Comment choisir son isolant ?

par Charles Edouard BERTRAND, Architecte d’Aujourd’hui 

 

 

 

 

Le monde des isolants est très vaste et en perpétuelle évolution. Vouloir faire un choix peut devenir très vite compliqué.

Plusieurs critères sont à prendre en compte pour vous permettre d’orienter au mieux vos choix. Je vous en propose quelques-uns pour vous permettre de vous éclairer mais la liste pourrait facilement s’allonger. Tout au long de cet article, vous constaterez que je fournis quelques exemples pour illustrer mon propos. Cela n’est en rien un choix exhaustif, les matériaux présents à ce jour sont extrêmement nombreux et il m’est impossible de tous les recenser ou les citer.

 

La performance thermique

Certainement le critère qui vient rapidement à l’esprit. Un isolant doit … isoler. Sa performance thermique est évaluée grâce au coefficient de conductivité thermique qu’on nomme  « Lambda ».

C’est la capacité qu’ont les matériaux à transmettre la chaleur. Plus ce chiffre est faible, plus l’isolant sera efficace. C’est un chiffre qui se trouve facilement sur les descriptifs de matériaux isolants et qui est souvent indiqué à côté d’un autre terme, la résistance thermique, appelée R. Une formule lie ces deux chiffres :  où e est l’épaisseur de l’isolant (à exprimer en mètre !).

Vous l’avez compris, plus  est petit, plus R est grand ! Mais aussi plus l’épaisseur du matériau est importante, plus le flux de chaleur qui cherche à le traverser rencontre de résistance et donc plus R est grand…

 

 Ouate de cellulose soufflée en isolation de dalle bois

Quelques exemples d’isolants à très fort pouvoir isolant :

Xénon (λ=0.005)

Argon (λ=0.017)

Aérogel (λ=0.018)

Polyuréthane (λ=0,024)

Laine de verre (λ=0.032 à 0.038)

Fibre de bois ( λ=0.038)

 

Le déphasage et l’amortissement

Oui mais attention à ne pas se laisser embobiner par les chiffres que vantent les fournisseurs d’isolants qui ne vous parlent que de la protection contre le froid. Une notion est très souvent oubliée et pourtant de plus en plus importante, il s’agit du confort d’été. Les isolants ont une capacité plus ou moins importante à contenir et atténuer la diffusion de la chaleur. On parle alors de déphasage (temps écoulé entre le pic de chaleur extérieur et le pic de chaleur intérieur) et d’amortissement (proportion de chaleur extérieure transmise à l’intérieur). Un amortissement de 20% signifie que seule 20% de l’onde de chaleur extérieure parvient à l’intérieur.

Un isolant présentant un bon déphasage demandera 8 à 14h avant que la chaleur extérieure ne rentre à l’intérieure de votre habitation. Cela signifie que la chaleur commencera à entrer pendant la nuit, période où la fraîcheur s’installera à l’extérieure. Et inversement en journée c’est la fraicheur de la nuit qui entrera dans votre habitation. Un bon déphasage permet de diminuer les variations de températures entre le jour et la nuit.

  Amortissement (%) Déphasage (heure)
30cm de laine minérale seule 99 3
30cm de fibre de bois souple 53 7
30cm de fibre de bois haute densité 13 14

Les isolants minéraux (laine de verre, laine de roche) sont très médiocres en terme de confort d’été. Le déphasage est très rapide et surtout la quasi-totalité du flux de chaleur extérieur pénètre à l’intérieur de l’habitation. Vous avez certainement connus une fois dans votre vie ces combles intenables en plein été isolés par de la laine de verre…

Pose d’une isolation soufflée en coton en combles non aménageables

Attention, les valeurs de déphasage et d’amortissement sont différentes lorsque sont pris en compte les matériaux de construction accompagnant l’isolant (parpaing, béton, brique, bois…) et qui jouent un rôle plus important encore dans le cadre de ces deux notions.

La performance phonique

Souvent négligée, elle est pourtant source de nombreux conflits, de perturbations diverses au sein d’une habitation ou d’un groupe de logements. Il s’agit de réduire les bruits d’une pièce à l’autre (mur, plancher) mais également les nuisances sonores extérieures (avions, voitures,…)

                                                                Ajout d’une isolation en sous-face de toiture en panneau de laine de bois pour pallier la mauvaise performance phonique d’un isolant en polyuréthane posé sur support de toiture terrasse.

Un bon isolant phonique est un isolant présentant généralement une densité plus importante.

Les caractéristiques phoniques des matériaux sont exprimées en décibels, dB. On parle d’affaiblissement acoustique (Rw) concernant les bruits aériens. Plus Rw est grand, plus le matériau est efficace.

Pour obtenir un bon résultat, il ne suffit pas seulement de choisir un isolant approprié mais de mettre en œuvre la bonne technique de construction en prenant en compte le système masse-ressort-masse (il s’agit de la loi des masses, vaste sujet que je ne détaillerai pas dans cet article)

Parmi les bons isolants phoniques, on peut citer la ouate de cellulose, la fibre de bois,… Ils sont en fait nombreux ! Plus le matériau est dense, meilleure est son efficacité phonique, mais moins bonne est son efficacité thermique…. Il faudra donc trouver le bon équilibre thermique/phonique…

Les mauvais élèves sont les panneaux de polyuréthanes, polystyrène,…

Le prix

Un des critères les plus importants et faisant souvent pencher la balance (à tort !) est le coût du matériau.

A ce jeu-là, la laine de verre est la reine. Mais seulement à ce jeu-là…

Aujourd’hui de nombreux matériaux plus écologiques ont vu leur coût baisser grâce à une production en hausse mais restent en effet toujours un peu plus chers que la laine minérale. Sur le coût d’une construction neuve, la pose de matériaux isolants tels que la ouate de cellulose, la fibre de bois, la fibre de lin, coton, chanvre représente un surcoût de 2000 à 4000€ environ.

Mais posez-vous la question : ne vaut-il pas mieux réduire la surface de ma maison de 1 à 2m² afin de me permettre pour le même budget de profiter de tous les avantages d’un isolant haut de gamme ?

Je ne peux que vous inviter à consulter un Architecte d’Aujourd’hui qui saura concevoir votre maison aux plus proches de vos besoins et optimiser les espaces afin de vous permettre de vous offrir des matériaux de qualité.

L’environnement – la santé – la nocivité

Je viens de vous parler d’isolant haut de gamme mais j’ai pensé isolant écologique… Parce que cela est également un critère à prendre en compte dans vos choix. Souhaitez-vous utiliser des matériaux renouvelables, recyclables, nécessitant très peu d’énergie grise pour leur fabrication, non nocifs pour votre santé ?

Les champions sont la paille, la chènevotte, le liège, la fibre de bois, la ouate de cellulose en vrac…

Les très mauvais élèves sont le polyuréthane, polystyrène, laine de verre,…

© Cstb. Test de réaction au feu d’une paroi en caissons isolés avec des bottes de paille.

J’ai évoqué la notion d’isolant haut de gamme à tort, car cela fait penser que leur prix est inabordable. Aujourd’hui une ouate de cellulose soufflée coûte quasiment le prix d’une laine de verre. Ces isolants présentent en réalité le meilleur rapport qualité/prix. Leurs performances sont exceptionnelles et cerise sur le gâteau, ils sont respectueux de l’environnement…

J’évoque également la notion de nocivité notamment lors de la pose ou des incendies.

A la pose, ne vous leurrez pas, je vous recommande fortement de porter des protections adaptées (lunettes, masques,…) quel que ce soit le type d’isolant utilisé. Certains matériaux comme les isolants minéraux provoquent des irritations de la peau ou des poumons. Les dangers sont bien connus. Mais attention à la pose d’isolants dits naturels. Les poussières sont importantes (ouate soufflée, panneaux de fibre de bois) et peuvent vous irriter les yeux et les poumons même si j’ignore si les dégâts sont identiques à ceux causés par les isolants minéraux. Par contre vous ne ressentirez pas d’irritation de la peau. Certains matériaux sont même très agréables au toucher comme les mélanges chanvre-lin-coton par exemple.

En cas d’incendie, certains matériaux dégagent des fumées extrêmement nocives, voire mortelles, comme les polyuréthanes, polystyrènes. Ces vapeurs nocives se retrouvent également lors de la coupe à chaud de ces matériaux. Soyez prudents !

D’autres matériaux sont difficilement inflammables, ne propagent pas la flamme ou n’émettent pas de gaz toxiques. On peut citer les fibres de bois, ouate de cellulose.

Enfin certains matériaux sont ininflammables comme le verre expansé, la mousse de verre, la perlite expansée, l’argile expansée…

La performance hygrométrique

Une autre notion importante à prendre en compte est la capacité du matériau à conserver ses propriétés isolantes lorsqu’il subit des variations hygrométriques.

Une habitation est confortable lorsque la température est agréable (entre 18 et 24°C environ selon les saisons) mais également lorsque le taux d’humidité respecte une certaine plage (40-60% environ)

Isolation en botte de paille, mortier chènevotte. Technique GREB

Une maison étanche à la diffusion de la vapeur d’eau (isolant polystyrène par exemple) va empêcher l’humidité de s’échapper. Seule la VMC, si elle est présente et fonctionne, permettra d’en évacuer une partie. Mais vous ressentirez de l’inconfort. Les murs doivent donc permettre à l’humidité de s’échapper et les isolants doivent donc pouvoir effectuer cette tâche sans perdre de leur efficacité.

Il est donc important de comprendre la différence entre un isolant minéral et un isolant végétal.

L’isolant minéral est composé de fibres minérales (fibres de verre par exemple) et d’air. C’est cet air qui donne son pouvoir isolant au complexe d’isolation. Lorsque l’humidité traverse l’isolant, elle vient en remplacement de l’air. Moins d’air, donc moins de pouvoir isolant… Une laine minérale qui devient humide perd tout son pouvoir isolant ! De plus elle va se tasser et ne récupèrera pas son volume initial. Vous l’avez tous constaté dans les combles non aménagés…

Pose de panneaux de chanvre-lin-coton en sous-toiture.

L’isolant végétal est quant à lui composé de fibres végétales (bois, lin, coton,…) et d’air. Là aussi, c’est cet air qui donne son pouvoir isolant au complexe d’isolation. Lorsque l’humidité travers l’isolant, elle va être absorbée par la fibre végétale. L’air reste donc en place et l’isolant conserve ses propriétés thermiques ! De plus la fibre végétale reprend sa forme et le tassement est très peu visible dans le temps.

Bien entendu, si le degré d’humidité devient vraiment trop important (fuite d’eau,…) l’isolant risque de sérieux dommages totalement irrémédiables.

Le type de pose

Enfin, un isolant doit être choisi selon l’élément à isoler. Vous n’utiliserez pas le même élément si vous souhaitez isoler une toiture terrasse ou un mur par l’extérieur, un comble perdu, un vide-sanitaire,…

Les fabricants l’ont bien compris, à chaque support sa spécificité et sa solution.

Sous dalle ou en fondations, vous devrez utiliser des matériaux rigides et imputrescibles (polystyrène, polyuréthane, liège,…). En comble perdu un isolant soufflé est une solution très appropriée. En murs extérieurs sous enduits, les polystyrènes, fibres de bois denses sont des solutions adaptées, en intérieur des panneaux semi-rigides ou souples permettent une pose aisée entre montant bois de maisons ossatures bois par exemple

Isolation en panneaux de polyuréthane sur bac acier.  Revêtement d’étanchéité en EPDM

 

Comme vous pouvez le constater les critères de choix sont très vastes et peuvent vous perdre dans votre décision finale. A vous d’évaluer vos besoins, vos envies, mais en cas de doute, je ne peux que trop vous conseiller de consulter un Architecte d’Aujourd’hui qui saura vous guider et vous proposer les meilleurs isolants répondant à vos critères.

Je vous recommande également un très bon ouvrage qui traite de l’isolation thermique :

« L’isolation thermique écologique » – Jean-Pierre Oliva, Samuel Courgey, aux éditions Terre Vivante.

LE MUR CHAUFFANT BASSE TEMPERATURE

par Thyphaine ROCHER, Architecte d’Aujourd’hui Typhaine-ROCHER-Architecte

 

LE MUR CHAUFFANT BASSE TEMPÉRATURE

Un système de diffusion du chauffage simple et efficace
Une solution intéressante, notamment en réhabilitation de bâti ancien.

Le plancher chauffant, système polyvalent et évolutif, est économique, confortable et repose sur un principe simple et durable : on chauffe un réseau de serpentins en circuit fermé, remplis d’eau, et noyés dans la masse. Cette masse doit avoir une bonne inertie : béton, terre.

Le mur chauffant fonctionne de la même manière.

exemple-mur-chauffant

 

Notions élémentaires du mur chauffant :

  • Un élément chauffant dissipe une puissance proportionnelle au produit de sa surface par l’écart de température entre l’élément et la pièce chauffée.
  • A puissance de chauffage constante, si on veut diminuer la température de départ du chauffage, il suffit d’augmenter la surface du plancher ou des murs chauffants.
  • Les anciens radiateurs nécessitaient une eau à 90°, les radiateurs actuels à 60°, un mur ou un plancher chauffant utilisent de l’eau entre 30 et 40°.

Exemple de convection thermique

 

Les avantages de la basse température  pour un mur chauffant :

  • On limite les pertes dans les tuyaux et dans la chaudière.
  • Plus la température d’émission est faible, plus le chauffage se fait par rayonnement et moins par convection. Ce qui évite la sensation de chaud à la tête et froid aux pieds. Beaucoup de chauffages fonctionnent encore par convection : près du convecteur l’air chauffé, monte dans la pièce, se refroidit au contact des murs et retombe pour être à nouveau chauffé. Ce désagréable mouvement d’air favorise le déplacement de poussières et d’acariens.
  • Le sentiment de confort est bien supérieur avec un plancher ou un mur chauffant, car ce n’est pas l’air qui est chauffé mais directement les personnes et les objets.
    • L’augmentation de la température des murs réduit la température de l’air tout en gardant le même confort thermique.
    • L’air est moins sec et plus sain, donc plus économique et écologique et on peut baisser la température ambiante de 1 à 2° sans perte de confort. Une température intérieure de 1° de moins fait économiser 7% d’énergie.
    • L’inertie du mur permet de stocker plus longuement la chaleur en hiver ou la fraîcheur en été.
    • Les matériaux utilisés généralement pour les murs chauffants sont naturels : terre argileuse, sable, chaux. Ils contribuent à la régulation hygrométrique de la pièce ainsi qu’à l’isolation thermique et phonique.

Diffusion du chauffage dans une pièce

Ne soyez pas timide, posez vos questions dans le formulaire ci-dessous pour en savoir +, nous vous répondrons avec plaisir.

Les risques quand on fait construire (1° partie)

 

QUELS SONT-ILS ? COMMENT S’EN PRÉMUNIR ?

Faire construire (sa maison individuelle ou d’autres travaux…) est une très belle aventure que l’on aborde avec un grand plaisir, voire avec enthousiasme. On change de cadre de vie, on aura un environnement tel qu’on l’a choisi et même souvent, rêvé. Parfait.

Mais cette aventure comporte des écueils qui peuvent être graves et dont il faut se prémunir. Mieux vaut donc être averti pour que l’aventure soit belle et son aboutissement heureux.

Nous verrons ici les risques liés aux engagements que l’on prend, et, dans un autre article à venir, quels sont les risques de malfaçons dans la réalisation des travaux les plus fréquents.

1° partie – les risques liés au choix du professionnel à qui l’on confie l’opération

Quels sont ces risques ?

Tout d’abord, il faut avoir conscience que construire un bâtiment ne peut pas être comparé à fabriquer un produit industrialisé.

  • Un produit industrialisé, comme un stylo ou une chaise, est fabriqué en série quand le ou les prototypes sont au point. Puis il est vendu. Quand le client l’achète, il peut être à peu près certain d’avoir un produit fiable.
  • Un bâtiment se fabrique suivant un processus exactement inverse!  Il est d’abord vendu, par la conclusion d’un contrat entre le client et (au choix) l’architecte, le constructeur, les artisans…. Le client est obligé de s’engager avant toute réalisation des travaux. Quand il signe le contrat, il n’y a rien sur son terrain. Le client doit faire un pari sur l’avenir.
  • 1° phase « conception » = le bâtiment est conçu, architecturalement puis techniquement. Les réalisateurs effectifs sont alors choisis (artisans avec un architecte, sous-traitants avec un constructeur).
  • 2° phase « chantier » = Le chantier est réalisé, à la main, de façon unique, comparable à un prototype. Il est alors remis au client.

Ça change tout ! La construction d’un bâtiment est donc risquée, car c’est une aventure à venir, après contrat.

Quand on achète un produit industrialisé, le risque est faible, le prototype a été mis au point, et la fabrication est standardisée car mécanisée ; enfin, s’il devait y avoir quand même une malfaçon, le produit peut être échangé. Quand le client s’engage (achat), il ne prend guère de risque.

Quand on fait construire, on n’a pas droit à l’erreur :

  • Le bâtiment ne sera réalisé qu’une seule fois, c’est un prototype unique : on n’a pas de deuxième chance en la matière. Qui pourrait se permettre de faire raser un bâtiment qu’il jugerait décevant à la fin du chantier, avec une nouvelle construction à payer ?
  • Le bâtiment est réalisé très largement à la main, avec l’approximation toujours possible d’un travail humain : les artisans ne sont pas des machines (heureusement…).
  • Pire, les professionnels choisis peuvent carrément se révéler incapables de terminer correctement l’ouvrage, voire de le terminer tout court.

Il s’agit donc pour le client de limiter au maximum les risques.

L’alternative pour le client

Pour choisir le professionnel à qui il confiera l’opération, le client a 2 grandes options possibles :

  avec  ou  sans  maîtrise d’œuvre
    • Soit le client s’adresse à un professionnel indépendant des artisans, pour le guider tout au long de l’opération, notamment dans le choix des détails techniques de réalisation ou celui des entreprises, par exemple. Cela s’appelle « la maîtrise d’œuvre». Sa caractéristique est d’être indépendante des entreprises de bâtiment. C’est le travail de l’architecte, il a été inventé pour ça, si l’on peut dire.
    • Soit il achète la fabrication de son bâtiment aux réalisateurs (la ou les entreprises de bâtiment) sans l’assistance d’une maîtrise d’œuvre. Le client part seul dans l’aventure, face aux réalisateurs qui n’ont pas les mêmes intérêts financiers que lui.

      La maîtrise d’œuvre, avantages et risques :

      Avantages ? 
      L’architecte va conseiller son client au mieux de ses intérêts, tout au long de l’opération. Le client peut s’en remettre au professionnel choisi, car celui-ci est indépendant des artisans, il n’a donc aucun intérêt à dissimuler des malfaçons éventuelles au client. Comme un médecin est indépendant des laboratoires pharmaceutiques quand il soigne ses clients.
      En plus, un architecte fait partie d’une profession réglementée, il doit justifier d’une compétence (en général, le diplôme d’architecte), d’une assurance professionnelle (responsabilité civile et garantie décennale) et du respect du Code des Devoirs professionnels de l’Ordre des Architectes.
      En outre, comme il connaît bien la construction, il saura anticiper les risques éventuels, de toute nature, pour amener ses clients à bon port, c’est-à-dire à un résultat conforme aux attentes des clients.

      Inconvénients ?
      Le client va-t-il payer plus cher ?
      Non, l’architecte est la solution la plus économique pour construire, s’il est intéressé par la clientèle des particulier, c’est-à-dire s’il a su s’entourer d’une équipe d’artisans ayant un meilleur rapport qualité/prix, car

    • il saura présenter à ses clients des artisans dont les prix seront très compétitifs (l’architecte connaît les prix de sa région) faisant ainsi réaliser une économie le plus souvent supérieure à sa rémunération. Comme des courtiers en assurance ou en crédits savent faire économiser de l’argent à leurs clients.
    • la rémunération de l’architecte ne représente même pas la moitié de la marge d’un constructeur (calculée, de la même façon, sur le coût des travaux – tout en étant cachée au client).
    • Le prix ne risque-t-il pas de « déraper » en cours de route ?
      Les Architectes d’Aujourd’hui s’engagent dans leurs contrats à faire respecter strictement le budget décidé par leurs clients, sans marge de tolérance. Ils s’engagent à faire conclure des contrats avec les artisans à prix forfaitaire convenu. Ils s’engagent aussi à établir des plannings de travaux, avec pénalités de retard en cas de dépassement éventuel.
    • Est-ce plus compliqué d’avoir un maître d’œuvre ?
      Il vaut mieux plutôt considérer que de ne pas avoir de maître d’œuvre est une simplification dangereuse. Comme le client est obligé de s’engager avant toute réalisation – le « pari sur l’avenir » dont on parlait plus haut – il vaut mieux que le professionnel chargé de la maîtrise d’œuvre soit au service seulement du client, qu’il n’ait pas d’autre intérêts à prendre en compte. Donc, qu’il soit indépendant des entreprises. Les propres intérêts de l’architecte correspondent à ceux de son client : chantier réussi, techniquement sans malfaçon, prix respectés.Les Architectes d’Aujourd’hui ont une pratique qui leur permet de bien maîtriser toute l’opération. En outre, ils confient à leurs clients le Manuel d’Opération des Architectes d’Aujourd’hui qui détaille une opération avec une maîtrise d’œuvre. Ainsi le client est bien informé, il n’a pas à découvrir au fur et à mesure de l’avancement du projet, il peut se laisser guider par son architecte. 

      Traiter directement avec des artisans, sans maîtrise d’œuvre, avantages et risques :

      Avantages ? 

      Va-t-on faire des économies ?
      Ne pas oublier que les prix sont totalement libres dans le « bâtiment ». Un même artisan peut estimer un travail à « 100 » pour un client X et ce même travail (apparemment) à « 150 » pour un autre client Y.  Un architecte saura détecter le « meilleur prix » pour un devis d’artisan.

      En outre, si le client se prive d’architecte, comment pourra-t-il être sûr que tout est bien prévu ? qu’il n’y aura pas de surprises désagréables et couteuses en cours de travaux, venant plomber le devis initial ?

      Choix des artisans :

      En traitant directement avec des artisans, sans architecte, on peut les choisir, bien évidemment. Il faut pour cela que le client ait les compétences techniques pour apprécier la qualité du travail de l’artisan, par exemple quand il visite un autre chantier, avant de s’engager.

      Il faut aussi qu’il ait fait une recherche aussi exhaustive que possible, pour avoir un choix large d’artisans de qualité, ayant un bon rapport qualité/prix. Un architecte met lui-même longtemps avant de pouvoir s’entourer d’une très bonne équipe d’artisans, et c’est un travail à poursuivre perpétuellement, à toujours remettre en question.

       

      Inconvénients ?

      Financier :  Traiter avec des artisans « en direct » n’est donc pas souvent une économie. Et, surtout, cela peut être une source de risques financiers :

        • le client va payer les travaux, mais est-il sûr que ceux-ci soient bien faits ? A-t-il les compétences pour s’en rendre compte ? A-t-il anticipé le déroulement du chantier pour vérifier les quelques dizaines, voire plus d’une centaine, de détails de travaux qui vont être rapidement cachés par la suite du chantier (implantation, profondeur des fondations, préparation du fond de fouilles, mise en place correcte des armatures des fondations, aciers de liaison des chaînages verticaux aux fondations, etc. – et nous n’en sommes qu’aux fondations !). Ces malfaçons risquent de coûter très cher à rectifier.
        • souvent, les artisans demandent des acomptes avant toute réalisation, acomptes parfois importants ( on voit des 20%, et même 30% !). Ces acomptes risquent d’être tout simplement perdus si l’artisan ne donne pas suite aux travaux, ou bien ne tient pas ses engagements en terme de quantité ou de qualité de travaux.

      Anticipation du projet : le client sera-t-il sûr qu’il aura bien au final ce qu’il s’attend à avoir ? A-t-il bien tout anticipé et bien tout convenu, en détail, avec tous les artisans ? Le client saura-t-il penser à tout ?

      Qualité des travaux : les artisans auront-ils respecté les nombreuses règles techniques, réglementaires, administratives, juridiques ? Le client saura-t-il le vérifier ? En aura-t-il et la compétence et la disponibilité ?

      On le voit, d’une façon générale, s’il veut se passer d’architecte, le client doit avoir les mêmes compétences (techniques, architecturales, juridiques, etc.) que lui. Comme un client pourrait se passer de médecin s’il avait lui-même les mêmes compétences pour se soigner.

      Sinon, les risques sont grands, de tous ordres et construire devient très aventureux.


      Le contrat de construction, avantages et risques ?

      Avantages ? 

      Le contrat de construction de maison individuelle est un contrat « clé en mains ».

      C’est évidemment faux : quand on signe le contrat, le constructeur ne tend pas les clés au client (comme chez le notaire quand on achète une maison existante). En matière de construction, il ne peut pas y avoir de contrat « clé en mains » – ou alors tous les contrats le sont, y compris celui d’architecte.

      Il s’agit plutôt d’un contrat « un seul interlocuteur », qui, de fait, masquera au client les décisions à prendre pendant les travaux. C’est à cet interlocuteur que le client remet tous les pouvoirs de décision : choix techniques, choix des sous-traitants, prix des sous-traitants, surveillance des travaux, etc.  Une fois le contrat signé, le client n’a plus aucun pouvoir de décision jusqu’à la fin des travaux.

      La signature du contrat de construction de maison individuelle est un renoncement de la part du client ; il confie au constructeur le carnet de chèque (et la signature qui va avec) de l’argent de sa maison. Dorénavant, ce sera le constructeur qui décidera dans son propre intérêt, qui fait quoi, et à quel prix.

      Le client ne saura pas où, en fait, va son argent. C’est très dangereux.

      Le contrat de construction de maison individuelle est assorti d’une garantie de livraison à prix et délai convenu.   

      Tout d’abord il faut bien savoir qu’en général, une franchise de 5% du montant du contrat reste à la charge du client, en cas d’incapacité du constructeur nécessitant de faire appel au garant. Le client est donc assuré de ne pas payer plus que… 105% du prix contractuel. Pour un contrat de 150000€, par exemple, cela représente (quand même) 7500€.

      En outre, en pratique, il faudra que le client attende parfois de longs mois (on connaît des cas qui ont dépassé un an) que l’abandon du chantier soit absolument définitif et irréversible pour que le garant intervienne.

      Enfin, et surtout, il s’agit d’une sorte d’assurance « après coup », en aval. Cela n’empêche en rien les drames d’arriver. Un peu comme si l’on pouvait dire : « Je prends un taxi avec des pneus lisses, un freinage défectueux et un chauffeur qui n’a pas son permis, mais tant pis, ça n’a pas d’importance si je me casse la figure, puisque je suis assuré… ».

      Le bon sens voudrait que l’on évite le risque au préalable, en amont. D’autant plus que cette garantie a un coût, évidemment, et qu’elle ne bénéficie en rien à la maison (cette garantie disparaît à la réception des travaux, il n’en reste donc plus rien).

      Les Architectes d’Aujourd’hui s’engagent à faire respecter le budget et le délai convenu dans les contrats avec les artisans, en n’acceptant pas qu’il y ait des acomptes versés aux artisans – au contraire, ils font appliquer jusqu’à la réception une retenue de 5% sur les travaux réalisés, au bénéfice du client -, en mentionnant des prix forfaitaires, fermes et définitifs pour que le budget initial soit strictement respecté, et en rendant contractuel un planning détaillé avec des pénalités de retard en cas de dépassement. Ainsi, les Architectes d’Aujourd’hui ont su traiter le risque financier pour leurs clients.

       

      Inconvénients ?

      Modifications de travaux ou de choix ?

      Que se passera-t-il après signature si le client d’un constructeur veut choisir un autre carrelage ? une autre robinetterie ? ou s’il veut faire quelques modifications du plan ?  Il devra accepter le prix demandé par le constructeur, même s’il est excessif, car le client est lié exclusivement à lui jusqu’à la fin des travaux. Il n’a pas d’alternative. Et, en plus, le client ne connait pas les prix auxquels le constructeur a traité avec les artisans-sous-traitants, il n’a pas leurs devis, il n’a donc pas de base de référence.

      Tout changement, dans la forme ou dans les matériaux, génèrera une proposition d’Avenant que le client sera obligé d’accepter au prix du constructeur, sauf à renoncer à sa demande de changement. Le client est captif du constructeur, jusqu’à la fin des travaux.

       

      Qui surveille les travaux ?

      Le constructeur dit qu’il surveille les travaux. Or ce n’est pas lui qui les réalise, il les sous-traite, mais c’est bien lui qui les vend au client.  Comment être sûr qu’il ne sera pas tenté de dissimuler des malfaçons que le client ne saura pas voir et dont les reprises pourraient lui coûter de l’argent ?

      Le constructeur étant « juge et partie », il n’exerce pas un contrôle des travaux pour le compte du client, mais bien pour son propre compte, exclusivement. Le seul contrôle digne de ce nom est un contrôle indépendant.

       

      Comment être sûr de la compétence professionnelle du constructeur ?

      Il n’existe pas de diplôme de constructeur. C’est une profession « ouverte » à qui veut en faire partie, sans contrôle de compétence. Il existe des certifications que certains constructeurs obtiennent, mais elles sont payantes et doivent donc être répercutées dans le prix de vente.

       

      Le client et le constructeur ont-ils les mêmes intérêts ?

      Plus le constructeur trouvera des sous-traitants « bon marché », plus il gagnera de l’argent, et le client paiera de toute façon le prix convenu. Comment être sûr que le constructeur s’adressera à des bons artisans, s’il trouve les moins chers du marché ?

      Une fois le contrat de construction signé, les intérêts financiers du constructeur et celui du client sont divergeant, le client en voulant légitimement « le mieux possible » pour le prix qu’il s’est engagé à payer, alors que le constructeur doit dorénavant trouver toutes les économies possibles (matériaux, quantités, sous-traitants) pour augmenter sa marge.

      En résumé, quels sont les risques des différents choix ?

      Architectes

      • mauvaise maîtrise des coûts. La maîtrise des coûts est une priorité des Architectes d’Aujourd’hui, ils veulent que leurs clients soient protégés des dérapages financiers. C’est pourquoi ils s’engagent dans leurs contrats à faire respecter strictement dans les marchés de travaux le budget décidé par leurs clients.

       

            Artisans « en direct »

      • surévaluation de certains travaux
      • acomptes perdus (si demandés par les artisans) en cas de travaux non-réalisés ou non-conformes
      • risque financier d’imprévus en cours de chantier, travaux oubliés ou incomplètement prévus,
      • non-conformité aux règles techniques et/ou juridiques (règlementations multiples et complexes),
      • incapacité de l’artisan à terminer correctement le chantier, voire à le terminer tout court.

              Contrat de construction de maisons individuelles

      • garantie de livraison: risque d’une franchise de 5% du montant du contrat,
      • surévaluation en cas de demande de modification,
      • pas de surveillance des travaux indépendante, pourtant la seule véritable,
      • risque de choix des sous-traitants les moins chers possible (mais sans économie pour le client) : seront-ils les meilleurs ?
      • compétence du constructeur ? il n’y a pas de « diplôme de constructeur », quiconque peut se prétendre constructeur.
      • mise à l’écart du client, une fois le contrat signé, de tous les choix engageant la réussite (ou non) de l’opération. Le client ne peut plus rien décider, il a confié aveuglement tous les pouvoirs au constructeur.
      • intérêts divergeant du client et du constructeur, une fois le contrat signé. Voire intérêts opposés (l’un en veut le mieux possible pour son argent, l’autre doit trouver toutes les économies possibles – matériaux, quantités, sous-traitants… – pour consolider sa marge). C’est le risque le plus grave, car le client n’a plus les moyens d’intervenir, dès qu’il a signé le CCMI, il est soumis au constructeur.

 

La maîtrise d’œuvre est toujours présente, quoi qu’on fasse

Quand on construit un bâtiment, que ce soit une maison individuelle ou une autre opération, il y a forcément une maîtrise d’œuvre. Dans tous les cas de figure, elle sera effectuée. Par qui ?

Architecte : c’est l’architecte qui l’assume, pour le compte exclusif de son client. C’est son métier.

Artisans en direct : ce sera le client qui devra de fait l’assumer, il ne peut pas faire autrement. En a-t-il les compétences et la disponibilité ?

Constructeur : c’est le constructeur qui l’effectuera, mais pour son propre compte (puisqu’il vend lui-même les travaux au client), et non pas pour le compte du client.

Au client de choisir qui effectuera cette maîtrise d’œuvre.

              • Nous verrons dans une 2° partie les risques de malfaçons techniques les plus fréquents dans la réalisation des travaux, à vérifier tout au long du chantier. 

 

 

Quelles formes, quels matériaux et quelles couleurs choisir ?

Questions fréquentes que se posent forcément ceux qui entreprennent de construire. Voici quelques éclairages, que nous souhaitons pratiques et concrets, dans une série d’articles à venir.

Voici un premier article sur « le parti architectural » et sur «la loi des contrastes » :

LE « PARTI ARCHITECTURAL »

Quelle ambiance veut-on obtenir ?

Pour que les matériaux et les couleurs ne soient pas une simple juxtaposition d’éléments sans cohérence, il faut une ligne directrice, un fil conducteur qui servira de guide lors des choix. Il ne faut pas détruire d’un coté ce qu’on a voulu obtenir de l’autre coté.

C’est, bien sûr, le goût personnel que l’on va privilégier – on décide soi-même pour sa propre construction (dans la limite des règlements d’urbanisme pour l’extérieur) – , mais on doit aussi faire preuve du simple bon sens pour savoir quelle ligne directrice adopter. Par exemple, un environnement plutôt froid et austère appellera un intérieur particulièrement chaleureux (pensez aux chalets de montagne). Au contraire, un environnement naturel et ensoleillé favorisera les liaisons intérieur/extérieur faciles et nombreuses.

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Intérieur simple, décloisonné, privilégiant le bien-être apaisant, avec des matériaux et des couleurs douces (notez le plafond bois venant faire écho au parquet). Le placard jaune, les sièges rouge et bleu viennent apporter ponctuellement les touches de couleurs égayant l’ensemble.

amenagement-interieur-CAMLITI-Marseille-08-04 La maîtrise des lignes et des volumes (les horizontales des vitrages reprises en relief sur le placard, le dimensionnement du placard venant correspondre exactement au lit, le matériau bois venant unir placard et porte vitrée, …) donnent la priorité à l’harmonie dans cet agencement. 

La dimension-temps

Il faut aussi bien avoir conscience qu’un bâtiment est fait pour durer. On construit, on aménage en général pour longtemps, au moins pour quelques décennies, voire pour une vie entière et plus. Le choix de l’ambiance recherchée, du parti-pris général (on parle alors de « parti architectural »), prendra plutôt en compte des éléments durables, comme par exemple :

  • l’environnement (exemple : ouvert et lumineux, ou intimiste et chaleureux),
  • ou bien nos traits de caractère les plus fondamentaux (exemple : simplicité et goût des matériaux naturels, ou décoration fournie et variée),
  • ou bien encore notre façon de vivre (exemple : calme et refuge contre la vie « dehors », ou bien ouverture favorisée à tous les amis et connaissances)
  • ou tout autre considération.

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Les couleurs et les formes maîtrisées confèrent beaucoup de sérénité à cet intérieur. 

MAISON-REYNES-SEJOUR-CASA-ARCHITECTES Une maison très largement ouverte sur l’extérieur, car bénéficiant d’un beau paysage.

Et, bien sûr, toutes les parties d’un même bâtiment peuvent avoir des nuances différentes dans le parti architectural retenu – quoique ces différences internes soient à manier avec précaution pour préserver quand même une unité d’ensemble, une harmonie.

Il faut se méfier de l’influence de la « mode » qui nous influence forcément, et plus ou moins consciemment. Un aménagement trop marqué années 70, puis des années 80, etc. va dater considérablement à notre époque. Ce sera la même chose pour nous si nous cédons à la mode actuelle (couleurs austères comme des sols gris et murs blancs, menuiseries noires ou anthracites, etc. même si ce manque de couleurs commence enfin à être abandonné).

Ces choix sont fondés sur des éléments durables, pérennes. On peut espérer que dans 4 ou 5 ans, on ne sera pas lassé de notre environnement et que l’on n’aura pas envie de tout changer ce qui nous paraîtrait alors terriblement dater, terriblement dépassé.

 

LA LOI DES CONTRASTES

Pour mettre en valeur quoi que ce soit, il existe un moyen très efficace : la loi des contrastes.

Exemples :

Contraste des matériaux et des couleurs

  • Une pièce aux murs dépouillée mettra en valeur un très beau meuble, richement orné.
  • Une extension contemporaine conviendra le mieux à un bâtiment ancien de caractère (alors qu’un pastiche de l’existant défigurerait ce qui existe et, en plus, serait ridicule).
  • Un carrelage de petits formats, voire en mosaïque, agrandira visuellement une pièce.

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Le rouge du mur central contraste avec le reste des parois : la surface
limitée de couleur forte est ainsi valorisée, sans être trop présente.

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Une extension sera mieux réussie si elle ne cherche pas à se cacher derrière un pastiche de l’existant.

Contraste des formes :

  • Les horizontales en arrière-plan souligneront une ligne verticale en premier plan.
  • Les diagonales sont dynamiques et très prégnantes, elles seront valorisées dans un bâtiment où les lignes sont en générales horizontales et verticales.
  • De même, les courbes, peu fréquentes dans les bâtiments.

AA-lumiere-esquisse priorité aux lignes verticales : la maison s’impose dans son environnement

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priorité aux horizontales : l’intégration de la maison est facilitée

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La cage d’escalier, diagonale et d’un autre matériau, agrémente la lecture de la façade en la rendant plus évidente.

8 realisations AA Siettel Votano      Extension-villa2-COLIN-Regis    Chalet-1-Jean-François-Espagno
les courbes sont souvent très agréables, car elles sont inattendues dans le « bâtiment », en général composé de droites perpendiculaires.

Etc.