2° partie – les risques de malfaçons dans la construction

ESPAGNO_Jean-Francois

LES RISQUES QUAND ON FAIT CONSTRUIRE, QUELS SONT-ILS ET COMMENT S’EN PRÉMUNIR ?     2° partie

Faire construire (sa maison individuelle ou d’autres travaux…) est une très belle aventure que l’on aborde avec un grand plaisir, voire avec enthousiasme. On change de cadre de vie, on aura un environnement tel qu’on l’a choisi et même souvent, rêvé. Parfait.

Mais cette aventure comporte des écueils qui peuvent être graves et dont il faut se prémunir. Mieux vaut donc être averti pour que l’aventure soit belle et son aboutissement heureux.

Nous avons vu dans l’article précédent les risques liés aux engagements que l’on prend, c’est à dire savoir à qui l’on s’adresse. Voyons maintenant les risques de malfaçons dans la conception et la réalisation des travaux.

Bien entendu, votre Architecte d’Aujourd’hui sera là pour veiller à vous éviter tous ces risques.

Quels sont ces risques?

Ils sont essentiellement de 2 sortes :

  • Risques de non-conformité juridique, telle que le non-respect de règlements,
  • Risques de malfaçons dans la réalisation des travaux.

RISQUES DE NON-CONFORMITÉ JURIDIQUE DANS LA CONCEPTION DES TRAVAUX

Les diverses lois, arrêtés, règlements de tous ordres dans la construction, sont tellement nombreux qu’il parait illusoire d’entreprendre d’en dresser la liste exhaustive. Donnons-en seulement un aperçu :

Règles législative générales, telles qu’elles résultent des différents Codes qui nous régissent.

Et en premier lieu, le Code de l’Urbanisme et de la Construction.

La première information à obtenir est bien sûr celle des règles d’urbanisme contenue dans le PLU (Plan Local d’Urbanisme) ou équivalent. D’autres règles peuvent aussi s’imposer, telles que celles du PPR (Plan de Prévention des Risques). En pratique, il faut interroger la Mairie du lieu où l’on construit, pour bien faire le tour du problème car c’est elle qui délivre les autorisations d’urbanisme.

Vous devrez aussi respecter les nombreux règlements, tels que : règlementation thermique (RT2012, probablement bientôt modifiée), règlementation acoustique (attention, car souvent les travaux nécessaires sont délicats à concevoir correctement), normes d’hygiène (aération, matériaux, assainissement,…), normes de sécurité (garde-corps, incendie,…), normes sismiques (la jurisprudence montre qu’un juge peut ordonner la démolition d’une maison de respectant pas ces normes), l’accessibilité par les personnes handicapées (qui peuvent s’appliquer même à une maison individuelle) ; et aussi des règles locales, telles que la protection contre des insectes (termites,..), etc.

Règles législatives ponctuelles qui ne s’appliqueraient que sur votre terrain ou à votre opération. Il s’agit par exemple de servitudes dont vous devrez vérifier l’existence, ou de la limite exacte de votre propriété sur laquelle vous ne devez avoir aucun doute. Un réflexe de bon sens sera de bien lire, votre architecte et vous, votre acte de propriété pour déjà vérifier l’essentiel.

À ce propos, il est important de souligner qu’obtenir un Permis de Construire ne vous donne pas le droit dans tous les cas de réaliser la construction projetée. Avec un permis de construire, l’Administration (le Maire, en l’occurrence) vous indique qu’elle ne s’oppose pas à la construction car elle estime que le projet est conforme aux règles d’urbanisme en vigueur. Mais des contraintes de droit privé, telles que des servitudes existant sur votre terrain, peuvent empêcher cette construction. Un « permis de construire » doit être plutôt considéré comme étant seulement une « non-interdiction de construire » de la part du Maire

On voit qu’il y a donc toute une collection de règles et règlements qui doivent être connus et qui demandent que le professionnel à qui vous confierez votre opération de construction ait de solides bases juridiques.

                                  

RISQUES DE MALFAÇONS DANS LA RÉALISATION DES TRAVAUX

Conception de l’ouvrage

Les travaux nécessitent des plans techniques et une description détaillée des travaux.

Vous devez avoir en mains ces documents, pour savoir ce que vous achetez réellement.

Les plans techniques sont, a minima : étude de sol, plan de la structure, des planchers (y compris celui du soubassement), de la charpente, des menuiseries, et les plans de Coupes détaillées (une Coupe par type de profil de la construction : habitation, garage,…).

La description des travaux (CCTP : Cahier des Clauses Techniques Particulières) doit se faire par un document rédigé sur une quinzaine ou vingtaine de pages au moins pour une maison individuelle, par exemple. Ce CCTP doit être précis, mais autant que possible clairement lisible par un néophyte, on devra donc essayer d’éviter les mots trop techniques, le jargon professionnel. Votre Architecte d’Aujourd’hui vous l’expliquera en détail.

Le professionnel chargé de votre construction ne doit rien avoir à (vous) cacher, il doit vous remettre tout ce dossier, CCTP et tous les plans.

Il vous sera aussi très utile d’avoir en mains les devis des artisans, pour bien voir le détail de leurs engagements, pour savoir ce qu’ils comptent effectivement réaliser, et si vous le voulez, pour prendre l’avis de professionnels de la construction que vous pourriez connaître par ailleurs. Là aussi, il n’y a aucune raison de vous cacher les devis d’artisans ou de sous-traitants qui sont des éléments d’information importants (ce qui est prévu, à quel prix, etc.).

Réalisation de l’ouvrage

Voyons ces risques de façon chronologique, afin que vous puissiez suivre le déroulement de votre construction. Bien évidemment, chaque  construction étant particulière (ne serait-ce que parce que chaque terrain est différent), nous ne saurions être exhaustifs. Voici plutôt des recommandations d’architecte sur des points auxquels vous n’auriez pas forcément pensé.

IMPLANTATION

Une erreur est toujours possible – qui ne s’est jamais trompé dans sa vie ? Or une erreur d’implantation peut être catastrophique si elle entraîne la démolition de la construction, car un bâtiment ne se déplace pas. Mieux vaut donc vérifier deux fois plutôt qu’une !

TERRAIN EN PENTE

Attention lors des terrassements, à ne pas « ouvrir » trop largement le terrain, ce qui risque de le déstabiliser. Et les mouvements de terrain peuvent ne pas se produire tout de suite, mais plus tard si le terrain se gorge d’eau après une période sèche (par exemple, terrassement en fin d’été et affaissement au printemps pluvieux).

Les fondations doivent s’adapter aux terrains en pente. L’homogénéité des fondations est essentielle pour avoir un tassement uniforme de toute la construction, sinon des fissures apparaîtront. Votre Architecte d’Aujourd’hui et l’auteur de l’étude de sol pourront vous informer utilement dans ce cas.

LA VÉGÉTATION

Attention à la végétation proche, essentiellement les arbres. Ceux-ci peuvent modifier fortement l’hygrométrie du terrain, donc sa capacité à porter la maison. Et les racines en poussant peuvent faire des dégâts importants : si vous ne pouvez ni abattre les arbres ni déplacer l’implantation, il faudra enterrer une paroi verticale formant écran anti-racines.

TERRASSEMENT POUR LES FONDATIONS (FOUILLES)

Il faut suivre les préconisations de l’étude de sol (ce qui demande, bien évidemment, que vous en ayez un exemplaire…). Prévoir un « ancrage » des fondations dans la couche de « bon sol » en creusant d’une vingtaine ou une trentaine de centimètres plus bas que le niveau de ce bon sol.

Penser à vérifier en mesurant la profondeur lorsque les fondations sont creusées (donc avant le coulage du béton) – ce qui suppose que le maçon vous dise très précisément quand il fera ces terrassements : jour et heure.

Un risque important et assez fréquent est une pluie après l’ouverture des fouilles (terrassement pour les fondations) et avant coulage du béton. Le trou, ou la tranchée, va se gorger d’eau, la terre va se gonfler, et le béton sera coulé sur cette terre gonflée. Dans les mois qui suivront (voire après la réception des travaux), le terrain s’asséchant, le tout va « redescendre », provoquant de nombreuses fissures dans la construction. Il faut donc n’ouvrir les fondations (creuser) qu’en étant sûr qu’il ne pleuvra pas avant le coulage du béton ; et il faut avoir commandé le béton pour que le coulage suive immédiatement les terrassements, le jour même, pour qu’il n’y ait pas de risque de pluie à ce moment-là.

ARMATURE DES FONDATIONS

Il faut placer des armatures (barres d’acier) dans les fondations. En cas de fondation en « semelles filantes » (des tranchées sous les murs porteurs, à remplir de béton), les armatures sont commandées et achetées directement à des fournisseurs spécialisés. Les barres seront de gros diamètre pour être moins sensibles à la corrosion. Elles seront assemblées par 4 ou 6 barres, sous forme de « poutre ».

D’une façon générale, pour le béton armé, le plus important est la bonne mise en place des armatures (les barres d’acier).

Pour cela, on doit veiller essentiellement à 2 points importants :

  • Le bon enrobage des barres d’acier: celles-ci ne doivent pas effleurer un bord. Il y a des règles de calcul, mais vous pouvez déjà vérifier qu’il ne doit pas y avoir de barre d’acier à moins de 3 cm d’un bord pour les fondations, et de 2 cm pour du béton hors sol. Ces valeurs sont des minimales, il est fortement conseillé de les augmenter si vous voulez avoir une construction qui durera.

Le fond est aussi un bord, cet enrobage demande donc que les armatures soient surélevées du fond de la tranchée, grâce par exemple à des cales posées au fond. Attention au moment du coulage des aciers : les armatures doivent bien rester en place et ne pas être déplacées par la coulée de béton. Leur positionnement doit donc être solide.

  • La continuité des armatures. Les armatures empêchent le béton de se disloquer. Le béton est très résistant quand on appuie dessus, mais il l’est beaucoup moins quand on effectue une traction, quand on tire dessus : c’est pour cela que l’on place des armatures à l’intérieur.

Pour que ces armatures résistent aux efforts de traction, il faut qu’elles soient bien continues. Comme une chaîne qui n’aura de résistance que si elle n’a pas de point faible. Qu’importe qu’une chaîne ait de gros anneaux, si un seul venait à manquer : elle n’aurait alors aucune résistance.

Cette continuité s’obtient avec des armatures prévues de toute la longueur d’une tranchée, ou bien, s’il est impossible de l’obtenir (longueur trop importante, par exemple) en les croisant (encastrées l’une dans l’autre, en quelque sorte) et surtout avec des barres de liaison qui se prolongeront largement dans chacune des armatures jointives. On trouvera ces barres de liaisons à chaque angle, et pour fixer les armatures verticales qui viendront fixer la bâtisse aux fondations (voir l’article « Plancher hourdis ou dallage sur terre-plein » sur ce même site).

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1 511 questions sur “2° partie – les risques de malfaçons dans la construction

  1. Bonjour,
    Nous avons terminé il y a presque un an la rénovation d’un maison, avec une mission complète par un architecte.
    L’un des points principaux exprimés par nous était la rénovation complète de l’électricité. A noter que lors de cette rénovation, nous avons fait déplacer par enedis le compteur linky.
    Aujourd’hui, un ami électricien de passage nous fait remarquer que nous n’avons pas de barrette de terre, qui est, selon lui , obligatoire.
    J’avoue être surprise et inquiète sur ce qui parait être un élément de base…. Nous sommes passés par un architecte et une entreprise professionnelle … qu’en pensez-vous? Si elle est effectivement obligatoire, peut-on faire installer cette barrette par l’électricien qui a effectué les travaux?
    merci d’avance de votre aide ,

    1. Bonjour,
      La barrette de terre n’est pas obligatoire, elle peut être remplacée par des bornes de connexion des fils, que l’on peut ainsi déconnecter comme on veut. Ceci dit, je trouve la barrette de terre bien pratique, facile d’accès en cas de coupure d’urgence, et permettant de savoir où aboutit le fil de mise à la terre.
      Parlez-en à l’électricien et, éventuellement à l’architecte (même si c’est d’abord du ressort de l’électricien), si vous voulez.
      Cordialement,

  2. Bonjour,
    Dans le cadre d’un ccmi, j’ai des travaux réservés et mon peintre a constaté, après avoir réalisé les travaux de peinture, la présence d’une différence de niveaux du plafond de chaque côtés du joint de fractionnement entre la cuisine et la salle à manger.
    Effectivement, un mesurage au télémètre laser indique une hauteur de plafond :
    -Pour la cuisine : 249 cm de hauteur
    -Pour la salle à manger :247 cm de hauteur soit 2 cm d’écart.
    Un tel écart sur le plafond est-il normal, quels sont les arguments à opposer au constructeur pour qu’il remédie à cela?
    merci
    cdlt

    1. Bonjour, si j’ai bien compris, le plafond d’une même pièce réunissant la cuisine et la salle à manger, présente un décroché de 2 cm de chaque coté d’un joint de dilatation.
      Ce n’est pas normal, bien sûr. Je suis surpris que vous ne l’ayez pas vu (semble-t-il ?) et que le peintre ait fini la peinture (semble-t-il également ?) sans vous demander au préalable ce qu’il doit faire pour ce décroché.
      Quoi qu’il en soit, si vous n’avez pas réceptionné, vous devez dire (par lettre r a r, c’est beaucoup mieux, doublée par mél) qu’il doit reprendre le placo pour que vous ayez un plafond sans décroché à cet endroit.
      Par contre, si vous avez réceptionné, comme c’est un défaut apparent, vous aurez du mal à obtenir une réparation.
      A titre d’information, l’usage veut que quand un artisan fait son ouvrage sur un support visiblement défectueux (ce qui est le cas ici), il doit refaire son travail, une fois le support rectifié. Le peintre devra donc repeindre le plafond sans vous demander de supplément (il ne fallait pas qu’il le peigne !).
      Cordialement,

      1. Ce décroché de 2 cm est à peine visible depuis le sol, mais effectivement il l’est plus quand on monte sur une échelle et qu’on regarde le plafond, ce que je n’avais pas fait car “non livré”
        Le peintre a effectivement continué malgré cet état de fait.
        Je rédige un lrar de suite pour avertir le constructeur

        1. Oui, ma réflexion était plutôt déplacée, car il est vrai que j’ai l’habitude de scruter les travaux et que, par habitude, je décèle plus facilement des malfaçons, alors que je ne suis pas fichu de trouver un produit dans un rayon de supermarché (hier j’ai dû appeler un vendeur, alors que le produit était bien là, tout près 🙂 ).
          Déformation professionnelle, sans doute…

          1. En même temps le joint de fractionnement est tellement visible que l’on ne voit pas le reste !
            Dommage que je ne puisse pas envoyer de photo pour vous montrer si c’est normal qu’il soit si important.
            Merci

  3. Bonjour,
    Pour faire suite à un contrat CCMI, dans le cadre d’une construction de maison, pour lequel, nous avons établi des réserves et bloqué les 5 % restants à la réception PAR AVOCAT, l’entreprise n’a pas corrigé exhaustivement les malfaçons dont certaines irréparables, malgré les échanges par LRAR. Malgré que nous ayons essayé de régler cela à l’amiable, dont médiateur et Médicys…. SANS succès, l’entreprise nous a assignés en référé pour le paiement des 5 %!
    Entre temps, nous avions contacté une avocate qui nous a demandé de faire réaliser une expertise par un architecte indépendant (Expert judiciaire également), qui a relevé des défauts par rapport. A cela nous avons fait réaliser un constat par huissier pour les défauts “esthétiques “, car pour nous intolérable de payer à 100 % une prestation bricolée ou imparfaite….
    Un première expertise judiciaire a eu lieu le 13 juillet, mais il sera nécessaire d’en réaliser une seconde, devant le nombre de remarques, bien qu’on nous ait demandé de prioriser les malfaçons importantes, sachant que les principaux défauts concernent la charpente/toiture (ancrages et structure), les enduits qui se décollent/fissurent, porte d’entrée alu voilée, cache moineaux avec impacts marteau/trou, Pb fixations garde corps, 2 points lumineux ne fonctionnent pas*….
    Bien que les placos ne soient pas rectilignes dans un couloir à l’entrée principale, (1cm sous la règle de 1 mètre), l’expert affirme que si c’était chez lui, il accepterait en l’état !!! Pour autant, est-ce la règle ? Doit-on payer ce genre de prestation à 100% alors que LASER, existants pour réalisation ! Idem pour les autres défauts esthétiques ?
    D’autre part, et vu que non intervention de l’entreprise à la suite de la réception, nous avons posé les revêtements de sol, et l’expert nous reproche d’avoir déposé garde corps, alors que présence de fissures (vices cachés) sous les appuis et ancrages situés trop près de la bordure du béton. Certains ancrages se retirent à la main!
    On nous reproche d’avoir fait intervenir un électricien (modifs d’éclairage par ajouts de spots) alors que, malgré LRAR* adressée a l’entreprise dans le cadre du parfait achèvement pour les 2 alimentations d’éclairage défaillantes, pas d’intervention! et une immixtion vis a vis de l’entreprise dans le cadre du chantier.
    Qu’en pensez vous? Quels conseils pouvez vous nous donner ? MERCI D’AVANCE.
    Cordialement

    1. Bonjour, à vous lire, on peut dire que le constructeur “ne manque pas d’air”, si je puis dire, pour vous réclamer judiciairement le solde du paiement.
      Votre avocat a eu le bon réflexe de faire faire une expertise indépendante d’architecte car elle n’a pas les arguments techniques pour faire valoir vos droits, et les experts judiciaires, comme tout le monde, peuvent avoir des points de vue pas vraiment objectifs (je suis sûr qu’il n’accepterait pas chez lui les malfaçons décrites, malgré ce qu’il dit).
      Qu’on le veuille ou non, un contentieux judiciaire est un affrontement (si possible poli et respectueux, bien entendu). Il faut donc avoir la volonté de faire valoir fermement sa position. Tous les acteurs de l’affaire ne sont pas forcément dans cet état d’esprit.
      Votre objectif doit être celui d’obtenir réparation – sur chantier et financièrement – pour TOUTES les malfaçons et pour le dommage subi. Le rapport de l’architecte est-il suffisamment explicite et convaincant ? Il faut y mettre en évidence les malfaçons par rapports aux règles de l’art de façon évidente, quantifiée si possible. Par exemple, il y a des tolérances pour le placo comme pour le reste : on est DANS la tolérance, ou HORS la tolérance. Ainsi, si on est hors la tolérance, il n’y a plus de discussion : la reprise DOIT être faite !
      Avoir fait ajouter 2 spots dans votre maison est un détail sans importance : qu’est-ce que ça change aux malfaçons du constructeur ? Vous le reprocher montre une mauvaise foi évidente…
      Je vous adresse un message privé, car j’aimerais bien lire de Rapport de l’architecte.
      Cordialement,

  4. Bonjour,
    j’ai acheté une maison il y a un peu plus de 3 ans, un artisan avait fait des micropieux, nous étions satisfaits, pensant que la maison ne bougerait plus. Or ce que nous ne savions pas, c’est que cela n’avait pas été fait partout et maintenant j’ai plusieurs fissures sur les murs porteurs intérieurs
    Est ce que je peux dire que l’artisan a mal fait son travail, en sachant qu’a priori on ne fait pas qu’une seule partie ?
    Dans l’attente, merci d’avance….

    1. Bonjour, oui faire des fondations différentes et à des profondeurs différentes dans une même construction est un erreur. C’est même une erreur énorme, voire quasi-délictuelle, car on ne peut pas la mettre sur le compte de l’inattention, il faut vraiment le faire exprès !
      Soyez très ferme et très persévérant, car il s’agit d’un sinistre très lourd et très onéreux. N’hésitez pas à prendre un avocat et surtout un conseil technique auprès d’un architecte qui pourra “cadrer” l’expert de l’assurance (dont la mission est trop souvent de minimiser le sinistre), voire l’expert judiciaire s’il devait y en avoir.
      Cordialement,

  5. Bonjour,
    J’ai fait réaliser un carrelage il y a 6 ans sur un ancien carrelage existant qui tenait très bien (carreaux 30 X 30 cm). Ce carrelage est de dimension 60 x 60 cm , il est en grès cérame et fait 1cm d’épaisseur. Pour la pose, le carreleur (un professionnel très expérimenté et reconnu pour la qualité de son travail travaillant avec de produits achetés chez un professionnel du carrelage) a posé un produit d’accroche, la colle étant déposée par “boulettes” plutôt que par un dépôt lissé sur le carrelage). Ce carrelage s’étend sur une surface d’une centaine de mètres carrés. Depuis un mois environ je sens des crissements sur 4 à 5 carreaux qui sonnent creux sur 1/3 à 50 % de leur surface. Les joints ne présentent aucune fissure. Le carreleur est passé il y a quelques jours, la solution d’injecter un produit type résine epoxy lui semble relever du bricolage, il me dit que tant qu’il n’y a pas de fissure du carrelage ou des joints il n’y a pas de raison de s’inquiéter et que si ça se produit il me changera les carreaux en cause. Je précise que mon terrain est en zone très argileuse. Qu’ne pensez-vous ?
    Merci de votre réponse

    1. Bonjour, je ne connais pas la technique de la pose du carrelage par de la colle “en boulettes”. Sans mauvais jeu de mots, je crains que ce soit une erreur. La colle doit être bien étalée par une taloche crantée, en peigne = cela fait des petits sillons qui permettent de bien appliquer le carrelage sur toute sa surface, sans vide d’air.
      Les carreaux qui sonnent creux sont susceptibles de se casser plus facilement en cas de choc, d’objet qui tomberait.
      La nature du terrain n’entre en compte que si le plancher était un dallage sur hérisson, par sur un plancher hourdis, si les murs de soubassement (qui portent donc le plancher hourdis) sont correctement fondés.
      Cordialement,

  6. Bonjour Monsieur,
    Une chape mortier maigre (4 à 7cm) a été posée sur une dalle béton extérieur. 1 mois après et ayant de grosses chaleurs (35°C) la chape se désolidatise dans les angle de la terrasse. Un jeu d’environ 1 mm d’épaisseur se crée entre les 2 et on entend la chape se reposer sur la dalle lorsque l’on marche dessus. Par ailleurs, des fissures apparaissent au milieu de la terrasse avec le même type de jeu lorsque l’on met un pied de chaque coté de la fissure (ça bouge d’1 mm et on entend que ça bouge).
    Faut-il tout refaire ou le double encollage avec de la colle fibrée sera suffisant pour éviter que le carrelage casse dans le temps?
    Vous en remerciant par avance

    1. Bonjour, les techniques de carrelage – surtout en extérieur ! – sont assez complexes et souvent méconnues, même parfois par des carreleurs eux-mêmes.
      Tout dallage extérieur va “bouger”, souvent nettement, soit parce que le sol en-dessous va bouger lui-même, même si le dallage est posé sur un lit de cailloux (hérisson). Le terrain est-il suffisamment décapé de toute la terre végétale ? Le terrain est-il argileux (dans ce cas, il bougera, quoi qu’on fasse) ? Le hérisson a-t-il été compacté par couches ? Les bords du hérisson ont-ils été bloqués ? etc.
      Le carrelage extérieur doit être scellé sur une chape désolidarisée du dallage. La sous-face de la chape doit être drainée. En pratique il faut couler la chape sur une nappe drainante, en veillant au bon écoulement de l’eau.
      Les dilatations sont normales, inévitables, surtout en extérieur. Une chape en mortier fibré est à mon avis la meilleure solution.
      L’évacuation de l’eau de pluie doit être correctement gérée.
      Suivant la surface, il faut prévoir des joints de dilatation.
      Voici quelques point à respecter, du moins ceux qui me viennent en tête. On voit que le problème de la colle, fibrée ou non, est très partiel… Tout cela a-t-il été correctement fait chez vous ?
      Cordialement,

  7. Bonsoir M. Espagno,
    J’ai réceptionné ma maison il y a 11 mois et des taches noires sont déjà présentes côté nord de la maison sur l extrémité haute du vide sanitaire et sur le bas de l’enduit. Ces tâches ne sont pas hautes mais impossible de les faires partir en essayant de les enlever avec un peu de javel et rinçage à l’issue. J’ai dégagé la terre plus bas sur le vide sanitaire et il n’y a pas de traces noires. Un produit imperméabilisant a bien été posé sur le vide sanitaire. Je pense qu’il s’agit de remonter capillaires. Dans le cadre de la garantie CCMI puis je prévenir le constructeur pour qu’il agisse ou est-ce à moi de régler le problème?
    Vous remerciant par avance de votre réponse

    1. Bonsoir, a priori je ne sais pas à quoi correspondraient ces tâches noires, champignons dus à l’humidité ? autre ? Il faudrait que je les voie.
      C’est probablement un défaut esthétique (même si je ne peux pas l’affirmer). Aussi je vous engage à envoyer dès demain une lettre r a r à l’entreprise ou au constructeur, pour lui demander : de faire le nécessaire pour enlever ces tâches et qu’elles ne reviennent plus, car elles dévalorisent votre bien.
      Tous ces termes sont importants à mentionner, car les défauts esthétiques ne sont pas garantis ni assurés en garantie de Bon Fonctionnement et encore moins en garantie Décennale. Vous devez donc faire appel à la garantie de Parfait Achèvement (qui n’est jamais assurée) au titre de la non-conformité de l’ouvrage à son aspect le jour de la réception.
      Attention, cette garantie ne dure qu’une seule année : elle va se terminer bientôt ! Le délai s’applique au jour près (si vous avez réceptionné le 20 aout 2021, l’entreprise doit recevoir votre lettre le 19 août 2022 au plus tard).
      Cordialement,

  8. Bonjour, j’ai fait construire ma maison il y a 8 ans, et je m’aperçois depuis quelques temps que la terre s’est enfoncée (par rapport au reste du terrain) au niveau de la fosse septique et des drains (à l’opposé sur le terrain), est-ce que cela révèle un problème? si oui lequel?
    Je vous remercie d’avance pour votre réponse.
    Cordialement,

    1. Bonjour, a priori je ne vois pas quelle pourrait être la raison de cet enfoncement. Je n’ai jamais rencontré le cas. Tassement au fil du temps des argiles gonflantes de la terre remuée lors des terrassements, probablement ?
      Est-il important ? Il doit l’être assez pour le remarquer à l’oeil nu. Si la fosse et surtout l’épandage continuent à bien fonctionner, il n’y a pas de raison de s’en inquiéter.
      Cordialement,

  9. Bonjour Mr Espagno,
    Nous avons fait construire une maison toute en bois (reposant sur des poteaux béton et donc surélevée de 70cm du sol) sur conception d’un architecte. Ce dernier a une mission totale (avec MOE comprise). La réception n’est pas encore prononcée.
    Une terrasse bois est installée plein Sud (surélevée de 70cm).
    En travaux supplémentaires, nous avons demandé la fourniture et pose d’une serre semi enterrée jouxtant la terrasse et d’une cave toute en bois (châtaignier) enterrée sous la terrasse.
    Nous avons constaté des remontées d’humidité au sol de la cave alors qu’elle a été installée seulement au mois de juin 2022.
    Après conversation avec l’architecte et l’entreprise, la cave a été posée simplement dans un trou en pleine terre, donc sans assise (béton ou graviers) et sans aucun drainage au sol et sur les côtés.
    La cave est simplement revêtue d’un tissu pare-pluie et d’un polyane + une tôle ondulée servant de couverture !
    Cela nous semble pour le moins étrange comme conception et réalisation !!
    Existe t’il un DTU traitant du sujet et qu’elles sont les règles de l’art en la matière ?
    Merci par avance pour votre réponse.
    Cordialement.

    1. Bonjour, en effet, voilà qui est très étrange…! Jamais une cave ainsi faite ne pourra rester sèche. Je pense même qu’elle va se dégrader très vite.
      A priori, il faut tout démolir et tout refaire correctement, suivant les règles de l’art. Pour savoir quelles techniques de construction sont applicables dans ce cas, il faudrait faire des recherches.
      Avez-vous réceptionné ? La suite à donner dépend si vous êtes encore en chantier (juridiquement parlant) ou si vous avez pris possession de l’ouvrage. Quoi qu’il en soit, avec un architecte (un “vrai”, donc inscrit au Tableau de l’Ordre des architectes), en mission complète, vous êtes 100% couvert, avant ou après travaux.
      Cordialement,

      1. Merci pour votre réponse.
        Pour répondre a vos questions, la maison ainsi que les travaux supplémentaires (cave enterrée comprise) ne sont pas encore réceptionnées.
        La réception est prévue pour le 10 septembre 2022.
        Vous mentionnez “les règles de l’art”. Qu’en est’ il précisément pour ce type de construction ? Avez vous un lien ou nous pourrions nous référer ou un document technique ?
        J’ai fait pas mal de recherche sur internet sans trouver de cas précis et de documents techniques sur lesquels nous appuyer….
        L’exécution de ces travaux n’a pas l’air d’inquiéter notre architecte (pourtant inscrit au tableau de l’Ordre des Architectes) qui ne trouve rien à redire sur le travail réalisé …. Nous sommes très étonnés !
        Quelles seraient les démarches à suivre afin d’obtenir un ouvrage conformes à sa destination ?
        Merci encore pour vos réponses.
        Cordialement.

        1. Bonjour,
          – Les “règles de l’art” est un terme générique qui recouvre toutes les façons reconnues de concevoir et réaliser un ouvrage correctement. En pratique, cela veut surtout dire “les D.T.U.” (Documents Techniques Unifiés), ensemble de règles techniques édictées par le CSTB. On ne trouve que peu de DTU retranscrits sur internet, car le CSTB les vend, et donc interdit leur publication… Le DTU qui concerne les constructions en ossature bois est le DTU 31.2. Quand je veux consulter un DTU que je n’ai pas, je le demande à l’artisan concerné, tout simplement (ici, le charpentier).
          – Il est IMPOSSIBLE d’enterrer des parois en bois, sans prendre des précaution extraordinaires et générant des surcoûts énormes. Je n’ai JAMAIS eu connaissance d’une construction en bois enterrée…
          – Vous pouvez écrire une lettre r a r à l’architecte pour le mettre en demeure de vous justifier techniquement la conformité de l’ouvrage aux règles de l’art, et notamment au DTU 31.2, et que s’il persistait à valider l’ouvrage réalisé, vous alliez demander une expertise d’un Bureau de Contrôle (pas un Bureau d’Etudes), à ses frais bien entendu si l’expert vous donnait raison.
          Cordialement,

          1. Merci beaucoup pour vos réponses étayées.
            J’ai une dernière question concernant les plans marchés (plans ayant servis à l’obtention du permis de construire) : Est ce que les plans marchés sont contractuels ?
            Plus précisément : Nous avons demandé à notre architecte / MOE d’intégrer une rampe handicapée bois sur les plans marchés (afin d’accéder à la terrasse bois, elle même surélevée afin d’être au même niveau que l’entrée de notre maison).
            La rampe handicapée et la terrasse sont bien dessinées sur les plans marchés, mais le charpentier dit ne pas avoir intégré le prix de la rampe dans celui de la terrasse.
            Cette réponse nous surprend car les plans sont bien explicites !
            Merci par avance pour votre réponse.
            Bien cordialement.
            E.

          2. Bonsoir,
            Le marché (contrat entre le client et les artisans) comprend plusieurs pièces, dont les plans, le descriptif des travaux (CCTP), les clauses juridiques (CCAP), l’acte d’engagement (où est mentionné le prix) et en général, un planning et quelques autres pièces, suivant les cas.
            Les pièces contractuelles sont listées dans le CCAP. En général, le devis de l’entreprise n’est pas contractuel, car c’est dangereux pour le client (nota : donc il ne doit pas être signé par le client). Le prix global forfaitaire est convenu dans les Actes d’engagement de chaque artisan.
            Dans votre cas, il faut donc savoir ce qui est contractuel ou non, ce qui permet de savoir ce qui est dû ou non. Si les plans sont contractuels (ce qui est toujours le cas) et si le devis ne l’est pas (ce qui est mieux), juridiquement la rampe est due pour le prix convenu.
            Sinon, s’il y avait incohérence, ce sera à votre architecte de gérer le problème au mieux de vos intérêts (c’est votre architecte, pas celui de l’artisan).
            Bien cordialement,

  10. Nous avons réalisé une terrasse extérieure en béton dans notre jardin.
    Le carreleur qui doit intervenir veut réaliser un double encollage sur du carrelage. Notre conducteur de travaux nous a dit de réaliser une chape avant de carreler afin d’absorber les fissures de la dalle dans les années futures sinon les carrelage se fissureraient aussi . Le carreleur n’est pas d’accord car il travaille en collant directement sur le béton et cela n’a jamais créé de soucis.
    Qui a raisons ? La chape, est ce obligatoire ?
    Merci d’avance

    1. Bonjour, un carrelage en sol doit être désolidarisé de la dalle béton, car celle-ci va bouger, se dilater, voire se fissurer à cause de tassements différentiels à peu près inévitables. Un carrelage collé dessus se fissurera à coup sûr. Il faut bien une chape en dessous, mais surtout il ne faut pas que la chape “colle” à la dalle béton. Pour cela, on place une fine couche de sable sur la dalle béton avant de réaliser la chape.
      Même avec toutes ces précautions, vous risquez quand même des fissures, car une dalle béton coulée dehors, au niveau du sol (ou à peu près, même décapé), va subir les mouvements de terrain et se fissurer. Il vaut mieux attendre 1 an ou 2, que la dalle béton se soit bien tassée et fissurée, avant d’y placer le carrelage, pour minimiser au maximum les risques de fissures.
      Donc c’est le conducteur de travaux qui a raison. Vous êtes sûrs que vous avez un vrai carreleur ?
      Cordialement,

      1. Merci pour ce retour.
        J’ai le terrassier hier qui a demandé à un architecte et celui-ci lui a répondu que ce n’etait pas obligatoire mais qu’il fallait aller dans le sens du client (là, cela me fait peur)… Terrassier et carreleur me confirment qu’ils n’ont jamais été embêtés par des fissures … De toute façon j’ai demandé un devis pour la réalisation de la chape. A t elle particulière ? J’ai vu sur internet qu’il y a plusieurs formes de chape ( liquide etc).
        Codialement

        1. Les règles de l’art (DTU 52.1 qui concerne le carrelage) exigent qu’un carrelage posé en extérieur soit scellé sur une chape désolidarisée de la dalle béton, drainante, avec une surface maximale pour les carreaux, etc. Dommage que le “carreleur” ne s’intéresse manifestement pas aux règles qui concernent directement son travail. Et encore plus dommage qu’un architecte dise “qu’il faut aller dans le sens du client”… (est-ce bien comme ça que ça c’est passé entre le carreleur et l’architecte ?)
          Je vous engage à vous procurer le DTU 52.1. Vous pourriez demander une photocopie au carreleur : TOUS les carreleurs que je connais ont évidemment les DTU qui concernent leur travail. Comme tous les autres artisans, pour leur partie.
          Soyez vigilent, et bon chantier, cordialement,

          1. Un autre carreleur me propose un ragréage qui contient de la fibre à la place de la chape + une préparation avec un revêtement pour la dalle. Cela me semble plus sérieux mais est ce que cela suffit ?
            Cordialement

          2. La seule chose que j’accepterais, si c’était sur un de mes chantiers, ce serait une chape suffisante (pas trop fine), coulée sur une natte drainante qui fera en plus office de désolidarisation. Tout le reste serait un “nid à problèmes”.
            Cordialement,

  11. Bonjour,
    J’ai fait construire en Janvier 2022 un mur de soutènement de 10 m de long sur 2.80 m de hauteur par une entreprise de maçonnerie de Reims .
    Cette entreprise a encaissé l’argent, 15000€ sur facture et est partie sans faire de réception des travaux malgré mes relances, plus de nouvelles.
    En février, je découvre que le mur a bougé de 10 cm.
    Je fais appel à un expert en bâtiment et un huissier de justice pour faire un procès verbal et je mets en demeure l’entreprise concernée pour les malfaçons et je lui demande d’être présente lors du constat.
    Celle ci refuse catégoriquement .
    Aujourd’hui, j’ai dû faire intervenir un maçon pour refaire le mur et l’on s’est aperçu qu’il n’y a pas de ciment (c’est du sable qui s’effrite) et il n’y a pas de fer à béton sur 3 m par endroit .
    Pour refaire ce mur, je dois repayer 14000€ qui n’étaient pas prévu, j’ai dû faire un prêt à la consommation.
    Comment puis je me défendre de cette injustice ?
    On me dit que si je prends un avocat, ça me coûtera des frais et l’entreprise fermera pour réouvrir sous une autre immatriculation.
    Cordialement.

    1. Bonsoir, tous les travaux de bâtiment devraient être faits avec la participation d’un architecte (je ne parle pas spécialement pour vous, car l’immense majorité des gens font comme vous). On croit faire des économies , mais en fait, on surpaie souvent les travaux (plus que ce qu’aurait coûté un architecte, qui fait économiser sa rémunération la plupart du temps et parfois bien au-delà), on a un travail bien fait, et on est sécurisé à 100% : l’architecte évite la plupart des problèmes, et s’il y avait problème quand même, on peut toujours mettre en cause l’architecte et son assurance, quel que soit le problème, technique, juridique, financier, etc.
      Peut-être qu’en contactant un architecte, celui-ci vous aurez fait un croquis, à main levée mais avec toutes les indications de ce qu’il fallait prévoir, puis il vous aurait donné le nom d’un bon maçon, fiable, qui vous aurait fait du bon travail pour un prix correct (puisque recommandé par un architecte qu’il connaît bien). Tout ça pour le prix d’une simple consultation…
      Ceci dit, dans votre cas, vous êtes tombé sur un artisan (je n’ose pas l’appeler ainsi, par respect pour les “vrais” artisans) malhonnête. La solution sera donc de vous placer sur le plan juridique, probablement judiciaire.
      Bien sûr vous paierez l’avocat mais ce sera pour gagner votre procès, et donc les 15000€ de réparation, plus votre dédommagement, plus les frais, etc. Et il n’est pas question que l’entreprise dépose son bilan et disparaisse, car il vous faudra attaquer ce personnage personnellement, pour dol, pas son entreprise. Il devra en répondre sur ses biens personnels.
      A votre place, je l’avertirais de ce qui va lui arriver, plainte pour dol, escroquerie, risque de prison, de saisie de ses bien personnels, etc. Peut-être acceptera-t-il de vous dédommager sans aller jusqu’à un procès ? Sinon, vous devrez persévérez.
      J’espère que vous le ferez, car sinon, ce serait encourager d’autres artisans malhonnêtes.
      Bien cordialement,

      1. Merci pour votre retour.
        Je vais leur adresser un recommandé pour les aviser d’une plainte pour dol si l’on ne règle pas à l’amiable le remboursement du mur.
        En espérant qu’ils ne cherchent pas à se venger en brûlant ma voiture ou autre…

  12. Nous avons signé un contrat de construction de maison individuelle le 27/05/2021.
    Notre chantier a débuté au mois de février 2022.
    Lors d’une visite le 27 juin dernier, nous avons constaté que toutes les ouvertures de la maison (baies vitrées, fenêtres, porte) avaient été inversées. Pour exemple, la porte d’entrée a été positionnée devant les arrivées d’eau de la salle de bain.
    Mardi soir, nous avons rencontré le conducteur qui a tenté de nous rassurer en nous expliquant comment il comptait procéder au « rattrapage du chantier ». Nous entendons sa proposition, cependant nous voulons que ce qui a été mal monté soit défait entièrement et reconstruit. Il nous a fait comprendre que ce ne serait pas possible. Il nous a de plus précisé qu’il savait déjà pour l’erreur et qu’il comptait nous prévenir plus tard. Heureusement que je passe souvent sur le chantier.
    Qu’en pensez-vous? J’ai écrit au siège pour exiger le changement du conducteur de travaux. Qu’en dites vous?
    Je vous remercie par avance.

    1. Bonjour,
      Ce que j’en pense ? Très franchement, la porte d’entrée positionnée dans la salle de bains, c’est plutôt incroyable. Si votre mésaventure était relatée dans un film, on dirait “Ah non, ils exagèrent, c’est trop gros, ça ne peut pas exister, quand même…”.
      Ce que vous pouvez faire ? Mais évidemment tout refuser, exiger une mise en état correcte des travaux, et en prime une grosse colère (à votre place, c’est ce que je ferais. Vous ne trouvez pas qu’on se moque de vous, quand même ?). Avec une demande de dédommagement proportionnel au temps qu’il faudra pour que tout soit d’aplomb, à sa place. Et bien sûr indiquer que vous refusez tout paiement pour des travaux délirants, fait en dépit du bon sens. Annoncez aussi que vous allez contacter la Presse et des associations de consommateurs, photos à l’appui, si vous n’obtenez pas tout de suite satisfaction, “ils” (presse et asso) vont en faire des gorges chaudes.
      Deux remarques, si vous voulez bien :
      – Vous êtes tombé sur de parfaits incapables, semble-t-il … Soyez hyper-vigilant pour la suite !
      – D’une façon générale (j’écris ça aussi pour ceux qui nous lisent), le constructeur N’A PAS A DECIDER DE TOUT et IMPOSER ses décisions. Il n’a pas de “proposition” à vous faire, il n’y a RIEN à négocier, il doit casser tout ce qui doit l’être et refaire correctement ! Le client ne doit jamais se soumettre au constructeur – ni à personne d’ailleurs, fût il architecte : le client doit toujours garder les yeux ouverts et demander des explications, voire des comptes. Dans tout contrat, les ccmi comme les autres, les deux parties ont des engagements réciproques, chacun doit les tenir, personne n’a à dicter à l’autre sa conduite.
      Cordialement,

  13. Bonjour,
    Nous faisons construire notre maison et nous rencontrons plein de soucis sur le chantier.
    Le garage dépasse de 5cm de chaque côté les fondations car le MO s’était trompé sur les dimensions.
    Quasiment aucun mur n’est aux bonnes dimensions, ce qui fait que nous passons de 2,30m de largeur à 173cm pour notre salle de bain qui a déjà été payée et commandée.
    Le carrelage vient d’être posé et laisse apparaître des défauts de placo ou de mur, en tout cas ce n’est pas droit du tout.
    Quant au carrelage de la terrasse qui devait être aligné avec le carrelage du sol intérieur, il se retrouve complètement en biais car la piscine (située devant) n’était pas d’équerre avec la terrasse.
    Que peut-on faire et/ou demander ?

    1. Bonjour, je trouve triste qu’il y ait des gens qui se prétendent professionnels et qui soient aussi incapables…
      Vous avez un maître d’oeuvre + un maçon incompétents. Si l’un des deux avait été compétent, il aurait pu rectifier le tir et bloquer les erreurs de l’autre. C’est bien dommage, mais ce n’est peut-être pas un hasard car les gens compétents détestent travailler avec des incompétents.
      Votre problème est plus juridique, maintenant, car vous n’arriverez à rien de bon avec de tels amateurs irresponsables. A vous lire, je vous engagerait plutôt à stopper avec ce soi-disant maître d’oeuvre *
      Donc, lettre r a r au maître d’oeuvre de mise en demeure de stopper sa mission, faire toutes réserves sur les travaux effectués et sur la future réception des travaux, calculer les demandes de dédommagement pour tenir compte du préjudice subi en faisant un point technique et juridique complet, etc.
      * Nota : en fait, n’importe qui peut se prétendre “maître d’oeuvre” et signer des contrats. Personne ne vérifie qu’ils aient la moindre connaissance en construction. C’est une différence avec les architectes qui doivent être obligatoirement inscrits au tableau de l’Ordre des architectes pour porter ce titre, ce qui est vérifiable sur internet. Si vous vous êtes adressé à un architecte incompétent (personne ne peut dire que ça ne pourrait pas arriver !), vous avez tout recours contre lui, il est très bien assuré (vérifié par l’Ordre des architectes) et vous pouvez saisir l’Ordre des architectes pour venir à bout de votre opération, au moins en percevant un dédommagement à la hauteur nécessaire.
      Cordialement,

  14. Bonjour
    Ma fille est en train de faire construire une maison dont l’arrière est enterré. Le constructeur doit faire une étanchéité lourde, il a mis un enduit ,”du chocolat”, et une cunette.
    Cela est-il suffisant pour protéger le mur ? Connaissez vous un site où je peux trouver un dessin détaillé d’une étanchéité lourde ?
    Merci beaucoup

    1. Bonjour, pour qu’il n’y ait pas de pénétration d’eau, il faut :
      – mettre en enduit étanche sur le mur (un simple enduit mortier, mais avec hydrofuge),
      – si le terrain est humide : un écran type DELTA placé contre le mur, correctement placé (bien lire la Notice de pose), avec solin métallique en tête,
      – un drain en partie basse, canalisations rigides, fentes vers le haut, enrobé d’un géotextile (pour éviter qu’il soit bouché au fil du temps), avec une pente continue (pour ça, une cunette bien faite est très bien), et évidemment un point bas où il pourra couler.
      – un remplissage en cailloux, contre le mur et jusqu’au drain.
      Je vous envoie un croquis par mél privé.
      Cordialement,

  15. Bonjour Monsieur Espagno.
    Je dois réceptionner des travaux de rénovation et d’extension et je m’aperçois ( les coupes de carrelage ont parlé) que les cloisons de placo ne sont pas droites.
    S de sejour : 495/ 498 de chaque coté.
    Toilette : 89,5/92,5
    S de Bain : 217,5/221
    Couloir : 111,5/ 114.
    Quelle est la marge de tolérance sur des cloisons placo au mètre linéaire ? ( sachant que les mesures sont prises au laser).
    Quel est mon recours ?
    Merci par avance de vos conseils.

    1. Bonjour, les tolérances peuvent être définies dans le contrat. En l’absence de précision, c’est le bon sens qui doit primer. Pour ma part, je ne tolère qu’une différence d’1 cm (et encore, avec des joints de carrelage, ça peut être moche !). Je crois me rappeler que la règle générale est de 2 cm – ce qui est déjà beaucoup trop pour un carrelage dont on voit les joints filer sous les cloisons, formant des queues de billard. Et les écarts que vous mentionnez dépassent largement ces tolérances.
      Que pouvez-vous faire ?
      Il est peu probable qu’un juge ordonne la démolitions des carrelages. Vous avez plutôt droit à un dédommagement. Pour en déterminer le montant, une bonne méthode est d’estimer la dépréciation de la maison si vous vouliez la vendre. Vaudrait-elle 10000€ de moins ? 20000€ ? Ca dépend de son “cachet”. Personne ne voudra acheter une “belle maison” à un prix élevé avec un tel défaut. Somme à laquelle vous pouvez ajouter le préjudice de vivre dans une maison avec un défaut esthétique permanent…
      Cordialement,

  16. Bonjour,
    J’ai réceptionné la maison en novembre dernier et je viens de m’apercevoir que depuis le printemps des moineaux rentrent sous mes tuiles omega 10. Le maitre d’œuvre et le couvreur ne m’ont jamais conseillé de mettre des obturateurs de tuile.
    Ainsi, je viens de m’apercevoir que des moineaux avaient fait quelques nids et ont laissé des fientes entre le tuile et l’écran sous toiture HPV.
    Mes questions sont donc les suivantes:
    1) Quels sont les risques que les moineaux viennent nicher sous les tuiles ?
    2) Est ce que l’acidité des fientes, ainsi que les moineaux peuvent percer et/ou déchirer l’écran sous toiture HPV?
    3) Est il obligatoire de proposer à ses clients des obturateurs de tuile ?
    Merci pour votre travail,
    bonne réception

    1. Bonjour, à ma connaissance, il n’y a pas d’obligation de placer des barrière anti-moineaux en bas des couvertures en tuiles. Mais c’est une question de bon sens ! Cela coûte très peu cher et c’est utile pour ne pas dégrader le pare-pluie ou même l’isolant en toiture s’il était accessible.
      Vous pourriez demander à votre maître d’oeuvre de faire placer ces barrières au titre de l’année de parfait achèvement, au prix de (par exemple) 10€/ml ttc. C’est probablement l’ordre de grandeur du prix que vous auriez payé si cela avait été fait pendant les travaux.
      Bien cordialement,

      1. Bonjour, et merci de votre retour.
        Pour vous est ce que vous pensez que des moineaux puissent déchirer un écran sous toiture ?
        Quel est le risque que des moineaux passent entre l’écran sous toiture et les tuiles ?
        Dois je essayer de les chasser ?
        Cordialement et bonne journée

        1. Bonjour, je ne sais pas si des moineaux peuvent déchirer un écran sous toiture. Je pense que c’est possible.
          Les risques ne sont pas importants, un écran sous toiture sert à empêcher que la neige poudreuse pénètre dans les combles. Si vous n’êtes pas en région montagneuse, ça doit être assez rare.
          Le mieux serait de placer des grilles anti-moineaux en bas de couverture, pour les empêcher de nicher là. Ca ne vaut pas cher du tout.
          Cordialement,

          1. Bonjour. Merci de votre retour, le problème est que je suis en zone de montagne donc l’écran sous toiture peut être utile !
            Cordialement,

  17. Bonjour,
    Nous avons une extension de type véranda accolée à la maison, qui nous sert de pièce intérieure supplémentaire.
    Le toit de la véranda est donc solidaire du mur extérieur de la maison (façade en parement en Briques) avec un joint + bande d’étanchéité.
    L’ancien mur extérieur de la maison sous la véranda est donc “devenu” un mur intérieur avec du plafonnage plâtre.
    Ce plafonnage commence à s’imbiber d’humidité.
    D’après le constructeur de la véranda, c’est l’eau des pluies qui s’infiltre par dessus la véranda via les joints de maçonnerie de la façade, et cette eau ruisselle derrière ce parement par infiltration, et va donc mouiller le plafonnage de ce même mur sous la véranda.
    Nous avons pensé à 2 solutions :
    – Faire un bardage ardoise sur toute cette partie de la façade entre la toit de la maison et le toit de la véranda (environ 1m 50).
    – Faire ouvrir les rangs de briques quelques centimètres au-dessus du toit véranda pour y installer un solin qui sera intégré dans la maçonnerie intérieure, derrière les briques de parement, pour pour empêcher l’eau de pluie d’aller plus bas – dans le mur sous véranda…
    Qu’en pensez-vous ? auriez-vous d’autres suggestions ?
    Merci d’avance de votre expérience

    1. Bonsoir, je ne peux guère vous dire ce que j’en pense sans voir les lieux et examiner le mur et la véranda.
      Je peux faire une consultation à distance grâce à un téléphone portable, si vous voulez. Vous pouvez me dire si ça vous intéresse.
      Le solin est plus simple (par de Déclaration Préalable à faire) et moins couteux qu’un bardage en ardoise, mais ce n’est valable que si le mur au-dessus est bien étanche lui-même.
      Cordialement,

  18. Bonjour,
    petite question, j’ai projet de construire, je viens de recevoir le pv implantation par le constructeur qui me dit de signer pour qu’il puisse entamer le démarrage du chantier. Est il obligatoire de signer ce pv ? Je ne sais pas si le bornage a été effectué selon les normes préconisées.
    L’accord sur le niveau retenu est de 10.57
    La côte brute du plancher bas rez de chaussée est 10.45
    Point fixe suivant : tampon EP voisin (10)
    Dans ce domaine le permis construire prescrit une cote brute de 10.45..
    Ma question ça correspond à quoi précisément les différences de mesures ?

    1. Bonjour,
      – vous n’avez RIEN à signer ! C’est un abus du constructeur pour que vous ne puissiez pas lui reprocher plus tard les erreurs qu’il aurait faites et, par exemple, que vous mentionneriez à la Réception des travaux à la fin du chantier. Ne tombez pas dans ce piège. La seule chose que vous aurez à signer est la Réception des travaux, quand elle vous conviendra à 100% (on n’est JAMAIS obligé de signer quoi que ce soit qui ne vous convienne pas à 100%).
      Un conseil : ne croyez pas sur parole le constructeur : il agit pour ses intérêts, à l’inverse des vôtres.
      – les chiffres mentionnés correspondent à des altitudes, à des niveaux des ouvrages à construire par rapport à un ouvrage existant. Vous n’avez pas à valider ces chiffres : ce n’est ni votre rôle ni de votre compétence. La maison réalisée devra correspondre aux plans du contrat et aux plans du permis de construire (qui doivent être les mêmes), c’est tout pour ce qui vous concerne.
      Cordialement,

      1. Bonjour et merci pour vos conseils .
        Je suis dans l’avancement de ma construction par constructeur. Je viens de recevoir des appels de fonds, le truc c’est que je ne trouve nulle part sur la notice descriptive les montants que je viens de recevoir, ils sont plus élevés.
        Exemple : total construction dans libellé, avenant 1 montant ttc 1500 €. Appel de fonds, ouverture, montant 15420.75 € .
        Je ne comprends pas le montant élevé qui n’est pas mentionné dans la notice descriptive.

        1. Bonjour, je ne comprends pas bien votre question.
          L’échelonnement des appels de fonds est codifié par la Loi, il est précis :
          total = 15 % à l’ouverture, y compris les 5 % déjà payés,
          total = 25% à l’achèvement des fondations, soit 10% pour cette tranche
          total = 40% à l’achèvement des murs, soit 15% pour cette tranche
          total = 60 % à la mise hors d’eau (la pose du toit), soit 20% pour cette tranche
          total = 75 % à la mise hors d’air (la pose des fenêtres et des cloisons), soit 15% pour cette tranche
          total = 95% à l’achèvement des travaux d’aménagement, menuiserie, de chauffage et de revêtements extérieurs, soit 20% pour cette tranche.
          Les avenants s’ajoutent au prix global convenu dans le contrat initial, répartis suivant la nature des travaux (fondations ? toiture ? revêtement de sol ? etc.)
          Cordialement

          1. Bonjour merci pour votre précisions, ça me rassure, actuellement il n’y a que les fondations du vide sanitaire, et on me demande 3 appels de fond.

          2. Bonjour, les % d’appels de fonds d’un CCMI sont des plafonds qu’il est interdit de dépasser. Ce serait une faute pénale de la part du constructeur, il risquerait gros !
            Vous pourriez lui écrire, en lui rappelant (bien qu’il le sait parfaitement) qu’il risque d’être mis en examen et de se retrouver devant un juge d’instruction.
            Bien cordialement,

  19. Bonjour, j’ai remarqué que dans mes combles il y a deux tuyaux PVC de petit diamètre qui sortent. Ils sont bouchés par un scotch mais je ne sais pas ce que c’est.
    D’où mes 2 questions:
    1) à quoi servent ces deux tuyaux PVC ?
    2) doivent ils rester bouchés ?
    Cordialement,

    1. Bonsoir,
      – ce sont peut-être des évents en attente, que le plombier n’a pas sortis hors toiture. Dans ce cas, vous pouvez placer un clapet avec une membrane anti-retour : c’est simple, efficace, et très peu cher (<10 € pour les petits diamètres). Et ça permet d'éviter les mauvaises odeurs par désiphonnage.
      - ou bien un réseau d'évacuation d'un lavabo ? Mais dans ce cas, vous seriez au courant.
      Cordialement,

        1. Bonjour, si ce sont des évents, ils ne fonctionneront pas, donc vous risquez d’avoir des odeurs d’égout dans le logement, par désiphonnage des appareils (lavabo, douche,…). Et, quelle que soit leur fonction, le scotch va se dégrader avec le temps, des salissures vont tomber dedans, les tuyaux seront bouchés.
          S’ils ne servent à rien, il faut mettre des bouchons, ça ne coûte presque rien. Les scotch, c’est provisoire, ce n’est admissible que pendant quelques temps lors du chantier.
          Mais il faut d’abord que vous sachiez POURQUOI ces canalisations sont là.
          Cordialement,

  20. Bonjour, je me permets de vous contacter pour que vous puissiez me donner un avis grave à votre expérience !
    J’ai une maison sur sous sol avec un drain périphérique (drain avec fond plat, drain routier ) tout autour de la maison.
    J’ai deux regards en pvc qui sortent et qui sont fermés par des bouchons en pvc. A l’intérieur de ces bouchons, il y a des joints ronds pour étanchéifie.
    J’ai voulu nettoyer le drain avec un jet d’eau en passant par le regard mais en ouvrant le bouchon j’ai fait tomber le joint au fond du drain. Sachant qu’au moment du chantier un artisan avait fait tomber sur le même regard également un joint du bouchon.
    Il y a donc 2 joints au fond du drain.
    Mes questions sont :
    1) est ce que vous pensez que ces joints au fond du drain peuvent amener des désordres ?
    2) est ce que ces joints peuvent boucher le drain ?
    3) que puis je faire?
    Vous en souhaitant bonne réception et dans l’attente d’un retour,
    Cordialement,

    1. Bonsoir, a priori, ce n’est pas bien grave. Tant que l’eau reste propre, c’est-à-dire tant que l’enrobage des drains est bien en place, rien ne pénétrera dans les drains. Et donc l’eau s’écoulera.
      Par contre, à l’occasion, pensez à placer un autre joint, car un regard qui fuit peut amener un ramollissement de la terre, et à terme (à très long terme), des problèmes de fondations. ca, c’est très grave.
      Cordialement,

  21. Bonjour,
    Je me permets de vous solliciter pour avoir votre avis concernant des plaques de placo BA 13 laissées à l’état brut dans la cage d’escalier du garage.
    1) J’aurais voulu savoir s’il pouvait y avoir des risques de détérioration de ces plaques de placo, vu qu’elles sont laissées Brut?
    2) j’aurais voulu également connaître s’il existait des risques lorsque la plaque est légèrement cassée ( plâtre apparent), tels que le plâtre moisisse, se casse ou se détériore d’une autre façon ?
    D’avance merci pour vos retours, cordialement

    1. Bonjour, la plâtre, le placo et la peinture “normale” font bon ménage…
      Une plaque de placo cassée est fragilisée (risque d’effritement). Mais une reprise au “MAP” lui rendra toute sa résistance, et même au-delà.
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        Merci pour votre retour,
        Dans la cage d’escalier du garage, le placo est installé et laissé brut . Il n’y a ni la peinture ni les bandes qui ne sont même pas faites.
        Est ce que ça peut être dérangeant sur le long terme ? Est ce que le fait de laisser le placo brut peut lui faire perdre des propriétés ?
        Cordialement

        1. Bonjour,
          Les joints aident à la bonne tenue des plaques en les rendant solidaires, et la peinture protège les parois, par exemple quand on nettoie une tâche (humidité). Le matériau n’est pas conçu pour être laissé ainsi. L’ouvrage n’est pas fini. C’est une économie de bouts de chandelle. D’autant plus que la surface totale ne doit pas être très importante.
          A votre place, je demanderais que les joints soient faits et qu’il y ait une peinture. Un tel aspect brut est en plus un défaut esthétique qui dégrade la valeur des logements et donc qui nuit également à tous les copropriétaires.
          Cordialement,

          1. La cage d’escalier du garage n’est pas évidente, il y a beaucoup de hauteur sous plafond car la maison est sur sous sol.
            Je crains que ça soit compliqué de faire les bandes.
            Est ce que sur le long terme ça peut abîmer ou dégrader les propriétés du placo ?
            Cordialement,

          2. Comme je vous le disais, les joints aident à la bonne tenue des plaques en les rendant solidaires, et la peinture protège les parois, par exemple quand on nettoie une tâche (humidité). Ceci dit, si le placo se dégrade, les conséquences ne sont pas bien graves.

  22. Bonjour,
    Mon voisin (maison mitoyenne) rénove sa maison. Sur le plan du permis de construire l’architecte fait état d’un mur mitoyen de 50 cm sur toute la longueur ce qui n’est pas le cas puisque nous avons des placards encastrés et deux conduits de cheminée. Au fond des placards l’épaisseur du mur est de 14 cm (largeur d’une brique).
    Ils ont fait des percements pour y introduire des tiges métalliques afin d’y adosser un escalier en béton. Les tiges ont transpercés notre placard a trois endroits.
    Apres avoir alerté l’architecte, ils nous ont indiqué que le ferraillage serait réalisé afin d’être autonome avec portée basse et haute sans appui sur le mur mitoyen.
    Les ouvriers nous disent pourtant aujourd’hui avoir coulé le béton comme convenu initialement avec appui sur mur mitoyen de 10 cm d’épaisseur à cet endroit la. Le maçon est également sceptique, il a recontacté son conducteur de travaux.
    Y a-t-il un risque réel de fissure ou d’effondrement?
    Quels sont les recours immédiats pour faire stopper un chantier?

    1. Bonjour,
      L’architecte aurait dû faire un constat chez vous avant de finaliser le projet, il aurait ainsi pu tenir compte des évidements du mur mitoyen. En outre, continuer le chantier alors que vous avez alerté le voisin et son architecte sur les dégâts en cours, est irresponsable.
      Que pouvez-vous faire ?
      Adresser une lettre r a r doublée d’un mél, adressées au voisin – c’est lui juridiquement qui est responsable envers vous -, dans laquelle vous :
      – rappellerez la dégradation de votre mur (percé par les tiges), malgré votre alerte.
      – attirerez également l’attention sur l’isolation phonique indispensable entre les 2 logements. Or tout percement, même tout affaiblissement d’épaisseur, provoque un pont phonique, ce qui est illégal.
      – exigerez l’arrêt immédiat de ces travaux, le rebouchage au mortier (pas au plâtre, plus léger et donc moins isolant phonique) des trous effectués, la désolidarisation totale de toute structure du mur mitoyen, y compris l’escalier,
      – noterez que ces malfaçons vous portent préjudice et que, sans reprise immédiate, vous demanderez un dédommagement.
      Dans la forme, il vaut mieux être aimable verbalement, mais très net, très rigoureux par écrit. Dès l’envoi, vous appelez le voisin pour demander (aimablement) une réunion à 4 : l’architecte, le maçon, lui et vous, pour arrêter le détail des travaux à effectuer d’urgence. Si vous constatiez des réticences, vous expliquerez alors (aimablement) qu’il y aura : constat d’huissier, puis mise en demeure, puis assignation du voisin, avec demande de dédommagement.
      Cordialement,

  23. Mon voisin a construit sa maison mitoyenne à la mienne. Il n’y a pas été fait de joint de dilatation avec un polystyrène de 2 cm d’épaisseur entre la dalle en béton et mon pignon. Effet de caisse de résonance dans ma maison. Quelle solution ?
    Merci de votre réponse bien à vous

    1. Bonjour, un joint de dilatation est indispensable entre 2 bâtiments différents ; pour des questions de dilatations, de séparation des charges éventuelles entre les 2 bâtiments, etc. et aussi pour avoir une isolation acoustique, comme vous le constatez.
      Vous devez faire constater l’absence de joint, et le bruit dans la maison voisine qui se propage chez vous. Je vous conseille de vous adresser à un architecte (qui a de l’expérience car il lui faut également quelques connaissances juridiques) plutôt qu’à un huissier. Un huissier n’est pas un technicien du “bâtiment”, il se bornerait à écrire : “Je constate qu’il n’y pas pas de polystyrène apparent”, sans même préciser qu’il n’y a pas de joint de dilatation, ce qui ne vous avancera pas beaucoup (un huissier ne peut décrire que ce qu’il voit ; il ne sait pas détecter ou non un joint de dilatation). Tandis qu’un architecte pourra constater l’absence de joint de dilatation, il pourra expliquer dans son rapport pourquoi ce joint est obligatoire, avec référence aux textes de loi sur l’acoustique, il pourra proposer des pistes pour y remédier, etc. Bref, vous pourrez avancer et avoir des demandes fondées envers votre voisin.
      Suivant les résultats de l’expertise de l’architecte, vous pourrez alors voir avec lui quelle suite vous pouvez donner au problème.
      Cordialement,

  24. Bonjour Mr Espagno
    Je suis dans un immeuble construit il y a 4 ans et au dernier étage. En face de chez moi se construit un nouvel immeuble et avec le terrassement et autres travaux, mon immeuble a subi de bonnes secousses/tremblements. Depuis une quinzaine de jours, j’entends par moment des bruits assez fort, qui vibre sous mes pieds hors des heures de chantiers. Une idée de ce que ca peut être ? Impact sur la dalle de béton qui sépare les étages ?
    Merci pour votre avis
    Cordialement,

    1. Bonjour, non je ne vois pas du tout ce que pourraient être ces vibrations bruyantes… La construction d’un immeuble mitoyen peut provoquer des dégâts dans un immeuble existant, mais un immeuble plus éloigné (de l’autre coté de la rue, par exemple), c’est surprenant. Y aurait-il une ligne de métro qui passerait par là et qui aurait été impactée ? Qu’en pensent les autres habitants ? le syndic ?
      Cordialement,

      1. Merci pour ce retour
        Non pas de ligne de métro,
        La dalle de béton entre mon voisin et moi pourrait être impactée (fissure…) ? C’est surtout à ça que je pensais

          1. Non pas sur Toulouse, dommage 😉
            Merci beaucoup pour ces renseignements
            Bonne fin de journée

  25. Bonjour, je viens de faire réaliser mon enduit de façade. après 1 long mois où les artisans venaient 1/2 journée par ci par là.
    Je constate des taches sur la façade gris foncé. Des taches blanches qui ne semblent pas partir. Je pensais que c’était l’évaporation mais elles demeurent et cela n’est pas beau. Mon artisan demande à être payé et il ne semble pas être concerné par ces taches, rejetant la faute sur le soleil et les températures.
    Je ne veux pas me fâcher avec lui, le chantier a déjà été très long. Cependant je n’accepte pas que ces taches soient présentes alors que nous sommes plusieurs dans le lotissement à avoir le même enduit exposé plein sud et que les autres n’ont aucunes taches.
    Que faire ? Je veux éviter le litige et je voudrais simplement qu’il règle ça. Etant enceinte c’est dur pour moi de devoir gérer ce pb et mon conjoint semble se laisser faire.
    Merci beaucoup

    1. Bonjour, à vous lire, manifestement, vous avez eu affaire à un artisan qui ne connaît pas son métier, ou qui se moque de la qualité de son travail. Bien sûr que ces tâches sont dues au soleil et aux températures, qui agissent justement sur l’évaporation. On doit faire les enduits d’une façade en une seule fois pour qu’il n’y ait pas de reprise : en séchant l’enduit change de couleur, jamais la même. Vous verrez donc toujours les marques de reprises quand une façade n’est pas faite en une seule fois. Il faut aussi légèrement humidifier le mur avant d’enduire, surtout si c’est de la brique, et ne pas enduire en pleine chaleur : enduire la façade Ouest le matin, la façade Est le soir, et jamais de façade en plein soleil quand il fait chaud. Tous les enduiseurs savent ça. Par exemple, en ce moment à Toulouse, température proche de 40°, hors de question de faire des enduits. De même qu’il ne faut jamais les faire quand la température approche de 0° les nuits d’hiver (l’enduit met plus d’une journée à sécher).
      Que faire ? refuser l’enduit, bien sûr. Ne rien payer et dire qu’un nouvel enduit doit être fait par dessus. En étant sûr qu’il ne fera pas trop chaud, pas trop sec, en humifiant un peu au préalable, et en UNE SEULE FOIS. Il faudra mettre une épaisseur au moins de 6 à 8 mm (mais pas trop, non plus).
      Vérifier l’épaisseur de l’enduit réalisé : il doit avoir une moyenne de 1,5 à 2 cm, et parfois on a des surprises, on constate parfois moins d’1 cm ! Pour cela, enfoncer un clou fin mais en acier dur, à plusieurs endroits, en tapotant avec un marteau : on sent très bien quand on arrive au mur, le clou ne pénètre plus.
      Dites bien qu’il est HORS DE QUESTION de payer un enduit mal fait : c’est le seul argument qui portera.
      Cordialement,

  26. Bonjour,
    Je possède une maison achetée en VEFA en 2020.
    Depuis la réception, nous avons eu énormément de problèmes détectés, notamment au niveau isolation (condensation plafond, ponts thermiques … malgré qu’elle soit en 2012 !) et autres.
    J’ai une question concernant la toiture, celle-ci est à deux pans, tuiles béton, aération égout et closoir (pas de tuiles chatières). Au niveau de la partie basse (gouttières), il n’y a pas de peignes de ventilation pour éviter les oiseaux et rongeurs. Est-ce obligatoire?

    1. Bonjour,
      les tuiles “béton” ne sont vraiment pas top… Elles sont très lourdes, sollicitent beaucoup les charpentes, vieillissent mal dans leur aspect (mousse,…). Tout ça pour économiser quelques € (la différence de prix est très minime), c’est dommage.
      Les tuiles chatières sont obligatoires, sauf si le toit était très court. Là aussi, économie de bouts de chandelles…
      Les peignes anti-moineaux ne sont pas obligatoires. Mais fortement recommandés, pour ne pas que les moineaux nichent dans l’isolant, ce qui le dégraderait. Et ça ne vaut que 3 ou 4 € au mètre, faites le calcul : le coût est insignifiant par rapport au prix de revient de la maison !
      Remarque personnelle : pensez-vous – et je m’adresse aussi à ceux qui nous lisent – qu’une expertise préalable d’un architecte (d’expérience, je pense à moi 🙂 ) serait judicieuse AVANT de signer une VEFA ou un CCMI : il s’agirait d’étudier le dossier, plans et descriptif, et de vous recommander de faire ajouter ce qui manquerait. Merci de répondre à la suite, si vous voulez bien.
      Cordialement,

  27. Bonjour,

    Nous faisons construire une maison de plain pied en “L” dans une zone sismique de niveau 2.
    Je vous décris ci-dessous ce que nous constatons :
    – Au niveau du plancher, présence de raidisseurs composés uniquement de 3 fers voir 2 non liés au lieu de 4 à l’instar des chaînages 10/10 pour reprise des raidisseurs à venir aux angles sortants (5) et entrants (1) de la maison ainsi qu’ aux niveaux ouvertures :
    – Sur porte d’entrée ;
    – Sur la baie de 1m80 uniquement un raidisseur à gauche et aucun à droite.
    – Sur la porté-fenêtre 1m40 et la Baie 3m un raidisseur à gauche en extrémité et à droite à 25cm ne constituant pas ainsi l’extrémité droite de l’ouverture (?) ;
    – Aucun au niveau des ouvertures de fenêtres (100/95) et (100/135) ;
    – De plus les agglos d’angles étant déjà élevés sur une hauteur à minima de 1m40 (7 rangs) et jusqu’au niveau de la ceinture prévue par ailleurs, la liaison entre le raidisseur en attente (environ 60cm) et raidisseur de 2m50 non mis en place ne pourra donc pas se faire.

    J’aimerais connaître les règles de mises en oeuvre concernant la mise en place des raidisseurs au niveau des angles de la maison ainsi que ceux nécessaires au niveau des ouvertures en fonction des dimensions ?
    – Liaison des raidisseurs entre eux ;
    – Absence de raidisseur à droite sur baie de 1m80 ;
    – Raidisseurs ne constituant pas l’extrémité de l’ouverture droite sur la baie de 3m et la porte-fenêtre de 1m4

    Merci de vos retours.

    Cordialement.

    1. Bonjour, je ne peux pas faire ainsi une expertise technique sans voir les travaux. Je vous conseille d’avoir en mains l’étude technique de la structure, faite par un Bureau d’Etudes, et surtout les plans techniques complets : plans généraux par niveaux, coupes complètes, plans de détails avec les sections d’aciers, etc. Si vous ne pouvez pas l’avoir, c’est inquiétant.
      Les endroits qui créent le plus de sinistres : les liaisons. Un acier trop fin, 2 aciers au lieu de 3, sont des malfaçons “moins graves” que des défauts de liaison. C’est logique : imaginez que l’on veuille bien empaqueter un objet précieux. Que penseriez-vous de quelqu’un qui vous dirait : ” Bien sûr, les noeuds ne sont pas faits, mais ce n’est pas grave car la ficelle est épaisse…”. Mieux vaut une ficelle plus fine, mais des noeuds solides, bien faits.
      Cordialement,

  28. Bonjour Monsieur Espagno,
    Nous avons acheté une maison ancienne construite en plusieurs parties, sur un terrain argileux en pente et accessible uniquement par un chemin piéton en gravier, en pente, qui longe la maison.
    – Une partie ancienne (avant 1900), au moins en partie sur vide sanitaire mais dont une seule partie est accessible
    – Une extension de 1984 en partie basse de l’ancien bâtiment, a priori en parpaings et sur dalle (sans sous-sol ni vide-sanitaire)
    La partie ancienne présente des remontées capillaires et du salpêtre dans les murs : tâches sur l’enduit extérieur malgré un enduit à la chaux et un drain, qui donne sur le passage sur un linéaire de la maison, à 1m du sol environ, et efflorescence en bas du mur à l’intérieur. Dans le vide sanitaire « accessible », les parties en parpaings ont l’air correctes mais une partie de mur adjacente s’effrite complètement.
    Un local en quasi sous-sol, faisant partie de l’extension de 84 et jouxtant le vide sanitaire de l’ancienne maison (avec un sol plus bas au final), contenant la chaudière et une salle de bains non utilisée présente également des traces de salpêtres en partie basse sur un mur en béton.
    Les avis semblent très divergents sur les solutions à apporter et notamment sur les injections en soubassement, et les résultats pas toujours au RDV.
    Nous nous posons la question sur la meilleure option pour traiter ces problématiques et à qui faire appel pour un diagnostic et une solution fiable.
    Par ailleurs, si des interventions au niveau des fondations sont nécessaires, nous nous posons la questions d’en profiter pour les renforcer en vue d’une surélévation éventuelle ultérieure, et nous nous demandons également s’il est pertinent de faire les 2 en même temps ?
    En vous remerciant,

    1. Bonjour,
      le professionnel qui aura une vue globale sur le problème et les solutions à apporter, est évidemment un architecte. Il aura également des conseils à vous donner sur des artisans à consulter, comment vous organiser pour planifier les travaux, etc., toutes choses qu’un simple conseiller technique ne vous donnerait probablement pas. Mieux vaut un architecte d’expérience pour ce genre d’expertise.
      Mon premier réflexe devant ce genre de cas est de traiter l’origine du problème : l’humidité. Par exemple, vérifiez que le drain fonctionne bien. Un drain est un ouvrage délicat à réaliser, contrairement à ce que croient beaucoup de gens, et les risques qu’il soit mal fait sont multiples. Les terrassement sont-ils aussi bien conçus ? Ils doivent repousser l’eau de pluie en l’éloignant des façades.
      Les fondations sont des ouvrages très difficilement réparables. S’il devait y avoir un problèmes, faites bien faire des devis préalables complet, car les coûts de reprises sont toujours élevés.
      Cordialement,

  29. Bonjour Monsieur Espagno,
    Je fais construire actuellement dans un lotissement avec assainissement collectif et j’ai remarqué que certains constructeurs lors de la réalisation de la sortie d’évacuation des eaux usées prévoyaient sur le terrain privé un ou des regards ou pièces de visite (tuyaux avec un bouchon). Je voulais savoir si ces regards de visite sont obligatoires ou simplement recommandés ? S’ils sont obligatoires, doivent-ils être au niveau du sol fini pour le bouchon ou être enterrés ?
    En vous remerciant.
    Cordialement.

    1. Bonjour, des accès aux canalisations d’évacuation des eaux usées sont indispensables. Sinon, comment ferez-vous le jour où elles seront bouchées ?
      Cela relève tellement du bons sens que je n’ai jamais vérifié qu’elles soient obligatoires on non : je ne ferai jamais de réseau d’évacuation sans cela ! Et j’ai même tendance à les multiplier, pour que tout entretien du réseau soit facile.
      Les bouchons (tampons hermétiques de visite) sont placés suivant les cas : visibles en sous-sol ou vide sanitaire facilement accessible, et à l’extérieur en général à fleur de terre, dissimulés ou non, et protégés des éventuels passages au-dessus : automobiles, évidemment, mais même piétonniers : on peut passer dessus avec une brouette chargée, par exemple.
      Cordialement,

  30. Bonjour
    j’ai une maison en location qui a été achevée il y a 9 ans. Le plancher du 1er étage montre une flèche de 1cm à l’axe de la maison. Un jour de 1cm s’est donc créé entre le plancher revêtu et le bas de la cloison. Cela relève t’il de la décennale ou est-ce à moi d’intervenir en démontant le revêtement et en coulant je suppose un ragréage ? merci

    1. Bonjour, plusieurs remarques :
      – Une flèche d’1 cm, c’est important, sauf pour des très grandes portées (7 ou 8 m, par exemple). En théorie, ce n’est pas très inquiétant pour un plancher en bois, plus souple, mais ça l’est vraiment pour un béton béton (hourdis).
      – Compte tenu du délai, je vous engage tout de suite à faire une Déclaration de Sinistre (garantie décennale), en bonne et due forme. Attention, soyez vigilent, votre seule déclaration n’interrompt pas le délai de 10 ans, qui continuera donc à courir. Seules : a) l’acceptation du sinistre par l’assureur (je parle bien d’acceptation, pas du seul accusé de réception qui ne veut pas dire qu’il accepte le sinistre) ou bien b) une assignation au Tribunal, interromprait ce délai.
      – Surtout ne touchez à rien, vous risqueriez de perdre la garantie décennale. Et couler une chape de rattrapage serait a priori une très mauvaise idée, car cela surchargerait le plancher ! avec les conséquences qu’on imagine : flèche augmentée, voire rupture…
      Cordialement,

        1. La flèche me parait être importante s’il s’agit d’un plancher béton. Mais je ne peux pas vous dire si c’est acceptable sans l’avoir vu.
          Ce que je trouve anormal, c’est le “jour” sous les cloisons. Ca dépend également de leur nature, en placo ou en briques.
          Bref, je ne peux pas faire ainsi une expertise sans voir l’ouvrage. Une consultation d’un technicien, tel un architecte, me paraît judicieuse.
          Cdlmt,

          1. Bonjour, les cloisons placo peuvent suivre un peu la flèche, elles ont moins de rigidité que les cloisons en briques plâtrées (qui, elles, n’ont aucune souplesse). Je trouve que cette flèche est anormale, qu’elle est peut-être supérieure au “jour” qu’il y a sous les cloisons. Je vous engage à faire vérifier le plancher par un professionnel.
            Cordialement,

  31. Bonjour, nous avons signé un devis avec absences des coordonnées d’assurance décennale, pour des fondations de Pieux en Puits.
    Ils ont creusé des puits de 0.80×0.80×1.20, ils ont commencés à se remplir d’eau, mais ils ont quand même envoyé le béton et rempli les puits de soit disant gros béton sans aucun FERS.
    Aux vues de cela nous nous sommes inquiétés et comme le Maçon nous avait envoyé sa décennale quelques jours après la signature du devis, sur notre inquiétude de voir ce qu’il avait coulé, nous nous sommes aperçu qu’il n’était pas assuré pour ce style de fondations.
    Après plusieurs demande de notre part d’avoir l’attestation d’assurance et de savoir si ce qu’il avait coulé était conforme, et sans réponse de sa part, nous avons suspendu le chantier et lui avons demandé l’étude Béton de ce qu’il avait coulé, l’attestation d’assurance qui couvre ces styles de fondations, et savoir s’il avait respecté le bon sol de l’étude que nous lui avions transmise pour établir le devis qui prévoyait pour la moitié de la maison un bon sol à 3 mètres de profondeur.
    Sa réponse est qu’il veut nous faire signer un nouveau devis en nous expliquant qu’il s’est trompé de mention lors du premier, et que ce n’est pas des pieux en puits qu’il aurait coulé, mais des semelles isolées. Il a abandonné le chantier, nous avons fait constater l’abandon par huissier, mais il maintient que ce qu’il a coulé sont des semelles isolées, que l’étude béton c’est à la charge du maitre d’ouvrage c’est à dire nous, sur le reste il ne répond pas et que si nous avions décidé d’arrêter, c’était pour éviter de lui payer 7.000 € pour le travail qu’il a déjà effectué. Sur notre demande de section de fer pas de réponse.
    Voilà, merci beaucoup. Thierry

    1. Bonjour, si j’ai bien compris à vous lire :
      Vous avez commandé un ouvrage à un maçon, sans réel contrat (sans ce qu’on appelle un “marché de travaux”). Les fondations réalisées ne respectent pas l’étude de sol que vous aviez (judicieusement) fait faire auparavant. Vous avez demandé des comptes à ce maçon qui, du coup, a abandonné le chantier, sans rectifier ses malfaçons.
      Quelques précisions :
      – Des fondations de 1,20 m de profondeur ne sont pas des puits. Dans votre cas, il fallait bien des puits, de 3 m, tel que mentionné dans l’étude de sol.
      – L’attestation d’assurance doit être obligatoirement jointe au devis, surtout à un devis signé. C’est la loi. Le maçon a probablement fait exprès de l’omettre, pour que vous ne voyiez pas qu’il n’était pas assuré pour des fondations en puits ?
      Que devez-vous faire ?
      Vous devez faire faire des fondations conformes à l’étude de sol. C’est impératif. Si vous ne pouvez pas décaler l’implantation d’1 ou 2 m, vous devez donc enlever les plots de fondation déjà coulés. Sinon, si vous pouvez décaler, vous pouvez laisser ceux qui seront sous la maison : ce n’est pas gênant.
      Je vous engage vivement à prendre un architecte pour lui confier les travaux : un chantier se fait toujours à 3 si l’on veut qu’il soit bien fait : client (vous), artisan, maître d’oeuvre (c’est-à-dire architecte, celui qui apporte le plus de garanties). Vous constatez qu’omettre la maîtrise d’oeuvre provoque des malfaçons, des retards, des risques techniques, juridiques, règlementaires, des surcoûts, etc. Si vous n’êtes pas un technicien qualifié en construction, vous ne pouvez pas diriger un chantier. Et si personne ne le dirige, ne prévoit pas bien tout à l’avance, ce seront les galères, les surcoûts, etc.
      Et pour ce maçon défaillant ?
      Il vous doit réparation, soit réelle soir pécuniaire. Je vous engage donc à aller sans tarder consulter un avocat spécialisé en Droit des affaires, pour voir comment vous pourrez obtenir le dédommagement auquel vous avez droit.
      Cordialement,

  32. Bonjour,
    Je suis actuellement en phase de de construction de ma maison.
    Le terrain est en relief avec une restanque.
    Suite à la visite des 40% je viens de m’apercevoir que la maison est 50 cm en dessous que mon terrain naturel.
    Je me retrouve avec une petite colline devant ma baie vitrée.
    Alors que sur les plans du permis je dois être 20 cm au-dessus du terrain naturel.
    Le constructeur m’indique que le plancher est à la bonne hauteur et ne veut pas prendre à sa charge le terrassement.
    Je suis passé par un constructeur qui a géré de A à Z de l’étude de l’implantation + le permis etc.
    Je me suis limité à la fourniture du plan du géomètre.
    J’aimerais savoir qui est responsable en cas d’erreur d’implantation de la maison sur l’altimétrie maison / terrain naturel ? Le constructeur est-il obligé de prendre à sa charge le terrassement supplémentaire suite à cette erreur ?

    1. Bonjour,
      à vous lire, la construction est doublement en infraction :
      – avec les règles de l’art, les DTU (rendus contractuels par le ccmi) : le plancher bas (celui du rez-de-chaussée) doit être surélevé au moins de + 15 cm / terrain extérieur. Si vous êtes dans une sorte de cuvette, vous risquez l’inondation lors de forts orages, comme on en voit parfois l’été.
      – avec le Permis de construire, et donc avec votre propre contrat cmi qui doit être conforme aux plans du permis délivré : le plancher bas y est prévu à + 20 cm/ terrain.
      Vous devez donc tout de suite mettre en demeure le CMI de faire les terrassements à la bonne hauteur, par lettre r a r et mél en simultané. Pour ne pas que le CMI remette à plus tard, je vous engage à lui dire que vous ne paierez surement pas les échéances suivantes si le terrassement n’était pas repris.
      Evidemment, le CMI ayant commis une erreur (il pourrait quand même faire attention !), il doit les réparations lui-même. Comme tout professionnel qui se trompe, est-il besoin de le rappeler ? Et il vaut mieux ne pas en discuter avec lui, lui répondre que ce n’est pas votre affaire, que vous n’y connaissez rien et que vous attendez de lui qu’il vous livre une maison strictement conforme au contrat conclu – c’est tout.
      Cordialement,

  33. Bonjour,
    Nous avons réceptionné notre maison au mois de novembre 2021.
    On nous a fait constater après plusieurs jours que notre seuil de porte d’entrée était surélevé de 4 cms et que notre baie vitré à galandage qui devait être encastrée ne l’est pas du tout.
    Que toutes nos portes sont trop courtes de 3 cms.
    Nous l’avons signalé au second conducteur de travaux qui avait repris notre chantier et qui nous a répondu que la raison de cela serait que la chappe n’a pas été suffisamment montée.
    Que pouvons nous faire ?
    Dans l’attente de votre réponse.

    1. Bonjour,
      Aviez-vous noté ces malfaçons apparentes lors de la Réception des travaux ?
      Si oui, vous pouvez exiger que les réparations et mises en conformités soient faites, avant le délai d’un an depuis la Réception – ou bien, en cas d’impossibilité, obtenir un dédommagement.
      Si non, ces malfaçons étant apparentes lors de la Réception, je crains que vous ne puissiez plus rien faire, sauf à dire que ce n’était pas apparent aux yeux d’un néophyte tel que vous (ce qui ne me semble pas possible à soutenir), et sauf, bien entendu, si cela provoquait des problèmes techniques : impossibilité d’accéder en fauteuil roulant, sans que vous ayez mentionné dans votre ccmi que vous renonciez à ce que votre maison soit conforme aux normes d’accessibilité, ou bien s’il y avait des problèmes d’étanchéité à l’eau ou à l’air.
      Nota : l’argument disant que la chape n’est pas suffisamment épaisse est surement la raison de ces décalages, mais ne rend pas du tout le CMI exempt de faute, bien au contraire ! Pourquoi cette chape est-elle plus fine que prévu ??? Cela ne la fragilise-t-elle pas ?! C’est une question à vérifier impérativement.
      Cordialement,

  34. Bonjour ; ma fille est au début de construction en MO avec MOE mission complète, j’ai constaté que le maçon n’a pas respecté la G2 AVP concernant les fondations, notamment les conditions d’ancrage dans le bon sol, demandé afin d’éviter les phénomènes de retrait/gonflement. Il fallait descendre à -1.00 m avec ancrage de 20cm dans bon sol + des chainages verticaux. Ils sont soit manquants soit non conformes, l’arase supérieure des semelles est trop haute de 40cm, etc.
    Après un courrier RAR au MOE le résultat est que le maçon casse tout et va recommencer, en étudiant la G2AVP, il lui est demandé d’accorder une attention à la gestion et des systèmes de récupération des eaux pluviales de l’ensemble, à la parfaite étanchéité des eaux pluviales, pour empêcher les accumulations d’eau contre le bâtiment (protection étanche efficace autour du bâtiment contre les eaux de ruissellement et récupération/évacuation de ces dernières). Il n’y a rien concernant ce sujet ni dans le devis du maçon ni dans celui du VRD, il est noté également pour la détermination du NPHE qu’il faudra s’orienter vers un BET spécialisé en hydrogéologie, apparemment rien de tout cela n’a été pris en compte, je me demande que fait le MOE.
    De plus les soubassements enterrés sont prévus en parpaings creux avec enduit hydrofuge à la brosse, votre avis et vos conseils seront les biens venus
    Cordialement

    1. Bonjour, à vous lire, mon avis est que votre maître d’oeuvre est bien laxiste… Etes-vous sûr qu’il était compétent ? C’est le problème avec une profession qui n’est pas réglementée. C’est la même chose qu’avec les constructeurs = quiconque peut se prétendre maître d’oeuvre ou constructeur (il n’y a pas de diplôme correspondant). Cela peut nuire gravement à leurs clients – et aussi, évidemment, à ceux des maîtres d’oeuvre qui sont compétents…
      Tenez bon sur les fondations ! une fois réalisées, c’est fini, on ne peut plus les refaire quand il y a une maison dessus. Et un sinistre de fondations est toujours gravissime, pour la même raison.
      Je pense qu’une rencontre avec votre maître d’oeuvre et une bonne explication, très nette et très rigoureuse, est urgente et indispensable. N’hésitez pas à en changer si vous n’avez pas confiance, en ne payant pas 100% d’une prestation qui serait défectueuse.
      Cordialement,

      1. Bonsoir merci pour la réponse, oui je suis d’accord qu’il y a un pb avec le MOE, ce que je ne me suis pas gêné de lui écrire afin de lui demander des explications ; nous avons RV semaine prochaine avec le directeur du cabinet afin de refaire une mise au point, c’est pourtant un gros cabinet d’architecte d’Angers réputé, mais comme constaté mauvais en suivi de chantier, pour avoir eu deux réunions sur site avec le CDT qui suit le chantier, j’ai pu remarquer que le maçon présenté et recommandé par le MOE n’en fait qu’à sa tête, c’est la personne qui sait tout, qui a toujours fait comme ça, en attendant il a une injonction de tout détruire. et le planning en prend pour un mois de retard.
        Concernant les murs de soubassements, où puis je trouver la norme ou quel DTU indique que ceux-ci doivent être réalisés en parpaings pleins + étanchéité en cas de non réalisation de système de drainage. Le sol présentant des fines il est demandé la mise en place d’ouvrages s’opposant à l’accumulation des eaux de ruissellement contre les murs, mon idée serait de mettre des parpaings pleins + étanchéité et trottoir béton périphérique au lieu de parpaings creux et drainage.
        Merci d’avance pour la réponse.
        Cordialement

        1. Bonjour, pour compenser le laxisme, semble-t-il, de votre architecte, il vous faut donc être vigilent et attentif, en lui demandant régulièrement des comptes. Participez-vous aux réunions de chantiers ? Si vous le pouvez, ce serait important. Demandez à tout voir, tout savoir, à recevoir tous les comptes rendus de réunion de chantier (si pas déjà fait). Il sera moins laxiste s’il doit rendre des comptes, c’est une réaction humaine universelle.
          Ne vous inquiétez pas trop des murs de soubassement : lors d’un vide sanitaire, l’humidité ne remontera pas au-delà du plancher hourdis. Le risque important n’est pas là. Le risque de l’eau stagnante est de ramollir par endroits le terrain, ce qui créerait des zones de terres en sous-sol plus molles. Ca, c’est grave ! Ca déstabiliserait les fondations et donc toute la maison, avec de multiples fissures. Et la réparations serait très très coûteuses.
          Quant aux DTU, vous pouvez les demander à votre architecte. Ca lui montrera que vous vous intéressez à votre construction.
          Bien cordialement,

  35. Bonjour, nous allons acheter une maison en cours de construction avec livraison prévue en août (le compromis n’est pas encore signé). Le propriétaire est un constructeur que nous devons voir vendredi prochain (on espère voir aussi tout le dossier technique). Nous sommes allés mardi voir le chantier: il apparait un pilier au rdc sur le plan (étage partiel) et en réel il y a une poutre sur toute la largeur de la pièce et pas de pilier.. Comment être sûrs que cela suffise pour tenir l’étage ?
    Sur le plan il est prévu 3 baies coulissantes en 3m et en réalité il y en a une de 3 m et deux de 2m40. Quelle incidence pour la conformité ?
    Merci beaucoup pour vos réponses.

    1. Bonjour,
      Achèterez vous une fois les travaux finis et le certificat de conformité délivré par la Mairie ? C’est-à-dire que vous ne ferez pas une VEFA (vente en l’état futur d’achèvement). Adressez-vous bien à votre notaire pour ce compromis, car normalement, il faudrait conclure une VEFA même au niveau d’un compromis. Attention, les VEFA sont très codifiées, car les risques sont élevés et les sommes en jeu sont importantes.
      Pour savoir si la poutre est suffisante, vous devez demander au constructeur de vous fournir le plan d’exécution du Bureau d’étude qui l’a établi. Par contre, vous ne saurez pas si la mise en oeuvre est elle-aussi correcte.
      Puisque le chantier est en cours, je vous engage à demander une visite à un architecte : il aura un oeil professionnel qui pourra surement vous aider, du moins pour ce qui est encore visible (il ne pourra rien dire des fondations, par exemple).
      Quant aux baies vitrées, il devra forcément y avoir un permis modificatif pour valider leur diminution. Puis, libre à vous de négocier le prix en conséquence.
      Cordialement,

  36. Bonjour,
    Nous avons fait appel à des maçons afin de nous réaliser un mur qui retient de la terre, (environ 80 cm de terre )
    Nous nous sommes aperçus que ces maçons ont coulés une fondation et ont posé des semelles symétriques, cependant au lieu de sceller la ferraille en vertical dans la fondation, ils se sont contentés de poser les agglo et ensuite de couler le béton (le mur est donc plein, mais il n’est absolument pas lié à la base, la fondation).
    Notre problème est que ce mur est croisé et mitoyen avec celui de notre voisin qu’ils ont fait en même temps, nous aurons du mal à tout casser.
    Quelle solution avons nous?
    Avec mon époux nous avons pensé à recommencer un mur devant celui existant en nous servant de la fondation déjà existante et de percer afin de ferrailler notre mur et former un L qui empêcherait donc au mur déjà existant de fissurer ou de tomber avec le poids de la terre.
    Pensez vous que cela puisse suffire ?

    1. Bonjour, faire un mur de soutènement est un ouvrage qui demande une bonne maîtrise technique. Beaucoup de gens ne le savent pas – comme réaliser un drain, par exemple.
      Voilà une mission que devraient assumer les architectes : venir sur place pour faire un croquis expliquant ce qui doit être fait et ce à quoi doit veiller le client. En 1 heure de temps (donc avec le seul coût d’une consultation), le client aurait la garantie que son ouvrage sera bien réalisé et que son argent ne sera pas gaspillé.
      Dans votre cas, vous pouvez être sûrs que le mur finira par s’incliner et tomber un jour ou l’autre car tout l’effort, toute la tension se porte justement à la jonction du mur et de la fondation. Et il n’y a rien qui peut “encaisser” cette tension. Sans armature appropriée pour lier mur et fondations, le mur ne résistera qu’à la compression (on peut appuyer dessus) mais pas du tout à la poussée horizontale (il basculera facilement). Comme la hauteur est faible, ça peut prendre des années, mais le mur tombera.
      Maintenant, que faire ? Il faudrait soit tout démolir et refaire correctement, soit bâtir un contre-mur comme vous le suggériez. Mais vous ne pouvez pas “bricoler” des trous dans la fondation existante pour y placer des armatures, elles ne serviraient à rien (elles se tordraient, tout simplement).
      Il faut recouler fondation + mur devant. Un faisant un contre-mur un peu plus bas (60 cm, par exemple), vous pourriez transformer le vide entre les 2 murs en jardinière. Avec des agglos perpendiculaires de temps en temps (tous les 80 cm, par exemple) pour “bloquer” le mur mitoyen instable (je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire ?). J’ai parfois réalisé ça, en prenant des agglos à bancher. Le décalage de hauteurs fait que l’ouvrage s’inscrit “en douceur” dans le jardin.
      Attention, les armatures dans la fondations doivent être en boucle, pour s’opposer au basculement.
      Cordialement,

  37. Bonjour,
    Nos voisins ont leur permis de construire, ils passent chaque parpaing en béton à la meule en plein air et cela génère de la poussière de béton qui se répand à tous les vents. Il a une piscine à construire, un abri pour le moteur de sa piscine collé à notre clôture, et il y a tellement de parpaings en béton pour faire tout ça, que je me demande si ça va pas finir dans mes bronches, toute cette poussière. C’est comme une zone industrielle qui s’est installée, ça parle fort comme s’ils étaient seuls. De plus ils ont ratiboisé toute la végétation de chez eux et ont créé un vis-à-vis. Est-ce à moi de réparer ce vis-à-vis en plantant de nouveaux arbustes ? Franchement, là il y a nuisances. Comment faire ?

    1. Bonsoir-bonjour,
      votre question portant purement sur un problème de voisinage, donc exclusivement juridique, je ne peux que vous encourager à aller voir un avocat connaissant bien de ce genre de cas (que j’imagine très pénible, en effet). Il vous répondra bien mieux que je ne pourrais le faire.
      Cordialement,

  38. Bonjour je fais actuellement construire maison sur vide sanitaire.
    Suite à une modification des plans, passage en PMR. J’ai signé un avenant précisant le nouveau calage du plancher qui doit être à 11 (niveau du terrain naturel).
    Cela demande de bancher la partie vide sanitaire et de réaliser une étanchéité limite de propriété.
    Problème je viens de m’apercevoir que le vide sanitaire est en blocs creux non en banché et on vient de couler le plancher de l’étage.
    Que me doit légalement le constructeur ? Existe-t-il un danger ? peut-on réparer ?

    1. Bonjour,
      si j’ai bien compris, vous avez demandé que le niveau intérieur soit au niveau du terrain extérieur, pour permettre une accessibilité par une personne à mobilité réduite.
      Par parenthèses, je rappelle que la hauteur minimale d’un plancher intérieur doit se situer à + 15 cm au-dessus du terrain extérieur. Il faut donc un dispositif de caniveau ou de terrasse ajourée (lames de bois ou dalles sur plots) pour avoir à la fois ce décalage de 15 cm et une accessibilité de niveau.
      Je ne vois pas le rapport entre les niveaux et un soubassement en béton banché ?!
      Et, dans le principe, je ne vois pas non plus le danger d’un mur de soubassement en agglos creux, s’ils sont enduits à l’extérieur et s’il n’y pas pas de poussée latérale importante. La plupart des soubassements que je fais faire sont ainsi.
      Enfin, si le contrat conclu (marché de travaux ou devis d’artisan ou ccmi) prévoit un mur en agglo à bancher, il doit être réalisé comme cela. C’est une obligation contractuelle. Et si le professionnel n’a pas respecté son engagement vous avez droit à un dédommagement. Par exemple, à votre place, je refuserais de payer le mur, puisqu’il n’est pas ce que j’avais commandé. Ce serait donc un “cadeau” de l’entreprise, déduit du devis global.
      Enfin, non on ne peut pas changer un mur de soubassement.
      Cordialement,

      1. Merci pour le retour, concernant + 15 cm au-dessus du terrain extérieur, c’est sur l’ensemble de la maison ? Ou pour la partie ouverture ?
        Car j’ai un pan de mur en limite de propriété qui donne sur la terrasse sur terre-plein de mon voisin qui est à TN+ 15 cm.

        1. C’est une règle générale, que ce soit au niveau des ouvertures ou non.
          Ceci dit, si l’étanchéité est bien faite et le sol extérieur en contre-pente (éloignant les eaux de pluie de la maison), ce ne sera pas forcément une cause de sinistre…

  39. Bonjour Monsieur
    Nous avons un terrain en pente et le bureau d’étude prévoit un mur en béton armée de 25 cm, mais apparemment cela n’est pas suffisant, alors il reprend les charges horizontales en tête de mur par une dalle pleine d’une épaisseur de 20 cm. Cela va ajouter un coût considérable à notre construction et nous gêner pour l’isolation qui était prévue en poutrelles hourdis polystyrène. Tout ce béton est-il bien nécessaire ?

    1. Bonjour,
      je ne peux vous répondre que de façon générale, bien sûr, alors que dans le “bâtiment”, il n’y a en fait que des cas particuliers.
      La nécessité d’un dallage en béton armé plein est très surprenante, pour (je présume) une maison individuelle. Les poussées horizontales sont en général reprises par les chaînages et le plancher hourdis, pour être transmises aux autres murs perpendiculaires à la pente, et c’est souvent très largement suffisant. J’ai travaillé un douzaine d’années en montagne, et je connais assez bien ces techniques.
      Quelle est la pente du terrain ? (environ) En général on définit la pente par un pourcentage, par exemple 45° = pente de 100%. Quelle est la hauteur du mur de soutènement ?
      Mieux vous pourrez décrire votre projet, mieux je serai à même de vous donner des informations.
      Cordialement,

  40. Bonjour Mr Espagno, nous avons fait construire notre maison il y’a maintenant presque 8 ans et nous avons des infiltrations au niveau de notre sous sol. Le sous sol a été réalisé en parpaing creux avec un enduit bitumeux sur la face externe + delta ms + drain.
    Malgré ma déclaration auprès de l’assurance dommage ouvrage celle ci ne veut pas prendre en compte les dégâts car on peut avoir des infiltrations sur un sous sol. J’ai argumenté en disant que le parpaing étant creux à des profondeurs inférieurs à 60 cm, il y a un risque d’atteinte à la solidité de la maison mais l’assurance ne veut rien savoir.
    Qu’en pensez vous ? Que dois-je faire pour qu’ils prennent les mesures nécessaires pour éviter les infiltrations ?
    Cordialement

    1. Bonjour,
      – La technique réalisée a été a priori bien conçue, ce sont les travaux qui empêchent normalement une pénétration d’eau (à moins que le sous-sol baigne dans la nappe phréatique). C’est donc la mise en oeuvre, la réalisation qui est défectueuse. Ces travaux, drain, membrane Delta, demandent que la technique précise de leur pose soit parfaitement respectée.
      – Oui, on peut avoir des infiltrations dans un sous-sol, quand il n’est pas une pièce “habitable”. Si vous ne l’avez pas indiqué “habitable” dans le ccmi ou dans le dossier de demande de permis de construire (par exemple en y mentionnant “salle de jeux” ou autre dénomination de ce genre), l’assurance est juridiquement fondée à refuser sa garantie.
      – Un agglo creux en mur de soubassement drainé ne porte pas atteinte à la solidité de la maison, donc là non plus, ce ne sera pas un sinistre à caractère décennal.
      – Que faire ? La garantie civile contractuelle est maintenant passée (5 ans après la réception). Je ne vois pas de solution, sauf à démontrer que les agglo dans la profondeur de 60 cm que vous évoquez baignent parfois dans l’eau et risquent de geler…
      Essayez aussi de voir l’origine des infiltrations : ponctuelles ou générales ? Si c’est une infiltration ponctuelle, elle sera plus facile à réparer.
      Cordialement,

  41. Bonjour
    Nous devons recevoir notre maison bientôt. Le vide sanitaire est très humide. L’architecte dit qu’il n’avait pas prévu l’aération du vide sanitaire pour réduire le budget. Est-ce normal? L’architecte ne devait-il pas nous informer de cette situation? Que faire?

    1. Bonsoir, non à mon avis ce n’est pas normal. Je sais bien qu’il n’y a pas d’obligation légale constante pour ventiler un vide sanitaire ; c’est obligatoire dans certains cas seulement : canalisation de gaz dans le v s, ou bien présence de radon dans le sous-sol, par exemple.
      Mais c’est quand même une évidence de ventiler. Sinon, on ne peut pas parler de vide “sanitaire”.
      Le coût est insignifiant quand on construit : on place simplement des petites grilles dans le soubassement, l’ensemble de la dépense ne coûte guère qu’une centaine d’euros. Donc, réduire le budget avec ça est surprenant !
      Que faire ? Je vous encourage à demander quand même à votre architecte de faire réaliser une ventilation du v s. L’idéal est d’avoir par exemple 2 grilles sur 2 façades opposées (donc 2 x 2 = 4 grilles en tout, ou plus).
      Insistez auprès de votre architecte en disant que vous être surpris de ce conseil de ne pas placer d’aération, alors qu’il avait toujours parlé d’un vide “sanitaire”.
      Cordialement,

  42. Bonjour
    Je viens d’acheter un bien immobilier, les égouts étaient fonctionnels avant que la route soit refaite. On a constaté en passant une caméra que le tuyau de raccordement aux égouts communal avait été arraché et rempli de ballast. Que puis- faire?
    Salutations S.M.

    1. Bonjour, eh bien, c’est donc une dégradation due aux travaux routiers. Dans ce cas, il vous faut demander réparation à qui à la charge de cette route, probablement la Mairie ou bien le Département ou la Région (ça dépend des routes et de leur localisation : en ville / pas en ville). La Mairie vous renseignera sur qui a la charge de cette route.
      Si vous êtes seul propriétaire, il vous faut adresser une lettre recommandée avec a r à qui a cette charge de la route, demandant une réparation immédiate, en urgence : un raccordement à l’égout ne peut pas attendre ! Pour ma part, j’ajouterais une demande de dédommagement de 150€ par jour passé sans réparation, pour faire activer les choses.
      Puis vous téléphonez à qui de droit (maire ou conseil départemental ou régional ou …) 2 ou 3 jours après : si vous sentez que la réaction sera longue, je vous engage à aller voir un avocat tout de suite, pour envoyer une Mise en Demeure puis éventuellement assignation.
      Par contre, si le responsable a compris le problème et a prévu d’intervenir dans l’immédiat, tout va bien.
      Si vous êtes en copropriété, vous devez passer par la “case copropriété”, ça rajoute une étape de plus…
      Cordialement,

  43. Bonjour,
    Je fais suite à mon message de ce matin relatif à une pose de linteau avec appui insuffisant (environ 10 cm de chaque côté) dans le cadre de la pose d’une baie vitrée avec un agrandissement d’ouverture du mur porteur (de 1,30m à 2,90m).
    Finalement après envoi des normes DTU au responsable de l’entreprise, ce dernier m’a proposé de remplacer le linteau (une grande partie des travaux est donc à refaire), l’appui sera donc de 25 cm de chaque coté (brique creuse sur 2 rangées) , le linteau étant une poutre en acier HEB de 20 cm de côté et d’une longueur de 3,40 m (baie vitrée de 2,90m)
    J’ai quelques questions :
    – est ce compliqué de retirer le 1er linteau (coffrage en mortier) ?
    – lors de la pose de ce 1er linteau, des étais ont été mis après découpage du plafond en placo de ma pièce (puisque l’étage est aménagé dans les combles et qu’il s’agissait d’un faux plafond) mais ils ont retirés moins de 2 jours après la pose du linteau : est ce suffisant ?
    Merci de votre réponse
    Cordialement

    1. Bonjour,
      – A priori, j’aurais plutôt créé des jambages latéraux, sans démonter le linteau en acier… Mais le maçon fait comme il veut.
      On aurait pu imaginer (suivant les lieux, que je ne connais pas) : dépose de la porte-fenêtre, étayer, tailler délicatement de chaque coté une feuillure de, par exemple, 10 cm x 10 cm dans le mur en briques (je dis “délicatement”, car si la face extérieure du mur n’est pas touchée, l’enduit ne sera même pas à refaire !), y placer dans chaque feuillure un poteau en acier 10 x 10 qui servira d’appui au linteaux, replacer la porte-fenêtre, reprise de placo et un coup de peinture…
      – Retirer un linteau de 3 m : oui, c’est compliqué, et ça entraîne pas mal de reprises.
      – Etais retirés trop vite : ah oui, moins de 2 jours c’est court. Mais si rien ne s’est passé, ça a eu le temps de sécher depuis 🙂 J’aurais laissé les étais au moins 4 ou 5 jours.
      Cordialement,
      PS : vos autres messages étaient bien passés.

      1. Merci de ce retour,
        je ne vois pas mes messages précédents que vous semblez avoir reçus
        L’entrepreneur a en effet choisi de changer le linteau (HEB en acier) et du coup en effet reprise du crépi.
        Quand vous dites reprises liées au retrait du linteau, ça signifie quoi ? Ya t-il un risque pour la structure du mur ?
        Le retrait du linteau au dessus de la porte fenêtre existant avant la baie vitrée s’est fait sans problème mais il devait faire 1,5m
        Merci de votre retour.
        Cordialement

        1. Bonjour, vous ne voyez pas tous vos messages, car je fais apparaître (ou non) chaque message. Bien sûr, je n’ai pas inséré dans le site tous les messages qui comportaient le même texte.
          Retirer un linteau pour le changer est assez délicat, il faut bien étayer, etc. (comme la première fois, quand vous avez fait élargir l’ouverture).
          Cordialement,

  44. Je viens de faire réaliser un agrandissement d’une ouverture sur un mur porteur: une porte fenêtre d’une largeur totale de 1 m 35 a été remplacée par une baie vitrée d’une longueur totale de 2,90 m. Les travaux ont été terminés il y a 5 jours
    L’agrandissement de l’ouverture a été réalisé puis un linteau HEB (avec poutre en bois à l’intérieur) de 20cm de coté (la longueur prévue sur le devis était de 3,20 m) a été posé.
    J’avais pris une photo après la pose du linteau
    En reprenant la photo et en me servant de points de repères, il est clair qu’il n’y a pas 15 cm de chaque coté pour l’appui du linteau : la longueur que j’ai pu évaluer est d’environ 10/11 cm sur de la brique creuse (1ere rangée d’alvéoles plus ou moins comblée avec du mortier et tableaux autour des murs (ciment gris sur le devis mais il me semble que c’était du mortier). A noter que le mur comprend 2 rangées de briques creuses (20 cm de profondeur au total je pense)
    Le linteau a été également été coffré avec du mortier.
    Au dessus de ce linteau il y a un chainage puis le toit directement (étage aménagé dans les combles
    Y a t’il un risque important du fait de cet appui qui n’est que d’une dizaine de centimètres (alors que les normes DTU prévoient au moins 20cm) même si le poids au dessus n’est pas majeur puisqu’on on est sur le toit quelques centimètres au dessus du linteau ?
    J’ai contacté l’entreprise qui me dit que le risque est faible car le linteau mesure 20cm de côté, que la baie vitrée n’est pas très large et que de toutes façons si problème, il y a une garantie décennale
    L’hypothèse est que le l’HEB reçu ne faisait peut être pas 3,20m mais plutôt entre 3,10m et 3,15m
    L’entreprise a plus de 25 ans, semble sérieuse et est bien notée
    Que me conseillez vous de faire ?
    Merci

    1. Bonjour,
      – Les appuis de linteau sur briques creuses doivent en effet faire au moins 20 cm (ou plus, suivant calcul !). Compte tenu de la longueur de la poutre (linteau de quasiment 3 m), dans ce cas, je fais réaliser, en plus, des jambages verticaux de chaque coté (comme des poteaux en béton armé, de 20 cm d’épaisseur, collés au mur et encadrant la porte-fenêtre). Donc oui, à mon avis il y a risque que l’appui en brique cède un jour ou l’autre. La brique n’est pas censée être capable de porter ce poids.
      “De toute façon, il y a une garantie décennale” : Mmouais… que penseriez-vous d’un chauffeur de taxi qui vous dirait “Je sais, j’ai des pneus lisses et j’ai 1 g d’alcool, mais l’accident n’est pas certain, et de toute façon je suis assuré…” ? Et s’il devait y avoir sinistre, je souhaite pour vous que ce soit dans les 10 ans, car après vous n’êtes plus assurée.
      – Qu’entendez-vous pas “entreprise bien notée” ? Vous parlez de sa réputation en général ou cela correspondrait à quelque chose de précis ?
      Cordialement,

  45. Bonjour
    Avons nous le droit, sur un voile contre terre armé sur quatre faces, si celui-ci est amputé d’une face car celle-ci empiète sur le terrain du voisin, de construire un mur en parpaing banché pour remplacer cette face de voile contre terre?
    La garantie de l’entreprise qui a réalisé le voile contre terre reste-t-elle toujours valide en cas de soucis à venir?
    Merci pour votre réponse
    Bien cordialement

    1. Bonjour, je ne suis pas sûr de comprendre de quoi il s’agit. “Voile contre terre armé sur 4 faces” : parlez vous d’une construction en sous-sol, dont les murs (les “voiles” ?) seraient en béton armé ? Et donc, mal implantée, une partie empiétant chez le voisin ?
      Si c’est bien le cas, il vous faut en effet démolir la partie mal située, pour au final être parfaitement sur la limite de propriété. Soyez précis, les Juge ne retiennent d’habitude de tolérance qu’inférieure à 1 cm, c’est très faible.
      La logique constructive voudrait que vous fassiez à nouveau un mur en béton banché. Mais si le sous-sol n’est que d’un niveau (h<3m), des agglo "blocs à bancher" devraient suffire. Les points faibles, délicats, sont les liaisons avec les murs existants. Il conviendra de veiller à ce que les murs ne se désolidarisent pas. Je ne peux guère vous en dire plus, sans voir les lieux (photos et plans).
      Cordialement,

  46. Bonjour Monsieur,
    Ma maison est en cours de construction et bientôt terminée.
    Il a été coulé une poutre en BA au milieu de ma maison de plain-pied qui à mon avis n’aurait pas dû être visible et qui l’est dans le couloir et dans une des trois chambres. Je pense qu’il n’ont pas bien compté les rangées de briques et qu’ils l’ont réalisée trop basse. A mon avis elle aurait dû être plus haute soit noyée soit dépassée dans le plafond. Et ce n’est pas le cas.
    De plus notre chef de chantier était inexistant et du coup il n’y a eu aucune vérification lors du coulage de cette poutre.
    Aujourd’hui nous avons un nouveau chef de chantier qui est présent et sérieux mais même s’il pense comme nous, il n’en n’est pas absolument certain. Et pour finir la communication avec le bureau d’étude est quasi inexistante.
    Qu’en pensez vous? Est ce normal et si non, quels recours peut on avoir?
    Je vous remercie.
    Anne

    1. Bonjour, pour savoir quels recours vous pouvez avoir, il faut se baser sur les contrats conclus avec l’entreprise. En effet, les obligations et les engagements ne sont pas les mêmes. Est-ce un contrat direct avec un maçon ? ou avez-vous un contrat avec un architecte ou un autre maître d’oeuvre ? Un Bureau d’Etudes ? Est-ce un CCMI ?
      Suivant la réponse, je pourrai mieux vous dire mon point de vue.
      Cordialement,

        1. Ah, c’est donc un ccmi. Que le constructeur se présente alors en tant que bureau d’études ou autre n’a pas d’importance.
          La position de cette poutre est-elle précisée, dessinée, quelque part dans les plans ? Notamment dans la “Coupe” ?
          Si oui, le CMI doit la respecter, notamment sa position en hauteur.
          Si non (comme c’est probable ?), le CMI peut la placer à la hauteur qu’il veut (du moment que c’est > 1,80 m).
          C’est un des défauts du ccmi : vous n’avez pas accès en général aux plans techniques qui vont servir à construire le bâtiment, vous n’avez accès qu’aux plans du permis de construire.
          Donc si la hauteur de cette poutre apparaît dans vos plans contractuels, c’est ok, vous pouvez demander des comptes au CMI. Et si elle n’apparaît pas, vous ne pouvez pas le faire a priori.
          Cordialement,

  47. Bonjour cher monsieur
    Notre maçon et le menuisier ont posé les baies vitrées et portes-fenêtres en l’absence de seuils en béton et rejingot, directement sur des morceaux de briques. Nous avons eu des infiltrations; ils ont “réparé” en plaçant devant les dessous en brique des marches en ciment.
    Ma question est de savoir si je peux signer l’achèvement des travaux de ma maison avec réserves et conserver ces dessous de portes non conforme sans danger (pour éviter de tout refaire placo peintures carrelage, et le préjudice d’un énorme travail)
    bien cordialement

    1. Bonjour, votre message montre combien le “bâtiment” se répare difficilement, et qu’il vaut 1000 fois mieux anticiper les problèmes que tenter de les résoudre trop tard.
      Les règles de l’art (et de bons sens) imposent que les seuils soient faits AVANT de poser les menuiseries, puisque ces menuiseries doivent être posées sur les seuils, avec un joint bien étanche que la menuiserie vient compresser. Poser des menuiseries sans les seuils est une faute et une ânerie du menuisier.
      Que faire ?
      Pour ma part, je ferais déposer les menuiseries, faire des seuils corrects avec retour de rejingot (ce que vous n’avez probablement pas…), reposer les menuiseries avec une étanchéité du coup bien faite, et reprises de placo et peinture.
      Le seul souci est le carrelage. Il m’est arrivé de devoir déposer/reposer des menuiseries. Si le carrelage est un peu abîmé au bord, un profilé fin, de même nature que la menuiseries (bois ou alu), permet de rendre le raccord invisible. Il faut être soigné, mais c’est très possible. C’est mieux que refaire quelques carreaux devant la menuiserie, car ça se voit, ne serait-ce que la couleur des joints qui ne sera pas strictement identique.
      Si vous ne faites pas faire cette dépose/repose, vous risquez d’avoir des problèmes récurrents dans le futur. Il serait acceptable de laisser en état seulement si la menuiserie concernée était “hors d’eau” (sous un auvent, par exemple).
      En tout cas, si vous ne faites pas faire correctement l’ouvrage, ne montrez pas vos doutes là-dessus sur la réception des travaux, en le mentionnant en réserve ! Vous perdriez la garantie décennale sur cette étanchéité, ce qui serait une grave erreur car ce qui est marqué en “réserve” N’EST PAS ASSURE si ce n’est pas refait.
      Cordialement,

  48. Bonjour,
    Je voudrais avoir votre avis sur l’isolation du plancher de notre étage. Du traitement des ponts thermiques pour être plus précis.
    Le conducteur de travaux (CCMI) a fait mettre de l’isolant en polystyrène sur tout le pourtour du plancher recevant l’étage à l’exception d’un côté. D’après ses dires, les ponts thermiques sont traités à chaque fois que le mur donne sur l’extérieur. Mais comme le dernier côté est en contact avec la toiture qui recouvrira notre suite parentale, il bénéficiera de l’isolation de la chambre et n’a pas nécessité d’en mettre. La suite parentale étant au RDC n’a pas d’étage au-dessus.
    Pour la même raison, le mur côté intérieur du salon n’aura que du placo (Ba13 je crois) et pas d’isolation puisque le mur n’est pas en contact avec l’extérieur mais avec la chambre se trouvant de l’autre côté du mur.
    Cela vous paraît-il conforme à la norme RT2012 ?

    1. Bonjour,
      on isole, logiquement, une paroi (un mur, un plancher…) quand les 2 pièces de chaque coté ne seront pas à la même température (chauffée/pas chauffée).
      Si chauffé de part et d’autre : pas d’isolant.
      Et si chauffé d’un coté mais combles non chauffés de l’autre : isolant.
      Tout cela est logique, de bon sens.
      Le Bureau d’Etudes Thermiques (nécessaire pour établir l’étude thermique, obligatoire RE2022) le calculera (si l’on peut parler de calcul).
      Cordialement,

  49. Bonjour
    Nous avons fait creuser une piscine, nous avons demandé un supplément pour une dalle béton de 2 m autour de la piscine. Après vérification la hauteur de dalle n est pas identique partout, 5 cm d écart !!!!!!! Sur différents points de la dalle.

    1. Bonjour, ah oui en effet, 5 cm de différence de hauteur, ça fait beaucoup ! Surtout que la margelle de la piscine doit être bien horizontale, elle (l’eau restera toujours parfaitement horizontale… 🙂 ).
      J’espère que vous n’avez pas payé l’entreprise.
      Cdlmt,

      1. Bonjour
        Visiblement le pisciniste se cacherait derrière le fait qu’il y ait une tolérance de hauteur
        Est-ce possible ?

          1. Je vous remercie sincèrement de vos réponses qui nous éclairent un peu plus
            Que nous conseillez vous d entreprendre ?

  50. Bonjour, suite à des travaux de rénovations salle de bains nous avons remarqué que la dalle faisait que 6 cm d’épaisseur et que le ferraillage visible est à moins d’1 cm de la base du polystyrène.
    Est ce normal ? Ou devons nous faire venir un expert pour vérifier la structure ?

    1. Bonjour, j’ai besoin de plus d’informations pour vous donner mon avis :
      – Quelle est la nature du plancher ? plancher hourdis (donc sur du vide en-dessous, vide sanitaire, cave, ou pièce si c’est à l’étage) ou dallage sur terre-plein (hérisson de cailloux) ?
      – Un plancher est composé de (en partant du bas et en remontant) : isolant (si le plancher est sur une zone non-isolée), plancher lui-même, en béton (dans 99% des cas), chape de ravoirage (pour enrober les gaines et désolidariser le revêtement de sol du plancher – elle peut être remplacée par un isolant), chape ciment et enfin le revêtement de sol (carrelage, parquet, etc.). Etes-vous sûr que ce que vous appelez “la dalle” n’est pas la chape ciment du revêtement de sol (qui font souvent, justement, 6 cm d’épaisseur)?
      Cordialement,

      1. Bonjour, plancher hourdis au rez de chaussée dans une salle de bain.
        C’est la dalle oui car la chape de finition est supprimé pour changement carrelage

        1. Alors dans ce cas, il s’agit de la partie haute du plancher hourdis. Elle est en béton, en forme de voutain (donné par le profil des entrevous). Son épaisseur s’affine entre les poutrelles, pour atteindre seulement 5 cm au plus étroit (et même 4 cm dans certains cas !). Elle est armée d’un treillis soudé, en pratique posé sur les entrevous, ce qui explique le faible enrobage (normalement, l’enrobage devrait être de 2,5 cm mini, ce n’est quasiment jamais le cas).
          Bref, tout cela semble a priori tout-à-fait normal.
          Bon chantier de salle de bains, cdlmt,

  51. Bonjour, nous avons fait réaliser une extension à notre maison en 2017. Il s’agit d’une construction cubique avec 2 grandes baies vitrées donnant sur le jardin. Celui-ci est très légèrement en pente vers l’extension.
    Tout à bien été le premier hiver. Le deuxième hiver et les suivants, du salpêtre est apparu sur les joints de carrelage le long des baies vitrées et ceci de octobre à mars, sous la forme d’efflorescences de 1 à 2 cm d’épaisseur. Au printemps et en été, quand il fait plus plus chaud, après nettoyage, plus de problème.
    Le constructeur nous reproche de ne pas avoir voulu d’un drain qu’il nous conseillait. Pour mon mari, il s’agit d’un pont thermique dû à l’absence d’un polystyrène entre les menuiseries et la chape. En effet dès qu’il fait froid, le long des baies vitrées et uniquement là, le carrelage est glacé.
    Pouvons-nous faire appel à la garantie décennale ? Comment devons-nous procéder ? Devons-nous réaliser à nos frais une expertise préalable ?
    Merci d’avance. Cordialement

    1. Bonjour,
      – terrain légèrement en pente vers la construction : pour ma part, dans ce cas de figure, j’aurais fait faire un drain – non négociable 🙂
      – salpêtre ? Pas sûr… Il peut s’agir de moisissure due à l’humidité, due elle-même à la condensation, due (enfin 🙂 ) à une zone froide dans un volume bien isolé par ailleurs. Ou bien à de l’humidité qui a tendance à pénétrer depuis l’extérieur (terrain en pente) ou les 2 simultanément. Il n’en demeure pas moins que c’est une malfaçon.
      – reproche du drain : ah non, soit le drain est nécessaire et le CMI doit le comprendre dans le prix des travaux, soit il n’est pas indispensable, et on ne peut pas vous reprocher de ne pas l’avoir fait faire. En la matière, le client (vous) est un néophyte, ce n’est pas à vous à commander quels sont les travaux techniques indispensables.
      – normalement, tout carrelage doit être désolidarisé des murs, sur 4 cotés, par une “bande résiliente” qui fait également isolant. Il serait bien extraordinaire qu’elle soit absente… (tous les carreleurs la placent).
      – que faire ? Vous devez déclarer un sinistre, avec envoi de 2 lettres r a r, simultanément au constructeur et à son assurance décennale ou à la Dommage-Ouvrage, s’il y a lieu.
      S’il n’y a pas de bande résiliente entre carrelage et mur, la malfaçon est avérée. Sinon, il faut faire des investigations pour déterminer la cause du sinistre.
      Cordialement,

  52. Bonjour , le drain autour de la maison n’a pas été fait autour de la maison avant de remblayer la terre , les nouveaux propriétaires me demandent la mise en conformité à mes frais, est-ce à ma charge ou à celle du maçon ?

    1. Bonjour, si je comprends bien :
      – vous avez fait construire une maison,
      – un drain n’a pas été fait. Etait-il dû par le maçon ? Lui avait-il été commandé dans sa commande de travaux ?
      – vous avez vendu la maison. Les nouveaux propriétaires vous reprochent qu’il n’y a pas de drain. Aviez-vous vendu la maison en précisant qu’elle comporte bien un drain ?
      En fait, quels sont les engagements incontestables (donc écrits) des uns et des autres ?
      Si pas d’engagement écrit, pas de drain qui soit dû. Si engagement écrit qu’il y ait un drain, il est dû par qui a pris cet engagement, soit le maçon, soit vous-même, soit les deux.
      Cdlmt

      1. Bonjour, le drain n’est pas écrit sur le devis et nous n’avions pas précisé cette partie que le remblaie avait été fait sans le drain
        Du coup est ce au maçon ou à moi de payer ? Pour la remise en conformité ?
        Je vous remercie pour vos éclaircissements

  53. Bonjour. Je ne sais pas si je suis dans le bon forum pour poser ma question car il ne s’agit pas d’une malfaçon dans notre construction, mais bien de ne pas en créer une.
    Notre question concerne un projet de travaux, à savoir : peut on dégager l’angle du Rez de chaussée d’une maison ancienne en pierres élevée d’un étage, s’il existe un moyen de soutenir le bâti sans risque pour l’ensemble.
    Merci de votre réponse

    1. Bonjour, je vous réponds bien volontiers – il n’y a pas, fort heureusement, que des malfaçons dans le “bâtiment” – mais je ne peux dire ici que des généralités, car il faudrait étudier les lieux.
      Techniquement, on peut à peu près tout faire actuellement. On a des moyens techniques et des matériaux qui permettent des prouesses. Mais il s’agit bien sûr de savoir si c’est “raisonnable” ou pas, si le surcoût sera démesuré ou non. Dégager l’angle externe d’une maison ancienne en pierres me semble être complexe, très complexe même. Il va falloir “ancrer” dans le bâtiment une ossature (béton armé ou acier) qui va soutenir l’angle évidé. Très délicat, donc très cher.
      Evidemment, ne vous adressez surtout pas à une entreprise seule, il faut un architecte ou, à défaut, au moins un ingénieur structure (mais qui n’aura pas la vision globale du résultat). Le risque est trop grand.
      Cordialement,

  54. Bonjour,
    Je ne sais pas si vous pouvez me conseiller mais nous avons fait le choix d’un CCMI et nous avons réceptionné ce vendredi 04. Nous avons eu droit à un chantage au clef avec réserves et récupération du chèque par le constructeur avec un délai de 12 mois imposé. Nous allons envoyer une lettre recommandée pour ajouter d’autres réserves et émettre les réserves précédemment notées. Cependant nous voudrions modifier les délais imposés et aussi ajouter sur les nouvelles réservés un délai.
    Est-il possible de les modifier, sachant qu’on pas eu le choix …?
    Cordialement,

    1. Bonjour, quelques informations importantes :
      – chantage aux clés pour obtenir un chèque indu : totalement illégal, condamné régulièrement par les Tribunaux (voir notamment sur le site AAMOI).
      – délai de 12 mois imposé : je présume qu’il s’agit du délai de levée des réserves, c’est totalement irréaliste, abusif.
      – vous pouvez ajouter des réserves dans le délai d’1 semaine après la Réception, à condition que ce soit notifié au constructeur par lettre recommandée avec a.r.
      En pratique, je vous engage à envoyer dès demain au constructeur une lettre recommandée avec a.r. (et la même lettre envoyée par mél, en doublon : c’est beaucoup mieux de faire ainsi lettre rar + mél), dans laquelle vous préciserez que :
      – le CMI s’est rendu coupable d’un acte illégal, à savoir le chantage aux clés forçant la récupération de votre chèque. Il s’agit d’une faute pénale qui doit mener le CMI au Tribunal correctionnel, devant un Juge d’instruction.
      – le délai de 12 mois pour lever les réserves est nul et non avenu puisque mentionné contre votre volonté, imposé par le chantage aux clés illégal. Le délai maximal que vous acceptez pour lever les réserves, sera de …. (par exemple 3 semaines – je ne connais pas ces réserves, aussi je ne peux pas en apprécier leur durée. En général, il faut mentionner au moins 15 jours. Davantage s’il y avait des matériels à commander).
      – les réserves que vous ajoutez à celles déjà mentionnées.
      Vous pouvez aussi ajouter que vous vous réservez le droit de porter plainte pour “chantage à la remise des clés pour extorquer un chèque indu”. La loi est précise sur les ccmi et elle condamne les contrevenants.
      Enfin, je rappelle pour ceux qui nous lisent, que CE N’EST PAS LE CMI qui réceptionne, mais bien le client, LUI SEUL. Donc le CMI NE PEUT PAS s’opposer à ce que vous réceptionniez quand vous voulez, du moment que le bâtiment est utilisable et que le CMI a été convoqué à la réception, au moins 15 jours à l’avance. Et que le CMI soit d’accord ou pas avec les réserves n’a AUCUNE IMPORTANCE. Il peut seulement les contester devant un tribunal s’il le veut. Donc en pratique, C’EST LE CLIENT QUI TIENT LE STYLO, QUI REDIGE L’ACTE DE RECEPTION.
      Cordialement,

      1. Merci pour votre retour, c’est exactement ce que j’allais faire. Cependant on a été convoqué par téléphone et comme la cuisine arrive jeudi ( cela faisait 4 fois qu’on changeait la date) il fallait réceptionner. Il le savait. De plus comme la date limite de réception était dépassée de 10 jours, j’ai cru qu’il allait tenir les promesses. Je pense qu’il bluffait et il nous a fait signer un document comme quoi il acceptait la consignation de 1500 euros mais chez lui et avec le chèque à son nom… On a pas eu le choix, comme la sommes.
        De plus les coins de seuil de fenêtre ont été abîmé et il les a réparé, sauf que pour lui le fait que la réparation soit de couleur différente est normal. Mais il fait un geste pour enduire tout les seuils et appuis de la maison de résine couleur. Comme aussi quelques morceaux de tuiles qui ont perdu leur couleur et qui virent au rouge, couleur qu’il ne veut pas reprendre. D’ailleurs cela m’inquiète d’avoir des tuiles peintes … j ai peur dans le futur. Dois je mettre en réserves que dans le futur cela devrait être changé si la couleur part.
        Une dernière chose aussi : nous avons une sortie de hotte de cuisine en extérieur et le trou n’a pas été effectué, ni le flexible raccordé qui manque d’ailleurs. La cuisine est montée le 14, 15, 16. Il a dit qu’il viendrait. Mais s’il change d’avis puis-je faire intervenir quelqu’un et envoyer le devis + le déplacement du cuisiniste qui devra revenir en plus ?
        cordialement

        1. Bonjour,
          – je vous engageais à mentionner le caractère illégal du chantage aux clés et du chèque non-cautionné pour bien montrer que vous n’êtes pas dupe des manoeuvres illégales du CMI. Après on peut espérer que l’opération se termine au mieux pour vous. Mais en vous faisant respecter, vous mettez les meilleures chances de votre coté.
          – une couleur qui change, qui fane, est un dommage esthétique, non pris en compte dans les garanties. Alors, oui il vaut mieux le mentionner à la réception – ou du moins dans le complément apporté dans les 7 jours – car ainsi cela devient un engagement du CMI envers vous.
          – s’il manque le raccordement de la hotte qui était dû, il faut donc le mentionner dans les réserves à ajouter.
          Cordialement,

          1. Une dernière chose et je ne vous ennuie plus, le trou pour la hotte dois être réalisé par le constructeur, étant donne qu il a réalisé la sortie sur la toiture et qu il a fait les plafonds ?
            Cordialement

          2. Si le CMI doit la hotte, il doit son raccordement. Si ce n’est pas lui qui la fournit, il ne doit le raccordement que si c’est précisé dans la “petite” Notice descriptive.
            Cordialement,

  55. Bonjour Monsieur Espagno.
    Nous avons fait des travaux de rénovation d’une maison avec construction d’une extension sous la direction d’un architecte. La réception des travaux s’est faite en 07/2021 avec des réserves portant sur des questions mineures. Les interventions des entreprises n’ont pas encore été effectuées. Les réserves ne sont donc pas levées. L’architecte nous a proposé de faire le DAACT.
    S’agit-il de deux démarches indépendantes, la levée des réserves se faisant dans ce cas après l’attestation d’achèvement des travaux?
    Merci de votre réponse.
    Bien cordialement

    1. Bonjour, vous pouvez déposer la DAACT, vous le devez même, dès que le bâtiment est conforme au Permis de construire et qu’il est utilisable. Votre architecte a donc raison, car s’il n’y avait pas cette obligation de déposer une DAACT, quiconque pourrait dire qu’il lui reste encore des petites finitions à faire et, des années après, ne jamais la déposer.
      Un DAACT ne vaut en aucune manière levée des réserves, ce sont des actes séparés.
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        Je souhaiterai obtenir votre avis sur une malfaçon . En effet l’entreprise de maçonnerie qui est intervenue pour la réalisation de la semelle a réalisé un ferraillage horizontale en profondeur 80 cm sans coffrage avec absence de ferraillage vertical. L’entreprise me propose de refaire une semelle par dessus l’ancienne.
        J’ai des doutes et j’aimerai connaître votre avis sur cette solution. serait il pas mieux de repartir de zéro ? (Démolir ce qui a été réalisé et refaire ?)
        Merci pour vos conseils
        Cordialement.

        1. Bonjour, on peut toujours tout démolir et refaire, mais démolir des fondations est un énorme travail. Si une semelle coulée sur la fondation actuelle aura une certaine masse (si elle n’est pas trop fine), avec des liaisons d’armature bien faite ce coup-ci, la solution me semble envisageable.
          Cordialement,

  56. Bonjour. Tout d’abord je vous remercie pour cet article bienveillant.
    J’ai fait construire ma maison en juillet 2019. J’ai fourni au maçon chargé de la maçonnerie, les plans du permis, le plan de la parcelle etc. Ses plans ont été remis en main propre et plusieurs fois par mail via son associé de l’époque. Qd ma maison s’est trouvé presque achevé, mes voisins ont fait débuter la leur à côté de la mienne ( 6 mois après).
    Il s’est avéré que mon maçon avait implanté ma maison à 5 m au lieu de 3 m ( prévu au PC et alignement obligatoire sur PLU) mais également 80 cm plus bas que prévu sur terrain en pente. Nous avons déclaré le sinistre et depuis l’assurance décennale qui a reconnu l’imputabilité totale de la faute à son assuré et précisant que la garantie d’implantation est bien mobilisable tarde à me faire une proposition d’indemnisation.
    Un nouvel expert est intervenu et celui-ci m’accuse carrément d’avoir su l’erreur et de n’avoir rien dit. Il me demande d’une part de lui fournir preuve de fourniture des plans au maçon, ensembles des factures de travaux et matériaux de ma maison, pour retracer la chronologie de celle-ci, mais aussi attestation de non conformité de mon habitation. Cette attestation est en cours de rédaction et me sera communiqué bientôt.
    Pour le reste je ne comprends pas son intérêt. Je me sens complètement délaissé par l’assureur décennale et remis en question sur des fondements non justifiés.
    Pouvez vous me conseiller je vous en prie ? Merci infiniment

    1. Bonsoir,
      – si l’assurance (ou son expert, qui la représente) vous avait déjà écrit qu’elle reconnaissait le sinistre, elle ne peut plus en pratique revenir sur sa décision. Une lette, un rapport d’expert, voire un mél, peuvent suffire.
      – l’ancien expert a dû se faire “gronder” par l’assurance qui l’emploie et le paie, car il n’a pas cherché à la privilégier à votre détriment. Il a été neutre, de bonne foi, en fait. Donc l’assurance l’a remplacé par un autre, avec visiblement mission de refuser sa garantie. Tenez-bon, car vous êtes dans votre bon droit.
      – vous n’avez pas à fournir des plans ou quoi que ce soit d’autre, seul un juge peut l’exiger. Ne tombez pas dans le piège de laisser l’assurance prendre les décisions qu’elle veut et vous ordonner ce qu’elle veut. Avec quoi le maçon aurait-il construit, si ce n’est pas avec le plan du permis ?! Et de toute façon, le maçon n’était pas votre salarié, il est tenu en tant que professionnel, de respecter le permis de construire. Alors que vous, vous êtes un néophyte en construction et donc vous avez fait confiance au professionnel à qui vous vous êtes adressé (le maçon).
      Mon conseil : prenez tout de suite un avocat pour bien défendre vos intérêts, car l’enjeu est trop important et les assurances connaissent parfaitement toutes les règles et les procédures, vous ne pouvez probablement lutter sans conseil d’un avocat ou d’un architecte.
      Cordialement,

      1. Merci monsieur ! Je suis actuellement suivi depuis qq mois par un expert d’assuré. Cependant j’ai également pris contact avec un avocat que je vois le 4 mars !
        Merci pour votre réponse qui m’est très utile et me conforte pour ne pas céder. En effet l’enjeu est très important et dure depuis trop longtemps. Leur mauvaise foi n’a plus de limite mais heureusement les écrits restes et donc les preuves que je suis tout à fait dans mon droit.
        Merci encore

      2. Re bonjour
        J’ai suivi vos conseils. J’ai pris un avocat qui m’a également tout confirmé. La procédure s’annonce longue. J’espère une transaction à l’amiable avant procès .. merci bcp

    2. Bonjour
      Le maçon a mis 180 litres d’eau dans 7m3 de béton. Comment peut on corriger cette erreur? Quelles solutions s’offrent à nous?

      1. Bonjour,
        – quelle est la qualité du béton ? = semble-t-il correctement mélangé ? est-il résistant ? S’effrite-t-il ?
        – quelle est la destination du béton ? = fondations, plancher, poutre…
        A priori, le béton est largement sous-dosé en eau. Il faut le tester pour voir si vous pouvez le garder, quitte à le compléter si c’est possible (ça dépend quel ouvrage est concerné).
        Cordialement,

  57. Bonjour Monsieur Espagno,
    J’ai 2 devis techniquement différents d’entrepreneur pour la réalisation d’une allés en pavés (grès) ? L’un avec une chape de 15cm l’autre avec une de 7cm mais dont les fers (HA10) seraient scellés à ma maison (et à celle de mon voisin), dimension allée 12 x 2.40m. Il y a t il une réglementation sur ce type de pose ? Est-ce bien conseillé d’avoir une chape solidaire du bâti ?
    Est-ce que le fait de solidariser la chape peux rendre caduc la garantie décennale de mon habitation en cas d’apparition de fissures ?
    Merci d’avance pour votre retour.
    Bien cordialement. Philippe

    1. Bonsoir,
      L’épaisseur de la dalle est en général de 12 cm, armé d’un treillis soudé (fils d’acier de 7) ou, beaucoup mieux, dallage en béton fibré.
      Le dallage ne doit pas être solidaire des murs des maisons, il doit pouvoir se dilater facilement, sinon ce seront des fissures assurées !
      Ce qui fera la bonne tenue du dallage, c’est à 90% la préparation du support (il est comme un tapis posé par terre : si le sol bouge dessous, le tapis se déformera). Il faut un décapage complet de la terre végétale, si possible compactage de la terre, puis hérisson de cailloux et compactage, et enfin dallage coulé sur film polyane. Le tout correctement réalisé (ce qui n’est pas toujours évident : formes de pente, recouvrement des armatures, granulométrie du hérisson, etc.).
      La garantie décennale est acquise, même si les travaux ne respectaient pas les règles de l’art, du moment que la malfaçon est involontaire, et surtout, que vous n’avez pas la capacité d’apprécier si le travail est correct ou pas. Autrement dit, les assurances ne couvrent pas des malfaçons conscientes et connues du client, avant réception des travaux : ce serait assimilé à une escroquerie à l’assurance.
      Cordialement,

  58. Je connais une compagnie qui coule une école publique à Terrebonne et ce malgré le mauvais temps, la pluie verglaçante, la neige et les températures au-delà de -15° celcius je les ai vues jusqu’à -30°c etc… Il avait en plus d énormes délais entre les camions. Je m’inquiète pour ces fondations … et pour le mur et la durabilité c est impossible que ce qu ils soit légal… Aucune compagnie ne garantit le béton dans c est cas…

  59. Bonjour, Je me permets de vous interroger dans le cadre d’un achat d’un appartement en VEFA.
    Je viens de réceptionner le contrat de VEFA qui prévoit une clause liée au risque d’inondation dans le parking en sous sol. Le contenu de cette clause m’interpelle dans la mesure où elle prévoit que “le réservataire est dûment prévenu des risques d’inondabilité de l’ouvrage et des conséquences certaines sur l’ouvrage et son utilisation. De ce fait aucune réclamation concernant ce risque d’inondation ne pourra être assurée pour absence d’aléa. Que de même en aucune façon, la responsabilité du réservant ou de son gérant ne pourra être recherchée en raison des conséquences d’une inondation. ” Enfin la clause prévoit que cette condition est “une condition déterminante de vente de la part du promoteur et qu’elle devra être reportée pendant 30 ans dans les actes de ventes successifs”
    Je ne sais pas quoi penser de cette clause qui ne me rassure pas. Renseignements pris par ailleurs, on me parle de vérifier si les fondations font l’objet ou non d’un cuvelage ce que ne précise pas la notice descriptive. Cette notice précise que les murs du sous sol sont constitués d’un voile en béton armé ou en maçonnerie ou dispositif de béton projeté de 18 cm d’épaisseur (possible légers passages d’eaux précisés)
    J’aurai bien besoin d’un éclairage et avis sur cette clause et la technique de construction.
    Bien à vous.

    1. Bonjour,
      il semble bien que l’immeuble soit construit dans une zone où le sous-sol peut être inondé, ce qui n’a rien d’extraordinaire en soi. Le promoteur avait probablement besoin de réaliser un nombre de places de parking imposé, et il ne pouvait guère (ou ne voulait pas) les faire en surface, il a préféré les faire en sous-sol.
      Un cuvelage est toujours possible à la réalisation des travaux, mais pas une fois l’immeuble construit. Et il est très cher si l’on veut être sûr qu’il soit vraiment étanche. Le promoteur a probablement reculé devant son coût et il n’a donc pas fait de véritable cuvelage. Ceci dit, des murs en béton sont étanches par eux-mêmes, s’il n’y a pas de trou évidemment (pénétration de gaines, par exemple). L’eau pourrait en effet passer à la jonction murs/dallage.
      Il y a donc un risque que le sous-sol soit plus ou moins inondé un jour ou l’autre. Mais c’est peut-être une précaution juridique ? Peut-être le risque d’inondation est-il très faible, voire insignifiant ?
      Une façon simple et peu onéreuses de se prémunir des inondations : placer à différents endroits du sous-sol (aux pieds des murs, par exemple) des petites fosses – de simples regards en béton, avec couvercle – dans lesquels on installe des pompes électriques pour rejeter l’eau à l’extérieur : c’est simple à faire, pas cher, efficace. Si votre sous-sol n’était pas déjà équipé de telles pompes, je vous engage à le demander à la copropriété.
      Cordialement,

      1. Bonjour, Je voulais vous remercier pour votre réponse rapide et très claire. Je suis dans l’expectative quant à la portée et conséquences juridiques de cette clause. S’agissant d’un investissement, je suis pas sûr de vouloir partir avec ce genre de doute à l’esprit.
        Bien à vous.
        Cordialement

        1. Bonjour, vous pouvez peut-être faire une petite enquête pour connaître le degré de réalité de ce risque d’inondation : interroger la Mairie (Service des Risques naturels, par exemple y a-t-il déjà eu des inondations depuis 1 siècle ?), demander copie de l’étude de sol qui vous indiquera aussi ce risque, interroger le Bureau de Contrôle de l’opération, etc.
          Cdlmt,

  60. Bonjour,
    En fin de travaux de construction maison, nous avons fait contrôler la hauteur du sol fini, qui nous paraissait basse par rapport à la route, et qui s’est effectivement avérée être 8 cm sous le niveau requis du permis de construire (7,41m NGF au lieu de 7,49m). La réception a eu lieu le 5/11/2021, sans réserve de notre part (et donc sans provisionner les 5% restant), et sans informer le maitre d’œuvre de cette non-conformité qui ne nous paraissait pas « anormale ».
    Aujourd’hui, bien que la hauteur du sol fini soit très légèrement au-dessus du niveau de la route de quelques cm, nous pensons que cet écart n’est pas acceptable car nous avons des craintes en cas de précipitations importantes (pas de fossé ou de réseau d’eau pluviale sur cette route). A noter que les fondations sont réalisées sur micropieux avec vide sanitaire.
    Cet écart non conforme au PC vous semble-t-il acceptable ou juridiquement contestable ? Que dit la jurisprudence dans ce cas ? Quelles actions correctrices éventuelles vous semblent envisageables?
    En vous remerciant pour votre réponse.
    Cordialement

    1. Bonjour, si vous n’avez pas révélé ce niveau non conforme à la réception des travaux ni dans les 7 jours suivants, il ne faut pas vous fonder sur la réception pour les contester. Mais ce n’était pas un “vice apparent” à la réception pour vous, car vous êtes un néophyte en la matière (à l’inverse de votre maître d’oeuvre). Donc on ne peut donc pas vous refuser de considérer le problème.
      Risque : je ne peux guère me rendre compte ici si votre crainte est fondée, sans connaître les lieux et sans qu’il y ait eu effectivement une inondation. Qu’en dit votre maître d’oeuvre ? Par contre, s’il y a non-conformité au niveau mentionné dans le permis de construire, vous avez une raison d’au moins vous interroger.
      Les risques naturels, comme le sont les inondations, sont gérés par les Mairies. Je vous propose donc de contacter le service d’urbanisme de la Mairie, et/ou celui de la D.D.T., pour savoir s’il y a un risque réel et si oui, ce qu’il aurait-il à faire.
      Bien cordialement,

  61. Que pensez d’une construction toit plat où le toit est réalisé sans couvertines…?
    En effet, faute de couvertines les murs sont trempés.. pour le constructeur pas de désordres, les couvertines seront posées, mais au bout de 3 mois, toujours rien !
    Par contre, acceptation d’une réunion de chantier pour faire le point… Nous avons obtenu du chef de chantier que les couvertines soient posées au plus vite…. mais attente du séchage des murs pour poser le placoplâtre, ce qui pour nous était logique….
    Or, 2 jours après cette réunion de chantier, voilà que tous nos murs sont dotés de beau placoplâtre et personne ne reparlera plus d’humidité, puisqu’elle est cachée !!! Que pensez ? nous ne pourrons réceptionner un chantier érigé au contraire du bon sens !!! de cette malfaçon intentionnelle ? que faire ?
    Merci pour vos réponses, cordialement

    1. Bonjour,
      1 – si l’absence de couvertine permet à l’eau de pluie de pénétrer dans le mur par le dessus (pas d’enduit en haut de l’acrotère), il ne faut pas poser l’isolant, bien sûr, sinon il sera dégradé par cette humidité, emprisonnée derrière le placo.
      2 – l’enduit extérieur des murs est-il fait ? Si non, il ne faut absolument pas réaliser le doublage intérieur ! Un mur en maçonnerie sans enduit n’est pas étanche !
      Si vous êtes dans un des cas ci-dessus, je vous engage à :
      – d’abord prendre des photos où l’on peut constater à la fois la réalisation des doubles intérieurs et le manque d’enduit et/ou le défaut d’étanchéité supérieure de l’acrotère (absence d’enduit et de couvertine).
      Puis de faire arrêter le chantier (phrase magique : “Je ne paierai surement pas des travaux non-conformes aux règles de l’art, notamment avec de l’humidité emprisonnée dans les doublages”).
      Et d’obtenir la dépose des plaques de placo (il suffit de les dévisser, je présume que les joints ne sont pas faits), pour laisser sécher l’intérieur et vérifier s’il faut ou non changer l’isolant.
      Bien entendu, le doublage ne sera refait que quand le murs sera étanche : enduit extérieur et couvertines correctement réalisés.
      L’attitude du constructeur dépendra de votre propre attitude : s’il voit que vous êtes 100% déterminé et que RIEN, aucune intimidation, ne vous fera changer d’avis, il devrait respecter votre demande.
      Cordialement,

      1. Rebonjour,
        Super votre réponse, avec tous nos remerciements… C’est vrai que le problème d’humidité nous était inconnu, mais vu vos arguments, oui les couvertines font toujours défaut depuis 3 mois et aucune intervention pour une réalisation d’enduit extérieur ne nous a été prévue aussi oui et oui nous devons être déterminé à 100% quant à cette malfaçon intentionnelle… Ils se sont dépêchés de cacher la misère vu notre instance, téléphone, mail, lrac et références aux assurances face à ces murs trempés… sans effet… surtout que nous venions de découvrir en compagnie du chef de chantier des tâches sur le sol de la dalle au 1er étage, au bas d’une fenêtre, mur sec, alors que la maison était close depuis 8 jours ..là, notre responsable ne pouvait nous donner d’explication !!!! L’appel de fonds pour la mise hors d’eau a bien été réglé depuis novembre 21.. mais auj. pour suivre vos conseils nous allons faire du chantage au paiement pour le prochain appel de fond qui devrait être : mise hors air..! Toutefois auront-ils par ce fait le droit de modifier la date de réception pad qui est fixée au 22 avril 2022, gérée par une garantie de livraison….!!!! ?
        Merci encore, cordialement..

        1. Merci de votre message.
          L’absence d’enduit alors que les doublages isolants se font, est plus grave que l’absence de couvertines, car a priori, plus d’eau peut passer par les façades (joints non étanches) que par dessus le mur.
          Qu’entendez-vous par “réception pad” ? Il est très important, pour des questions de protection juridique, qu’il n’y ait QU’UNE SEULE RECEPTION, la réception finale, unique. Refusez de signer tout papier où il serait marqué que, d’une façon ou d’une autre, vous “réceptionnez” des travaux, tant qu’il ne s’agit pas de la VRAIE réception. D’ailleurs, vous n’avez rien à signer en cours de chantier, que le pv de réception finale – s’il vous convient à 100 %, bien sûr.
          Quant au délai, il n’est évidemment pas modifié par des malfaçons de l’entreprise ! Il ne manquerait plus que ça…
          Donc, à partir de la fin du délai contractuel de chantier, les pénalités de retard commencent à courir.
          Cordialement,

  62. Bonjour
    La présence d’un linteau est-elle obligatoire au dessus de chaque ouverture ? J’ai des linteaux au dessus des fenêtres mais pas au dessus des portes d’entrée.
    Concernant la pente d’un toit bac acier quelle est le minimum conseillé ?
    Je vous remercie pour vos renseignements

    1. Bonjour,
      un linteau est toujours obligatoire. Vous en avez probablement au-dessus des portes, mais peut-être ne sont-ils pas bien visibles ? car ils sont coulés dans des briques ou des agglos en forme de U qui ressemblent exactement à des briques ou des agglos normaux.
      Chaque matériaux de couverture a une pente minimale, elle dépend de chaque marque de produit et aussi de la longueur de la toiture. Vous trouverez facilement ces informations sur le site internet du fournisseur de bac aciers.
      Cordialement,

  63. Bonjour
    J’ai signé l’année un devis pour une construction en ossature bois.
    La dalle a été coulé en Juin 2021. Après moultes hésitations nous sommes finalement passés en maçonnerie traditionnelle. J’ai des amis qui font également construire et ils ont été surpris de l’absence de raidisseurs sortant de la dalle. Ils me disent que pour leur construction les angles de leur maison sont directement reliés à la dalle par des raidisseurs. Dans mon cas la première rangée de briques est juste posée sur la dalle …. J’avoue que cela m’inquiète un peu surtout que le constructeur m’avait confirmé que passer d’une construction ossature bois à traditionnelle ne posait aucun problème technique.
    Pouvez-vous m’éclairer sur ce point ?
    Très cordialement
    Joe

    1. Bonsoir, en effet, des raidisseurs verticaux doivent être prévus et doivent être reliés aux armatures des fondations, aux angles et vers le milieu des longs pans de murs (disons à partir de 6 m de long – je crois que le DTU dit 8 m, mais à mon avis c’est trop, j’en fais placer dès qu’on s’approche de 6 m de long – et ce n’est pas cher, environ 60 à 80 € le raidisseur). Donc des armatures verticales “en attente” doivent être fixées aux armatures des fondations, avant coulage du béton, évidemment.
      Maintenant, c’est trop tard. Le risque ? Si vous n’êtes pas en zone sismique, vous ne risquez guère que des fissures dans les murs de façades, inesthétiques bien sûr, mais probablement pas dangereuses (sauf zone sismique, évidemment !).
      Cordialement,

      1. Bonsoir
        Je vous remercie pour votre réponse.
        Donc effectivement il n’y avait rien non plus aux angles … mais si j’ai bien compris cela est seulement recommandé pour des murs de plus de 6m de long c’est bien cela ?
        Heureusement je ne suis pas en zone sismique mais par contre le sol est argileux.
        D’autre part y a-t-il un risque à ne pas faire un chaînage horizontal sur la totalité de la construction ? Le constructeur a positionné l’ouverture d’une fenêtre 20cm trop haute. En soit cela ne me gène pas mais il m’a prévenu que si je voulais être conforme au PC question hauteur il ne pourrait pas faire de chaînage sur cette façade.
        Donc pas de raidisseurs et pas de chaînage sur une façade … Je ne suis pas hyper confiante pour le coup
        Très cordialement

        1. Attention, je précise bien :
          – chaînages verticaux : OBLIGATOIRES, dans tous les cas, à chaque angle, à chaque extrémité et aussi à partir de 8 m de long (pour ma part, j’en fais placer à partir de 6 m de long, c’est mieux). Risques : zone non-sismique : fissures ; zone sismique : écroulement.
          – chaînages horizontaux : OBLIGATOIRES, TOUJOURS. c’est de la folie de ne pas en faire. Risque : des murs non reliés qui s’ouvrent, s’affaissent et s’écroulent.
          Si le maçon s’est trompé, IL RECTIFIE ! Qu’est-ce que c’est que ce maçon qui fait des erreurs, des fautes, et qui ne rectifierait pas ??? Vous devez exiger qu’il refasse cette fenêtre. S’il ne veut pas : PLUS DE PAIEMENT ! C’est le seul argument qui porte.
          Cordialement,

          1. Je vous remercie pour cette réponse très claire.
            Je vais exiger qu’il rabaisse l’ouverture de la fenêtre pour faire le chaînage horizontal.
            Je pense aussi que je vais demander une expertise.
            Bonne soirée et merci pour votre disponibilité

          2. Bonjour
            Pourriez-vous me dire vers qui me tourner pour faire constater ce que je pense *être une malfaçon ?
            J’ai d’autre part remarqué que pour rattraper le niveau sans doute le maçon a réajuster à certains endroits avec de petits morceaux de briques cassées si bien que les briques ne joignent pas … de l’extérieur je vois à l’intérieur
            Tout ceci peut sembler du détail mais l’absence de raidisseur aux angles, le chainage horizontale qui soit disant est facultatif …. je crains d’autres problèmes qui m’auraient échappés car je ne suis pas une professionnelle de la construction.

          3. Bonsoir, il faut vous tourner vers un professionnel du “bâtiment” dont le métier est de conseiller ses clients. C’est exactement la définition des architectes.
            Si vous n’en trouvez pas, vous pouvez contacter ceux qui se nomment “expert” (soyez vigilent : il n’y a pas de vérification de compétence d’expert, ni de diplôme d’expert, quiconque peut se prétendre “expert”). Vous pouvez regarder la liste des “experts” judiciaires, vous aurez une liste de noms.
            Cordialement,

    1. Bonsoir, théoriquement, non ce n’est pas normal. Surtout l’hiver, époque où le temps est souvent humide.
      Mais le plafond – s’il n’y a pas d’étage au-dessus, bien entendu – est quand même “hors d’eau” de fait. Donc si ça ne dure pas trop longtemps, disons quelques jours, il n’y aura probablement pas de dégât. Pour ma part, je fais faire les ossatures galva du plafond, même si le menuisier est en retard (très fréquent chez presque tous les menuisiers…!) et n’a pas posé, mais je ne fais jamais placer le placo, à cause de l’humidité justement.
      Cordialement,

    1. Bonsoir, dans la mesure où ce sont des travaux nécessaires, ils sont censés être compris dans le devis, même s’ils n’y étaient pas précisés.
      Ils peuvent ne pas être indispensables, même si c’est mieux de les prévoir, suivant certains cas : agglos pleins, en blocs à banchés, enduit de façade qui descend pour couvrir les agglos, évidemment soubassement sur vide sanitaire et non sur cave ou sous-sol…
      Cordialement,

    1. Bonjour, je ne peux pas répondre ici, car chaque cas est un cas particulier. On ne “devine” pas quelle est la bonne technique pour l’adaptation au sol d’une construction. Et on n’applique pas toujours la même technique, quel que soit le terrain. On fait faire une étude de sol par un bureau d’étude spécialisé, avec sondages sur place, et à la lecture du rapport on est en mesure de prendre les bonnes décisions.
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        Je rencontre un problème sur ma construction, en effet les maçons o le chainage de ma construction, maison de plain pied, sur vide sanitaire. La semelle a été coulée et je constate l’absence de chainages verticaux. J’en viens à douter d’un éventuelle chainage horizontal.
        J’ai demandé au constructeur de repartir à zéro c’est à dire de tout casser pour tout refaire. Le constructeur me propose de rectifier la semelle et d’ajouter le ferraillage verticale à l’aide de scellement chimique car pour lui on ne peux pas enlever la semelle pour repartir de zéro car le terrain ne serait plus suffisamment stable pour assurer une bonne assise.
        Pouvez-vous me donner votre avis .

        1. Bonjour,
          “oublier”, dans les fondations, les liaisons verticales des chaînages verticaux est fréquent. Je mets des “” car je suis persuadé que la plupart du temps, il ne s’agit pas d’un oubli : ces liaisons verticales doivent être précisément positionnées et correctement liées à l’armature des fondations, ce qui prend quelques minutes à chaque chaînage…
          Un scellement chimique est mieux que rien, même si sa résistance sera limitée par rapport à un éventuel effort d’arrachement du chaînage.
          Sans ôter les fondations, il faudrait plutôt piquer localement le béton de la fondation jusqu’à retrouver les armatures, pour y lier les attentes verticales.
          Mais je suis quasiment sûr que le maçon ne le fera pas…
          Cordialement,

          1. Bonjour,
            J’ai fait construire une piscine.
            Pour créer temporairement un accès au chantier, j’ai fait casser une partie d’un mur sur le jardin qui possède un bardage composite en mi-hauteur. J’ai fait appel à un maçon qui a réalisé les travaux en avril 2021. Malheureusement il a entreposé le bardage déposé dans mon jardin sans le protéger. Aujourd’hui, alors que les travaux se terminent et que le mur est en cours de reconstruction : Le bardage est très abîmé par la terre et projections qui se sont déposées. Après nettoyage, il persiste des tâches et des fortes différences de teintes avec le bardage du mur restant.
            Quel recours puis je faire contre l’artisan sachant qu’il faudrait changer l’intégralité du bardage ( mur restant + à reconstruire) pour retrouver une harmonie et une esthétique du bardage ?

          2. Bonjour, c’est en fait une question purement juridique.
            Aviez-vous mentionné dans le contrat conclu avec le maçon, que le bardage à déposer, devra être reposé et donc qu’il ne doit pas être abîmé ? Si oui, tout va bien, le maçon vous doit un bardage en bon état : soit l’ancien, soit, s’il est abîmé un nouveau bardage.
            Si rien n’est mentionné, le maçon peut très dire qu’il n’a jamais prévu de refaire la clôture… Il ne vous reste donc que la négociation, si vous n’avez pas payé le maçon, évidemment.
            Cordialement,

    1. Bonjour, il peut le laisser ouvert, techniquement ce n’est pas un défaut.
      J’ai vu beaucoup de choses surprenantes de la part de CMI, mais celle-là est une première. A vos dépends, je le regrette pour vous…
      Seul recours, peut-être, le plan des façades du dossier de permis de construire : si l’accès au vide sanitaire n’y est pas mentionné, il y a incertitude. Et dans ce cas, le flou juridique profite toujours au client néophyte sur le professionnel. Donc le CMI vous devrait une trappe d’accès.
      Cordialement,

  64. Bonjour Monsieur Espagno,
    Ma construction maison avec mon constructeur a débuté le 11 janvier. Le maçon a commencé à couler le béton puis a arrêté car erreur d’implantation, il manquait 20cm d’un côté. A ce jour donc 3 semaines après, c’est toujours en attente avec des tranchées à moitié remplies.
    Pas de nouvelles malgré mes relances.
    Y a t’il un risque à couler en plusieurs fois ?
    Merci

    1. Bonjour, non pas vraiment. Ce qu’il vaut mieux éviter, c’est de couler les fondations en plusieurs fois, de façon partielle : d’abord d’un coté, puis de l’autre coté quelque temps après. Ca, ce n’est pas bon.
      Mais ça ne pose pas de problème (surtout pour un bâtiment au niveau d’une maison individuelle) de couler en plusieurs fois en remplissant toutes les fondations jusqu’à un certain niveau, puis en venant compléter plus tard, toujours sur la totalité des fondations (comme un verre qu’on remplirait en plusieurs fois, si j’ai bien compris).
      Par contre, à la suite de l’erreur d’implantation, veillez à ce que la reprise latérale soit bien faite.
      Cordialement,

  65. Bonjour,
    1 / J’ai fait construire une maison en CCMI , il s’avère qu’il manque une rangée d’agglomérés sur toute la surface de la maison.
    Le Coeff sur plan de la route à la dalle est de 0.90 et dans la réalité il est de 1.28.
    La maison est donc en dessous du chemin goudronné en pente sans caniveau.
    J’ai peur en cas de fortes pluies d’être inondée.
    Je fais intervenir un expert en bâtiment indépendant après réception de la maison.
    Mais concrètement, quels recours j’ai ?

    2/ Comme le terrain est en pente, j’ai fait intervenir une entreprise en maçonnerie pour faire un mur de soutènement de 2m70 de haut sur 10 m linéaire .
    C’est un mur branché, agglo coffrant posé sur une semelle de béton coulé.
    Le mur a été fait le 15 Janvier, l’entreprise n’a pas terminé les travaux car je n’ai pas voulu payer les 30% de fin de chantier car ce n’était pas terminé (il n’y a pas eu réception de chantier)
    L’entreprise est partie laissant le coffrage avec les serres joints sans faire les arases.
    Aujourd’hui, au bout de 3 semaines, le mur a bougé de 15 cm.
    Quel recours j’ai ?

    1. Bonsoir,
      1 – Vous avez le recours de contester les travaux faits, non conformes au PC et donc au CCMI (le CCMI DOIT respecter les plans du dossier “permis”, ces plans ont d’ailleurs probablement été faits par le CMI lui-même). L’expert vous indiquera les différentes voies de recours. A priori, à votre place, j’exigerais quz les travaux indispensables soient faits : drains et autres ? Et je demanderais un dédommagement pour n’avoir pas eu ce qui était convenu – pas que pour l’argent, mais aussi pour me faire respecter.
      Si vous avez réceptionné, n’acceptez pas qu’on dise (“on” = le CMI, l’assurance, etc.) que le vice (le défaut) était apparent et donc que vous l’avez accepté en l’état. Vous êtes un néophyte en la matière (je présume…) et donc il est NORMAL que vous n’ayez pas détecté ce problème. En outre, le CMI aurait dû vous en avertir, au titre de son devoir de conseil de professionnel.
      2 – Un mur de soutènement de 2,70 m de haut n’est pas une petite affaire. c’est très technique, notamment en fondations, en armatures, en gestion de l’eau de pluie. Peut-être le maçon s’est-il rendu compte qu’il ne maîtrisait pas cette technique et donc qu’il vous a demandé de le payer avant d’avoir fini (et le glissement du mur tend à montrer cette incompétence). Vous avez très bien fait de ne pas le solder !
      Je vous conseille de demander son avis à l’expert que vous connaissez, puis d’adresser au maçon une mise en demeure, par lettre r a r., de finir correctement le mur, voire de le démolir et de le refaire s’il n’était pas stable. Et si vous ne l’aviez pas, je vous engage à lui demander le plan de Coupe du mur banché, y compris les fondations. L’expert appréciera d’avoir cette Coupe.
      Si le maçon ne réagissait pas, il faut enclencher le processus : constat, rapport d’expert, nouvelle mise en demeure par un avocat, assignation.
      Cordialement,

  66. Bonjour
    J’ai fait refaire la réfection complète de ma terrasse. Une fois terminée l’entrepreneur me fait savoir qu’il n’a pas pu mettre l’épaisseur d’isolation qu’il m’avait indiquée sur son devis parce qu’il n y avait pas assez de remontée et qu’il aurait fallu faire des travaux supplémentaires. Il a refait à l’identique, soit 60mm au lieu de 100 prévu.
    1re je l’ai choisi parce qu’il me l’a proposé ; en plus je ne vais pas bénéficier de la prime d’Etat actuelle et en cas de vente, si la loi change, je ne serais plus dans la norme RL2025. Est-ce que je suis en droit de ne pas payer le solde ? Quels sont mes droits ?

    1. Bonjour, un entrepreneur a une “obligation de résultat”, c’est-à-dire qu’il vous doit le résultat de ce que vous avez commandé. Donc, suivant la commande (contrat écrit) passée :
      – non seulement vous n’avez pas à payer le solde à l’entrepreneur qui n’a pas réalisé les travaux commandés, mais vous n’auriez pas à le payer du tout ! Il doit vous rembourser des acomptes déjàa payés,
      – vous seriez en droit de demander de tout refaire et de placer l’isolant prévu, la bonne épaisseur. Si c’était matériellement impossible (ce qu’il reste à étudier), l’entrepreneur vous devrait une solution équivalente, par exemple un nouvel isolant bien plus performant, quel qu’en soit le prix.
      – et en cas de refus, vous pouvez l’assigner en Justice et réclamer en plus un dédommagement pour le préjudice subi.
      Cordialement,

  67. Bonjour,
    Nous sommes en pleine construction, charpente finie. Notre voisin attaque l’étage. L’urbanisme a remarqué chez lui le non respect de l”altimétrie au terrain naturel ,en effet il serait trop haut : son vide sanitaire est au dessus de la voirie commune (estimé a 40 ou 50 cms plus haut) La hauteur totale devrait rester en règle avec le PLU; Un PV sera rédigé. Cette malfaçon engendre un niveau de terre conséquent de mon coté car mur sur la limite du terrain , cache toute la vue de l’autre voisin avec le même souci de trop de terre qui ne sera pas enlevée.
    Au stade de l ‘avancement de la maison du voisin , quels recours ou décisions peuvent être prise à l’encontre du voisin ? (la conformité n est pas son souci ou objectif). Je crains qu’une simple demande de modification du PC lui soit accordée et non une remise en conformité de sa hauteur. En vous remerciant,

    1. Bonjour, vous êtes en droit de demander le parfait respect du PLU, bien entendu. Et même si votre voisin demandait, voire obtenait, un PC modificatif, vous pourriez faire un recours.
      Ce sont des questions de Droit pur, il vaut beaucoup mieux que vous consultiez un bon avocat qui saura préserver vos intérêts.
      Un “bon avocat” = un avocat réactif, énergique, qui sait s’imposer… 🙂
      Cordialement,

  68. Bonjour,
    Je fais construire une maison à l’heure actuelle et je voudrais savoir le temps de sechage réglementaire pour les fondations et pour la dalle ?
    Cordialement

    1. Bonjour,
      – le temps de séchage nécessaire à ce que le béton armé ait une résistance maximale est de 3 semaines.
      – ceci dit, vous n’avez pas du tout l’obligation d’attendre tout ce temps à chaque fois qu’on coule du béton. En fait, ça dépend de quel ouvrage on parle.
      FONDATIONS : le temps que le soubassement soit monté, puis le plancher hourdis (éventuellement), puis les murs, etc., les fondations auront eu tout le temps de sécher car les 3 semaines seront passées. En pratique, vous laisser sécher les fondations 1 petite semaine avant de reprendre le chantier.
      DALLAGE SUR HERISSON : lui aussi est très peu sollicité, il ne porte à peu près rien, si ce n’est le placo. Disons 3 jours avant de marcher dessus.
      PLANCHER HOURDIS : il doit être plus performant. Laissez 1 semaine au moins avant de marcher dessus, et ne posez pas des choses lourdes, comme des palettes d’agglo, en plein milieu – ce n’est pas fait pour ça.
      POUTRE : si elle n’est pas préfabriquée (donc si elle est coulée sur place), là il ne faut pas enlever les étais qui la supporte avant les 3 semaines réglementaires.
      Cordialement,

  69. Bonjour, j’ai une question concernant une construction.
    Voilà je fais construire mais avec 1 étage sur vide sanitaire
    En zone sismique niveau 3.
    La pose des murs du rdc est en cours de montage
    Les maçons utilisent des parpaings rectifiés et collés horizontalement.
    Mais pas verticalement
    Pourtant quand je regarde le DTU, ils disent de les coller verticalement aussi
    Décalage des parpaings : entre rangées horizontales, ils ne sont pas posés entre 1/3 et 1/2 pour créer ce décalage
    Le DTU dit qu’il faut déplacer entre 1/3 et 1/2
    Ma question est simple. Est-ce que la pose en respectant le DTU est obligatoire ou pas ?
    Quels sont les risques ?
    Merci par avance de votre réponse
    Cordialement

    1. Bonsoir, en marchés privés, rien n’est obligatoire que la Loi. Or les DTU ne sont pas une loi, mais une recommandation.
      Donc, si dans le contrat que vous avez conclu avec les maçons, il n’y a pas mentionné que les DTU seront respectés, le maçon n’a pas l’obligation de les suivre.
      A mon avis, ce serait une grave erreur de ne pas rendre les DTU obligatoires.
      Cordialement,

      1. Bonjour.
        A t’on le droit de faire venir un expert en bâtiment pour contrôler un ouvrage en cours ?
        Sachant que je suis en contrat ccmi avec un constructeur .
        Merci de votre réponse.
        Cordialement

        1. Bonjour, OUI bien sûr. C’est même à mon avis, indispensable, car cet expert (par exemple un architecte) est indépendant de l’entreprise, du CMI. Il sera donc objectif, il n’aura pas de CONFLIT D’INTERET, lui. Alors que c’est le cas pour le CMI, évidemment.
          Par contre, de façon concrète, vous aurez du mal à en trouver, pour des raisons de responsabilité professionnelle. Et le CMI fera probablement tout pour l’empêcher de venir (fermer à clé, etc.), afin qu’il ne dévoile pas ses malfaçons.
          Cordialement,

  70. Bonjour
    Nous avons sollicité un maitre d’oeuvre pour la construction de notre maison. Les fondations n’ayant pas été faites à la bonne distance de la clôture, le maçon a refait de nouvelles fouilles et recoulé des semelles sans que les ferrailles ne soient repiquées dans les premières semelles….
    L’étude de sols avait préconisé 1 m de profondeur pour les fouilles, elles sont à 0,5 m
    Notre maitre d’oeuvre a arrêté le chantier et déclenché l’assurance en responsabilité civile du maçon..
    Nous sommes inquiets… comment celà peut-il se régler?
    Merci de votre réponse

    1. Bonjour, ne soyez par trop inquiets, vous avez pris un maître d’oeuvre et il réagit très bien : il vérifie les distances, fait refaire, vérifie les profondeurs, arrête de le chantier quand il le faut : c’est très bien ! Tout cela est rassurant.
      Par contre, a priori, vous devriez changer de maçon ! Ca commence très mal pour lui, il semble être un incapable.
      Les assurances n’interviendront pas pendant un chantier, avant réception, elles ne sont pas là pour compenser les incapacités des artisans. Je pense que vous parlez de l’assurance civile ENVERS LES TIERS. Mais la fondation n’est pas un ouvrage tiers, donc pas d’assurance en l’occurrence.
      Prenez conseil auprès de votre maître d’oeuvre, il semble savoir gérer ce genre de situation.
      Et j’ajoute que c’est là où l’on voit toute la différence entre un maître d’oeuvre indépendant et un CMI en plein conflit d’intérêt : le maître d’oeuvre n’a rien à gagner (et tout à perdre) à dissimuler des malfaçons : il met tout sur la table et fait refaire ce qu’il faut ! C’est ça qui protège VRAIMENT les clients.
      Cordialement,

  71. Bonsoir MONSIEUR !
    Quelle chance de tomber sur votre site ce soir ; Je me permets de vous poser une question ; un fournisseur de planchers hourdis sur mesure avec poutrelle chevêtre etc… est-il dans l’obligation de fournir un plan de ferraillage détaillé?
    Car notre constructeur voudrait couler le béton du plancher mais mon mari qui est dans le bâtiment ainsi que son frère maçon de formation, trouvent qu’il y a quelques manquements dans le ferraillage, le chaînage où il manque des ligatures, un chevêtre Ulysse MM donc qui doit être posé sur un mur ou coffrage porteur, or il n’y en a pas à cet endroit, nous pensons qu’il faudrait un chevêtre en U, … des poutrelles coupées aux extrémités au lieu d’être juste dénudées….et j’en passe… .
    Le constructeur certifie qu’il sait ce qu’il fait, mais n’a aucune preuve de ce qu’il avance car n’a aucun plan détaillé.
    Nous on a des preuves par internet qu’il y a l’air d’avoir des manquements
    Est-ce normal qu’il n’est pas de plan détaillé ? Peut-il l’exiger à son fournisseur
    Merci d’avance pour votre réponse qui pourrait m’éclairer
    Bien à vous
    BONNE SOIRÉE

    1. Bonsoir,
      – oui, un fournisseur de plancher hourdis donne TOUJOURS un plan de pose. Le CMI a bien ce plan, évidemment, même s’il ne veut pas vous le montrer, pour ne pas mettre en évidence ses malfaçons. Je vous engage à faire tout de suite (demain matin, à la première heure) des photos du plancher avant coulage, de loin et de près pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté si vous deviez les produire devant un juge. D’autant que ce que vous dites constituent des malfaçons sérieuses, pas de détail…!
      – sans attendre un plan de pose (que vous devez avoir, et donc que vous pouvez exiger), je vous engage aussi à vous mettre en colère, à EXIGER la reprise de toutes les malfaçons, dont vous ferez la liste complète, toujours avec photos. Vous confirmerez tout ça par une lettre recommandée avec a.r., elle aussi adressée dès demain (n’attendez pas, car le maçon va chercher à vous prendre de vitesse en coulant le béton).
      Et vous précisez bien que VOUS NE PAIEREZ SUREMENT PAS un plancher très mal fait ! Que si le maçon coule le plancher, vous le ferez casser et refaire, quitte à saisir un juge s’il le fallait. Plus vous serez déterminé et en colère, plus vous serez crédible.
      Cordialement,

      1. Merci pour votre réponse
        Le Plan de pose il y en a un mais très basique, juste un rectangle en gros, avec des traits au milieu, mais un plan de ferraillage détaillé ça le constructeur n’a pas. Demain matin mon mari et le constructeur vont chez le fournisseur du plancher pour réclamer ceci, car au téléphone ils disent qu’ils n’ont pas ça
        Merci pour vos conseils

  72. Bonjour,
    Voilà, je voudrais savoir si une fouille de 25 mètre de long et déjà existante de depuis une quinzaine d’années, est-ce que le voisin peut en faire une nouvelle attenante et parallèle à la mienne ?
    Sinon que doit-on faire?
    Je vous remercie par avance pour vos bons renseignements
    Cordialement

    1. Bonjour, je ne comprends pas votre question. Pourquoi le voisin ne pourrait-il pas faire une autre tranchée (si j’ai bien compris, quand vous parlez de fouilles) ? Ces tranchées sont-elles destinées à un passage de réseaux ou à des fondations ? En fait, quel est le problème ?
      Cordialement,

  73. Bonjour,
    Je suis en zone sismique 2, donc faible.
    Je rencontre un problème avec les chainages intermédiaires sur ma construction, maison de plain pied, sur vide sanitaire.
    Par rapport aux plans constructeur, 3 chainages verticaux intermédiaires sont complètement absents des fondations et donc absents pendant le montage des murs, erreur du maçon…
    1 chainage intermédiaire n’est présent que sur 1 mètre de haut (trop dur de le monter jusqu’en haut) pas de parpaing adéquat donc pas de sortie pour celui-ci.
    1 chainage n’est pas à sa place, déplacement de 50cm par rapport au plan (erreur du maçon) et donc il se retrouve sous un appui de fenêtre, cool il ne sert à rien.
    Les murs sont montés jusqu’en haut, le chainage horizontal n’est pas encore réalisé.
    A ma demande ce lundi, réunion d’urgence sur place avec le CT et le maçon. Le CT avait un peu de mal à me croire, le maçon soutenait qu’ils étaient présents.
    Je me suis aperçu de tout ce bazar que vendredi dernier.
    Ce qui m’a fait percuter, c’est le chainage sous l’appui de fenêtre.
    Heureusement pour moi, j’avais pris X photos, fondation, vide sanitaire etc…une preuve pour mes dires…
    Le maçon a reconnu son erreur avec du mal, et il me prenait pour un guignol devant le CT…
    J’ai repris toutes les photos, les plans et je me suis aperçu qu’il y avait un très gros problème par rapport aux plans constructeur.
    Problème qui se pose comment régler cela, j’ai signé un contrat, les plans etc…
    Je veux ma construction conforme aux plans et conforme aux normes.
    Le CT doit avoir une réunion ce jeudi avec son directeur technique pour ce problème.
    La proposition qui m’a été faite lundi, c’est de tronçonner les murs en partie sur 20cm de large et sur toute la hauteur pour y mettre les 5 chainages manquant. Pas sûr que le DT accepte.
    Solution qui ne me plait pas du tout, cela risque surement d’affaiblir la construction, fissures peut-être par la suite.
    2 se retrouvent sur le même côté compris dans une longueur de 12m (avec fenêtre et porte fenêtre).
    Les chainages manquant seraient scellés dans la dalle, et oui plus d’accès aux fondations.
    Pouvez-vous me dire assez rapidement si c’est réglementaire de faire des saignées sur toute la hauteur??? pour réparer les conneries du maçon.
    Merci beaucoup pour vos réponses.

    1. Bonjour, le respect des normes sismiques dans un bâtiment est une obligation incontournable. La sanction en cas de non respect est la démolition pure et simple, car la maison serait alors réputée dangereuse, donc inhabitable…
      Les saignées sur toute la hauteur d’un mur peuvent être faites en respectant les DTU, mais c’est délicat. Le plus difficile sera de reconstituer des liaisons d’armatures correctes, sinon tous les chaînages que vous pourrez ajouter ne serviraient à rien : une chaîne (tel un chaînage) n’a d’efficacité QUE si elle est correctement attachée à ses DEUX extrémités. Y compris avec les fondations, c’est indispensable.
      Après, ça risque en effet de provoquer des fissures en façades, qui ne seront que des fissures esthétiques (donc hors garantie décennale), mais est-ce acceptable pour une maison neuve ?
      L’idéale serait de confier un travail de conception et de vérification à un maître d’oeuvre compétent, tel un architecte ou un bureau d’études (attention qu’un bureau d’études ne se focalise pas que sur la structure : un bâtiment forme un tout qui doit être cohérent). Mais il sera difficile de trouver un tel professionnel qui accepte d’intervenir sur un chantier d’un constructeur car ils n’ont évidemment pas bonne réputation…
      Bien cordialement,

      1. Bonjour,
        Merci beaucoup pour votre réponse rapide.
        Je vais déjà attendre leurs propositions, peut-être que le DT ne voudra pas de cette solution.
        Rajouter des chainages qui ne seront pas en continuités avec les fondations c’est pas très logique.
        Ils seront automatiquement scellés dans la chape, et comment feront-ils le scellement ?
        Normalement d’après mes recherches c’est à éviter.
        Leur maçon a normalement une assurance, peut-être devrait-il l’utiliser plutôt que de faire du bricolage ?
        Je vous tiendrai au courant dès que j’aurai du nouveau, et surtout pour savoir ce que je devrais faire pour éviter que je me mette en porte à faux et faire n’importe quoi avec eux.
        Merci.

        1. Deux petites remarques :
          – En l’occurrence, ce n’est pas au directeur de travaux de décider ce qu’il fera ou pas : tout le monde doit suivre la loi. Et les protections sismiques s’imposent, elles ont force de loi.
          – L’assurance est étrangère à l’affaire, puisque les travaux ne sont pas réceptionnés. Et de toute façon, la malfaçon étant maintenant révélée, elle ne peut plus être assurée même si vous deviez réceptionner sans la mentionner (ça pourrait même être assimilable à une tentative d’escroquerie à l’assurance !). L’entreprise (un CMI ?) doit honorer son contrat et donc réaliser une maison conforme aux normes et DTU. J’apporte cette précision, car peu de clients savent exactement le champ d’application des assurances : elles ne couvrent que la faute involontaire et inconsciente. Un défaut de réalisation en cours de chantier n’est donc pas assurable : le maçon (ou le CMI) doit faire correctement son travail et le livrer sans défaut à son client. Il a une obligation de résultat.
          Bien cordialement,

          1. Bonsoir,
            Merci pour votre réponse.
            Je suis complètement paumé et ne sais pas ce que je dois faire dans cette histoire.
            Pouvez-vous m’aiguiller, me dire ce que je dois faire exactement.
            Pour le chainage vertical intermédiaire je ne sais pas si il rentre dans le DTU en zone sismique 2.
            Merci pour votre aide.
            Bien cordialement

          2. Bonjour, je ne peux pas décider à votre place, je ne connais pas l’ouvrage ni le contexte, en dehors de ce que vous m’en dites.
            Voici quelques éléments de réflexion :
            – l’ossature en béton armé, notamment les chaînages, doivent suivre le plan technique établi par le Bureau d’Etudes Structure. On fait faire toujours une telle étude en zone sismique. Si la personne à qui vous avez confié l’opération prétend qu’elle a les mêmes compétences qu’un tel Bureau d’Etudes, elle aurait donc elle-même établi un “plan structure”. De toute façon, vous pouvez demander une copie de ce plan, pour que vous puissiez vérifier ce qui est bien fait ou non.
            – rectifier une ossature béton déjà faite est très délicat, il faut des professionnels très compétents pour le faire, mais c’est possible. Il semble bien que les professionnels qui ont mal travaillé jusqu’à présent soient incapables de faire correctement ces reprises, d’où ma suggestion de les faire surveiller par un architecte ou ingénieur, si vous en trouvez qui acceptent.
            – les assurances n’interviennent pas avant réception – sauf l’assurance en responsabilité envers les tiers, ce qui n’est pas le cas ici.
            – si vous ne pouvez pas avoir le plan structure, voire s’il n’existe pas, si l’entreprise ne reprend pas correctement les travaux (mais avec quel plan pour la guider ?), bref, si les travaux ne seront pas conformes aux règles de l’art ni aux règlementations, notamment sismiques, vous pouvez consulter un avocat et, suivant ses conseils, tout arrêter, faire expertiser les travaux, et faire tout refaire correctement.
            Un conseil : attention, les avocats en général ont tendance à conseiller de laisser filer les travaux et de tout contester à la Réception : c’est une grave erreur, car évidemment, les reprises de travaux ne sont plus possibles ! Les avocats sont des juristes, ils n’y connaissent rien en construction, et ils n’appréhendent pas du tout les difficultés matérielles auxquelles on se heurte quand on laisse la construction se poursuivre. On ne parle pas ici d’un matériel défectueux, comme un moteur de voiture ou un téléphone portable qu’on peut changer à tout moment. J’ai lu des jurisprudences où il a été exigé la démolition complète de maisons entièrement finies ! On imagine les difficultés pour obtenir un tel jugement. Bref, ne rien dire sur le moment vous mettrait en position juridique délicate. Il vaut toujours mieux arrêter les travaux plutôt que laisser faire et demander de démolir ensuite.
            – si vous estimez cette procédure trop lourde, … je ne sais pas que vous conseiller, même si je le comprendrais, évidemment.
            Cordialement,

          3. Bonjour Mr ESPAGNO,
            Merci beaucoup pour toutes les informations que vous m’avez fournies.
            Pour les plans j’ai en ma possession le plan des fondations-réservations et aussi celui du RDC cotes brutes. Je ne sais pas si c’est ceux dont vous me parlez.
            J’attends leur décision, j’aviserai après mais c’est sûr que je ne laisserai pas en l’état.
            Je verrai avec ma protection juridique si ils peuvent intervenir pour cela.
            Je vous tiendrai au courant bien entendu de la suite des événements.
            Merci encore.
            Bien cordialement

          4. Les plans “structure béton armé” sont très reconnaissables : ils montrent tous les murs, planchers, chaînages, poutres, poteaux, etc. en plan comme en élévation (façades et murs intérieurs), en précisant toutes les cotes et le nombre et les sections de toutes les armatures en acier. Il y a en général 3 ou 4 planches de dessin pour tout montrer.

          5. Re-bonjour,
            Sur mes plans j’ai bien l’implantation pour les poteaux des chainages avec leurs côtes, l’épaisseur des murs brutes et fini.
            Plans en élévation, les plans de coupes, façades, implantation des réseaux, mais rien sur les armatures en acier.
            Bien cordialement

          6. Bonjour Mr ESPAGNO,
            Je reviendrai vers vous dès que possible.
            Je viens d’acheter un appareil Bosch D-Tect 200 pour la détection de l’acier et autre dans le béton.
            Je soupçonne des malfaçons sur les chainages verticaux existant et sur les linteaux qui devraient normalement être en béton armé.
            Si je ne me trompe pas il devrait y avoir du lourd…
            Merci encore pour toutes vos réponses.
            Cordialement

  74. Bonjour Monsieur Espagno,
    Ma question ne concerne pas une malfaçon mais un “litige” avec des artisans.
    Je suis en train de faire construire une maison individuelle et ai signé les devis des artisans afin de bloquer les prix en juin 2021. Depuis, le chantier a été repoussé de 1 an en raison du fait que la partie autoconstruction que j’aurais dû faire n’a pas été terminée cet été.
    Aujourd’hui, mon maître d’oeuvre m’a fourni le nouveau planning d’intervention des entreprises et m’apprend que les devis signés en juin 2021 n’ont plus valeur contractuelle car les artisans ne garantissent pas leurs prix dans le cas d’un chantier repoussé d’1 an par la faute du client. En raison de la crise, chacun des postes va donc augmenter ! Par exemple, l’artisan qui installera la ventilation me demande de commander la VMC DF rapidement sans quoi il devra reporter sur la facture l’augmentation de 10% annoncée d’ici 2 semaines par son fournisseur.
    Mes questions :
    1) lorsqu’un chantier a 1 an de retard et que c’est la faute du client, les artisans ont-ils légalement le droit de revoir leurs tarifs à la hausse pour compenser la hausse du prix des matériaux engendrée par la crise du COVID alors que des devis fixant les prix ont été signés ? Je voudrais connaitre la durée de validité d’un devis signé.
    2) Le contrat signé avec le maître d’oeuvre pour suivre mon chantier en mission complète (Plans + négociation devis + suivi travaux) impliquait qu’il respecte mon enveloppe budgétaire, ce qu’il a fait en me faisant signer tous les devis des artisans en juin dernier. Peut-il légalement m’affirmer qu’en raison du retard pris par le chantier (qui n’est pas la faute des artisans), cette enveloppe ne sera plus respectée en raison de la hausse des tarifs liés à la crise?
    Dans l’attente de vous lire,
    Bien cordialement,
    Nicolas

    1. Bonsoir,
      – les contrats conclus sont de Droit privé. Il convient donc de se référer aux marchés de travaux (les contrats conclus entre les artisans et vous) pour connaître les règles qui s’appliquent dans votre cas, c’est-à-dire pour connaître ce qu’il prévoyait en cas de décalage des travaux de 6 mois. A défaut, il me semble légitime de considérer que les prix ne sont plus d’actualité 6 mois plus tard sans début des travaux des artisans, car les conditions du marché initial ne sont plus respectées (planning des travaux différents), surtout compte tenu de l’inflation actuelle dans le “bâtiment” – c’aurait été probablement différent il y a 3 ou 4 ans, où il n’y avait pas d’inflation.
      – de la même façon, le maître d’oeuvre ne peut pas faire respecter des prix immuables ! Il ne peut que constater que l’engagement de commencer les travaux n’a pas été tenu et que les prix ont effectivement beaucoup augmenté pendant cette crise Covid, notamment les matériaux, pour lesquels on ne sait plus quel prix retenir tellement c’est fluctuant – moi-même, je ne me prononce guère sur les prix, alors que je le faisais sans problème il y a plus de 2 ans…
      Bien cordialement,

  75. Madame, Monsieur,
    Bonjour, nous aimerions avoir un avis sur notre situation, à ce jour, la construction est hors d’eau et hors d’air.
    Nous avons un ccmi avec un constructeur ayant pignon sur rue. Malgré tout, la construction de notre maison ne se déroule pas bien. Nous avons constaté plusieurs malfaçons, notamment des défauts d’aplomb et d’alignement de nos murs en agglos et des niveaux des planchers en poutrelles hourdis (ne respectant pas les DTU). Cela ne s’arrête pas là, nous avons toutes les menuiseries extérieures et certaines intérieures abîmées ( rayures, impacts.. ) ainsi que la fixation et l’alignement des placos qui est aléatoire. De plus, sur les plans déposés au permis, nous devions avoir une pente d’accès au garage et porte d’entrée de 12% sur 9 m de long et celle-ci serait plus importante (16 % minimum) et aucun de nos véhicules n’accède sans frotter/ arracher le bas de caisse.
    Nous avons alerté le constructeur à plusieurs reprises sur ces problèmes là et rien ne se passe.
    Nous refusons de payer les appels de fonds suivant, nous ne savons pas quels sont les recours ? (Indemnités, démolition de la maison, justice, autre ?)
    Pourriez vous nous orienter ou conseiller sur nos droits et possibilités?
    Cordialement

    1. Bonsoir,
      vous avez très bien fait de ne plus payer les appels de fonds assez tôt, pour que le second-oeuvre n’avance pas trop et masque alors les malfaçons du gros-oeuvre.
      La pente pour accéder au garage doit être inférieure à 15% (ce qui est déjà ENORME, beaucoup trop pentu à mon avis, surtout quand on pense au gel le matin…). A mon avis, 9 % est ok, mais pas plus ! Evidemment, les hauts et bas de pente doivent être suffisamment arrondis pour que la caisse des voiture ne touche pas le sol, c’est une évidence de bon sens.
      Que pouvez-vous faire ?
      A votre place, j’écrirais dès demain au CMI une lettre recommandée avec a.r. (doublée d’un mél) de MISE EN DEMEURE d’arrêter le chantier, de faire le point avec un expert que je désignerais et moi-même, pour lister les malfaçons et irrespects contractuels, et de convenir des modalités des travaux de reprises, afin d’être en mesure de vérifier leur bonne exécution. Et je mentionnerais que, faute d’accord par retour du courrier ou par mél, je demanderais à mon avocat une assignation en référé immédiate, avec un dédommagement à hauteur du préjudice subi. Et que je vais faire une “bonne publicité” sur ce qui m’arrive.
      Si vous n’en connaissez pas spécialement, je vous engage à chercher tout de suite un bon avocat, c’est-à-dire un avocat réactif et combatif, voulant gagner tous ses procès (j’ai parfois eu l’impression dans ma vie que ce n’était pas le cas de tous les avocats, loin de là…). Montrez votre détermination et votre fort mécontentement, car le CMI va très probablement tenter de vous intimider : “Vous n’y connaissez rien, ne vous mêlez pas du chantier, attention je vais cesser les travaux, etc.”. A ce jeu-là, c’est le plus déterminé qui gagne et si le CMI voit que vous avez un avocat, ça devrait lui faire entendre raison (les procès, ce n’est pas le terrain des gens du “bâtiment”, ils menacent et tempêtent, mais ils n’aiment pas les procès, ce ne sont pas des juristes).
      Bien cordialement,

      1. Bonjour,
        Merci pour votre réponse rapide concernant la rampe d’accès.
        Que pensez vous du reste des malfaçons notamment les aplombs et alignements des murs agglos et les faux niveaux des dalles en poutrelles hourdis?
        Que peut on faire ? Demander une indemnité ou la démolition reconstruction dans les règles de l’art respectant le dtu ? Si tel est le cas, faut il partir sur une mise en demeure avec avocat expert etc…
        Le constructeur nous dit que nous devons payer les appels de fonds et qu’il feront le nécessaire ensuite, or depuis le début nous ne voyons rien changer ou s’améliorer sur la qualité de la mise en oeuvre du gros œuvre et second oeuvre.
        Merci d’avance

        1. Bonjour,
          pour le reste des malfaçons, n’ayant pas visité le chantier, je ne peux rien vous dire de plus. C’est pour ça que je vous conseille de vous faire aider par un professionnel extérieur qui vous dira ce qui est dans les tolérances des “règles de l’art” (en fait, des DTU) ou non.
          “Le constructeur nous dit que nous devons payer les appels de fonds et qu’il feront le nécessaire ensuite” : c’est évidemment une manipulation pour vous endormir et encaisser de l’argent indu. Et, toujours bien évidemment, non seulement vous ne devez pas céder, mais je vous engage à vous mettre très en colère : le lésé, c’est vous.
          La MISE EN DEMEURE est à faire tout de suite, par une lettre d’avocat serait encore mieux (vous retiendrez le coût de l’avocat sur ce qui est dû au CMI). Copie de cette MISE EN DEMEURE pourra être adressée au GARANT, à titre d’information (vous le mentionnerez dans votre lettre RAR au CMI : c’est pour l’impressionner lui, pas forcément le GARANT qui ne donnera probablement pas suite).
          Encore une fois, je vous engage à montrer :
          – votre mécontentement, ou plutôt votre colère,
          – votre totale détermination : Maintenant, plus rien ne vous fera changer d’avis, que des reprises totales et parfaites des travaux.
          – vos initiatives actives : avocat, expertise d’architecte ou autre, constat d’huissier (dans votre cas ça ne sert pas forcément à grand’ chose, mais l’objectif est de montrer votre détermination au CMI), etc.
          Dans votre MISE EN DEMEURE, vous aurez prévenu le CMI que vous retiendrez les frais sur les Appels de fonds à venir.
          L’objectif : que le CMI se dise “Hou là là, ça va mal, celui-là je ne l’aurai pas à l’intimidation” et je ne serai jamais payé si je ne refais pas les travaux correctement.
          Cordialement,

          1. Merci pour vos réponses.
            Malheureusement nous ne sommes donc pas prêt d’avoir notre maison et de vivre dedans…
            Sachant que les murs sont à plus de 2,8 cm de faux aplomb sur une hauteur de 2,2m de haut et le dtu stipule une tolérance de 1,5 cm par hauteur de plancher…
            Cordialement

  76. Bonjour,
    Tout d’abord Merci pour votre site, il est très instructif!
    Nous sommes au démarrage d’un projet de construction, le permis est en cours d’instruction et nous démarchons les entreprises. Pour l’instant, aucune ne nous a apporté de réponse satisfaisante sur un point qui nous préoccupe.
    La maison est implantée en limite de propriété au Nord. Le terrain voisin est 80cm plus haut que le nôtre. Un vide sanitaire est prévu, mais il ne pourra excéder 40 cm pour respecter la hauteur maximale de construction réglementée par le PLU. N’ayant pas la possibilité de réaliser un drainage périphérique, nous nous interrogeons sur les solutions possibles pour protéger les murs et soubassement d’un excès d’humidité.
    Par avance merci de votre réponse.

    1. Bonjour,
      * Le mur doit être étanche jusqu’à une hauteur d’au moins 15 cm au-dessus du terrain naturel, c’est-à-dire au-dessus de celui de votre voisin.
      Sous toutes réserves car je ne connais pas les lieux, mais seulement votre message, une bonne solution est de réaliser cette partie du mur en agglo à bancher (pas sur toute la hauteur du mur, bien sûr, seulement sur les 40 cm au-dessus du plancher). Le soubassement et le mur seront bien enduits avec un mortier hydrofuge. Vous placerez également une contre-paroi – une membrane d’étanchéité type delta, par exemple – avec drain en pied… à l’intérieur du vide sanitaire si votre voisin refuse que vous le placiez à l’extérieur, de son coté (on se demande bien pourquoi il refuserait…). Le premier rang d’agglo de soubassement n’aura pas de joints verticaux pour laisser passer l’eau, et vous ferez à l’intérieur du vide sanitaire une cunette en béton (une sorte de caniveau) pour récupérer l’eau et l’envoyer dans le réseau pluvial.
      * Concevoir, adapter un bâtiment au lieu, maîtriser les coûts des artisans, organiser et suivre le chantier pour s’assurer de la qualité des travaux, est un métier à part entière – et ce n’est pas un métier facile, car il faut être multi-compétent !
      Certains acceptent de payer + 30% environ de surcoût pour confier cette tâche à un CMI (grave erreur, car il y a un problème de conflit d’intérêt entre le CMI et eux, j’en parle très souvent ici). D’autres partent à l’aventure sans avoir 100 % des compétences nécessaires (il me semble que c’est votre cas ?) tout en engageant des sommes très importantes (même 100 000 €, c’est beaucoup d’argent), ce qui est très risqué.
      Il y a la solution qu’apportent les architectes, notamment Les Architectes d’Aujourd’hui (spécialistes des Particuliers), où pour un coût inférieur à la moitié d’un CMI, vous obtiendrez la qualité d’une conception adaptée notamment au terrain, des contrats avec les artisans très protecteurs (prix global forfaitaire, pas de risque financier, etc.), un suivi des travaux, une protection totale jusqu’à la remise des clés – l’architecte est TOUJOURS un recours possible, quel que soit le problème éventuel, technique, juridique, ou autre – et… une économie ! l’architecte faisant en général économiser au client les 12 – 15 % environ de sa propre rémunération.
      Cordialement,

      1. Merci pour votre réponse.
        À vrai dire nous n’avons pas l’intention d’assurer nous même la maîtrise d’œuvre de notre chantier, mais nous n’avons simplement pas encore trouvé un interlocuteur suffisamment rassurant (notamment concernant cette question de drainage en limite de terrain qui est, je crois, le point sensible majeur de notre construction). Pour l’instant on nous dit qu’il faut juste faire un drainage chez le voisin et que c’est au terrassier d’assurer ce drainage et cette étanchéité. J’ai donc appris, en vous lisant, que renvoyer la balle au terrassier n’était pas un bon signe! Au départ nous pensions plutôt faire appel à un Cmiste ou maître d’œuvre. Vous faites bien de me rappeler que les Architectes sont très compétents pour assurer la maîtrise d’œuvre, tout est histoire de réseaux et de rencontres, mais il faut savoir se donner la peine de chercher pour trouver le bon professionnel.
        Merci

        1. Je conçois très bien qu’il ne doit pas être facile de “deviner” quel sera le bon professionnel à qui l’on confiera son opération, d’autant plus que c’est toujours une opération lourde de conséquences, qu’elles soient financières comme en qualité de réalisation ou d’usage…
          Je vous souhaite le meilleur chantier possible.

  77. Bonjour,
    Question difficile : S’agissant d’une surélévation autorisée, le PLU indique une distance de 5 m imposée par rapport au voisin. Le voisin a effectivement surélevé en respectant les 5 mètres de distance en ce qui concerne le mur porteur de soutien, mais il a créé un balcon-terrasse qui lui commence à 4 mètres de la limite imposée. Autrement dit son mur de soutien est à 5 mètres mais le balcon-terrasse lui commence à 4 mètres ? Est-ce légal ??
    Par ailleurs le PLU impose 7 mètres de hauteur de façade. 2 Façades sont à 7 mètres et 2 autres à 7 mètres 50 à cause de la déclivité du terrain, est-ce légal ??

    1. Bonjour,
      – Balcon à 4 m au lieu de 5 mètres : non, ce n’est pas légal. Si le recul est de 5 mètres, le balcon doit respecter cette distance car il constitue une “surface de plancher”. Seuls des éléments de façades, tel que : une corniche, un avant-toit, … sont tolérés dans la zone non constructible, à condition qu’ils soient de dimensions “raisonnables”, disons “courantes”. Un avant-toit de 50 ou 60 cm : ok. Mais un avant-toit de 1,80 m ou 2 m : non !
      – Concernant les terrains en pente, il y a effectivement une tolérance pour la hauteur, en général laissée à l’appréciation du maire. Cette tolérance est de 50 à 60 cm, si elle est ponctuelle = il ne faut pas que les 4 façades dépassent la hauteur, bien entendu.
      Donc en ce qui concerne la hauteur, votre voisin est a priori “dans les clous”, mais il ne l’est pas en ce qui concerne le balcon.
      Cordialement,

      1. MERCI votre réponse est très explicite. OK pour le balcon-terrasse avec vue plongeante sur mon salon. (Trouble anormal de voisinage) Concernant la hauteur mon voisin a surélevé artificiellement le sol de 10 cm pour rester plus ou moins dans les clous. Le problème sur le permis de construire il y a tricherie car les hauteurs sont toutes égales à 7 mètres alors que dans la réalité deux façades sont nettement plus hautes (+ 5O cm au moins avec sol artificiel et + 60 à 70 cm avec sol naturel) Sur le panneau d’ affichage du permis de construire il n’y a pas d’inscription de hauteur. Mensonge par omission. N’est-ce pas une manoeuvre frauduleuse condamnable au pénal le fait de falsifier les hauteurs figurant sur le permis de construire pour obtenir le dit permis, de ne pas faire mention de la hauteur, et qui plus est, de surélever artificiellement le sol ? N’est ce pas une grave infraction susceptible d’entrainer l’annulation du permis ?? Démolition possible ??

        1. Je ne peux que confirmer mon propos :
          – le balcon est en infraction, ça ne se discute pas
          – la hauteur est une question d’appréciation, la hauteur aurait dû figurer sur le panneau de chantier, en effet. Vous pourriez faire un recours contre le permis de construire, mais les 2 mois sont passés depuis l’affichage, je présume. Un avocat pourrait vous en dire plus, et je ne connais pas l’affaire autrement que par vos méls.
          Bien cordialement,

  78. Bonjour,
    Pourriez-vous me dire si le ferraillage est obligatoire de part et d’autre d’une porte d’entrée ?
    Même question pour une porte de service d’un garage ?
    Parce que le ferraillage est mis de part et d’autre à chaque porte-fenêtre et/ou baie vitrée, mais pas à ces deux endroits.
    Cordialement,

    1. Bonsoir,
      chaque bâtiment a sa spécificité, je ne peux pas savoir ainsi si des raidisseurs verticaux sont nécessaires à la porte d’entrée ou pas.
      Dans les zones sismiques, TOUTES les ouvertures doivent être encadrées par des chaînage en béton armé (donc la porte d’entrée également, bien sûr). C’est peut-être votre cas ?
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        Merci pour votre réponse.
        En complément à mon premier mail, nous sommes en zone sismique modérée. Les raidisseurs verticaux de la porte d’entrée ont été mis finalement. Ils sont pris dans le ferraillage du plancher sur vide sanitaire et non avec les fondations. Contrairement aux baies vitrées qui sont bien prises avec le ferraillage des fondations.
        Cela est-il conforme ?
        Cordialement,

        1. Bonjour, sans avoir le plan technique d’exécution de l’ingénieur “structure”, je ne peux pas savoir si c’est conforme ou non. Autant je peux faire moi-même (presque) tous les plans “structure” en zone hors sismique, autant en zone sismique je ne m’y risque pas, car je ne suis aperçu en l’étudiant que c’est très particulier : il faut tenir compte d’un bâtiment qui serait littéralement “secoué” et les règles statiques que j’ai apprises ne sont pas forcément applicables. C’est assez subtil, par exemple, au Japon, des bâtiments sont parfois posés sur un lit de sable, sans être scellés à la terre, pour que les vibrations de la terre se propagent moins !
          Cordialement,

  79. Bonjour, j’aimerais savoir si les travaux d’exécution des trottoirs extèrieurs d’une villa ( coulage beton ) doivent être réalisées après les travaux de gros oeuvres ou après les travaux de second oeuvre .
    Merci.

    1. Bonsoir,
      un trottoir en béton peut être fait avant ou après le second oeuvre, techniquement je ne vois pas ce qui imposerait un moment. Mais personnellement, je le ferais faire assez tardivement, tout simplement pour être sûr que tous les réseaux sont définitivement passés, que l’enduit extérieur soit fait, et qu’il risque moins d’être abîmé pendant les travaux…
      Cordialement,

  80. Bonjour,
    On se permet de vous solliciter afin d’avoir votre avis si vous le permettez.
    Nous sommes conviés à la réception de notre maison individuelle neuve le 06/01, cependant on se retrouve avec une pente à l’entrée du garage ainsi que l’entrée de la maison qui n’était pas prévue dans le contrat de vente ni dans les plans que le promoteur nous fourni (à première vue la pente dépasse les 12%).
    Nous avons demandé au promoteur de nous indiquer quelles sont les solutions possibles ou éventuellement une indemnisation par rapport à cette pente, mais il estime qu’aucune solution ne sera apportée et aucune compensation ne sera réalisée.
    Il nous impose aussi de lui verser les 5% restant du prix de la maison sinon il ne nous remettra pas les clés.
    Nos questions:
    – Est ce que la pente est considérée comme une non conformité? pourrions nous la mettre comme réserve?
    – Est ce qu’on a le droit de demander de faire une réception partielle (maison sans les parties extérieures) en attendant de trouver un terrain d’entente?
    – Dans la fiche descriptive de la maison , c’est bien mentionné que la maison doit être conforme à la réglementation relative à l’accessibilité des personnes handicapées
    – Est ce que le promoteur a le droit de nous faire un chantage sur la remise des clés si on ne lui fournit pas les 5% restant ?
    D’avance merci de votre retour.

    1. Bonjour,
      – Une pente différente de celle prévue est bien une non-conformité, surtout à ce niveau-là. > 12%, c’est beaucoup ! (alors que passer de 4 à 6% n’aurait pas beaucoup d’incidence). Vous avez droit au moins à un dédommagement en conséquence (pensez au gel sur la rampe, les matins d’hiver).
      – Vous pouvez réceptionner et mentionner la pente de la rampe en “réserve” : ainsi, la rampe ne sera pas réceptionnée. Et n’oubliez pas que le promoteur n’a PAS LE DROIT de vous empêcher d’ajouter des réserves. S’il le faisait, dites-lui que vous annulez la réception et que vous reviendrez avec un huissier, ou que vous allez demander une réception judiciaire. Ca devrait le faire changer d’avis.
      – Idem pour tout ce qui concerne l’accessibilité des lieux. Si pas conforme : réserve ! Ne détaillez pas trop : accessibilité non conforme (ainsi vous pourrez rajouter d’autres manques d’accessibilité que vous n’auriez pas vus, tel l’éclairage, ou la distance des poignées par rapport au mur, etc.)
      Je vous conseille d’avoir pris rv avec un architecte pour le lendemain de la réception, pour qu’il vous révèle tous les défauts apparents, et notamment en accessibilité. Vous aurez ainsi le temps d’envoyer au promoteur une lettre RAR pour ajouter des réserves. Je dis le LENDEMAIN, car si l’architecte était présent à la réception, ce serait une erreur, vous perdriez ce droit d’ajouter des réserves (en outre, il refusera probablement, car il engagerait sa responsabilité sur l’ouvrage…).
      – Le promoteur n’a pas le droit de vous faire un “chantage aux clés”. Une fois réceptionné, même avec 36 réserves, il n’a PAS LE DROIT de ne pas vous donner les clés. S’il refusait de vous les donner, dites-lui que vous allez immédiatement porter plainte contre lui, le jour-même. Dans le “bâtiment”, il faut savoir se faire respecter si l’on veut être respecté (c’est triste à dire mais c’est comme ça…).
      Cordialement,

      1. Merci beaucoup pour votre retour et vos précieux conseils.
        ça nous permet d’aller sereinement au RDV de réception.
        Bonne journée à vous.

  81. Bonsoir,
    Je suis désemparée et ne sais vers qui me tourner.
    En 2019, pour la construction d’une maison en CCMI nous avons, sur les recommandations du constructeur, contracté avec un terrassier pour réaliser le terrassement de la maison. Nous avons transmis l’étude de sol avec ses prescriptions (terrain en pente).
    Celui-ci ne les a pas respectées (hauteur de talus), résultat: glissement de terrain, accès entrée principale inutilisable car trop pentue etc. D’autre part, nous avons également constaté que le constructeur avait encaissé la maison 1m plus bas que ce qui était prévu sur les plans.
    Le constructeur a reconnu cela, et nous a demandé de déclarer un sinistre à notre assurance, mais n’ayant pas eu de dégâts sur l’habitation, l’assurance ne couvre pas les dommages sur le terrain. Le constructeur a tenté à 2 reprises par LRAR au terrassier, en vain.
    Que faire? Constat huissier? Expertise? Autres? Pour moi, les 2 sont en tort: le terrassier n’a pas respecté les prescriptions de l’étude de sol, et le constructeur a eu défaut de conseil en prévoyant pas des murs de soutènement/enrochement etc et en ne réalisant pas la construction à l’altimétrie prévue au marché.
    Merci à vous pour vos précieux conseils.

    1. Bonjour. Encore un CMI qui piège ses clients en leur faisant faire faire les terrassements par ailleurs !!! Il NE FAUT PAS ACCEPTER (j’écris pour ceux qui nous liraient et qui n’auraient pas encore signé de contrat). Pourquoi croyez-vous que le CMI se prive volontairement de travaux ? Je présume qu’il doit dire que vous ferez ainsi des économies, car vous ne paierez pas sa marge sur les terrassements ? Mais alors, vous pouvez faire une ENORME économie : vous ne confiez plus rien au CMI… Les terrassements constituent un ouvrage très technique et très risqué. C’est pour ça que le CMI s’en débarrasse sur votre dos. Encore une fois, il ne faut pas accepter. Et j’ajoute, mieux vaut tout confier à un architecte, car il coûte 2 fois moins cher qu’un CMI ! (environ 15% au lieu de 30%).
      – Votre assurance habitation n’a RIEN A VOIR avec ce sinistre. Inutile de la contacter, et même il vaut mieux ne pas la prévenir, car les assurances en général sont solidaires, et votre assureur habitation risque d’avoir le réflexe de protéger son collègue, ce qui ne serait pas forcément au mieux de vos intérêts. Vous devez déclarer le sinistre à la Dommage-Ouvrage, en lettre recommandée avec a.r. et copie au CMI.
      – A mon avis, ne faites rien de plus, n’essayez pas de gérer le sinistre à la place de la D-O, car vous commettriez probablement des erreurs juridiques (les pièges en matière d’assurance sont assez subtils). Et ne donnez surtout pas votre avis technique, ne dites pas qui serait responsable ou non, car cela vous piègerait. il serait facile alors à la D-O que ça montre que vous avez assuré la maîtrise d’oeuvre des terrassements et donc que VOUS en êtes responsable. Votre seule attitude : vous êtes un néophyte qui constatez un sinistre, vous attendez donc de l’assurance des réparations pertinentes et bien faites – c’est tout !
      Ce n’est que si la D-O ne vous donnait pas satisfaction que vous pourriez alors contester son rapport, aidée pour cela par un technicien (architecte) et éventuellement, un avocat.
      Décidément, le CCMI est un contrat bien dangereux…
      Cordialement,

  82. Bonjour,
    Nous avons fait construire notre maison en 2018 et y habitons depuis avril 2019. Nous remarquons depuis peu un affaissement à plusieurs endroits au niveau de l’étage. L’écart entre le parquet flottant et les plinthes pouvant aller jusqu’à plus de 1.5cm. Cet affaissement n’est pas homogène c’est à dire qu’il y en a plusieurs à différents endroits et dans des sens contraires. Il existe de très fines fissures horizontales en façade mais pas de fissures internes excepté au niveau d’un encadrement à l’étage. Au rez de chaussée : RAS.
    Le plancher a l’étage est constitué d’hourdis et poutrelles sur 9mx8m avec une poutre de renfort au milieu de la pièce.
    Pensez vous qu’il puisse s’agir d’un simple fluage ou le pire est à craindre ?
    L’affaissement le plus important a eu lieu sous un meuble rempli de livres.

    1. Bonjour, au rez-de-chaussée, un affaissement s’explique la plupart du temps par la mauvaise tenue fréquente d’un dallage sur hérisson (posé sur le sol).
      Mais ici, ça n’a rien à voir. A vous lire, il semble que ce soit le plancher hourdis lui-même qui s’affaisse : c’est très surprenant et donc très inquiétant. Comme s’il ployait : affaissement au milieu des portées et pas d’affaissement aux bords où reposent les poutrelles du plancher hourdis. L’affaissement normal de tout plancher (le fluage, en effet) est très limité, il devrait être insensible au niveau du revêtement de sol. 1,5cm c’est beaucoup trop. Le sentez vous bouger si vous faites mine de sauter sur le plancher (même sans sauter vraiment, juste faire le mouvement comme pour prendre son élan en hauteur) ?
      A moins que vous ayez placé un isolant peu résistant sur le hourdis, et donc qu’il s’affaisserait par endroit ? Mais entre le rez-de-chaussée et l’étage, peu probable que ce soit le cas, ce n’est guère utile. Et il faudrait avoir commis la faute de placer un isolant compressible, qu’on ne place jamais dans les sols.
      Je ne peux que vous conseiller de demander la visite d’un expert : architecte ou ingénieur structure (l’architecte a l’avantage d’être un généraliste, et donc si la cause était étrangère au plancher lui-même, il la trouvera plus facilement qu’un spécialiste du plancher).
      Cordialement,

  83. Bonjour, en combien de temps les remblais autour d’une maison sont-ils consolidés ? Je précise que le sol est moyennement argileux. Merci pour vos réponses.

    1. Bonsoir. Tout dépend de ce que l’on entend par “consolidés”. Quelques jours à quelques siècles…
      Autrement dit, je ne peux pas répondre ainsi : consolidés pour quel usage ?
      Sont-ils horizontaux ou pentus ? Et si pentus, de quelle importance ?
      Cordialement,

  84. Bonjour,
    J’ai fait réaliser une extension à ma résidence actuelle,
    les murs ont été réalisés en brique en terre cuite GFR 20,.
    À certains endroits, on voit des jours (fentes) à travers les murs.
    Les linteaux ne sont pas dans les normes, 20 cm, certains sont bricolés pour atteindre les 20 cm, ajout de brique enfouis dans du béton.
    Les brique sont censés avoir une résistivité thermique de R = 1,45 w2/mK, mais la température extérieure et intérieure est pratiquement la même (3 degré de différence).
    Certaines briques sont posées en raccord et non imbriquées comme il se doit.
    Peut-il s’agir d’une contre façon ?
    Doit-je, colmater moi-même les interstices entre les briques ?
    L’extension a pour toit une terrasse, la plupart des murs sont humides, car les maçons m’ont coulé la dalle sans retirer une descente d’eau pluviale, ils ont coulé autour en laissant un trou. Auraient-ils dû la dévier avant de couler cette dalle (terrasse) ?
    Autant de questions que je me pose, la liste n’est pas exhaustive.
    Merci pour tout conseil ou renseignement.

    1. Bonjour,
      – Maintenant les briques sont posées le plus souvent bord-à-bord, sans joint vertical. Mais elles doivent se toucher, le “jour” entre elles doit être très mince, de l’ordre de quelques centimètres (les bords ne peuvent pas se toucher sur toute la hauteur), bien inférieur au cm. Sinon, l’enduit extérieur ne pourra pas tenir et il risque de se fissurer et n’être plus étanche.
      – Les linteaux : il faudrait que je les voie pour vous donner un avis.
      – La faible différence de température est normale si la température externe est déjà proche de celle intérieure, ou si l’extension n’est pas encore habitée. Elle n’est pas normale une fois tout fini et habité (chaleur inhérente au fait d’habiter).
      – Les briques sont posées décalées par rapport au rang inférieur (“à coupe de pierre”).
      – Couler du béton en laissent un trou… Curieux. Là aussi, il faudrait que je le voie pour dire quelque chose.
      Je vous engage à demander la visite d’un architecte pour qu’il puisse vous dire réellement ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. Si tout n’est pas ok, vous devriez pouvoir déduire sa rémunération du solde dû au maçon.
      Cordialement,

  85. Bonsoir. La réception de l’étanchéité de la terrasse de mon immeuble n’a pas été faite dans les normes. Au lieu de 2 couches croisées de bitume prevue par le devis je soupçonne la mise en place d’une seule couche. Malheureusement le carrelage a déjà été réalisé. Y aurait-il un moyen de vérifier ces travaux ou bien dois je me contenter de la garantie décennale et ne pas soulever ce problème. Je precise que le Maître d’oeuvre était hospitalisé pour covid pendant la réception de ces travaux
    Remerciements pour vos conseils.

    1. Bonjour,
      – s’il s’agit d’une étanchéité sous carrelage, on ne peut plus la vérifier sans casser.
      – si vous ne faites pas casser le carrelage (la copropriété éventuelle serait elle d’accord ?), mieux vaut ne rien dire et faire une déclaration de sinistre s’il devait y avoir un problème plus tard.
      – je présume que le carrelage était fait lors de la réception des travaux. L’absence du maître d’oeuvre ne change pas grand’chose, car c’était trop tard, c’était au moment de la réalisation de l’étanchéité qu’il aurait fallu vérifier.
      Cordialement,

  86. Bonjour,
    Je me permets de vous contacter car je construis actuellement une maison individuelle sous CCMI avec fourniture de plans.
    Le démarrage du chantier est le 19 juin 2020 pour une durée d’exécution de 14 mois.
    La réception des travaux a eu lieu le 5 mars 2021 sans la présence de professionnel.

    En date du 15/10/2020 par courrier A/R je signalais les désordres suivants : les treillis soudés apparents à plusieurs endroits suite au coulage de la dalle, des aciers apparents, le coulage de la dalle au niveau des angles était insuffisant, l’absence d’arase sous les planelle, l’absence d’étanchéité au niveau des murs du soubassement, les aciers des poteaux non protégés et corrodés, et le stockage des blocs d’agglo pour le montage des murs sur la dalle sans protection en pleine période de pluie.
    Mis à part tout un paragraphe sur les bienfaits de la corrosion des poteaux et l’affirmation que la coupure de capillarité a été réalisée par adjonction d’un hydrofuge dans le mortier pour le premier rang de parpaing posé sur le plancher; rien, pas de réponse pas de reprise de cette dalle.
    Lors de la réception le conducteur des travaux refusant de prendre mes réserves j’ai adressé un courrier en date du 12 mars 2021 dans lequel je mentionne les éléments suivants:
    – l’absence de plans d’exécution : coffrage des fondations, du plancher RdC, ferraillages, charpente, couverture et chauffage au sol.
    – les désordres de la dalle pour lesquels il n’y a eu aucune réfection
    – le système de ventilation qui n’est pas le même qu’à la notice descriptive et dont le changement ne m’a pas été notifié
    – un trou dans le mur sans linteau en guise de trappe de visite
    – la réalisation des fermettes non conforme à la vue en coupe de la maison, des hauts d’entraits cassés (le conducteur des travaux ne m’a pas informé de ce changement)
    – l’écran sous toiture déchirée
    – la quasi totalité des doublages et des cloisons de distribution sont couverts de moisissures (apparues en janvier 2021 signalée à l’oral et inscrit dans les réserves)
    – la maison a une différence de superficie de 4m² ( elle est plus petite que prévue)
    Le constructeur considère que le fait d’avoir payé l’appel de fond correspondant à l’achèvement des fondations et des murs signifie que j’ai accepté la maçonnerie en l’état. De plus que les réserves ne concernent que les désordres constatables et donc apparent ce qui n’est pas le cas de la dalle.
    Il dénonce également la différence de conformité de la charpente avec le plan en coupe de la maison et les hauts d’entraits cassés car sur le plan d’exécution il y a la mention que s’il réserve le droit d’apporter toutes modifications jugées nécessaires pour la bonne exécution de l’ouvrage. Les hauts d’entraits cassés ne mettent pas en péril l’ouvrage et leur seul obligation est d’obtenir un résultat satisfaisant.
    Il dénonce le changement de ventilation (initialement de l’aéro vs et au final juste des tuyaux sortant du mur de soubassement) car il juge qu’elle est équivalente et substitutive.
    Il dénonce également l’écran sous toiture déchiré car le conducteur y a apposé du scotch gris de bricolage en justifiant qu’il est spécifique des écrans sous toiture (la preuve n’est pas apportée).
    Il dénonce l’omniprésence de la moisissure jugeant que la mise en route de la vmc n’était pas effective et qu’ils ont appliqué un traitement pour autant 4 mois après la mise en route de celle ci et du chauffage même durant l’été la moisissure est toujours omniprésente (du coup je n’y habite pas).
    Il dénonce l’absence de linteau et le trou mal fait de la trappe de visite disant qu’elle n’a pas été faite dans les 8 jours (pourtant cela figure bien au courrier du 12 mars 2021)
    Il dénonce l’absence de fourniture de plans car le contrat n’est pas régi par la nf p 03-001 et donc qu’ils n’ont pas d’obligation à me les fournir.
    Enfin il dénonce la demande d’indemnité de retard de livraison.
    Que dois faire face à son inaction? J’ai contacté le garant pour autant il reste sur ses positions. Puis-je porter plainte pour escroquerie et mise en danger (la maison étant considérée comme insalubre). J’ai fait constater les désordres par huissier au mois d’aout 2021 mais je n’ai pas informé le conducteur de ce constat.
    Cordialement,

    1. Bonsoir,
      – La durée contractuelle du chantier était donc de 14 mois (c’est très très long ! Peut-être est-ce une maison très grande et/ou très complexe ?). Le chantier a commencé le 19 juin 2020 et la réception a eu lieu le 5 mars 2021. Cela fait donc un chantier de 7 mois et demi, si je calcule bien (durée beaucoup plus “normale”, d’ailleurs). Il n’y a donc pas eu de retard contractuel, puisque réceptionner les travaux signifie que vous considérez que la maison est livrable.
      – Le 15 octobre 2020, en plein chantier, vous indiquez au CMI une liste de malfaçons faites en cours de chantier. Une fois la réception passée, seules les mentions portées au pv de réception sont à prendre en considération ; ce qui a été écrit avant est considéré comme abandonné par les parties si ce n’est pas rappelé dans le pv.
      – Vous avez réceptionné seul, sans le CMI ? Vous aviez donc les clés. La date de la réception (le 5 mars 2021) avait-elle été bien convenue, par écrit, avec le CMI ? Sinon, s’il y avait bien un salarié du CMI, il pouvait représenter son entreprise, je pense ? S’il était là, a-t-il signé le pv de réception ? Du coup, la présence de l’entreprise (CMI) a bien été actée. Bon à savoir : seule la présence du client est indispensable pour réceptionner, la présence de l’entreprise n’est pas obligatoire. Seule sa convocation, dans le délai légal, est indispensable.
      – Vous avez confirmé et/ou complété les réserves portées au pv réception 7 jours après la réception (il était temps… à 1 jour près).
      Cette liste de réserves, ainsi que la liste des malfaçons en cours de chantier, me font un peu peur : elles prouvent que vous étiez au courant des malfaçons avant et pendant la réception. Donc, juridiquement, tout ce que vous avez mentionné n’est pas encore assuré, ne bénéficie pas de la garantie décennale. Les réparations sont donc obligatoires pour que vous en bénéficiez plus tard. Mais, actuellement, sauf à démolir la maison et la reconstruire, il me semble que ces réparations sont impossibles à faire…!
      En fait, une fois votre envoi du 15 octobre 2020, en plein chantier, il aurait fallu arrêter le chantier et exiger les réparations, quitte à tout casser.
      Il vous faut maintenant agir avec prudence juridique, voire finement vis-à-vis du CMI. A priori, il faut retourner la situation pour faire une levée des réserves, arguant du fait que le CMI vous a indiqué que rien n’est contraire aux règles de l’art (vous êtes néophyte, vous avez le droit de vous tromper) et donc que l’ouvrage est acceptable en l’état. Ainsi, vous bénéficierez d’une garantie décennale. Mais il est probable qu’en cas de sinistre, l’assurance refuse quand même sa garantie au vu du pv de réception, prouvant votre connaissance de malfaçons. Il vous faudra alors batailler.
      Ou alors, j’aurais mal compris votre message ?
      Quant à une assignation, il ne faut pas saisir le Tribunal pénal, mais civil. Et, avant tout, il vous faut une consultation d’avocat qui connaît bien les contentieux du “bâtiment”, car votre position est maintenant délicate, me semble-t-il.
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        Je vous remercie du temps accordé et de votre éclairage.
        Le conducteur des travaux était présent le 5 mars. Il a refusé mes réserves au procès verbal de réception. Il ne voulait pas que je les inscrive. Du coup j’ai envoyé par courrier mes réserves.
        Je me rapprocherai alors d’un avocat.
        Vous souhaitant une bonne fin d’année,
        Cordialement,

        1. Je présume alors que vous n’avez pas signé un pv que vous réprouviez ? Ainsi la réception n’a pas eu lieu ?
          C’est le client qui réceptionne, pas l’entreprise. Qu’importe que l’entreprise refuse les réserves que le client décide, qu’importe qu’elle ne signe pas le pv de réception que le client rédige, la réception n’en est pas moins “parfaite” (c’est le terme juridique utilisé).
          Voilà une autre chose que les CMI se gardent bien de révéler à leurs clients…

  87. Bonjour,
    je suis en train de faire faire la rénovation de mon pavillon par une entreprise tout corps d’état. Ils sont en train de réaliser l’extension de la maison qui fera environ 20m2, raison pour laquelle je vous sollicite.
    En effet, au moment de monter les murs, en parpaing de 20 cm sur une semelle filante (ferraillée), je me suis aperçu qu’ils n’avaient pas ferraillé les murs, pourriez vous s’il vous plait me dire si c’est problématique?. Le mur est monté et fait environ 2,40 mètres de hauteur, est ce trop tard pour reprendre le mur et y mettre des chainages ? (au niveau des angles?)
    Second point, la toiture sera en zinc et ils prévoient de mettre des feuilles de zinc d’un mètre de largeur. Est ce correct? J’ai cru voir que la norme se situait entre 50 et 60cms.
    Est ce que cette société est censée être assurée pour l’ensemble des ses travaux?
    JE vous remercie par avance pour votre réponse.
    Bien à vous

    1. Bonjour,
      – EXTENSION : les chaînages verticaux sont obligatoires dans toute maçonnerie : à chaque angle et, dans un mur plan (ne dépassez pas 5 à 6 m de longueur sans chaînage vertical). Le point faibles des chaînages, horizontaux ou verticaux : les liaisons.
      Donc, IL VOUS FAUT des chaînages verticaux. Si le maçon les a “oubliés”, vous refusez l’ouvrage et vous faites refaire (casser puis refaire correctement – ne tardez pas !)
      N’oubliez pas aussi que toute extension doit être DESOLIDARISEE de la construction existante (sauf les fondations qui peuvent se toucher). Comme 2 bâtiments l’un contre l’autre, mais pas reliés, pas fixés entre eux : il faut un joint de dilatation entre eux, et donc des chaînages verticaux là aussi.
      J’ai l’impression que votre maçon ne connait pas trop les techniques de maçonnerie ? Etes-vous sûr qu’il a une bonne formation technique ?
      – TOITURE EN ZINC : des bandes de zinc d’un mètre de largeur me semblent très excessives. D’habitude, c’est 50 cm, et pas plus de 65 cm, en effet (ça dépend des cas et des techniques). Le mieux est de s’en tenir à 50 cm maxi. Sinon les feuilles vont se déformer, se voiler, trop se dilater. Là aussi, demandez des explications et demandez les références aux règles de l’art. Par exemple, demandez à lire la copie du DTU, que tout artisan doit avoir, pour les ouvrages qu’il réalise. Là aussi, l’artisan est-il bien qualifié ?
      – ASSURANCE : vous devez demander une attestation d’assurance (décennale, biennale, aux tiers) à chaque artisan qui doit intervenir sur le chantier, et vous devez l’avoir en mains AVANT de vous engager, avant de signer les “marchés de travaux”. Attention, il y a des pièges nombreux : sur les dates (les dates valables ne sont pas forcément celles où il réalise les travaux), sur les qualifications et les travaux exclus, sur la nature des contrats que vous signez avec les artisans, en cas de sous-traitance, etc.
      Je vous engage à être très vigilent, puisque je présume que vous n’avez pas d’architecte pour veiller à tout ça (c’est donc très risqué si vous n’avez pas les compétences techniques requises…).
      Cordialement,

      1. Bonjour et merci beaucoup pour votre réponse.
        Je vais leur demander de refaire les angles pour y incruster des chainages verticaux. C’est toujours compliqué de trouver de bons artisans, au moment de signer tout parait normal, il n’y a qu’au moment des travaux que l’on découvre la vérité. Je suis donc très vigilent même si pas du métier (merci internet).
        En ce qui concerne le joint de dilatation, ils ont bien laissé un espace et y ont incorporé une feuille très fine de polystyrène. Ils ont en revanche comblé le trous avec du ciment. N’auraient ils pas dû mettre du mastic d’étanchéité et ensuite un profilé de finition avant d’enduire définitivement?
        Pour la toiture, je pense qu’ils ne sont en effet pas compétent, je leur demanderai de sous-traiter à un vrai couvreur zingueur par sécurité.
        Je vous remercie énormément pour votre retour et disponibilité.
        Je vous souhaites de très bonnes fêtes de fin d’année.
        Cdt

        1. Bonsoir,
          – le joint de dilatation ne doit pas être rebouché au mortier, en effet. Il doit être fini comme vous le mentionnez.
          – vous n’avez aucun intérêt à ce que le charpentier (ou le maçon ?) sous-traite la couverture. Vous paieriez plus cher (les 10 ou 20% ou plus que gardera le charpentier), vous ne pourriez rien dire au sous-traitant (il n’aurait aucun lien juridique avec vous), et en cas de problème, vous ne pourriez pas agir que contre le charpentier, pas le couvreur ! Et je rappelle que c’est l’assurance du charpentier et non pas celle du couvreur qui garantirait les travaux de zinguerie. Il vous faudrait donc bien vérifier que le charpentier soit bien assuré pour une couverture en zinc ! Faites attention à ce que ce soit bien mentionné sur l’attestation d’assurance.
          Mieux vaut traiter directement avec le couvreur-zingueur, c’est beaucoup mieux pour lui et pour vous.
          Joyeux Noël et bonne année 2022 à vous aussi,
          bien cordialement,

  88. Bonjour,
    Je viens de réceptionner ma maison. J’ai une crainte qui ne cesse de me hanter. Durant les travaux, ils ont coulé une chape de 6 cm sur la dalle de l’étage. Cela n’était pas prévu. Le constructeur a décidé de l’enlever.
    Ainsi, ils ont cassé la chape et l’ont évacuée. Avant la réception, une fissure d’environ 2/3 mètres est apparue à l’étage. Ils ont fait un ragréage au niveau de la fissure. J’ai extrêmement peur que tout ça ait joué sur la structure et la solidité de la maison.
    J’ai voulu noter tout ça dans le PV de réception, on m’a dit que cela n’était pas une réserve et que je n’étais même pas censé savoir tout ça car c’était un chantier interdit au public et qu’ils me l’ont expliqué par souci de transparence. Dois je faire un recommandé pour profiter des 7 jours ou je peux faire des réserves ou pas? Qu’en pensez-vous ?
    Mille mercis

    1. Bonjour, surtout NE PARLEZ PAS de cette fissure sur le PV de Réception !!! (ni ailleurs). Ce serait une faute catastrophique.
      En effet, les “réserves” mentionnées au PV de réception signifient, en droit : “J’ai détecté une malfaçon, je la refuse”. Et donc, la malfaçon restant juridiquement “en chantier”, elle NE BENEFICIE PAS encore de la garantie décennale ! Vous imaginez la suite : si la fissure devrait s’agrandir et menacer la stabilité de la maison, vous NE SERIEZ PAS assuré !
      Je l’ai écrit souvent ici. Sur le PV de réception :
      – soit on mentionne une réserve, et donc on comprend que la malfaçon reste en chantier (même si on habite la maison, ça n’a rien à voir), et on exige la réparation (par exemple en refusant la réception dans sa totalité, ou en gardant largement une somme pour faire réparer par une autre entreprise, voire en refusant tout paiement). Puis, quand la réparation est bien faite, on signe une réception de la malfaçon réparée – on appelle ça une “Levée des Réserves”. Là, on est assuré en garantie décennale;
      – soit on n’en parle pas du tout ! Ni dans le pv de Réception, ni par lettre, ni par mél : on est pas au courant que c’est une malfaçon, on est néophyte en technique du bâtiment et on n’a pas détecté le problème. Si l’assurance trouvait plus tard un papier (même électronique) qui montrerait que vous étiez au courant, elle serait en droit de refuser sa garantie décennale ! Ce serait assimilé à une tentative d’escroquerie à l’assurance.
      Donc, c’est soit l’un, soit l’autre. Il n’y a pas d’autre attitude, sinon, ON PERD la garantie décennale.
      Dans votre cas, comme je présume qu’il est trop tard pour tout casser et tout refaire, vous n’en parlez plus.
      Cordialement,

      1. Bonjour
        lors de la construction de ma maison, j’ai signalé au constructeur par mail que les ferraillages de fondations me semblaient avoir été fait très rapidement et que cela ne pouvait forcément être que mal fait (sans preuve bien sur vu que je ne les avaient pas vu), et j’ai signalé que des ferraillages verticaux sortaient sous 2 fenêtres. Le conducteur de travaux a justifié tout ce que j’avais pu constaté (à l’oral). J’ai peur que ma garantie décennale sur les fondations et le ferraillage ne fonctionne pas à cause de ce mail. Que me conseillez vous ? le mentionner sur le PV de réception ou faire la morte ? l’assurance peut elle un jour être en possession de ce mail ? le constructeur pourrait il lui fournir ?
        Merci pour votre aide !

        1. Bonsoir, du moment que vous n’exigez pas la réfection totale de ce qui aurait été mal fait, le plus simple est de ne pas en faire état. En cas de sinistre, les assurances se basent surtout sur la réception des travaux, donc vous ne mentionnez pas de réserve à ce sujet.
          Ne vous en faites pas trop, en tant que néophyte, “non-sachant”, vous avez bien le droit d’avoir des doutes.
          Cordialement,

  89. Bonjour Monsieur ESPAGNO,
    Je lis toujours avec intérêt les commentaires que donnez et vous en remercie.
    Je construis en Vendée. En ce moment, les fermettes sont posées et le voligeage bois (pin je suppose) est fait. Toutefois, à certains endroits, l’écart entre planches me semble important… de 1 à 3 cm surtout vers le sommet de la toiture. Est-ce normal et cela a-t-il de l’importance?
    Ce qui me pose problème, c’est surtout que la couverture ne sera pas faite avant la 2éme quinzaine de janvier (Fêtes obligent!) Nous sommes en hiver; la pluie risque-t-elle d’endommager le voligeage, voire les fermettes, ou autre ?
    En vous remerciant encore de vos conseils précieux.
    Cordialement.

    1. Bonjour, merci du message.
      Le voligeage sert de support à la couverture, si j’ai bien compris ? Probablement en ardoises ?
      Il n’a pas à être parfaitement jointif, il vaut mieux laisser un petit jour qui permettra les dilatations (le bois peut gonfler avec l’humidité ambiante) sans que les planches se déclouent. Même si 3 cm, c’est beaucoup…
      Une pluie ou deux n’endommagent pas le bois, volige ou fermettes, car il est traité. Mais il ne faut pas que ça dure des mois, bien entendu, sinon il faut bâcher.
      Cordialement,

      1. Merci pour votre réponse.
        Théoriquement, si l’approvisionnement en tuiles ne subit pas trop de retard, deuxième quinzaine de janvier la couverture se fera.
        La couverture sera en tuiles DC12 Terreal terre cuite posée sur liteaunage.
        Nous pouvions opté pour un voligeage de la toiture en bois traité ou sous toiture souple. Nous avons préféré le voligeage.
        Hormis les écarts de 2 à 3 cm entre planches voliges vers le haut (probablement pour ne pas avoir à découper des planches, le reste est bien posé….
        Le fait que la pluie a bien mouillé la dalle ces derniers jours (eau stagnante à certains endroits près des ouvertures, n’est pas un risque je suppose?
        Bien cordialement.

  90. Bonjour,
    Une entreprise de maçonnerie est intervenue chez nous pour changer la porte d’entrée.
    Le seuil de porte a été maçonné, cependant ce dernier présente des irrégularités notables (bosses et creux). J’aimerai savoir dans quelle mesure ces défauts sont considérés comme acceptables car c’est ce que nous a répondu le responsable de l’entreprise. Je précise que les dimensions du seuil sont de 90cm de largeur pour 42cm de profondeur.
    Merci de votre réponse.
    Cordialement,

    1. Bonjour, je ne peux répondre que dans le principe, n’ayant pas vu ce seuil.
      Je dirais que seul le résultat compte : la porte est-elle correctement placée ? D’aplomb, bien à sa place, à la bonne hauteur. Les étanchéités à l’eau et surtout à l’air sont-elles parfaites ? (je dis “surtout”, car le défaut d’étanchéité à l’air est plus fréquent – passez la main lentement au niveau du seuil, depuis l’intérieur, toute fenêtre fermée, vous ne devrez sentir aucun courant d’air). Bref, est-ce que tout fonctionne bien ? Dans ce cas, il me semble qu’il n’y a rien à dire.
      Sinon, il faut rectifier l’ouvrage : déposer la porte et refaire correctement.
      Cordialement,

  91. Bonjour,
    je dois faire une pré-visite de réception de ma maison avec le conducteur de travaux. Il s’agit d’une maison de plain pied sur vide sanitaire.
    Quels seraient les points sur lesquels il conviendrait de porter une attention particulière? Quels éléments à vérifier? Qu’est-ce qu’il faudrait également éviter de faire?
    Merci par avance de votre réponse
    ManuR

    1. Bonjour, les points de vigilance sont… partout 🙂
      Je ne peux pas ici faire une liste de tout ce qu’il faut vérifier, il faudrait au moins 10 pages. Et mieux vaut avoir vérifié AVANT, en cours de chantier, car un très grande partie de l’ouvrage, souvent la plus importante, est dissimilée maintenant : les fondations (essentielles, on le comprend facilement), les armatures du plancher hourdis, les chaînages, l’étanchéité des murs avant enduit, les épaisseurs de chape, la charpente, etc. etc. Un bâtiment se vérifie tout au long du chantier, pas quand c’est fini et qu’on ne voit plus grand chose. Pensez quand même à vérifier les cotes générales (longueur, largeur) et l’implantation par rapport aux limites du terrain.
      Vous pouvez faire passer un architecte le lendemain de la réception (pas le jour même, car sinon vous perdriez votre délai pour ajouter des réserves), pour qu’il vous dise son avis sur ce qui est visible. Vous aurez ainsi la possibilité d’ajouter éventuellement des réserves (vous avez 1 semaine après la réception pour ça – pas 1 jour de plus).
      Ce qu’il faut éviter de faire ? Mentionner des réserves sans exiger des travaux de réparation correspondant. Exemple de ce qu’il ne faut SURTOUT PAS écrire : “Réserve sur les fondations, car elles ne sont plus visibles…”. Les ouvrages mentionnés en réserves NE SONT PAS ASSURES, tant qu’ils ne sont pas réparés et tant que vous n’avez pas en mains un PV de levée de réserves. Donc, soit vous faites réparer quelque chose, soit vous ne dites rien.
      Cordialement,

  92. Bonjour Mr ESPAGNO,
    Nous revenons vers vous pour notre problème de chape de ravoirage manquante en plancher R+1. Avons assigné au fond via avocat le constructeur au titre de la 1ère année d’achèvement. Toutefois, après vérification du contrat de construction, est-il possible de nous confirmer la conformité selon vous du descriptif du plancher RDC qui a fait l’objet d’un avenant : maison RT2012 avec plancher chauffant PAC :
    INITIALEMENT PREVU : hérissonage réalisé en cailloux, graviers et sable, film polyane de 150 microns ou béton avec hydrofuge, dallage en béton conforme à la NF EN 206-1 sur épaisseur de 0.12m armé d’un treillis soudé. Finition brute pour recevoir un polyane et chape maigre…
    REMPLACE PAR : plancher poutrelle et hourdis coffrant non isolant, dalle compression 5 cm surfacée, ferraillage + isolant 80mm (R=3.70) Merci par avance Cordialement

    1. Bonjour, dans votre description :
      REMPLACE PAR : plancher poutrelle et hourdis coffrant non isolant, dalle compression 5 cm surfacée, ferraillage + isolant 80mm (R=3.70)
      il manque 2 choses : la chape de ravoirage (qui sert à enrober les canalisations électriques et les alimentations en eau), puis la chape elle-même qui sert à enrober le plancher chauffant et qui supporte le revêtement de sol (carrelage, plus rarement parquet en plancher chauffant).
      En plancher chauffant, il faut donc : au-dessus une chape liquide anhydrite pour enrober les tuyaux du chauffage (attention, très longue à sécher, doit être faite par un spécialiste). Et en général, on ne sert de l’isolant projeté en-dessous comme chape de ravoirage, en y englobant les canalisations (on fait d’un pierre deux coups : chape et isolant). Vous trouverez plein de croquis sur internet.
      Cordialement,

  93. Bonjour. Avant la réception de mon immeuble, l’entreprise a présenté des travaux complémentaires que je devrais régler en principe. Parmi ces travaux figure l’acrotère de la terrasse qui présenterait 30 cm de plus que celui figurant sur le plan (1,50 au lieu de 1,20m) étant donné la mise en place de l’étanchéité. Le métreur chargé de vérifier les décomptes définitifs déclare qu’il ne peut pas confirmer ni infirmer cette différence de niveau puisque les travaux d’étanchéité sont terminés et qu’il ne pourra pas y creuser un trou pour mesurer l’acrotère et qu’il faudra donc croire l’entrepreneur sur parole. Qu’en pensez vous. Avec mes remerciements. Cordialement

    1. Bonjour, le problème n’est pas de croire ou non le maçon sur parole, le problème – ou plutôt la réponse au problème – se trouve dans les Marchés de Travaux conclus :
      – quels sont les engagements de l’entreprise ? Prix forfaitaire ou “au métré” des travaux réalisés ?
      – qui était chargé des plans techniques ? L’architecte ? (S’il n’y en a pas, alors qui assure la maîtrise d’oeuvre ?) Un bureau d’études ? L’entreprise ? Personne ?
      – qui a décidé et/ou validé cette augmentation de hauteur ? Figure-t-elle sur un compte rendu de réunion de chantier ?
      Une opération de construction s’anticipe dans tous ses détails. C’est le rôle du maître d’oeuvre. Si vous n’avez confié cette mission à personne, les problème insolubles risquent de se multiplier et vous coûter très cher. Je ne peux pas vous en dire plus…
      Cordialement,

  94. Bonjour. L’entreprise chargée de la construction de mon immeuble s’est basée sur des plans du bet non encore visés par le bureau du contrôle technique qui a procédé à des corrections au plan initial du bet avant d’y apposer son cachet. De ce fait les fondations ne seraient pas totalement conformes. L’entreprise cherche à éviter toute responsabilité et a être payée sans réserves ni objections de ma part. Quelle devrait être ma réponse à ce genre d’arguments ? Merci

    1. Bonsoir, si l’entreprise n’a pas attendu le feu vert du Bureau de Contrôle pour couler les fondations, elle est en faute (je présume qu’elle savait qu’il y avait un Bureau de Contrôle et qu’elle devait se conformer à ses préconisations).
      – Techniquement, vous devez savoir si cette non-conformité est acceptable (elle reste dans une marge de tolérance) ou pas (il faut refaire ou consolider les fondations).
      – Juridiquement, vous devez vous fonder sur les “marchés de travaux”, et notamment le CCAP, pour savoir ce que vous pouvez faire ou non.
      Tout cela est le travail de votre architecte (maître d’oeuvre). J’ai l’impression qu’il n’y en a pas, car vous n’en parlez pas. Dans ce cas, vous en assumez de fait la mission, semble-t-il. Il vous faut donc prendre les décisions pertinentes, je ne peux pas le faire à votre place.
      Bien cordialement,

  95. Bonjour Monsieur,
    Je dois réceptionner ma maison dans 15 jours et j’ai de l’eau dans mon vide sanitaire, environ 10-15cm. Le drainage a été réalisé il y a environ 3 semaines et depuis il ne cesse de pleuvoir et les sols sont gorgés d’eau. D’après ce que j’ai vu le constructeur a bien respecté le Dtu pour les fondations mais j’ai peur que sur le long terme, cette eau ne parte pas et me cause des problèmes… Je m’interroge sur plusieurs points : est-ce que je dois le signaler dans les réserves sachant que le constructeur me dit qu’il ne peut rien faire et que c’est le terrain qui ne boit pas ? Est-ce que si je le signale sur les réserves, je pourrais faire fonctionner la garantie décennale plus tard ? Est-ce que cela peut avoir un impact sur la solidité de ma maison.
    Je vous remercie par avance. Bien cordialement

    1. Bonjour,
      – s’il y a un drain et un vide sanitaire avec beaucoup d’eau qui stagne (10 à 15 cm, c’est énorme !), c’est que ce drain ne fonctionne pas, et donc d’évidence, qu’il a été mal fait à un endroit ou un autre. Vous pouvez donc exiger que le drain (que vous avez payé au travers du prix global) soit correctement fait et donc qu’il fonctionne.
      – si vous le mentionnez en réserve, ça ne pourra pas faire l’objet d’un sinistre, et donc il vous faudra impérativement que les travaux rectificatifs soient faits, avec levée des réserves, pour retrouver la garantie décennale sur ce drain. Par contre, bien sûr, tous les autres ouvrages restent garantis, évidemment, seul le drain est concerné.
      – l’humidité, voire l’eau, dans un vide sanitaire, n’est pas un manquement aux règle de l’art (c’est toléré). Donc, de toute façon, jamais une assurance n’acceptera un sinistre sur ce point.
      A votre place, j’exigerais (gentiment, mais très fermement) du CMI qu’il refasse un drain suivant les règles de l’art : drains rigides (et non souple), pré-enrobé par un géotextile et un lit de cailloux roulés de rivière, forme de pente continu, exutoire en point bas, etc… Sinon vous aurez toute votre vie de l’eau en-dessous de vos pieds. Ce n’est ni bon pour les fondations (à la longue, ça peut ramollir la terre, et la catastrophe serait que ça intervienne plus de 10 ans après la réception : vous ne seriez plus assuré !), ni hygiénique (moustiques et autres bestioles, surtout l’été).
      Cordialement,

  96. Bonsoir nous faisons construire notre maison(contrat ccmi)
    Actuellement ils ont terminé la pose de la charpente, or celle-ci est posée « incrustée » dans la brique et les trous formés par le maçon ne seront pas rebouchés car d’après le constructeur : 
    « Les entraits de fermettes ne sont pas comblés car celles-ci doivent pouvoir être libres des différents efforts qui lui sont soumis »
    A t’il obligation de reboucher ? Qu’en pensez-vous ? Et aussi nous sommes surpris de cette technique car la plupart du temps les charpentes sont posées sur les élévations voir sur des U métalliques
    Je vous remercie pour votre retour
    Cordialement

    1. Bonjour. A parler franchement, encore quelqu’un qui raconte des sornettes et qui croit que les clients sont aveugles.
      Bien sûr que les poutres, qu’elles soient fermettes ou pas, doivent être correctement scellées dans une maçonnerie. Il faut aussi veiller à ce que ce soit du mortier bien hydrofuge, car les têtes de poutres incluses dans le mur sont mal protégées des pénétrations d’humidité extérieures, là où la maçonnerie est plus mince. Un peu de peinture goudronnée (ou équivalent) sur les bouts des entraits serait judicieux.
      En général, les fermettes sont posées et chevillées (solidement !) au chaînage béton. Et quand elles sont à mi-hauteur d’un mur, elles sont en effet posées dans des sabots métallique en U (ceux dont vous parlez) ou elles sont fixées sur une poutre bois en applique contre le mur (qu’on appelle une “muraillère” – le “bâtiment”, c’est toute une langue, tout un jargon). Elles ne sont pas encastrées. Vous êtes peut-être dans un cas particulier.
      Donc, vous refusez l’ouvrage tel quel.
      Cordialement,

      1. Bonjour
        Nous vous remercions pour votre retour
        C’est bien ce qu’il nous semblait
        De plus nous lui avons envoyé un mail en retour pour lui demander de tout reprendre mais il nous répond que pour de meilleures relations il faudrait arrêter d’envoyer des mails agressifs !!
        Il ne veut rien reprendre pour lui c’est normal et quand on lui dit que au lieu de poser des planches pvc il a posé des pvc creux il dit que tout est normal (planche d’égout pvc blanc)
        De plus nous pensons que la charpente n’est pas de la bonne dimension parfois elle dépasse…peut-être pour cela que par endroit ils les ont incrustées dans la brique et qu’ils ne les ont pas posées sur des sabots
        Ils nous interdisent limite le chantier en spécifiant que c’est interdit au public
        Cordialement

        1. Ah là là… Pas facile d’avoir affaire à un CMI qui ne veut rien savoir. Je ne sais trop que vous dire.
          En tout cas, les ouvrages doivent être conformes à la fois à la Notice descriptive (qui est toujours trop succincte, évidemment) et aux “Règles de l’art” (essentiellement les D.T.U.).
          Il vous restera toujours l’arme de la suspension de paiement !
          Bien cordialement,

  97. Bonjour,
    nous faisons construire un agrandissement de 40m2 il est prévu une poutre en béton pour soutenir le toit cathédrale d’une pièce de environ 20m2 sur une hauteur de 3m70, entre deux pièce intérieur, l’autre partie est en toit plat mais le maçon a oublier les poteaux béton de maintient, maintenant il veut mettre des poteaux béton avec scellement chimique sur la dalle béton fibré est-ce aux normes cela peut-il être conforme et durable. la dalle est sur vide sanitaire.
    Dans l’attente de votre retour
    cordialement.

    1. Bonjour, il m’est impossible de vous donner un avis technique sur un simple message. Il faudrait que je prenne connaissance du dossier complet et probablement que je fasse des investigations sur place. Un architecte ou un bureau d’étude Structure ou, mieux, un bureau de Contrôle pourraient le faire.
      Cordialement,

  98. Bonjour
    J’ai fait construire ma maison en lots séparés et fait moi même la maîtrise d’ouvrage.
    Cependant lors de la réception avec le lot maçonnerie j’avais émis une réserve pour mon sous-sol (enterré) qui était rempli d’eau (mais les drains n’étaient pas encore raccordés à ce moment-là)
    Le maçon qui devait venir réceptionner le sous sol une fois, les drains raccordés et l’eau évacuée, n’est jamais revenu et bien évidemment je ne lui dois plus 1€…
    Je sais que la cave n’étant pas une pièce habitable, le DTU autorise quelque pénétration d’eau mais actuellement il y a 3/4 cm d’eau, le rendant inutilisable… et ce malgré 1 puisard extérieur et 1 autre intérieur.
    Petites précisons : 2 murs de la caves donnent sur l’extérieur et sont complètement enterrés et 2 murs donnent sur le vide sanitaire et sont donc à moitié enterrés et la cave a été coulée sur radier.
    Mes questions sont : est-ce que le maçon doit me refaire des travaux pour palier ces pénétration d’eau? Dois-je prendre un expert pour faire constater?
    Je suis allé faire un tour dans le vide sanitaire et toutes mes semelles de fondation baignent dans l’eau, et il y a, à quelques endroits, environ 10cm d’eau…
    Est ce que ça peut fragiliser la maison ? Est ce qu’il y a un risque quelconque ? Et là aussi est ce que le maçon doit reprendre des travaux?
    Je précise qu’il y a un drain autour de la maison, un trapcofuge sur les parties enterrées et une étanchéité sur les murs extérieurs de la cave.
    Merci beaucoup pour le temps que vous prendrez à me répondre et merci pour vos réponses elles mêmes.
    Bien cordialement

    1. Bonjour,
      – Ne jamais solder une entreprise tant qu’on n’a pas constaté que tout est parfait, que les travaux soit réceptionnés ou non (et j’ajoute : jamais d’avance !).
      – S’il y a de l’eau de le sous-sol, ça montre que les drains ne fonctionnent pas, et donc qu’ils sont mal faits, et donc que des travaux rectificatifs sont indispensables et dus par le maçon.
      – Faire constater l’eau n’est pas très utile (elle ne va pas disparaître comme par enchantement, ou alors vos problèmes seraient résolus !). Par contre, confier cette réparation à un architecte serait judicieux car plus efficace (si vous en trouvez un pour le faire, car c’est très dangereux pour lui).
      – Je n’aime pas que les fondations baignent dans un terrain perpétuellement humide. Cela peut finir par ramollir la terre, la rendre moins porteuse et donc provoquer des sinistres. Les drains auraient dû éviter cela.
      – Vous avez vous-même assuré la maîtrise d’oeuvre : sans une solide compétence technique et juridique, c’est très dangereux et peut coûter très cher (je vous parle franchement).
      Par exemple :
      TECHNIQUE :
      – vos drains ne fonctionnent pas, il faut probablement les refaire : tractopelle, tout enlever, refaire correctement…
      – vous risquez un sinistre sur les fondations, si vous ne faites rien.
      JURIDIQUE :
      – vous n’auriez jamais dû solder une entreprise sans être sûr que tout est ok, que tout fonctionne bien.
      – vous n’auriez pas dû mentionner une réserve à la réception, sans être sûr de pouvoir faire refaire le système de drainage (et donc avoir gardé un dû à l’entreprise suffisant pour couvrir la réparation par une autre entreprises s’il le fallait). Maintenant, cette malfaçon n’est plus sous garantie décennale (car écrite à la réception). Vous devez donc obtenir la réparation par l’entreprise, alors que vous n’avez plus de moyen de pression sur elle sauf à l’assigner en justice. En fait, il ne fallait pas réceptionner (ni solder), tout simplement.
      Cordialement,

  99. Bonjour. Je voudrais savoir svp si les gardes corps en maçonnerie des balcons font partie intégrante des gros oeuvres car l’entrepreneur soutient que ces ouvrages doivent être chiffrés à part et n’entrent pas dans le devis initial. Je crois savoir qu’on ne peut pas livrer un immeuble sans garde corps des balcons au même titre que les cloisons intérieures. Merci pour votre réponse

    1. Bonjour,
      – que dit le CCTP ? (descriptif des travaux). Si les garde-corps sont en maçonnerie, il est logique de les confier au maçon. S’ils sont prévus à un autre lot (lequel ?), c’est à l’entreprise qui prendra ce lot de les réaliser, donc de les chiffrer.
      – si vous n’avez pas conclu les marchés de travaux (contrat avec les entreprises), vous êtes dans la phase négociation. A vous de voir (ou plutôt à votre architecte) comment vous voulez faire ; rien n’est imposé en la matière.
      – si vous avez conclu les marchés de travaux, vous devez vous référer à ce qui y est prévu.
      Cordialement,

  100. Bonjour. J’ai fais construire un immeuble avec un radier général selon plan béton armé. L’entrepreneur me réclame un supplément d’argent pour avoir selon lui construit un radier de 60cm d’épaisseur au lieu de 50cm prévus par le bureau d’études. Aucune modification ni aucune directive pour ce supplément ne lui a été transmise. De plus cet ouvrage est déjà sous terre donc impossible à vérifier. Quelle devrait être ma réponse ? Remerciements

    1. Bonjour, vous avez fait construire un immeuble. Je ne sais pas quelle en est l’importance, mais je présume que vous avez un architecte (ou un maître d’oeuvre non-architecte ?) pour en assurer la bonne réalisation ? Qu’en pense-t-il ?
      Si une entreprise ne se conforme pas aux plans prévus, non seulement elle n’a – évidemment – pas droit à un supplément de prix (il ne manquerait plus que ça…), mais elle est juridiquement en faute. Je vous engage à lui répondre dans ce sens.
      Cordialement,

  101. Bonjour,
    Peut-on exiger du constructeur d’installer le module extérieur d’une pompe à chaleur air-eau sur une dalle désolidarisée de la maison et non pas sur un mur? Mon objectif étant de limiter les vibrations sur le mur.
    Je précise que je n’avais pas fait cette demande au début, lors de la signature du contrat et que cela m’avait échappé à ce moment, pensant aussi que c’était un principe d’installation généralisé chez les chauffagistes.
    Or aujourd’hui, mon constructeur dit qu’il installera ce module sur le mur du cellier afin d’éviter les risques d’instabilité du sol (récemment remodelé dû à la construction) sur ce module plutôt que de le mettre sur une dalle au sol. Il précise que l’installation sur le mur se fera sur silent-block et qu’il n’y aura aucun problème de bruit ou vibration. J’en doute… Qu’en pensez-vous? Comment pourrai-je procéder, sachant qu’il est apparemment fortement recommandé (vu sur les forums de construction) de fixer sur dalle au sol ?
    Merci par avance de votre retour.
    MR

    1. Bonjour,
      si l’installation de l’unité extérieure sur une dalle au sol (et non pas en console, donc) n’est pas prévue au contrat, il n’y a pas de moyen juridique pour y contraindre le CMI (donc le chauffagiste). Il vous reste à bien vérifier la qualité de la désolidarisation de la fixation du support. Pour vous rassurer, j’ai fait faire plusieurs fois de tels ouvrages sur consoles, bien désolidarisés phoniquement, et je n’ai pas eu de retour négatif de mes clients.
      Comme à peu près tout, il faut que ce soit bien fait, mais c’est très visible, donc facile pour s’en assurer.
      Cordialement,

  102. Bonjour
    Je trouve 200kg au mètre cube alors qu’il en faut 300 à 350 kg pour le mortier pour montage de parpaings
    Cordialement
    Christophe T

  103. Bonjours Monsieur,
    Je suis un peux perdu, mon constructeur a coulé les fondations et il a plu la veille, il y avait 1/4 d’eau dans les fouilles, il y a pas eu de béton de propreté de fait…
    Mon constructeur m’a dit que ça craignait pas vu qu’il avait pompé juste avant l’arrivée de la toupie et que le béton est plus lourd que l’eau il a tout poussé.
    Un ami dans le bâtiment m’a dit que ça ne craignait pas et ne posait pas de problème
    Et d’autres me disent de faire venir un expert…
    Mais je suis un peut perdu je sais pas quoi faire …

    1. Bonjour, je viens de répondre à un message similaire au vôtre. Votre cas est très ennuyeux : l’eau a fait gonfler la terre, puis le béton a été coulé dessus.
      Maintenant, la maison va être réalisée, et des dizaines de tommes vont faire pression sur les fondations. La terre sous les fondations, gonflée d’eau et donc plus molle, va sécher et se rétracter sous la pression. La maison va se tasser de façon importante et très étalée dans le temps. Vous risquez donc de multiples fissures qui pourront apparaître dans quelques mois, voire dans 1 ou 2 ans.
      Il serait plus sage de faire expertiser les fondations, en effet, mais le constructeur n’acceptera jamais, probablement.
      Si aucune expertise ni aucuns travaux confortatifs ne sont faits et que la maison est réceptionnée ainsi, veillez à ne plus JAMAIS parler de ce problème et SURTOUT de NE PAS le mentionner dans la Réception, sinon vous perdriez la garantie décennale, ce qui serait une catastrophe, évidemment.
      Cordialement,

      1. Merci beaucoup pour votre réponse !
        Je pensais justement qu’il fallait le mentionner
        Mais ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi a t-il pris la décision de couler les fondations en sachant le risque ? Il risque quelque chose ou après c’est la décennale qui prend le relai ?

        1. Il ne faut pas le mentionner, car le principe des assurances est de ne garantir que le dommage inconscient, involontaire. Par exemple, si je disais à tout le monde :“Je prends le pari de rouler à 150 km/h cet après-midi en plein Toulouse. Si je le fais, je gagne 1000€ !” eh bien je ne serais pas assuré en cas d’accident (probable), car j’aurais pris consciemment un risque anormal. On ne peut pas dire également à un artisan “Ca ne fait rien si c’est mal fait, je réceptionne comme ça et je ferai une déclaration de sinistre, comme ça c’est l’assurance qui paiera la malfaçon à votre place”. Là non plus, on ne serait pas assuré. Ce serait une “escroquerie à l’assurance”.
          En cas de sinistre, surtout lourd, grave, l’assurance exigera le pv de réception. Et évidemment, si vous avez mentionné que les fondations ne sont pas faites suivant les règles de l’art, vous auriez consciemment cherché à faire payer l’assurance à la place de l’entreprise.
          Cordialement,

          1. Merci beaucoup pour vos réponses en tout cas !
            J’aurais une dernière question pourquoi prendrait-il le risque de couler les fondations comme ça ? En sachant les risques ? C’est ça que je comprend pas

          2. Bonjour, parce que :
            – ça permet de ne pas attendre quelques jours, les chantiers avancent et l’argent rentre,
            – la toupie a été commandée, pas envie de la décommander,
            – c’est pas grave, s’il y a un sinistre dans 2 ou 3 ans, ce sera le problème du client et de l’assurance, pas le sien,
            etc.

      2. Bonjour Monsieur, nous avons connu énormément de problèmes avec notre constructeur (ccmi) et peut-être n est ce pas grand chose mais cela est un souci de +.
        La chape est coulée depuis 45 jours et le carrelage n’étant pas encore posé, nous avons des réserves quant à la présence de moisissures sur le placo. Est-ce anodin? Sinon quelles démarches entreprendre?
        En vous remerciant par avance. Bien cordialement

        1. Bonjour, en lisant les mésaventures de milliers de visiteurs de notre site, “avoir des problèmes avec un constructeur” c’est presque devenu un pléonasme, hélas…
          Une chape dégage énormément d’évaporation d’eau en séchant. Surtout les chapes liquides, et encore plus les chape anhydrites. Il faut donc très bien ventiler toutes les pièces pendant ce séchage : y passer tous les jours si c’est possible, pour aérer largement. Et laisser les fenêtres ouvertes, jour et nuit (sauf risque de gel sévère) – en ayant fermé les volets. Tous les professionnels de la construction le savent bien, le CMI aurait dû y veiller.
          Un peu de moisissure apparaît parfois, quand on n’a pas pu largement aérer. Il faut alors enlever délicatement cette moisissure, avec une fine spatule si nécessaire, et finir en passant une éponge très légèrement moite. Ca vient assez bien. Faites le sans tarder, avant que le placo commence à vraiment s’abîmer (45 jours, ça fait long, maintenant).
          Cordialement,

  104. Bonjour,
    les fondations ont été coulées il y a 1 mois maintenant mais l’accès pour livrer les parpaings du vide sanitaire n’a pas été libéré à temps par le terrassier. Du coup il pleut comme vache qui …. et les fondations sont totalement immergées… cela présente t-il un risque pour la suite du chantier ? il est prévu encore une semaine de pluie, le conducteur m’a certifié que les rangées seront montées avant noël mais est-ce une bonne chose ?
    Merci

    1. Bonjour.
      La pluie n’est pas gênante si les fondations ont déjà été coulées. C’est quand il pleut dans la tranchée des fondations, avant coulage, que c’est très très ennuyeux, car cela peut provoquer un sinistre, parfois longtemps après (voire après la réception). Dans ce cas il ne faut surtout pas couler, mais attendre que le temps se remette au sec, puis enlever la terre gonflée d’humidité (30 cm, voir plus) et couler alors les fondations.
      Le soubassement peut être monté, qu’il ait plu avant n’a aucune importance. Mieux vaut seulement qu’il ne gèle pas la nuit.
      Cordialement,

  105. Bonjour,
    J’ai obtenu l’autorisation de construire un garage sur le pignon de ma maison, soulagement c’est plutôt compliqué pour un particulier.
    Le constructeur me dit que le garage ne sera pas accroché à la maison mais accolé avec des poteaux indépendants, est ce comme cela qu’il faut faire pour ne pas avoir de problème dans le temps ?
    Merci de vos conseils

    1. Bonjour, oui c’est bien comme cela qu’il faut faire. Une extension en maçonnerie ne doit pas être solidaire du bâtiment d’origine, car elle va se tasser, se dilater, et tout solidarité créerait une fissure. Il faut donc faire, techniquement, 2 bâtiments accolés : 1 = bâtiment d’origine et 1 = extension, avec un joint de dilatation entre eux. Seules les fondations peuvent être solidaires : dans le sous-sol, il n’y a pas vraiment de dilatation, et une fissure ne se verrait pas.
      Ce ne serait pas la même chose si le garage était avec une structure-bois, dans ce cas il n’y a pas de risque de fissuration.
      Cordialement,

        1. bonjour
          lors du coulage de fondations nous avons constatés des choses bizarres et nous en avons fait part au constructeur par mail. Il a eu réponse à tout par téléphone. Pouvez vous me dire si les assurances peuvent se servir de ce mails pour annuler là dommage ouvrage ?
          Bonne journée à vous

          1. Bonsoir, non quand même pas. Vous avez bien le droit d’interroger votre constructeur, et celui-ci a bien le droit de vous répondre. On ne peut pas en déduire que vous vous seriez entendus pour couvrir une malfaçon, afin d’en obtenir réparation par l’assurance après réception, au lieu de la demander au constructeur.
            Par contre, n’oubliez pas que toute malfaçon dont vous auriez connaissance en tant que telle – surtout si elle est mentionnée en réserve au pv de réception – n’est pas assurée tant que vous n’avez pas établi une “levée des réserves” écrite, datée et signée.
            Cordialement,

  106. Bonjour, sur ma construction neuve le maçon n a pas eu les bons plans Du coup la fenêtre de la cuisine n a pas été installée au bon endroit. Le constructeur s en est aperçu, il a fait la modification et la fenêtre a ete decalee Sauf que la fenêtre est posée à moitié sur les agglomérés et non plus sur 20 cm de béton armé et ferrailles, ni plus de renforts sur les côtes . Quelle serait l’incidence si on laisse tel que ? Merci de votre aide

      1. Bonsoir et merci pour ce retour Par notre inquiétude c est qu.au départ il y a un encadrement béton plein ferraillé et que là ce n est plus le cas Notre inquiétude se porte sur le lézardage (fissures) dans le temps
        Non pas de terrain à risque
        Mais si il n y a aucun risque cela me rassure Cordialement

  107. Était il obligatoire en 2010 de poser un drain autour d’une maison ossature bois avec soubassement de 80cm de haut semi enterré situé sur un terrain en pente.

    1. Bonsoir, non il n’est pas juridiquement obligatoire de poser un drain autour d’une maison, qu’elle soit en bois ou en maçonnerie, qu’on soit en 2010 ou maintenat. Par contre, il est obligatoire de faire “ce qu’il faut” pour que le bois d’une maison soit protégé de l’humidité constante et pour que l’usage de la maison soit normal. Bref, c’est le résultat qui compte, pas forcément le moyen d’y arriver.
      Cordialement,

  108. Bonjour Monsieur
    La société en charge de la construction de ma maison a bien posé les semelles puis a rempli les fondations à moitié avec du béton. Pour la 2eme moitié, j’ai remarqué que la société a mis des grosses pierres avant de recouler le béton pour finir le coulage du béton dans les tranchées jusqu’au niveau souhaité (60 cm au dessus du sol).
    Est ce correct ou est ce qu’il y a des risques de fissure et ou perméabilité des fondations ?

    1. Bonjour, normalement on n’a pas le droit de faire des “reprises de bétonnage”, le béton doit être coulé en 1 seule fois. Mais, autant c’est inacceptable pour des poteaux ou des poutres (qui casseraient !), autant c’est nettement moins grave pour des fondations car elles ne travaillent qu’à la compression.
      Le plus important est de savoir à quelle profondeur a été coulé la base (la partie basse) de la fondation et si cette profondeur correspond bien à ce qui a été demandé dans l’étude de sol. Plus de 95% de la solidité des fondations est dans le respect de cette profondeur.
      Vous parlez de profondeur de 60 cm, ça m’inquiète un peu, car c’est la profondeur MINIMALE possible ! Etes-vous sûr que le “bon sol” est quasiment en surface, aussi peu profond ?! Il faudrait que l’étude de sol révèle un “bon sol” à 30 ou 40 cm de profondeur (car on compte – 30 cm d’ancrage de la fondation dans le bon sol), ce qui serait EXCEPTIONNEL. Sinon, vos fondations ne seront pas à la bonne profondeur, ce qui est très grave (à coté, la reprise de bétonnage est un tout petit détail). Donc vérifiez bien ce que préconise d’étude de sol.
      Cordialement,

  109. Bonjour,
    Dans mon contrat de construction il était prévu que mon constructeur mette en place un carrelage 60×60 normalement avec double encollage.
    Arrivé hier sur le chantier je me rends compte que le carreleur n’assure pas le double encollage mais me dit que sa colle de qualité assurera le job. Quelle position adopter? Si c’était une situation à risque, comment puis-je me retourner contre mon constructeur. Merci par avance de votre réponse

    1. Bonjour, vous avez 2 bonnes raisons d’exiger un double encollage, chacune suffisante à elle seule :
      – votre carrelage est prévu pour être posé ainsi,
      – cette prestation est convenue dans votre contrat (directement ou indirectement).
      Soit vous exigez ce double encollage et donc vous dites au CMI (en lettre r.a.r.) que vous NE PAIREZ PAS le carrelage posé en simple encollage et qu’il peut tout enlever pour tout refaire correctement, car il n’est pas conforme au contrat,
      Soit vous ne dites plus rien, vous acceptez le carrelage posé et vous n’en parlez plus, surtout pas à la réception des travaux, pour au moins garder la garantie décennale le concernant (les malfaçons connues du client et laissées en l’état, ne sont pas garanties)
      Cordialement,

  110. Bonjour, je suis sur le point d’acheter un terrain de 264m2 avec un garage construit depuis plus de 30 ans, cadastré mais pas déclaré en mairie.
    De plus le terrain (fixé par un géomètre en 2016 depuis une renégociation des limites d’un coté des rails avec la sncf) fait 300m2 mais non rectifié au cadastre. De l’autre coté du terrain il y a un droit d’alignement de la voirie d’environ 30m2. Ma question en précisant que c’est une zone UP1 donc 10% de construction sur le terrain :
    Pourrais-je avoir l’autorisation préalable de transformer le garage de 25m2 en habitation tant que la rectification auprès du cadastre de 300m2 n’est pas faite (ça va durée au moins 1 an) ? ou sur 264m2 actuels, ce serait-il possible ?

    1. Bonjour,
      Si j’ai bien compris, vous comptez acheter un garage de 25m² sur un terrain de 300 m². Et le Cadastre mentionne l’ancienne surface de 264 m², celle d’avant 2016.
      Le Cadastre n’a pas de valeur juridique opposable : si votre terrain fait en réalité 300 m², ce sont bien ces 300 m² qu’il faut prendre en compte. Normalement, en 2016 le géomètre aurait dû transmettre son acte au Cadastre pour rectification (il a dû oublier ?).
      Vous devez bien préciser bien au notaire qu’il doit mentionner la surface de 300 m² dans l’acte de vente et vous lui donnez la copie de l’acte du géomètre, signé je présume par le propriétaire du terrain et par la Sncf. Cet acte prime sur le Cadastre. Le notaire fera ensuite rectifier le Cadastre.
      Donc, pour votre demande d’autorisation d’urbanisme, vous tenez compte d’un terrain de 300m² et non pas de 264 m².
      Cordialement,

  111. Bonjour,
    Nous avons fait faire une terrasse autour de notre maison par un maçon. Devant la maison la terrasse est trop haute par rapport à la voirie 12 cm . Le maçon nous avait demandé les plans de la voirie , à l’époque nous ne les avions pas. Il a quand même fait la terrasse. A présent que la voirie est faite, on doit casser une partie de la dalle et surement tomber également un mur pour refaire la dalle correctement.
    Qui est responsable ?
    Cordialement

    1. Bonjour, je ne comprends pas vraiment le problème, pourquoi cette hauteur de 12 cm empêcherait d’utiliser la terrasse ou d’y accéder ?
      Quoi qu’il en soit, s’il y a manque de coordination entre des ouvrages, je ne peux pas dire ainsi qui en serait responsable. Est-ce la voirie qui n’est pas à la bonne cote ? Pourquoi le maçon s’est inquiété de la hauteur de la terrasse (en vous demandant les plans de voierie) et a quand même réalisé la terrasse sans avoir cette cote ? Je présume qu’il n’y a pas de maîtrise d’oeuvre ?
      Il faudrait mieux connaître l’affaire, en détail, pour pouvoir vous répondre.
      Cordialement,

  112. Bonjour,
    Nous avons acheté un appartement dans un immeuble construit en VEFA.
    Nous avons été convoqué à un rdv de livraison avec remise des clés un mois après la réception.
    On s’aperçoit maintenant qu’une arrivée électrique ne fonctionne pas.
    On se demande si on peut le signaler dans le cadre de la GPA car on a une incertitude sur le Point de départ du délai d’1 an.
    Si le délai court à partir de la réception de l’immeuble dans son ensemble il s’est passé plus d’1 an depuis.
    Si le délai court à partir du rdv de livraison (remise des clés) on est encore bon !
    Quelle est la bonne date à prendre en compte svp ?
    Merci

    1. Bonsoir, normalement, il n’y a qu’une seule réception, celle où vous avez pris possession des lieux et donc celle où l’on vous a remis les clés. La réception des travaux antérieure, je présume celle entre le promoteur immobilier et les entreprises qui ont construit l’immeuble, ne vous concerne pas et donc ne vous est pas opposable.
      En outre, une prise de courant qui ne fonctionne pas est garantie 2 ans (garantie de Bon Fonctionnement, justement) à partir de la réception.
      Et enfin, j’ose croire que personne ne refuserait de rétablir le courant dans une prise pour des questions de délai dépassé. Ce serait montrer un manque de professionnalisme curieux…
      Cordilement,

  113. Bonjour
    Notre CMI vient de nous informer qu’il a décidé alors que nous avions dit non, de modifier la profondeur du vide sanitaire, car d’après lui le bureau d’étude en a décidé ainsi. Alors que nous avons signé un CCMI et que les travaux ont commencés il y a 1 mois.
    Le constructeur a vu après avoir creusé qu’il y avait de l’eau à la profondeur prévu initialement et donc trop dangereux pour la solidité de la maison.
    A-t-il le droit? N’y a t-il pas des solutions dans ce cas pour rester à le même profondeur qui certes lui auraient coûté de l’argent mais qui aurait gardé la bonne conformité des fondations? Aujourd’hui il nous met devant le fait accompli en nous informant que c’est comme ça et que les fondations ont été coulées…

    1. Bonsoir.
      Vous devez adresser au CMI une lettre recommandée avec a.r., indiquant que vous avez constaté une modification importante du projet, et qui touche à la structure même du bâtiment, c’est-à-dire aux fondations. Dans cette lettre vous demanderez que les travaux qui ont été faits soient validés par un Bureau de CONTROLE (et non pas un Bureau d’Etudes Techniques, je dis bien “de Contrôle”), et que leur rapport vous soit remis. Vous mentionnerez ensuite dans votre lettre que ce n’est qu’une fois cette validation d’un Bureau de Contrôle en main que vous prendrez votre décision sur l’acceptation ou non des travaux effectués en infraction avec le contrat conclu, et le dédommagement que vous demanderez pour non respect du contrat. Et enfin, vous conseillerez au CMI de suspendre les travaux le temps que cette affaire soit résolue.
      Ajoutez également, en fin de lettre, la mention “Sous toutes réserves de droit”.
      Vous pourrez aussi, en plus de la lettre, lui téléphoner pour lui passer “un bon savon”, si je puis dire…
      Cordialement,

      1. Un grand merci pour votre réactivité et votre aide
        Si je peux abuser nous avons également un autre souci :
        Notre constructeur nous a obtenu un devis de terrassier (charge client) pour toute la préparation du terrain, enlèvement des terres, raccordement… Il nous l’a envoyé après l’avoir validé.
        Notre CMI était au courant de la présence de remblais sur notre terrain. Or, après acceptation et signature du devis, et le début du terrassement il nous demande un surcoût de 15000€ pour enlever et traiter le remblais qu’il n’avait pas pris en compte et qui contient du plastique (ça personne ne le savais car notre CMI n’a pas jugé bon de faire une étude de sol, mais il a notifié dans un courrier pour l’assainissement individuel qu’il en avait fait une sans mentionner de déchets).
        Qui doit prendre en charge ce surcoût ?

        1. Bonjour, merci du message.
          Tout d’abord je m’adresse à tous ceux qui nous lisent et qui auraient l’intention de signer un ccmi (malgré tous les témoignages de catastrophes qu’on peut lire ici 🙂 ) :
          Si le CMI vous propose de garder à votre charge le terrassement, N’ACCEPTEZ PAS ! Pourquoi croyez vous qu’il le fait ? Parce que les terrassements révèlent souvent des surprises et coûtent souvent beaucoup plus cher que prévu. Et donc le CMI met ces surcoûts à votre charge. S’il maîtrisait les coûts des terrassements, si les terrassements étaient sans risque particulier, il les prendrait en charge pour avoir sa marge dessus. Le fait qu’il vous demande de les prendre en charge doit vous mettre la puce à l’oreille. Bref, vous êtes maintenant avertis.
          Mon conseil :
          – vous refusez – par principe – tout surcoût qui ne proviendrait pas d’une demande de votre part pour des prestations supérieures (choix du carrelage, lavabo supplémentaire, etc.).
          – vous exigez d’avoir en mains l’étude de sol : les fondations sont l’ouvrage le plus important pour la pérennité de votre maison. Je sais que beaucoup de clients n’y prêtent pas attention, car ils ne voient pas les fondations. C’est une erreur que vous ne devez pas faire. Vous vérifierez que leur réalisation, leur profondeur, corresponde bien à ce qui est préconisé dans l’étude de sol.
          – vous exigez, évidemment, que votre terrain soit débarrassé de tout remblai et de tout déchet, ça va sans dire (mais ça va mieux en l’écrivant).
          A votre place, j’écrirais tout cela au CMI, dans une lettre recommandée avec a.r., surtout pour bien cadrer mes relations futures avec le CMI, pour me faire respecter.
          Cordialement,

          1. Comment faire quand en leur demandant l’étude de sol, ils nous répondent qu’il n’y en a pas eu de fait :'(

          2. Eh bien par exemple en adressant au Directeur CMI une lettre recommandée avec a.r. rappelant qu’il a mentionné dans un document officiel servant à délivrer une autorisation d’urbanisme qu’il y avait bien une étude de sol, et donc que votre lettre est une MISE EN DEMEURE de produire cette étude dans un délai de 15 jours, faute de quoi vous vous réserverez le droit de bloquer le chantier et de vous adresser à un juge, dans une procédure en référé, pour sauvegarder vos intérêts et obtenir la réparation du préjudice que vous subiriez.
            Et que, bien entendu, vous vous opposez à ce que les fondations soient coulées sans que vous ayez cette étude de sol en mains. Si les fondations étaient coulées malgré ça, vous ne les accepterez pas et, évidemment, vous ne les paierez pas.

            Il s’agit de vous positionner comme étant un client qui veut que ses droits soient respectées et que vous n’accepterez pas d’être mené en bateau. C’est surtout une question d’attitude : vous ne devez pas être de ceux qui subissent sans rien dire. L’investissement pour faire construire est toujours très lourd, et il n’y a pas vraiment de possibilité de rectifier des fondations défectueuses, ce qui serait catastrophique !
            Cordialement,

  114. Bonjour, j’habite un immeuble construit en 2017. Mon immeuble fait partie d’un lotissement chauffé par une grande chaufferie qui alimente tout le site soit 269 habitations maisons et immeubles à appartements. Or, plusieurs fuites sont apparues sur le tuyau d’alimentation de chaleur (chauffage et sanitaire) suite à un arrêt de production de chaleur causé par une vanne automatique de distribution. Le constructeur nous fait savoir que le garantie de deux ans est écoulée. Ma question, est-il normal qu’une fuite soit créée par un arrêt d’alimentation de chaleur ? Ces tuyaux d’alimentation sont d’une section important (10 appartement) avec une isolation important d’environ 40cm de diamètre. Merci pour votre réponse.

    1. Bonjour,
      – Le constructeur peut dire ce qu’il veut (il s’agit je présume du promoteur immobilier qui a dû conclure une VEFA avec vous, ou l’équivalent ?), un chauffage défectueux est de plus en plus considéré comme relevant de la garantie décennale. Et si cela concerne 269 logements, raison de plus. A votre place, je ferais une Déclaration de Sinistre en bonne et due forme auprès de l’assurance D-O. Je rappelle que c’est VOTRE assurance, en tant que propriétaire des biens.
      – Je ne peux absolument pas savoir la cause technique réelle de la panne. Il faudrait que j’étudie le dossier, que je me rende sur place, et même là je ne serais pas forcément certain de l’origine de la panne qui est peut-être complexe.
      Mais, juridiquement, je vous conseille de ne pas trop vous mêler de technique – je parle “juridiquement”, dans vos écrits, mais en fait, vous pouvez bien naturellement chercher à savoir ce qui se passe. Vous demanderez à la D-O de faire son métier, c’est tout.
      Si cela touche le fonctionnement général du chauffage (si tous les logements sont impactés), il est possible que la forme de la procédure soit différente, même si le fond de l’affaire reste le même : il vous faut un chauffage qui fonctionne correctement !
      Cordialement,

  115. Bonjour,
    Nous avons réceptionné une maison en VEFA en juin 2020.
    Depuis, beaucoup de désordres sont apparus, fissures, problèmes d’étanchéité, problèmes d’isolation…. Baies vitrées mal montées et autres.
    La société était censée faire intervenir les sous traitants mais ils prétendent qu’ils ne peuvent pas régler certains problèmes.
    Le lotisseur nous demande maintenant de faire une déclaration DO, ce que nous allons faire.
    Que doit-on indiquer sur la date des désordres constatés? Faut-il mettre la date d’aujourd’hui ou celle où sont réellement apparus les problèmes?
    Nous n’avons pas envie qu’une date erronée joue en notre défaveur.
    Merci d’avance pour votre retour.
    Cordialement
    Y

    1. Bonjour, eh bien, vous n’avez pas de chance avec ce promoteur.
      Si les désordres étaient apparents à la réception, et a fortiori s’ils ont fait l’objet de réserves, l’assurance n’a pas à intervenir. Vous devez dans ce cas exigez, voire assigner, le promoteur.
      Sinon, vous faites une déclaration de sinistre à l’assurance D-O en lettre recommandée avec a.r. et copie pour information au promoteur. Vous rédigez la lettre de façon chronologique, avec un style très direct et très factuel (pas d’état d’âme ! 🙂 ). Par exemple (je mets des dates au hasard) :
      28 juin 2020 : réception de la maison. Pv de réception ci-joint (pièce n°1)
      19 octobre 2020 : premiers constat des baies vitrées défectueuses, difficiles à manoeuvrer, Photo ci-jointe (pièce n°2)
      6 novembre 2020 : défaut d’étanchéité de …….
      Etc, vous comprenez le principe. Ca a l’avantage de ressembler aux comptes rendus d’expert, notamment dans un cadre judiciaire, cela vous posera donc vis-à-vis de l’assurance comme quelqu’un qui connaît les contentieux judiciaires et donc ça la rendra plus prudente, plus respectueuse envers vous.
      Vous ne mentionnez QUE LES CONSTATS, pas les origines des sinistres, et encore moins les travaux préconisés ! Ce serait une erreur de le faire, car ensuite vous serez lié par ce que vous avez écrit.
      Vous n’êtes plus dans la garantie de Parfait Achèvement, mais au vu des malfaçons, ça ne semble pas être important. Vous êtes encore dans la garantie de Bon Fonctionnement. Attention, si l’assurance jouait la montre, n’oubliez pas que SEULES une reconnaissance du sinistre de la part de l’assurance (écrite, évidemment) ou, à défaut, une assignation, peuvent arrêter le délai ! Et 2 ans, c’est vite passé pour la garantie de Bon Fonctionnement : jusqu’à juin prochain.
      Cordialement,

  116. Bonjour. Je suis en ccmi maison rectangulaire toiture 2 pans et donc 2 pignons dont un pignon tombé 2 fois pendant sa construction. J’ai remarqué que les poteaux raidisseurs verticaux des pignons n’étaient pas centrés dans l’axe mais décalés. Je suis sur une emprise aux vents. Cela a-t-il une incidence future pour ma maison? Merci

    1. Bonjour, je ne peux pas vous dire techniquement quelle incidence future cela aurait, sans connaître le dossier, ni le chantier ni l’historique de son déroulement.
      Mais ce que je peux vous dire, c’est que le constructeur doit probablement choisir ses sous-traitants sur le critère du prix le plus bas et non sur leur compétence, pour gagner de l’argent sur votre dos en augmentant sa marge – ce qui est très très fréquent en ccmi. Autrement dit, il prend les moins chers, même s’il sont mauvais.
      Quand un client signe un ccmi, il verse une prime au constructeur pour l’encourager à faire de la mauvaise qualité : plus le constructeur baissera la qualité, plus il fera des économies et plus il gagnera de l’argent. Signer un ccmi est de la folie – je ne dis pas ça spécialement pour vous, mais pour tout le monde, car tout le monde est abusé par le discours général de recommander le ccmi. C’est vraiment dramatique.
      Je ne peux pas vous en dire plus, si ce n’est de vérifier en permanence le chantier, de ne rien accepter de ce que vous pourriez trouver suspect. Et d’essayer de confier la suite des opérations à un vrai professionnel – mais vous n’en trouverez pas, car le constructeur refusera qu’un vrai professionnel vienne mettre le nez dans ses “petites affaires” et révéler les malfaçons, et aucun architecte ne voudra prendre le risque de s’occuper d’un chantier où les artisans sont incompétents, voire dangereux…
      Cordialement,

  117. Bonjour,
    Lors de la réception de ma maison individuelle en “marché de travaux” et non CCMI (uniquement GO+charpente+facade) nous avons émis une réserve sur le linteau de notre baie vitrée de 3m car il y a une flèche. Pour info ce linteau a céder lors de la pose de la charpente et le constructeur l’a repris. Depuis le commencement de notre chantier nous avons été en conflit avec le constructeur car différents problèmes. Bref, le soucis aujourd’hui c’est que lors de la réception ils sont venus avec un expert qui a bien noté que la flèche du linteau provient d’un défaut d’étayage lors du coulage du linteau”. Cependant la solution proposée ne nous rassure en rien ;”rattraper par ponçage ou découpage environ 1 cm de flèche puis mise en place d’une équerre aluminium afin de rentrer dans les tolérances DTU’, nous n’avons de notre avis de non expert aucune certitude que ce linteau ne cèdera pas et à cela s’ajoute le fait que la reprise ne se fera qu’à l’extérieur et non sur l’ensemble du linteau car ils estiment que notre menuisier (hors contrat constructeur) a accepté le support donc en est responsable! Lors de la pose de la menuiserie il n’y avait pas de problème d’ouverture/fermeture de la baie mais plus ça va plus elle est dure à manipuler, notre menuisier et revenu et pour lui c’est le linteau qui s’est posé dessus. Quelle solution avons nous d’autant qu’ils nous mettent la pression car nous n’acceptons pas leur solution. D’avance merci

    1. Bonjour, en vous lisant, à mon avis, vous avez raison de refuser ce “bricolage” à propos d’un grand linteau de 3 m. Ce linteau, cette poutre en fait, nécessitait d’être correctement étayé. Maintenant c’est trop tard, on ne peut plus lui redonner une forme normale, droite. Il y a donc 2 défauts : technique – ce linteau risque en effet de céder un jour – et esthétique – une flèche trop prononcée est inacceptable.
      Raboter 1 cm de béton pour lui redonner un linéarité est une mauvaise solution. Ne serait-ce que parce que les aciers d’armature, à l’intérieur de la poutre, sont à 2,50 cm du fond (et peut-être sont-ils déjà à moins que cela !). C’est ce qu’on appelle l’enrobage des aciers. Cette distance de 2,5 cm est le minimale autorisée par les règles de l’art, les DTU. En enlevant 1 cm, vous n’aurez plus que 1,50 cm d’enrobage (peut-être moins !) et donc les aciers n’auront plus la même résistance : inacceptable.
      Vous devez donc exiger que ce linteau soit enlevé et qu’un autre soit correctement fait.
      Si le problème était apparu en cours de chantier, les conséquences pour les autres artisans auraient été différentes, chacun devant faire les reprises de ses propres ouvrages (menuisier, plaquiste, enduiseur…). Car tant que la réception n’est pas prononcée, la règle est que chacun doit refaire son travail pour que l’ouvrage soit correctement fini, qu’il soit en faute ou pas. Ce n’est pas tellement le fait que le menuisier aurait “accepté le support” en posant la menuiseries car il ne pouvait pas savoir alors, deviner, que la flèche du linteau allait augmenter. C’est plus la règle générale : chacun fait ce qu’il faut dans sa partie.
      Mais maintenant que la réception est prononcée, les autres artisans ne sont plus responsables des ouvrages des autres. Le maçon, en faute, devra donc faire son affaire de toutes les reprises nécessaires par ailleurs, en payant les autres artisans :
      – le menuisier dépose/repose la menuiserie.
      – le plaquiste refera les raccords de placo nécessaires,
      – le maçon enlève et refait un autre linteau, de façon soignée (dans ce genre de cas, les reprises de maçonnerie sont délicates), ce qui est probablement le plus gros problème : ce maçon en est-il capable ? A lire votre récit, j’ai des doutes. D’ailleurs, ne pas étayer correctement une poutre est une bêtise consternante : étayer est très simple et facile à faire, et les conséquences d’un manque sont toujours lourdes.
      – l’enduiseur refait une couche d’enduit sur la façade quelque temps après, pour en uniformiser l’aspect.
      Donc, vous devez écrire une lettre recommandée avec a.r. de MISE EN DEMEURE pour rappeler la réserve que vous avez émise lors de la Réception, exiger la reprise immédiate de ce linteau et de ses conséquences, faute de quoi vous assignerez, avec de lourdes demandes de dommages et intérêts. Il n’y a pas d’autre solution.
      Bien entendu, vous ne payez plus rien à ce maçon en faute.
      Bref, vous devez faire le travail de l’architecte que vous n’avez missionné pour votre chantier.
      On voit bien la nécessité d’un architecte sur tous les chantiers, votre phrase “Depuis le commencement de notre chantier nous avons été en conflit avec le constructeur car différents problèmes” l’illustre bien 🙂 .
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        Je vous remercie pour votre réponse mais je pense qu’il va être difficile d’avoir gain de cause sur ce linteau vu la mauvaise foi du constructeur et le non professionnalisme de leurs maçons. Si j’avais connu votre site avant de me lancer dans ce projet j’aurai fais appel à un architecte ou maitre d’œuvre afin d’éviter tous ces problèmes et ces tensions, et cette crainte que ma maison dans laquelle nous avons investit toutes nos économies ne ne nous tombe sur la tête à mes enfants et moi. Je souhaite bien du courage à tous ceux qui construisent et qui sont en difficultés.
        Cordialement

  118. Bonjour,
    Je fais construire une maison neuve. Sur le plan, une poutre béton pour soutien dune partie de la charpente traverse le couloir et une chambre. Ce n’est pas esthétique du tout. Cette poutre béton sera visible sur 10 à 15 cm de hauteur….
    Ma question: Peut-on remplacer cette poutre par un IPN?
    La maison est en Vendée à quelques centaines de mètres de la mer.
    Merci.
    Cordialement.

    1. Bonsoir, oui en règle générale on peut remplacer une poutre béton par un IPN qui sera souvent moins haut que la poutre béton. Est-ce que ce sera suffisant pour faire placer le plafond dessous ? Je ne sais pas. Et parfois en jouant sur les hauteurs de plafond, on fait des aménagements très sympas (permettant de placer un éclairage encastré, ou bien en jouant sur les textures et les couleurs, il y a plein de possibilités). On n’est pas obligé de s’en tenir au plafond plat, uniforme, blanc.
      Cordialement,

      1. Merci.
        J’ai une autre question: Faut-il faire le sol (isolant+chape) avant la pose des cloisons ou au contraire poser les cloisons sur la dalle et ensuite pose de l’isolant et chape ?
        Ce n’est pas un chauffage au sol mais par radiateur eau. Il y a un vide sanitaire.
        Merci.

  119. Bonjour,
    Mon maçon n’a pas fait d’arase étanche seulement du trapcofuge. Je suis sur vide sanitaire. Vous dites que le plancher fera office de coupure de capillarité et que la planelle en agglo ne conduira pas l’humidité.
    Pourtant ce n’est pas ce que dit le DTU 20.1. Je ne sais plus quoi en penser.
    Qu’est il possible de faire pour corriger

    1. Bonjour. Mais si ! Vous avez dû mal lire, le DTU 20.1 dit que
      Les maçonneries en élévation doivent être protégées des remontées d’eau du sol. Un chaînage en béton armé disposé au niveau du plancher bas du rez-de-chaussée ou du dallage sur toute l’épaisseur des maçonneries de soubassement assure cette protection sans disposition complémentaire. Ce chaînage doit être à l’air libre et au minimum à 5 cm au-dessus du sol extérieur fini.
      Donc, dans ce cas, il n’est pas besoin de faire d’arase étanche sous les briques. Moi-même je préfère ne pas en faire, car cette arase étanche est quand même une coupure de la structure, ce qui n’est jamais bon. En outre, j’ai déjà lu qu’il est arrivé que de l’eau pénètre pas là, cette arase faisant office de mèche. Et donc, comme elle est inutile dans le cas de plancher hourdis avec planelles agglo, je préfère ne pas en mettre pour ne pas prendre de risque.
      Cordialement,

      1. Quand je lis sur toute la largeur je comprends que la dalle doit être faite sur toute la largeur de l’agglo donc sans planelle. Vous ne constatez jamais désordre avec planelle sans arase étanche ?

  120. Bonjour Monsieur ESPAGNO,
    Nous avons pris contact avec un conciliateur de justice pour entamer une procédure contentieuse pour dommages et intérêts sur l’absence de chape de ravoirage de notre plancher R+1. Le conciliateur va nous apporter son soutien sur cette procédure. Toutefois, il souhaiterait connaître l’estimation d’une chape de ravoirage pour un plancher d’une superficie de 65 m2 (si cette chape est mise en eouvre sur la totalité de l’étage ?) pour déposer la demande auprès du Tribunal d’instance ou de grande instance selon le montant. Pouvez-vous nous indiquer selon vous quel serait le montant des travaux à mettre en oeuvre pour corriger le problème évoqué ? Cordialement Mme C

    1. Bonjour, non je ne peux pas donner cette réponse, car les prix varient localement, parfois de 1 à 2 dans la même région administrative. J’ai connu des prix x 2 en montagne (Pyrénées) par rapport à ceux de Toulouse.
      Mais vous devriez trouver ça, peut-être tout simplement en questionnant 3 ou 4 artisans, vous aurez ainsi un ordre de grandeur.
      Cordialement,

  121. Bonsoir j’ ai un rdv téléphonique avec la directrice du constructeur je vais leur dire tout ça je vous tiens au courant bonne soirée Cordialement

    1. Bonjour, la bonne méthode sera de tout noter, au fur et à mesure que vous parlez. Puis de faire aussitôt un compte rendu par mél que vous lui adresserez – en faisant attention à ce que vous écrivez, bien sûr : ne prenez pas d’engagement excessif de votre coté.
      D’une façon générale, il vaut mieux toujours communiquer par méls, exclusivement, et obtenir des réponses écrites de vos interlocuteurs. Méfiez-vous de ceux qui n’écrivent jamais, ils ne sont pas sincères le plus souvent.
      Cordialement,

      1. Bonsoir j ai eu un rendez téléphonique avec le constructeur il avoue verbalement que le vide sanitaire est trop haut il me propose de continuer ainsi avec des murs de soutènements ou de casser et de rabaisser le vide sanitaire mais que j aurai des frais supplémentaires bien sûr j ai refuse ces frais j attends sa réponse Cordialement

    1. Bonjour, je ne sais pas quel est le problème, peut-être une maison trop surélevée ?
      Le CMI vous doit une maison en tout point conforme au ccmi et au dossier de demande de permis de construire, y compris dans son positionnement en hauteur. Donc la hauteur du vide sanitaire doit faire que la hauteur totale de la maison par rapport au terrain naturel corresponde bien à la hauteur mentionnée obligatoirement sur le plan de Masse du dossier de Permis de Construire – ni plus, ni moins.
      Le CMI ne peut pas faire ce qu’il veut (même si beaucoup de CMI croit que si, qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent). Si vous estimez qu’il y a erreur de niveau, à votre place je lui écrirais une lettre r.a.r. pour lui signaler ce décalage et lui dire qu’il a l’obligation de respecter le ccm et le Permis, et donc que les travaux doivent être refaits. Et que, bien sûr, je ne paierai JAMAIS des travaux non-conformes.
      Cordialement,

      1. Bonjour Monsieur
        Merci pour votre réponse CCM ca veut dire quoi .pour le reste il m a proposé une modification du permis de construire .mais la surélévation vas entraîner pour nous des frais supplémentaires murs de soutènement et remblais.
        Cordialement

        1. Bonsoir,
          ccmi = Contrat de Construction de Maison Individuelle
          CMI = Constructeur de Maisons Individuelles.
          Il n’y a aucune raison que vous ayez des frais en plus. Toute modification du projet que vous n’avez pas demandée ne doit rien vous coûter. Au contraire, vous êtes même en droit de demander un dédommagement.
          Cordialement,

  122. Merci Monsieur ESPAGNO pour votre réactivité ! Juste une précision : une chape de ravoirage est donc bien obligatoire pour enrober le passage de gaines techniques même en l’absence de plancher chauffant, dans notre cas ? Cordialement

  123. Bonjour,
    Mon contructeur fait des asemblages de morceau de linteaux pour n’en réaliser qu’un seul et ce au-dessus de fenêtes de 2,40 m de large ?

  124. Bonjour Mr Espagno,
    Que se passe-t-il, concrètement, quand un architecte oublie de dire à ses clients qu’il faut une assurance DO et surtout quand ses clients l’apprennent c’est évidemment trop tard.
    Je précise que nous avons la preuve dans son document d’estimation des coûts que la ligne assurance DO n’est pas renseignée.
    Cordialement

    1. Bonsoir. Il serait bien surprenant qu’un architecte n’ait pas mentionné dons son contrat le rappel de l’obligation d’une assurance Dommage-Ouvrage, car je l’ai toujours vu mentionné dans TOUS les contrats d’architecte, absolument tous.
      Ceci dit, l’architecte n’agit pas à la place du client, il n’est pas son tuteur. C’est bien le client, en tant que maître d’ouvrage, qui a l’obligation de contracter une assurance D-O. Et l’architecte lui-même est nécessairement assuré, car l’Ordre des architectes contrôle cette obligation chaque année, et radie ceux qi ne le seraient pas. Tous nos clients bénéficient donc d’une garantie décennale, qu’ils aient ou non contracté une D-O.
      Enfin, je n’ai JAMAIS moi-même mentionné le coût de la D-O dans mes estimatifs. Ce n’est pas de mon ressort, je n’ai pas de compétence en matière de tarification d’assurance. J’estime même que je serais en faute si je le faisais, car j’outrepasserais ma mission. Je mentionne les coûts de fabrication du bâtiments, travaux et maîtrise d’oeuvre, c’est-à-dire ce dont je m’occupe moi-même – c’est déjà bien suffisant comme ça.
      Cordialement,

  125. Bonjour Monsieur,
    Nous venons de signer un compromis pour une longère. Les travaux gros oeuvre ont été réalisés en grande partie par le propriétaire actuel (lui-même) : ouvertures extérieures, maçonnerie, dalle de l’étage, plomberie.
    Nous avons convenu avec le propriétaire actuel de démarrer nos demandes de devis auprès des artisans pour les travaux restants à notre charge.
    A notre grande surprise, ces derniers nous ont mis en alerte principalement sur le risque de non étanchéité des menuiseries extérieures. Après échange avec le propriétaire, elles ont été posées récemment et isolées à la mousse de polyuréthane et silicone. Les appuis de fenêtre et seuils de portes ont été coulés par la suite, certains sans laisser la “goutte d’eau” (appui en ciment collé à l’ouverture) et d’autres sans rejingots laissant possiblement passer l’eau sous les ouvertures (dixit artisans).
    Le propriétaire nous dit qu’il n’y a pas de fuite (on sort de l’été), les artisans nous conseillent de déposer ces ouvertures, faire ce qu’il faut en maçonnerie (seuils et appuis) puis reposer ces ouvertures avec joint expansif.
    Qu’en pensez vous ?
    Aussi la dalle de l’étage, posée par le propriétaire lui même l’année dernière, sur poutres béton déjà existantes semble fissurer dans une pièce mais il nous a dit que ça avait travaillé, que c’était normal et que ça ne bougera plus.
    Comment s’assurer de la sureté de cette dalle ?
    Je vous remercie par avance pour votre retour.

    1. Bonjour, en effet les travaux importants faits par des bricoleurs réservent souvent de très mauvaises surprises plus tard.
      Les appuis et les seuils doivent être faits AVANT la pose des menuiseries. Il doivent avoir un profil précis, rejingot, retours latéraux, goutte d’eau. L’idéal est d’utiliser des appuis préfabriqués, donc parfaits, et en plus esthétiquement réussis, de la couleur que l’on souhaite (ton pierre, par exemple).
      Les menuiseries doivent être appliquées sur une bande de mortier dosé à 400kg/m3, parfaitement dressée pour qu’il n’y ait pas de “jour” entre la menuiserie et elle. Le joint peut alors être correct (pas de mousse ! évidemment).
      Il y a bien d’autres choses à prendre en considération. Un bâtiment bien fait ne se bricole pas par des amateurs – en tout cas, il ne se vend pas ainsi.
      A vous lire, ces travaux sont plus qu’approximatifs (euphémisme). Et un éventuel sinistre de plancher à l’étage peut avoir les conséquences qu’on imagine. Une expertise avant achat par un architecte serait semble-t-il indispensable.
      Je présume que votre vendeur n’est pas assuré pour les travaux qu’il a fait. Or la dommage-ouvrage était probablement obligatoire (car ces travaux sont soumis à garantie décennale). Qu’en pense le notaire ?
      Cordialement,

    1. Bonsoir,
      Je suis sur le point de réceptionner une maison neuve en hors d’eau hors d’air, mais j’ai remarqué au rdc le mur mouillé à l’intérieur à un endroit et à l’étage à un autre endroit différent du rdc. La maison est enduite, j’ai rdv fin de semaine prochaine pour la réception.
      Merci d’avance.

  126. Bonjour,
    Notre constructeur refuse de nous donner les plans technique , en tout cas ce que nous souhaitons c est savoir quel type de ferraillage, diamètre , béton quel type etc…. en a t il le droit?
    Je vous remercie

    1. Bonsoir, oui il en a le droit. Le CMI n’a que l’obligation de réaliser ce qui est mentionné dans le contrat, le ccmi, avec ses dissimulations, ses imprécisions et son flou. Je l’ai dit souvent ici, en signant un ccmi, le client renonce à ses droits de maître d’ouvrage, et notamment à celui d’être au courant de tout. Il n’a plus le droit d’être au courant de la réalisation de l’opération. Je précise, s’il le fallait, que ce droit persiste évidemment avec un contrat d’architecte : nos clients sont bel et bien de véritables maîtres d’ouvrage, pas de simples consommateurs passifs. Nous devons en permanence leur rendre des comptes, sur tout.
      Cordialement,

  127. Bonjour Mr Espagno,
    Nous avons fait réaliser par une entreprise une trémie et un escalier béton dans notre pavillon. L’échappée est de 192cm entre la marche et le plafond. D’après le DTU 36.3 la hauteur mini est 190 cm par contre j’ai trouvé différentes méthodologies de calcul de l’échappée. Est ce qu’elle se mesure depuis la marche ou depuis la tangente.
    Si c’est depuis la tangente nous serions en dessous.
    Est ce que le respect des DTUs est obligatoire (rien en ce sens n’a été précisé sur le devis) ?

    1. Bonjour,
      – Echappée d’escalier : J’avoue que je ne m’étais jamais posé la question. Néanmoins, il me semble très probable que ce soit la verticale du nez de marche qui doit être prise en compte. Il est vrai qu’une hauteur de 1,90 m peut être désagréable, même si l’on passe dessous, car en descendant on a le visage au ras du bord de la trémie.
      – Les DTU ne sont pas une loi, rien ne les rend obligatoires. Quand je fais passer commande à un de mes clients, je précise dans le contrat avec les artisans (ce qu’on appelle les “marchés de travaux”) que les DTU devront être respectés, ainsi que les Normes et les Prescriptions des fabricants de matériaux ou de matériel. Du coup, ils deviennent obligatoire sur mon chantier.
      Cordialement,

  128. Bonsoir Monsieur Espagno,
    Nous sortons d’une réunion avec notre avocate. Il a été dit lors de cette réunion, par notre avocate, que les malfaçons ne provoquant aucun désordre immédiat ou future ne feront de la part d’un juge l’objet d’aucune réparation.
    Des linteaux de briques dans un mur en parpaing, ce n’est pas dans les normes, mais cela ne provoque aucun désordre ou danger. Il suffira d’entoiler avant de crépir. Les terrasses sans pente, le dtu n’est pas respecté mais l’étanchéité peut être faite sur une terrasse sans pente donc c’est pas grave. Et c’est comme cela dans beaucoup de cas. Le droit de la construction est ainsi fait, il y a réparation si le préjudice est grave. C’est pour cela que l’expertise judiciaire n’ a pas été dans sa totalité en notre faveur car beaucoup de malfaçons bien que réelles n’occasionnent pas de désordres graves : le maçon ne risque rien.
    Le mur enterré doit être fait de parpaings plein ou bancher. Le notre est fait de parpaings creux . Oui et alors ? Ca va s’écrouler ??? non ! donc c’est pas grave . Allez hop on passe à autre chose
    On ne voit cela que dans le bâtiment ! C’est pas demain la veille qu’on va exiger un diplôme pour s’installer maçon.

    1. Bonjour. A priori, à votre place, je changerais d’avocat. J’en ai eu un comme ça quand j’étais jeune architecte, jusqu’à ce que je perde un procès pourtant gagné d’avance. J’ai réalisé qu’aussi bon juriste et sympathique qu’il était, mon avocat était nul : ce n’était pas un “combattant”. Quand il prend une affaire, mon avocat actuel n’a plus qu’une obsession, plus qu’un seul objectif : gagner ! Et tout est bon pour ça, le fond, la forme, il se sert de toutes les armes possibles. Et je gagne, évidemment.
      Vendre un produit différent de ce qui a été commandé est une faute, faut-il le rappeler ? Si je commande une voiture rouge et qu’on me livre une voiture verte, le vendeur est en faute. Même s’il n’y a “aucun désordre” ! Même si la voiture verte fonctionne parfaitement. C’est évidemment la même chose pour vous.
      De toute façon, ce n’est pas “le Droit de la construction” qui dit qu’on doit accepter les non-conformités au contrat et qui jugera votre affaire, mais un juge, justement, au cas par cas, et très largement d’après le rapport de l’expert qu’il a désigné.
      Vous êtes tombé sur un expert judiciaire qui n’a pas envie que des réparations se fassent, qui veut se simplifier la vie. Il vous faut donc un “contre-expert”, un architecte (le mieux placé à mon avis car il est à la fois technicien et juriste) pour combattre aux cotés de votre avocat et pour faire entendre raison à l’expert judiciaire. J’ai remarqué que les avocats ne conseillent pas ça à leurs clients, je n’ai jamais compris pourquoi. Peut-être veulent-ils rester “entre juristes” et peut-être préfèrent-ils ne pas mettre un “non-juriste” dans la boucle, de peur qu’il dise des bêtises juridiques ? Comme un architecte qui préfèrerait qu’il n’y ait pas de Bureau de Contrôle sur son chantier, pour être tranquille ? (Il aurait tort, j’apprécie beaucoup d’avoir un Bureau de Contrôle qui va me signaler que je me trompe parfois, même si parfois, je dois moi-même lui faire remarquer que c’est lui qui se trompe 🙂 Mais à plusieurs, on est plus sachant que tout seul). Donc il faudra que cette demande vienne de vous. Ce sont des missions que j’assume parfois et je m’y sens très utile, mais vous n’êtes pas à Toulouse.
      Cordialement,

      1. Mr Espagno, un archi a dit à notre expert que pour le mur enterré de notre sous-sol aucun bureau d’études ne validera l’utilisation de parpaing creux. Terrain en pente avec accumulation d’eau. IL faut du bancher avec des raidisseurs.
        Qu’en pensez-vous ?
        Autre question si je n’abuse pas de votre temps : le maçon nous a proposé de transformer le vide sanitaire en sous-sol bien que sur les plans originaux il est fait mention d’un VS. Il nous a proposé également la réalisation de terrasses béton bien que sur les plans ce sont des terrasses métalliques sur pilotis. Nous avons donné notre accord et fait un permis modificatif. Le maçon est-il donc responsable de sa construction car c’est lui qui a imaginé la conception des terrasses et du sous-sol ?
        Bien cordialement

        1. Bonjour,
          – un mur enterré peut être en blocs creux s’il y a une protection externe contre les pénétration d’humidité ET s’il y a un drain, si je me rappelle bien. Et il ne peut y avoir un drain que s’il y a une possibilité d’avoir un “point bas” qui permettra d’évacuer l’eau du drain, par gravité. Les drains et les étanchéités sont des ouvrages délicats à mettre en oeuvre, il ne suffit pas du tout de les placer tels quels.
          – le maçon ne sera responsable de la conception que si vous pouvez prouver que c’est bien lui qui l’a faite, qu’il en a assumé la mission. Donc avec une preuve écrite, ou s’il a signé les plans.
          Cordialement,

          1. Ah bon, deux architectes et un bureau d’étude me disent le contraire…Si personne n’est d’accord cela ne fait pas avancer notre problème.
            Quant aux maçons il n’avait pas de plans c’est lui qui a conçu les terrasses et sous-sol. Mais il a fait les devis donc il est parfaitement responsable je pense.
            Cordialement

  129. Bonjour Monsieur
    Dans le cadre d’une rénovation avec isolation intérieure (laine de roche +BA 13) + réalisation d’une nouvelle cloison sur le coté opposé nous avons 134cm de distance au sol et 137cm au plafond et les murs ne sont pas d’équerre. L’entreprise qui a effectué les travaux (non encore réceptionnés) incrimine les murs déjà existants (aujourd’hui cachés par l’isolation intérieure) pour expliquer ce qui me parait être une malfaçon.
    Qu’en pensez vous ?

    1. Bonjour, eh bien des cloisons doivent être bien verticales, quelle que soient la verticalité des murs qu’elles habillent. Surtout qu’en placo, avec une ossature indépendante, cette inclinaison des murs derrière n’a pas d’importance, ne gêne pas pour monter des cloisons verticales. Si elles devraient “avoir un fruit” (être inclinées), ça ne peut se faire qu’à la demande expresse ( = écrite) du maître d’ouvrage (le client). Donc l’entreprise est en faute et vous n’avez pas à accepter l’ouvrage tel quel.
      Vous êtes avant Réception des travaux, donc vous pouvez :
      – soit exiger la démolition des doublages – du moins du placo, vous pouvez laisser l’isolant – et la réalisation d’un nouveau doublage vertical,
      – soit demander une compensation financière. Par exemple la gratuité des cloisons inclinées.
      Le meilleur argument pour se faire entendre d’un artisan retors : “De toute façon, je ne paierai surement pas un ouvrage mal fait”. Il n’y a rien de plus convaincant pour un artisan 🙂 .
      Cordialement,

  130. Bonjour, petite question si il y a des désordres sur les poutrelles qui sont visibles car elles sont sur un plancher de sous sol. La garantie est de 2 ans ou bien de 10 ans ?
    Cordialement,

    1. Bonsoir, on estime que ceux qui ne sont pas des professionnels de la construction n’ont pas la compétence pour détecter si un défaut d’une poutrelle est un désordre ou un seul dommage esthétique – et c’est logique. Donc, si un défaut sur une poutrelle se révélait être en fait une cause de sinistre, vous seriez assuré puisque pour vous, le désordre n’était pas apparent en tant que tel.
      Sauf bien entendu si vous aviez écrit à l’entreprise ou au CMI, pendant le chantier ou sur le p.v. de réception, que la poutrelle était cassée et que vous lui demandiez de réparer. Dans ce cas, vous auriez eu conscience d’un défaut “sinistrable” (pardon pour ce vilain néologisme) et donc vous ne pourriez plus bénéficier de l’assurance. En effet, une assurance ne garantit pas des défauts détectés par le client et pourtant acceptés.
      Cordialement,

        1. Chaque désordre, chaque défaut a une garantie qui lui correspond :
          – DECENNALE (donc avec assurance obligatoire) : ce qui touche au gros-eouvre, à la structure d’un bâtiment. Et aussi ce qui empêche d’utiliser le bâtiment pour l’usage auquel il est destiné. Cette définition est parfois assez large, dans les jurisprudences.
          Exemple : Une poutrelle cassée est un défaut structurel donc relevant de la garantie décennale, et donc de l’assurance décennale.
          – BIENNALE : (assurance en option, pas obligatoire) : tout défaut de fonctionnement, au sens large : plomberie, électricité, évacuation, etc.; et qui ne concernerait pas la garantie décennale.
          Exemple : une gouttière qui se décroche de la charpente relève de la garantie biennale (évacuation de l’eau = réseau. La gouttière “fonctionne” 🙂 ).
          – Parfait achèvement (pas d’assurance, interdite) : tout défaut apparu durant l’année après la réception, et n’étant pas manifestement à caractère décennal.
          Exemple: un joint de placo fissuré (pas du gros-oeuvre, dommage seulement esthétique).
          – Responsabilité envers les tiers (attention, toujours bien vérifier que l’artisan est bien assuré envers les tiers !): il s’agit de tout défaut, incident, dégradation porté à des ouvrages tiers, c’est-à-dire aux ouvrages qui ne sont pas concernés par les travaux commandés aux artisans.
          Exemple : lors d’une surélévation de toiture, le plancher du dernier niveau de la maison a été abîmé par les artisans (solive cassée, dommage apparu après la réception).
          Nota : tout défaut, malfaçon, etc. relevé pendant le chantier, y compris au moment de la réception des travaux, n’est pas garanti – donc pas assuré. Il relève de l’obligation de résultat de l’entreprise. C’est l’entreprise qui doit le réparer, c’est-à-dire finir correctement son travail. Dans le principe, les assurances n’interviennent qu’après la réception.
          Cordialement,

  131. Bonjour,
    Notre résidence (R+2) est construite dans une rue en forte pente . Notre pignon Nord en pleine propriété est la limite avec le jardin du pavillon voisin, par conséquent le sol du jardin voisin est au niveau du plafond de notre sous-sol.
    Au pied de notre pignon, ce terrain pour moitié était de la friche et pour moitié un dallage en marbre faisant office de parking. Le voisin a lui-même entrepris de remplacer la partie friche par des dalles ciment et une bordure de briquettes collées au bas du mur, et d’enlever à la masse son dallage marbre à l’avant jusqu’au plancher béton, de le remplacer par du terreau de sol pour y faire pousser du gazon. Suite aux pluies torrentielles de juin nous avons déjà subi l’inondation de notre sous-sol (caves, local chaufferie gaz, et parking). Je crains que ces travaux supplémentaires, sans l’avis d’un professionnel ne changent la structure du sol et provoquent des dégâts supplémentaires, ce gazon sera au niveau du plafond de notre cave où passent les canalisations gaz arrivant à la chaufferie attenante.
    Je suis le syndic bénévole de cette petite copropriété, nous avons de bonnes relations avec ces voisins, mais vu les inondations subies en juin et les problèmes avec l’assurance ; en effet l’expert missionné par la MACIF a conclu que la cause est un défaut d’étanchéité du mur de notre sous-sol et non pas la tempête. Mais le voisin ne veut l’admettre et a entamé ces nouveaux travaux.
    Est-ce que je m’inquiète à tort ? Dois-je recourir à un professionnel du bâtiment ? Comment en trouver à CHAMPIGNY SUR MARNE ?
    J’ai 80 ans et ai besoin du conseil d’un architecte.
    Merci d’avance pour tout ce que vous m’apporterez.
    Cordialement

    1. Bonjour,
      – un terrain doit recevoir les eaux de pluies d’un autre terrain et qui s’écoulent naturellement, telle l’eau du terrain voisin qui peut s’infiltrer dans votre sous-sol. Vous ne pouvez pas mettre en cause le voisin – j’écris sous toutes réserves de principe, bien sûr, puisque je ne connais ni les lieux ni le dossier.
      C’est donc à vous de rendre votre mur étanche. C’est ennuyeux, car il est beaucoup plus facile de rendre étanche un mur lors de sa construction plutôt “qu’après coup”, ne serait-ce que parce qu’il faut ouvrir le terrain et mettre le mur enterré à nu, pour y placer l’étanchéité et le drain.
      – je peux vous indiquez Madame Cécile Poinsard-Durand, Architecte d’Aujourd’hui à Ivry, mais je ne sais pas si elle acceptera cette mission, car cela reste peut-être trop loin de chez elle ? Vous trouverez ses coordonnées sur ce site.
      N’hésitez pas à me tenir au courant, bien cordialement,

  132. Bonjour,
    Je rencontre des malfaçons suivantes dans le cadre d’un CCMI qui pour le constructeur est normal :
    Est-ce normal dans le cadre d’une construction respectant la norme RT2012 que les tuyaux d’écoulement
    remontent les murs sans être encastrés dans par cadre mural?
    Est-ce aussi normal que les tuyaux de canalisation dans la salle de bains soient visibles au dessus de la chape ?
    Que faire si la fenêtre escalier qui devrait servir à aérer et aussi faire entrer la lumière dans la maison soit inaccessible et non praticable ?
    Le constructeur dit vouloir faire un devis pour rendre ceci praticable : Est-ce que ceci est légal ?
    Très cordialement.

    1. Bonjour,
      oui, s’il n’est pas mentionné dans le Descriptif que les canalisations d’évacuation seront encastrées, elles peuvent être apparentes. Ce n’est pas joli, en effet, mais ce n’est pas une malfaçon.
      Idem pour la fenêtre, surtout si elle n’est pas dans une pièce principale (salon, chambre, où le besoin d’ouvrir peut être plus justifié), il n’est pas obligatoire qu’elle soit accessible. Ces dispositions auraient dues être vues dans les plans techniques et dans le descriptif. Mais en général, avec un ccmi, vous n’avez pas accès à ces documents.
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        Au vu des explications, il ne serait du tout pas conseillé de se faire construire une maison individuelle en passant par un CCMI. Pourtant il nous a été toujours dit que le CCMI était le contrat le plus approprié pour une construction de maison individuelle vu les garanties et droit du propriétaire. Comment expliquer dans le cas précis que dans le WC les tuyaux aient été encastrés et dans la salle de bains pas. Sur les plans d’exécution il apparait bien que dans la salle de bains comme dans le WC il y a un caisson sur des endroits indiqués(pour cacher les tuyaux). Sur le plan d’exécution la fenêtre figure aussi à hauteur d‘escaliers, si bien que rien ne laissait deviner qu‘elle ne sera pas manœuvrable. Alors quelle est la responsabilité du constructeur au regard de son rôle de conseil quand il n’y a pas fait allusion avant que les faits ne soient avérés? Je pense pour moi qu’un bras de fer en justice serait inévitable, car ceci est selon moi pas inacceptable, peut-être que je me plante ?! Merci d‘avance pour vos remarques et conseils.
        PS: Puisque n’ayant pas eu de descriptif avant les travaux(cas de figure de CCMI comme vous l’avez indiqué), comment mettre l responsabilité sur le propriétaire qui fait appel aux service d’un professionnel du métier ?

        1. Bonjour. Merci de votre message, car pour répondre, il faut que je dise pourquoi je déconseille les CCMI, à l’inverse de la propagande inintelligente de beaucoup de monde, à commencer par ceux qui sont censés vous conseiller judicieusement et qui, en fait, n’y connaissent rien.
          Faire faire des travaux de bâtiment est risqué, a toujours été risqué. Pourquoi ? Tout simplement parce que le client s’engage dans une aventure qui consiste à concevoir et à fabriquer son produit déjà acheté. Il ne peut donc pas revenir en arrière et tout annuler, à l’inverse d’un produit industriel que l’on peut avoir en main, vérifier avant d’acheter, et que l’on pourra toujours échanger s’il était défectueux. Faire faire des travaux, c’est exactement comme s’engager dans un périple dans une jungle : une fois qu’on est parti, il faut bien aller jusqu’au bout, quoi qu’il en coûte.
          Cette notion n’est pas comprise par les gens, ils ne la prennent pas en compte, y compris ceux qui conseillent les CCMI. Ils raisonnent comme des avocats et non pas comme des « sachants », des architectes : ils s’imaginent qu’un bâtiment est comme un produit industrialisé et qu’il suffit qu’il y ait un contrat qui indiquerait que « les travaux seront bien faits » pour qu’ils soient réellement bien faits. C’est consternant de naïveté.
          Leur argument est de dire : « On va multiplier les assurances, comme ça le client sera bien protégé. ». Comme si l’on autorisait les taxis à avoir des pneus lisses et un chauffeur sans permis : « Ce n’est pas grave si vous vous cassez la figure et que vous soyez blessé ou pire, puisque vous serez doublement assuré ».
          Enfin, la qualité des travaux – au sens large – ne peut pas être perçue par les clients qui sont des néophytes. Je n’en sais rien, évidemment, mais peut-être vos fondations sont-elles mal faites ou vos chaînages en béton armé sont-ils mal liés, et vous aurez un grave sinistre dans 3 ans ou, plus catastrophique, dans 12 ans (car hors garantie décennale). Les clients néophytes ne peuvent que s’attacher à ce qu’ils voient : « Les plans me plaisent bien » ou « Ca a l’air d’être bien fait, en surface », et c’est tout. C’est très insuffisant. Votre mésaventure des canalisations apparentes et de la fenêtre inaccessible l’illustre bien : un CCMI est très insuffisant pour prévoir des travaux, il faut établir a minima des plans techniques et un CCTP (un vrai descriptif) et l’étudier avec le client.
          Outre le surcoût anormal des CCMI, le problème du client au départ devrait être : « Comment être sûr d’avoir bien tout prévu ? et comment être sûr que tout sera bien réalisé ? alors que je suis incapable de tout prévoir et de tout vérifier moi-même. ».
          Mais ces questions, le client ne se les pose pas, puisqu’on lui a affirmé que « tout ira pour le mieux dans le meilleur des monde ». Il va donc avancer à l’aveugle, signer un CCMI, « faire confiance » (grave erreur ! même si c’est plus simple intellectuellement) et… découvrir la réalité au fur et à mesure de l’opération. Mais il sera généralement trop tard.
          La réponse à ces questions est évidente dès qu’on se les pose : En confiant cette anticipation et ces vérifications à ceux qui savent les faire, c’est-à-dire à des architectes. Comme on consulte un médecin pour se soigner, un avocat pour se défendre.
          Inconvénient des CCMI :
          – Confier aveuglément (le client n’a pas accès au dossier technique, aux relations avec les artisans ni à leurs devis réels, à la réalité du chantier, etc.) tout son budget à qui a un intérêt financier à vendre le plus cher possible ce qui lui reviendra le moins cher possible (donc tirant la qualité vers le bas) : c’est de la folie !
          – Surpayer les travaux : la marge des CCMI est environ le DOUBLE de la rémunération de l’architecte ! C’est de l’argent gaspillé.
          – Être captif du CMI : une fois le contrat signé, c’est fini, le client ne peut plus rien décider, ce n’est plus un « maître d’ouvrage ». Il ne peut plus reculer, il ne fera que subir.
          Avantages des architectes :
          – Savoir imaginer des plans qui conviennent au client, non pas en bâclant n’importe quoi avant contrat (comme c’est le cas des CCMI), mais en prenant un peu de temps pour bien TOUT mettre au point,
          – Techniquement et juridiquement, prévoir tout ce qu’il faut, et vérifier que ce sera bien réalisé sur le chantier,
          – Faire que la dépense du client soit la plus limitée possible, puisque ce client va économiser les 30% (environ, les prix sont libres) que garde le CMI pour lui, alors que la rémunération de l’architecte n’est en général même pas de la moitié !
          – Le client a la certitude que, QUOI QU’IL ARRIVE (technique, juridique, réglementaire, financier, etc.), il pourra toujours mettre en cause l’architecte, qu’il sera une garantie UNIVERSELLE, bien supérieure évidemment à celle des CCMI.
          Je ne sais pas si je me suis bien exprimé, tout cela n’est pas évident à appréhender – c’est d’ailleurs LE problème des architectes : ils savent bien que ce qu’ils proposent est la meilleure solution, pour eux c’est évident, mais les clients ne cherchent pas à y réfléchir. Tout contents de lancer l’opération, ils signent à toute vitesse, sans réflexion, puis sont très surpris ensuite de rencontrer des problèmes.
          Si vous avez des pistes pour savoir quel langage tenir à ceux qui envisagent de faire construire, je suis preneur !
          Pour répondre plus précisément à vos questions, le CMI ne vous doit que ce qui est décrit dans le ccmi (en plan et dans la Notice) et ce qui est indispensable à l’habitabilité de la maison, même si ce n’était pas décrit. N’oubliez pas que le CMI gagne de l’argent sur les économies qu’il va faire sur l’ouvrage.
          Une maison peut avoir des canalisations apparentes et une fenêtre d’un escalier peut ne pas pouvoir s’ouvrir. Ce ne sont pas des malfaçons techniques ni réglementaires. Donc, si ce n’était pas précisé dans le ccmi, je crains qu’il n’y ait rien à faire. Par contre, si des caissons sont dessinés, ils sont dus évidemment – sous toutes réserves, puisque je ne connais ni le dossier ni les lieux. Un avocat devrait vous le confirmer
          Bien cordialement,

  133. Bonjour. Mon mari est en train de monter un mur de bloc devant la façade existante car rien n est droit.
    Il a pour cela creuser le sol et couler une semelle de 20cm d’épaisseur . Nous sommes envahis d un doute quand à l épaisseur de cette semelle. .. la façade est celle d un garage. Mon mari a relié l ancienne et la nouvelle façade par des tiges en fer reprisent dans le béton et foré dans l ancienne façade. Ce serait l horreur de devoir tout démonter pour refaire la semelle.. les blocs de béton sont creux des 39\19\14

    1. Bonjour, je ne peux guère vous donner des instructions techniques adaptées, sans voir les lieux. Il y aurait beaucoup de choses à dire, mais ça dépend de plusieurs critères que j’ignore. Avez-vous demandé conseil à un professionnel que vous auriez pu connaître, un maçon par exemple ?
      Bien cordialement,

  134. Bonjour,
    Les plaquistes viennent de s’apercevoir que la trémie de l’escalier est décalée de 20cm. Nous perdons 20cm dans une chambre et récupérons 20cm dans la salle de bain.
    Notre construction souhaite casser 20cm de dalle d’un côté pour rajouter 20cm de dalle de l’autre côté…
    Nous sommes inquiets par ce procédé et souhaitons avoir des avis extérieurs…
    Cordialement,
    Marine M

    1. Bonjour, je présume qu’il s’agit d’un plancher hourdis. Ca ne se découpe pas comme ça, en effet. Il est possible de rectifier une trémie d’escalier, mais cela dépend de l’ouvrage réalisé. Par exemple, s’il faudra ou non couper une poutrelle (les travaux de reprise en dépendent).
      Bref, c’est délicat, technique, mais possible. Vous pourriez demander – exiger – qu’un Bureau d’Etudes Technique “structure” supervise ce travail.
      Cordialement,

  135. apres 10 mois de la livraison d’un appartement le joint silicone sanitraire présente des trous est ce que je dois demander au promoteur de faire intervenir l’entreprise ou pas ou bien c’est un entretien a ma charge

    1. Bonsoir, comme vous êtes encore dans la période de Parfait Achèvement, vous pouvez essayer de demander au promoteur. Mais cela ressemble plus à de l’entretien (passer une couche de joint silicone est très simple et très rapide à faire), je pense donc que vous ne l’obtiendrez pas. Cdlmt,

  136. Cher Mr Espagno je reviens vers vous pour un conseil
    Notre maçon a commis plusieurs malfaçons dans l’édification de notre maison dont je suis le maître d’œuvre ; il en répare certaines et nous attendons la fin de ses interventions tardives avant de pouvoir recevoir le chantier mais nous habitons la maison inachevée ; un nouveau problème plutôt inquiétant est survenu : notre évacuation au tout-à-l’égout a été totalement bouchée 5 fois ; une entreprise d’assainissement s’est déplacée 4 fois et a fini par enquêter avec une caméra dans le pvc qui traverse le sol de la maison dans toute sa largeur en plein milieu ; résultat : une barre de fer traverse le pvc d’évacuation juste au milieu de la pièce principale ; notre maçon propose de retirer du carrelage au niveau du repère déterminé par l’entreprise, de découper le polystyrène puis la chape et le film polyane pour dégager le pvc, retirer la barre de fer et poser un pansement ;
    Nous sommes donc dans l’inquiétude le préjudice est important il faut emballer tous nos meubles et la cuisine ouverte, tout protéger etc.. et pour quel résultats ? Nous nous demandons si l’étanchéité de la chape sera détériorée et que la nappe ou s’il est possible de réparer correctement ; nous recherchons donc des conseils, et nous demandons s’il faut accepter qu’il répare lui-même s’il le propose etc. ???

    1. Bonjour,
      Je trouve très curieux cette barre de fer qui traverse la canalisation d’évacuation des EU. Comment cela a-t-il pu arriver ? Quoiqu’il en soit, il faut réparer.
      Le plancher bas de la maison est donc un dallage béton sur hérisson. Techniquement, le maçon peut très bien faire un découpage du plancher jusqu’à réparer la canalisation. Il n’y a guère de risque de fragiliser le plancher ni de provoquer des remontées d’humidité (le film polyane n’est pas vraiment là pour empêcher l’humidité de remonter, mais pour permettre au dallage béton de se dilater librement, pour éviter qu’il ne se fissure).
      Mais c’est très délicat, il faudra par exemple veiller à ne pas couper d’autres canalisations, par exemple les gaines électriques dans la chape. Il faut donc y aller doucement, si je puis dire. Et faire la réparation avec précaution, en compactant le hérisson avant de recouler du béton, etc. Le bons sens demande que le maçon limite l’ouverture au minimum, comme le ferait un chirurgien. Il faudra donc repérer très précisément où est cette barre de fer, pour ouvrir juste au-dessus.
      Le souci est aussi esthétique : comme une cicatrice après opération, vous risquez fort que la réparation se voit au niveau du carrelage, au niveau des joints. Il faut un très bon carreleur qui obtiendra la même couleur de joint.
      Nota : vous habitez la maison avant d’avoir réceptionné les travaux : c’est tout-à-fait possible, mais à condition que vous précisiez bien que cette occupation n’est pas une réception tacite. Pour cela, vous adressez un mél général à tous les intervenants où vous indiquez que : “compte tenu du retard des travaux, nous avons dû occuper le chantier, mais ce n’est pas une réception tacite. La réception des travaux interviendra dès que possible, quand l’ouvrage sera réceptionnable”. C’est important de le préciser sans ambiguïté et par écrit à tous, car actuellement, les assurances pourraient considérer que vous avez réceptionné de fait, et donc sans réserve !
      Bonne réparation, bien cordialement,

  137. Bonjour,
    J’ai découvert votre site et j’espère que vous allez pouvoir m’aider à prendre une décision !
    J’ai fait une offre (acceptée) sur une maison, je cite l’annonce : « Année de construction : 2020 : « Très belles prestations : Travertin, baie à galandage, allée en goudron, gouttières alu, domotique, visiophone, alarme, caméra, climatisation gainée…encore sous garanties décennales . … »
    J’ai demandé le report de signature/compromis car j’ai appris, lors de la lecture de ce compromis, que cette maison date de 2009 ! Le gros-oeuvre terminé, elle est restée hors d’eau hors d’air pendant 10 ans jusqu’à l’achat par mon vendeur en 2020 qui a fait une demande de permis de construire et qui l’a terminée.
    De plus, à la lecture des diagnostics immobiliers, je découvre qu’elle est construite sur :

    « Sols Argileux : OUI Niveau de risque : Moyen
    Une étude géotechnique est obligatoire sur cette parcelle en cas de construction ou modification du Bati. (Loi ELAN, Article 68) »

    J’ai évidemment demandé tous les documents du 1er permis de construire ainsi que du 2ème et si une étude de sol avait été faite ; j’attends … Cette maison, mitoyenne d’un côté, est entourée d’une allée en goudron et une terrasse carrelée entourant la piscine. Faire venir un « expert avant achat » n’est peut-être pas la solution car il ne pourra pas sonder le sol et ne verra ni les fondations, ni d’éventuelles lézardes puisque les murs sont crépis et évidemment nickels !
    Comment puis-je savoir si en 2009 des précautions ont été prises en tenant compte de ce sol ?
    Que me conseilleriez-vous, à part annuler mon offre ?
    D’avance, je vous remercie.

    1. Bonsoir, je ne peux évidemment pas vous donner un avis technique sur un bâtiment que je ne connais pas, que je n’ai pas visité. Mais je peux vous dire quelques réflexions, à la lecture de votre message.
      L’annonce : “année de construction 2020”. Ce n’est pas sincère, car si j’ai bien compris, c’est la réception des travaux qui a eu lieu en 2020, alors que la bâtisse elle-même date de 2009. C’est agaçant, mais par forcément rédhibitoire.
      Sur le risque : vous savez, “sol argileux”, c’est très répandu. Ici, à Toulouse, la grande majorité des sols sont argileux. Si la construction de la maison date de 12 ans, elle a eu le temps de se tasser. Ce serait surprenant qu’on achète une maison bien fissurée, pour la maquiller et la revendre : ce serait une escroquerie et le vendeur risquerait gros, au civil comme au pénal.
      Ne pouvez-vous pas avoir des photos (par exemple sur Googl-Maps) ? Avez-vous les noms des artisans qui ont fait le second-oeuvre, y compris le maçon ? Il vous suffit d’avoir un seul nom, il vous donnera les noms des autres ou, du moins, de fil en aiguille vous obtiendrez le nom de tous. Ou bien tout simplement, demandez au vendeur les attestations d’assurance des artisans, maçon y compris, puisqu’il avance que la maison est en garantie décennale – sans lui dire que vous allez les interroger ! Dites-lui que le notaire exigera ces attestations, pour se couvrir lui-même (il ne cautionnera pas la vente d’une maison sous garantie décennale, sans les attestations d’assurance au complet). Vous interrogerez alors les artisans avec subtilité, pour qu’ils vous disent la vérité. Notamment l’enduiseur, bien placé pour savoir s’il y avait des fissures. Par exemple en lui posant la question : “On m’a dit qu’il y avait des fissures sur les murs. Avez-vous remarqué si elles étaient importantes ?”.
      Mais, finalement, le risque est peut-être moindre, 12 ans après, qu’une maison réellement neuve et qui peut peut-être se tasser et fissurer…
      Cordialement,