Les Architectes d’Aujourd’hui sur BTP.TV

Architecte-Ajourdhui-BTP-TV

L’Unsfa a bien voulu présenter l’association LES ARCHITECTES D’AUJOURD’HUI lors de son dernier Congrès de Metz.

Afin de permettre au plus grand nombre de connaître les Architectes d’Aujourd’hui et ce qu’ils proposent, voici une interview par la WEB TV : BTP.tv

Vous pouvez visualiser la vidéo ci-dessous :

Voici le lien pour voir l’interview réalisée directement sur btp-tv, cliquez ici

En signant un CCMI (Contrat de Construction de Maison Individuelle), vous risquez de devoir payer 2 fois pour les mêmes travaux !

CCMI chant pour endormir

CCMI : Risqué ou pas ?

Le Contrat de Construction de Maison Individuel (C.C.M.I.) n’est pas sans risque :
En signant un CCMI, vous risquez de payer 2 fois pour les mêmes travaux !

Pour en savoir plus,  lisez vite ce qui suit

Continuer la lecture de « En signant un CCMI (Contrat de Construction de Maison Individuelle), vous risquez de devoir payer 2 fois pour les mêmes travaux ! »

Comment bien vieillir chez soi ?

bien-vieillir-chez-soi-Architecte-MARCADET-Claude

Claude MARCADET architecte

BIEN VIEILLIR CHEZ SOI

J’habite et travaille au village de La Bastide, accessoirement quartier de Bordeaux.

Je m’intéresse à l’auto construction de notre habitat, au « bien vieillir chez soi », et à la lutte contre l’étalement urbain.

J’accompagne des projets de densification douce des quartiers déjà urbanisés. Une démarche participative entre vendeur et acquéreurs, mêlant un foncier repartagé, la rénovation de la maison existante, et la construction libre de 2 autres maisons individuelles, très rarement plus.

Un hameau à taille humaine suivant le principe de l’airial landais. Je recherche des candidats à l’aventure participative et des terrains urbains, partiellement habités (ou non), parcelle de 1000m2 ou plus.

Pour mieux vous expliquer mon propos, je vous emmène à Biscarrosse sur la côte atlantique, pour découvrir le projet expérimental « la maison de Christiane ».

Sachez que ce projet concoure actuellement pour « l’appel à expérimenter » lancé par l’ADEME (Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) et le PLAN BATIMENT DURABLE.

Exemple de Projet :

maison-typique-biscarosse

Christiane est une jeune veuve de 86 ans, très contente de pouvoir vieillir dans sa maison, avec l’aide des services sociaux de maintien à domicile.

Ses revenus lui permettent de vivre simplement, sans plus.

Sa maison aurait bien besoin de quelques travaux (rénovation énergétique notamment,…), mais elle n’en a pas les moyens. Idem pour la maison de retraite qu’elle ne pourra pas complètement financer, elle est cependant consciente que son état de santé reste précaire…

Ses enfants sont trop éloignés pour lui rendre visite très souvent et Christiane s’ennuie. La télévision hurle toute la journée, mais Christiane s’ennuie…

axonometrie-maisons

Partager est une bonne idée

J’ai proposé de vendre une partie du terrain pour financer les travaux de rénovation nécessaire, mais surtout pour faire venir à la porte de Christiane de nouveaux voisins.
Plus que de simples voisins, des partenaires en résidence partagée.

Les candidats à la propriété individuelle, ne désirant pas se retrouver en périphérie de la ville pour construire, apprécieront cette offre de foncier avec tous les services urbains directement accessible à pied…

Il y a assez de place sur la parcelle pour construire deux petites maisons, …une devant, …une derrière la maison de Christiane.

DIAPORAMA-schema-operationnel

Comment bien vieillir chez soi ?

En premier lieu il nous faut tracer le schéma opérationnel.

En tant que professionnel il m’est aisé d’informer les partenaires des contraintes urbanistiques, le nouveau PLU (Plan Local d’Urbanisme) en vigueur depuis début 2017 et s’appliquant de droit (loi ALUR de 2014) sur cette parcelle issue du lotissement communal de Pierricq de plus de 10 ans.

En tant que coach de l’équipe des partenaires d’opération, mon rôle est de « délier les langues » afin que chacun puisse exprimer ses désirs et que le projet commun puisse correspondre aux attentes de tous les partenaires et futurs usagers de cette résidence partagée.

DIAPORAMA-protocole-d-operation

Petit à petit se dégagent les contours d’un « faire » ensemble, puis d’un « vivre ensemble ». Tout cela est scrupuleusement répertorié dans le protocole d’opération.

La première partie de ce protocole sera jointe au dossier de demande de PCVD (Permis de Construire Valant Division). La seconde partie, les clauses particulières, n’intéressant que les signataires et leur notaire. Ce protocole constituera aussi les premières pages du registre journal de la résidence partagée en prévision de sa gestion ultérieure extrêmement simplifiée…

Reference-grange-landaise-171021

En acceptant d’accompagner ce projet, je me suis demandé comment j’allais pouvoir faire une proposition architecturale en harmonie avec la petite maison de Christiane, style néo-basco-landais.

La solution se trouvait au bout de la rue sous la forme d’une grange, bâtiment utilitaire accompagnant toujours la maison de maître sur tout airial landais.

Le paysage bâti biscarrossais conserve, même en centre-ville, de nombreux exemples de cette grange ancestrale.

Module-grange-171021

A partir de là, il a été simple de proposer un modèle architectural aux partenaires de l’opération « la maison de Christiane ».

Ce modèle n’aspire qu’à permettre aux futurs partenaires constructeurs de visualiser une image possible de leur maison et par la critique, le refus ou l’acceptation de ce modèle, les modifications demandées, construire « dans leur tête » la maison qui leur correspond réellement. Bien-sûr, j’accompagne ce processus…

Aujourd’hui, nous sommes prêts à déposer une demande de permis de construire.

MAIS, IL Y A UN PROBLEME … !

MOTEU-R-presentation-association

Les clauses contractuelles de droit privé, contenues dans les cahiers des charges des lotissements anciens, sont inaliénables dans le temps.

La loi ALUR a échoué à actualiser l’aspect réglementaire des cahiers des charges, et le notaire considère que la sécurité juridique des constructions proposées n’est pas assurée, et ne peut faire signer l’acte nécessaire à la validation finale de ce projet partenarial…

Seuls les co-lotis du lotissement communal de Pierricq, qui n’existe pourtant plus depuis plus de 30 années, peuvent agir.

Il reste à la société civile de débattre de cette problématique.

D’où notre idée de créer une association loi 1901 et d’aller, dans un premier temps, au-devant des co-lotis de Pierricq. Quelle action sera la nôtre à moyen terme, cela reste à déterminer.

En conclusion, je reste à la recherche de candidats à l’aventure participative et des terrains urbains, partiellement habités (ou non), parcelle de 1000m2 ou plus, dans l’immédiat de préférence hors lotissement, … s’il vous plait.

Contactez-moi  en cliquant sur le lien :  CONTACTER Claude MARCADET, Bordeaux le 25/10/2017

RE2018 et RBR 2020 Les prochaines réglementation thermique

La RE 2018 et la RBR 2020 arrivent à grand pas et vont remplacer la Réglementation Thermique 2012. Cette évolution va engendrer de nouvelles contraintes. Les Architectes d’Aujourd’hui, toujours à jour et souhaitant proposer à leurs clients les meilleurs conseils, ont sollicité une interview du bureau d’étude thermique ELEYS, pour faire le point.

En regardant la vidéo en totalité, vous comprendrez les nouveaux enjeux et contraintes liées à ces nouvelles réglementations à appliquer bientôt.
Je vous rappelle que vous pouvez poser toutes vos questions en bas de notre article, nous vous répondrons.

Continuer la lecture de « RE2018 et RBR 2020 Les prochaines réglementation thermique »

2° partie – les risques de malfaçons dans la construction

Enchaine-Architectes-Aujourdhui-Conseils

ESPAGNO_Jean-Francois

LES RISQUES QUAND ON FAIT CONSTRUIRE, QUELS SONT-ILS ET COMMENT S’EN PRÉMUNIR ?     2° partie

Faire construire (sa maison individuelle ou d’autres travaux…) est une très belle aventure que l’on aborde avec un grand plaisir, voire avec enthousiasme. On change de cadre de vie, on aura un environnement tel qu’on l’a choisi et même souvent, rêvé. Parfait.

Mais cette aventure comporte des écueils qui peuvent être graves et dont il faut se prémunir. Mieux vaut donc être averti pour que l’aventure soit belle et son aboutissement heureux.

Nous avons vu dans l’article précédent les risques liés aux engagements que l’on prend, c’est à dire savoir à qui l’on s’adresse. Voyons maintenant les risques de malfaçons dans la conception et la réalisation des travaux.

Bien entendu, votre Architecte d’Aujourd’hui sera là pour veiller à vous éviter tous ces risques.

2° partie – les risques de malfaçons dans la construction

 

Quels sont ces risques?

Ils sont essentiellement de 2 sortes :

  • Risques de non-conformité juridique, telle que le non-respect de règlements,
  • Risques de malfaçons dans la réalisation des travaux.

 

RISQUES DE NON-CONFORMITÉ JURIDIQUE DANS LA CONCEPTION DES TRAVAUX

Les diverses lois, arrêtés, règlements de tous ordres dans la construction, sont tellement nombreux qu’il parait illusoire d’entreprendre d’en dresser la liste exhaustive. Donnons-en seulement un aperçu :

 

Règles législative générales, telles qu’elles résultent des différents Codes qui nous régissent.

Et en premier lieu, le Code de l’Urbanisme et de la Construction.

La première information à obtenir est bien sûr celle des règles d’urbanisme contenue dans le PLU (Plan Local d’Urbanisme) ou équivalent. D’autres règles peuvent aussi s’imposer, telles que celles du PPR (Plan de Prévention des Risques). En pratique, il faut interroger la Mairie du lieu où l’on construit, pour bien faire le tour du problème car c’est elle qui délivre les autorisations d’urbanisme.

Vous devrez aussi respecter les nombreux règlements, tels que : règlementation thermique (RT2012, probablement bientôt modifiée), règlementation acoustique (attention, car souvent les travaux nécessaires sont délicats à concevoir correctement), normes d’hygiène (aération, matériaux, assainissement,…), normes de sécurité (garde-corps, incendie,…), normes sismiques (la jurisprudence montre qu’un juge peut ordonner la démolition d’une maison de respectant pas ces normes), l’accessibilité par les personnes handicapées (qui peuvent s’appliquer même à une maison individuelle) ; et aussi des règles locales, telles que la protection contre des insectes (termites,..), etc.

 

Règles législatives ponctuelles qui ne s’appliqueraient que sur votre terrain ou à votre opération. Il s’agit par exemple de servitudes dont vous devrez vérifier l’existence, ou de la limite exacte de votre propriété sur laquelle vous ne devez avoir aucun doute. Un réflexe de bon sens sera de bien lire, votre architecte et vous, votre acte de propriété pour déjà vérifier l’essentiel.

À ce propos, il est important de souligner qu’obtenir un Permis de Construire ne vous donne pas le droit dans tous les cas de réaliser la construction projetée. Avec un permis de construire, l’Administration (le Maire, en l’occurrence) vous indique qu’elle ne s’oppose pas à la construction car elle estime que le projet est conforme aux règles d’urbanisme en vigueur. Mais des contraintes de droit privé, telles que des servitudes existant sur votre terrain, peuvent empêcher cette construction. Un « permis de construire » doit être plutôt considéré comme étant seulement une « non-interdiction de construire » de la part du Maire

 

On voit qu’il y a donc toute une collection de règles et règlements qui doivent être connus et qui demandent que le professionnel à qui vous confierez votre opération de construction ait de solides bases juridiques.

                                  

RISQUES DE MALFAÇONS DANS LA RÉALISATION DES TRAVAUX

Conception de l’ouvrage

Les travaux nécessitent des plans techniques et une description détaillée des travaux.

Vous devez avoir en mains ces documents, pour savoir ce que vous achetez réellement.

Les plans techniques sont, a minima : étude de sol, plan de la structure, des planchers (y compris celui du soubassement), de la charpente, des menuiseries, et les plans de Coupes détaillées (une Coupe par type de profil de la construction : habitation, garage,…).

La description des travaux (CCTP : Cahier des Clauses Techniques Particulières) doit se faire par un document rédigé sur une quinzaine ou vingtaine de pages au moins pour une maison individuelle, par exemple. Ce CCTP doit être précis, mais autant que possible clairement lisible par un néophyte, on devra donc essayer d’éviter les mots trop techniques, le jargon professionnel. Votre Architecte d’Aujourd’hui vous l’expliquera en détail.

Le professionnel chargé de votre construction ne doit rien avoir à (vous) cacher, il doit vous remettre tout ce dossier, CCTP et tous les plans.

Il vous sera aussi très utile d’avoir en mains les devis des artisans, pour bien voir le détail de leurs engagements, pour savoir ce qu’ils comptent effectivement réaliser, et si vous le voulez, pour prendre l’avis de professionnels de la construction que vous pourriez connaître par ailleurs. Là aussi, il n’y a aucune raison de vous cacher les devis d’artisans ou de sous-traitants qui sont des éléments d’information importants (ce qui est prévu, à quel prix, etc.).

 

Réalisation de l’ouvrage

Voyons ces risques de façon chronologique, afin que vous puissiez suivre le déroulement de votre construction. Bien évidemment, chaque  construction étant particulière (ne serait-ce que parce que chaque terrain est différent), nous ne saurions être exhaustifs. Voici plutôt des recommandations d’architecte sur des points auxquels vous n’auriez pas forcément pensé.

 

IMPLANTATION

Une erreur est toujours possible – qui ne s’est jamais trompé dans sa vie ? Or une erreur d’implantation peut être catastrophique si elle entraîne la démolition de la construction, car un bâtiment ne se déplace pas. Mieux vaut donc vérifier deux fois plutôt qu’une !

 

 

 

TERRAIN EN PENTE

Attention lors des terrassements, à ne pas « ouvrir » trop largement le terrain, ce qui risque de le déstabiliser. Et les mouvements de terrain peuvent ne pas se produire tout de suite, mais plus tard si le terrain se gorge d’eau après une période sèche (par exemple, terrassement en fin d’été et affaissement au printemps pluvieux).

Les fondations doivent s’adapter aux terrains en pente. L’homogénéité des fondations est essentielle pour avoir un tassement uniforme de toute la construction, sinon des fissures apparaîtront. Votre Architecte d’Aujourd’hui et l’auteur de l’étude de sol pourront vous informer utilement dans ce cas.

 

LA VÉGÉTATION

Attention à la végétation proche, essentiellement les arbres. Ceux-ci peuvent modifier fortement l’hygrométrie du terrain, donc sa capacité à porter la maison. Et les racines en poussant peuvent faire des dégâts importants : si vous ne pouvez ni abattre les arbres ni déplacer l’implantation, il faudra enterrer une paroi verticale formant écran anti-racines.

 

TERRASSEMENT POUR LES FONDATIONS (FOUILLES)

Il faut suivre les préconisations de l’étude de sol (ce qui demande, bien évidemment, que vous en ayez un exemplaire…). Prévoir un « ancrage » des fondations dans la couche de « bon sol » en creusant d’une vingtaine ou une trentaine de centimètres plus bas que le niveau de ce bon sol.

Penser à vérifier en mesurant la profondeur lorsque les fondations sont creusées (donc avant le coulage du béton) – ce qui suppose que le maçon vous dise très précisément quand il fera ces terrassements : jour et heure.

Un risque important et assez fréquent est une pluie après l’ouverture des fouilles (terrassement pour les fondations) et avant coulage du béton. Le trou, ou la tranchée, va se gorger d’eau, la terre va se gonfler, et le béton sera coulé sur cette terre gonflée. Dans les mois qui suivront (voire après la réception des travaux), le terrain s’asséchant, le tout va « redescendre », provoquant de nombreuses fissures dans la construction. Il faut donc n’ouvrir les fondations (creuser) qu’en étant sûr qu’il ne pleuvra pas avant le coulage du béton ; et il faut avoir commandé le béton pour que le coulage suive immédiatement les terrassements, le jour même, pour qu’il n’y ait pas de risque de pluie à ce moment-là.

 

ARMATURE DES FONDATIONS

Il faut placer des armatures (barres d’acier) dans les fondations. En cas de fondation en « semelles filantes » (des tranchées sous les murs porteurs, à remplir de béton), les armatures sont commandées et achetées directement à des fournisseurs spécialisés. Les barres seront de gros diamètre pour être moins sensibles à la corrosion. Elles seront assemblées par 4 ou 6 barres, sous forme de « poutre ».

D’une façon générale, pour le béton armé, le plus important est la bonne mise en place des armatures (les barres d’acier).

Pour cela, on doit veiller essentiellement à 2 points importants :

  • Le bon enrobage des barres d’acier: celles-ci ne doivent pas effleurer un bord. Il y a des règles de calcul, mais vous pouvez déjà vérifier qu’il ne doit pas y avoir de barre d’acier à moins de 3 cm d’un bord pour les fondations, et de 2 cm pour du béton hors sol. Ces valeurs sont des minimales, il est fortement conseillé de les augmenter si vous voulez avoir une construction qui durera.

Le fond est aussi un bord, cet enrobage demande donc que les armatures soient surélevées du fond de la tranchée, grâce par exemple à des cales posées au fond. Attention au moment du coulage des aciers : les armatures doivent bien rester en place et ne pas être déplacées par la coulée de béton. Leur positionnement doit donc être solide.

  • La continuité des armatures. Les armatures empêchent le béton de se disloquer. Le béton est très résistant quand on appuie dessus, mais il l’est beaucoup moins quand on effectue une traction, quand on tire dessus : c’est pour cela que l’on place des armatures à l’intérieur.

Pour que ces armatures résistent aux efforts de traction, il faut qu’elles soient bien continues. Comme une chaîne qui n’aura de résistance que si elle n’a pas de point faible. Qu’importe qu’une chaîne ait de gros anneaux, si un seul venait à manquer : elle n’aurait alors aucune résistance.

Cette continuité s’obtient avec des armatures prévues de toute la longueur d’une tranchée, ou bien, s’il est impossible de l’obtenir (longueur trop importante, par exemple) en les croisant (encastrées l’une dans l’autre, en quelque sorte) et surtout avec des barres de liaison qui se prolongeront largement dans chacune des armatures jointives. On trouvera ces barres de liaisons à chaque angle, et pour fixer les armatures verticales qui viendront fixer la bâtisse aux fondations (voir l’article « Plancher hourdis ou dallage sur terre-plein » sur ce même site).

Les risques quand on fait construire (1° partie)

 

QUELS SONT-ILS ? COMMENT S’EN PRÉMUNIR ?

Faire construire (sa maison individuelle ou d’autres travaux…) est une très belle aventure que l’on aborde avec un grand plaisir, voire avec enthousiasme. On change de cadre de vie, on aura un environnement tel qu’on l’a choisi et même souvent, rêvé. Parfait.

Mais cette aventure comporte des écueils qui peuvent être graves et dont il faut se prémunir. Mieux vaut donc être averti pour que l’aventure soit belle et son aboutissement heureux.

Nous verrons ici les risques liés aux engagements que l’on prend, et, dans un autre article à venir, quels sont les risques de malfaçons dans la réalisation des travaux les plus fréquents.

1° partie – les risques liés au choix du professionnel à qui l’on confie l’opération

Quels sont ces risques ?

Tout d’abord, il faut avoir conscience que construire un bâtiment ne peut pas être comparé à fabriquer un produit industrialisé.

  • Un produit industrialisé, comme un stylo ou une chaise, est fabriqué en série quand le ou les prototypes sont au point. Puis il est vendu. Quand le client l’achète, il peut être à peu près certain d’avoir un produit fiable.
  • Un bâtiment se fabrique suivant un processus exactement inverse!  Il est d’abord vendu, par la conclusion d’un contrat entre le client et (au choix) l’architecte, le constructeur, les artisans…. Le client est obligé de s’engager avant toute réalisation des travaux. Quand il signe le contrat, il n’y a rien sur son terrain. Le client doit faire un pari sur l’avenir.
  • 1° phase « conception » = le bâtiment est conçu, architecturalement puis techniquement. Les réalisateurs effectifs sont alors choisis (artisans avec un architecte, sous-traitants avec un constructeur).
  • 2° phase « chantier » = Le chantier est réalisé, à la main, de façon unique, comparable à un prototype. Il est alors remis au client.

Ça change tout ! La construction d’un bâtiment est donc risquée, car c’est une aventure à venir, après contrat.

Quand on achète un produit industrialisé, le risque est faible, le prototype a été mis au point, et la fabrication est standardisée car mécanisée ; enfin, s’il devait y avoir quand même une malfaçon, le produit peut être échangé. Quand le client s’engage (achat), il ne prend guère de risque.

Quand on fait construire, on n’a pas droit à l’erreur :

  • Le bâtiment ne sera réalisé qu’une seule fois, c’est un prototype unique : on n’a pas de deuxième chance en la matière. Qui pourrait se permettre de faire raser un bâtiment qu’il jugerait décevant à la fin du chantier, avec une nouvelle construction à payer ?
  • Le bâtiment est réalisé très largement à la main, avec l’approximation toujours possible d’un travail humain : les artisans ne sont pas des machines (heureusement…).
  • Pire, les professionnels choisis peuvent carrément se révéler incapables de terminer correctement l’ouvrage, voire de le terminer tout court.

Il s’agit donc pour le client de limiter au maximum les risques.

L’alternative pour le client

Pour choisir le professionnel à qui il confiera l’opération, le client a 2 grandes options possibles :

  avec  ou  sans  maîtrise d’œuvre
    • Soit le client s’adresse à un professionnel indépendant des artisans, pour le guider tout au long de l’opération, notamment dans le choix des détails techniques de réalisation ou celui des entreprises, par exemple. Cela s’appelle « la maîtrise d’œuvre». Sa caractéristique est d’être indépendante des entreprises de bâtiment. C’est le travail de l’architecte, il a été inventé pour ça, si l’on peut dire.
    • Soit il achète la fabrication de son bâtiment aux réalisateurs (la ou les entreprises de bâtiment) sans l’assistance d’une maîtrise d’œuvre. Le client part seul dans l’aventure, face aux réalisateurs qui n’ont pas les mêmes intérêts financiers que lui.

      La maîtrise d’œuvre, avantages et risques :

      Avantages ? 
      L’architecte va conseiller son client au mieux de ses intérêts, tout au long de l’opération. Le client peut s’en remettre au professionnel choisi, car celui-ci est indépendant des artisans, il n’a donc aucun intérêt à dissimuler des malfaçons éventuelles au client. Comme un médecin est indépendant des laboratoires pharmaceutiques quand il soigne ses clients.
      En plus, un architecte fait partie d’une profession réglementée, il doit justifier d’une compétence (en général, le diplôme d’architecte), d’une assurance professionnelle (responsabilité civile et garantie décennale) et du respect du Code des Devoirs professionnels de l’Ordre des Architectes.
      En outre, comme il connaît bien la construction, il saura anticiper les risques éventuels, de toute nature, pour amener ses clients à bon port, c’est-à-dire à un résultat conforme aux attentes des clients.

      Inconvénients ?
      Le client va-t-il payer plus cher ?
      Non, l’architecte est la solution la plus économique pour construire, s’il est intéressé par la clientèle des particulier, c’est-à-dire s’il a su s’entourer d’une équipe d’artisans ayant un meilleur rapport qualité/prix, car

    • il saura présenter à ses clients des artisans dont les prix seront très compétitifs (l’architecte connaît les prix de sa région) faisant ainsi réaliser une économie le plus souvent supérieure à sa rémunération. Comme des courtiers en assurance ou en crédits savent faire économiser de l’argent à leurs clients.
    • la rémunération de l’architecte ne représente même pas la moitié de la marge d’un constructeur (calculée, de la même façon, sur le coût des travaux – tout en étant cachée au client).
    • Le prix ne risque-t-il pas de « déraper » en cours de route ?
      Les Architectes d’Aujourd’hui s’engagent dans leurs contrats à faire respecter strictement le budget décidé par leurs clients, sans marge de tolérance. Ils s’engagent à faire conclure des contrats avec les artisans à prix forfaitaire convenu. Ils s’engagent aussi à établir des plannings de travaux, avec pénalités de retard en cas de dépassement éventuel.
    • Est-ce plus compliqué d’avoir un maître d’œuvre ?
      Il vaut mieux plutôt considérer que de ne pas avoir de maître d’œuvre est une simplification dangereuse. Comme le client est obligé de s’engager avant toute réalisation – le « pari sur l’avenir » dont on parlait plus haut – il vaut mieux que le professionnel chargé de la maîtrise d’œuvre soit au service seulement du client, qu’il n’ait pas d’autre intérêts à prendre en compte. Donc, qu’il soit indépendant des entreprises. Les propres intérêts de l’architecte correspondent à ceux de son client : chantier réussi, techniquement sans malfaçon, prix respectés.Les Architectes d’Aujourd’hui ont une pratique qui leur permet de bien maîtriser toute l’opération. En outre, ils confient à leurs clients le Manuel d’Opération des Architectes d’Aujourd’hui qui détaille une opération avec une maîtrise d’œuvre. Ainsi le client est bien informé, il n’a pas à découvrir au fur et à mesure de l’avancement du projet, il peut se laisser guider par son architecte. 

      Traiter directement avec des artisans, sans maîtrise d’œuvre, avantages et risques :

      Avantages ? 

      Va-t-on faire des économies ?
      Ne pas oublier que les prix sont totalement libres dans le « bâtiment ». Un même artisan peut estimer un travail à « 100 » pour un client X et ce même travail (apparemment) à « 150 » pour un autre client Y.  Un architecte saura détecter le « meilleur prix » pour un devis d’artisan.

      En outre, si le client se prive d’architecte, comment pourra-t-il être sûr que tout est bien prévu ? qu’il n’y aura pas de surprises désagréables et couteuses en cours de travaux, venant plomber le devis initial ?

      Choix des artisans :

      En traitant directement avec des artisans, sans architecte, on peut les choisir, bien évidemment. Il faut pour cela que le client ait les compétences techniques pour apprécier la qualité du travail de l’artisan, par exemple quand il visite un autre chantier, avant de s’engager.

      Il faut aussi qu’il ait fait une recherche aussi exhaustive que possible, pour avoir un choix large d’artisans de qualité, ayant un bon rapport qualité/prix. Un architecte met lui-même longtemps avant de pouvoir s’entourer d’une très bonne équipe d’artisans, et c’est un travail à poursuivre perpétuellement, à toujours remettre en question.

       

      Inconvénients ?

      Financier :  Traiter avec des artisans « en direct » n’est donc pas souvent une économie. Et, surtout, cela peut être une source de risques financiers :

        • le client va payer les travaux, mais est-il sûr que ceux-ci soient bien faits ? A-t-il les compétences pour s’en rendre compte ? A-t-il anticipé le déroulement du chantier pour vérifier les quelques dizaines, voire plus d’une centaine, de détails de travaux qui vont être rapidement cachés par la suite du chantier (implantation, profondeur des fondations, préparation du fond de fouilles, mise en place correcte des armatures des fondations, aciers de liaison des chaînages verticaux aux fondations, etc. – et nous n’en sommes qu’aux fondations !). Ces malfaçons risquent de coûter très cher à rectifier.
        • souvent, les artisans demandent des acomptes avant toute réalisation, acomptes parfois importants ( on voit des 20%, et même 30% !). Ces acomptes risquent d’être tout simplement perdus si l’artisan ne donne pas suite aux travaux, ou bien ne tient pas ses engagements en terme de quantité ou de qualité de travaux.

      Anticipation du projet : le client sera-t-il sûr qu’il aura bien au final ce qu’il s’attend à avoir ? A-t-il bien tout anticipé et bien tout convenu, en détail, avec tous les artisans ? Le client saura-t-il penser à tout ?

      Qualité des travaux : les artisans auront-ils respecté les nombreuses règles techniques, réglementaires, administratives, juridiques ? Le client saura-t-il le vérifier ? En aura-t-il et la compétence et la disponibilité ?

      On le voit, d’une façon générale, s’il veut se passer d’architecte, le client doit avoir les mêmes compétences (techniques, architecturales, juridiques, etc.) que lui. Comme un client pourrait se passer de médecin s’il avait lui-même les mêmes compétences pour se soigner.

      Sinon, les risques sont grands, de tous ordres et construire devient très aventureux.


      Le contrat de construction, avantages et risques ?

      Avantages ? 

      Le contrat de construction de maison individuelle est un contrat « clé en mains ».

      C’est évidemment faux : quand on signe le contrat, le constructeur ne tend pas les clés au client (comme chez le notaire quand on achète une maison existante). En matière de construction, il ne peut pas y avoir de contrat « clé en mains » – ou alors tous les contrats le sont, y compris celui d’architecte.

      Il s’agit plutôt d’un contrat « un seul interlocuteur », qui, de fait, masquera au client les décisions à prendre pendant les travaux. C’est à cet interlocuteur que le client remet tous les pouvoirs de décision : choix techniques, choix des sous-traitants, prix des sous-traitants, surveillance des travaux, etc.  Une fois le contrat signé, le client n’a plus aucun pouvoir de décision jusqu’à la fin des travaux.

      La signature du contrat de construction de maison individuelle est un renoncement de la part du client ; il confie au constructeur le carnet de chèque (et la signature qui va avec) de l’argent de sa maison. Dorénavant, ce sera le constructeur qui décidera dans son propre intérêt, qui fait quoi, et à quel prix.

      Le client ne saura pas où, en fait, va son argent. C’est très dangereux.

      Le contrat de construction de maison individuelle est assorti d’une garantie de livraison à prix et délai convenu.   

      Tout d’abord il faut bien savoir qu’en général, une franchise de 5% du montant du contrat reste à la charge du client, en cas d’incapacité du constructeur nécessitant de faire appel au garant. Le client est donc assuré de ne pas payer plus que… 105% du prix contractuel. Pour un contrat de 150000€, par exemple, cela représente (quand même) 7500€.

      En outre, en pratique, il faudra que le client attende parfois de longs mois (on connaît des cas qui ont dépassé un an) que l’abandon du chantier soit absolument définitif et irréversible pour que le garant intervienne.

      Enfin, et surtout, il s’agit d’une sorte d’assurance « après coup », en aval. Cela n’empêche en rien les drames d’arriver. Un peu comme si l’on pouvait dire : « Je prends un taxi avec des pneus lisses, un freinage défectueux et un chauffeur qui n’a pas son permis, mais tant pis, ça n’a pas d’importance si je me casse la figure, puisque je suis assuré… ».

      Le bon sens voudrait que l’on évite le risque au préalable, en amont. D’autant plus que cette garantie a un coût, évidemment, et qu’elle ne bénéficie en rien à la maison (cette garantie disparaît à la réception des travaux, il n’en reste donc plus rien).

      Les Architectes d’Aujourd’hui s’engagent à faire respecter le budget et le délai convenu dans les contrats avec les artisans, en n’acceptant pas qu’il y ait des acomptes versés aux artisans – au contraire, ils font appliquer jusqu’à la réception une retenue de 5% sur les travaux réalisés, au bénéfice du client -, en mentionnant des prix forfaitaires, fermes et définitifs pour que le budget initial soit strictement respecté, et en rendant contractuel un planning détaillé avec des pénalités de retard en cas de dépassement. Ainsi, les Architectes d’Aujourd’hui ont su traiter le risque financier pour leurs clients.

       

      Inconvénients ?

      Modifications de travaux ou de choix ?

      Que se passera-t-il après signature si le client d’un constructeur veut choisir un autre carrelage ? une autre robinetterie ? ou s’il veut faire quelques modifications du plan ?  Il devra accepter le prix demandé par le constructeur, même s’il est excessif, car le client est lié exclusivement à lui jusqu’à la fin des travaux. Il n’a pas d’alternative. Et, en plus, le client ne connait pas les prix auxquels le constructeur a traité avec les artisans-sous-traitants, il n’a pas leurs devis, il n’a donc pas de base de référence.

      Tout changement, dans la forme ou dans les matériaux, génèrera une proposition d’Avenant que le client sera obligé d’accepter au prix du constructeur, sauf à renoncer à sa demande de changement. Le client est captif du constructeur, jusqu’à la fin des travaux.

       

      Qui surveille les travaux ?

      Le constructeur dit qu’il surveille les travaux. Or ce n’est pas lui qui les réalise, il les sous-traite, mais c’est bien lui qui les vend au client.  Comment être sûr qu’il ne sera pas tenté de dissimuler des malfaçons que le client ne saura pas voir et dont les reprises pourraient lui coûter de l’argent ?

      Le constructeur étant « juge et partie », il n’exerce pas un contrôle des travaux pour le compte du client, mais bien pour son propre compte, exclusivement. Le seul contrôle digne de ce nom est un contrôle indépendant.

       

      Comment être sûr de la compétence professionnelle du constructeur ?

      Il n’existe pas de diplôme de constructeur. C’est une profession « ouverte » à qui veut en faire partie, sans contrôle de compétence. Il existe des certifications que certains constructeurs obtiennent, mais elles sont payantes et doivent donc être répercutées dans le prix de vente.

       

      Le client et le constructeur ont-ils les mêmes intérêts ?

      Plus le constructeur trouvera des sous-traitants « bon marché », plus il gagnera de l’argent, et le client paiera de toute façon le prix convenu. Comment être sûr que le constructeur s’adressera à des bons artisans, s’il trouve les moins chers du marché ?

      Une fois le contrat de construction signé, les intérêts financiers du constructeur et celui du client sont divergeant, le client en voulant légitimement « le mieux possible » pour le prix qu’il s’est engagé à payer, alors que le constructeur doit dorénavant trouver toutes les économies possibles (matériaux, quantités, sous-traitants) pour augmenter sa marge.

      En résumé, quels sont les risques des différents choix ?

      Architectes

      • mauvaise maîtrise des coûts. La maîtrise des coûts est une priorité des Architectes d’Aujourd’hui, ils veulent que leurs clients soient protégés des dérapages financiers. C’est pourquoi ils s’engagent dans leurs contrats à faire respecter strictement dans les marchés de travaux le budget décidé par leurs clients.

       

            Artisans « en direct »

      • surévaluation de certains travaux
      • acomptes perdus (si demandés par les artisans) en cas de travaux non-réalisés ou non-conformes
      • risque financier d’imprévus en cours de chantier, travaux oubliés ou incomplètement prévus,
      • non-conformité aux règles techniques et/ou juridiques (règlementations multiples et complexes),
      • incapacité de l’artisan à terminer correctement le chantier, voire à le terminer tout court.

              Contrat de construction de maisons individuelles

      • garantie de livraison: risque d’une franchise de 5% du montant du contrat,
      • surévaluation en cas de demande de modification,
      • pas de surveillance des travaux indépendante, pourtant la seule véritable,
      • risque de choix des sous-traitants les moins chers possible (mais sans économie pour le client) : seront-ils les meilleurs ?
      • compétence du constructeur ? il n’y a pas de « diplôme de constructeur », quiconque peut se prétendre constructeur.
      • mise à l’écart du client, une fois le contrat signé, de tous les choix engageant la réussite (ou non) de l’opération. Le client ne peut plus rien décider, il a confié aveuglement tous les pouvoirs au constructeur.
      • intérêts divergeant du client et du constructeur, une fois le contrat signé. Voire intérêts opposés (l’un en veut le mieux possible pour son argent, l’autre doit trouver toutes les économies possibles – matériaux, quantités, sous-traitants… – pour consolider sa marge). C’est le risque le plus grave, car le client n’a plus les moyens d’intervenir, dès qu’il a signé le CCMI, il est soumis au constructeur.

 

La maîtrise d’œuvre est toujours présente, quoi qu’on fasse

Quand on construit un bâtiment, que ce soit une maison individuelle ou une autre opération, il y a forcément une maîtrise d’œuvre. Dans tous les cas de figure, elle sera effectuée. Par qui ?

Architecte : c’est l’architecte qui l’assume, pour le compte exclusif de son client. C’est son métier.

Artisans en direct : ce sera le client qui devra de fait l’assumer, il ne peut pas faire autrement. En a-t-il les compétences et la disponibilité ?

Constructeur : c’est le constructeur qui l’effectuera, mais pour son propre compte (puisqu’il vend lui-même les travaux au client), et non pas pour le compte du client.

Au client de choisir qui effectuera cette maîtrise d’œuvre.

              • Nous verrons dans une 2° partie les risques de malfaçons techniques les plus fréquents dans la réalisation des travaux, à vérifier tout au long du chantier. 

 

 

Comment transformer facilement un garage en habitation ?

par Candice Crouzel, Architecte d’Aujourd’hui  candice-crouzel-Architecte

 

Les besoins de la famille évoluent avec les années : la famille s’agrandit, un adolescent réclame son indépendance, besoin d’un bureau pour travailler à la maison, etc… : besoin de plus d’espace ? Impossible d’empiéter sur le jardin ?

Une solution simple peut s’offrir à vous : transformer son garage en habitation, ce qui permet de récupérer facilement des m² déjà construits.

Il est tout d’abord important de faire attention aux démarches administratives, assez complexes. Votre Architecte d’Aujourd’hui établira un dossier qui respectera la réglementation.

LES DÉMARCHES ADMINISTRATIVES

URBANISME

Petit rappel sur la notion de surface de plancher :

« La surface de plancher de la construction est égale à la somme des surfaces de planchers de chaque niveau clos et couvert, calculée à partir du nu intérieur des façades après déduction des surfaces de stationnement, et des surfaces dont la hauteur est inférieure à 1.80m. »

La superficie du garage déterminera le type d’autorisation d’urbanisme à demander auprès de la Mairie.

Si votre maison se situe sur une commune dotée d’un PLU (se renseigner à la Mairie) :

  • Superficie créée < 20m² : DÉCLARATION PRÉALABLE
  • Superficie créée comprise entre 20 m² et 40 m² et surface de plancher totale (y compris l’existant) inférieure à 150 m² : DÉCLARATION PRÉALABLE si l’on se trouve en zone urbaine sinon PERMIS DE CONSTRUIRE
  • Superficie créée comprise entre 20 m² et 40 m² et surface de plancher totale supérieure à 150 m² : PERMIS DE CONSTRUIRE
  • Modifications de façades seulement : DÉCLARATION PRÉALABLE

Si votre projet se situe sur une commune non dotée d’un PLU :

  • Superficie créée comprise entre 5 m² et 20 m² : DÉCLARATION PRÉALABLE
  • Superficie créée supérieure à 20 m² : PERMIS DE CONSTRUIRE
  • Modifications de façades : PERMIS DE CONSTRUIRE s’il s’agit de travaux modifiant les structures porteuses ou bien qui entraînent un changement de destination du lieu (ce qui est notre cas ici : garage transformé en habitation).

Dans tous les cas, le recours à l’architecte est obligatoire dès que la surface de plancher totale (celle calculée une fois les travaux faits) atteint 150 m².

Il faudra faire également attention aux autres règles d’urbanisme éventuelles, telles que l’obligation de créer une place de stationnement supplémentaire en compensation de celle perdue par l’aménagement du garage, de respecter les règles esthétiques s’il y a modifications de façade, etc.

RÉGLEMENTATION THERMIQUE

Nous vous rappelons qu’il est nécessaire de concevoir votre projet d’aménagement en respectant les préconisations de la RT 2012.

Si votre projet est soumis à une demande de permis de construire, vous devrez joindre une attestation de prise en compte de la RT 2012.

Suivant la surface au sens de la réglementation thermique (on parle alors de surface SRT) de l’extension, la réglementation à appliquer ne sera pas la même.

 

Surface de l’extension (SRT) < 50 m² Entre 50 et 100 m² > 100 m²
Réglementation à appliquer RT existant par éléments RT2012 intermédiaire permis de construire RT 2012 complète


Gardons à l’esprit que cette réglementation, qui repose sur les articles L. 111-10 et R.131-25 à R.131-28 du Code de la construction et de l’habitation ainsi que sur leurs arrêtés d’application, a pour objectif l’amélioration de la performance énergétique du bâtiment.
Votre Architecte d’Aujourd’hui se chargera de cette application de la réglementation thermique.

INCIDENCES FISCALES
S’agissant d’une création de surface de plancher, votre projet sera soumis à une TVA de 20%, et non de 10% car il ne s’agira pas de travaux de rénovation.
Il y aura également un réajustement des impôts locaux et fonciers, et de l’assurance habitation.

 maison-contemporaine-bois-CAMLITI-Marseille

LE PROJET

Les garages permettent de gagner rapidement de la surface habitable, pour autant que l’on aura vérifié leur aptitude à constituer une pièce à vivre, car il peut s’agir d’une pièce longue et étroite, sombre, bas de plafond ou au contraire très haute.

LES DIFFÉRENTES ÉTAPES DU CHANTIER

Le projet d’aménagement se déroulera en général suivant les étapes ci-dessous :
– Remplacement de l’ancienne porte du garage, par une nouvelle ouverture
– Création éventuelle de nouvelles ouvertures (extérieures et/ou intérieures)
– Isolation des murs et du plafond ou du rampant
– Isolation de la dalle béton existante, pour le confort thermique
– Raccordement aux différents réseaux : électrique, chauffage, eau (si salle d’eau prévue)
– Création des cloisons intérieures (suivant le projet)
– Peinture et revêtements de sol.

Pour le revêtement de sol, il est plus prudent de prévoir un sol souple ou un parquet (de bonne résistance aux rayures si la pièce a un accès direct sur l’extérieur), car les dallages de garage sont conçus pour rester à l’état brut et ils peuvent légèrement se tasser. Ce tassement est admissible pour un stationnement de véhicule, mais il peut entraîner la fissuration d’un carrelage qui, lui, ne supportera aucun mouvement, même très faible. Un sol souple (tel que pvc, par exemple) ou un parquet absorberont ce tassement s’il est léger et l’aspect restera satisfaisant.

Et, de façon préventive, il ne coûte (quasiment) rien de prévoir, à la construction d’une maison neuve, un linteau filant dans le mur séparant le garage de la partie habitation, pour n’avoir pas de travaux de structure à faire plus tard (créer une large ouverture dans un mur peut être très onéreux, justement à cause des travaux du linteau « après coup », car il faut « tenir » la maison pendant qu’on créé ce linteau !). De même, un sol du garage pas trop bas, prévoyant juste l’épaisseur de l’isolant futur, de la chape et du revêtement de sol, permettra d’avoir plus tard un garage aménagé de plain-pied avec l’habitation.

Cet aménagement doit être l’occasion d’une valorisation de votre maison. Les Architectes d’Aujourd’hui sauront vous conseiller dans vos démarches, et dans l’optimisation de votre projet.

Les 7 questions à se poser avant de signer un CCMI

Vous vous apprêtez à signer un CCMI (Contrat de Construction de Maison Individuelle). Avant de vous engager de façon irrémédiable, êtes-vous sûr de vous être posé (ou d’avoir posé au constructeur)  toutes les questions importantes ?        photo-jfe

 

1 –   Le prix contractuel est-il vraiment définitif ?

Le constructeur me dit que je n’aurai pas à payer plus que le prix prévu, quel que soit ce qui peut lui arriver (dépôt de bilan, incapacité à finir les travaux correctement, etc.) car j’ai payé dans le prix du contrat une garantie de livraison. Mais ai-je vérifié s’il n’y avait pas une franchise qui serait de toute façon  à ma charge?

En général, une franchise de 5% du montant du contrat reste à la charge du client, en cas d’incapacité du constructeur nécessitant de faire appel au garant. Le client est donc assuré de ne pas payer plus que… 105% du prix contractuel. Pour un contrat de 150000, par exemple, cela représente (quand même) 7500.

 

2 –   Combien vont me coûter les modifications que je souhaiterais ?

Que se passera-t-il après signature si je veux choisir un autre carrelage ? une autre robinetterie ? ou si je veux faire quelques modifications du plan ? Je crains de devoir accepter le prix demandé par le constructeur, même s’il me paraît être excessif, car je suis lié exclusivement à lui jusqu’à la fin des travaux. Je n’ai pas d’alternative. Et, en plus, je ne connais pas les prix auxquels il a traité avec les artisans-sous-traitants, je n’ai pas leurs devis, je n’ai donc pas de base de référence.

Tout changement, dans la forme ou dans les matériaux, générera une proposition d’Avenant que le client sera obligé d’accepter au prix du constructeur, sauf à renoncer à sa demande de changement.

 

3 –   Qui contrôle les travaux pour moi ?

Le constructeur me dit qu’il surveille les travaux. Or ce n’est pas lui qui les réalise, il les sous-traite, mais c’est bien lui qui me les vend. Comment puis-je être sûr qu’il ne sera pas tenté de me dissimuler des malfaçons que je ne suis pas capable de voir et dont les reprises pourraient lui coûter de l’argent ?

Le constructeur étant « juge et partie », il n’exerce pas un contrôle des travaux pour le compte du client, mais bien pour son propre compte, exclusivement. Le seul contrôle digne de ce nom est un contrôle indépendant, tel celui d’un Architecte d’Aujourd’hui : ça change tout !

 

–   Les artisans qui feront les travaux seront-ils bien choisis ?

Plus le constructeur trouvera des sous-traitants « bon marché », plus il gagnera de l’argent, et je paierai de toute façon le prix convenu. Comment puis-je être sûr qu’il s’adressera à des bons artisans, s’il trouve les moins chers du marché ?

Une fois le contrat de construction signé, les intérêts financiers du constructeur et celui du client sont divergeant, le client en voulant légitimement « le mieux possible » pour le prix qu’il s’est engagé à payer, alors que le constructeur doit dorénavant trouver toutes les économies possibles (matériaux, quantités, sous-traitants) pour augmenter son bénéfice.

 

5 –   Si la loi sur la sous-traitance n’est pas respectée, quel est le risque pour moi ?

La loi impose que le constructeur demande à son client (maître d’ouvrage) s’il accepte (ou pas) les sous-traitants qu’il envisage. Cette procédure est obligatoire (pas d’exception pour le CCMI), et le client est en faute s’il n’exige pas cette demande d’acceptation.

Le client risque alors de devoir payer 2 fois ( !) les mêmes travaux, payés au constructeur et, de nouveau, payés directement au sous-traitant si le constructeur ne le payait pas.

On n’est jamais obligé d’accepter le sous-traitant que vous propose le constructeur, et il doit vous donner les devis de sous-traitants et leurs modalités de paiement (délai, etc.). Il ne peut pas vous le refuser.

 

–   Comment être sûr de la compétence professionnelle du constructeur ?

Il n’existe pas de diplôme de constructeur. C’est une profession « ouverte » à qui veut en faire partie, sans contrôle de compétence. Il existe des certifications que certains constructeurs obtiennent, mais elles sont payantes et doivent donc être répercutées dans le prix de vente.

 

–  Un CCMI est-il réellement un contrat « clés en mains » ?

Le constructeur me dit que c’est un contrat «clés en main», mais au moment de la signature, il ne me tend pas les clés. Rien n’existe sur le terrain, tout reste à faire; ce n’est donc pas comparable à l’achat d’une maison neuve (où le terme « clés en main » a un sens réel). Je comprends plutôt que c’est un contrat «un seul interlocuteur», qui me masquera les décisions à prendre pendant les travaux. C’est à cet interlocuteur que je remets tous mes pouvoirs de décision : choix techniques, choix des sous-traitants, prix des sous-traitants, surveillance des travaux, etc. Une fois le contrat signé, je n’ai plus aucun pouvoir de décision jusqu’à la fin des travaux.

La signature du contrat de construction de maison individuelle est un renoncement de la part du client ; il confie au constructeur le carnet de chèque (et la signature qui va avec) de l’argent de sa maison. Dorénavant, ce sera le constructeur qui décidera dans son propre intérêt, qui fait quoi, et à quel prix.
Le client ne saura pas où, en fait, va son argent. Le CCMI est un contrat très dangereux pour le client, car il remet le pouvoir de toutes les décisions à celui dont les intérêts sont divergeant des siens !

 

Pensez à partager largement cet article sur les réseaux sociaux et postez nous un commentaire ou une réaction ci-dessous, nous aimerions échanger avec vous sur le sujet.
A vos claviers ! 😉

Quelles formes, quels matériaux et quelles couleurs choisir ?

Questions fréquentes que se posent forcément ceux qui entreprennent de construire. Voici quelques éclairages, que nous souhaitons pratiques et concrets, dans une série d’articles à venir.

Voici un premier article sur « le parti architectural » et sur «la loi des contrastes » :

LE « PARTI ARCHITECTURAL »

Quelle ambiance veut-on obtenir ?

Pour que les matériaux et les couleurs ne soient pas une simple juxtaposition d’éléments sans cohérence, il faut une ligne directrice, un fil conducteur qui servira de guide lors des choix. Il ne faut pas détruire d’un coté ce qu’on a voulu obtenir de l’autre coté.

C’est, bien sûr, le goût personnel que l’on va privilégier – on décide soi-même pour sa propre construction (dans la limite des règlements d’urbanisme pour l’extérieur) – , mais on doit aussi faire preuve du simple bon sens pour savoir quelle ligne directrice adopter. Par exemple, un environnement plutôt froid et austère appellera un intérieur particulièrement chaleureux (pensez aux chalets de montagne). Au contraire, un environnement naturel et ensoleillé favorisera les liaisons intérieur/extérieur faciles et nombreuses.

maisons-individuelles-atelier-mpa-8
Intérieur simple, décloisonné, privilégiant le bien-être apaisant, avec des matériaux et des couleurs douces (notez le plafond bois venant faire écho au parquet). Le placard jaune, les sièges rouge et bleu viennent apporter ponctuellement les touches de couleurs égayant l’ensemble.

amenagement-interieur-CAMLITI-Marseille-08-04 La maîtrise des lignes et des volumes (les horizontales des vitrages reprises en relief sur le placard, le dimensionnement du placard venant correspondre exactement au lit, le matériau bois venant unir placard et porte vitrée, …) donnent la priorité à l’harmonie dans cet agencement. 

La dimension-temps

Il faut aussi bien avoir conscience qu’un bâtiment est fait pour durer. On construit, on aménage en général pour longtemps, au moins pour quelques décennies, voire pour une vie entière et plus. Le choix de l’ambiance recherchée, du parti-pris général (on parle alors de « parti architectural »), prendra plutôt en compte des éléments durables, comme par exemple :

  • l’environnement (exemple : ouvert et lumineux, ou intimiste et chaleureux),
  • ou bien nos traits de caractère les plus fondamentaux (exemple : simplicité et goût des matériaux naturels, ou décoration fournie et variée),
  • ou bien encore notre façon de vivre (exemple : calme et refuge contre la vie « dehors », ou bien ouverture favorisée à tous les amis et connaissances)
  • ou tout autre considération.

Maison-individuelle-KERN-Manon_18
Les couleurs et les formes maîtrisées confèrent beaucoup de sérénité à cet intérieur. 

MAISON-REYNES-SEJOUR-CASA-ARCHITECTES Une maison très largement ouverte sur l’extérieur, car bénéficiant d’un beau paysage.

Et, bien sûr, toutes les parties d’un même bâtiment peuvent avoir des nuances différentes dans le parti architectural retenu – quoique ces différences internes soient à manier avec précaution pour préserver quand même une unité d’ensemble, une harmonie.

Il faut se méfier de l’influence de la « mode » qui nous influence forcément, et plus ou moins consciemment. Un aménagement trop marqué années 70, puis des années 80, etc. va dater considérablement à notre époque. Ce sera la même chose pour nous si nous cédons à la mode actuelle (couleurs austères comme des sols gris et murs blancs, menuiseries noires ou anthracites, etc. même si ce manque de couleurs commence enfin à être abandonné).

Ces choix sont fondés sur des éléments durables, pérennes. On peut espérer que dans 4 ou 5 ans, on ne sera pas lassé de notre environnement et que l’on n’aura pas envie de tout changer ce qui nous paraîtrait alors terriblement dater, terriblement dépassé.

 

LA LOI DES CONTRASTES

Pour mettre en valeur quoi que ce soit, il existe un moyen très efficace : la loi des contrastes.

Exemples :

Contraste des matériaux et des couleurs

  • Une pièce aux murs dépouillée mettra en valeur un très beau meuble, richement orné.
  • Une extension contemporaine conviendra le mieux à un bâtiment ancien de caractère (alors qu’un pastiche de l’existant défigurerait ce qui existe et, en plus, serait ridicule).
  • Un carrelage de petits formats, voire en mosaïque, agrandira visuellement une pièce.

maison-paracchini-atelier-mpa-3
Le rouge du mur central contraste avec le reste des parois : la surface
limitée de couleur forte est ainsi valorisée, sans être trop présente.

réhabilitation-extension-pieters-atelier-mpa-4
Une extension sera mieux réussie si elle ne cherche pas à se cacher derrière un pastiche de l’existant.

Contraste des formes :

  • Les horizontales en arrière-plan souligneront une ligne verticale en premier plan.
  • Les diagonales sont dynamiques et très prégnantes, elles seront valorisées dans un bâtiment où les lignes sont en générales horizontales et verticales.
  • De même, les courbes, peu fréquentes dans les bâtiments.

AA-lumiere-esquisse priorité aux lignes verticales : la maison s’impose dans son environnement

maison-kf-atelier-mpa-1
priorité aux horizontales : l’intégration de la maison est facilitée

AA-division-esquisse
La cage d’escalier, diagonale et d’un autre matériau, agrémente la lecture de la façade en la rendant plus évidente.

8 realisations AA Siettel Votano      Extension-villa2-COLIN-Regis    Chalet-1-Jean-François-Espagno
les courbes sont souvent très agréables, car elles sont inattendues dans le « bâtiment », en général composé de droites perpendiculaires.

Etc.

Vitrages, double ou triple ? Que choisir.

Au moment de choisir ces fenêtres, la question sibylline par essence : double ou triple vitrage ?

Dans une fenêtre, le vitrage est la partie la plus importante car il représente la plus grande surface. Il sera donc l’élément déterminant pour les performances de la fenêtre.
Qu’est-ce qu’une fenêtre isolante et comment la choisir ?
Continuer la lecture de « Vitrages, double ou triple ? Que choisir. »