Quels matériaux ou matériels sont-ils de qualité ?

Voici quelques informations sur les produits que l’on demande souvent au client de choisir, ou bien pour aider le client à vérifier que les matériaux choisis sont bien de la qualité nécessaire.

En France, nous adorons les normes et les classements. Il en existe de nombreux pour les matériaux et équipements qui servent à la construction. Cet aperçu se veut ni trop technique ni exhaustif, il donne des informations de base ; ceux qui voudraient en savoir plus pourront aller sur internet où leur moteur de recherche leur présentera des informations plus complètes. Il s’agit surtout ici de vous informer de l’existence de classements de matériaux et matériels bien pratiques à connaître.

Les capacités d’isolation thermique, mieux connues, ne sont pas traitées ici. Là aussi, vous les trouverez facilement sur internet (capacité d’isolation thermique, résistance thermique, inertie, etc.).

Voici quelques informations sur les produits que l’on demande souvent au client de choisir, ou bien pour aider le client à vérifier que les matériaux choisis sont bien de la qualité nécessaire.

En France, nous adorons les normes et les classements. Il en existe de nombreux pour les matériaux et équipements qui servent à la construction. Cet aperçu se veut ni trop technique ni exhaustif, il donne des informations de base ; ceux qui voudraient en savoir plus pourront aller sur internet où leur moteur de recherche leur présentera des informations plus complètes. Il s’agit surtout ici de vous informer de l’existence de classements de matériaux et matériels bien pratiques à connaître.

Les capacités d’isolation thermique, mieux connues, ne sont pas traitées ici. Là aussi, vous les trouverez facilement sur internet (capacité d’isolation thermique, résistance thermique, inertie, etc.).

BOIS DE CHARPENTE

On parle souvent de bois de charpente, même quand les matériaux ne concernent pas exclusivement la toiture… Il existe 5 classes, de la plus faible (classe 1) à la plus performante (classe 5). Classe 1 : Pour les bois intérieurs, à l’abri de toute humidité. Classe 2 : Pour les bois de charpente et ossature bois, qui ne sont pas normalement en contact avec l’humidité (charpente en combles, …). Classe 3 : Pour les bois qui peuvent être en contact avec l’humidité, mais pas en permanence : charpente extérieure, bardage, menuiseries, etc. En pratique, ils peuvent être en contact avec l’eau de pluie, mais ils doivent ensuite pouvoir sécher. Classe 4 : Pour les bois qui peuvent être en contact avec l’humidité, de façon plus continue. Ils sont bien mieux imputrescibles. Par exemple, pour des terrasses en bois, ou des charpentes en milieux humide (bois sur vide sanitaire humide), etc. Classe 5 : Pour les bois qui peuvent être en contact avec l’eau de mer (ponton, etc.) Dans le « Bâtiment », on se sert presque toujours comme matériaux des bois de classe 2 à classe 4, suivant les cas. Les différentes essences de bois ont déjà des capacités différentes naturellement. Il faut leur appliquer un traitement pour améliorer cette résistance (passer d’une classe à une classe supérieure), sauf quelques rares essences naturellement bien classées. En général, pour nos bois régionaux, les résineux (pin, sapin, etc.) ont une meilleure résistance à l’humidité que d’autres essences de bois (feuillus).

ENDUIT DE FAÇADE              

     L’ancien classement MERUC est abandonné. Maintenant, il faut combiner 2 classements, celui du SUPPORT (le mur) et celui de l’ENDUIT ; Le SUPPORT : classe suivant sa résistance à l’arrachement : Plus le chiffre est élevé (de 1 à 3), meilleure est la performance. Rt1 = faible résistance à l’arrachement (comme le béton cellulaire) Rt2 = résistance à l’arrachement normale (briques en terre cuite,…) Rt3 = résistance à l’arrachement élevée (agglomérés de béton courants,…). L’ENDUIT (pour les enduits monocouche) : Plus le chiffre est élevé (de 1 à 3), moins bonne est la performance (c’est l’inverse que Rt…). OC1 = applicable sur tout support, de Rt1 à Rt3 OC2 = applicable sur les supports de Rt2 à Rt3 OC3 = applicable seulement sur les supports Rt3 Bref, il faut choisir un enduit adapté à son support… Et bien évidemment, la mise en œuvre des matériaux est essentielle (humidification des briques < ½ h avant la réalisation de l’enduit, conditions climatiques, épaisseur, etc.).

MENUISERIES EXTÉRIEURES                                                              

Le classement AEV tient compte de l’étanchéité à l’air A,  de l’étanchéité à l’eau E et de la résistance au vent V. Il est utilement complété par BR quand c’est nécessaire : l’isolation acoustique de la menuiserie en site bruyant (centre-ville, route, aéroport, etc.). A chaque lettre est associé un chiffre qui mesure sa performance, de la plus faible (notée 1) à la meilleure, avec ou sans indice d’amélioration (s). Ainsi on a : AIR : de A1 (faible) à A4 (la meilleure) EAU : de E1 (très faible) à R9 (la meilleure) VENT : de V1 (très faible) à V5 (la meilleure) ; pour le VENT, on ajoute aussi les lettres qui déterminent la capacité de la fenêtre à ne pas se déformer : A (moins bon) à C (meilleure). Par exemple, on aura une menuiserie classée : A4 E7 Vc4 Pour le bruit, on a les lettres BR1 (isolation faible), BR2 (isolation améliorée), BR3 (la meilleure isolation). Le bon sens veut que l’on ne se soucie de cette isolation au bruit que si c’est nécessaire (nuisance existante ou possible dans le futur).

VITRAGES et PROTECTION        

           

Constitués de verres (matériaux) formant des vitrage (simples ou composés). – Les vitrages peuvent être simples : par exemple, un verre de 6mm d’épaisseur. – Ils peuvent être avec une lame d’air centrale, pour l’isolation thermique : par exemple 4/16/4, soit un verre de 4 mm, une lame d’air (ou argon) de 16 mm, un verre de 4 mm. – Ils peuvent être aussi composés, pour la résistance aux chocs : par exemple 2 verres de 4mm, collés entre eux par un film central. On parle alors de vitrage 44.2 (deux fois 4 mm avec un film central). Ainsi, un vitrage 4/12/44.2 sera composé de : un vitrage de 4mm, une lame d’air de 12mm, et un vitrage composé de 2 verres de 4mm collés entre eux. L’isolation phonique des vitrages est obtenue avec l’épaisseur des verres. Elle est aussi améliorée par les épaisseurs différentes de verre en cas de vitrage composés, car chaque verre arrêtera des sons de fréquences différentes. Pour connaître la capacité de résistance aux chocs (antieffraction, etc.), les vitrages sont classés en 8 catégories P : Les 5 premières classes PA : simple résistance aux chocs.  De PA1 (faible) à PA5 Les classes PB suivantes, de 6 à 8 : résistance aux effractions. De PB6 à PB8 (la meilleure). On parle de vitrage réellement «antieffraction » pour les seules catégories 6 à 8 (PB6 à PB8). A quel vitrage correspondent-elles ? Classement       Exemple de vitrage (l’efficacité est aussi fonction de la surface du vitrage) PA1                         33.2 PA2                         44.2 PA3                         44.3 PA4                         44.4  (protection normale) PA5                         44.6 PB6                         444.6  (protection renforcée) PB7                         666.12 PB8                         444444.12

N’oubliez-pas…

Pensez à placer un vitrage renforcé en allège des fenêtres (partie d’un vitrage situé en partie basse (< 1m), là où l’on peut le heurter du pied ou un petit enfant peut se cogner). Sa résistance (son classement) dépend de sa surface : demandez au menuisier quelle classe il convient de prévoir. Dans un vitrage isolant (avec lame d’air) et résistant, pensez aussi à vérifier le sens de pose ! Les chocs éventuels doivent heurter le vitrage résistant (par exemple le 44.4).

 

    

 ROBINETTERIE     

Les robinetteries elles aussi sont classées suivant le même principe des lettres associées à des chiffres. Les lettres sont : EAU (ça tombe bien …). E = débit d’eau, de E0 (plus faible)  à E4 (plus fort). Par exemple, pour une baignoire, prévoir au minimum E3 A = acoustique (bruyance) de la robinetterie, de A1 (plus bruyant) à A3 (moins bruyant). On parle aussi de classe I ou II. En fait classe I = A2 et A3 (meilleure), et classe II = A1 (moins bonne). U = usure. Ce sera la durabilité de l’appareil, de U1 (usage normal) à U3 (usage intensif, voire sévère). On parle parfois de classement ECAU. Dans ce cas, la lettre C correspond au confort d’usage (manœuvre, nettoyage,…) et aux économies d’eau. Elle va de C1 et C3 (meilleure).

CARRELAGES ET SOLS   

       

Les carrelages sont classés toujours suivant le même principe. Leurs lettres sont U P E C, avec un indice (chiffre) pour chaque lettre. Plus le chiffre est grand, meilleur est la performance du matériau. On trouve aussi parfois un indice « s » qui améliore le chiffre. Par exemple, U2s se situe entre U2 et U3. Leur signification est : U = comme usure. L’indice va de U2 (la moindre résistance à l’usure, par exemple : pour une Chambre sans porte-fenêtre ou une salle de bains) à U4 (meilleure résistance, par exemple pour une Cuisine). P = comme poinçonnement. C’est la résistance à la pression localisée (comme un pied pointu de meuble lourd). L’indice va de P2 (la moindre résistance) à P4s (meilleure résistance) E = comme eau. C’est tout simplement la résistance à l’eau (le sol peut-il être largement mouillé ?). L’indice va de E1 (moins bonne) à E3 (meilleure). C = comme agent chimique. C’est par exemple la résistance aux tâches par certains produits. L’indice va de C0 (moins bonne) à C2 (meilleure résistance). Ainsi, par exemple, un sol U2S P2 E3 C2 conviendra à une salle de bains. Et un sol U4 P2 E3 C2 pour une Cuisine.

SOLS STRATIFIES   

                      

Pour les sols stratifiés, on se réfère à la norme européenne. Elle considère les sols « logement » (série des 20), les sols « bureaux et publics » (série des 30) et les sols industriels (série des 40). Ainsi, on obtient : LOGEMENT 21 : modéré (tel que Chambre)  – équivalant à AC1 22 : général (tel que Bureau) – équivalant à AC2 23 : trafic élevé (tel que Entrée) – équivalant à AC3 BUREAU ET PUBLIC 31 : Bureaux – équivalant à AC3 32 : Commerce – équivalant à AC4 33 : lieux publics largement fréquentés – équivalant à AC5 34 : lieux publics les plus fréquentés – équivalant à AC6 INDUSTRIEL : 41, 42 ou 43, même principe. Là aussi, la lettre « S » peut être ajoutée après le chiffre pour le renforcer.

SOLS ANTIDERAPANTS  

               

Il existe aussi un classement pour les sols qui doivent être souvent antidérapant (commerce, autour d’une piscine, etc.) Pied nus : de A (moyen) à C (adhérence très forte) Chaussés : de R9 (adhérence normale) à R13 (très forte). En général, de R10 à R13, sols réservés aux locaux professionnels.