2° partie – les risques de malfaçons dans la construction

ESPAGNO_Jean-Francois

LES RISQUES QUAND ON FAIT CONSTRUIRE, QUELS SONT-ILS ET COMMENT S’EN PRÉMUNIR ?     2° partie

Faire construire (sa maison individuelle ou d’autres travaux…) est une très belle aventure que l’on aborde avec un grand plaisir, voire avec enthousiasme. On change de cadre de vie, on aura un environnement tel qu’on l’a choisi et même souvent, rêvé. Parfait.

Mais cette aventure comporte des écueils qui peuvent être graves et dont il faut se prémunir. Mieux vaut donc être averti pour que l’aventure soit belle et son aboutissement heureux.

Nous avons vu dans l’article précédent les risques liés aux engagements que l’on prend, c’est à dire savoir à qui l’on s’adresse. Voyons maintenant les risques de malfaçons dans la conception et la réalisation des travaux.

Bien entendu, votre Architecte d’Aujourd’hui sera là pour veiller à vous éviter tous ces risques.

Quels sont ces risques?

Ils sont essentiellement de 2 sortes :

  • Risques de non-conformité juridique, telle que le non-respect de règlements,
  • Risques de malfaçons dans la réalisation des travaux.

RISQUES DE NON-CONFORMITÉ JURIDIQUE DANS LA CONCEPTION DES TRAVAUX

Les diverses lois, arrêtés, règlements de tous ordres dans la construction, sont tellement nombreux qu’il parait illusoire d’entreprendre d’en dresser la liste exhaustive. Donnons-en seulement un aperçu :

Règles législative générales, telles qu’elles résultent des différents Codes qui nous régissent.

Et en premier lieu, le Code de l’Urbanisme et de la Construction.

La première information à obtenir est bien sûr celle des règles d’urbanisme contenue dans le PLU (Plan Local d’Urbanisme) ou équivalent. D’autres règles peuvent aussi s’imposer, telles que celles du PPR (Plan de Prévention des Risques). En pratique, il faut interroger la Mairie du lieu où l’on construit, pour bien faire le tour du problème car c’est elle qui délivre les autorisations d’urbanisme.

Vous devrez aussi respecter les nombreux règlements, tels que : règlementation thermique (RT2012, probablement bientôt modifiée), règlementation acoustique (attention, car souvent les travaux nécessaires sont délicats à concevoir correctement), normes d’hygiène (aération, matériaux, assainissement,…), normes de sécurité (garde-corps, incendie,…), normes sismiques (la jurisprudence montre qu’un juge peut ordonner la démolition d’une maison de respectant pas ces normes), l’accessibilité par les personnes handicapées (qui peuvent s’appliquer même à une maison individuelle) ; et aussi des règles locales, telles que la protection contre des insectes (termites,..), etc.

Règles législatives ponctuelles qui ne s’appliqueraient que sur votre terrain ou à votre opération. Il s’agit par exemple de servitudes dont vous devrez vérifier l’existence, ou de la limite exacte de votre propriété sur laquelle vous ne devez avoir aucun doute. Un réflexe de bon sens sera de bien lire, votre architecte et vous, votre acte de propriété pour déjà vérifier l’essentiel.

À ce propos, il est important de souligner qu’obtenir un Permis de Construire ne vous donne pas le droit dans tous les cas de réaliser la construction projetée. Avec un permis de construire, l’Administration (le Maire, en l’occurrence) vous indique qu’elle ne s’oppose pas à la construction car elle estime que le projet est conforme aux règles d’urbanisme en vigueur. Mais des contraintes de droit privé, telles que des servitudes existant sur votre terrain, peuvent empêcher cette construction. Un « permis de construire » doit être plutôt considéré comme étant seulement une « non-interdiction de construire » de la part du Maire

On voit qu’il y a donc toute une collection de règles et règlements qui doivent être connus et qui demandent que le professionnel à qui vous confierez votre opération de construction ait de solides bases juridiques.

                                  

RISQUES DE MALFAÇONS DANS LA RÉALISATION DES TRAVAUX

Conception de l’ouvrage

Les travaux nécessitent des plans techniques et une description détaillée des travaux.

Vous devez avoir en mains ces documents, pour savoir ce que vous achetez réellement.

Les plans techniques sont, a minima : étude de sol, plan de la structure, des planchers (y compris celui du soubassement), de la charpente, des menuiseries, et les plans de Coupes détaillées (une Coupe par type de profil de la construction : habitation, garage,…).

La description des travaux (CCTP : Cahier des Clauses Techniques Particulières) doit se faire par un document rédigé sur une quinzaine ou vingtaine de pages au moins pour une maison individuelle, par exemple. Ce CCTP doit être précis, mais autant que possible clairement lisible par un néophyte, on devra donc essayer d’éviter les mots trop techniques, le jargon professionnel. Votre Architecte d’Aujourd’hui vous l’expliquera en détail.

Le professionnel chargé de votre construction ne doit rien avoir à (vous) cacher, il doit vous remettre tout ce dossier, CCTP et tous les plans.

Il vous sera aussi très utile d’avoir en mains les devis des artisans, pour bien voir le détail de leurs engagements, pour savoir ce qu’ils comptent effectivement réaliser, et si vous le voulez, pour prendre l’avis de professionnels de la construction que vous pourriez connaître par ailleurs. Là aussi, il n’y a aucune raison de vous cacher les devis d’artisans ou de sous-traitants qui sont des éléments d’information importants (ce qui est prévu, à quel prix, etc.).

Réalisation de l’ouvrage

Voyons ces risques de façon chronologique, afin que vous puissiez suivre le déroulement de votre construction. Bien évidemment, chaque  construction étant particulière (ne serait-ce que parce que chaque terrain est différent), nous ne saurions être exhaustifs. Voici plutôt des recommandations d’architecte sur des points auxquels vous n’auriez pas forcément pensé.

IMPLANTATION

Une erreur est toujours possible – qui ne s’est jamais trompé dans sa vie ? Or une erreur d’implantation peut être catastrophique si elle entraîne la démolition de la construction, car un bâtiment ne se déplace pas. Mieux vaut donc vérifier deux fois plutôt qu’une !

TERRAIN EN PENTE

Attention lors des terrassements, à ne pas « ouvrir » trop largement le terrain, ce qui risque de le déstabiliser. Et les mouvements de terrain peuvent ne pas se produire tout de suite, mais plus tard si le terrain se gorge d’eau après une période sèche (par exemple, terrassement en fin d’été et affaissement au printemps pluvieux).

Les fondations doivent s’adapter aux terrains en pente. L’homogénéité des fondations est essentielle pour avoir un tassement uniforme de toute la construction, sinon des fissures apparaîtront. Votre Architecte d’Aujourd’hui et l’auteur de l’étude de sol pourront vous informer utilement dans ce cas.

LA VÉGÉTATION

Attention à la végétation proche, essentiellement les arbres. Ceux-ci peuvent modifier fortement l’hygrométrie du terrain, donc sa capacité à porter la maison. Et les racines en poussant peuvent faire des dégâts importants : si vous ne pouvez ni abattre les arbres ni déplacer l’implantation, il faudra enterrer une paroi verticale formant écran anti-racines.

TERRASSEMENT POUR LES FONDATIONS (FOUILLES)

Il faut suivre les préconisations de l’étude de sol (ce qui demande, bien évidemment, que vous en ayez un exemplaire…). Prévoir un « ancrage » des fondations dans la couche de « bon sol » en creusant d’une vingtaine ou une trentaine de centimètres plus bas que le niveau de ce bon sol.

Penser à vérifier en mesurant la profondeur lorsque les fondations sont creusées (donc avant le coulage du béton) – ce qui suppose que le maçon vous dise très précisément quand il fera ces terrassements : jour et heure.

Un risque important et assez fréquent est une pluie après l’ouverture des fouilles (terrassement pour les fondations) et avant coulage du béton. Le trou, ou la tranchée, va se gorger d’eau, la terre va se gonfler, et le béton sera coulé sur cette terre gonflée. Dans les mois qui suivront (voire après la réception des travaux), le terrain s’asséchant, le tout va « redescendre », provoquant de nombreuses fissures dans la construction. Il faut donc n’ouvrir les fondations (creuser) qu’en étant sûr qu’il ne pleuvra pas avant le coulage du béton ; et il faut avoir commandé le béton pour que le coulage suive immédiatement les terrassements, le jour même, pour qu’il n’y ait pas de risque de pluie à ce moment-là.

ARMATURE DES FONDATIONS

Il faut placer des armatures (barres d’acier) dans les fondations. En cas de fondation en « semelles filantes » (des tranchées sous les murs porteurs, à remplir de béton), les armatures sont commandées et achetées directement à des fournisseurs spécialisés. Les barres seront de gros diamètre pour être moins sensibles à la corrosion. Elles seront assemblées par 4 ou 6 barres, sous forme de « poutre ».

D’une façon générale, pour le béton armé, le plus important est la bonne mise en place des armatures (les barres d’acier).

Pour cela, on doit veiller essentiellement à 2 points importants :

  • Le bon enrobage des barres d’acier: celles-ci ne doivent pas effleurer un bord. Il y a des règles de calcul, mais vous pouvez déjà vérifier qu’il ne doit pas y avoir de barre d’acier à moins de 3 cm d’un bord pour les fondations, et de 2 cm pour du béton hors sol. Ces valeurs sont des minimales, il est fortement conseillé de les augmenter si vous voulez avoir une construction qui durera.

Le fond est aussi un bord, cet enrobage demande donc que les armatures soient surélevées du fond de la tranchée, grâce par exemple à des cales posées au fond. Attention au moment du coulage des aciers : les armatures doivent bien rester en place et ne pas être déplacées par la coulée de béton. Leur positionnement doit donc être solide.

  • La continuité des armatures. Les armatures empêchent le béton de se disloquer. Le béton est très résistant quand on appuie dessus, mais il l’est beaucoup moins quand on effectue une traction, quand on tire dessus : c’est pour cela que l’on place des armatures à l’intérieur.

Pour que ces armatures résistent aux efforts de traction, il faut qu’elles soient bien continues. Comme une chaîne qui n’aura de résistance que si elle n’a pas de point faible. Qu’importe qu’une chaîne ait de gros anneaux, si un seul venait à manquer : elle n’aurait alors aucune résistance.

Cette continuité s’obtient avec des armatures prévues de toute la longueur d’une tranchée, ou bien, s’il est impossible de l’obtenir (longueur trop importante, par exemple) en les croisant (encastrées l’une dans l’autre, en quelque sorte) et surtout avec des barres de liaison qui se prolongeront largement dans chacune des armatures jointives. On trouvera ces barres de liaisons à chaque angle, et pour fixer les armatures verticales qui viendront fixer la bâtisse aux fondations (voir l’article « Plancher hourdis ou dallage sur terre-plein » sur ce même site).

Partagez le:

27 questions sur “2° partie – les risques de malfaçons dans la construction

  1. Bonjour,

    Nous somme dans un projet de rénovation nous avons fait casser le carrelage de notre cuisine et avons découvert une sous couche qui était aussi en carrelage. Du coup nous l’avons aussi fait ôter. Nous nous sommes retrouver sur les poutre métallique qui était espacer de 70 80 cm et rempli de béton d’une poutre a l’autre. Nous avons demander a faire le nécessaire pour avoir un sol carrelé fini au même niveau que le sol environnent. Les maçons nous ont coulé une dalle béton fibré sur une épaisseur variant de 3 cm a 4 cm. Cela fait 1 mois que le béton a été coulé et je vois des fissure qui apparaissent. une qui traverse la pièce, une poutre métal ce trouve en dessous, d’autre sont apparu suite a un ponçage a cause d’une bosse.

    Ma question est, est ce que je dois refusé le sol car risque de fissure qui peut encore se produire? Si oui qui doit constater le bien fondé ou non de mon refus afin de le faire faire correctement?

    Merci

    1. Bonjour, oui, vous devez refuser le carrelage, car un sol neuf, ou du moins refait, ne doit pas se fissurer.
      Je dis ça “dans le principe”, car je présume que cela vient du monde de pose (y aurait-il une cause étrangère au carrelage qui aurait provoqué ces fissures ?) et que vous n’aviez pas été avertis que ce sol fissurerait…
      Vous ne parlez pas d’une couche de désolidarisation entre le plancher béton-acier et le nouveau carrelage : le problème vient probablement de là (il faudrait que je voie l’ouvrage pour en être sûr). Tous les planchers ont une certaine élasticité, ils bougent (ne serait-ce que d’1 ou 2 mm), mais un carrelage, lui, n’a aucune élasticité, la moindre variation le fait casser. Il faut donc désolidariser le plancher du carrelage, par une couche capable d’absorber les toutes petites variations du plancher. On parle de “couche résiliente”.
      Veillez aussi à la périphérie du carrelage : tout autour, la chape+carrelage ne doit pas toucher les murs, là aussi il faut une couche résiliente (sous les plinthes, dans l’épaisseur du carrelage), pour qu’il puisse librement se dilater/contracter, donc sans se fissurer. Mais cette disposition est bien connue des carreleurs, ils la prévoient toujours.
      L’artisan qui a fait l’ouvrage est-il un bon carreleur ? hum… (je dis ça sans le connaître).
      Aviez-vous un architecte ? Ils s’entourent d’artisans compétents, dans leur propre intérêt, tout simplement parce qu’ils ne veulent pas être embêtés avec des malfaçons qui vont leur faire perdre beaucoup de temps.

      1. Bonjour,

        Nous sommes passé par un architecte avec certaines entreprise choisi par lui maçon, peintre, menuiserie, et d’autre par nous car les prestations demander par ceux de l’architecte ne nous convenait pas.
        Pour le moment le carreleur n’a pas commencé. Je vous contact car j’ai remarquer que le sol, comme dit précédemment, se fissure.
        Pour rappel, une dalle béton fibré sur une épaisseur variant de 3 cm a 4 cm poser sur un sol ancien constituer de poutre métal espacées de 70 a 80 cm et dont le vide entre poutre est rempli par du béton. A savoir aussi que ce sol n’est pas poser sur la terre et qu’il y a une cave en dessous. la maison date de 1921.
        Ma demande était, est ce qu’il faut faire refaire le sol afin qu’il ne fissure pas pour pouvoir carreler sur un support correct.
        Dans ce cas nous devons faire constater le défaut par un huissier ou autre?
        Ou existe t’il d’autre solution durable et de qualité?

        Merci

        1. Que dit votre architecte ? Pour quelles raisons pense-t-il que la chape se fissure ?
          Demandez-lui s’il y a une désolidarisation entre la chape et le plancher béton, une couche résiliente.
          Il aurait mieux valu que ce soit le carreleur qui fasse la chape. Une chape rapportée pour recevoir un carrelage, c’est un travail de carreleur, pas vraiment de maçon (la preuve…).
          Une épaisseur de 3 ou 4 cm, c’est bien peu pour une chape. Pas moyen d’augmenter à 5 cm ? quitte à prendre des carreaux plus fins. De toute façon, sur un plancher un peu trop souple (comme c’est peut-être le cas) mieux vaut des petits carreaux. Et en plus, ils deviennent à la mode, fini les grandes dalles qui rapetissent visuellement les pièces et font ressortir les quelques joints.
          Mon conseil – mais suivez d’abord ce que dit votre architecte, il connait l’ouvrage – faites démolir la chape qui se fissure, et faire faire, quand ce sera le moment, un chape (en béton fibré, c’est une bonne solution) par le carreleur : lui, il prévoira toutes les dilatations nécessaires.
          Inutile de déranger un huissier, il n’est là que pour constater et les fissures ne vont pas disparaître toutes seules.

  2. Bonjour,
    Actuellement en cours de construction d’une maison individuelle, contrat CCMI, nous avons fait remarquer à notre constructeur que la maison été mal implantée.
    Il manque plus d’un mètre entre la façade nord et notre garage, ce qui réduit largement notre place de parking extérieure. (3,30m à la place de 4,50m), ce qui va nous handicaper quotidiennement.
    Le constructeur a t’il le droit de reprendre partiellement la maison, ou avons-nous le droit de demander à ce que la maison soit reprise entièrement depuis les fondations?
    En vous remerciant par avance de votre réponse qui pourra nous éclairer.

    1. Bonjour, plus d’1 mètre d’erreur : on est largement au-delà des tolérances, bien évidemment.
      Une seule chose à faire : tout démolir et recommencer, en vérifiant correctement l’implantation cette fois-ci.
      Attention, je présume que le permis de construire est à votre nom, c’est donc VOUS qui êtes responsable du respect
      des règles d’urbanisme vis-à-vis de la Mairie et des tiers. Même si vous pourrez vous retourner contre votre CMI
      (s’il n’a pas déposé son bilan avant !), c’est vous qui vous retrouverez devant le juge : n’acceptez aucun “arrangement”
      qui ne soit pas strictement conforme au permis délivré.

      1. Je vous remercie pour ce premier retour.
        En effet, la construction actuelle ne correspond pas au PC. L’inconvénient, c’est que notre constructeur à fait la première réunion de chantier alors que nous sommes quasiment hors d’air (Fenêtres posées à l’exception de la porte d’entrée. C’est à ce moment que nous nous sommes rendus compte de l’erreur.
        Je n’avais pas précisé dans mon premier message l’état d’avancement de la maison, veuillez m’en excuser.
        Avec ces nouvelles informations, sommes-nous d’accord que la maison doit être entièrement démoli et repartir de 0 avec de nouvelles fondations?
        En vous remerciant par avance de votre retour.

        1. Oui. Même si si vous étiez rendu compte de l’erreur d’implantation au moment seulement de la réception des travaux, réception que vous auriez refusée, ça n’aurait rien changé, vous auriez été en droit d’exiger la livraison d’une maison à sa place.
          Plusieurs solutions sont possible, mais c’est à vous seul de décider laquelle sera retenue.
          a) Soit la maison est démolie et reconstruite à l’emplacement exact, c’est-à-dire à l’emplacement du Contrat de Construction de Maison Individuelle. Un contrat est un contrat, et le CMI a une obligation de résultat vis-à-vis de vous. Ceci ne dispensera pas le CMI d’être éventuellement redevable de pénalités de retard s’il ne tenait pas les délais mentionnés au contrat ccmi.
          b) Soit vous acceptez la nouvelle implantation – sous réserve, ça va sans dire (mais ça va mieux en le disant) que vous obteniez un nouveau permis de construire entérinant l’implantation erronée. Et votre acceptation fera l’objet d’un avenant au contrat ccmi, mentionnant pour vous une indemnité que vous négocierez, mais qui sera probablement lourde compte tenu du coût d’une démolition-reconstruction à laquelle vous faites échapper le CMI fautif (j’imagine que ça peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’€).

          1. Je vous remercie de votre réponse et retour. Nous avions peur que notre constructeur s’aventure dans le fait de détruire la maison “partiellement”, soit détruire 1 mètre 20 de la façade Nord et faire une extension d’1 mètre 20 sur la façade sud afin de correspondre au PC. Mais cela rendrait les fondations bancales sur le long terme.
            En ce qui concerne le point b) mentionné, les négociations ont échoué et nous avons donc décider de le faire recommencer.
            Notre inquiétude était donc que le constructeur “rafistole” la maison , plutôt que de la reconstruire en entier depuis le démarrage.
            Nous vous remercions de vos informations et nous assurerons donc bien que la maison sera totalement détruite et reconstruite conformément au PC.

          2. Bonjour,
            Je me permets de revenir vers vous, car à la suite de ses vacances, notre constructeur nous annonce qu’il étudie le fait de démolir 1m20 côté nord, pour faire une extension d’1m20 côté sud.
            Est-il en droit de le faire? Joue t’il avec nos nerfs?
            Quel élément pouvons-nous utiliser afin de lui faire reconstruire la maison entièrement? Devons-nous passer par un avocat?
            En vous remerciant par avance de votre retour.

          3. Bonsoir,
            votre constructeur n’est en droit… que de d’honorer sa signature, c’est-à-dire de respecter le contrat conclu en réalisant correctement le bâtiment projeté. Il s’impose à lui (comme à vous) avec force de loi.
            Je ne connais pas le projet en détail, ni l’ouvrage ni les plans, mais cette proposition de démolition/reconstruction partielle me donne une image de bricolage, malvenue pour qui s’attend à avoir une maison neuve, sans défaut.
            Je vous engage à voir un architecte, pour avoir les arguments techniques à opposer à votre constructeur,
            et à voir un avocat, pour agir juridiquement, voire judiciairement.
            N’oubliez pas que le CMI ne peut vous imposer que ce que vous voudrez bien accepter. Je vous engage à être ferme, déterminé, et actif – quitte à assigner, ce sera la meilleure façon de protéger vos intérêts.

  3. Bonjour M. ESPAGNO,

    J’ai vu que le sous-traitant de mon constructeur, n’a pas placé dans le fond des fouilles une armature semelle filante, comme prévu dans la notice descriptive du CCMI, il a plongé dans le béton qui venait d’être coulé 3 tiges d’aciers.
    Question : c’est aussi solide qu’une armature. Je ne doit pas alerter le constructeur ?
    Merci pour votre réponse.

    1. C’est du bricolage. Ca augure bien mal de la suite (désolé de vous inquiéter).
      Malheureusement, il n’y a plus rien à faire, sauf à démolir et ôter les fondations ! (irréaliste, quand même). J’espère surtout qu’elles sont à la bonne profondeur, conforme à l’étude de sol. L’avez-vous vérifié ?

  4. Bonjour,
    Je fais construire ma maison, et vient de m’apercevoir que mon maçon n’a pas respecté les préconisation de l’étude béton, concernant la profondeur des fouilles. Mon terrain est en pente légère. Au point Haut de ma maison, la hauteur de fouille mise en oeuvre est de 75cm au lieu de 120cm (par rapport au sol fini).
    Au point bas, la hauteur de fouilles est de 115cm au lieu de 190cm. La dalle a été coulée avant que je m’aperçoive du problème.
    Mon maçon m’affirme que les fondations sont fiables car terrain très stable.
    Il va se procurer une attestation de son assurance décennale pour que la dalle en l’état soit acceptée, et donc couverte.
    Faut-il accepter la dalle en l’état et poursuivre la construction? faut-il un avis d’expert?
    Merci pour votre aide.
    Valentin

    1. Bonsoir, s’il y a une étude de sol, c’est pour qu’elle soit respectée, évidemment. Le maçon n’a pas à faire “à sa convenance”. Il ne faut pas l’accepter, car s’il devait y avoir un sinistre, il serait très onéreux. Et ce serait vous qui seriez lésé (ce n’est pas simple de gérer un sinistre des fondations ! C’est probablement le pire des sinistres, avec des fissures multiples, sol et murs, et travaux en sous-oeuvre très complexes). Ce ne sera plus le problème du maçon (il risque au pire sa franchise d’assurance). Et la catastrophe serait que le sinistre arrive après 10 ans, c’est à dire quand vous ne seriez plus assurée.
      Ce maçon ne doit plus vous inspirer confiance !
      Ne vous laissez pas faire, faites appel à un architecte s’il le faut.

      1. Bonjour,
        Petit Feed-Back:
        J’ai demandé à mon maçon et au bureau d’étude ayant réalisé l’étude de sol de faire le point sur chantier, pour réaliser de nouveaux sondages: Le maçon est bien descendu jusqu’au “bon sol”, le bureau d’étude, après avoir essayé de se défausser avec des arguments bidons a finalement avoué qu’il avait fait une erreur, il avait défini le fond de fouille 20cm sous l’arrêt des sondages au lieu de 20cm dans l’arène granitique.
        Les nivaux qu’il avait transmis étaient eux aussi fantasques, il n’avait pas de Laser lors de l’étude de sol… Donc attention à l’amateurisme de certains “Sachants” qui font des calculs savants avec leurs gros ordinateurs, pour justifier leurs prestations hors de prix! Un vrai Buisness (ou une vrai arnaque…)

        1. Eh bien ! Je n’avais jamais entendu de choses pareilles…
          Le coût d’une étude de sol (sondage + rapport, prestations standards) est de l’ordre de 1200 à 15OO€ ttc dans la région toulousaine, ce que je trouve très raisonnable , compte tenu du déplacement des engins de terrassement.

  5. bonjour je vais avoir un permis de construire pour mon pavillon résidence principale c’est moi qui va le construire si je respecte pas les 2 mois d’afichage avant de commencer les travaux quel son les risques envers mon voisin il peu me faire une prossedure si je commence avant les deux mois ? et que je risque moi merci bonne journe leopold

    1. La Mairie ne vous interdit pas de construire dès que vous avez obtenu un permis de construire, sans attendre les délais de recours (2 mois pour les tiers, par exemple les voisin, et 3 mois pour le retrait administratif).
      Mais ce sera à vos risques et périls. Si le permis est attaqué et annulé (2 mois) ou retiré (3 mois), vous devrez probablement démolir à vos frais les travaux déjà réalisés. Bon, c’est assez rare qu’un pc soit attaqué ou retiré, mais ça arrive…
      Et que vous fassiez les travaux vous-même ou que vous ayez confié les travaux à quelqu’un d’autre ne change rien : c’est celui qui demande le pc (c’est-à-dire vous) qui est responsable du droit de construire (ou pas).
      Si vous avez un architecte ou un CMI, vous pouvez éventuellement l’appeler en garantie (ça dépend de la raison pour laquelle le pc serait attaqué), mais il faut savoir que la garantie sera meilleure avec un architecte, car c’est aussi un juriste au yeux de la loi, ce que n’est pas un CMI.

  6. Bonjour,
    Je me permets de vous poser cette question.
    Je suis entrain de construire ma maison, j’observe une différence entre mes plans bétons et les murs de séparation de certaines pièces.
    En effet, sur mon plan béton il y a des briques de séparation diamètre 15 et sur mon chantier les briques de séparation sont en diamètre 8. Je souhaiterais savoir quel recours s’offre à moi pour régler cette malfaçon.
    Le comble ce cette situation c’est que nous avons un maitre d’oeuvre qui nous accompagne dans le suivi de notre chantier.
    J’attends vos réponses

    1. Bonjour, puisque vous avez un maître d’oeuvre, vous avez dû lui poser la question.
      Quelle réponse a-t-il faite ? Il a probablement une explication valable. Par exemple, que c’est inutile techniquement (ce sera à justifier) et que du coup, soit ça vous fait gagner de la place, ou soit ça coûte moins cher et vous faites ainsi une économie (avec un architecte ou autre maître d’oeuvre, les économies sont pour le client !).

  7. bonjour
    ma maison est en ce moment en construction , la dalle de béton ( plancher chauffant ) , murs , et charpente , sont posée , sauf qu’elle n’est pas encore hors d’eau , a l’heure d’aujourd’hui , il y as 10 cm d’eau a l’intérieur qui se transforme en glace , vus les températures négative , ma question étais de savoir si il y avait un risque ou pas d’infiltration d’humidités dans le plancher chauffant , et surtout les mauvaises odeurs a long terme ? et la bonne solidité de l ensemble ( murs etc…)

    merci beaucoup .

    1. Bonjour, si je comprends bien, le chantier est au niveau de la toiture en cours, couverture pas encore finie, menuiseries non posées. Donc, le plancher chauffant n’est pas posé, ni le second-oeuvre (pas de cloison, etc.).
      Le béton en soi ne craint pas l’eau, il sèche rapidement. Donc pas de risque pour le futur. Le chantier peut se dérouler normalement.
      La bonne solidité dépend notamment (pour citer quelques points essentiels) :
      – de la profondeur des fondations, conforme à l’étude de sol,
      – de la qualité du planche bas, un hourdis étant préférable à un dallage (beaucoup plus délicat et risqué),
      – de la bonne mise en oeuvre des chaînages (horizontaux et verticaux), c’est à dire essentiellement des liaisons des armatures entre elles,
      – de la bonne conception-réalisation de la charpente.
      Prendre la pluie en cours de montage, une fois les fondations coulées (et le dallage aussi, si dallage prévu), n’a pas d’importance.

  8. Bonjour, je réside au rez de chaussée d’un immeuble de 2 étages édifié sur vide sanitaire, lequel VS, semble moyennement ventilé (même après correction d’absence, sur l’un d’un pignon) La surface est de 330m2, et la hauteur environ 1 m ! Quelle serait la surface des ventilations cumulées permettant une optimisation réelle svp (Durabilité, thermique, et anti
    radon )la commune ou se situe ce bâtiment est en catégorie (Carnac 56340) Avec mes remerciements, Cordiales Salutations. Claude POULICHOT

    1. Bonjour. Pour ventiler un vide sanitaire, on prévoit en général une ventilation de section 0,05% de la surface de plancher, soit 500cm² pour 100m² de surface de plancher situé au-dessus du vide sanitaire. Si le lieu ne présente pas de risque de radon particulier (bien qu’étant en Bretagne…), inutile de sur-ventiler, car évidemment on perd en performance énergétique (bien sûr, c’est surtout la qualité d’isolation du plancher bas, sur vide-sanitaire qui compte, beaucoup plus que la ventilation elle-même).
      Pour que la ventilation se fasse, plus que la section des grilles, c’est leur disposition qui compte il faut qu’elles soient bien sur des façades opposées pour qu’un courant d’air se fasse quel que soit le vent, et placées de façon à ce que la totalité du vs soit ventilé (pas de coin non ventilé, par exemple grilles placées décalées, pas en face, toujours sur des façades opposées). Et un vide sanitaire de 1 m de haut a l’avantage de permettre d’aller jeter un coup d’oeil de temps en temps (ou de loin en loin, plutôt), pour être sûr que tout va bien.

      PS : je viens de regarder sur la carte : Carnac est en catégorie 3 il me semble ? donc attention au radon ! augmenter les surfaces de ventilation (>500cm² pour 100m², et surtout pas de zone non ventilée ! quitte à placer des canalisations pvc pour créer un courant d’air partout dans le vide-sanitaire.

Votre question ou commentaire