Quels matériaux ou matériels sont-ils de qualité ?

Voici quelques informations sur les produits que l’on demande souvent au client de choisir, ou bien pour aider le client à vérifier que les matériaux choisis sont bien de la qualité nécessaire.

En France, nous adorons les normes et les classements. Il en existe de nombreux pour les matériaux et équipements qui servent à la construction. Cet aperçu se veut ni trop technique ni exhaustif, il donne des informations de base ; ceux qui voudraient en savoir plus pourront aller sur internet où leur moteur de recherche leur présentera des informations plus complètes. Il s’agit surtout ici de vous informer de l’existence de classements de matériaux et matériels bien pratiques à connaître.

Les capacités d’isolation thermique, mieux connues, ne sont pas traitées ici. Là aussi, vous les trouverez facilement sur internet (capacité d’isolation thermique, résistance thermique, inertie, etc.).

Voici quelques informations sur les produits que l’on demande souvent au client de choisir, ou bien pour aider le client à vérifier que les matériaux choisis sont bien de la qualité nécessaire.

En France, nous adorons les normes et les classements. Il en existe de nombreux pour les matériaux et équipements qui servent à la construction. Cet aperçu se veut ni trop technique ni exhaustif, il donne des informations de base ; ceux qui voudraient en savoir plus pourront aller sur internet où leur moteur de recherche leur présentera des informations plus complètes. Il s’agit surtout ici de vous informer de l’existence de classements de matériaux et matériels bien pratiques à connaître.

Les capacités d’isolation thermique, mieux connues, ne sont pas traitées ici. Là aussi, vous les trouverez facilement sur internet (capacité d’isolation thermique, résistance thermique, inertie, etc.).

BOIS DE CHARPENTE

On parle souvent de bois de charpente, même quand les matériaux ne concernent pas exclusivement la toiture… Il existe 5 classes, de la plus faible (classe 1) à la plus performante (classe 5). Classe 1 : Pour les bois intérieurs, à l’abri de toute humidité. Classe 2 : Pour les bois de charpente et ossature bois, qui ne sont pas normalement en contact avec l’humidité (charpente en combles, …). Classe 3 : Pour les bois qui peuvent être en contact avec l’humidité, mais pas en permanence : charpente extérieure, bardage, menuiseries, etc. En pratique, ils peuvent être en contact avec l’eau de pluie, mais ils doivent ensuite pouvoir sécher. Classe 4 : Pour les bois qui peuvent être en contact avec l’humidité, de façon plus continue. Ils sont bien mieux imputrescibles. Par exemple, pour des terrasses en bois, ou des charpentes en milieux humide (bois sur vide sanitaire humide), etc. Classe 5 : Pour les bois qui peuvent être en contact avec l’eau de mer (ponton, etc.) Dans le « Bâtiment », on se sert presque toujours comme matériaux des bois de classe 2 à classe 4, suivant les cas. Les différentes essences de bois ont déjà des capacités différentes naturellement. Il faut leur appliquer un traitement pour améliorer cette résistance (passer d’une classe à une classe supérieure), sauf quelques rares essences naturellement bien classées. En général, pour nos bois régionaux, les résineux (pin, sapin, etc.) ont une meilleure résistance à l’humidité que d’autres essences de bois (feuillus).

ENDUIT DE FAÇADE              

     L’ancien classement MERUC est abandonné. Maintenant, il faut combiner 2 classements, celui du SUPPORT (le mur) et celui de l’ENDUIT ; Le SUPPORT : classe suivant sa résistance à l’arrachement : Plus le chiffre est élevé (de 1 à 3), meilleure est la performance. Rt1 = faible résistance à l’arrachement (comme le béton cellulaire) Rt2 = résistance à l’arrachement normale (briques en terre cuite,…) Rt3 = résistance à l’arrachement élevée (agglomérés de béton courants,…). L’ENDUIT (pour les enduits monocouche) : Plus le chiffre est élevé (de 1 à 3), moins bonne est la performance (c’est l’inverse que Rt…). OC1 = applicable sur tout support, de Rt1 à Rt3 OC2 = applicable sur les supports de Rt2 à Rt3 OC3 = applicable seulement sur les supports Rt3 Bref, il faut choisir un enduit adapté à son support… Et bien évidemment, la mise en œuvre des matériaux est essentielle (humidification des briques < ½ h avant la réalisation de l’enduit, conditions climatiques, épaisseur, etc.).

MENUISERIES EXTÉRIEURES                                                              

Le classement AEV tient compte de l’étanchéité à l’air A,  de l’étanchéité à l’eau E et de la résistance au vent V. Il est utilement complété par BR quand c’est nécessaire : l’isolation acoustique de la menuiserie en site bruyant (centre-ville, route, aéroport, etc.). A chaque lettre est associé un chiffre qui mesure sa performance, de la plus faible (notée 1) à la meilleure, avec ou sans indice d’amélioration (s). Ainsi on a : AIR : de A1 (faible) à A4 (la meilleure) EAU : de E1 (très faible) à R9 (la meilleure) VENT : de V1 (très faible) à V5 (la meilleure) ; pour le VENT, on ajoute aussi les lettres qui déterminent la capacité de la fenêtre à ne pas se déformer : A (moins bon) à C (meilleure). Par exemple, on aura une menuiserie classée : A4 E7 Vc4 Pour le bruit, on a les lettres BR1 (isolation faible), BR2 (isolation améliorée), BR3 (la meilleure isolation). Le bon sens veut que l’on ne se soucie de cette isolation au bruit que si c’est nécessaire (nuisance existante ou possible dans le futur).

VITRAGES et PROTECTION        

           

Constitués de verres (matériaux) formant des vitrage (simples ou composés). – Les vitrages peuvent être simples : par exemple, un verre de 6mm d’épaisseur. – Ils peuvent être avec une lame d’air centrale, pour l’isolation thermique : par exemple 4/16/4, soit un verre de 4 mm, une lame d’air (ou argon) de 16 mm, un verre de 4 mm. – Ils peuvent être aussi composés, pour la résistance aux chocs : par exemple 2 verres de 4mm, collés entre eux par un film central. On parle alors de vitrage 44.2 (deux fois 4 mm avec un film central). Ainsi, un vitrage 4/12/44.2 sera composé de : un vitrage de 4mm, une lame d’air de 12mm, et un vitrage composé de 2 verres de 4mm collés entre eux. L’isolation phonique des vitrages est obtenue avec l’épaisseur des verres. Elle est aussi améliorée par les épaisseurs différentes de verre en cas de vitrage composés, car chaque verre arrêtera des sons de fréquences différentes. Pour connaître la capacité de résistance aux chocs (antieffraction, etc.), les vitrages sont classés en 8 catégories P : Les 5 premières classes PA : simple résistance aux chocs.  De PA1 (faible) à PA5 Les classes PB suivantes, de 6 à 8 : résistance aux effractions. De PB6 à PB8 (la meilleure). On parle de vitrage réellement «antieffraction » pour les seules catégories 6 à 8 (PB6 à PB8). A quel vitrage correspondent-elles ? Classement       Exemple de vitrage (l’efficacité est aussi fonction de la surface du vitrage) PA1                         33.2 PA2                         44.2 PA3                         44.3 PA4                         44.4  (protection normale) PA5                         44.6 PB6                         444.6  (protection renforcée) PB7                         666.12 PB8                         444444.12

N’oubliez-pas…

Pensez à placer un vitrage renforcé en allège des fenêtres (partie d’un vitrage situé en partie basse (< 1m), là où l’on peut le heurter du pied ou un petit enfant peut se cogner). Sa résistance (son classement) dépend de sa surface : demandez au menuisier quelle classe il convient de prévoir. Dans un vitrage isolant (avec lame d’air) et résistant, pensez aussi à vérifier le sens de pose ! Les chocs éventuels doivent heurter le vitrage résistant (par exemple le 44.4).

 

    

 ROBINETTERIE     

Les robinetteries elles aussi sont classées suivant le même principe des lettres associées à des chiffres. Les lettres sont : EAU (ça tombe bien …). E = débit d’eau, de E0 (plus faible)  à E4 (plus fort). Par exemple, pour une baignoire, prévoir au minimum E3 A = acoustique (bruyance) de la robinetterie, de A1 (plus bruyant) à A3 (moins bruyant). On parle aussi de classe I ou II. En fait classe I = A2 et A3 (meilleure), et classe II = A1 (moins bonne). U = usure. Ce sera la durabilité de l’appareil, de U1 (usage normal) à U3 (usage intensif, voire sévère). On parle parfois de classement ECAU. Dans ce cas, la lettre C correspond au confort d’usage (manœuvre, nettoyage,…) et aux économies d’eau. Elle va de C1 et C3 (meilleure).

CARRELAGES ET SOLS   

       

Les carrelages sont classés toujours suivant le même principe. Leurs lettres sont U P E C, avec un indice (chiffre) pour chaque lettre. Plus le chiffre est grand, meilleur est la performance du matériau. On trouve aussi parfois un indice « s » qui améliore le chiffre. Par exemple, U2s se situe entre U2 et U3. Leur signification est : U = comme usure. L’indice va de U2 (la moindre résistance à l’usure, par exemple : pour une Chambre sans porte-fenêtre ou une salle de bains) à U4 (meilleure résistance, par exemple pour une Cuisine). P = comme poinçonnement. C’est la résistance à la pression localisée (comme un pied pointu de meuble lourd). L’indice va de P2 (la moindre résistance) à P4s (meilleure résistance) E = comme eau. C’est tout simplement la résistance à l’eau (le sol peut-il être largement mouillé ?). L’indice va de E1 (moins bonne) à E3 (meilleure). C = comme agent chimique. C’est par exemple la résistance aux tâches par certains produits. L’indice va de C0 (moins bonne) à C2 (meilleure résistance). Ainsi, par exemple, un sol U2S P2 E3 C2 conviendra à une salle de bains. Et un sol U4 P2 E3 C2 pour une Cuisine.

SOLS STRATIFIES   

                      

Pour les sols stratifiés, on se réfère à la norme européenne. Elle considère les sols « logement » (série des 20), les sols « bureaux et publics » (série des 30) et les sols industriels (série des 40). Ainsi, on obtient : LOGEMENT 21 : modéré (tel que Chambre)  – équivalant à AC1 22 : général (tel que Bureau) – équivalant à AC2 23 : trafic élevé (tel que Entrée) – équivalant à AC3 BUREAU ET PUBLIC 31 : Bureaux – équivalant à AC3 32 : Commerce – équivalant à AC4 33 : lieux publics largement fréquentés – équivalant à AC5 34 : lieux publics les plus fréquentés – équivalant à AC6 INDUSTRIEL : 41, 42 ou 43, même principe. Là aussi, la lettre « S » peut être ajoutée après le chiffre pour le renforcer.

SOLS ANTIDERAPANTS  

               

Il existe aussi un classement pour les sols qui doivent être souvent antidérapant (commerce, autour d’une piscine, etc.) Pied nus : de A (moyen) à C (adhérence très forte) Chaussés : de R9 (adhérence normale) à R13 (très forte). En général, de R10 à R13, sols réservés aux locaux professionnels.

Comment choisir son isolant ?

par Charles Edouard BERTRAND, Architecte d’Aujourd’hui 

 

 

 

 

Le monde des isolants est très vaste et en perpétuelle évolution. Vouloir faire un choix peut devenir très vite compliqué.

Plusieurs critères sont à prendre en compte pour vous permettre d’orienter au mieux vos choix. Je vous en propose quelques-uns pour vous permettre de vous éclairer mais la liste pourrait facilement s’allonger. Tout au long de cet article, vous constaterez que je fournis quelques exemples pour illustrer mon propos. Cela n’est en rien un choix exhaustif, les matériaux présents à ce jour sont extrêmement nombreux et il m’est impossible de tous les recenser ou les citer.

 

La performance thermique

Certainement le critère qui vient rapidement à l’esprit. Un isolant doit … isoler. Sa performance thermique est évaluée grâce au coefficient de conductivité thermique qu’on nomme  « Lambda ».

C’est la capacité qu’ont les matériaux à transmettre la chaleur. Plus ce chiffre est faible, plus l’isolant sera efficace. C’est un chiffre qui se trouve facilement sur les descriptifs de matériaux isolants et qui est souvent indiqué à côté d’un autre terme, la résistance thermique, appelée R. Une formule lie ces deux chiffres :  où e est l’épaisseur de l’isolant (à exprimer en mètre !).

Vous l’avez compris, plus  est petit, plus R est grand ! Mais aussi plus l’épaisseur du matériau est importante, plus le flux de chaleur qui cherche à le traverser rencontre de résistance et donc plus R est grand…

 

 Ouate de cellulose soufflée en isolation de dalle bois

Quelques exemples d’isolants à très fort pouvoir isolant :

Xénon (λ=0.005)

Argon (λ=0.017)

Aérogel (λ=0.018)

Polyuréthane (λ=0,024)

Laine de verre (λ=0.032 à 0.038)

Fibre de bois ( λ=0.038)

 

Le déphasage et l’amortissement

Oui mais attention à ne pas se laisser embobiner par les chiffres que vantent les fournisseurs d’isolants qui ne vous parlent que de la protection contre le froid. Une notion est très souvent oubliée et pourtant de plus en plus importante, il s’agit du confort d’été. Les isolants ont une capacité plus ou moins importante à contenir et atténuer la diffusion de la chaleur. On parle alors de déphasage (temps écoulé entre le pic de chaleur extérieur et le pic de chaleur intérieur) et d’amortissement (proportion de chaleur extérieure transmise à l’intérieur). Un amortissement de 20% signifie que seule 20% de l’onde de chaleur extérieure parvient à l’intérieur.

Un isolant présentant un bon déphasage demandera 8 à 14h avant que la chaleur extérieure ne rentre à l’intérieure de votre habitation. Cela signifie que la chaleur commencera à entrer pendant la nuit, période où la fraîcheur s’installera à l’extérieure. Et inversement en journée c’est la fraicheur de la nuit qui entrera dans votre habitation. Un bon déphasage permet de diminuer les variations de températures entre le jour et la nuit.

  Amortissement (%) Déphasage (heure)
30cm de laine minérale seule 99 3
30cm de fibre de bois souple 53 7
30cm de fibre de bois haute densité 13 14

Les isolants minéraux (laine de verre, laine de roche) sont très médiocres en terme de confort d’été. Le déphasage est très rapide et surtout la quasi-totalité du flux de chaleur extérieur pénètre à l’intérieur de l’habitation. Vous avez certainement connus une fois dans votre vie ces combles intenables en plein été isolés par de la laine de verre…

Pose d’une isolation soufflée en coton en combles non aménageables

Attention, les valeurs de déphasage et d’amortissement sont différentes lorsque sont pris en compte les matériaux de construction accompagnant l’isolant (parpaing, béton, brique, bois…) et qui jouent un rôle plus important encore dans le cadre de ces deux notions.

La performance phonique

Souvent négligée, elle est pourtant source de nombreux conflits, de perturbations diverses au sein d’une habitation ou d’un groupe de logements. Il s’agit de réduire les bruits d’une pièce à l’autre (mur, plancher) mais également les nuisances sonores extérieures (avions, voitures,…)

                                                                Ajout d’une isolation en sous-face de toiture en panneau de laine de bois pour pallier la mauvaise performance phonique d’un isolant en polyuréthane posé sur support de toiture terrasse.

Un bon isolant phonique est un isolant présentant généralement une densité plus importante.

Les caractéristiques phoniques des matériaux sont exprimées en décibels, dB. On parle d’affaiblissement acoustique (Rw) concernant les bruits aériens. Plus Rw est grand, plus le matériau est efficace.

Pour obtenir un bon résultat, il ne suffit pas seulement de choisir un isolant approprié mais de mettre en œuvre la bonne technique de construction en prenant en compte le système masse-ressort-masse (il s’agit de la loi des masses, vaste sujet que je ne détaillerai pas dans cet article)

Parmi les bons isolants phoniques, on peut citer la ouate de cellulose, la fibre de bois,… Ils sont en fait nombreux ! Plus le matériau est dense, meilleure est son efficacité phonique, mais moins bonne est son efficacité thermique…. Il faudra donc trouver le bon équilibre thermique/phonique…

Les mauvais élèves sont les panneaux de polyuréthanes, polystyrène,…

Le prix

Un des critères les plus importants et faisant souvent pencher la balance (à tort !) est le coût du matériau.

A ce jeu-là, la laine de verre est la reine. Mais seulement à ce jeu-là…

Aujourd’hui de nombreux matériaux plus écologiques ont vu leur coût baisser grâce à une production en hausse mais restent en effet toujours un peu plus chers que la laine minérale. Sur le coût d’une construction neuve, la pose de matériaux isolants tels que la ouate de cellulose, la fibre de bois, la fibre de lin, coton, chanvre représente un surcoût de 2000 à 4000€ environ.

Mais posez-vous la question : ne vaut-il pas mieux réduire la surface de ma maison de 1 à 2m² afin de me permettre pour le même budget de profiter de tous les avantages d’un isolant haut de gamme ?

Je ne peux que vous inviter à consulter un Architecte d’Aujourd’hui qui saura concevoir votre maison aux plus proches de vos besoins et optimiser les espaces afin de vous permettre de vous offrir des matériaux de qualité.

L’environnement – la santé – la nocivité

Je viens de vous parler d’isolant haut de gamme mais j’ai pensé isolant écologique… Parce que cela est également un critère à prendre en compte dans vos choix. Souhaitez-vous utiliser des matériaux renouvelables, recyclables, nécessitant très peu d’énergie grise pour leur fabrication, non nocifs pour votre santé ?

Les champions sont la paille, la chènevotte, le liège, la fibre de bois, la ouate de cellulose en vrac…

Les très mauvais élèves sont le polyuréthane, polystyrène, laine de verre,…

© Cstb. Test de réaction au feu d’une paroi en caissons isolés avec des bottes de paille.

J’ai évoqué la notion d’isolant haut de gamme à tort, car cela fait penser que leur prix est inabordable. Aujourd’hui une ouate de cellulose soufflée coûte quasiment le prix d’une laine de verre. Ces isolants présentent en réalité le meilleur rapport qualité/prix. Leurs performances sont exceptionnelles et cerise sur le gâteau, ils sont respectueux de l’environnement…

J’évoque également la notion de nocivité notamment lors de la pose ou des incendies.

A la pose, ne vous leurrez pas, je vous recommande fortement de porter des protections adaptées (lunettes, masques,…) quel que ce soit le type d’isolant utilisé. Certains matériaux comme les isolants minéraux provoquent des irritations de la peau ou des poumons. Les dangers sont bien connus. Mais attention à la pose d’isolants dits naturels. Les poussières sont importantes (ouate soufflée, panneaux de fibre de bois) et peuvent vous irriter les yeux et les poumons même si j’ignore si les dégâts sont identiques à ceux causés par les isolants minéraux. Par contre vous ne ressentirez pas d’irritation de la peau. Certains matériaux sont même très agréables au toucher comme les mélanges chanvre-lin-coton par exemple.

En cas d’incendie, certains matériaux dégagent des fumées extrêmement nocives, voire mortelles, comme les polyuréthanes, polystyrènes. Ces vapeurs nocives se retrouvent également lors de la coupe à chaud de ces matériaux. Soyez prudents !

D’autres matériaux sont difficilement inflammables, ne propagent pas la flamme ou n’émettent pas de gaz toxiques. On peut citer les fibres de bois, ouate de cellulose.

Enfin certains matériaux sont ininflammables comme le verre expansé, la mousse de verre, la perlite expansée, l’argile expansée…

La performance hygrométrique

Une autre notion importante à prendre en compte est la capacité du matériau à conserver ses propriétés isolantes lorsqu’il subit des variations hygrométriques.

Une habitation est confortable lorsque la température est agréable (entre 18 et 24°C environ selon les saisons) mais également lorsque le taux d’humidité respecte une certaine plage (40-60% environ)

Isolation en botte de paille, mortier chènevotte. Technique GREB

Une maison étanche à la diffusion de la vapeur d’eau (isolant polystyrène par exemple) va empêcher l’humidité de s’échapper. Seule la VMC, si elle est présente et fonctionne, permettra d’en évacuer une partie. Mais vous ressentirez de l’inconfort. Les murs doivent donc permettre à l’humidité de s’échapper et les isolants doivent donc pouvoir effectuer cette tâche sans perdre de leur efficacité.

Il est donc important de comprendre la différence entre un isolant minéral et un isolant végétal.

L’isolant minéral est composé de fibres minérales (fibres de verre par exemple) et d’air. C’est cet air qui donne son pouvoir isolant au complexe d’isolation. Lorsque l’humidité traverse l’isolant, elle vient en remplacement de l’air. Moins d’air, donc moins de pouvoir isolant… Une laine minérale qui devient humide perd tout son pouvoir isolant ! De plus elle va se tasser et ne récupèrera pas son volume initial. Vous l’avez tous constaté dans les combles non aménagés…

Pose de panneaux de chanvre-lin-coton en sous-toiture.

L’isolant végétal est quant à lui composé de fibres végétales (bois, lin, coton,…) et d’air. Là aussi, c’est cet air qui donne son pouvoir isolant au complexe d’isolation. Lorsque l’humidité travers l’isolant, elle va être absorbée par la fibre végétale. L’air reste donc en place et l’isolant conserve ses propriétés thermiques ! De plus la fibre végétale reprend sa forme et le tassement est très peu visible dans le temps.

Bien entendu, si le degré d’humidité devient vraiment trop important (fuite d’eau,…) l’isolant risque de sérieux dommages totalement irrémédiables.

Le type de pose

Enfin, un isolant doit être choisi selon l’élément à isoler. Vous n’utiliserez pas le même élément si vous souhaitez isoler une toiture terrasse ou un mur par l’extérieur, un comble perdu, un vide-sanitaire,…

Les fabricants l’ont bien compris, à chaque support sa spécificité et sa solution.

Sous dalle ou en fondations, vous devrez utiliser des matériaux rigides et imputrescibles (polystyrène, polyuréthane, liège,…). En comble perdu un isolant soufflé est une solution très appropriée. En murs extérieurs sous enduits, les polystyrènes, fibres de bois denses sont des solutions adaptées, en intérieur des panneaux semi-rigides ou souples permettent une pose aisée entre montant bois de maisons ossatures bois par exemple

Isolation en panneaux de polyuréthane sur bac acier.  Revêtement d’étanchéité en EPDM

 

Comme vous pouvez le constater les critères de choix sont très vastes et peuvent vous perdre dans votre décision finale. A vous d’évaluer vos besoins, vos envies, mais en cas de doute, je ne peux que trop vous conseiller de consulter un Architecte d’Aujourd’hui qui saura vous guider et vous proposer les meilleurs isolants répondant à vos critères.

Je vous recommande également un très bon ouvrage qui traite de l’isolation thermique :

« L’isolation thermique écologique » – Jean-Pierre Oliva, Samuel Courgey, aux éditions Terre Vivante.

En signant un CCMI (Contrat de Construction de Maison Individuelle), vous risquez de devoir payer 2 fois pour les mêmes travaux !

CCMI chant pour endormir

CCMI : Risqué ou pas ?

Le Contrat de Construction de Maison Individuel (C.C.M.I.) n’est pas sans risque :
En signant un CCMI, vous risquez de payer 2 fois pour les mêmes travaux !

Pour en savoir plus,  lisez vite ce qui suit

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2° partie – les risques de malfaçons dans la construction

Enchaine-Architectes-Aujourdhui-Conseils

ESPAGNO_Jean-Francois

LES RISQUES QUAND ON FAIT CONSTRUIRE, QUELS SONT-ILS ET COMMENT S’EN PRÉMUNIR ?     2° partie

Faire construire (sa maison individuelle ou d’autres travaux…) est une très belle aventure que l’on aborde avec un grand plaisir, voire avec enthousiasme. On change de cadre de vie, on aura un environnement tel qu’on l’a choisi et même souvent, rêvé. Parfait.

Mais cette aventure comporte des écueils qui peuvent être graves et dont il faut se prémunir. Mieux vaut donc être averti pour que l’aventure soit belle et son aboutissement heureux.

Nous avons vu dans l’article précédent les risques liés aux engagements que l’on prend, c’est à dire savoir à qui l’on s’adresse. Voyons maintenant les risques de malfaçons dans la conception et la réalisation des travaux.

Bien entendu, votre Architecte d’Aujourd’hui sera là pour veiller à vous éviter tous ces risques.

2° partie – les risques de malfaçons dans la construction

 

Quels sont ces risques?

Ils sont essentiellement de 2 sortes :

  • Risques de non-conformité juridique, telle que le non-respect de règlements,
  • Risques de malfaçons dans la réalisation des travaux.

 

RISQUES DE NON-CONFORMITÉ JURIDIQUE DANS LA CONCEPTION DES TRAVAUX

Les diverses lois, arrêtés, règlements de tous ordres dans la construction, sont tellement nombreux qu’il parait illusoire d’entreprendre d’en dresser la liste exhaustive. Donnons-en seulement un aperçu :

 

Règles législative générales, telles qu’elles résultent des différents Codes qui nous régissent.

Et en premier lieu, le Code de l’Urbanisme et de la Construction.

La première information à obtenir est bien sûr celle des règles d’urbanisme contenue dans le PLU (Plan Local d’Urbanisme) ou équivalent. D’autres règles peuvent aussi s’imposer, telles que celles du PPR (Plan de Prévention des Risques). En pratique, il faut interroger la Mairie du lieu où l’on construit, pour bien faire le tour du problème car c’est elle qui délivre les autorisations d’urbanisme.

Vous devrez aussi respecter les nombreux règlements, tels que : règlementation thermique (RT2012, probablement bientôt modifiée), règlementation acoustique (attention, car souvent les travaux nécessaires sont délicats à concevoir correctement), normes d’hygiène (aération, matériaux, assainissement,…), normes de sécurité (garde-corps, incendie,…), normes sismiques (la jurisprudence montre qu’un juge peut ordonner la démolition d’une maison de respectant pas ces normes), l’accessibilité par les personnes handicapées (qui peuvent s’appliquer même à une maison individuelle) ; et aussi des règles locales, telles que la protection contre des insectes (termites,..), etc.

 

Règles législatives ponctuelles qui ne s’appliqueraient que sur votre terrain ou à votre opération. Il s’agit par exemple de servitudes dont vous devrez vérifier l’existence, ou de la limite exacte de votre propriété sur laquelle vous ne devez avoir aucun doute. Un réflexe de bon sens sera de bien lire, votre architecte et vous, votre acte de propriété pour déjà vérifier l’essentiel.

À ce propos, il est important de souligner qu’obtenir un Permis de Construire ne vous donne pas le droit dans tous les cas de réaliser la construction projetée. Avec un permis de construire, l’Administration (le Maire, en l’occurrence) vous indique qu’elle ne s’oppose pas à la construction car elle estime que le projet est conforme aux règles d’urbanisme en vigueur. Mais des contraintes de droit privé, telles que des servitudes existant sur votre terrain, peuvent empêcher cette construction. Un « permis de construire » doit être plutôt considéré comme étant seulement une « non-interdiction de construire » de la part du Maire

 

On voit qu’il y a donc toute une collection de règles et règlements qui doivent être connus et qui demandent que le professionnel à qui vous confierez votre opération de construction ait de solides bases juridiques.

                                  

RISQUES DE MALFAÇONS DANS LA RÉALISATION DES TRAVAUX

Conception de l’ouvrage

Les travaux nécessitent des plans techniques et une description détaillée des travaux.

Vous devez avoir en mains ces documents, pour savoir ce que vous achetez réellement.

Les plans techniques sont, a minima : étude de sol, plan de la structure, des planchers (y compris celui du soubassement), de la charpente, des menuiseries, et les plans de Coupes détaillées (une Coupe par type de profil de la construction : habitation, garage,…).

La description des travaux (CCTP : Cahier des Clauses Techniques Particulières) doit se faire par un document rédigé sur une quinzaine ou vingtaine de pages au moins pour une maison individuelle, par exemple. Ce CCTP doit être précis, mais autant que possible clairement lisible par un néophyte, on devra donc essayer d’éviter les mots trop techniques, le jargon professionnel. Votre Architecte d’Aujourd’hui vous l’expliquera en détail.

Le professionnel chargé de votre construction ne doit rien avoir à (vous) cacher, il doit vous remettre tout ce dossier, CCTP et tous les plans.

Il vous sera aussi très utile d’avoir en mains les devis des artisans, pour bien voir le détail de leurs engagements, pour savoir ce qu’ils comptent effectivement réaliser, et si vous le voulez, pour prendre l’avis de professionnels de la construction que vous pourriez connaître par ailleurs. Là aussi, il n’y a aucune raison de vous cacher les devis d’artisans ou de sous-traitants qui sont des éléments d’information importants (ce qui est prévu, à quel prix, etc.).

 

Réalisation de l’ouvrage

Voyons ces risques de façon chronologique, afin que vous puissiez suivre le déroulement de votre construction. Bien évidemment, chaque  construction étant particulière (ne serait-ce que parce que chaque terrain est différent), nous ne saurions être exhaustifs. Voici plutôt des recommandations d’architecte sur des points auxquels vous n’auriez pas forcément pensé.

 

IMPLANTATION

Une erreur est toujours possible – qui ne s’est jamais trompé dans sa vie ? Or une erreur d’implantation peut être catastrophique si elle entraîne la démolition de la construction, car un bâtiment ne se déplace pas. Mieux vaut donc vérifier deux fois plutôt qu’une !

 

 

 

TERRAIN EN PENTE

Attention lors des terrassements, à ne pas « ouvrir » trop largement le terrain, ce qui risque de le déstabiliser. Et les mouvements de terrain peuvent ne pas se produire tout de suite, mais plus tard si le terrain se gorge d’eau après une période sèche (par exemple, terrassement en fin d’été et affaissement au printemps pluvieux).

Les fondations doivent s’adapter aux terrains en pente. L’homogénéité des fondations est essentielle pour avoir un tassement uniforme de toute la construction, sinon des fissures apparaîtront. Votre Architecte d’Aujourd’hui et l’auteur de l’étude de sol pourront vous informer utilement dans ce cas.

 

LA VÉGÉTATION

Attention à la végétation proche, essentiellement les arbres. Ceux-ci peuvent modifier fortement l’hygrométrie du terrain, donc sa capacité à porter la maison. Et les racines en poussant peuvent faire des dégâts importants : si vous ne pouvez ni abattre les arbres ni déplacer l’implantation, il faudra enterrer une paroi verticale formant écran anti-racines.

 

TERRASSEMENT POUR LES FONDATIONS (FOUILLES)

Il faut suivre les préconisations de l’étude de sol (ce qui demande, bien évidemment, que vous en ayez un exemplaire…). Prévoir un « ancrage » des fondations dans la couche de « bon sol » en creusant d’une vingtaine ou une trentaine de centimètres plus bas que le niveau de ce bon sol.

Penser à vérifier en mesurant la profondeur lorsque les fondations sont creusées (donc avant le coulage du béton) – ce qui suppose que le maçon vous dise très précisément quand il fera ces terrassements : jour et heure.

Un risque important et assez fréquent est une pluie après l’ouverture des fouilles (terrassement pour les fondations) et avant coulage du béton. Le trou, ou la tranchée, va se gorger d’eau, la terre va se gonfler, et le béton sera coulé sur cette terre gonflée. Dans les mois qui suivront (voire après la réception des travaux), le terrain s’asséchant, le tout va « redescendre », provoquant de nombreuses fissures dans la construction. Il faut donc n’ouvrir les fondations (creuser) qu’en étant sûr qu’il ne pleuvra pas avant le coulage du béton ; et il faut avoir commandé le béton pour que le coulage suive immédiatement les terrassements, le jour même, pour qu’il n’y ait pas de risque de pluie à ce moment-là.

 

ARMATURE DES FONDATIONS

Il faut placer des armatures (barres d’acier) dans les fondations. En cas de fondation en « semelles filantes » (des tranchées sous les murs porteurs, à remplir de béton), les armatures sont commandées et achetées directement à des fournisseurs spécialisés. Les barres seront de gros diamètre pour être moins sensibles à la corrosion. Elles seront assemblées par 4 ou 6 barres, sous forme de « poutre ».

D’une façon générale, pour le béton armé, le plus important est la bonne mise en place des armatures (les barres d’acier).

Pour cela, on doit veiller essentiellement à 2 points importants :

  • Le bon enrobage des barres d’acier: celles-ci ne doivent pas effleurer un bord. Il y a des règles de calcul, mais vous pouvez déjà vérifier qu’il ne doit pas y avoir de barre d’acier à moins de 3 cm d’un bord pour les fondations, et de 2 cm pour du béton hors sol. Ces valeurs sont des minimales, il est fortement conseillé de les augmenter si vous voulez avoir une construction qui durera.

Le fond est aussi un bord, cet enrobage demande donc que les armatures soient surélevées du fond de la tranchée, grâce par exemple à des cales posées au fond. Attention au moment du coulage des aciers : les armatures doivent bien rester en place et ne pas être déplacées par la coulée de béton. Leur positionnement doit donc être solide.

  • La continuité des armatures. Les armatures empêchent le béton de se disloquer. Le béton est très résistant quand on appuie dessus, mais il l’est beaucoup moins quand on effectue une traction, quand on tire dessus : c’est pour cela que l’on place des armatures à l’intérieur.

Pour que ces armatures résistent aux efforts de traction, il faut qu’elles soient bien continues. Comme une chaîne qui n’aura de résistance que si elle n’a pas de point faible. Qu’importe qu’une chaîne ait de gros anneaux, si un seul venait à manquer : elle n’aurait alors aucune résistance.

Cette continuité s’obtient avec des armatures prévues de toute la longueur d’une tranchée, ou bien, s’il est impossible de l’obtenir (longueur trop importante, par exemple) en les croisant (encastrées l’une dans l’autre, en quelque sorte) et surtout avec des barres de liaison qui se prolongeront largement dans chacune des armatures jointives. On trouvera ces barres de liaisons à chaque angle, et pour fixer les armatures verticales qui viendront fixer la bâtisse aux fondations (voir l’article « Plancher hourdis ou dallage sur terre-plein » sur ce même site).

LE MUR CHAUFFANT BASSE TEMPERATURE

par Thyphaine ROCHER, Architecte d’Aujourd’hui Typhaine-ROCHER-Architecte

 

LE MUR CHAUFFANT BASSE TEMPÉRATURE

Un système de diffusion du chauffage simple et efficace
Une solution intéressante, notamment en réhabilitation de bâti ancien.

Le plancher chauffant, système polyvalent et évolutif, est économique, confortable et repose sur un principe simple et durable : on chauffe un réseau de serpentins en circuit fermé, remplis d’eau, et noyés dans la masse. Cette masse doit avoir une bonne inertie : béton, terre.

Le mur chauffant fonctionne de la même manière.

exemple-mur-chauffant

 

Notions élémentaires du mur chauffant :

  • Un élément chauffant dissipe une puissance proportionnelle au produit de sa surface par l’écart de température entre l’élément et la pièce chauffée.
  • A puissance de chauffage constante, si on veut diminuer la température de départ du chauffage, il suffit d’augmenter la surface du plancher ou des murs chauffants.
  • Les anciens radiateurs nécessitaient une eau à 90°, les radiateurs actuels à 60°, un mur ou un plancher chauffant utilisent de l’eau entre 30 et 40°.

Exemple de convection thermique

 

Les avantages de la basse température  pour un mur chauffant :

  • On limite les pertes dans les tuyaux et dans la chaudière.
  • Plus la température d’émission est faible, plus le chauffage se fait par rayonnement et moins par convection. Ce qui évite la sensation de chaud à la tête et froid aux pieds. Beaucoup de chauffages fonctionnent encore par convection : près du convecteur l’air chauffé, monte dans la pièce, se refroidit au contact des murs et retombe pour être à nouveau chauffé. Ce désagréable mouvement d’air favorise le déplacement de poussières et d’acariens.
  • Le sentiment de confort est bien supérieur avec un plancher ou un mur chauffant, car ce n’est pas l’air qui est chauffé mais directement les personnes et les objets.
    • L’augmentation de la température des murs réduit la température de l’air tout en gardant le même confort thermique.
    • L’air est moins sec et plus sain, donc plus économique et écologique et on peut baisser la température ambiante de 1 à 2° sans perte de confort. Une température intérieure de 1° de moins fait économiser 7% d’énergie.
    • L’inertie du mur permet de stocker plus longuement la chaleur en hiver ou la fraîcheur en été.
    • Les matériaux utilisés généralement pour les murs chauffants sont naturels : terre argileuse, sable, chaux. Ils contribuent à la régulation hygrométrique de la pièce ainsi qu’à l’isolation thermique et phonique.

Diffusion du chauffage dans une pièce

Ne soyez pas timide, posez vos questions dans le formulaire ci-dessous pour en savoir +, nous vous répondrons avec plaisir.

Comment transformer facilement un garage en habitation ?

par Candice Crouzel, Architecte d’Aujourd’hui  candice-crouzel-Architecte

 

Les besoins de la famille évoluent avec les années : la famille s’agrandit, un adolescent réclame son indépendance, besoin d’un bureau pour travailler à la maison, etc… : besoin de plus d’espace ? Impossible d’empiéter sur le jardin ?

Une solution simple peut s’offrir à vous : transformer son garage en habitation, ce qui permet de récupérer facilement des m² déjà construits.

Il est tout d’abord important de faire attention aux démarches administratives, assez complexes. Votre Architecte d’Aujourd’hui établira un dossier qui respectera la réglementation.

LES DÉMARCHES ADMINISTRATIVES

URBANISME

Petit rappel sur la notion de surface de plancher :

« La surface de plancher de la construction est égale à la somme des surfaces de planchers de chaque niveau clos et couvert, calculée à partir du nu intérieur des façades après déduction des surfaces de stationnement, et des surfaces dont la hauteur est inférieure à 1.80m. »

La superficie du garage déterminera le type d’autorisation d’urbanisme à demander auprès de la Mairie.

Si votre maison se situe sur une commune dotée d’un PLU (se renseigner à la Mairie) :

  • Superficie créée < 20m² : DÉCLARATION PRÉALABLE
  • Superficie créée comprise entre 20 m² et 40 m² et surface de plancher totale (y compris l’existant) inférieure à 150 m² : DÉCLARATION PRÉALABLE si l’on se trouve en zone urbaine sinon PERMIS DE CONSTRUIRE
  • Superficie créée comprise entre 20 m² et 40 m² et surface de plancher totale supérieure à 150 m² : PERMIS DE CONSTRUIRE
  • Modifications de façades seulement : DÉCLARATION PRÉALABLE

Si votre projet se situe sur une commune non dotée d’un PLU :

  • Superficie créée comprise entre 5 m² et 20 m² : DÉCLARATION PRÉALABLE
  • Superficie créée supérieure à 20 m² : PERMIS DE CONSTRUIRE
  • Modifications de façades : PERMIS DE CONSTRUIRE s’il s’agit de travaux modifiant les structures porteuses ou bien qui entraînent un changement de destination du lieu (ce qui est notre cas ici : garage transformé en habitation).

Dans tous les cas, le recours à l’architecte est obligatoire dès que la surface de plancher totale (celle calculée une fois les travaux faits) atteint 150 m².

Il faudra faire également attention aux autres règles d’urbanisme éventuelles, telles que l’obligation de créer une place de stationnement supplémentaire en compensation de celle perdue par l’aménagement du garage, de respecter les règles esthétiques s’il y a modifications de façade, etc.

RÉGLEMENTATION THERMIQUE

Nous vous rappelons qu’il est nécessaire de concevoir votre projet d’aménagement en respectant les préconisations de la RT 2012.

Si votre projet est soumis à une demande de permis de construire, vous devrez joindre une attestation de prise en compte de la RT 2012.

Suivant la surface au sens de la réglementation thermique (on parle alors de surface SRT) de l’extension, la réglementation à appliquer ne sera pas la même.

 

Surface de l’extension (SRT) < 50 m² Entre 50 et 100 m² > 100 m²
Réglementation à appliquer RT existant par éléments RT2012 intermédiaire permis de construire RT 2012 complète


Gardons à l’esprit que cette réglementation, qui repose sur les articles L. 111-10 et R.131-25 à R.131-28 du Code de la construction et de l’habitation ainsi que sur leurs arrêtés d’application, a pour objectif l’amélioration de la performance énergétique du bâtiment.
Votre Architecte d’Aujourd’hui se chargera de cette application de la réglementation thermique.

INCIDENCES FISCALES
S’agissant d’une création de surface de plancher, votre projet sera soumis à une TVA de 20%, et non de 10% car il ne s’agira pas de travaux de rénovation.
Il y aura également un réajustement des impôts locaux et fonciers, et de l’assurance habitation.

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LE PROJET

Les garages permettent de gagner rapidement de la surface habitable, pour autant que l’on aura vérifié leur aptitude à constituer une pièce à vivre, car il peut s’agir d’une pièce longue et étroite, sombre, bas de plafond ou au contraire très haute.

LES DIFFÉRENTES ÉTAPES DU CHANTIER

Le projet d’aménagement se déroulera en général suivant les étapes ci-dessous :
– Remplacement de l’ancienne porte du garage, par une nouvelle ouverture
– Création éventuelle de nouvelles ouvertures (extérieures et/ou intérieures)
– Isolation des murs et du plafond ou du rampant
– Isolation de la dalle béton existante, pour le confort thermique
– Raccordement aux différents réseaux : électrique, chauffage, eau (si salle d’eau prévue)
– Création des cloisons intérieures (suivant le projet)
– Peinture et revêtements de sol.

Pour le revêtement de sol, il est plus prudent de prévoir un sol souple ou un parquet (de bonne résistance aux rayures si la pièce a un accès direct sur l’extérieur), car les dallages de garage sont conçus pour rester à l’état brut et ils peuvent légèrement se tasser. Ce tassement est admissible pour un stationnement de véhicule, mais il peut entraîner la fissuration d’un carrelage qui, lui, ne supportera aucun mouvement, même très faible. Un sol souple (tel que pvc, par exemple) ou un parquet absorberont ce tassement s’il est léger et l’aspect restera satisfaisant.

Et, de façon préventive, il ne coûte (quasiment) rien de prévoir, à la construction d’une maison neuve, un linteau filant dans le mur séparant le garage de la partie habitation, pour n’avoir pas de travaux de structure à faire plus tard (créer une large ouverture dans un mur peut être très onéreux, justement à cause des travaux du linteau « après coup », car il faut « tenir » la maison pendant qu’on créé ce linteau !). De même, un sol du garage pas trop bas, prévoyant juste l’épaisseur de l’isolant futur, de la chape et du revêtement de sol, permettra d’avoir plus tard un garage aménagé de plain-pied avec l’habitation.

Cet aménagement doit être l’occasion d’une valorisation de votre maison. Les Architectes d’Aujourd’hui sauront vous conseiller dans vos démarches, et dans l’optimisation de votre projet.