sous-sol sera sous l’eau dès les pluies et nous n’avons aucune obligation pour y remédier”. Nous sommes stupéfaits car nous avons fait construire un sous-sol de 120 m² avec 2m40 sous hourdis ce n’est pas pour avoir une piscine.
    Quelle est votre avis Monsieur ?
    Cordialement

    1. Bonjour, la question est juridique avant d’être technique : L’entreprise vous doit-elle un sous-sol aménageable, oui ou non ?
      Pour y répondre, il faut se baser sur les engagements pris, et essentiellement sur le contrat conclu, sur la commande des travaux.
      Le document que vous avez signé pour commander les travaux (devis ou contrat, plans, etc.) mentionne-t-il qu’il s’agit d’un sous-sol aménageable ?
      Si oui, il doit être parfaitement étanche.
      Si non, qu’est-il mentionne ? S’il est mentionné “vide sanitaire”, il n’est pas aménageable (un vide sanitaire n’a pas destination à être aménagé).
      Si le document est flou, imprécis, il faut l’étudier. Par exemple – même si aucune de ces raisons ne peut emporter la décision avec certitude :
      POUR un local aménageable :
      – la hauteur de 2,40 m si elle n’est pas imposée par des raisons techniques (terrain très en pente…),
      – une porte et/ou des fenêtres dans ce sous-sol,
      – un escalier intérieur pour y accéder,
      – la déclaration de cette surface en surface de plancher dans le permis de construire,
      CONTRE
      – rien de tout cela, rien qui n’indiquerait que ce serait aménageable.
      Tenez-moi au courant, si vous voulez. Cordialement,

      1. Dans notre sous-sol, nous avons une porte de garage et à l’autre extrémité nous avons une porte de service qui sera dans l’eau. Nous avons également un escalier d’intérieur qui sera lui aussi dans l’eau. Nous n’avons qu’un devis avec le maçon rien de plus comme contrat. Nous avions fait mon épouse et moi un plan d’aménagement du sous-sol mais cela n’a pas intéressé le maçon. La hauteur de 2.40 sous plafond n’est absolument pas une contrainte car le terrassier nous a fait une plateforme nous arions pu demander 3 m sous plafond sans problème.

        1. Ah ! Voilà qui change pas mal de choses :
          – si vous n’avez pas déposé et obtenu un PC modificatif, la construction n’est pas conforme au permis de construire obtenu, vous avez notamment une surface de plancher (h> 1,80 m) très agrandie, puisque la zone “garage” se saurait être la totalité du sous-sol (on n’a pas besoin d’un tel garage, du moins c’est ce que considèrent les Pouvoirs Publics). Je vous propose donc de déposer une demande de permis modificatif, surtout AVANT de réceptionner !
          – le portail de garage indique (disons à 90%) que la destination du sous-sol est en fait : garage. Donc étanche à l’humidité.
          Ne faites pas de faux-pas juridique, car le fait de ne pas avoir de contrat, seulement un devis, peut être dangereux en laissant la porte ouverte à toutes les interprétations. N’aviez-vous aucune crainte, compte tenu des sommes en jeu ?
          Cordialement,

          1. Nous voulions attendre la fin des travaux avant de faire le permis modificatif. Est-ce une erreur ? Devons-nous le faire maintenant ?

          2. Oui, c’est une erreur. Vous êtes déjà en faute en ayant réalisé des travaux sans permis (non conformes au permis initial), si vous les validiez en les réceptionnant, vous accentueriez votre faute et donc votre responsabilité.
            Donc je vous engage à déposer tout de suite une demande de permis modificatif, avant de réceptionner et avant de déposer l’attestation de conformité, bien évidemment.
            Cdlmt,

          3. Merci, je prépare le dossier cet après-midi et le dépose la semaine prochaine.
            L’architecte n’avait fait à l’époque qu’ un VS alors que notre demande était un sous-sol aménageable au vu de notre projet de chambre d’hôtes. Toutes nos demandes n’étaient jamais suivies d’effet puis il a décidé de ne plus collaborer avec nous. Nous avons donc eu une réunion de chantier avec le maçon et le terrassier. Le maçon et le charpentier nous ont dit pourquoi avec les surfaces que vous créées ne faites vous pas un sous-sol ? A cela nous avons répondu que c’était notre demande initiale mais que l’archi n’a pas voulu. Pour eux il n’y avait aucune contre indication à faire ce que nous voulions donc nous avons dit OK. Nous pensions faire le permis modificatif une fois toutes les modifs terminées car pas mal de choses ont changé au fil de la construction.
            Je régularise cela dans les plus brefs délais surtout si nous allons en justice ce qui est probable avec notre maçon à 99 %.
            Je retiens que 120 m² pour un garage c’est jugé bien trop important et que l’exigence d’étanchéité peut être réclamée.
            Merci Monsieur pour votre aide précieuse !

          4. Je n’ai pas compris le sens de votre question concernant ma crainte vu les sommes en jeu ?
            Si c’est pour le contrat ? Les maçons , en tout cas dans le Lot, font toujours comme ça. Ce n’est qu’un devis, en tout cas lorsqu’ils traient avec des particuliers. L’acceptation du devis vaut contrat non ? Nous sommes des non-sachant, nous faisons part aux maçons de notre souhait, leur réponse à toujours été “je peux faire tout ce que vous voulez!” ” Votre archi est un c.. connu pour faire n’importe quoi et ne pas être très pro…” on a pu effectivement, vu notre expérience avec cet archi, qu’acquiescer…”
            Grâce à vous on a une lumière qui nous éclaire car nous sommes bien seuls…
            Ce que je retiens pour notre situation actuelle c’est :
            – que la présence d’une porte de garage de 3 mètres, d’une porte de service, d’un escalier intérieur, une hauteur sous hourdis de 2.40 nous permet d’exiger l’étanchéité de notre sous-sol. Il faut savoir également qu’au bout de 2 mois une fissure dans les agglos et joints est présente dans notre sous-sol. L’expert nous dit que l’eau fait gonfler l’argile et fait fissurer les agglos, ça promet pour la solidité de la construction.
            Cordialement

          5. Bonjour, ma question avait été posée par réflexe, si je puis dire, car faire faire des travaux est toujours une opération coûteuse (plusieurs milliers, plusieurs dizaines de milliers, voire plusieurs centaines de milliers d’euros) et aventureuse, car rien n’existe quand vous vous engagez, quand vous commandez les travaux, et donc il y a toujours un risque (surtout avec un CCMI, on le voit beaucoup ici !). Et je suis toujours surpris que ce risque ne soit pas appréhendé par ceux qui se lancent dans l’aventure. D’où ma question. Ce n’est qu’un constat général, en rien un reproche, bien évidemment. Si j’avais un reproche à faire, ce serait aux architectes que je l’adresserais, pour ne pas expliquer plus largement à tout le monde ces risques, et pour ne pas nous organiser pour répondre à cette clientèle avec une façon de faire qui lui convienne parfaitement.
            En pratique, un devis ne peut pas valablement tenir le rôle de contrat, car c’est beaucoup trop dangereux pour le client, pour un tas de raisons, il y manque tous les éléments importants = définition et destination des travaux, plans complets, prévision des paiements sans acomptes, toutes clauses permettant de parer à l’imprévu, vérification et paiement des travaux, respect de la loi : sous-traitance, assurances et garanties (ça peut cacher des pièges), délais et pénalités de retard, modifications et avenant, etc. etc. (je n’ai fait qu’un survol très partiel). Par exemple, dans les contrats que j’établis pour mes clients, les devis ne sont pas contractuels, justement, car ils ne sont là que pour protéger les artisans, pas les clients. Je précise que, bien entendu, les prix globaux et forfaitaires sont parfaitement connus et convenus dans mes contrats, évidemment.
            Les éléments que je citais : portail de garage, escalier, hauteur, etc. sont des indices permettant d’étayer une demande de qualification du sous-sol en lieux aménageables, donc préservés de l’humidité. Je ne peux pas vous en garantir le succès à 100% mais a priori ça devrait être bon. Il faudrait que je connaisse mieux le dossier pour cela.
            Les argiles gonflantes sont très dangereuses, vos fondations respectent-elles l’étude de sol ?
            Mettez-vous en conformité avec le permis (permis modificatif, dans lequel évidemment vous déclarerez le sous-sol en partie en garage et en partie en surface aménageable, rangement, cellier,…
            Ne signez rien avec l’artisan et ne réceptionnez surtout pas avant d’y voir plus clair ! Evitez même de discuter par mél avec l’artisan pour le moment.
            Bien cordialement,

          6. Si j’ai bien compris, écrire dans le permis modificatif, que notre sous-sol de 120 m² est à usage exclusif de garage ne sera pas acceptable par l’administration bien que cela nous exonère de taxe ?
            Nous avons deux voitures, une future tondeuse auto-portée, est-ce que dédier 50 m² à la surface de stationnement est correct ?
            Nous avons également prévu un cellier dont la surface est environ de 12 m² cela peut-il être déduit ?
            Est-ce que cette régularisation de destination de notre sous-sol à l’égard de l’administration peut jouer en notre faveur pour prouver que notre sous-sol sera aménageable et exiger que ce soit étanche par les maçons ?
            Bien à vous
            Cordialement
            Vincent

          7. La seule surface déductible est celle dédiée aux stationnements, des garages automobiles et 2 roues (pas des tondeuses à gazon). Il me semble judicieux de ne pas “tirer sur la corde” et de mentionner par exemple une partie en garage de 60m² environ (car ça dépend de la configuration des lieux, vous estimerez ce qui convient bien), et le reste en pièces secondaires, cellier, rangement, etc. Ce sera plus crédible, car ça correspondra à la réalité.
            Le fait d’avoir un permis modificatif accepté jouera en votre faveur : en cours de travaux, vous êtes convenus avec le maçon de faire un sous-sol aménageable (donc étanche), vous avez demandé et obtenu un permis modificatif EN COURS DE TRAVAUX (d’où l’intérêt de na pas réceptionner) et vous demandez que les travaux soient conformes à cette destination convenue : c’est-à-dire étanches.
            Votre position juridique est 10 fois meilleure ainsi.
            Cordialement,

          8. Merci beaucoup pour votre éclairage et vos conseils. Nous étions conscients qu’il y avait des sommes importantes en jeu voilà pourquoi nous avions pris un archi en mission totale. Cela nous coûtait 10 % du coût de construction mais nous souhaitions acheter notre tranquillité ! Seulement cela a tourné au vinaigre et en toute franchise (des mails l’attestent) indépendamment de notre volonté.
            Il faut savoir, qu’à ce jour nous avons dépensé, pour les plans de l’existant et de notre projet à peu près 10 000 euros. Des plans sans charpente, sans murs porteurs, sans cotation des évacuations sanitaire etc… et qu’aujourd’hui Lundi de pâques, mon épouse refait une nouvelle fois les plans au crayon de bois !
            Comme vous dites même avec un archi on n’est jamais à l’abri d’une arnaque alors quand cela continue avec le maçon on rêve d’élever des chèvres dans le Larzac !
            Bien cordialement

          9. Je regrette toujours beaucoup (et même plus que ça) quand un architecte ne tient pas ses engagements. N’oubliez pas que vous pouvez toujours saisir le Conseil de l’Ordre des architectes (il y en a 1 par région), pour demander des comptes à votre architecte.
            Je complète ma réponse en précisant que la rémunération d’un architecte, inférieure en général à la moitié de celle d’un cmi, doit “normalement” générer des économies au final.
            Cordialement,

  38. Bonjour Monsieur,
    J’ai une petite suggestion à vous faire et cela en toute modestie. Je parcours souvent votre forum et dans 99% des cas, vous conseillez aux malheureuses victimes de malfaçons et non-façons de faire appel à un architecte pour les aider à solutionner leurs problèmes.
    Je pense qu’il serait utile de faire sur votre site une liste des archis qui acceptent d’apporter une aide à des MO en difficulté. Avoir un archi dès le départ n’est pas une certitude d’absence de risque, j’en suis la preuve et de nombreux témoignages le confirment. Ne pas en avoir ce n’est pas forcément un choix mais le résultat d’une mésentente ou autre…mais trouver un archi qui accepte de reprendre un dossier c’est clairement mission impossible.
    Bien cordialement

    1. Bonjour, en effet, la profession d’architecte est très disparate suivant chaque professionnel.
      Par définition, vous trouverez ici, sur ce site, une cinquantaine d’architectes qui sont intéressés par ce qu’on appelle “le marché des Particuliers” (c’est objectif de l’association Les Architectes d’Aujourd’hui).
      Par contre, tous les architectes sont réticents à intervenir sur une opération en cours, car ils risquent gros : tout le monde (juges, assureurs, etc.) s’entendent souvent pour rendre l’architecte responsable de tout et de n’importe quoi, parce qu’il est toujours très bien assuré et parce que… c’et tellement plus commode !
      Cela est bien dommage pour les architectes et aussi pour tous les gens que nous pourrions aider sans ça.
      Cordialement

  39. Bonjour,
    Nous avons été livré d un appartement en VEFA fin d année 2020. Appartement en duplex 6eme et 7eme étage.
    La pression parait très faible dans les douches et robinet de puisage notamment (plus de pression au 6eme qu au 7eme). Y a t il une norme svp? Et comment la pression doit elle être prise svp?
    Pour l Eau chaude sanitaire y a t il un minimum aussi ?
    Merci beaucoup par avance

    1. Bonjour, trouvé sur le site de l’ANIL :
      La hauteur piézométrique de l’eau destinée à la consommation humaine distribuée par les installations intérieures publiques ou privées, doit, en tout point de mise à disposition, être au moins égale à trois mètres, à l’heure de pointe de la consommation (décret du 3.1.89 : art. 26 et 33).
      L’exigence est assez peu contraignante, elle correspond à une pression de l’eau de 0,3 bars en tout point de mise à disposition, c’est à dire jusqu’au compteur général, alors que la pression au robinet est en moyenne 2 à 3 bars.

      En pratique, je vous conseille d’abord de vérifier auprès du Service à caractère public qui distribue l’eau dans votre Commune quelle est la pression qu’il est censé distribuer. Ne dites pas que vous avez vous-même un problème, car sinon vous risqueriez de ne jamais avoir le renseignement. Puis, quand vous l’avez, vous pourrez demander à la Mairie de rectifier ou au promoteur d’installer un surpresseur, ou une autre action suivant les réponses obtenues.
      cdlmt,

  40. Bonjour M. Espagno. Encore un soucis avec mon CCMI. Ce dernier me signale que c’est à moi de payer la consommation de l’eau et d’ouvrir un compteur électrique de chantier pour mettre en chauffe le planché chauffant. Je lui ai dit que ces frais étaient à sa charge. Et ce dernier m’a répondu que c’était à moi de payer et de mettre en place le compteur de chantier sinon il arrêtera le chantier. Cependant rien ne mentionne ces frais dans mon contrat. Je pense que l’ouverture de l’eau et les frais d’ouverture du compteur d’eau sont bien à ma charge mais la consommation d’eau plus la pose et la consommation d’un compteur de chantier ce n’est pas normal? De plus, dans la notice descriptive dans la colonne couts à la charge du maître d’ouvrage aucune mention n’est faite des ces frais. J’ai l’impression d’être pris pour un pigeon. Ces frais peuvent-ils m’être imputés? Quels sont mes recours?
    Encore merci du temps que vous prendrez à me lire.
    Cordialement,
    M

    1. Bonjour, c’est une question récurrente que plusieurs visiteurs ont déjà posée ici. La réponse est constante :
      NON, vous n’avez pas à payer les consommations d’eau et d’électricité.
      D’ailleurs, ça a été jugé plusieurs fois, la jurisprudence est sans ambiguïté.
      Et, à mon avis, que ce soit mentionné ou non sur le ccmi ne change rien : seuls les travaux qui resteront au final, ceux qui correspondent à ce qui constitue la maison, peuvent faire l’objet de “travaux réservés” (la faïence, la peinture, les gouttières…), avec une forme précise (mention, chiffrage détaillé précis, etc.). L’eau et l’électricité sont des MOYENS pour réaliser des travaux, ce ne sont pas des travaux eux-mêmes, ils ne peuvent donc pas faire l’objet de “travaux réservés”. C’est comme si le CMI vous demandait de venir décharger les agglos vous-même, ou de payer l’essence de ses camions, sinon il arrêterait le chantier ! Vous n’avez pas à vous immiscer dans le travail du CMI, c’est SA consommation d’eau et d’électricité, vous n’avez pas à y intervenir.
      Et oui, le CMI vous prend pour un pigeon, car IL LE SAIT TRES BIEN, c’est un professionnel, il n’est pas CMI par hasard, à moins que ce soit un débutant complet et qu’il ne se soit jamais intéressé à son métier, il a connaissance des conditions dans lesquelles il l’exerce.
      Mais, on ne sait jamais, si le client est assez “pigeon” pour accepter, ça fera toujours ça de pris en plus, sur son dos…
      Soyez ferme, et virulent dans votre réponse en lettre RAR : personne n’aime être pris pour un pigeon. (Je précise pour qui nous lit que “virulent” ne veut pas dire “agressif”, mais “très net, sans rien tolérer”. Mettre le poing sur la table, pas dans la figure de l’autre 🙂 )
      Cdlmt,

    2. Bonsoir Monsieur Espagnol,
      J’ai fait construire une maison ossature bois en 2013 par une société réputée dans ma région.
      Le problème c’est que j’ai eu des fissures à l’étage au niveau des angles des portes et fenêtres des chambres sur les murs placo.
      Elles ne sont pas apparuent tout de suite juste quelques années plus tard. Dès leurs apparitions j’ai tout de suite prévenu le maître des travaux qui par la suite a informé ses supérieurs. La société de construction n’a pas voulu rentrer en matière pour ce genre de fissures car ils m’ont dit que celles-ci étaient superficielles.
      Après ce discours j’ai décidé de monté un dossier auprès de ma protection juridique, et elle m’a aidé à obtenir gain de cause pour certaines de ces fissures notamment celles des chambres au niveau des angles des fenêtres par contre celles se situant sur les angles des portes, la société n’a rien voulu faire car pour elle ce n’est que superficielle.
      Depuis cette intervention certaines de mes fissures sont réapparues et les autres qui n’ont pas été traitées elles ont évoluées.
      Mes fissures sont verticales pour une d’entre elles mais les autres sont diagonales, elles sont longues de plus de 20cm et de quelques millimètres de large.
      Comment obtenir gain de cause auprès de mon constructeur afin qu’il reconnaisse qu’il y a des malfaçons et que les travaux n’ont pas été réalisés dans les règles de l’art.
      D’après les dires de cette société, cela arrive très régulièrement d’avoir ce genre de fissures inesthétiques et superficielles dans une maison neuve.
      Me concernant je n’en crois pas un mot.
      Vous remerciant par avance de votre retour.
      Cordialement.

      1. Bonjour, je réponds point par point :
        Bonsoir Monsieur Espagnol, = mon nom est “Espagno”, sans l (c’est un détail 🙂 )
        j’ai tout de suite prévenu le maître des travaux = non, juridiquement, vous n’avez à faire qu’à l’entreprise dans sa globalité (ici, un CMI ?), les lettres doivent donc toutes être adressées au Directeur,
        fissures superficielles = Non, des fissures récurrentes et qui ne sont manifestement pas des fissures de dilatation (car elles sont parfois en diagonal), relèvent bien de la garantie décennale, ne vous laissez pas endormir,
        j’ai obtenu gain de cause = c’est-à-dire que le constructeur a accepté de faire directement des travaux ? ou l’assurance décennale est-elle intervenue ?
        Comment obtenir réparation ? = il ne vous reste plus beaucoup de temps pour bénéficier de la garantie décennale, 2 ans (peu être moins) et c’est vite passé. Et c’est au jour près, le lendemain des 10 ans, c’est fini.
        A votre place voici ce que je ferais dès maintenant :
        1 – je ferai établir un rapport par un expert (Bureau d’études technique spécialisé en ossature bois, en faisant bien attention qu’il ne connaisse pas le constructeur), expliquant en détail le pourquoi du sinistre et le comment de la réparation.
        2 – je ferais une nouvelle déclaration de sinistre auprès du constructeur et de la dommage-ouvrage, en lettre RAR évidemment, car les fissures ont évolué,
        3 – à la moindre réticence, j’assignerais le constructeur ET l’assureur. Il est possible que l’assureur “joue la montre” en faisant traîner avant d’accorder sa garantie, puis au jour J des 10 ans après la réception, ce sera TERMINE, vous n’aurez plus aucun recours. Attention, le temps passe très vite dans ce genre d’affaire.
        Ce genre de sinsitre peut être très lourd à réparer, s’il fallait reprendre la structure, l’ordre de grandeur du coût peut être de 20, 30, 50 000 € ou plus…
        Tenez-moi au courant si vous voulez bien, cordialement.

  41. Bonjour, nous faisons construire notre maison sur un terrain en pente (12%) avec un sol en argiles gonflantes. Nous avons fait faire une étude de Sol G2 et une étude de structure. Les fondations en semelles filantes ont étés ouvertes mercredi, le ferraillage posé jeudi et le béton coulé ce matin vendredi.
    Lorsque nous sommes venu sur le chantier nous avons constaté 2 défauts:
    1. le ferraillage avait été surélevé par des barres d’acier plantées dans le sol sur lesquelles l’armature avait été ligaturée. Nous avons demandé à suspendre ces ferraillages avant de couler le béton , cela a été fait sur une partie mais pas en totalité car le délai était trop court pour tout reprendre avant l’arrivée de la pompe à béton.
    2. le ferraillage touchait les parois des fouilles sur certains bords essentiellement au niveaux des poteaux où tout le ferraillage était en contact contre les bords.
    3. aucun chainage vertical n’était visible, les maçons ont simplement plantés les ferrailles (tiges droites) dans le béton fraichement coulé en disant que cela se faisait comme ça et que c’était du solide. Le vide sanitaire sera monté comme ça par dessus.
    Nous avons souligné tous ces points au maçon qui nous a assuré que nous ne risquions rien, que tout était bien fait et bien solide, que l’essentiel était d’aller vite car il ne faut pas laisser les fonda ouvertes (ce que nous savions effectivement). Si nous avions stoppé le chantier le coulage du béton était repoussé de 2 semaines (avec risques de pluie sur sol en argile très forte).
    N’étant pas du métier nous avons laissé faire car nous nous sentions acculés par les évènements. Que risquons nous fasse à ces malfaçons, que devrions nous faire pour reprendre le chantier sans risque d’affaiblir encore les fondations?

    1. Bonjour, votre message met en évidence le besoin de qui fait construire d’être guidé par un professionnel indépendant, qui ne vend pas les travaux, c’est-à-dire un architecte. Avec un architecte, l’entreprise n’aurait pas agi ainsi (ni raconté des histoires) et les travaux auraient été repris correctement.
      Je réponds point par point :
      1 – armatures surélevées du sol : pour avoir un bon enrobage, il faut en effet surélever de 3 ou 4 cm les armatures du sol, du fond des tranchées, donc si c’est ce qui a été fait, c’est ok,
      2 – les armatures ne doivent pas toucher non plus les parois, elles doivent être enrobées d’au moins 2,5 cm et un peu plus (3 ou 4 cm) en fondations, milieu perpétuellement humide.
      3 – les attentes verticales pour lier les chaînages ne doivent pas être “plantées” ainsi dans le béton, puisqu’elles n’auront pas de crosse en pied (de coude) pour résister aux efforts d’arrachement. Elles glisseront dans la fondations lors des tensions, des arrachements. Ces chaînages verticaux ne sont pas des poteaux, ce sont des tirants qui résistent à l’inverse à des efforts d’arrachement. Tel qu’a fait le maçon, ça ne sert plus à rien, vous risquez des fissures, surtout dans un tel terrain. Le maçon le sait très bien, il vous raconte n’importe quoi pour n’avoir pas eu à se fatiguer à ligaturer les attentes verticales avant coulage du béton. Ce n’est pas parce qu’on a fait une bêtise toute sa vie que ce n’est plus une bêtise à chaque nouvelle fois.
      Enfin, le maçon vous raconte aussi des bêtises en disant que le temps de mettre correctement en place les aciers vous aurait fait perdre 2 semaines, c’aurait été 1 jour ou 2 (voire quelques heures). Si par malchance, il devait pleuvoir entre temps, il suffisait de recreuser 30 cm de plus pour retrouver le terrain sec et faire correctement le travail. Mais ce travail aurait été fait correctement la première fois, c’aurait été plus simple. Vous n’avez pas à en subir les conséquences, c’est-à-dire les risques de fissures.
      Si vous ne faites pas tout refaire, attention de ne pas en parler par lettre ou par mél, car si vous deviez avoir des fissures dans quelques années, l’assurance décennale pourrait s’en servir pour constater que vous avez “couvert” une malfaçon, ce qui vous ferait perdre sa garantie ! Un doute sur une malfaçon, ça se répare ou on n’en parle plus.
      Cdlmt,

      1. Merci de votre réponse , le fait de ne pas avoir vibré est aussi un défaut majeur ou pas?
        Je cherche une solution pour tenter de “rattraper” ces erreurs… Pensez-vous qu’il est possible de bancher au dessus des semelles filantes qui viennent d’être coulées, de re-ferrailler correctement le tout en l’arrimant au béton existant, et de recouler un béton de 30 cm (ou plus) d’épaisseur pour que les fonda soient plus pérennes? Serait-ce utile et/ou suffisant?
        Si l’on doit tout refaire, il faudra extraire le béton déjà coulé et nous risquons de dégrader fortement les fouilles existantes non? Le terrain étant en pente on ne pourra pas creuser plus profond que les fouilles existantes…
        Que pensez-vous de tout cela? Et de cette solution de rattrapage?

        1. Non, autant pour une poutre ou un chaînage, c’est TRES important de vibrer correctement le béton, autant pour des semelles filantes massives, vibrer le béton est un détail. Je ne le fait pas spécialement faire sur mes chantiers (pour des fondations en pieux, si bien sûr).
          Normalement, il faudrait piquer (faire un trou) le béton des fondations au niveau des aciers en attentes pour les chaînages verticaux, pour retrouver les aciers noyés dans le béton des fondations, y souder des armatures verticales (de nouvelle “attentes”) et reboucher le béton. Dans les angles des fondations, on peut le faire car c’est un endroit qui ne travaille uniquement qu’à la compression, alors qu’on ne pourrait pas le faire pour une poutre ou un poteau, par exemple (pardon d’être un peu technique).
          Mais je pense que vous n’obtiendrez jamais ça du maçon. L’idée de faire un soubassement en agglo à bancher et bien armé est bonne, ça améliorera bien la rigidité, la cohérence de la structure. Et surtout, s’il devait y avoir plus tard un soulèvement (d’1 mm ou 2, je vous rassure), il interviendrait sous le soubassement, là où il repose sur la fondation, donc aucun inconvénient esthétique. Bien entendu, tout en laissant les aciers en “attente” en place actuellement, vous faites placer de nouvelles attentes bien ancrées dans le soubassement en blocs à bancher, avec des crosses (des coudes) à leur base.
          Cordialement,

  42. Bonjour
    Nous avons de belles fissures sur les murs extérieur de notre appartement. Nous pensons qu’il n’y a pas de chaînage est ce possible? Et est ce grave?
    Merci de votre réponse
    Cordialement

    1. Bonsoir, s’il s’agit d’un appartement relativement récent (moins de 30 ou 40 ans), il y a eu très probablement un architecte + un BET + un Bureau de Contrôle. Dans c’est conditions, il est impensable qu’il n’y ait pas de chaînage. L’absence de chaînage est rarissime. Par contre, l’absence de liaison correcte des chaînages est plus fréquente et elle provoque à peu près les mêmes fissures… (un chaînage non relié ne sert à rien, ne retient rien).
      Comment sont ses fissures ? Horizontales ? Verticales ? Diagonales ? Où sont-elles situées ? angles des murs ? au milieu ? au niveau d’un plancher ? quelles largeurs ont-elles ? sont-elles évolutives ? etc.
      Cdlmt,

    2. Bonjour
      J’ai acheté sur plan et lors de la pose de ma cuisine, le cuisiniste m’a fait remarquer que la partie gauche du parquet était plus basse de 2cm et qu’il flottait ,, conséquence il y a un jour de 2cm au niveau des plinthes et mon îlot a du être calé artisanalement… la société qui a réalisé les travaux a osé me dire que c’était la faute du cuisiniste qui l’avait affaissé en serrant trop fort les pieds des meubles du bas … que puis je faire ? merci!

      1. Bonjour, pardon mais j’ai souris en lisant la réponse la réponse de celui qui a fait les travaux de votre logement. Il y a des gens qui ne doutent de rien et qui se permettent des réponses ahurissantes…
        Que voulez-vous faire, en fait ? Quelle est votre demande auprès des professionnels, cuisiniste et celui a fait le logement ? Reprise des travaux ? Dédommagement ? Suivant votre souhait, je pourrais mieux vous répondre.
        Cordialement,

  43. Bonjour et merci d’avance à l’intérêt que vous porterez à mes questions.
    Voici le problème :
    Dans mon village un bâtiment a été acheté pour de la rénovation afin de mettre ce logement en location, jusque là c’est plutôt positif , sauf que les propriétaires ne sont pas sur place , et personne pour suivre l’avancement des travaux , les travaux durent depuis environ 10 ans , déjà le maçon a dû refaire le hourdis d’une terrasse sur le toit des garages , construction rajoutait en parpaings , car tout s’est écroulé ( les propriétaires ont repayé, le maçon a pleuré que cela n’était pas de sa faute), d’ailleurs cela a été refait mais il y a toujours des poteaux fer qui soutiennent et n’ont jamais été enlevés depuis (je ne connais pas le nom exact de ce matériel je m’en excuse, cela fait environ 6ans que le maçon a fait la réparation) , pour continuer, il n’y a pas d’isolation par le toit terrasse , juste du goudron , à l’intérieur de la (maison) il y a du salpêtre, les menuiseries viennent juste d’être posées , un hourdis a été fait pour faire l’étage , malheureusement problème à un endroit, il est tombé, le maçon a coupé puis mis de la ferraille et coulé du béton hop on se prend pas la tête en plus ce n’est pas de sa faute , mais celle du charpentier , pour le maçon , c’est le poid de la charpente qui a fait que le plafond tombe à un endroit, les murs très humides ont été couverts de laine de verre puis placo, impossible d’isoler le plafond , toute façon, le hourdis a été fait trop bas , donc on réduit la hauteur avec le placo , le plaquiste a alerté à plusieurs reprises les propriétaires sur les malfaçons du chantier et les risques pour le futur , et lui ne veut pas être embêté en cas accident avec des futurs locataires, ce qui est normal, cependant les propriétaires très bien avec le maçon lui disent , ne vous inquiétez pas faites le placo , il n’y aura pas de problème, mais un doute reste , si en cas d’accident , comme un plafond qui tombe, qui sera inquiété ? Les propriétaires , le maçon , ou le plaquiste , qui lui recouvre les malfaçons parce qu’on lui dit de le faire , et ça s’est bien les propriétaires qui lui demandent de le faire , le plaquiste est indépendant à son compte et n’a rien à voir avec l’entreprise de maçonnerie. Je sais pas si j’ai été clair dans mes explications , je me perds un peu , j’ai moi même vu et franchement n’étant pourtant pas du métier , ça fait peur , je ne pourrai pas louer un logement comme celui-ci, je tiens à ma vie . Cordialement

    1. Bonsoir, le film d’horreur que vous me décrivez est consternant, en effet.
      Les petits poteaux en acier pour soutenir le plancher en cours de montage s’appellent des “étais”.
      Si une partie du bâtiment s’écroulait et blessait ou tuait quelqu’un, il y a aurait une enquête judiciaire, et le ou les coupables seraient jugés, en cours d’Assise s’il y avait mort d’homme. Quiconque peut être mis en cause, maçon, plaquiste, client, tiers…, car connaître un danger et ne pas prévenir est de la non-assistance à personne en danger.
      C’est le Maire qui est en charge de la sécurité dans sa Commune. Ne pensez-vous pas qu’il serait bien de lui adresser une lettre et/ou un mél ?
      Quant à ce client insouciant et farfelu, j’allais écrire “je-m’en-foutiste”, il est bien curieux…
      Cordialement,

      1. Bonsoir et merci beaucoup d’avoir pris le temps de me répondre, je suis tombé sur votre tout à fait par hasard, en recherchant des réponses des solutions, je ne suis pas les propriétaires, mais je cherchais qui prévenir justement, la réponse la mairie , mais bien sûr merci beaucoup, je n’y ai pas pensé avant, sincèrement je ne laisserai pas cela comme ça Soyez sûr, que je vais au moins prévenir , les danger qu’il peut y avoir dans le futur …. Cordialement

  44. Bonjour, nous avons construit notre maison en 2011 par un artisan qui a fait office de maître d’oeuvre. Tout c’est bien passé, sauf que nous avions constaté que les dalles étaient pas assez profondes par rapport à la pente de la toiture pour recevoir les pluies. L’artisan nous a convaincu que nous avions tord . Aujourd’hui, lorsqu’il y a de grosses pluies, l’eau déborde des dalles et salie nos murs (du vert apparaît sur les murs). Nous avons voulu nous rapprocher de notre assurance dommages ouvrages pour pouvoir les remplacer mais celle-ci n’existe plus et mon artisan à changer de métier. Que doit-on faire ?
    Merci de votre réponse

    1. Bonjour, en effet des assurances étrangères ont déposé leur bilan et n’existe plus. Vous deviez saisir directement l’assurance de l’artisan : celui a qui eu une mission de maîtrise d’oeuvre et celui qui a posé les gouttières, si ce n’est pas le même.
      Mais ce genre de sinistre n’est garanti que 2 ans (garantie de bon fonctionnement), sauf si vous pouviez démontrer que cela rend la maison inhabitable (pénétrations d’humidité à l’intérieur) ce qui relèverait de la garantie décennale. Attention, elle expire cette années !
      Cordialement,

  45. bonjour,mon maçon a couler la dalle 6 cm sur vide sanitaire une fois fini une trombe d’eau le ciment est marque trois mois après des fissures de cassure quel risque pour la suite y a t il des risques pour la suite de la construction

    1. Bonjour, oui le béton frais qui reçoit une forte averse est détérioré, il perd ses performances mécaniques (autrement dit, il n’est plus solide, on dit qu’il est “noyé”). Il ne faut pas l’accepter, il faut faire venir un expert pour qu’il dise ce qu’il convient de faire dans votre cas. Vous pouvez demander au fabricant du plancher de vous indiquer un nom.
      Cordialement,

  46. Bonjour, Nous avons aménagé il y a 3 mois dans un appartement livré dans une résidence neuve.
    Pour ajouter une climatisation avec bloc extérieur sur la terrasse nous nous sommes renseignés sur la conformité.
    A priori la conformité ne serait demandée que dans environ 2 ans, après livraison des 2 autres bâtiments en cours de construction du programme dans le cadre d un même et unique permis de construire.
    Y a t il la possibilité de solliciter une réception partielle même si on est en RT 2012 svp?

    1. Bonjour, vous pouvez toujours solliciter une autorisation de placer le compresseur de clim sur la terrasse. Ce sera à l’Assemblée des copropriétaires de décider. Pour cela vous devez vous adresser au syndic qui en saisira le Conseil syndical.
      Cdlmt,

      1. Merci de votre réponse.
        Le problème de l assemblée générale est que le promoteur est majoritaire car il détient toutes les voix des 2 bâtiments en construction.
        La question a déjà été posée et la réponse est oui après l obtention de la conformité.
        Comment obtenir la conformité dès maintenant, tant que les 2 autres bâtiments ne sont pas construits svp? Il devrait pouvoir y avoir une sorte de réception partiel non? La RT2012 est elle un obstacle ?
        Merci beaucoup

        1. Le problème n’est pas celui d’une réception, partielle ou globale, ça n’a rien à voir. La conformité est uniquement la conformité de l’ouvrage réalisé (réceptionné ou pas, qu’importe) avec le permis de construire obtenu, c’est tout.
          Et évidemment, le promoteur ne pourra pas obtenir la conformité alors qu’il manque 2 bâtiments ! Il aurait fallu qu’il dépose des demandes de permis de construire où les bâtiments auraient fait l’objet d’autorisations séparées, ce qui n’est pas le cas.
          Donc, il n’y a pas d’autre solution que d’attendre cette conformité. Consultez des juristes spécialisés si vous voulez, il y a peut-être des “astuces” mais je ne vois pas lesquelles.
          Cdlmt,

  47. Bonjour,
    Je fais construire une maison individuelle.
    Le terrassier est passé lundi pour commencé à creusé. Son collègue est passé jeudi pour creuser les fouilles. Malheureusement, il s’est mis à pleuvoir l’après-midi et le maçon a décidé de ne pas couler le béton le vendredi. Il devrait le couler Mardi. Entre jeudi (réalisation du fond des fouilles) et Mardi, il s’est écoulé 4 jours. Est-ce grave ? (pas de pluies pour l’instant).
    Merci de votre réponse.

    1. Bonjour, il ne faut pas couler du béton de fondation quand la terre a été détrempée par une pluie auparavant : la terre gonfle avec l’eau au fond de la tranchée. Une fois le béton coulé par dessus, la terre va sécher au fil du temps et dégonfler. On risque alors des fissures (murs, plancher…).
      La règle est de creuser les tranchées des fondations juste avant de couler le béton. L’idéal est de faire ça le même jour de beau temps : on ouvre le matin, on coule l’après-midi.
      Dans votre cas, la terre a été détrempée, donc il ne faut pas couler le béton ainsi. Quand j’ai été dans votre cas, j’ai demandé au maçon de creuser 30 cm de plus au fond de fouille juste avant de couler le béton (tout ça à ses frais, évidemment).
      Cordialement,

      1. Bonjour, merci de votre réponse. Il a, comment dire, “pluvioter”. Le lendemain matin, la terre et la craie était déjà sèche. 5 jours se sont écoulés avant de couler les semelles filantes.

  48. Bonjour,
    Le vide sanitaire sur mon terrain n est pas de la même hauteur que sur mon plan de permis. Il manque 20 cm d un côté le constructeur dit que l altimétrie n était pas la même que celle indiquée.
    Qu en pensez vous ?

    1. Bonjour, je pense que oui, en effet, l’altimétrie ne doit pas être la même que celle indiquée. C’est bien là le problème, le CMI n’a pas respecté le permis de construire.
      A vous de voir quelle suite vous donnez à cela. Par exemple, est-ce gênant ? Cela amène-t-il un risque technique (eau de pluie, etc.) ? Un défaut d’usage ? (marche trop haut pour sortir ?). Cdlmt

      1. Ça diminue la hauteur du vide sanitaire dont la moyenne passe de 60 à 50.
        Pour le reste je ne sais pas ce que ça pourrait engendrer et si ça ne vient pas de la différence d altimétrie à quoi cela peut etre du ?
        Merci

        1. Bonsoir, moi non plus, je ne peux pas vous répondre ainsi, je ne vois pas ce qu’il en est (plans, photos, quel préjudice ? etc.).
          Si le vide sanitaire est moins haut, ça peut constituer un préjudice (50 cm rendent le vs très difficilement visitable) cdlmt

          1. Ceux qui conseillent les personnes qui font construire sont les architectes, c’est leur métier. Mais il est vrai qu’ils n’aiment pas intervenir sur des travaux en cours ou réalisés, car ils courent toujours le risque qu’on leur impute des malfaçons des autres (ce qui est, hélas, assez fréquent).
            Bonne soirée, cdlmt,

  49. Bonjour monsieur
    Lors de notre construction les maçons avaient oublié les attentes de fer pour les poteaux de soutien. Ils ont dus faire une saignée sur la dalle. Pensez vous qu’il puisse y avoir un problème de solidité de la dalle suite à ça.

    1. Bonjour, je ne peux pas répondre comme ça, sans avoir vu les lieux et les travaux effectués, ou plutôt en cours de réalisation. Quelle dalle ? (plancher hourdis ou dallage ?), quelle reprise ? Les aciers ont-ils été soudés entre eux ? Comment la reprise a-t-elle été effectuée ? Toutes choses que je ne sais pas, et qu’il est probablement trop tard pour estimer, les travaux devant être faits, le scellement recouvre tout. Cdlmt,

  50. Suite a mon précédent commentaire,
    Est il possible de couper cette ceinture, mais de la refaire partir avec 2 poteaux en béton armé de part et d’autres de la fenêtre et de les reprendre sur le linteau de la fenêtre ?

    1. Vous faites ce que voulez, bien sûr. Mais ouvrir la façade, démolir la maçonnerie et les chaînages, recréer des chaînages en les soudant aux armatures existantes, recouler du béton armé (spécial, pour assurer la liaison) pour refaire les ouvrages conformes aux plans, est un travail colossal si l’on veut que ce soit bien fait. Le maçon est-il d’accord ?

  51. Bonjour,
    Pourtant nous sommes en zone sismicité faible !
    Nous pouvons quand même pas meuler cette ceinture ?
    Les risques sont trop grand ?

  52. Bonjour,
    Je reviens sur mes soucis de construction. Les maçons ont coulé le toit plat de mon garage mitoyen avec la maison (1 seul pan de mur pour garage maison) et ce qui m’inquiète c’est que les poutrelles soient tout simplement posées (via un trou) dans les bio’bric du mur mitoyen. Je n’ai pas vu de ferrailles dans ce mur et lors du coulage de mon toit de garage le béton a dû passer à travers les bio’bric car j’ai une petite marre qui s’est formée à l’intérieur de la maison. Ma question: ne fallait-il pas renforcer le mur commun du garage/maison car je crains que la brique de 25cm de largeur, entaillée sur la moitié afin d’y poser les poutrelles + charge béton du toit, ne se fragilise et crée une fissure voir pire.
    Autre question, lors de sondage pour vérifier l’ancrage des fondations la terre a été retirée mais depuis 5 mois une partie des fondations est toujours “à l’air” , y a t’il un risque de fragilisation des fondations exposées?
    Merci d’avance pour vos conseils.

    1. Bonsoir, les poutrelles doivent toutes être reliées entre elles par un chaînage. C’est une ceinture de béton armé, continue (une ceinture interrompue n’a aucun utilité), sur toute l’épaisseur du plancher hourdis et coulée en même temps que le plancher lui-même. D’après ce que vous me dites, je ne comprends pas comment cette ceinture peut être réalisée.
      Les fondations sans terre dessus ne sont pas spécialement fragilisées, sauf si l’eau de pluie y stagnait : elle peut à la longue humidifier toute la zone, rendre la terre plus meuble, plus molle et donc fragiliser la construction en affaiblissant les fondations.
      Cordialement,

      1. Bonjour. Je souhaiterai avoir un renseignement concernant ma construction. Il y a une erreur d’implantation du poteau porteur. En effet ce dernier a un décalage de 1m par rapport aux plans. Le constructeur m’assure qu’ils peuvent et vont faire le nécessaire pour le déplacer. Il me parle de le faire par scellement chimique. Ma question est de savoir quelle serait la meilleure façon de le faire? La dalle ne doit pas être cassée afin d’effectuer une reprise de ferraillage sur la fondation? Je ne souhaite pas avoir un problème de faiblesse par la suite.
        Merci de votre retour.
        Cdlt.

        1. Bonjour, je ne peux pas répondre ainsi, car cela demande
          a) d’examiner les plans pour déterminer théoriquement ce qu’il faut faire,
          et b) d’examiner les lieux pour le déterminer en pratique.
          En effet, ce n’est pas tout de sceller un poteau déplacé, encore faut-il que ce qui est réalisé corresponde au nouvel emplacement du poteau : que portera-t-il ? S’il portait une poutre en béton ou un plancher hourdis, le déplacement serait probablement impossible (la poutre ou le plancher ne seraient pas adaptés au nouvel emplacement).
          Je ne sais pas qui assure la maîtrise d’oeuvre du chantier, probablement personne ? sinon vous auriez les réponses à cette question. Je vous engage à demander un avis circonstancié d’un architecte ou d’un Bureau d’Etudes Structure indépendant (pas celui du maçon ou du CMI si vous êtes en ccmi).
          Cordialement,

  53. Bonjour Monsieur,
    Petit retour d’expérience suite à un entretien téléphonique avec une avocate. Je pense, en toute modestie, que ce petit retour pourra être utile à vos fidèles lecteurs dont je fais parti. Pour rappel j’ai en ma possession une expertise qui liste les multiples malfaçons et non façons sur ma construction. Les maçons ont , pour le moment, repris une partie des malfaçons mais ces reprises sont toujours clairement bâclées. Les préconisations de l’expert sont bafouées par les maçons avec une grande désinvolture et les travaux faits sont encore entachés de malfaçons et non façons. Bref rien ne les effraie ni l’expert ni les menaces judiciaires. Sur conseil de mon expert qui me voit me décomposer chaque jour, j’ai contacté une avocate spécialisée en droit de la construction pour lui faire part de la situation.
    Sachez que dans mon cas, je ne peux rien faire.
    Voici son analyse :
    – Je ne peux me contenter que de mes yeux pour pleurer et assister à la création des malfaçons car si je ne paie plus ils vont arrêter le chantier (situation déjà vécue).
    – Je marche sur des oeufs car je dois les ménagers en payant quand même une partie de la facture sinon gare aux représailles
    – Je dois les laisser terminer le chantier avec les malfaçons et croyez-moi c’est très dur de voir sa maison partir en cacahuète. On en pleure ma femme et moi.
    – Je ne peux engager aucune procédure judiciaire car le chantier s’arrêtera pendant des années et aucun autre artisan ne voudra terminer le chantier.
    En conclusion voici le comportement que je dois tenir : laisser filer ma construction avec toutes les imperfections et surtout ne pas brusquer les artisans et ne pas payer la totalité à la fin. Car même s’il n’y a pas de PV de réception le fait de payer la totalité vaut pour acceptation.
    Je dois faire des réserves sur les malfaçons et priez pour que les maçons acceptent de revenir et de corriger.
    La morale de cette histoire, c’est que c’est absolument stupide de laisser les maçons faire des malfaçons car toute action judiciaire de ma part bloquera le chantier et la construction définitivement
    On marche sur la tête mais selon mon avocate je marche sur des oeufs.
    Pour vous décrire la situation, j’envoie presque chaque soir, des photos à l’expert pour lui décrire les malfaçons faites dans la journée. Aujourd’hui cela fait 3 semaines que les maçons ne sont plus revenus…
    Il ne me reste plus qu’à allumer des bougies et implorer le ciel.

    1. Bonjour, ce n’est pas la première fois que j’entends ce genre d’histoire de la part d’avocats. Je confirme : c’est stupide de vous conseiller ainsi. Je présume que les avocats étant des gens de “contentieux” et non pas des gens du “bâtiment”, ils préfèrent attendre que la phase “travaux” soit terminée (phase à laquelle ils n’entendent rien et ne savent donc pas qu’y faire), pour entamer enfin la phase contentieux, qui est leur élément naturel.
      Bien au contraire, vous devez à mon avis :
      – faire arrêter le chantier par lettre RAR (doublée d’un mél), mentionnant que, bien entendu, vous cessez tout paiement (pour être sûr que le chantier s’arrête effectivement, pour ne pas être mis devant le fait accompli),
      – lister les malfaçons que l’expert et vous avez constatées, sous réserves d’autres malfaçons que votre qualité de non-sachant en construction ne vous permet pas de découvrir. Vous mentionnez que la rémunération de cet expert sera retenue sur les sommes dues au maçon.
      – mettre en demeure le maçon de tout refaire correctement, suivant le rapport de l’expert, et sous la maîtrise d’oeuvre d’un architecte (les mêmes causes produisant les mêmes effets, vous aurez sinon d’autres problèmes).
      – retenir au maçon votre préjudice, retard, etc.
      – changer d’avocat !
      cordialement,

      1. Je suis bien d’accord avec vous à 1000 % mais je n’ai pas trouvé d’architecte voulant nous accompagner pour la fin de la construction.
        Aucun artisan ne va accepter de reprendre la construction d’un autre, c’est la même situation pour les archi.
        Cordialement

          1. Bonjour, je me permets de vous contacter par rapport à une ceinture de béton armé, continue.
            Actuellement en phase de construction, les maçons se sont trompés dans la dimension d une fenêtre de la mezzanine. Du coup pour la redimensionner ils sont obligés de meuler la ceinture en béton armé qui ceinture toute la maison.
            Toutefois il y a une seconde ceinture en béton armé (qui elle ne fait pas tout le tour de la maison) mais qui passe sous la fenêtre de la mezzanine. De ce fait elle ceinture le pan de mur en dessous de la ceinture armé qui sera meulé.
            Ainsi mes questions sont :
            1) est il possible de meuler une ceinture en béton armé qui ceinture toute la maison sans risque de détérioré la structure ?
            2) le fait qu une 2 eme ceinture en béton armé passe sous la ceinture qui sera meulé permet il de redimensionner la fenêtre sans risque ?
            Merci et cordialement

          2. Bonjour,
            Question 1) = Non, il n’est pas possible de meuler une ceinture en béton armée (un chaînage), même partiellement, sans le détruire, car les armatures (les aciers) seraient alors soit coupées soit à nu (plus enrobées), et donc le chaînage serait sans résistance.
            Question 2) = vous devez être probablement en zone classée “sismique”, tous les chaînages prévus sont indispensables. En sectionner un rend la maison non conforme à la norme de sécurité sismique. Si un juge s’en apercevait, lors d’un procès par exemple, il ordonnerait la démolition de la maison, car elle serait dangereuse ) habiter – c’est ce qui est arrivé à d’autres (jurisprudence).
            Bref, ce qui est envisagé est impossible. Comme si vous demandiez si l’on pouvait entailler votre ceinture de sécurité sur la moitié de sa largeur, pour avoir plus de liberté dans la conduite…
            Si la fenêtre est plus petite ou pas à sa place, tant pis ! On vous doit un dédommagement et une demande de permis modificatif.
            Cordialement,

  54. Bonjour,
    Je fais construire une maison individuelle par un constructeur. Phase fondation et èlévation du soubassement.
    Lors d’une visite sur le chantier, je me suis apercu que l’emplacement de la maison étéait avancé de 40cm par rapport au permis de construire.
    Mon constructeur décide de faire casser le soubassement, de reprendre les fondation avant et arrière.
    Je me pose la question de l’homogénéité des fondations, cela va créer des fragilité?
    Ne vaut il pas mieux tout casser et refaire entièrement?
    Qu’en pensez vous?
    En vous remerciant
    Cordialement

    1. Bonjour, non pas forcément tout refaire. Notamment si vous avez un plancher hourdis dont les chaînages apporteront une certaine rigidité qui garantira la cohésion de l’ensemble.
      Bien entendu, il faudra que la reprise des ouvrages soit bien faite, mais pourquoi pas ?
      Cordialement,

  55. Bonjour,
    Mon maçon a fait l’arase de pignon en coupant les briques en biais . Cette construction est une extension de ma maison. Sur ma maison il y a du mortier sur les briques ce qui donne une arase bien fermée. Sur l’extension aucun mortier n’est mis sur les briques coupées pour former l’arase, celle-ci n’est donc pas fermée et l’on voit les alvéoles. Est-ce normale selon vous ?
    Cordialement

    1. Bonjour, non ce n’est pas normal, évidemment, l’arase doit être correctement finie au mortier bien dressé.
      Je rappelle qu’à partir d’une hauteur du pignon (à la pointe) de 1,50 m, cette arase doit obligatoirement être armée. Le plus simple : 2 T 10, à plat, et surtout correctement reliés aux chainages du plancher (c’est le plus important). Cdlmt,

          1. Merci. Mais comme le charpentier a posé la charpente je n’ai, parait-il, plus aucun recours car charpente posée égal support accepté.

          2. Non, ne confondez pas. Je ne sais pas qui vous a raconté ça, mais il vous mène en bateau. C’est une règle d’usage qui ne concerne QUE les artisans, JAMAIS le client (vous êtes bien le client, dans l’histoire ?).
            Un artisan qui effectue ses travaux sur l’ouvrage d’un autre est censé avoir accepté le support : un peintre peint une cloison de travers, quand le plaquiste démolit la cloison et refait une cloison droite à la place, le peintre doit refaire la peinture sur la nouvelle cloison – il n’avait qu’à dire avant : “Je ne peins pas une cloison de travers”, il est censé avoir accepté le support.
            Mais en tant que client vous n’acceptez JAMAIS – même en les payant – les travaux tant qu’ils ne sont pas réceptionnés. SEULE la réception des travaux que vous signez à valeur d’acceptation, jamais auparavant.
            Cdlmt,

          3. Oui je suis bien le client. N’ayant pas trouvé d’architecte dans le lot voulant prendre mon dossier de malfaçons nous avons un expert de Cahors. Je lui ai dit que je n’étais pas content des arases. Il m’a dit que je ne pouvais plus réclamer car la charpente est posée et par conséquent que le charpentier a accepté le support.
            Quels sont les risques si les briques ne sont pas “bouchées” avec du mortier ? C’est un toit monopente , de 114 cm de haut .

          4. Je ne comprends pas… En quoi le fait que le charpentier ait accepté de fait le support ferait que vous, vous seriez obligé d’accepter une malfaçon, une non-conformité aux règles de l’art ?! Qu’est-ce que c’est que cet “expert” ?
            Si les arases ne sont pas faites, les briques seront moins bien tenues, les “jours” laisseront passer les “bestioles” (oiseaux, mulots, etc..).
            Je n’ai jamais vu un maçon qui refusait de faire des arases… On découvre des cas, même après 0 ans de métier !
            Cordialement,

          5. Les briques sont bien découpées en diagonales pour suivre la pente mais c’est le dessus des briques qui n’est pas bouché. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre, je ne pense pas que des oiseaux puissent rentrer, mon inquiétude se porte plutôt sur le fait que le dessus des briques ne soit pas bouchés par du mortier et qu’il n’y ait pas une finition propre.
            Est-ce grave l’absence de mortier sur le dessus de ces briques ?

          6. Oui, je comprends ce que vous voulez dire. Le risque technique ne me semble pas très important, compte tenu de la faible hauteur du pignon.
            Par contre, je trouverais très agaçant ce travail volontairement bâclé par le maçon, si je voyais ça sur un chantier. En outre, la finition d’enduit va être minable. Et, vous savez, il faut très peu d’espace à un oiseau ou un mulot pour passer. En tout cas, je ne l’aurais jamais accepté !
            Et en effet, le charpentier ayant accepté à tort un support défectueux, il serait tenu de déposer et reposer la partie de toiture concernée pour que le maçon finisse correctement son travail, sans rien demander évidemment – et sans s’en plaindre, car c’est inadmissible qu’un charpentier digne de ce nom recouvre un tel pignon de sa charpente. Il est presque aussi fautif que le maçon.
            Cordialement,

          1. Qu’est ce qui pourrait provoquer ces fissures ?
            Est ce le cas pour des charpentes industrielles et traditionnelles ?
            Cordialement ,

          2. Une maçonnerie est un assemblage d’éléments différents (briques, agglos, …). Il faut les relier, le empaqueter dans tous les sens avec de la ficelle comme un paquet-cadeau. Cette ficelle, c’est le réseau de chaînages. Cdlmt,

  56. Bonjour,
    Nous construisons notre maison avec un contrat d’architecte et un maître d’oeuvre de ce même cabinet d’architecte.
    Nous avons opté pour une partie de la maison en béton apparent extérieur (garage, buanderie, cellier). Cependant lors du décoffrage, nous avons constaté que les banches étaient “rafistolées” et qu’il n’y avait pas de symétrie ni d’harmonie esthétique (des banches de 1m, puis des bouts rajoutés de 50/60 cm par endroit. En partie haute, les banches étant trop courtes, le maçon a fait des banches horizontales, etc. Esthétiquement le rendu ne correspond pas du tout aux visuels 3D fournis par l’architecte. De plus, il y a des défauts (trous, etc).
    Le maître d’oeuvre a “défendu” le maçon disant que nous aurions dû payer plus cher pour obtenir un résultat parfait.
    Nous avons finalement cédé puisque le maître d’oeuvre nous a dit que l’effet sera amélioré lorsque la lasure pour béton sera faite.
    Entre temps, nos menuiseries extérieures ont été posées et l’entreprise a fait tous les raccords au silicone noir de manière très sale (supposant sans doute que le béton allait être crépis par la suite), les ouvriers ont même essuyé leurs doigts sur le béton apparent, etc. Nous avons aussi constaté que les portes de service ont été posées avec de la mousse expansive. Ont-ils le “droit” de faire cela vis-à-vis des normes thermiques (bien qu’elles soient dans le garage isolé uniquement par le toit) ?
    Nos interrogations concernent donc les recours que nous avons quant à l’aspect esthétique ? Quelles sont les obligations du maître d’oeuvre et du maçon pour la réalisation d’un béton apparent ? Que faire par rapport à la société de fenêtres qui a encore plus abimé l’ouvrage ? Nous ne voyons qu’une solution : crépir la zone en béton apparent. Evidemment, cela ne devrait pas être à nos frais, n’est ce pas ?

    1. Bonjour,
      des travaux qui ne correspondent pas à ce qui a été commandé (dans les marchés de travaux avec les artisans) n’ont pas à être payés.
      Vous écrivez une lettre RAR à la fois à l’architecte et à l’entreprise (pas à l’entreprise seule, ce serait une faute vis-à-vis de l’architecte) , pour contester, exiger les réparations CONFORMES au marché (y compris esthétique, pas de crépi !), sinon ce sera une assignation générale, avec demande de dédommagement lourd !
      Il faut vous faire respecter si vous voulez obtenir ce que vous voulez, ou plutôt ce qui vous est dû. Le “bâtiment”, ça marche comme ça.
      Cordialement,

      1. Merci pour votre réponse.
        Dans le marché il est stipulé « béton apparent », quelles sont les normes que le maçon doit respecter ? Y a t’il un niveau de tolérance ?
        Quelle sont les « règles de l’art » dans ce cas précis ?
        Merci !

  57. Bonjour,
    Dans la partie séjour sur 4 coffrets de volet roulant 2 sont déchirés/cassés au niveau du polystyrène ( des blocs de polystyrène ne font plus partie de l’enrobage du coffret) et 2 sont seulement fissuré.
    En ce qui concerne la partie qui fixe le volet roulant et où il se rattache, ce n’est pas détérioré.
    Actuellement la maison est couverte mais les menuiserie ne sont pas encore faite et le crepit pas fait non plus. Ils peuvent donc encore éventuellement les changer.
    Ainsi je me permets de vous poser les questions suivantes :
    1)Est il possible de changer un coffret de volet roulant lorsqu’ils sont ancrés dans la maçonnerie ?
    2) est ce qu a vouloir les changer nous prenons pas un risque sur le faite qu’ils soient moins bien maintenue par la maçonnerie ?
    3) En les changeants n y a t il pas de risque de fragiliser le linteau ?
    4) Pour les coffrets seulement fissuré ne vaudrait il mieux pas simplement recoller la fissure?
    5) quels peuvent être les conséquences à long terme d’avoir des morceaux de polystyrène du coffret qui sont déchirés voir même manquant ?

    1. Bonjour, je réponds point par point :
      1)Est il possible de changer un coffret de volet roulant lorsqu’ils sont ancrés dans la maçonnerie ? Oui
      2) est ce qu a vouloir les changer nous prenons pas un risque sur le faite qu’ils soient moins bien maintenue par la maçonnerie ? Non, il faudra quand même que ce changement soit fait avec un peu de soin, ce qui ne semble pas être le point fort du maçon.
      3) En les changeants n y a t il pas de risque de fragiliser le linteau ? Non, ça n’a rien à voir
      4) Pour les coffrets seulement fissuré ne vaudrait il mieux pas simplement recoller la fissure? Je ne crois pas, mais il faudrait que je voie le chantier pour me faire un avis technique
      5) quels peuvent être les conséquences à long terme d’avoir des morceaux de polystyrène du coffret qui sont déchirés voir même manquant ? Que ça continue à se déchirer car c’est fragilisé. Et puis vous achetez des travaux neufs et bien faits, il me semble ?
      Cordialement,

  58. Bonjour,
    Nous sommes les heureux propriétaires d’un terrain et pour la deuxième fois les auto constructeurs! Mais cette fois avec un poil de difficulté dont je vais vous parler.
    Nous avons effectué les études de sol et toutes ils nous préconisent des fondations à 1.20m sur un terrain pentu et argileux et rocheux… on les a appelé pour savoir ce que voulait dire : point dur! Ils ont répondu, : ça peut-être un cailloux, un rocher…. mais faites 1m20!?!? Mon mari et moi-même sommes a notre deuxième autoconstruction… on s’interroge sur leur diagnostique
    On commence les fouille et la on tombe à 60 cm que sur des points durs de partout sauf dans les sangles ou l’on a pu descendre un peu plus c est a dire à 70 cm… le terrassier nous dit que c’est impossible de descendre 1. 20m qu’on est posé sur un rocher… le seul gros caillou c’est bien pour nous… la encore on s’interroge sur cette étude de sol…. le terrassier qui est le meilleur pro que nous connaissons tour le monde se l’arrache … il nous dit que cette étude n’est pas fondée au prix ou ça nous a coûté !!! Mais que pour lui nous avons une chance inouïe d’être posé sur la Roche…. ok pourriez vous me dire ce que vous en pensez????
    Je vous remercie.

    1. Bonjour, explication :
      Les points durs, c’est-à-dire la roche, est très redoutée dans les fondations, pour 2 raisons :
      – on ne sait pas si c’est une roche peu épaisse, qui risque de “lâcher” quand on posera dessus des dizaines de tonnes de maçonnerie et de béton,
      – des appuis durs (la roche) et à coté des appuis mous (la terre) vont faire que la maison va s’enfoncer un peu sur les appuis en terre (normal) et pas du tout sur la roche : aïe ! fissure assurée entre les deux !
      Alors, que faire ? – je parle sous toutes réserves, bien entendu, car je n’ai vu ni les lieux, ni l’étude de sol, ni le projet – ça fait beaucoup…
      – prévoir des plots de fondations qui prennent appui sur la roche, et quand vous trouvez la terre vous creusez plus jusqu’à trouver la roche. Si pas possible (que de la terre en profondeur), vous sur-armez les fondations pour qu’elles agissent en longrines en passant “par dessus” les zones de terre.
      – si c’est : zone de terre d’un coté, et zone de roche de l’autre, vous fondez par micro pieux sur la zone de terre, pour aller chercher la roche ou, du moins, un sol très dur qui ne se tassera que très peu.
      – meilleur conseil : vous partez sur une ossature bois (ou en métal, acier galva, c’est très performant) qui est 8 fois plus légère que la maçonnerie et qui absorbera naturellement des différences de tassement (de l’ordre de quelques mm). Vous avez typiquement un terrain qui demande une ossature bois. Techniquement, ce n’est pas plus compliqué que la maçonnerie (moins même, il me semble) et bien adapté à l’auto-construction.
      Quant au coût de l’étude de sol, je ne sais pas ce que vous avez payé, une étude G2 (avant-projet) coûte de 1000 à 1500€ en moyenne (même si les prix sont libres). Je ne vois pas pourquoi l’étude parle de 1,20 m de profondeur. Ce devrait être plutôt “roche/pas roche”.
      Cordialement,

  59. Bonjour Mr Espagno,
    J’ai construit ma maison il y a 2 ans 1/2 et j’ai remarqué que dans 2 chambres à l’étage, des fissures apparaissent dans les angles de fenêtres au niveau du placo. Apparemment il s’agit des joints de placo à cet endroit. Cela est-il juste dû aux vibrations ou dois-je m’inquiéter ?
    Merci de votre réponse.
    Cordialement,

    1. Bonjour, cela n’est très probablement pas dû à des “vibrations” (lesquelles ? il faudrait être collé à une voie ferrée ou à une route, et encore…), mais plutôt à un défaut d’ossature métallique du placo, mal fixée. C’est peut-être dû à la présence de coffres de volets roulants, qui peuvent légèrement bouger quand on les manoeuvre et sur lesquels s’appuierait plus ou moins ou serait bloqué le placo ?
      En tout cas, ça ne reste qu’un défaut esthétique, sans autre conséquence – très probablement, mais sous réserve car je n’ai pas vu l’ouvrage, évidemment.
      Cordialement,

    2. Merci beaucoup pour toutes vos précisions.
      Malheureusement, je n’ai pas d’architecte, la maison étant petite, sans étage, j’ai juste un maître d’oeuvre et ce dernier me dit qu’il n’y a pas de risque étant donné que la terre n’est pas argileuse.
      Cordialement.

      1. Bien entendu, je précise qu’un architecte peut intervenir quelle que soit la taille des travaux. Un des chantiers que j’ai préférés a été de faire simplement une fenêtre à un bâtiment existant. Je me suis occupé de tout (DP, travaux, etc.), j’ai très correctement gagné ma vie par rapport au temps passé et le client m’avait dit qu’il ne s’en serait pas sorti aussi bien et pour ce prix, s’il avait agi seul.
        Cordialement,

      2. Bonjour,
        Je fais construire une maison individuelle de plain pied sur vide sanitaire par un constructeur.
        Le maçon n’a pas coulé les fondations sur la bonne longueur, 50 cm de moins par rapport à la tranchée qui aurait du correspondre à 1 mur pignon. Comment réparer notamment pour assurer la continuité d’ensemble de l’armature métallique et du béton. Quels sont les risques pour la stabilité et pérennité de l’ouvrage. Merci par avance.

        1. Bonjour, rajouter un bout de fondation après coup n’est pas recommandé en effet, mais ce n’est pas très grave si c’est bien fait.
          Le risque dépend beaucoup de la qualité des fondations, si elles sont coulées bien “ancrées” dans le bon sol, conformément à l’étude de sol.
          “Ancrer” veut dire que si l’étude de sol dit que le bon sol est à (par exemple) -1,50 m, il couler les fondations 30 cm plus profond, à -1,80 m.
          Vous pouvez rigidifier la partie manquante, où il y a un rajout de fondation – probablement un angle – en remplaçant les agglos de soubassement par des agglos à bancher avec une armature incorporée, disons sur 2 ou 3 m de chaque coté : c’est simple à faire, pas onéreux pour le maçon, et ça aidera bien à rigidifier la structure.
          Cordialement,

  60. Bonjour Monsieur,
    Faut-il réaliser le test d’étanchéité une fois la maison hors d’eau et hors d’air? Est-ce obligatoire et peut-on obliger le maçon ou le couvreur a reprendre des travaux si le test n’est pas concluant ?
    Je précise que j’effectue la pose des menuiseries moi-même, alors le test est-il assez précis pour détecter avec précision les fuites d’air, histoire de savoir précisément qui est en cause ?
    Mon maçon et le charpentier me disent que les test s’effectuent après le second oeuvre . Le maçon me dit qu’il ne pourra de toute façon faire mieux dans la construction. Sachant que les joints ne sont pas tous sans défaut (on voit le jour depuis l’intérieur) je comprends son inquiétude.
    Cordialement
    Vincent CORDIER

    1. Bonjour, non on ne peut pas faire le test d’étanchéité à l’air tant que la maison n’est pas finie, bien sûr.
      Par ailleurs, il ne faut pas voir de lame d’air entre les briques ou les agglos, on peut voir un peu de lumière si ce sont des joints à sec, sans colle ni mortier, mais pas des “jours”. Si c’était le cas, il faut soigneusement les reboucher.
      Cordialement,

  61. Bonjour, nous avons confié la construction du gros oeuvre ( sauf menuiserie) a une entreprise de maconnerie, il s’agit d’un contrat de louage d’ouvrage..
    Cette entreprise nous a établie un devis, que nous avons signé, seulement en ayant fournit les plans du permis de construire et des plans un peu mieux techniques comportant l’implantation, les réservations et la RT 2012..rien d’autres ..l’entrepreneur ne nous rien demandé d’autres , ni étude de sol d’ailleurs il nous a dit que tout était compris dans le devis.. aujourd’hui le gros oeuvre est construit et il y a des malfacons partout, des non facons, absence de raidisseurs dans presque tous les angles de la maison..etc .. l’expert nous reproche de ne pas avoir fournit l’etude de sol/beton au macon, ni l’etude structure , le macon joue l’ignorant..; a partir du moment ou il y a un contrat , l’entrepreneur n’a t il pas une obligation de resultat ? ces etudes n’etaient-elles pas plutot a sa charge ?

    1. Bonjour. Bien sûr, il faudrait lire le contrat qui vous lie au maçon, pour déterminer les responsabilités de chacun.
      Cependant :
      – le maçon a non seulement une obligation de résultat, en effet, mais il a aussi une obligation de conseil, dans une certaine mesure (pas pour tout, quand même, comme l’aurait un architecte). Il devait effectuer des travaux conformes aux règles de l’art et solliciter une étude de sol avant de faire les fondations. D’autant plus que vous ayant fourni les plans (est-ce prouvable ?), il semble assumer le rôle de maître d’oeuvre.
      – vous n’avez pas d’architecte, je présume. Certains juges considèrent parfois que dans ce cas, vous avez décidé d’assumer par vous même le rôle de l’architecte, et les responsabilités qui vont avec.
      Qui est cet expert ? Celui de l’assurance du maçon ? Dans ce cas, ne vous étonnez pas qu’il défende le maçon, malgré l’évidence semble-t-il.
      Il me semble être temps, maintenant, de demander à un expert tiers, par exemple un architecte, de vous guider sur ce qu’il y a de mieux à faire, tant au point de vue technique que juridique. Il saura facilement contrer les racontars de cet “expert”. Bien entendu, sa rémunération sera retenue sur ce que vous devez encore au maçon.
      Cdlmt,

      1. Merci , concernant les plans, nous les avons fait faire par un dessinateur technique ..et c est sur ces plans que le maçon nous a fait un devis pour la construction du gros oeuvre ..devis signé qui est donc devenu un contrat..sur ce contrat rien n est mentionné concernant les études sol/beton/structure..nous comptions sur son professionnalisme pour réaliser la construction conforme aux règles de l’art ..
        L’expert est un expert judiciaire , qui apparement à un parti-pris
        Notre avocat nous dit qu’aucune responsabilité concernant les études ne peuvent nous être reprochées après signature d un contrat..
        Qu en pensez vous ?
        Cordialement

        1. Il faudrait que je prenne connaissance des pièces du dossier pour vous donner un avis circonstancié.
          Il vous faut être vigilent, car l’expert judiciaire, comme tout humain, peut avoir une dose de préjugé. Or, le juge écoutera très probablement l’expert qu’il a lui-même désigné, et j’ai rencontré – assez rarement, heureusement – des experts judiciaires qui racontaient ce qui leur convenait, sans objectivité.
          Votre avocat ose-t-il s’opposer à l’expert ? En général, ils répugnent à le faire mais ne rien dire est une très mauvaise stratégie, à mon avis.
          Cordialement,

  62. Bonjour,
    Actuellement en cours de construction maison plain pied avec garage attenant je ne rencontre que des problèmes sur mon chantier. Fondations, linteaux qui tombe sous le poids de la charpente et maintenant toit garage à reprendre car trop haut par rapport au permis. Pourriez-vous me dire quels risques pour la structure de ma maison car garage mitoyen maison et quels sont mes recours?
    D’avance merci.

    1. Bonjour, je ne peux guère vous répondre ainsi, sans en savoir plus et étudier le dossier :
      – risques techniques : je ne sais pas à la lecture de votre seul message, je ne peux pas me rendre compte. A priori la maison existante ne risque rien, sauf cas particulier : les fondations du garage ont-elles dégagé celles de la maison ? Si oui, il y a un risque. La maçonnerie du garage est-elle ancrée à celle de la maison ? Si oui, il y a un risque. Etc.
      – solutions juridiques : pour vous répondre de façon pertinente, il faudrait que je prenne connaissance de ce qui vous lie à l’entreprises : contrat, plans etc. Et aussi des courriers et méls échangés.
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        Nous avons un marché de travaux, uniquement GO de la part du constructeur. Le toit du garage était ancré au mur de la maison (même mur pour maison et garage). J’ai fait part de mes craintes au constructeur suite à la reprise du toit du garage mais pour lui aucun problème, c’est juste une erreur humaine sans risque pour la structure de la maison.
        Cordialement,

        1. Bonsoir, s’il ne s’agit que de pièces de charpente, en bois – et sous toutes réserves de principe, puisque je ne connais pas l’ouvrage – ça ne devrait pas risquer quoi que ce soit, en effet.
          Bien cordialement,

  63. Bonjour,
    J’ai acheté un terrain qui avait été viabilisé pour l’eau par l’ancien propriétaire. Or je viens d’ouvrir la tranchée pour effectuer la viabilisation de l’edf et je me suis rendu compte que les tuyaux avaient été jeté dans la tranchée sans lit de sable ou sablon en dessous pour la stabilisation. Est ce normal ? Et si non à qui dois – je m’adresser pour que cela soit refait correctement. Merci pour votre réponse. Cordialement.

    1. Bonjour, le calage des canalisations est important surtout pour les évacuations, qui sont en canalisations rigides ou semi-rigides : on risque de les tordre en remblayant si elles ne sont pas calées, et ainsi, à la longue, elles peuvent finir par casser. Elles peuvent aussi présenter des contre-pentes qui provoqueront des bouchons à répétition.
      Rien de tout cela ne concerne des gaines et des PEHD (alimentation en eau). Donc, tout va bien a priori.
      Cordialement,

  64. Bonjour
    Démolition /reconstruction versus Renforcement structure d’une maison individuelles dont les normes anti sismiques n’ont pas été respectées. Comment savoir quelle est la meilleure solution ?
    Merci de votre réponse. Bien à vous.

    1. Bonjour, un juge prononcera la démolition/reconstruction de la maison, car il la considérera inhabitable car dangereuse (carrément !)
      Il faudrait étudier les manques par rapport à la règlementation (importants ou pas ?) pour apprécier ce qu’il conviendrait de faire.
      Cordialement,

  65. Bonjour
    Nous avons acheté une maison plain pied construite en 1990 , pour laquelle nous navons pas beaucoup de document sur la construction. Nous souhaitons amenager les combles, et le voisin qui était présent à la cosntruction de la maison affirme que le constructeur n a pas prevu d armature metalliques dans les angles des parpaings de la maison.
    Ma question est comment pouvons nous vérifier, si tel est le cas , pouvons nous y remédier pour pouvoir continuer notre projet d amenagement de combles ? ou définitivement ce n est pas possible ? Merci d avance

    1. Bonjour, votre maison à 30 ans. Je présume que s’il devait y avoir des problèmes structurels, ils seraient déjà apparus?
      Est-elle pleine de fissures sur les façades, notamment dans les angles ? Probablement pas. Les fondations de la maison sont donc probablement (là aussi) bien faites ou le sol est bon. Vous savez, toutes les vieilles maisons (plus de 100 ans) n’ont pas de chaînage d’angle verticaux.
      Etes-vous en zone sismique ?
      Et puis, est-ce vrai, ce que dit le voisin ? Il est possible que vous avez bien des chaînages verticaux. A-t-il reconnu d’un coup d’oeil un agglo d’angle d’un agglo courant ?
      S’il manquait les chaînages verticaux, ce serait à peu près impossible à rectifier maintenant, alors ne vous mettez pas martel en tête pour ça : si votre maison semble toujours en bon état, vous pouvez continuer ainsi et aménager les combles.
      Cordialement,

  66. Bonjour,
    Je me permets de venir vers vous car des efflorescence blanches apparaissent sur mes murs en parpaing.
    Pour recontextualiser, ma maison est couverte depuis le mois de novembre, pour diverses raisons le chantier ne va reprendre avant le mois de mars.
    Ainsi la maison a passé tout l hiver sans menuiserie, sans drainage, sans crepit….
    De décembre a début février il y a beaucoup de pluie dans la région où j habite. Les parpaings n’ont pas réellement eu le temps de sécher durant l hiver. Ils ont commencé à sécher depuis début février là où a commencé l’apparition de ses efflorescence blanches
    Ainsi je me permets de vous poser les questions suivantes ?
    1) que sont ses efflorescence blanches ?
    2) dois je les faire partir ou bien elles vont partir toutes seules ?
    3) Est ce inquiétant pour le bâtiment ?
    4) quelles sont les éventuels risques ?
    Cordialement

    1. Bonjour, je ne peux pas dire ici ce que sont ces efflorescences. Elles sont dues à l’humidité à laquelle ont été longuement exposées les maçonneries.
      A votre place, je demanderais qu’elles soit lavées au karcher, ce n’est pas bien compliqué, et je n’aimerais pas que le chantier continue en les gardant (soit sous l’enduit : va-t-il tenir dessus ?), soit dans les doublages (est-ce sains ?).
      Cordialement,

  67. Bonsoir Monsieur,
    Tout d’abord, merci pour les conseilles que vous donnez.
    Voici mon soucis : les fondations de ma future maison ont été faites la semaine dernière alors qu’il y avait entre 20 et 30 cm d’eau dans les fouilles. Le béton a été coulé dans l’eau. Depuis, 5 ou 6 rangs de parpaings ont été montés et l’ont voit bien l’humidité sur les 3 premiers rangs. L’eau est toujours là, entourant la construction. Y a-t-il des risques comme j’ai pu le lire ici et là ?

    1. Bonjour, merci du message.
      Oui, il y a des risques pour avoir coulé les fondations dans des fouilles avec de l’eau :
      – le terrain au fond des fouilles a gonflé avec l’eau (l’eau fait gonfler la terre, un peu comme une éponge). Puis, au fil du temps, la terra va sécher et dégonfler. Le poids de la maison va exercer une pression de plusieurs dizaines de tonnes. Le risque est donc grand qu’il y ait un tassement des fondations, provoquant des fissures. Cela peut arriver des mois après le coulage des fondations.
      – le béton largement humidifié perd de sa consistance et donc de sa résistance. Par exemple, il est strictement interdit d’ajouter de l ‘eau dans un béton prêt à l’emploi. En coulant directement les fondations dans l’eau, cela équivaut évidemment à ajouter beaucoup d’eau au béton.
      Si vous avez un architecte, qu’en dit-il ?
      Cordialement,

  68. Bonjour M. Espagno,
    je me permets de vous solliciter pour avoir votre avis sur mon problème. Je suis en VEFA et ma maison est en cours de construction. La maison n’est pas aéré et du coup de la moisissure apparait sur les murs du 1° étage. Le crépi est en cours. Je vais solliciter notre constructeur à ouvrir les fenêtres pendant la journée afin d’aéré manuellement car nous ne pouvons pas encore faire fonctionner la VMC (pas encore d’électricité). Je vais lui demander aussi de nettoyer les murs et fenêtres avant réception. Je voulais savoir si je dois appliquer mon droit de réserve à la réception de la maison car je n’ai pas la garantie que ces moisissures ne réapparaitra pas dans les mois à venir. Est ce que je peux imposer au constructeur d’effectuer une mesure de l’humidité avant réception? Merci d’avance pour votre réponse. Said

    1. Bonsoir, il est probable que la moisissure vienne lors du séchage de la chape ? Car ça dégage beaucoup d’humidité.
      Il faut laisser les fenêtres ouvertes (sauf s’il pleut, bien sûr) et, la nuit, se contenter de fermer les volets.
      Puis quand les parois seront à peu près sèche, les nettoyer avec une éponge à peine moite, doucement pour ne pas tâcher. Vous pouvez faire des testes d’humidité des murs vous-même, un petit hygromètre ne coût qu’une vingtaine d’euros.
      Si plus rien n’apparaît à la Réception, surtout ne mentionnez aucune réserve à ce sujet ! Car vous perdriez la garantie décennale sur ce point en mentionnant une réserve.
      Et si des moisissures persistaient, vous pouvez mentionner une réserve, mais en mentionnant également quels sont les travaux de reprise précis que vous exigez. Et quand ils seront faits, vous devrez lever la réserve. Ce n’est qu’à cette condition que vous conserverez la garantie décennale.
      Les réserves “de principe” sont une catastrophe pour le client…
      Cordialement,

  69. Bonjour!
    Nous avons débuté les démarches pour la construction de notre maison.
    Celle-ci se fera sur un terrain argileux, dont la G2 préconise des fondations à 1m90 de profondeur.
    Le voisin de notre terrain, avec qui nous avons un mur (de garage, certes) de mitoyen, a déjà quant à lui débuté les travaux, lui même . Ses fondations ne sont absolument pas aussi profondes que les notres le seront. Elles sont en effet à environ 80cm , il a déjà posé les fers et coulé une traînée de béton.
    Quelles peuvent être les conséquences sur notre bâti?
    Vous remerciant pour le temps que vous prendrez pour me répondre,
    Bien cordialement,

    1. Bonjour, j’ai tendance à plutôt croire le Bureau d’Etudes de Sol que votre voisin, voyez-vous. Et toutes les malfaçons ne provoquent pas forcément un sinistre – vous pouvez passer au rouge et avoir une chance de ne pas y laisser la vie…
      Les conséquences de fondations sur un sol pas assez résistant ?
      La pression de la maison sur le sol (quelques dizaines de tonnes, qui appuient sur la largeur des fondations) va faire s’enfoncer l’ouvrage. Même 1 cm c’est énorme : imaginez une fissure d’1 cm dans votre chambre, vous pouvez voir dehors au travers. Et si vous rebouchez la fissure, elle va réapparaître, là ou ailleurs. Ce sera sans fin. Et ces tassements peuvent casser la maison, les planchers, les chaînages.
      Cordialement,

  70. Bonsoir, cela fait 7 mois que ma maison est en construction en normandie ou il a plu exceptionnellement ces derniers mois. La charpente de la maison vient à peine d’être terminée (couverture prévue la semaine prochaine).
    Je me suis aperçu sur le chantier que des tâches blanches en forme de sel se trouvaient à l’intérieur et l’extérieur des murs. Il s’agit de salpêtre. Je suis passé dans le vide sanitaire qui est humide sans présence d’eau (il y a eu de l’eau lors des fortes pluies) mais pas de trace de salpêtre sur les agglos. La dalle hourdis (avec joint bitumeux pour arase) est censée couper les remontées capillaires. La nappe phréatique se trouve à 5 m de profondeur selon l’étude de sol.
    A votre avis est il possible que l’eau de pluie qui contient du nitrate soit responsable de la formation du salpêtre sur les agglos qui sont restés 6 mois aux intempéries? Je suis en CCMI et j en ai parlé au conducteur de travaux que ne sait pas ce qu’est le salpêtre…… Je dois le voir cette semaine sur le chantier.
    Dans ce cas quelles sont les responsabilités du CCMI. J’imagine que le salpêtre doit être nettoyé avant tout travaux à la charge du constructeur? Certain qu il ne va pas rechercher les causes du problème et au mieux ( et ça c’est pas certain…) faire nettoyer pour avancer.
    Si je mandate une entreprise pour chercher les causes j’imagine que les frais seront à ma charge (et si le probleme vient de l’eau de pluie ça m’embêterait).
    Je suis au bout du rouleau avec ce projet que des ennuis depuis le début et l’impression (ce n’est pas qu’une impression…) de parler à des gens qui veulent juste finir en bâclant le travail. Encore merci du temps que vous prendrez à lire le parpaing.

    1. Bonjour, oui, je pense que les pluies peuvent contenir des substances qui provoquent des désordres sur une maçonnerie exposée longtemps aux intempéries, telles que des nitraites. Il faudrait expertiser l’ouvrage actuel pour mieux déterminer la cause et donc les remèdes.
      Oui, la maçonnerie ainsi touchée doit être nettoyée avant le reprise du chantier.
      Vous pouvez négocier avec votre CMI, ne croyez pas que vous êtes démuni, même si le CCMI est un piège qui vous prive de votre rôle de maître d’ouvrage, puisque c’est le CMI qui décide de tout. C’est possible, des témoignages ici le montrent, mais ce sera plus dur, plus difficile. Il faudra faire preuve de beaucoup de détermination et de persévérance. Ca en vaut la peine, car l’enjeu est très important.
      Bon courage, tenez-moi au courant, cdlmt,

      1. Bonsoir M. ESPAGNO, premièrement merci de votre réponse et de votre sollicitude. J’ai vu le conducteur de travaux et nous avons constaté ensemble la présence des traces de salpêtre sur tous les murs de la maison face intérieure et face extérieure aussi bien au niveau des joints que sur les agglos et ce sur toute la hauteur des murs du rez de chaussée. Les murs du premier étant plus récent ils ne sont quasiment pas touchés( mais je commence à voir quelques petits points blancs). Le CT s’est renseigné auprès de la centrale( point x) qui a délivré les parpaings. Il leur aurait montré les photos. A priori cela serait normal car les parpaings contiennent du sel et les parpaings au contact des intempéries développent des efflorescences de salpêtre sans aucune conséquence pour la construction. Il suffirait d’enduire au dessus et de mettre au sec pour que les traces disparaissent le sel n’étant plus alimenté. Donc pour eux pas de problème, il faut continuer les travaux . Etant dans un lotissement en construction je lui ai montré les autres maisons en construction et ces dernières n’ont quasiment pas de trace (quelques petites traces isolées sur d’autres maisons mais vraiment pas à mon niveau). Je veux bien croire que le salpêtre se soit développé en partie à cause des intempéries et des parpaings mais j’ai plus de mal à croire que le fait d’isoler la maison fera disparaître le problème. Je me demande également si le mortier utilisé par le maçon peut augmenter le phénomène de création/propagation de salpêtre? Avez déjà vous eu affaire à un problème similaire sur un de vos chantiers? Je pense solliciter une entreprise sur les problèmes d’humidité et demander remboursement des frais engagés si il appert qu’il faille agir(en envoyant un mail préalable au constructeur).Est ce bien ce type d’entreprise le plus adapté ou me conseillez vous de passer par un autre professionnel. Merci mille fois du temps que vous consacrerez à lire ce message. Cordialement.

        1. Bonsoir, merci de votre message. Je considère que le salpêtre est nocif et qu’il doit être supprimé.
          A votre place, je dirais au CMI que je veux que les murs soient nettoyés du salpêtre, par un vigoureux lavage au karcher avec un produit idoine, anti-salpêtre. Et que je n’accepterai que les travaux se poursuivent qu’à cette condition expresse. Autrement dit, que je ne paierai de travaux que quand j’aurai moi-même constaté que tous les murs auront été au préalable nettoyés. Que cette demande est assortie d’un délai de 15 jours pour que le parfait nettoyage soit fini, faute de quoi je saisirai le Garant..
          “Le dire” = adresser une lettre recommandée + a.r. au CMI, doublée d’un mél avec le même contenu.
          Bien entendu, si le CMI n’obtempère pas, vous saisissez tout de suite le garant.
          Cordialement,

  71. Bonjour,
    Certaines de mes poutrelles d’un plancher hourdis ne reposent que d’1 cm maxi sur les poteaux de 20 cm de diamètre.
    La préconisation de Chausson matériaux indique un appui entre 2,5 et 5 cm.
    Le technico commercial de Chausson a contacté le fabricant de poutres KP1 et son BE.
    La construction est validée et voilà ce que m’a dit le commercial :” Faut pas écouter les DTU et les préconisations du Guide de la construction, c’est toujours très exagéré ! La poutre peut reposer sur un appui de 5 mm ce n’est pas un problème si le maçon a bien étayé. Les maçons coupent même les ferrailles avant de couler du béton car les ferrailles gênent pour mettre les poutres sur les poteaux.”
    En fin de compte nous aurons un document écrit qui certifie que la construction est correcte même avec les appuis non conformes au DTU.
    Cela m’interroge quand même… Je suppose que la ferraille et le béton des poutres sont contrôlés en usine alors que sur le chantier qui contrôle le béton du maçon ? Béton qui assure la liaison entre les poutrelles et qui compense le manque d’appui sur les poteaux…Le bâtiment et ses exigences m’étonneront toujours…ou pas quand les ponts s’écroulent et qu’on découvre que le béton est de mauvaise qualité ou que les fers ne sont pas de bonne qualité 🙂

    1. Bonjour, plus de 99% de ce que disent les DTU sont surement très valables. Mais je n’ai jamais bien compris pourquoi cette exigence de 3 cm et plus comme appui des poutrelles. En effet, il n’y aurait pas de béton coulé par la suite, même un appui de 5 cm serait beaucoup trop court, mais une fois le béton coulé, reliant les poutrelles au chaînage, à une poutre étc. cela forme un tout, un bloc tout en béton armé. L’appui des poutrelles n’existe plus en tant que tel, si je puis dire.
      Je pense que cette demande du DTU permet d’être sûr que les poutrelles restent bien en place lors du coulage du béton, qui peut être virulent (la puissance des pompes à béton est importante).
      Donc, si c’est coulé et que tout est bien en place, tout va bien.
      Vous vous demandez qui contrôle le béton ? Quand c’est du béton prêt à l’emploi (livré par camion), je n’ai jamais vu un béton qui était défectueux. Le risque que la centrale à béton triche est donc insignifiant. Par contre, le maçon qui fait rajouter un peu d’eau dans le béton pour “allonger” ce qui reste en trop petite quantité est un risque grave : le béton allongé d’eau perd beaucoup de ses performances. Et ça, ça arrive assez fréquemment.
      Le plus important dans le “bâtiment” est la mise en oeuvre, beaucoup plus que les matériaux. La mise en oeuvre est beaucoup plus sujette à des loupés, des ratés (parfois volontaires, pour économiser). Là, il y a l’architecte, c’est son rôle. par exemple, j’interdis qu’un plancher soit coulé sans que je l’ai vu au préalable, pour faire rectifier des armatures ici ou là. Si le béton est coulé sans mon visa préalable, la règle est simple : ce sera “cadeau” pour le client : j’interdirai que le client paie le hourdis. Idem pour les fondations. Du coup, je suis TOUJOURS prévenu à l’avance du coulage.
      Un chantier est une aventure qui comporte des aléas, des risques (comme toute véritable aventure). C’est pour ça qu’on a inventé le (très vieux) métier d’architecte : un guide, un contrôleur INDEPENDANT pour que le client soit protégé (ne soyons pas naïf, ce n’est pas celui qui vend les travaux qui va les contrôler, quoi qu’il puisse en dire… On ne se met pas un pv à soi-même quand on fait un excès de vitesse).
      Cordialement,

  72. Bonjour,
    Actuellement en construction je me suis aperçu que mes parpaings avaient des taches verdâtres.
    Est ce derangeant ?
    Cette moisissure ne va pas contaminer le futur isolant et le placo ?
    Bonne réception,

    1. Bonjour, les agglos ont dû trainer dehors depuis longtemps. Ca ne diminue en rien leur résistance. Il ne faudra pas enduire dessus sans un nettoyage complet, au moins au karcher. A faire sur les 2 faces (voir les 6 faces), en effet, il vaut mieux ne pas emprisonner de la mousse qui va se décomposer dans les doublages.
      Cordialement,

  73. Bonjour,
    Actuellement en construction, je viens de voir que dans mon sous sol il y a 2 poutrelles qui sont traversées à leur extrémité par un fer HA10 pour faire sortir les gaines électriques de la dalle de compression.
    1) quelles sont les risques
    2) doit on réellement s’inquiéter du perçage de ses poutrelles ?
    3) que pouvons nous faire ?
    Cordialement,

      1. Bonjour,
        Merci pour l’ensemble de ces conseils. Ceci est très aidant.
        Nous concernant, notre construction est en cours. C’est une maison avec deux étages (RDC + 1er étage). La dalle du premier étage a été coulée et les murs du premier on été finalisé. La charpente ne devrait pas tarder à être attaquée.
        Cependant, nous constatons plusieurs « vide » de quelques millimètres entre certains aglo. En effet, nous pouvons même y voir à travers (en voyant le jour soit l’extérieur de la maison lorsque nous nous trouvons à l’intérieur).ce phénomène est présent du vide sanitaire, aux murs du rez-de-chaussée jusqu’aux murs du premier étage a de nombreux endroits. Pour nous, il manque du ciment dans certains joints. Quelles pourraient être les conséquences? Une mauvaise consolidation de la maison? Des conséquences thermiques? Ou autres? Que devons-nous faire mis à part alerter le chef de chantier ainsi que le chef de l’agence du constructeur? Comment notre constructeur peut remédier au problème? Nous ne voulons pas du « cache misère » en rebouchant à la surface.
        Merci d’avance pour votre précieuse aide.
        Bonne journée
        Cordialement

        1. Bonjour, il s’agit (très probablement) d’agglos “à joints secs”, c’est-à-dire sans joint mortier ni colle. Les agglos de ce type (différents des autres) doivent être “à touche-touche” (c’est ce qu’on dit ici, à Toulouse, je ne sais pas ailleurs 🙂 ). C’est une technique très valable dont vous n’avez pas à vous inquiéter.
          Vérifiez bien, quand même – il faut toujours vérifier, car tout le monde, vous, moi, même le meilleur maçon, peut faire un erreur – qu’il n’y ait pas de vide réel à cause d’agglos légèrement écartés, par exemple de l’ordre de plusieurs mm. Vous le verrez depuis l’intérieur et en regardant partout, tous les murs, en haut et en bas, et vous déplaçant lentement, avec du recul, pour ne rien laisser passer : peut-être que le maçon n’a pas vu un “jour” en vérifiant trop vite, et si vous faite la même chose, vous ne le verrez pas vous non plus.
          En cas de “jour”, il doit impérativement être rebouché avec du mortier bien dosé, par dedans ET par l’extérieur. Sinon c’est un risque important de pénétration d’eau (l’enduit ne protègera pas, car il fissurera sur un vide).
          Cdlmt,

  74. Je fais actuellement construire ma maison sur sous-sol avec une partie garage et une partie vide sanitaire de 1m80. La maison est couverte : pas de menuiserie installée, ni le crépit de fait , le drainage et les aérations dans le garage ne sont pas fait également. Pour diverses raisons le chantier est arrêté depuis le mois de novembre. Durant cet hiver il a beaucoup plu par chez moi. J’ai constaté des taches blanches au niveau du vide sanitaire et juste au-dessus la dalle de compression à l’étage. Je ne sais pas si c’est du salpêtre ou de la laitance de ciment (j’ai entendu les 2 versions)
    Ainsi j’arrive à poser les questions suivantes :
    – Qu’est ce qui différencie le salpêtre et la laitance de ciment ?
    -Comment reconnaitre la laitance de ciment a salpêtre?
    – Quelles sont les risques de la laitance de ciment? du salpêtre? sur la construction?
    cordialement,

    1. Bonjour, la laitance est une évaporation de substance du mortier (du béton), à ma connaissance elle ne présente pas de danger. Elle devrait disparaître. Alors que le salpêtre est une remontée de sels minéraux des eaux souterraines. Le salpêtre est nocif, il faut supprimer cette possibilité de remontée.
      Je ne peux pas vous dire ici les travaux à faire (ou à refaire), il faudrait examiner les lieux.
      Cordialement,

  75. Bonjour,
    Afin de construire une maison R+1 sur sol à risque argileux moyen, un vide sanitaire de 80cm m’est proposé.
    L’étude de sol G1 du lotissement (avec prélèvement sur les terrains voisins du mien), indique une terre végétale sur 40cm suivi de craie.
    Y aurait il un avantage à augmenter la profondeur de ce vide à 1m?
    Cordialement

    1. Bonjour, non aucun avantage. Seules les fondations, c’est-à-dire la profondeur où elles seront placée, comptent. Pour cela, il vous faut une étude de sol G2. L’étude G1 ne sert à rien, je ne sais même pas pourquoi ça existe.
      cordialement,

  76. Bonjour,
    Dans la construction de ma maison individuelle en 2018, en zone de sismicité 3, le maçon a coulé les fondations et a ensuite enfoncé dans le ciment frais des équerres de renfort pour les raidisseurs verticaux.
    Elles sont en nombre et aux emplacements corrects.
    Le problème, c’est que ces équerres ont toutes une branche horizontale de 15 cm environ, loin des 50 fois le diamètre.
    Il semblerait qu’il s’agisse donc d’un planté de chainage et d’une non-conformité aux normes parasismiques, la continuité de transmission des effort risquant de ne pas être assurée vers le chainage horizontal.
    Y a t’il un texte qui interdit le planté de chainage ? Y a t’il un extrait de la norme qui pourrait conforter cette définition ?
    Y a t’il un écrit qui définit un planté de chainage ?
    Est-t-il précisé dans la norme que tous les ferraillages doivent être positionnés avant le coulage du béton dans les fondations ?

    1. Bonjour,
      le problème n’est pas la longueur des branches horizontales, mais bien la mise en oeuvre des armatures de liaison des chaînages verticaux.
      Le texte de référence est le DTU 20.1, il précise que les liaisons verticales doivent être “ancrées” avec les armatures de la fondation. C’est à dire qu’il faut des dispositions pour que les 2 armatures soient liées entre elles, quand des efforts de traction s’exerceront sur le chaînage vertical. Les chaînages sont comme les ficelles d’un paquet-cadeau : ils travaillent à la traction. Qu’importe qu’il y ait des grosses ou des petites sections de ficelle, si les noeuds ne sont même pas faits !
      Pour pouvoir relier, rendre solidaire, le chaînage vertical avec les armatures de la fondation, il faut le faire AVANT le béton, évidemment. Sinon, après, c’est IMPOSSIBLE. Un maçon qui vous dirait l’inverse se moquerait de vous.
      Cordialement,

  77. Bonjour.
    Lors de la construction de ma maison, les maçons ont monté un mur qui n’était pas d’équerre.
    Le conducteur de travaux leur a fait démonter et refaire. Y at’il un risque sur la reprise du chainage lors de la reconstruction du mur?
    Merci

    1. Bonjour, je ne peux pas répondre à des cas précis sans examen des plans et des photos. Veillez bien à la continuité du chaînage vertical. Si le chef de chantier a fait refaire, c’est plutôt bon signe pour son respect des règles de l’art.
      Cdlmt,

  78. Bonjour,
    nous construisons en ce moment, une maison en maçonnerie traditionnelle.
    Les planchers sont construits avec une dalle de compression (17cm d’épaisseur) sur poutrelles et hourdis composites ( bois) de chez RECTOR.
    Sur un des coté de la maison, deux poutrelles ont été accolées, car plus simple que de coffrer et de remplir de béton pour combler le manque généré par la trémie de l’escalier (la trémie a décaler les poutrelles VS l’autre coté et il y avait une 20 aine de CM à combler). Donc pour aller plus vite et combler le vide il y a eu deux poutrelles accolées.
    Le plombier, en passant les évacuations PVC, a fortement endommagé une des deux poutrelles, la deuxième étant intacte (si ce n’est le perçage pour splitter les tuyaux PVC.)
    J’en ai fait part à mon constructeur qui m’a dis qu’étant donné qu’il y en a deux il y en a une des deux qui n’est pas utile.
    Je lui ai répondu que je voulais un écrit pour justifier cela et il me propose que le fabriquant des poutrelles fasse un courrier.
    Est-ce suffisant ?
    Que faut-il exiger pour être sur ?
    Est-ce que les quelques attaches (2 ou 3) pour fixer les évacuations PVC ont un impact sur la solidité ?
    Merci à vous,

    1. Bonjour, dans le principe, une 2° poutrelle qui ne sert que de coffrage, en effet, peut être coupée. Mais dans votre cas, si j’ai bien compris, il me semble que les 2 servent : celle “coté vide” (coté trémie) est porteuse car elle n’est pas tenue de part et d’autre, et celle “coté plancher” porte les entrevous (les “marmites”). Donc une cassure de l’une des deux peut provoquer un affaissement.
      Et on ne perce pas une poutrelle pour y fixer des colliers des canalisations EU ! Une poutrelle est en béton précontraint, RIEN ne doit être dégradé car il y a déjà des tensions internes dans la poutrelle (c’est le principe de la précontrainte). Donc ça ne va pas.
      Une lettre du fabricant de plancher serait utile – même si je pense qu’il n’écrira rien de précis. Il faudrait plutôt voir le chantier et analyser de qui a été fait par un technicien compétent (et indépendant, évidemment).
      Cordialement,

      1. Bonjour, je me suis peut être mal exprimé. Les deux poutrelles sont coté mur et non pas coté trémie.
        Je parlais de la trémie car c’est “à cause” d’elle qu’ils se sont retrouvés avec un espace à combler.
        Si je prend dans l’ordre il y a : le mur en parpaing, 1ere poutrelle abimée, 2eme poutrelle (sur laquelle sont vissés les colliers de canalisation d’eaux usées), hourdis, 3eme poutrelle … puis trémie puis de nouveau poutrelles et hourdis jusqu’au mur extérieur suivant.
        Concernant le perçage des poutrelles, il m’avait semblé que l’on pouvait percer dans une poutrelle à un diamètre de 8mm et une longueur maximum de 3 cm ? Avez-vous la référence du DTU à ce sujet que je pourrais leur mentionner ?
        Le plaquiste a déjà bientôt terminé donc plus rien n’est visible. j’ai néanmoins fait des photos.
        Dois-je impérativement faire venir un expert ? Le courrier du fabriquant n’est il pas suffisant ?
        Je ne veux pas braquer le constructeur qui a toujours été de bonne fois pour le moment.
        Merci à vous

        1. Bonjour, dans ce cas, une des deux poutrelles ne sert donc que de coffrage. A mon avis, ce sera celle qui est contre le mur, l’autre devant forcément porter les entrevous.
          Je persiste à dire qu’on ne fait pas de trous dans une poutrelle. Il faudrait voir l’Avis Technique du fabricant pour s’en assurer (vous le trouverez sur le site du fabricant de plancher).
          Ceci dit, je pense qu’il n’est pas utile de trop s’inquiéter : une fois coulé, plancher hourdis forme un tout. Une petite faiblesse ponctuelle n’aura probablement pas de conséquence. Veillez à ce qu’il n’y ait pas d’affaissement tout au long du chantier ou de signe inquiétant, par tranquillité d’esprit.
          Mais s’inquiéter d’un point technique n’est pas une agression envers un professionnel. Je parle tous les jours (ou presque) avec mes clients de points techniques, ils peuvent avoir des inquiétudes, voire de simples interrogation, je ne m’en vexe pas pour autant.
          Cordialement,

  79. Bonjour,
    Les maçons viennent de couler la dalle de compression.
    Notre maison est avec sous-sol.
    Le soucis c’est qu aucune évacuation d eau n a été prévue.
    Peuvent ils percer la dalle par la suite pour les mettre ?
    Est-ce qu’il y a un risque d endommager la dalle ?
    Est-ce que la dalle s’il elle est carotté sera fragilisé ?
    Cordialement,

    1. Bonjour,
      Il s’agit donc du plancher hourdis RC sur sous-sol,
      Pas de réservation : pas grave dans votre cas, par en dessous (sous-sol), on repère très bien où sont les poutrelles. Donc il n’y a pas de risque d’en casser par accident. Si c’est correctement fait (découpe aux bons emplacements, espacées, sans tout “défoncer”), il n’y a pas de risque de fragiliser le plancher.
      Il aurait plus simple et plus rapide de laisser des réservations, en effet, mais ça regarde le maçon (c’est son problème).
      Cordialement,

  80. Bonjour,
    la garantie décennale de mon pavillon se termine en avril 2021
    j’ai relevé certains désordres dans le vide sanitaire :
    – pas de ventilation
    – réseau d’eaux usés défaillant : coudes positionnés à l’envers du sens de l’écoulement, tubes soutenus par de simples fil de fer ce qui entraîne un affaissement du réseau et son engorgement; de plus la pente minimale de 1.5 cm /m n’est pas respectée.
    Ma question est de savoir si ce sont des malfaçons relevant de la garantie décennale et si je suis encore dans les délais
    pour les déclarer à l’assurance dommages -ouvrages. celle-ci se terminant dans 2 mois en avril 2021.
    Merci par avance et cordialement
    DanB

    1. Bonjour, dans votre cas, il faut tenir compte de 2 critères :
      – les malfaçons relèvent-elles de la garantie décennale ? Notamment, comme cela ne relève pas (semble-t-il) de défaut de structure, est-ce que cela nuit sans conteste à l’habitabilité de la maison ? Par exemple, l’absence de ventilation du vide sanitaire provoque-t-elle des dégâts (humidité, …) ? Si oui, prenez des photos pour illustrer votre demande.
      – les malfaçons étaient-elles apparentes à la réception ? Je précise un point important, juridiquement, pour que ce soit exclu de garantie, il faut que les malfaçons soient “apparentes pour un néophyte”. Par exemple, l’absence de ventilation du vide sanitaire n’est pas forcément visible – c’est-à-dire détectable – par un néophyte, même si c’est “apparent”. Idem pour la suspente ou la pente des réseaux.
      Vous pouvez tenter de faire une déclaration de sinistre auprès de l’assurance du constructeur (ou du maçon et de l’architecte, suivant les cas), en invoquant l’hygiène et la santé (ce sont les arguments qui pourront faire bouger les choses, en l’absence de sinistre flagrant), notamment en citant les DTU 60.1 et 65.10.
      Une piste aussi : invoquez le radon ! S’il y en avait dans votre région, la ventilation du vide sanitaire est strictement obligatoire !
      Tenez-moi au courant si vous voulez, cordialement,

      1. Monsieur ESPAGNO, merci pour votre éclairage qui me permet de relativiser l’ampleur de ces désordres qui en fait ne touchent pas à la structure et qui ne relévent probablement pas de la décénale ,
        Je ne vais donc pas aller plus loin ni engager de procédure dans ce sens
        Merci encore pour vos conseils et bon week end !

  81. Pour reprise du texte lu ci-dessus : Attention lors des terrassements, à ne pas « ouvrir » trop largement le terrain, ce qui risque de le déstabiliser. Et les mouvements de terrain peuvent ne pas se produire tout de suite, mais plus tard si le terrain se gorge d’eau après une période sèche (par exemple, terrassement en fin d’été et affaissement au printemps pluvieux).
    En effet, je construis sur un terrain en légère pente vers le bas, et mon garage se situe à l’arrière de la maison, en contre bas. Il y a un espace de stationnement et de retournement à plat devant la garage. Hors il y a peu de place. Le commercial de la société de construction nous avez fait comprendre que le constructeur se rendrait vite compte que l’accès au garage poserait problème et qu’il prendra l’aménagement à sa charge, mais en nous disant chutt, ne dites rien! Il voulait vendre son projet… A aujourd’hui, le constructeur ne nous propose qu’un simple talutage, qui ne tiendra pas dans le temps, car il y a un ruisseau en contre bas de la plateforme. La plateforme mesure 7m95/7m. Il va falloir créer en fond de plateforme, un mur ou empierrement avec de très grosses pierres. Biensur, le constructeur nous dit que ce n’est pas à sa charge… Pouvez-vous me conseiller et m’aider, n’hésitez pas à me demander les plans si besoin.
    Bien Cordialement

    1. Bonjour, bien sûr les terrassements ne doivent pas être faits sans que l’on ait réfléchi avant à leur stabilité (et aussi à la gestion de l’eau de pluie, souvent oubliée). Et cela appelle alors des murs de soutènement (béton, empierrement, gabions…)
      Les travaux nécessaires à la bonne pérennité de l’ouvrage sont – évidemment – entièrement à la charge du constructeur, même s’il n’étaient pas expressément décrits dans le ccmi, Notice et/ou Plans.
      Je peux vous accompagner dans vos actions pour obtenir ces ouvrages du constructeur. Je vous adresse un mél séparé. Cdlmt,

  82. Bonjour,j ai plusieurs soucis avec notre constructeur. Notre maison est hors d eau hors d air, l étanchéité extérieur n a pas encore été faite et certains de nos murs sont humides et moisis , sur plans aucun coffrage n été prévu dans la maison, et la nous nous retrouvons avec 7 coffrages pour les vmc et je ne sais quoi d autres. L accès a notre garage est quasiment impossible, notre terrain est surélevé par rapport a la route, nous avons un double garage avec un poteau au milieu et seulement 5m pour faire une manoeuvre, est ce coherent pour vous ? De plus sur notre contrat il est mentionné que la chape sur escalier doit etre faite, hors le constructeur me dit que c est une erreur, vu qu on a enlevé le lot carrelage c est a nous de la faire. Dernier soucis, sur les plans, la borne edf se situé juste en face de la maison, a moins de 30 metres, hors en réalité elle est a l opposé, a plus de 45 mètres, du coup nous avons du lâcher un bon billet pour ce raccordement. Les plans ne sont pas censé etre contractuels ? En attente de votre réponse, je vous remercie

    1. Bonjour, en effet, les problèmes s’accumulent…
      A priori, ce que vous exposez n’est pas normal (ni même acceptable). Les plans sont contractuels, bien entendu. Si vous n’avez pas réceptionné, vous pouvez agir.
      Il faudrait que j’en sache plus pour pouvoir vous répondre utilement. Je vous adresse un mél privé.
      Cordialement,

  83. Bonsoir,
    Ma question porte sur la hauteur du vide sanitaire, il a été réalisé à 60 cm de hauteur + l’épaisseur de la dale. La partie avant de la maison est semi enterrée d’environ 40 cm alors que la partie arrière, donnant sur la rue, est au niveau du terrain naturel (terrain avec faible pente). Le VS est donc complètement hors sol.
    Il y aura 3 marches minimum pour accéder au plancher de l’habitation, qui n’étaient pas mentionnées que le permis de construire.
    Côté rue la hauteur réelle de la maison sera donc de celle annoncée sur le PC (environ 7,50m) + hauteur du VS: est ce correct, le maçon est il dans le juste concernant la réalisation de la maison ou devons nous craindre un éventuel recours de la part des voisins pour dépassement de la hauteur prévue ?
    En vous remerciant pour votre réponse,
    Cordialement

  84. bonjour, une question souvent posé, j’aimerai avoir un avis d’expert me confirmant que de l’eau dans un vide sanitaire (moitié rempli ) est normal sur un terrain argileux et surtout en temps de pluie !
    Merci d’avance sur la qualité de vos réponses !

    1. Bonsoir, je ne dirais pas que l’eau est “normale” dans un vide sanitaire, par exemple j’essaie toujours de l’éviter, car c’est simple à faire et peu couteux : un drain placé au point bas et sortant dans le terrain, là où ce sera en contrebas (réseau EP, point bas naturel, fossé…).
      En effet, je n’aime pas l’eau qui stagne dans un bâtiment, à la longue ça peut abîmer l’enduit de soubassement, voire, pire, amollir le terrain et donc fragiliser les fondations (si elles ne sont pas très profondes comme des pieux). Et ne serait-ce que pour que ce ne soit pas un nid à moustiques !
      Mais en effet, l’eau dans un vide sanitaire n’est pas considérée comme étant un sinistre.
      Cordialement,

  85. sur un terrain en pente et argileux ,nous faisons construire une maison de 220 m2 au sol et passons par un architecte , le maçon a coule la dalle sans vide sanitaire . il y a un soubassement de 2 m et le mur en parpaing est déjà fendu verticalement de bas en haut . le soubassement a été remblayer de sable . plusieurs personnes nous ont dit que au delà de 80 cm la dalle aurait du être coulé sur plancher hourdi qu’en pensez-vous , et d’autres anomalies nous paraissent suspectes

    1. Bonjour, j’en pense que ce que l’on vous a dit est justifié : les travaux décrits ne vont pas du tout ! Arrêtez le chantier avant que les catastrophes continuent et faites intervenir un expert fiable, par exemple un Bureau de Contrôle (pas un Bureau d’Etudes). Si comme c’est probable, il faut tout démolir et tout refaire, ce sera aux frais de l’architecte (qui me semble être bien défaillant) et du maçon (idem).
      Profitez en pour vérifier les fondations par rapport à l’étude de sol : il est très possible qu’elles soient défaillantes elles-aussi, avec sinistre grave probable…
      Cordialement

  86. Bonjour Monsieur , nous avons 2 questions:
    – Nous avons fait construire une extension bois adossée au mur extérieur d’une maison des années 1970 (contrat de mission complète avec un architecte ).
    Du placo a été collé par plots sur le mur existant..L’apparition de moisissures quelques jours après la pose peut elle être assimilée à une malfaçon ?
    – les déchets de colle et béton ont été jetés dans le jardin en grande quantité , contrairement à ce que nous avions demandé entrainant une pollution certaine du jardin.. pouvons nous exiger le nettoyage du jardin ?

    1. Bonjour, des moisissures sont toujours anormales, sauf si elles sont ponctuelles, à l’occasion du séchage d’une chape par exemple. Dans ce cas, il faut bien ventiler, laisser sécher et enlever doucement avec une éponge moite (pas trop humide). Il ne devrait pas y avoir de trace.
      Le chantier doit être propre, c’est une évidence.
      Sollicitez votre architecte pour qu’il fasse faire ce qu’il faut ! Et prévenez que vous bloquez tout paiement en attendant, voire que vous faites intervenir une entreprise de nettoyage aux frais des responsables = on sait TOJUJOURS à qui sont les déchets, il suffit de les regarder.
      Cdlmt,

  87. Bonjour M. Espagno,
    Lors du coulage de ma dalle bêton du premier étage plusieurs planels ont bougé. Il y a un angle d’environ un peu moins de 5 degrés je pense entre la base et le haut de plusieurs planels (On voit visuellement qu’elles ne sont pas droite). En posant un niveau entre l’élévation des murs et ces planels la bulle se trouve collée d’un côté…
    Y a t il un risque pour la suite de la construction? Des actions correctrices doivent elles être mises en oeuvre?
    Vous remerciant par avance de l’attention que vous porterez à ma demande.

    1. Bonsoir, d’après ce que vous expliquez, le désordre ne semble être qu’esthétique, ce qui n’en demeure pas moins un désordre inacceptable.
      Il faut “piquer” les planelles, pour que le mur fini (avec l’enduit) soit bien plan, d’autant plus que l’enduit doit avoir partout une épaisseur suffisante et vous ne pourrez l’obtenir qu’avec un support lui-même bien droit.
      Cordialement,

  88. Bonjour,
    Lors de la réalisation des fondations (maison avec un étage sur une partie et une toiture terrasse de l’autre), la dalle de l’étage devant être en beton.
    certains redisseurs ont mal été positionnés lors de la réalisation des fondations, le macon c’est vu contraint de couper certains redisseurs afin de pouvoir monter les ranger de parpaing.
    Des ferrailles ont étaient de ce fait fixés au scellement chimique à une profondeur de 30 cm certains se trouvait au niveau des angles et d’autres dans les murs. On parle des 3/4 des redisseurs mal positionnés.
    Le scellement chimique est il réellement suffisant pour maintenir la structure de la maison ?

    1. Bonsoir, difficile de répondre comme ça. A priori, non, il me semble qu’un scellement chimique risque d’être trop faible pour contenir les efforts d’arrachement dus au bâtiment. Cela dépend de la stabilité parfaite ou non du sous-sol et de la qualité des fondations, et, bien sûr, de la qualité du scellement chimique lui-même.
      Un ingénieur béton serait plus précis dans son commentaire, surement…
      Cordialement

  89. Bonjour,
    que vous encore le béton armé d’une construction arrêtée au niveau des élévations du sous-sol en béton en 2001. Aucun signe de dégradation, sinon les coulures dues aux intempéries
    Fondations 0,5 x 0,6
    Elévations en béton 2,50 x 25 cm
    Merci

    1. Bonjour, le béton (bien fait) dure bien plus qu’une vingtaine d’années, heureusement. Même si je ne peux pas apprécier ici ce qu’il en est, ce que vous en dites montre qu’il serait en bon état.
      Mon conseil : un béton se dégrade quand les aciers intérieurs sont trop près du bord. Le béton se fissure et éclate alors. Donc si vous voyez des traces de rouille en surface, c’est un (très) mauvais signe. Sinon, pourquoi vous inquiéter ?
      Cordialement,

  90. Bonjour,
    Nous avons réceptionné notre appartement en VEFA.
    Le pan de mur le plus haut des escaliers fissure / craquelle horizontalement entre la délimitation du béton et du plaquau.
    Le promoteur nous dit que c’est normal entre 2 matériaux différents.
    Il nous dit la seule chose à faire c’est cacher par un habillage.
    Est ce normal svp?

    1. Bonjour, je ne peux évidemment pas vous dire ainsi ce dont il s’agit, sans voir l’ouvrage. Tout ce que je peux dire, c’est a priori qu’un mur n’a pas à fissurer, à moins que ce soit un très vieil immeuble, centenaire par exemple, où certaines toute petites fissures sont admissibles compte tenu du tassement d’une très longue période.
      Il serait donc judicieux de comprendre ce qui se passe, à quoi ces fissures sont dues, au lieu de les camoufler. N’oubliez pas que, passées 10 ans, l’immeuble ne sera plus assuré ! (le promoteur espère ainsi que la dégradation ne se verra plus pendant 10 ans).
      Cordialement,

      1. Quelles sont les normes pour la réalisation d.’une dalle en sous sol d’ un immeuble de 4 étages , en ce concerne la pente destinée à évacuer les eaux d’ infiltration.( tolérances admises)

        1. Bonjour, j’avoue que je n’ai pas ça en tête. La pente minimale dans un réseau d’évacuation est de 0,5 cm/m (soit 1 cm pour 2 m de longueur), mais je ne sais pas si ça s’applique à un dallage intérieur, ni même si une pente est toujours requise.
          Dans les sous-sols, on fait fréquemment des regard en creux (petit trou en béton) de façon à pouvoir récolter l’eau éventuelle et y placer un pompe pour évacuation. Cdlmt,

  91. Bonsoir,
    Notre livraison VEFA d un appartement a eu lieu le 23 décembre 2020.
    Des réserves ont été signalées dans le PV de réception et d autres ont été ajoutées par LRAR dans le mois qui a suivi.
    Pourriez vous me dire dans quel délai le promoteur doit lever ces reserves svp?
    Merci

  92. Bonjour,
    Voilà maintenant 1 mois que nous avons emménagé dans notre maison (construction neuve). Un soir de fort vent il nous a été impossible de fermer l’oeil car il y avait un bruit mportant de grincement provenant des combles.
    Nous pensons qu’il s’agit de la charpente…
    Mais est ce normal ? Comment se fait-il que cela grince autant ?
    D’après le charpentier… c’est normal c’est le bruit qui travaille..il n’y a rien à faire..c’est comme ça…
    En gros les nuits de vent ils resteront tous réveillés quelqu’un a t il déjà eu ce souci ?
    Merci par avance pour votre retour.
    Bien cordialement,
    Jessica B

    1. Bonsoir, non je n’ai jamais rencontré le cas dans une maison neuve. Si la charpente grince, c’est qu’un ou des éléments glissent les uns sur les autres (ou quelque chose comme ça). Il faut donc les fixer : ajouter des clous aux bons endroit. Si ce sont des fermettes, il vaut mieux d’abord refixer les contreventements puisqu’ils sont faits sur chantier et non en usine. Si c’est une charpente traditionnelle, l’idéal est d’aller voir les combles pendant un fort vent, pour repérer les éléments qui grincent.
      Non, ce n’est pas normal. Si c’était fréquent, ça se saurait… Je vous conseille d’écrire une lettre RAR au charpentier (ou au cmi, si ccmi) pour lui demander de rectifier : vous êtes pendant l’année de parfait achèvement. Et puisqu’il ne veut pas réagir, envoyez la copie à son assurance, ça le fera peut-être bouger (même si ce désordre n’est pas pris en compte par l’assurance décennale ou biennale – mais il peut l’être par la responsabilité civile aux tiers).
      Et si ça ne suffit pas, il faudra “monter d’un cran”, puis “encore d’un cran”, etc.
      Cordialement,

  93. Je précise que la maison était enterrée d’un quart sur un côté seulement, l’autre extrémité de la maison étant au niveau du sol, au elle niveau que la route qui dessert notre maison.

  94. Bonsoir, merci de pouvoir accueillir nos questions sur votre site.
    Nous sommes en train de faire construire une maison en Gironde, sur un terrain en pente avec beaucoup de roche calcaire. Je ne sais pour quelle raison nous n’avons pas eu de rendez-vous préalable à la construction pour définir l’altimétrie de la maison. Nous n’avons pas été prévenus du début des travaux. Lorsque nous avons découvert la plateforme (faite par un terrassier qui travaille en collaboration avec le constructeur), nous avons signalé au conducteur de travaux pour nous trouvions celle-ci bien enterrée. Il nous a répondu qu’il y aurait des “couches” en plus, je pense qu’il parlait alors de la chape… Une fois les murs de briques achevés et la charpente posée, nous nous sommes beaucoup inquiétés en constatant qu’environ un quart de la maison était quasiment enterré. Nous nous sommes manifestés auprès du constructeur et avons obtenu le terrassement de 4 mètres autour de la maison. Nous sommes rassurés sur le plan esthétique, mais nous restons assez inquiets par rapport au problème de l’humidité et à la stabilité la plateforme. En effet, suite à une visite aujourd’hui, nous avons constaté de l’humidité qui remonte autour de la maison à l’extérieur au niveau du premier rang de briques. La maison est hors d’air hors d’eau depuis quelques mois. Notre inquiétude est-elle justifiée ? Si oui, quels recours avons-nous ? Si nécessaire nous pouvons joindre des photos.
    Avec nos remerciements.
    Christine

  95. Bonjour,
    Nous avons construit une maison individuelle (CCMI) avec un garage intégré . Le terrain choisi se situe dans un lotissement et avant construction il pressentait une pente de 7-8 pourcents.
    A la signature du contrat et la visite d’implantation la maison était prévue à 15 mètres linéaires par rapport à la voire et 5 rangs de parpaings pour le vide sanitaire .
    Peut temps après la visite d’implantation le commercial nous à appelé pour nous dire que cela ne passe pas en raison de PLU et nous avons 2 possibilités:
    – rapprocher la maison a 10 ML et faire une croupe dans le toit en raison du PLU
    – rapprocher la maison à 7 ML et rajouter un rang de plus de soubassement donc 6 rangs de parpaings pour le vide sanitaire qui selon notre commercial fera un accès au garage avec une pente de 13% . Même si on ne savait pas ce que cela veut dire en réalité.
    Nous avons choisi la deuxième option.
    Suite à cela aucun RDV d’implantation n’a pas été proposé par le constructeur pour l’implantation à pour 7 ML.
    Malheureusement pour nous la confiance en notre constructeur à été de 200%. Notre corps de métier n’est pas le bâtiment et c’était notre première expérience..
    Aujourd’hui notre maison se retrouve en dessous de la voirie de 1.20 m par rapport au point de référence et l’accès au garage se fait sur une pente de 16.5 % pour une longueur de 7 ML. De ce fait notre garage est inaccessible et les 2 places de stationnement à l’intérieur de de la parcelle devant le garage imposé par le PLU ne sont pas praticables.
    Notre accès au garage est impraticable (les voitures touchent a l’entrée sur le chemin d’accès et à l’entrée du garage)et la sortie quasiment impossible car les voitures patinent).
    Nus avons fait un point avec le CT qui nous à pas proposé aucune solution et selon lui tout va bien.
    Je tiens à préciser que la que la maison à été livrée en juillet 2019.
    J’aimerais savoir si selon vous le constructeur est responsable de ce désordre ou du fait que nous avons signés les plans il est couvert car c’est l’argument donné.
    Merci beaucoup de votre répose.
    Cordialement,
    Diana SOLZIA

    1. Bonjour, j’ai quelques interrogations.
      Quid du permis de construire délivré ? Avez-vous signé et déposé un nouveau permis de construire ?
      Pourquoi le cmi vous a-t-il dit que “ça ne passe pas ” alors que vous aviez obtenu un permis de construire (je présume) ?
      Avez-vous des pénétrations d’eau, d’humidité, dans la maison ?
      Quant à la suite à donner, il est manifestement trop tard : vous avez accepté les travaux avec ces malfaçons, notamment en réceptionnant (je présume sans réserve sur ces malfaçons apparentes). Le jour de la réception, en signant, vous avez donc renoncé à y revenir plus tard.
      Enfin, le cmi n’a pas à vous faire signer les plans, après avoir conclu un ccmi ! Ni rien d’autre, d’ailleurs. Tout ce qui doit compléter ou modifier un ccmi, doit être conclu sous forme d’Avenant. Ces signatures à répétition sont une pratique détestable de la part des cmi, car ce sont des pièges, en fait, leur permettant de se dégager de leurs obligation contractuelles. J’ai envie de rappeler à tout le monde : si vous avez signé un ccmi, NE SIGNEZ PLUS RIEN, sauf un Avenant qui modifie le ccmi et que vous signerez en toute connaissance de cause.
      Vous pouvez toujours consulter un avocat spécialisé, bien sûr.

      1. Bonjour,
        merci beaucoup de votre retour rapide. Je voudrais m’excuser pour les fautes à l’écrit (je ne suis pas française)
        Tout à été fait et dit avant le dépôt du permis. Selon eux c’était un question d’altimétrie du toit par rapport à la voirie.
        Concernant la signature d’un avenant pour un rang de parpaing et les plans à été faite après la signature du ccmi sauf que le jours de la signature les documents n’ont pas été daté par eux. (je me suis rendue compte après)
        Je vous remercie pour les explications et en effet ATTENTION à toutes ces pratiques “non orthodoxes”
        Cordialement,
        Diana SOLZIA
        Concernant le jour de la réception en effet nous avons signés sans réserve. Les travaux de VRD était à notre charge donc il y avait de la terre tout au tour de la maison. Je me rends compte de tous les erreurs de débutant faites par nous.
        Pour résumé, le jour de la signature il y avait uniquement le tampon du constructeur et une signature mais pas de date. Ils ont mis une date uniquement pour l’envoi par la poste par LR.

        1. Bonjour,
          si le projet (les plans) conçu et dessiné par le cmi se révèle irréalisable, ce n’est pas votre faute, mais celle du cmi qui s’est trompé. Vous n’avez donc pas à en supporter les conséquences.
          Vous pouviez :
          – soit demander un Avenant avec dédommagement et accepter un nouveau projet qui vous conviendrait,
          – soit demander la résiliation du cmi puisque la construction prévue se révèle impossible à réaliser, toujours avec un dédommagement pour le préjudice subi.
          Il est illégal de ne pas signer un contrat. Le cmi peut ainsi tricher en mettant une fausse date qui annulerait le délai de réflexion du client. C’est une faute pénale.
          Il est illégal aussi de ne pas dater la réception des travaux. Autre faute pénale.
          Pas de chance d’être tombée sur un cmi qui ne respecte pas la loi.
          Cordialement,

  96. bonjour,
    Nous faisons actuellement construire une maison individuelle avec un constructeur; notre souci concerne l’altimétrie de la maison:
    -celle-ci est plus basse en moyenne de 70 cm à 100 cm par rapport au permis déposé;
    lorsque nous avons fait part au conducteur de travaux, celui-ci nous précise qu’il ne pouvait pas faire mieux et devait respecter l’égout de toiture;
    on se retrouve avec un volume de remblais important et on nous précise qu’il va falloir une pompe de relevage alors que cela n’a jamais été évoqué lors de la signature.
    quels sont nos recours?
    nous pensions contacter la mairie car aucune modification de permis n’a été déposée et on craint par la suite une non couverture par l’assurance.
    la maison est actuellement hors d’air;
    Faut-il interrompre les travaux?
    en vous remerciant par avance de votre avis sur la question,
    cordialement,
    Me Roigt

    1. Bonsoir,
      Quels sont vos recours ? Refuser les travaux faits. Si le chantier en est au stade hors d’air, ne payez surtout pas cette tranche !
      Permis de construire : refuser évidemment de signer un permis modificatif. Attention, j’ai rencontré le cas d’un cmi qui avait déposé un permis modificatif “dans le dos” de ses clients. Il s’était servi d’un mandat que le client lui avait consenti pour gérer le dossier “permis” – c’est une erreur d’accorder un tel mandat ! bien que ce soit une pratique fréquente chez les cmi. N’oubliez pas que SEULE une demande de permis que vous avez vous-même signée vous engage, pas celle établie par le cmi sans votre accord écrit (même si vous lui aviez signé un mandat).
      Faut-il interrompre les travaux ? Oui, bien sûr, dès demain matin, par mél ET par lettre RAR. Soyez très explicite et très directe dans votre lettre, du style “Monsieur, les travaux effectués ne sont pas conformes au contrat ni au permis de construire. Vous devez donc arrêter tout de suite le chantier.”
      Pas de “Je suis obligé de …., j’ai le regret de ….”, non : vous donnez l’ORDRE d’arrêter tout de suite, c’est tout.
      Quant à la suite, je ne peux pas vous dire ainsi ce qu’il convient de faire. Il faudrait que j’ai plus d’informations. On peut en parler en méls privés si vous voulez.
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        Je vous remercie pour votre réponse et allons tout de suite demander l’arrêt du chantier .Nous avons réussi à obtenir les cotes rectificatives de l’implantation du chantier avec le conducteur de travaux. je peux vous les transmettre. Celles ci n’ont toutefois jamais été signées par nous ni transmises en mairie.
        Nous avons une assurance dommages ouvrages, faut-il les avertir également de ce problème?
        pour info lorsque nous faisons part de ce problème d’altimétrie au constructeur, celui ci nous précise qu’il n’avait pas le choix et que c’est à cause de l’égout de toiture.
        cordialement,
        Me Roigt

        1. Bonjour, SI !
          Le cmi avait le choix. Au lieu de tenter de vous mettre devant le fait accompli, il aurait dû vous prévenir que le projet qu’il avait conçu était irréalisable, qu’il s’était trompé. Il aurait dû NE PAS COMMENCER les travaux. Il aurait dû convenir AVEC VOUS de la suite à donner :
          A – soit réaliser un AUTRE PROJET, conforme aux règles de l’art et aux règles d’urbanisme, avec dépôt d’une demande de permis de construire,
          B – soit RESILIER le ccmi.
          Dans les 2 cas, un dédommagement de votre préjudice (ne serait-ce que le temps perdu) aurait dû être convenu en même temps (soit une réduction de prix, soit un projet plus grand, soit une prestation offerte, etc.).
          Donc, en arrêtant le chantier, vous préservez vos intérêts. Vous avez tous les atouts en mains pour ne pas être floué, si vous ne faites pas d’erreur dans la suite des opérations.
          Cordialement,

          1. Bonjour,
            Une fois les courriers envoyés quelles sont les démarches à effectuer?
            -faut-il voir avec l’assurance dommage ouvrages pour qu’un expert soit mandaté?
            qui doit constater le défaut? ou faut-il par exemple prendre un spécialiste indépendant?
            cordialement,
            Me Roigt

  97. Bonjour, je reviens vers vous concernant notre placard.
    Nous avons bien 60cm d un côté mais de l autre côté nous n avons que 57cm.
    Il faut bien avoir 60cm des 2 côtés?
    (Nous avions mesuré qu un côté)
    Merci de votre retour

    1. Bonsoir, à mon avis vous pouvez demander une rectification pour une erreur de 3 cm dans la profondeur d’un placard. Qyelques millimètres ne serait pas fondé, mais 3 cm pour un placard, oui (ce n’est pas comme 3 cm dans une très grande pièce). Et ce n’est pas une grosse affaire pour le plaquiste.
      bonne soirée,

  98. Bonjour,
    Est ce que le DTU préconise un délai entre l ouverture des fouilles et la réalisation des fondations ?
    Est-ce que le DTU exige un béton de propreté ?
    Existe t il un risque structurel au bâtiment à avoir plusieurs jours entre l ouverture des fouilles et la réalisation des fondations ?
    Cordialement,

    1. Bonjour,
      – Délai entre l’ouverture des fouilles et le coulage du béton : DTU ou pas, il faut que le délai soit le plus court possible ! C’est-à-dire, coulage AUSSITOT. S’il pleuvait entre les 2, ce serait la catastrophe.
      – Béton de propreté : non, pas obligatoire
      – Risque : la pluie (et les éboulement aussi, qui doivent être soigneusement nettoyés avant coulage). Du coup la terre humidifiée du fond de fouille se gonfle, puis le béton est coulé, et plus tard, quand la terre sèche, le tout va se tasser avec de multiples fissures. 1 mois ou 1 an après, ou plus…
      cdmt,

      1. Vous dites que ça peut-être la catastrophe s’il pleut ?
        Pour quelles raisons?
        Le gel dégel entre les deux peut etre catastrophique aussi ?

  99. Bonjour Monsieur,
    Nous devions réceptionner notre clos couvert le 5 Novembre 2020 (après 14 mois depuis l’ouverture du chantier).
    Après la mise hors d’eau (Déc 2020), nous avons constaté les défauts suivants : il manque des petits morceaux de briques au niveau des rives sur les deux côtés des pignons. L’alignement des tuiles de rive présente des bourrelets. Les frontons, posés bien longtemps après le pose du faîtage (car oubliés dans la commande) ont été mis à l’arrache avec un décalage conséquent par rapport au reste du faitage (inesthétique).
    Nous avons donc sollicité le constructeur afin qu’il fasse les finitions nécessaires mais rien a été fait à ce jour. Nous n’avons pas payé cette étape.
    Il en va de même pour la maçonnerie, finitions non terminées : trous, remplacement d’une pierre de seuil cassée à la pose, remplacement de briques mal placées dans le outteau. (Avenant payé pour élèvation des murs)
    La menuiserie du outteau + porte d’entrée a du être refabriquée car non conforme (couleur). Elle devrait être posée le 8 février 2021.
    Malgré cela, le constructeur voulait nous faire réceptionner et assurer la maison fin décembre 2020. Nous avons refusé.
    Dans ces conditions, que doit-on faire ?
    Avec la crise sanitaire, le constructeur a un délai supplémentaire de 103 jours, ce qui nous ferait une réception au 17 Février 2021 pour la garantie délai de livraison.
    Nous craignons qu’après réception, il ne fasse pas certaines finitions. Si nous refusons la livraison, est-ce que la garantie de livraison resterait valable pour ce genre de situation ?
    D’avance merci, pour votre réponse.
    Bien cordialement.

    1. Bonjour,
      14 mois de travaux et le “hors d’eau-hors d’air” toujours pas fini ? Eh bien, je crois que tous les records de lenteur sont battus… Le chantier n’a pas dû être souvent en activité.
      Qu’est-ce que c’est que cette histoire de “réception du “hors d’eau hors d’air” ? Vous aviez peut-être un contrat qui se limitait à ces travaux seulement, sans travaux intérieurs ? Si oui, ok. Si ce n’était pas le cas, ne signez JAMAIS de “réception” en-dehors de l’unique réception à la fin de tous les travaux. Sinon, vous risqueriez d’être piégé.
      N’oubliez pas que TOUT CE QUI EST APPARENT A LA RECEPTION (l’unique, la vraie, celle à la fin des travaux) est :
      – soit accepté par le client en l’état, donc le client ne pourra plus s’en plaindre (travaux accepté sans rien dire),
      – soit doit faire l’objet de réserve appelant des travaux de réparation ou de finition, et donc N’EST PAS ASSURE tant que la levée des réserves, signée par le client, n’est pas effectuée.
      Les assurance ne sont pas là pour compenser les carences des entreprises. Elles ne sont là QUE pour réparer les défauts, les sinistres APPARUS APRES LA RECEPTION.
      Donc faites attention à ce que vous signez – ou ce que vous ne signez pas !
      En pratique, je vous conseille de NE RIEN SIGNER tant que TOUS les travaux ne sont pas parfaits. Sans les conseils d’un architecte, c’est la SEULE façon d’être sûr de ne pas vous tromper.
      cdlmnt,

    2. Bonsoir, je crois que j’ai omis de vous répondre ? Désolé.
      Il y a plusieurs points à voir : les malfaçons, que pouvez-vous exiger ou pas, et la suite à donner pour faire “bouger” le cmi.
      Il faudrait que j’en sache plus, qu’on en parle. Je vous adresse un mél direct.
      Cdlmt,

  100. Bonjour,
    Nous avons Réceptionné notre appartement en VEFA début d année 2021
    Nous avons pris un placard en option (500€ quand même). Nous avons mesuré l intérieur du placard pour pouvoir l aménager.
    La tête de cloison fait 60 cm par contre à l intérieur à droite 51 cm et à gauche 48 cm.
    Est ce normal?
    Cela me semble très peu en plus de la différence des côtes.
    Pouvons nous avoir un recours ?
    On l a pris en option pour que ce soit joli et en fait on a pas suffisamment de profondeur par rapport à un placard du commerce!
    Merci par avance

    1. Bonsoir, il faut vérifier ce que disent les plans : quelle cote à l’intérieur ?
      Si rien n’est précisé, on peut comprendre que la cote devrait être de 60 cm également, donc 48 et 51 sont des cotes anormales (et, en plus, inégales).
      Que dit le promoteur ? Si vous estimez être lésés, vous pouvez demander un dédommagement, pas exemple le coût du placard.
      cdlmtn

      1. Merci beaucoup de répondre et de répondre vite.
        Le promoteur nous dit que “pour lui” le placard est ok car on peut aménager un placard de 40 ou 45 cm de profondeur!
        On ne sait pas quoi répondre du coup..
        Il n y avait pas de côte, on a pris l option, pour nous le standard est de 60cm à l intérieur et non à l extérieur.
        Déjà que le plafond ne fait que 1.45, on perd beaucoup d espace du coup..
        On peut faire quelque chose selon vous svp?

      2. Merci de votre réponse.
        Le promoteur nous répond que la tête de cloison faisant 60cm même si à l intérieur du placard on a que 40 ou 45 cm ce n est pas un problème !
        Du coup on ne sait pas quoi mettre en avant.
        Il n y avait pas de mesures indiquées sur le bon de commande hélas.
        En plus la hauteur sous plafond n est que de 2.45, on perd beaucoup de surface du coup..
        Merci par avance

          1. Bonjour,
            Pour une penderie il n y a pas de minimum de profondeur svp?
            Avec 45 ou en l occurrence 48 c’est trop petit.
            Je peux vous envoyer une photo?
            Le retour de cloison fait 60 mais à l intérieur avec le rail des porte scoulissantes et la plinthe il n y a que 50 d un côté et 48 de l autre.
            Que pouvons nous faire valoir svp?
            Merci beaucoup

          2. Bonjour, si le placard a une profondeur de 60 cm, même avec l’emprise de la porte, c’est tout-à-fait une dimension courante.
            S’il n’y a pas de cote convenue dans les plans ou dans la notice (ou ailleurs, tel un échange de méls), à mon avis il n’y a rien à dire.
            Cordialement,

          3. Le problème est que le placard a une profondeur de 60 à l extérieur mais qu à l intérieur (c’est ce qui compte en tant que client en tout cas) on a que 48 et 50.
            On se retrouve à avoir payer 500 euros un placard qu on ne peut pas utiliser comme penderie c’est quand même aberrant. Il fait 2.5metres, le but était d avoir un maximum de rangement.

          4. Je ne comprends pas votre dernière réponse,
            Le placard commande n est pas conforme à l espace prévu ?
            Il n y a pas de minimum à respecter en placard utile donc? On a 48 d un côté et 50 de l autre c’est normal alors?

          5. Non, il n’y a pas de surface ni de profondeur minimale légale pour un placard.
            Je récapitule. Si je comprends bien et sans avoir vu les plans :
            – vous estimez que la profondeur de 60 cm, porte coulissante comprise est trop faible en soi. Non, c’est une dimension courante en construction. S’il n’y a nulle part indiqué dans le contrat (une cote dans les plans par exemple) que la profondeur du placard sera de 60 cm à l’intérieur du placard, sans tenir compte de la porte, le constructeur n’est pas en faute.
            – vous constaté un décalage de 2 cm d’un coté par rapport à l’autre. Je ne me rends pas compte de l’effet esthétique, car je ne peux pas voir ce que ça donne en réalité. Vous pouvez bien entendu demander au constructeur de rectifier ces 2 cm et refuser de payer s’il y avait un préjudice esthétique, mais je ne me rends pas compte ici du bien-fondé de cette demande et ni quelle ampleur elle peut être.
            cdlmt,

  101. Bonjour,
    j’ai acheté une maison en VEFA dans un lotissement. Ma maison et en contrebas et lorsqu’il pleut mon jardin fait office de bassin d’orage. Rien n’est prévu pour dégorger mon jardin, il est tout le temps inondé (nous ne sommes pas e zone inondable). Si il pleut plusieurs jours, je craint que l’eau s’infiltre chez moi. J’en ai parlé au promoteur qui ne bouge pas. Quels recours puis je avoir? Merci par avance
    cDT

    1. Bonsoir, à mon avis c’est un trouble anormal de voisinage caractérisé, dont vous pouvez demander réparation. C’est du domaine d’un bon avocat (pour moi, un bon avocat est celui qui se bouge, qui veut faire gagner son client, qui n’est pas timoré).
      Cordialement,

  102. Bonjour,
    j’ai constamment de l’eau dans mon vide sanitaire quand il pleut environ 50cm sur une hauteur totale de 90 cm
    mon constructeur me dit de pomper , ce que j’ai fait mais cela revient encore et encore il me dit que c’est normal
    je suis en CCMI
    quelle est la marche à suivre j’ai fait un AR je n’ai pas eu de réponse
    Merci de votre retour

    1. Bonsoir, je présume que vous avez réceptionné, sans mentionner cette réserve (il vaut mieux, sinon pas d’assurance !).
      Il vous faut donc faire une déclaration de sinistre à la D-O. Il est probable qu’elle se fasse tirer l’oreille pour intervenir, car ce n’est pas une malfaçon qui met l’ouvrage en péril – mais il gêne l’habitabilité (malsain d’avoir de l’eau en permanence, moustiques, etc.)
      Si ce devait être le cas, prenez un expert technicien pour défendre vos intérêts auprès de l’assureur. Je pense à un architecte, évidemment.
      cldmt,

  103. Bonjour et Meilleurs vœux,
    Nous avons fait construire une maison en contrat ccmi auprès d’un constructeur. Réception des clés le 22 décembre 2020. A peine un mois plus tard, de la moisissure sort dans toutes pièces au niveau des plinthes. Nous pensons qu’il s’agit de la chappe qui rejette de l’humidité. Quel est le délai entre le moment ou la chappe est coulée et la pose du carrelage. Une grande partie de la peinture est faite déjà mais des taches apparaissent derrière. Comment stopper cette progression. Aération quotidienne et clim en mode chauffage qui marche jour et nuit. Faut-il chauffer les chambres également pour éviter la progression ? Quel recours à t’on? Par avance merci. Crdt

    1. Bonjour, merci pour vos voeux, très bonne année à vous aussi.
      Il est probable que ce soit le séchage de la chape, en effet. Le délai de séchage d’une chape est très variable, il dépend : de la nature de la chape (ciment, liquide, anhydrite, …), de son épaisseur, de l’humidité ambiante (hiver ou été ? etc.). Cela va de plusieurs semaines à plusieurs mois. Il faut, comme vous le faites, chauffer et aérer.
      Plus grave, vous risquez un décollement des carreaux. Si ça devait arriver, il vous faudra saisir la DO (voir si elle ne renvoie pas sur le cmi, au titre de la garantie de parfait achèvement ?).
      Cdlmt

  104. Bonjour monsieur,
    Nous sommes sur le point de commencer notre maison individuelle. Entre la signature du compromis en juillet et l’achat définitif de notre terrain ce mois-ci, le vendeur a été dans l’obligation de faire une étude de sol G1 !
    Plusieurs questions me viennent….
    Question 1 : est-ce-qu’une étude G2 est obligatoire ?
    Question 2 : quelle risque prenons-nous si le maçon ne respecte pas la préconisation de l’étude G1 ? (perte de la décennale ?)
    Evidemment, notre plan de financement est clôt et celui-ci ne prévoit pas le budget pour une G2 et le risque potentiel qu’on nous impose un vide sanitaire ou des puits longrines par exemple.

    1. Bonjour Madame,
      Question 1 : est-ce qu’une étude G2 est obligatoire ?
      A mon avis, oui, évidemment. Une étude G1 ne renseigne presque pas. Je ne comprends même pas pourquoi ça existe. Seule une étude G2 vous dira à quelle profondeur faire les fondations, le reste n’est que littérature.
      Question 2 : quel risque de construire sans étude G2 ?
      Vous prenez le risque que votre maison s’enfonce et se fissure, que cela nécessite des travaux très lourds et très couteux, au point parfois de préférez raser la maison et en refaire une autre (je pourrais citer des cas). Il y a aussi le risque que l’assureur considère que la faute a été commise consciemment par le constructeur, et donc que les travaux ne sont pas assurés (la majorité des assureurs exigent des étude de sol G2 pour accepter l’ouvrage en garantie).
      Quant à ne pas faire d’étude G2 parce que vous avez décidé de mettre les 1000€ de l’étude, voire le surcoût éventuel dû aux fondations, ailleurs, je ne sais que dire… Vous pouvez aussi ne pas réaliser de chaînage béton armé, ou pas de poutre là où il en faudrait, ou pas de fondation du tout, tout en priant tous les jours que ça tienne…
      Quant à déterminer la portance réelle et le surcoût éventuel réel, ce n’est pas un cmi qui vous le dira (ses coûts réels son cachés, évidemment), mais un architecte. Bien entendu, vous ferez comme vous voulez.
      Cordialement,

  105. Bonjour,
    Sur une VEFA, nos plinthes sont très éloignées du parquet (en hauteur) et ce de manière variable (sur un parquet massif collé).
    Le promoteur dit que c’est normal et que les plinthes ne doivent pas toucher le sol.
    Dans mon appartement actuel et sur le même type de parquet les plinthes ne présentent pas un vide avec le parquet.
    Je souhaite poser une réserve car j’imagine que l’eau et la poussière qui s’y infiltreront vont causer beaucoup de problème.
    Quel est votre avis?
    Merci.
    Cordialement.
    RLIN

    1. Bonjour, mon avis est que parmi les promoteurs immobiliers, on trouve aussi des racontars. Les plinthes sont posées sur le sol, sans jour (vide) au-dessous. Si un parquet avait de légères différences d’épaisseurs (de l’ordre de quelques millimètres), on réalise un joint souple (très fin et discret) sous la plinthe.
      – Est-ce un appartement en étage ? Je ne vois pas pourquoi il y a ce vide sous la plinthe. Le parquet aurait-il été changé après coup, pour un parquet beaucoup plus mince ??
      – Est-ce une maison ou un appartement au rez-de-chaussée, dont le plancher bas est sur dallage ? Dans ce cas, le plancher bas en béton s’est carrément affaissé ! C’est un sinistre grave car la réparation (tout casser, tout refaire avec injections de béton sous pression dans le sol) est très onéreuse.
      Attention, comme c’est apparent à la réception, l’assurance risque de ne pas prendre le sinistre en charge après réception ! Faites-vous conseiller par un architecte avant de signer quoi que ce soit.
      cordialement,

  106. Bonjour, nous avons été livré d un appartement neuf.
    Dans la salle à manger qui mesure 26,74 m2 nous avons 1 radiateur électrique de 2500 watt. On nous avait dit que l on devrait avoir un radiateur de 3000 watt.
    Y a t il un nombre de watt à respecter svp?
    Merci beaucoup par avance

    1. Bonsoir, il faut que l’équipement permette d’avoir 19° avec une température extérieure minimale (suivant les régions, pas la même à Perpignan et à Aurillac). Si la puissance du radiateur est écrite dans un contrat (par exemple le contrat VEFA) ou constitue un engagement écrit du promoteur, on vous doit la puissance convenu.
      Sans écrit, il n’y a pas juridiquement d’engagement.
      cdlmt,

          1. Bonjour,
            Merci de votre réponse.
            Appartement en VEFA livré il y a 1 mois.
            J ai une autre question, concernant la réglementation handicapé.
            Nous avons un duplex.
            Nous accedons au rdc du duplex par ascenseur puis un escalier interne pour l étage supérieur.
            Nous avons le séjour avec la terrasse à l étage supérieur.
            Pour accéder à cette terrasse nous devons enjamber une sorte de marche de 16,5 cm. Est réglementaire svp? Elle nous semble vraiment très haute.
            Merci bcp

          2. Bonjour, si votre appartement vous a été vendu comme accessible aux handicapés, vous devez avoir au niveau inférieur une “unité de vie”, c’est-à-dire 1 chambre, 1 sdb-wc et 1 cuisine-séjour respectant les normes d’accessibilité (y compris leurs accès, évidement). L’étage, et donc la terrasse, ne sont pas concernés.
            C’est dommage dans un logement neuf de concevoir des terrasses qui ne sont pas au même niveau que l’intérieur. Même si c’est un peu plus plus simple à construire, c’est dommage pour l’usage (et en conséquence la valeur de l’appartement).
            cdlmt,

  107. Bonsoir,
    Je poste ici car votre réponse pourra servir à tout le monde. Concernant mes terrasses sans pente vous m’aviez conseillé de ne plus payer de factures. Une facture de 23 000 euros m’a été présentée ce jour j’ai refusé de la payer et signalé à mon maçon qu’un expert sera contacté. Il l’a très mal pris et annoncé qu’il arrêtait le chantier tant que la facture ne serait pas réglée.
    Il faut savoir que le coût total de la construction est de 83 000 euros et que nous avons déjà payé 50 000 euros. Mais là on arrête devant les malfaçons :
    – pas de pente,
    – coffre tunnel fissurée et pas de niveau
    – fissure dalle etc…
    Un rapport de force est en cours…
    Cordialement

  108. Bonjour
    Je fais construire une maison sur vide sanitaire pour respecter le ppri
    3 blocs de25 et 1 de 20 avant la dalle
    la maison est couverte, menuiseries ok.
    Le plombier a voulu commencer sa partie mais vient de s’apercevoir que les différentes parties du vide sanitaire ne sont pas accessibles.
    Il y a bien la trappe pour y accéder mais il y a à l’intérieur du VS 3 rangées de murs de soubassement / fondation ( je ne sais pas trop le nom) qui rendent inaccessible les différentes parties.
    Peuvent ils faire un trou entre pour accéder juste comme ça ?
    Obligatoirement le macon ou pas et dans ce cas, doit il faire un ouvrage particulier pour ces ouvertures ? Merci bcp
    <

    1. Bonjour, oui on peut faire des trous pour passer s’ils ont été oubliés par le maçon. Il suffit de 50 cm de large pour passer et un chaînage normal porte facilement une largeur de 50 cm s’il est peu chargé. Il faut repérer à l’avance les endroits structurellement les plus judicieux, où il y a le moins de charge.
      Je souhaite bon courage à qui les fera, à plat ventre et sans pouvoir correctement bouger (merci le maçon).
      cdlmt

  109. Bonjour,
    Le constructeur de ma maison individuelle m’a fait une terrasse en “dalle brute”. Je m’attendais à une terrasse utilisable en l’état. Cependant, celle ci est fissurée, et avec des morceaux de ferrailles qui dépassent sur un côté. Est-ce normal?
    Cordialement.

    1. Bonjour,
      – fissures : si elles sont fines et si elles ne grandissent pas (prenez des repères à l’extrémité des fissures pour vérifier au fil du temps), c’est normal pour une terrasse.
      – acier à fleur ou qui dépassent : ah non, pas normal. Ils doivent être enrobés de 25 mm de béton minimum.
      cdlmt,

  110. Bonjour
    je vois pour une construction de maison livrée en cube par camion et posée par grue.
    Le concept est très intéressant et étant nouveau dans la construction je me pose des questions:
    Mon terrain est en légère pente et le constructeur pose les maisons sur des pieux bétons (les maisons en bois MOB sont juste posées et non fixées aux pieux) le garage jouxtant la maison sera lui posé sur une dalle. J’habite en bretagne, donc pas d’ouragan mais que pensez vous de ce type de pose dans le temps. Faut il fixer la maison aux pieux???
    Autre question sur la durée de vie d’une maison bois sur pieux et ou pilotis par rapport à une maçonnerie conventionnelle? bien évidemment à niveau de prestations égales. Merci de votre retour enrichissant.

    1. Bonjour, la maison préfabriquée est forcément fixée aux pieux de fondation. C’est une règle de l’art les plus basique (c’est le cas de le dire), car la force des bourrasques de vent peut très bien emporter les bâtiments en bois, en Bretagne comme ailleurs.
      La durée de vie à un ouvrage en maçonnerie ? Supérieure ou inférieure, ça dépend comment ça a été conçu et aussi réalisé !
      Cordialement,

  111. Bonjour,
    J’ai acheté un garage double en VEFA de dimensions 2.83 m * 10.60 m au plan.
    Je viens de faire la visite de pré-livraison et j’ai constaté la présence de drains de diamètre environ 300 mm positionnés à 1,50 m du sol sur le mur du fond + 5,30 m d’un côté.
    La partie du fond du garage s’en trouve réduite à 2,50 m de large * 5 m et limite la possibilité d’y garer un véhicule.
    Il n’y avait aucune mention au plan de ce drain et je suis le seul garage de la série à avoir le mur du fond + 5,30 m sur l’un des côtés. Les contraintes, tant sur la destination originelle du garage que sur des possibilités de rangement sont importantes.
    Ce garage ne sera pas revendable en tant que garage double, tout au moins au prix du marché.
    Quel recourt ai-je et comment dois-je procéder ?
    Merci par avance de vos réponses

      1. Re-bonjour M. Espagno,
        Pouvez-vous me dire à quelle adresse je peux vous transmettre ces éléments ?
        Le promoteur n’a toujours pas répondu à mes interrogations.
        Je viens d’envoyer un mail au cabinet d’architecte afin de connaitre, à minima, la nature de ces canalisations.
        Cordialement

  112. Bonjour, ma maison est en cours de construction. Elle est hors d’eau, mais toujours pas hors d’air (il manque une fenêtre au rez-de-chaussée). Malgré cela le ravalement a été fait et les ouvriers travaillent déjà à l’intérieur (les pieuvres sont visibles). N’y a-t-il pas un risque d’infiltration ou d’humidité à procéder comme tel svp ? Y a t-il un risque quelconque d’avoir des soucis d’étanchéité ou d’infiltration dans ma future maison svp ?
    Je vous remercie par avance pour votre réponse. Bien cordialement.

      1. Bonjour,
        La fenêtre n’étant pas obstruée, quels sont les risques pour la construction svp ?
        Je vous remercie par avance pour votre retour.
        Cordialement.

  113. Normalement j’ai une plate-forme à deux niveaux 80 et 40 cm, alors du coulage des poteaux et pour cause de calculs faux ,il a fallu qu’on coule les poteaux à deux reprises( reprise de béton) pour qu’ils soient de même niveau,y a t il un danger quant à la solidité de la construction, faut il tout démolir et refaire a zéro?me

  114. Normalement j’ai une plate-forme à deux niveaux 80 et 40 cm, alors du coulage des poteaux et pour cause de calculs faux ,il a fallu qu’on coule les poteaux à deux reprises( reprise de béton) pour qu’ils soient de même niveau,y a t il un danger quant à la solidité de la construction, faut il tout démolir et refaire a zéro?me

  115. Bonjour ,
    Une petite question est ce qu’un bois de classe 2, charpente, fermettes, mezzanine… traités insecticides et fongicides signifie également qu’il est traité contre les termites?
    cordialement,

    1. Les bois sont classés de 1 (mobilier) à 5 (eau de mer), la classe 2 correspond à des bois intérieurs, tels que les bois de charpente intérieure.
      Ils sont plus ou moins traités (ça comprend les termites, bien sûr) suivant la classe et suivant l’essence. Par exemple, le pin douglas (purgé d’aubier) est naturellement classe 3, le robinier est naturellement classe 4. Moins un bois est traité, moins il est dangereux pour notre santé.
      Bonne soirée, cldmt

  116. Bonjour
    Nous avons acheté une maison ossature bois de 2009. Tous les étais sont encore présents dans le vide sanitaire. Est ce normal ? Faut-il les enlever ?

    1. Bonjour, les étais auraient dû être enlevés dès la fin du séchage du béton du plancher (je présume qu’il s’agit d’un plancher hourdis, s’il y a des étais), car le tassement naturel du plancher appuyant sur les étais, ceux-ci finissent par se tasser eux-mêmes au fil du temps (ils n’ont pas de fondation) et donc ça risque de provoquer des fissures. Autrement dit, il vaut mieux que le plancher se tasse avant la réalisation des cloisons et du revêtement de sol (carrelage, par exemple).
      Maintenant, je crains que ça ne serve plus à rien de les enlever… D’autant plus que la garantie décennale étant passée, vous n’aurez aucun recours en cas de fissures.
      cdmlmt

  117. Bonjour, monsieur,
    Tout d’abord je vous souhaites une bonne année et meilleurs vœux.
    Lors du décoffrage suite au coulage de la dalle nous avons remarqué que la ferraille est apparente sur le côté de la dalle.
    Est ce grave ? Car il me semble qu’il faut 3 cm d’épaisseur de béton autour des ferrailles de la périphérie de la dalle.
    Merci d’avance pour votre réponse.
    Bonne journée.

    1. Bonjour, je ne peux pas vous le dire depuis ici, sans avoir effectué une visite du chantier, désolé.
      Ce n’est pas normal, mais ça peut être sans trop d’importance ou bien plus grave. Vous pouvez demander un avis à une tierce personne qui pourrait passer sur place.
      Cdlmt,

  118. Bonjour,
    Nous sommes en fin de construction et en relisant tous les plans de lotissement je m’aperçois qu’il y a une différence de niveau de terrain entre le plan provisoire et le plan d’implantation du géomètre. Les plans provisoires ayant servit au permis de construire notre chape qui devait se trouver au dessus du niveau de la voirie se retrouve au dessous. Quelles sont les incidences pour notre maison et notre terrain ?
    Cordialement.

      1. Bonjour,
        Le permis de construire notifie bien la cote de 48,40 pour le niveau de RDC et c’est bien ce qui a été fait. Par contre sur le plan de vente il est notifié RDC 48,60 mini du coup quels sont les risques d’un point de vue juridique et environnemental?
        Cordialement

          1. Si on pouvait nous demander de détruire la maison et notre construction va se trouver à -30cm minimum de celle de notre voisin qui n’a pas encore commencer son chantier. Sur le plan nous devions être à 48,60 et notre voisin à 48,70 es ce un problème pour l’écoulement des eaux pluviales?

          2. Je ne peux pas répondre comme ça, depuis ici et sans connaître l’opération (étude du dossier, visite, etc.), pour envisager les risques :
            – refus de conformité au permis de construire ?
            – problèmes techniques, tel que le rejet des eaux,
            etc. désolé, cdlmt,

        1. Bonjour vous faites construire dans quelle région ?
          vous faites construire en limite de propriété ?
          Les 2 maisons la votre et celle du voisin seront espacées de 30 cm c’est ça ?

  119. Bonjour on a fait faire à un professionnel pour une chape sur le plancher chauffant . Il y a des écarts sous les baies coulissantes allants de 1,5 cm à 3 cm environs de vide et autant sous les portes est ce normal? Et pouvez vous me dire la norme en erreur combien de mm svp merci

    1. Bonjour, pour un plancher chauffant, c’est une chape fluide, et même probablement anhydrite. Donc elle est forcément parfaitement de niveau.
      Ce sont donc les baies coulissantes qui ne sont pas très bien positionnées. Il n’y a rien à faire (vous n’allez pas casser les murs). Quant au vide sous les portes, 1,5 cm va bien mais 3 cm c’est beaucoup. Quelle est l’épaisseur du revêtement de sol prévu ? Il faut 1 cm de vide sous les portes intérieures, et, en pratique, il faut donc moins d’1 cm de vide une fois le revêtement de sol posé, afin de pouvoir retailler la base des portes parfaitement à la bonne hauteur, au mm près. Si votre revêtement de sol fait 2 cm ou plus, colle comprise, tout va bien. Sinon, vous risquez d’avoir des jours sous certaines portes un peu trop importants. Ce n’est pas grave, juste pas très esthétique.
      cdlmt

  120. Bonjour,
    Actuellement la maison couverte depuis 4 mois, mais pour des problèmes diverses les menuiseries ne sont toujours pas posé et le crépit non fait,
    Je m’inquiète pour la charpente . Est ce que le fait que la maison ne soit pas hors d air et que le crépit ne soit pas fait depuis tout ce temps peut engendrer des problèmes à la charpente ? Est ce que ça peut amener d ordre désordre à la maison ? Dois je être attentif sur certains points ?
    Cordialement,

    1. Bonsoir, oui ça peut provoquer de sérieux problèmes. Le bois de charpente est en général du classe 2, c’est-à-dire qu’il peut être mouillé exceptionnellement, à conditions de sécher ensuite et d’être à l’abri. Par exemple, une gouttière vite réparée.
      Mais être constamment à la pluie pendant 4 mois n’est pas normal (il faudrait du bois classe 3, voire classe 4). Et ça a pu dégrader la charpente. Le bois emprisonné dans une maçonnerie humide également (tête des poutres scellées dans un mur non-enduit).
      Je vous conseille de faire expertiser la charpente par un Bureau de Contrôle (pas un Bureau d’Etudes qui connaîtrait le CMI).
      cdlmt

      1. Merci pour votre réponse,
        Il faudrait qu’il soit de classe 4 par rapport à l’imperméabilité ?
        Avant de faire intervenir un bureau de contrôle, est ce que des signes visuels ou autres peuvent nous alerter par rapport à d éventuels dégradations sur la charpente ?
        Notre situation 4 mois sans crépit et sans menuiserie peut produire d autres désordres dans la maison ?
        Encore merci de vos retours,
        Cordialement,

        1. Le bois classe 3 est fait pour l’extérieur, mais sans rester longtemps à l’humidité (par exemple un poteau bois supportant un auvent qui l’abrite), le bois classe 4 est fait pour l’extérieur et peut rester à l’humidité (par exemple une terrasse en bois au sol). Les charpentes qui sont censées ne jamais être à l’extérieur sont classe 2.
          Les signes visuels de la dégradation de la charpente seront appréciés par qui a l’habitude : un charpentier d’expérience, par exemple (pas celui du chantier ! il faut qu’il soit neutre pour être crédible), ou bien sûr un Bureau de Contrôle (aux frais du CMI, évidemment). Je ne peux guère le faire ici, et si ça m’arrivait sur un chantier, je ferais passer un autre charpentier pour avoir son avis.
          Je ne vois pas d’autre désordre possible, la maçonnerie en elle-même ne craint pas les intempéries.
          cdlmt,

  121. Bonjour, nous sommes en cours de construction. notre chape béton à été malheureusement coulée sous pluie pas trop importante mais bon.. notre chape à été coulée sur un composant qui s’appelle UP 23. Nous apercevons un morceau de ferraille qui ressort de cette chape et des petites zones ou ça fait cuvette. Notre conducteur de travaux nous dit en gros que c’est pas grave et qu’une seconde chape va être coulée par dessus. Est-ce qu’il y a des risques que la ferraille qui ressort ne remplie plus sont rôle et que la chape fissure dans le temps ? Merci pour votre retour

    1. Bonjour, le treillis soudé (armature en acier) qui déborde d’un plancher hourdis (UP23 est un plancher hourdis), c’est rare, car le treillis soudé est en général en bas, posé sur les poutrelles, alors que les règles de l’art veulent qu’il doit être au milieu de la dalle béton (donc avec des cales, rarement mises). Si tout le reste est bien fait, un désaffleurement ponctuel du treillis soudé n’est pas bien grave (bien que je ne l’aie pas vu).
      Par contre, couler un plancher sous la pluie, même légère ! ce n’est vraiment pas sérieux, l’eau délite le béton, ce qui est strictement interdit. Pouvez-vous vérifier quelle épaisseur à votre dalle béton en mesurant au plus fin (donc sur les entrevous) ? Ou en mesurant l’épaisseur totale (par exemple à une réservation pour évacuation des eaux usées) et en déduisant la hauteur des entrevous, telle qu’indiquée dans la doc du fournisseur ?
      Quand à ce que le maçon appelle “une deuxième dalle”, ce n’est que la chape pour le revêtement de sol (carrelage, …), elle n’a aucune fonction porteuse et ne compensera pas une faiblesse du plancher lui-même.
      Cordialement,

  122. Bonjour et meilleurs voeux pour cette année 2021
    Je m’aperçois que plusieurs de mes coffrets tunnel ne sont pas de niveaux.
    Est-ce préjudiciable pour la suite et l’installation des volets ?
    Cordialement

    1. Bonjour, s’ils sont trop hauts ou trop bas, c’est un défaut esthétique sérieux, car évidemment ça se voit beaucoup en façade quand on prend un peu de recul. N’oubliez pas que ça dévalorisera votre maison ! S’ils sont “de travers”, ça risque en effet d’empêcher le bon fonctionnement du volet – ce qui serait peut-être moins grave, paradoxalement, car cela contraindrait le maçon à les refaire correctement…
      S’il est encore temps (maçonnerie en cours de finition par exemple), faites rectifier !
      Cdlmt,

      1. Ils sont effectivement de travers et cela se voit.
        Seulement c’est maçonné au dessus avec des rangées de briques.
        Est-ce trop tard ?
        Pour info j’ai contacté Charles-Louis ALIBERT-SENS suite à votre conseil mais ma demande est restée sans réponse. Les vacances peut-être…
        Cordialement

        1. Oui, les vacances, probablement. Et je crois (je suis sûr, en fait, car il me l’avait dit il y a peu de temps) qu’il a pris beaucoup de travail.
          Il n’est jamais trop tard pour rectifier, si la maison n’est pas encore réceptionnée. Quand on fait un erreur (ça arrive à tout le monde, vous, moi…), on rectifie, n’est-ce pas ? Les maçons, c’est pareil, il n’y a pas de raison.

          1. Effectivement la maison n’est pas terminée, après la terrasse sans pente ce sont les coffres tunnels qui sont de travers.
            Pour info quand j’ai fait part au maçon des malfaçons il m’a clairement dit que si je lui causé des problèmes la maison serait terminée dans de très longs mois… Chantage et menaces..

          2. Eh bien, vous pouvez le rejoindre sur ce terrain.
            Vous lui expliquez que vous ne le paierez surement pas (argument-massue pour les artisans), que s’il abandonne le chantier, vous le ferez finir par un autre artisan à ses frais et que vous demanderez au Tribunal de Commerce de constater sa défaillance pour qu’il soit en redressement judiciaire, voire en liquidation de biens, que vous vous rattraperez sur la vente forcée de ses biens (sa maison par exemple), et que de toute façon, vous réclamerez en justice le dédommagement correspondant au préjudice subi et plus encore…
            Tout ça bien calmement, pour montrer votre détermination.

    1. Bonjour, j’ai déjà répondu à votre commentaire, aussi je me suis permis d’effacer le texte déjà posté.
      Mais je garde vos voeux dont je vous remercie et j’en profite pour souhaiter à tous une bonne année 2021, très… constructive.
      Cordialement,

  123. Bonjour en ce moment on cherche à investir dans une nouvelle construction. Nous avons trouvé une construction inachevée, les maçons se sont arrêtés au niveau du chainage, celui-ci n’est pas coulé, les poteaux qui vont jusqu’en haut sont coulés, la ferraille est bien en place et dépasse mais cette construction date de 10ans..
    Ma question est la suivante : Si on continu la construction il y a t il un risque que le chainage ne prenne pas correctement car cette ferraille qui est restée 10ans a l’air me semble fragile? Doit on faire autre chose pour finir cette carcasse afin d’éviter des problèmes ?

    1. Bonsoir, dans le principe, il n’y a pas de raison qu’une construction ne puisse pas être finie correctement. Il me semble nécessaire de faire expertiser le chantier pas un architecte, qui pourra en outre vous donner des noms – voire s’occuper de vous fournir des devis – d’artisans compétents à des prix corrects.
      Cdmt,

  124. Bonjour,
    Pour ma dalle de garage, le maçon à prévu sur son devis une dalle en béton armé de 12cm sur un hérisson de 15cm. Il y a un rang d’agglo en périphérie sur une fondation en béton armée.
    Je n’ai que 5cm de béton sur les agglos et après carottage, j’ai une dalle qui fait entre 7 et 10cm et un défaut d’horizontalité de 3cm sur une dalle de 4mx7m soit 28m2.
    Le maçon me dit que ça va tenir mais que me conseillez-vous ?
    Je ne veux pas lui faire démolir la dalle avec les ferraillages et les réseaux qui passent dedans, ça va tout faire bouger. Il me propose une chape liquide pour rattraper le défaut d’horizontalité, ce qui va du coup augmenter l’épaisseur totale de la dalle et arriver à l’épaisseur initiale mais j’ai peur que tout ça ne soit pas très réglementaire….

    1. Bonsoir,
      5 cm de béton SUR les agglos ??? Non, le dallage en béton doit être ENTRE les agglos, PAS DESSUS ! Sinon, il va être bloqué par le mur et se fissurer en se dilatant et en s’affaissant.
      L’épaisseur normale est bien de 12 cm, et non pas de 7 ni même de 10 cm. Le maçon vous “carotte” quelques cm pour gagner un peu d’argent sur ce qu’il vous doit : “ce n’est pas bien de tricher”.
      La chape liquide ne va en rien renforcer le dallage. Il n’y a qu’un seule solution : un nouveau dallage en béton armé par dessus l’ancien. Et bien fait, ce coup-ci (bonne épaisseur, bien de niveau).
      Donc, si le dallage est SUR les agglos, voici ce que je demanderais si c’était mon chantier :
      – sciage de la périphérie du dallage, le long des murs (s’il est déjà à l’intérieur des murs, avec une bande résiliente pour lui permettre de se dilater, c’est ok).
      – film polyane pour désolidariser les 2 dallages,
      – coulage d’un nouveau dallage en béton armé d’un treillis soudé, avec recouvrement de 2 mailles mini à chaque changement de nappe de treillis soudé, le tout d’une épaisseur de 12 cm minimum. Avec une bande résiliente périphérique. Et bien horizontal, s’il vous plaît, j’ai pris des repères pour vérifier l’épaisseur.
      Sinon, aucun paiement du dallage, évidemment.
      Cordialement,

        1. Le dallage doit être à l’intérieur des murs, jamais au-dessus (jamais sur un agglo, l’agglo doit border le dallage, comme une enceinte faisait le tour d’une ville au Moyen-Âge). Je ne sais pas comment est bâti le vôtre, mais votre phrase m’a fait douter.

      1. Bonjour et merci pour votre réactivité et pour le temps que vous m’accordez, vous me confortez dans ce que je pensais. Cependant, deux problèmes se présentent.
        Le premier c’est que le garage est en limite de propriété et je ne veux pas monter encore ma dalle de 12cm de plus, j’ai une hauteur limite à respecter à cause du permis de construire. Une démolition semble donc inévitable mais peut-on démolir que la dalle béton ou faut-il tout refaire jusqu’aux fondations?
        Deuxième point gênant, l’histoire que la dalle doivent être entre les agglos et non dessus. Pour la maison ils ont fait la même chose, c’est-à-dire une dalle de 12cm qui repose sur un hérisson et sur les agglos du soubassement. Ils ont déjà monté les murs et coulé l’hourdis. Est-ce que cette technique peut avoir un gros impact sur la solidité de mon bâtiment sachant que nous sommes en zone de sismicité 4?
        Entre parenthèses, ils ont attaqué à couler les fondations le 17novembre et ont coulé l’hourdis le 23décembre soit 5 semaines après les fondations, les temps de séchage me paraissent justes non?

        1. Bonjour,
          – vous parlez de “plancher hourdis”. Il ne faut pas confondre “plancher hourdis” et “dalle béton sur hérisson”, ce sont 2 ouvrage totalement différents et qui se réalisent de façons différentes. On peut démolir une dalle béton (ce que j’appelle un “dallage”) au marteau piqueur, c’est un gros travail mais qui ne pose aucun problème technique particulier. Inutile d’enlever le reste, évidemment, ni hérisson (qui sera de nouveau compacté à l’occasion) ni, évidemment, les fondations.
          – pour la zone habitation, si vous avez un “plancher hourdis” (c’est-à-dire avec du vide en-dessous) et non pas un “dallage sur hérisson”, il est normal que le plancher hourdis soit sur les murs porteurs du soubassement. Par contre, si vous avez bien un “dallage sur hérisson”, donc sans vide au-dessous, ce dallage ne doit pas reposer sur les agglos de soubassement (comme pour le garage, même technique).
          Le risque : le dallage (même faisant 12 cm d’épaisseur, même plus) n’est pas porteur, il ne tient pas tout seul, il repose sur le sol (sur le hérisson de cailloux). Donc il va forcément se tasser, comme tous les dallages, c’est inévitable, même de quelques mm seulement. Un dallage est une sorte de “tapis” en béton, posé par terre. Le centre du dallage va donc (légèrement, plus ou moins) se tasser, descendre. Mais si le dallage est bloqué en périphérie, à ses bords, les bords ne bougeront pas. Et comme le centre va se tasser, il va y avoir déchirure, fissures, entre le centre et les bords. Plus ou moins, ça dépend comment c’est fait : le hérisson a-t-il été parfaitement compacté ? Le terrain naturel est-il stable ou non ? etc. Tandis que quand les bords du dallage ne sont pas bloqués par les murs, quand le dallage s’arrête avant de toucher les murs, l’ensemble du dallage se tasse uniformément (de quelques mm si tout va bien), et vous ne vous en apercevez même pas parce que c’est uniforme. Ceux qui ont des dallages en zone habitable, pas des hourdis, vous pouvez vérifier : en regardant de près sous les plinthes, on découvre parfois (pas toujours) une petit vide de quelques mm, c’est le dallage qui s’est un peu tassé (quand le tassement est plus important, on s’en rend compte ! : vide important sous les plinthes, fissures du carrelage, etc…).
          Cela n’a rien à voir a priori avec les risques d’écroulement en cas de tremblement de terre.
          Temps de séchage des fondations de 5 semaines : je vous rassure, c’est très très large. Le temps théorique est de 3 semaines. Mes chantiers reprennent le plus souvent bien avant 5 semaines. Le reste de la maison ne se fera pas en 3 jours, et quand les murs et la toiture seront finis, il y a longtemps que les 3 semaines réglementaires seront passées…
          🙂

          1. Bonjour,
            Je connais la différence entre un hourdis et un dallage béton mais mon erreur a été de faire confiance.
            Donc je reprend la chronologie du chantier. Le 17 novembre, ils ont terrassé, féraillé( j’espère) et coulé les fondations. Le 20 novembre, ils ont monté un rang d’agglo en périphérie et commencé à faire le hérisson. Le 23 novembre, le hérisson était fini et le ferraillage se trouvait sur un film polyane.
            Le 25 novembre, la dalle de 12cm était coulée. (Une deuxième dalle de 14cm sera coulée plus tard en finition).
            Le 26 novembre, un nouveau rang d’agglo était monté uniquement côté terrasse pour coffrer la dalle de la terrasse qui du coup est plus haute.
            Le 10 décembre, les murs sont montés jusqu’aux linteaux.
            Le 11 décembre les linteaux sont coulés.
            Le 22 décembre, les éléments de l’hourdis ont été posés et le béton est coulé le 23 pour laisser sécher le temps de leurs congés jusqu’au 10 janvier. J’essaie d’y passer le plus souvent possible mais j’ai pu rater quelques étapes.
            Voilà pourquoi je suis étonné qu’une maison soit passée en seulement 5 semaines des fondations à l’hourdis du 1er étage… Il y a des accélérateurs de séchage mais quand même. On en a parlé au maçon qui nous a dit que ce n’était pas anormal…
            Et pour vous?

          2. Le planning semble tout-à-fait normal, le dallage ne pèse pas sur les fondations donc il peut être coulé tout de suite, les murs sont montés alors que les fondations finissent de sécher, le hourdis (lui, il est lourd) est coulé 1 mois après, donc bien au-delà des 3 semaines. Le temps de séchage du hourdis sera presque de 3 semaines, et le temps que les murs de l’étage soient montés, ce sera bon.
            J’espère que le hourdis n’a pas été coulé en période de gel nocturne (contrairement aux fondations, le hourdis est très sensible au gel).
            Tout cela est ok. 5 semaines pour passer des fondations au hourdis de l’étage, ce n’est pas particulièrement rapide (j’ai fait beaucoup beaucoup plus court quand j’ai travaillé pour les HLM, mais je ne vais pas trop m’en vanter ici 🙂 ).
            Sur votre dallage (du RDC, donc) ce sera une chape, pas un autre dallage (précision pour la forme, ce n’est pas le même ouvrage ni la même fonction).
            La terrasse plus haute que la maison m’inquiète un peu : vérifiez bien les barrière d’humidité !
            Mais je ne vais pas vous inquiéter inutilement…

  125. Bonjour je vous contacte pour avoir une info . Je dois avoir une trappe de visite pour comble qui devait être dans le cellier sauf qu ils viennent de s apercevoir qu il n y a pas assez d espace en hauteur pour mettre la trappe car la charpente est pas haute à cet endroit… ils peuvent pas la mettre ailleurs à ce jour car le chauffage plafond est déjà en place . Le MO me dit on fait pas de trappe de visite ils passeront par le toit en enlevant des tuiles…. pour loi hors de question ai je raison afin de pouvoir vérifier tranquillement de chez moi dans quelques années si isolation en place et pour la revente si cela arrive?
    Et ensuite il y a des espaces entres les briques dois je faire les joints intérieur au mortier collé car mon MO me dit pas besoin avec le crépi cela sera étanche….à des endroits on passe au moins 30 pages …. je souhaite bonne fête à tout les lectrices et lecteur et à vous bien sûr. Merci

    1. Bonsoir, curieux quand même qu’on positionne une trappe à l’endroit où il n’y a pas de hauteur… Vous avez raison de vouloir avoir la possibilité de regarder les combles. Tant pis, mieux vaut une trappe même mal placée que pas de trappe du tout ; pour au moins passer la tête et pouvoir regarder.
      Quant au “jour” entre les briques, ce n’est pas très bon. 30 pages d’épaisseur, ça doit faire 5 mm environ ? C’est déjà beaucoup (normalement les briques doivent être contiguës l’une à l’autre, on peut voir un jour très fin, pas de 5 mm). Mieux vaut faire reboucher avant enduit, sinon vous risquez des pénétrations d’eau, voir des petites fissures inesthétiques et des “spectres” là où l’enduit est dans du vide.
      cdlmt,

  126. Bonjour,
    Je viens de m’apercevoir que l’entreprise de maçonnerie n’a pas croisé les parpaings d’angles du mur de soubassement.
    Le mur de soubassement du côté de la construction se termine par des parpaings d’angles et l’autre mur de soubassement du côté de la façade se termine lui aussi par des parpaings d’angles, le tout formant un angle droit mais sans que les parpaings se croisent. Est-ce-normal ?

    1. Bonsoir, ainsi vous auriez 2 chaînages verticaux cote à cote ?
      Non, ce n’est pas normal, ce n’est pas conforme aux règles de l’art : les agglos doivent être croisés. Vous risquez une fissure entre les 2 chaînages.
      S’il y a bien 2 chaînages correctement faits, vous ne risquez qu’une fissure inesthétique ( ce qui est quand même dommage).
      Cordialement,

      1. Bonsoir,
        Je vous remercie pour votre réactivité très appréciée, Oui il y a bien 2 chainages verticaux côte à côte.
        Il s’agit d’un vide sanitaire sur 5 rangs de parpaings et au-dessus l’entreprise a coulé un plancher en béton.
        Question : faut-il que je fasse une action particulière
        Très cordialement

          1. Bonsoir, je vous souhaite une très belle année 2021 à vous et à vos proches.
            Je constate que l’entreprise qui construit ma maison a prévu pour les chainages verticaux des parpaings d’angles deux barres de fer alors que les constructions voisines ont quatre barres de fer pour les chainages des parpaings d’angles. Est-ce normal ?
            Très cordialement

          2. Bonjour, merci pour vos voeux, très bonne année à vous aussi.
            On peut ne placer que 2 barres dans les chaînages (il faut alors des sections de 10, pas de 8). Personnellement, je préfère 4 barres pour des raisons de disposition, mais c’est surtout pour les chaînages horizontaux. Donc 2 barres pour les chaînages verticaux, c’est ok.
            Ce qui compte réellement, ce n’est pas 2 ou 4 barres, ni même leur section (au niveau d’une maison, les tensions sont assez faibles), mais les LIAISONS. Ca, ça a de l’importance. Assurez-vous SURTOUT que les liaisons soient bien faites, avec 2 équerres d’angles correctement placés, ou avec des barrettes en boucle (c’est le top). Sinon, même avec 6 barres très épaisses, votre chaînage va tout de suite de fissurer.
            Cordialement,

  127. Bonjour,
    Mes fouilles ont été ouvertes et deux jours plus tard mes fondations ont été coulés.
    Les fouilles ont toujours eu du beau temps (pas de vent et soleil permanent). Toutefois il a gelé durant les nuits jusqu’à -2°c et durant la journée il fait environ 10 °c

    Mes fondations ont été coulés en milieu de matinée donc il faisait entre 5 et 10°c.

    Est ce derangeant que durant les nuits les fouilles ont gelés maigres qu’elles aient degeles durant la journée et coulés avec des temperatures positives?

    Est ce que si des désordres doivent arriver lié à cet éventuel problème ils arriveront dans la première année ou peuvent arriver après la décennale ?

    Merci par avance de votre réponse,
    Bonne fêtes de fin d’année

    1. Bonjour, comme je l’ai expliqué déjà ici, il faut que les fondations soient situées en zone “hors gel” pour ne pas subir, tout au long de la vie du bâtiment, les différences de pressions provoquées par un sol qui gel et dégèle, différences de pressions qui peuvent déstabiliser les fondations et faire se fissurer un bâtiment. Donc “hors gel” ne veut pas dire “hors période de gel” mais “hors de la zone de terrain qui gèle, plus profond que la couche de terre qui gèle”.
      Ceci dit, le béton ne doit pas geler non plus quand on le coule, sinon il se brise, s’émiette. A priori, coulé à 10° le jour et, étant en pleine terre (quelle profondeur ?) à -2° la nuit, le béton n’a pas dû geler. Vous pouvez le vérifier à son aspect, s’il est encore visible.
      Cdlmt

  128. Bonjour ,
    Est ce que durant la construction (les menuiseries ne sont pas encore posés mais maison couverte) les fondations intérieurs garage et vide sanitaire doivent être également à une profondeur hors gel ?

    1. Bonjour, je précise à nouveau que les fondations doivent être assez profondes pour ne pas être dans la zone gélive, dans la couche du sol qui peut geler,
      NON PAS parce que les fondations craindraient de geler elles-mêmes,
      MAIS parce que le sol qui gèle présente des variations de portances et des tensions qui affectent les fondations et donc toute la maison.
      Les fondations ne doivent pas être sensibles à ces variations même durant le chantier, car la maçonnerie en souffrira, que ce soit réceptionné ou pas (ça n’a rien à voir).
      cldmt,

  129. Bonjour,
    Ma maison sur sous-sol avec garage a débuté sa construction au mois de septembre. Aujourd’hui, les pignons ont finis d’être montés. Je suis dans une région qui préconise une mise hors gel de 80 cm. Les dimensions de mes fondations sont de 40×50 cm et il y a une couche d’environ 10-20 cm de cailloux au-dessus des fondations qui recouvrent un drain PVC tout autour de la maison. En attendant la remise des terres qui est prévue pour le mois de février, Il y a des tranchés d’un ou 2 mètres de haut et d’un mètre de large autour des fondations protégeant ainsi la structure des vents froids. La semelle de la fondation n’est donc pas à 80 cm en dessous de la terre et est donc en zone gelable.

    Mon maitre d’œuvre me dit que tant la remise des terres n’est pas faite, ce n’est pas grave que les fondations ne soient pas hors gel car en cas de gonflement/ dégonflement de la terre lié au gel et dégel, la terre va bouger vers l’extérieur de la fondation car elle n’aurait pas de “contrainte” lié au poids de la terre du fait que la remise des terre n’est pas faite. Ce phénomène éviterait au sol de bouger sous les fondations et donc ne pourrait pas les fragiliser. Il me dit également que la quasi-totalité des maisons de ma région n’ont pas des fondations de 80cm de hauteur et que pourtant durant la construction pendant l’hiver celles qui attendent la remise des terres, ne sont pas hors gel n’ont plus. Enfin il me dit que le gel ne peut pas provoquer de désordre sur le béton car le béton et donc les fondations résiste très bien au froid.
    Sachant qu’ils annoncent prochainement des températures pouvant atteindre -8° mes questions sont:

    1- Dois-je me satisfaire de la réponse de mon maitre d’œuvre ?

    2- Si jamais les explications de mon maitre d’œuvre ne sont pas justes que puis-je faire pour protéger mes fondations et ma structure ? (mettre un isolant autour, mettre de la terre dessus ?…)

    3- Comment voir si les premières gelés ont pu provoquer des désordres sur la construction? Et quelles conséquences ça peut provoquer sur la structure ?

    Cordialement,

    1. Bonjour, je réponds à vos 3 questions :
      1- Dois-je me satisfaire de la réponse de mon maitre d’œuvre ?
      Non, bien sûr. Si l’on a instauré une règle demandant à ce que les fondations soient hors gel à -80cm minimum, ce n’est pas pour rire…
      2 – Que puis-je faire pour protéger mes fondations et ma structure ?
      Oui, vous pouvez mettre un isolant, mais c’est un palliatif provisoire. Il faudrait étudier une solution pérenne.
      3- Comment voir si les premières gelés ont pu provoquer des désordres sur la construction? Et quelles conséquences ça peut provoquer sur la structure ?
      En fait, ce n’est pas tant le béton en lui-même qui craint des dommages car son épaisseur lui permet de mieux résister (ce qui n’est pas le cas d’une poutre ou d’un dallage, par exemple). Mais quand le sol gèle, il y a des tensions dans la terre, notamment dues au changement d’hygrométrie, qui font que la portance du sol est modifiée, et donc il y a risque de cassures, de fissures. Ces fissures vont se prolonger sur les murs de la maison.
      Que pouvez-vous faire ? Prenez votre maître d’oeuvre au mot, dites-lui (par lettre RAR) que vous allez commander une expertise d’un Bureau de Contrôle (je dis bien “de Contrôle”, et non pas un Bureau “d’Etudes”) et si cette expertise lui donne tort, vous lui demanderez d’assumer les honoraires de ce Bureau de Contrôle, et évidemment de prévoir les travaux indispensables = je vous parie que tous ces beaux discours vont disparaître par enchantement !
      cdlmt,

      1. Bonjour merci pour votre retour,
        Les démarches que vous dites risquent d être assez longue avant que les choses ne bougent.
        En attendant, quel isolant ou solution puis je utiliser pour protéger mes fondations des grands froids qui arrivent?
        Cordialement,

          1. Bonjour,
            Est ce qu en attendant le polystyrène peut suffir?

            Est ce que le fait que durant la phase de construction les fondations ne soient pas hors gel ceci peut provoquer à plus ou moins long terme un écroulement ou démolition de la maison ?
            Cordialement,

          2. Oui, vous pouvez essayer de passer l’hiver en protégeant au mieux, même provisoirement.
            Non, pas un écroulement (c’est très improbable, même si théoriquement c’est possible. A moins que vous soyez dans une zone sismique, le risque étant alors plus réel), mais de multiples fissures qui peuvent aller jusqu’à rendre la maison inhabitable (pénétration d’eau de pluie) et qui rendrait de toute façon la maison invendable, sans valeur.
            Attention, les malfaçons détectées avant la réception NE SONT PAS ASSURABLES. Il vous faut donc absolument régler le problème maintenant. Plus vous attendez, plus ce sera difficile.
            Cdlmt,

  130. Bonjour,
    Tout d’abord félicitations pour votre site internet et merci de nous éclaircir.
    Petite question:
    Est ce dérangeant si les fondations ont été coulés sous 10 à 15 °c durant la journée et que durant la nuit suivante il a fait des températures négatives (gel) ?
    bonnes fêtes de fin d’année,
    cordialement,

    1. Merci.
      A priori, non, si le gel n’a pas été important (juste quelques ° au-dessous de zéro) : la terre apporte une certaine chaleur et la masse de béton aussi. C’aurait été beaucoup plus grave s’il s’agissait du hourdis, par exemple, il aurait fallu probablement le casser.
      Il aurait été judicieux de mettre ne serait-ce qu’un pvc sur les fondations, on gagne ainsi les 2 ou 3 ° manquant…
      Le béton gelé éclate, vérifiez qu’il n’y a pas trop de dégats.
      Cdlmt,

        1. Le “hourdis” est en fait le plancher composé de poutrelles en béton armé, d’entrevous, appelés “hourdis” et d’une dalle (de compression) en béton armé, coulée par dessus. Par raccourcis, on dit en général “hourdis” pour désigner ce type de plancher. C’est le plus répandu, à plus de 90% probablement.

  131. Bonjour M. Espagno,
    Je suis en CCMI pour la construction d’une maison de 140 m2 toit traditionnel en pente avec dalle bêton pour l’étage. Les coffrets tunnels des volets des fenêtres et de ma baie vitrée du rez de chaussée ont été posés récemment(2m40 de long pour la baie vitrée et plusieurs fenêtres dont 2 de 1.60 m ). Ils reposent tous sur environ 8 cm sur les agglos et au dessus environ 20 cm en hauteur de bêton a été coulé sur la même largeur (pas au delà de 8 cm par apport aux coffres) . J’ai demandé au maçon si ils faisaient bien les linteaux au dessus et ce dernier m’a répondu à mon étonnement qu’il n’y en avait pas besoin car la dalle en bêton / hourdis était coulée ensuite au dessus. Cette réponse me laisse perplexe… Je pensais que les linteaux étaient obligatoires. La dalle peut elle vraiment avoir le rôle de plusieurs linteaux en plus des charges habituelles? De plus sur mon contrat il y a écrit linteaux (au pluriel sans nombre précis ou localisation) en bêton armé dosé à 350kg/m3. Vous remerciant par avance de votre réponse. Cdlt.

    1. Bonjour, le chaînage du plancher hourdis peut faire office sur une longueur “raisonnable” (disons, à la louche, 1m ou 1m20). A mon avis, pas au-delà, car n’oublions pas qu’il devra aussi supporter les poutrelles dans cette largeur, comme vous le notez. Pour ma part, je refuserais évidemment une largeur de 2,40 m tenue seulement par le chaînage du hourdis, c’est beaucoup beaucoup trop.
      cdlmt,

      1. Bonjour, je me suis rendu sur le chantier et j’ai observé les plans techniques. Ce qui est prévu pour la maison est coffre tunnel ferraillé comme décrit ds le précédent message , au dessus dalle bêton / planel , et au dessus de la dalle un rang d’agglo avec du chainage sur tout le ceinturage de la maison sur lequel viendra reposé le toit à 45 degré de pente. Le CT me dit que le chainage périphérique au dessus de la dalle fait office de linteau. Est ce admissible? Merci encore du temps que vous m accorderez

  132. Bonjour,
    Je voulais avoir votre avis sur:
    – Mes fouilles en rigole pour semelles filantes ont été ouvertes quand il faisait beau et la terre était séche. Le fond de fouille a été nettoyé .
    2 JOURS PLUS TARD ( 2 jours de beau temps), les fondations ont été coulé sans béton de propreté et dosé à 300kgs/m3.
    Ainsi mes questions sont:
    Est ce que le fait de couler les fondations 2 jours après l’ouverture des fouilles est dérangeant en sachant que le temps était favorable?
    Est ce dérangeant de ne pas avoir mis de béton de propreté?

    1. Bonjour,
      non ce n’est pas dérangeant d’avoir coulé le béton 2 jours plus tard, sans pluie, même si le risque pris était important. Vous faite un trajet en voiture sans ceinture de sécurité : ce n’est pas dérangeant après coup (sauf l’irrespect de la loi), si vous n’avez pas eu d’accident.
      Le béton de propreté n’est pas utile s’il n’y a pas eu de pluie et si vous avez bien vérifié à l’instant du coulage qu’il n’y avait pas de motte de terre tombé au fond des fouilles (et donc qui empêcheraient qu’il y ait du béton à leur place, affaiblissant la fondation).
      cdlmt,

  133. Bonjour,
    Notre maçon a fait une extension de notre salon d’environ 30 m² prolongée d’une terrasse de 50 m².
    Sous cette terrasse nous avons une pièce créée de 50 m² faite de parpaings. Le plancher de la terrasse est fait de poutrelles et hourdis… Le maçon a utilisé des planelles en béton à la périphérie de la terrasse pour le coulage de la dalle.
    Il n’y a pas de pente positive mais négative, l’eau stagne sur la terrasse et le long des murs. L’eau s’infiltre par les planelles et la dalle. La pièce sous la dalle est remplie d’eau, les hourdis sont humides etc…Cette pièce qui devait être habitable ne peut l’être.
    Le maçon nous dit qu’il n’a aucune obligation de faire une pente que c’est très difficile à faire et que l’étanchéité de la terrasse et la pente sont de la responsabilité du carreleur.
    Qu’en pensez-vous et que pouvons nous faire ? Le maçon a-t-il raison ? Comment solutionner ce problème d’étanchéité ?
    Merci à vous

    1. Bonjour, c’est bien dommage que vous n’ayez pas de pente permettant d’évacuer l’eau de pluie. Les désordres dus à l’humidité risquent de s’aggraver
      Le maçon se trompe (j’ai failli écrire “vous trompe”), non seulement le bon sens le plus basique veut que l’on fasse une pente sur une dalle non couverte et attenante à une habitation – et surtout avec un local en-dessous ! – mais les règles de l’art (DTU) sont l’INVERSE de ce que dit le maçon : la forme de pente doit être faite généralement par la structure (donc par le maçon qui aurait dû faire la partie supérieure du hourdis en pente) et non pas par une chape rapportée par un carreleur (sauf cas particuliers, faibles dimensions, etc.)
      Quant à solutionner le problème, il vous faut un revêtement avec une forme de pente, fait suivant les règles de l’art et donc conçu par de bons professionnels, tel qu’un architectes + un (bon) carreleur.
      cdlmt,

      1. Merci pour votre réponse.
        N’ayant pas encore payé ai-je un recours ? Y a-t-il un texte l’obligeant à faire cette pente ?
        Comment puis-je le contraindre ?
        Cordialement

        1. Bonjour, cela dépend du contrat que vous avez conclu. Il faudrait examiner le dossier, ce qui a été convenu, etc.
          Par ailleurs, compte tenu de la multiplication des questions sur ce site, je vais devoir changer notre façon de faire…
          Cdlmt,

      2. Je me permets de vous poser encore quelques questions sans abuser, je l’espère, de votre dévouement. Je pense ne pas être localisé bien loin de chez vous, je suis sur Cahors…:-)
        _ J’ai pris connaissance de la DTU 52.1 et elle confirme bien vos dires : Sur sous-sol, le support en béton doit avoir une pente de 1.5 %. Attention, ce n’est pas au mortier de scellement d’assurer la pente, mais au support !
        Par conséquent c’est bien le maçon qui devait créer la pente sur mes terrasses. CQFD !
        _ Par contre est-il responsable de la présence d’humidité dans le local sous la terrasse ? Je rappelle que l’eau s’infiltre par les planelles en périphérie et par la dalle. Que cette pièce est inutilisable telle qu’elle. J’ai lu que la norme aurait été d’utiliser un coffrage plutôt que des planelles. ? (Existe-t-il un DTU?)
        Je vous remercie sincèrement de votre éclairage.

        1. Bonjour, j’aime beaucoup Cahors et toute cette région, j’ai la chance de pouvoir y passer des w-e facilement. J’ai des souvenir personnels très fort liés au superbe pont Valentré que m’avait fait découvrir mon père quand j’étais encore un jeune enfant (c’est comme ça que naissent des vocations d’architecte ! 🙂 ).
          Le maçon a forcément une part de responsabilité de l’humidité dans la mesure où il n’a pas fait un travail conforme aux règles de l’art sur le plan de l’étanchéité, mais peut-être faut-il de toute façon prévoir une étanchéité sur l’ouvrage ? Seule une expertise des lieux pourra le dire, vous pouvez la demander à un architecte.
          Cdlmt,

          1. Bonjour,
            Merci pour votre réponse.
            Pourriez-vous me conseiller un archi sur Cahors ou dans la négative pourriez-vous assurer cette mission puisque vous venez régulièrement ?
            Cordialement

  134. Bonjour,
    Ma maison vient juste d’être couverte et les menuiseries pas encore posé. On vient de s’apercevoir que le maçon n’a pas fait d’arase étanche ni au dessus ni en dessous de la dalle de compression coffré avec des planelles!
    Ainsi ma question est la suivante quelles solutions peut-on avoir pour prévenir ou éviter les remontées capillaires ?
    cordialement,

    1. Bonjour, ce n’est pas grave, le plancher hourdis est lui-même une coupure de capillarité, il n’a donc pas besoin d’arase étanche supplémentaire , cette obligation d’arase avait été créée à l’époque où presque tous les planchers étaient en bois. Même si le “bâtiment” a gardé l’habitude de les placer.
      Seule la planelle pourrait être un passage pour l’humidité si elle est en brique (en agglo, ça ne risque pas). Donc si vous avez des planelles en briques, veillez bien à ce qu’elles soient bien à + 15 cm de hauteur de la terre ou de toute source d’humidité. cdlmt

  135. Bonjour,
    Je fais actuellement construire et je me suis aperçus que les parpaings qui ont été posé sur les fondations (large de 50 cm) ne sont pas centrés, ils sont à 1ou2 cm d’un bord de la fondation. Est ce dérangeant ou pas?
    De plus , le DTU-13.1 explique une différence de dosage béton entre une une mis en œuvre à sec et une mis en œuvre dans l’eau! Quelle est la différence entre les deux mises en œuvre car je ne comprend pas!
    Merci,

    1. Bonjour, ils sont vraiment excentrés, pour être ainsi au bord de la fondation ! Ce n’est pas grave si :
      – le poids est peu important (par exemple si maison de plain-pied),
      – les liaisons verticales (les barres d’acier qui dépassent de la fondation, notamment dans les angles) sont bien prise dans les chaînages verticaux des murs, avec une longueur suffisante de 50 cm mini.
      Les bétons de fondations sont parfois coulés dans l’eau, par exemple quand les fondations sont dans la nappe phréatique. Ceci ne vous concerne normalement pas, l’étude de sol ayant montré que la nappe est plus profonde.
      cdlmt,

  136. Bonjour,
    Nous sommes au début de notre construction et nous avons, selon nous, un problème.
    Notre maison est en double mitoyenneté, et la dalle à été faite 3 à 4 cm trop petite. Pour rattraper cela, et que le plan soit conforme à la maison, ils ont posé les parpaings en déport de la dalle sur 3 cm sur toute la longueur d’un des mur mitoyen, et d’1.5 cm en déport au côté opposé, mitoyen également. Le conducteur de travaux nous dit que la dalle et l’élévation des murs sont fait dans les règles de l’art. (La maçonnerie est quasiment fini, et l’appel de fond va très vite arriver. Et sachant que la dalle a déjà été payé) Est-ce vrai? Y a-t-il un risque pour la structure de notre maison, sachant que nous sommes en zone sismiques modérées, et un risque de remonté d’humidité ? Que peut on faire ?
    Merci par avance

    1. Bonjour, a priori je dirais 1,5 cm de débord ok, mais 3 cm ça commence à faire beaucoup. La solidité d’une structure en maçonnerie est surtout obtenue par la qualité des liaisons d’armature des chaînages, hourdis, etc.
      Mais en zone sismique, même modérée, il faut faire attention. Ca vaudrait le coup de demander au CMI qu’il commande une visite du chantier par un Bureau de Contrôle (pas d’un Bureau d’Etudes, je dis bien Bureau de Contrôle, ce sont eux qui font autorité) et vous donne leur rapport, avant de payer l’appel de fond.
      cdlmt,

      1. Merci pour votre retour très rapide.
        Pour information, si nous demandons au cmi qu’il commande une visite de chantier par un bureau de contrôle, est est-il en droit de refusé ? Et Est-ce a leurs charge ou à la notre?
        Merci par avance.

      2. Bonjour et merci pour votre retour très rapide.
        Pour information, le cmi est il en droit de refuser de commander une visite du chantier par un Bureau de Contrôle, faite a notre demande, ou est ce une obligation de sa part?
        S’il y a une visite, les charges que cela représentes sont elles prises en charge par le cmi ou par nous même ?
        Merci par avance pour votre aide.
        Cordialement

        1. Oui il est en droit de refuser, comme vous êtes en droit de la demander – mais un refus serait une bonne raison pour dire que votre inquiétude paraît être fondée, et vous êtes en droit de refuser un mur qui n’est pas d’aplomb sur son soubassement.
          Le coût de la visite doit faire l’objet d’une négociation préalable. Pour ma part, il me paraît évident qu’elle soit être à charge du CMI si les travaux ne seraient pas conformes.

          1. Bonsoir.
            Après avoir vu le cmi, il nous dit que la chape et la pose du mur se sont faites dans les règles de l’art, et donc que rien ne sera fait. (sachant que notre maison a un étage) Y a t’il une règle qui reprend cela dans le DTU et quelle est la tolérance de débord ?
            D’autre part, il nous affirme qu’il n’y aucun risque structurel, car les parpaings
            ne sont pas porteurs et ne servent pas dans la répartition des charges (tout est réparti sur les poutres en retombées), ni de risque d’infiltration (mur mitoyen sans enduit hydrofuge).
            Quelle est votre avis?
            Merci par avance,
            Cordialement

          2. Bonjour, le maçon cherche à défendre son travail, c’est un réflexe naturel. Vous pouvez faire établir un constat et un rapport par un professionnel reconnu – je pense évidemment à un architecte, qui est donc membre d’une profession réglementée – en précisant que le coût de ce rapport sera à la charge de… qui a tort : voilà qui devrait le faire réfléchir.
            cdlmt,

  137. Bonjour, j’aurais besoin de votre avis notre maison est en construction et erreur de maçonnerie 8 cm de large sur 6 m de long reconnu par le chef de chantier .Une compensation sur un avenant électrique de 13 spots ,une évacuation de terre, et terrassement de terrasse nous a été proposé à leur charge en compensation .Sachant qu’il y avait déjà eu une erreur sur le garage sans compensation
    merci de votre avis

    1. Bjr, le dédommagement pour compenser une non-conformité est à convenir de façon négocié, si cette non-conformité peut être acceptée car sans conséquence (par exemple, non conformité seulement esthétique). Dans ce cas, c’est une bonne solution.
      Je ne peux pas vous donner mon avis sur l’importance du dédommagement, car vous seul pouvez l’apprécier, d’autant plus que c’est surtout une affaire de ressenti personnel et que je n’ai pas visité les lieux. cdlmt

  138. Bonsoir, ma maison a 6 ans et je viens de me rendre compte que 3 des 8 radiateurs ne fonctionnent plus du tout (chauffage au gaz de ville). Passage de plombiers, diagnostic: embouage suite à la pose de tuyaux PER en diamétre 12 donc se bouchent . Apparement du diamétre 16 est plus que recommandé. Je vais me mettre en relation lundi avec mon constructeur, mais est ce que cela peut etre considéré comme une faute du chauffagiste et donc passé dans la garantie décénnale? Merci de vos réponses

    1. Bonjour,
      – des radiateurs sont des équipements dissociables de l’ouvrage, et qui “fonctionnent”, ils relèvent donc de la garantie de bon fonctionnement, applicable seulement 2 ans après la réception. Donc il semblerait que votre sinistre ne soit pas pris par l’assurance,
      – MAIS en fait il semblerait donc que ce sont les canalisations qui sont défectueuses, pas les radiateurs. Or les canalisations ne sont pas dissociables du gros-oeuvre, elles constituent un réseau lié à la maçonnerie. En outre, on peut considérer que le chauffage est un élément indispensable pour vivre dans une maison, donc que sa défectuosité rend la maison inhabitable donc impropre à sa destination.
      Et ce cas relève bien de la garantie décennale !
      Je vous conseille de faire une déclaration de sinistre à l’assurance D-O bien étayée, en présentant un dossier technique judicieux : c’est le réseau qui est en cause (pas les radiateurs, avec justification technique à l’appui, DTU, prescription du fabricant, etc.), la maison va devenir rapidement inhabitable (avant les 10 ans de garantie décennale) et donc impropre à sa destinations, bref, un dossier qui montre clairement que vous n’accepterez pas un éventuel refus de garantie au titre de la garantie biennale de parfait achèvement. Il faut vous faire aider par un technico-juridique dans ce dossier – je pense évidemment à un architecte dont c’est le profil.
      Vous pouvez informer le constructeur, mais n’attendez pas de lui qu’il gère le sinistre à votre place, et je dirais même plus, il vaut mieux qu’il ne le fasse pas, car son intérêt vis-à-vis de son assureur DO est d’escamoter le sinistre (je ne dis pas qu’il le ferait, mais que ce serait son intérêt). A moins qu’il accepte de refaire tout le réseau à ses frais, mais ça, ce serait extraordinaire…
      Tenez-moi au courant, si vous voulez bien, cdlmt,

  139. Bonjour,
    Je me permets de vous solliciter concernant la mise de mes fondations hors gel. Avant toute chose je précise que sur les devis du terrassier et du maçon ils indiquent des fondations de section de 40×50 soit de 40 cm de profondeur et de 50 cm de largeur. Je suis dans une région de moyenne montagne qui préconise une mise hors gel à au moins 80 cm. Je construis une maison sur sous-sol (garage sur toute la surface habitable), avec les pièces à vivre au-dessus du sous-sol. Lorsque la maison sera finie, toute la partie sous-sol de la maison sera recouverte par la terre donc il n’y aura pas de problèmes concernant la mise hors gel des fondations. Sauf peut-être les fondations au niveau de l’ouverture de 5 m de la porte du garage qui elles ne seront pas recouvertes.
    Actuellement je suis en phase de construction (maison tout juste couverte) donc la maison a pour le moment des tranchés d’ 1 mètre de large et de 0.50 à 2.50 m de profondeur autour en attendant la remise des terres qui n’est pas encore faite.

    Ce qui m’inquiète est que depuis 2-3 semaines les premières gelés ont commencé et les premiers épisodes de neige aussi. Une fois la remise des terres faites elles seront en hors gel, mais pour le moment en attendant la remise des terres, elles ne sont qu’à 40-50 cm de profondeur, la profondeur de la fondation…
    La remise des terres étant prévue pour le mois de février je m’inquiète durant tout ce temps de la non mise hors gel de mes fondations ! De plus, les fondations de l’ouverture de ma porte de garage ne seront, je pense, même après remise des terres jamais hors gel !

    Dois-je m’inquiéter que durant l’hiver de la construction les fondations ne soient par hors gel? Que dois- je faire?

    De plus, sur le devis de mon maçon, pour une fondation de semelle filante, il indique “béton armé à 300kg/m3, section 40x50cm”
    J’ai fait des recherches et j’ai vu dans le DTU ci-joint
    https://www.batexpert-ciments-calcia.fr/sites/default/files/%5B…]files/DTU-13.1-P1-2.pdf

    que ce dernier indique plusieurs valeurs qui change selon-ci le béton est mis en œuvre à sec ou mis en œuvre dans l’eau” ?
    Qu’est-ce que signifie, quelle est la différence entre une mise en œuvre du béton à sec et/ou une mise en œuvre du béton dans l’eau?

    1. Bonsoir, il ne faut pas que les fondations soient exposées au gel. Or elles le sont déjà et en moyenne montagne, des températures négatives peuvent être sévères (j’ai exercé douze ans en moyenne montagne – 750 m d’altitude – et l’on a parfois eu des -15° à -20° à certains moments et à certains endroits !).
      Votre inquiétude est donc légitime. Il faut que vous fassiez remblayer au plus vite, surtout avant les grands froids de janvier.
      Quant aux fondations sous le seuil de garage, je ne sais que vous dire. Il semblerait qu’il n’y ait rien à faire, sauf à recouler une fondation en sous-oeuvre (mais c’est complexe et cher). Heureusement, dans la la