2° partie – les risques de malfaçons dans la construction

ESPAGNO_Jean-Francois

LES RISQUES QUAND ON FAIT CONSTRUIRE, QUELS SONT-ILS ET COMMENT S’EN PRÉMUNIR ?     2° partie

Faire construire (sa maison individuelle ou d’autres travaux…) est une très belle aventure que l’on aborde avec un grand plaisir, voire avec enthousiasme. On change de cadre de vie, on aura un environnement tel qu’on l’a choisi et même souvent, rêvé. Parfait.

Mais cette aventure comporte des écueils qui peuvent être graves et dont il faut se prémunir. Mieux vaut donc être averti pour que l’aventure soit belle et son aboutissement heureux.

Nous avons vu dans l’article précédent les risques liés aux engagements que l’on prend, c’est à dire savoir à qui l’on s’adresse. Voyons maintenant les risques de malfaçons dans la conception et la réalisation des travaux.

Bien entendu, votre Architecte d’Aujourd’hui sera là pour veiller à vous éviter tous ces risques.

Quels sont ces risques?

Ils sont essentiellement de 2 sortes :

  • Risques de non-conformité juridique, telle que le non-respect de règlements,
  • Risques de malfaçons dans la réalisation des travaux.

RISQUES DE NON-CONFORMITÉ JURIDIQUE DANS LA CONCEPTION DES TRAVAUX

Les diverses lois, arrêtés, règlements de tous ordres dans la construction, sont tellement nombreux qu’il parait illusoire d’entreprendre d’en dresser la liste exhaustive. Donnons-en seulement un aperçu :

Règles législative générales, telles qu’elles résultent des différents Codes qui nous régissent.

Et en premier lieu, le Code de l’Urbanisme et de la Construction.

La première information à obtenir est bien sûr celle des règles d’urbanisme contenue dans le PLU (Plan Local d’Urbanisme) ou équivalent. D’autres règles peuvent aussi s’imposer, telles que celles du PPR (Plan de Prévention des Risques). En pratique, il faut interroger la Mairie du lieu où l’on construit, pour bien faire le tour du problème car c’est elle qui délivre les autorisations d’urbanisme.

Vous devrez aussi respecter les nombreux règlements, tels que : règlementation thermique (RT2012, probablement bientôt modifiée), règlementation acoustique (attention, car souvent les travaux nécessaires sont délicats à concevoir correctement), normes d’hygiène (aération, matériaux, assainissement,…), normes de sécurité (garde-corps, incendie,…), normes sismiques (la jurisprudence montre qu’un juge peut ordonner la démolition d’une maison de respectant pas ces normes), l’accessibilité par les personnes handicapées (qui peuvent s’appliquer même à une maison individuelle) ; et aussi des règles locales, telles que la protection contre des insectes (termites,..), etc.

Règles législatives ponctuelles qui ne s’appliqueraient que sur votre terrain ou à votre opération. Il s’agit par exemple de servitudes dont vous devrez vérifier l’existence, ou de la limite exacte de votre propriété sur laquelle vous ne devez avoir aucun doute. Un réflexe de bon sens sera de bien lire, votre architecte et vous, votre acte de propriété pour déjà vérifier l’essentiel.

À ce propos, il est important de souligner qu’obtenir un Permis de Construire ne vous donne pas le droit dans tous les cas de réaliser la construction projetée. Avec un permis de construire, l’Administration (le Maire, en l’occurrence) vous indique qu’elle ne s’oppose pas à la construction car elle estime que le projet est conforme aux règles d’urbanisme en vigueur. Mais des contraintes de droit privé, telles que des servitudes existant sur votre terrain, peuvent empêcher cette construction. Un « permis de construire » doit être plutôt considéré comme étant seulement une « non-interdiction de construire » de la part du Maire

On voit qu’il y a donc toute une collection de règles et règlements qui doivent être connus et qui demandent que le professionnel à qui vous confierez votre opération de construction ait de solides bases juridiques.

                                  

RISQUES DE MALFAÇONS DANS LA RÉALISATION DES TRAVAUX

Conception de l’ouvrage

Les travaux nécessitent des plans techniques et une description détaillée des travaux.

Vous devez avoir en mains ces documents, pour savoir ce que vous achetez réellement.

Les plans techniques sont, a minima : étude de sol, plan de la structure, des planchers (y compris celui du soubassement), de la charpente, des menuiseries, et les plans de Coupes détaillées (une Coupe par type de profil de la construction : habitation, garage,…).

La description des travaux (CCTP : Cahier des Clauses Techniques Particulières) doit se faire par un document rédigé sur une quinzaine ou vingtaine de pages au moins pour une maison individuelle, par exemple. Ce CCTP doit être précis, mais autant que possible clairement lisible par un néophyte, on devra donc essayer d’éviter les mots trop techniques, le jargon professionnel. Votre Architecte d’Aujourd’hui vous l’expliquera en détail.

Le professionnel chargé de votre construction ne doit rien avoir à (vous) cacher, il doit vous remettre tout ce dossier, CCTP et tous les plans.

Il vous sera aussi très utile d’avoir en mains les devis des artisans, pour bien voir le détail de leurs engagements, pour savoir ce qu’ils comptent effectivement réaliser, et si vous le voulez, pour prendre l’avis de professionnels de la construction que vous pourriez connaître par ailleurs. Là aussi, il n’y a aucune raison de vous cacher les devis d’artisans ou de sous-traitants qui sont des éléments d’information importants (ce qui est prévu, à quel prix, etc.).

Réalisation de l’ouvrage

Voyons ces risques de façon chronologique, afin que vous puissiez suivre le déroulement de votre construction. Bien évidemment, chaque  construction étant particulière (ne serait-ce que parce que chaque terrain est différent), nous ne saurions être exhaustifs. Voici plutôt des recommandations d’architecte sur des points auxquels vous n’auriez pas forcément pensé.

IMPLANTATION

Une erreur est toujours possible – qui ne s’est jamais trompé dans sa vie ? Or une erreur d’implantation peut être catastrophique si elle entraîne la démolition de la construction, car un bâtiment ne se déplace pas. Mieux vaut donc vérifier deux fois plutôt qu’une !

TERRAIN EN PENTE

Attention lors des terrassements, à ne pas « ouvrir » trop largement le terrain, ce qui risque de le déstabiliser. Et les mouvements de terrain peuvent ne pas se produire tout de suite, mais plus tard si le terrain se gorge d’eau après une période sèche (par exemple, terrassement en fin d’été et affaissement au printemps pluvieux).

Les fondations doivent s’adapter aux terrains en pente. L’homogénéité des fondations est essentielle pour avoir un tassement uniforme de toute la construction, sinon des fissures apparaîtront. Votre Architecte d’Aujourd’hui et l’auteur de l’étude de sol pourront vous informer utilement dans ce cas.

LA VÉGÉTATION

Attention à la végétation proche, essentiellement les arbres. Ceux-ci peuvent modifier fortement l’hygrométrie du terrain, donc sa capacité à porter la maison. Et les racines en poussant peuvent faire des dégâts importants : si vous ne pouvez ni abattre les arbres ni déplacer l’implantation, il faudra enterrer une paroi verticale formant écran anti-racines.

TERRASSEMENT POUR LES FONDATIONS (FOUILLES)

Il faut suivre les préconisations de l’étude de sol (ce qui demande, bien évidemment, que vous en ayez un exemplaire…). Prévoir un « ancrage » des fondations dans la couche de « bon sol » en creusant d’une vingtaine ou une trentaine de centimètres plus bas que le niveau de ce bon sol.

Penser à vérifier en mesurant la profondeur lorsque les fondations sont creusées (donc avant le coulage du béton) – ce qui suppose que le maçon vous dise très précisément quand il fera ces terrassements : jour et heure.

Un risque important et assez fréquent est une pluie après l’ouverture des fouilles (terrassement pour les fondations) et avant coulage du béton. Le trou, ou la tranchée, va se gorger d’eau, la terre va se gonfler, et le béton sera coulé sur cette terre gonflée. Dans les mois qui suivront (voire après la réception des travaux), le terrain s’asséchant, le tout va « redescendre », provoquant de nombreuses fissures dans la construction. Il faut donc n’ouvrir les fondations (creuser) qu’en étant sûr qu’il ne pleuvra pas avant le coulage du béton ; et il faut avoir commandé le béton pour que le coulage suive immédiatement les terrassements, le jour même, pour qu’il n’y ait pas de risque de pluie à ce moment-là.

ARMATURE DES FONDATIONS

Il faut placer des armatures (barres d’acier) dans les fondations. En cas de fondation en « semelles filantes » (des tranchées sous les murs porteurs, à remplir de béton), les armatures sont commandées et achetées directement à des fournisseurs spécialisés. Les barres seront de gros diamètre pour être moins sensibles à la corrosion. Elles seront assemblées par 4 ou 6 barres, sous forme de « poutre ».

D’une façon générale, pour le béton armé, le plus important est la bonne mise en place des armatures (les barres d’acier).

Pour cela, on doit veiller essentiellement à 2 points importants :

  • Le bon enrobage des barres d’acier: celles-ci ne doivent pas effleurer un bord. Il y a des règles de calcul, mais vous pouvez déjà vérifier qu’il ne doit pas y avoir de barre d’acier à moins de 3 cm d’un bord pour les fondations, et de 2 cm pour du béton hors sol. Ces valeurs sont des minimales, il est fortement conseillé de les augmenter si vous voulez avoir une construction qui durera.

Le fond est aussi un bord, cet enrobage demande donc que les armatures soient surélevées du fond de la tranchée, grâce par exemple à des cales posées au fond. Attention au moment du coulage des aciers : les armatures doivent bien rester en place et ne pas être déplacées par la coulée de béton. Leur positionnement doit donc être solide.

  • La continuité des armatures. Les armatures empêchent le béton de se disloquer. Le béton est très résistant quand on appuie dessus, mais il l’est beaucoup moins quand on effectue une traction, quand on tire dessus : c’est pour cela que l’on place des armatures à l’intérieur.

Pour que ces armatures résistent aux efforts de traction, il faut qu’elles soient bien continues. Comme une chaîne qui n’aura de résistance que si elle n’a pas de point faible. Qu’importe qu’une chaîne ait de gros anneaux, si un seul venait à manquer : elle n’aurait alors aucune résistance.

Cette continuité s’obtient avec des armatures prévues de toute la longueur d’une tranchée, ou bien, s’il est impossible de l’obtenir (longueur trop importante, par exemple) en les croisant (encastrées l’une dans l’autre, en quelque sorte) et surtout avec des barres de liaison qui se prolongeront largement dans chacune des armatures jointives. On trouvera ces barres de liaisons à chaque angle, et pour fixer les armatures verticales qui viendront fixer la bâtisse aux fondations (voir l’article « Plancher hourdis ou dallage sur terre-plein » sur ce même site).

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1 263 questions sur “2° partie – les risques de malfaçons dans la construction

  1. Bonjour Monsieur Espagno,
    Ma question ne concerne pas une malfaçon mais un “litige” avec des artisans.
    Je suis en train de faire construire une maison individuelle et ai signé les devis des artisans afin de bloquer les prix en juin 2021. Depuis, le chantier a été repoussé de 1 an en raison du fait que la partie autoconstruction que j’aurais dû faire n’a pas été terminée cet été.
    Aujourd’hui, mon maître d’oeuvre m’a fourni le nouveau planning d’intervention des entreprises et m’apprend que les devis signés en juin 2021 n’ont plus valeur contractuelle car les artisans ne garantissent pas leurs prix dans le cas d’un chantier repoussé d’1 an par la faute du client. En raison de la crise, chacun des postes va donc augmenter ! Par exemple, l’artisan qui installera la ventilation me demande de commander la VMC DF rapidement sans quoi il devra reporter sur la facture l’augmentation de 10% annoncée d’ici 2 semaines par son fournisseur.
    Mes questions :
    1) lorsqu’un chantier a 1 an de retard et que c’est la faute du client, les artisans ont-ils légalement le droit de revoir leurs tarifs à la hausse pour compenser la hausse du prix des matériaux engendrée par la crise du COVID alors que des devis fixant les prix ont été signés ? Je voudrais connaitre la durée de validité d’un devis signé.
    2) Le contrat signé avec le maître d’oeuvre pour suivre mon chantier en mission complète (Plans + négociation devis + suivi travaux) impliquait qu’il respecte mon enveloppe budgétaire, ce qu’il a fait en me faisant signer tous les devis des artisans en juin dernier. Peut-il légalement m’affirmer qu’en raison du retard pris par le chantier (qui n’est pas la faute des artisans), cette enveloppe ne sera plus respectée en raison de la hausse des tarifs liés à la crise?
    Dans l’attente de vous lire,
    Bien cordialement,
    Nicolas

    1. Bonsoir,
      – les contrats conclus sont de Droit privé. Il convient donc de se référer aux marchés de travaux (les contrats conclus entre les artisans et vous) pour connaître les règles qui s’appliquent dans votre cas, c’est-à-dire pour connaître ce qu’il prévoyait en cas de décalage des travaux de 6 mois. A défaut, il me semble légitime de considérer que les prix ne sont plus d’actualité 6 mois plus tard sans début des travaux des artisans, car les conditions du marché initial ne sont plus respectées (planning des travaux différents), surtout compte tenu de l’inflation actuelle dans le “bâtiment” – c’aurait été probablement différent il y a 3 ou 4 ans, où il n’y avait pas d’inflation.
      – de la même façon, le maître d’oeuvre ne peut pas faire respecter des prix immuables ! Il ne peut que constater que l’engagement de commencer les travaux n’a pas été tenu et que les prix ont effectivement beaucoup augmenté pendant cette crise Covid, notamment les matériaux, pour lesquels on ne sait plus quel prix retenir tellement c’est fluctuant – moi-même, je ne me prononce guère sur les prix, alors que je le faisais sans problème il y a plus de 2 ans…
      Bien cordialement,

  2. Madame, Monsieur,
    Bonjour, nous aimerions avoir un avis sur notre situation, à ce jour, la construction est hors d’eau et hors d’air.
    Nous avons un ccmi avec un constructeur ayant pignon sur rue. Malgré tout, la construction de notre maison ne se déroule pas bien. Nous avons constaté plusieurs malfaçons, notamment des défauts d’aplomb et d’alignement de nos murs en agglos et des niveaux des planchers en poutrelles hourdis (ne respectant pas les DTU). Cela ne s’arrête pas là, nous avons toutes les menuiseries extérieures et certaines intérieures abîmées ( rayures, impacts.. ) ainsi que la fixation et l’alignement des placos qui est aléatoire. De plus, sur les plans déposés au permis, nous devions avoir une pente d’accès au garage et porte d’entrée de 12% sur 9 m de long et celle-ci serait plus importante (16 % minimum) et aucun de nos véhicules n’accède sans frotter/ arracher le bas de caisse.
    Nous avons alerté le constructeur à plusieurs reprises sur ces problèmes là et rien ne se passe.
    Nous refusons de payer les appels de fonds suivant, nous ne savons pas quels sont les recours ? (Indemnités, démolition de la maison, justice, autre ?)
    Pourriez vous nous orienter ou conseiller sur nos droits et possibilités?
    Cordialement

    1. Bonsoir,
      vous avez très bien fait de ne plus payer les appels de fonds assez tôt, pour que le second-oeuvre n’avance pas trop et masque alors les malfaçons du gros-oeuvre.
      La pente pour accéder au garage doit être inférieure à 15% (ce qui est déjà ENORME, beaucoup trop pentu à mon avis, surtout quand on pense au gel le matin…). A mon avis, 9 % est ok, mais pas plus ! Evidemment, les hauts et bas de pente doivent être suffisamment arrondis pour que la caisse des voiture ne touche pas le sol, c’est une évidence de bon sens.
      Que pouvez-vous faire ?
      A votre place, j’écrirais dès demain au CMI une lettre recommandée avec a.r. (doublée d’un mél) de MISE EN DEMEURE d’arrêter le chantier, de faire le point avec un expert que je désignerais et moi-même, pour lister les malfaçons et irrespects contractuels, et de convenir des modalités des travaux de reprises, afin d’être en mesure de vérifier leur bonne exécution. Et je mentionnerais que, faute d’accord par retour du courrier ou par mél, je demanderais à mon avocat une assignation en référé immédiate, avec un dédommagement à hauteur du préjudice subi. Et que je vais faire une “bonne publicité” sur ce qui m’arrive.
      Si vous n’en connaissez pas spécialement, je vous engage à chercher tout de suite un bon avocat, c’est-à-dire un avocat réactif et combatif, voulant gagner tous ses procès (j’ai parfois eu l’impression dans ma vie que ce n’était pas le cas de tous les avocats, loin de là…). Montrez votre détermination et votre fort mécontentement, car le CMI va très probablement tenter de vous intimider : “Vous n’y connaissez rien, ne vous mêlez pas du chantier, attention je vais cesser les travaux, etc.”. A ce jeu-là, c’est le plus déterminé qui gagne et si le CMI voit que vous avez un avocat, ça devrait lui faire entendre raison (les procès, ce n’est pas le terrain des gens du “bâtiment”, ils menacent et tempêtent, mais ils n’aiment pas les procès, ce ne sont pas des juristes).
      Bien cordialement,

      1. Bonjour,
        Merci pour votre réponse rapide concernant la rampe d’accès.
        Que pensez vous du reste des malfaçons notamment les aplombs et alignements des murs agglos et les faux niveaux des dalles en poutrelles hourdis?
        Que peut on faire ? Demander une indemnité ou la démolition reconstruction dans les règles de l’art respectant le dtu ? Si tel est le cas, faut il partir sur une mise en demeure avec avocat expert etc…
        Le constructeur nous dit que nous devons payer les appels de fonds et qu’il feront le nécessaire ensuite, or depuis le début nous ne voyons rien changer ou s’améliorer sur la qualité de la mise en oeuvre du gros œuvre et second oeuvre.
        Merci d’avance

        1. Bonjour,
          pour le reste des malfaçons, n’ayant pas visité le chantier, je ne peux rien vous dire de plus. C’est pour ça que je vous conseille de vous faire aider par un professionnel extérieur qui vous dira ce qui est dans les tolérances des “règles de l’art” (en fait, des DTU) ou non.
          “Le constructeur nous dit que nous devons payer les appels de fonds et qu’il feront le nécessaire ensuite” : c’est évidemment une manipulation pour vous endormir et encaisser de l’argent indu. Et, toujours bien évidemment, non seulement vous ne devez pas céder, mais je vous engage à vous mettre très en colère : le lésé, c’est vous.
          La MISE EN DEMEURE est à faire tout de suite, par une lettre d’avocat serait encore mieux (vous retiendrez le coût de l’avocat sur ce qui est dû au CMI). Copie de cette MISE EN DEMEURE pourra être adressée au GARANT, à titre d’information (vous le mentionnerez dans votre lettre RAR au CMI : c’est pour l’impressionner lui, pas forcément le GARANT qui ne donnera probablement pas suite).
          Encore une fois, je vous engage à montrer :
          – votre mécontentement, ou plutôt votre colère,
          – votre totale détermination : Maintenant, plus rien ne vous fera changer d’avis, que des reprises totales et parfaites des travaux.
          – vos initiatives actives : avocat, expertise d’architecte ou autre, constat d’huissier (dans votre cas ça ne sert pas forcément à grand’ chose, mais l’objectif est de montrer votre détermination au CMI), etc.
          Dans votre MISE EN DEMEURE, vous aurez prévenu le CMI que vous retiendrez les frais sur les Appels de fonds à venir.
          L’objectif : que le CMI se dise “Hou là là, ça va mal, celui-là je ne l’aurai pas à l’intimidation” et je ne serai jamais payé si je ne refais pas les travaux correctement.
          Cordialement,

          1. Merci pour vos réponses.
            Malheureusement nous ne sommes donc pas prêt d’avoir notre maison et de vivre dedans…
            Sachant que les murs sont à plus de 2,8 cm de faux aplomb sur une hauteur de 2,2m de haut et le dtu stipule une tolérance de 1,5 cm par hauteur de plancher…
            Cordialement

  3. Bonjour,
    Tout d’abord Merci pour votre site, il est très instructif!
    Nous sommes au démarrage d’un projet de construction, le permis est en cours d’instruction et nous démarchons les entreprises. Pour l’instant, aucune ne nous a apporté de réponse satisfaisante sur un point qui nous préoccupe.
    La maison est implantée en limite de propriété au Nord. Le terrain voisin est 80cm plus haut que le nôtre. Un vide sanitaire est prévu, mais il ne pourra excéder 40 cm pour respecter la hauteur maximale de construction réglementée par le PLU. N’ayant pas la possibilité de réaliser un drainage périphérique, nous nous interrogeons sur les solutions possibles pour protéger les murs et soubassement d’un excès d’humidité.
    Par avance merci de votre réponse.

    1. Bonjour,
      * Le mur doit être étanche jusqu’à une hauteur d’au moins 15 cm au-dessus du terrain naturel, c’est-à-dire au-dessus de celui de votre voisin.
      Sous toutes réserves car je ne connais pas les lieux, mais seulement votre message, une bonne solution est de réaliser cette partie du mur en agglo à bancher (pas sur toute la hauteur du mur, bien sûr, seulement sur les 40 cm au-dessus du plancher). Le soubassement et le mur seront bien enduits avec un mortier hydrofuge. Vous placerez également une contre-paroi – une membrane d’étanchéité type delta, par exemple – avec drain en pied… à l’intérieur du vide sanitaire si votre voisin refuse que vous le placiez à l’extérieur, de son coté (on se demande bien pourquoi il refuserait…). Le premier rang d’agglo de soubassement n’aura pas de joints verticaux pour laisser passer l’eau, et vous ferez à l’intérieur du vide sanitaire une cunette en béton (une sorte de caniveau) pour récupérer l’eau et l’envoyer dans le réseau pluvial.
      * Concevoir, adapter un bâtiment au lieu, maîtriser les coûts des artisans, organiser et suivre le chantier pour s’assurer de la qualité des travaux, est un métier à part entière – et ce n’est pas un métier facile, car il faut être multi-compétent !
      Certains acceptent de payer + 30% environ de surcoût pour confier cette tâche à un CMI (grave erreur, car il y a un problème de conflit d’intérêt entre le CMI et eux, j’en parle très souvent ici). D’autres partent à l’aventure sans avoir 100 % des compétences nécessaires (il me semble que c’est votre cas ?) tout en engageant des sommes très importantes (même 100 000 €, c’est beaucoup d’argent), ce qui est très risqué.
      Il y a la solution qu’apportent les architectes, notamment Les Architectes d’Aujourd’hui (spécialistes des Particuliers), où pour un coût inférieur à la moitié d’un CMI, vous obtiendrez la qualité d’une conception adaptée notamment au terrain, des contrats avec les artisans très protecteurs (prix global forfaitaire, pas de risque financier, etc.), un suivi des travaux, une protection totale jusqu’à la remise des clés – l’architecte est TOUJOURS un recours possible, quel que soit le problème éventuel, technique, juridique, ou autre – et… une économie ! l’architecte faisant en général économiser au client les 12 – 15 % environ de sa propre rémunération.
      Cordialement,

      1. Merci pour votre réponse.
        À vrai dire nous n’avons pas l’intention d’assurer nous même la maîtrise d’œuvre de notre chantier, mais nous n’avons simplement pas encore trouvé un interlocuteur suffisamment rassurant (notamment concernant cette question de drainage en limite de terrain qui est, je crois, le point sensible majeur de notre construction). Pour l’instant on nous dit qu’il faut juste faire un drainage chez le voisin et que c’est au terrassier d’assurer ce drainage et cette étanchéité. J’ai donc appris, en vous lisant, que renvoyer la balle au terrassier n’était pas un bon signe! Au départ nous pensions plutôt faire appel à un Cmiste ou maître d’œuvre. Vous faites bien de me rappeler que les Architectes sont très compétents pour assurer la maîtrise d’œuvre, tout est histoire de réseaux et de rencontres, mais il faut savoir se donner la peine de chercher pour trouver le bon professionnel.
        Merci

        1. Je conçois très bien qu’il ne doit pas être facile de “deviner” quel sera le bon professionnel à qui l’on confiera son opération, d’autant plus que c’est toujours une opération lourde de conséquences, qu’elles soient financières comme en qualité de réalisation ou d’usage…
          Je vous souhaite le meilleur chantier possible.

  4. Bonjour,
    Question difficile : S’agissant d’une surélévation autorisée, le PLU indique une distance de 5 m imposée par rapport au voisin. Le voisin a effectivement surélevé en respectant les 5 mètres de distance en ce qui concerne le mur porteur de soutien, mais il a créé un balcon-terrasse qui lui commence à 4 mètres de la limite imposée. Autrement dit son mur de soutien est à 5 mètres mais le balcon-terrasse lui commence à 4 mètres ? Est-ce légal ??
    Par ailleurs le PLU impose 7 mètres de hauteur de façade. 2 Façades sont à 7 mètres et 2 autres à 7 mètres 50 à cause de la déclivité du terrain, est-ce légal ??

    1. Bonjour,
      – Balcon à 4 m au lieu de 5 mètres : non, ce n’est pas légal. Si le recul est de 5 mètres, le balcon doit respecter cette distance car il constitue une “surface de plancher”. Seuls des éléments de façades, tel que : une corniche, un avant-toit, … sont tolérés dans la zone non constructible, à condition qu’ils soient de dimensions “raisonnables”, disons “courantes”. Un avant-toit de 50 ou 60 cm : ok. Mais un avant-toit de 1,80 m ou 2 m : non !
      – Concernant les terrains en pente, il y a effectivement une tolérance pour la hauteur, en général laissée à l’appréciation du maire. Cette tolérance est de 50 à 60 cm, si elle est ponctuelle = il ne faut pas que les 4 façades dépassent la hauteur, bien entendu.
      Donc en ce qui concerne la hauteur, votre voisin est a priori “dans les clous”, mais il ne l’est pas en ce qui concerne le balcon.
      Cordialement,

      1. MERCI votre réponse est très explicite. OK pour le balcon-terrasse avec vue plongeante sur mon salon. (Trouble anormal de voisinage) Concernant la hauteur mon voisin a surélevé artificiellement le sol de 10 cm pour rester plus ou moins dans les clous. Le problème sur le permis de construire il y a tricherie car les hauteurs sont toutes égales à 7 mètres alors que dans la réalité deux façades sont nettement plus hautes (+ 5O cm au moins avec sol artificiel et + 60 à 70 cm avec sol naturel) Sur le panneau d’ affichage du permis de construire il n’y a pas d’inscription de hauteur. Mensonge par omission. N’est-ce pas une manoeuvre frauduleuse condamnable au pénal le fait de falsifier les hauteurs figurant sur le permis de construire pour obtenir le dit permis, de ne pas faire mention de la hauteur, et qui plus est, de surélever artificiellement le sol ? N’est ce pas une grave infraction susceptible d’entrainer l’annulation du permis ?? Démolition possible ??

        1. Je ne peux que confirmer mon propos :
          – le balcon est en infraction, ça ne se discute pas
          – la hauteur est une question d’appréciation, la hauteur aurait dû figurer sur le panneau de chantier, en effet. Vous pourriez faire un recours contre le permis de construire, mais les 2 mois sont passés depuis l’affichage, je présume. Un avocat pourrait vous en dire plus, et je ne connais pas l’affaire autrement que par vos méls.
          Bien cordialement,

  5. Bonjour,
    Pourriez-vous me dire si le ferraillage est obligatoire de part et d’autre d’une porte d’entrée ?
    Même question pour une porte de service d’un garage ?
    Parce que le ferraillage est mis de part et d’autre à chaque porte-fenêtre et/ou baie vitrée, mais pas à ces deux endroits.
    Cordialement,

    1. Bonsoir,
      chaque bâtiment a sa spécificité, je ne peux pas savoir ainsi si des raidisseurs verticaux sont nécessaires à la porte d’entrée ou pas.
      Dans les zones sismiques, TOUTES les ouvertures doivent être encadrées par des chaînage en béton armé (donc la porte d’entrée également, bien sûr). C’est peut-être votre cas ?
      Cordialement,

  6. Bonjour, j’aimerais savoir si les travaux d’exécution des trottoirs extèrieurs d’une villa ( coulage beton ) doivent être réalisées après les travaux de gros oeuvres ou après les travaux de second oeuvre .
    Merci.

    1. Bonsoir,
      un trottoir en béton peut être fait avant ou après le second oeuvre, techniquement je ne vois pas ce qui imposerait un moment. Mais personnellement, je le ferais faire assez tardivement, tout simplement pour être sûr que tous les réseaux sont définitivement passés, que l’enduit extérieur soit fait, et qu’il risque moins d’être abîmé pendant les travaux…
      Cordialement,

  7. Bonjour,
    On se permet de vous solliciter afin d’avoir votre avis si vous le permettez.
    Nous sommes conviés à la réception de notre maison individuelle neuve le 06/01, cependant on se retrouve avec une pente à l’entrée du garage ainsi que l’entrée de la maison qui n’était pas prévue dans le contrat de vente ni dans les plans que le promoteur nous fourni (à première vue la pente dépasse les 12%).
    Nous avons demandé au promoteur de nous indiquer quelles sont les solutions possibles ou éventuellement une indemnisation par rapport à cette pente, mais il estime qu’aucune solution ne sera apportée et aucune compensation ne sera réalisée.
    Il nous impose aussi de lui verser les 5% restant du prix de la maison sinon il ne nous remettra pas les clés.
    Nos questions:
    – Est ce que la pente est considérée comme une non conformité? pourrions nous la mettre comme réserve?
    – Est ce qu’on a le droit de demander de faire une réception partielle (maison sans les parties extérieures) en attendant de trouver un terrain d’entente?
    – Dans la fiche descriptive de la maison , c’est bien mentionné que la maison doit être conforme à la réglementation relative à l’accessibilité des personnes handicapées
    – Est ce que le promoteur a le droit de nous faire un chantage sur la remise des clés si on ne lui fournit pas les 5% restant ?
    D’avance merci de votre retour.

    1. Bonjour,
      – Une pente différente de celle prévue est bien une non-conformité, surtout à ce niveau-là. > 12%, c’est beaucoup ! (alors que passer de 4 à 6% n’aurait pas beaucoup d’incidence). Vous avez droit au moins à un dédommagement en conséquence (pensez au gel sur la rampe, les matins d’hiver).
      – Vous pouvez réceptionner et mentionner la pente de la rampe en “réserve” : ainsi, la rampe ne sera pas réceptionnée. Et n’oubliez pas que le promoteur n’a PAS LE DROIT de vous empêcher d’ajouter des réserves. S’il le faisait, dites-lui que vous annulez la réception et que vous reviendrez avec un huissier, ou que vous allez demander une réception judiciaire. Ca devrait le faire changer d’avis.
      – Idem pour tout ce qui concerne l’accessibilité des lieux. Si pas conforme : réserve ! Ne détaillez pas trop : accessibilité non conforme (ainsi vous pourrez rajouter d’autres manques d’accessibilité que vous n’auriez pas vus, tel l’éclairage, ou la distance des poignées par rapport au mur, etc.)
      Je vous conseille d’avoir pris rv avec un architecte pour le lendemain de la réception, pour qu’il vous révèle tous les défauts apparents, et notamment en accessibilité. Vous aurez ainsi le temps d’envoyer au promoteur une lettre RAR pour ajouter des réserves. Je dis le LENDEMAIN, car si l’architecte était présent à la réception, ce serait une erreur, vous perdriez ce droit d’ajouter des réserves (en outre, il refusera probablement, car il engagerait sa responsabilité sur l’ouvrage…).
      – Le promoteur n’a pas le droit de vous faire un “chantage aux clés”. Une fois réceptionné, même avec 36 réserves, il n’a PAS LE DROIT de ne pas vous donner les clés. S’il refusait de vous les donner, dites-lui que vous allez immédiatement porter plainte contre lui, le jour-même. Dans le “bâtiment”, il faut savoir se faire respecter si l’on veut être respecté (c’est triste à dire mais c’est comme ça…).
      Cordialement,

      1. Merci beaucoup pour votre retour et vos précieux conseils.
        ça nous permet d’aller sereinement au RDV de réception.
        Bonne journée à vous.

  8. Bonsoir,
    Je suis désemparée et ne sais vers qui me tourner.
    En 2019, pour la construction d’une maison en CCMI nous avons, sur les recommandations du constructeur, contracté avec un terrassier pour réaliser le terrassement de la maison. Nous avons transmis l’étude de sol avec ses prescriptions (terrain en pente).
    Celui-ci ne les a pas respectées (hauteur de talus), résultat: glissement de terrain, accès entrée principale inutilisable car trop pentue etc. D’autre part, nous avons également constaté que le constructeur avait encaissé la maison 1m plus bas que ce qui était prévu sur les plans.
    Le constructeur a reconnu cela, et nous a demandé de déclarer un sinistre à notre assurance, mais n’ayant pas eu de dégâts sur l’habitation, l’assurance ne couvre pas les dommages sur le terrain. Le constructeur a tenté à 2 reprises par LRAR au terrassier, en vain.
    Que faire? Constat huissier? Expertise? Autres? Pour moi, les 2 sont en tort: le terrassier n’a pas respecté les prescriptions de l’étude de sol, et le constructeur a eu défaut de conseil en prévoyant pas des murs de soutènement/enrochement etc et en ne réalisant pas la construction à l’altimétrie prévue au marché.
    Merci à vous pour vos précieux conseils.

    1. Bonjour. Encore un CMI qui piège ses clients en leur faisant faire faire les terrassements par ailleurs !!! Il NE FAUT PAS ACCEPTER (j’écris pour ceux qui nous liraient et qui n’auraient pas encore signé de contrat). Pourquoi croyez-vous que le CMI se prive volontairement de travaux ? Je présume qu’il doit dire que vous ferez ainsi des économies, car vous ne paierez pas sa marge sur les terrassements ? Mais alors, vous pouvez faire une ENORME économie : vous ne confiez plus rien au CMI… Les terrassements constituent un ouvrage très technique et très risqué. C’est pour ça que le CMI s’en débarrasse sur votre dos. Encore une fois, il ne faut pas accepter. Et j’ajoute, mieux vaut tout confier à un architecte, car il coûte 2 fois moins cher qu’un CMI ! (environ 15% au lieu de 30%).
      – Votre assurance habitation n’a RIEN A VOIR avec ce sinistre. Inutile de la contacter, et même il vaut mieux ne pas la prévenir, car les assurances en général sont solidaires, et votre assureur habitation risque d’avoir le réflexe de protéger son collègue, ce qui ne serait pas forcément au mieux de vos intérêts. Vous devez déclarer le sinistre à la Dommage-Ouvrage, en lettre recommandée avec a.r. et copie au CMI.
      – A mon avis, ne faites rien de plus, n’essayez pas de gérer le sinistre à la place de la D-O, car vous commettriez probablement des erreurs juridiques (les pièges en matière d’assurance sont assez subtils). Et ne donnez surtout pas votre avis technique, ne dites pas qui serait responsable ou non, car cela vous piègerait. il serait facile alors à la D-O que ça montre que vous avez assuré la maîtrise d’oeuvre des terrassements et donc que VOUS en êtes responsable. Votre seule attitude : vous êtes un néophyte qui constatez un sinistre, vous attendez donc de l’assurance des réparations pertinentes et bien faites – c’est tout !
      Ce n’est que si la D-O ne vous donnait pas satisfaction que vous pourriez alors contester son rapport, aidée pour cela par un technicien (architecte) et éventuellement, un avocat.
      Décidément, le CCMI est un contrat bien dangereux…
      Cordialement,

  9. Bonjour,
    Nous avons fait construire notre maison en 2018 et y habitons depuis avril 2019. Nous remarquons depuis peu un affaissement à plusieurs endroits au niveau de l’étage. L’écart entre le parquet flottant et les plinthes pouvant aller jusqu’à plus de 1.5cm. Cet affaissement n’est pas homogène c’est à dire qu’il y en a plusieurs à différents endroits et dans des sens contraires. Il existe de très fines fissures horizontales en façade mais pas de fissures internes excepté au niveau d’un encadrement à l’étage. Au rez de chaussée : RAS.
    Le plancher a l’étage est constitué d’hourdis et poutrelles sur 9mx8m avec une poutre de renfort au milieu de la pièce.
    Pensez vous qu’il puisse s’agir d’un simple fluage ou le pire est à craindre ?
    L’affaissement le plus important a eu lieu sous un meuble rempli de livres.

    1. Bonjour, au rez-de-chaussée, un affaissement s’explique la plupart du temps par la mauvaise tenue fréquente d’un dallage sur hérisson (posé sur le sol).
      Mais ici, ça n’a rien à voir. A vous lire, il semble que ce soit le plancher hourdis lui-même qui s’affaisse : c’est très surprenant et donc très inquiétant. Comme s’il ployait : affaissement au milieu des portées et pas d’affaissement aux bords où reposent les poutrelles du plancher hourdis. L’affaissement normal de tout plancher (le fluage, en effet) est très limité, il devrait être insensible au niveau du revêtement de sol. 1,5cm c’est beaucoup trop. Le sentez vous bouger si vous faites mine de sauter sur le plancher (même sans sauter vraiment, juste faire le mouvement comme pour prendre son élan en hauteur) ?
      A moins que vous ayez placé un isolant peu résistant sur le hourdis, et donc qu’il s’affaisserait par endroit ? Mais entre le rez-de-chaussée et l’étage, peu probable que ce soit le cas, ce n’est guère utile. Et il faudrait avoir commis la faute de placer un isolant compressible, qu’on ne place jamais dans les sols.
      Je ne peux que vous conseiller de demander la visite d’un expert : architecte ou ingénieur structure (l’architecte a l’avantage d’être un généraliste, et donc si la cause était étrangère au plancher lui-même, il la trouvera plus facilement qu’un spécialiste du plancher).
      Cordialement,

  10. Bonjour, en combien de temps les remblais autour d’une maison sont-ils consolidés ? Je précise que le sol est moyennement argileux. Merci pour vos réponses.

    1. Bonsoir. Tout dépend de ce que l’on entend par “consolidés”. Quelques jours à quelques siècles…
      Autrement dit, je ne peux pas répondre ainsi : consolidés pour quel usage ?
      Sont-ils horizontaux ou pentus ? Et si pentus, de quelle importance ?
      Cordialement,

  11. Bonjour,
    J’ai fait réaliser une extension à ma résidence actuelle,
    les murs ont été réalisés en brique en terre cuite GFR 20,.
    À certains endroits, on voit des jours (fentes) à travers les murs.
    Les linteaux ne sont pas dans les normes, 20 cm, certains sont bricolés pour atteindre les 20 cm, ajout de brique enfouis dans du béton.
    Les brique sont censés avoir une résistivité thermique de R = 1,45 w2/mK, mais la température extérieure et intérieure est pratiquement la même (3 degré de différence).
    Certaines briques sont posées en raccord et non imbriquées comme il se doit.
    Peut-il s’agir d’une contre façon ?
    Doit-je, colmater moi-même les interstices entre les briques ?
    L’extension a pour toit une terrasse, la plupart des murs sont humides, car les maçons m’ont coulé la dalle sans retirer une descente d’eau pluviale, ils ont coulé autour en laissant un trou. Auraient-ils dû la dévier avant de couler cette dalle (terrasse) ?
    Autant de questions que je me pose, la liste n’est pas exhaustive.
    Merci pour tout conseil ou renseignement.

    1. Bonjour,
      – Maintenant les briques sont posées le plus souvent bord-à-bord, sans joint vertical. Mais elles doivent se toucher, le “jour” entre elles doit être très mince, de l’ordre de quelques centimètres (les bords ne peuvent pas se toucher sur toute la hauteur), bien inférieur au cm. Sinon, l’enduit extérieur ne pourra pas tenir et il risque de se fissurer et n’être plus étanche.
      – Les linteaux : il faudrait que je les voie pour vous donner un avis.
      – La faible différence de température est normale si la température externe est déjà proche de celle intérieure, ou si l’extension n’est pas encore habitée. Elle n’est pas normale une fois tout fini et habité (chaleur inhérente au fait d’habiter).
      – Les briques sont posées décalées par rapport au rang inférieur (“à coupe de pierre”).
      – Couler du béton en laissent un trou… Curieux. Là aussi, il faudrait que je le voie pour dire quelque chose.
      Je vous engage à demander la visite d’un architecte pour qu’il puisse vous dire réellement ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. Si tout n’est pas ok, vous devriez pouvoir déduire sa rémunération du solde dû au maçon.
      Cordialement,

  12. Bonsoir. La réception de l’étanchéité de la terrasse de mon immeuble n’a pas été faite dans les normes. Au lieu de 2 couches croisées de bitume prevue par le devis je soupçonne la mise en place d’une seule couche. Malheureusement le carrelage a déjà été réalisé. Y aurait-il un moyen de vérifier ces travaux ou bien dois je me contenter de la garantie décennale et ne pas soulever ce problème. Je precise que le Maître d’oeuvre était hospitalisé pour covid pendant la réception de ces travaux
    Remerciements pour vos conseils.

    1. Bonjour,
      – s’il s’agit d’une étanchéité sous carrelage, on ne peut plus la vérifier sans casser.
      – si vous ne faites pas casser le carrelage (la copropriété éventuelle serait elle d’accord ?), mieux vaut ne rien dire et faire une déclaration de sinistre s’il devait y avoir un problème plus tard.
      – je présume que le carrelage était fait lors de la réception des travaux. L’absence du maître d’oeuvre ne change pas grand’chose, car c’était trop tard, c’était au moment de la réalisation de l’étanchéité qu’il aurait fallu vérifier.
      Cordialement,

  13. Bonjour,
    Je me permets de vous contacter car je construis actuellement une maison individuelle sous CCMI avec fourniture de plans.
    Le démarrage du chantier est le 19 juin 2020 pour une durée d’exécution de 14 mois.
    La réception des travaux a eu lieu le 5 mars 2021 sans la présence de professionnel.

    En date du 15/10/2020 par courrier A/R je signalais les désordres suivants : les treillis soudés apparents à plusieurs endroits suite au coulage de la dalle, des aciers apparents, le coulage de la dalle au niveau des angles était insuffisant, l’absence d’arase sous les planelle, l’absence d’étanchéité au niveau des murs du soubassement, les aciers des poteaux non protégés et corrodés, et le stockage des blocs d’agglo pour le montage des murs sur la dalle sans protection en pleine période de pluie.
    Mis à part tout un paragraphe sur les bienfaits de la corrosion des poteaux et l’affirmation que la coupure de capillarité a été réalisée par adjonction d’un hydrofuge dans le mortier pour le premier rang de parpaing posé sur le plancher; rien, pas de réponse pas de reprise de cette dalle.
    Lors de la réception le conducteur des travaux refusant de prendre mes réserves j’ai adressé un courrier en date du 12 mars 2021 dans lequel je mentionne les éléments suivants:
    – l’absence de plans d’exécution : coffrage des fondations, du plancher RdC, ferraillages, charpente, couverture et chauffage au sol.
    – les désordres de la dalle pour lesquels il n’y a eu aucune réfection
    – le système de ventilation qui n’est pas le même qu’à la notice descriptive et dont le changement ne m’a pas été notifié
    – un trou dans le mur sans linteau en guise de trappe de visite
    – la réalisation des fermettes non conforme à la vue en coupe de la maison, des hauts d’entraits cassés (le conducteur des travaux ne m’a pas informé de ce changement)
    – l’écran sous toiture déchirée
    – la quasi totalité des doublages et des cloisons de distribution sont couverts de moisissures (apparues en janvier 2021 signalée à l’oral et inscrit dans les réserves)
    – la maison a une différence de superficie de 4m² ( elle est plus petite que prévue)
    Le constructeur considère que le fait d’avoir payé l’appel de fond correspondant à l’achèvement des fondations et des murs signifie que j’ai accepté la maçonnerie en l’état. De plus que les réserves ne concernent que les désordres constatables et donc apparent ce qui n’est pas le cas de la dalle.
    Il dénonce également la différence de conformité de la charpente avec le plan en coupe de la maison et les hauts d’entraits cassés car sur le plan d’exécution il y a la mention que s’il réserve le droit d’apporter toutes modifications jugées nécessaires pour la bonne exécution de l’ouvrage. Les hauts d’entraits cassés ne mettent pas en péril l’ouvrage et leur seul obligation est d’obtenir un résultat satisfaisant.
    Il dénonce le changement de ventilation (initialement de l’aéro vs et au final juste des tuyaux sortant du mur de soubassement) car il juge qu’elle est équivalente et substitutive.
    Il dénonce également l’écran sous toiture déchiré car le conducteur y a apposé du scotch gris de bricolage en justifiant qu’il est spécifique des écrans sous toiture (la preuve n’est pas apportée).
    Il dénonce l’omniprésence de la moisissure jugeant que la mise en route de la vmc n’était pas effective et qu’ils ont appliqué un traitement pour autant 4 mois après la mise en route de celle ci et du chauffage même durant l’été la moisissure est toujours omniprésente (du coup je n’y habite pas).
    Il dénonce l’absence de linteau et le trou mal fait de la trappe de visite disant qu’elle n’a pas été faite dans les 8 jours (pourtant cela figure bien au courrier du 12 mars 2021)
    Il dénonce l’absence de fourniture de plans car le contrat n’est pas régi par la nf p 03-001 et donc qu’ils n’ont pas d’obligation à me les fournir.
    Enfin il dénonce la demande d’indemnité de retard de livraison.
    Que dois faire face à son inaction? J’ai contacté le garant pour autant il reste sur ses positions. Puis-je porter plainte pour escroquerie et mise en danger (la maison étant considérée comme insalubre). J’ai fait constater les désordres par huissier au mois d’aout 2021 mais je n’ai pas informé le conducteur de ce constat.
    Cordialement,

    1. Bonsoir,
      – La durée contractuelle du chantier était donc de 14 mois (c’est très très long ! Peut-être est-ce une maison très grande et/ou très complexe ?). Le chantier a commencé le 19 juin 2020 et la réception a eu lieu le 5 mars 2021. Cela fait donc un chantier de 7 mois et demi, si je calcule bien (durée beaucoup plus “normale”, d’ailleurs). Il n’y a donc pas eu de retard contractuel, puisque réceptionner les travaux signifie que vous considérez que la maison est livrable.
      – Le 15 octobre 2020, en plein chantier, vous indiquez au CMI une liste de malfaçons faites en cours de chantier. Une fois la réception passée, seules les mentions portées au pv de réception sont à prendre en considération ; ce qui a été écrit avant est considéré comme abandonné par les parties si ce n’est pas rappelé dans le pv.
      – Vous avez réceptionné seul, sans le CMI ? Vous aviez donc les clés. La date de la réception (le 5 mars 2021) avait-elle été bien convenue, par écrit, avec le CMI ? Sinon, s’il y avait bien un salarié du CMI, il pouvait représenter son entreprise, je pense ? S’il était là, a-t-il signé le pv de réception ? Du coup, la présence de l’entreprise (CMI) a bien été actée. Bon à savoir : seule la présence du client est indispensable pour réceptionner, la présence de l’entreprise n’est pas obligatoire. Seule sa convocation, dans le délai légal, est indispensable.
      – Vous avez confirmé et/ou complété les réserves portées au pv réception 7 jours après la réception (il était temps… à 1 jour près).
      Cette liste de réserves, ainsi que la liste des malfaçons en cours de chantier, me font un peu peur : elles prouvent que vous étiez au courant des malfaçons avant et pendant la réception. Donc, juridiquement, tout ce que vous avez mentionné n’est pas encore assuré, ne bénéficie pas de la garantie décennale. Les réparations sont donc obligatoires pour que vous en bénéficiez plus tard. Mais, actuellement, sauf à démolir la maison et la reconstruire, il me semble que ces réparations sont impossibles à faire…!
      En fait, une fois votre envoi du 15 octobre 2020, en plein chantier, il aurait fallu arrêter le chantier et exiger les réparations, quitte à tout casser.
      Il vous faut maintenant agir avec prudence juridique, voire finement vis-à-vis du CMI. A priori, il faut retourner la situation pour faire une levée des réserves, arguant du fait que le CMI vous a indiqué que rien n’est contraire aux règles de l’art (vous êtes néophyte, vous avez le droit de vous tromper) et donc que l’ouvrage est acceptable en l’état. Ainsi, vous bénéficierez d’une garantie décennale. Mais il est probable qu’en cas de sinistre, l’assurance refuse quand même sa garantie au vu du pv de réception, prouvant votre connaissance de malfaçons. Il vous faudra alors batailler.
      Ou alors, j’aurais mal compris votre message ?
      Quant à une assignation, il ne faut pas saisir le Tribunal pénal, mais civil. Et, avant tout, il vous faut une consultation d’avocat qui connaît bien les contentieux du “bâtiment”, car votre position est maintenant délicate, me semble-t-il.
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        Je vous remercie du temps accordé et de votre éclairage.
        Le conducteur des travaux était présent le 5 mars. Il a refusé mes réserves au procès verbal de réception. Il ne voulait pas que je les inscrive. Du coup j’ai envoyé par courrier mes réserves.
        Je me rapprocherai alors d’un avocat.
        Vous souhaitant une bonne fin d’année,
        Cordialement,

        1. Je présume alors que vous n’avez pas signé un pv que vous réprouviez ? Ainsi la réception n’a pas eu lieu ?
          C’est le client qui réceptionne, pas l’entreprise. Qu’importe que l’entreprise refuse les réserves que le client décide, qu’importe qu’elle ne signe pas le pv de réception que le client rédige, la réception n’en est pas moins “parfaite” (c’est le terme juridique utilisé).
          Voilà une autre chose que les CMI se gardent bien de révéler à leurs clients…

  14. Bonjour,
    je suis en train de faire faire la rénovation de mon pavillon par une entreprise tout corps d’état. Ils sont en train de réaliser l’extension de la maison qui fera environ 20m2, raison pour laquelle je vous sollicite.
    En effet, au moment de monter les murs, en parpaing de 20 cm sur une semelle filante (ferraillée), je me suis aperçu qu’ils n’avaient pas ferraillé les murs, pourriez vous s’il vous plait me dire si c’est problématique?. Le mur est monté et fait environ 2,40 mètres de hauteur, est ce trop tard pour reprendre le mur et y mettre des chainages ? (au niveau des angles?)
    Second point, la toiture sera en zinc et ils prévoient de mettre des feuilles de zinc d’un mètre de largeur. Est ce correct? J’ai cru voir que la norme se situait entre 50 et 60cms.
    Est ce que cette société est censée être assurée pour l’ensemble des ses travaux?
    JE vous remercie par avance pour votre réponse.
    Bien à vous

    1. Bonjour,
      – EXTENSION : les chaînages verticaux sont obligatoires dans toute maçonnerie : à chaque angle et, dans un mur plan (ne dépassez pas 5 à 6 m de longueur sans chaînage vertical). Le point faibles des chaînages, horizontaux ou verticaux : les liaisons.
      Donc, IL VOUS FAUT des chaînages verticaux. Si le maçon les a “oubliés”, vous refusez l’ouvrage et vous faites refaire (casser puis refaire correctement – ne tardez pas !)
      N’oubliez pas aussi que toute extension doit être DESOLIDARISEE de la construction existante (sauf les fondations qui peuvent se toucher). Comme 2 bâtiments l’un contre l’autre, mais pas reliés, pas fixés entre eux : il faut un joint de dilatation entre eux, et donc des chaînages verticaux là aussi.
      J’ai l’impression que votre maçon ne connait pas trop les techniques de maçonnerie ? Etes-vous sûr qu’il a une bonne formation technique ?
      – TOITURE EN ZINC : des bandes de zinc d’un mètre de largeur me semblent très excessives. D’habitude, c’est 50 cm, et pas plus de 65 cm, en effet (ça dépend des cas et des techniques). Le mieux est de s’en tenir à 50 cm maxi. Sinon les feuilles vont se déformer, se voiler, trop se dilater. Là aussi, demandez des explications et demandez les références aux règles de l’art. Par exemple, demandez à lire la copie du DTU, que tout artisan doit avoir, pour les ouvrages qu’il réalise. Là aussi, l’artisan est-il bien qualifié ?
      – ASSURANCE : vous devez demander une attestation d’assurance (décennale, biennale, aux tiers) à chaque artisan qui doit intervenir sur le chantier, et vous devez l’avoir en mains AVANT de vous engager, avant de signer les “marchés de travaux”. Attention, il y a des pièges nombreux : sur les dates (les dates valables ne sont pas forcément celles où il réalise les travaux), sur les qualifications et les travaux exclus, sur la nature des contrats que vous signez avec les artisans, en cas de sous-traitance, etc.
      Je vous engage à être très vigilent, puisque je présume que vous n’avez pas d’architecte pour veiller à tout ça (c’est donc très risqué si vous n’avez pas les compétences techniques requises…).
      Cordialement,

      1. Bonjour et merci beaucoup pour votre réponse.
        Je vais leur demander de refaire les angles pour y incruster des chainages verticaux. C’est toujours compliqué de trouver de bons artisans, au moment de signer tout parait normal, il n’y a qu’au moment des travaux que l’on découvre la vérité. Je suis donc très vigilent même si pas du métier (merci internet).
        En ce qui concerne le joint de dilatation, ils ont bien laissé un espace et y ont incorporé une feuille très fine de polystyrène. Ils ont en revanche comblé le trous avec du ciment. N’auraient ils pas dû mettre du mastic d’étanchéité et ensuite un profilé de finition avant d’enduire définitivement?
        Pour la toiture, je pense qu’ils ne sont en effet pas compétent, je leur demanderai de sous-traiter à un vrai couvreur zingueur par sécurité.
        Je vous remercie énormément pour votre retour et disponibilité.
        Je vous souhaites de très bonnes fêtes de fin d’année.
        Cdt

        1. Bonsoir,
          – le joint de dilatation ne doit pas être rebouché au mortier, en effet. Il doit être fini comme vous le mentionnez.
          – vous n’avez aucun intérêt à ce que le charpentier (ou le maçon ?) sous-traite la couverture. Vous paieriez plus cher (les 10 ou 20% ou plus que gardera le charpentier), vous ne pourriez rien dire au sous-traitant (il n’aurait aucun lien juridique avec vous), et en cas de problème, vous ne pourriez pas agir que contre le charpentier, pas le couvreur ! Et je rappelle que c’est l’assurance du charpentier et non pas celle du couvreur qui garantirait les travaux de zinguerie. Il vous faudrait donc bien vérifier que le charpentier soit bien assuré pour une couverture en zinc ! Faites attention à ce que ce soit bien mentionné sur l’attestation d’assurance.
          Mieux vaut traiter directement avec le couvreur-zingueur, c’est beaucoup mieux pour lui et pour vous.
          Joyeux Noël et bonne année 2022 à vous aussi,
          bien cordialement,

  15. Bonjour,
    Je viens de réceptionner ma maison. J’ai une crainte qui ne cesse de me hanter. Durant les travaux, ils ont coulé une chape de 6 cm sur la dalle de l’étage. Cela n’était pas prévu. Le constructeur a décidé de l’enlever.
    Ainsi, ils ont cassé la chape et l’ont évacuée. Avant la réception, une fissure d’environ 2/3 mètres est apparue à l’étage. Ils ont fait un ragréage au niveau de la fissure. J’ai extrêmement peur que tout ça ait joué sur la structure et la solidité de la maison.
    J’ai voulu noter tout ça dans le PV de réception, on m’a dit que cela n’était pas une réserve et que je n’étais même pas censé savoir tout ça car c’était un chantier interdit au public et qu’ils me l’ont expliqué par souci de transparence. Dois je faire un recommandé pour profiter des 7 jours ou je peux faire des réserves ou pas? Qu’en pensez-vous ?
    Mille mercis

    1. Bonjour, surtout NE PARLEZ PAS de cette fissure sur le PV de Réception !!! (ni ailleurs). Ce serait une faute catastrophique.
      En effet, les “réserves” mentionnées au PV de réception signifient, en droit : “J’ai détecté une malfaçon, je la refuse”. Et donc, la malfaçon restant juridiquement “en chantier”, elle NE BENEFICIE PAS encore de la garantie décennale ! Vous imaginez la suite : si la fissure devrait s’agrandir et menacer la stabilité de la maison, vous NE SERIEZ PAS assuré !
      Je l’ai écrit souvent ici. Sur le PV de réception :
      – soit on mentionne une réserve, et donc on comprend que la malfaçon reste en chantier (même si on habite la maison, ça n’a rien à voir), et on exige la réparation (par exemple en refusant la réception dans sa totalité, ou en gardant largement une somme pour faire réparer par une autre entreprise, voire en refusant tout paiement). Puis, quand la réparation est bien faite, on signe une réception de la malfaçon réparée – on appelle ça une “Levée des Réserves”. Là, on est assuré en garantie décennale;
      – soit on n’en parle pas du tout ! Ni dans le pv de Réception, ni par lettre, ni par mél : on est pas au courant que c’est une malfaçon, on est néophyte en technique du bâtiment et on n’a pas détecté le problème. Si l’assurance trouvait plus tard un papier (même électronique) qui montrerait que vous étiez au courant, elle serait en droit de refuser sa garantie décennale ! Ce serait assimilé à une tentative d’escroquerie à l’assurance.
      Donc, c’est soit l’un, soit l’autre. Il n’y a pas d’autre attitude, sinon, ON PERD la garantie décennale.
      Dans votre cas, comme je présume qu’il est trop tard pour tout casser et tout refaire, vous n’en parlez plus.
      Cordialement,

  16. Bonjour Monsieur ESPAGNO,
    Je lis toujours avec intérêt les commentaires que donnez et vous en remercie.
    Je construis en Vendée. En ce moment, les fermettes sont posées et le voligeage bois (pin je suppose) est fait. Toutefois, à certains endroits, l’écart entre planches me semble important… de 1 à 3 cm surtout vers le sommet de la toiture. Est-ce normal et cela a-t-il de l’importance?
    Ce qui me pose problème, c’est surtout que la couverture ne sera pas faite avant la 2éme quinzaine de janvier (Fêtes obligent!) Nous sommes en hiver; la pluie risque-t-elle d’endommager le voligeage, voire les fermettes, ou autre ?
    En vous remerciant encore de vos conseils précieux.
    Cordialement.

    1. Bonjour, merci du message.
      Le voligeage sert de support à la couverture, si j’ai bien compris ? Probablement en ardoises ?
      Il n’a pas à être parfaitement jointif, il vaut mieux laisser un petit jour qui permettra les dilatations (le bois peut gonfler avec l’humidité ambiante) sans que les planches se déclouent. Même si 3 cm, c’est beaucoup…
      Une pluie ou deux n’endommagent pas le bois, volige ou fermettes, car il est traité. Mais il ne faut pas que ça dure des mois, bien entendu, sinon il faut bâcher.
      Cordialement,

      1. Merci pour votre réponse.
        Théoriquement, si l’approvisionnement en tuiles ne subit pas trop de retard, deuxième quinzaine de janvier la couverture se fera.
        La couverture sera en tuiles DC12 Terreal terre cuite posée sur liteaunage.
        Nous pouvions opté pour un voligeage de la toiture en bois traité ou sous toiture souple. Nous avons préféré le voligeage.
        Hormis les écarts de 2 à 3 cm entre planches voliges vers le haut (probablement pour ne pas avoir à découper des planches, le reste est bien posé….
        Le fait que la pluie a bien mouillé la dalle ces derniers jours (eau stagnante à certains endroits près des ouvertures, n’est pas un risque je suppose?
        Bien cordialement.

  17. Bonjour,
    Une entreprise de maçonnerie est intervenue chez nous pour changer la porte d’entrée.
    Le seuil de porte a été maçonné, cependant ce dernier présente des irrégularités notables (bosses et creux). J’aimerai savoir dans quelle mesure ces défauts sont considérés comme acceptables car c’est ce que nous a répondu le responsable de l’entreprise. Je précise que les dimensions du seuil sont de 90cm de largeur pour 42cm de profondeur.
    Merci de votre réponse.
    Cordialement,

    1. Bonjour, je ne peux répondre que dans le principe, n’ayant pas vu ce seuil.
      Je dirais que seul le résultat compte : la porte est-elle correctement placée ? D’aplomb, bien à sa place, à la bonne hauteur. Les étanchéités à l’eau et surtout à l’air sont-elles parfaites ? (je dis “surtout”, car le défaut d’étanchéité à l’air est plus fréquent – passez la main lentement au niveau du seuil, depuis l’intérieur, toute fenêtre fermée, vous ne devrez sentir aucun courant d’air). Bref, est-ce que tout fonctionne bien ? Dans ce cas, il me semble qu’il n’y a rien à dire.
      Sinon, il faut rectifier l’ouvrage : déposer la porte et refaire correctement.
      Cordialement,

  18. Bonjour,
    je dois faire une pré-visite de réception de ma maison avec le conducteur de travaux. Il s’agit d’une maison de plain pied sur vide sanitaire.
    Quels seraient les points sur lesquels il conviendrait de porter une attention particulière? Quels éléments à vérifier? Qu’est-ce qu’il faudrait également éviter de faire?
    Merci par avance de votre réponse
    ManuR

    1. Bonjour, les points de vigilance sont… partout 🙂
      Je ne peux pas ici faire une liste de tout ce qu’il faut vérifier, il faudrait au moins 10 pages. Et mieux vaut avoir vérifié AVANT, en cours de chantier, car un très grande partie de l’ouvrage, souvent la plus importante, est dissimilée maintenant : les fondations (essentielles, on le comprend facilement), les armatures du plancher hourdis, les chaînages, l’étanchéité des murs avant enduit, les épaisseurs de chape, la charpente, etc. etc. Un bâtiment se vérifie tout au long du chantier, pas quand c’est fini et qu’on ne voit plus grand chose. Pensez quand même à vérifier les cotes générales (longueur, largeur) et l’implantation par rapport aux limites du terrain.
      Vous pouvez faire passer un architecte le lendemain de la réception (pas le jour même, car sinon vous perdriez votre délai pour ajouter des réserves), pour qu’il vous dise son avis sur ce qui est visible. Vous aurez ainsi la possibilité d’ajouter éventuellement des réserves (vous avez 1 semaine après la réception pour ça – pas 1 jour de plus).
      Ce qu’il faut éviter de faire ? Mentionner des réserves sans exiger des travaux de réparation correspondant. Exemple de ce qu’il ne faut SURTOUT PAS écrire : “Réserve sur les fondations, car elles ne sont plus visibles…”. Les ouvrages mentionnés en réserves NE SONT PAS ASSURES, tant qu’ils ne sont pas réparés et tant que vous n’avez pas en mains un PV de levée de réserves. Donc, soit vous faites réparer quelque chose, soit vous ne dites rien.
      Cordialement,

  19. Bonjour Mr ESPAGNO,
    Nous revenons vers vous pour notre problème de chape de ravoirage manquante en plancher R+1. Avons assigné au fond via avocat le constructeur au titre de la 1ère année d’achèvement. Toutefois, après vérification du contrat de construction, est-il possible de nous confirmer la conformité selon vous du descriptif du plancher RDC qui a fait l’objet d’un avenant : maison RT2012 avec plancher chauffant PAC :
    INITIALEMENT PREVU : hérissonage réalisé en cailloux, graviers et sable, film polyane de 150 microns ou béton avec hydrofuge, dallage en béton conforme à la NF EN 206-1 sur épaisseur de 0.12m armé d’un treillis soudé. Finition brute pour recevoir un polyane et chape maigre…
    REMPLACE PAR : plancher poutrelle et hourdis coffrant non isolant, dalle compression 5 cm surfacée, ferraillage + isolant 80mm (R=3.70) Merci par avance Cordialement

    1. Bonjour, dans votre description :
      REMPLACE PAR : plancher poutrelle et hourdis coffrant non isolant, dalle compression 5 cm surfacée, ferraillage + isolant 80mm (R=3.70)
      il manque 2 choses : la chape de ravoirage (qui sert à enrober les canalisations électriques et les alimentations en eau), puis la chape elle-même qui sert à enrober le plancher chauffant et qui supporte le revêtement de sol (carrelage, plus rarement parquet en plancher chauffant).
      En plancher chauffant, il faut donc : au-dessus une chape liquide anhydrite pour enrober les tuyaux du chauffage (attention, très longue à sécher, doit être faite par un spécialiste). Et en général, on ne sert de l’isolant projeté en-dessous comme chape de ravoirage, en y englobant les canalisations (on fait d’un pierre deux coups : chape et isolant). Vous trouverez plein de croquis sur internet.
      Cordialement,

  20. Bonjour. Avant la réception de mon immeuble, l’entreprise a présenté des travaux complémentaires que je devrais régler en principe. Parmi ces travaux figure l’acrotère de la terrasse qui présenterait 30 cm de plus que celui figurant sur le plan (1,50 au lieu de 1,20m) étant donné la mise en place de l’étanchéité. Le métreur chargé de vérifier les décomptes définitifs déclare qu’il ne peut pas confirmer ni infirmer cette différence de niveau puisque les travaux d’étanchéité sont terminés et qu’il ne pourra pas y creuser un trou pour mesurer l’acrotère et qu’il faudra donc croire l’entrepreneur sur parole. Qu’en pensez vous. Avec mes remerciements. Cordialement

    1. Bonjour, le problème n’est pas de croire ou non le maçon sur parole, le problème – ou plutôt la réponse au problème – se trouve dans les Marchés de Travaux conclus :
      – quels sont les engagements de l’entreprise ? Prix forfaitaire ou “au métré” des travaux réalisés ?
      – qui était chargé des plans techniques ? L’architecte ? (S’il n’y en a pas, alors qui assure la maîtrise d’oeuvre ?) Un bureau d’études ? L’entreprise ? Personne ?
      – qui a décidé et/ou validé cette augmentation de hauteur ? Figure-t-elle sur un compte rendu de réunion de chantier ?
      Une opération de construction s’anticipe dans tous ses détails. C’est le rôle du maître d’oeuvre. Si vous n’avez confié cette mission à personne, les problème insolubles risquent de se multiplier et vous coûter très cher. Je ne peux pas vous en dire plus…
      Cordialement,

  21. Bonjour. L’entreprise chargée de la construction de mon immeuble s’est basée sur des plans du bet non encore visés par le bureau du contrôle technique qui a procédé à des corrections au plan initial du bet avant d’y apposer son cachet. De ce fait les fondations ne seraient pas totalement conformes. L’entreprise cherche à éviter toute responsabilité et a être payée sans réserves ni objections de ma part. Quelle devrait être ma réponse à ce genre d’arguments ? Merci

    1. Bonsoir, si l’entreprise n’a pas attendu le feu vert du Bureau de Contrôle pour couler les fondations, elle est en faute (je présume qu’elle savait qu’il y avait un Bureau de Contrôle et qu’elle devait se conformer à ses préconisations).
      – Techniquement, vous devez savoir si cette non-conformité est acceptable (elle reste dans une marge de tolérance) ou pas (il faut refaire ou consolider les fondations).
      – Juridiquement, vous devez vous fonder sur les “marchés de travaux”, et notamment le CCAP, pour savoir ce que vous pouvez faire ou non.
      Tout cela est le travail de votre architecte (maître d’oeuvre). J’ai l’impression qu’il n’y en a pas, car vous n’en parlez pas. Dans ce cas, vous en assumez de fait la mission, semble-t-il. Il vous faut donc prendre les décisions pertinentes, je ne peux pas le faire à votre place.
      Bien cordialement,

  22. Bonjour Monsieur,
    Je dois réceptionner ma maison dans 15 jours et j’ai de l’eau dans mon vide sanitaire, environ 10-15cm. Le drainage a été réalisé il y a environ 3 semaines et depuis il ne cesse de pleuvoir et les sols sont gorgés d’eau. D’après ce que j’ai vu le constructeur a bien respecté le Dtu pour les fondations mais j’ai peur que sur le long terme, cette eau ne parte pas et me cause des problèmes… Je m’interroge sur plusieurs points : est-ce que je dois le signaler dans les réserves sachant que le constructeur me dit qu’il ne peut rien faire et que c’est le terrain qui ne boit pas ? Est-ce que si je le signale sur les réserves, je pourrais faire fonctionner la garantie décennale plus tard ? Est-ce que cela peut avoir un impact sur la solidité de ma maison.
    Je vous remercie par avance. Bien cordialement

    1. Bonjour,
      – s’il y a un drain et un vide sanitaire avec beaucoup d’eau qui stagne (10 à 15 cm, c’est énorme !), c’est que ce drain ne fonctionne pas, et donc d’évidence, qu’il a été mal fait à un endroit ou un autre. Vous pouvez donc exiger que le drain (que vous avez payé au travers du prix global) soit correctement fait et donc qu’il fonctionne.
      – si vous le mentionnez en réserve, ça ne pourra pas faire l’objet d’un sinistre, et donc il vous faudra impérativement que les travaux rectificatifs soient faits, avec levée des réserves, pour retrouver la garantie décennale sur ce drain. Par contre, bien sûr, tous les autres ouvrages restent garantis, évidemment, seul le drain est concerné.
      – l’humidité, voire l’eau, dans un vide sanitaire, n’est pas un manquement aux règle de l’art (c’est toléré). Donc, de toute façon, jamais une assurance n’acceptera un sinistre sur ce point.
      A votre place, j’exigerais (gentiment, mais très fermement) du CMI qu’il refasse un drain suivant les règles de l’art : drains rigides (et non souple), pré-enrobé par un géotextile et un lit de cailloux roulés de rivière, forme de pente continu, exutoire en point bas, etc… Sinon vous aurez toute votre vie de l’eau en-dessous de vos pieds. Ce n’est ni bon pour les fondations (à la longue, ça peut ramollir la terre, et la catastrophe serait que ça intervienne plus de 10 ans après la réception : vous ne seriez plus assuré !), ni hygiénique (moustiques et autres bestioles, surtout l’été).
      Cordialement,

  23. Bonsoir nous faisons construire notre maison(contrat ccmi)
    Actuellement ils ont terminé la pose de la charpente, or celle-ci est posée « incrustée » dans la brique et les trous formés par le maçon ne seront pas rebouchés car d’après le constructeur : 
    « Les entraits de fermettes ne sont pas comblés car celles-ci doivent pouvoir être libres des différents efforts qui lui sont soumis »
    A t’il obligation de reboucher ? Qu’en pensez-vous ? Et aussi nous sommes surpris de cette technique car la plupart du temps les charpentes sont posées sur les élévations voir sur des U métalliques
    Je vous remercie pour votre retour
    Cordialement

    1. Bonjour. A parler franchement, encore quelqu’un qui raconte des sornettes et qui croit que les clients sont aveugles.
      Bien sûr que les poutres, qu’elles soient fermettes ou pas, doivent être correctement scellées dans une maçonnerie. Il faut aussi veiller à ce que ce soit du mortier bien hydrofuge, car les têtes de poutres incluses dans le mur sont mal protégées des pénétrations d’humidité extérieures, là où la maçonnerie est plus mince. Un peu de peinture goudronnée (ou équivalent) sur les bouts des entraits serait judicieux.
      En général, les fermettes sont posées et chevillées (solidement !) au chaînage béton. Et quand elles sont à mi-hauteur d’un mur, elles sont en effet posées dans des sabots métallique en U (ceux dont vous parlez) ou elles sont fixées sur une poutre bois en applique contre le mur (qu’on appelle une “muraillère” – le “bâtiment”, c’est toute une langue, tout un jargon). Elles ne sont pas encastrées. Vous êtes peut-être dans un cas particulier.
      Donc, vous refusez l’ouvrage tel quel.
      Cordialement,

      1. Bonjour
        Nous vous remercions pour votre retour
        C’est bien ce qu’il nous semblait
        De plus nous lui avons envoyé un mail en retour pour lui demander de tout reprendre mais il nous répond que pour de meilleures relations il faudrait arrêter d’envoyer des mails agressifs !!
        Il ne veut rien reprendre pour lui c’est normal et quand on lui dit que au lieu de poser des planches pvc il a posé des pvc creux il dit que tout est normal (planche d’égout pvc blanc)
        De plus nous pensons que la charpente n’est pas de la bonne dimension parfois elle dépasse…peut-être pour cela que par endroit ils les ont incrustées dans la brique et qu’ils ne les ont pas posées sur des sabots
        Ils nous interdisent limite le chantier en spécifiant que c’est interdit au public
        Cordialement

        1. Ah là là… Pas facile d’avoir affaire à un CMI qui ne veut rien savoir. Je ne sais trop que vous dire.
          En tout cas, les ouvrages doivent être conformes à la fois à la Notice descriptive (qui est toujours trop succincte, évidemment) et aux “Règles de l’art” (essentiellement les D.T.U.).
          Il vous restera toujours l’arme de la suspension de paiement !
          Bien cordialement,

  24. Bonjour,
    nous faisons construire un agrandissement de 40m2 il est prévu une poutre en béton pour soutenir le toit cathédrale d’une pièce de environ 20m2 sur une hauteur de 3m70, entre deux pièce intérieur, l’autre partie est en toit plat mais le maçon a oublier les poteaux béton de maintient, maintenant il veut mettre des poteaux béton avec scellement chimique sur la dalle béton fibré est-ce aux normes cela peut-il être conforme et durable. la dalle est sur vide sanitaire.
    Dans l’attente de votre retour
    cordialement.

    1. Bonjour, il m’est impossible de vous donner un avis technique sur un simple message. Il faudrait que je prenne connaissance du dossier complet et probablement que je fasse des investigations sur place. Un architecte ou un bureau d’étude Structure ou, mieux, un bureau de Contrôle pourraient le faire.
      Cordialement,

  25. Bonjour
    J’ai fait construire ma maison en lots séparés et fait moi même la maîtrise d’ouvrage.
    Cependant lors de la réception avec le lot maçonnerie j’avais émis une réserve pour mon sous-sol (enterré) qui était rempli d’eau (mais les drains n’étaient pas encore raccordés à ce moment-là)
    Le maçon qui devait venir réceptionner le sous sol une fois, les drains raccordés et l’eau évacuée, n’est jamais revenu et bien évidemment je ne lui dois plus 1€…
    Je sais que la cave n’étant pas une pièce habitable, le DTU autorise quelque pénétration d’eau mais actuellement il y a 3/4 cm d’eau, le rendant inutilisable… et ce malgré 1 puisard extérieur et 1 autre intérieur.
    Petites précisons : 2 murs de la caves donnent sur l’extérieur et sont complètement enterrés et 2 murs donnent sur le vide sanitaire et sont donc à moitié enterrés et la cave a été coulée sur radier.
    Mes questions sont : est-ce que le maçon doit me refaire des travaux pour palier ces pénétration d’eau? Dois-je prendre un expert pour faire constater?
    Je suis allé faire un tour dans le vide sanitaire et toutes mes semelles de fondation baignent dans l’eau, et il y a, à quelques endroits, environ 10cm d’eau…
    Est ce que ça peut fragiliser la maison ? Est ce qu’il y a un risque quelconque ? Et là aussi est ce que le maçon doit reprendre des travaux?
    Je précise qu’il y a un drain autour de la maison, un trapcofuge sur les parties enterrées et une étanchéité sur les murs extérieurs de la cave.
    Merci beaucoup pour le temps que vous prendrez à me répondre et merci pour vos réponses elles mêmes.
    Bien cordialement

    1. Bonjour,
      – Ne jamais solder une entreprise tant qu’on n’a pas constaté que tout est parfait, que les travaux soit réceptionnés ou non (et j’ajoute : jamais d’avance !).
      – S’il y a de l’eau de le sous-sol, ça montre que les drains ne fonctionnent pas, et donc qu’ils sont mal faits, et donc que des travaux rectificatifs sont indispensables et dus par le maçon.
      – Faire constater l’eau n’est pas très utile (elle ne va pas disparaître comme par enchantement, ou alors vos problèmes seraient résolus !). Par contre, confier cette réparation à un architecte serait judicieux car plus efficace (si vous en trouvez un pour le faire, car c’est très dangereux pour lui).
      – Je n’aime pas que les fondations baignent dans un terrain perpétuellement humide. Cela peut finir par ramollir la terre, la rendre moins porteuse et donc provoquer des sinistres. Les drains auraient dû éviter cela.
      – Vous avez vous-même assuré la maîtrise d’oeuvre : sans une solide compétence technique et juridique, c’est très dangereux et peut coûter très cher (je vous parle franchement).
      Par exemple :
      TECHNIQUE :
      – vos drains ne fonctionnent pas, il faut probablement les refaire : tractopelle, tout enlever, refaire correctement…
      – vous risquez un sinistre sur les fondations, si vous ne faites rien.
      JURIDIQUE :
      – vous n’auriez jamais dû solder une entreprise sans être sûr que tout est ok, que tout fonctionne bien.
      – vous n’auriez pas dû mentionner une réserve à la réception, sans être sûr de pouvoir faire refaire le système de drainage (et donc avoir gardé un dû à l’entreprise suffisant pour couvrir la réparation par une autre entreprises s’il le fallait). Maintenant, cette malfaçon n’est plus sous garantie décennale (car écrite à la réception). Vous devez donc obtenir la réparation par l’entreprise, alors que vous n’avez plus de moyen de pression sur elle sauf à l’assigner en justice. En fait, il ne fallait pas réceptionner (ni solder), tout simplement.
      Cordialement,

  26. Bonjour. Je voudrais savoir svp si les gardes corps en maçonnerie des balcons font partie intégrante des gros oeuvres car l’entrepreneur soutient que ces ouvrages doivent être chiffrés à part et n’entrent pas dans le devis initial. Je crois savoir qu’on ne peut pas livrer un immeuble sans garde corps des balcons au même titre que les cloisons intérieures. Merci pour votre réponse

    1. Bonjour,
      – que dit le CCTP ? (descriptif des travaux). Si les garde-corps sont en maçonnerie, il est logique de les confier au maçon. S’ils sont prévus à un autre lot (lequel ?), c’est à l’entreprise qui prendra ce lot de les réaliser, donc de les chiffrer.
      – si vous n’avez pas conclu les marchés de travaux (contrat avec les entreprises), vous êtes dans la phase négociation. A vous de voir (ou plutôt à votre architecte) comment vous voulez faire ; rien n’est imposé en la matière.
      – si vous avez conclu les marchés de travaux, vous devez vous référer à ce qui y est prévu.
      Cordialement,

  27. Bonjour. J’ai fais construire un immeuble avec un radier général selon plan béton armé. L’entrepreneur me réclame un supplément d’argent pour avoir selon lui construit un radier de 60cm d’épaisseur au lieu de 50cm prévus par le bureau d’études. Aucune modification ni aucune directive pour ce supplément ne lui a été transmise. De plus cet ouvrage est déjà sous terre donc impossible à vérifier. Quelle devrait être ma réponse ? Remerciements

    1. Bonjour, vous avez fait construire un immeuble. Je ne sais pas quelle en est l’importance, mais je présume que vous avez un architecte (ou un maître d’oeuvre non-architecte ?) pour en assurer la bonne réalisation ? Qu’en pense-t-il ?
      Si une entreprise ne se conforme pas aux plans prévus, non seulement elle n’a – évidemment – pas droit à un supplément de prix (il ne manquerait plus que ça…), mais elle est juridiquement en faute. Je vous engage à lui répondre dans ce sens.
      Cordialement,

  28. Bonjour,
    Peut-on exiger du constructeur d’installer le module extérieur d’une pompe à chaleur air-eau sur une dalle désolidarisée de la maison et non pas sur un mur? Mon objectif étant de limiter les vibrations sur le mur.
    Je précise que je n’avais pas fait cette demande au début, lors de la signature du contrat et que cela m’avait échappé à ce moment, pensant aussi que c’était un principe d’installation généralisé chez les chauffagistes.
    Or aujourd’hui, mon constructeur dit qu’il installera ce module sur le mur du cellier afin d’éviter les risques d’instabilité du sol (récemment remodelé dû à la construction) sur ce module plutôt que de le mettre sur une dalle au sol. Il précise que l’installation sur le mur se fera sur silent-block et qu’il n’y aura aucun problème de bruit ou vibration. J’en doute… Qu’en pensez-vous? Comment pourrai-je procéder, sachant qu’il est apparemment fortement recommandé (vu sur les forums de construction) de fixer sur dalle au sol ?
    Merci par avance de votre retour.
    MR

    1. Bonjour,
      si l’installation de l’unité extérieure sur une dalle au sol (et non pas en console, donc) n’est pas prévue au contrat, il n’y a pas de moyen juridique pour y contraindre le CMI (donc le chauffagiste). Il vous reste à bien vérifier la qualité de la désolidarisation de la fixation du support. Pour vous rassurer, j’ai fait faire plusieurs fois de tels ouvrages sur consoles, bien désolidarisés phoniquement, et je n’ai pas eu de retour négatif de mes clients.
      Comme à peu près tout, il faut que ce soit bien fait, mais c’est très visible, donc facile pour s’en assurer.
      Cordialement,

  29. Bonjour
    Je trouve 200kg au mètre cube alors qu’il en faut 300 à 350 kg pour le mortier pour montage de parpaings
    Cordialement
    Christophe T

  30. Bonjours Monsieur,
    Je suis un peux perdu, mon constructeur a coulé les fondations et il a plu la veille, il y avait 1/4 d’eau dans les fouilles, il y a pas eu de béton de propreté de fait…
    Mon constructeur m’a dit que ça craignait pas vu qu’il avait pompé juste avant l’arrivée de la toupie et que le béton est plus lourd que l’eau il a tout poussé.
    Un ami dans le bâtiment m’a dit que ça ne craignait pas et ne posait pas de problème
    Et d’autres me disent de faire venir un expert…
    Mais je suis un peut perdu je sais pas quoi faire …

    1. Bonjour, je viens de répondre à un message similaire au vôtre. Votre cas est très ennuyeux : l’eau a fait gonfler la terre, puis le béton a été coulé dessus.
      Maintenant, la maison va être réalisée, et des dizaines de tommes vont faire pression sur les fondations. La terre sous les fondations, gonflée d’eau et donc plus molle, va sécher et se rétracter sous la pression. La maison va se tasser de façon importante et très étalée dans le temps. Vous risquez donc de multiples fissures qui pourront apparaître dans quelques mois, voire dans 1 ou 2 ans.
      Il serait plus sage de faire expertiser les fondations, en effet, mais le constructeur n’acceptera jamais, probablement.
      Si aucune expertise ni aucuns travaux confortatifs ne sont faits et que la maison est réceptionnée ainsi, veillez à ne plus JAMAIS parler de ce problème et SURTOUT de NE PAS le mentionner dans la Réception, sinon vous perdriez la garantie décennale, ce qui serait une catastrophe, évidemment.
      Cordialement,

      1. Merci beaucoup pour votre réponse !
        Je pensais justement qu’il fallait le mentionner
        Mais ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi a t-il pris la décision de couler les fondations en sachant le risque ? Il risque quelque chose ou après c’est la décennale qui prend le relai ?

        1. Il ne faut pas le mentionner, car le principe des assurances est de ne garantir que le dommage inconscient, involontaire. Par exemple, si je disais à tout le monde :“Je prends le pari de rouler à 150 km/h cet après-midi en plein Toulouse. Si je le fais, je gagne 1000€ !” eh bien je ne serais pas assuré en cas d’accident (probable), car j’aurais pris consciemment un risque anormal. On ne peut pas dire également à un artisan “Ca ne fait rien si c’est mal fait, je réceptionne comme ça et je ferai une déclaration de sinistre, comme ça c’est l’assurance qui paiera la malfaçon à votre place”. Là non plus, on ne serait pas assuré. Ce serait une “escroquerie à l’assurance”.
          En cas de sinistre, surtout lourd, grave, l’assurance exigera le pv de réception. Et évidemment, si vous avez mentionné que les fondations ne sont pas faites suivant les règles de l’art, vous auriez consciemment cherché à faire payer l’assurance à la place de l’entreprise.
          Cordialement,

          1. Merci beaucoup pour vos réponses en tout cas !
            J’aurais une dernière question pourquoi prendrait-il le risque de couler les fondations comme ça ? En sachant les risques ? C’est ça que je comprend pas

          2. Bonjour, parce que :
            – ça permet de ne pas attendre quelques jours, les chantiers avancent et l’argent rentre,
            – la toupie a été commandée, pas envie de la décommander,
            – c’est pas grave, s’il y a un sinistre dans 2 ou 3 ans, ce sera le problème du client et de l’assurance, pas le sien,
            etc.

      2. Bonjour Monsieur, nous avons connu énormément de problèmes avec notre constructeur (ccmi) et peut-être n est ce pas grand chose mais cela est un souci de +.
        La chape est coulée depuis 45 jours et le carrelage n’étant pas encore posé, nous avons des réserves quant à la présence de moisissures sur le placo. Est-ce anodin? Sinon quelles démarches entreprendre?
        En vous remerciant par avance. Bien cordialement

        1. Bonjour, en lisant les mésaventures de milliers de visiteurs de notre site, “avoir des problèmes avec un constructeur” c’est presque devenu un pléonasme, hélas…
          Une chape dégage énormément d’évaporation d’eau en séchant. Surtout les chapes liquides, et encore plus les chape anhydrites. Il faut donc très bien ventiler toutes les pièces pendant ce séchage : y passer tous les jours si c’est possible, pour aérer largement. Et laisser les fenêtres ouvertes, jour et nuit (sauf risque de gel sévère) – en ayant fermé les volets. Tous les professionnels de la construction le savent bien, le CMI aurait dû y veiller.
          Un peu de moisissure apparaît parfois, quand on n’a pas pu largement aérer. Il faut alors enlever délicatement cette moisissure, avec une fine spatule si nécessaire, et finir en passant une éponge très légèrement moite. Ca vient assez bien. Faites le sans tarder, avant que le placo commence à vraiment s’abîmer (45 jours, ça fait long, maintenant).
          Cordialement,

  31. Bonjour,
    les fondations ont été coulées il y a 1 mois maintenant mais l’accès pour livrer les parpaings du vide sanitaire n’a pas été libéré à temps par le terrassier. Du coup il pleut comme vache qui …. et les fondations sont totalement immergées… cela présente t-il un risque pour la suite du chantier ? il est prévu encore une semaine de pluie, le conducteur m’a certifié que les rangées seront montées avant noël mais est-ce une bonne chose ?
    Merci

    1. Bonjour.
      La pluie n’est pas gênante si les fondations ont déjà été coulées. C’est quand il pleut dans la tranchée des fondations, avant coulage, que c’est très très ennuyeux, car cela peut provoquer un sinistre, parfois longtemps après (voire après la réception). Dans ce cas il ne faut surtout pas couler, mais attendre que le temps se remette au sec, puis enlever la terre gonflée d’humidité (30 cm, voir plus) et couler alors les fondations.
      Le soubassement peut être monté, qu’il ait plu avant n’a aucune importance. Mieux vaut seulement qu’il ne gèle pas la nuit.
      Cordialement,

  32. Bonjour,
    J’ai obtenu l’autorisation de construire un garage sur le pignon de ma maison, soulagement c’est plutôt compliqué pour un particulier.
    Le constructeur me dit que le garage ne sera pas accroché à la maison mais accolé avec des poteaux indépendants, est ce comme cela qu’il faut faire pour ne pas avoir de problème dans le temps ?
    Merci de vos conseils

    1. Bonjour, oui c’est bien comme cela qu’il faut faire. Une extension en maçonnerie ne doit pas être solidaire du bâtiment d’origine, car elle va se tasser, se dilater, et tout solidarité créerait une fissure. Il faut donc faire, techniquement, 2 bâtiments accolés : 1 = bâtiment d’origine et 1 = extension, avec un joint de dilatation entre eux. Seules les fondations peuvent être solidaires : dans le sous-sol, il n’y a pas vraiment de dilatation, et une fissure ne se verrait pas.
      Ce ne serait pas la même chose si le garage était avec une structure-bois, dans ce cas il n’y a pas de risque de fissuration.
      Cordialement,

        1. bonjour
          lors du coulage de fondations nous avons constatés des choses bizarres et nous en avons fait part au constructeur par mail. Il a eu réponse à tout par téléphone. Pouvez vous me dire si les assurances peuvent se servir de ce mails pour annuler là dommage ouvrage ?
          Bonne journée à vous

          1. Bonsoir, non quand même pas. Vous avez bien le droit d’interroger votre constructeur, et celui-ci a bien le droit de vous répondre. On ne peut pas en déduire que vous vous seriez entendus pour couvrir une malfaçon, afin d’en obtenir réparation par l’assurance après réception, au lieu de la demander au constructeur.
            Par contre, n’oubliez pas que toute malfaçon dont vous auriez connaissance en tant que telle – surtout si elle est mentionnée en réserve au pv de réception – n’est pas assurée tant que vous n’avez pas établi une “levée des réserves” écrite, datée et signée.
            Cordialement,

  33. Bonjour, sur ma construction neuve le maçon n a pas eu les bons plans Du coup la fenêtre de la cuisine n a pas été installée au bon endroit. Le constructeur s en est aperçu, il a fait la modification et la fenêtre a ete decalee Sauf que la fenêtre est posée à moitié sur les agglomérés et non plus sur 20 cm de béton armé et ferrailles, ni plus de renforts sur les côtes . Quelle serait l’incidence si on laisse tel que ? Merci de votre aide

      1. Bonsoir et merci pour ce retour Par notre inquiétude c est qu.au départ il y a un encadrement béton plein ferraillé et que là ce n est plus le cas Notre inquiétude se porte sur le lézardage (fissures) dans le temps
        Non pas de terrain à risque
        Mais si il n y a aucun risque cela me rassure Cordialement

  34. Était il obligatoire en 2010 de poser un drain autour d’une maison ossature bois avec soubassement de 80cm de haut semi enterré situé sur un terrain en pente.

    1. Bonsoir, non il n’est pas juridiquement obligatoire de poser un drain autour d’une maison, qu’elle soit en bois ou en maçonnerie, qu’on soit en 2010 ou maintenat. Par contre, il est obligatoire de faire “ce qu’il faut” pour que le bois d’une maison soit protégé de l’humidité constante et pour que l’usage de la maison soit normal. Bref, c’est le résultat qui compte, pas forcément le moyen d’y arriver.
      Cordialement,

  35. Bonjour Monsieur
    La société en charge de la construction de ma maison a bien posé les semelles puis a rempli les fondations à moitié avec du béton. Pour la 2eme moitié, j’ai remarqué que la société a mis des grosses pierres avant de recouler le béton pour finir le coulage du béton dans les tranchées jusqu’au niveau souhaité (60 cm au dessus du sol).
    Est ce correct ou est ce qu’il y a des risques de fissure et ou perméabilité des fondations ?

    1. Bonjour, normalement on n’a pas le droit de faire des “reprises de bétonnage”, le béton doit être coulé en 1 seule fois. Mais, autant c’est inacceptable pour des poteaux ou des poutres (qui casseraient !), autant c’est nettement moins grave pour des fondations car elles ne travaillent qu’à la compression.
      Le plus important est de savoir à quelle profondeur a été coulé la base (la partie basse) de la fondation et si cette profondeur correspond bien à ce qui a été demandé dans l’étude de sol. Plus de 95% de la solidité des fondations est dans le respect de cette profondeur.
      Vous parlez de profondeur de 60 cm, ça m’inquiète un peu, car c’est la profondeur MINIMALE possible ! Etes-vous sûr que le “bon sol” est quasiment en surface, aussi peu profond ?! Il faudrait que l’étude de sol révèle un “bon sol” à 30 ou 40 cm de profondeur (car on compte – 30 cm d’ancrage de la fondation dans le bon sol), ce qui serait EXCEPTIONNEL. Sinon, vos fondations ne seront pas à la bonne profondeur, ce qui est très grave (à coté, la reprise de bétonnage est un tout petit détail). Donc vérifiez bien ce que préconise d’étude de sol.
      Cordialement,

  36. Bonjour,
    Dans mon contrat de construction il était prévu que mon constructeur mette en place un carrelage 60×60 normalement avec double encollage.
    Arrivé hier sur le chantier je me rends compte que le carreleur n’assure pas le double encollage mais me dit que sa colle de qualité assurera le job. Quelle position adopter? Si c’était une situation à risque, comment puis-je me retourner contre mon constructeur. Merci par avance de votre réponse

    1. Bonjour, vous avez 2 bonnes raisons d’exiger un double encollage, chacune suffisante à elle seule :
      – votre carrelage est prévu pour être posé ainsi,
      – cette prestation est convenue dans votre contrat (directement ou indirectement).
      Soit vous exigez ce double encollage et donc vous dites au CMI (en lettre r.a.r.) que vous NE PAIREZ PAS le carrelage posé en simple encollage et qu’il peut tout enlever pour tout refaire correctement, car il n’est pas conforme au contrat,
      Soit vous ne dites plus rien, vous acceptez le carrelage posé et vous n’en parlez plus, surtout pas à la réception des travaux, pour au moins garder la garantie décennale le concernant (les malfaçons connues du client et laissées en l’état, ne sont pas garanties)
      Cordialement,

  37. Bonjour, je suis sur le point d’acheter un terrain de 264m2 avec un garage construit depuis plus de 30 ans, cadastré mais pas déclaré en mairie.
    De plus le terrain (fixé par un géomètre en 2016 depuis une renégociation des limites d’un coté des rails avec la sncf) fait 300m2 mais non rectifié au cadastre. De l’autre coté du terrain il y a un droit d’alignement de la voirie d’environ 30m2. Ma question en précisant que c’est une zone UP1 donc 10% de construction sur le terrain :
    Pourrais-je avoir l’autorisation préalable de transformer le garage de 25m2 en habitation tant que la rectification auprès du cadastre de 300m2 n’est pas faite (ça va durée au moins 1 an) ? ou sur 264m2 actuels, ce serait-il possible ?

    1. Bonjour,
      Si j’ai bien compris, vous comptez acheter un garage de 25m² sur un terrain de 300 m². Et le Cadastre mentionne l’ancienne surface de 264 m², celle d’avant 2016.
      Le Cadastre n’a pas de valeur juridique opposable : si votre terrain fait en réalité 300 m², ce sont bien ces 300 m² qu’il faut prendre en compte. Normalement, en 2016 le géomètre aurait dû transmettre son acte au Cadastre pour rectification (il a dû oublier ?).
      Vous devez bien préciser bien au notaire qu’il doit mentionner la surface de 300 m² dans l’acte de vente et vous lui donnez la copie de l’acte du géomètre, signé je présume par le propriétaire du terrain et par la Sncf. Cet acte prime sur le Cadastre. Le notaire fera ensuite rectifier le Cadastre.
      Donc, pour votre demande d’autorisation d’urbanisme, vous tenez compte d’un terrain de 300m² et non pas de 264 m².
      Cordialement,

  38. Bonjour,
    Nous avons fait faire une terrasse autour de notre maison par un maçon. Devant la maison la terrasse est trop haute par rapport à la voirie 12 cm . Le maçon nous avait demandé les plans de la voirie , à l’époque nous ne les avions pas. Il a quand même fait la terrasse. A présent que la voirie est faite, on doit casser une partie de la dalle et surement tomber également un mur pour refaire la dalle correctement.
    Qui est responsable ?
    Cordialement

    1. Bonjour, je ne comprends pas vraiment le problème, pourquoi cette hauteur de 12 cm empêcherait d’utiliser la terrasse ou d’y accéder ?
      Quoi qu’il en soit, s’il y a manque de coordination entre des ouvrages, je ne peux pas dire ainsi qui en serait responsable. Est-ce la voirie qui n’est pas à la bonne cote ? Pourquoi le maçon s’est inquiété de la hauteur de la terrasse (en vous demandant les plans de voierie) et a quand même réalisé la terrasse sans avoir cette cote ? Je présume qu’il n’y a pas de maîtrise d’oeuvre ?
      Il faudrait mieux connaître l’affaire, en détail, pour pouvoir vous répondre.
      Cordialement,

  39. Bonjour,
    Nous avons acheté un appartement dans un immeuble construit en VEFA.
    Nous avons été convoqué à un rdv de livraison avec remise des clés un mois après la réception.
    On s’aperçoit maintenant qu’une arrivée électrique ne fonctionne pas.
    On se demande si on peut le signaler dans le cadre de la GPA car on a une incertitude sur le Point de départ du délai d’1 an.
    Si le délai court à partir de la réception de l’immeuble dans son ensemble il s’est passé plus d’1 an depuis.
    Si le délai court à partir du rdv de livraison (remise des clés) on est encore bon !
    Quelle est la bonne date à prendre en compte svp ?
    Merci

    1. Bonsoir, normalement, il n’y a qu’une seule réception, celle où vous avez pris possession des lieux et donc celle où l’on vous a remis les clés. La réception des travaux antérieure, je présume celle entre le promoteur immobilier et les entreprises qui ont construit l’immeuble, ne vous concerne pas et donc ne vous est pas opposable.
      En outre, une prise de courant qui ne fonctionne pas est garantie 2 ans (garantie de Bon Fonctionnement, justement) à partir de la réception.
      Et enfin, j’ose croire que personne ne refuserait de rétablir le courant dans une prise pour des questions de délai dépassé. Ce serait montrer un manque de professionnalisme curieux…
      Cordilement,

  40. Bonjour
    Notre CMI vient de nous informer qu’il a décidé alors que nous avions dit non, de modifier la profondeur du vide sanitaire, car d’après lui le bureau d’étude en a décidé ainsi. Alors que nous avons signé un CCMI et que les travaux ont commencés il y a 1 mois.
    Le constructeur a vu après avoir creusé qu’il y avait de l’eau à la profondeur prévu initialement et donc trop dangereux pour la solidité de la maison.
    A-t-il le droit? N’y a t-il pas des solutions dans ce cas pour rester à le même profondeur qui certes lui auraient coûté de l’argent mais qui aurait gardé la bonne conformité des fondations? Aujourd’hui il nous met devant le fait accompli en nous informant que c’est comme ça et que les fondations ont été coulées…

    1. Bonsoir.
      Vous devez adresser au CMI une lettre recommandée avec a.r., indiquant que vous avez constaté une modification importante du projet, et qui touche à la structure même du bâtiment, c’est-à-dire aux fondations. Dans cette lettre vous demanderez que les travaux qui ont été faits soient validés par un Bureau de CONTROLE (et non pas un Bureau d’Etudes Techniques, je dis bien “de Contrôle”), et que leur rapport vous soit remis. Vous mentionnerez ensuite dans votre lettre que ce n’est qu’une fois cette validation d’un Bureau de Contrôle en main que vous prendrez votre décision sur l’acceptation ou non des travaux effectués en infraction avec le contrat conclu, et le dédommagement que vous demanderez pour non respect du contrat. Et enfin, vous conseillerez au CMI de suspendre les travaux le temps que cette affaire soit résolue.
      Ajoutez également, en fin de lettre, la mention “Sous toutes réserves de droit”.
      Vous pourrez aussi, en plus de la lettre, lui téléphoner pour lui passer “un bon savon”, si je puis dire…
      Cordialement,

      1. Un grand merci pour votre réactivité et votre aide
        Si je peux abuser nous avons également un autre souci :
        Notre constructeur nous a obtenu un devis de terrassier (charge client) pour toute la préparation du terrain, enlèvement des terres, raccordement… Il nous l’a envoyé après l’avoir validé.
        Notre CMI était au courant de la présence de remblais sur notre terrain. Or, après acceptation et signature du devis, et le début du terrassement il nous demande un surcoût de 15000€ pour enlever et traiter le remblais qu’il n’avait pas pris en compte et qui contient du plastique (ça personne ne le savais car notre CMI n’a pas jugé bon de faire une étude de sol, mais il a notifié dans un courrier pour l’assainissement individuel qu’il en avait fait une sans mentionner de déchets).
        Qui doit prendre en charge ce surcoût ?

        1. Bonjour, merci du message.
          Tout d’abord je m’adresse à tous ceux qui nous lisent et qui auraient l’intention de signer un ccmi (malgré tous les témoignages de catastrophes qu’on peut lire ici 🙂 ) :
          Si le CMI vous propose de garder à votre charge le terrassement, N’ACCEPTEZ PAS ! Pourquoi croyez vous qu’il le fait ? Parce que les terrassements révèlent souvent des surprises et coûtent souvent beaucoup plus cher que prévu. Et donc le CMI met ces surcoûts à votre charge. S’il maîtrisait les coûts des terrassements, si les terrassements étaient sans risque particulier, il les prendrait en charge pour avoir sa marge dessus. Le fait qu’il vous demande de les prendre en charge doit vous mettre la puce à l’oreille. Bref, vous êtes maintenant avertis.
          Mon conseil :
          – vous refusez – par principe – tout surcoût qui ne proviendrait pas d’une demande de votre part pour des prestations supérieures (choix du carrelage, lavabo supplémentaire, etc.).
          – vous exigez d’avoir en mains l’étude de sol : les fondations sont l’ouvrage le plus important pour la pérennité de votre maison. Je sais que beaucoup de clients n’y prêtent pas attention, car ils ne voient pas les fondations. C’est une erreur que vous ne devez pas faire. Vous vérifierez que leur réalisation, leur profondeur, corresponde bien à ce qui est préconisé dans l’étude de sol.
          – vous exigez, évidemment, que votre terrain soit débarrassé de tout remblai et de tout déchet, ça va sans dire (mais ça va mieux en l’écrivant).
          A votre place, j’écrirais tout cela au CMI, dans une lettre recommandée avec a.r., surtout pour bien cadrer mes relations futures avec le CMI, pour me faire respecter.
          Cordialement,

          1. Comment faire quand en leur demandant l’étude de sol, ils nous répondent qu’il n’y en a pas eu de fait :'(

          2. Eh bien par exemple en adressant au Directeur CMI une lettre recommandée avec a.r. rappelant qu’il a mentionné dans un document officiel servant à délivrer une autorisation d’urbanisme qu’il y avait bien une étude de sol, et donc que votre lettre est une MISE EN DEMEURE de produire cette étude dans un délai de 15 jours, faute de quoi vous vous réserverez le droit de bloquer le chantier et de vous adresser à un juge, dans une procédure en référé, pour sauvegarder vos intérêts et obtenir la réparation du préjudice que vous subiriez.
            Et que, bien entendu, vous vous opposez à ce que les fondations soient coulées sans que vous ayez cette étude de sol en mains. Si les fondations étaient coulées malgré ça, vous ne les accepterez pas et, évidemment, vous ne les paierez pas.

            Il s’agit de vous positionner comme étant un client qui veut que ses droits soient respectées et que vous n’accepterez pas d’être mené en bateau. C’est surtout une question d’attitude : vous ne devez pas être de ceux qui subissent sans rien dire. L’investissement pour faire construire est toujours très lourd, et il n’y a pas vraiment de possibilité de rectifier des fondations défectueuses, ce qui serait catastrophique !
            Cordialement,

  41. Bonjour, j’habite un immeuble construit en 2017. Mon immeuble fait partie d’un lotissement chauffé par une grande chaufferie qui alimente tout le site soit 269 habitations maisons et immeubles à appartements. Or, plusieurs fuites sont apparues sur le tuyau d’alimentation de chaleur (chauffage et sanitaire) suite à un arrêt de production de chaleur causé par une vanne automatique de distribution. Le constructeur nous fait savoir que le garantie de deux ans est écoulée. Ma question, est-il normal qu’une fuite soit créée par un arrêt d’alimentation de chaleur ? Ces tuyaux d’alimentation sont d’une section important (10 appartement) avec une isolation important d’environ 40cm de diamètre. Merci pour votre réponse.

    1. Bonjour,
      – Le constructeur peut dire ce qu’il veut (il s’agit je présume du promoteur immobilier qui a dû conclure une VEFA avec vous, ou l’équivalent ?), un chauffage défectueux est de plus en plus considéré comme relevant de la garantie décennale. Et si cela concerne 269 logements, raison de plus. A votre place, je ferais une Déclaration de Sinistre en bonne et due forme auprès de l’assurance D-O. Je rappelle que c’est VOTRE assurance, en tant que propriétaire des biens.
      – Je ne peux absolument pas savoir la cause technique réelle de la panne. Il faudrait que j’étudie le dossier, que je me rende sur place, et même là je ne serais pas forcément certain de l’origine de la panne qui est peut-être complexe.
      Mais, juridiquement, je vous conseille de ne pas trop vous mêler de technique – je parle “juridiquement”, dans vos écrits, mais en fait, vous pouvez bien naturellement chercher à savoir ce qui se passe. Vous demanderez à la D-O de faire son métier, c’est tout.
      Si cela touche le fonctionnement général du chauffage (si tous les logements sont impactés), il est possible que la forme de la procédure soit différente, même si le fond de l’affaire reste le même : il vous faut un chauffage qui fonctionne correctement !
      Cordialement,

  42. Bonjour,
    Nous avons réceptionné une maison en VEFA en juin 2020.
    Depuis, beaucoup de désordres sont apparus, fissures, problèmes d’étanchéité, problèmes d’isolation…. Baies vitrées mal montées et autres.
    La société était censée faire intervenir les sous traitants mais ils prétendent qu’ils ne peuvent pas régler certains problèmes.
    Le lotisseur nous demande maintenant de faire une déclaration DO, ce que nous allons faire.
    Que doit-on indiquer sur la date des désordres constatés? Faut-il mettre la date d’aujourd’hui ou celle où sont réellement apparus les problèmes?
    Nous n’avons pas envie qu’une date erronée joue en notre défaveur.
    Merci d’avance pour votre retour.
    Cordialement
    Y

    1. Bonjour, eh bien, vous n’avez pas de chance avec ce promoteur.
      Si les désordres étaient apparents à la réception, et a fortiori s’ils ont fait l’objet de réserves, l’assurance n’a pas à intervenir. Vous devez dans ce cas exigez, voire assigner, le promoteur.
      Sinon, vous faites une déclaration de sinistre à l’assurance D-O en lettre recommandée avec a.r. et copie pour information au promoteur. Vous rédigez la lettre de façon chronologique, avec un style très direct et très factuel (pas d’état d’âme ! 🙂 ). Par exemple (je mets des dates au hasard) :
      28 juin 2020 : réception de la maison. Pv de réception ci-joint (pièce n°1)
      19 octobre 2020 : premiers constat des baies vitrées défectueuses, difficiles à manoeuvrer, Photo ci-jointe (pièce n°2)
      6 novembre 2020 : défaut d’étanchéité de …….
      Etc, vous comprenez le principe. Ca a l’avantage de ressembler aux comptes rendus d’expert, notamment dans un cadre judiciaire, cela vous posera donc vis-à-vis de l’assurance comme quelqu’un qui connaît les contentieux judiciaires et donc ça la rendra plus prudente, plus respectueuse envers vous.
      Vous ne mentionnez QUE LES CONSTATS, pas les origines des sinistres, et encore moins les travaux préconisés ! Ce serait une erreur de le faire, car ensuite vous serez lié par ce que vous avez écrit.
      Vous n’êtes plus dans la garantie de Parfait Achèvement, mais au vu des malfaçons, ça ne semble pas être important. Vous êtes encore dans la garantie de Bon Fonctionnement. Attention, si l’assurance jouait la montre, n’oubliez pas que SEULES une reconnaissance du sinistre de la part de l’assurance (écrite, évidemment) ou, à défaut, une assignation, peuvent arrêter le délai ! Et 2 ans, c’est vite passé pour la garantie de Bon Fonctionnement : jusqu’à juin prochain.
      Cordialement,

  43. Bonjour. Je suis en ccmi maison rectangulaire toiture 2 pans et donc 2 pignons dont un pignon tombé 2 fois pendant sa construction. J’ai remarqué que les poteaux raidisseurs verticaux des pignons n’étaient pas centrés dans l’axe mais décalés. Je suis sur une emprise aux vents. Cela a-t-il une incidence future pour ma maison? Merci

    1. Bonjour, je ne peux pas vous dire techniquement quelle incidence future cela aurait, sans connaître le dossier, ni le chantier ni l’historique de son déroulement.
      Mais ce que je peux vous dire, c’est que le constructeur doit probablement choisir ses sous-traitants sur le critère du prix le plus bas et non sur leur compétence, pour gagner de l’argent sur votre dos en augmentant sa marge – ce qui est très très fréquent en ccmi. Autrement dit, il prend les moins chers, même s’il sont mauvais.
      Quand un client signe un ccmi, il verse une prime au constructeur pour l’encourager à faire de la mauvaise qualité : plus le constructeur baissera la qualité, plus il fera des économies et plus il gagnera de l’argent. Signer un ccmi est de la folie – je ne dis pas ça spécialement pour vous, mais pour tout le monde, car tout le monde est abusé par le discours général de recommander le ccmi. C’est vraiment dramatique.
      Je ne peux pas vous en dire plus, si ce n’est de vérifier en permanence le chantier, de ne rien accepter de ce que vous pourriez trouver suspect. Et d’essayer de confier la suite des opérations à un vrai professionnel – mais vous n’en trouverez pas, car le constructeur refusera qu’un vrai professionnel vienne mettre le nez dans ses “petites affaires” et révéler les malfaçons, et aucun architecte ne voudra prendre le risque de s’occuper d’un chantier où les artisans sont incompétents, voire dangereux…
      Cordialement,

  44. Bonjour,
    Lors de la réception de ma maison individuelle en “marché de travaux” et non CCMI (uniquement GO+charpente+facade) nous avons émis une réserve sur le linteau de notre baie vitrée de 3m car il y a une flèche. Pour info ce linteau a céder lors de la pose de la charpente et le constructeur l’a repris. Depuis le commencement de notre chantier nous avons été en conflit avec le constructeur car différents problèmes. Bref, le soucis aujourd’hui c’est que lors de la réception ils sont venus avec un expert qui a bien noté que la flèche du linteau provient d’un défaut d’étayage lors du coulage du linteau”. Cependant la solution proposée ne nous rassure en rien ;”rattraper par ponçage ou découpage environ 1 cm de flèche puis mise en place d’une équerre aluminium afin de rentrer dans les tolérances DTU’, nous n’avons de notre avis de non expert aucune certitude que ce linteau ne cèdera pas et à cela s’ajoute le fait que la reprise ne se fera qu’à l’extérieur et non sur l’ensemble du linteau car ils estiment que notre menuisier (hors contrat constructeur) a accepté le support donc en est responsable! Lors de la pose de la menuiserie il n’y avait pas de problème d’ouverture/fermeture de la baie mais plus ça va plus elle est dure à manipuler, notre menuisier et revenu et pour lui c’est le linteau qui s’est posé dessus. Quelle solution avons nous d’autant qu’ils nous mettent la pression car nous n’acceptons pas leur solution. D’avance merci

    1. Bonjour, en vous lisant, à mon avis, vous avez raison de refuser ce “bricolage” à propos d’un grand linteau de 3 m. Ce linteau, cette poutre en fait, nécessitait d’être correctement étayé. Maintenant c’est trop tard, on ne peut plus lui redonner une forme normale, droite. Il y a donc 2 défauts : technique – ce linteau risque en effet de céder un jour – et esthétique – une flèche trop prononcée est inacceptable.
      Raboter 1 cm de béton pour lui redonner un linéarité est une mauvaise solution. Ne serait-ce que parce que les aciers d’armature, à l’intérieur de la poutre, sont à 2,50 cm du fond (et peut-être sont-ils déjà à moins que cela !). C’est ce qu’on appelle l’enrobage des aciers. Cette distance de 2,5 cm est le minimale autorisée par les règles de l’art, les DTU. En enlevant 1 cm, vous n’aurez plus que 1,50 cm d’enrobage (peut-être moins !) et donc les aciers n’auront plus la même résistance : inacceptable.
      Vous devez donc exiger que ce linteau soit enlevé et qu’un autre soit correctement fait.
      Si le problème était apparu en cours de chantier, les conséquences pour les autres artisans auraient été différentes, chacun devant faire les reprises de ses propres ouvrages (menuisier, plaquiste, enduiseur…). Car tant que la réception n’est pas prononcée, la règle est que chacun doit refaire son travail pour que l’ouvrage soit correctement fini, qu’il soit en faute ou pas. Ce n’est pas tellement le fait que le menuisier aurait “accepté le support” en posant la menuiseries car il ne pouvait pas savoir alors, deviner, que la flèche du linteau allait augmenter. C’est plus la règle générale : chacun fait ce qu’il faut dans sa partie.
      Mais maintenant que la réception est prononcée, les autres artisans ne sont plus responsables des ouvrages des autres. Le maçon, en faute, devra donc faire son affaire de toutes les reprises nécessaires par ailleurs, en payant les autres artisans :
      – le menuisier dépose/repose la menuiserie.
      – le plaquiste refera les raccords de placo nécessaires,
      – le maçon enlève et refait un autre linteau, de façon soignée (dans ce genre de cas, les reprises de maçonnerie sont délicates), ce qui est probablement le plus gros problème : ce maçon en est-il capable ? A lire votre récit, j’ai des doutes. D’ailleurs, ne pas étayer correctement une poutre est une bêtise consternante : étayer est très simple et facile à faire, et les conséquences d’un manque sont toujours lourdes.
      – l’enduiseur refait une couche d’enduit sur la façade quelque temps après, pour en uniformiser l’aspect.
      Donc, vous devez écrire une lettre recommandée avec a.r. de MISE EN DEMEURE pour rappeler la réserve que vous avez émise lors de la Réception, exiger la reprise immédiate de ce linteau et de ses conséquences, faute de quoi vous assignerez, avec de lourdes demandes de dommages et intérêts. Il n’y a pas d’autre solution.
      Bien entendu, vous ne payez plus rien à ce maçon en faute.
      Bref, vous devez faire le travail de l’architecte que vous n’avez missionné pour votre chantier.
      On voit bien la nécessité d’un architecte sur tous les chantiers, votre phrase “Depuis le commencement de notre chantier nous avons été en conflit avec le constructeur car différents problèmes” l’illustre bien 🙂 .
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        Je vous remercie pour votre réponse mais je pense qu’il va être difficile d’avoir gain de cause sur ce linteau vu la mauvaise foi du constructeur et le non professionnalisme de leurs maçons. Si j’avais connu votre site avant de me lancer dans ce projet j’aurai fais appel à un architecte ou maitre d’œuvre afin d’éviter tous ces problèmes et ces tensions, et cette crainte que ma maison dans laquelle nous avons investit toutes nos économies ne ne nous tombe sur la tête à mes enfants et moi. Je souhaite bien du courage à tous ceux qui construisent et qui sont en difficultés.
        Cordialement

  45. Bonjour,
    Je fais construire une maison neuve. Sur le plan, une poutre béton pour soutien dune partie de la charpente traverse le couloir et une chambre. Ce n’est pas esthétique du tout. Cette poutre béton sera visible sur 10 à 15 cm de hauteur….
    Ma question: Peut-on remplacer cette poutre par un IPN?
    La maison est en Vendée à quelques centaines de mètres de la mer.
    Merci.
    Cordialement.

    1. Bonsoir, oui en règle générale on peut remplacer une poutre béton par un IPN qui sera souvent moins haut que la poutre béton. Est-ce que ce sera suffisant pour faire placer le plafond dessous ? Je ne sais pas. Et parfois en jouant sur les hauteurs de plafond, on fait des aménagements très sympas (permettant de placer un éclairage encastré, ou bien en jouant sur les textures et les couleurs, il y a plein de possibilités). On n’est pas obligé de s’en tenir au plafond plat, uniforme, blanc.
      Cordialement,

      1. Merci.
        J’ai une autre question: Faut-il faire le sol (isolant+chape) avant la pose des cloisons ou au contraire poser les cloisons sur la dalle et ensuite pose de l’isolant et chape ?
        Ce n’est pas un chauffage au sol mais par radiateur eau. Il y a un vide sanitaire.
        Merci.

  46. Bonjour,
    Mon maçon n’a pas fait d’arase étanche seulement du trapcofuge. Je suis sur vide sanitaire. Vous dites que le plancher fera office de coupure de capillarité et que la planelle en agglo ne conduira pas l’humidité.
    Pourtant ce n’est pas ce que dit le DTU 20.1. Je ne sais plus quoi en penser.
    Qu’est il possible de faire pour corriger

    1. Bonjour. Mais si ! Vous avez dû mal lire, le DTU 20.1 dit que
      Les maçonneries en élévation doivent être protégées des remontées d’eau du sol. Un chaînage en béton armé disposé au niveau du plancher bas du rez-de-chaussée ou du dallage sur toute l’épaisseur des maçonneries de soubassement assure cette protection sans disposition complémentaire. Ce chaînage doit être à l’air libre et au minimum à 5 cm au-dessus du sol extérieur fini.
      Donc, dans ce cas, il n’est pas besoin de faire d’arase étanche sous les briques. Moi-même je préfère ne pas en faire, car cette arase étanche est quand même une coupure de la structure, ce qui n’est jamais bon. En outre, j’ai déjà lu qu’il est arrivé que de l’eau pénètre pas là, cette arase faisant office de mèche. Et donc, comme elle est inutile dans le cas de plancher hourdis avec planelles agglo, je préfère ne pas en mettre pour ne pas prendre de risque.
      Cordialement,

      1. Quand je lis sur toute la largeur je comprends que la dalle doit être faite sur toute la largeur de l’agglo donc sans planelle. Vous ne constatez jamais désordre avec planelle sans arase étanche ?

  47. Bonjour Monsieur ESPAGNO,
    Nous avons pris contact avec un conciliateur de justice pour entamer une procédure contentieuse pour dommages et intérêts sur l’absence de chape de ravoirage de notre plancher R+1. Le conciliateur va nous apporter son soutien sur cette procédure. Toutefois, il souhaiterait connaître l’estimation d’une chape de ravoirage pour un plancher d’une superficie de 65 m2 (si cette chape est mise en eouvre sur la totalité de l’étage ?) pour déposer la demande auprès du Tribunal d’instance ou de grande instance selon le montant. Pouvez-vous nous indiquer selon vous quel serait le montant des travaux à mettre en oeuvre pour corriger le problème évoqué ? Cordialement Mme C

    1. Bonjour, non je ne peux pas donner cette réponse, car les prix varient localement, parfois de 1 à 2 dans la même région administrative. J’ai connu des prix x 2 en montagne (Pyrénées) par rapport à ceux de Toulouse.
      Mais vous devriez trouver ça, peut-être tout simplement en questionnant 3 ou 4 artisans, vous aurez ainsi un ordre de grandeur.
      Cordialement,

  48. Bonsoir j’ ai un rdv téléphonique avec la directrice du constructeur je vais leur dire tout ça je vous tiens au courant bonne soirée Cordialement

    1. Bonjour, la bonne méthode sera de tout noter, au fur et à mesure que vous parlez. Puis de faire aussitôt un compte rendu par mél que vous lui adresserez – en faisant attention à ce que vous écrivez, bien sûr : ne prenez pas d’engagement excessif de votre coté.
      D’une façon générale, il vaut mieux toujours communiquer par méls, exclusivement, et obtenir des réponses écrites de vos interlocuteurs. Méfiez-vous de ceux qui n’écrivent jamais, ils ne sont pas sincères le plus souvent.
      Cordialement,

      1. Bonsoir j ai eu un rendez téléphonique avec le constructeur il avoue verbalement que le vide sanitaire est trop haut il me propose de continuer ainsi avec des murs de soutènements ou de casser et de rabaisser le vide sanitaire mais que j aurai des frais supplémentaires bien sûr j ai refuse ces frais j attends sa réponse Cordialement

    1. Bonjour, je ne sais pas quel est le problème, peut-être une maison trop surélevée ?
      Le CMI vous doit une maison en tout point conforme au ccmi et au dossier de demande de permis de construire, y compris dans son positionnement en hauteur. Donc la hauteur du vide sanitaire doit faire que la hauteur totale de la maison par rapport au terrain naturel corresponde bien à la hauteur mentionnée obligatoirement sur le plan de Masse du dossier de Permis de Construire – ni plus, ni moins.
      Le CMI ne peut pas faire ce qu’il veut (même si beaucoup de CMI croit que si, qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent). Si vous estimez qu’il y a erreur de niveau, à votre place je lui écrirais une lettre r.a.r. pour lui signaler ce décalage et lui dire qu’il a l’obligation de respecter le ccm et le Permis, et donc que les travaux doivent être refaits. Et que, bien sûr, je ne paierai JAMAIS des travaux non-conformes.
      Cordialement,

      1. Bonjour Monsieur
        Merci pour votre réponse CCM ca veut dire quoi .pour le reste il m a proposé une modification du permis de construire .mais la surélévation vas entraîner pour nous des frais supplémentaires murs de soutènement et remblais.
        Cordialement

        1. Bonsoir,
          ccmi = Contrat de Construction de Maison Individuelle
          CMI = Constructeur de Maisons Individuelles.
          Il n’y a aucune raison que vous ayez des frais en plus. Toute modification du projet que vous n’avez pas demandée ne doit rien vous coûter. Au contraire, vous êtes même en droit de demander un dédommagement.
          Cordialement,

  49. Merci Monsieur ESPAGNO pour votre réactivité ! Juste une précision : une chape de ravoirage est donc bien obligatoire pour enrober le passage de gaines techniques même en l’absence de plancher chauffant, dans notre cas ? Cordialement

  50. Bonjour,
    Mon contructeur fait des asemblages de morceau de linteaux pour n’en réaliser qu’un seul et ce au-dessus de fenêtes de 2,40 m de large ?

  51. Bonjour Mr Espagno,
    Que se passe-t-il, concrètement, quand un architecte oublie de dire à ses clients qu’il faut une assurance DO et surtout quand ses clients l’apprennent c’est évidemment trop tard.
    Je précise que nous avons la preuve dans son document d’estimation des coûts que la ligne assurance DO n’est pas renseignée.
    Cordialement

    1. Bonsoir. Il serait bien surprenant qu’un architecte n’ait pas mentionné dons son contrat le rappel de l’obligation d’une assurance Dommage-Ouvrage, car je l’ai toujours vu mentionné dans TOUS les contrats d’architecte, absolument tous.
      Ceci dit, l’architecte n’agit pas à la place du client, il n’est pas son tuteur. C’est bien le client, en tant que maître d’ouvrage, qui a l’obligation de contracter une assurance D-O. Et l’architecte lui-même est nécessairement assuré, car l’Ordre des architectes contrôle cette obligation chaque année, et radie ceux qi ne le seraient pas. Tous nos clients bénéficient donc d’une garantie décennale, qu’ils aient ou non contracté une D-O.
      Enfin, je n’ai JAMAIS moi-même mentionné le coût de la D-O dans mes estimatifs. Ce n’est pas de mon ressort, je n’ai pas de compétence en matière de tarification d’assurance. J’estime même que je serais en faute si je le faisais, car j’outrepasserais ma mission. Je mentionne les coûts de fabrication du bâtiments, travaux et maîtrise d’oeuvre, c’est-à-dire ce dont je m’occupe moi-même – c’est déjà bien suffisant comme ça.
      Cordialement,

  52. Bonjour Monsieur,
    Nous venons de signer un compromis pour une longère. Les travaux gros oeuvre ont été réalisés en grande partie par le propriétaire actuel (lui-même) : ouvertures extérieures, maçonnerie, dalle de l’étage, plomberie.
    Nous avons convenu avec le propriétaire actuel de démarrer nos demandes de devis auprès des artisans pour les travaux restants à notre charge.
    A notre grande surprise, ces derniers nous ont mis en alerte principalement sur le risque de non étanchéité des menuiseries extérieures. Après échange avec le propriétaire, elles ont été posées récemment et isolées à la mousse de polyuréthane et silicone. Les appuis de fenêtre et seuils de portes ont été coulés par la suite, certains sans laisser la “goutte d’eau” (appui en ciment collé à l’ouverture) et d’autres sans rejingots laissant possiblement passer l’eau sous les ouvertures (dixit artisans).
    Le propriétaire nous dit qu’il n’y a pas de fuite (on sort de l’été), les artisans nous conseillent de déposer ces ouvertures, faire ce qu’il faut en maçonnerie (seuils et appuis) puis reposer ces ouvertures avec joint expansif.
    Qu’en pensez vous ?
    Aussi la dalle de l’étage, posée par le propriétaire lui même l’année dernière, sur poutres béton déjà existantes semble fissurer dans une pièce mais il nous a dit que ça avait travaillé, que c’était normal et que ça ne bougera plus.
    Comment s’assurer de la sureté de cette dalle ?
    Je vous remercie par avance pour votre retour.

    1. Bonjour, en effet les travaux importants faits par des bricoleurs réservent souvent de très mauvaises surprises plus tard.
      Les appuis et les seuils doivent être faits AVANT la pose des menuiseries. Il doivent avoir un profil précis, rejingot, retours latéraux, goutte d’eau. L’idéal est d’utiliser des appuis préfabriqués, donc parfaits, et en plus esthétiquement réussis, de la couleur que l’on souhaite (ton pierre, par exemple).
      Les menuiseries doivent être appliquées sur une bande de mortier dosé à 400kg/m3, parfaitement dressée pour qu’il n’y ait pas de “jour” entre la menuiserie et elle. Le joint peut alors être correct (pas de mousse ! évidemment).
      Il y a bien d’autres choses à prendre en considération. Un bâtiment bien fait ne se bricole pas par des amateurs – en tout cas, il ne se vend pas ainsi.
      A vous lire, ces travaux sont plus qu’approximatifs (euphémisme). Et un éventuel sinistre de plancher à l’étage peut avoir les conséquences qu’on imagine. Une expertise avant achat par un architecte serait semble-t-il indispensable.
      Je présume que votre vendeur n’est pas assuré pour les travaux qu’il a fait. Or la dommage-ouvrage était probablement obligatoire (car ces travaux sont soumis à garantie décennale). Qu’en pense le notaire ?
      Cordialement,

    1. Bonsoir,
      Je suis sur le point de réceptionner une maison neuve en hors d’eau hors d’air, mais j’ai remarqué au rdc le mur mouillé à l’intérieur à un endroit et à l’étage à un autre endroit différent du rdc. La maison est enduite, j’ai rdv fin de semaine prochaine pour la réception.
      Merci d’avance.

  53. Bonjour,
    Notre constructeur refuse de nous donner les plans technique , en tout cas ce que nous souhaitons c est savoir quel type de ferraillage, diamètre , béton quel type etc…. en a t il le droit?
    Je vous remercie

    1. Bonsoir, oui il en a le droit. Le CMI n’a que l’obligation de réaliser ce qui est mentionné dans le contrat, le ccmi, avec ses dissimulations, ses imprécisions et son flou. Je l’ai dit souvent ici, en signant un ccmi, le client renonce à ses droits de maître d’ouvrage, et notamment à celui d’être au courant de tout. Il n’a plus le droit d’être au courant de la réalisation de l’opération. Je précise, s’il le fallait, que ce droit persiste évidemment avec un contrat d’architecte : nos clients sont bel et bien de véritables maîtres d’ouvrage, pas de simples consommateurs passifs. Nous devons en permanence leur rendre des comptes, sur tout.
      Cordialement,

  54. Bonjour Mr Espagno,
    Nous avons fait réaliser par une entreprise une trémie et un escalier béton dans notre pavillon. L’échappée est de 192cm entre la marche et le plafond. D’après le DTU 36.3 la hauteur mini est 190 cm par contre j’ai trouvé différentes méthodologies de calcul de l’échappée. Est ce qu’elle se mesure depuis la marche ou depuis la tangente.
    Si c’est depuis la tangente nous serions en dessous.
    Est ce que le respect des DTUs est obligatoire (rien en ce sens n’a été précisé sur le devis) ?

    1. Bonjour,
      – Echappée d’escalier : J’avoue que je ne m’étais jamais posé la question. Néanmoins, il me semble très probable que ce soit la verticale du nez de marche qui doit être prise en compte. Il est vrai qu’une hauteur de 1,90 m peut être désagréable, même si l’on passe dessous, car en descendant on a le visage au ras du bord de la trémie.
      – Les DTU ne sont pas une loi, rien ne les rend obligatoires. Quand je fais passer commande à un de mes clients, je précise dans le contrat avec les artisans (ce qu’on appelle les “marchés de travaux”) que les DTU devront être respectés, ainsi que les Normes et les Prescriptions des fabricants de matériaux ou de matériel. Du coup, ils deviennent obligatoire sur mon chantier.
      Cordialement,

  55. Bonsoir Monsieur Espagno,
    Nous sortons d’une réunion avec notre avocate. Il a été dit lors de cette réunion, par notre avocate, que les malfaçons ne provoquant aucun désordre immédiat ou future ne feront de la part d’un juge l’objet d’aucune réparation.
    Des linteaux de briques dans un mur en parpaing, ce n’est pas dans les normes, mais cela ne provoque aucun désordre ou danger. Il suffira d’entoiler avant de crépir. Les terrasses sans pente, le dtu n’est pas respecté mais l’étanchéité peut être faite sur une terrasse sans pente donc c’est pas grave. Et c’est comme cela dans beaucoup de cas. Le droit de la construction est ainsi fait, il y a réparation si le préjudice est grave. C’est pour cela que l’expertise judiciaire n’ a pas été dans sa totalité en notre faveur car beaucoup de malfaçons bien que réelles n’occasionnent pas de désordres graves : le maçon ne risque rien.
    Le mur enterré doit être fait de parpaings plein ou bancher. Le notre est fait de parpaings creux . Oui et alors ? Ca va s’écrouler ??? non ! donc c’est pas grave . Allez hop on passe à autre chose
    On ne voit cela que dans le bâtiment ! C’est pas demain la veille qu’on va exiger un diplôme pour s’installer maçon.

    1. Bonjour. A priori, à votre place, je changerais d’avocat. J’en ai eu un comme ça quand j’étais jeune architecte, jusqu’à ce que je perde un procès pourtant gagné d’avance. J’ai réalisé qu’aussi bon juriste et sympathique qu’il était, mon avocat était nul : ce n’était pas un “combattant”. Quand il prend une affaire, mon avocat actuel n’a plus qu’une obsession, plus qu’un seul objectif : gagner ! Et tout est bon pour ça, le fond, la forme, il se sert de toutes les armes possibles. Et je gagne, évidemment.
      Vendre un produit différent de ce qui a été commandé est une faute, faut-il le rappeler ? Si je commande une voiture rouge et qu’on me livre une voiture verte, le vendeur est en faute. Même s’il n’y a “aucun désordre” ! Même si la voiture verte fonctionne parfaitement. C’est évidemment la même chose pour vous.
      De toute façon, ce n’est pas “le Droit de la construction” qui dit qu’on doit accepter les non-conformités au contrat et qui jugera votre affaire, mais un juge, justement, au cas par cas, et très largement d’après le rapport de l’expert qu’il a désigné.
      Vous êtes tombé sur un expert judiciaire qui n’a pas envie que des réparations se fassent, qui veut se simplifier la vie. Il vous faut donc un “contre-expert”, un architecte (le mieux placé à mon avis car il est à la fois technicien et juriste) pour combattre aux cotés de votre avocat et pour faire entendre raison à l’expert judiciaire. J’ai remarqué que les avocats ne conseillent pas ça à leurs clients, je n’ai jamais compris pourquoi. Peut-être veulent-ils rester “entre juristes” et peut-être préfèrent-ils ne pas mettre un “non-juriste” dans la boucle, de peur qu’il dise des bêtises juridiques ? Comme un architecte qui préfèrerait qu’il n’y ait pas de Bureau de Contrôle sur son chantier, pour être tranquille ? (Il aurait tort, j’apprécie beaucoup d’avoir un Bureau de Contrôle qui va me signaler que je me trompe parfois, même si parfois, je dois moi-même lui faire remarquer que c’est lui qui se trompe 🙂 Mais à plusieurs, on est plus sachant que tout seul). Donc il faudra que cette demande vienne de vous. Ce sont des missions que j’assume parfois et je m’y sens très utile, mais vous n’êtes pas à Toulouse.
      Cordialement,

      1. Mr Espagno, un archi a dit à notre expert que pour le mur enterré de notre sous-sol aucun bureau d’études ne validera l’utilisation de parpaing creux. Terrain en pente avec accumulation d’eau. IL faut du bancher avec des raidisseurs.
        Qu’en pensez-vous ?
        Autre question si je n’abuse pas de votre temps : le maçon nous a proposé de transformer le vide sanitaire en sous-sol bien que sur les plans originaux il est fait mention d’un VS. Il nous a proposé également la réalisation de terrasses béton bien que sur les plans ce sont des terrasses métalliques sur pilotis. Nous avons donné notre accord et fait un permis modificatif. Le maçon est-il donc responsable de sa construction car c’est lui qui a imaginé la conception des terrasses et du sous-sol ?
        Bien cordialement

        1. Bonjour,
          – un mur enterré peut être en blocs creux s’il y a une protection externe contre les pénétration d’humidité ET s’il y a un drain, si je me rappelle bien. Et il ne peut y avoir un drain que s’il y a une possibilité d’avoir un “point bas” qui permettra d’évacuer l’eau du drain, par gravité. Les drains et les étanchéités sont des ouvrages délicats à mettre en oeuvre, il ne suffit pas du tout de les placer tels quels.
          – le maçon ne sera responsable de la conception que si vous pouvez prouver que c’est bien lui qui l’a faite, qu’il en a assumé la mission. Donc avec une preuve écrite, ou s’il a signé les plans.
          Cordialement,

          1. Ah bon, deux architectes et un bureau d’étude me disent le contraire…Si personne n’est d’accord cela ne fait pas avancer notre problème.
            Quant aux maçons il n’avait pas de plans c’est lui qui a conçu les terrasses et sous-sol. Mais il a fait les devis donc il est parfaitement responsable je pense.
            Cordialement

  56. Bonjour Monsieur
    Dans le cadre d’une rénovation avec isolation intérieure (laine de roche +BA 13) + réalisation d’une nouvelle cloison sur le coté opposé nous avons 134cm de distance au sol et 137cm au plafond et les murs ne sont pas d’équerre. L’entreprise qui a effectué les travaux (non encore réceptionnés) incrimine les murs déjà existants (aujourd’hui cachés par l’isolation intérieure) pour expliquer ce qui me parait être une malfaçon.
    Qu’en pensez vous ?

    1. Bonjour, eh bien des cloisons doivent être bien verticales, quelle que soient la verticalité des murs qu’elles habillent. Surtout qu’en placo, avec une ossature indépendante, cette inclinaison des murs derrière n’a pas d’importance, ne gêne pas pour monter des cloisons verticales. Si elles devraient “avoir un fruit” (être inclinées), ça ne peut se faire qu’à la demande expresse ( = écrite) du maître d’ouvrage (le client). Donc l’entreprise est en faute et vous n’avez pas à accepter l’ouvrage tel quel.
      Vous êtes avant Réception des travaux, donc vous pouvez :
      – soit exiger la démolition des doublages – du moins du placo, vous pouvez laisser l’isolant – et la réalisation d’un nouveau doublage vertical,
      – soit demander une compensation financière. Par exemple la gratuité des cloisons inclinées.
      Le meilleur argument pour se faire entendre d’un artisan retors : “De toute façon, je ne paierai surement pas un ouvrage mal fait”. Il n’y a rien de plus convaincant pour un artisan 🙂 .
      Cordialement,

  57. Bonjour, petite question si il y a des désordres sur les poutrelles qui sont visibles car elles sont sur un plancher de sous sol. La garantie est de 2 ans ou bien de 10 ans ?
    Cordialement,

    1. Bonsoir, on estime que ceux qui ne sont pas des professionnels de la construction n’ont pas la compétence pour détecter si un défaut d’une poutrelle est un désordre ou un seul dommage esthétique – et c’est logique. Donc, si un défaut sur une poutrelle se révélait être en fait une cause de sinistre, vous seriez assuré puisque pour vous, le désordre n’était pas apparent en tant que tel.
      Sauf bien entendu si vous aviez écrit à l’entreprise ou au CMI, pendant le chantier ou sur le p.v. de réception, que la poutrelle était cassée et que vous lui demandiez de réparer. Dans ce cas, vous auriez eu conscience d’un défaut “sinistrable” (pardon pour ce vilain néologisme) et donc vous ne pourriez plus bénéficier de l’assurance. En effet, une assurance ne garantit pas des défauts détectés par le client et pourtant acceptés.
      Cordialement,

        1. Chaque désordre, chaque défaut a une garantie qui lui correspond :
          – DECENNALE (donc avec assurance obligatoire) : ce qui touche au gros-eouvre, à la structure d’un bâtiment. Et aussi ce qui empêche d’utiliser le bâtiment pour l’usage auquel il est destiné. Cette définition est parfois assez large, dans les jurisprudences.
          Exemple : Une poutrelle cassée est un défaut structurel donc relevant de la garantie décennale, et donc de l’assurance décennale.
          – BIENNALE : (assurance en option, pas obligatoire) : tout défaut de fonctionnement, au sens large : plomberie, électricité, évacuation, etc.; et qui ne concernerait pas la garantie décennale.
          Exemple : une gouttière qui se décroche de la charpente relève de la garantie biennale (évacuation de l’eau = réseau. La gouttière “fonctionne” 🙂 ).
          – Parfait achèvement (pas d’assurance, interdite) : tout défaut apparu durant l’année après la réception, et n’étant pas manifestement à caractère décennal.
          Exemple: un joint de placo fissuré (pas du gros-oeuvre, dommage seulement esthétique).
          – Responsabilité envers les tiers (attention, toujours bien vérifier que l’artisan est bien assuré envers les tiers !): il s’agit de tout défaut, incident, dégradation porté à des ouvrages tiers, c’est-à-dire aux ouvrages qui ne sont pas concernés par les travaux commandés aux artisans.
          Exemple : lors d’une surélévation de toiture, le plancher du dernier niveau de la maison a été abîmé par les artisans (solive cassée, dommage apparu après la réception).
          Nota : tout défaut, malfaçon, etc. relevé pendant le chantier, y compris au moment de la réception des travaux, n’est pas garanti – donc pas assuré. Il relève de l’obligation de résultat de l’entreprise. C’est l’entreprise qui doit le réparer, c’est-à-dire finir correctement son travail. Dans le principe, les assurances n’interviennent qu’après la réception.
          Cordialement,

  58. Bonjour,
    Notre résidence (R+2) est construite dans une rue en forte pente . Notre pignon Nord en pleine propriété est la limite avec le jardin du pavillon voisin, par conséquent le sol du jardin voisin est au niveau du plafond de notre sous-sol.
    Au pied de notre pignon, ce terrain pour moitié était de la friche et pour moitié un dallage en marbre faisant office de parking. Le voisin a lui-même entrepris de remplacer la partie friche par des dalles ciment et une bordure de briquettes collées au bas du mur, et d’enlever à la masse son dallage marbre à l’avant jusqu’au plancher béton, de le remplacer par du terreau de sol pour y faire pousser du gazon. Suite aux pluies torrentielles de juin nous avons déjà subi l’inondation de notre sous-sol (caves, local chaufferie gaz, et parking). Je crains que ces travaux supplémentaires, sans l’avis d’un professionnel ne changent la structure du sol et provoquent des dégâts supplémentaires, ce gazon sera au niveau du plafond de notre cave où passent les canalisations gaz arrivant à la chaufferie attenante.
    Je suis le syndic bénévole de cette petite copropriété, nous avons de bonnes relations avec ces voisins, mais vu les inondations subies en juin et les problèmes avec l’assurance ; en effet l’expert missionné par la MACIF a conclu que la cause est un défaut d’étanchéité du mur de notre sous-sol et non pas la tempête. Mais le voisin ne veut l’admettre et a entamé ces nouveaux travaux.
    Est-ce que je m’inquiète à tort ? Dois-je recourir à un professionnel du bâtiment ? Comment en trouver à CHAMPIGNY SUR MARNE ?
    J’ai 80 ans et ai besoin du conseil d’un architecte.
    Merci d’avance pour tout ce que vous m’apporterez.
    Cordialement

    1. Bonjour,
      – un terrain doit recevoir les eaux de pluies d’un autre terrain et qui s’écoulent naturellement, telle l’eau du terrain voisin qui peut s’infiltrer dans votre sous-sol. Vous ne pouvez pas mettre en cause le voisin – j’écris sous toutes réserves de principe, bien sûr, puisque je ne connais ni les lieux ni le dossier.
      C’est donc à vous de rendre votre mur étanche. C’est ennuyeux, car il est beaucoup plus facile de rendre étanche un mur lors de sa construction plutôt “qu’après coup”, ne serait-ce que parce qu’il faut ouvrir le terrain et mettre le mur enterré à nu, pour y placer l’étanchéité et le drain.
      – je peux vous indiquez Madame Cécile Poinsard-Durand, Architecte d’Aujourd’hui à Ivry, mais je ne sais pas si elle acceptera cette mission, car cela reste peut-être trop loin de chez elle ? Vous trouverez ses coordonnées sur ce site.
      N’hésitez pas à me tenir au courant, bien cordialement,

  59. Bonjour,
    Je rencontre des malfaçons suivantes dans le cadre d’un CCMI qui pour le constructeur est normal :
    Est-ce normal dans le cadre d’une construction respectant la norme RT2012 que les tuyaux d’écoulement
    remontent les murs sans être encastrés dans par cadre mural?
    Est-ce aussi normal que les tuyaux de canalisation dans la salle de bains soient visibles au dessus de la chape ?
    Que faire si la fenêtre escalier qui devrait servir à aérer et aussi faire entrer la lumière dans la maison soit inaccessible et non praticable ?
    Le constructeur dit vouloir faire un devis pour rendre ceci praticable : Est-ce que ceci est légal ?
    Très cordialement.

    1. Bonjour,
      oui, s’il n’est pas mentionné dans le Descriptif que les canalisations d’évacuation seront encastrées, elles peuvent être apparentes. Ce n’est pas joli, en effet, mais ce n’est pas une malfaçon.
      Idem pour la fenêtre, surtout si elle n’est pas dans une pièce principale (salon, chambre, où le besoin d’ouvrir peut être plus justifié), il n’est pas obligatoire qu’elle soit accessible. Ces dispositions auraient dues être vues dans les plans techniques et dans le descriptif. Mais en général, avec un ccmi, vous n’avez pas accès à ces documents.
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        Au vu des explications, il ne serait du tout pas conseillé de se faire construire une maison individuelle en passant par un CCMI. Pourtant il nous a été toujours dit que le CCMI était le contrat le plus approprié pour une construction de maison individuelle vu les garanties et droit du propriétaire. Comment expliquer dans le cas précis que dans le WC les tuyaux aient été encastrés et dans la salle de bains pas. Sur les plans d’exécution il apparait bien que dans la salle de bains comme dans le WC il y a un caisson sur des endroits indiqués(pour cacher les tuyaux). Sur le plan d’exécution la fenêtre figure aussi à hauteur d‘escaliers, si bien que rien ne laissait deviner qu‘elle ne sera pas manœuvrable. Alors quelle est la responsabilité du constructeur au regard de son rôle de conseil quand il n’y a pas fait allusion avant que les faits ne soient avérés? Je pense pour moi qu’un bras de fer en justice serait inévitable, car ceci est selon moi pas inacceptable, peut-être que je me plante ?! Merci d‘avance pour vos remarques et conseils.
        PS: Puisque n’ayant pas eu de descriptif avant les travaux(cas de figure de CCMI comme vous l’avez indiqué), comment mettre l responsabilité sur le propriétaire qui fait appel aux service d’un professionnel du métier ?

        1. Bonjour. Merci de votre message, car pour répondre, il faut que je dise pourquoi je déconseille les CCMI, à l’inverse de la propagande inintelligente de beaucoup de monde, à commencer par ceux qui sont censés vous conseiller judicieusement et qui, en fait, n’y connaissent rien.
          Faire faire des travaux de bâtiment est risqué, a toujours été risqué. Pourquoi ? Tout simplement parce que le client s’engage dans une aventure qui consiste à concevoir et à fabriquer son produit déjà acheté. Il ne peut donc pas revenir en arrière et tout annuler, à l’inverse d’un produit industriel que l’on peut avoir en main, vérifier avant d’acheter, et que l’on pourra toujours échanger s’il était défectueux. Faire faire des travaux, c’est exactement comme s’engager dans un périple dans une jungle : une fois qu’on est parti, il faut bien aller jusqu’au bout, quoi qu’il en coûte.
          Cette notion n’est pas comprise par les gens, ils ne la prennent pas en compte, y compris ceux qui conseillent les CCMI. Ils raisonnent comme des avocats et non pas comme des « sachants », des architectes : ils s’imaginent qu’un bâtiment est comme un produit industrialisé et qu’il suffit qu’il y ait un contrat qui indiquerait que « les travaux seront bien faits » pour qu’ils soient réellement bien faits. C’est consternant de naïveté.
          Leur argument est de dire : « On va multiplier les assurances, comme ça le client sera bien protégé. ». Comme si l’on autorisait les taxis à avoir des pneus lisses et un chauffeur sans permis : « Ce n’est pas grave si vous vous cassez la figure et que vous soyez blessé ou pire, puisque vous serez doublement assuré ».
          Enfin, la qualité des travaux – au sens large – ne peut pas être perçue par les clients qui sont des néophytes. Je n’en sais rien, évidemment, mais peut-être vos fondations sont-elles mal faites ou vos chaînages en béton armé sont-ils mal liés, et vous aurez un grave sinistre dans 3 ans ou, plus catastrophique, dans 12 ans (car hors garantie décennale). Les clients néophytes ne peuvent que s’attacher à ce qu’ils voient : « Les plans me plaisent bien » ou « Ca a l’air d’être bien fait, en surface », et c’est tout. C’est très insuffisant. Votre mésaventure des canalisations apparentes et de la fenêtre inaccessible l’illustre bien : un CCMI est très insuffisant pour prévoir des travaux, il faut établir a minima des plans techniques et un CCTP (un vrai descriptif) et l’étudier avec le client.
          Outre le surcoût anormal des CCMI, le problème du client au départ devrait être : « Comment être sûr d’avoir bien tout prévu ? et comment être sûr que tout sera bien réalisé ? alors que je suis incapable de tout prévoir et de tout vérifier moi-même. ».
          Mais ces questions, le client ne se les pose pas, puisqu’on lui a affirmé que « tout ira pour le mieux dans le meilleur des monde ». Il va donc avancer à l’aveugle, signer un CCMI, « faire confiance » (grave erreur ! même si c’est plus simple intellectuellement) et… découvrir la réalité au fur et à mesure de l’opération. Mais il sera généralement trop tard.
          La réponse à ces questions est évidente dès qu’on se les pose : En confiant cette anticipation et ces vérifications à ceux qui savent les faire, c’est-à-dire à des architectes. Comme on consulte un médecin pour se soigner, un avocat pour se défendre.
          Inconvénient des CCMI :
          – Confier aveuglément (le client n’a pas accès au dossier technique, aux relations avec les artisans ni à leurs devis réels, à la réalité du chantier, etc.) tout son budget à qui a un intérêt financier à vendre le plus cher possible ce qui lui reviendra le moins cher possible (donc tirant la qualité vers le bas) : c’est de la folie !
          – Surpayer les travaux : la marge des CCMI est environ le DOUBLE de la rémunération de l’architecte ! C’est de l’argent gaspillé.
          – Être captif du CMI : une fois le contrat signé, c’est fini, le client ne peut plus rien décider, ce n’est plus un « maître d’ouvrage ». Il ne peut plus reculer, il ne fera que subir.
          Avantages des architectes :
          – Savoir imaginer des plans qui conviennent au client, non pas en bâclant n’importe quoi avant contrat (comme c’est le cas des CCMI), mais en prenant un peu de temps pour bien TOUT mettre au point,
          – Techniquement et juridiquement, prévoir tout ce qu’il faut, et vérifier que ce sera bien réalisé sur le chantier,
          – Faire que la dépense du client soit la plus limitée possible, puisque ce client va économiser les 30% (environ, les prix sont libres) que garde le CMI pour lui, alors que la rémunération de l’architecte n’est en général même pas de la moitié !
          – Le client a la certitude que, QUOI QU’IL ARRIVE (technique, juridique, réglementaire, financier, etc.), il pourra toujours mettre en cause l’architecte, qu’il sera une garantie UNIVERSELLE, bien supérieure évidemment à celle des CCMI.
          Je ne sais pas si je me suis bien exprimé, tout cela n’est pas évident à appréhender – c’est d’ailleurs LE problème des architectes : ils savent bien que ce qu’ils proposent est la meilleure solution, pour eux c’est évident, mais les clients ne cherchent pas à y réfléchir. Tout contents de lancer l’opération, ils signent à toute vitesse, sans réflexion, puis sont très surpris ensuite de rencontrer des problèmes.
          Si vous avez des pistes pour savoir quel langage tenir à ceux qui envisagent de faire construire, je suis preneur !
          Pour répondre plus précisément à vos questions, le CMI ne vous doit que ce qui est décrit dans le ccmi (en plan et dans la Notice) et ce qui est indispensable à l’habitabilité de la maison, même si ce n’était pas décrit. N’oubliez pas que le CMI gagne de l’argent sur les économies qu’il va faire sur l’ouvrage.
          Une maison peut avoir des canalisations apparentes et une fenêtre d’un escalier peut ne pas pouvoir s’ouvrir. Ce ne sont pas des malfaçons techniques ni réglementaires. Donc, si ce n’était pas précisé dans le ccmi, je crains qu’il n’y ait rien à faire. Par contre, si des caissons sont dessinés, ils sont dus évidemment – sous toutes réserves, puisque je ne connais ni le dossier ni les lieux. Un avocat devrait vous le confirmer
          Bien cordialement,

  60. Bonjour. Mon mari est en train de monter un mur de bloc devant la façade existante car rien n est droit.
    Il a pour cela creuser le sol et couler une semelle de 20cm d’épaisseur . Nous sommes envahis d un doute quand à l épaisseur de cette semelle. .. la façade est celle d un garage. Mon mari a relié l ancienne et la nouvelle façade par des tiges en fer reprisent dans le béton et foré dans l ancienne façade. Ce serait l horreur de devoir tout démonter pour refaire la semelle.. les blocs de béton sont creux des 39\19\14

    1. Bonjour, je ne peux guère vous donner des instructions techniques adaptées, sans voir les lieux. Il y aurait beaucoup de choses à dire, mais ça dépend de plusieurs critères que j’ignore. Avez-vous demandé conseil à un professionnel que vous auriez pu connaître, un maçon par exemple ?
      Bien cordialement,

  61. Bonjour,
    Les plaquistes viennent de s’apercevoir que la trémie de l’escalier est décalée de 20cm. Nous perdons 20cm dans une chambre et récupérons 20cm dans la salle de bain.
    Notre construction souhaite casser 20cm de dalle d’un côté pour rajouter 20cm de dalle de l’autre côté…
    Nous sommes inquiets par ce procédé et souhaitons avoir des avis extérieurs…
    Cordialement,
    Marine M

    1. Bonjour, je présume qu’il s’agit d’un plancher hourdis. Ca ne se découpe pas comme ça, en effet. Il est possible de rectifier une trémie d’escalier, mais cela dépend de l’ouvrage réalisé. Par exemple, s’il faudra ou non couper une poutrelle (les travaux de reprise en dépendent).
      Bref, c’est délicat, technique, mais possible. Vous pourriez demander – exiger – qu’un Bureau d’Etudes Technique “structure” supervise ce travail.
      Cordialement,

  62. apres 10 mois de la livraison d’un appartement le joint silicone sanitraire présente des trous est ce que je dois demander au promoteur de faire intervenir l’entreprise ou pas ou bien c’est un entretien a ma charge

    1. Bonsoir, comme vous êtes encore dans la période de Parfait Achèvement, vous pouvez essayer de demander au promoteur. Mais cela ressemble plus à de l’entretien (passer une couche de joint silicone est très simple et très rapide à faire), je pense donc que vous ne l’obtiendrez pas. Cdlmt,

  63. Cher Mr Espagno je reviens vers vous pour un conseil
    Notre maçon a commis plusieurs malfaçons dans l’édification de notre maison dont je suis le maître d’œuvre ; il en répare certaines et nous attendons la fin de ses interventions tardives avant de pouvoir recevoir le chantier mais nous habitons la maison inachevée ; un nouveau problème plutôt inquiétant est survenu : notre évacuation au tout-à-l’égout a été totalement bouchée 5 fois ; une entreprise d’assainissement s’est déplacée 4 fois et a fini par enquêter avec une caméra dans le pvc qui traverse le sol de la maison dans toute sa largeur en plein milieu ; résultat : une barre de fer traverse le pvc d’évacuation juste au milieu de la pièce principale ; notre maçon propose de retirer du carrelage au niveau du repère déterminé par l’entreprise, de découper le polystyrène puis la chape et le film polyane pour dégager le pvc, retirer la barre de fer et poser un pansement ;
    Nous sommes donc dans l’inquiétude le préjudice est important il faut emballer tous nos meubles et la cuisine ouverte, tout protéger etc.. et pour quel résultats ? Nous nous demandons si l’étanchéité de la chape sera détériorée et que la nappe ou s’il est possible de réparer correctement ; nous recherchons donc des conseils, et nous demandons s’il faut accepter qu’il répare lui-même s’il le propose etc. ???

    1. Bonjour,
      Je trouve très curieux cette barre de fer qui traverse la canalisation d’évacuation des EU. Comment cela a-t-il pu arriver ? Quoiqu’il en soit, il faut réparer.
      Le plancher bas de la maison est donc un dallage béton sur hérisson. Techniquement, le maçon peut très bien faire un découpage du plancher jusqu’à réparer la canalisation. Il n’y a guère de risque de fragiliser le plancher ni de provoquer des remontées d’humidité (le film polyane n’est pas vraiment là pour empêcher l’humidité de remonter, mais pour permettre au dallage béton de se dilater librement, pour éviter qu’il ne se fissure).
      Mais c’est très délicat, il faudra par exemple veiller à ne pas couper d’autres canalisations, par exemple les gaines électriques dans la chape. Il faut donc y aller doucement, si je puis dire. Et faire la réparation avec précaution, en compactant le hérisson avant de recouler du béton, etc. Le bons sens demande que le maçon limite l’ouverture au minimum, comme le ferait un chirurgien. Il faudra donc repérer très précisément où est cette barre de fer, pour ouvrir juste au-dessus.
      Le souci est aussi esthétique : comme une cicatrice après opération, vous risquez fort que la réparation se voit au niveau du carrelage, au niveau des joints. Il faut un très bon carreleur qui obtiendra la même couleur de joint.
      Nota : vous habitez la maison avant d’avoir réceptionné les travaux : c’est tout-à-fait possible, mais à condition que vous précisiez bien que cette occupation n’est pas une réception tacite. Pour cela, vous adressez un mél général à tous les intervenants où vous indiquez que : “compte tenu du retard des travaux, nous avons dû occuper le chantier, mais ce n’est pas une réception tacite. La réception des travaux interviendra dès que possible, quand l’ouvrage sera réceptionnable”. C’est important de le préciser sans ambiguïté et par écrit à tous, car actuellement, les assurances pourraient considérer que vous avez réceptionné de fait, et donc sans réserve !
      Bonne réparation, bien cordialement,

  64. Bonjour,
    J’ai découvert votre site et j’espère que vous allez pouvoir m’aider à prendre une décision !
    J’ai fait une offre (acceptée) sur une maison, je cite l’annonce : « Année de construction : 2020 : « Très belles prestations : Travertin, baie à galandage, allée en goudron, gouttières alu, domotique, visiophone, alarme, caméra, climatisation gainée…encore sous garanties décennales . … »
    J’ai demandé le report de signature/compromis car j’ai appris, lors de la lecture de ce compromis, que cette maison date de 2009 ! Le gros-oeuvre terminé, elle est restée hors d’eau hors d’air pendant 10 ans jusqu’à l’achat par mon vendeur en 2020 qui a fait une demande de permis de construire et qui l’a terminée.
    De plus, à la lecture des diagnostics immobiliers, je découvre qu’elle est construite sur :

    « Sols Argileux : OUI Niveau de risque : Moyen
    Une étude géotechnique est obligatoire sur cette parcelle en cas de construction ou modification du Bati. (Loi ELAN, Article 68) »

    J’ai évidemment demandé tous les documents du 1er permis de construire ainsi que du 2ème et si une étude de sol avait été faite ; j’attends … Cette maison, mitoyenne d’un côté, est entourée d’une allée en goudron et une terrasse carrelée entourant la piscine. Faire venir un « expert avant achat » n’est peut-être pas la solution car il ne pourra pas sonder le sol et ne verra ni les fondations, ni d’éventuelles lézardes puisque les murs sont crépis et évidemment nickels !
    Comment puis-je savoir si en 2009 des précautions ont été prises en tenant compte de ce sol ?
    Que me conseilleriez-vous, à part annuler mon offre ?
    D’avance, je vous remercie.

    1. Bonsoir, je ne peux évidemment pas vous donner un avis technique sur un bâtiment que je ne connais pas, que je n’ai pas visité. Mais je peux vous dire quelques réflexions, à la lecture de votre message.
      L’annonce : “année de construction 2020”. Ce n’est pas sincère, car si j’ai bien compris, c’est la réception des travaux qui a eu lieu en 2020, alors que la bâtisse elle-même date de 2009. C’est agaçant, mais par forcément rédhibitoire.
      Sur le risque : vous savez, “sol argileux”, c’est très répandu. Ici, à Toulouse, la grande majorité des sols sont argileux. Si la construction de la maison date de 12 ans, elle a eu le temps de se tasser. Ce serait surprenant qu’on achète une maison bien fissurée, pour la maquiller et la revendre : ce serait une escroquerie et le vendeur risquerait gros, au civil comme au pénal.
      Ne pouvez-vous pas avoir des photos (par exemple sur Googl-Maps) ? Avez-vous les noms des artisans qui ont fait le second-oeuvre, y compris le maçon ? Il vous suffit d’avoir un seul nom, il vous donnera les noms des autres ou, du moins, de fil en aiguille vous obtiendrez le nom de tous. Ou bien tout simplement, demandez au vendeur les attestations d’assurance des artisans, maçon y compris, puisqu’il avance que la maison est en garantie décennale – sans lui dire que vous allez les interroger ! Dites-lui que le notaire exigera ces attestations, pour se couvrir lui-même (il ne cautionnera pas la vente d’une maison sous garantie décennale, sans les attestations d’assurance au complet). Vous interrogerez alors les artisans avec subtilité, pour qu’ils vous disent la vérité. Notamment l’enduiseur, bien placé pour savoir s’il y avait des fissures. Par exemple en lui posant la question : “On m’a dit qu’il y avait des fissures sur les murs. Avez-vous remarqué si elles étaient importantes ?”.
      Mais, finalement, le risque est peut-être moindre, 12 ans après, qu’une maison réellement neuve et qui peut peut-être se tasser et fissurer…
      Cordialement,

      1. Bonjour Mr. Espagno,
        Merci pour votre prompte réponse et rassurante du fait qu’en « 12 ans la maison a eu le temps de se tasser ».
        Mais j’ai apparemment oublié de vous préciser que c’est le vendeur lui-même qui a pris en charge tous les travaux en 2020 (maçonnerie, placo, électricité, plomberie), véranda et piscine. C’est d’ailleurs lui qui avait déposé en décembre 2019 une demande de permis de construire (délivré) « Construction d’une maison individuelle ». Et, pour information, j’ai trouvé une fiche entreprise (« Travaux d’installation électriques dans tous locaux ») créée à son nom en 2010 mais radiée en ?? C’est donc un monsieur « touche-à-tout » et donc s’il a rebouché des fissures, il ne me le dira pas ! Du coup, je ne peux enquêter sur ceux qui ont terminé la maison puisqu’il était seul. Par contre, il aurait une attestation d’assurance décennale.
        J’ai copié sur Google les photos de cette maison mais je ne vois pas comment vous les faire suivre. Par contre, il m’a envoyé le lien suivant : https://youtu.be/eMOEvvCNEQg. Vous verrez pourquoi il est difficile de juger, surtout pour une novice comme moi et en voyant cette vidéo très sympathique !
        Sans pouvoir « enquêter », y-a-t’il des documents que je devrais demander plus particulièrement ?
        Encore merci !
        Cordialement

        1. Bonjour, j’ai pu voir la vidéo. Que cette personne fasse une vidéo commerciale pour vendre son bien n’a rien de choquant en soi.
          Il est possible que le vendeur soit capable de faire les travaux de second-oeuvre – je connais 2 ou 3 artisans comme ça – et du coup qu’il en fasse son métier. Autrement dit, je ne peux pas me rendre compte de plus. Depuis Toulouse, je ne vois pas ce qui se passe à Béziers.
          S’il a obtenu une garantie décennale, voire une D-O, c’est plutôt rassurant, l’assureur doit le connaître comme n’étant pas un abonné aux sinistres.
          Et je note que la Cuisine n’est pas noire ! Un bon point pour lui… 🙂
          Regardez bien partout, et surtout en prenant votre temps pour tout voir à la loupe. C’est ainsi qu’on apprécie vraiment une construction. Par exemple, j’aime bien parfois aller sur un chantier quand je sais que je suis seul et que je peux passer 1 heure ou 2 à TOUT regarder tranquillement.
          Cordialement,

          1. Bonjour, et encore merci pour votre réponse.
            Je prendrai soin de tout regarder “à la loupe” si j’arrive à descendre dans le vide sanitaire et à voir la charpente, ce qui n’est pas gagné.
            J’attends maintenant que les documents demandés arrivent chez le Notaire pour reprendre RV pour contre-contre-visite !
            Vous n’aimez pas les cuisines noires ! Je comprends car il faut toujours astiquer.
            Encore merci pour vos conseils.
            Cordialement

          2. Regardez aussi à la loupe les murs de façade, au propre, presque, comme au figuré : regardez s’il n’y aurait pas de multiples petites fissures, celles qu’on ne voit pas de loin. S’il y en a une ou deux, ce n’est pas grave. S’il y en avait de multiples, ça montrerait que le bâtiment bouge. Et 12 ans après ce n’est pas normal.
            Ce que je déteste dans le noir, c’est surtout 🙂 :
            – céder à la mode du moment, faire comme tout le monde : les autres n’ont pas à nous dicter nos goûts. Surtout qu’un bâtiment va durer 50 ans, 100 ans ou plus. Il va se démoder très vite. Tandis qu’en ne cédant pas à la mode, il va garder sa personnalité, sans devenir tout de suite “ringard”.
            – c’est tellement triste, endeuillé, ça me déprime !
            – ce n’est pas beau, c’est une négation de la couleur. Quand j’étais jeune architecte, la mode était au blanc. Tout était blanc, on se croyait dans un laboratoire, les murs, les sols, les menuiseries : tout blanc. C’était nul. Maintenant, tout noir : c’est pire ; on se croit à la morgue. En fait, je crois que ça vient de la peur de se “planter”, de ne pas savoir marier les couleurs, ça révèle un manque de confiance en soi et une sorte de honte de devoir demander son avis à d’autres, par exemple à un architecte. Alors que j’adore les couleurs (comme Le Corbusier). Je remarque quand même que le noir passe de mode. Maintenant, c’est le bleu pastel (avis aux amateurs, ne faites plus de noir ! ). C’est moins mal, on progresse…
            Cordialement,

  65. Bonjour, nous sommes entrain de faire construire une maison plain pied. Nous sommes à l’étape du vide sanitaire. Et nous avons remarqué que ça été très mal fait, en effet il y a un gros problème au niveau du ferraillage. Il manque énormément d’attentes ( 12 au moins) , et seulement 2 tiges de ferrailles dépassent à chaque fois au lieu de 4. On nous a proposer le scellement chimique mais nous ne voulons pas car il y a trop d’attentes à rattraper. Est il possible de leur imposer de tout deconstruire et tout refaire pour respecter les normes sismiques?
    Merci par avance pour votre réponse

    1. Bonjour, difficile de répondre ainsi. Les scellements chimiques dans votre cas seront peu efficaces, en effet, car les chaînages travaillent à la traction (à l’arrachement, ) et donc difficile de faire un scellement après coup qui soit suffisamment résistant.
      Si le plancher hourdis n’est pas coulé, vous pouvez plutôt imposer des prolongations des aciers en attente par soudures (bien faites). Si c’était un de mes chantiers, c’est ce que j’imposerais.
      Si vous en êtes en zone à risque sismique, la parfaite réalisation de la structure s’impose “encore plus” si je puis dire, car la jurisprudence ordonne dans ce cas la démolition/recontruction.
      Cordialement,

  66. Bonjour M. ESPAGNO, nous faisons construire une maison ccmi sur vide sanitaire + garage sur terre plein. Nous en sommes à l’étape du vide sanitaire. En visitant le chantier je me suis aperçu que des parpaing du vide sanitaire étaient en bordure de la fondation, voire à l’extérieur de la fondation. De même, un mur de soutènement en limite de propriété dépasse du bord de la fondation. Est ce normal? Photos disponibles.

    1. Bonjour, les murs doivent être bâtis à l’axe de la fondation, sauf en mitoyenneté, où le mur doit être exactement au bord de la limite de propriété (au cm près). Dans ce cas, il faut prévoir des chaînages avec des armatures spéciales dans la fondation pour empêcher tout basculement de celle-ci (empêcher qu’elle “tourne” sur elle-même, en quelque sorte).
      Il peut y avoir des décalages du mur par rapport à l’axe, mais ils doivent être limités : on peut tolérer quelques cm, mais au bord, c’est trop.
      Cordialement,

        1. Je complète ma réponse précédente : en mitoyenneté, la fondation non plus ne doit pas dépasser “chez le voisin” et donc le mur se trouve obligatoirement excentré par rapport à l’axe de la fondation, puisqu’il se retrouve tout au bord de la fondation. D’où la nécessité des chaînages avec crosses plongeant dans la fondation, pour bloquer tout effort de basculement de la fondation. Cdlmt,

  67. Bonjour M. ESPAGNO, merci pour vos réponses. Une dernière si possible, est-il normal en RT2012 que la distribution d’alimentation en eau froide/chaude du RDC se fasse par l’étage. Sur chaque sortie de robinet, garage ou salle de bain, l’eau chaude parvient dans les ± 7 secondes, alors que dans la cuisine, il faut attendre presque 35 secondes le robinet bien ouvert ? Le constructeur dit que c’est normal, que la distribution se fait par la nourrice située à l’étage.
    A vous lire, cordialement Mme C

    1. Bonjour, à ma connaissance, il n’y a pas de règle qui s’impose dans le circuit d’alimentation d’eau chaude, si ce n’est le bon sens.
      Parfois, la source d’eau chaude (chaudière) est éloignée du puisage. Dans ce cas, SURTOUT pour la cuisine (où l’on tire de l’eau fréquemment, en petites quantités, à l’inverse par exemple d’une baignoire), j’ajoute systématiquement une petit chauffe-eau électrique, directement sous l’évier : l’eau chaude est instantanée, et c’est donc beaucoup plus économique. N’oubliez pas que toute l’eau qui coule pendant que vous attendez l’eau chaude, vous est facturée au prix de l’eau chaude : elle a chauffé dans la canalisation, puis elle a refroidit.
      Si vous ne pouvez pas techniquement reprocher au plombier son tracé de circuit en tant que tel, vous pouvez lui reprocher son défaut de conseil qui entraîne pour vous des surcoûts anormaux – et du temps perdu !
      Cordialement,

  68. Bonjour
    je me permet de vous contacter car nous venons de découvrir , en faisant des travaux pour bâtir des murs de séparation , un problème concernant le mur de soubassement de notre garage (réceptionnée avec réserve en 2017 + procédure judicaire en cours avec la société de maitrise d’ouvrage)
    En effet le mur se trouve en limite de propriété et il s’avère qu’en creusant la tranchée pour la fondation du mur de séparation nous avons mis a jour le soubassement du garage…. nous avons constaté que les parpaings étaient dans le vide sur dix neuf centimètre d’un coté ( angle gauche) et pile en limite de fondation sur l’autre coté du garage ( en gros le mur est en diagonale par rapport à la limite de propriété)
    Y a t il un risque de fissure? d’écroulement?
    Vers qui pouvons nous nous retourner? et à qui devons nous nous adresser si un constat doit être fait?
    Nous allons de problèmes en problèmes et tout nous a été caché depuis le départ …..nous sommes découragé et financièrement a bout….
    Merci par avance de votre aide
    cordialement

    1. Bonjour, je pense que vous cous êtes adressés à une “maître d’oeuvre” ( le “maître d’ouvrage”, c’est le client, c’est vous – ces 2 termes sont très proches, ce qui n’est pas commode pour ne pas les confondre).
      Des agglos dans le vide risquent bien sûr de s’écrouler. En fait, ça aurait déjà dû se produire… Seul un léger débord, inférieur à 5 cm, serait admissible. Je présume qu’une partie de tous les agglos doit quand même reposer sur une base solide ?
      Le mur doit être PARFAITEMENT aligné avec la limite de propriété. La tolérance admise par les Tribunaux est inférieure à 1 cm (ce qui est minuscule, quelques millimètres, en fait). Si ce n’est pas le cas (et c’est probable, à vous lire), vous pourriez contester légitimement cette implantation. Et ainsi obtenir que l’ouvrage soit correctement refait à cet endroit, soubassement compris.
      A ajouter à vos doléances judiciaires ? Parlez-en à votre avocat.
      Cordialement,

  69. Bjr M. Espagno,
    J’ai dans ma maison fraichement construire une douche à l’italienne 80/80. Je souhaite l’agrandir en longueur d’environ 80 cm. Le reste de la salle de bain est en chape liquide 5.5 cm avec sol chauffant. J ai posé la question au carreleur qui m’a signifié qu’il n’y avait pas de problème que la chape liquide était étanche. Il ne pourra faire qu’une très légère pente en jouant avec l’épaisseur du carrelage car la chappe est déjà en place il m’a dit que cela ne poserait pas de problème. De plus selon lui les joints du carrelage empêcheront l’eau de passer. Je trouvait cela un peu léger et ai donc demandé la mise en place d’un SEL sur le sol (sur le mur il prévoyait de sa propre initiative de mettre du SEL). Cependant en me renseignant par la suite sur internet il appert qu’une chape liquide n’est pas étanche. Les travaux n’ont pas encore commencés pour l’agrandissement (seulement commande du carrelage) au vu de ce que j’ai lu puis je vraiment faire confiance à ce carreleur?
    Merci de votre réponse.

    1. Bonjour, difficile de vous répondre sans voir les lieux, mais je puis vous assurer que s’il s’agissait d’une demande d’un de mes clients, je ferais casser la chape sur l’emprise de la future douche (on parle d’une toute petite surface, inférieure à 2 m²…), je ferais placer un receveur de douche type Wedi à carreler, je demanderais à un bon plombier de raccorder tout ça, et le carreleur n’aurait plus qu’à carreler sur la douche.
      Une douche à l’italienne est un ouvrage délicat, on le réalise correctement pour être tranquille, sinon on traîne des problèmes à n’en plus finir…
      Cordialement,

  70. J’ai construit un agrandissement de 50M² environ d’une maison existante et MAINTENENT ( je me retrouve avec une différance de hauteur de 2 centimètre entre la partie Neuve et ANCIENNE-les 2 centimètre de MOINS se trouve sur la partie NEUVE
    QUOI-FAIRE a QUI LA Faute au Maçon qui n’a pas mis le leinteau de la porte Fenètre assez Haute ? -OU AU Menuisier qui n’a pas fixé la fenètre assez haute ? -OU au carreleur ?
    Merci de votre réponse Rapide certain artisan non payé veule me casser la figure

    1. Bonjour,
      – Les 2 sols Existant et Extension sont donc à 2 niveaux différents ?
      – Ces 2 cm existait-il à la Réception des travaux ? Ou est-ce un tassement de l’extension récente ?
      – Peut-être la Réception des travaux n’a-t-elle pas eu lieu ? Etes-vous encore en phase juridique “chantier” ?
      – Quels engagements aviez-vous avec les artisans ? Quels “marchés de travaux” ont-ils été conclus ? Je présume que vous n’avez pas de maître d’oeuvre ?
      Les réponses me permettront de vous dire mon avis.
      Cordialement,

  71. bonjour je suis en construction d une maison par une sociétés sur un terrain qui appartenez a mes parents selon le maitre d œuvre pas besoin d étude de sol selon le g2 et les plans des zones géographiques . malheureusement début des tranchées une cavités puis deux cavités arrêt des travaux .que va t il se passer ! j ai des recourt au niveau des lois des assurances . qui va payer si il faut prévoir des dépenses supplémentaires !! car ma maman a plus de 75 ans et c etait pour elle peut on annuler le projet quelle recourt je peut avoir merci de votre aide et de vos conseil

    1. Bonsoir, avez-vous une étude de sol G1 ou G2 ? Ce n’est pas du tout pareil.
      Si c’est une G1, elle ne fait que dire quel est le genre de terrain probable dans cette région, tel que ça apparaît sur une carte. Dire que ce serait une étude de sol est totalement “bidon” (pardon…), même si on précise bien “étude préalable”. Pas besoin d’étude pour lire une carte ! Une G1 ne sert à rien et ne fait qu’abuser les gens.
      Si c’est une G2, vous avez eu des sondages sur le terrain et un rapport, et donc les professionnels savaient ce qu’il y avait sous les pieds (à moins d’une malchance inouïe).
      Si c’est une étude G1, a priori, mauvaise pioche en choisissant votre “maître d’oeuvre” : un professionnel qui se contente d’une étude G1 est nul, il n’y a pas d’autre mot.
      Que va-t-il se passer ? Ca dépend des engagements que vous avez pris avec les professionnels, je ne peux pas répondre comme ça, il faudrait étudier le dossier (ça relève du droit privé et donc des contrats conclus). Mais en tout cas, votre “maître d’oeuvre” (pas architecte, je présume ?) a un devoir de conseil et vous pouvez toujours le mettre en cause (comme peut l’être aussi tout architecte, je précise).
      Cordialement,

  72. Bjr M Espagno, l évacuation d eau de mon 1er étage fait se rejoindre l eau de la salle de bain du 1er et celle des toilettes dans un même conduit de diametre 100 avec conduit d aération dans le toit. Est ce conforme ? Dans les plans une évacuation complémentaire était prévue pour l eau de la salle de bain. Le plombier et le constructeur(ccmi) me dise qu il n’y a pas de problème de remonter d odeur avec l aération au toit. Cette installation est elle conforme au niveau normatif? Vs remerciant par avance de votre reponse

    1. Bonjour, oui a priori c’est normal dans la plupart des cas. Ca dépend en fait du système de traitement des eaux usées. Si vous êtes relié au réseau public (tout-à-l’égout), c’est normal. Si c’est un assainissement individuel, c’est normal également sauf si le système demandait à ce que les eaux soient séparées – ce qui n’est presque plus jamais le cas aujourd’hui.
      Les “remontées d’odeurs” dépendent en effet uniquement des évents et de leur bonne implantation. Un réseau d’égout, ça sent toujours mauvais, c’est normal là-aussi. Les remontées d’odeurs sont empêchées par l’eau des syphons des appareils, uniquement – si ça sent mauvais, inutile de mettre des produits dans le réseau, il faut faire couler un peu d’eau dans le syphon car c’est l’eau qui sert de bouchon. Si ça arrive souvent, c’est qu’il y a un problème de conception et/ou de réalisation des évents qui ne jouent pas leur rôle. Quand un appareil se vide, surtout la chasse des wc, ça créé une dépression dans les canalisations en amont, qui a tendance à aspirer l’eau des siphons. C’est pour ça que l’on met des ventilations, des évents, ils permettent à l’air d’entrer dans la canalisation. Et ainsi, il n’y a plus de dépression qui aspirerait les l’eau des siphons.
      Dans un réseau intérieur d’évacuation des eaux usées, il faut une ventilation primaire et des ventilations secondaires en bout de ligne. Les ventilations secondaires peuvent être remplacées par des évents anti-vide à clapet (ça marche très bien). Le maçon et le plombier ont raison, ils auraient juste pu vous expliquer de principe des évents.
      Cordialement,

  73. Bonjour,
    Nous avons fait construire notre maison et réceptionné. Et nous venons de constater que sur toute la longueur d’une chambre, 4 mcôté extérieur, Le mur, parpaing est dans les vide et décalé de la dalle de 5cm sur 4m. Il y a t il un risque sur la solidité de l’ouvrage ?
    Cordialement

    1. Bonjour. 5 cm dé débord pour un mur, ça commence à faire beaucoup, mais ça reste possible. La solidité et la pérennité de l’ouvrage dépend beaucoup plus de la qualité de l’ossature béton armé de la maçonnerie, c’est-à-dire essentiellement des chaînages et de leurs liaisons, ce que je ne peux pas apprécier – ni plus personne a priori, puisqu’il faut le vérifier avant coulage du béton.
      Cordialement,

  74. Bonjour, notre plombier a perçé une gaine sanitaire lors du carottage de notre dalle béton à l’étage, car le passage des gaines sanitaires ne serait pas conforme, sans chape de ravoirage et situé à même sous la dalle par le constructeur en plein milieu de l’endroit préconisé pour la pose du receveur (gaines non passées en cloison montantes). Le constructeur dit lui que cela est conforme . Quelles sont les prescriptions d’implantation concernant les maisons RT2012, est-ce que le passage de gaine électrique et sanitaire est interdit dans la chape fluide sans ravoirage ? Il propose un dédommagement amiable, de quel ordre éventuellement ? Merci de votre réponse. Cordialement

    1. Bonsoir, je ne peux pas apprécier ici si la gaine était à un endroit où elle ne devait pas être. Il faudrait avoir un plan en Coupe du plancher, et coté.
      Mais si elle était à fleur de la chape fluide, ce n’est pas normal en effet. Il faut que les gaines soient à la base des chapes, dans la chape de ravoirage, et la chape fluide ne doit pas comporter de gaine qui la fragiliserait.
      Cordialement,

      1. Merci pour votre réponse et rapidité. Notre constructeur nous a précisé qu’il n’y avait pas eu de chape de ravoirage , en effet les gaines sont situées à moins de 3 cm sous la dalle et selon notre plombier elle sont situées en chape fluide. Est ce un vice caché ou une malfaçon ? le constructeur souhaitant nous dédommager à l’amiable et et non via déclaration de sinistre auprès de l’assurance ? Cdlt.

        1. Si le CMI vous propose de vous dédommager, c’est qu’il a, au moins, reconnu la malfaçon. C’est déjà ça.
          C’est une malfaçon non-apparente, donc un vice caché. Pour le réparer, il faudrait tout casser au marteau-piqueur… Pas très réaliste ? Peut-être vaut-il mieux accepter un accord avec le CMI ?
          Cordialement,

          1. Bonjour Mr ESPAGNO,
            Nous revenons vers vous suite à notre pb de PER sanitaire perçés lors de l’installation de notre receveur de douche extra plat. Nous avons rencontré notre CMI pour tenter un dédommagement amiable. Celui-ci persiste en nous indiquant qu’il ne réalise jamais de chape de ravoirage dans un plancher béton à l’étage, selon lui, même l’assurance le dédouanerait de la réaliser, même en présence de gaines sanitaires PER (pour rappel, situées en plein milieu de leur emplacement préconisé pour la douche et juste sous la chape fluide). Il ne souhaite pas non plus nous fournir le plan de coupe du plancher comme vous le préconisiez pour vérifier l’implantation. Pour lui, hormis la chape de ravoirage manquante, tout est normal, et il se propose de nous dédommager de 200€ ? Est-ce normal et avons nous matière à obtenir meilleure réparation ? Merci de vos conseils. Cordialement

          2. Bonsoir, cette histoire de ne jamais faire de chape de ravoirage à l’étage est stupide – ou plutôt, un énorme mensonge. Que le plancher soit à l’étage ou au rez-de-chaussée n’a rien à voir : les gaines doivent être enrobées dans une chape de ravoirage, pour que la chape de pose du carrelage soit libre de toute gaine. Dites-vous bien que le CMI le sait parfaitement et qu’il vous raconte n’importe quoi, car vous n’êtes pas censés connaître la technique.
            A votre place je lui adresserais une lettre recommandée avec a.r. de MISE EN DEMEURE de faire correctement sont travail, et notamment de respecter les DTU, comme c’est écrit dans le ccmi. Faute de quoi, dans un délai de 15 jours, vous l’assignez en lui demandant des dommages et intérêts en conséquence. Avec copie du Garant et au Banquier (si vous avez fait un prêt).
            Cordialement,

  75. J’ai une terrasse contiguë au rez de chaussée dans un terrain argileux. des sondages ont prouvé que la dalle sur terre plein de la terrasse est liée à la maçonnerie du pavillon par des armatures. Le dallage en béton armé de 8cm d’épaisseur est réalisé sur un hérisson de tout venant compacté de 20 cm d’épaisseur.
    Peut-on dire que cette réalisation est un défaut structurel ?
    Merci

    1. Bonjour,
      Dallage béton lié à la maçonnerie : non, ce n’est pas comme ça qu’il faut faire, le blocage de la dalle béton d’un coté (liée à un bâtiment reposant sur des fondations en profondeur) et pas de l’autre coté (sur un simple hérisson), fera que lors de tassement, la dalle va se casser. Il faut que la dalle puisse se tasser uniformément, et qu’elle puisse se dilater (été – hiver) librement. Donc qu’elle ne soit pas liée à des murs. C’est le meilleur moyen d’éviter que les fissures soient nombreuses et importantes.
      Si l’ouvrage est très ancien, l’épaisseur n’est pas une erreur : quand j’étais jeune, le DTU demandait bien que les dallage aient 8 cm d’épaisseur. Puis c’est passé à 10, puis maintenant à 12 cm. A quand 14 ? 🙂 En fait, c’est la qualité du sol et du compactage qui fait la qualité du dallage. Un dallage est comme un tapis posé par terre (à la différence d’un plancher porté, tel un hourdis). Même un tapis épais va gondoler si son support se tasse. L’épaisseur est très secondaire : si ça doit casser, ça cassera, même à 14 cm d’épaisseur.
      Cordialement,

      1. Merci de votre réponse du 27 août à 11H45.
        Le pavillon a 20 ans.
        La dalle de la terrasse s’est effectivement tassée de 2à3 cm coté pavillon lors de la sécheresse de 2018.
        En fait, le dallage de la terrasse est reliée non aux murs du sous-sol mais à la dalle du rez de chaussée; je pense que le phénomène de tassement est le même que pour une liaison aux murs du sous-sol.
        Faut-il désolidariser la dalle terrasse de la dalle rez de chaussée?
        Quelles sont les solutions les moins onéreuses?
        Avec mes remerciements

          1. Il n’y a pas de fissures.
            C’est un affaissement évolutif depuis 2018 coté pavillon.
            La terrasse fait un L autour de la cuisine-salle à manger-salon. Elle bénéficie d’un joint de dilatation dans sa partie centrale.
            La terrasse est accolée à 2 bacs à fleurs coté jardin, l’un à l’angle de la terrasse, l’autre accroché à un des mur en échiffre et 2 murs en échiffre en extrémité qui descendent du pavillon pour se planter dans le jardin? Ces quatre éléments possèdent des fondations.
            Avec mes remerciements

          2. Bonsoir, un tassement signifie logiquement que l’assise (le hérisson, et donc probablement le sol, la terre sous lui) s’affaisse.
            Pourquoi cela semble-t-il récent ? Y a-t-il eu création d’un drainage ? Ou à l’inverse, vérifiez qu’il n’y a pas de fuite, par exemple dans le réseau d’eaux pluviales, notamment au niveau des regards. C’est très insidieux : l’eau s’infiltre tout doucement, pendant des années, ramollissant la terre doucement, jusqu’à ce qu’elle ne porte plus et tout s’affaisse. Attention à la maison ! vérifiez qu’il n’y a pas de fissure à ce niveau, on ne sait jamais. Plus on tarde à le découvrir, plus le sinistre est onéreux (et hors garantie, évidemment, 20 ans après).
            Réparer par des injections de béton coûterait probablement plus cher que faire une nouvelle terrasse. Il faut que la terre soit bien décapée et compactée, puis le hérisson est lui aussi compacté en 2 couches (2 fois, à mi-hauteur et à la fin), le hérisson doit être bloqué en périphérie (pas de hérisson directement contre la terre). Et un dallage béton (aujourd’hui 12 cm) sur polyane épais avec des recouvrements de treillis soudé de 2 mailles minimum. Forme de pente pour éloigner l’eau de pluie de la maison. Je ne crois pas oublier quelque chose 🙂
            Cordialement,

  76. Bonjour,
    Je fais construire une maison ossature bois et le maçon qui a coulé la dalle a laissé les ferrailles apparentes en surface aux quatre coins de la dalle puis les a coupé à ras du sol de la dalle. Le dessus de la tête de chaque feraille est donc visible même si elles ne dépassent pas. Or, il semble qu’il aurait dû enrober ces ferrailles de béton pour que l’eau ne puisse pas s’infiltrer et faire éclater cette zone en cas de gel sévère. L’ossature bois est maintenant levée (charpente posée mais sans couverture) et ces ferrailles sont recouvertes par la lisse basse qui supporte l’ossature mais je m’inquiète et voudrais rattraper le coup avant que la maison ne soit terminée.
    Mon maître d’oeuvre me dit que c’est certes une malfaçon mais qu’elle est sans incidence dans ce type de construction car ces ferrailles se trouvent sous la lisse basse du mur et que l’eau ne pourra pas y pénétrer puisqu’il y a une bande d’arase entre la dalle et la lisse basse, et que le bardage protègera de l’intrusion de la pluie. D’autre part, selon lui, ces ferrailles seront dans le volume isolé donc non exposées au gel.
    Précision: ces ferrailles sont à proximité du volume isolé mais restent au bord extérieur du volume isolé puisque l’isolation du mur est placée au dessus de cette lisse basse et au bord intérieur de celle-ci (= l’épaisseur du mur). D’autre part, la dalle n’est pas isolée en sous face ou en périphérie car l’isolant est sur dalle. L’isolation du sol est sous la chape et non sous la dalle. L’isolation du sol rejoint donc l’isolation du mur sans englober ces ferailles.
    Selon vous, dans cette configuration précise d’ossature bois, y-a-t-il des risques de dégâts en cas de gel?
    Quelles solutions de secours existent pour protéger ces ferrailles si c’est nécessaire?
    Merci votre aide,
    G.D

    1. Bonjour, je crois comprendre votre cas : le maçon, par habitude, a laissé dépasser les aciers pour qu’ils puissent faire une jonction avec un chaînage vertical en maçonnerie. Mais c’est une ossature bois, donc pas de chaînage en béton armé.
      Ca ne me semble pas grave, rien d’inquiétant. La lisse basse du charpentier vient bien écraser l’arase et empêcher toute humidité. Et s’il devait y avoir un peu d’humidité quand même, ces aciers ne travaillant pas (ils ne servent à rien à ce niveau) ils peuvent rouiller, ça n’a pas d’importance.
      Et qu’ils soient isolés thermiquement ou pas n’a aucune incidence.
      Donc vous pouvez écouter votre maître d’oeuvre ; d’ailleurs ce n’est pas vraiment une malfaçon, c’est juste un bout d’acier inutile. Devant un cas semblable, j’aurais fait la même réponse à mes clients.
      Cordialement,

      1. Bonjour Monsieur,
        Merci pour votre réponse.
        J’aurais besoin d’une dernière précision à ce sujet pour savoir s’il faut faire revenir le maçon :
        un enduit hydrofuge a été appliqué sur le mur de soubassement qui soutient la dalle (mur constitué de 2 rangées de parpaings CREUX). Une première couche a été passée de bas en haut de ce mur puis une seconde couche a été passée mais seulement sur la rangée de parpaings du haut (le terrassier ayant entre temps recouvert la première rangée de parpaing du mur qui n’était plus accessible au maçon venu passer la seconde couche).
        Dans le cas d’une maison ossature bois avec isolation en paille (donc sensible à l’humidité), le fait que cette deuxième couche n’ait pas été passée peut-il entraîner un problème éventuel de porosité à l’eau du mur et de remontée d’humidité à même d’endommager la structure?
        J’ai essayé de tester l’efficacité de l’hydrofuge en faisant couler de l’eau pendant une heure à proximité du mur de soubassement dont seul la dernière rangée de parpaings est visible (donc le sol se trouve au niveau de la moitié du mur) et j’ai observé que sur quelques centimètres de haut se dessinait une trace d’eau en forme de vague. Est-ce normal ou est-ce signe d’une hydrofuge défaillant ?
        Précision: La maison n’est pas sur vide sanitaire, ni sur sous sol mais sur hérisson non ventilé.
        Dans l’attente de vous lire,
        Merci encore, M.G.

        1. Bonjour, je n’aurais jamais fait une construction à ossature bois et isolant paille sur hérisson, c’est-à-dire sans vide sanitaire assurant une parfait coupure de capillarité. Je ne peux pas me rendre compte précisément ici de la fiabilité de la conception technique ni de la réalisation de l’ouvrage réalisé vis-à-vis de la protection à l’humidité. Il faut que la base des murs-bois et paille restent toujours parfaitement sèche. Je vous engage à le vérifier régulièrement.
          Cordialement,

  77. Bonjour,
    Le menuisier en posant le moteur de notre porte de garage (5m par 2m25 ) a fixé une vis du rail moteur au milieu d’une poutrelle.
    Il m’a dit qu’il n’avait pas le choix de se fixer une fois sur la poutrelle.
    Il a été également obligé de se fixer sur la grosse poutre porteuse précontrainte.
    J’ai entendu dire qu’il ne fallait jamais percer une poutrelle
    De ce fait, Pensez vous que ça puisse avoir des répercutions et des incidences que le rail du moteur soit fixé sur la poutrelle et sur la poutre porteuse ?
    Cordialement,

    1. Bonjour, le menuisier a eu tort. En effet “on ne perce pas une poutrelle”. De fait, cette poutrelle est pour le moins affaiblie – surtout précontrainte. Idem pour une poutre, quoique son volume plus important minimise l’impact d’un percement. En fait si les aciers sont touchés, même seulement dégarnis, ça impacte la poutre.
      Ceci dit, un point faible, tel que la dégradation d’une poutrelle, est le plus souvent absorbé par les marges de sécurité importantes dans le “bâtiment” (en général x 3). Mais je ne peux pas me rendre compte ici de l’impact réel dans votre cas.
      L’excuse de dire “Je ne pouvais pas faire autrement” n’est pas valable : que dirait-il si un plombier ou un électricien perçait le portail pour y passer une gaine, au motif “qu’il ne pouvait pas faire autrement” ?
      Cordialement,

      1. Merci de votre réponse.
        De plus sur ce même plancher les plombiers en voulant carotter le plancher pour passer les évacuations d’eau ont percés une poutrelle sans toucher les aciers mais en les mettant à nue. (Ils ont rebouchés le trou avec du mortier pour enrober de nouveau les aciers).
        Cependant avec ces incidents sur le plancher quelles peuvent être les risques ?
        Pensez vous que le plancher à long terme peut s’effondrer à cause de ces incidents?
        Bonne réception,
        Cordialement,

        1. Bonjour, là on plus, on ne perce pas un plancher hourdis pour y passer des canalisations ; mais on laisse des réservations avant coulage. Quand mon maçon commande le plancher hourdis, il doit avoir en main le plan des réservations que j’ai établi et que je lui ai transmis, pour qu’il le joigne à sa commande afin que les emplacements des canalisations correspondent bien aux entrevous, pas aux poutrelles. Pour construire correctement, on n’improvise pas au jour le jour, on prévoit par des plans techniques. Sur votre chantier, les artisans ne m’ont pas l’air d’être très au courant des règles de l’art. Et quand on doit percer un plancher hourdis pour une raison valable, on repère d’abord les emplacements de poutrelles pour ne pas les percer.
          Un acier de béton armé qui est mis à nu perd toute sa capacité physique. C’est comme s’il était coupé. Le fait de reboucher n’y change pas grand chose. Là aussi, il vous faut donc compter sur les marges de sécurité.
          Un plancher béton ne s’effondre pas d’un coup sans cause étrangère (telle un tremblement de terre), il prévient au préalable par des fissures qui s’agrandissent petit à petit. Cordialement,

      2. Bonsoir,
        Pour rebondir sur la question, peut-on percer un linteau pour y fixer les équerres de maintien des menuiseries ?
        Cordialement

        1. En principe, non. Surtout les éléments en béton armé qui sont peu volumineux : tout percement ferait alors plus de dégâts.
          Si le linteau est gros, on considère qu’on peut le percer à mi-hauteur, là où le béton armé n’a pas de tension. Cdlmt,

          1. Dans ce cas, une baie vitrée ou une porte n’est maintenue que sur les côtés ?
            Impossible de la fixer en haut dans le coffre de volet ni en bas. Pour des baies de grande dimension être maintenues que par les côtés c’est pas très rassurant.
            Cordialement

  78. Bonjour nous faisons actuellement construire via ccmi une maison de plein pied sur vide sanitaire ancrage 1m20. Risque argile élevé sur géorisque abaissé a faible apres g2avp, j’avais donc imposé au depart au constructeur un soubassement en stepoc pour rigidifié la structure. Au vu des conclusions du rapport g2avp le risque retrait gonflement est faible, le constructeur me propose alors de passer en maçonnerie, solution que j’accepte en attendant l’avenant. Apres même renseigné dtu et règle professionnelle il me semble qu’en labsence de drainage et a une profondeur non hors gel le parpaing creux est proscrit, je demande donc du parpaing plein a minima mais du parpaing creux est livré. qu’en pensez vous?

    1. Bonjour,
      – “ancrage 1,20 m” = ce qui veut dire en fait que l’étude de sol préconise que la base des fondations soit à -1,20 m par rapport au terrain naturel ? Ce n’est pas très profond. N’hésitez pas à faire un peu plus profond, surtout sur un sol argileux – et surtout que le bon sol n’est pas parfaitement horizontal, pas toujours à la même profondeur. Donc il faut prendre de la marge en creusant un peu plus.
      – vous aviez prévu un soubassement en blocs à bancher = très bonne solution sur un sol argileux ! car les retraits-gonflements provoquent des tensions variables et localisées (enfoncement d’un coté, poussées verticales de l’autre, de façon aléatoire). Donc un soubassement parfaitement rigide, indéformable, comme un mur en béton ou en blocs à bancher, est tout indiqué. Attention, les blocs à bancher sont assez techniques, il faut que les armatures soient bien placées, sinon ça ne sert à rien.
      Si le projet a été chiffré comme ça, tenez-bon et imposez les blocs à bancher, car une fois bâti, c’est fini, terminé, vous ne pourrez plus changer ! (à l’inverse, par exemple, de tuiles, de volets, de lavabo, etc. que l’on change quand on veut).
      Nota : un “bloc plein” ne sert à rien dans votre cas (à ne pas confondre avec un “bloc à bancher”, ça n’a rien à voir. Un bloc plein est isolant phonique).
      – profondeur hors gel : -1,20 m est largement hors gel. C’est en général -0,50 m à -0,80 m en plaine, un peu plus en haute montagne. Profondeur “hors gel” : c’est seulement la BASE DES FONDATIONS qui compte, pas le reste (c’est la profondeur du trou, si vous préférez).
      Cordialement,

  79. Bonjour Monsieur Espagno,
    J’ai plusieurs fissures au même endroit sur ma dalle de terrasse (plancher hourdis) je me suis aperçu ce matin que les hourdis sous ces fissures sont également fissurés sur plus d’1 mètre.
    Cela m’inquiète car les hourdis ne devraient pas fissurer lorsqu’il s’agit de fissures de retrait du béton.
    Qu’en pensez-vous ?
    Salutations

  80. Bonjour
    Nous faisons construire notre maison via un CCMI. Le chantier a démarré le 27/07/2020. Le constructeur nous a convoqué par recommandé au 23/07/21 pour la réception de la maison, en sachant pertinemment que nous n’étions pas sur place au cours de cette semaine (nous avons fait l’erreur de partir en vacances, le prévisionnel qu’il a donné indiquant une date de réception début juin). Le but était, je pense, de justifier qu’ils étaient bien capables de livrer dans le délai des 12 mois. Mais au 23/07 à 10h, le terrassement n’était pas encore tout à fait terminé (photos à l’appui, la pelleteuse finalisait le terrassement).
    La réception a été décalée au 31/07. A notre retour, nous avons constaté que le façadier avait très mal travaillé. Non seulement il y a des tâches à différents endroits, l’enduit n’est pas régulier autour des menuiseries, et l’entreprise n’a pas nettoyé les projections de crépis sur les gouttières en alu et sur la frisette en PVC (une réserve devait être mise). Mais pire, il y a des rayures et impacts sur quasi toutes les portes, baies et fenêtres et ils n’ont pas nettoyé les cadres des menuiseries. Au mieux, ça part mais ça pourrait créer de nouvelles rayures, et au pire ça ne part pas…. et il est hors de question de réceptionner une maison avec des menuiseries déjà endommagées.
    A cela s’ajoute un souci sur les tuiles, qui sont elles aussi tâchées depuis leur pose en janvier et ce litige n’a toujours pas été réglé (une réserve devait être mise sur le PV, le couvreur doit faire intervenir le fournisseur pour expertise).
    Pris de court face à toutes ces réserves qui s’accumulent, nous avons refusé de compléter et de signer le PV de réception ce samedi 31/07. Nous ne savons plus quoi faire. Les responsables de la conductrice de travaux ne daignent pas lui donner et nous donner réponses à nos questions.
    En refusant la réception, nous ne pouvons pas faire intervenir le carreleur (que nous nous sommes réservés, ainsi que la peinture). Il devait intervenir demain, donc aussitôt après la réception.
    Nous avons peur d’être pieds et poings liés une fois ce PV signé, car consigner 5% pour des réserves sur la toiture, sur l’enduit et sur les menuiseries (plus quelques retouches intérieures, mais pas d’inquiétude sur ça), ça me parait bien peu et le constructeur nous indique qu’il est obligatoire de payer 95% pour la réception. En gros, nous sommes obligés de payer les 95% pour réceptionner une maison qui ne correspond pas à nos attentes. Ou alors attendre mais pour quelle durée et sans certitude de résultat.
    Je sollicite donc votre avis et votre regard extérieur, car nous tournons en rond sans savoir quoi faire… Un grand merci par avance pour votre réponse. Bien cordialement

    1. Bonjour, vous avez raison de ne pas réceptionner quand les malfaçons à reprendre représentent un coût supérieur aux 5% du solde des travaux.
      Que faire ? Je vous propose de tout simplement l’écrire au CMI. Par exemple :
      “Monsieur le Directeur,
      nous avons constaté le 31 juillet dernier des malfaçons nombreuses et importantes à la maison que vous me proposiez de réceptionner.
      L’importance de ces malfaçons empêchent de rendre l’ouvrage réceptionnable. En outre, il nous serait impossible d’y habiter pendant la réalisation des travaux de réfection.
      En conséquences, nous vous demandons de réaliser a minima : la finition des terrassement, la reprise généralisée de l’enduit de façade, les rayures sur les menuiseries – quitte à les changer si elles n’étaient pas réparables, le changement des tuiles tâchées. Je précise que ma lettre ne constitue pas une liste exhaustive des malfaçons constatées ; celles-ci le seront uniquement le jour de la Réception des travaux, dont nous conviendrons de la date quand ces travaux seront faits. Je rappelle que les pénalités de retard continuent de courir.
      Vous voudrez bien m’indiquer un délai réaliste de reprise de ces malfaçons, afin que je puisse planifier les travaux suivant qui me sont réservés.
      Veuillez agréer…”

      Montrez beaucoup de “calme détermination”, il faut que le CMI sente bien que tout harcèlement ou tout chantage ne fera qu’aggraver les conséquences. Et raisonnez surtout sous l’éclairage juridique, en ne tenant compte QUE du Droit.
      Cordialement,

      1. Un grand merci pour votre réponse et votre réactivité. Je fais partir ce courrier en LRAR dès demain matin. J’ai pris la liberté d’ajouter que je préviendrai le garant sans réponse de leur part au 27/08, soit J+30 après la date de fin de chantier légale.
        Le façadier est intervenu pour refaire une partie des tâches et nettoyer les projections. Nous verrons ce soir le résultat. Les salariés ont refusé de refaire les autres faces sans la venue de leur patron. Nous voilà à l’arrêt au moins 3 semaines pour cause de fermeture annuelle, ce qui va retarder toute la suite des travaux réservés… En espérant que le CMI ne nous reproche pas ce refus de réception…
        Encore merci pour votre aide. Cordialement

        1. Bonsoir, vous avez raison de prévenir le garant (en lettre r.a.r.), pour montrer que l’on ne pourra pas vous “balader”, si je puis dire.
          N’oubliez pas que c’est VOUS SEUL qui réceptionnez, qui déclarez accepter ou non l’ouvrage. Le CMI pourra dire ou écrire ce qu’il voudra, c’est VOUS QUI MENEZ LA RECEPTION et personne ne peut vous imposer une date (si, un juge, c’est le seul).
          Et c’est vous qui tenez le crayon lors de la réception, c’est vous seul qui décidez les réserves à mentionner ou à ne pas mentionner, QUOI QUE DISE LE CMI. S’il n’était pas d’accord, ça ne vous empêcherait EN RIEN de ne pas réceptionner comme vous l’entendez. C’est la Loi. Ne vous laissez pas impressionner.
          Cordialement,

          1. Bonsoir
            Un mois s’est écoulé depuis mes derniers commentaires, et rien n’a bougé… Nous avons envoyé le courrier en LRAR comme conseillé (réceptionné 2 jours après), puis nous avons attendu le retour de congés du CDT, il y a maintenant 10 jours. Aucune nouvelle.
            Nous avons tenté de joindre le garant par téléphone. Personne n’étant disponible, on a pris nos coordonnées mais pas de nouvelles non plus. Arrivés à J+30, nous avons donc envoyé une mise en demeure au constructeur de terminer les travaux sous 10 jours + une LRAR au garant pour l’informer de la situation et du retard, et pour lui demander le versement des pénalités de retard (peut-être y a t’il une procédure particulière pour les obtenir ?).
            A ce jour, le CDT ne répond plus (peut-être à cause de la mise en demeure?). On appelle sans cesse l’agence et le siège, on nous dit que l’on fait passer le message, mais aucun responsable ne daigne nous rappeler. Nous ne savons pas quoi faire de plus pour que les choses avancent… Pendant ce temps, nous avons toujours notre loyer et les charges de prêt, sans compter que notre préavis a été donné… Que faire de plus ?

          2. Bonjour, le CMI doit être en mauvaise posture financière, il risque de déposer son bilan bientôt.
            Il faut mettre en demeure le garant d’intervenir (par lettre r.a.r. bien entendu) car vous avez constaté l’abandon de chantier. Mentionnez également que tout retard supplémentaire occasionne ipso facto l’augmentation correspondante des pénalités de retard, et que vous subissez en outre un préjudice anormal (essayez de le justifier concrètement) dont vous demanderez également réparation. Il n’y a que ça qui pourrait les faire bouger.
            Votre mésaventure montre bien les limites de la garantie de livraison, pourtant encensée par toutes les recommandations de conclure des ccmi. Mais la réalité est bien différente, je souhaite que vous n’ayez pas trop à en subir les nuisances.
            Cordialement,

  81. Bonjour Monsieur.
    J’ai un CCMI et mes fondations viennent d’être finies. Le coffrage qui retenait le béton a été enlevé et on voit à quelques endroits des trous ou bulles qui fait apparaitre le ferraillage ou même le parpaing que le béton est censé recouvrir ? Un avis ? En vous remerciant.
    Cordialement.

    1. Bonsoir, sans visite des lieux, il ne m’est pas possible de vous donner un avis, désolé. Normalement, les aciers doivent être recouverts (enrobés) de 25 mm au minimum. Donc, évidemment, tout acier qui affleure est une malfaçon.
      Cordialement,

  82. bonjour, je fais construire une maison sur terrain en restanque avec (maison familiale => constructeur)
    j ai environ 1,50 à 2 mètres lorsque j’ouvrirai mes portes fenêtres avant d’avoir un vide de 2 mètres.
    ils m ont imposé de faire construire avec eux une terrasse sur hourdie pour me “mettre ” en sécurité, la dessus ils imposent le garde corps et le carrelage, qui est facturé une blinde.
    j avais l’intention de faire construire cette terrasse avec une société (qui coute bcp moins cher).
    Suis je obligée de passer par le constructeur ?

    1. Bonjour, vous écrivez “Ils m’ont imposé…”. Non, dans la loi française, personne ne peut vous imposer quoi que ce soit, si ce n’est un juge. Vous avez parfaitement le droit de faire faire cette terrasse par qui vous voulez.
      Vous indiqué que vous avez signé un ccmi, si j’ai bien compris. Si la terrasse était comprise dans le ccmi, vous aviez déjà choisi de la confier au constructeur en signant le contrat. Vous ne pouvez donc plus revenir en arrière maintenant. Mais, à vous lire, je ne crois pas que ce soit le cas.
      Si la terrasse n’est pas comprise dans le ccmi, vous n’avez donc pas encore décidé qui la fera. Vous pouvez choisir qui vous voulez.
      Vous me dites, toujours si j’ai bien compris, que le CMI (le constructeur) voudrait vous imposer qu’il réalise cette terrasse, car, comme elle est indispensable au titre de la sécurité à l’usage de la maison, elle doit faire partie de son ouvrage (est-ce son argument ?). Le CMI dit là une ENORME bêtise ! je présume qu’il ne s’en rend pas compte. Vous pouvez le piéger facilement pour vous dégager de lui. Il faut échanger avec lui PAR MELS, en lui posant la question : “Est-ce que je dois obligatoirement passer par vous pour réaliser la terrasse car elle est indispensable à la sécurité de l’usage de la maison ?”. Si le CMI répondait (naïvement) “Oui, c’est obligatoirement moi, car la sécurité rend la terrasse indispensable” ou quelque chose de ce genre, vous pourriez garder sa réponse et lui IMPOSER de réaliser cette terrasse à ses frais, sans plus value ! 🙂
      En effet, un cccmi doit comprendre dans le prix convenu TOUS LES TRAVAUX nécessaires au parfait achèvement et à la bonne habitabilité de la maison ! (sauf ceux mentionnés dans le ccmi comme étant réservés par le client et chiffrés en détail).
      Vous verrez alors que le CMI ne se fera pas prier pour que vous choisissiez qui vous voulez pour cette terrasse ! 🙂
      Cordialement,

  83. Bonjour, pour une question de timing nous allons couler la chape anydhrite (plancher chauffant) avant de réaliser les bandes de placo et d enduire toutes les petites vis.
    1) il y a t’il un risque de faire les bandes après la chape liquide?
    2) les vis du placo ne vont pas s oxyder dans le temps si elles ne sont jamais recouvertes par l’enduit ? ( elles vont rester à l’air libre soit au niveau de l’isolant soit dans la chape )?
    Merci d’avance de vos réponses ,
    Cordialement,

    1. Bonjour, je ne vois pas de problème à réaliser une chape anhydrite avant les joints du placo. Les vis ne risquent pas d’être en contact avec la chape, puisque vous protègerez largement les parties basses des cloisons par un film polyane, soigneusement scotché et avec de larges chevauchements, pour éviter toute infiltration de la chape liquide qui viendrait toucher le placo (ça, ce serait très embêtant si ça arrivait). Les vis au niveau de la chape (mais derrière le placo) peuvent rouiller avec le temps, elles ne seront jamais visibles.
      Cordialement,

      1. Merci pour votre réponse,
        1) Avez vous le même avis pour les chapes liquide ciment?
        2) Les plaquistes dans la salle de bain se sont trompés sur une plaque de placo. Ils m’ont mis une plaque standard à la place d’une plaque hydro à l’emplacement de la robinetterie de la baignoire. Ils m’ont dit que pour rectifier ça ils allaient passer un SPEC sur la plaque ce qui va lui mettre un film dessus et la rendra hydrofuge.
        Toutefois ils n’ont pas passé se produit avant l’installation du chauffage au sol, ainsi ma question est la suivante:
        3)- Est ce que si le SPEC est mis au niveau de la chape liquide il protégera aussi efficacement la plaque standard que s’il avait été mis au niveau du plancher, de la dalle brut soit 12 cm en dessous?

        1. Bonsoir,
          – le placo ne doit jamais toucher les chapes (qui dégagent beaucoup d’humidité), et plus particulièrement les chapes liquides, ciment ou anhydrite. Mais ça concerne toutes les chapes.
          – erreur de plaque : normalement, en effet, la plaque aurait dû être verte (hydrofuge). Je pense qu’une étanchéité bien faite compensera. Pendant 20 ans, j’ai posé du placo “standard” dans les salles de bains : quand la faïence est bien posée et bien jointée, la plaque est ainsi protégée.
          – le placo NE DOIT PAS TOUCHER la chape liquide (ou pas liquide, d’ailleurs). Ne comptez pas sur une plaque hydrofuge pour supporter l’humidité d’une chape. Le polyane doit être très bien mis, sans faille, pour protéger la base des cloisons. Ne comptez que sur la pose du polyane. Et ventilez bien la pièces pour que la chape sèche sans trop de condensation sur le placo (moisissures) : fenêtres ouvertes (et volets fermés la nuit).
          Cordialement,

          1. Bonjour, donc la bande peripherique en mousse polyéthylène ne suffira pas à protéger l’humidité de la chape sur le placo ?
            Cordialement

  84. Bonjour,
    je fais construire une avec un CCMI.
    Le terrassement a commencé hier, mais le terrassier a découvert plusieurs cavités.
    Le conducteur de travaux propose de remplir ces cavités de béton grossier rempli de gros cailloux.
    Le constructeur est il en droit de m’imposer le paiement de de ces travaux supplémentaires et non prévus ?
    Merci par avance de votre réponse
    cordialement

    1. Bonjour, bien sûr que NON, le CMI ne peut pas vous réclamer un euro de plus, que ce soit pour ces cavités ou pour autre chose, prévu ou imprévu. Soyez ferme là-dessus.
      Avez-vous en mains l’Etude de sol G2 ? Avez-t-elle détecté ces cavités ?
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        l’étude de sol G2 précisait la présence d’argile. Le georisque et la G précisait la présence possible de cavités. sachant que j’avais informé que le terrain situé en limite de propriété en avait.
        J’ai mis en avant la jurisprudence en la matière et mon constructeur prend à sa charge le remblai de ces cavité et la réalisation de fondations plus conséquentes.
        merci

  85. Bonjour, nous faisons construire une maison individuelle avec un constructeur. Nous avons l’un de nos murs en limite de propriété et l’implantation de la dalle est bonne car confirmée par un géométre.
    En regardant les plans du permis de construire, je m’aperçois que c’est le débord de toiture (toit monopente) qui est à la limite de propriété (débord de quelques cms). Pourtant, j’ai toujours entendu que le mur ne pouvait pas être décalé par rapport à la limite et donc qu’aucun débord de toi n’était possible, le mur devant être à la limite. Pourtant, le permis de construire a bien été validé par la mairie et l’on voit clairement sur les plans du PC un débord de toit, lequel est à la limite de propriété et non le mur.
    Y a t’il un soucis ou quelque-chose que nous n’avons pas compris ? Merci. Bonne journée

    1. Bonjour,
      En effet, les règles d’urbanisme imposent qu’un mur soit implanté : soit exactement à la limite de propriété, soit à une distance minimale qui varie suivant chaque zone du règlement local ; le plus souvent 3m ou 4 m. Donc on ne peut jamais s’implanter à, par exemple, 20 cm de la limite de propriété. Et l’extrémité de l’avant-toit n’est pas le mur de façade.
      La Mairie n’a pas fait attention au décalage de quelques centimètres mentionné dans le plan de masse du dossier de permis de construire. Peut-être n’était-ce pas évident à détecter sur les plans ?
      Si votre mur est bien implanté à l’exacte limite, vous respectez la loi et notamment le Code Civil. Mais vous voulez avoir un débord de toiture. Quelles solutions avez-vous ?
      1° – le plus simple : votre voisin vous concède une servitude de surplomb de votre terrain, de la surface de l’avant-toit projeté. Cette servitude peut être offerte ou vendue. Dans tous les cas il faut un acte notarié.
      2° – en cas de refus de servitude, vous devez renoncer à l’avant-toit. Il conviendra alors de déposer une demande de permis modificatif, si vous voulez être parfaitement “dans les clous” envers la Mairie.
      Dans les 2 cas, votre CMI est en faute et vous avez droit à un dédommagement, à calculer suivant le contexte et suivant ce que vous pouvez faire (par exemple : achat de la servitude remboursée par le CMI).
      Cordialement,

  86. Bonjour nous avons fait construire notre maison et nous avons nous même posé les portes intérieures et fait d’autres travaux. Nous avons constaté plusieurs défauts mais un inquiétant lors de la pose d’une porte à savoir un mur porteur non vertical au niveau du garage. Il mesure 2m20 et il y a un écart de 3.5cm entre le haut et le bas. Nous avons envoyé plusieurs courrier à l assurance décennale du maçon mais ils maintiennent leur position en disant “qu elle n’a pas vocation à prendre en charge les non conformités” mais à prendre en charge “les désordres qui compromettent la solidité de l ouvrage”.
    Nous considérons que cela peut porter atteinte à la solidité et aimerions l’avis d’un expert qu’ils ne veulent pas nous envoyer “parce qu’ils ne sont pas en garantie”. Que pouvons nous faire de plus ?
    Merci d’avance pour votre conseil.

    1. Bonjour,
      – Je présume que vous avez posé les menuiseries extérieures en cours de chantier ? Vous vous êtes donc rendu compte du défaut du mur avant la réception des travaux. Dans ce cas, vous ne pouvez pas demander à l’assurance de prendre en charge le coût de la réparation. L’assurance a raison quand elle dit qu’elle n’est pas là pour compenser les carences d’une entreprise (elle a raison, ce serait trop facile !). Les assurance ne couvrent que les sinistres imprévus, non conscients à la Réception des travaux. Il fallait refuser ce mur et exiger sa démolition-reconstruction avant de réceptionner.
      – Si vous aviez commandé un seul “hors d’eau” au CMI et que vous aviez voulu poser les menuiseries par la suite, vous auriez dû vous rendre compte de cette faute du CMI à la réception des travaux, notamment en tant que “menuisier de fait” qui devait poser les menuiseries : la malfaçon était visible et les supports non contestés à ce moment-là sont réputés être acceptés. Donc, pas d’assurance non plus.
      – La seule raison qui ferait que l’assurance serait obligée d’intervenir serait que le mur menace de s’écrouler, ce dont vous ne pouviez pas vous douter à l’époque. Mais à dire vrai, les probabilités de faire accepter cette raison sont très très minces…
      Cordialement,

      1. Bonjour Non il n y a pas de menuiserie extérieure sur ce mur. La porte posée par nos soins est une porte reliant notre entrée au garage.
        Nous lui en avions parlé au moment de la pose de cette fameuse porte et la seule chose qu’il a fait c’est d’avoir essayé de rattraper l’écart avec du plâtre.

  87. Bonjour,
    Nous faisons construire une maison individuelle par « Habitat Concept » qui passe par un sous-traitant pour la maçonnerie.
    Malheureusement les maçons ont fait d’énormes erreurs sur la régularité des joints, porte d’entrée principale est de biais, ils se sont trompés sur les pignons pour les mesures et la liste est longue. A ce stade je peux exiger au constructeur de démolir cette maison ?
    Merci pour votre réponse

    1. Bonjour, eh oui, les CMI prennent les artisans parmi les moins chers qu’ils puissent trouver, c’est un peu la règle du jeu, puisqu’ils sous-traitent et font leur marge dessus. Et les moins chers des moins chers ne sont pas les meilleurs… on s’en doute bien.
      Vous pouvez – vous devez – exiger que le projet du contrat (et donc du permis de construire) soit respecté en tout point, et notamment que les travaux soient bien faits.
      S’il fallait des démolitions, ça ne rentre pas en ligne de compte : on démolit ce qui doit l’être, on ne démolit pas ce qui peut être gardé.
      Cordialement,

  88. Bonjour,
    Je fais construire une maison sur un terrain proche de la plage donc du sable. Le maçon m’a convaincu de faire une dalle hérisson. Apparemment il y a deux méthodes :sur du sable ou sur des cailloux. Le maçon a-t-il le droit de faire ce qu’il appelle le hérisson (de remplir) avec du sable du terrain ( pas du sable de construction)?
    Merci

    1. Bonjour, j’avoue que votre message me laisse pantois…
      – un dallage sur hérisson sur un sol sableux ???
      – un hérisson composé de sable et non de cailloux concassés 0/20 ??? (il peut y avoir juste un peu de sable, pour aider les cailloux concassés à se bloquer entre eux)
      Tout cela est de la folie. Sur un sol instable, IL VOUS FAUT un plancher porté, type hourdis sur vide sanitaire, par exemple. Vous n’avez pas le choix.
      Cordialement,

  89. Bonjour,
    J’ai fait faire une terrasse de 130m² environ autour de ma piscine et lors du coulage (photos à l’appui) la ferraille était posé directement sur le polyane a même le sol sans cales, de plus a aucun moment je l’ai vu lever cette ferraille.
    Ils étaient 2 pour couler et là je viens de m’apercevoir que je voyait de la ferraille ressortir tout autour de ma dalle béton.
    Je l’ai dit au maçon et il m’affirme que c’est normal et que pour l’intérieur de la chappe son ouvrier a levé la ferraille et me dit que c’est ma parole contre celle de son ouvrier.
    Que dois je faire ? je suis perdu
    Il me propose de faire des tranchées pour vérifier mais me met la pression en me disant que si j’ai tord il se retournera contre moi, ce qui me fait douter au final (même si je suis certain de ce que j’affirme).
    Merci beaucoup pour votre aide.

    1. Bonjour, les règles de l’art demandent en effet que le treillis soudé dans les dallages soit en position haute.
      C’est impossible à obtenir sans cales préalables et correctement fixées, pour résister au coulage du béton. C’est très rarement fait ainsi. Donc, sans cale, votre treillis soudé est bien posé en bas, contre le polyane.
      “Lever le dallage” une fois le béton coulé, ou en cours de coulage, est une fumisterie car il retombe après ; d’autant plus que l’ouvrier marche de dessus pour le “lever” ! C’est même plutôt comique à voir, comme un sketch de Charlot.
      Que faire ? Bien sûr, vous pouvez tenter d’exiger la démolition complète du dallage, et la réalisation d’un nouveau dallage avec treillis soudé placé au 2/3 supérieur. Mais l’obtiendrez vous ? Peu probable…
      De toute façon, les dallages posés ainsi en surface, surtout contre le remblai de la piscine, ont 90% de (mal)chance de se fissurer. Tout aussi important que le treillis soudé (voire plus important), la nature du terrain, les joints de dilatation, les formes de pente et l’évacuation des eaux de pluie, les blocages périphériques et les compactages multiples par couches inférieures 20 cm sont nécessaires pour espérer qu’il n’y ait pas trop de fissures plus tard. Je vous conseille plutôt de mettre en revêtement qui absorbera ou cachera les fissures (à peu près inévitables), tel qu’un plancher bois ou des dalles de petites dimensions, sans joints durs entre elles.
      Je trouve curieux que des aciers ressortent tout autour de la dalle. Normalement, l’enrobage de l’acier doit être au moins de 25 mm. de toute façon, vous voyez ainsi à quelle hauteur se situe le treillis soudé ?
      Cordialement,

  90. Bonjour, je fais construire une maison individuelle. En visitant le chantier, je me suis aperçu que les parpaings posés sur la dalle ressortent de 3 à 5 cm sur l’extérieur. Est ce une malfaçon ou est ce normal ? Y a t’il un risque pour la structure ? Merci. Benjamin

    1. Bonjour, savez-vous pourquoi il y a ce débord ? Probablement une petite erreur d’implantation du bâtiment ?
      Jusqu’à 5 cm de débord, c’est admissible à condition que ce soit bien géré, c’est-à-dire que les chaînages, surtout les chaînages verticaux, soient en nombre suffisant et surtout, très bien liés entre eux et à la fondation.
      Cordialement,

  91. Bonsoir,
    Comme la tendance est aux escaliers je me permets de vous poser une question. Mon escalier vient d’être posé mais à mon étonnement ce dernier repose sur des cales en bois de 16 mm de hauteur. Il y aura du carrelage au sol. J’ai interrogé mon CT et pour lui comme d’habitude rien de choquant. Ils mettront le carrelage et un joint en silicone.
    Comme vous l’avez compris je n’ai absolument plus confiance en mon CMI et en tous ses racontars. Est-il autorisé de mettre des cales sous un escalier? Le carrelage fait environ 6mm de hauteur plus la colle je pense qu’il y aura moins d’un centimètre de hauteur au sol. 10mm de silicone se sera très moche sous un escalier et ça risque de se dégrader avec le temps. Qu’en pensez vous? En plus malheureusement tout le placo des toilettes sous l’escalier a été également posé. Encore merci du temps que vous passerez à me lire.
    Cdlmt

    1. Bonsoir, j’ai corrigé quelques chiffres dans votre message, comme vous me l’avez indiqué dans votre message suivant. Mais qu’importe les mm exacts, ça ne change pas vraiment ma réponse. Je présume que l’escalier est en bois (un escalier en béton ne repose pas sur des cales).
      Normalement, l’escalier en bois est posé SUR le carrelage, donc APRES réalisation du carrelage. La finition est beaucoup plus nette, bien meilleure qu’en faisant l’inverse : en carrelant après la pose de l’escalier, les coupes des carreaux contre l’escalier risquent de se voir, à moins que le carreleur puisse glisser les carreaux dessous (s’il y arrive !) et que les hauteurs s’ajustent au millimètre.
      Pour que ça s’ajuste bien, il faudrait faire un ragréage préalable pour faire correspondre l’épaisseur “carrelage + colle” au vide actuel sous l’escalier. Au millimètre près, car l’escalier reposera sur le carrelage (ne comptez pas trop sur les cales à long terme).
      Quant au placo sous les toilettes, c’est normal qu’il soit fait avant le carrelage. Je ne vois pas de problème à ce niveau là.
      Donc, veillez bien à ce que l’escalier soit parfaitement ajusté sur le carrelage, qu’il repose dessus, car ce n’est pas un joint de silicone qui va l’empêcher de se tasser quand les cales cèderont, dans 20 ou 30 ans ? une maison est faite pour durer bien plus longtemps !
      Cordialement,

      1. Bsr, en effet c’est bien un escalier en bois. Franchement je vous félicite pour votre site qui est une mine d’informations. Vraiment dommage que je ne sois pas dans votre région car c’est certain que je vous aurais sollicité si je faisais construire une nouvelle maison. Pas tout de suite car je vous avoue que le CMI m’a dégouté de l’aventure…. En tous cas, vous êtes une personne en or car vos réponses sont désintéressées et tjrs justes. Bravo!

        1. Merci beaucoup de votre message. Vous savez, je réponds à toutes ces questions car cela participe aussi à faire connaître les Architectes d’Aujourd’hui (peut-être y en a-t-il près de chez vous ? Il y a une carte de France de tous les AA, sur ce site : “Trouver votre Architectes d’Aujourd’hui). Je suis donc quand même un peu intéressé… 🙂

  92. Bonjour,
    Je fais construire une maison neuve et le placo est bientôt terminé. Il y a une erreur de hauteur sur l’escalier qui a été réalisé sur mesure, coulé en béton. La première marche est de 30 cm, les suivantes d’environ 17,5cm.
    Compte tenu de l’arrivée de la chape du RDC et de celle de l’étage, les variations de hauteur ne seront pas récupérables. La première marche sera de 30-7=23 cm, les suivantes 17,5cm, la dernière 13+7=20cm.
    Que me préconisez vous ?
    Sachant que le maçon propose de raboter les 3 premières et ainsi proposer des marches avec hauteurs plus ou moins variables.
    Initialement j’avais demandé un escalier prêt à peindre, avec une finition lissée. Je pense que cette finition ne sera pas réalisable.
    Cette erreur engendre donc plusieurs contraintes et préjudices si on doit rajouter une marche et reagreer les suivantes: perte de place dans le dégagement dans l’entrée, perte de place en hauteur au passage le plus étroit du plancher de l’étage et enfin finition imposée en carrelage afin de rattraper les différences de hauteurs…
    Je souhaiterai savoir si je dois engager des démarches d’expertise afin d’obtenir un avis tranché, si je peux me faire dédommager de la plage du maçon des plus values qui vont arriver pour rattraper tout ça (facture reagreage et carrelage) ou s’il est plutôt préférable de demander le démontage et le remontage complet de l’escalier ?
    Mon autre crainte concerne celle des délais, en effet si des procédures doivent s’amorcer, selon vous combien de mois de retard le chantier peut il prendre ?
    En vous remerciant vivement pour votre retour éclairé,
    Bien cordialement
    Marion

    1. Bonjour,
      Il y a donc une erreur de cote de 3 cm dans l’escalier en béton. Or on ressent toujours très nettement des différences de hauteurs quand on monte un escalier, une différence de hauteur d’1 cm est nettement ressentie. Et je comprends que dans votre cas, vous ne pouvez pas modifier le niveau d’arrivée sans conséquence pour le bon usage de la maison. La hauteur idéale est bien de 17,5 cm. Mais ça peut varier un peu, 18 cm est très correct par exemple (mais avec TOUTES les marches de la même hauteur, une fois les sols finis !).
      Dans votre cas, que faire ?
      Refaire l’escalier, tout simplement. Ce n’est pas dramatique (comme le serait une erreur sur la profondeur des fondations). Il y a un « loupé », ça peut arriver à tout le monde, à vous comme à moi. Dans ce cas on dit « Excusez-moi, je recommence ». Tout simplement. J’ai déjà fait refaire entièrement des escaliers.
      Il faudra probablement 2 ou 3 jours pour démolir l’escalier et autant pour en couler un nouveau. Donc 1 semaine, peut-être 10 jours de travail au plus. Encore une fois, il n’y a rien de dramatique.
      Donc vous demandez (comprendre : « exigez », gentiment mais fermement) un nouvel escalier. Votre argument tout simple et très efficace : «Il est HORS DE QUESTION que je paie cet escalier, je ne paierai qu’un escalier refait correctement, sans bricolage.» (l’argent, il n’y a que ça qui est pris en compte. Ah là là… 🙂 ).
      Cordialement,

  93. Bonjour Monsieur ESPAGNO,
    J’ai fait construire une maison que j’ai réceptionné il y a environ 2,5 ans. Donc encore sous garantie décennale.
    Rapidement et lors de grosse période de pluie, il y a eu quelques infiltration avec à certain endroit des flaques d’eau qui se sont formés. Cela crée parfois un taux d’humidité qui arrive jusqu’à 90% !
    J’ai donc fait intervenir l’assurance décennale qui a envoyé un expert. Il a constaté les infiltrations et dans son dossier d’expertise il indique que le problème est la conséquence d’un défaut localisé du mortier d’imperméabilisation et aussi que le DELTA MS était enterré et qu’il ne ressortait pas sur l’extérieur avec fixation en tête. Avec l’excuse que dans le CCMI la catégorie des parois de la cave sont de catégorie 2, l’assurance ne veut pas intervenir de l’extérieur, mais par un cuvelage partiel de l’intérieur. Mais des experts du bâtiment, m’ont dit que le cuvelage par l’intérieur sert de tampon et que n’est pas une solution pérenne. De plus il ne règle pas le problème du DELTA MS qui a été mal installé. Qu’en pensez-vous, ils ont raison sur le fait que comme c’est du R2 je n’obtiendrais pas gain de cause pour refaire tout le travail de l’extérieur. Et même si cela était correct, qu’en est-il du fait que l’expert ait constaté des malfaçons ?
    Que pensez-vous du cuvelage par l’intérieur ?
    Bien à vous
    Giovanni

    1. Bonjour,
      – Juridiquement : un ouvrage a été mal fait, il doit être refait. Je parle de la membrane extérieur Delta. Il n’y a donc aucune excuse qui tienne pour que le CMI se dispense de refaire l’ouvrage et qu’il invoque un cuvelage intérieur. On ne compense pas une malfaçon par un artifice, on refait la malfaçon, quand on a un minimum le sens des responsabilités.
      – Techniquement : la membrane Delta ne se place pas n’importe comment, il faut suivre les préconisations de pose du fabricant. Il faut un drain en pied (lui aussi fait correctement : rigide, pente, enrobage, exutoire, etc.), la membrane doit être appliquée sur un mur correctement enduit, avec recouvrement des lés suffisants (>30 cm, si je me rappelle bien), avec un solin en tête, juste à fleur de terre (pas en dessous). Je préconise toujours un solin en métal (alu) pas en plastique qui se casse à la moindre occasion. Ce solin doit être correctement fixé (et bien droit, tant qu’à y être).
      Donc je vous encourage d’exiger de tout le monde (CMI, assurance et autres) que l’ouvrage défectueux soit mis à nu, qu’il soit ENLEVE et qu’une nouvelle membrane Delta mise en place correctement (si vous ne faites pas TOUT refaire, vous aurez TOUJOURS des infiltrations). Et vérifiez lors des travaux que ce soit bien fait, c’est un ouvrage délicat.
      – le cuvelage intérieur qu’on vous propose est probablement une fumisterie : un VRAI cuvelage intérieur doit être un ouvrage complexe et onéreux pour espérer qu’il soit fiable, beaucoup PLUS CHER qu’une membrane Delta extérieur. Je présume que l’entreprise veut simplement passer une “peinture” étanche à l’intérieur, qui ne tiendra que quelques années et lâchera assez vite. Si vous voulez ne plus avoir de pénétration d’humidité dans le futur, il faut une étanchéité EXTERIEURE, type membrane Delta. L’expert que vous avez consulté a raison, une étanchéité doit se faire depuis l’extérieur.
      Donc vous devez faire refaire complètement la membrane Delta, en la remplaçant par une neuve (encore une fois, quand une telle membrane est mal posée, il n’y a pas d’autre solution que TOUT REFAIRE).
      Cordialement,

  94. Bonjour,
    Quand nous avons réceptionné notre maison nous avions remarqué des cales en bois sous notre baie vitrée, notre conducteur de chantier nous a indiqué que ce n’était rien que c était pour la mise en place du rail de la baie.
    Cependant lorsque nous avons demandé après au menuisier de les retirer car pas très esthétique, il nous a indiqué de ne surtout pas y toucher qu’il avait déjà fait un rapport en ce sens au constructeur car le seuil n était pas adapté et donc le rail ne repose qu’à moitié dessus.
    La baie vitrée est très dure à ouvrir ils vont donc nous injecter du mortier pour que le seuil repose en totalité dessus…
    Cependant le revêtement des rails s’est décapé avec le frottement qu’en pensez vous ?

    1. Bonjour, je pense que, hélas, les gens ne sont pas à l’abri des racontars fantaisistes de certains professionnels, en cours de chantier. Et c’est assez fréquent : c’est tentant de raconter n’importe quoi à quelqu’un qui vous croira sur parole de toute façon, afin de se simplifier le travail et de ne pas à avoir à tout refaire correctement.
      Des cales en bois très sollicitées (sous une baie coulissante) se dégradent vite avec le temps, évidemment. Le menuisier savait parfaitement que c’était un bricolage très provisoire. Il n’aurait jamais dû poser sa menuiserie sur un appui non-conforme. Mais je présume qu’il était pressé de le faire, pour ne pas ennuyer son client le constructeur (son client est le CMI, ce n’est pas vous…) pour pouvoir être payé rapidement.
      A votre place, si cela m’arrivait, voici ce que je ferais : j’exigerais que la menuiserie soit déposée, complètement (on refera les reprises de placo et peinture nécessaires !), et que le rejingot de l’appui (partie supérieure) soit correctement refait. Ou qu’une cale par un profilé en acier galvanisée soit correctement fixée. Et s’il fallait changer totalement l’appui, eh bien on change l’appui ! Bref, j’exigerais que les travaux soient correctement faits, quitte à défaire tout ce qui ne va pas.
      Et que le rail déjà abîmé soit changé, évidemment. Pas de bricolage.
      Si vous êtes dans l’année de Parfait Achèvement (Réception des travaux depuis moins d’un an), vous pouvez l’exiger. Dans ce cas : lettre recommandée avec a.r. au CMI (pas au menuisier : juridiquement, vous n’avez affaire qu’au CMI).
      Mais ça me serait beaucoup plus facile à obtenir en tant qu’architecte que de votre part, car les “professionnels” ne pourraient pas me raconter des faux prétextes, des sornettes. Il m’est arrivé de faire faire des travaux assez importants, pour mon propre compte, pour une résidence à la montagne. Je n’ai pas dit tout de suite que j’étais architecte : c’est incroyable les racontars que j’ai entendus de la part des artisans ! par la suite, je peux vous dire que ça a bardé… 🙂
      Cordialement,

  95. Bonjour,
    Je fait construire une maison neuve chez Maisons P….. et je rencontre plusieurs problèmes avec le conducteur de travaux.
    Le maçon a percé la dalle jusqu’au vide sanitaire pour que l’eau s’évacue temps que le toit n’ai pas installer. Le toit va etre bientot terminer et j’ai demander au conducteur de travaux de reboucher le trou comme a l’origine pour éviter que de l’humidité puisse remonter. Sa réponse est qu’il n’y a pas besoin de reboucher car ils vont installer un isolant TMS et couler dessus une dalle fluide. Est ce normale de ne pas reboucher comme meme car de la moisissure va ce faire par ce trou non rebouché?
    De plus j’ai demandé a ce que le maçon rebouche les trous fait dans les murs pour tenir avec des serre-joint des planches pour éviter que les pignons ne tombe. La réponse du conducteur de travaux est que cela n’ai pas nécessaire l’enduit de façade rebouchera les trous. Est ce que de l’enduit peut vraiment remplacer du ciment pour reboucher et cela ?
    Par ailleurs quand l’écran sous toiture a été installer le maçon n’avait pas encore fait les arases des pignons du coup il a renverser du ciment dessus et des chutes de morceaux de parpaing on fait des déchirure de la taille d’une main.
    La réponse du conducteur est ce n’ai pas grave les déchirures seront refait avec du scotch expres pour ecran sous toiture. Est ce vraiment resistant et cela n’ai comme meme pas normale pour un écran payer au prix fort et qui doit etre neuf pour une nouvelle construction?
    Et enfin dans la notice descriptive de ma construciton les gouttière sont indiqué de ton blanc, et au finale ils ont installer des gouttière ton crème sable. Peuvent-il changer comme sa ?
    Que peut-on faire pour les obliger a refaire correctement les choses? Bloquer le prochain appel de fond ou autre?
    Merci d’avance de votre réponse.

    1. Bonjour,
      – le trou du plancher doit être rebouché au béton. Vous ne pouvez pas le laisser comme ça ; les bestioles vont s’y mettre et dégrader l’isolation au sol si elle reste accessible par en-dessous.
      – les trous dans les maçonneries doivent aussi être rebouchés avant enduit. L’enduit doit avoir à peu près la même épaisseur partout, sinon, des masses d’enduit plus importantes ici ou là risquent de provoquer des fissures, et en plus vous risquez de voir des différences de couleurs par temps humide (des “spectres”).
      – l’écran sous toiture doit être neuf, comme le reste de la maison. Pourquoi accepteriez-vous un “bricolage” qui risque en effet de ne pas durer dans le temps ?
      – la couleur des gouttières doit être celle mentionnée dans le contrat, c’est-à-dire dans la Notice. Quand on achète une voiture blanche, on ne vous livre pas une voiture couleur crème.
      – que pouvez-vous faire ? une lettre recommandée avec a.r au Constructeur, disant tous ceci. Et précisez qu’elle constitue une “Mise en demeure” (il est important juridiquement d’écrire ces mots). Et précisant que vous refusez ces travaux, donc que vous considérez qu’ils restent à faire, et donc QU’IL N’Y AURA PLUS DE PAIEMENT TANT QU’ILS NE SERONT PAS STRICTEMENT CONFORMES au contrat.
      Etre client d’un CMI est une sacrée école de Droit et de force de caractère pour avoir à s’imposer souvent. Je prends le pari que ce ne sera pas le dernier bras de fer que vous aurez avec lui… Soyez très déterminé, c’est la seule solution que vous avez maintenant.
      Cordialement,

      1. Merci pour toutes ces informations.
        J’ai envoyer une lettre recommander comme vous me l’avez conseiller.
        Je souhaitais avoir des réponses a d’autres questions étant donner que mon constructeur ne veut toujours pas reboucher le trou dans la dalle et ne veut pas changer a neuf l’écran sous toiture déchirer.
        Le conducteur de travaux a continué le chantier installant le TMS et en coulant la dalle liquide dessus il a également fait mettre les menuiserie .
        Il m’indique déja une pré visite de remise des clefs dans 2 semaine alors que rien a l’intérieur n’ai encore fait.
        Le plus important est qu’il vient avec un expert en batiment veritas qui est le partenaire pour les controles de maisons de mon constructeur.
        J’ai bien peurt que cette expert ne ce range du coté du conducteur de travaux car mon conducteur de travaux m’indique que je doit regarder tous avec lui, il notera tous ce qu’il serait a revoir et il le referait .
        Sauf qu’il veut ne rien noté sur le PV de pré visite . Est ce pour me piéger et ne rien pouvoir noté ou dire a la remise des clefs définitive?

        1. Bonsoir, j’ai du mal à comprendre : le CMI parle de remise des clés, alors que l’intérieur n’est pas encore fait ?!!! Ca n’a aucun sens.
          A mon avis, vous pouvez aller à la visite qu’il vous propose, mais :
          – ne parlez jamais de “pré-visite de remise des clés” mais vous dites (et écrivez) de “réunion de chantier”;
          – vous ne signez RIEN, ni sur place ni aucun compte rendu. Vous n’aurez qu’une seule et unique signature à donner : lors la vraie Réception des travaux, quand les travaux vous conviendront parfaitement. Vous ne signez rien avant.
          – vous ne tenez pas compte de cet “expert” de Veritas ou d’ailleurs, vous n’avez aucun contrat avec lui, et il n’a AUCUN POUVOIR.
          Vous écrivez au CMI, dès demain, une lettre de MISE EN DEMEURE, recommandée avec a.r. (n’attendez pas cette “réunion de chantier”), dans laquelle vous êtes très direct, très comminatoire, et où vous exigez que les travaux mal faits soient immédiatement DEMOLIS ET REFAITS et que le ccmi soit dorénavant parfaitement respecté.
          Et, encore une fois, je ne comprends pas ce qui se passe sur votre chantier… Je regrette de ne pas être sur place, pour remettre à l’heure les pendules de ce CMI.
          Cordialement,

  96. Bonjour,
    Acutuellement je fais construire et je suis au niveau crepis. Les ouvriers avec leurs échafaudages ont cassé 3 seuils de fenetres et baie vitré au niveau des coins. Est il possible a ce niveau de les changer ? Sachant que le carrelage, les placo sont mis… Si non qu est il possible de faire. Ce sont des seuils préfabriqués.
    Merci d avance.
    Laurent

    1. Bonjour, les seuils et appuis préfabriqués sont la meilleure solution (à mon avis) : ils sont très bien finis (tous réguliers, on peut en avoir couleur “pierre” par exemple, etc.), techniquement ils sont bien conçus (armature, rejingot, etc.).
      Si l’enduiseur en a cassé, vous devez les faire changer, aux frais de l’enduiseur tout simplement (vous retenez à l’enduiseur le coût du changement des nouveaux appuis, avant de le payer). Il est anormal d’en casser, on doit toujours protéger le travail des autres. Que dirait l’enduiseur si le maçon et le menuisier avaient abîmés son enduit à plusieurs endroits ?
      Pour la forme, il vaut mieux lui adresser au préalable (c’est-à-dire tout de suite) une lettre recommandée avec a.r., ça évitera tout problème plus tard, quand vous aurez des difficultés à prouver que c’est bien l’enduiseur qui les a cassés.
      Cordialement,

      1. Merci pour votre retour, il possible de les changer alors que la maison est quasi fini ? N est ce pas difficile alors que le carrelage, placo est réalisé ?cordialement

        1. Bonjour, oui il est possible de les changer, et oui c’est plus difficile quand les travaux sont faits. Il faut déposer et reposer les menuiseries. Il y a aura des reprises de placo, de peinture, voire d’enduit (juste les tableaux).
          Le dilemme est simple : ou vous faites faire les travaux nécessaires pour avoir une maison neuve, conforme à ce que vous avez commandé, ou vous acceptez des malfaçons, bien visibles et qui risquent en outre de provoquer un dommage (infiltration), sachant que ce sera alors définitif et que vous aurez toute votre vie cette dévaluation de votre maison. A vous seul de décider.
          Une fois la réception des travaux prononcée, vous n’aurez plus de recours.
          Cordialement,

          1. Bonjour, nous avons été livrés de notre maison neuve il y’a 2 mois. Nous avons une dalle béton extérieure sur son propose vide sanitaire de 60m2 environ. Nous constatons aujourd’hui que l’armature en ferraille ressort à plusieurs endroits ( et aussi sur la dalle du garage mais qui est à l’abris des intempéries).
            J’ai appelé le maçon ce matin pour qu’il vienne constater mais il ne veut pas se déplacer. Je suis inquiète car j’ai peur que le béton éclate à ces endroits. Le maçon m’a répondu de le rappeler qu’à ce moment là. Je suis très septique
            Merci de votre aide

          2. Bonjour,
            – Si votre terrasse est sur vide sanitaire, c’est donc un plancher hourdis.
            – Les armatures ne doivent pas effleurer le bord du coffrage, leur enrobage doit être au moins de 25mm (plus en bord de mer). Il y a donc une malfaçon, pendant l’année de Parfait Achèvement, malfaçon qui doit être réparée si elle n’était pas apparente lors de la Réception des tracaux.
            – Mais c’était une malfaçon apparente le jour de la réception des travaux, je présume ? Donc si vous n’avez pas mentionné de réserve pour cela dans le p.v. de réception, vous ne pouvez plus y revenir…
            Par contre, si le béton éclatait pendant cette année de Parfait Achèvement, il s’agirait bien d’un nouveau désordre et le maçon devrait alors le réparer.
            Cordialement,

  97. j’ai acheté en 2018 une maison “récente” de 2006. Quand le vent se lève tout l’étage craque dans les placos, le plafond engendrant des nuisances sonores. Impossible de dormir. Un ami est allé voir dans les combles perdus, les cloisons de l’étage ont été fixées directement sur la charpente type fermette en bois. Est-il possible de les désolidariser? Il a aussi pris des mesures et l’espacement entre les fermettes dépasse parfois les 90cm.
    La garantie décennale n’est plus valable. Y a-t-il un autre recours juridique?
    Cordialement

    1. Bonjour, une charpente en bois est souple, par nature. Elle bouge donc avec un vent fort. Et donc elle ne doit pas être rendue solidaire des cloisons, évidemment.
      Il est probable que vous puissiez désolidariser charpente et cloisons, même si ce sera peut-être un travail important, reprises comprises. Mais il faut le faire. Et l’espacement de 90 cm de certaines fermettes est probablement là aussi excessif : avez-vous le plan de pose de fermettes établi par le fabricant ? En général c’est 60 cm environ. vérifiez aussi leur bonne fixation au chaînage, en haut des murs.
      Il n’y a plus de garantie décennale, en effet. Il vous reste une seule pise, à mon avis : poursuivre le vendeur pour vice caché, connu de lui mais dissimulé lors de la vente. Ca relève du Droit pur, il vous faut donc consulter un avocat (bon et spécialisé 🙂 ).
      Cordialement,

  98. Bonjour,
    Les fondations de la maison de notre voisin débordent d’environ 15 cm sur notre terrain (construction en limite de propriété). Il semble aussi que les tuiles et la gouttière dépassent.
    Il en va de même pour son garage : fondations, tuiles, pas de gouttière. Nous faisons venir un expert-géomètre pour faire constater tout cela.
    Quel(s) recourt(s) avons-nous ? Que risque-t-il ?
    Merci pour vos réponse.

    1. Bonjour, rien ne doit dépasser sur votre terrain de la part de la construction voisine, ni fondation ni gouttière ni rien d’autre. La tolérance admise par les tribunaux est inférieure à 1 cm ! C’est tout petit.
      Attention, si vous ne dites rien pendant 30 ans, ces débords deviennent des servitudes et vous ne pourrez plus revenir en arrière, ils seront légaux de façon définitive.
      Je ne vois pas pourquoi faire passer un géomètre pour constater ces débords, car ils sont là et bien là, ils ne risquent pas de disparaître tout seuls…
      Votre recours : je lui adresserais une lettre recommandée avec a.r. pour le mettre en demeure sur deux plans :
      – de vous confirmer qu’il accepte le principe de supprimer ces débords,
      – de faire les travaux correspondant dans un délai mentionné, de 6 mois par exemple.
      Vous pouvez aller le voir avant pour le prévenir, c’est mieux dans les relations de voisinage. Mais s’il refuse de supprimer ces débords, vous devez l’assigner en justice, il n’y a pas d’autre solution.
      Cordialement,

      1. Merci beaucoup pour votre réponse rapide.
        Le recours amiable est impossible, nous sommes déjà en litige et ne nous adressons plus la parole.
        leur construction date de moins de 2 ans.
        Nous nous sommes aperçus de tout cela depuis et nous avons pris un avocat et faisons venir un expert géomètre pour qu’il fasse un rapport de ce qui dépasse ou pas. D’autant que nous ne sommes pas sûrs pour le garage.
        Nous irons donc forcément en Justice car cette personne pense avoir tous les droits et passe outre les lois et voudra faire ses “travaux” tout seul. Que risque-t-il ?

        1. Ah oui, je comprends, le géomètre précisera l’emplacement exact de la limite de propriété probable. Si vous avez un doute, il vaut mieux en effet.
          Dans ce cas, vous pouvez demander à votre avocat d’écrire cette lettre de Mise en Demeure. De toute façon, en démocratie, quand 2 personnes ne sont pas d’accord, on porte le différend devant le juge, c’est une démarche normale.
          Votre voisin risque – de façon à peu près certaine, à 99,9 % – d’être condamné à rectifier sa construction pour qu’elle soit conforme au Code Civil. Les jugements sont constants dans ce genre d’affaire : démolition de tout ce qui dépasse ! Le droit de propriété est absolu, en France. Cette condamnation sera assortie d’une astreinte journalière souvent lourde, plusieurs centaines d’€/j (une pénalité à vous payer pour chaque jour qui passe). Si les travaux sont très compliqués pour lui, il aurait intérêt à négocier avec vous car il est en position de faiblesse. Je ne sais pas si cela vaut mieux pour vous aussi, je ne connais pas la configuration des lieux…
          Cordialement,

          1. Malheureusement pour lui, il est bien en position de faiblesse…
            C’est bien la 2e étape qui est prévue : lettre de notre Avocat au retour du compte-rendu du Géomètre.
            Mais il est imbu, prétentieux et (s’)avouer qu’il a tord va être très compliqué pour lui à gérer !!!
            Notre Avocat nous a déjà parlé des indemnités journalières par jour de retard, qu’il faudra certainement qu’il fasse venir un expert pour le conseiller car il risque, à vouloir “raboter” ses fondations tout seul, de fragiliser sa maison, qu’il vaudrait même mieux qu’il fasse appel à des professionnels, mais il ne dépensera pas son argent “là-dedans” !!!
            Nous n’en avons pas fini…

          2. Armez-vous de patience… Il vaut mieux que ce soit lui qui soit en position de faiblesse, car s’il y avait une solution “raisonnable” telle qu’une vente à un prix correct des servitudes d’empiètement ou d’une partie du terrain pour déplacer la limite de propriété – si cela est envisageable, je ne connais pas les lieux – il est probable que son avocat lui conseille alors de vous solliciter plutôt que de traîner un procès et des travaux par la suite qui seront pénibles pour tout le monde. Cdlmt

  99. Bonjour Monsieur Espagno
    Nous faisons construire notre maison, la maçonnerie a bien avancée. Nous trouvons que celle ci n est pas très bien réalisées: parpaing parfois cassé, troués, joint mal lissé…. le constructeur que je viens de contacter a ce sujet me dit que le conducteur de travaux a prévus des “reprises de maçonneries”. Je me pose la question de savoir si cela sera suffisant.. Est ce que cela pose problème au niveau isolation, ou au niveau exterieure pour la facade…

    1. Bonjour, un mauvais appareillage, disons “pas esthétique”, n’est pas grave en soi (dans une certaine mesure, quand même). Mais cela montre la négligence du maçon ou son incompétence (ou les deux…). Ce qui est beaucoup plus grave. Je comprends que vous vous attachiez à ce qui se voit, mais j’ai envie de vous poser d’autres questions :
      – les fondations sont elles à la bonne profondeur ? conformes à l’étude de sol ? Sont-elles correctement armées ?
      – le plancher bas est-il correctement réalisé ? Ses armatures sont-elles complètes et bien mises en place, bien ligaturées ? les liaisons d’armature sont-elles partout correctes (c’est souvent le point faible de la structure) ?
      – les chaînages verticaux sont-ils bien faits, le béton a-t-il été vibré ? Là aussi, les liaisons sont-elles ok ?
      etc. etc. Tout ceci est beaucoup plus important que l’aspect. Mais je crains que, sans architecte (je présume) vous n’ayez pu vous en rendre compte.
      Par analogie, vous achetez une voiture d’occasion. Ok, il y a quelques rayures sur la carrosserie, mais les pneus sont-ils lisses ? La suspension en bon état ? Le moteur perd-il de l’huile ? La direction est-elle fiable ? etc.
      Cordialemennt,

  100. Bonjour.
    Nous faisons construire notre première maison avec ma compagne.
    J’avoue ne rien y connaître en construction, mon domaine étant plutôt l’automobile !
    Nous avons suivi l’évolution des fondations.
    Cela a commencé par les fouilles + coulage des semelles. Notre terrain requiert une élévation de la maison du à une pente importante donc il a fallu rajouter 4 rangés de parpaing par dessus les semelles avant de couler la dalle. Nous avons trouvé que les rangés de parpaing n’étaient pas droites du tout …. Est ce normal ? Est ce grave ?
    Pour finir la dalle à été coulée aujourd’hui, donc elle a débordé à certain endroit étant donné que le coffrage n’était pas droit également du au mauvais alignement des rangés de parpaings , des fissures sont présentes en surface, est ce normal également ? Rétractation du béton à cause d’un séchage trop rapide ?
    Merci d’avance pour votre réponse.

    1. Bonjour,
      – soubassement pas droit (les agglos bâtis sur les fondations), est-ce grave ?
      Pas forcément. Par contre, ce qui est grave c’est la négligence, le manque de soin du maçon. Ca, ça m’inquièterait beaucoup à votre place. Un travail normal demande à ce que les agglos soient parfaitement alignés. Un maçon qui ne se sert pas d’un cordeau, c’est très rare et donc très inquiétant. Les fondations sont-elles bien coulées en conformité avec la profondeur indiquée dans l’étude de sol ? Sur une échelle de 1 à 100 de gravité, des agglos pas droits : 5, et des fondations pas assez profondes : 95.
      – fissures dans la dalle (je présume que vous parlez de celle du plancher hourdis), est-ce normal ?
      Des petites fissures, fines, sont normales l’été, ça montre en effet un béton qui a séché un peut trop vite. Les bons maçons arrosent en pluie très très fine (une sorte de bruine) le béton pendant les quelques heures après coulage. Votre maçon, a priori négligeant, ne l’a pas fait, bien sûr.
      Surveillez-le ! même si vous n’y connaissez rien (ne lui montrez pas que vous n’y connaissez rien).
      Cordialement,

  101. Bonjour, actuellement en cours de construction nous en sommes à la phase de l’isolation.
    Nous avons, une maison sur deux demi niveau qui ne comporte qu’un seul et même toit avec un écran sous toiture HPV et des tuiles oméga 10.
    Ainsi, nous avons un demi niveau bas avec une charpente traditionnelle et une mezzanine mais sans comble.
    Nous souhaitons bénéficier des poutres apparentes.

    Le maître d’œuvre a donc demandé de réaliser une isolation croisé en deux couches.

    De ce fait, il y à t’il la possibilité de ne pas faire de lame d’air entre la première couche de laine de verre (qui se situe entre les chevrons) et l’écran sous toiture HPV. Il y a ensuite une seconde épaisseur de laine de verre pour respecter la norme rt 2012.

    De ce fait, nous souhaiterions savoir ce que dit le dtu est la référence de ce dernier pour :
    1) est il possible de coller un isolant sur l écran sous toiture HPV et sans lame d air entre l isolant et l’écran ?
    2) si oui c’est possible, faut il mettre un pare vapeur sur l isolant côté chaud, sachant que c’est une pièce qu’en rampant et qu’il n’y a pas de comble ?

    Dans l’attente d’une réponse,
    Cordialement

    1. Bonjour, je comprends mal ce que vous prévoyez. Le pare-vapeur doit être placé face interne, face habitée et chauffée, et l’écran sous toiture doit être sous la couverture (comme son nom l’indique) en laissant une lame d’air suffisante pour une bonne ventilation. Et non pas entre des isolants !
      L’isolant (en 1 couche ou en plusieurs couches) doit être entre la pare-vapeur (en bas) et l’écran sous toiture (en haut).
      Demandez des explications à votre maître d’oeuvre, il vous les donnera.
      Les DTU qui concernent l’isolation sont les DTU 45.
      Cordialement

    1. Bonjour, oui bien sûr. Il n’y a pas de combles quand il n’y a pas de plancher sur lequel marcher, tout simplement (juste un faux-plafond léger, ou une charpente apparente dans les pièces habitables).
      Et non plus, évidemment, quand il n’y a même pas de volume sous toiture, telle une toiture-terrasse.
      Cdlmt,

      1. Bonjour je commence une construction avec un constructeur secteur, en Somme 80
        Ils ont bien debute le terrassement tres beau et bien fait, ils ont commencé les fondation mais je n’etais pas present afin de voir les ferrailles mises dedans et scellees ensemble et voir si tous est bien coulé et mis ensemble , le conducteur de chantier m’a envoyer des photos du debut et le coulage fondations et en regardans bien je remarque que les remontes verticales ne sont pas liés avec les ferailles de la fondation
        Elles ont été mises dans le beton comme ça, du coup cela n’est pas au normes je peut lui dire, vous pensez, ou cela n’aurai aucune consequence sur l’avenir de la maison merci de votre reponse

        1. Bonsoir, les armatures en attentes dans la fondation doivent avec des crosses à leur base (des coudes, tout simplement) et être liées aux armatures de la fondation elle-même. Manifestement, ce n’est pas le cas pour votre chantier.
          Quel risque ? On ne peut pas le dire à l’avance, car ça dépend des mouvements éventuels de votre construction : ossature béton, qualité du sous-sol, etc. Le risque est d’avoir quelques fissures, mais qui ne compromettent pas la solidité de l’ouvrage la plupart du temps.
          Je vous conseille de ne plus rien dire, maintenant que les fondations ont été coulées. En effet, comme il est probable que vous ne pourrez pas faire démolir les fondations pour en couler des nouvelles, si vous faites état officiellement (par écrit) d’une malfaçon, vous risquez de perdre la garantie décennale sur cet ouvrage ! En cas de sinistre, le client ne doit pas savoir qu’il y a un risque, sinon il a le devoir de refuser l’ouvrage et de le faire refaire. Les assurances ne sont pas là pour compenser la mauvaise volonté des entreprises, et elles ne garantissent que le risque inconscient, imprévu.
          Cordialement,

  102. Bonjour,
    Je me permets de vous solliciter pour un renseignement.
    Actuellement en construction, j’ai les plaquistes qui ont commencé les travaux
    de placo.
    Ils ont plaqué toute la salle de bain en hydro sauf un mur suite à une incompréhension avec les plombiers.
    Ils ne peuvent plus trop changer la plaque hydro car ils ont bien avancé et ça leur ferais démonter beaucoup de plaque .
    Le mur de salle de bain qu’ils n’ont pas plaqué en hydro, est le mur où il y a l’arrivée d’eau de la baignoire (arrivée d’eau face à la baignoire et non sur le côté). (Ce mur mesure 1m20 de large) soit une plaque de placo standard .
    Ils m’ont dit que ce n’était pas très grave car ils vont ajouter un produit imperméabilisant sur la plaque standard BA13 et seulement sur la face qui est coté salle de bain
    Ils m’ont dit que je n avais aucun soucis à me faire !
    Ils m’ont dit aussi que si jamais il devait y avoir un dégât des eaux ça ne changerait pas grand chose que ce soit du placo hydro ou du placo standard car bien souvent quoi que ce soit il faut tout refaire.
    Etes vous d’accord avec la réponse des plaquistes ?
    Si vous n’êtes pas d’accord dois je leur demander de tout redemonter ?
    Quels sont les risques de laisser une plaque standard avec un imperméabilisant dans une salle de bain?
    Merci d’avance du temps que vous prenez pour votre réponse,
    Cordialement,

    1. Bonjour,
      – d’un coté, quand un artisan se trompe (ça arrive à tout le monde, évidemment…), il devrait rectifier son erreur. Ce n’est pas un travail important de changer une plaque de placo ! Pour ma part, si la baignoire n’est pas déjà posée, je ferais changer la plaque, tout simplement.
      – d’un autre coté, les plaques hydrofuges sont (relativement) récentes. Pendant 20 ans, j’ai fait faire du placo sans qu’elles existent, et on ne mettait même pas d’étanchéité derrière la faïence. Et je n’ai jamais eu de sinistre pour cela.
      Mais si la baignoire n’est pas déjà placée, faites changer la plaque (gentiment, mais fermement : “J’ai réfléchi, je préfère que la plaque soit changée maintenant, vous voudrez bien le faire tout de suite, j’y compte.”). C’est une petite inattention qui sera facilement réparée. Surtout pour montrer que vous n’avez pas à accepter sans raison une erreur facilement réparable.
      Cordialement,

  103. Bonjour,
    Je fais réaliser une piscine sur ma propriété. Après avoir creusé nous nous sommes rendus compte de la présence de deux veines d’eau. Un puit de décompression a été réalisé mais de l’eau continue de stagner sous le radier de la piscine et remonte à travers le béton dans la fosse à plonger. L’entrepreneur juge pourtant que le puit de décompression est suffisant. Il a donc remblayé et couler la dalle de la terrasse. Le devis stipule une épaisseur de dalle de 15cm, or les mesures prises tout autour montrent une oscillation entre 8 et 12 cm, la moyenne étant à 10. L’entrepreneur m’oppose une fin de non-recevoir quand je lui parle du risque de fissure dû au gel et aux infiltrations, a fortiori parce que je suis en montagne et dans une zone classée comme inondable (donc neige et nombreuses infiltrations d’eau). Suis je en droit d’interrompre les travaux et d’exiger que la dalle soit reprise ?
    Merci de votre aide.

    1. Bonjour,
      – une piscine est comme une “grande bassine” enterrée. En cas de présence d’eau dans le terrain, il faut faire très attention à ce que la poussée d’Archimède ne fasse pas carrément remonter la piscine quand elle est vide ! Elle “flotte” sur le terrain. Ca s’est déjà vu. N’oublions pas qu’on a fait des bateaux tout en béton. S’il est impossible d’assécher le terrain (nappe phréatique, notamment) il faut lester la piscine par une quantité de béton telle que ça l’empêcherait de flotter.
      – Evidemment, il faut que la piscine soit étanche. Si vous avez la conviction que les travaux en cours ne respectent pas les règles de l’art, vous devez bien entendu les refuser, sans attendre qu’il soit trop tard. Et surtout si des ouvrages ne sont pas conformes à la commande, telle l’épaisseur de la dalle en béton. Le moyen pour cela : ne pas payer des travaux non-conformes.
      Cordialement,

  104. Bonjour,
    Nous venons de construire un petit bungalow (en dur, avec dalle de béton), sans vide sanitaire, en contrebas de notre terrain. Ce terrain est rocailleux.
    Nous nous apercevons qu’à chaque pluie, la dalle s’humidifie.
    Le maçon nous dit que lorsque nous aurons badigeonné le bas des murs avec du goudron et mis un film noir autour des murs, cela ne se produira plus.
    Croyez-vous que ce soit la seule solution ?
    Qu’en pensez-vous ?
    Nous nous inquiétons beaucoup.
    Merci.

    1. Bonjour, en principe (et en réalité) la protection contre l’humidité se réalise pendant la construction, pas après. Il vous faudra probablement dégager largement la terre pour placer des éléments assainissant : drain, parois étanche, etc.
      Si le contrebas du terrain reçoit une grande quantité d’eau, vous aurez beaucoup de mal (euphémisme) à combattre des pénétrations d’humidité. Un drain correctement fait et surtout avec un exutoire en point bas me paraît incontournable. Une contre-pente du terrain aux abords du bungalow serait également judicieuse.
      Cordialement,

  105. bonjour
    je possède une véranda probablement des années 70 ou 80. Les fondations sont de type filantes ( sans semelle ) à une profondeur de 47 cm environ. quelle était la norme dans les années 70 ou 80 car notre assurance refuse de prendre en charge les fissures au motif de fondations non conformes.
    merci

    1. Bonjour, des fondations filantes peuvent bien être appelées “semelles filantes”.
      Il n’y a pas de norme pour les fondations, bien entendu. Les fondations doivent être suffisamment profondes pour reposer sur le bon sol (en y pénétrant de 30 cm environ).
      La profondeur de ce bon sol dépend de chaque endroit précis : dans un même terrain, on peut avoir des sols différents, voire très différents d’un endroit à l’autre ; il m’est arrivé de rencontrer des sols très différents en-dessous d’un même bâtiment ! Il a fallu faire des fondations différentes d’un bout à l’autre (en outre, c’est très dangereux pour des raisons de tassements différentiels, ce sont les pires terrains : mieux vaut un sol mauvais partout que bon sol d’un coté et mauvais de l’autre : la bâtiment risque plus de se casser en deux). Mais c’était un projet important, on avait BET, Bureau de Contrôle, etc. et ça s’est bien passé.
      A moins qu’il y ait des éléments que j’ignore, l’assurance n’a pas le droit de refuser de prendre en charge le sinistre (ça serait trop facile !), sauf si, comme c’est le cas, la validité de la Garantie Décennale est dépassée (et largement, puisqu’elle est de 10 ans, comme son nom l’indique).
      Cordialement,

      1. merci pour ces précisions.
        C’est une maison en pierre d’avant 1950 sur sol argileux dans la région d’Agen. la véranda date je pense de 1970 ou 1980
        l’expert mandaté par l’assurance note sur son rapport que la véranda manque de réelles fondation et qu’elles n’atteignent pas la cote hors gel ! d’où le motif de refus
        les fondations ne sont pas en “T inversé “mais seulement dans la continuité des murs je crois que c’est ce que l’on appelle filante ? ) à une profondeur entre 45 cm au plus bas et 60 au plus haut car le terrain est en pente.
        son motif de refus n’est donc pas valable si je comprends bien ?
        où puis-je trouver la cote d’une fondation hors gel d’une véranda de 1980 ?
        merci pour votre aide

        1. Bonjour, non ce motif n’est pas valable en soi. Quand on assure un bien, on ne peut pas dire par la suite qu’il fallait que la construction soit parfaitement réalisée pour que sa garantie puisse jouer : une construction parfaitement réalisée n’aura pas de sinistre ! Il y a toujours quelque chose qui cloche quelque part…
          Mais par contre, je présume que vous avez sollicité votre assurance “habitation” : celle-ci n’a pas vocation à réparer des travaux mal faits dès l’origine, en effet. Elle n’assure que les sinistres dus à une usure normale (un joint qui finit pas lâcher, au bout de 20 ans, par exemple, ou des tuiles cassées par la grêle). Elle ne remplace pas les garanties de Bon Fonctionnement ou Décennale. C’est ce qu’elle aurait dû vous expliquer. Son motif de refus est donc valable : l’assurance habitation ne garantit pas les malfaçons d’origine, que les incidents survenus par la suite.
          Une fondation “filante” est une fondations continue, linéaire, sous tout le mur. A l’inverse une fondation “par plots” ou “par pieux”, est ponctuelle (tous les 3 m, par exemple) et ces pieux sont reliés par des poutres posées au sol (des “longrines”), comme sur des pilotis enfouis dans le sol.
          Cordialement,

          1. Merci pour ces précisions. La declaration à l’assurance fait suite à un sinistre sécheresse sur la maison et la veranda. Sur la maison l’expert reconnaît le phénomène secherresse alors que sur la veranda l’expert l’exclus aux motifs cités précédemment.

          2. Ah, je comprends le contexte, du coup. Juridiquement, je ne suis pas sûr que le motif soit valable, dans la mesure où le sinistre n’était pas survenu avant cette période de sécheresse. Mais il s’agit d’une question de Droit pur. Il faudrait consulter la jurisprudence et les textes qui régissent ce genre de sinistre particulier et leur prise en charge. Un avocat serait alors tout indiqué.
            Cordialement,

  106. Bonjour Monsieur,
    nous avons réceptionné notre maison individuelle il y a environ 3 ans. Notre maison est posée sous le niveau du terrain naturel, environ 30 cm. Nous avons eu un gros orage samedi et de l’eau c’est infiltrée dans le vide sanitaire, environ 5 cm. Les gaines techniques étant posées au sol elle trempaient dans l’eau. Ma question, lorsque une maison est sous le niveau du terrain naturel, le constructeur ne doit il pas prévoir dans son chiffrage soit un drain, soit un caniveau afin de réguler les eaux de pluie ? Merci pour votre aide. Cordialement, Stéphane

    1. Bonjour, si j’ai bien compris, votre maison possède un vide sanitaire dont la terre végétale a été enlevée (décapage), comme elle doit l’être en effet. Les récents orages ont rempli d’eau le vide sanitaire, et les gaines d’alimentation électrique sont dans l’eau.
      – Un vide sanitaire n’a pas l’obligation d’être sec, il peut y avoir de l’eau, ce n’est pas considéré comme étant une malfaçon. Mais pour ma part, je n’aime pas que l’eau y stagne : nid à moustiques, danger de l’eau stagnante qui, au fil des années, peut déstabiliser les fondations (gravissime !), etc. Quand il y a un risque que le vide sanitaire se remplisse d’eau, je fais placer un drain pour empêcher qu’il se transforme en piscine. Un simple drain qui évacue l’eau qui y stagnerait. C’est très facile, c’est juste une sorte de trop-plein. Dans votre cas, c’est peut-être possible d’en rajouter un ou deux, même de façon simple, juste pour éviter qu’il y ait trop d’eau stagnante ?
      – aucune gaine, aucune canalisation (ni alimentation ni évacuation) ne doit jamais être posée par terre dans un vide sanitaire. Elles doivent toutes être accrochées correctement sous le plancher hourdis, par un feuillard en galva ou par des attaches spécifiques type Fixotube (excellent produit). Et les bricolages d’agglo et de bouts de bois empilés sur la terre sont interdits, évidemment. C’est quand on a une canalisation d’eau usée qui se casse et se déverse dans le vide sanitaire qu’on regrette amèrement de ne pas l’avoir fait…
      Donc vous pouvez exiger qu’il n’y ait plus de canalisation baignant dans l’eau : soit elles seront correctement attachées au plancher hourdis, soit le vide sanitaire sera correctement drainé, soit… les deux ! Ce n’était pas un vice apparent pour un néophyte, donc à mon avis, vous pouvez faire une déclaration de sinistre si l’entreprise se fait tirer l’oreille pour réparer.
      Cordialement,

      1. Merci pour ces précisions, je vais faire un AR au constructeur pour qu’il corrige l’installation des gaines dans le vide sanitaire.
        Je garde vos coordonnées pour notre prochain projet de construction, merci pour cet espace d’échange très utile pour les maîtres d’œuvre néophyte

        1. Bonjour, gaines et canalisations EU si elles ne sont pas attachées au plancher au-dessus (c’est assez fréquent qu’elles ne le soient pas).
          Merci de garder mes coordonnées – ou ceux de l’Architecte d’Aujourd’hui proche de chez vous. Je suis ravi si je puis être utile aux maîtres d’ouvrage (et non maîtres d’oeuvre, le maître d’oeuvre c’est l’architecte). Vous avez le droit de confondre, car vous êtes néophyte (je vous taquine 🙂 ).

  107. Bonjour Mr Espagno,
    Après ces pluies diluviennes, notre chemin d’accès en castine est “défoncé”. Le ravinement a laissé des traces.
    Le terrassier est-il responsable et doit-il venir réparer ?
    Cordialement
    Vincent CORDIER

    1. Bonjour, théoriquement, un chemin n’est pas soumis à garantie décennale. Mais s’il fait partie intégrante d’un bâtiment : aire de circulation exclusivement affectée à un bâtiment et collée à lui, on peut considérer que c’est un élément de la construction. On est à la limite de la définition de la loi et c’est à la discrétion de l’appréciation du juge. Personne n’étant dans sa tête au préalable, on ne peut pas savoir à l’avance ce qu’il décidera…
      En pratique et de toute façon, un chemin n’a pas à ne plus être utilisable après un orage, même violent. Mettez en cause l’entreprise pour malfaçon, avec son assurance, et “faites comme si” les garanties (Parfait Achèvement ou Décennale, suivant les cas) devaient jouer, vous verrez bien l’évolution de l’affaire.
      Cordialement,

  108. Bonjour Mr Espagno,
    Petite question concernant le drain. Son utilité est bien celle d’éloigner l’eau des fondations de la maison ?
    Si oui, un drain ne peut s’arrêter au milieu d’un mur. J’ai le cas chez moi : le drain s’arrête avant l’entrée du garage soit 3 mètres avant la fin du mur. Les maçons m’ont dit que c’est au terrassier à prolonger le drain. Je ne suis par certain que le terrassier soit d’accord. le drain aurait du être poursuivi loin des fondations selon moi.
    Cordialement
    Vincent CORDIER

    1. Bonjour, ceci est un des nombreux exemples qui montrent que faire réaliser des travaux demande TOUJOURS de :
      – prévoir tous les travaux à réaliser, ce qu’on appelle le CCTP,
      – en prévoir les détails techniques, c’est le “DOSSIER DE PLANS TECHNIQUES” (“PRO” dans notre jargon),
      – répartir les tâches entre les dives intervenants, notamment entre les divers artisans, notamment le PLANNING,
      – instaurer une “règle du jeu” entre tous ces intervenants, y compris le client et où tout sera prévu pour le déroulement de l’opération : ce qu’on appelle le CCAP
      – vérifier que ces travaux se font en conformité avec la commande conclue, ce qu’on appelle les MARCHES DE TRAVAUX, avec comptes rendus de REUNION DE CHANTIER,
      et je ne parle pas de tout de le reste :
      – concevoir judicieusement,
      – respecter toutes les multiples règlementations variées, cadrer juridiquement l’opération (servitudes, Code de la Construction, etc.)
      – maîtriser les prix et gérer les paiements,
      – vérifier les diverses assurances de chacun des intervenants,
      – réceptionner… etc. etc.
      Ce travail a un nom : la MAITRISE D’OEUVRE,
      les professionnels dont c’est le métier sont : les ARCHITECTES

      🙂

    2. Bonjour Mr Espagno,
      Je vous fais part de nos malfaçons depuis de nombreux mois. Nous avons intenté un procès au maçon et le juge a nommé un architecte, à la retraite, comme expert judiciaire. J’espère que c’est une bonne nouvelle pour nous. Je vous avoue que cela ne me rassure pas plus que cela car j’ai entendu tout et son contraire de la part d’architectes au sujet de notre construction.
      Bien cordialement

      1. Bonsoir, les architectes ne sont pas pires que les autres… En fait, architecte ou pas, cela dépend surtout de chaque personne.
        Et qu’avez vous donc entendu sur les architectes au sujet de votre construction ? C’est une vraie question, importante pour moi. Si vous vouliez bien me répondre franchement, je vous en remercierais.
        Cordialement,

        1. Je n’ai rien entendu sur les architectes au sujet de notre construction, ce sont les “règles de l’art”, le respect des normes qui semblent être plus ou moins respecté par ces mêmes architectes.
          J’ai pu dialoguer avec deux archi et je me suis confronté à 2 points de vue différents : un avis plus tolérant envers les malfaçons et un autre plus rédhibitoire et intransigeant. Voilà pourquoi je ne suis pas rassuré quant à la qualité et au résultat de l’expertise judiciaire. Des désordres importants pour l’un peuvent être minimisés par l’autre. Ce que j’ai retenu c’est qu’une expertise judiciaire ce n’est pas “respect ou non des DTU” ce que je croyais…Par exemple, mes arases ne sont pas bouchées et bien il y a de grandes chances que cela reste comme ça même si pour ma part je ne les valide pas…Comme vous le dites, très justement, c’est une histoire de personne, et cela ne devrait pas l’être. Il y a respect des règles de l’art ou pas ! Cela ne devrait pas être sujet à interprétation car mon chèque lui doit être au norme si non il ne peut être encaissé.
          Bien à vous

          1. Bonsoir, il y a une façon de faire avec les experts judiciaires car ils sont tenus par des procédures.
            Par exemple, s’ils doivent prendre les avis des uns et des autres (leur expertise doit être contradictoire), ça ne suffira peut-être pas. Si la partie “A” dit ceci, et si la partie “B” dit cela, l’expert doit le noter, c’est tout. Et puis il conclut en écrivant ce qu’il pense lui, sans forcément avoir à se justifier ni à tenir compte des avis des parties.
            Tandis que si vous écrivez à l’expert (tout doit être écrit ! vous imaginez bien…) “M. l’expert, il apparait que telle mise en oeuvre n’est pas conforme au DTU n°….. pour telle et telle raison, ainsi qu’on peut le voir sur les 3 photos ci-jointes. Et donc en infraction avec les engagements de mon adversaire dans le contrat conclu le ……, paragraphe ……… (en droit, il faut être très factuel). Pouvez-vous me confirmer ce point ou alors m’expliquer pourquoi cela serait quand même conforme ?”, l’expert sera bloqué, car il a l’obligation de vous répondre dans son rapport. Du coup, il ne pourra plus écrire ce qu’il a envie et il sera alors obligé de vous donner raison. Autrement dit, un expert, ça se cadre et pour ça, le mieux est de lui poser des questions : vos écrits doivent se terminer pas des points d’interrogation.
            J’ai fait gagner ainsi 75000€ à un client – il y a 15 ans ! – en 2h de temps, en le défendant dans une expertise judiciaire (il n’a pas discuté mes honoraires… 🙂 ). Si les gens savaient, ils gagneraient leur procès immobilier en prenant un duo avocat + architecte, car un avocat est incapable de contrer un expert, évidemment, il n’a pas les connaissances techniques.
            En conclusion, l’expert n’est pas un juge, vous pouvez le contrer, mais avec diplomatie (sans le mettre ostensiblement en défaut, c’est mieux) et évidemment, avec des arguments techniques imparables.
            Cordialement,

          2. Bonjour,
            Je ne pense pas avoir la possibilité d’écrire à l’expert en cas d’expertise judiciaire. Elle est contradictoire et en présence des maçons et des avocats respectifs. L’expert remet son rapport au juge et sa mission se termine. Je ne pense pas qu’il y aura débat suite à son rapport.
            C’est une première pour nous…
            Cordialement

          3. Bonjour, pourquoi pensez-vous que vous n’aurez pas la possibilité d’écrire à l’expert ? Il y a débat AVANT la remise du rapport de l’expert.
            Voici comment se passe un expertise judiciaire :
            1 – L’expert convoque les parties et leurs avocats à un accedit (réunion d’expertise). Soyez présent ! ne laissez pas votre avocat tout seul, ce ferait très mauvaise impression à l’expert. L’expérience m’a montré que les avocats ne contrent JAMAIS les experts – c’est une grosse faiblesse. Du coup, l’expert aura tendance à apprécier les faits à sa fantaisie et s’il voulait donner raison à votre adversaire (pour des raisons qui lui sont propres), vous ne pourriez pas l’empêcher. Mettez en évidence les malfaçons en faisant REFERENCE AUX DTU, de façon à ce que ce soit incontestable. Vous aurez une photocopie des passages concernés des DTU que vous citez (rien que le fait de les poser sur la table crédibilisera ce que vous direz). Demandez également à l’expert de confirmer qu’il y aura bien un pré-rapport comme c’est l’usage (on ne sait jamais…).
            Dans les affaires techniquement complexes, il y a parfois plusieurs accedits.
            2 – L’expert remet un pré-rapport aux parties, en leur demandant leurs observations. C’est à ce moment-là que vous répondez à l’expert par écrit, en accord avec votre avocat. Questionnez l’expert, ne vous contentez pas d’affirmer. Si vous ne posiez pas de question, l’expert pourrait vous répondre “J’ai pris bonne note de vos remarques” et c’est tout… et écrire ensuite ce qu’il voudra. C’est à ce moment-là qu’il faut l’obliger à prendre parti, et il ne pourra pas prendre parti contre les DTU. Il faut donc lui poser des questions qui l’impliqueront, par exemple : “L’ouvrage réalisé de telle façon à tel endroit ne respecte pas l’article n°… du DTU n°… pour telle et telle raison. Est-ce bien le cas ?”. Et si l’expert répondait “Euh, pas vraiment, ça n’a pas d’importance, …”, vous le mettez au pied du mur “Le non-respect du DTU est flagrant pour telle raison. Est-il donc possible de ne pas respecter les DTU dans un marché de travaux qui prévoit expressément qu’ils soient respectés ?” Bref, il faut empêcher l’expert d’être partial. Evidemment, si le pré-rapport vous est 100% favorable, tout va bien.
            3 – Puis l’expert remet son rapport.
            Toutes les pièces, toutes les questions posées et toutes les réponses, sont communiquées aux 2 parties : tout le monde est au courant de tout.
            Ne laissez surtout pas votre avocat adresser un mél à l’expert que vous n’aurez pas validé auparavant : les avocat sont comme tout le monde, ils commettent des erreurs. Pour cela, vous lui enverrez un mél (toujours des écrits, avec tout le monde ! les méls ont l’immense avantage d’être incontestables) dès le début de votre relation, où vous direz :” Vous voudrez bien ne rien émettre que je n’ai pas validé au préalable, car je tiens à tout voir auparavant.”
            Cordialement,

          4. Merci infiniment Mr Espagno pour cette ligne de conduite que nous devons suivre. Un problème se dresse face à moi : les DTU
            Elle ne sont pas faciles d’accès ni gratuites il me semble…J’ai pu trouver une référence aux DTU concernant la pente des terrasses mais pour de la maçonnerie mal faite voir non faite telle que les arases non bouchées, des trous dans les briques non bouchés, des joints non faits, des tableaux non faits, l’absence de ferraillage dans des seuils, il n’existe pas de DTU et point particulier qui impose leur réalisation parfaite, en tout cas je n’ai pas trouvé normal je ne suis pas un pro 🙂
            J’ai rédigé un document de référence listant l’ensemble des malfaçons avec photos à l’appui que j’ai remis à l’avocat mais je n’ai pas pu, pour chaque malfaçon ou non façon , faire référence précisément à la DTU correspondante. Ce n’est pas accessible pour un néophyte de trouver dans le dictionnaire de la maçonnerie, la DTU correspondante au problème et encore faut-il qu’elle existe… Donc pas évident de contrer l’expert ou de valider ses dires d’autant plus que nous allons devoir compter que sur nous-mêmes pour notre défense car comme vous le dites très justement ce n’est pas dans les compétences de notre avocat.
            J’ai déjà fait 99% du travail en rédigeant l’ensemble des dossiers
            Cordialement

          5. Bonjour, oui il me paraît très difficile pour un néophyte de contrer un expert judiciaire sur le non-respect d’un ou de plusieurs DTU (Documents Techniques Unifiés). L’idéal serait d’être conseillé, en parallèle de votre avocat, par un architecte. Il faut en trouver un qui soit capable de le faire. Tous ne sont pas intéressés par ce genre de mission (ils ont bien tort).
            Les DTU ne sont pas accessibles gratuitement, il faut les acheter (ce que je trouve anormal, car leur application, si elle n’est pas théoriquement obligatoire, elle le devient de fait car les assurances et la plupart des contrats l’imposent.). Vous pouvez tenter d’en consulter quelques-uns qui seraient accessibles sur internet.
            Cordialement,

  109. Bonjour,
    Nous avons fait construire notre maison en passant par un maçon. Lors des fondations, ils nous ont dit qu’ils avaient dû creuser plus profond que prévu, malgré une étude des sols. Par conséquent, une facture supplémentaire de 5000 euros. Nous n’avons reçu aucun avenant au devis, aucun appel ou message faisant mention de ce surplus de travail avant que le maçon fasse les travaux mais ils nous demandent de payer le supplément.
    Sont-ils en droit de nous réclamer cette facture?
    Je vous remercie

    1. Bonjour : cela dépend du contrat que vous avez avec ce maçon, de ce qui y est prévu.
      Juridiquement, le principe général est qu’on ne paie que ce que l’on a commandé, sans ambiguïté (l’ambiguïté profite toujours au client néophyte et non au professionnel).
      Donc, si vous n’avez pas commandé des travaux supplémentaires de fondation, dûment chiffrés, vous ne devez rien de plus à l’entreprise.
      Et en effet, ce serait “trop facile” de mettre les clients devant le fait accompli et de leur demander plus que prévu, sans avoir obtenu leur accord préalable.
      Donc, en conclusion, si un maçon est toujours “en droit de réclamer un supplément de prix” (il peut toujours tenter le coup, si je puis dire), de votre coté, vous êtes… “en droit de ne pas le payer” !
      Cordialement,

    2. Bonjour,
      J’ai sur ma maison neuve deux portes fenêtres qui ont été posées dans le salon , sur un même mur .
      Il y a un décalage altimètrique entre le bas des deux châssis de 15mm. sur un châssis le carrelage bute contre le cadre – sur le second il passe dessous.
      Quelle est la tolérance de pose ? Et à quelle norme se référer ?
      Est ce le maçon le responsable ou le poseur de menuiserie ?
      Merci d’avance pour vos réponses

      1. Bonjour,
        il s’agit d’un défaut esthétique.
        Qui est responsable ? Le maçon ou le menuisier ? (je présume que le carrelage est bien horizontal, lui).
        Les deux : le maçon a mal réalisé les seuils en ne les alignant pas en hauteur, et le menuisier n’aurait pas dû poser les portes-fenêtres ainsi.
        Que faire ?
        Déposer les menuiseries, rectifier le seuil défectueux en le démolissant et en en refaisant un neuf, correct – attention, il est possible que les linteaux ne soient pas non plus alignés – puis reposer les menuiseries, reprendre tout ce qui doit l’être : placo, enduit extérieur, etc.
        Qui doit payer ?
        AVANT RECEPTION : chaque artisan devra faire son travail de reprise, car la règle dans le “bâtiment” est que l’on ne doit pas réaliser un ouvrage sur un support non-conforme et visible. Cela vaut pour tout le monde.
        APRES RECEPTION : si vous n’avez pas mentionné la porte-fenêtre mal réalisée en “réserve”, elle a été réceptionnée, donc acceptée en l’état. La malfaçon était visible à la réception, donc vous l’avez de fait acceptée. Et donc le coût de la réparation vous incombe.
        Cordialement,

        1. Bonjour, nous sommes en train. De faire construire et les maçons sont au stade d’élévation des murs. Nous avons remarqué en regardant dans le vide sanitaire que les hourdis polystyrène se sont affaissés (un peu fléchis). Cela a dû se produire au moment du coulage de la dalle béton. Est ce grave ? Ce qui nous fait peur c’est que sur les hourdis, le réseau du plancher chauffant est agrafé donc ça a dû tirer… Le CDT et les maçons nous indique que ce n’est pas grave… Votre avis ?

          1. Bonsoir, si c’est l’ensemble du plancher béton qui a fléchi au coulage, c’est inquiétant. Vous avez raison de vous en préoccuper avant que le chantier avance trop. Il faudrait à quelqu’un qui a un niveau-laser de mesurer quel est la flèche totale (artisan – tel un plaquiste ou un carreleur -, architecte, géomètre…), puis de demander au marchand de plancher qu’elle est la flèche maximale admise. Le risque n’est pas tellement pour le chauffage par le sol, mais que le plancher lui-même casse un jour !
            Cordialement,

  110. Bonjour
    pouvez vous me donner un conseil, concernant une terrasse en béton de 7mètres L, et, 3mètres de large , coulée fin MARS.(La maison date d’avant les années 80.)
    Il s’est formé petit à petit une fissure, qui maintenant fait toute la largeur de la terrasse.
    J’ai téléphoné au maçon plusieurs fois afin qu’il passe voir, et, qu’il me dise ce qu’il y a à faire…aucune réponse.
    Quel recours ai-je.??

    1. Bonjour,
      je ne peux pas vous donner de conseil technique précis, n’ayant pas vu l’ouvrage et, encore moins, expertisé. Je présume qu’u=il s’agit d’un dallage béton sur hérisson. La qualité du dallage est à 90% la qualité de ce qu’il y a dessous (décapage, drainage éventuel, compactages du hérisson, etc.). Un tel dallage, posé en surface (même s’il y a un lit de cailloux dessous) est une sorte de “tapis” posé par terre. Or le sol en surface est peu résistant, et il est mouvant (plus ou moins suivant les cas). Donc il faut s’attendre fréquemment à avoir des fissures. A priori, elles n’auront qu’un défaut esthétique si elles restent limitées.
      Si la terrasse n’est pas carrelée, je vous conseille d’attendre longtemps (1 an ou 2) avant de la carreler, pour que les mouvements de la dalle soit réduits (la plupart du temps, ces mouvements se font surtout les 2 premières années). Si elle est carrelée, il n’est pas “normal” (juridiquement parlant) d’avoir un carrelage fissuré, vous pouvez donc mettre en cause le maçon, mais il n’y a pas grand chose à faire… sauf à faire un nouveau dallage.
      Si vous le pouvez, placez des dalles sur plots ou une terrasse bois par dessus : les fissures (pas graves en soi) ne se verront plus.
      Cordialement

  111. Bonjour, mon fils à trouver une maison à construire de plain pied. La dimension hors tout est de 16,90 m X 6,25 m.
    Le constructeur lui dit que la diagonale dépassant les 17 m il doit consolider les murs suivant les normes DTU ce qui augmenterait le prix ou alors diminuer les dimensions de la maison pour arriver au 17 m de diagonale et rester dans le prix. Pouvez-vous m’expliquer ce que veut dire cette dimension de diagonale et aussi me donner votre avis.
    Merci
    Cordialement

    1. Bonjour, si vous n’êtes pas en zone sismique (par exemple vous êtes en zone classée “très faible”), les joints de dilatation ne sont nécessaires que sur les bâtiments de grande longueur. Cette longueur varie suivant les régions, ici à Toulouse j’en prévois à partir de 30ml par exemple.
      Votre CMI confond peut-être avec les planchers en dallage béton (sol de garage par exemple) ou carrelage, mais les dimensions ne sont pas celles-là.
      Vous pouvez lui demander quelle est le texte exact de référence (quel DTU ? copie du DTU concerné), en lui demandant si, justement, il ne confond pas avec les sols.
      Si vous êtes en zone sismique moyenne ou forte, il vous faut absolument avoir en main l’étude structure réalisée par un B.E.T. spécialisé. L’assurance du CMI l’exigera surement en cas de sinistre.
      Cordialement,

  112. Bonjour Monsieur.
    L’entreprise a utilisé un bois de coffrage (teint en rouge) au lieu d’un bois de construction pour refaire une charpente non visible. Quels sont les risques? Faut-il exiger le remplacement des bois?
    Merci d’avance pour votre réopnse.
    Sincères salutations.

  113. Bonjour, pouvez-vous me conseiller; l’entreprise qui assure le gros-oeuvre de notre maison a délibérément omis de placer des appuis de portes-fenêtre et de baies vitrées en béton avec rejingot et à la place a juste posé des morceaux de briques forcément poreux; l’eau s’est vite infiltrée à l’intérieur de la maison par les seuils; depuis, après une lettre recommandée ils ont réalisé devant les portes à l’extérieur des seuils en ciment; que faire ? est-ce suffisant pour assurer l’étanchéité à l’avenir, ?

    1. Bonjour, quand une entreprise ne réalise pas – ou réalise mal – un ouvrage qu’on lui a commandé, il faut la mettre en demeure (lettre recommandée avec a.r.) de le faire conformément à la commande conclue, dans un délai défini (par exemple 2 semaines), faute de quoi, on se réserve le droit de faire faire cet ouvrage par quelqu’un d’autre, et de retenir le surcoût éventuel sur les sommes encore dues à l’entreprise, outre les pénalités de retard.
      Il n’y a aucune raison d’accepter un quelconque bricolage. Si un ouvrage est mal fait, on le démolit et on en refait un autre, correctement.
      Les seuils et les appuis doivent être faits AVANT la pose des menuiseries.
      Cordialement,

      1. Merci beaucoup
        Hélas les menuiseries et placos sont déjà posés
        Je pensais saisir la décennale de l’entreprise pour émettre des réserves ?

        1. Dans le principe, une menuiserie, ça peut se déposer, et un placo ça peut se découper et être partiellement refait après la réalisation correcte des appuis et seuils et la nouvelle pose des menuiseries. Techniquement, rien ne l’empêche. Y compris un coup de peinture par dessus.
          L’assurance décennale aura probablement des réticences à intervenir pour une erreur visible à la réception, il faudrait analyser exactement l’ouvrage et le dossier de la commande des travaux pour vous en dire plus.
          Je ne comprends pas pourquoi vous voulez “émettre des réserves” auprès de l’assurance ? Les réserves s’émettent à la Réception des travaux pour les parties d’ouvrage que l’on refuse (et donc qui ne sont pas réceptionnés, et donc que ne sont toujours pas assurés). Réserve = pas d’assurance !
          Les travaux sont réceptionnés, si j’ai bien compris ?
          Cordialement,

          1. Merci
            Les travaux ne sont pas encore réceptionnés il reste encore des choses à réparer comme une toiture en bac acier entièrement à refaire
            En fait je me demandais si je devais les obliger à refaire les appuis de porte
            Ils ont juste réalisé des seuil en ciment à l’extérieur devant les appuis en brique pour etancheifier et je ne sais pas si ça pourra suffire dans le temps ?
            Cordialement

          2. Ah ! Je réponds à une dizaine de messages quotidien, et je ne les ai pas tous en tête quand je réponds.
            Avant réception, il n’y a pas d’assurance qui tienne. Une assurance n’a pas à intervenir avant réception.
            Soit vous réceptionnez les travaux tels quels, en les acceptant en connaissance de cause, avec des malfaçons, et vous ne pourrez plus y revenir par la suite, ni demander à une assurance de réparer des malfaçons que vous avez acceptées à la réception (c’est ce qu’il ne faut pas faire).
            Soit vous refusez les malfaçons (attitude logique, celle qu’il faut prendre) et le chantier continue jusqu’à ce que tous les travaux soient bien faits.
            Cordialement,

  114. Bonjour,
    Depuis novembre 2020, j’occupe ma nouvelle maison qui se trouve dans un lotissement.
    A priori, le DPE est réalisé par échantillonnage et uniquement 3 maisons sont concernés sur 11. (la mienne ne fait pas parti). Est ce normal?
    De plus, le test d’étanchéité n’a toujours pas été fait. Pouvez vous me confirmer que c’est une obligation?
    Merci par avance
    Cordialement
    Djemila

    1. Bonjour, si j’ai bien compris, votre maison fait donc partie d’un ensemble immobilier (promotion immobilière) de 11 maisons. Dans ce cas il est admis que le test d’étanchéité à l’air se fasse par échantillonnage (quelques logements, au hasard) et non pas de façon systématique.
      C’est stupide, on est bien d’accord, car l’étanchéité à l’air est à 90% l’affaire de mise en oeuvre, de réalisation. Et non pas de conception. Donc sur 11 maisons, on peut très bien avoir 3 maisons ok (par exemple les 3 choisies) et 8 maisons non-conformes. Il suffit d’un seul défaut de mise en oeuvre, d’un seul trou quelque part (et non visible une fois les travaux finis) pour tout gâcher, si je puis dire. Ce test partiel ne prouve donc en rien que votre maison respect l’étanchéité à l’air.
      Cordialement,

        1. Bonjour, en toute logique, l’attestation de conformité à la Règlementation thermique (DPE) ne peut se faire qu’une fois le test d’étanchéité à l’air positif en mains. Par contre l’étude thermique se fait avant la construction (heureusement…) et aboutit notamment à une Attestation Bbio lors du dépôt de demande de permis de construire.
          Cordialement,

        2. Bonjour,
          Il arrive parfois pour des questions de facilités que nous fassions réaliser les deux actions en même temps.
          Le test de perméabilité et le DPE, certains diagnostiqueurs sont habilités à réaliser les deux, donc une économie de cout vis à vis du déplacement et prestation 😉

  115. j’ai un mur qui separe le bassin de retention avec mon jardin , les enfants montent dessus qui est responsable s’ils tombent de mon coté cela fait 160 m merci de votre reponse

    1. Bonjour, un garde-corps est obligatoire à partir d’un décalage de 1 m de hauteur. Vous êtes donc largement au-delà de cette hauteur (et même 90 cm peuvent être dangereux). C’est celui à qui appartient le mur qui doit réaliser un garde-corps. Ce peut être par exemple un simple grillage, mais suffisamment solide pour assurer une protection.
      Cordialement,

  116. Bonjour Mr Espagno,
    J’ai acheté une maison projet vefa, je suis en mitoyenneté avec ma voisine et avons toutes deux un jardin qui est lui mitoyen avec une maison qui est plus haute par rapport à notre jardin d’un bon mètre et demi . Sur les plans de construction notre jardin devait être terrassé en pente douce et pas de présence d’un talus. Hors nous nous retrouvons avec un talus qui part du mur mitoyen ainsi que terrasse et jardin du voisin, il nous impacte une hauteur 1,5 m et redescend en pente abrupte sur 1,5 mètre de large . Lors de pluie ce talus ravine et nous fait perdre du jardin, nous avons demandé au promoteur de nous supprimer ce talus , c’est un refus en nous disant que c’est comme ça ! Nous avons le fort sentiment qu’il n’y a pas de murs de soutènement qui protège la maison qui nous surplombe et que ce talus fais office de soutènement
    Que pouvons nous faire face à cette situation tout en sachant que nous leur avons envoyé plusieurs recommandés et la dernière réponse est ce talus est fait dans les règles de l’art . Notre jardin perd une belle surface, est inesthétique et impraticable. Il est a précisé que j’ai une photo de terrassement de mon jardin en septembre 2020 où il y avait bien cette pente douce et à la remise des clés un talus !
    Je vous remercie
    Cordialement

    1. Bonsoir, il est évident que le promoteur vous doit une réalisation de l’ouvrage conforme aux plans de vente, Coupe et Façades comprises. Ce qui n’est donc pas le cas pour le profil du jardin. Le promoteur ne veut pas rectifier le terrain et il joue sur votre lassitude, si j’ai bien compris (c’est un grand classique, si je puis dire).
      Que devez-vous faire ?
      Il faut vous placer sur le plan juridique, le seul dont le promoteur tiendra compte. Pour cela vous devez envoyer une MISE EN DEMEURE au promoteur en vous basant sur le contrat VEFA et rien d’autre. Une lettre adressée par un avocat sera un argument de plus en votre faveur.
      Dans un premier temps, vous pouvez lui écrire quelque chose comme (lettre r.a.r. doublée par mél) :
      “Monsieur le Directeur,
      le …………… nous avons conclu un contrat VEFA pour ma maison du………….. où apparait clairement le profil du terrain que vous m’avez vendu (voir pj).
      Or le profil du terrain du bien livré ne correspond pas au contrat de vente (voir photos n°1 et photo n°2 en pj). Je constate donc que vous n’avez pas respecté votre engagement et cette non-conformité me porte un préjudice, pour la perte de valeur patrimoniale et pour la perte de jouissance.
      La présente lettre est une MISE EN DEMEURE de réaliser les travaux de mise en conformité de l’ouvrage au contrat qui nous lie. Si dans un délais de 15 jours à compter cet envoi, les travaux nécessaires et la remise en parfait état du terrain ne devaient pas être réalisés, je demanderais à mon avocat d’établir une assignation à votre encontre pour la sauvegarde de mes intérêts, assortie d’une demande de réparation de mon préjudice.
      Sous toutes réserves de droit.
      Veuillez agréer….
      Copie pour information :
      Me …….., notaire de la vente,
      …………… Garant”

      N’oubliez pas les copies au notaire et au garant (toujours en lettre rar). Gardez les termes “juridiques”, ils sont là pour bien montrer que vous ne vous situez plus dans une “demande” mais dans une “Mise en demeure avant assignation”
      Et si pas de nouvelle ni de travaux dans les 15 jours, vous assignez réellement, bien entendu – normalement, vous ne devriez pas aller jusqu’au procès, mais vous réclamerez évidemment la réparation du préjudice au-delà des travaux.
      N’hésitez pas à me tenir au courant, si vous voulez bien.
      Cordialement,

      1. Bonsoir Mr Espagno,
        Un grand merci pour votre aide et pour vos conseils ! Comme vous le dites si bien, il joue sur notre lassitude !
        Je vais lui envoyer ce courrier par AR et mail .
        Je ne manquerai pas de vous tenir informer de l’évolution de la situation
        Encore merci
        Bien cordialement
        Laëtitia

  117. Bonjour,
    Les fenêtres sont elles toujours constituées de linteau et jambages ou peuvent-elles simplement être faites dans les parpaings. Cela dépend de leur dimension ? Quelles sont les conditions de leur réalisation ?
    Merci par avance de votre réponse.
    Cordialement,
    ManuR

    1. Bonjour, il faut toujours un linteau. Pour les toutes petites largeur (50 cm, par exemple), certains peuvent considérer que le cadre de la fenêtre sera suffisamment solide pour servir de linteau : à eux de le calculer et d’en prendre la responsabilité. Pour ma part, je considère que les économies de bouts de chandelle sont inappropriées dans une construction, où l’investissement global est toujours important et qui n’est pas conçue dès le départ pour être réparée (ce n’est pas un Lego), et donc où toute malfaçon sera très chère. Donc je fais faire toujours un linteau, en béton ou en acier ou en bois.
      Les jambages porteurs ne sont à utiliser que suivant les cas, notamment en cas de grande portée et/ou en cas de mur moins solide.
      Cordialement,

    2. Bonjour, je fais toujours un linteau. En cas de fenêtre très étroite, 50 cm par exemple, certains peuvent considérer que le seul cadre de la menuiserie peut servir de linteau. Ils doivent le calculer et ils en prennent la responsabilité. Pour ma part, je fais faire toujours un linteau, en béton, en acier ou en bois, car j’estime qu’une construction n’est pas conçue pour être réparée, ce n’est pas un LEGO, et donc que ce sera cher à rectifier, et que l’investissement toujours important demande qu’on ne fasse pas d’économie de bouts de chandelles.
      Par contre, les jambages porteurs ne sont pas toujours nécessaires, il faut les prévoir en cas de grande portée et/ou de murs moins résistants ou friables (vielles briques fragiles, etc.).
      Cordialement,

  118. Bonjour,
    Nous avons réceptionné un appartement neuf livré en vefa en début d année.
    Nous avons fait déposer définitivement les radiateurs électriques radians pour mettre une pompe à chaleur. Comme nous n avons définitivement plus besoin des arrivées électriques des anciens radiateurs, je préférerai les reboucher avec plâtre et repeindre par dessus plutôt que de masquer l ouverture avec un cache ou autre.
    L installateur de la pompe me dit que ce n est pas conseillé pour une question de norme. Peut on le faire svp? Si non quel serait le risque svp?
    Merci

    1. Bonsoir, toute extrémité de fil électrique encastrée doit aboutir dans une boîte accessible (boîte de dérivation) ou l’équivalent. C’st obligatoire. Donc il est impossible de noyer le fil dans du plâtre. Par contre, vous pouvez retirer le fil de la gaine, si vous y arrivez, et ensuite reboucher au plâtre l’extrémité de la gaine vide.
      Cordialement,

  119. Bonjour monsieur Espagno,
    Nous faisons actuellement construire en ccmi.
    Nous nous sommes aperçu que le coffre tunnel de volet roulant de notre baie vitrée de 4 mètres était bien fissuré et la plaque qui ferme le dessous du coffre est courbé (fait un u avec comme point le plus bas le centre).
    Notre conducteur de travaux veut trouver une façon de le “rafistoler” et veut à tout prix éviter de le changer malgré notre demande de le remplacer car nous payons pour une maison neuve et non rafistoler et ne savons pas si cela peut devenir plus grave dans le temps.
    Pouvez vous s’il vous plaît nous dire se que vous en pensez et si nous somme en droit d’exiger le remplacement à neuf du coffre ?
    Merci d’avance de prendre le temps de me lire et de répondre.
    Bien à vous.

    1. Bonjour, le coffre a été mal étayé (ou pas étayé) pendant l’édification du mur et coulage des bétons. C’est une règle de l’art pourtant bien connue.
      En effet, il n’y a ACUCUNE raison que vous n’ayez pas une maison à l’état neuf, à votre place j’aurais la même réaction. Quand le CMI achète une voiture neuve (surtout au prix d’une maison), eh bien il n’accepterait pas que la carrosserie soit rayée.
      Donc, oui, vous exigez le remplacement du coffre. Quand on fait une erreur, on répare, sans discussion, c’est valable pour tout le monde.
      Cordialement,

      1. Merci beaucoup pour votre réponse.
        J’ai déjà exigé le remplacement du coffre mais le conducteur de travaux ‘e veut pas il veut trouver une solution pour le réparer.
        J’aimerais savoir si il y a un moyen légal pour le contraindre de remplacer à neuf le coffre endommagé comment s’y prendre ?
        Cordialement.

        1. Oui, bien sûr : une lettre recommandée avec a.r. (doublée par mél) adressée au CMI, où vous mentionnez :“Je refuse un coffre abîmé, même réparé. Si vous ne placiez pas un nouveau coffre, je considérerais que les travaux ne sont pas conformes à notre contrat et je ne paierais pas les appels de fonds à venir.”
          Il n’y a que ça qui marche, si je puis dire : la fermeté.
          Cordialement,

  120. Bonjour,
    Nous avons emménagé dans une maison neuve en juillet 2020.
    Une partie de la toiture est de type “terrasse”; nous avons eu une infiltration d’eau car l’étanchéité de celle-ci était de très mauvaise qualité.
    Toute l’étanchéité a été refaite en avril 2021 (par un étancheur digne de ce nom) mais depuis la dalle intermédiaire (maison R+1) se fissure aux angles et en plein milieu (largeur 1 mm, visible car plafond enduit sur béton).
    Nous pensions que cela était lié à l’infiltration d’eau mais les fissures sont apparues également dans les coins non exposés à la toiture plate.
    La maison est construite dans le nord (terre argileuse, sur vide sanitaire), en brique apparente de 22 cm + isolation polystyrène 12 cm.
    Qu’en pensez-vous?
    Cordialement,
    Yannick

    1. Bonjour, je ne peux pas vous répondre précisément, bien sûr, sans connaître les lieux Mais, bien que n’en sachant pas plus, je serais surpris que des fissures apparaissent dans des murs ou des planchers en béton, à cause d’une infiltration d’eau. Par contre, le placo (plafond ou mur) se disloque s’il est mouillé – mais la réparation est beaucoup plus simple.
      Il est possible également que ces fissures ne soient pas dues à l’infiltration d’eau, mais à un autre défaut du bâtiment.
      Cordialement,

      1. Merci pour votre réponse.
        Le constructeur nous indique que cela est normal, le béton travaille au début et que des fissures peuvent apparaître.
        Nous commençons sincèrement à douter de la pérennité de la maison.

  121. Bonjour Merci de vos précieux retour.
    Pour rebondir sur vos dires:
    “– la terre doit être plus basse d’au moins 15 cm par rapport à la coupure de capillarité (là où commence le mur sensible à l’humidité, notamment en briques). Quand cette coupure de capillarité est constituée d’un chaînage béton, c’est le haut du chaînage béton qui compte (la base du mur). Donc : partie supérieure du chaînage plus haute de 15 cm / terrain extérieur (terre, là où l’eau stagne).”

    Concrètement, ça signifie que le niveau de la terre doit arriver à 15 cm en dessous du haut de la planelle en parpaing (le haut du plancher brut) ; en d’autres terme, elle doit commencer au pied de la planelle en parpaing?
    Est ce correct?
    cordialement,

  122. Bonjour Monsieur,
    Nous venons d’emménager dans une construction de 2020. Au bout d’une semaine, mauvaise surprise dans le sous-sol total (isolé, carrelé, peint et chauffé…), des auréoles d’humidité en bas des murs sont apparues, décollant les plinthes et avec déjà des traces de moisissures (sans compter l’odeur d’humidité!). Après avoir regardé d’un peu plus près les murs extérieurs, apparents du fait que le trottoir entourant la maison n’a pas encore réalisé, les murs enterrés ne semblent comporter aucune “membrane” d’imperméabilisation, ce qui pourrait expliquer ces infiltrations d’eau.
    Ma question est : lors d’une construction de 2020 n’est-il pas obligatoire pour le constructeur de réaliser d’office l’étanchéité des murs du sous-sol ? Cela relève t-il d’une malfaçon?
    Je vous précise que nous ne sommes pas les maîtres d’ouvrage de cette construction, mais que nous l’avons rachetée à un couple qui s’est séparé à l’achèvement des travaux. En conséquence, nous ne savons pas exactement les caractéristiques techniques de la construction et les travaux convenus entre le maître d’ouvrage et son maître d’oeuvre. Merci beaucoup pour votre aide.
    Bien cordialement,

    1. Bonsoir, un sous-sol utilisé, voire aménagé, doit être étanche. Il s’agit donc d’un sinistre rendant les lieux impropres à leur destination, et donc soumis à garantie décennale.
      Vous devez donc faire une déclaration de sinistre auprès de l’assureur de qui s’est chargé des travaux (maçon ou cmi).
      Cordialement,

  123. Bonjour Monsieur Espagno,
    Je ne comprends pas très bien la différence être les deux solutions que préconise le DTU concernant les remontées d’humidité. Il est dit ceci :
    Une protection contre les remontées capillaires est fondamentale pour éviter de futurs problèmes d’humidité.
    Cette protection doit, dans le cas où les murs de soubassement sont en maçonnerie de petits éléments, être réalisée comme suit :
    Les maçonneries en élévation doivent être protégées des remontées d’eau du sol. Un chaînage en béton armé disposé au niveau du plancher bas du rez-de-chaussée ou du dallage sur toute l’épaisseur des maçonneries de soubassement assure cette protection sans disposition complémentaire. Ce chaînage doit être à l’air libre et au minimum à 5 cm au-dessus du sol extérieur fini.
    DTU 20.1
    Si cette solution n’est pas possible, il faut alors réaliser une coupure de capillarité disposée à 15 cm au moins au-dessus du niveau le plus haut du sol définitif extérieur. Cette coupure doit être exécutée à laide d’une bande de feuille bitumineuse armée ou bien d’une chape de mortier hydrofugé de ciment.
    Quand faut-il avoir 5 ou 15 cm ? La différence entre les deux solutions n’est pas très clair pour moi
    Cordialement

    1. Bonjour, la coupure de capillarité devant être à 15 cm au dessus du terrain extérieur où l’eau stagne (une grille de caniveau, des lames de plancher de terrasse ajourées, des cailloux avec vide entre eux… ne comptent pas).
      Si cette coupure est seulement une bande étanche bitumée, elle est fine. Si c’est un chaînage massif en béton, on comprend que le DTU a constaté qu’en positionnant sa base à + 5 cm/ terrain, on est sûr que le dessus du chaînage (là où commence le mur qui ne doit pas avoir d’humidité) sera à + 15 cm ou plus, car le chaînage a une épaisseur, il fait au moins 10 cm de haut. Donc 10 + 5 = 15 cm.
      Cordialement,

  124. Bonjour mr Espagno
    Selon le DTU 5.6.3 protection contre les remontées d humidité, le document technique préconise de faire venir le niveau de la terre 15 cm en dessous de l’arase étanche.
    Les maçons n’ont pas réalisé cette arase étanche mais vous m’aviez dit que ce n’était pas grave car ma maison était sur sous sol, avec un plancher hourdis le tout coffret en planelle de parpaing. Ma maison est d’ailleurs toute faite en parpaing.
    Ainsi, n’ayant pas d arase étanche les préconisations de mettre le niveau de la terre à 15 cm en dessous du plancher n’a pas lieu d’être ?
    Est ce que je peux remettre la terre au niveau du plancher béton+ planelle+hourdis , tout en faisant tout autour de la peripherie de la maison une allée en pierre ?
    Cordialement

    1. Bonjour, vous avez bien une arase étanche : c’est le chaînage du hourdis avec planelle béton, matériau étanche à l’eau et donc faisant office de coupure de capillarité.
      Par ailleurs, le DTU demande de toute façon à ce que le niveau du RDC soit à + 15 cm du terrain extérieur. Si vous ne respectez pas cette disposition, vous n’êtes pas conforme au DTU. Vous pouvez, si vous le décidez, remonter le niveau de la terre, mais “à vos risques et périls” si je puis dire (le DTU n’est pas une loi, mais seulement une information). Par contre, en cas de pénétration d’humidité due à ce manque de hauteur, vous ne seriez pas couvert par les assurances qui demandent dans leurs contrats de respecter les DTU.
      A mon avis, le plus important dans tous les cas, 15 cm ou pas, est de réaliser (et de maintenir) une contre-pente éloignant les eaux de pluie des murs de la maison, comme une sorte de petit talutage. Ce sont les flaques d’eau, les retenues d’eau touchant les murs qui sont dangereuses.
      Cordialement,

      1. Merci de votre retour, Du coup la terre doit être à 15 cm du bas de la planelle ou 15 cm en partant du plancher (haut de la planelle)?
        C’est à dire que le éclaboussures en cas de pluie ne peuvent pas provoquer de problèmes d’humidité ?
        Cordialement

        1. Bonsoir, le dessus du carrelage (s’il y a du carrelage) doit être à + 15 cm au-dessus du terrain extérieur.
          MAIS : vous pouvez placer des cailloux sur ce terrain extérieur, si l’eau peut s’infiltrer entre eux, ça ne compte pas pour cette hauteur. De même qu’on peut faire une terrasse au même niveau que le sol intérieur, si elle est en lames ajourées et que l’eau de pluie tombe entre les lames. Ou bien un caniveau de 15 cm de profondeur.
          En outre, la pluie tombant sur les cailloux ne fera pas de projection de terre qui pourrait salir les façades. Et les projections de pluie ne sont pas suffisantes pour humidifier vraiment un mur : seule l’eau stagnante peut le faire.
          Cdlmt,

      2. Mr Espagno je me permets de vous répondre avec un second commentaire par rapport à cette arase étanche.
        Vous dites que c’est le plancher hourdis qui fait cette arase.
        Les maçons ont montés le delta Ms jusqu’en haut de la planelle soit jusqu’en haut du plancher.
        1) Quelle solution puis je appliquer pour cacher le delta sachant que la terre doit se situer par conséquence à 15cm en dessous du haut du delta?
        Moi, je pensais descendre la terre 15 cm en dessous du delta et pour cacher ce dernier remonter de cailloux jusqu’en haut en faisant une pente pour évacuer l’eau du mur.
        2) Est ce que ça peut être une solution ? Le seul point négatif que je vois c’est que ça n’empêche pas les éclaboussures des gouttes d’eau qui vont se projeter contre le mur et donc passer par dessus le plancher qui fait aussi office d’arase étanche.
        Concernant ces éclaboussures ça m’emmène à vous poser une seconde question concernant les personnes qui font une terrasse qui a le même plancher que celui de la maison (coulée en même temps).
        Dans le cas des terrasses il n y a que la pente qui empêche l’eau de stagner contre le mur mais les éclaboussures elles passent bien au dessus de l arase etanche puisqu’elle ne se trouve pas 15 cm en dessous du plancher, puisqu’il est identique à celui de la maison.
        3)Ainsi comment font ils pour éviter les problèmes d’humidité puisque le niveau du sol n’est pas 15cm en dessous du plancher, il est à la même hauteur ?
        4)Il y a t’il un non respect du dtu pour les terrasses ?
        Vous en souhaitant bonne réception,
        Et dans l’attente de vos réponses,
        Cordialement

          1. Merci pour votre retour!
            1)Avant je souhaiterais avoir besoin d’une confirmation concernant si la terre doit être à 15 cm sous le bas de la planelle ou 15 cm en partant du haut de la planelle?
            Donc pour résumé, je dois mettre la terre à 15 cm(en attente de votre confirmation) sous le bas/haut de la planelle et donc à 30 ou 45 cm du plancher finis de la maison?
            Ensuite pour remonterjusqu’au delta ( ce dernier s’élève au niveau haut de la planelle), je peux mettre des cailloux autour de la maison .
            2) Les cailloux prévue initialement sont des cailloux calcaire 0/20 sur ça pourrait convenir ?
            3) Il vaut peut être mieux du cailloux calcaire 10/20 ou il faut que je mette autre chose encore?
            Pour résumé une fois que j’aurais mis les cailloux que vous allez me confirmer ou me conseiller je pourrais cacher le delta sans avoir à me soucier de problèmes d’humidité , ni à être embêté par les éclaboussures?
            cordialement,

          2. Bonjour,
            – la terre doit être plus basse d’au moins 15 cm par rapport à la coupure de capillarité (là où commence le mur sensible à l’humidité, notamment en briques). Quand cette coupure de capillarité est constituée d’un chaînage béton, c’est le haut du chaînage béton qui compte (la base du mur). Donc : partie supérieure du chaînage plus haute de 15 cm / terrain extérieur (terre, là où l’eau stagne).
            – ne prévoyez pas des cailloux 0/20, en fait ne prévoyez pas des cailloux 0/… , car ça veut dire qu’il y aura un mélange de sable, de tout petits cailloux, de petits cailloux, de cailloux normaux. Des cailloux de toutes les épaisseurs mélangées, de 0 à autre choses, par exemple 0/20 = de 0 (sable) à 20 mm de diamètre.
            Prévoyez plutôt du 10/20 par exemple. Pas de sable qui retient l’humidité : il faut qu’il y ait du VIDE entres les cailloux pour que l’eau de pluie s’écoule. Ces cailloux cacheront la membrane Delta sans problème s’il y a du vide entre eux.
            Cdlmt,

  125. Bonjour cela fait 3 mois que la dalle de la maison est coulée, entre le moment du montage charpente et tuiles, il a plu et la dalle est inondée à l’intérieur le constructeur dit que ce n’est pas un problème mais notre question est :
    combien de temps l’eau va s’évaporer avant que la chape va être coulée ? quel est le taux d’humidité accepté pour une dalle en béton ? cordialement

    1. Bonjour, il n’y a rien d’inquiétant à ce que la pluie mouille une dalle en béton. Elle va sécher très vite, une fois la couverture réalisée. Le béton est étanche ; on fait des cuves en béton, et on a même fait des bateaux !
      Avant la chape pour revêtement de sol, il y a la pose des menuiseries extérieures, isolant, placo, plomberie et électricité. Vous n’êtes pas encore à la chape…
      Bon chantier ! Cordialement,

  126. Bonjour,
    Je me permets de vous contacter pour un renseignement concernant le DTU 45.10 Isolation des combles.
    Concernant le tableau “Nature du parement” il y a 2 parements que je n’arrive pas à différencier.
    Le premier est “plaques de plâtre cartonnées 10 mm” avec un Zdp de 1
    Le second est “Plâtre (pièces préfabriquées) avec un Zdp de 100
    Quelle est la différence en ces deux types de plâtres?
    Actuellement en cours de construction je vais faire comme la majorité des maisons neuve un plafond en plâtre vous pensez que lequel des deux correspond?
    bonne réception,
    cordialement,

    1. Bonjour, je ne saurais vous aider si vous ne m’en dites pas plus, car je ne sais pas ce qu’est un Zdp…
      Et aussi, à quoi sont destinées les plaques de placo en question : plafond, murs, cloisons ? Pour un plafond, une plaque BA10 (10 mm d’épaisseur) n’est pas conseillée, il faut mettre une plaque BA13 (13 mm, donc).
      Cdlmt,

  127. Bjr M. Espagno,
    Ma maison se trouve en limite de propriété et vient d’être enduite. Cependant, sur le pignon en limite de propriété y il a une différence de 60 cm entre les deux terrains laissant mon vide sanitaire et l’enduit bitumeux visible. J’en ai parlé avec mon voisin ce n’est pas très esthétique en effet. J’ai donc appelé mon CT qui m’a dit qu’il ne ferait rien. Que c’était comme ça et que mon voisin pouvait peindre mon VS si il n’était pas content… Sur le coup il m’a fait rire , je lui ai dit que ce n’était absolument pas à mon voisin de peindre ma maison bien entendu. Je lui ai demandé pourquoi il n’avait pas fait l’enduit plus bas de ce côté. Il m’a dit que l’enduit n’accrochait pas sur l’enduit bitumeux. Pour finir le cmi m’a dit qu’il ne ferait rien et que ce n’était pas à lui d’intervenir dans ce cas. D’où ma question. Est-il vraiment de mon ressort de corriger ultérieurement ce défaut esthétique ou le CMI me prend encore pour un c.. et c’est à lui de faire en sorte d’avoir une maison terminée proprement?
    Vous remerciant par avance du temps que vous prendrez à me lire
    Cdlt

    1. Bonjour, disons que votre constructeur vous prend pour un… naïf, à qui l’on peut raconter des sornettes, sans se donner la peine de faire correctement son travail.
      Un enduit bitumeux est destiné à protéger de l’humidité un mur enterré. Donc, logiquement, les parties apparentes, non enterrées, doivent être enduites avec le même enduit que l’enduit de façade générale. Il ne fallait pas appliquer l’enduit bitumeux sur cette partie.
      Quand on fait un erreur, on la répare, tout simplement. Comme tout le monde. Ce n’est pas à vous à le faire, c’est – évidemment – au CMI qui a fait cette erreur de la réparer.
      Cordialement,

      1. Encore merci de votre réponse, ça me semblait gros et vous me conforter dans mon idée. Je ne vais pas me laisser faire.
        Cdlmt

      2. Bonjour M. Espagno,
        concernant l’enduit sur mon vide sanitaire malgré mon insistance mon constructeur ne veut rien savoir.
        Je ne souhaite pas me laissé faire mais ne souhaite pas faire n’importe quoi non plus.
        Puis je faire un devis du montant des travaux puis le déduire des 95 pourcent sans l’accord du cmi ou vaut il mieux que je le mette en demeure de réaliser les travaux (y a t il un dtu ou une norme à ce sujet j’ai recherché mais n’ai malheureusement rien trouvé )et cela aura t il vraiment un impact sur sa décision.
        Vous remerciant par avance du temps que vous accorderez à ma question.
        Cordialement

        1. Bonjour, l’étanchéité du mur de soubassement n’est obligatoire que s’il y a une pièce utilisée derrière (cave, garage…). Mais ça me semble tellement surprenant que je ne comprends pas qu’on ne la prévoie pas. C’est quand même simple de descendre l’enduit sur le mur du soubassement… Cet enduit coûte environ 30€ ttc le m² (pas plus ! et même plutôt moins : 28 – 29€). Vous pouvez éventuellement calculer la surface et proposez au CMI de lui payer la somme équivalente.
          Cordialement,

  128. Bonjour, nous faisons construire en ccmi en zone sismique 3. Les fers placés sont en 3 ou 4 fers ligaturer ensemble mais pas en H.
    Lors du coulage des tranchées ceux ci on été placés juste après le coulage.
    Au montage des murs je me rend compte qu’ils en rajoute dans les trous des parpaings au fur et à mesure que ça se monte.
    Pas très conforme ? Le constructeur va t il accepter de tout casser et refaire ? Pour moi il n’y a pas d’autres solutions.
    Qu’en pensez-vous ?
    Cdlt

    1. Bonjour,
      – ajouter des armatures dans du béton coulé est contraire aux règles de l’art, car on ne peut plus les ligaturer (on ne va pas le faire “à l’aveugle”, en plongeant les mains dans le béton liquide !). Très ennuyeux en zone sismique.
      – armatures ajoutées dans le mur en parpaings : n’est-ce pas tout simplement un mur en agglo à bancher ? Ce doit être ça, les armatures sont réparties dans tout le mur, grâce à des agglos spéciaux, évidés et qui servent de coffrage, puis le béton est coulé dans l’ensemble, et l’on a ainsi un mur (presque) en béton armé : c’est une très bonne technique. Il faut évidemment que le béton soit coulé, mais je n’ai jamais vu un maçon qui ne le faisait pas ! 🙂
      Demandez au maçon de vous expliquer la technique : il le fera surement avec plaisir (et ça lui montrera que vous êtes attentif à son travail, c’est toujours mieux…)
      Cordialement.

  129. Bonjour ,
    Je suis en train de faire construire et j ai réceptionnée les clés de la maison en avril .
    J ai fait intervenir un expert après la remise des clés , dans les 8 jours de réserves .
    Il y a de nombreuses réserves , malfaçons dans ma maison . L expert a remarqué des fissures au niveau du sol de la porte d entrée et des wc .
    Aujourd’hui , j ai constaté que la chape sur plancher chauffant ne mesure que 3 cm au lieu des 5 cm inscrit dans mon contrat de construction . De ce fait les portes du couloir donnant dans les différentes pièces ne sont pas à la bonne hauteur . Certains murs ne sont pas droits non plus .
    Que faut il faire pour la chape ? Est ce qu il faut tout casser et refaire ? Sachant que c est un plancher chauffant en dessous ?? Merci pour vos conseils .

    1. Bonsoir, faire une chape de 3 cm d’épaisseur au lieu de 5 cm est indigne d’un vrai professionnel. Je ne sais pas à qui vous vous être adressé, CMI ou carreleur, mais vous êtes très mal tombé avec cette personne qui a fait du très mauvais travail pour économiser 3 sous…
      Il fallait s’attendre à ce qu’une chape aussi fine se fissure. Ca va continuer, bien entendu. Je crains qu’il faille se retrousser les manches et tout refaire !
      Soyez déterminé, la qualité de votre bâtiment, de votre investissement, en dépend.
      Cordialement,

  130. Bonsoir
    En espérant que vous allez bien
    Je construit actuellement une maison
    Et ma voisine et moi même sont coller garage garage
    Nous avons remarquer qu’ils ne respectent et ne mettaient pas le polystyrène entre nos deux murs
    Que pouvons nous faire?
    J’ai déjà prévenue mon conducteur de travaux ils m’affirment qu’ils vont le mettre sauf que là maison monte de plus en plus et je ne vois pas comment ils comptent mettre le polystyrène par la suite .
    Pouvez vous me conseiller s’il vous plaît ?

    1. Bonjour, pour éviter des fissures, il faut que les 2 constructions (les deux garages) puissent se dilater librement, ou se tasser (je parle au niveau de millimètres, rassurez-vous), il ne faut donc pas qu’ils se touchent. On laisse alors un petit vide entre les 2 murs, par exemple 2 ou 3 cm (c’est un “joint de dilatation”). Pour être sûr que ce vide ne soit pas comblé par un matériaux dur qui pourrait transmettre des pressions d’un mur à l’autre – ce sera évidemment le mortier qui sert à bâtir le mur qui tombera dans ce petit vide – on comble ce vide, cette “lame d’air”, par un polystyrène.
      Ce polystyrène est difficile – voire impossible – à placer par la suite. Il suffit qu’il y ait, justement, un peu de mortier qui tombe ici ou là (et il y en a toujours qui tombe). Ceci dit, au niveau d’une maison individuelle, le risque est très faible, ce n’est pas comme un immeuble où les dilatations et les pressions sont énormes. Il faut surtout que les fondations des 2 garages soient bien faites, pour qu’il n’y ait quasiment pas de tassement, donc pas de pression d’un mur à l’autre.
      Ne pas mettre ce polystyrène est une négligence, ça montre que l’artisan n’est pas consciencieux. C’est peut-être ça le plus ennuyeux de l’histoire. En outre, il vous raconte des fariboles, car ce qu’il fera probablement, c’est mettre un bout de polystyrène tout en haut de la lame d’air, quand il aura fini le mur, pour donner l’illusion qu’il y soit, mais tout ce qui en dessous sera vide et avec des parties de mortier tombé.
      Si le mur est fait de briques à coller, sans mortier, le risque devient très faible, évidemment, car en général la colle ne tombe pas, ne déborde pas des briques.
      Cordialement

  131. Bonjour,
    Je viens d apprendre que ma construction a plusieurs défauts. Je viens de l’apprendre par un ouvrier et en voyant aussi l’angle apparent le long de la pièce avec le carrelage.
    Il manque 7cm sur un côté qui fait 9.8 x 10.5 x 8.5 x 8. 5. En plus de la perte de 2.9 m2 d espace je vais devoir vérifier les angles droits des pièces .
    De plus le carrelage étant réalisé je m’aperçois que le seuil des portes fenêtre et baies vitrées sont à 2/3 cm plus haut que le carrelage, ce qui n’est pas esthétique et par la suite le placoplâtre deviendra sale voir humide lors du lavage. Les seuils auraient dû être au même niveau que le carrelage.
    Bien sûr le responsable des travaux ne m’a rien dit et j’ai du mal à penser de lui dire de tout casser..
    Quand pensez vous ?
    Cordialement
    Laurent

    1. Bonsoir, il est a priori impossible maintenant de rectifier les angles des murs qui ne sont pas d’équerre. Vous pouvez demander un dédommagement, même si j’imagine bien que vous auriez préféré avoir une maison bien faite.
      Les seuils des portes-fenêtres placés trop haut sont en effet inesthétiques, ils peuvent aussi faire trébucher en passant. Pour protéger cette petite hauteur de placo, il vaut mieux placer une baguette de même nature que les menuiseries : bois dur ou alu laqué, suivant les cas. Là aussi vous pouvez demander un dédommagement, au moins pour “marquer le coup”, si je puis dire.
      Je ne peux que vous dire que vous avez décidé de vous passer d’architecte (ce n’est pas un reproche 🙂 car beaucoup de gens font cette erreur), vous allez donc devoir maintenant faire vous-même le travail d’un architecte : faire rectifier les malfaçons.
      Cordialement,

      1. Merci pour votre reponse rapide.. Je ne le prend pas mal mais lorsqu on n est pas du metier on essaye de faire des choix les plus logiques comme le ccmi mais vous devrez apres l autre côté.. Faut aussi tomber sur un architecte compétant. Pour les solutions je pensais a une baguette d aluminium du ton des fenetres. Je dois faire l entree du vide sanitaire peut être l’occasion qu il le fasse a leur frais… En tout cas merci…

        1. Ce que je souhaite, c’est faire prendre conscience aux gens qui se lancent dans des travaux, qu’il y a des risques, des aléas, que ça peut parfois mal se passer. Et donc qu’ils doivent absolument être guidés, conseillés.
          Un CMI ou un artisan n’est pas bien placé pour ça, car il vend les travaux au client, donc il ne peut pas être objectif. C’est comme si je demandais à Citröen quelle voiture il me conseillerait d’acheter : je suis sûr qu’il me conseillera… un Citroën ! C’est normal, ce n’est pas une question de morale, c’est une question de bon sens.
          Un architecte ne vendant pas les travaux, étant un généraliste (technique, juridique, prix,…), est mieux à même de conseiller ses clients. D’autant plus qu’il doit respecter des règles morales, comme l’interdiction de rétro-commissions occultes.
          Ceci dit, en effet, il faut tomber sur le bon architecte, compétent. Mais ils ne sont pas pires que les autres, et ce sont des professionnels reconnus (inscrits à l’ordre des architectes) et leur indépendance est un atout.
          Bonne fin de chantier, cdlmt

          1. Je viens de prendre les mesures des murs extérieurs alors qu ils devraient êtres de 11m50 x 8m50 nous avons 11m50 x 4m48 x 11m43 x 4m44.
            Sans compter les seuils des fenêtres pas au même niveau que le carrelage.
            Comment puis je evaluer ce préjudice et surtout à quel juste prix?
            Dois je prendre un expert ou achitecte pour contrôler ou verifier le travail ?

          2. Bonjour, les tolérances dimensionnelles sont de l’ordre du centimètre, guère plus. Donc, ces tolérances sont dépassées dans votre cas. En outre, des seuils de PF mal positionnés en hauteur sont vraiment dommage.
            Le préjudice est à estimer en fonction du contrat conclu. Par exemple, quelle surface avez-vous perdue ? A compenser par le coût des travaux ramenés au m². Egalement, était-il précisé que les seuils des portes-fenêtres seraient de même niveau que le carrelage ?
            Et aussi de façon subjective, en fonction du résultat et de l’aspect. Il y a des malfaçons peu gênantes et d’autres qui le sont beaucoup plus. Par exemple, sur un de mes chantiers, j’ai estimé un tout petit préjudice pour un petit éclat de carrelage… derrière la porte du Cellier, qu’on ne voyait qu’en étant dans la pièce et une fois la porte refermée (c’est-à-dire qu’on ne le voyait jamais). Par contre, si cet éclat avait été au milieu de la salle de séjour, j’aurais fait refaire les carreaux, bien entendu.
            Cordialement,

          3. En réponse a l’email ci dessous rien n’est précisé dans la notice descriptive pour les seuils est ce que cela veut dire que je n ai rien a dire… ?
            Si je regarde l interieur de la maison le carrelage est bien aligné en angle droit sauf ds la chambre ce qui est etonnant vue les dimensions eronnés formation un quadrilatère. Les plaquistes m’ont dis qu ils ont fait le maximun pour rectifier. Mais en faisant l’impasse sur quoi ? Dimensions ? Epaisseur de laine de verre.. Ce qui me fait peur

          4. Le dommage est plus important si l’on a précisé dans la commande ou le ccmi que les seuils ne doivent pas être surélevés. Mais ça ne veut pas dire que des seuils trop surélevés sont acceptables.
            Les plaquistes peuvent en effet un peu rectifier les faux équerrages, pas beaucoup en fait car les doublages sont forcément alignés aux murs quand il y a des fenêtres ou des portes-fenêtres (les menuiseries, elles, seront forcément appliquées aux murs), ils ne peuvent être décalés que sur les murs sans ouverture. Et je vous rassure, le plaquiste peut légèrement agrandir un doublage d’un coté, mais à l’inverse il ne peut pas “écraser” la laine de verre. Donc ce n’est qu’en “mangeant” un peu sur la pièce qu’ils peuvent rectifier le faux équerrage.
            Bonne soirée,

  132. Bonjour Mr Espano,
    Notre maçon devant mettre un appui de fenêtre de 3 mètres a installé deux appuis qu’il a coupé pour effectuer une jonction avec un mastic de 5 mm. C’est très moche ! Quelles sont les règles de l’art en la matière ?
    Cordialement

    1. Bonjour, les appuis, comme toute pièce de béton extérieure, se dilatent et se contractent au fil des saisons. S’ils sont trop longs, il fissurent. il faut donc faire des joints, 1,50 m est une bonne dimension. Le maçon a donc raison de prévoir ce joint.
      En pratique, je fais faire 2 appuis préfabriqués (c’est toujours plus net), cote à cote avec un joint souple. Le mieux est de prévoir un joint à chaque montant vertical des menuiseries :
      2 vantaux : 2 appuis, avec 1 joint,
      3 vantaux : 3 appuis, avec 2 joints, etc.
      Pour que les joints “filent”, soient alignés, avec les montants de la menuiserie.
      cdlmt,

  133. Bonjour
    Nous avons fait une construction neuve.
    Depuis le début des travaux toujours quelques choses qui va pas.
    Suite à une erreur du constructeur pour la pose d’une baie vitrée à seuil Pmr et encastré le niveau du sol de notre chappe de la maison à du être relevé pour répondre à notre demande de la construction.
    De cela la hauteur de la première marche de notre escalier est 8 cm plus haute que les autres, le constructeur ne veut pas reprendre les escaliers pour que toutes les marches soient identiques.
    A-t-il le droit de nos imputer cette dépense ?
    J’espère que mon message est assez clair !

    1. Bonjour, il me semble évident que :
      – toutes les marches d’un escalier doivent avoir la même hauteur,
      – toute erreur commise par une entreprise doit être réparée par cette entreprise (comme le ferait tout le monde, vous, moi…), y compris ses conséquences (escalier). Personne, pas même un CMI, n’a à faire payer ses propres erreurs par ses clients.
      Donc : lettre r.a.r. doublée d’un mél, où vous écrivez que vous exigez la rectification complète des erreurs et qu’il est – évidemment ! – hors de question que vous payez pour cela ! Et que vous êtes très choqué de l’audace du CMI.
      Soyez très ferme, sinon vous n’en sortirez pas…
      Cordialement,

      1. Merci pour votre réponse
        Aujourd’hui nous venons de découvrir suite à un changement de fenêtres qu’il n’y a pas de béton dans les moellons pour maintenir la ferraille
        Quand pensez-vous ?
        Est-ce normal ?
        Nous finissons par douter de tout…
        Merci pour votre retour

        1. Des aciers (armatures) dans une paroi doivent toujours être enrobés de béton, sinon ils ne servent à rien. Si ce sont par exemple des chaînages verticaux, eh bien vous pouvez considérer qu’à cet endroit, vous n’en avez pas.
          Par contre, maintenant, c’est à peu près irrattrapable.
          Vous avez raison de douter de tout, c’est la bonne attitude – mais sans vouloir vous accabler, c’est bien tard… Vous n’en êtes pas responsable, les vrais coupables sont ceux qui disent que le ccmi serait un contrat protecteur, alors que c’est tout l’INVERSE. C’est un contrat très dangereux car il combine 2 éléments qui ne devraient jamais se réunir, comme la nitro-glycérine :
          a) les intérêts financiers de qui vend les travaux sont opposés à ceux de qui les achète (ici : CMI et client)
          b) quiconque fait faire des travaux se lance dans une aventure pleine d’aléas (belle aventure, on espère), aussi il doit être guidé par un professionnel INDEPENDANT, pour qu’il soit fiable. L’absence de guide indépendant est très dangereuse, c’est se jeter dans la gueule du loup.
          Autrement dit, vous vous en remettez aveuglément et totalement (car le CMI fait à peu près ce qu’il veut et vous ne serez au courant de rien) à la personne dont l’intérêt financier est de vous faire faire une TRES MAUVAISE AFFAIRE pour que lui puisse faire la meilleure affaire. C’est de la folie !
          Cordialement,

          1. Bonsoir
            Merci d’être la pour nous répondre !
            Nous avons demandé à rencontrer notre commercial et le directeur de la CMI.
            Nous allons leur faire part de notre mécontentement et voir les actions qu’ils vont mettre en place pour répondre à nos attentes.
            Je reviendrais vers vous pour vous donner des nouvelles de notre situation
            Merci

        2. Bonjour,
          Ce que dit Mr Espagno est vrai: il ne faut faire confiance en personne. Ni maçon, ni architecte compris. Dans votre cas, il ne reste qu’une solution, que nous avons prise également, faire appel à un bon expert en bâtiment indépendant . Cela coutera moins de 1000 euros pour le rapport mais vous aurez un moyen de pression et si cela ne va pas alors engager une procédure judiciaire en faisant une expertise judiciaire. S’il n’y a pas de béton dans les parpaings je crains qu’il y ait de nombreuses malfaçons dans votre construction et que la voie judiciaire me semble indispensable. Je me permets de répondre car c’est ce qui nous est arrivé, l’expert a mis en évidence des malfaçons que nous ne soupçonnions pas car nous sommes des non-sachants. Pour conclure, soyez ferme ne vous laissez pas impressionner car dans le bâtiment ce sont des “forts en gueule” mais la véhémence est la force des faibles.
          Bon courage

  134. Bonjour, la mise en place d’un drain périphérique autour d’un vide sanitaire sur sol limoneux doit-elle être complétée par la mise en place d’une membrane de protection et/ou l’application d’une couche de produit bitumineux sur le mur.
    Merci par avance de votre réponse.
    ManuR

      1. Merci.
        Du coup si j’applique un produit bitumineux étanche de type Sika en complément, il y aura une plus-value de protection par rapport à l’enduit de soubassement prévu initialement ? N’y a-t-il pas un risque pour la respiration du mur avec ce type de produit bitumineux ? Je précise que je suis quand même sur un vide sanitaire qui sera ventilé.
        Merci par avance de votre réponse.
        ManuR

        1. Bonjour, je ne peux pas répondre ainsi, sans examiner le projet et les lieux. Si le vide sanitaire est ventilé et non-habitable, le mur de soubassement en agglo ne craint pas de retenir une vapeur d’eau.
          Cordialement,

    1. Bonsoir monsieur, je suis entrain de faire construire (ccmi) une maison sur vide sanitaire et j ai constaté d une part que la maison n avait pas les dimensions requises (deux à trois centimètres de tout côté) . Le conducteur de travaux m’a dit que les dimensions s entendent crépis de façade fait… D autre part, j ai constaté une evacuation en pcv entre deux futurs chambres (la dalle n ayant pas été coulée), alors que sur le plan il n y a aucune évacuation de prévue de ce côté de la maison . J en informe le conducteur de travaux par mail av photos et par SMS en lui demandant de bien vouloir faire rectifier les travaux. Le lendemain, la dalle est coulée sur les hourdis, sans qu aucunes rectifications ne soient effectuées . Il ne m a pas contacté, mais il a informé mon épouse que c était normal, pour un problème lié au WC… et que cela sera caché dans un coffret… Je comprends pas du tout et surtout n y a t il pas un risque de remonté d humidité . De plus, le dalle laisse apparaître sur les bords le polystyrène des hourdis. Que puis je entreprendre. Puis je mendatter un expert. Quel poids aura t il. En vous remerciant pour vos réponses. Cordialement

      1. Bonjour,
        – l’enduit de façade doit faire 15 mm d’épaisseur (souvent on compte dans les plans 2 cm, car en maçonnerie, on n’indique guère le mm qui ne sont pas une échelle de mesure adaptée). Donc il est logique qu’avant enduit, le bâtiment mesure 2 x 1,5cm = 3 ou 4cm de moins. Ainsi il fera la cote exacte une fois enduit.
        – il est probable que l’évacuation en pvc prévue correspond à la ventilation primaire des wc. Cette ventilation sert à ventiler tout le réseau d’évacuation (pas que les wc) pour éviter qu’il soit en dépression. Elle doit sortir en toiture. Et elle n’a pas du tout l’obligation d’être près des wc, on peut la situer où c’est le moins gênant, dans un coin perdu, à l’angle d’un placard, etc. Regardez sur les plans si c’est b