Vide sanitaire ou terre plein ?

Pour le plancher de l’habitation, vaut-il mieux un hourdis sur vide sanitaire ou dallage sur terre-plein ?

Le plancher bas de l’habitation, celui du rez-de-chaussée, est en général en béton armé. Il faut choisir entre deux techniques principales : soit le plancher hourdis sur vide sanitaire, soit le dallage sur terre-plein.

Quels sont les avantages et les inconvénients de chacune d’elles ?

PRINCIPE GÉNÉRAL DE TRANSMISSION DES CHARGES

Le poids des différents éléments de la construction, toiture, murs, planchers – c’est-à-dire « les charges » – doit être transmis jusqu’au sol dur, capable de le supporter. Le sol dur se situe en profondeur, en général à 80 cm (minimum) jusqu’à plusieurs mètres, voire plus de 10 m, suivant ce que révèle l’étude de sol.

Tout le poids de la maison doit donc reposer sur un sol compact, ferme et résistant – et aussi stable dans le temps, sans variation de portance au fil des saisons et de l’hygrométrie. La toiture et les planchers des étages (et ce qu’ils supportent, comme les cloisons, les meubles, etc.) reposent sur les murs. Et ces murs reposent sur le sol ferme, avec une liaison assurée par les fondations, élargies et résistantes pour une meilleure efficacité.

Mais qu’en est-il pour le plancher bas, celui du rez-de-chaussée ?

descente-charge-architecte-01

Si le plancher bas est posé directement sur le sol, même après avoir enlevé une fine couche de terre meuble (décapage de la terre végétale), et mis un lit de cailloux à la place (hérisson), l’ensemble du plancher bas restera quand même à peu près à la surface, là où le sol est meuble, sans résistance. On aura donc :

  • D’une part tous les murs, toiture et plancher de l’étage qui reposeront sur les fondations, là où il y a un sol dur et résistant,
  • D’autre part le sol du rez-de-chaussée posé en surface, là où le sol est meuble, sans résistance.

On aura donc une incohérence dans la structure de la maison, il y aura forcément des tassements différents et donc des fissures aux bords du plancher du rez-de-chaussée, là où il touche les murs.

descente-charge-architecte-02

Et si l’on fixe le plancher bas aux murs, comme il y aura quand forcément des différences de tassements (car les supports ne sont pas les mêmes : sol profond et sol en surface), on aura ces fissures un peu partout dans le plancher, de façon aléatoire.

La solution est de faire reposer le plancher du rez-de-chaussée, lui aussi, sur les murs, sans contact avec le sol de surface. C’est la technique du plancher hourdis sur vide sanitaire.

descente-charge-architecte-03

Ainsi, toute la construction – toiture, murs, tous les planchers – repose sur le même sol dur, celui des fondations. Il n’y a pas d’incohérence dans la structure, il n’y aura donc pas de fissure.

 

COMMENT UN PLANCHER « HOURDIS » EST-IL FAIT ?

 

Un plancher hourdis est composé de petites poutres en béton armé (les poutrelles), qui s’appuient sur les murs porteurs (murs de façade et murs intérieurs, appelés refend). Ces poutrelles sont espacées de 60 cm environ ; elles seront reliées par des chaînages en béton armé aux extrémités et une dalle de béton armé viendra recouvrir le tout. Le vide entre les poutrelles est comblé par des entrevous (appelés hourdis, ou parfois, dans le jargon des chantiers, marmite à cause de leur forme) qui n’ont pas de fonction porteuse, qui sont seulement un remplissage.
plancher-hourdis-beton-architecte-aujourdhui

Aujourd’hui, ces entrevous sont isolants quand ils séparent une zone chauffée (l’habitation, par exemple) d’une zone froide (le vide sanitaire, par exemple). Il faut veiller à ce que la partie inférieure des poutrelles (la sous-face) soit bien recouverte elle aussi par un isolant (languette).

detail-plancher-hourdi-architecte

Notez le sens de pose du treillis soudé (mailles rectangulaires) et les entrevous isolants avec languette sous les poutrelles (document SEAC)

 

Le plancher hourdis est conçu, fabriqué et livré sur le chantier par un industriel, accompagné d’un plan de pose. Il n’y a donc pas de vigilance particulière à avoir au niveau de la fourniture. C’est dans la disposition des armatures en acier sur le chantier, lors de la mise en œuvre, qu’il faut être très attentif.

 

Les forces à prendre en compte dans une construction telle qu’une maison individuelle, sont faibles (à l’échelle d’un bâtiment). Ce n’est donc pas les sections des aciers qui sont essentielles, mais bien la façon dont ces aciers seront placés. Et en tout premier lieu, il faut veiller à la continuité de la structure en acier. Cette structure est comme une chaine (on parle de chaînage), qu’importe la grosseur de chaque maillon s’il en manquait un seul ! la chaîne n’aurait plus aucune efficacité.

 

POINTS À SURVEILLER PLUS PARTICULIÈREMENT

Il faut veiller aux points particuliers suivant :

  • Les barres d’aciers sont placées les unes en suivant les autres, leur continuité doit être assurée par des barres de liaison suffisamment longues pour que les tensions se transmettent intégralement.

barre-plancher

Barres de liaison (traits gras) venant relier 2 barres de chaînage : le recouvrement doit être large

  • Les angles sont des points faibles, là aussi il faut ajouter des barres de liaison en L largement dimensionnées pour qu’elles assurent cette continuité. Il faut les placer croisées.

barre-L-plancher

  • Les extrémités des poutrelles doivent également être complétées par des barres de liaison (appelées chapeaux dans le jargon des chantiers).

 

  • Une nappe en acier (appelée treillis soudé) est placé sur toute la surface du plancher, avant coulage du béton. Ce treillis soudé est composé de barres d’acier (fils) qui vont transmettre le poids (les charges) jusqu’à chaque poutrelles, et de fils plus fins et plus espacés qui ne servent qu’à l’assemblage. Les fils plus gros doivent donc être placés perpendiculairement aux poutrelles, pour les relier entre elles (et donc les fils plus fins, parallèlement aux poutrelles).
  • Les treillis soudés à mailles carrées sont, eux, destinés aux dallages en béton, là où il n’y a pas de poutrelle.
  • Là aussi, pour le treillis soudé, la continuité de l’armature doit être assurée. Les bords des treillis soudés doivent avec un recouvrement de 2 mailles minimum avec le panneau de treillis soudé suivant.

treillis-soudes-architectes
 recouvrement de 2 mailles minimum

Jean-François Espagno, Architecte-d’Aujourd’hui

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682 questions sur “Vide sanitaire ou terre plein ?

  1. Bonjour ,

    Cela fait 1 semaine que le plancher est coulé et mise à part quelque fissure de retrait rien d’alarmant et pourtant pour 7,5 mètre cube il y a eu un ajout d’eau de 50 l…. (c’est interdit mais comme le béton venait à 1 h de mon chantier ….) Ca fait froid dans le d’eau ! les chauffeurs m’ont dit que c’était chose courante et que certain maçon maitre d’oeuvre … leurs faisaient mettre énormément d’eau ….et souvent le béton était destiné pour construire des hôpitaux ……!!!!!

    Ma question concerne la ventilation primaire ! en effet les évacuations wc etc ont bien été réalisées par le maçon mais je ne vois pas un second tuyau partir du wc jusqu’au haut du plancher pour cette ventilation primaire.

    De même pour les futurs tuyaux prêt à accueillir les descentes d’eau pluviales , du côté gauche de la maison je vois un tuyau pvc sortir devant et resortir derrière mais sur le côté droit je ne vois pas l’autre tuyau qui devrait accueillir les descentes côté droit !

    Pouvez-vous m’éclairer ?

    cordialement

    1. Bonjour,
      – ajout d’eau dans le béton prêt à l’emploi = strictement interdit. Et non, ce n’est pas une chose courante. Je ne l’aurais jamais toléré, pour ma part, sur un de mes chantiers.
      – ventilation primaire : le tuyau partira du plancher, le wc viendra s’y brancher au passage, et le tuyau continuera vers le haut, jusqu’à sortir hors toiture et servira de ventilation primaire = normal.
      – évacuation pluviale en attente manquante = elle n’est peut-être pas encore en place, tout simplement. On n’est pas obligé de la faire tout de suite, ça peut se faire plus tard. Du moment qu’elle est bien là à la fin des travaux, le reste n’a pas d’importance.
      Bien cordialement,

  2. Bonjour,
    Sur mon terrain la mise à l’égout est trop haute et je vais devoir remonter la maison par rapport à la prévision ou alors mettre une pompe de relevage ce que je ne souhaite pas.
    Le constructeur vient de me faire passer le devis pour réaliser un vid sanitaire.
    Quel est son implication et son degré de responsabilité dans le fait d’avoir à faire des travaux non prévus au devis.
    Nota : le terrain n’a pas été vendu par le constructeur par contre il aurait pu avoir accès à tous les plans .

    Vous remerciant de votre retour,

    Cordialement

    1. Bonjour, la loi codifie le CCMI (contrat de construction de maison individuelle). Les textes sont clairs :
      une fois le CCMI signé, rien ne doit être imposé au client, ni modification, ni évidemment, surcoût. La construction doit être faite entièrement suivant les règles de l’art, sans malfaçon, pour le prix convenu initial. Et qu’importe que le CMI ait bien ou mal prévu les travaux : il les doit entièrement. Il faut donc ici relever la maison.
      Je conseille d’accepter un vide sanitaire (un dallage sur terre-plein est trop souvent une mauvaise solution), et mieux vaut éviter en effet une pompe de relevage, qui tôt ou tard, risque fort de tomber en panne, comme toute mécanique.
      Par contre, le prix global forfaitaire est fixé, définitivement. Vous n’avez aucun paiement supplémentaire à supporter. L’élévation de la maison sur vide sanitaire doit être faite pour le même prix, sans aucun surcoût.
      Même (et surtout) si votre CMI cherche à vous intimider, à vous forcer, rappelez-lui que ne pas respecter cette obligation est une faute pénale, que cette faute est déjà commise en vous présentant un devis et que s’il insiste, dites lui que pour ça, vous pouvez l’envoyer en correctionnelle.
      Bref, je vous engage à ne pas vous laisser faire, surtout ainsi au début du chantier. Le monde du “bâtiment” est trop souvent un rapport de forces. Si vous cédiez, que sera la suite ?!
      Bon courage !

      1. Bonjour,

        Dans le cas du Monsieur, si son CMI laisse la maison sur terre plein et que le CMI installe une pompe de relevage à ses frais (moins cher que le VS), le client peut-il s’y opposer et imposer un VS sans surcoûts ?

        Le VS n’étant pas prévu dans le contrat.

        Merci.

        1. Une pompe de relevage ou bien une élévation de la maison avec vide sanitaire sont des modifications de la maison qui ne peuvent pas être imposées – a priori – au client. Mais le CMI a aussi l’obligation de réaliser la maison suivant les règles de l’art, et un réseau d’évacuation des eaux usées en bon état de marche est a minima une autre de ses obligations.
          En cas de blocage entre le CMI et son client, le juge accepterait surement la solution la plus simple, c’est-à-dire la pompe de relevage. Ce serait donc ce qui serait fait.

          1. Bonjour,
            Avec un CMI très malin, puisque le client n’a pas connaissance du prix de la maçonnerie mais que du total, le CMI pourrait proposer un VS 2 fois le prix du marché ? Et le client obligé de payer ou à défaut c’est pompe de relevage… Mais qu’il ne souhaite pas.
            Il est délicat de faire intervenir un autre maçon.
            Comment faire dans un tel cas ?

          2. Bonjour, Bonjour, je réponds directement dans le texte.
            Avec un CMI très malin, puisque le client n’a pas connaissance du prix de la maçonnerie mais que du total, le CMI pourrait proposer un VS 2 fois le prix du marché ?
            Eh oui, 2 fois, 3 fois… il fait ce qu’il veut, le client est captif, piégé, il est obligé d’accepter s’il veut la modification.
            Et le client obligé de payer ou à défaut c’est pompe de relevage… Mais qu’il ne souhaite pas.
            Le client n’a pas le choix, le CMI décide ce qu’il veut. Le client peut toujours refuser la pompe de relevage, mais le CMI s’adressera à un juge, en référé (mesure d’urgence) et le juge décidera la pompe de relevage.
            Il est délicat de faire intervenir un autre maçon.
            Il lui est impossible de faire intervenir un autre maçon, ce serait illégal : le client a un contrat avec le CMI, il ne peut plus le changer sans l’accord du CMI.
            Comment faire dans un tel cas ? Rien. Le client n’a pas de moyen d’action, le CCMI est définitif. Ce n’est pas de la maîtrise d’oeuvre, c’est une vente faite.
            On voit ainsi que la maîtrise d’oeuvre a été inventée (depuis des milliers d’années) pour correspondre aux problématiques du client qui fait construire : ce n’est pas un consommateur qui achète un produit fini, c’est un maître d’ouvrage qui achète un produit qui n’existe pas encore, qui est “à venir”, avec tous les aléas que cela comporte. Il lui faut donc être protégé dans cette aventure. Cette protection, ce guide, c’est l’architecte qui exercera sa maîtrise d’oeuvre pour le compte exclusif de son client, puisque l’architecte ne vend pas les travaux. Il est indépendant, il est donc fiable, il n’est pas “juge et partie”.

          3. Bonjour,
            Encore une fois, le contrat CMI bloque le client ! Si la maison avait été prévue sur VS depuis le début, ce ne serait pas arrivé ce surcoût ?
            En gros, le client pour ce cas précis n’a pas le choix que de payer et si le CMI veut, c’est le prix fort, très fort ? Et c’est plusieurs milliers d’euros en plus.

          4. Quand un client signe un CMI, il est captif, il n’a plus de marge de manoeuvre, il ne peut plus rien changer.
            Ce n’est pas grave s’il achète un produit fini, industrialisé, il le prend tel quel et c’est tout. Mais dans le cas où il “fait construire”, le produit (la maison) n’existe pas encore, il va donc y avoir beaucoup de choix à faire, il y a forcément des aléas, et le client se rend compte – trop tard, évidemment – qu’il n’a plus de marge de manoeuvre, qu’il n’a plus le choix que : ou d’accepter ce que veut bien lui proposer le CMI, au prix qu’il veut, ou de renoncer à toute modification. Le CCMI ne décrit pas en détail tout le projet, il y a (beaucoup) de zones d’ombre. Ce sont autant de pièges pour le client.
            Le CCMI n’est pas du tout adapté au monde du “bâtiment”, il ne correspond pas à ce que vit le client qui fait construire et qu’il découvre au fur et à mesure de l’opération – mais trop tard puisque le contrat est signé ! On ne devrait jamais recommander le CCMI à ceux qui veulent faire construire, pourtant c’est tout l’inverse qui se produit.

  3. Bonjour ,

    Les maçons ont fini la pose du plancher hourdis (16+4) mais nous venons de nous rendre compte qu’à certain endroit voir même beaucoup d’endroit du haut de l’entrevous béton au haut de la planelle il n’y a pas 4 cm !
    Nous nous demandons si le maçon n’a pas relevée de trop les poutrelles avec les étais à certain endroit qui sont sous le plancher pour maintenir l’ensemble lors du coulage ???? est-ce possible ?
    Merci

    1. Soit le maçon a peut-être étayé un peu trop haut (mais c’est rare), soit plutôt les poutrelles ont une contre-flèche = elles sont très légèrement bombées vers le haut, pour devenir parfaitement horizontales une fois que le béton est coulé et que ce poids appuie sur les poutrelles.
      Parlez-en au maçon, tout simplement, il vous donnera l’explication.
      Et s’il a fait une petite erreur (personne ne se trompe jamais), ce sera l’occasion de la rectifier. Mais il me semble que c’est un bon maçon, je crois ?
      En tout cas, vous avez raison, “la confiance n’exclue pas la vérification”. Et on est plus vigilant quand on se sait contrôlé, moi comme tout le monde… 🙂

      1. Bonsoir ,

        Merci pour la réponse

        En effet les poutrelles sont bombées on a l’impression que les entrevous sont en montagne russe ….
        Si j’ai tout compris lorsqu’ils vont couler les poutrelles vont se redresser sous le poids du bèton et devenir horizontale ?

        Mais comment expliquer qu’à côté des planelles de 20 (19,5…..) j’ai l’impression que les entrevous sont très haut pour recevoir 4 cm de béton ?

        J’espère pour moi que ce n’est en effet pas trop étayé …. si jamais c’est ça et que je laisse coulé il risque d’avoir une multitude de fissure sur la dalle de compression car le recouvrement ne sera pas suffisant et là …….

        cordialement

        1. Regardez en bout de poutrelle, là où elle n’est pas bombée : ça doit être ok comme hauteur.
          Le poids du béton est énorme (plusieurs tonnes), ça va fléchir les poutrelles (c’est normal), et comme c’est prévu,
          elles vont du coup de se retrouver horizontales.
          C’est bien de vérifier, mais ne vous faites pas trop de souci : vu d’ici, tout me semble très normal.

          1. Bonjour.
            Merci de me rassurer…mais c’est justement en bout de poutrelle que ça m’inquiète car en regardant du haut de l’entrevous et le haut de la planelle on voit de suite qu’il n y aura pas 4cm (et la ce ne peut pas descendre avec le poids du béton ?
            Je trouve bizarre aussi qu’en côté limite de propriété ou j’ai un mur en agglos coffrant le maçon n’a pas mis de poutrelle et a fait reposer la languette des entrevous directement sur le mur.
            Voulez vous peut être une photo
            Cordialement

          2. Bonjour, vous pouvez questionner le maçon, il aura probablement la réponse;
            Les largeurs de plancher ne tombent pas “pile” aux dimensions de la maison, il est normal de finir sans poutrelle. Sur le mur, c’est le chaînage qui fera office de structure. Je rappelle que les entrevous n’ont qu’un rôle de coffrage, une fois le béton coulé (et durci), ils ne portent plus rien.

    1. Bonsoir, tout cela est incomplet.
      D’abord, les agglo (qui sont en béton, en fait) ne sont guère capillaires. La brique l’est beaucoup (donc à ne jamais mettre en soubassement), mais pas vraiment les agglos.
      Ensuite, l’enduit du soubassement permet de limiter considérablement l’humidité dans les murs enterrés, et il faut bien enduire les agglos qui sont au-delà de la terre, ne serait-ce que pour une question esthétique.
      L’arase étanche par un feutre bitumé n’est pas obligatoire en soi, surtout avec un plancher béton (la plupart des cas). Elle l’est avec un plancher bois, bien sûr, juste en dessous en effet. Pour ma part, et bien que ça ne me soit pas arrivé, j’ai lu des cas où cette arase souple avait elle-même provoqué des infiltration, par “effet de mèche”.
      J’assure donc la coupure de capillarité en faisant faire un mortier étanche (on ajoute un adjuvant étanche au mortier des agglos et de la planelle), tout simplement.
      Quant à l’histoire de l’épaisseur du chaînage, ce n’est pas ça. L’enrobage courant est de 25 mm (2,5 cm), et l’on peut décaler les armatures du chaînage près des poutrelles (puisque ce n’est pas le vide). Avec une planelle de 5 cm, il reste 5 cm d’enrobage et un carré d’armature de 10 cm, tout-à-fait suffisant.
      Par contre, une dalle béton (ou un chaînage) directement en contact avec l’extérieur, sans planelle, ce n’est pas bon à cause des dilatations différente du plancher béton et des agglos (plus fortes pour le plancher béton). Donc, fissures à leur jonction agglo/plancher. On n’a pas inventé les planelles pour compliquer les choses sans raison…
      Mais, bon, on raconte beaucoup de chose sur internet, sur tous les sujets.

      1. Bonjour ,
        Bonjour, je réponds en italique dans le texte.
        Merci pour la réponse trés instructif Mr Espagnol.
        “Espagno” je n’ai pas d’aile, comme on me dit parfois 🙂
        En effet sur internet il y a à boire et à manger
        Dans mon cas avant la pose de la planelles un simple enduit hydrofuge à été appliquée en faible couche ( 2 mm).
        2 mm ?! Comment réaliser un enduit si fin ? Il faut être doué… Non, l’épaisseur doit dépasser 15 mm (1,5 cm)
        Je ferais faire quand même pour la première rangée un mortier hydrofuge en dessous de la première rangée de brique rouge (j’ai quand même choisi la brique rouge).
        Je vous conseille d’utiliser un mortier hydrofuge aussi pour les agglos de soubassement et pour la planelle (elle-même en agglo, pas en brique), la dépense supplémentaire est faible, presque insignifiante.
        La brique est un très bon matériau pour les murs d’une habitation – mais pas du tout écologique, dommage.

        Ce qui me cause problème c’est le chaînage du plancher celui-ci touche pratiquement par endroit l’intérieur de la planelle, donc l’enrobage y sera nul,est-ce grave ?
        Ce n’est pas très bon… Vous ne pouvez pas le rapprocher des poutrelles (quitte à les toucher) ? En ligaturant bien le chaînage pour qu’il ne bouge pas au coulage
        En ce qui concerne les treillis par endroit le recouvrement est bien de deux carré s mais par partout.
        J’ai rencontré souvent cette faiblesse chez les maçons, ils ne doivent pas toujours bien en comprendre l’utilité…
        Les angles ont bien été féraillé mais sans être croisé.
        Il faut a minima que des équerres (des tiges en L) soient placées aux angles, mais pas à l’intérieur de l’angle, plutôt à l’extérieur.
        Merci
        Bon chantier

        1. Ps: j’oubliais l’enduit étanche du soubassement n’a été réalisé qu’avec seulement 5 sacs de 25 kg (normalement 3,5 à 4 kg au m3) j’ai une surface de soubassement de 55 m3 couche fine vraiment très très peu…… Et a été appliquée en une seule couche .
          Hum…! Cet enduit étanche ne doit pas être bien étanche, voire pas du tout. Je vous conseille de le faire refaire, une couche par-dessus, de 20mm, en veillant bien à la matière utilisée, à son dosage et à son épaisseur. Vous prendrez des repères pour en mesurer l’épaisseur.

          1. Je précise que c’est le produit Vicat k224 kristeau k en poudre gris .
            Sur l’arrière de ce paquet il y’a d’inscrit que pour l’imperméabilité de fondations vs(sous bassement ) 2 mm suffisent .
            De tout façon le drain est déjà posé , je vais remettre moi même à partir du drain le rajout d’une couche pour obtenir au moins c’est 2 mm……
            Ils ont déjà du mal à me mettre ce qu’il y a d’indiquer sur le paquet, alors imaginez vous 20 mm ….

        2. Bonjour,

          Désolé pour le aile lol de votre nom .

          1,5 cm !? Cet enduit on est bien d’accord doit être placé sur la dernière rangée d’agglo avant la pose des planelle.?
          Si c’est bien le cas hé bien on est un bon sacrée paquet de personne (voir forum construire) à avoir ce joint anti remontée capillarité de 2 mm minuscule….
          De toute façon trop tard pour moi c’est déjà fait.
          Trop tard aussi pour l’hydrofuge entre les agglos du soubassement.

          Par contre j’avais l’intention d’acheter de l’hydrofuge pour comme vous le conseiller l’incorporer dans le mortier en dessous de la première rangée de briques.
          Je vais essayer aussi de faire écarter le chaînage de la planelle pour un recouvrement plus important ( pas évident tout est déjà installé)

          Je vais rajouter aussi une couche équivalente au soubassement de ce qu’ils m’ont déjà mis.

          Arfttt j’aurais dû rester sur l’argile alors calilur c20 …..

          En tout cas si un jour je reconstruis pour la troisième fois je sais à qui faire appel ………

          Merci Mr espagno

          1. Comme je le disais dans mon mél précédent, je croyais que vous parliez de l’enduit vertical des agglo, désolé. Ok pour cette coupure de capillarité. Ne vous tracassez pas trop, a priori vous avez fait ce qu’il fallait.
            L’hydrofuge dans le mortier du premier rang de briques est toujours une bonne chose (les briques sont comme des éponges, très sensible à l’humidité) et facile à faire.
            Essayez de placer des écarteurs dans le chaînage (petits éléments en plastiques, souvent ronds, faits pour ça).
            Bon chantier.

          2. NON Non c’est moi qui suis désolé de m’être mal exprimé , ben en faite l’enduit du soubassement (vs) c’est le même que pour la rupture de capillarité , c’est inscrit que ça doit être appliqué en en couche de 2 mm.

            lol je viens de comprendre dans les messages du haut vous parliez peut-être de l’enduit crépis finale de 1,5 cm. lol

            merci

      2. Bonjour Monsieur, Bonjour, je réponds en italique directement dans le texte.
        Les parpaings pleins en soubassement, est-ce utile comme indiqué dans la vidéo ?
        Non, au niveau d’une maison individuelle, ce n’est pas la peine. Et je n’aime pas utiliser les parpaings pleins quand ce n’est pas la peine, car ça casse le dos des ouvriers – c’est un vrai problème les colonnes vertébrales des maçons à 50 ans passés.
        D’autre part, un plancher sans planelle isolantes, n’y a t-il pas un risque de pont thermique ?
        Oui, mais il faut relativiser, c’est insignifiant. Comme si vous faisiez une fenêtre un peu plus grande… Ca n’a guère d’importance.
        L’arase étanche doit-elle être faite entre le dernier parpaing de soubassement et le plancher ou entre le plancher et le 1er rang de parpaing ou brique d’élévation ?
        En cas de plancher hourdis (béton, donc), seule la planelle peut être un vecteur de capillarité – et encore, en agglo, c’est très faible (en brique, si, mieux vaut de l’agglo pour les planelles en soubassement). L’arase étanche peut être faite dessus ou dessous le hourdis. Ou être remplacée par du mortier hydrofuge pour monter les parpaings (c’est ce que je préconise).
        Les vidéos ont tout de même un intérêt quand on a quelqu’un comme vous. Vous nous permettez de mieux comprendre la version en image ou de la rectifier au besoin par votre œil de professionnel.
        Merci. Vous savez, le bâtiment c’est beaucoup de bon sens, c’est ce qu’on me disait quand j’étais étudiant, et avec l’expérience je comprends mieux ce que ça voulait dire.
        Cordialement.

  4. Bonjour,

    L’architecte m’a demandé de faire une implantation par géomètre versus les plans qu’il lui a communiqué. Dans le cas où il y aurait une erreur d’implantation engendrant un défaut de maçonnerie et la maison restant tout de même sur la parcelle qui doit faire les démarches de recours auprès du géomètre ? L’architecte (ou MO) ou le client directement ?

    Cordialement.

    1. Bonjour, tout d’abord, une erreur d’implantation serait dans votre cas extraordinaire… Un maçon + un géomètre + un architecte (il va quand même jeter un oeil sur la mesure, je présume) qui se tromperaient simultanément sur une même implantation ? Hum…
      Donc, hypothèse d’école, s’il y avait une erreur, ce serait au maître d’ouvrage, c’est-à-dire vous-même le client, qui serait responsable vis-à-vis des tiers, et notamment des Pouvoirs Publics. Ce serait donc à vous d’agir. Bien entendu, vous en demanderez compte : au géomètre, à l’architecte et au maçon, qui vous garantiraient de cette erreur.
      Et vis-à-vis de la conformité des travaux, après réception (ou lors de la réception, car avant il n’y a pas d’erreur au sens juridique du terme : les travaux ne sont pas finis), ce serait d’abord au maçon que vous pourriez demander des comptes car c’est lui qui vous vend les travaux, mais aussi, indirectement, au géomètre et à l’architecte. En fait, à mon avis, ce serait plutôt au maçon à appeler en garantie l’architecte et surtout le géomètre (à qui on avait demandé, justement, cette implantation).
      De votre coté, vous n’auriez pas à intervenir pour trancher en les 3, votre interlocuteur dans ce cas étant le maçon.
      Mais, juridiquement, il faudrait évidemment se fonder sur les contrats respectifs du maçon, de l’architecte, du géomètre.

      1. Monsieur,

        Merci pour votre réponse.

        Le géomètre, sauf erreur de ma part, se réfère aux plans de l’architecte. Il peut faire une erreur de piquet, que tout le monde suit, non ? Le géomètre est-il assuré si on constate que son implantation est erronée et origine du défaut de maçonnerie ? Comment démontrer son erreur ?

        Le menuisier était prévu d’installer ses ouvertures et 2 hypothèses. Il les laisse en stockage chez le fournisseur moyennant frais d’entreposage mensuels, soit il les récupère mais dans ce cas il facture le matériel au client.

        Comment réagir ?

        1. Le tracé en plan de la maison est l’affaire de l’architecte.
          Dans votre cas, le tracé de cette maison sur le terrain est l’affaire du géomètre.
          Bâtir cette maison conformément aux plans de l’architecte est l’affaire du maçon.
          S’il y a erreur de l’un ou de l’autre, il faut se référer aux contrats et aux engagements de chacun.
          Avez-vous un contrat avec le géomètre ? Si oui, vous pouvez lui demander des comptes.
          Vous avez un contrat avec le maçon, il y est probablement mentionné qu’il doit vérifier l’implantation du géomètre.
          Vous avez un contrat avec l’architecte, il doit superviser tout ça.
          Le chantier est en cours : il n’y a pas de malfaçon vis-à-vis de vous pour le moment. Il y a une erreur, tous
          doivent la rectifier, maçon, géomètre, architecte.
          Ne cherchez pas à décider vous-même qui doit faire quoi, ça risque de se retourner contre vous.
          Vous refusez les travaux en cours, vous prévenez tout le monde que vous bloquez les paiements,
          et que le délai continue de courir, et que vous voyez un avocat pour une assignation générale.
          Si tout ne rentre pas dans l’ordre tout de suite, vous assignez réellement.
          C’est votre rôle de maître d’ouvrage.

          PS : je ne comprends pas ce que fabrique votre architecte, si je puis me permette… C’est à lui de gérer ça en votre nom.

          1. Merci pour votre aide.

            Chaque entreprise va certainement souhaiter qu’il y ait une ou des expertises afin de déterminer les erreurs des uns et des autres et qui est responsable.

            Qui doit missionner tel ou tel expert ?

            Le maçon a de suite missionné un géomètre à ses frais pour lever le doute de ce côté là, c’est un point positif. Ensuite, en tant que client, on trouve le temps long bien évidement surtout avec les congés d’été.

            J’ai demandé l’exécution des plans mais je souhaite que chacun d’entre eux puisse comprendre l’origine de l’erreur. Une fois le doute du géomètre levé, le chantier devra reprendre quoi qu’il arrive car la responsabilité reposera entre l’architecte et maçon.

          2. Pardon de me répéter, mais je ne comprends pas ce qui se passe dans votre cas, ni surtout pourquoi vous agissez en recherche de responsabilité, comme s’il s’agissait d’un sinistre après réception.
            Vous constatez que les travaux en cours ne sont pas conformes au projet, vous prévenez tout le monde et vous exigez que ce qui est mal fait soit refait correctement, c’est tout.
            En attendant, vous bloquez les paiements.
            S’il y a refus des uns ou des autres, vous assignez ceux qui n’acceptent pas de refaire tout de suite. Vous verrez, c’est efficace.
            En voulant dire maintenant qui est responsable de quoi, vous n’allez pas vous en sortir. Pire, vous allez commettre des erreurs à un moment ou à un autre, et cela vous nuira.
            Imaginez que vous soyez au restaurant, on apporte le cassoulet que vous avez commandé (je suis toulousain… 🙂 ). Il est immangeable. Que faites vous ? Allez-vous en cuisine pour savoir si c’est la faute d’un fournisseur ? du chef ? du commis ? du patron ? de celui qui a préparé les haricots ? ou la saucisse ? Non, vous faites jeter le plat et vous exigez un autre cassoulet, correct cette fois-ci (et mieux que correct, d’ailleurs).
            Ceci dit, c’est vous le maître d’ouvrage, bien sûr, à vous de décider.

          3. Bonsoir,
            Bonjour, je réponds en italique dans le texte
            Le maçon m’a demandé s’il pouvait lancer une étude pour lever le doute sur l’implantation effectuée par le géomètre. 3 semaines de délais + congés d’été… La réponse va arriver sous 10 jours.
            Lever le doute ? Je présume que l’implantation et son erreur ont été vues et sont bien connues.
            Je ne me voyais pas refuser compte tenu de la réactivité (arrêt du chantier, étude des plans, etc…) et la proposition de refaire étudier l’implantation. Maintenant que j’ai accepté, je ne peux plus refuser.
            Vous pouvez tout-à-fait accepter un allongement du délai, bien sûr.
            A savoir, ni l’architecte ni le maçon ont fuit.
            Je disais ça, car vu de l’extérieur, comme je le fais, cela donne l’impression de ne pas avancer et que les décisions de rectification ne sont pas prises.
            A l’issu, je demande le redémarrage du chantier en respectant les plans.
            Dans le cas ou l’architecte ou maçon engagent des expertises qui retardent le chantier, quels sont mes recours ? Expertise = reprise du chantier ?
            Vous acceptez une prolongation des délais ou vous ne l’acceptez pas, à vous de décider.
            Le menuisier a des coût de stockage de marchandise chez son fournisseur, qui doit payer ?
            C’est une affaire entre les artisans, l’architecte, le géomètre. Je vous conseille de ne pas vous en mêler, ça ne pourrait que compliquer et retarder les choses.
            Merci pour vos conseils
            J’espère que le chantier va reprendre le bon chemin et que tout va rentrer l’ordre 🙂

          4. Bonjour,
            Bonjour, je réponds en italique dans le texte.
            Merci pour vos retours clairs.
            Sauf erreur de ma part, un géomètre implante la maison en fonction des plans de l’architecte, mais en ne prenant compte que de la surface et les extérieurs de la maison ?
            Cela dépend de la mission qui lui a été confiée, mentionnée dans son contrat.
            D’après vous, une erreur d’implantation par géomètre peut-elle être seule à l’origine d’une façade mal placée (toujours sur la parcelle) et ouverture et poteaux mal placés dans la maison ?
            L’origine de l’erreur, donc le responsable que vous cherchez, vient de qui s’est trompé, tout simplement. Le géomètre dans son implantation ou le maçon pour n’avoir pas suivi une implantation correcte ?
            Le géomètre devait-il implanter tous les murs, ou seulement le contour de la maison ? à voir dans son contrat.

            Cordialement.

          5. Bonjour,
            En ce qui concerne le géomètre, je n’ai pas eu de contrat, seulement un devis accepté. Enfin de mémoire. J’ai signé le devis, ensuite le MO est rentré en contact avec lui pour échanger les plans, etc…
            Dans le cas où le client est contraint d’assigner, qui doit missionner des éventuels experts et les payer ? Les entreprises risquent de se renvoyer la balle et de dire pour l’un qu’il y a un problème de maçonnerie, l’autre un problème de plans, etc…
            Cordialement.

          6. Bonjour, le mieux pour vous est surement de consulter un bon avocat. Il est temps, il me semble, que les professionnels à qui vous vous êtes adressés, géomètre, maçon et surtout architecte (je dis “surtout” car c’aurait été à lui de gérer tout ça) se bougent pour réaliser la maison que vous leur avez demandée.
            Cordialement,

          7. Bonjour Monsieur,
            Puisque c’est moi qui ai choisi le géomètre, signé son devis, le MO peut dire que la faute vient de lui et dans ce cas là c’est à moi seul de lever ce doute ? Où cela ne change rien et c’est au MO de gérer puisque c’est le MO qui lui a envoyé ses plans ?
            Pour l’étude de sol, j’ai fait pareil, j’ai traité directement avec l’entreprise.
            Le MO m’informe que l’impact est minime quand le client considère le contraire, qui tranche et qui décide ce qui doit être modifié et comment ? Comment faire valoir les droits du clients sans devoir aller en justice ?
            Prendre un avocat, ça veut dire frais supplémentaires pour le client, expertises à sa charge, etc… Et les mois ou années perdues. C’est une barrière pour les clients et que ce n’est pas prévu au budget.
            Cordialement.

          8. Puisque vous vous êtes adressé à un architecte, c’est à lui de gérer tout ça. Que vous ayez signé un contrat avec un géomètre (limité à un devis, mais c’est un contrat quand même) comme avec des artisans, c’est à votre architecte d’intervenir : c’est sa mission de maître d’oeuvre.
            Mon confrère (ou consoeur) tarde à intervenir, vous poussant à accepter l’erreur d’implantation. Ce que vous refusez, et ce qui est parfaitement votre droit.
            Je vous propose de lui écrire (en lettre RAR) quelque chose comme :
            Monsieur (ou Madame),
            Le…….., je vous ai confié une mission de maîtrise d’oeuvre pour mener à bien l’opération de construction de ma maison de… et pour que vous mettiez tout en oeuvre pour palier tout incident et toute malfaçon qui surviendrait.
            Nous nous sommes aperçus en cours de travaux d’une erreur d’implantation de l’ouvrage assez importante. Je vous ai indiqué à plusieurs reprises que je n’accepte pas les travaux avec cette implantation et que je n’accepte pas toute solution qui ne serait pas la démolition/reconstruction de l’ouvrage. En effet, le bâtiment que je fais construire et que je réceptionnerai sera parfaitement réalisé, à l’état neuf si je puis dire. Toute autre solution serait du bricolage inacceptable.
            Donc vous voudrez bien, sans délai, mettre tout en oeuvre pour que le chantier reparte sur ces bases. Il est inutile de tenter encore une fois d’infléchir ma décision. Au contraire, je vous demande de préserver mes intérêts, comme votre Code des Devoirs professionnels vous y oblige. En cas d’absence de réaction énergique de votre part, je regretterais de considérer que votre éventuelle carence vous rendrait responsable de l’ampleur de cette mésaventure.
            Il est bien entendu que le délai contractuel de réalisation des travaux continue de courir, pénalités de retard à la clé.
            J’attends donc par retour que vous m’informiez des décisions que vous prendrez et des modalités de leur mise en oeuvre.
            Veuillez agréer, …

          9. Monsieur,
            Merci pour votre retour. A ce jour, nous ne savons pas si les conséquences sont dues à une erreur d’implantation, maçonnerie, plan ou autre. Justement, qui doit lancer les recherches et expertises et les payer ? Tout le monde risque de se renvoyer la balle dans un tel cas de figure.
            Et qui paie pour que la construction soit conforme ? La vrai question en fait.
            Cordialement.

          10. Bonjour, je ne peux que me répéter :
            – il m’est impossible de savoir qui est, au final, responsable de l’erreur d’implantation, il faudrait avoir en mains toutes les pièces, tous les contrats, tous les comptes rendus de réunions de chantier, etc. et bien sût, visiter les lieux, me rendre compte sur place.
            – vous ne devez pas, actuellement (chantier en cours) rechercher et encore moins désigner un “responsable” : cela nuit à vos intérêts, cela bloque la machine, si je puis dire. Vous n’êtes pas un juge ni un expert désigné par un juge, ce n’est ni le moment ni le contexte ; vous êtes le maître d’ouvrage. Et votre rôle de maître d’ouvrage est de veiller à ce que tout le monde assume ses engagements vis-à-vis de vous.
            Ces engagements sont de réaliser un projet tel que vous l’avez décidé, ou du moins accepté dans la demande de PC, marchés de travaux, etc. Toute action de votre part au-delà de cette seule demande génère des portes de sorties, des échappatoires à tous ceux qui ne voudraient pas assumer leurs engagements.
            Bref:
            1° – soit vous voulez que le chantier reprenne et que tout soit fait correctement, vous devez pour ça montrer clairement et fermement votre détermination : “Je veux des travaux conformes au projet, strictement. Et sans délai. Le reste ne me regarde pas pour le moment.”
            2° – soit vous préférez rechercher qui est responsable, devenir l’expert technique et, en quelque sorte, judiciaire, de l’opération, en laissant tomber pour le moment la suite du chantier…
            A vous de décider.
            Si vous choisissez que le chantier reprenne, il est probable que vos interventions jusqu’à présent pour rechercher qui est responsable vont servir de prétexte aux uns et aux autres pour chercher à se défausser, il vous faudra donc être très clair sur ce point :“Savoir qui est responsable ne m’intéresse plus, d’ailleurs ce n’est pas à moi à le dire, la seule chose que je veux c’est mon projet correctement réalisé”.

  5. Bonjour ,
    les maçons sont entrain de monter le plancher sur hourdis ! sur la mise en place celui-ci devait être de type 16+4.
    Je viens de me rendre compte que les poutrelles font 12cm de hauteur c’est donc un plancher 12+5 (rectoRS 115)

    Je précise que j’ai des portées qui vont de 5,14 à 5,64.
    un plancher 16+4 est il obligatoire ?
    pour les portée de 5,64 les poutrelles ont une longueur de 5,70 ! elles reposent sur 3 cm de chaque côté du vs ! est ce suffisant ?

    merci

    1. Bonsoir,
      Avez-vous en mains le plan du plancher hourdis fourni par le fabricant (quel est-il ?) ? Et la nomenclature de tous les éléments ?
      Ce qui a été livré et qui est en cours de pose doit être exactement ce produit, et la pose doit être complètement respectée.
      Le plancher sera calculé pour les portées prévues, il n’y a pas à s’en inquiéter (je n’ai jamais eu connaissance d’une erreur calcul en ce sens en 40 ans de métier).
      Ceci dit, la hauteur “16” correspond à la hauteur des entrevous, pas des poutrelles. Et la hauteur “4” correspond à l’épaisseur de la dalle béton là où elle est la plus mince, c’est-à-dire sur le milieu des entrevous.
      Donc un plancher 16+4 peut très bien avoir des poutrelles de 12 cm de haut, c’est normal.
      Une fois le béton coulé, l’ensemble fait un bloc, on ne distingue plus “poutrelle préfa” et “béton coulé”.
      Les poutrelles reposent bien de 3 cm sur les murs, c’est largement suffisant (et même, il ne faudrait pas plus, ça pourrait affaiblir le chaînage ; 3 cm c’est bien).
      Bon chantier !

      1. Bonsoir

        OUF merci !

        Merci de ne me répondre aussi vite ! la semaine de 35 h vous ne connaissez pas vous lol.Vous êtes passionné cela se voit!
        Non en CCMI nous n’avons pas accès au plan du plancher et aux éléments du fabricant (j’ai pu prélever une étiquette sur une poutrelle c’est un plancher RECTOR RS 115). Apparemment c’est ok les entrevous font bien 16 cm !! mais ce n’est pas rassurant le bout des poutrelles reposées sur seulement 2 à 3 cm de chaque cotés. (peut être un soucis d’économie de leur part car franchement pour une portée de 5,64 une poutrelle de 5,80 aurait été la bienvenue ….

        Merci pour tout

        Cordialement

        1. Merci du message.
          L’assise de 3 cm des poutrelles est tout-à-fait normale, c’est comme ça que ça doit être fait ; ce n’est pas du tout une question d’économie. Il faut réaliser que ne sont pas ces 3 cm qui supporteront le poids du plancher : une fois que le béton est coulé, “les poutrelles + la dalle au-dessus + les chaînages” forment un seul bloc de béton. Le plancher, constitué de ce seul bloc, repose bien sur toute la largeur du mur, de toute l’épaisseur du chaînage.
          Si je voyais sur un de mes chantiers des poutrelles qui reposeraient sur plus de 3 cm, je m’inquiéterais : que s’est-il passé ? Une erreur de commande ? de livraison ? ou plus probablement une erreur d’implantation de la part du maçon (murs trop rapprochés) ?
          Non, dans votre cas, tout va bien, tout est normal sur ce point.

  6. Bonjour ,

    Mr Espagno ,

    Le maçon me propose de choisir pour le même prix entre le plancher hourdis avec entrevous béton ou le plancher hourdis avec entrevous bois synthétique je crois. (lui me conseil le plancher bois lol plus léger bien sur)
    A votre avis lequel choisir car les entrevous bois pvc etc font vraiment très fragile ?

    Merci
    Bien cordialement

  7. Bonjour,
    Sur un sol argileux à aléa moyen, quel type de fondation est-il préconisé ? Un terre plein est-il faisable ? Si oui, y a-t-il un type de terre plein spécifique à ce type de sol ?
    Je vous remercie bien.

    1. Bonsoir, je ne recommanderai jamais un dallage sur terre-plein qui ne serait pas sur un sol parfaitement plat, parfaitement perméable et surtout parfaitement stable en surface, ce qui est rare, évidemment.
      En outre, comme quiconque, je ne peux déterminer les types de fondations et de plancher qu’à la lecture de l’étude de sol.
      Enfin, même avec l’étude de sol, sans être au moins sur place je ne saurais vous conseiller…
      Je vous engage donc à suivre ce que préconise l’étude de sol.
      Cordialement,

      1. L’étude de sol dit :
        – jusqu’à 0,35m : terre végétale limono-sableuse légèrement argileuse brun-foncé, humide, à radicelles.
        – jusqu’à 1,70m : limon légérement argilo-sableux brun-ocre, avec graviers et blocs grèseux.
        – jusqu’à 2,10m : sable fin limoneux brun-jaunâtre, avec quelques passages grèsifiés.

        1. Ce qui compte dans l’étude de sol, c’est la profondeur par rapport au terrain naturel actuel de la couche suffisamment résistante pour porter le projet prévu (ici, une maison), tel que le préconise le Bureau d’Etudes de Sol.
          Il faut couler les fondations à cette profondeur + 30 cm plus profond (pour “ancrer” les fondations dans le bon sol, et en plus la couche résistante n’est probablement pas parfaitement horizontale).

  8. j’ai une partie de ma dalle qui repose sur le mur de mon vide sanitaire ou il y a ma terrasse ,la jointure travaille horizontalement , et s’ouvre de l’angle du mur qui suit sur 4 mètres de long depuis sa construction qui était minime au départ , nous avons refait des rénovations cette maison à 24 ans j’ai un arbre à 5 mètres de la, cette situation à l’air grave on voit le jour dans le vide sanitaire, que faut il faire les fondations en apparence ont rien que ce morceau qui remue merci de votre réponse

    1. Dans votre cas, je ne peux pas vous conseiller ainsi, à distance, à la seule lecture de vos méls. Il faut qu’un architecte se rende sur place pour apprécier vraiment ce qu’il en est et vous conseiller sur les travaux à entreprendre.
      Un architecte peut très bien effectuer une visite et établir un diagnostic (si la cause de votre dommage est décelable).
      Bien cordialement,

  9. 18 août 2019
    Bonjour,
    J’ai acheté une maison des années 1970 en Béarn, j’ai une pièce en sous sol de 30m2 environ avec une butte de terre d’un volume de 7O /80m3 à quoi sert t’elle ?

    1. Bonjour, je ne peux guère vous répondre ainsi…
      70m3 correspondent au volume total de votre sous-sol (peut-être plus), donc comment est-ce agencé ?
      Vous avez un sous-sol de 100m² environ avec dedans un tas de terre de 70m3 ?
      Vous avez un sous-sol de 30m² dont un des murs est une butte de terre ? Si oui, à quoi correspondent les 70m3 annoncés ?
      Bref, “une pièce en sous sol de 30m2 environ avec une butte de terre d’un volume de 7O /80m3” : comment cela se présente-t-il ?

    1. Bonjour et merci pour toutes les explication données sur votre site. Est-ce que vous auriez une idée de la différence moyenne de coût entre un dallage sur terre- plein et un plancher à hourdis sur vide sanitaire de 60 cm ? – hourdis en polystyrène ( UP33) . Mon maître d’œuvre ( maison individuelle de plain pied de 120 m2 près de Bayonne) pense qu’un dallage sur hérisson pourrait permettre de diminuer significativement le coût de la construction mais j’y suis opposé ( étude se sol préconisant un vide sanitaire, terrain argileux ( aléa moyen de retrait gonflement des argiles ) zone sismique 3.
      A priori les constructions dans cette zone et ailleurs dans le pays basque( qui a des sols particulièrement argileux) de CMI, de maîtres d’œuvre , architectes y compris, ne s’embarrassent pas de ce genre de détail et beaucoup sont sur dallages sur hérisson ( ce que je trouve aberrant vu les risques de mouvements de terrain ) Qu’en pensez-vous ?

      1. Bonjour, merci du message.
        Le dalle sur hérisson coûte (ici, à Toulouse) environ 70€ ttc/m² (55-58€ ht/m²). Ne pas oublier que les prix sont libres dans le “bâtiment” et qu’on trouve parfois des écarts de 30%, voire plus, sur des devis au même endroit, au même moment, pour le même projet.
        Le plancher hourdis coût environ 85-90€ ttc/m², mais ce qui va augmenter la différence de prix, c’est qu’il faut les murs pour porter le plancher hourdis : soubassement (de 40 à 80 cm de haut, par exemple), voire des murs de soubassement intérieurs à ajouter, y compris leur fondation. C’est d’ailleurs pour cela que dans une maison à étage, le plancher hourdis bas coûte moins cher car il n’y a pas de mur intérieur à ajouter puisqu’ils sont déjà prévus pour porter le plancher haut.
        Chaque cas est un cas particulier.
        Le dallage est un choix technique souvent dangereux, pour les raisons expliquées dans l’article. Si l’étude de sol préconise d’éviter les dallage, c’est carrément de la folie que d’en réaliser malgré tout.
        Beaucoup de CMI (pas tous, quand même…) recommandent les dallages… tout simplement parce qu’ils y gagnent plus d’argent qu’avec un plancher hourdis. C’est aussi simple que cela.
        Ce que j’en pense ? Quelle folie, là aussi, de s’en remettre aveuglément à un CMI, car ses intérêts financiers sont opposés à ceux du client : vendre le plus cher possible ce qui lui revient le moins cher possible. De la part d’un architecte, qui n’a rien à gagner à faire faire un choix technique de mauvaise qualité, c’est incompréhensible.

        1. Bonjour à tous, j’ai une question technique au sujet de mon sous sol. J’ai un pavillon de 1950 avec un sous sol total, sur vide sanitaire. Ce sous sol servait à rentrer les voitures ou entreposer des choses diverses.
          Aujourd’hui, je voudrais l’aménager mais je souhaiterais être à 2m20 de hauteur entre dalle et plafond brute. Je suis actuellement à 2m16, 2m17, ça varie selon l’emplacement.
          Pensez vous que ce genre de dalle fait qu’elle épaisseur logiquement et pensez vous qu’il est possible de la faire raboter sur une épaisseur de 4 ou 5 cm ? Sachant que ce sous sol ne recevra plus de véhicule ou de charge lourde du coup.

          1. Bonjour, votre sous-sol – votre rez-de-chaussée, en fait – ne doit pas être sur vide sanitaire mais plutôt avec dallage béton sur terre-plain, sur hérisson. C’est-à-dire qu’il ne doit pas y avoir de vide sous le plancher de ce rez-de-chaussée.
            Une hauteur actuelle de 217 cm est en effet trop juste. Vous ne pouvez pas raboter 4 à 5 cm de la dalle béton, techniquement n’est pas possible car une dalle ne peut guère être rabotée ainsi sur toute sa surface, en outre elle doit avoir 8 à 10 cm d’épaisseur (à l’époque c’était 8 cm mini, actuellement c’est 12 cm… ), cela l’affaiblirait trop de la raboter ainsi et elle se fissurerait partout.
            En plus, cela ne suffirait pas car il vous faudra bien un carrelage au moins sur colle, dont l’épaisseur compenserait une bonne partie de ce “rabotage”.
            La solution est de casser la dalle au marteau piqueur, d’enlever carrément une trentaine de cm de cailloux et de terre (peut-être un peu plus ?), de couler une nouvelle dalle béton sur un petit lit de cailloux (le sol doit être bien tassé depuis 70 ans…) puis de réaliser l’isolation des murs, éventuellement les cloisons, et le carrelage par la suite. Vous aurez ainsi 230 à 240 cm de hauteur, ce qui est correct.
            Attention ! cela ne peut se faire que sous certaines conditions : d’abord vérifier que cela ne déstabilisera pas les fondations des murs. Il est probable que les fondations sont par semelles filantes, mais il faut faire 1 ou 2 sondages pour vérifier que c’est possible.
            Ensuite, il faut être sûr qu’il n’y aura pas d’humidité dans la maison. Si c’est possible, il faut traiter le problème depuis l’extérieur : décaissement du terrain pour que l’intérieur (niveau sol fini) reste légèrement plus haut que l’extérieur, rejet des eaux de pluie les éloignant de la maison, drain périphérique (correctement fait, rigide, enrobé, pente, exutoire, etc.). Bref, faire ce qu’il faut pour que l’humidité ne rentre jamais dans la maison.
            Vous rencontrez peut-être des canalisations enterrées dans le sous-sol : il faudra y aller avec précaution.
            S’il y avait modification des façades (je penses aux portes et fenêtres), il faudra déposer une Déclaration Préalable de travaux.
            Et peut-être d’autres points auxquels je ne pense pas ou que je ne peux pas connaître. Une visite d’un architecte (d’aujourd’hui 🙂 ) vous serait très profitable. Pour le coût d’une simple visite, il (ou elle) pourra vous expliquer tout ça, même si vous ne lui confiez pas la réalisation des travaux.

  10. bonjour ,

    Dans ma notice descriptive il y est d’inscrit ” pour éviter les remontées d’eau, mise en place d’un mortier hydrofuge entre la fondation et le premier rang d’agglos.”
    est ce utile car beaucoup de maçon applique un mortier hydrofuge sur la première rangée du plancher du vide sanitaire … et en dessous des planelles applique un hydrofuge de type weber fondations

    merci

    1. Bonjour, la coupure de capillarité, c’est-à-dire soit le feutre bitumé, soit le joint avec du mortier hydrofuge, doit être située au-dessus des parois enterrées. Donc, non pas juste au-dessus des fondations, mais à au moins une quinzaine de cm au-dessus du niveau prévu de la terre, du sol fini extérieur, une fois le bâtiment réalisé et les remblais de terre effectués.
      Ceci pris en compte, suivant les 2 cas :
      Si vous avez un plancher hourdis sur vide sanitaire, la coupure de capillarité sera :
      – soit sous le plancher hourdis (c’est l’endroit préconisé par les “règles de l’art” les plus anciennes, car à l’époque, il n’y avait essentiellement que des planchers bois, sensibles à l’humidité et qu’il fallait protéger. C’est pour ça que quelques “anciens” continuent à dire que cette coupure doit toujours être sous le plancher… même en béton. Maintenant, ça a changé, le DTU a évolué).
      – soit sur le plancher, à la base des murs de l’habitation elle-même. C’est là qu’elle est placée généralement de nos jours.
      Si vous avez un simple dallage sur hérisson, la coupure sera évidemment à la base des murs. Il faudra faire attention que ce soit bien à + 15 cm de hauteur / terre remblayée.
      Le lit de mortier avec hydrofuge est une bonne solution, je le préfère au feutre bitumé, car ce feutre créé de fait une coupure de la structure elle-même, seuls les chaînages verticaux reliant alors la construction au soubassement. Et j’ai lu des cas où ce feutre faisant office de “mèche” en faisant pénétrer de l’humidité vers l’intérieur, de façon horizontale…! Bref, je ne vois pas de raison de l’utiliser. Je n’en place maintenant que sous les plancher bois, par exemple dans des ossatures bois avec plancher bois.

      1. Bonjour ,

        En effet mon expert m’a conseillé de réaliser cette coupure de capillarité en dessous du plancher , donc avant la pose des planelles mais lui me dit que je peux utiliser un produit de type trapcofuge du style weber fondation à appliquer en 2 couches croisées au totale de 3mm (en faite le même produit trapcofuge qui sera appliquer verticalement) vous confirmez cela ?

        Par contre mon ami maçon qui à plus de 40 ans de métier me racontait qu’ à l’époque il insérait directement le trapcofuge dans la bétonneuse ce qui rendait le mortier noir et il montait les deux première rangée du VS avec ce mortier hydrofuge.
        mais je pense que son conseil aurait été valable si comme vous me l’avez préconisé si ma maison serait sur hérisson !!

        Donc cette arase hydrofuge qui m’est dû dans ma notice je vais la faire faire sur le plancher du vs et la coupure de capillarité en dessous . est ce que j’ai tout bon ..?

        Merci bon week end à vous

        1. La coupure de capillarité, c’est soit une arase hydrofuge, faite avec un mortier hydrofuge, soit un feutre bitumineux, soit autre chose.
          Ne vous tracassez pas : un plancher hourdis est par lui-même hydrofuge par son chaînage, donc il fera office de coupure de capillarité. Seule la planelle serait à traiter (surtout si elle est en brique. Si elle est en agglo, c’est-à-dire en béton, elle est déjà un peu hydrofuge).
          Donc avec un plancher hourdis, vous demandez une planelle en agglo et vous faites faire le premier rang de mortier des murs (agglos ou briques) avec un mortier hydrofuge. Cela servira de coupure de capillarité.
          Bon week-end à vous aussi.

  11. Bonjour

    Je suis en limite de propriété d’un côté de ma maison, j’ai un vide sanitaire de 80 cm , j’aimerais savoir si en plus de l’enduit trapcofuge seulement de ce côté une membrane delta MS est nécessaire car des sapins (thuyas d’ 1,50) y sont planté ?
    Cela n’ éviterais au cas ou le trapcofuge se dégraderait que les racines pénétres dans les agglos du vs au fur et à mesure des années ?

    Merci

    1. Bonsoir, une membrane type Delta assure une bonne étanchéité (si elle est correctement posée, avec recouvrement, solin en tête, drain). Mais pour un vide sanitaire aéré, le risque n’est pas bien grand, s’il y avait un peu d’humidité en dessous ce ne serait pas grave. A mon avis, dans ce cas, la membrane n’est pas indispensable.
      En outre, je ne crois pas que des racines de thuyas de 1,50 m puissent pénétrer un mur en agglo avec un enduit hydrofuge. Mais ne les laissez pas grossir avec excès, ça peut faire dégâts, assèchement, racines sous les fondations (si pas très profondes). Pour cela, le Code Civil impose des limites aux arbres proches de mitoyennetés.

  12. Bonjour,

    Lorsqu’on construit une maison et qu’il y a une erreur de maçonnerie, implantation sur le terrain, etc… et que le maître d’oeuvre, architecte ou CMI n’a pas vu, il est normalement assuré.

    Le client peut-il exiger le maître d’oeuvre, architecte ou CMI à faire une déclaration à son assurance ? Dans le cas où les dommages sont trop importants ou coûteux pour être modifiés.

    Cordialement.

    1. Oui, bien sûr. Vous pouvez saisir directement les diverses assurances des professionnels pendant la période d’assurance (depuis la réception, pendant un délai de 10 ans pour la décennale). Vous leur demandez directement de réparer le sinistre et/ou le dommage.
      C’est pour ça que vous devez avoir leur attestation d’assurance (les 2 responsabilités civiles : décennale et auprès des tiers) avant de vous engager avec eux, quand vous commandez les travaux.

      1. Merci pour votre retour.
        Pour les sinistres et dommages, il s’agit des décennales qu’on peut saisir par la dommage ouvrage. Mais s’il s’agit un défaut de construction avant réception ? Du à l’erreur du maçon ou que l’architecte n’a pas vu, par exemple, un poteau mal placé ou un mur trop long ou trop court constaté pendant la construction. De quelle assurance s’agit-il ?
        Cordialement.

        1. Il n’y a pas d’assurance pour des travaux en cours et non réceptionnés. Avant réception des travaux, chaque professionnel doit son travail fait et bien fait.
          Votre recours en cas de défaillance est
          – de ne pas payer le professionnel,
          – de le mettre en demeure de faire son travail correctement,
          – et de saisir le Juge compétent en cas de défaillance avérée.
          Attention, ne pas faire une “réception de complaisance” pour saisir par la suite l’assurance : un dommage ou une non-conformité connue avant réception par le client (appelé le “maître d’ouvrage”), ou bien seulement visible, et réceptionnée quand même, n’est pas garantie !
          Seuls les dommages causés aux tiers, c’est-à-dire ceux qui ne concernent pas directement les travaux commandés (par exemple, un artisan endommage la toiture de la maison voisine) sont couverts par l’assurance civile aux tiers (rien à voir avec la décennale).

          1. Merci.
            Si il y a un défaut de construction mais non dommageable structurellement (poteau, fenêtre, pignon mal placé), vous indiquiez plus bas que l’architecte a une part de responsabilité car il aurait pu vérifier en prenant des mesures. S’il faut prendre en charge une démolition partielle, le maçon et-il seul à supporter les frais ? Vous indiquiez que le maçon n’était pas assuré pour ses fautes et qu’il doit prendre à sa charge, mais l’architecte dans tout ça ? A t-il une assurance qui le couvre ? Doit-il participer aux frais de remise en conformité par rapport aux plans ou choix du client ?
            Cordialement.

          2. Je ne peux pas répondre précisément à ce cas, car il faudrait analyser les faits, voir les marchés de travaux et surtout lire les comptes rendus de réunion de chantier, entendre les uns et les autres, etc.
            L’architecte, comme le maçon je présume, a une assurance qui le couvre. Le problème n’est pas là.
            Le problème est : pendant des travaux en cours, une assurance peut-elle intervenir pour un défaut sur ces travaux en cours ? A priori, non.
            Il vous faut d’abord vous adresser à ceux que vous avez missionnés. Si ça ne donne rien, vous devez alors saisir un avocat, comme ça se ferait quel que soit ce ou ces professionnels (artisans, cmi, architecte, bureau d’études, etc.).

          3. Bonjour,

            Si un architecte fait une erreur sur ses plans engendrant au cours de la construction des défaut tel qu’une façade entière trop grande ou trop petite qu’on voit une fois le 2ème étage terminé, j’ai entendu dire que l’architecte était assuré. Si oui, comment fonctionne l’assurance ? Que prend t-elle en charge ?

            Cordialement.

          4. Bonjour, je reprends les explications de messages précédents.

            Dans le cadre de contrats privés, il s’agit de savoir quels sont les engagements des uns et des autres. Ces engagements sont mentionnés dans leurs contrats respectifs. Je présume donc pas d’éléments dans mon message.
            Seules quelques obligations ne peuvent pas être supprimées dans les marchés de travaux, telle par exemple la garantie décennale qui s’applique à tout le monde, même si un contrat prévoyait expressément le contraire (on parle alors de clause “réputée non-écrite”).

            Quel est en général l’engagement de l’entreprise ?
            Je présume qu’elle doit réaliser les travaux conformément au “marché de travaux”, c’est-à-dire aux plans, au descriptif, en respectant les règles de l’art. S’il y a une erreur de dimensionnement, c’est-à-dire de non-respect des plans, c’est donc l’entreprise – ici, le maçon – qui est en faute.

            Quel est l’engagement de l’architecte ?
            Suivre les travaux, pour s’assurer de leur concordance avec les “marchés de travaux”, donc avec les plans, pour ce qui est visible (il n’a pas de boule de cristal pour voir ce qui n’est pas apparent).

            Quand ces engagements doivent-ils être tenus ?
            Au moment où le client (maître d’ouvrage) a accepté la réception des travaux ; c’est-à-dire une fois le bâtiment livré, une fois le chantier terminé.
            En cours de chantier, si l’architecte, ou le client, ou l’artisan lui-même, détectait une malfaçon (de tout ordre : non-respect des plans ou d’une réglementation ou autre), cette malfaçon devra être reprise : les travaux sont en cours de réalisation, un début d’erreur doit être rectifié tout simplement, il n’est pas question de faire intervenir une assurance.

            Ensuite, il y a des cas plus complexes.
            Par exemple, une erreur de dimensionnement telle que celle que vous citez. Si l’on s’en aperçoit à la veille de la réception, une fois le chantier terminé, les artisans du second-oeuvre (plâtrier, électricien,…) devront tout refaire si l’on démolit la maison pour la reconstruire au bon emplacement. Dans la “bâtiment”, l’usage, la règle veut que chacun vérifie le “support” sur lequel il va travailler, dans ce qu’il a d’apparent – par exemple, un plaquiste doit vérifier les dimensions, l’équerrage et l’aplomb d’un mur avant de faire les doublages. Mais ça ne peut pas être une obligation absolue pour tout le monde, le carreleur ne va pas vérifier l’implantation de la maison par rapport aux voisins, etc.
            Surtout s’il y a un architecte qui est censé avoir vérifié tout ça en temps voulu et sur lequel se reposent les artisans de second-oeuvre.

            Donc, dans votre cas, pour résumer mon avis (et sous réserve de connaître les marchés de travaux et les ouvrages, bien entendu):
            – si la maçonnerie n’est pas terminée, donc s’il n’y a pas d’autre artisan qui soit intervenu, la responsabilité est seulement celle de l’entreprise. L’architecte a bien détecté (directement ou pas) la malfaçon, il est encore “dans les temps”, il doit la faire réparer.
            – s’il y avait des artisans de second-oeuvre qui soient intervenus, ils seraient (peut-être, suivant les cas) fondés à demander réparation au maçon de devoir refaire leur ouvrage lors d’une démolition/reconstruction. Pas le client : tant que l’ouvrage n’est pas réceptionné, il est cours de réalisation. L’avis du client n’a à être émis que lors de la réception (je parle “juridiquement”, bien entendu, en fait le client peut donner son avis à tout moment, à titre informatif).
            – si l’architecte a bien détecté la malfaçon, il n’est pas en faute, évidemment (ce n’est pas lui qui a réalisé la maçonnerie).
            S’il avait détecté cette malfaçon trop tard, sa responsabilité peut être engagée, en effet, mais seulement envers ceux à qui elle porte tort :
            o les artisans de second-oeuvre, qui devraient tout refaire gratuitement.
            o éventuellement envers le client pour les complications que ce retard occasionnerait. Mais il faudrait que ce soit vraiment très tardif, par exemple, s’il s’en apercevait le jour de la réception.
            Mais détecter une malfaçon alors que la maçonnerie n’est pas encore terminée, n’est pas constitutif d’une faute de l’architecte pour constat trop tardif.

            Quand à faire une erreur sur ses plans engendrant une malfaçon sur la maçonnerie, il faudrait m’en dire plus pour que je comprenne mieux de quoi il s’agit et que je puisse vous répondre.

          5. Bonjour Monsieur,

            Quand je parle d’erreur de plan, par exemple, si on superpose le plan du RDC et ETG, on voit un décalage d’un angle (mur à 90° au RDC et 87 à l’ETG) ou 2 poutres qui ne se superposent pas sur plan et que cette cause à effet ait décalé une maison de 20cm sur un pignon ou intérieur. Et que le maçon a suivi comme il se doit les plans.

            A qui la faute dans ce cas ?

          6. Sur les erreurs de plan : il n’y a pas d’erreur “voulue” de l’architecte en faisant un angle de 87° au lieu de 90°; c’est une erreur de dessin et, plus probablement, une erreur de cotes (je présume que l’angle n’est pas coté à 87°). Idem pour la superposition des poutres.
            On doit construire avec des plans d’exécution, du moins pour le gros-oeuvre (pas forcément pour la peinture…). Le maçon a donc bâti les murs en suivant les cotes de l’architecte, en prenant le plan de l’architecte comme étant un plan d’exécution.

            Pour savoir qui en est responsable, il faut se référer aux marchés de travaux, et notamment au Cahier des Clauses Administratives Particulières (CCAP) et/ou au Descriptif (CCTP). Dans ces documents, qui doit établir les plans d’exécution ? L’architecte ou l’entreprise ?
            Si l’architecte avait une mission “plan d’exécution”, il est normal que le maçon suive ses plans, l’architecte est donc en faute au titre de sa mission de plan d’exécution, comme le serait n’importe quel Bureau d’Etudes Techniques (en faute vis-à-vis de l’entreprise, pas du client qui n’a pas à intervenir techniquement dans le chantier).
            Si les plans d’exécution sont dévolus à l’entreprise, c’est donc elle qui en est responsable, évidemment.

            Ceci dit, si c’est le cas, il est curieux que l’entreprise ne bâtisse pas l’étage exactement superposé au rez-de-chaussée… Pourquoi n’avoir rien dit avant de bâtir ? Est-elle à ce point distraite ?

          7. Monsieur, Je réponds en italique dans le texte.

            La maison étant entourée de toit terrasse, en fait une partie de la surface habitable de l’ETG s’est transformée en toit terrasse et les angles de la maisons devant être droits ne le sont plus.
            Il y a eu une erreur de dimension et les terrasses sont plus grandes que prévu, au détriment de la surface habitable ? Ce doit être une grosse erreur…

            S’il y a une erreur de plan ou plan d’exécution faits par l’architecte dont il a la mission, est-il assuré pour celà ? Ou comme un maçon qui commet une faute, il doit prendre à sa charge les réparations ?
            Chacun est responsable de ces propres erreurs. Si l’architecte a fait les plans d’exécution, il en est responsable, s’il ne les a pas fait, il n’en est pas responsable.
            Si la maison n’est pas encore réceptionnée, il n’y a aucune faute (juridiquement parlant) vis-à-vis du client. Le client doit constater le jour de la réception si les travaux sont acceptables ou pas. Ce qui ne l’empêche pas de donner son avis avant, mais ce n’est alors qu’un avis.
            Si la maison est réceptionnée et que l’architecte n’a rien vu et donc rien dit, il a une part de responsabilité, bien entendu.

            Le fait qu’il y ait un pignon ou poutre mal placées, ou poteaux mal placés, les poutres faites en usines on soit été trop grandes, soit trop petite, soit les barres avec crosses pas de la bonne longueur. Peut-il y avoir une incidence sur la structure béton ?
            Qui a commandé les poutres ? Le maçon, je présume. Il a dû le faire suivant les plans d’exécution. Qui a fait les plans d’exécution ?
            Quant à l’incidence sur la structure, je ne peux pas répondre comme cela, bien sûr, il faudrait examiner et les plans et surtout l’ouvrage réalisé.

            Cordialement

          8. Monsieur,

            Le client ne peut pas attendre la fin de la construction et donc la réception du chantier pour faire valoir ses droits.

            La question : qui doit prendre en charge les réparations ?

            Aller jusque la réception veut dire que le client doit accepter les modifications intérieures à apporter pour palier aux défauts et donc n’aura plus de recours et donc signer les nouveaux plans d’exécution.

            A ce stade si personne ne prend ses responsabilités, que faut-il faire ? Il me semblait qu’il y avait des assurances pour l’architecte pour erreur de plan ou suivi.

            Cordialement.

          9. Dans mon propos, je présume que l’ouvrage n’est pas réceptionné, et que vous n’arrivez pas à obtenir des actions efficaces de votre architecte..
            Le client peut dire à son maçon et à son architecte : “Je refuse ces travaux, inutile d’aller plus loin, de continuer le chantier. Vous devez corriger vos erreurs. Et comme je refuse ces travaux, je refuse tout paiement : au maçon si ce n’est pas rectifié, et à l’architecte si vous ne mettez pas tout en oeuvre pour faire rectifier ces travaux. Vous avez 15 jours pour reprendre le chantier en ce sens : démolition puis reconstruction.”
            Qui doit prendre en charge les réparations ? Si ce n’est pas réceptionné, c’est l’affaire du maçon – puisque je présume que l’architecte est au courant et n’encourage pas le maçon à continuer (ce qui serait absurde).
            En aucun cas les assurances avant réception. Faire des travaux corrects en cours de chantier, c’est l’affaire des artisans, avec la maîtrise d’oeuvre de l’architecte. Inutile de solliciter les assurances : elles n’ont pas à intervenir et donc elles n’interviendront pas. Je présume que vous n’arrivez pas à vous faire entendre, alors vous espérez qu’en actionnant les assurances, cela permettrait de trouver l’issue au problème ?
            Une seule chose à faire : vous écrivez une lettre R+AR au maçon et à l’architecte, où vous mentionnez quelque chose comme la phrase que je mentionnais au début de mon message.
            Je vous conseille d’aller voir un bon avocat (c’est-à-dire réactif, efficace) pour que ce soit lui qui leur adresse cette lettre.
            Et si ça ne marche pas, vous assignez. Vous verrez comme on discute beaucoup mieux quand on a d’abord assigné.
            Bonne détermination.

          10. Bonjour,
            L’architecte ou maître d’œuvre peuvent ils dénoncer le contrat qui les lient au client pour fuire leur responsabilité ? Si oui, dans quelles conditions ?

          11. Bonjour, je vais parler pour les architectes, par référence au Code des Devoirs professionnels que tout architecte s’est engagé à respecter.
            Pour les “maîtres d’oeuvre”, qui ne constituent pas une profession en soi (la maîtrise d’oeuvre est une fonction, pas une profession à part), il n’y a pas de tel code, les modalités et les engagements sont libres, aussi tout dépend du contrat signé, à chaque fois.
            Non, l’architecte ne peut pas dénoncer son contrat pour “fuir ses responsabilités”, comme vous dites. Dénoncer son contrat sans raison valable serait assimilé à une faute professionnelle.
            Par contre, l’architecte a le droit de dénoncer son contrat – et heureusement – quand les conditions minimales de son exercice ne sont pas présentes. L’architecte n’a pas à subir un exercice intenable. Même si c’est un métier difficile, ce n’est pas le bagne, quand même.
            Etre architecte, c’est d’abord conseiller son client. Comme pour toutes les professions libérales, c’est la base de notre métier. Nous avons une obligation de moyens (“tout mettre en oeuvre pour…”) et non de résultat (nous ne vendons pas nous-mêmes les travaux au client, nous sommes indépendants des entreprises, c’est ce qui nous permet de le conseiller en toute objectivité.
            Ces raisons sont donc en premier lieu la perte de confiance manifeste de la part de son client. Comme pour un médecin ou un avocat, si vous ne faites pas confiance à votre architecte, il doit cesser sa mission. Et il y a également toutes les raisons qui en découlent, comme : immixtion dans la conduite du chantier, refus de suivre ses préconisations, refus de paiement, refus de suivre la loi (comme la conformité au permis de construire), etc. Bref, tout ce qui prive l’architecte d’action ou, du moins, qui le prive d’action suivie d’effet.

  13. Bonjour M.ESPAGNO, le maçon est intervenu pour faire les aérations de vide-sanitaire à 46 cm de profondeur par rapport au sol carrelé intérieur ( vide sanitaire qui existe donc bien aussi sous le salon). Une bonne chose donc. Je m’aperçois qu’il a sondé 10 cm au-dessus ( puisque cela est recimenté). Or, sauf erreur, c’est l’emplacement du chaînage mais ceci étant, je pense qu’il n’a pas pu aller loin, la planelle de béton de 5 cm devant être la première à apparaître après l’enduit.
    Qu’en pensez-vous ?
    Nota bene : y aurait-il un risque s’il avait touché le chaînage ? Béton éclaté ? Ou section d’une tige de chaînage ?
    À vous lire, bien cordialement. Thierry

    1. Bonsoir, à -46 cm du sol fini intérieur, on doit très probablement être sous le plancher hourdis. Le plancher hourdis fait le plus souvent 20 cm de haut, parfois moins mais très rarement plus, ce qui laisse 26 cm de revêtement sur le plancher ! Ca me parait trop pour être possible.
      Pourquoi le maçon a-t-il rebouché ? Il faudrait lui demander, peut-être un tuyau juste derrière qui gênait pour l’aération, ou quelque chose comme ça…
      De toute façon, s’il avait rencontré le chaînage, il n’aurait surement pas continué à casser, donc il n’aurait donc pas dégarni les aciers.
      Mais demandez-lui, tout simplement, vous aurez alors surement l’explication.

      1. Merci pour votre réponse, mais le maçon est parti en vacances. C’est à 36 cm initialement qu’il voulait faire l’aération. Et qu’il a fait finalement à 46 cm en rebouchant la première ouverture. Il l’a fait À la scie circulaire est au marteau-piqueur. J’ai vu qu’il y avait plusieurs dalles (compression, isolation, pour carrelages …) Et peut-être un ajout pour plancher chauffant. Ce qui peut faire , Sauf erreur, encore 20 cm. Je présume qu’il faut considérer effectivement qu’il a dû sonder au burin avant de passer au marteau-piqueur et que s’il est tombé sur le chaînage, il a dû changer d’emplacement sans persévérer, comme vous le dites.

    2. Merci pour votre réponse, le maçon est en vacances mais justement il vient de me rappeler suite au message que j’avais laissé. A 36 cm, effectivement il a rencontré le plancher avec sa scie circulaire. D’après ce qu’il me dit, rencontrant le béton, il est descendu de 10 cm. Et a priori sans persévérer à 36 cm. Bien cordialement

      1. Un carrelage sur plancher chauffant, donc avec isolation, chape de ravoirage, etc. peut faire facilement 15 à 18 cm cm d’épaisseur. C’est ce qui a dû se passer. Le maçon a dû arriver à la base du chaînage, et arrêter quand il s’en est rendu compte, surement rapidement.

    1. Bonjour, la question est trop imprécise pour que je puisse vous répondre de façon… précise.
      Le soubassement est la partie de la construction située en dessous du plancher du rez-de chaussée, il repose sur les fondations.
      On place des armatures dans le béton armé (par définition: armé = avec des armatures, des aciers), et maçonnerie, le béton est toujours armé :
      dans les fondations, dans les chaînages verticaux (raidisseurs), voire dans les murets en béton (par exemple dans des agglos à bancher), sur les poutres et longrines, bref, partout.

  14. Bonjour ,

    Je tenais une fois de plus à vous remercier pour vos nombreuses informations !

    Sur un côté de ma maison je suis en limite de propriété ,des attentes de seulement 40 cm courbées au dessus et espacées de 20 cm sont déjà assemblées à la semelle dépassent de la fondations alors que mon VS fera 80 cm …….

    Ce sera donc un mur banché ou coffrant , faudra t’il que toutes les attentes de toute la longueur soient prolongées jusqu’au haut du plancher du vide sanitaire ou seulement les poteaux d’angles du début et fin du mur devront être prolongés ?

    Merci

    1. Bonjour, merci du message.
      Les armatures en attente tous les 20 cm, de 40 cm de long et bien recourbées en tête, sont parfaitement conformes au règles de l’art. La liaison avec le reste de l’ouvrage à venir sera très probablement bien faite.
      C’est même rassurant pour la suite 🙂

  15. Bonjour ,
    Le géotechnicien préconise une protection sous forme d’une membrane étanche posée en fond de vide sanitaire recouverte de 20 à 30 cm de matériaux graveleux, pour maintenir un degré d’humidité dans les sols d’assise en réduisant le phénomène d’évaporation.

    De quelle matière doit être cette membrane ? le matériaux graveleux pourra t il être de simple cailloux les moins couteux ?

    Merci

    Bien cordialement

    1. Bonjour, je trouve ces préconisations bien sévères. Ne vaudrait-il pas mieux aller chercher un sol plus stable en profondeur ? Mais je n’ai pas connaissance du terrain ni de l’opération ni du rapport de l’étude de sol…
      Une membrane étanche se trouve chez un marchand de matériaux. Pour seulement maintenir un degré hygrométrique, un bon polyane, assez épais (pour ne pas le déchirer lors du remblai en cailloux) et avec de bon recouvrements (30 à 40 cm, par exemple) devrait faire l’affaire. C’est le plus économique.
      Pour le remblai, oui de simples cailloux. 20 à 30 cm me parait être une épaisseur importante…?
      Bon chantier.

  16. Bonjour ,

    Mr Espagno
    Des nouvelles de moi !
    Comme quoi ne pas payer ça à s’en intérêt …….!!!
    Au dessus de mon gros béton de 40 cm le constructeur n’a donc coulé ma fameuse semelle de 35 cm avec armatures intérieures surélevées !!!dans les angles barre de liaison apparemment très bien placées et surtout l’ensemble à été ligaturé poteaux d’angle compris ………. et non pas plantés après coulage !!!je suis resté présent tout le temps du coulage ….
    Je me retrouve donc avec une fondation descendues entre 1,2 m à 1,5 m par rapport au niveau du terrain fini extérieur, comme le stipulait le géotechnicien … mais que cela a été dur à obtenir ! (4500 euros d’expertise plus tard) …

    J’avais quelques petites questions je précise que j’ai un terrain en zone sismique très faible avec terre argile moyen , les poteaux d’angle deux fer de 10 mm ne font pas la longueur du vide sanitaire qui sera de 80 cm ils dépassent de la fondationpar endroit de seulement 34 cm , devront ils être ligaturés par la suite avec ceux du plancher du vide sanitaire et ainsi de suite ???

    Concernant la fameuse coupure de capillarité que 95 % des constructeurs ignorent …. si j’ai bien compris celle -ci devra dans le cas d’un VS être située avant la pose des planelles donc avant le plancher houris.
    J’ai posé la question au maçon et celui-ci utiliserait verticalement comme coupure le même enduit pour rendre le vs imperméable horizontalement (Qu’en pensez-vous ?). Mon expert a confirmé en effet que selon le dtu une arase pour coupure peut être réalisé avec un produit type trapcofuge , faut il encore que je vérifie si ce produit est du type weber dry primo pour coupure de capillarité et surveiller la bonne mise en oeuvre en deux couche croisées …..

    Merci beaucoup

    Bien cordialement

    1. Pour les poteaux d’angles, oui il faut que la continuité de la liaison soit bien assurée, avec un recouvrement suffisant ( une bonne trentaine de cm, probablement un peu plus) ou alors, il faudra souder les aciers à ceux en attente. Si la liaison n’est pas bien faite, pas suffisante, c’est comme s’il n’y avait aucun acier ! Vérifiez donc que ces liaisons soient bien assurées, bien faites. La section des acier est beaucoup moins importante.

      La coupure de capillarité peut être assurée par le chaînage lui-même : le béton armé est étanche. Il ne faut pas une planelle en terre cuite (pas en brique, sensible à l’humidité) mais en agglo de béton, et il faut que la base des murs de l’habitation (à partir du haut du plancher hourdis) soit surélevée d’au moins 15 cm / terre. Vous pouvez aussi mettre une feutre asphalté (ou autre coupure de capillarité).
      Mais tout ceci, à condition d’être bien surélevé / terre une fois remblayée, est moins important que la continuité des chaînages, horizontaux et verticaux.

      1. Bonjour monsieur Espagno

        Mon ami Maçon m’a dit qu’il n’était pas nécessaire de ligaturer les poteaux si le recouvrement est suffisant ! Pouvez-vous confirmer ?

        Bien cordialement

        1. Bonsoir, la continuité permettant la résistance d’une liaison, que ce soit pour un poteau ou un chaînage ou autre, se fait bien par recouvrement des aciers (les armatures). Et il faut en effet que ce recouvrement soit suffisant. Ca se calcule suivant le diamètre des aciers, mais en pratique, des longueurs d’une quarantaine ou cinquantaine de cm sont largement suffisantes.
          Les ligatures ne servent pas à assurer la continuité de cette résistance (elles seraient d’ailleurs beaucoup trop fines), mais à stabiliser, à maintenir bien en place les armatures pendant le coulage du béton : il faut en effet que leur position soit précise et ne soit surtout pas bousculées par le béton que l’on coule.

          1. Bonjour ,

            Les maçons m’ont monté une partie du VS! Au bas des agglos il y a des trous de réalisé pour ligaturer jusque la ok.
            Ce qui me pose problème c’est que les agglos d’angles n’arrivent pas pil poil au milieu des armatures !i ils ont été obligé de les tordre pour les faire entrer dans les agglos, donc la base de certain poteau se retrouve en dessous du joint du mortier avant d’entrer dans le poteau donc en étant tordu . désolé c’est très difficile à expliquer.

            Merci

            Bien cordialement

          2. Bonjour,
            le vide (dit “sanitaire”) est le vide qu’il y a entre le plancher béton hourdis, surélevé (sous le plancher du rez-de-chaussée de votre maison), et la terre. Il est visible à tout moment par la ou les trappes de visites qu’il doit y avoir à la base des murs (ce qu’on appelle le soubassement).
            Les trous dans les agglos (des “réservations”) pour qu’on puisse couler du béton permettront de faire des chaînages verticaux (cette ceinture de béton armé qui “ficelle” votre maison comme un paquet-cadeau, pour éviter les fissures).
            Comme dans toute ficelle, tout paquet, ce sont les noeuds qui sont le point faible s’ils sont mal faits. Il faut donc bien liaisonner les jonctions des chaînages en béton armé. Ce sont des liaisons, pas des ligatures (les ligatures sont des petites attaches fines qui ne servent qu’à bien maintenir en place les barres d’acier quand on coule le béton, pour ne pas qu’elles soient bousculées. Elles ne servent à rien d’autre, elles sont trop fines pour résister aux efforts d’un bâtiment).
            Vous voyez, le “bâtiment” à tout un vocabulaire, un jargon technique 🙂 . Ca sert à bien communiquer entre architecte, artisans, bureaux d’études, etc. Le client, lui, n’a pas à l’apprendre, heureusement pour lui.
            Si les armatures en acier doivent être tordues pour correspondre aux réservations (aux trous) dans les agglos, ce n’est pas bon signe. Comment un maçon peut-il se tromper à ce point sur un ouvrage aussi simple ? Il n’a pas de mètre ? ou il ne s’en sert pas…
            Un acier tordu ainsi va créer ce qu’on appelle des “poussées au vide” et donc il ne remplira pas correctement son rôle. Ce n’est pas le sinistre assuré, quand même, mais ce ne devrait pas être fait comme ça.
            Dès le début, vous aviez constaté le peu de sérieux du CMI à qui vous avez confié l’opération, si je me rappelle bien. Tout indique qu’il choisit des sous-traitants les moins chers possible (pour faire sa marge). Il aurait mieux valu laisser tomber avec lui, me semble-t-il.
            Continuez à être vigilant.

          3. Bonjour ,
            encore merci de votre retour

            Oui en effet j’aurais du laisser tomber dés le début …..
            Ne vaut il pas mieux enlever les agglos ou les attentes sont en manivelles et refaire des scellements chimique pour les replacer au bon endroit ? (je précise que je suis en zone sismique 1 très faible et en terre argileuse moyenne)
            Si je laisse continuer vu que pour vous ce n’est pas le sinistre assurée pensez-vous que les désagrément occasionnés pourraient être importants ?
            Car avec eux tout blocage peut encore durée des mois ….dois-je reprendre un expert pour constatations ou selon vous ce n’est pas assez important ?

            Merci
            Bien cordialement

          4. Je ne sais que vous dire. Ce n’est pas parce que vous avez des pneus un peu trop lisses que vous allez avoir forcément un accident… ça augmente simplement le risque.
            Il faudrait en effet missionner un expert indépendant pour vérifier les travaux au fur et à mesure (c’est le métier d’un architecte), car il y a ce que vous voyez et il y a ce que vous ne voyez peut-être pas. Mais en trouverez-vous ? Pas évident dans ces conditions, avec un CCMI et des artisans inconnus, sans marché de travaux.
            Quant au problème des aciers tordus, on ne peut se prononcer qu’en les examinant sur place, bien sûr.

  17. Bonjour,

    Nous souhaitons agrandir notre maison (123m2) avec le garage attenant (51m2).
    La maison à été construite en 2011 sur des pieux de 12m et avec un vide sanitaire, car nous sommes sur un sol argileux.
    Le garage, construit en même temps, n’a été fait que sur un hérisson.

    Est-ce qu’il existe une possibilité, sans détruire le garage pour refaire les fondations, pour éviter d’avoir des fissures sur le nouveau sol et les murs ? (éviter les impacts du mouvements du sol).

    Également, est-ce que la maison risque d’être impactée (fissure façade,…) car le garage n’est pas sur vide sanitaire ? (au vu de l’article très bien fait, je dirais que non, mais je préfère demander :))

    Merci d’avance pour votre expertise et aide,
    Bien cordialement,

    1. Bonsoir, des fondations à 12m de profondeur, c’est énorme ! Personnellement, les plus profondes que j’ai fait faire étaient de… 11m.
      Cela montre que ceux qui ont construit étaient “des gens sérieux”. C’est rassurant.

      Les murs du garage sont probablement fondés eux aussi à 12m, sinon il y aurait plusieurs fissures, notamment à la jonction garage/habitation.
      Le problème n’est donc que sur le sol du garage, un dallage sur hérisson. Il doit comporter plusieurs fissures résultant des mouvements du sol en surface. Ce sont probablement des fissures inesthétiques, ne rentrant pas dans le cadre de la garantie décennale (c’est pourquoi elles n’ont pas été réparées dans les 10 ans qui suivent la réception).

      Que pouvez-vous faire ?
      1 – laisser comme ça. Vous ne risquez guère que le problème s’aggrave et rende le garage inutilisable (à moins que les fissures soient très importantes). Vous pouvez si vous voulez les colmater, mais elles vont réapparaître avec le temps. Ca les dissimulera un peu…
      2 – faire un plancher porté sur les murs (après vérification qu’ils sont bien fondés comme les murs de l’habitation). Un peu compliqué et cher, évidemment. Je ne pense pas que ça vaille le coup (ou plutôt, “le coût”).
      3 – faire un revêtement ayant une certaine souplesse permettant d’absorber les mouvements du sol. Il faudrait y réfléchir et faire une recherche plus exhaustive, mais j’imagine par exemple un revêtement en petits pavés, sur une couche résiliente ou même sur un simple lit de sable. Vous pourriez avoir un sol qui restera en état, sans fissure, pour un prix très mesuré.
      Un architecte (d’aujourd’hui 🙂 ) pourra concevoir un tel sol.

      Le sol du garage n’a aucun impact sur le sol de la maison, ni sur la maison en général.

      1. Bonjour,

        Merci beaucoup pour cette réponse si rapide, ça fait plaisir ! 🙂

        Donc la maison sera épargnée (ouf).
        Par contre nous voulons agrandir la maison en utilisant ce garage (donc faire l’isolation complète, puis rajouter des cloisons, des portes, l’électricité un peu partout, enlever les portes de garages, etc…).
        Et c’est là notre problématique, est-ce un projet envisageable sachant que la dalle du garage est sur hérisson ? Je crains que même avec un sol souple, les cloisons et le reste des travaux que nous souhaitons faire en souffre beaucoup (des fissures, etc).

        Merci d’avance,
        Bien cordialement,

        1. Ah oui, un sol qui “bouge un peu” est admissible pour un garage, mais pas du tout pour une habitation.
          Là, il faut un plancher porté. Le garage est grand, donc c’est moins simple de faire un plancher porté, puisqu’il devra s’accrocher aux murs, murs qui seront loin (quelle est la plus petite dimension du garage ?).
          Ce plancher ne peut être étudié que par un architecte, sur place, je ne peux pas le faire à sa place, ici.
          Bon aménagement, cordialement,

        2. Bonjour monsieur
          Que pensez-vous.sez vous d’une maison construite sans vide sanitaire sur terrain sablonneux.
          Sur le point de faire un achat l’agent immobilier nous assure qu’il n’y a aucun risque.
          Votre avis vous serait précieux
          Merci d’avance
          Bien cordialement

          1. Bonjour, si la maison date déjà de quelques années, une dizaine d’années, par exemple, l’absence (ou la présence !) de fissures en façades vous donne une indication assez fiable de la portance du sol.
            Les fissures qui indiquent une faiblesse des fondations sont en général en diagonal (parfois verticales), ou en “marche d’escalier” (une marche pour chaque brique ou chaque agglo). Les travaux de confortement des fondations sont alors lourds et onéreux. Un sol sableux étant plus sujet à instabilité, vous pourrez voir ainsi ce qu’il en est en faisant soigneusement le tour de la maison.
            Les fissures horizontales sont en général des fissures due aux dilatations de différents ouvrages entre eux (chaînage et mur, par exemple). Elles ne sont pas très esthétiques, mais elles sont sans gravité.
            Et ce sera la même chose pour le sol : s’il est affaissé et/ou fissuré, catastrophe… Sinon, tout va bien. Pensez à bien regarder sous les plinthes : elles restent accrochées aux murs alors que le sol s’affaisse : c’est un signe révélateur de ce type de désordre.
            Si la maison est toute récente, demandez l’étude de sol, et essayez de savoir si elle a été bien respectée.
            Bien cordialement aussi,

  18. Bonjour Monsieur,

    Je vous remercie pour cette article mais au risque de paraître imbécile j’ai besoin de davantage d’explications
    Si j’ai bien saisi le hérisson serait une dalle sur lit de caillou, le vide sanitaire des rangs de parpaings et des piliers et le radié un mix des 2 a savoir rang de parpaings comblés ?
    Est-ce qu’un hourdis est un synonyme de radié ? Idem pour un hérisson et un dallage sur terre-plein ?
    Le constructeur nous a proposé un radié avec 2 rangs de parpaings pour avoir de la marge (a priori un seul suffira mais nous n’avons pas encore l’étude des sols puisque les viabilisations commencent en septembre)

    Si Bill Gates vous demandait un plein pied de 90m2 sur terrain plat que lui conseilleriez vous ?

    Merci d’avance.

    Merci également pour ce site qui est une mine d’informations.

    Cordialement

    Gaelle

    1. Bonjour, je réponds à vos 2 derniers messages.
      Quels sont les différences entre les 3 types de planchers bas d’une maison ?
      Il faut d’abord comprendre le principe de chaque plancher, avant d’y voir des agglos, du béton, du vide, etc.

      DALLAGE SUR HERISSON : on pose simplement une dalle de béton par terre, on a juste enlevé un peu de terre avant pour ne pas poser la dalle dans la boue (20 ou 30 cm par exemple) et on a remplacée la terre enlevée par des cailloux (hérisson).
      C’est le plancher bas le plus simple, le plus rustique, et le moins fiable (la dalle est posée par terre, en surface, sur un sol pas toujours stable).

      HOURDIS SUR VIDE SANITAIRE : on ne pose pas le plancher par terre, mais on le pose sur des murs (le “soubassement”). Il est donc un peu surélevé, il a donc un peu de vide dessous. Ce vide dessous s’appelle : “vide sanitaire”. C’est une bonne solution technique : le plancher repose sur des murs (à la base des murs de façade et des murs intérieurs). Et comme ces murs sont bâtis sur des vraies fondations, profondes (suivant l’étude de sol) et donc qui ne vont pas s’enfoncer plus tard, le plancher lui non plus ne s’enfoncera pas.
      La hauteur du vide sous le plancher n’a aucune importance technique : 20 cm (un seul agglo), 40 cm, 60 cm, 80 cm… suivant le nombre d’agglos en hauteur. A partie de 60 cm, on peut considérer que c’est “visitable” (on peut y aller… en rampant !).C’est comme un plancher sur une cave, un sous-sol, sauf que ce n’est pas assez haut pour en faire une vraie pièce.

      RADIER : c’est tout le soubassement qui est rigide et indéformable. Quand le sous-sol est tellement mauvais, tellement instable, par exemple sur 15 m ou 20 m de profondeur (ça m’est arrivé de rencontrer de tels terrains, 2 ou 3 fois dans ma vie), on ne peut même pas faire des pieux aussi profonds pour une simple maison. Le coût est disproportionné. Alors on fait un RADIER.
      Imaginez que la maison repose sur une coque en béton armé, indéformable. Pensez à l’Arche de Noé qui aurait un fond plat. Le soubassement et le plancher bas sont tout en béton armé, liés entre eux, indéformable. En quelque sorte, la maison “flotte” sur le terrain. La maison va s’enfoncer (un tout petit peu, rassurez-vous) mais l’ensemble va rester stable, ne va pas se fissurer.

      Quant à ce que dit le CMI, vous comprenez que parler pour un même plancher de “radier” et de murs de soubassement en “agglo” est… curieux. Dans un radier, tout doit être en béton armé, comme pour faire une cuve en béton armé. Peut-être parle-t-il de soubassement en béton armé coulé dans des blocs-à-bancher ? Hum…
      Un radier est très cher, aussi je serais très très surpris qu’un CMI en propose un. Que dit votre étude de sol ?
      Je pense que le CMI parle de “radier” pour parler en fait d’un autre plancher ! Que montre le plan de COUPE ? Est-ce qu’il y a du vide sous le plancher ? Si oui, c’est un hourdis, sinon c’est un dallage sur hérisson – ou un radier, mais j’en serais très très surpris. Posez-lui la question telle quelle : “Avez-vous prévu un dallage sur hérisson ? ou un plancher hourdis porté ?” Vous aurez une réponse claire.

      Si Bil Gate me demandait quel plancher choisir, je lui dirais de me donner l’étude de sol pour le déterminer. C’est une question de connaissance des critères à prendre en compte (sous-sol) et de bon sens.

      Et de toute façon, personne ne peut choisir quel type de plancher prévoir tant que vous n’avez pas l’étude de sol.

      1. Bonjour
        Un grand merci pour cette réponse qui est très claire.
        Nous n’aurons l’étude de sol que dans 2 mois et nous en sommes au choix du CMI.
        Je vais leur poser la question, nous souhaitons un VS et non un dallage sur hérisson.
        Merci encore.

        1. … et vous avez bien raison de choisir un hourdis sur vs.
          Un dallage sur hérisson ne peut se faire qu’en de rares occasions, sur des terrains parfaitement plats et surtout, dans des zones exceptionnelles où le sol est toujours très stable, été comme hiver, insensible à l’humidité, et très résistant en surface : c’est rarissime de réunir toutes ces conditions.
          Un délai de 2 mois pour avoir l’étude de sol me parait être très long. On l’a en général dans le mois qui suit la commande.

          1. Nous avons réservé un terrain sur un lotissement non viabilisé encore. Les viabilisations commenceront en septembre et c’est le lotisseur qui prend en charge l’étude de sol.
            Nous avons vu plusieurs constructeurs et nous hésitons entre 2 maintenant (1 CMI connu sur le grand sud-ouest ou une coopérative d’artisans)
            Étonnant qu’ils ne proposent pas les mêmes choses.
            Toujours est-il que pour bien choisir il faut avoir tous les éléments

          2. Etude de sol : il faut qu’elle puisse s’appliquer à votre terrain. Les “défauts” du sous-sol sont parfois très localisés. Il m’est arrivé de rencontrer un sol franchement différent pour un même bâtiment ! d’un bout à l’autre, ce n’était pas le même sol.

            Normal que les gens à qui vous vous adressez ne proposent pas la même chose : un bâtiment, comme l’est une maison individuelle, est un prototype fait à la main, toujours de façon individualisée. Chacun peut proposer ce qu’il veut. Le monde du “bâtiment” est une jungle. C’est pour cela que depuis des milliers d’années, on a inventé les architectes : pour conseiller et guider le client qui n’y connaît rien, pour qu’ils ne s’en remettent pas aveuglément à ceux qui leur vendent des travaux et leur fassent faire une mauvaise affaire (vendre cher des travaux où la qualité n’est pas là, pour faire de la marge sur le dos du client), mais qu’ils puissent avoir les conseils d’un professionnel qui, lui, ne leur vend pas les travaux : ça change tout ! Car en étant indépendant, en ne vendant pas les travaux, les architectes (d’aujourd’hui 🙂 ) sont crédibles, ils ne sont pas “juges et parties”.

          3. Donc il vaut partir sur un VS pour éviter toutes mauvaises surprises à l’étude des sols.
            Je vais demander a ce qu’on me fasse le devis comme ça 🙂

            Merci encore pour ce site ainsi que pour votre temps.

          4. Oui. Je ne fais moi-même que des planchers hourdis sur vide sanitaires – sauf les garages où le dallage sur hérisson est admissible si le sol n’est pas mauvais (stable) en surface. Ce qui n’est pas toujours le cas.
            Et l’étude de sol vous dira à quelle profondeur faire les fondations.

  19. Bonsoir Monsieur, pourquoi le plancher béton armé qui repose sur le vide sanitaire ne serait il pas directement teinté dans la masse et poli plutôt que de faire par desss une autre dalle ou chape (je n’arrive pas comprendre la différence) béton colorée par dessus ? Je m’explique, je vais faire construire une maison plein pieds. Je souhaite que le sol ait un aspect béton poli. Est-il possible que la première chape soit directement teintée dans la masse ?
    Bien cordialement, Marion Arnoux.

    1. Bonjour,
      Teinter dans la masse un plancher béton pour qu’il serve directement de sol fini, apparent quand la maison sera finie : c’est possible, ça s’est même fait parfois. Ce n’est pas une bonne solution pratique, pour plusieurs raisons :
      – le sol doit être poli, bien lisse. Et il va subir tout le chantier (échafaudage, coups, etc.) ; il sera donc très probablement abîmé quand la maison sera finie.
      – les techniques de construction actuelles sont conçues pour avoir des chapes. Par exemple, la base des cloisons placo, les diverses fixations des portes, il faudra bien avoir quelques gaines (électricité, eau, etc.) en sol ce qui implique qu’il faut les avoir placées avant dans le plancher béton au risque de l’affaiblir,
      – un plancher béton “travaille”, il porte les pièces habitables, il va (très légèrement) se dilater (hiver, été, etc.) donc il va (très légèrement) se fissurer, c’est normal. Mais ce sera apparent plus tard !
      Toutes ces complications font que c’est un moins bon résultat – et plus cher ! – que faire une chape. La chape est faite plus tard dans le chantier (comme le carrelage, vers la fin du chantier), chape qui pourra se dilater librement, pièce par pièce (elle ne sera pas bloquée par les murs)
      Et la chape peut être, elle aussi, teintée dans la masse pour rester apparente.

  20. Bonjour,
    Malgré toutes vos explications je n’arrive pas bien à saisir la différence entre les 3 styles de fondations.
    Si je comprend bien le hérisson est un lit de caillou, le vide sanitaire c’est piliers et rangs de parpaings et donc le radié serait un mix des deux a savoir 1 ou 2 rangs de parpaings comblés ?
    Le constructeur nous a parlé de radié en disant qu’il avait compté large pour le devis puisqu’il avait compté 2 rangs et qu’à priori un suffira (n.b. : les viabilisations du lotissement commenceront en septembre nous n’avons donc pas d’étude du sol)
    Si j’ai bien compris le radié serait la “rolls” des fondations ?
    Merci d’avance pour vos réponses.
    Cordialement
    Gaelle

  21. Bonjour, je me demandais ces temps-ci et avant de trouver votre exposé d’une clareté limpide (même si l’idée me paraissait saugrenue), si les deux systèmes pouvaient coexister au sein d’une même construction….Par “construction” même telle que vous l’avez explicitée, il ne peut y avoir, pour une construction donnée faite en un seul tenant, qu’un hourdis sur vide sanitaire total (ou un dallage sur terre-plein total). C’est soit l’une des méthodes, soit l’autre et ce pour l’ensemble de la construction. Ai-je bien compris ? … Si un vide-sanitaire n’est visible qu’à un endroit donné par une trappe au sol pour l’arrivée d’eau ( inaccessible de passage, juste pour voir le compteur d’eau sur le tuyau d’arrivée), car il n’y a ni ouverture latérale aux murs pour accéder ni même ouverture d’aération, on a donc la certitude que ce vide-sanitaire existe et donc aussi qu’il est sur toute la surface au sol de la maison …Est-ce bien cela ? A vous lire, cordialement. TM

    1. Bonjour, même si cela paraît incohérent, il peut y avoir une partie de la construction sur plancher porté (tel un hourdis sur vide sanitaire) et une autre partie sur un dallage en béton posé par terre (disons, sur un lit de cailloux, appelé hérisson). Comme dans une maison, on trouve généralement la partie habitation sur vide sanitaire et le garage sur dallage.
      Si le sol de votre habitation est du même niveau dans son ensemble, sans marches intérieures, il est probable (mais pas absolument certain) que toute la construction est avec le même type de plancher (soit hourdis soit dallage).
      A vérifier en détail pour votre cas. A l’inverse de “l’industrie”, une des caractéristiques du “bâtiment” est qu’il n’y a QUE des cas particuliers, que des prototypes uniques. On doit donc toujours raisonner au cas par cas.

      1. Bonjour Monsieur et merci pour cette réponse.
        Bonjour, je réponds en italique dans le texte.

        Pour le garage effectivement, cela peut, à la limite, s’admettre, même s’il fait partie intégrante de la construction. Ce n’est pas trop choquant
        En l’occurrence, pour nous, il y a une trappe dans le garage qui permet de voir le compteur d’eau avec l’arrivée d’eau.

        Je me permets d’affiner selon nos caractéristiques propres, votre approche probabiliste, qui d’une façon générale est mienne aussi :
        1) On a donc une trappe dans le garage (pour l’arrivée d’eau et à priori inaccessible pour faire autre chose que regarder le compteur), les tuyauteries de la cuisine, M à Laver le linge, et wc du bas vont sous le carrelage, le gros tuyau d’arrivée d’eaux usées de l’étage descend via le garage et disparait lui aussi sous la dalle du garage pour revenir visible grâce au petit regard devant la porte du garage.
        La question est pour le salon… qui n’a pas de descente d’eau.

        2) Le terrain est argileux et donc il ne doit normalement n’y avoir que la technique du vide sanitaire.
        Il y a 30 ans, on ne faisait pas souvent d’étude de sol (quelle erreur…)

        3) le seul dénivelé au RDC est une légère marche qui donne sur le garage.

        En revanche, outre la trappe inaccessible pour visiter, il n’y a pas d’autre trappe ni d’ailleurs d’ouverture de ventilation.

        J’ose espérer (mais on est sûr de rien tant qu’on n’a pas vérifié, comme vous le dites si bien) que KB qui a fait la maison, il y a 30 ans, sur un sol argileux a opéré ici dans les règles de l’art. Sinon, on peut dire que cela serait proprement scandaleux.
        Si la maison n’a pas “bougé” de façon marquée pendant 30 ans, vous ne risquez pas grand’chose.
        On peut donc supputer avec une haute probabilité qu’il y a aussi le vide sanitaire dans le salon.
        NB:Il y a d’ailleurs des aérations externes pour l’habitation en RDC mais qui n’aboutissent pas à l’intérieur de la maison.
        Ce sont des aérations du vide sanitaire, probablement ?

        Je présume que pour vérifier de visu (voire pour faire une aération), on peut percer dans le mur en se mettant bien en dessous de l’hourdis… et que cela n’est pas de nature à fragiliser la construction ( ?)
        Des percements pas trop grands dans les murs de soubassement sont possibles, bien sûr.

        A vous lire, bien cordialement.
        Thierry

        1. Merci encore pour cet éclairage.
          Oui, le plancher du salon est à priori impeccable.
          Les aérations externes sont à niveau du plancher plus cinq centimètres (Elles donnent sur la brique creusée mais sans ouverture en face dans le salon)
          Un maçon me propose de faire une cour anglaise d’accès mais n’est-ce pas risqué sachant que vous évoquez des percements pas trop grands?

          1. Il y a parfois des aérations de vide sanitaire qui passent… par le chaînage ! C’est peut-être le cas ? C’est à proscrire absolument, mais toute malfaçon n’entraîne pas toujours un sinistre, heureusement.
            Une cour anglaise d’accès au vs est une bonne solution, c’est un peu délicat à réaliser – “pas tellement”, quand même – un bon maçon s’en tirera très bien.

  22. Bonjour
    J’ai une petite maison sur deux étages (50 mètres carrés) à Nantes, construite probablement vers les années 70, avec au rez-de-chaussée un garage avec une dalle de béton et l’autre moitié au sol. La hauteur est de 195 centimètres, et les fondations du sol sont en pierre, épaisses de 80 centimètres, les pierres sont collées avec du mortier. J’ai creusé le sol pour faire une dalle, mais le mortier entre les pierres est humide et rune. Il y a un drainage autour de la maison, mais le terrain est incliné vers la façade. Ma question est la suivante: devrais-je vider le mortier et remplir les trous et les joints avec du ciment imperméabilisant ou avoir une autre solution?
                                      George

    1. Bonsoir, il m’est impossible de vous donner un conseil technique précis dans ces conditions, sans visiter les lieux.
      Je peux quand même dire que l’humidité stagnante finit toujours par pénétrer, aussi il faut mieux assécher le terrain aux abords de la maison.
      Il faut donc un drain en canalisations rigides (pas de drain souple), avec une forme de pente continue, drain enrobé, positionné plus bas que le sol intérieur prévu,
      avec un panneau vertical de protection du mur de soubassement, placé contre et à l’extérieur du mur de soubassement, avec recouvrement et solin en tête.
      Il convient aussi de faire un mouvement de terrain en contre-pente.
      Bref, je vous conseille de demander à un architecte (d’aujourd’hui 🙂 ) une visite où il décrira en détail les travaux à réaliser.

  23. Bonjour
    Je fais un agrandissement sur ma maison actuelle de 26m carré
    Mon maçon m’a fait un devis avec vide sanitaire.
    Lorsqu’il a fait les fondations, il a changé d’avis Car il ne pouvait pas creuser plus à cause des réseaux ,ce que je peux comprendre.
    Il m’a annoncé que le tarif ne changerait pas et je voulais savoir si il y a une différence de tarif entre vide sanitaire et dalle pleine
    A l’ Merci
    Cordialement
    Gilles

    1. Bonjour, je ne comprends pas l’explication du maçon ?! Il prévoit une prestation, puis il découvre qu’il y a des réseaux et donc il propose de changer de technique. Dans le principe, c’est tout-à-fait admissible.
      Mais les réseaux peuvent gêner les fondations ? Dans ce cas, ça ne change rien au plancher à concevoir,
      et ils peuvent gêner le plancher ? dans ce cas, mieux vaudrait justement un plancher porté (hourdis sur vide sanitaire) plutôt qu’un dallage ! Un plancher porté (hourdis) ne touche pas la terre ! donc ne touchera pas les réseaux. Alors qu’un dallage, posé par terre, peut éventuellement être gêné par des réseaux. C’est illogique ou il y a quelque chose que je n’ai pas compris.
      Un dallage est bien plus économique qu’un plancher hourdis, donc dans ce cas, votre maçon devrait faire une sérieuse réduction sur son devis.
      N’est-ce pas plutôt l’inverse ? Il aurait prévu un dallage, mais finalement, à cause de réseaux, il vous propose, au même prix, un hourdis ? Là, ce serait cohérent…

  24. Bonjour,
    Pour une construction de maison individuelle de 150m² pour laquelle on a fait une étude de sol, quelle est l’utilité et les missions précises d’un ingénieur béton ?
    Fait-il son étude par rapport qu’aux plans d’architecte et étude de sol ? Est-ce lui qui définit les dimensions, types, quantité de ferraillage pour les poteaux, vide sanitaire, plancher ?
    Que fait-il d’autre ?
    Se déplace t-il pour valider les ferraillages avant de couler un plancher ou poteaux d’angle, intérieurs ?
    Enfin, quel est le coût à titre informatif ?
    Cordialement.

    1. Un ingénieur béton établit l’étude et le plan des maçonneries et de la structure béton armé, plan qui sera transmis à l’architecte et au maçon (après visa par l’architecte pour s’assurer que ces plans sont cohérents avec le projet qu’il a établi).
      Une mission complémentaire sur chantier peut lui être confiée, de vérification des ouvrages du maçon, pour voir s’ils sont conformes à ce qu’il a établi. En général cette mission complémentaire est faite par l’architecte, autant capable de voir si les ouvrages sont conformes aux plans “béton”. Tous les ingénieurs “béton” n’acceptent pas toujours cette mission, lourde de responsabilité et donc de risques.
      Le Bureau d’Etudes Techniques Structure (“ingénieur béton”) fait bien entendu ses plans conformément aux plans d’architecte et utilise l’étude de sol (qui est faite pour ça).
      Les dimensions “volumétriques” des ouvrages sont en général définies par l’architecte. S’il y avait une incompatibilité, par exemple une poutre d’une trop petite section, le BET Structure en informe l’architecte pour que la modification du plan se fasse en accord avec l’architecte. Le BET Structure définit les armatures du béton armé (poutre, poteaux, chaînages,… les planchers hourdis sont, eux, définis par le fournisseur). La décision qu’il y ait ou pas un vide sanitaire, c’est-à-dire un plancher porté (tel un hourdis) est du ressort de l’architecte, en accord avec le client (maître d’ouvrage), mais le BET Structure peut donner son avis, bien entendu.
      Coût d’une étude structure (plans complets) ? Librement négocié. Pour une maison “moyenne”, je m’attends à un ordre de grandeur de 3000 € ttc (cela dépend aussi de la concurrence, là où j’exerce – Toulouse – il y a beaucoup de professionnels, donc les prix sont “contenus”).

  25. Bonjour nous nous apprêtons à acheter une maison construite sur un vide sanitaire avec plancher bois , nous voulons mettre du béton à la place du bois .
    Doit ont supprimer le vide sanitaire et le remblayer avec du tout venant puis ensuite couler une dalle de béton ou doit on plutôt garder le vide sanitaire et donc mettre des hourdis en béton sur des poutrelles en béton ?
    La maison est construite dans les hauteurs devant une falaise/montagne et les murs porteurs sont construit en forme de “i” majuscule (deux murs porteurs extérieurs et un mur porteur au milieu de la maison le reste des murs extérieurs sont entièrement vitrés) et les deux murs porteurs extérieurs sont fissurés horizontalement à une hauteur de 50 cm du sol.
    Quel serait le moyen le plus adapter pour notre maison de mettre une dalle de béton et aussi de la consolider par la même occasion ?
    cordialement

    1. Bonsoir,
      pourquoi voulez-vous remplacer le plancher bois ? Est-il dégradé ? Je présume qu’en remplaçant le plancher, ça impose de vider tout l’intérieur, sanitaires, cloisons, etc. Bref, ne garder que les murs porteurs.
      Le mieux est un plancher porté (tel qu’un hourdis sur vide sanitaire). Avec un dallage béton sur tout-venant, vous perdez l’avantage d’un plancher porté, c’est dommage.
      Avez-vous fait étudier les diverses solutions pour remplacer le plancher ? Placer un hourdis est-il possible sans grande difficulté ? Sinon, avez-vous envisagé les autres solutions ?
      La forme des murs en I, ou plutôt en H si j’ai bien compris, avec les autres façades vitrées, nécessite que l’ensemble soit rigidifié, car ce ne l’est pas naturellement (comme l’est une forme rectangulaire). On dit qu’il faut que l’ossature soit “contreventée”.
      Mais ce n’est probablement pas le plancher bas, même en béton, qui va rigidifier la maison. Il faut voir ce qui se passe (si je puis dire) en haut des murs : y a-t-il un chaînage béton qui fait le tour de la maison, à la base de la toiture ?
      Quant aux fissures, il faudrait en connaître la cause. Est-ce que ce sont des fissures bien horizontales, un peu comme un coup de crayon ? ou bien ne sont-elles pas rectiligne, mais un peu en dents de scie (ou en marche d’escalier) ?

  26. Bonjour , nous avons fais construire notre maison individuelle avec un vide sanitaire sur plan mais suite à une deuxième expertise des sols (faite par le constructeur en prévention)le constructeur nous à dit qu’il ne pouvais pas suite à celle-ci en faire un( terre trop molle ou du genre).Il nous a fais signer un avenant prenant à sa charge 8000E suite au surcoût (radier).Il se trouve aussi que nous somme dans une Z.A.C (mais excentré ,lot à part)mais que tout les maisons en constructions eux dispose d’un vide sanitaire et qu’aussi du coup nos fondation sont basse (terrain en cuve du coup) .Nous aimerions par votre aide précieuse savoir les démarches à entreprendre car après discussions avec certains pros c’était bizarre cette histoire et qu’un vide sanitaire était plus cher (donc le constructeur faisait une économie)mais qu’il était possible que c’était l’entreprise de maçonnerie qui aurais fait une erreur mais n’a pas voulu assumer .Beaucoup de suppositions mais nous voulons du concret et peur de fissures à venir ect ou en cas de revente (sans vide sanitaire),le vide sanitaire est il obligatoire (Rt2012)?Bref on est perdu ,la maison est fini et on à tous signé et payé quel recours ,si il y a préjudice quels conseils ….ect merci d’avance

    1. Bonjour, vous parlez de “radier”, ok. Attention à ne pas confondre “radier” et “dallage”, c’est totalement différent.
      Le CMI vous dit au début des travaux :”Je préfère faire un radier plutôt qu’un vide sanitaire”. Si c’est un vrai radier, le “bon sol” doit être très profond, trop pour envisager des pieux pour une simple maison individuelle (coût disproportionné). Le CMI a donc très bien réagi en choisissant de faire un radier. Le surcoût pris à la charge par le CMI (donc, vous n’avez rien eu à payer en plus) de 8000€ est à mon avis un minimum par rapport à un vide sanitaire, mais c’est un ordre de grandeur cohérent. Le CMI est très correct, jusque là, tout va bien.
      Vous avez un doute sur les coûts. Pour les 3 types de planchers bas on a :
      – le moins cher : “dallage sur hérisson”, €
      – puis “hourdis sur vide sanitaire”, €€
      – puis “radier” (le plus cher) €€€€.
      Il faut donc que vous vous assuriez que c’est bien un radier et non un simple dallage qui a été fait. Il vous suffit de demander au CMI le plan de COUPE du plancher bas (il existe forcément). Vous verrez bien ce qu’il en est. Si vous avez un doute, vous me l’adressez en mél direct.
      Par ailleurs, le plancher hourdis sur vide sanitaire n’est pas du tout obligatoire par la RT2012. La dallage peut même être mieux performant au niveau th° que le hourdis (ça dépend des isolants placés, épaisseur, etc.). Par contre, le dallage est moins stable, vous risquez plus des fissures car vous dépendez totalement du sol en surface (à l’inverse du plancher hourdis qui repose, lui, sur les fondations en profondeur).
      Un “vrai” radier (pas un dallage, évidemment !) est la meilleure solution quand le bon sol est trop profond (au-delà de 10-15 m de profondeur).

    2. Merci beaucoup Monsieur Espagno, mais comment sait on si le plan de coupe est respecté en réalité , comment reconnait on un vrai radier , j’ai quelques photos des fondation peut être cela vous éclairerai ?votre adresse mail? encore merci vous êtes en plus de cela très réactif

  27. Bonsoir Monsieur,

    Nous sommes en train de faire construire une maison et 2 poteaux dans le salon sont décalés de 20 centimètres. Ces derniers sont alignés avec un 3ème poteau. Entre le poteau 1 et 2, s’y trouve une poutre plate et entre le 2 et 3 une poutre retombée. Mon CMI ne souhaite pas les décaler car il me dit que c’est définitif et qu’on ne peut plus rien y faire. Et préfère négocier avec une compensation financière. Il faudrait décaler 1 poteau et donc rallonger la poutre retombée de 20cm et décaler dans le même sens l’autre poteau et raccourcir la poutre plate.

    Je me suis renseigné avec un maçon spécialisé dans les grosses rénovation qui m’a dit que techniquement c’est possible mais dans ce cas il faut ouvrir le plancher du RDC, descendre jusqu’aux fondations, faire un scellement chimique, etc… Il y a 10 jours de travail donc effectivement conséquent.

    Pourriez vous me donner votre avis sur cette technique ? Qui a raison ?

    Si faisable, quels sont les risques à long terme ? Risque de pont thermique en bas des nouveaux poteaux ? S’il y a des poutrelles dans le plancher, je croyais qu’on ne pouvait pas y toucher ?

    En vous remerciant par avance pour vos conseils.

    1. Bonjour, il y a donc une erreur d’implantation des poteaux ? Ce genre de modification (poteaux, poutres) ne peut guère se faire sans des travaux très lourds, très complexes… et donc très onéreux. En outre, c’est techniquement hasardeux, susceptible de créer un sinistre (descendre jusqu’aux fondations ! rallonger une poutre ?! Pour ma part, je ne le ferais pas, quitte à tout démolir).
      A priori, il serait beaucoup plus sage de négocier une compensation financière. Celle-ci peut être estimée pleinement : le cmi est en faute, il ne peut guère négocier.

      1. Cher Monsieur,
        Merci pour votre retour rapide. Les poteaux actuels se trouvent très gênants car ils se retrouvent au bout de notre lit au lieu de se retrouver dans une cloison. Réduire une chambre de 10.2m² de presque 1m² si on fait une cloison derrière le poteau n’est pas envisageable.
        Le CMI est clair, il ne démolira pas, il m’a même dit que si je vais au tribunal, je n’obtiendrais pas la destruction pour si peu. Au mieux, déplacement des poteaux si faisable et si je gagne mais dans 1, 2 ou 3 ans !!!
        Le CMI joue sur le fait que les procédures sont longues et qu’on a un crédit, une location à côté, etc… On est pris au piège en fait. Puisque c’est une erreur de maçonnerie et non pas de plan, la maçonnerie mal faite par le CMI n’est pas couverte par ses assurances.
        Que pouvons nous faire ?
        Si on avait pris un architecte, celui-ci était-il assuré ou aurait-il assumé autrement ?
        Pourquoi déplacer les poteaux, si c’est fait dans les règles de l’art et étudié, pourquoi est-ce si risqué pour l’avenir ? Que peut-il se passer ?
        Bien à vous.

        1. Pour modifier l’agencement avec le nouvel emplacement des poteaux, je ne peux guère vous conseiller, car je ne connais pas le projet. Vous pouvez me l’adresser par mél direct si vous voulez.
          Je constate souvent que les CMI sont fermés à toute discussion, voire menaçant. Voilà qui n’est pas respectueux pour leurs clients. Ceci dit, vous avez vous aussi des arguments en votre faveur : l’erreur vient du CMI, pas de vous. C’est lui qui ne respecte pas le contrat en ne respectant pas les plans. Que dirait-il si vous lui annonciez que vous vous êtes trompé dans votre financement et que, finalement, vous lui paierez 5000€ en moins sur le prix convenu, et qu’il peut toujours vous faire un procès, il gagnera peut-être mais dans 2 ou 3 ans ?!
          Que faire ? Démolir et refaire correctement. Ou bien obtenir une compensation financière significative, de l’ordre de 5 à 6000€, par exemple ?
          Si le CMI n’accepte pas, montrez votre détermination avec “mise en demeure” de respecter le contrat (c’est-à-dire démolir et refaire correctement), en lettre RAR, avec copies à l’organisme de garantie à prix et délais convenus et à la DO et à l’assurance du CMI, voire aussi à une association de consommateur (AAMOI, par exemple). Bref, montrez que vous n’êtes pas de ceux à qui l’on peut tout faire sans crainte de retour.
          Si vous aviez pris un architecte (d’aujourd’hui 🙂 ) il aurait vérifié les implantations (murs, poteaux) dès le début de leur réalisation. Deux personnes, dont l’une vérifie l’autre, diminue considérablement les risques d’erreur. Et l’architecte (d’aujourd’hui) aurait également une part de responsabilité s’il n’avait pas vérifié l’implantation. Bref, diminution de la probabilité d’erreur en amont, et aussi, meilleure garantie en aval.
          En pratique, je ferais une lettre RAR demandant le strict respect du contrat avec démolition des ouvrages défectueux dans un délai de 15 jours, précisant que vous n’acceptez pas l’erreur d’implantation des poteaux, faute de quoi le cmi sera assigné. Cette lettre serait plus efficace rédigée par un avocat. Et, 15 jours après, vous assignez effectivement : on discute beaucoup mieux et en bien meilleure position quand on a assigné au préalable celui qui est en faute : on n’est plus dans la menace, on montre qu’on est capable d’agir. Je suis sûr, par exemple, qu’une indemnité compensatrice sera alors meilleure.

          1. Merci pour vos précieux conseils Monsieur.
            Une compensation, quelque soit le montant ne me satisfera pas. Nous préférons le déplacement des poteaux par un maçon spécialisé.
            Les CMI a estimé à 2000 euros le m² le prix de la revente de notre maison et nous offre le double de la surface faussée c’est à dire 3600 euros pour 0.9m² perdus, mais seulement en options supplémentaires comme par exemple un cabanon de 7m² en parpaing avec une toiture tôle ou surface bitumée. Ou une réduction de 1800 euros.
            Nous ne sommes pas d’accord.
            Obtenir 10000 euros par un tribunal dans 3 ans ne couvrira pas les frais annexes comme nos intérêts à la banque, loyer, etc.
            Que faire ? Céder à leur proposition ? Peut-on casser le contrat CMI ?

          2. Je ne sais pas où se situe votre maison, mais 2000€/m² sont plutôt faibles. C’est le coût travaux + terrain (pas cher).
            Un juge ne vous accordera probablement pas 10000€ pour 1 m² de perdu.
            Où en sont les travaux ?
            Que dit le CMI quand vous dites que vous n’êtes pas d’accord et que vous demandez de ne pas poursuivre les travaux ? Par exemple si vous dites : “à partir de maintenant je ne paie plus rien tant que ce n’est pas conforme aux plans” ?

          3. Bonsoir Monsieur Espagno,

            Mon CMI vient de m’informer par oral mais refuse par écrit qu’il ne fera aucune modification. Sa compensation est de 2000 euros, à prendre ou à laisser. Il m’a dit “ce n’est pas moi qui vais me retrouver dehors dans 6 mois”. Là, nous sommes au stade où les fenêtres et toit sont posés.

            En ce qui concerne la retenue des paiement, il nous a dit qu’on peut le faire, on ne gagnera pas en faisant comme ça.

            Alors, que faire ? Il vient de me dire que si je fais rentrer un huissier ou expert sans son autorisation car le CMI refuse de me donner les clés, il portera plainte contre moi.

            Cordialement.

          4. J’aimerais bien voir un CMI qui porte plainte contre son propre client parce qu’il a fait lui-même une erreur ! Celui qui est en position de faire peur à l’autre, c’est vous, n’inversons pas les rôles… Le CMI jour l’intimidation.
            Même si l’on sait bien quel genre de relation un tel contrat peut amener (pas toujours, heureusement), quel irrespect pour ses clients, quand même.
            Lui avez-vous bien envoyé une lettre RAR avec copie à la DO, à la Caution (Garantie de livraison) et à AAMOI ?
            A votre place, il me semble que j’assignerais tout de suite le CMI : on discute bien mieux quand on a d’abord assigné son adversaire qui est en faute, vous verrez. Et les gens du “bâtiment” ne sont pas à l’aise dans le milieu de la Justice : ce n’est pas leur terrain, si je puis dire. Demandez à votre avocat de lancer une assignation en référé (c’est urgent, le chantier avance). Et choisissez un avocat dynamique, combatif, car tous ne le sont pas.

          5. Bonsoir,
            Merci pour vos conseils. J’ai pris RDV avec un avocat. Si le CMI décide de continuer les travaux ? Il m’a dit que plus la maison était avancée, moins je pouvais espérer d’avoir le choix d’accepter la compensation et ne pas pouvoir demander la modification ou destruction.
            Je ne peux pas mettre un vigile pour surveiller si le constructeur venait.
            CMI, plus jamais, plus jamais.
            Cordialement.

          6. Il s’agit de montrer votre détermination. Vous pouvez adresser un mél au CMI lui disant “N’ayant pas de réponse positive de votre part, j’ai demandé à un avocat, Me….. , de lancer une assignation pour que vous assumiez votre contrat, à savoir le respect des plans. Bien entendu, plus le chantier avancera sans tenir compte de la mise en conformité des ouvrages avec les plans, plus les démolitions-reconstructions vous seront onéreuses.”

            CMI plus jamais.” Eh oui, ce contrat joue sur le slogan “Un seul interlocuteur, c’est plus rassurant” alors que c’est exactement l’inverse : faire construire est forcément une aventure, puisque le client s’engage avant que le bâtiment existe (avec un CMI, un artisan, un architecte…), il lui faut donc absolument un guide qui soit à la manoeuvre et qui soit indépendant des réalisateurs, pour bien veiller à vos intérêts (les intérêts du client et ceux du CMI sont opposés dans un ccmi !).
            C’est pour ça qu’on a inventé depuis toujours l’architecte, il joue ce rôle de guide. Surtout pas un seul interlocuteur ! le client est alors piégé, il doit s’en remettre au seul CMI.

            Mais voilà, avant de faire construire, les gens ne prennent pas conscience de ce problème.
            D’où ma question : que dire pour leur faire prendre conscience qu’il faut absolument un guide indépendant ?
            Je suis ouvert à toutes les idées ! Que ceux qui nous lisent (hors les architectes, je souhaite connaître le point de vue de ceux qui sont “extérieur” si je puis dire, et même qui n’ont pas encore l’expérience de faire construire) n’hésitent pas à intervenir.

          7. Bonjour,

            Je suis régulièrement les échanges très intéressant et je me permets d’intervenir à votre demande sur le cas du CMI.

            J’ai échangé avec de nombreuses personnes et je ne sais pas pourquoi mais “cher et luxe” colle à la peau des architectes alors que la réalité est toute autre ou l’explication n’est pas là.

            An fait, le CMI a négocié en amont ses tarifs au m², linéaire, etc… Donc, les entreprises sont moins chères certes mais le CMI augmente ses marges en contrepartie. On se retrouve quand on compare avec des prestations et des détails qui font toute la différence avec une entreprise autre. Type de tuyauterie de plomberie, marque de chaudière, type de ventilation de toiture, etc… Le CMI pousse par exemple vers le solaire car il peut être commissionné dessus, etc… Par l’architecte. Lui ce sera tel % sur les devis ou facturé réel, POINT !

            Ce qu’il faut se dire, on en a pour son argent !

            Toutes les meilleures entreprises ne veulent pas travailler pour des CMI, pourquoi ???

            Sur divers forum, on voit souvent “je n’y connais rien donc je vais voir un CMI pour être tranquille”, pourquoi ?

            Avec un CMI, quand vous signez, vous ne savez pas quelle entreprise va construire votre maison, c’est la surprise. Ca peut être des turcs comme une excellente entreprise locale.

            Vous allez voir un architecte, il vous conseillera telle ou telle entreprise car il a déjà travaillé avec, mais vous pouvez lui demander de travailler avec telle ou telle entreprise. Et le fait d’avoir la liste des entreprises vous permet de les rencontrer, de demander à voir leur travail sur un chantier, etc… Et vous avez les conseils, surtout ce qu’il faut faire ou ne pas oublier et ne pas faire !

            Rien ne vous empêche de mettre en concurrence un CMI et un architecte pour un même projet et vous verrez, vous serez surpris de la comparaison tarifaire en terme de prestation.

            Et puis, le plus important ! Vous passez par un architecte ou maître d’œuvre, vous avez tous les devis des artisans détaillés, avec tous les tarifs. Avec un CMI, non. Dites vous, si demain vous refaites une salle de bain, souhaitez vous avoir un devis avec tel tuyau de tant de m à tel prix, tel bas à douche, tel prix, tant d’heure à tel prix OU une salle de bain = 5000 euros ?

            ALORS ATTENTION ! Je ne dis pas que tous les CMI sont pas bien, loin de là, mais souvent quand il y a un soucis sur une construction ou litige, c’est un contrat CMI derrière. Regardez les reportages à la TV sur les malfaçons, toujours un CMI avec des intervenants en sous-traitance, etc…

            Voilà…

          8. Merci du message. Il va sans dire -mais ça va mieux en le disant – que, comme vous le notez, ce n’est pas tel ou tel CMI qui est en cause dans mon message précédent, mais bien le contrat CMI, en tant que tel. Il y a des bons et des mauvais professionnels partout, dans tous les métiers, la question n’est pas là.
            Si je compare :
            CCMI : en signant, le client dit au CMI : “Voilà un chèque en blanc, faites-en ce que vous voudrez pour faire construire ma maison. Et plus vous “tirerez” sur les matériaux et les quantités, plus vous sous-traiterez à des gens moins chers, plus vous gagnerez de l’argent, alors que moi, client, je paierai le prix fort.” Le dossier CMI étant beaucoup trop léger et imprécis pour que le client soit protégé, par exemple il n’a pas les devis d’artisans en mains, il ne sait même pas qui ils sont !!!
            Comment se fait-il que les gens ne se rendent pas compte, avant de signer, qu’ils prennent un risque considérable ?
            Ce contrat CMI est un “pousse-au-crime” ! Est-ce que l’on dirait à quelqu’un (je dis ce qui me passe par la tête) : “Voilà 5000€ pour m’acheter des vêtements dont voici la liste. Et tu pourras garder tout l’argent qui restera, inutile de me dire ce que ça t’a coûté.” Croyez-vous que vous aurez des vêtements de qualité ?! Ben non, il ne faut pas rêver…
            ARCHITECTE :
            D’une part, vous êtes au courant de tout, tout est sur la table. C’est une garantie essentielle pour savoir où va votre argent, pour savoir s’il sera bien employé.
            Et d’autre part, l’architecte ne vous vend pas les travaux lui-même : c’est très important, car ainsi, il n’a rien à gagner à vous faire faire une mauvaise affaire : il vous informe de la réalité, en toute indépendance, donc en toute crédibilité. Par exemple, s’il vous présente 2 devis de 2 artisans qu’il connaît, il vous dira : “Celui-ci est un peu moins cher, mais celui-là est un excellent artisan. Les 2 sont possibles, à vous de choisir”. Si vous choisissez le moins cher, l’économie est pour vous, pas pour l’architecte. Et si vous choisissez le meilleur, ce sera en toute connaissance d ecause.
            Par contre, le contrat habituellement utilisé par les architectes a des faiblesses (même s’il reste meilleur qu’un ccmi), ce que nous avons amélioré chez les Architectes d’Aujourd’hui. Par exemple, l’engagement de faire respecter le budget, à l’€ près. Et bien d’autres choses encore, notamment pour sécuriser l’opération.

          9. Bonsoir Monsieur,
            Nous sommes sur un projet d’achat d’une maison en cours de construction. Il y a le VS de fait, les poteaux intérieurs, 4 rang de parpaing de monté.
            On souhaiterait faire un projet à notre goût donc faire démolir la totalité dont le VS.
            Si on fait démolir le VS par un terrasseur, faudrait-il prévoir de laisser les semelles filantes ? Si on doit refaire un poteaux futur au même endroit que celui qu’on démoli, faudra t’il que le maçon prévoit de faire des fondations spéciale si il y a un gros trou ? Ou combler avant de refaire un nouveau VS.
            Merci, bonne soirée.

          10. Bonjour, pour votre projet, vous devez connaître la résistance du sous-sol, c’est-à-dire avoir une étude de sol, pour déterminer les fondations nécessaires. Une fois ces dimensions et profondeurs de fondations connues, il vous faut vous regarder si les fondations existantes sont suffisantes (faire des sondages). Si oui, tout va bien, et si non, vous devez en créer d’autres plus performantes.
            Pour des raisons pratiques, si vous construisez au même endroit, il vaut mieux ne pas démolir et arracher les fondations existantes car cela créé des points faibles. Si le vous pouvez, il vaut mieux décaler légèrement les futures fondations.
            Vous pouvez positionner des poteaux sur les fondations existantes (si elles sont suffisantes), en faisant un “ancrage” dans le béton. Pour les raidisseurs (chaînages verticaux) il faut dégager les armatures de la fondations existante pour que les armatures du raidisseur viennent s’y ancrer, avec soudure des aciers s’il le fallait.

  28. Rebonjour,

    L’erreur est humaine, je le conçois mais l’implantation a été faite par un géomètre que j’ai payé et qui a posé des poteaux. Entre 2 poteaux, on voit de suite que le mur n’est pas aligné, celà se voit à l’oeil nu. Et quand un mur est cassé au centre vers l’intérieur et qu’on perd 15cm à cet endroit qui est plus rentrant que prévu, la poutre au dessus se retrouve aussi décallée et encore plus à l’extrémité…

    Concernant l’incidence, c’est un maison avec les normes PMR donc modifier la salle de bain de 15cm qui est au cordeau à l’origine, compliqué. En Pinel, plus c’est petit, moins on loue cher, c’est un manque à gagner sur 12 ans !

    La DO et la décenale de l’artisan joue t-elle dans ce cas si il fallait détruire une partie pour refaire le mur au bon endroit ? Où l’artisan prend à sa charge ?

    Quel est le rôle du MO ou architecte dans ce cas qui se retrouve entre le client et l’artisan ? En CMI, c’est contractuel donc les m² sont les m², mais en MO ?

    1. Quand je dis “l’erreur est humaine”, c’est pour rappeler que quand on fait un ouvrage à la main, pour la première fois et unique, ce genre d’erreur peut arriver – ce qui ne l’excuse pas bien entendu. Alors que pour un produit industrialisé, mis au point, testé de nombreuses fois, puis fabriqué par des machines en grande série, l’erreur est bien moins acceptable.
      La surface est réduite de 2m² environ, disiez-vous, mais bien sûr vous ne paierez pas ces 2 m² manquant. Quant à votre préjudice d’avoir 2m² en moins, à vous de voir quel il est. Je pense qu’un juge n’accordera guère plus que 1000m², mais je peux me tromper bien sûr ( dans un sens comme dans l’autre).

      1. Bonsoir,

        On ne peut pas demander au maçon d’effectuer la modification ? Le client se doit forcé de réduire et modifier sa salle de bain et passer d’un meuble vasque de 140 à 120 et d’une douche de 150 à 120. Normal de devoir subir ? Et d’être impuissant ? Vous vous rendez compte la déception et comment se passe la suite ?

        Un excellent macon ne doit il pas quitte à détruire se conformer aux plans ?

        Merci.

        1. Il est vraiment dommage, en effet, de devoir diminuer obligatoirement une douche et un lavabo pour une maison ayant 2m² de moins… Ne pouvez-vous pas diminuer d’autres pièces et garder telle que prévue la salle de bains ? Je présume que non à vous lire.
          Je ne sais pas où en est la construction, ni quels travaux une démolition cela entraînerait (totale ? partielle ?). Vous pouvez la demander, mais il faut apprécier cas par cas si elle est justifiée ou non.
          Il ne s’agit pas de subir, puisque il y aurait une indemnité pour compenser. A vous de décider ce que vous demandez, démolition ou indemnité, et de quel montant. Je vous conseille d’aller voir un avocat; lui saura probablement vous conseiller le meilleur choix.
          Et, évidemment, un maçon, même pas “excellent”, doit se conformer aux plans (un architecte aussi) – ils sont faits pour ça.

          1. Bonjour,

            Quel est le rôle de l’architecte dans ce cas ? Est-ce celui qui défend le client ? L’architecte devait-il s’assurer que les poteaux se trouvaient bien placés et que le mur suivait le bornage du géomètre ?

            Aller voir un avocat, pendant ce temps là, le chantier doit avancer ou arrêter ? Qui prend la décision ? Et donc charpente, couverture, fenêtres seront posées ?

            La cage d’escalier est un peu la limite salon / partie nuit. Si la cage se retrouve 20cm sur la partie nuit, on perd d’autant. Un poteau dans une maison se déplace t-il ? Si le maçon l’a vu que c’était mal placé, devait-il m’en informer et l’architecte ?

            Enfin, qui décide de faire modifier la maçonnerie ou pas ? Si le maçon nous dit pour 30cm…, que dire ?

            La DO assure t-elle le client dans les démarches ? L’assurance de l’architecte ou MO joue t-elle ?

            Un maçon réglo doit modifier ou refaire, est-ce la règle dans le bâtiment ?

            La responsabilité du MO ou architecte rentre t-elle ?

            Merci pour votre aide.

          2. Je réponds en italique gras dans le texte.
            Quel est le rôle de l’architecte dans ce cas ? Est-ce celui qui défend le client ? Oui, c’est la base de son métier, de son devoir professionnel. L’architecte devait-il s’assurer que les poteaux se trouvaient bien placés et que le mur suivait le bornage du géomètre ?
            Oui, sauf pour une petite erreur dans les normes de tolérances, l’architecte doit vérifier les implantations.
            Aller voir un avocat, pendant ce temps là, le chantier doit avancer ou arrêter ? Qui prend la décision ? Et donc charpente, couverture, fenêtres seront posées ?
            Il vaut mieux arrêter tout de suite le chantier, en attendant une décision définitive. Envoyez un mél à l’architecte.
            La cage d’escalier est un peu la limite salon / partie nuit. Si la cage se retrouve 20cm sur la partie nuit, on perd d’autant. Un poteau dans une maison se déplace t-il ? Si le maçon l’a vu que c’était mal placé, devait-il m’en informer et l’architecte ?
            Non, un poteau ne se déplace pas… Et oui, le maçon aurait dû prévenir.
            Enfin, qui décide de faire modifier la maçonnerie ou pas ? Si le maçon nous dit pour 30cm…, que dire ?
            Demandez conseil à l’architecte, puis décidez…
            La DO assure t-elle le client dans les démarches ? L’assurance de l’architecte ou MO joue t-elle ?
            Non, la DO n’intervient pas avant réception, elle n’assure que les ouvrages faits et réceptionnés. L’assurance de l’architecte peut, elle, intervenir, au titre du devoir de conseil de l’architecte
            Un maçon réglo doit modifier ou refaire, est-ce la règle dans le bâtiment ?
            C’est suivant les cas – voir ma réponse à un autre message
            La responsabilité du MO ou architecte rentre t-elle ? Oui, en général, pas toujours, dépend de l’importance de l’erreur. Pour 10cm, il me semble que oui.

          3. La situation actuelle des travaux est la suivante :

            La charpente doit être posée cette semaine.

            Si le MO demande au maçon de détruire une partie de la maison et refaire, exécutera t-il ? Si le MO en a connaissance de l’erreur, il ne peut pas de lui même décider de continuer sans rien demander ?

            L’assurance du MO couvre quoi ? Il y a plus de 20cm d’erreur sur 1 mur. Etant donné qu’à l’étage derrière le mur il se trouve une terrasse, celle-ci se trouve plus grande, mais c’est quand même des m² de perdus.

          4. Raison de plus pour faire stopper le chantier tout de suite, en attendant qu’une solution soit trouvée, quelle qu’elle soit.
            Le maçon peut éventuellement abandonner le chantier (même si c’est illégal). mais il ne sera pas payé de son travail, et cela ne le met pas à l’abri d’une condamnation judiciaire.
            Si le MO (vous parlez du maître d’oeuvre ? par exemple, un architecte ?) a vu l’erreur est n’a rien dit, il est en faute. S’il n’a pas vérifié, il est en faute aussi : on est très largement au-delà des tolérances dimensionnelles.
            L’assurance du maître d’oeuvre couvre les erreurs de construction dont il a une part de responsabilité, c’est-à-dire celles qu’il a pu vérifier. Par exemple, une erreur de cote se vérifie, si ce n’est pas au jour J, ce sera au jour J+1, voire J+2, etc. Par contre, un maître d’oeuvre n’est pas responsable d’une armature mal placée dans du béton armé : il est probable qu’il ne soit pas là juste avant que le coulage soit réalisé (ce serait un hasard qu’il soit là). Et une fois coulé, on ne voit plus rien.
            L’assurance du maître d’oeuvre couvre aussi ses erreurs de conseil, comme par exemple ne pas avoir fait arrêter le chantier tout de suite.
            Si c’est un architecte, vous êtes sûr qu’il est bien assuré : un architecte pas assuré ou mal assuré est rayé du Tableau de l’Ordre, il ne peut donc plus se dire “architecte”. C’est une garantie supplémentaire pour les clients.

          5. Merci pour vos réponses.

            Comment un maçon qui a pignon sur rue peut stopper le chantier s’il a été payé situation 1 et 2, presque 3 à 80 % du total ?

            Le maçon comme l’architecte ou cabinet de maîtrise d’œuvre peut-il faire fonctionner son assurance pour détruire ou c’est à leur seule charge ?

            Si le MO est sérieux, de lui même il doit mettre la construction en standby, non ?

          6. Si le maçon a été payé des travaux défectueux, voire de travaux pas encore faits (on voit parfois des acomptes avant travaux ! très dangereux, à proscrire), ce sera plus difficile à obtenir, ou du moins plus long :
            – il faut commencer par une mise en demeure de refaire tout ce qui n’est pas ok,
            – puis, si le maçon refuse, il faut une assignation, et attendre la décision favorable.
            Les travaux étant en cours, donc non réceptionnés, l’assurance ne jouera pas. Et s’ils avaient été réceptionnés en l’état, l’assurance non plus n’aurait pas joué, puisque la malfaçon aurait été alors visible : les assurances ne sont pas là pour permettre aux artisans de faire n’importe quoi, elles ne couvrent QUE les fautes involontaires, pas les erreurs visibles qui doivent être reprises.
            N’attendez pas que l’architecte (ou le “maître d’oeuvre”, car ce n’est pas un architecte ?) bouge : plus vous attendez vous-même, plus vous aurez du mal à faire valoir votre position. Si vous ne l’avez pas fait ce matin, faites tout de suite stopper le chantier, dès ce soir, par méls.

          7. Bonsoir,

            J’ai envoyé un mail au maçon et maître d’œuvre en détaillant l’erreur, la cause et les conséquence visibles.

            Je leur ai indiqué s’il n’est pas judicieux de mettre en standby l’avancement des travaux et le charpentier qui doit commencer cette semaine. Et à cette question, je le demande.

            Que se passe t-il si le MO continue les travaux quand même ? Est-ce au client de prendre la décision ou MO ?

          8. Bonjour, vous avez bien fait d’envoyer ces méls : maintenant le problème de cette erreur de dimension est posé, il existe donc.
            Avez-vous bien indiqué votre position : refus de l’ouvrage en l’état ?
            Il est évident que le chantier ne doit pas se poursuivre puisque, car en refusant l’ouvrage en l’état, vous demandez un démolition, même partielle, de l’ouvrage.
            Si vos méls ne le précisent pas, je vous propose de l’indiquer dans un second mél, adressé à l’architecte et au maçon : il ne faut pas qu’ils puissent croire que continuer le chantier et vous mettre devant le fait accompli vous fera céder. Par exemple :
            “Je vous contacte dès demain mardi matin pour convenir d’une réunion de chantier en urgence (maître d’ouvrage, maître d’oeuvre, maçon), afin de constater en détail les erreurs de cotes, les démolitions à prévoir et les travaux rectificatifs à programmer. Cette réunion fera l’objet d’un pv signé par les 3 parties pour détailler ce qui sera convenu.
            Avez-vous pu prévenir le charpentier de l’arrêt du chantier ?”

            N’hésitez pas à me tenir au courant si vous voulez.

          9. Bonjour,

            Le maçon m’a contacté à la 1ère heure pour stopper le chantier et reprendre les côtes et voir d’où vient le problème. Il va me tenir au courant. Il ne souhaite pas laisser la situation pourrir.

            Le charpentier a été stoppé.

            J’ai RDV demain après midi avec le maçon et MO.

            Je croise les doigts et j’espère que c’est réparable. Un poteau mal placé, j’ai un doute sur la réparation possible.

            Bien à vous.

          10. Bonsoir Monsieur,

            Vous m’avez indiqué que l’architecte ou maître d’œuvre est responsable au même titre que le maçon pour toute erreur de maçonnerie au delà des tolérances. Quel type d’assurance vous couvre pour ce genre de chose ? Que prend t-elle en charge en terme de frais par exemple liés à une démolition partielle et reconstruction dans les normes ?

            Merci.

          11. L’erreur vient du maçon, il est donc responsable en premier chef. L’architecte est responsable de ne pas avoir vérifié s’il était en mesure de le faire. Pour un dimensionnement de maçonnerie, l’architecte est forcément en mesure de le faire à un moment ou un autre, donc il a une part de responsabilité ; pas la même que celle du maçon (ce n’est pas lui qui a fait l’erreur), mais une part quand même. Par exemple, à l’inverse, s’il y avait une erreur de plan, ce serait d’abord et surtout la faute de l’architecte, mais le maçon aurait une part de responsabilité de n’avoir pas vérifié de son coté.
            L’assurance couvre les erreurs involontaires, inconscientes, après réception. Avant réception, les travaux sont en cours, c’est au maçon de rectifier son erreur, il n’y pas à déclencher une assurance.
            Et il est probable que même après réception, l’assurance n’accepterait pas d’intervenir car l’erreur est parfaitement visible pendant les travaux, par tout le monde y compris par le client : accepter un bâtiment “trop court” au moment de la réception, c’est l’accepter définitivement. Il serait trop facile de “faire n’importe quoi” pendant les travaux puis de demander à l’assurance de payer !

      2. Bonsoir,

        L’architecte ou le MO dans tout ça ? Quelle est sa responsabilité ? Le client est forcé de signer la modification du PC sous peine de se voir refuser la conformité de la maison en fait ?

        Ce que je ne comprends pas c’est que si le plombier place mal une douche, on lui fait refaire par contre si le maçon commet une faute qu’il peut rattraper en détruisant un mur à remonter, etc… on doit céder et subir les conséquences.

        Je ne comprends pas en fait.

        Merci pour votre aide.

        1. En cas d’erreur de dimensionnement par rapport aux plans :
          A -doit-on démolir ou indemniser ?
          Si l’erreur est inacceptable (par exemple, erreur d’implantation plaçant une partie de la maison dans une zone inconstructible : prévue à 3 m de la limite et bâtie à 2,80 m, là où c’est interdit. Ou bien bâtiment industriel fait pour abriter une machine, et la machine ne rentre plus !) = démolition.
          Si l’erreur est acceptable (par exemple, minime 1 ou 1,5 cm : on est dans les tolérances – ou bien, plus importante mais quand même limitée et ne rendant pas le bâtiment inutilisable : par exemple 10 cm), on prévoit en général une indemnité. Montant à convenir entre l’entreprise et le client.
          B – qui est responsable ? En premier lieu, l’entreprise : c’est elle qui a fait l’erreur. Mais pour 10 cm, l’architecte a une part de responsabilité : il aurait pu vérifier !
          C – que faire ? à vous de décider :
          – soit vous demandez la démolition si le chantier n’est pas trop avancé (si vous l’envisagez, envoyez tout de suite au moins un mél à l’architecte pour lui dire de stopper le chantier !), mais si l’entreprise refuse, il y aura donc procès et je ne suis pas sûr que le juge demandera la démolition.
          – soit vous négociez une indemnité, et si vous ne vous mettez pas d’accord, il y aura donc procès.
          Qu’en pense l’architecte ?

          1. Merci pour votre retour.

            J’ai découvert l’erreur d’implantation vendredi soir, impossible de contacter qui que ce soit depuis et non plus aujourd’hui. L’écart est de plus de 15cm au centre de la maison et presque 30cm sur le mur de la maison. Ca impacte l’arrière cuisine déjà bien chargée par la VMC, chauffe eau, chaudière, etc…

            Indemnité, ce que je souhaite, c’est la maison prévue sur plan. L’erreur ne peut-être contestée par qui que ce soit. La plus grosse problématique, c’est la cage d’escalier entourée de poteaux. Les poteaux se déplacent t-ils de 20cm dans une maison ?
            Quand on est dans une ville où l’immobilier est à flux extrêmement tendu à 4000 le m² et que la loi Pinel permet de louer au m² au plafond, l’indemnité ne peut se calculer.

            Quel est votre avis sur la question ? Est-ce que vous avez déjà vu cette situation ?

          2. Vous pouvez agir tout de suite : il vaut beaucoup mieux contacter les gens (architecte, maçon..) par mél. C’est précis et c’est daté. Ca n’empêche pas de discuter par la suite au téléphone, mais seul un mél sera retenu plus tard : par exemple, un assureur ne tiendra compte que des méls en cas de désaccord.
            15cm et 30 cm, c’est beaucoup, trop en effet. Mais, à titre d’information, les différences de surface lors d’une vente sur plans (VEFA) sont jusqu’à 5% de la surface contractuelle (ce qui est beaucoup). Un juge risque fort de se baser là-dessus. Calculez la surface perdue réelle, pour voir si vous êtes en dessus ou au dessous de 5%, ce sera déjà une bonne indication.
            Si les travaux ne sont pas trop avancés, faites les stopper tout de suite (mél aujourd’hui, ce matin, à l’architecte et au maçon) pour que le maçon ne continue pas demain matin – peut-être y travaille-t-il aujourd’hui ! Chaque jour passé vous met dans une situation plus difficile pour demander ensuite la démolition des travaux non conformes.
            Il vous faut obtenir une réponse écrite (mél) de l’architecte, sinon, dès demain, lettre RAR (maçon et architecte), et mél de rappel.
            Les poteaux en maçonnerie ne se déplacent pas : une fois coupés, on ne peut plus rétablir leur liaison avec les planchers et plafonds.
            Pour calculer éventuellement votre indemnité en cas de non-démolition, on peut se baser sur le calcul de la valeur locative, en effet, mais ce ne serait qu’un “manque à gagner” car vous ne paierez pas les travaux des m² manquants. Disons que c’est un des éléments de la discussion.
            Cela ne m’est pas arrivé tel quel, mais, jeune architecte, je n’avais pas vérifié un faux-équerrage d’une maison, et l’on s’en est rendu compte au carrelage (les joints des carreaux révèlent tout !). J’ai pris un tel sermon devant tout le monde (une telle engu… devrais-je dire) par le client (inutile que je n’ai plus demandé le paiement de mes factures), que depuis, vacciné, je vérifie : implantations, cotes, hauteur, équerrages, etc. plutôt 2 fois qu’une.

  29. Bonjour,

    Que se passe t-il si le maçon se trompe dans son implantation faite par un géomètre à l’origine (ou fait erreur sur un mur) et qu’on s’aperçoit qu’il manque 1 ou 2m² au final à l’intérieur en impact et 10cm sur un mur ? Et que l’aspect extérieur change de 10cm par exemple. Par exemple, une façade qui doit faire 15m et on se retrouve avec 10cm de moins. Et qu’à l’intérieur il y a un impact sur 1 chambre et salle de bain.

    L’architecte qui suit les travaux est-il responsable si on voit à l’œil nu que la façade n’a pas suivie l’implantation du géomètre ? Où le maçon uniquement ?

    Si on reste comme cala et que le client accepte, les plans intérieurs ne sont plus bons et il y aura une incidence pour le plaquiste, carreleur, plombier pour la salle de bain, placard pour le menuisier, etc…

    L’architecte doit-il faire une modification du permis de construire ?

    Comment cela se règle t-il si la phase amiable n’aboutie à rien ?

    Si le client accepte l’erreur, les plans doivent-ils être refait ? Je suppose que le plaquiste va s’en apercevoir dès sa prise se mesures.

    Merci pour votre retour

    1. Tout d’abord, en étant très conscient qu’un bâtiment est un prototype unique fait à la main, il n’est pas extraordinaire qu’il y ait parfois des erreurs (“l’erreur est humaine”), il ne faut pas trop s’en formaliser. Ceci dit, cela explique qu’il y ait des erreurs, mais cela ne les excuse pas forcément.
      Une erreur d’1 cm, voire 2 cm est admissible. Une erreur de 10 cm, c’est trop pour la négliger. Que se passe-t-il alors ?
      Vis-à-vis de l’urbanisme : il faut une demande de PC modificatif, d’autant plus que le client aura une petite réduction sur les taxes (moins de surface de plancher). Comme la surface est diminuée, on ne risque pas un refus : pas de risque de dépassement de la surface autorisée, ni d’une implantation dans une zone non-constructible.
      Vis-à-vis des responsabilités : le maçon est essentiellement responsable, bien sûr. Le client a droit à un dédommagement, à convenir entre lui et le client. Je suggérerais de l’ordre de 1000€, par exemple ? Et une diminution du prix des travaux, évidemment, à calculer par l’architecte.
      Mais l’architecte a aussi une part de responsabilité ! Il aurait quand même pu vérifier les mesures dès le début de la construction, par exemple quand on bâti le soubassement. C’est facile à faire : mesures de la construction et, surtout, implantation. L’architecte fera – au moins – cadeau de la demande des plans et du dossier PC modificatif, c’est le minimum.
      Quant aux autres artisans, il peut y avoir une petite diminution du prix pour le plaquiste et le carreleur, voire charpentier (si pas maçon ?) car il y a quelques m² en moins. Et ça ne change rien pour les autres (menuisier, plombier, etc.). Bien entendu, l’architecte aura prévenu tout le monde et refait aussi les plans intérieurs et le calcul des surfaces et des prix (gratuitement, évidemment).
      Tout cela doit être matérialisé par un ou des Avenants (compléments modificatifs aux contrats).
      Si un ou des artisans ne sont pas d’accord, comme pour tout désaccord en droit français, on ne se fait pas justice soi-même, on porte ça devant le tribunal compétent, ici a priori le Tribunal d’Instance.

      1. Bonjour,

        1000 euros pour 10 ou 15cm qui font perdre 2m² ou 3m², ça fait peu, non ?

        Ces 15cm ont la conséquence du déplacement des poutres intérieures car la distance avec le mur pas bon est OK mais du coup le poteau de rapproche du mur opposé, la cage d’escalier est aussi décalée à l’opposé et je me retrouve avec 15cm de moins au centre de la maison et 25cm dans le coin étant donné que la maison n’est pas au carré.

        Du coup, il faut réduite la chambre, l’arrière cuisine, la salle de bain. Ca fait beaucoup de modifications… Etage, pareil pour ne pas se retrouver avec un couleur de 60cm au lieu de 80cm.

        Si le client n’est pas d’accord, que faut-il faire ? L’élévation est terminée et la charpente doit être posée dans 8 jours.

        Les cm perdus sur le mur extérieur s’est démultiplié par le déplacement d’une poutre retroussée qui sert de mur à l’étage et qui a tout repoussé. Car un côté du mur extérieur est bien à 1m et l’autre à 1,15m…

        Techniquement, tout se rattrape en modifiant la maçonnerie ?

      2. Bonsoir,
        La mauvaise position d’un mur peut provenir d’une erreur de plan, du maçon mais ne peut-il pas venir aussi d’une erreur d’implantation faite par le géomètre ?
        Si tel est le cas, que faut-il faire ? Ses bornes ont pu être déplacées par exemple si on a fait les terrasses, ou coup de pelle par exemple.
        Un géomètre est-il assuré pour ce genre de chose ? Les conséquence de son erreur.
        Comment le prouver en tant que cause ?
        Merci.

        1. Le géomètre a dû fournir un plan précis et coté. L’ouvrage construit doit respecter ce plan.
          Si le plan comporte une erreur (tout le monde peut se tromper, même les géomètres), il sera assuré.
          Mais si une borne est déplacée par la suite, ce n’est pas la faute (donc pas la responsabilité) du géomètre : le maçon doit se mettre en conformité avec le plan. Et l’architecte a ce plan : il est en mesure de vérifier.

          1. Bonsoir,

            Si les bornes (piquets de bois) mises par le géomètre pour caractériser l’emplacement de la maison ont été bougés, seul le plan fait-il foi ? Et si le plan est bon, le géomètre est automatiquement dédouané ?

            Cordialement.

          2. Oui, bien sûr. Il m’est déjà arrivé lors d’un chantier de ne pas m’y retrouver dans les mesures sur le terrain par rapport au plan du géomètre, et ainsi de constater que les bornes avaient été bougées. Le plan sert bien à ça, avoir des certitudes sur les dimensions, les mesures à retenir.
            Et évidemment, si des bornes ont été bougées par la suite, le géomètre n’y est absolument pour rien. Je ne vois vraiment pas ce qu’on pourrait lui reprocher !

          3. Bonsoir,
            Je reviens vers vous sur le sujet de l’erreur de longueur de façade et poteaux.
            Si le maçon a réellement fait une erreur dès le départ, c’est à dire, dès le 1er rang de parpaing posé, l’architecte a t-il une part de responsabilité pour ne pas avoir vérifié ? Si oui, doit-il faire marcher son assurance pour réparer et remettre conforme ou détruire partiellement ? Ou au contraire, le maçon doit supporter à lui seul l’erreur de maçonnerie et mettre en conformité ? Si assurance de l’architecte le couvre, en vertu de quoi ? Défaut de conseil ?
            Cordialement.

          4. Bonsoir, comme je le disais, avant réception, les assurances n’interviennent pas : l’ouvrage doit être réalisé, et conforme aux engagements (marché de travaux, plans, etc.). Les assurances ne couvrent que les erreurs involontaires et non apparentes au moment de la réception, non révélées.
            Donc, quelle que soit la suite, cette erreur ne sera pas assurée : le maçon doit livrer un ouvrage conforme au projet.
            L’assurance de l’architecte pourrait jouer s’il était devenu impossible que le maçon rectifie son erreur, par exemple s’il était en liquidation judiciaire. Et bien sûr, cette assurance ne couvrirait qu’une petite partie de coût de la réfection, correspondant à la seule part de responsabilité que l’on pourrait imputer à l’architecte pour avoir tardé à relever cette erreur. Par exemple 10% (c’est l’ordre de grandeur que j’imagine).
            Dans votre cas, il faut obtenir du maçon qu’il casse et refasse conformément à son marché de travaux, c’est-à-dire en suivant les plans. Vous avez un architecte pour ça; à lui de jouer.

          5. Bonsoir,
            Il y a 2 poteaux à déplacer. Techniquement, c’est apparemment possible car ils sont déplacés en suivant une poutre plate.
            Par contre, il y a une façade complète à déplacer sur toute sa longueur dont une poutre retroussée également sur toute la longueur. L’architecte et le maçon m’informent que c’est techniquement possible mais de très gros travaux. Et qu’il y a un risque de fissures dans les années à venir car la maison va se tasser. Contrairement aux poteaux. Dans ces conditions, le maçon doit-il envisager de détruire partiellement ou totalement ?
            Existe t-il un expert ou autre à qui on peut demander son avis et conseils sur de telles modifications ?

          6. L’expert existe, et vous l’avez déjà, c’est votre architecte. Je ne peux que vous informer sur le plan juridique, mais pas sur le plan technique, autre que des généralités : il faudrait que je voie sur place pour être plus précis.
            Je me doute que déplacer une façade et 2 poteaux sont de très gros travaux. En fait, il faut démolir et rebâtir tout ce qui ne va pas, en recréant des liaisons avec l’ossature existante (par exemple, souder les armatures de la nouvelle partie à celles de l’existant conservé).
            Il n’y a pas vraiment de risque accru de fissure, si c’est fait correctement. Je ne vois pas pourquoi il y en aurait.

          7. Monsieur,
            On peut souder des armature béton ?
            Le fait de détruire une partie ne fragilise t-il pas la partie qui reste ?
            Un ingénieur béton est-il conseillé dans ces conditions ?

          8. On peut souder des armature béton ? Oui, c’est de l’acier, ça se soude. Par contre, il faut bien refaire l’enrobage béton.
            Le fait de détruire une partie ne fragilise t-il pas la partie qui reste ? Non, pas spécialement, si les travaux sont bien conçus et bien faits.
            Un ingénieur béton est-il conseillé dans ces conditions ? Voir au cas par cas. Est-ce en zone sismique ? Sinon, si l’ossature est simple, le meilleur conseil est d’avoir un architecte et un maçon compétents.

          9. Monsieur,
            Modifier l’implantation de la façade, veut dire également agrandir le VS. Est-ce que on peut agrandir de 10 ou 15cm un VS ? 15cm sur 5m en biseau.

          10. On peut toujours démolir une partie de ce qui est fait, agrandir un vs, couler de nouvelles fondations si nécessaire, etc. Voir tout démolir. C’est une question de moyens technique et de prix. Peut-être que +15 cm peuvent se faire avec les mêmes fondations ? Peut-être pas. Il faudrait bien sûr que je sois sur place pour vous donner un avis technique pertinent sur les meilleures solutions à adopter.

          11. Bonsoir Monsieur,
            Dans un de vos mail précédents, vous indiquiez qu’une erreur en cours de chantier n’était pas prise en charge par aucune des assurances.
            Si l’architecte pouvait voir l’erreur en effectuant des mesures par exemple, est-il responsable ? Peut-être pas autant que le maçon.
            Justement, comment arbitrer et dire que le maçon est plus responsable que l’architecte ?
            Pour rectifier l’erreur, l’architecte doit-il prendre en charge également les travaux de remise en conformité ? Si oui, à quelle hauteur ?
            A savoir que l’erreur pouvait être vue dès la 1ère rangée de parpaings.
            Merci.

          12. Bonsoir, je croyais avoir déjà répondu, je le fais en italique dans le texte.
            Dans un de vos mail précédents, vous indiquiez qu’une erreur en cours de chantier n’était pas prise en charge par aucune des assurances.
            En effet, tant que le chantier est en cours, tant qu’il n’est pas livré, les assurances n’interviennent pas.
            Si l’architecte pouvait voir l’erreur en effectuant des mesures par exemple, est-il responsable ? Peut-être pas autant que le maçon.
            Justement, comment arbitrer et dire que le maçon est plus responsable que l’architecte ?
            Il faut comprendre le mécanisme du Droit. Tout le monde est responsable de ses propres erreurs.
            Le maçon est responsable de l’erreur d’implantation, car c’est lui qui doit faire et respecter cette implantation. Il doit donc rectifier ses travaux (s’il n’y a pas d’accord trouvé avec vous, le client, pour accepter cette erreur avec dédommagement).
            L’architecte peut avoir une part de responsabilité pour n’avoir pas détecté assez tôt cette erreur, mais cela porte tort au maçon. Tant que l’architecte ne vous a pas proposé d’accepter les travaux en l’état, sans vous informer de cette erreur, vous ne pouvez guère lui reprocher.
            Autrement dit, tant que le chantier dure, vous ne pouvez pas reprocher – juridiquement – une erreur au maçon. Si le maçon traîne pour la rectifier, vous pouvez lui reprocher d’être en retard. Ce n’est que s’il se révèle incapable de rectifier l’erreur, ou s’il refusait de le faire, que vous pourriez l’attaquer.
            Et c’est le maçon qui pourrait éventuellement appeler l’architecte en garantie pour n’avoir pas détecté l’erreur assez tôt. Mais il n’aurait probablement pas gain de cause (comme si le voleur reprochait au gendarme de l’avoir laissé faire… hum !).
            Vous pourriez tenter d’impliquer vous-même l’architecte, mais pas sûr du tout que ce soit retenu : l’architecte pourrait légitimement dire : “Que me reprochez-vous ? Il y a une erreur, je l’ai détectée, à l’entreprise maintenant de la rectifier. moi, j’ai fait mon travail.”

            Pour rectifier l’erreur, l’architecte doit-il prendre en charge également les travaux de remise en conformité ? Si oui, à quelle hauteur ?
            A savoir que l’erreur pouvait être vue dès la 1ère rangée de parpaings.

          13. Bonsoir,
            S’il s’agit du client qui a détecté l’erreur et qui lui en a fait part par mail ainsi qu’au maçon, l’architecte est-il plus responsable dans ce cas ?
            Cordialement.

          14. Juridiquement, non. Juridiquement, on est responsable suivant les faits. Tant que l’architecte n’a pas fait l’erreur de vous faire accepter les travaux avec une malfaçon qu’il n’a pas décelée alors qu’il aurait pu la déceler, il n’est pas en faute.
            Il peut être responsable de ne pas l’avoir décelée assez tôt, mais il vous faudrait alors montrer que ce retard vous cause un préjudice direct, et pour le moment, le préjudice c’est la maçon qui en est la cause – tant qu’il ne l’a pas rectifiée. Si le maçon rectifie son erreur, il n’y aura plus de préjudice, donc plus de réparation à réclamer.
            Il faudrait étudier plus en détail tous les faits, mais il me semble qu’à ce jour, vous devez plutôt demander que chacun honore ses engagements, et donc que le maçon rectifie son erreur, sans que vous cherchiez à vous substituer à un juge pour décréter qui en est responsable.

          15. Monsieur,
            Si l’architecte considère que les travaux de remise en conformité avec les plans sont extrêmement lourds ou très risqué (par exemple déplacer des poteaux) et que la meilleure solution est de déconstruire ou raser pour reconstruire et que le maçon le voit différemment c’est à dire de modifier uniquement, comment ce genre de situation se règle ?
            Cdt

          16. Devant les Tribunaux. Quand des personnes ne sont pas d’accord, un litige est réglé par le Juge. Compte tenu des écarts assez importants que vous indiquez, vous aurez probablement gain de cause, c’est-à-dire qu’il vous sera alloué un somme qui représentera le montant des travaux nécessaires pour tout refaire, montant estimé suivant ce que décidera un expert judiciaire.
            Mais cela prendra des mois, voire plus d’une année de procédure…
            Et il faudra bien sûr que le maçon soit alors financièrement solvable. Là, peut-être, la responsabilité de l’architecte peut être utile, car nous sommes tous très bien assurés (sinon nous sommes rayés du tableau de l’Ordre des Architectes).

          17. Bonsoir,
            Dans une telle décision judiciaire, l’expert judiciaire couvre t-il le risque futur en faisant d’énormes travaux ? Si on estime qu’une reprise peut engendrer d’autres problèmes.
            Car, refaire une façade, 2 poteaux, on peut vite arriver au coût total de la maçonnerie de la maison. Et comment s’assurer des bonnes liaison, reprises, etc ?
            Le retard engendre un préjudice, loyer, défiscalisation Pinel, etc… Cela est-il pris en compte ?
            Si un mur est trop long mais toujours dans le PLU, est-ce la même règle qu’un mur trop court ?
            Quand le coût et risque sont trop grands, un juge n’ordonne t-il pas la destruction totale ?
            J’ai entendu dire qu’une DO ne prendra pas en charge si on déclare un sinistre du aux conséquences d’une reprise, est-ce vrai ?

          18. Mes réponses, point par point :
            Dans une telle décision judiciaire, l’expert judiciaire couvre t-il le risque futur en faisant d’énormes travaux ? Si on estime qu’une reprise peut engendrer d’autres problèmes.
            Chaque ouvrage soumis à garantie décennale est couvert par une assurance en garantie décennale. En pratique, un juge décidera que le “perdant” du procès donne une somme d’argent au “gagnant”, ensuite ce sera à ce “gagnant” de faire réaliser les travaux de son coté.
            Car, refaire une façade, 2 poteaux, on peut vite arriver au coût total de la maçonnerie de la maison. Et comment s’assurer des bonnes liaison, reprises, etc ?
            Ce sera à ceux qui seront chargé des travaux de reprise de s’en assurer et de vous le garantir.
            Le retard engendre un préjudice, loyer, défiscalisation Pinel, etc… Cela est-il pris en compte ? Oui. Il vous faudra avoir un débiteur solvable, le risque est là.
            Si un mur est trop long mais toujours dans le PLU, est-ce la même règle qu’un mur trop court ?
            Je ne comprends pas la question. Les ouvrages sont conformes au PLU, alors ok. Et s’ils ne sont pas conformes, il faut les modifier pour qu’ils soient conformes, au PLU et au Permis de Construire délivré. Si différents : il faut demander un permis modificatif.
            Quand le coût et risque sont trop grands, un juge n’ordonne t-il pas la destruction totale ?
            Il suivra très probablement ce que préconise l’expert judiciaire – c’est d’ailleurs pour ça qu’il demande l’avis d’un tel expert.
            J’ai entendu dire qu’une DO ne prendra pas en charge si on déclare un sinistre du aux conséquences d’une reprise, est-ce vrai ?
            La DO prend en charge les travaux pour lesquels sa garantie est accordée, pour telle et telle entreprise. S’ils s’agit de travaux fait par une autre entreprise, la DO initiale ne s’appliquent pas. Mais vous savez qu’un DO couvre le même risque, déjà assuré de toute façon par les assurances décennales de chaque intervenant : entreprise, architecte, bureau d’études, etc. et même expert judiciaire, lui aussi. Donc les travaux de reprises seront assurés par les professionnels à qui vous vous adresserez pour faire ces travaux de reprise.

          19. Bonjour,
            Si un mur est trop court, on peut demander le respect des plans. Mais dans le cas d’un mur trop long de 10 ou 20 cm, la règle est-elle la même ? Car il y a un pignon trop court de 20cm mais celui opposé trop long de 10cm.
            En ce qui concerne la DO, ce que je voulais dire, c’est qu’en cas de déclaration de sinistre, si la DO voit qu’il y a eu une reprise et que le sinistre vient de là et qu’on savait qu’il y avait un risque, elle se retirerait et laisserait le client voir pour faire fonctionner directement la décennale de l’artisan. Quel est votre avis sur la question ?
            Bon dimanche.

          20. Les ouvrages doivent correspondre aux plans, qu’ils soient trop longs ou trop courts ou autres. La tolérance en maçonnerie n’est que de 1 ou 2 cm, vos ouvrages sont donc “hors des clous”.
            Je reprends mon explication sur le fonctionnement de l’assurance décennale, que ce soit celle de la DO ou directement celles des entreprises ou autres intervenants :
            Une assurance assure une entreprise nommément désignée, la DO comme les autres. La DO demandera les coordonnées (et les assurances) de chacun des intervenants avant d’accepter d’assurer un chantier.
            Si vous cassez et refaite un ouvrage avec le même architecte et les mêmes entreprises, avant réception, leurs assurances et la DO fonctionneront un cas de sinistre plus tard, après réception des travaux. Jamais avant réception ou si le sinistre est connu avant réception.
            Si vous allez en justice et que vous obtenez une somme d’argent pour refaire faire des ouvrages non conformes, ce seront les assurances (et la nouvelle DO si vous en prenez une) des nouveaux intervenants (nouvel architecte, nouveau maçon) qui assureront les garanties décennales.

          21. Bonsoir,

            Nous avons 1 façade complète composée d’un mur de 4m + 1 mur entrant perpendiculaire de 1m + 1 mur de 3m, au dessus une poutre retroussée qui fait toute la longueur au dessus du RDC.
            +
            à l’opposé 1 mur qui fait 7 ou 8cm de trop, c’est à dire que celui perpendiculaire n’est pas bon non plus et à modifier également.
            +
            2 poteaux à déplacer dans la maison car écart de 14cm. Il y en a 1 qui est mal placé de 5cm mais moins gênant.

            Ne croyez vous pas que ça fait beaucoup de modifications si un juge intervenait et qu’il pourrait ordonner la démolition ? Si un expert judiciaire est missionné, il va indiquer que les 7cm ne sont pas bons + les 5cm pas gênant pour nous ou pas ? En fait tout ce qui ne va pas avec les plans ?

            Merci.

          22. Je ne peux guère vous dire ainsi ce qu’estimerait un expert judiciaire… Je ne connais pas le chantier, et même si je le connaissais, comment prédire ce que préconisera un expert dans ce cas ?

  30. Bonjour,

    Une maison à toit plat en zinc par exemple ou en charpente traditionnelle en ardoises exerce t-elle la même force sur les murs périphériques ? Faut-il prévoir plus de poteaux ou autre ?

    Sur un mur très long, tous les combien de mètres devons nous trouver des poteaux ?

    Merci.

    1. La charge (le poids) appliquée sur les murs dépend bien entendu du poids qu’ils auront à supporter. Une charpente pour porter des ardoises sera plus lourde qu’une charpente pour porter des feuilles de zinc, et l’ardoise est plus lourde que le zinc.
      Au niveau d’une maison individuelle, les murs eux-mêmes sont largement suffisants pour porter le poids de 1 ou 2 étages. Il faudra probablement prévoir un poteau au niveau d’une charge ponctuelle, comme à l’assise d’une grosse ferme.
      Mais attention de ne pas confondre : poteau et chaînage vertical !
      Les “poteaux” intégrés aux murs sont : soit des poteaux, ils résistent à la pression (pour porter une poutre, par exemple), soit des raidisseurs verticaux, des chaînages verticaux : ils résistent à la traction, c’est-à-dire quand on leur tire dessus, si je puis dire.
      On comprend bien que résister à la traction dépend surtout à la façon dont on est attaché, ce seront donc les liaisons qui compteront le plus.
      Je crois me rappeler que la règle est un raidisseur vertical tous les 8 m à intégrer dans un mur en maçonnerie, mais à mon avis c’est trop peu, en fait j’en place tous les 6m environ. Attention, en zone sismique, il faut plus de raidisseurs (il faut aussi bien d’autres choses).
      Concevoir une structure en béton armé n’est pas très complexe, mais il y a beaucoup de choses à savoir et beaucoup de paramètres à prendre en compte, ça ne peut guère s’improviser, avec des informations éparses et partielles…

      1. Bonjour,

        Vous parlez de fermes concernant la charpente. Pour une même charpente, certains charpentiers vont mettre une grosse ferme, d’autres, 2 fermes. Quelle est la différence entre ces 2 conceptions ? Une préférence ?

        Cordialement.

        1. Bonjour, j’avoue que je ne comprends pas la question : il faut une ferme quand c’est nécessaire, et 2 fermes… quand c’est nécessaire aussi. Il faut la conception de la structure la mieux pertinente, suivant chaque cas. Que peut-on dire d’autre ?
          A noter qu’une charpente en fermettes est une excellente conception technique, car les charges (le poids que doit supporter la charpente) sont bien réparties sur tous les murs, pas localisées en 2 ou 3 points précis. Par contre, je regrette leurs sections toujours un peu “limites”. Et il faut veiller à une bonne mise en oeuvre, je pense notamment au contreventement que l’on doit faire strictement comme sur le plan de pose.

          1. Bonjour,

            Pour une maison où l’architecte avait envoyé l’appel d’offre à 2 entreprises de charpente, 1 avait chiffré 1 seule grosse ferme centrale, et le 2ème 2 fermes un peu plus aux extrémités.

            Pourquoi ces 2 différences de conception ?

            Q’appelez une conception en fermettes ?

          2. Sans analyse des plans, je ne peux pas vous dire pourquoi chaque entreprise avait proposé un nombre de fermes différent. Ni pourquoi l’architecte n’avait pas indiqué le nombre de ferme(s) qu’il demandait.
            Les fermettes – vous connaissez surement – sont des petites fermes, fines, espacées les unes des autres d’une soixantaine de centimètres. Une fois mises en place, elles sont reliées entre elles par des “contreventement” pour rendre l’ensemble résistant et indéformable.

          3. Sur le devis, il est indiqué :
            2 demi-fermes sur entraits en 3 pièces 8×20 sapin contrecollé, sablières 15×5, pannes 6×18 tous les 1,30m et chevrons 24×64 tous les 40cm.
            Pose d’un solivage 32×18 tous les 60cm.
            Est-ce cela ?

          4. Vous me donnez des sections de pièces de bois, servant à supporter une couverture en zinc à faible ou très faible pente. Pour savoir si ces sections sont correctes (je présume que c’est votre question), il faut faire une analyse du projet, avec calcul des sections, ce que je ne peux évidemment pas faire ici, ni en pratique (je n’ai pas tous les éléments du dossier), ni parce que ce site ne fournit pas de telles études car ce n’est pas sa vocation. Si vous avez des doutes, vous pouvez vous adresser à un bureau d’étude spécialisé.
            Ce site donne des conseils à caractère général, il ne réalise pas de maîtrise d’oeuvre.

          5. Bonsoir,

            Y a t-il plusieurs façons de faire la charpente d’un toit plat ? Concerné par les fermettes ?

            A quoi faut-il veiller ?

  31. Bonjour,

    Dans les angles de la construction en briques, il y a des briques avec des trous qui permet une fois empilé de les remplir de béton.

    Quel type de féraille devons nous retrouver dedans ? Des tiges ? Si oui, combien ? Grosseur ?

    Cordialement.

    1. Il s’agit des chaînages verticaux d’angle.
      Le principe de la construction en maçonnerie est d’avoir une ossature en béton armé. Il y a la résistance au poids qui est obtenue avec des murs, des planchers, des poteaux, des poutres. Mais pour donner de la cohérence à tout ça, il faut que ces éléments soient reliés entre eux. C’est le rôle des chaînages.
      Les chaînages ne sont pas des poutres ni des poteaux. Ils sont comme des (grosses) ficelles qui relient tous les éléments d’ossature, comme pour ficeler un paquet-cadeau.
      On comprend alors que des éléments de chaînage doivent résister à la traction, qu’on doit pouvoir tirer dessus (comme on le ferait avec une ficelle). Tout ça pour dire que la sections des aciers est moins importante que la façon dont ils sont reliés. Par exemple, on met habituellement des sections de 10 (10 mm) – attention, suivant calcul ce peut être parfois insuffisant – mais mieux vaudrait des aciers d’une section de 8 (8 mm) bien reliés, c’est-à-dire avec des aciers de liaison en fondations (avec crosse), en plancher et aux autres chaînages horizontaux (avec équerres) et sans interruption (barres de liaison en jonction des aciers dans les chaînages eux-mêmes) que des aciers de 12 non reliés ou mal reliés : qu’importe qu’une ficelle soit grosse si elle est coupée à un endroit ou si les noeuds ne sont pas solides !
      Donc, veillez surtout à la façon dont des chaînages sont mis en oeuvre, sont reliés entre eux !
      Par ailleurs, mieux vaut des aciers assemblés en carré (soit 4 x 8mm), pour des questions de bonne tenue au coulage du béton.
      Et veiller à ce qu’il y ait des “fenêtres” en pieds de chaînage vertical pour la bonne coulée du béton.
      (et j’aurais bien d’autres recommandations… 🙂 )

      1. Bonjour,

        Si dans les poteaux d’angle, il y a qu’une tige de 10mm mais un bon chaînage, ça suffit techniquement ? Pourquoi on voir des fois 4 tiges reliées entre elles dans tous les poteaux ? La différence ?

        1. Bonsoir, le chaînage est constitué de 2 (en parallèle) ou 4 tiges (en carré), le tout enrobé de béton. Les tiges sont assemblées par des petits aciers de liaison, plus fins (par exemple de 6). Jamais 1 seule tige (ou barre)…
          Si 4 barres d’acier, une section de 10 sera suffisante dans la plupart des cas. Sinon, si 2 barres, elles doivent être au moins de 12 mm.
          Il vaut mieux 4 barres, car elles resteront mieux positionnées au coulage du béton, et le chaînage résistera mieux aux sollicitations, et les liaisons seront plus faciles à faire.
          J’espère que votre maçon, ou votre CMI, ne fait pas des économies de bouts de chandelle en ne prévoyant qu’un seule barre dans un chaînage !

          1. Bonsoir,

            Non, pas d’économies de faite ! Et pas de CMI !!!

            Vous me parlez du chaînage horizontale, il est fait de 4 barres liées, je vous parlait des barres qu’on trouve dans les poteaux d’angle de brique ou de changement de direction. Combien faut-il de barres dans ces poteaux qui sont remplis de béton jusqu’en bas ?

          2. Bonjour, les chaînages sont reliés entre eux, comme des cordes en continu, il est logique qu’ils aient la même section. Ils sont horizontaux et verticaux (ceux qu’on trouve dans les angles dont vous parlez, c’est le même chaînage horizontal qui se prolonge vertical, en montant), pour “empaqueter” la construction.
            Je vous conseille des chaînages avec 4 barres de 10 mm s’il n’y a pas de résistance, de tension particulièrement élevées dans la structure de la construction.

          3. Bonjour,

            Si le maçon ne fait pas d’économies, avoir qu’une seul tige de 10 ou 12 dans les angles et changement de direction, est-ce dans les règles de l’art ?Je suis allé voir d’autres chantiers, c’est 1 tige dans les angles et changements de direction. 4 c’est mieux, mais 1 ?

          4. Pour les chaînages eux-mêmes, 4 barres sont mieux (même si 2, un peu plus grosses, sont admissibles). Et pour les liaisons dans les angles (horizontaux et verticaux), on place 2 barres en équerre, décalées entre elles.
            En règle générale, pour du béton armé, on ne place jamais une seule barre.

          5. Bonsoir,
            J’ai vu cela sur des chantiers à côté chez moi et je voulais connaître l’utilité de mettre plusieurs ou une tige.
            Dans le chainage, il y a bien 4 tiges liées qui viennent reprendre le poteau d’angle sur au moins 50cm de hauteur. Exactement comme votre schéma sur le forum (barre de liaison).
            Par contre, ce poteau vertical, du plancher à environ 50cm du haut, il n’y a qu’une seule barre de 10 ou 12. Cela est-il grave ?
            Pour schématiser, pour un poteau d’angle qui fait 3m, du plancher à 2,50m, il n’y a qu’une seule tige, les 50 dernier cm, il y a des barres de liaison qui sont en angle avec le chainage qui lui a 4 tiges tout à l’horizontale.
            Pourquoi on trouve qu’une seule tige sur 2,50m ? Ce n’est pas une mesure d’économie.

          6. Il faut toujours au moins 2 barres. 1 seule barre est une erreur. Qu’il y ait un chaînage carré (4 barres) partiel ne sert à rien, seule comptera la partie la plus faible, c’est-à-dire celle où il n’y a qu’1 barre. Qu’importe qu’une corde soit très épaisse, si à un moment sa section diminue pour être très fine: c’est là où elle cassera.

          7. Bonjour,

            Il y a des ferraillages de chaînages ou les barres sont par 3 reliées en triangle. Quelle est la différence avec celle par 4 en carré ?

            Tous les maçons ne mettent pas de barres de liaisons avec les poteau d’angle ou poteau en ventre d’un mur qui sert de maintient de charpente par exemple A quoi servent-elles exactement ? Pourquoi aller faire des économies sur ce genre de chose ? Ya rien à gagner vu le prix.

            Cordialement.

          8. Les barres assemblées en triangle étaient très utilisées il y a quelque temps, elles le sont beaucoup moins maintenant – je ne sais pas trop pourquoi. Elles peuvent être utilisées à la place des sections en carré, elles n’ont pas le défaut des barres en duo, plates et donc moins facilement calées en place.
            Comme je l’expliquais, ce qui compte dans le principe des chaînages, ce sont les liaisons, elles doivent être bien faites. C’est beaucoup plus important que les barres elles-mêmes. Si des maçons réalisent mal ces liaisons (voire pas du tout), ce sont des mauvais maçons (voire très mauvais, dangereux…).

          9. Bonjour,

            Pouvez vous expliquer comment de “simples fils de fer” qui relient les barres entre-elles ou les treillis entre-eux font toute la solidité des chainages ou planchers ? Etant donné que le béton vient recouvrir le tout.

          10. Les simples fils de fer sont des barres en acier, souvent épaisses (par exemple 1 cm de section, parfois plus). Elles font toute la solidité du chaînage – ou du moins, elles en sont les points sensibles, ceux qui doivent être particulièrement bien réalisés car ce sont souvent des points faibles quand ce n’est pas correctement mis en oeuvre – elles doivent avoir au moins la même section que le chaînage en partie courante.
            Heureusement que le béton vient recouvrir le tout ! Les aciers ne peuvent opposer une résistance que s’ils sont bien enrobés de béton, partout (sans poche ni bulle d’air, pour cela il faut vibrer le béton au coulage), avec un minimum de 2,5 cm (en pratique compter 3 cm) d’enrobage près des parois.
            Je rappelle que le béton ne résiste pas quand on tire dessus (alors qu’il résiste très bien quand on appuie dessus). Ce sont les aciers qui viennent le remplacer dans ce travail de résistance à la traction.

          11. Bonjour,

            Pardonnez moi, je me suis mal exprimé concernant les “tiges de fer”. Je parlais des sortes des “barbelé ” qu’on sert et qu’on met pour lier les tiges de fer les unes aux autres ou quand 2 treillis se superposent. Leur utilité ?

            Je suis allé voir le DTU sur batirama, et ils indiquent que pour les chainages verticaux, c’est 2 tiges de 10mm. Et sur un autre site que 2 tiges de 10mm peuvent être remplacées par 1 de 12mm ou 14mm. Quel est votre avis ?

            J’ai vu des avis aussi concernant les chainages verticaux dans les murs en angle avec les 4 tiges liées en carrés, paraît-il que le béton ne rempli pas bien les poteaux et que les tiges se retrouvent aux extrémités des poteaux et peut s’évéré moins resistant que tes barres au centre. Quel est votre avis ?

            Cordialement.

          12. Ah, vous parlez des ligatures des armatures ? C’est indispensable pour maintenir ces armatures bien en place lors du coulage du béton – avez-vous vu la force d’un jet de béton qui sort de la toupie ? L’emplacement des aciers est tout aussi important (et parfois plus important) que leurs sections, d’où la nécessité de bien les maintenir en place.
            Je préfère toujours 3 ou 4 barres que 2, car une section de béton doit être armée de façon “répartie” pour être efficace. Et je ne place jamais 1 seule barre, pour la même raison.
            Le béton coulé DOIT être vibré, c’est indispensable, obligatoire. Comme cela on est sûr qu’il remplira bien son espace prévu.
            Des tiges bien réparties et bien enrobées sont plus efficaces qu’une tige seule, le béton armé est un assemblage (béton + acier) qui fonctionne mieux quand les aciers sont répartis.
            Ne pas caler les armatures, ne pas vibrer le béton, etc. sont des pratiques de maçon avec un poil dans la main…

          13. Bonjour,

            Concernant le ferraillage des poteaux d’angle, j’ai entendu parler de DTU, etc… Le texte de référence.

            Si dans une construction, on voit qu’il n’y a qu’une seule tige dans les poteaux d’angle ou de changement de direction, pas les barres de liaison perpendiculaires dans les poteaux / chainage vertical, qu’est-ce qu’un client peut faire ? Ou le MO qui ne peut ne pas avoir vu car il ne passe pas tous les jours sur le chantier ? Vous parliez de pas orthodoxe mais en réalité dans les normes ou pas ?

            Quelle est la règle légale exactement ?

            Cordialement

          14. Une seule barre d’armature n’est pas conforme : jamais le béton armé ne doit avoir une seule barre. On tolère 2 barres (pour ma part, je les refuse, sauf cas très particulier comme en réno si on n’a pas la place), mieux vaut 3 ou 4 barres.
            Les barres de liaison sont très importantes : qu’importe, finalement, qu’il y ait 1,2 ou 4 barres si la liaison est mal faite : il y aura fissure !
            Le client peut alerter son architecte pour qu’il agisse. Si le client n’a pas d’architecte, à lui de le remplacer. Il faut arrêter le chantier, casser ce qui doit l’être et refaire les travaux qui doivent l’être.

          15. Bonsoir,

            Concernant les 2 ou 3 ou 4 tiges dans les poteaux d’angle ou de maintient de charpente, où est écrit cette norme pour la mettre en avant ? Idem pour les barres de liaison ? Faut-il prendre un expert pour prouver que c’est dans les normes ou pas ?

            Cordialement.

          16. Bonsoir, vous trouverez ça dans le “DTU – maçonnerie”. Si c’est déjà coulé, ça ne sera pas facile de prouver la faute du maçon, à moins que vous ayez fait des photos. De toute façon, pour prouver et pour refaire correctement, il faudra commencer par démolir.

          17. Bonsoir,

            Qui peut ordonner de mettre la maçonnerie aux normes ? Pas le client tout seul ?

            Dans ce cas, le client est-il assuré ou faut-il attendre que ça fissure ? Un expert en bâtiment dans tout ça, quel serait son rôle ?

            Le MO est-il responsable ?

            Cordialement.

          18. Chacun doit être dans son rôle :
            le client (maître d’ouvrage) : précise clairement ce qu’il accepte et n’accepte pas. Ici, vous précisez (par écrit, mél) que vous n’acceptez pas l’erreur de dimension de la maçonnerie.
            le maître d’oeuvre (architecte, s’il est architecte) : dit les travaux à faire pour que ce que demande le client soit réalisé (quantifie l’erreur, ordonne les démolitions, rectifie le planning)
            l’entreprise (maçon) : convient avec l’architecte des détails des travaux à faire (que démolir ? comment ça se passera ?).
            Si l’on veut éviter les problèmes plus tard, il faut que les positions des uns et des autres soient claires, pour cela, les échanges par méls sont indispensables, les paroles sont sources d’erreurs, de malentendus, de contestations futures, etc. Tout doit être confirmé par mél ou par envoi de comptes rendus, à tout le monde.

          19. Monsieur,

            Comment mettre en avant qu’une norme de ce genre de ferraillage n’est pas respectée ?

            Le MO a t-il une responsabilité ?

            Concernant les assurances, faut-il attendre qu’il y ait des fissures pour faire fonctionner la DO ?

            Si le maçon et le MO disent que c’est dans les normes, comment prouver le contraire ? Est-ce une cause pour refaire la construction ? Faut-il prendre un expert ?

            Merci pour votre aide.

          20. Si vous avez détecté une erreur de ferraillage, c’est que vous l’avez vue. Vous pouvez donc faire état de votre constat visuel. Si vous avez une photo, ce sera encore mieux (les téléphones portables sont très utiles pour ça !).
            Etait-ce en réunion de chantier, avec la présence de l’architecte ? Si oui, il a une part de responsabilité. Si non, si l’ouvrage a été coulé sans que l’architecte ait pu matériellement le voir, il n’est pas responsable, ce qui est logique. Un peu comme un gendarme : il voit quelqu’un commettre un vol et il ne fait rien : il est en partie responsable ; mais s’il n’est pas présent, on ne peut rien lui reprocher. Heureusement, les juges adoptent maintenant ce point de vue.
            Attention aux assurances : elles ne sont pas là pour payer les erreurs conscientes et acceptées telle quelles par les artisans et les clients. Une erreur détectée et non corrigée n’est pas assurée !
            Une erreur de ferraillage doit être traitée : soit l’architecte vous explique pourquoi elle est acceptable (dans ce cas il en prendra probablement seul la responsabilité), soit il fait faire des travaux pour la rectifier. Vous pouvez prendre un expert, mais l’architecte peut considérer alors que vous ne lui faites plus confiance et arrêter sa mission.

          21. Bonsoir,
            Je reviens vers vous concernant les ferraillages. Je me suis peut être mal exprimé la dernière fois, mais quand je parlais de poteaux, c’était en fait des raidisseurs verticaux.
            J’ai par hasard rencontré un ingénieur béton qui m’a dit que très souvent sur une maison individuelle (en fonction de l’étude de charge), 2 barres de 10 suffisent et qu’on peut les remplacer par une de 14 normalement ou 12 mais limite.
            Quel est votre avis la dessus ?

            Cordialement.

          22. Comme je le disais, 2 barres sont techniquement possibles, mais pas souhaitables. Pour le béton armé, il vaut toujours mieux des armatures qui résistent dans tous les sens. Pour cela, il faut au moins 3 barres, car 2 barres ne résistent que dans un sens, pas dans deux sens. Et une seule barre ne résiste à aucun sens, elle ne résistera qu’à la traction – ce qui est le plus important, il est vrai, mais ce serait dommage de se priver d’une meilleure résistance pour des économies de bouts de chandelle…
            Et, comme je l’ai souvent dit, le plus important de tout n’est pas le nombre ou la section des barres, mais leur disposition, et surtout, surtout leurs liaisons : c’est en général là le “maillon faible” de la chaîne, du “chaînage”.

  32. Bonjour,
    Je souhaite faire une extension sur deux niveaux 45 +15 m2 adossé à l’arrière d’une meulière avec baies vitrées sur le jardin
    Le RDC de la meulière se trouve à 1m40 du sol avec un sous sol semi enterré. L’extension sera construite sur vide sanitaire de 80 cm et communiquera avec l’existant via un escalier (60cm de hauteur). Le R+1 de l’extension sera au même niveau que l’existant est communiquera via un couloir. Je souhaite aussi faire une terrasse bois mais je ne sais pas si il est mieux de la faire aussi sur VS.
    Y a t-il des contre indications ou des conseils à suivre pour ce projet ?
    L’étude de sol est elle obligatoire ? sachant que la maison date de 1910 et qu’elle n’a pas bougé
    Merci pour votre aide

    1. Bonjour, il est bien sûr très difficile de répondre pour des travaux avec un bâtiment existant que je ne connais pas, que je n’ai pas vu.
      Terrasse en bois : toutes les terrasses en bois sont toujours sur “vide sanitaire”, pour la bonne raison que les planchers en bois, donc ceux des terrasses aussi, sont des planchers portés : on ne pose pas les planches par terre, sur le sol, mais sur des petites poutres (on parle alors de “solives”).
      Conseil : pour des travaux d’extension, donc avec bâtiment existant, il est “encore plus” recommandé de s’adresser à un architecte, là encore plus qu’ailleurs, il vous fera faire les choix les mieux pertinents, il valorisera votre bien (surtout s’il a déjà du “cachet”, il ne faut pas en diminuer la valeur architecturale, mais au contraire l’augmenter), et il vous fera faire des économies (il est assez facile pour un architecte de vous faire économiser plus que sa rémunération).
      N’oubliez pas que si le bâtiment existant fait déjà au moins 90m² de plancher (soit 90+45+15 = 150m²), le dossier de demande de PC doit être fait par un architecte (d’aujourd’hui 🙂 ).
      L’étude de sol est une précaution de bon sens. Après, il faut voir cas par cas….

  33. Bonjour,
    Concernant les poutres retombées au plafond du RDC, l’architecte peut prévoir par exemple une poutre 20×20 et le maçon peut changer en poutre plate, quelle est la règle en fait ? On peut remplacer quoi par quoi ?
    Cordialement.

    1. Bonjour, le maçon ne peut pas changer les dimensions d’une poutre (ou de quoi que ce soit d’autre) sans l’accord de l’architecte. La définition des volumes, si je puis dire, est du ressort de l’architecte. Le maçon peut bien entendu proposer des modifications (c’est un travail d’équipe), voire dire à l’architecte :” Votre poutre est beaucoup trop petite, je ne la ferai pas de cette dimension”. Ok, on en parle et on voit ce qu’il faut faire.
      Si l’architecte pense quand même avoir raison, il doit le justifier. Et idem pour le maçon, en fait. Par exemple, moi non plus je n’aime pas les poutres plates, à cause de la disposition correcte des aciers qui est la plupart du temps impossible à obtenir.
      Ce genre de désaccord technique est en général vite réglé : ni le maçon ni l’architecte n’ont envie d’un ouvrage sous-dimensionné et donc dangereux ! Eux aussi, comme le client, ils ne veulent pas de problème par la suite. Quitte à demander son avis à un B.E.T. (bureau d’études techniques).
      Mais il m’est arrivé d’imposer des dimensions à un maçon, même si celui-ci voulait “en faire moins” en s’appuyant sur un calcul d’un B.E.T. : pour une seule poutre, aucun maçon ne va se battre (en paroles seulement… 🙂 ) avec l’architecte. On tourne la page et on passe à la suite, on ne perd pas de temps pour cela.

    1. Bonjour, oui en extérieur, il faut que le carrelage sur chape soit ventilé en sous-face, pour qu’il n’y ait pas d’humidité stagnante qui risque de geler (la nuit le plus souvent), ce qui ferait éclater la chape. Le support doit être également avec une pente, toujours qu’il n’y ait pas d’eau stagnante, pour que l’eau puisse s’évacuer. Les nattes Schülter-Ditra sont faites pour ça, ce ne doit pas être la seule marque.

  34. Bonjour,

    Nous construisons une villa en charpente métallique lourde. Nous avons 2 sons de cloche… On nous dis vide sanitaire et d’autre terre plein direct. Peux-ton faire un vide sanitaire avec une structure métallique (montage agglo entre poteau et plancher traditionnel)

    1. Bonjour, intéressant une maison en acier…
      Je parle beaucoup dans l’article des qualités du vide sanitaire – en fait, d’un plancher porté, car c’est le fait qu’il y ait un plancher porté qui est bénéfique, pas tellement le vide dessous en soi. Le plancher porté, comme l’est un plancher hourdis, est une technique beaucoup plus fiable qu’un dallage posée par terre (même si c’est sur un “hérisson”, c’est-à-dire un lit de cailloux.
      Je ne vois aucune difficulté particulière à faire un plancher porté avec une ossature métallique, que ce soit avec les agglos ou avec le plancher lui-même. Avec une ossature métallique, la solution d’un plancher en bacs acier collaborant avec dalle béton me semble tout indiquée (plutôt qu’un plancher hourdis, plutôt fait pour la maçonnerie). Est-ce ce que vous avez retenu ?

  35. Bonjour
    je viens de faire réaliser une étude de sol ,le rapport me conseille de faire un radier a la place du vide sanitaire prévu initialement par le MO .
    quels sont les avantages est inconvénients de ce type de fondation par rapport au vide sanitaire prévu ?
    l isolation est le passage des réseaux est tuyaux semble plus difficile ?
    Faut il prévoir un surcout ?

    Merci

    Cordialement

    1. Bonjour, êtes vous sûr que le rapport d’Etude de Sol préconise bien le mot “radier” ?
      Pour qu’une étude de sol préconise un radier, c’est que le “bon sol”, c’est-à-dire le sol suffisamment résistant, doit être très profond, au-delà des dimensions raisonnables pour des micro-pieux habituellement utilisés pour une maison individuelle. Vérifiez sur l’étude de sol quelle est la profondeur estimée du “bon sol”, si c’est suffisamment parlant pour vous (pas toujours évident de détecter ce genre d’info).
      Le radier est une sorte de dallage en béton armé, mais très épais, très solide, porteur et indéformable. En fait, c’est comme une coque de bateau en béton armé ! La maison est posée sur le terrain, et même s’il est mou, la maison va s’enfoncer (ça, c’est normal), un peu plus que d’habitude (sol mou), mais il n’y aura pas de dommage, pas de fissure, car le radier est ridige à tous les endroits, et donc la maison ne va pas se déformer – je précise que vous ne vous rendrez probablement pas compte de cet enfoncement, rien à voir avec un bateau sur l’eau, quand même… 🙂
      Vous imaginez bien que pour faire un tel ouvrage, il faut :
      – le faire calculer par des ingénieurs (Bureaux d’Etudes spacialisés)
      – le réaliser de façon très précise, comme on le ferait pour une très grande poutre. C’est difficile à réaliser, car la position des armatures en acier doit être bien respectée au coulage du béton : le radier doit résister à tous les efforts dans les 3 dimensions (traction, compression, cisaillement, …). Les liaisons avec les murs doivent être parfaites. Béton parfaitement dosé, etc. Il faut une très bonne entreprise de maçonnerie.
      Bref, c’est une technique pointue et -donc- chère.
      Il est plus avantageux techniquement d’avoir un sous-sol, comme cela la profondeur du radier permet d’atténuer la mauvaise résistance du sol, et la rigidité est meilleure avec des murs de soubassement en béton eux-aussi.
      Mais si vous ne faites pas de radier, vous aurez probablement un sinistre, irratrapable car on ne peut pas faire de radier “après coup”. Il faudra très probablement raser la maison… Et le risque majeur est que le sinistre véritable arrive après 10 ans : vous n’aurez plus d’assurance, tout le coût sera alors à votre charge.
      Attention aussi, une prise de risque anormale et connue de l’assuré est une clause de non-assurance ! Compte tenu du coût de la reconstruction, l’assurance pourrait très bien vous dire, même avant la fin de la garantie décennale : “Vous saviez qu’il fallait faire un radier, vous ne l’avez pas fait, vous avez donc consciemment ignoré l’étude de sol, consciemment accepté un sinistre probable, je ne vous assure donc pas.” Aïe…
      Avez-vous étudié la possibilité d’une maison en ossature-bois, 8 fois moins lourde que la maçonnerie ? Et les façades peuvent être enduites, on ne voit pas forcément la différence avec la maçonnerie une fois la maison finie. Il me semble que je m’orienterais vers cette solution, et du coup j’en parlerais à mon Architecte d’Aujourd’hui (et/ou mon Bureau d’Etudes).
      Soyez vigilant, bon chantier,

  36. Bonjour,

    Sur une terrasse en hauteur accessible avec habitation en dessous, on prévoit de faire étanchéité + dalles sur plots.

    Est-il possible de carreler comme on pourrais carreler un salon ? Si oui, faut-il prévoir quelque chose en particulier ?

    Cordialement.

    1. Bonjour, des dalles sur plots sont une excellente solution sur une étanchéité. Prenez-bien un spécialiste pour la réalisation, c’est un ouvrage délicat : bien fait il ne vous causera aucun souci, mais mal fait, il provoquera des dégâts, parfois importants.
      Les dalles sur plots peuvent être du carrelage (prévu à cet usage, bien sûr, car il leur faut un résistance importante : ils ne sont posés qu’aux 4 angles, il ne faut pas qu’ils cassent !). Il n’y aura pas de joint (c’est l’avantage). D’expérience, il vaut beaucoup mieux des carreaux carrés, les carreaux rectangulaires sont mal adaptés aux dalles sur plots.
      Bon chantier.

      1. Merci pour votre retour.

        Je vous indiquais, oui dalles sur plots, OK.

        J’ai vu une terrasse où il y a une étanchéité et dessus il a été collé du carrelage comme on ferait dans un salon. Avec joints, etc…

        Avec une pente et un trou pour faire évacuer l’eau.

        Quel est votre avis ?

        Le tuyau de trop plein est-il obligatoire ? Quel risque avec les assurance si soucis et pas de trop plein ?

        Cordialement.

        1. La terrasse revêtue d’un carrelage sur chape (c’est à dire plein, sans vide sous les carreaux) est à mon avis un système beaucoup moins fiable que les dalles sur plots : pénétrations d’eau dans la chape par capillarité qui peut se propager aux murs, dilatation de la chape (chocs thermiques, jour nuit, été hiver,…) d’où fissures et fuites…, impossibilité de réparer une fuite sans tout casser – impossibilité même de savoir d’où vient la fuite, etc.
          Je conseille toujours des dalles sur plots si l’on ne veut pas avoir de souci, si l’on ne veut plus penser à l’étanchéité de la terrasse pendant très longtemps.
          Le trop plein est obligatoire, et c’est surtout une garantie en cas d’évacuation principale bouchée (par exemple par des feuilles). Là aussi, plus de risque d’infiltration. Et si l’on voit le trop-plein couler, c’est qu’il faut intervenir pour déboucher l’évacuation principale, c’est une alerte bien pratique.

          1. Bonjour,
            (du vu sur une maison)
            Je reviens vers vous sur le sujet de la terrasse accessible. Un étancheur considère que carreler la terrasse n’est pas fait dans les règles de l’art. Dalle sur plot pas pas sur chape.
            Il y a une infiltration dans la pièce de vie se trouvant en dessous, comment faire pour trouver d’où vient la fuite ?
            Etant donné que le carrelage sur chape a été posé par le constructeur ou carreleur, à qui la faute ? Les bandes solin qui doivent être posées par l’étancheur à la fin ont été posées par le constructeur. En cassant la chape, il ne sera pas possible de voir à qui relever la faute de l’infiltration.
            Pas sur que le constructeur accepte de déposer une terrasse de 35m² pour tout refaire…

            Comment va réagir la DO au vu de ces éléments ? Si il y a eu un manquement, la DO fonctionne t-elle ? Si non, comment se retourner contre le constructeur ?

            Merci pour votre aide.

          2. Je réponds point par point :
            Trouver la fuite quand le carrelage est sur chape : très difficile ! Il faut parfois tout casser pour savoir. C’est un des défauts majeurs des étanchéités avec chape par dessus.
            Pour savoir à qui la faute, c’est-à-dire pour savoir contre qui le client doit se retourner, cela dépend à qui le client a commandé l’ouvrage. S’il y a un constructeur, c’est très probablement à lui que les travaux ont été commandés, compris dans le CCMI. C’est donc à lui, et à lui seul, que le client aura affaire. Le CMI ne peut pas se défausser sur l’étancheur, c’est juridiquement impossible (après, le CMI peut se retourner contre son sous-traitant, mais c’est son affaire à lui seul, ça ne regarde pas le client). Et ceci, quelles que soient les personnes qui ont fait les travaux, y compris la pose des bandes solines.
            La DO prendra normalement le sinistre en charge, si la réception des travaux a eu lieu et si la terrasse n’a pas fait l’objet d’une réserve. Sinon, le client ne peut agir que contre le constructeur.
            Si les travaux ont été commandés par le client directement à l’étancheur, sans passer par le CMI (et donc “non compris” dans le CCMI), le client se retourne contre l’étancheur et son assurance (toujours pareil, si la réception a eu lieu, sans réserve sur l’étanchéité).

  37. Bonjour,

    Pourriez vous expliquer à quoi sert un arase étanche ? Où doit-elle précisément être placée ? Mal placée, quels risques ? Remontées capillaires, etc ???

    1. Bonjour, l’arase étanche sert à stopper les remontées d’humidité venant du sol, avant qu’elles n’atteignent des matériaux poreux, tels que le bois ou la brique.
      Elle a été appliquée il y a longtemps, notamment quand les planchers étaient en général en bois. L’humidité venant des murs en contact avec le sol, avec la terre (ce que l’on appelle les murs de soubassement) ne doit pas atteindre les planchers en bois ni les murs en briques. On placait donc une “arase étanche” sur les murs de soubassement, là où sont posés les planchers bois. Comme cela, les remontées d’humidité ne pouvaient pas les atteindre.
      S’il y avait un plancher posé directement sur la terre, par exemple un sol en terre battue, avec ou sans carrelage, et donc s’il n’y avait pas de plancher bois, on mettait quand même une “arase étanche” pour que l’humidité ne remonte pas dans les murs en briques (la brique est une vraie éponge, elle absorbe beaucoup l’eau).
      Puis, avec l’invention des planchers hourdis, c’est-à-dire en béton, l’arase étanche est devenue inutile puisque le béton est lui-même étanche. Le plancher hourdis fait donc office “d’arase étanche”, notamment au niveau du chaînage du plancher. Mais on a gardé l’habitude de placer quand même une “arase étanche”, mais pas sous le plancher hourdis (comme on faisait sous le plancher bois), mais sous le premier mur en briques. (c’est pour ça, d’ailleurs, que j’ai parfois entendu des gens me dire que l’arase étanche devait être posée dessous le hourdis, car les règles de l’art demandaient qu’elle soit toujours dessous le plancher – même s’il n’est pas en bois… ceux-là n’ont pas compris l’arase étanche, sous le hourdis ça n’a aucun sens, ils confondent avec le plancher bois).
      Avec un plancher houdis béton, une arase étanches par-dessus ne sert à rien (par dessous non plus).
      Mais on a gardé l’habitude de placer une arase étanche sous les briques. S’il y a un chaînage bas, sans coffrage de brique, l’arase étanche n’est pas utile non plus, puisque cette fonction d’étanchéité, d’arase étanche, est faite par le chaînage. Je dis “sans coffrage brique”, car dans le cas d’un chaînage coulé dans une brique, l’humidité peut passer par ce coffrage brique, justement.
      Je n’aime pas trop ajouter des arase étanche quand ce n’est pas la peine, car j’ai vu parfois (des cas que j’ai rencontrés sur internet, par exemple) qu’il y a avait eu des sinistres dus à une arase étanche (un feutre bitumé sous les briques) qui a permis une pénétration d’eau – horizontale, pour le coup – par “effet de mèche”, l’eau s’infiltrant entre la brique et l’arase étanche. Mais ça reste rare, me semble-t-il.

      1. Bonjour,
        Merci pour votre retour.
        Quelle est la différence entre ceux qui font un mortier sous le 1er rang de brique (même si plus utile) et la bande noire ?
        J’ai entendu dire que c’était obligatoire par rapport au DTU, je ne connaissais pas…
        Qu’est-ce que le DTU ?
        Cordialement.

        1. Les DTU sont les Documents Techniques Unifiés qui décrivent les bonnes “règles de l’art” en matière de construction de bâtiment. Ils sont complétés par les Normes NF (et aussi Eurocodes) qui déterminent les bonnes caractéristiques des matériaux de construction.
          Araser, c’est à dire faire une arase, c’est faire un ouvrage en général en mortier (ciment), mais aussi en plâtre suivant les cas (à l’intérieur, pour un cloison…), pour mettre au bon niveau la finition d’un ouvrage. Par exemple, on bâtit un mur en briques, mais on ne tombe pas exactement à la hauteur voulue avec la dernière brique, soit il faut la casser un peu, soit il faut la compléter. Le mortier que l’on va mettre dessus pour que le mur soit bien fini, bien horizontal, s’appelle une arase. Par exemple aussi, quand on bâtit un mur pignon au niveau de la toiture, dont le haut est en pente pour correspondre à la toiture, les briques sont bâties un peu “en marches d’escalier”. On casse les angles de celles qui dépassent et on comble les creux quand il y a des manques, pour obtenir le haut du mur qui correspondra bien à la ligne du toit : on arase le pignon.
          On fait aussi une arase avant de bâtir un mur si le support, par exemple le plancher hourdis, n’est pas parfaitement horizontal. Cela correspond à faire un joint de mortier, de l’épaisseur suffisante pour “rattraper” (rectifier) le défaut d’horizontalité et pour commencer un mur bien de niveau.
          La bande noire, en fait un feutre avec du bitume, est une paroi étanche à l’humidité. Comme elle est placée à l’endroit où l’on fait une arase, on a pris l’habitude de parler “d’arase étanche”, mais ce n’est pas vraiment une arase (de toute façon c’est trop fin pour rattraper une horizontalité).
          Les DTU disent qu’il faut avoir quelque part une coupure de capillarité, une bande étanche, pour stopper là les remontées d’humidité. Un chaînage en béton armé fait office de barrière étanche, inutile de rajouter un feutre bitumé, mais attention au coffrage du chaînage (pas en briques, voir mon précédent message).
          Mais ajouter un feutre bitumé ne fait pas de mal même si ça ne sert à rien, quoique j’ai lu des cas où, paradoxalement, l’humidité est entrée dans le mur à cause du feutre bitumé, de façon horizontale, par effet de mèche.

  38. Bonjour,
    Merci pour tous vos conseils. Je suis maître d’ouvrage et maître d’oeuvre pour la construction de ma maison, je choisis mes artisans, cela me laisse une liberté réelle par rapport à un CCMI et cela me permet également d’appréhender toutes les étapes de la construction d’une maison et d’avoir des discutions techniques que je comprends en grande partie (même si je ne connais pas encore tout le vocabulaire) avec tous les artisans même si je ne suis pas “du métier” comme on dit. Mais je me heurte à une question simple en apparence. mais qui ne l’est pas obligatoirement sur le terrain: j’ai un terrain avec une légère pente assez régulière d’environ 5%, je vais mettre en place un vide sanitaire de 60 cm avec une dalle bois de 30 cm qui sera intérieur à la maçonnerie, mais vu que j’ai des contraintes de hauteur limite de faîtage, je suis obligé de prendre le coin de la maison qui se trouve le plus bas du TN comme niveau 0 du RdC , ce qui fait que dans le coin opposé, là où le TN est le plus haut, la terre sera à environs 75 cm au dessus de mon niveau 0… Je vais donc avoir un mur enterré de 75 cm pour des pièces habitables (ce mur enterré sera sur une façade complète et sur une moitié d’une l’autre). Je me pose la question, ou mettre la bande étanche contre les remontées capillaires? entre la semelle et les premiers rang de parpaing? juste au dessous (en terme de hauteur) de la dalle plancher RdC en Bois ? mais dans ce cas n’y aura t’il pas de remontée capillaire au dessus, provenant de la terre appuyée sur le mur?
    Merci de m’éclairer sur cette problèmatique…

    Très cordialement

    1. Merci du message. Il ne doit pas y avoir de brique ni de bois enterré. Ces deux matériaux doivent être à au moins 15 cm au-dessus du terrain naturel (en pratique, comptez alors 20 cm). En dessous : béton ou agglo (qui est en béton). La coupure de capillarité doit se trouver au dessus du niveau de la terre remblayée.
      N’y a-t-il pas de solution par un petit terrassement qui ferait que vous n’aurez aucune zone enterrée au niveau du plancher bas (et donc a fortiori au niveau des murs de l’habitation) ? zone en creux qui devra être très bien drainée, mais c’est facile à faire avec un terrain en pente.

  39. Bonjour, nous avons signé il y 2 mois un avant-projet avec un CMI. Il est prévu une terrasse de 34 m² afin de pouvoir par la suite y réinstaller notre véranda. Le CMI nous a proposer une terrasse sur vide sanitaire comme le reste de la maison. La terrasse a été convenu brut soit dans leurs termes, brut de coulage. Pour nous il restait donc à installer le revêtement (carrelage) après l’installation de la véranda. Avec l’envoie de nos plans consécutifs à ceux de l’avant-projet par lettre recommandé pour faire démarrer notre délai de rétractation on nous propose un avenant afin de palier à la différence de hauteur (27 cm) entre le niveau fini du RDC (avec plancher flottant) et la dalle brute de la terrasse et ceci afin de respecter les normes PMR car nous sommes en SCI familiale même si la maison sera notre résidence principale.
    Nos questions : Est i l normal d’avoir 27 cm de différence et n’y a-t-il pas un autre moyen car il nous propose un revêtement type carrelage monté sur plots !… Je ne suis pas du métier mais je ne pense pas qu’il soit possible de mettre une véranda sur cette structure… Que veut dire brut de coulage. Merci de votre retour sachant que nous avons jusque lundi pour éventuellement nous rétracter.
    Bien cordialement

    1. Bonjour,
      la différence de niveaux des sols (27 cm) est importante, en effet. Des carrelage sur plots sont à mon avis la meilleure solution dans ce cas (c’est techniquement possible).
      Mais que prévoit le contrat ? Je suis surpris que la terrasse soit sur vide sanitaire avec une telle différence de hauteur ! Avez-vous vérifié si c’est bien le cas ? Sinon ce ne serait pas conforme aux CMI.
      Vous devez avoir une maison accessible, y compris dans la liaison terrasse-jardin.
      Attention aussi au soubassement de la véranda : la base des parois vitrées doit évidemment être surélevée de + de 27cm par rapport à la dalle béton.
      Béton brut veut dire : coulé et laissé en l’état, sans finition ni revêtement.
      A mon avis, le CMI n’a pas pensé au problème de l’accessibilité, ou bien il ne le maîtrise pas. Ne vous laissez pas faire, il doit assumer ses erreurs ou ses manques. Bon courage.

  40. Bonjour,

    J’ai une question sur les coffres linteau.

    Quelle est la différence en terme de qualité, isolation thermique et autres ainsi que tarif entre ceux qui sont parbrique (par exemple pasquet) et ceux les polystyrène comme on voit partout maintenant ?

    Quelle est votre préférence ?

    Merci pour votre aide

    1. Bonjour, les coffres apparents en façades sont soit en briques (et polystyrène à l’intérieur), soit en fibragglo (et non pas seulement en polystyrène). Les deux peuvent être enduits.
      Si votre mur est en briques, mieux vaut des coffres en briques, pour une cohérence des façades, pour éviter qu’on voit la différence de support une fois l’enduit fait (pas la même hygrométrie, dilatation, etc.). Sinon, au choix, comme vous voulez…

      1. Bonjour,

        On m’a indiqué que le meilleur est le fibraglo car il a une meilleur isolation thermique. Je suis parti sur de la brique, intérieur Polystyrène. Pour une meilleure cohérence.

        Qu’en est-il des coffres tout brique par exemple bio brique ?

        Effectivement, le fibraglo a une meilleur isolation thermique, mais tout n’est-il pas perdu quand on le perce pour mettre une grille de ventilation pour une VMC simple flux ? Pour notre part, on met une VMC double flux, pas de perçage des coffres.

        Notre construction a démarrée. Si vous cherchez un maçon dans le 35, j’ai une excellente adresse…

        Mon maçon m’indiquait que peu d’entre eux brossent les briques sur la partie à coller avec une éponge humide, quelle est votre avis sur la question ? Maintenant, les briques sont collés avec une sorte de mastic fournie par le fournisseur de briques bouyer leroux, contrairement à avant, quelle est votre avis sur celà ? J’ai entendu dire, beaucoup plus résistant au niveau des joints et pas de problème de sèchage trop rapide quand il fait chaud.

        Cordialement.

        1. Vous avez raison de prendre des coffres en terre cuite (en brique) si votre façade est en briques, que ce soit des bio-bric ou autre; car ainsi vous ne risquez pas (ou moins) que le spectre du coffre soit apparent en façade une fois l’enduit fait. c’est beaucoup plus important que le tout petit gain thermique d’un coffre en fibragglos.
          Les techniques de montage des briques à la colle (sorte de mortier-colle) à joints fins me semblent être un progrès par rapport aux joints ciment “d’avant” : régularité des joints, uniformité du support, etc. Là où l’on va mettre le mortier-colle, on humidifie un peu la brique avec une éponge ou plutôt une brosse humide : ça nettoie la brique de la poussière, pour meilleure adhérence de la colle, et cela évite que la brique (très spongieuse) assèche trop vite la colle, surtout quand le temps est sec et chaud, en effet. Mais sans exagération, il ne faut pas détremper la brique.

  41. Bonsoir,
    Je vais commencer par vous remercier pour tous les bons conseils que vous prodiguez sur ce site.
    Je vous écris dans l’espoir que vous pourriez m’eclairer sur la démarche à suivre dans ma situation.
    Ma situation est la suivante, j’ai signé un ccmi dont les plan prévois entre autre un vide sanitaire de 80cm et deux poteaux de 20x20cm. Seulement au stade de la fondation on a constaté que le constructeur n’a pas fait de vide sanitaire, et ils a agrandit la dimension des photos à 20x60cm.
    Sans autres formes, il essaie de nous faire passer la pilule en nous demandant de valider un nouveau qui ne schématise plus le vide sanitaire et qui présente les nouvelles dimensions des poteaux, nous avons refusé, le chantier est en arrêt depuis 3 semaines après le coulage de la fondation.
    Que pouvons nous faire dans notre situation?
    Je vous remercie par avance pour votre réponse.

    Bien cordialement,

    Victoria

    1. Bonsoir, merci du message. Je lis votre mél et celui que vous m’avez adressé un peu plus tôt dans la journée, où vous parlez de sous-sol, dont le dallage serait à votre charge.
      Votre projet prévoit-il un sous-sol, une cave ? Sinon, il prévoit seulement un vide sanitaire (c’est à dire un plancher hourdis, qui ne touche pas par terre) ? Je pourrai vous répondre plus précisément avec cette information.
      Quant à la demande du CMI de vous faire signer des modifications en vous mettant plus ou moins devant le fait accompli, si j’ai bien compris, elle est choquante. Un contrat est un contrat, surtout aussi important que celui pour une maison individuelle. Vous n’avez rien à signer, bien évidemment, et rien ne doit être modifié au projet sans que vous soyez d’accord, après vérification que vous ne serez en rien lésé. Un dallage à la place d’un plancher hourdis est une prestation moins bonne et moins onéreuse : à votre place, je ne changerais surement pas et je garderais le plancher hourdis sur vide sanitaire.
      Ce n’est pas la 1° fois que je lis qu’un CMI “met la pression” pour faire signer des modificatifs à un client (ils ne sont pas tous comme ça, heureusement). C’est inadmissible : ce n’est pas parce que vous n’avez pas d’architecte pour vous protéger qu’il doit en profiter ! Ne vous laissez pas faire, précisez moi quel est votre projet (cave ?) et je vous répondrai.
      Bon courage,

      1. Bonsoir, je vous remercie pour votre réponse.
        Désolé pour la multitude de message, je pensais que mon premier message n’était pas reçu.
        Pour revenir à ma situation, nous avons un plan de maison comprenant un vide sanitaire de 80cm, un sous sol de 2,20m, un rez de chaussé et un étage.
        Par contre la réalisation de la dalle du sous sol n’est pas compris dans ccmi.
        A la première réunion pour le démarrage du chantier le Conducteur travaux nous a conseillé pour la réalisation de la dalle, de faire un dallage directement sur la terre battue car le sol est rocheux, il nous ventait le côté plus économique de procèder ainsi et nous a dit qu’il laissera une réservation de 40cm pour la réalisation de la dalle.
        Seulement sans que nous n’ayons validé cette option par un avenant, il a réalisé les fondations sans faire le vide sanitaire comme cela était prévu sur le contrat.
        Pire, la fameuse réservation de 40cm qu’il devait nous laisser pour la dalle est finalement une réservation de 30cm.
        Pour couronner le tout, il a arrêté le chantier depuis 3 semaines sous prétexte de laisser sécher les fondations, et quand on s’est présenté pour la réunion concernant les choix des équipements, il nous présente un nouveau plan de la maison qui ne comprend plus de vide sanitaire.
        J’ai aussi évoqué l’agrandissement de poteaux dans le sous sol qui sont passé de 20×20 à 20x60cm sans nous informer au préalable.
        Nous sommes émotionnellement éprouvé par leur comportement, qui consiste à nous faire du chantage, car il a dit que si on ne signe pas les nouveaux plans le chantier ne va pas reprendre.
        Je vous remercie pour votre réponse et votre précieux soutien.

        Bien cordialement,

        Victoria

        1. Je crois donc comprendre que vous avez un pojet de maison avec un sous-sol partiel (une cave), et la partie qui n’a pas de sous-sol est prévue sur vide sanitaire.
          Quelques précisions :
          – sur la partie qui n’a pas de sous-sol : vous gardez le vide sanitaire, pas de dallage sur hérisson,
          – sur la cave : le sol peut être un dallage, pas besoin d’un hourdis sur vide sanitaire, car on est en profondeur, le terrain doit donc être stable.
          Vous faites un dallage béton armé de 12 cm d’épaisseur, sur un lit de cailloux (hérisson) bien compacté avant coulage du béton (et avec une possibilté de dilatation périphérique). Le hérisson peut être de 18 à 20 cm d’épaisseur à cette profondeur (stable), donc 30 cm en tout (18 cm hérisson + 12 cm dallage) suffisent. Bien sûr, vous avez vérifié avant qu’il n’y aura jamais d’eau dans la cave (niveau de la nappe phréatique à la fin de l’hiver).
          Je peux comprendre qu’on augmente un peu des poteaux dont on avait peut être sous-estimé la section : 20 x 20 peuvent devenir 25 x 25 à titre de précaution. Mais pas 20 x 60 ! Ces poteaux doivent être en béton armé. Vérifiez bien que ce ne seraient pas seulement des agglos, pour éviter le béton. Si ce devait être le cas, 20 x 60 est interdit il faut au minimum 20 x 80.
          Et sur le plan juridique, le CMI n’a rien à vous imposer ! Un contrat est un contrat. S’il veut changer ainsi, est-ce parce qu’il n’aurait pas étudié le projet ?! Ca commence mal, il n’est pas sérieux… Non, un client n’a pas à se faire “trimbaler” ainsi.
          Le temps consacré au séchage des fondations n’est que 10 – 15 jours, car le temps que l’on monte le soubassement, les 3 semaines sont passées. C’est un détail.
          Par contre, le projet n’a pas à être changé ! Vous n’avez aucune contrainte à subir pour accepter de force des changements imposés. Que dirait le CMI si vous décidiez unilatéralement de changer le prix ?! et de lui dire : “Si vous n’acceptez pas d’enlever 10000€, je cesse les paiements” ? Ce qu’il fait (le chantage à l’arrêt de chantier) revient au même de son coté. C’est illégal. Une seule réponse de votre part “Si vous arrêtez le chantier, je saisis le garant et je lui demande d’intervenir (vous verrez, c’est très efficace !), et si ça ne suffit pas, je saisis le procureur de la République via mon avocat (très efficace aussi…)”. Ne craignez pas de vous imposer : la loi protège le client contre les professionnels indélicats.
          En étant ferme, tout rentrera très vite dans l’ordre.

          1. Bonjour,

            Je fais juste une aparté.

            Je commence une construction et je n’ai pas pris de CCMI. Contre à 100%, on est pieds et mains liés, impossible de connaître les entreprises qui interviennent ! Bien souvent, ce ne sont pas les meilleures… Les bonnes refusent les CMI même si vous les présentez à votre constructeur… J’ai fait 2 CCMI et 2 MO, j’ai de suite vu la différence. Le CCMI va où il gagne le plus, panneaux solaires, etc…
            Des détails ne trompent pas : marque chaudière, PE ou multicouche, dimension carrelage et rectifié ou pas, type de ventilation de toit plat, etc… Avez vous ces informations à me communiquer pour votre projet ?

            Je viens d’avoir le cas où j’ai demandé au MO un changement sur le plan sans impact sur le chiffrage, il le fait, sans surplus. Il est obligé contractuellement. Il prend sa commission que si le tarif des devis augmente, normal dans ce cas.

            Le CCMI, le must, c’est l’opacité des chiffrages.

          2. Eh oui, faire construire est une (belle) aventure qui a des aléas. Cela impoe que le client ait un conseiller, un guide tout au long de l’opération. Ce guide doit être évidemment objectif, il ne doit pas être “juge et partie”, il doit donc être indépendant des entreprises, il ne doit pas vendre les travaux.
            Le CMI ne peut pas être ce guide, puisqu’il vend les travaux. Il n’est pas objectif! En cas de conflit d’intérêt (prix, technique, malfaçon, etc.), il choisira logiquement son intérêt, pas le vôtre.
            Cette indépendance s’appelle la maîtrise d’oeuvre.
            Et ce guide a été inventé il y a des siècles (des millénaires, en fait), ça s’appelle un architecte – appartenant à une profession réglementée, encadrée, pour protéger ses clients.

          3. Bonjour, je vous remercie infiniment pour vos explications.
            Pour le sous sol, il s’agit d’un sous sol intégral de 105m2. Il est a destination d’un double garage, d’un établi et d’une buanderie.
            Il était prévu avec un vide sanitaire de 80cm.
            Dans notre chiffrage nous avons une ligne qui précise qu’on paye 6,500e de fond de fouille à 80cm.
            Puis le sous sol à usage de garage a été chiffré à un prix.
            C’est pour l’intégralité de la surface que le vide sanitaire n’a pas été réalisé.
            Pour appliquer vos conseils, nous pouvons dire ok pour l’agrandissement des poteaux, mais à condition que s’ils font plus de 20×20, ils soient en béton armé et fasse 20×80 (la norme).
            Quant à la réalisation du dallage, techniquement je retiens que la réservation de 30cm est ok pour 20 de ballaste et 12 de béton.
            Seulement nous souhaitons isolé la dalle avec un isolant de 10cm.
            Donc il nous manque 10cm par rapport à la réservation qui est fait.
            Sauf si on réduit le lit d’herisson de 20cm à 10cm.
            La question c’est de savoir si le lit de ballaste (hérisson) de 10cm suffit?
            Aussi es ce que nous sommes en droit de réclamer la restitution du montant payer pour les fonds de fouille de 80cm que nous avons payer pour le projet?
            Je vous remercie par avance pour votre réponse.

            Bien cordialement,

            Victoria

          4. Le sous-sol, qui servira aussi de garage, est-il enterré ou semi-enterré (avec rampe d’accès) ou est-il à peu près au niveau du terrain naturel ? C’est important pour déterminer le type de plancher.

          5. Merci pour votre réponse très prompte.
            Le sous sol est enterré 3 cotés sur 4. Le 4ème côté non enterré étant celle des portes de l’entrée du garage.

            Bien cordialement,

            Victoria

          6. Ah.
            TECHNIQUEMENT
            A mon avis, un dallage convient très bien s’il est enterré, par exemple de plus d’un mètre de profondeur, car le sol en profondeur est plus stable (voir quand même l’étude de sol, par acquis de conscience).
            Par contre, en surface (ou à peu près, à 30 ou 40 cm de profoneur), le sol n’est pas stable, donc le dallage risque de se tasser. En surface, il vaut mieux faire un plancher hourdis (donc sur vide sanitaire). Donc pour vous, puisque le sol semble à la surface ou presque, je vous conseille de rester sur un vide sanitaire, tel qu’il était prévu.
            Poteaux : on peut admettre qu’un poteau soit un peu épaissi, car on pense qu’on avait prévu un peu trop juste. Par exemple, 20×20 deivennent 25×25, ok. Mais ça ne veut pas dire qu’on transforme un poteau en bout de mur, en 20×60. Je n’en comprends pas la raison, il serait intéressant que le CMI dise pourquoi il vous propose ça. Et s’il s’était trompé en faisant un poteau trop fin, pourquoi ne pas faire 25×25 ?
            JURIDIQUEMENT
            Le CMI n’a pas le droit de modifier le projet sans votre accord préalable (comme vous-même, vous n’avez pas le droit de modifier le prix sans l’accord préalable du CMI). Donc le CMI n’a rien à vous imposer. Vous pouvez :
            – soit imposer que l’on reste à ce qui était prévu : vide sanitaire partout, pour le prix convenu, point-barre.
            – soit demander une compensation financière pour accepter une prestation de moins bonne qualité, à vous de la déterminer (elle sera bien évidemment largement au-delà de l’économie que va faire le CMI en faisant un dallage plutôt qu’un hourdis et du coût de ces -80cm pour vide sanitaire). Par exemple, ces 80cm de profondeur ont été estimés à 6500€, l’économie du dallage/hourdis représente (à la louche)3500€, cela fait 10000€ d’économie pour le CMI. Plus votre indemnité pour ne pas avoir ce qui vous avez commandé, ce qui était payé, de 3000€, cela fait -par exemple, à vous de voir- -13000€ sur le montant total.

          7. Bonsoir,
            Je vous remercie pour votre réponse.
            Vu que les fondations ont déjà été coulé sans qu’on est eu à valider le changement. Nous n’avons pas d’aurre Choix que de réclamer le remboursement de la somme payer pour la réalisation du fonds de fouille.
            Pour les poteaux, l’explication a été qu’ils les faut à cette taille pour soutenir l’etage. Donc en somme, ils ce sont trompé dans la réalisation du projet et avaient prévu de petits poteaux de 20×20 au sous sol au lieux de 20×60.
            Nous allons exiger pour ce changement qu’ils fassent les choses comme il faut (béton arme et poteaux de 20×80).
            Nous réclamerons également une compensation pour ce changement. Car je ne vous le cache pas, avec eux , depuis qu’on a attaqué la phase de réalisation nous allons de mauvaises surprises en mauvaises surprises.

            Bien cordialement,

            Victoria

          8. A titre d’information, pour le changement de nature du sol, vous êtes en droit de demander plus que le strict remboursement du coût du décaissement.
            Pour les poteaux, inutile qu’ils soient de 20x60cm ni même 20x80cm (j’ai dû être confus dans mes explication : une largeur de 80cm est le minimum quand on a que de la maçonnerie, sans poteau intégré, ce qui n’est pas le cas pour vous : vous aurez surement un poteau intégré dans la maçonnerie). Je présume que le CMI a préféré prévoir des blocs d’agglos 20×40 intercalés, avec réservation pour 2 chaînages verticaux, ce qui fera 40 + 20 = 60 cm (c’est plus simple pour lui). Normalement, un chaînage vertical n’est pas un poteau. Mais vous pouvez plutôt demander des poteaux en béton armé de 25x25cm, à moins que les dimensions 20×60 vous conviennent, bien sûr.
            Et demander une compensation est normal, ne serait-ce que pour que ce ne soit pas des changements futurs à tous les moments de la construction !

          9. Bonsoir,
            Effectivement ils ont fait une réservation de ferraille verticale. Leur explication pour les poteaux est la suivantes : les poteaux portent l’étage donc il faut qu’ils soient de la même taille au rez de chassée et au sous sol.
            Sauf que durant toute la conception du projet y compris sur le plan permis il y a des poteaux de 20x20cm schématisés pour le sous sol.
            Ces poteaux ne sont pas noyés dans des murs, ce sont au contraire 2 poteaux apparents qui nous obligent à modifier la configuration initiale que nous avions prévu pour le sous sol.
            Si j’ai bien compris, on peut accepter la modification des poteaux mais il faut qu’ils fassent des poteaux (25×25 ou 20x 40,60) en béton armés (vu qu’il ne sont pas noyés dans un mur), c’est bien cela?

            Je vous remercie pour vos réponses.
            Car ce sont des situations face auxquelles nous sommes complètement perdu, sachant que le constructeur essaie de nous faire croire que nous sommes trop cons pour comprendre et surtout que c’est lui qui est a plaindre car il fait au mieux pour nous réaliser notre maison.
            Merci infiniment,
            Victoria

          10. Il faut que les poteaux soient… de taille suffisante. Je ne peux guère en dire plus, ne connaissant pas le projet. Les poteaux coulés dans des agglos seront de taille réduite, 14×14 environ, puisque c’est la dimension des trous dans les agglos, ce qui est insuffisant (ces trous sont faits pour des chaînages, pas pour des poteaux).
            A mon avis il vaudrait mieux des poteaux 25×25, car il vaut mieux des poteaux dont toutes les dimensions soient plus larges (sinon on risque un”flambement” – rien à voir avec le feu, je vous rassure). Il faut que les poteaux soient de la même dimension au RdC qu’au sous-sol, ou que les poteaux du sous-sol soient les plus gros, puisqu’il portent le plus de poids.
            Tout ça mériterait probablement une consultation auprès d’un professionnel de la construction, il me semble…

          11. Bonjour,
            Effectivement il n’est pas évident de conseiller avec précision et certitude quand on n’a pas une vision claire et globale d’une situation.
            Mais rassurez vous, vous m’avez beaucoup apporter avec votre expertise et votre patience, en prenant le temps de répondre.
            En attendant de trouver un professionnel de la construction pour m’aider à mieux suivre les choses, je vais suivre votre conseil en ne signant rien sans être bien consciente de mon choix.
            Je vous remercie infiniment.
            Bien cordialement,

            Victoria

  42. Bonjour, je vous remercie par avance pour tous les précieux conseils que vous apportez pour nous éclairer.
    Je souhaite avoir vos conseils sur ma suituatiin. Nous avons signé un CCMI avec une construction qui comprend un sous sol prévu avec vide sanitaire. La dalle du sous sol est à notre charge.
    Au cours de la première réunion pour le démarrage du chantier le conducteur des travaux nous avait gentiment conseillé d’opter pour la réalisation d’une dalle sur hérisson, ça selon lui vu que le sol est rocheux cela ne risquait rien et surtout que cela serait moins hobereaux pour nous. Il nous avons dit à cette occasion qu’il. Pis laisserai une réservation de 40cm (20 pour le ballaste, 10 pour l’isolant et 10 pour la dalle. L’idee nous a plu, mais avant même qu’on est pu consulter un maçon pour confirmer ses dires, ils ont coulés les fondations sans nous faire de vide sanitaire, et pire ils n’ont laissé qu’ine Réservation de 30cm. A cela se rajoute qu’ils ont agrandit 2 poteaux prévu 20x20cm a 20x60cm.
    Ils nous demandent maintenant de signer de nouveaux plans qu’ils ont fait réalisé et qui enlèvent le vide sanitaire et schématise les nouveaux poteaux. Quand nous avons posé la question pour le vide sanitaire ils nous ont répondu qu’ils ne nous doovent pas de vide sanitaire car c’est écrire « sous sol libre terre battu ».
    Nous sommes assez choqué par de tels comportements, en dépit de leur insistance nous n’avons pas signé les plans.
    Svp j’aimerais que vous me donnez votre avis sur cette situation.
    Je vous remercie par avance pour votre réponse.

    Bien cordialement,

    Victoria

  43. Bonjour,
    je doit faire un terrasse haute sur dallage de 65 cm par rapport au terrain naturel , superficie 35m² . la terrasse est adossée à la maison
    mon choix a été de le faire sur dallage car sur poutrelles trop cher
    j’ai coulé des fondations de 30 x 30cm et 3 rangs de moellon pour la ceinture avec une dalle de 12 cm en STC 25c
    Avec quoi faire le hérisson et comment compacter ?
    Cordialement

    1. Bonsoir, compacter un hérisson de 60cm n’est pas facile, car bien sûr plus sa hauteur sera importante, plus il aura tendance à se tasser.
      Il faut compacter par couches de 20 cm de haut, c’est à dire qu’il faut compacter en 3 fois minimum (et compacter une fois la terre avant de placer les cailloux, c’est mieux).
      Utilisez des cailloux concassés (pas des roulés de rivière), car les cailloux concassés “se bloquent” plus facilement entre eux. Et aussi, utilisez des cailloux à granulométrie continue (qu’il y ait toutes sortes de grosseurs, depuis le sable jusqu’aux gros cailloux), là aussi ils se bloqueront mieux entre eux.

  44. Bonjour,
    Nous avons fait agrandir notre maison au sol. Le devis initiale prévoyait un planché hourdis. Hors le constructeur a finalement fait une dalle pleine. J’ai l’impression qu’il y a des remonté d’humidité par la dalle. Nous sommes nous fait avoir ?
    La dalle est-elle meilleur marché que le planché hourdis ?
    Qu’elles sont nos recours ?
    Bien cordialement

    1. Bonjour, je trouve stupéfiant que des professionnels se pemettent de vendre un plancher hourdis et, finalement, livrent une dalle sur hérisson (si j’ai bien compris ?). C’est comme si vos commandiez une citroën C5 et qu’on vous livre une C3… (je n’ai rien contre les C3, c’est l’exemple qui m’est venu en tête).
      La dalle sur hérisson est évidemment moins chère que le plancher hourdis. Et le plancher hourdis protège évidemment bien mieux de l’humidité.
      Vos recours ? Si vous n’avez pas expréssemment accepté ce changement (acceptation par Avenant écrit, en toute connaissance de cause et bien informé par l’entreprise au titre de son devoir de conseil) :
      – Si ce n’est pas réceptionné, vous pouvez refuser les travaux et exigez que l’entreprise s’en tienne à la commande réelle (hourdis), ou demander une indemnité.
      – Si c’est réceptionné (et payé) : vous demandez soit une indemnité (à votre place, je ne lésinerais pas sur le montant : on a voulu “vous avoir” en effet, en vous prenant pour un naïf), soit la réfection de tous les travaux. En pratique, allez voir un avocat, car ça relève aussi de l’escroquerie, donc du pénal. L’entreprise a intérêt à ne pas trop faire la maline, si je puis dire.
      Et si c’est réceptionné, comme vous avez de l’humidité, il serait peut-être judicieux de déclarer un sinistre ?
      Bon courage, soyez déterminé.

    2. si votre devis comporte un vide sanitaire il doit être fait sinon le Montand du devis doit être révisé . demandez l étude de sol c’est elle qui va être déterminante devant un tribunal . si votre constructeur ne veux rien entendre aller voir un conseil en bâtiment qui vous dirigera facilement
      cordialement

  45. Bonjour monsieur,
    J’ai un sujet qui m’angoisse, j’espère que vous pouvez m’aider.
    Mon CCMI me livre la maison en mars. Devant la maison il y a un espace de 20m² qui servira de chemin et stationnement de voiture.
    Cet espace a été complètement terrassé et remblayé en janvier pour passer les raccordements techniques (électricité, gaz, etc.)
    Le terrassier me propose d’installer une couche de béton sur cet espace et de coller des pavés dessus au mortier.
    J’ai plusieurs craintes :
    1- Vu que cet espace a été terrassé en janvier, la terre serait elle suffisamment tassée aujourd’hui (ou dans un mois) pour couler du béton ? (le terrassier m’indique qu’il aura la petite machine pour tasser)
    2- est ce qu’il n’y pas de risque pour la structure de la maison de couler du béton en face (c’est une maison sur sous-sol) ? n’y a t il pas une autre façon de faire qui éviterait le coulage de béton ?
    3- n’est il pas plus prudent d’installer du gravier dans un premier temps (et pas japonais pour le passage piéton) et d’attendre quelques mois avant d’entreprendre quoi que ce soit ?

    Merci beaucoup pour votre aide.

    Bien à vous,

    1. Bonjour, a priori, pas de quoi s’inquiéter outre mesure.
      1- la dalle béton n’est pas une bonne idée : le béton est cassant, il n’absorbe pas les tassements. Pour que l’on puisse rouler dessus (avec ou sans pavés), il faut évidemment un support très stable, ce qui sera difficile à obtenir. Il faudrait une dalle épaisse, fondé sur un sol compacté par engin routiers. En outre, le poids des véhicules finira à la longue à faire “chasser” sur les cotés l’assise de la dalle béton : il faudrait qu’elle soit bloquée par un petit muret ou longrines périphériques. Tout cela est bien compliqué pour un simple parking. Je vous conseille plutôt de poser directement les pavés sur un lit de sable (avec un peu de mortier pour empêcher l’herbe de pousser entre les joints), ils se tasseront légèrement mais si le sol aura été bien compacté, vous ne vous en rendrez probablement pas compte. Et c’est beaucoup moins cher. Ajouter des bordures bloquantes en périphéries assurera une longue pérennité au parking.
      2- Non, a priori aucun risque pour la stucture de la maison, à moins de se coller à elle. Mais le mur du sous-sol a dû être calculé de toute façon pour résister aux poussées horizontales ?
      3- En effet, rejoins ma proposition du n°1
      Bon chantier !

      1. Merci beaucoup pour votre retour.
        Je laisse tomber la dalle béton alors et je pars sur la solution pose de pavés sur lit de sable et mortier.
        Et si je comprends bien, si le sol est bien compacté, il est possible de faire la pose dès maintenant ?

  46. Bonjour monsieur,
    je me permets de partager avec vous un sujet qui m’angoisse, j’espère que vous pouvez m’aider.
    Mon CCMI me livre la maison en mars. Devant la maison il y a un espace de 20m² qui servira de chemain et stationnement de voiture.
    Cet espace a été complètement terrassé et remblayé en janvier pour passer les raccordements techniques (électricité, gaz, etc.)
    Le terrassier me propose d’installer une couche de béton sur cet espace et de coller des pavés dessus au mortier.
    J’ai plusieurs craintes :
    1- Vu que cet espace a été terrassé en janvier, la terre serait elle suffisamment tassée aujourd’hui (ou dans un mois) pour couler du béton ? (le terrassier m’indique qu’il aura la petite machine pour tasser)
    2- est ce qu’il n’y a pas de risque pour la structure de la maison ou pour les assurance de couler du béton en face ? n’y a t il pas une autre façon de faire qui éviterait le coulage de béton ?
    3- n’est il pas plus prudent d’installer du gravier dans un premier temps (et pas japonais pour le passage piéton) et d’attendre quelques mois avant d’entreprendre quoi que ce soit ?
    merci beaucoup pour votre aide.
    Bien à vous,

  47. Bonjour ,
    je viens d’acquérir un bien construit au début du siècle , les planchers actuelle sont en bois posé sur poutre (vide sanitaire environ 40cm .
    Je ne sais que choisir entre plancher hourdis polystyrène à languette ou dallage désolidarisé avec polystyrène extrudé .
    Quel est d’après vous la solutions la moins onéreuse et la plus adapté avec le meilleur coefficient énergétique pour un bâtiment de ce type .
    Année de construction 1900
    3 étages , caves sous l’immeuble ,
    Rénovation totale

    1. Bonjour, sans vouloir ne pas répondre, il m’est totalement impossible de donner un avis sans visiter le bâtiment, d’autant plus qu’il est ancien (120 ans environ) et qu’il faut tenir compte particulièrement de l’existant, ce que je ne peux pas apprécier ainsi.
      Par contre, vous parlez soit de plancher hourdis (pas très commode à insérer dans un vieil immeuble, probablement en pierres : comment faire les chaînages ?), ou un… dallage désolidarisé ! Le dallage, par définition, repose par terre : il ne peut donc se concevoir que pour le sol de la cave.
      Avez-vous envisagé un plancher collaborant par dalle béton armé sur coffrage en bacs acier faisant armature ? a priori, les bacs aciers seront plus faciles à mettre en oeuvre. a priori, bien entendu…
      Pour vous conseiller, il me parait nécessaire de contacter un architecte (d’aujourd’hui… 🙂 ) qui visitera le bâtiment et pourra vous proposer la ou les meilleures solutions, les mieux adaptées au bâtiment, pour un moindre coût. C’est très technique, ça ne peut pas s’improviser comme ça.
      Bon chantier !

  48. Bonjour

    J ai acheté un pavillon il y a 3 mois , j ai constaté après l achat que le carrelage est fissuré à trois endroit ainsi qu un vide sous les plinthes au niveaux des angles de la pièce.
    La maison repose sur vide sanitaire .
    Cela serait il dû la dalle qui s affaisse ou à une mauvaise pose du carrelage ?

    Cordialement.

    1. Bonjour, êtes vous sûr d’avoir un plancher hourdis, donc avec un vide sanitaire sous la maison ?
      Ce que vous décrivez est caractéristique d’un plancher bas constitué d’un dallage sur hérisson qui s’affaisse (cas assez fréquent, hélas). Ca ne peut pas arriver avec un plancher hourdis qui est porté par les murs de soubassement, car ce serait alors toute la maison qui s’affaisserait : il y aurait alors des fissures dans les murs à différents endroits, en général en diagonale.
      Ou alors, c’est le plancher hourdis qui est en train de craquer… cas que je n’ai jamais rencontré dans ma “longue carrière” (hum!… 40 ans déjà que je suis architecte :), car les hourdis sont faits en usine et livrés parfaitement adaptés au projet.
      Ou alors il aurait été très mal posé. Il m’est arrivé de voir un hourdis prêt à être coulé et auquel il manquait un chaînage !!! Pas sur un de mes chantiers, heureusement…
      A moins que le carrelage sur chape (le mortier qui sert à sceller le carrelage) ait été fait sur un isolant recouvrant tout le plancher, et que cet isolant ne soit pas aussi dur, aussi incompréssible qu’il le faudrait ?
      Les fissures peuvent être dues à une mauvaise pose du carrelage (par exemple, manque de dilatation aux bords) mais pas à un affaissement. Si vous en avez l’occasion, regardez comment est fait le carrelage en faisant un trou jusqu’au plancher hourdis (dans un endroit que vous pourrez reboucher sans crainte : dans un placard, etc. Mais demandez l’avis d’un architecte, car ça ne me semble pas évident de déterminer la cause de ce dommage.

  49. Bonjour,

    Entre la maison et la terrasse, on me conseille de laisser 7cm minimum afin de créer un drain avec des graviers et éviter de l’eau qui stagne entre la terrasse et la maison et que par capillarité ça remonte.

    J’ai vu qu’on peut mettre des caniveaux en périphérie, j’ai vu celà chez NICOLL et apparentement, c’est le TOP en terme d’efficacité.

    J’ai prévu de faire une terrasse brute pour un jour la carreler, mettre des caniveaux n’est-il pas un point bloquant le jour où on veut carreler ?

    Merci pour votre avis sur le drainage et le carrelage. Quel est le prix linéaire des caniveaux posés.

    Cordialement.

    1. Les terrasses peuvent être sources d’humidité dans les maisons, en effet. Il faut bien veiller à faire une barrière étanche. Les caniveaux entre terrasse et habitation sont une très bonne solution (inutile de les placer tout le tour, c’est entre maison et terrasse qu’il faut faire cette coupure). Et c’est aussi très bien d’éviter toute stagnation d’eau au pied d’une construction, par exemple en mettant un drain : de l’eau qui stagne, même si elle ne remontera jamais dans la maison, créé une faiblesse dans le sol avec le temps, et on a alors, de années après parfois, des sinistres graves (fissures, tassements, obligation de recreuser des fondations sous la maison, etc.).
      Je ne donne jamais de prix ici, car ce serait totalement artificiel : ça dépend des contextes, des chantiers, des quantités, des régions, des artisans,… bref, il n’y a pas de prix “standard” dans le Bâtiment.
      Bon chantier,

      1. Bonjour,

        Existe t-il autre chose sinon ? Je le fais tout le tour sauf le devant de la maison car devant la maison il y aura de l’enrobé et pas nécessaire ?
        Le reste sera en terrasse ou chemin de 1m autour de la maison en terrasse.
        Je voulais avoir une approximation de tarif au m, il y a 23m linéaire.

  50. Bonjour,

    Entre la maison et la terrasse, on me conseille de laisser 7cm minimum afin de créer un drain avec des graviers et éviter de l’eau qui stagne entre la terrasse et la maison et que par capillarité ça remonte.

    J’ai vu qu’on peut mettre des gouttières en périphérie, j’ai vu celà chez NICOLL et apparentement, c’est le TOP en terme d’efficacité.

    J’ai prévu de faire une terrasse brute pour un jour la carreler, mettre des gouttières n’est-il pas un point bloquant le jour où on veut carreler ?

    Merci pour votre avis sur le drainage et le carrelage.

    Cordialement.

  51. Bonjour et merci pour vos conseils.
    Je m’apprête à construire un garage (surface intérieure 5m*5.7m) attenant à une partie habitable aussi à construire (surface intérieure 6m*5.7m) elle même attenante à ma maison construite récemment . J’envisage de faire le plancher sur vide sanitaire (poutrelles précontraintes 5.2m + hourdis polystyrène, dalle béton 5 cm), sera-t-il assez solide pour supporter le poids ma voiture ( monospace 1400 kg ) ?
    Le “sol dur” pour les fondations de ma maison est atteint à 1.4m de profondeur en moyenne, je pense respecter la même profondeur pour mon garage et la partie habitable, pour arriver au niveau de ma maison actuelle je devrai donc couler environ 80 cm de hauteur de béton pour 50 cm de largeur + 3 rangées d’agglos à bancher ?
    Pour la partie habitable, les poutrelles du plancher devraient atteindre 6m20, un mur de refend est conseillé n’est-ce pas ?
    Merci encore pour vos conseils.

    1. Merci du message.
      Pour le plancher hourdis, en le commandant (vous ou le maçon) devez bien préciser qu’il s’agit d’un garage, surcharge 250kg/m² (au lieu de 150kg/m² seulement pour une partie habitable; ce qui n’est pas énorme pour un garage… Il me semble que quand j’étais plus jeune, c’était beaucoup plus. Rien ne vous empêche de demander un plancher plus résistant, par exemple à 350kg/m².
      Pour la profondeur des fondations, c’est la profondeur de leur base (là où sera coulé le béton de fondation) qui compte. Cette base doit être à -20 ou -30 cm dans le “bon sol”, le sol dur (pas juste posée dessus, mais un peu plus profonde).
      Je vous conseille en effet de réaliser un refend, plus de 6m de portée pou un garage (qui peut être très sollicité en poids) c’est beaucoup, un peu trop à mon avis. Vous avez raison, il est plus sage d’avoir des portées de 3m.
      Bon chantier !

      1. Merci pour vos éclairages, pourrais-je vous faire passer les plans que je suis en train de fignoler pour avoir votre avis ? Encore un grand MERCI. Jean-François.

  52. Bonjour,
    J’espère que vous pouvez m’aider.
    J’ai un contrat CCMI avec un constructeur. Contractuellement, la durée des travaux est au plus de 14 mois, le constructeur doit me livrer au plus tard dans 1 mois et demi. Sauf que à aujourd’hui, le chantier est loin d’être terminé : il manque l’électricité, la plomberie, le sol, le ravalement, les gouttières, des cloisons pas au bon endroit, etc.
    Je n’arrive pas à avoir de visibilité de la part du constructeur et le chantier est arrêté depuis plusieurs semaines
    est ce que je dois entamer une quelconque démarche ? quel recours je peux faire à ce stade ?
    Je vous remercie.

    1. Bonsoir, 14 mois pour les travaux d’une maison; c’est déjà énorme (à moins que ce soit une très grande maison, très complexe). La plupart des maisons peuvent être faites en 2 fois moins de temps. Les constructeurs prennent souvent des marges énormes de temps (temps nécessaire x 2) pour se protéger.
      Il est évident que la maison ne sera surement pas finie à temps – surtout si le chantier n’en est qu’au stade des cloisons après plus d’un an de travaux !
      Vous avez raison de réagir. La seule chose que vous pouvez faire actuellement est d’écrire en lettre recomandée + accusé de réception au constructeur, pour prendre date (c’est le cas de le dire…) et constater que le retard est inévitable.
      Je vous conseille surtout d’adresser une copie de cette lettre à l’organisme financier qui vous a accordé la garantie de livraison à prix et DELAI convenus, car c’est lui qui doit vous payer ce retard en cas de défaillance (probable) du constructeur.
      Quelque chose comme :
      “Monsieur, nous avons conclu un contrat de constructon à délai garanti, soit 14 mois maximum. Il s’agit d’un délai énorme pour une simple maison individuelle.
      Plus d’un an après son ouverture, le chantier est loin d’être terminé : il manque l’électricité, la plomberie, le sol, le ravalement, les gouttières, des cloisons dont l’emplacement est à rectifier, etc. En outre, les travaux sont arrêtés. Il est donc inévitable que le délai convenu ne sera pas respecté.
      Je vous mets en demeure de m’indiquer par retour votre décision pour limiter au maximum le retard de livraison.
      J’adresse copie de la présente lettre à l’organisme de caution qui a délivré la garantie de livraison à prix et délai convenus, afin qu’il prenne acte du retard à venir.
      Vuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.”

      Seul l’organisme de caution peut “faire bouger” le CMI…
      Présenter une garantie de livraison “à délai convenu” n’empêche en rien un retard très important… Il y a quand même une sorte de tromperie dans cette formulation, vous ne trouvez pas ?

      1. Bonjour,
        merci beaucoup pour votre retour. Je vais faire le recommandé.
        Il s’agit d’une petite maison de 55 m² au sol. Le conducteur des travaux n’a cessé de nous dire comme quoi il nous livrerait pour noël, puis pour fin janvier, puis pour fin février…. mais dans les faits le chantier n’avance pas !!

  53. Bonjour,

    Sur une maison de 105m² d’emprise au sol avec un étage prévu sur vide sanitaire, à combien revient environ la plue value de la faire sur un sous-sol complet ?

    Des voisins ont déjà eu la surprise de retrouver de l’eau dans leur sous-sous lorsqu’il y a des très très fortes pluie. Y a t-il un moyen de se prémunir de celà ?

    Merci.

    Cordialement.

    1. Bonjour, il est impossible de calculer “comme ça” le coût d’un sous-sol. Il faut compter les quantités réelles de matériaux, murs (nature ? agglo ou agglo à bancher ?), poteaux, poutres, dallage, étanchéité extérieure, escalier (nature, forme, garde-corps…), équipement (drain ? fenêtres ? électricité, autre ?) etc. Puis, une fois ce quantitatif fait, il faut connaître les prix des artisans de votre région, pour avoir une idée, un ordre de grandeur. Une info quand même : c’est au moins la moitié du coût au m² d’une maison entière – et parfois nettement plus que cette moitié. Par contre, un sous-sol partiel est plus cher au m² qu’une sous-sol sous toute la maison.
      Pour savoir à quelle profondeur est l’eau en sous-sol (niveau de la nappe phréatique), il faut tout simplement faire un sondage, un trou… Et il faut le faire à la fin de l’hiver ou au début du printemps, quand la nappe est censée être à son niveau le plus haut. Si ce niveau est haut (proche de la surface, atteignant le dallage du sous-sol), il faut faire un cuvelage (faire une cuvette étanche en béton, un peu comme une coque de bateau en béton) et pouvoir évacuer les eaux d’un drain extérieur (pompe) : c’est compliqué et cher, je vous le déconseille a priori.
      Cordialement,

  54. Bonjour
    On a fait une étude de sol g2avp par un geothechinicien pour notre projet de construction d’une maison individuelle , lequel préconise un radier comme type de fondation sauf que le constructeur prévoit un vide sanitaire de 60cm sur des semelles filantes ! Sous prétexte que le radier n’est qu’une préconisation et pas une obligation ….
    Je voulais connaître votre avis l à-dessus svp ? Est c q vous suiveriez l’étude du sol ou l’avis du constructeur ?
    Merci d’avance

    1. Bonsoir, permettez-moi d’être interloqué de votre question !
      Un technicien, spécialiste du sol, est consulté pour savoir quel type de fondation il faut réaliser. Ses sondages et ses claculs aboutissent à la nécessité d’un radier. Un radier, ce n’est pas rien, c’est un ouvrage technique complexe (il faut un plan d’exécution fait par un Bureau d’Etudes Structure), délicat (la mise en place des nombreuses armatures est difficile à mettre en oeuvre, il faut particulièrment bien positionner les écarteurs), onéreux (c’est un travail long et nécessitant une fourniture d’armature importante). Si un BET-SOL préconise un radier, c’est qu’il n’y a pas d’autre solution !
      Je crains que votre constrcuteur n’ait pas les compétences pour réaliser un radier – ou plutôt faire réaliser, car un constructeur sous-traite en général les travaux à des artisans, il ne les fait pas lui-même – et aussi, qu’il n’ait pas envie de payer plus que ce qu’il avait prévu, pour garder intacte la marge qu’il prend sur les travaux des artisans, malgré son obligation de résultat (dont il n’a pas l’air de se soucier). Il doit peut-être se dire qu’il est assuré et quand le sinistre arrivera, ce sera l’assurance qui paiera à sa place les travaux de reprise. Les travaux de reprise des fondations, surtout sur un sol de faible portance, sont très difficiles (il faut les faire sous la maison existante !), très chers et très pénibles si vous devez habiter la maison pendant le chantier.
      En conclusion : je suis persuadé qu’il y aura très probablement un siniste dans les années à venir. Vous pouvez espérer que le sinistre arrivera avant dans les 10 ans qui suivent la réception (pendant la validité de la garantie décennale).
      A ) Dans ce cas, vous n’aurez que : à assumer une gestion du sinistre (il vous faudra faire valoir vos droits après des assureurs), subir un chantier important pendant des mois dans une maison que vous continerez probablement à habiter (si c’est possible – pas sûr, car il faudra reprendre toutes les fissures, y compris lesfissures intérieures).
      B ) Si le sinistre arrive après 10 ans, c’est la catastrophe. Vous ne serez plus assuré, tout sera à votre charge. Mais une maison où un radier nécessaire est remplacé par de simples semelles filantes (même pas des pieux), présentera très probablement un sinistre de fondation dans les toutes premières années après sa réalisation…
      Bref, vous me demandez mon avis : c’est une folie de ne pas faire un radier, calculé par un (vrai) Bureau d’Etudes Structure et réalisé par une entreprise capable de le faire. Vous allez droit à la catastrophe.
      Et attention aussi : l’assureur risque de refuser d’intervenir ! En effet, une malfaçon faite en connaissance de cause n’est jamais assurée. L’assureur peut très bien vous dire : “Le CMI et le client savaient tous les deux qu’un radier était nécessaire, et ils ne l’ont pas fait faire. Ils savaient que le sinistre allait survenir à coup sûr, comptant que ce soit l’assureur qui paie des travaux normalement pris en charge par le CMI. Il y a donc tromperie, et le client est complice. Dans ce cas, la loi me permet de ne pas intervenir. Je ne prendrai donc pas en charge ce sinistre.” Et il aurait juridiquemet raison… C’est comme si vous vous amusiez à foncer au feu rouge, on n’est pas assuré pour un accident provoqué délibérément.
      A votre place, je ne laisserais surement pas le CMI faire une telle malfaçon à ma maison (c’est comme s’il ne faisait pas de fondation…), je lui ferais faire un radier correct (avec un suivi des travaux par quelqu’un d’autre), puis je résilierais le contrat CMI pour ne plus avoir à faire à un tel personnage dangereux.

  55. Bonjour ,

    Par ce message Mr Espagno je voulais vous remercier ! car sur vos conseils je n’avais toujours par régler le premier appel de fond des fondations depuis le mois de septembre 2018 ! malgré les nombreuses menaces su constructeur nous avons tenu bon et fais expertiser les fondations par une étude de sol, étude béton accompagné d’un rapport d’expert plus un géomètre qui à démontrer que du béton empiété chez le voisin ….
    6 mois plus tard et avec en mains tous les rapport qui nous donner raison sur la mauvaises réalisation des fondations nous laissions jusqu’au 15 janvier 2019 au constructeur pour intervenir ……
    Le 15 au matin il était sur notre terrain pour démolir les fondations avec en leur possession les divers étude pour la réalisation de fondations conforme .
    1,50 m de profondeur, 40 cm de gros bèton et 30 cm de fondations et Vs de 80 cm !! ils ont réalisé un coffrage en limite de propriété ce coup-ci pour excentrer et ils vont réaliser le mur en agglo coffrant avec le ferraillage adéquate …..
    Je sais que je ne dois pas me réjouir trop vite et surveiller jusqu’à la livraison ! mais je tenais réellement à vous remercier.
    Bien cordialement

    1. Bonsoir, je suis ravi que cet épisode de fondations se termine bien pour vous. Il faut toujours “tenir bon” quand on est dans son bon droit, ne pas se laisser impressionner, car un investissement comme une maison est lourd, et pour très longtemps (plusieurs générations…).
      Attention aux amatures des fondations excentrées, elles doivent être prises dans la fondation, de façon latérale (pour éviter tout effet de basculement), et se prolonger dans le soubassement jusqu’au plancher hourdis.
      J’espère que la suite vous donnera également satisfaction. Bien cordialement,

      1. Bonjour ,
        Monsieur
        Hé bien ma satisfaction aura été de courte durée ! ils n’ont pas respecté l’étude de sol qu’ils étaient censé avoir en leur possession …
        Mon étude précisait un encastrement minimum 1,50 m (sol argileux moyen) par rapport à l’extérieur et à l’intérieur sous le niveau du sol qui constitue le vide sanitaire ……
        Le constructeur lui a comprit 1,50 m sous la dale du vs !!!!! donc remise en demeure de reprendre une nouvelle fois les fondations ….et de respecter l’étude de sol .
        Cerise sur le gâteau c’est le pdg qui à contacté mon expert pour lui demander qu’il explique au maçon ce qu’il faut faire …..!!
        On attend leurs réaction à ce jour !
        Dire que si ils auraient réalisé les 40 cm de fondations correctement prévus au contrat et non pas les 25 cm par endroit rien aurait éveillé mes soupçons car ce sont eux qui ont fais réalisé une étude de sol pour me démontrer que 25 cm de fondations était suffisant pour la portance ….. mais pas sur sol argileux ……ils se sont fais avoir eux même car j’ai fais réalisé une étude de sol juste derrière !

        Par contre pour la suite ……

        Est-ce que l’appel de fond des 25% fondations doit comprendre le VS ou que les fondations ?
        Le crépis doit il être réalisé est payé au 75 % ou au 95 % ?
        J’ai entendu dire que le drain jaune n’est pas autorisé qu’en pensez-vous ?
        Le tuyau placé dans les wc et qui ressort sur le toit pour éviter les odeurs est il obligatoire ?
        Vu que ma terre est argileuse ne faut il pas une protection supplémentaire type delta MS en plus du trapcofuge noir (j’aurais un plain pieds sur vs de 80 cm)

        Merci pour tout
        bien cordialement

        1. Bonsoir, s’il y a une étude de sol, c’est fait pour respecter ce qu’elle demande, évidemment. Ce n’est pas la 1° fois que je vois un CMI ne pas respecter une étude de sol qu’il a lui-même demandée… Vous avez raison d’exiger que les travaux soient correctement faits, en respectant les règles de l’art et donc cette étude de sol.
          L’appel de 25% peut ne comprendre que les fondations, me semble-t-il.
          Le crépis doit être réalisé à la tranche de 75%, et de toute façon il ne faut pas tarder à le faire, car une maison non crépie n’est pas étanche, l’humidité risque de rentrer dans les murs et mouiller l’isolant du doublage qui sera ainsi dégradé et, normalement, à changer (en cassant les doublages !).
          Le drain jaune est un drain agricole, interdit en effet, car il n’est pas conforme aux règles de l’art pour le bâtiment (D.T.U.), il faut placer un drain rigide, perforation en haut, avec une pente soignée et continue (pas de partie horizontale ou pire, en contre-pente !). Le drain doit être enrobé d’un géotextile et de quelques gravillons. Il existe actuellement des drains tout prêts, rigides, à fond plat, pré-enrobés : c’est très pratique.
          Le tuyau qui sert à ventiler le conduit d’évacuation (on l’appelle : ventilation primaire) est bien obligatoire. Il est indispensable. Veillez aussi à ce qu’il y ait une ventilation quand il y a plusieurs appareils (lavabo, baignoire, douche…) pour éviter que leurs siphons se vident quand on tire la cahsse d’eau.
          Si le vs est de 80 cm, vous ne risquez pas de pénétration d’eau, à condition bien sûr que la terre ne soit pas remblayée plus haut que -20cm de la base des murs. Une paroi type Delta n’est pas obligatoire, même si toujours bien de l’avoir prévue.
          Bien cordialement aussi, JFE

          1. Bonsoir,
            Merci une fois de plus de prendre de votre temps pour me répondre, il est vrai qu’il y a tellement de chose qu’on est un peu perdu.
            Vu que le drain agricole est interdit et non conforme, et que dans la notice il est simplement inscrit: “pose d’un drain de diamètre 100 mm enrobé de galets, posé au pourtour du sous-sol ou vide sanitaire” peut on alors exiger du constructeur la pose d’un drain rigide à fond plat ou autre plus économique financièrement. Si il ne le fait pas, peut on bloquer le paiement de l’appel de fond si il ne respecte pas le DTU , également pour la pose du crépis au 75% ainsi que la ventilation primaire et ventilation des sanitaires?
            Nous avons eu le rdv pour la mise au point technique, l’année dernière, nous avons fait deux plans, le 2ème a été fait car l’emplacement des cloisons et l’emplacement des toilettes du 1er plan ne nous convenaient plus (Wc de la SDB déplacé ds le garage) est ce que le constructeur est aussi obligé de s’y tenir car vu qu’on a pu de bon rapport, il joue sur tout pour nous embêter (à savoir que sur le plan du permis de construire les toilettes sont ds la SDB)
            Cordialemnent

          2. Bonjour,
            le DRAIN : oui bien sûr, vous pouvez exiger que tous les travaux soient conformes aux règles de l’art et notamment aux DTU (la référenc est obligatoire en CCMI). Le drain doit donc être changé, et vous pouvez refuser de payer pour ça – comme pour toute autre malfaçon, ventilation des eaux usées comprise. Qui serait obligé d’accepter des travaux mal faits ?! Si vous achetez une voiture neuve, elle n’est pas cabossée !
            le CREPIS : il fait partie du gros-oeuvre. Même s’il est réalisé après la pose des menuiseries (évidemment), il doit être fait surement lors de l’appel de fonds de 75%
            La modiication de PLAN : si le CMI a accepté de façon expresse, c’est à dire par écrit (une lettre, un mél ou autre), de modifier le plan, c’est donc convenu et cela créé une obligation de sa part. Si pas d’écrit, pas d’obligation.

  56. Bonjour j’ai comme projet de construction une maison de plein pied en brique de 17m x 6m.
    Les murs de refend en vide sanitaire sont ils obligatoire ou recommandé ?
    Merci par avance de votre réponse

    1. Les murs de refend sont des murs porteurs, à l’intérieur d’un bâtiment (à l’inverse des murs de façade qui en sont l’enveloppe extérieure). Si une paroi étanche en façades (à l’air, à l’eau, à l’intrusion, etc.) est évidemment nécessaire dans tous les cas, les murs de refend, eux, n’ont qu’une fonction, celle d’être porteurs (je ne compte pas leur éventuelle fonction de contreventement, pour simplifier).
      Tout ça pour dire qu’ils n’ont pas à être recommandés ou non : ils sont parfois nécessaires – donc ils sont prévus – et ils sont parfois inutiles – donc ils ne sont pas prévus.
      Un mur de refend en soubassement (c’est-à-dire en vide sanitaire) servira à porter des murs de refend en élévation (dans le reste de la construction) s’il y en a de prévus, et ils serviront aussi à porter le plancher du rez-de-chaussée si c’est nécessaire (même s’il ne devait pas y avoir de mur au-dessus d’eux). Avec une portée de moins de 6 m, il n’est peut-être pas nécessaire de prévoir un mur de refend pour le plancher.
      Je vous recommande de ne pas avoir de trop grandes portées de plancher hourdis (longueur des poutrelles de mur à mur). Quand on approche 5 m, on ne risque pas que le plancher s’effondre – il a été calculé pour cette portée – mais on risque une « flèche », c’est-à-dire une courbure, un creux au milieu (invisible à l’œil nu), qui peut générer des problèmes comme des fissures dans le carrelage.
      Si votre question porte sur le choix du support du plancher du rez-de-chaussée en vide sanitaire (soit un mur de refend, soit des poutres), il faut considérer ce qui est le mieux adapté :
      Les poutres sont plus économiques (pas de fondation), elles permettent une meilleure ventilation du vide sanitaire. Par contre, si le vide sanitaire n’est pas très haut, attention aux passages : passage des canalisations, forcément en-dessous des poutres (et alors, problèmes de pente et d’encombrement), et passage pour le visiter : si le vide sanitaire est prévu visitable, pourrez-vous passer sous les poutres ?
      Cordialement

  57. Quand on coule une dalle sur un vide sanitaire,doit on sortir des ferraillages pour les angles ,les montants des ouvertures pour le montage des parpaings après 21 jours de séchage ?

    1. Bonsoir. Quelques notions de base de structure béton armé :
      La “dalle” coulée sur un vide sanitaire est celle, je présume, d’un plancher hourdis (car sur vide sanitaire). Ce plancher hourdis doit être lié avec les chaînages verticaux à venir (ils seront intégrés dans les futurs murs). Ils ne sont pas forcément à prévoir que dans les angles.
      Attention, c’est la qualité de la mise en oeuvre des liaisons qui compte. Il ne suffit pas de “voir” un acier qui dépasse, mais il faut s’assurer que les liaisons soient bien faites, bien mises en oeuvre. Mal faites, elles ne servent plus à rien.
      Placer des chaînages verticaux aux ouvertures se pratique essentiellement en cas de zone sismique.
      Le délai de séchage de 21 jours correspond à la durée totale d’un séchage du béton, pour qu’il ait sa dureté maximale. Tant que l’ouvrage en béton armé n’est pas sollicité au maximum, on peut diminuer un peu (raisonnablement) ce délai de 21 jours. Par exemple on peut monter des murs sur un hourdis coulé il y a 14 jours, et non attendre 21 jours, car lesmurs ne reposent pas sur les poutrelles. Mais bien sûr, il ne faut pas placer les palettes de briques en plein milieu du hourdis ! Et on n’enlève pas les étais et on ne décoffre pas une poutre avant 21 jours.
      Vérifier la qualité de réalisation d’une structure en béton armé demande qu’on ait des connaissances assez sérieuses et complètes en la matière…

  58. Bonjour,
    j’ai acheté une maison(de plain-pied) construite en 1982 mais par une personne….. bon. Après une isolation par l’extérieur selon les normes d’après 2000, un survitrage des ouvertures, il s’avère que le sol est toujours très froid aussi souhaiterais-je remédier à ce défaut mais à part démolition/reconstruction ou taupe et pour mettre quoi, je n’ai pas de solution, alors que faire ???

    1. Bonjour, pour vous doner mon avis, j’ai besoin d’un peu plus d’informations :
      – plancher surélevé sur vide sanitaire ou sur sous-sol ?
      – ou dallage sur lit de cailloux (hérisson), donc sans vide dessous ?
      Suivant votre réponse, je vous répondrai.

  59. Bonjour. Je voudrais achter une maison qui présente une fissuré, d après le propriétaire c’est Du à la sécheresse et seul le crépi serait à refaire, je ne sais pas quoi en penser, la fissure est verticale , la maison a été construite en 1959 sur un vide sanitaire

    1. Bonjour, une fissure verticale n’est pas très bon signe, car ce n’est pas une fissure de dilatation (qui, elle, n’est pas grave en général).
      Elle provient probablement soit d’un défaut du sol (par exemple dû à la sécheresse, en effet, mais ça peut être dû à autre chose : fuite d’un réseau enterré, travaux publics récents et proches, drainage récent, etc.) ; soit elle provient d’un défaut de structure (par exemple, une fondation pas assez profonde, pas “au bon sol”, ou un chaînage mal fait qui a cédé – ceci peut être combiné à la sécheresse : la chaînage trop faible qui cède à une tension dûe à la sécheresse).
      Une maison faite en 1959, surtout sur vide sanitaire, a une structure béton armé (chaînages, hourdis,…). La tension a donc dû être forte.
      Est-ce un cas de catastrophe naturelle ? Si oui, la Mairie saura vous le dire. Si non, cela révèle une faiblesse de la structure ou des fondations ou les deux en même temps.
      Il faut faire des investigations pour le savoir :
      – catastrophe naturelle ?
      – étude de sol et profondeur des fondations ? Le terrain est-il en pente ? (mauvais sols plus fréquents sur les terrains en pente).
      – si une seule fissure (et pas d’autres dans la maison), défaut de structure ? de chaînage ? la fissure fait-elle toute la façade ? (de haut en bas)
      – quelle largeur de fissure ? fissure évolutive ? est-elle récente ? (on peut parfois le deviner à l’aspect…)
      Le coût des travaux pour réparer la cause de ce genre de fissure (et pas que l’aspect en rebouchant la fissure qui risque de réapparaître) sont élevés.
      Bref, ne peux guère vous en dire plus ici. Mais si vous vous renseignez, on pourra continuer à en discuter.
      Bien sûr, la melleure chose serait de prendre conseil auprès d’un architecte (d’Aujourd’hui 🙂 local : pour le prix d’une visite sur place, vous aurez des informations pertinentes car adaptées au problèmes !

  60. Bonjour,

    J’ai entendu parler qu’il est bien de faire les fonds et retours de douche en WEDI eu lieu de placo + étanchéité par carreleur. Que ça ne bouge pas dans le temps quoi qu’il arrive.

    Quel est votre avis sur la question ?

    1. Bonjour, oui c’est une bonne solution, et la surface à traiter n’est pas importante (emprise de la douche), donc le surcoût reste limité. Je crois que c’est indispensable quand la douche est sans bac de douche, c’est à dire quand on a le carrelage seul qui continue sous la douche, comme l’est à l’origine la douche à l’italienne (à l’époque, les gens qui n’avaient pas de budget pour avoir un “vrai” bac à douche, faisaient un simple trou dans le sol, par souci d’économie). Personellement, je préfère toujours placer un bac à douche, à fleur du sol, car un bac est bien étanche.
      Les points délicats dans toute étanchéité, ce sont les jonctions : sol/mur, bac/sol et bac/mur, siphon, etc. C’est là où il faut veiller à bien réaliser l’ouvrage, car c’est là que l’eau risque de passer.

  61. Bonjour,

    J’ai fait construire une maison individuelle chez villa prisme et au moment des fondations j’ai constaté qu’il n’y avait que 3 rangs d’agglo incluant celui du plancher. J’ai fait la remarque au conducteur de travaux en lui disant qu’on m’avait vendu un vide sanitaire de 60cm et que la il n’y avait que 40cm. Il m’a répondu que j’avais bien un vide sanitaire de 60cm. Aujourd’hui d’autre maison sont en cours de construction sur mon lotissement (même constructeur) et elles ont toutes 3 rang + 1rang donc réellement 60 cm de vide sanitaire. Ma remise des clés à eu lieu mardi dernier. Puis Je contester que le constructeur ne m’a pas fait le vide sanitaire de 60cm ? Quels sont les recours possibles.
    Merci d’avance

    1. Bonjour,
      – hauteur du vide sanitaire : comme son nom l’indique la hauteur du “vide” sanitaire est bien la hauteur vide sous le plancher, donc plancher non compris. Pour qu’il y ait 60 cm de hauteur, il faut bien entendu qu’il y ait 3 agglos de 20 cm (3×20 = 60cm) sous le plancher hourdis. Ce doit être assez facile à vérifier de façon incontestable.
      – contestation d’un vide sanitaire trop bas : seul le contrat, ou à la rigueur un écrit, engage le CMI. La hauteur du vs est-elle mentionnée dans le contrat (plan ou notice) ? Ou bien le CMI s’est-il engagé par écrit (par exemple mél) à réaliser un vs de 60 cm ? Si oui, vous pouvez bien entendu contester. Si non, vous ne pouvez pas et devrez accepter ce vs de 40 cm (donc totalement inaccessible).
      Un des pièges du CMI (on connaît mon avis sur la dangerosité de ce contrat ! ) est que le client doit penser à tout AVANT de signer le contrat, même à ce qu’il ne connaît pas et à ce qu’il n’anticipe pas. Sans professionnel pour le conseiller (un maître d’oeuvre, c’est à dire un architecte), comment pourra-t-il faire ? Ce n’est pas possible…

      1. Le Ccmi ne mentionne aucune hauteur de vide sanitaire par contre on retrouve clairement sur le site du constructeur un engagement à réaliser un vide sanitaire de 60 cm conformément à la DTU 60.10.
        Puis je contester dans ce cas là ?
        C’est d’ailleurs ce que m’a vendu le commercial même si ce n’est pas inscrit dans la notice descriptive. D’ailleurs pourquoi le conducteur de travaux m’a t il menti ; il aurait pu très bien me dire que le vs est de 40 cm car rien ne les engage en faire un de 60 cm. N y a t il pas vis caché dans ce cas là ?

        1. Oui, à mon avis, si aucune hauteur n’est mentionnée dans votre contrat ni sur vos plans (vérifiez bien sur la COUPE), vous pouvez légitimement vous fonder sur la comunication du CMI, en l’espèce sur son Site, qui annonce des vs de 60 cm.
          Ce qui est prétendu “vendu” sans être écrit quelque part n’a hélas pas de valeur juridique, car vous ne pourrez pas le prouver. Et, encore une fois, la signature d’un CCMI (contrat CMI) vérrouille totalement l’affaire et le client n’a guère plus d’autres recours que ce qui y est écrit. C’est très dangereux pour le client qui ne peut pas anticiper (il n’est pas rompu à ce genre d’affaire, comme peut l’être un architecte, car on ne construit pas tous les jours).
          Tenez bon, car le CMI va surement “mettre la pression” pour qu’il n’y ait pas de suite (je présume…)

  62. Bonjour,

    J’ai effectué une étude de sol qui annonce qu’il faut descendre à 1,10m pour trouver un sol meuble. Dans ces conditions, de combien sera le vide sanitaire ? Afin de savoir si il sera assez haut ou demander davantage pour un vrai passage d’homme.

    Cordialement.

    1. Bonjour Thomas,
      Cela dépend de plusieurs critères, comme la nature du sol, du dénivelé présent sur la parcelle et bien d’autres, mais ce qu’il faut privilégier est la hauteur de passage proche des réseaux sous dalle.
      En règle général, une hauteur de 60cm suffit pour passer (en rampant) pour pouvoir intervenir si besoin était.
      Sachez surtout bien définir le niveau de la maison au regard du terrain naturel, car en limitant les décaissements de sols cela évitera les mouvements de terres et les éventuelles évacuations qui impactent financièrement le projet et l’environnement (pelleteuse+camion+décharge).

      Le vide sanitaire est principalement destiné à la ventilation sous dalle, donc mis à part si vous souhaitez un vrai sous-sol, limitez sa hauteur au minimum.

    2. Bonjour,
      je pense que l’étude de sol mentionne plutôt qu’il faut descendre à -1,10 m pour trouver un sol qui ne soit pas meuble, un “bon sol”. Il faut que le sol soit stable et résistant pour y couler les fondations – bien penser à faire un “ancrage” dans le bon sol, c’est à dire de creuser un peu plus dans le bon sol (par exemple 20 ou 30 cm) pour être sûr que la base de la fondation soit bien toute dans le “bon sol”.
      A 1,10 m de profondeur, le plus simple et le moins onéreux est probablement de faire des fondations filantes, c’est à dire des tranchées sous les murs porteurs et poteaux, que l’on remplit de béton (pas forcément jusqu’en haut, par exemple 50 cm de large et 60 cm de haut pour une maison individuelle – mais souvent les maçons préfèrent couler plus, car c’est plus simple par la suite pour bâtir les agglos de soubassement).
      Il n’est pas utile d’enlever la terre entre ces tranchées. On enlève que la terre “végétale” c’est à dire une couche de 20 à 30 cm d’épaisseur, correspondant à la terre “grasse”, bonne pour faire pousser les légumes mais qui ne sert à rien dans le “bâtiment”. Bien mettre cette terre à part, de coté, pour pouvoir la remblayer contre la maison de fin de chantier.
      La hauteur du vide sanitaire dépend de la hauteur du soubassement, c’est à dire de la hauteur des murets en agglos bâtis sur les fondations et qui vont supporter le plancher du rez-de-chaussée et les futurs murs (ce sont notamment les départs des futurs murs). Plus ces murets seront hauts, mieux le vide sanitaire sera accessible. En pratique il faut une hauteur de vide sanitaire de 80 cm de haut (hauteur entre la terre sous la maison et la face inférieure du plancher du rez-de-chaussée) ou plus bien entendu, des vides sanitaires de 60 cm seulement sont très très acrobatiques pour y accéder (moi, je n’y vais pas !).
      Bon chantier !

      1. Merci pour votre retour.

        Oui, sur le devis, je vois des semelles filantes, ça doit être cela.

        J’ai vu qu’on peut faire une terrasse sur vide sanitaire, pour quelles raison le fait-on ? J’ai l’impression que c’est assez rare. Quel est l’impact financier ?

        Pour un plancher de 100m² au RDC, combien de bouches de ventilation sont préconisées ?

        En ce qui concerne les terrasses, j’ai entendu parler qu’on peut laisser un espace de 10cm avec la maison pour y mettre une sorte de gouttière entre. Qu’est-ce exactement ? Avantages, inconvénients ?

        Merci pour votre aide.

      2. Bonjour,

        Pourriez vous me dire quelle est l’utilité de faire la terrasse dans la continuité de la maison, et sur vide sanitaire ? Est-ce préconisé ou sur terre plein suffit ?
        Je pense qu’il y a un impact financier, quel est-il ?

        J’ai entendu parler qu’il est bien de désolidariser la terrasse de la maison de 8/10cm et de passer dans cet espace une sorte de gouttière, à quoi cela sert-il ? Evacuation de l’eau et empêcher les remontées ?

        Quels sont vos avis et conseils svp ?

        Cordialement.

        1. Bonsoir-bonjour,
          Continuité de la terrasse avec la maison : terrasse et maison au même niveau sont plus agréables, car on n’a pas à monter (ou descendre) quand on entre (ou on sort). L’été, avec des allers et venues fréquents, c’est plus confortable. Attention aux seuils (base des portes-fenêtres) : c’est un peu délicat à réaliser, il faut gérer l’eau de pluie.
          Comme je l’expliquais dans un mél précédent, les terrasses posées au sol (dalle de béton posée au sol, sur un lit de cailloux appelé hérisson) vont forcément se tasser et probablement fissurer. Tandis qu’une terrasse faite d’un plancher surélevé (en général un plancher hourdis), sur des murets (soubassement) avec un vide sous le plancher (vide sanitaire) reposent, elles, sur des fondations, en profondeur, au bon sol : elles ne vont pas se tasser. Elles sont plus chères qu’un simple dallage, car il faut ajouter le coût des fondations, celui es murets de soubassement, et le fait que plancher hourdis est plus cher qu’un simple dallage. Elles sont plus fiables, bien évidemment.
          La forme de gouttière dont vous parlez doit probablement correspondre à une récupération de l’eau de pluie d’un seuil de porte-fenêtre encastré ? A mon avis, on peut récupérer cette eau de pluie plus facilement avec une nappe drainante sous le carrelage et des percements du plancher hourdis de la terrasse pour évacuer l’eau (peu abondante) des seuils encastrés.

          1. Bonjour,

            En faisant une terrasse sur terre plein, il n’y a pas possibilité qu’elle soit à la même hauteur que la maison ?

            J’ai prévu dans 1er temps de la laisser brute 1 an et de faire le carrelage dans 2 ans à TVA 10% au lieu de 20% actuellement.

            Que faut-il prévoir dans ce cas ?

            Pour une terrasse de 50m², quel est la différence de coût entre terre plein et VS ?

            Faut-il prévoir qq chose de particulier lorsqu’on fait une terrasse ou tout le tour de la maison sur 1m ? Distance entre les 2, système évacuation d’eau, etc… ?

            Merci pour votre aide.

          2. Bonjour,
            En faisant une terrasse sur terre plein, il n’y a pas possibilité qu’elle soit à la même hauteur que la maison ? Oui, bien sûr. Pourquoi pas ?
            J’ai prévu dans 1er temps de la laisser brute 1 an et de faire le carrelage dans 2 ans à TVA 10% au lieu de 20% actuellement. Que faut-il prévoir dans ce cas ? Rien de spécial. Où serait le problème ?
            Pour une terrasse de 50m², quel est la différence de coût entre terre plein et VS ? Quelle que soit la surface, une terrasse sur terre plein est, par définition, posée par terre, et une terrasse sur vide sanitaire est surélevée, donc repose sur des murs (des murets, on parle alors de “soubassement”) et ces murets sont bâtis sur des fondations en béton (on ne les bâtit pas directement sur la terre). Ce soubassement et ces fondations ont un coût. Et un plancher porté (en général un hourdis) coûte lui aussi un peu plus cher qu’un simple dallage posé par terre.
            Faut-il prévoir qq chose de particulier lorsqu’on fait une terrasse ou tout le tour de la maison sur 1m ? Je ne vois pas quelle est votre inquiétude ni à quoi vous pensez ?
            Distance entre les 2 Quelle distance ? Je ne vois pas ce que vous voulez dire. , système évacuation d’eau Faire les terrasses avec une pente éloignant l’eau de pluie de la maison, pour qu’elle coule vers le jardin, etc… ?

          3. Bonjour,

            Merci pour vos retours.

            Je suis allé voir de nombreux chantiers en cours dont 4 à 500m de chez moi où le terrain de 500m² et à 280KE, autant dire que le client ne lésine pas, et j’ai vu nulle part les terrasse sur VS, à par le garage attenant à la maison. Soit pas proposé, ou excessivement cher ?

            Je souhaite faire une terrasse tout autour de la maison sur 1m, si je fais la grande terrasse sur VS, le sera t-elle aussi ?

            Une terrasse sur terre plein, on peut l’agrandir plus tard au besoin, qu’en est-il pour une terrasse sur VS ?

            Enfin, si une terrasse de 50m² coûte 3000ht sur terre plein, combien sera une sur VS ?

            Merci, bon dimanche.

          4. Bonsoir,
            Je suis allé voir de nombreux chantiers en cours dont 4 à 500m de chez moi où le terrain de 500m² et à 280KE, autant dire que le client ne lésine pas, et j’ai vu nulle part les terrasse sur VS, à par le garage attenant à la maison. Soit pas proposé, ou excessivement cher ?
            Ah bon. Que voulez-vous dire ? Qu’une terrasse constituée par un dallage posé au sol, sur un lit d cailloux, ne risque pas plus de se fissurer qu’une terrasse faite d’un plancher hourdis reposant sur de murets bâtis sur des fondations ? Ben si. Tout simplement parce que le sol est plus résistant en profondeur qu’en surface (c’est d’ailleur pour ça qu’on ne place pas les fondations d’une maison directement par terre, en surface, mais qu’on creuse des fondations en profondeur, au “bon sol” (qui varie à chaque terrain, d’où les études de sol).
            Je souhaite faire une terrasse tout autour de la maison sur 1m, si je fais la grande terrasse sur VS, le sera t-elle aussi ?
            Elle sera sur VS si vous le décidez, sinon elle sera sur hérisson (terre plein)… si vous le décidez aussi. Je ne comprends pas votre question.
            Une terrasse sur terre plein, on peut l’agrandir plus tard au besoin, qu’en est-il pour une terrasse sur VS ?
            Là non plus, je ne comprends pas. Une terrasse, quel que soit le mode constructif, peut être agrandie. Tout comme une maison…
            Enfin, si une terrasse de 50m² coûte 3000ht sur terre plein, combien sera une sur VS ?
            Dans la région toulousaine, on a environ (prix courants que je pratique en général) – tous les prix sont HT, pour du neuf, ajouter + 20% :
            – terrassement pour fondations : 30€/m3
            – béton armé de fondation : 180€/m3
            – agglos de soubassement (si pas en blocs à bancher qui sont plus chers) : 40€/m²
            – enduit sur soubassement : 15€/m²
            – chaînages verticaux : 25€/ml
            – grilles de ventilation du vs (ça dépend des modèles, en fait) : 30€/u
            – plancher hourdis pour terrasse : 70€/m²
            -chaînages intérieurs : 25€/ml
            -chaînages extérieurs : 32€/ml
            Je crois que je n’ai rien oublié… Après, il faut compter les quantités d’après le plan et additionner.
            Bien sûr, le carrelage est le même.
            Cordialement,

          5. Non, ce que je veux dire c’est que on peut comprendre que celui qui est juste en budget ne choisisse pas une terrasse sur VS, mais comme je vous le disais, je ne comprends pas de ne pas en voir sur les constructions neuves du côté de Rennes. Et même dans le cas où les gens ont un budget très large.
            J’ai interrogé mon maçon qui fait parti du trio de tête du bassin rennais et m’a indiqué qu’il n’en voit pas l’utilité au vu de la différence de coût et que si elle est bien faite, avec de bons joins de dilatation, que le terrain est plat ne bougera pas.
            Je suis par contre d’accord que sur VS c’est plus sécurisant.

            Je pensais qu’une terrasse devait faire une surface minimum pour qu’elle soit faite sur VS.

            Idem, je pensais qu’une terrasse sur VS serait plus compliquée à agrandir ou réduire dans le futur.

            En revanche, il n’y a pas de débat quand à faire une maison sur VS, quelque soit le surcoût.

            J’aimerais laisser ma terrasse à l’état brut et y mettre un revêtement plus tard, on m’a proposé un béton taloché ou balayé. Qu’existe t-il qui rend bien ?

          6. Si ceux qui ont des budgets très larges choisissent des terrasses sur terre-plain (ou terre-plein, les 2 s’écrivent), c’est probablement qu’ils ne savent pas (ou qu’on ne leur dit pas) qu’elles risquent beaucoup plus de se fissurer que les terrasses sur vide sanitaire. Sachant qu’elles sont beaucoup moins chères à réaliser, les entreprises doivent y trouver leur avantage.
            Une dalle en béton posée par terre, dehors, risque beaucoup plus de se fissurer qu’une terrasse sur fondations, tout simplement parce que le sol en surface est plus meuble, moins résistant, moins stable que celui en profondeur.
            Il n’y a pas de surface minimum pour un type de terrasse ou l’autre, je n’en vois pas la raison. De même que l’on peut toujours ajouter une terrasse à une terrasse (de toute façon, il y aura un joint de dilatation).
            Les revêtement en béton brut peuvent être très jolis. Simplement taloché, c’est à dire lisse, je trouve que c’est dommage. Par contre, balayé c’est pas mal, mais ce que je préfère c’est “désactivé”, c’est à dire en laissant les petits gravillons apparents en surface. On a un effet “mosaïque” que j’aime beaucoup, très chic, bien mieux que le carrelage. Et avec un béton teinté aussi, ce qui n’est pas beaucoup plus cher. Ca peut même être poncé (ça c’est plus cher, à mon avis ça ne vaut pas forcément le coup pour l’extérieur).
            Une terrasse , c’est comme une pièce, on en profite beaucoup, et même l’hiver, si on y va moins souvent, on l’a quand même sous les yeux. Une belle terrasse sera très agréable.
            Mais attention, il faut vraiment un très bon coup de main pour la réaliser en béton désactivé, c’est délicat à bien faire. Il faut donc un artisan qui sache bien le faire, et bien convenir du “rendu”, de l’aspect final, car si c’est loupé, il faudra montrer ce à quoi on s’attendait.
            Bonne réalisation !

  63. bonjour,
    nous allons acheter un terrain pour y construire une maison de plain-pied. L achat du terrain se fait sous réserve d’obtention d un permis de construire; Pour obtenir ce permis, il faut bien sur avoir les plans , et le M.O dans un budget défini et fixé selon les caractéristiques techniques voulues. . Quel doit être l ordre chronologique des étapes pour mener à bien la construction? Et quels délais prévoir entre ces étapes sachant que bien souvent il se passe 4 mois de délai entre la remise de la demande et l acceptation du permis de construire. De plus pour arriver au plan et définition du budget cela va demander du temps. Donc lors de l’achat du terrain “sous réserve d’obtention du permis de construire quel délai faut-il signifier au vendeur du terrain?

    merci de vos remarques et conseils

    1. Bonjour, pour déposer une demande de permis de construire, il faut avoir décidé du projet, de ses volumes, de ses matériaux extérieurs, et donc aussi du plan de distribution intérieure, tout simplement pour que le projet soit pensé dans sa globalité. Il faut concevoir ce plan, suivant votre terrain, vos souhaits et, bien sûr, votre budget. Cette étude dépend de l’architecte (plus ou moins rapide, plus ou moins chargé de travail), et aussi de vous-même : c’est vous qui êtes le décideur final et qui validez ou faites poursuivre les études jusqu’à ce que l’ensemble vous convienne. A mon avis il faut 1 mois minimum si la conception est simple – mais c’est très court, voire trop court, sauf cas particulier -, sinon 2 ou 3 mois, ou plus si vous deviez hésiter sur votre projet final. Mieux vaut décaler d’un mois et avoir un projet réussi, qui vous convienne très bien et qui valorise votre investissement.
      Par contre, inutile pour le moment de détailler les choix de certains matériaux (carrelage, sanitaires, porte d’entrée, etc.) car ils n’influent pas sur le permis de construire. Vous aurez tout le temps de faire cela pendant l’instruction du permis ou plus tard. Pour le budget, vous comptez un prix forfaitaire (tant au m² pour le carrelage, tant pour la porte d’entrée, etc.) pour avoir un budget complet. Vous pourrez toujours l’ajuster plus tard, à votre convenance.
      Il y a beaucoup de décisions et de choix à faire quand on fait construire, ne le faites pas dans l’urgence. En prenant un architecte, vous suivez les étapes logiques, en prenant le temps qu’il faut pour chacune de ces étapes. Les bonnes entreprises ont en général un planning de commandes assez bien rempli, elles ne seront pas disponibles aussitôt ; vous pourrez mettre ce délai à profit en finalisant tranquillement tous les choix à ce moment-là. Au lieu d’être contraint par un CCMI de devoir tout survoler en quelques jours (voire quelques heures ?) sans pouvoir bien évidemment tout décider en détail et découvrir au fur et à mesure de l’opération ce que le CMI va vous imposer.
      Par contre, 4 mois pour une instruction de PdC, ça me paraît long, on obtient fréquemment des permis en 2 mois, voire moins. Sauf avis des Bâtiments de France ou autre particularité. Et sauf si vous comptez avoir purgé les délais de recours (les tiers et le retrait administratif : il faut alors rajouter 3 mois après l’obtention du PdC).
      Je comprends l’impatience fréquente des clients. On ne se décide pas de faire construire sur une simple impulsion, on réfléchit longtemps, et du coup, quand on est décidé, on a envie que le projet avance et que les travaux commencent. Mais tout ce qui est construit est définitif : mieux vaut prendre un peu de recul et ne pas agir dans la précipitation.
      Un conseil : si le vendeur du terrain l’accepte, faites procéder tout de suite à une étude de sol. Vous serez à l’abri d’une mauvaise surprise plus tard, pouvant remettre en cause le projet décidé, car un très mauvais sol (on peut en rencontrer) peut avoir une influence déterminante sur le budget. Il arrive même que cette étude de sol soit aussi une des clauses suspensives du compromis d’achat du terrain, au même titre que l’obtention du permis de construire.
      Bon projet et bon chantier!

      1. bonjour et merci de votre réponse rapide. Nous mettrons en oeuvre vos conseils et prendrons contact avec un architecte de l Est de France. cordialement Pierre

    2. Bonjour,

      Merci pour les réponses et les éclaircissements que j’ai déjà trouvé sur votre site.

      Nous avons un projet de construction dans le pays basque qui pourrait aboutir ( si le budget suit …) à une maison passive au mieux ou à une réalisation bien au delà de la RT 2012 ( étanchéité à l’air renforcée, sur-isolation, menuiseries bois/alu avec un UW très bas;, VMC double flux etc…selon les critères définis par le label Passivhauss) Nous avons choisi un maître d’œuvre et un bureau d’études thermiques spécialisé dans le passif qui vont travailler ensemble.
      Le choix du mur porterait sur du monomur de 42 cm en béton cellulaire ( mais peut-être en briques alvéolées bien que plus cher et plus difficile à mettre en œuvre). La maison de plain pied serait sur vide sanitaire. Elle serait extrêmement simple et compacte : un rectangle de 120 m2 avec combles perdus.

      Ma question porte sur le monomur béton cellulaire versus monomur briques alvéolées de type Bellenberg ou Wienerberger. Tous deux possèdent d’intéressantes qualités de transfert de la vapeur d’eau, de régulation de l’hygrométrie et apportent de l’inertie qui sera renforcée par le fait qu’aucun isolant extérieur ou intérieur ne sera ajouté.

      Trois questions:

      -Quels matériaux, du BT ou de la brique conseilleriez-vous ?
      -le vide sanitaire devra-t-il être monté obligatoirement en parpaings ? La brique ou le BT ne sont pas fait pour être enfouis – il me semble- du fait des remontées d’eau par capillarité ? Le terrain est argileux.
      -Que pensez-vous des réalisations en passif ?

      cordialement

      1. Bonjour,
        -Quels matériaux, du BT ou de la brique conseilleriez-vous ?
        Si c’était pour moi, j’envisagerais plutôt le béton cellulaire, car l’isolation est intégrée (c’est le matériau lui-même qui isole) et donc elle sera efficace autant de temps que durera le mur (des siècles). La brique nécessite un doublage avec isolant rapporté. Actuellement, ces isolants dureront surement très longtemps, mais pas autant que le béton cellulaire lui-même. Ceci dit, la brique est un excellent matériau pour construire, car « respirant » (il laisse passer la vapeur d’eau), ce qui est très sain. Mais il n’est pas du tout écologique (cuit une semaine à 900°c ! bonjour les gaz à effet de serre…).
        -Le vide sanitaire devra-t-il être monté obligatoirement en parpaings ? La brique ou le BT ne sont pas fait pour être enfouis – il me semble- du fait des remontées d’eau par capillarité ? Le terrain est argileux.
        Exactement, la brique est sensible à l’humidité, ce qui est un avantage à l’air libre (voir ci-dessus), mais rédhibitoire avec tout contact avec la terre. Un peu comme le bois. Ouvrage en contact avec la terre (argileux ou pas, d’ailleurs) = béton incontournable (en agglo ou coulé).
        -Que pensez-vous des réalisations en passif ?
        Franchement, vu les niveaux de performance thermique des constructions actuelles (RT2012), il me semble inutile d’aller plus loin. Surtout au pays basque (au sud, près de la mer). Sauf à se faire plaisir en obtenant des niveaux toujours plus importants, ce qui est légitime après tout ( ça ne fait de mal à personne  ). Par contre, ajouter une ou plusieurs sources d’énergie ou d’économie qui vous plairait, sans forcément avoir l’œil rivé sur le compteur de performance thermique, me semble plus intéressant : chauffage solaire, photovoltaïque, pompe à chaleur, puits canadien, éolien, etc.
        Il y aurait en outre un beau challenge d’intégration : c’est en en faisant beaucoup, qu’on obtiendra au bout du compte de belles architectures, comme une sorte de sélection naturelle. Je ne sais pas pourquoi, le pays basque (que j’aime beaucoup) m’inspire une maison très ancrée dans le sol, pour profiter de la masse thermique et ne pas donner prise au vent, très végétalisée comme l’environnement, avec une belle toiture solaire… (ceci dit sans connaître votre terrain, donc probablement, de façon utopique).
        Très bon projet.

        1. Bonjour,

          Vous visualisez très bien notre terrain : en haut d’une colline, exposé plein sud, vue sur un morceau des Pyrénées, à 15 kms à l’Est de Bayonne.

          Concernant la brique comme matériau de construction versus le béton cellulaire je faisais allusion à la brique monomur ( de 42 cm) par exemple sans aucune isolation thermique complémentaire.
          Le R d’un mur monomur brique de 42 cm est de 3,90 contre 4,67 pour le BT.
          Que pensez-vous des caractéristiques de régulation hygrométriques des 2 matériaux comparés ? Vous avez déjà parlé des qualités de la brique ( mais pas en monomur) dans d’autres réponses.Un inconvénient du monomur est le passage des gaines techniques dans le mur qui doit être rainuré , le BT semble plus facile à travailler .
          Avez-vous un retour d’expérience ?

          Merci encore pour vote disponibilité et les réponses très avisées que vous donnez.

          Notamment sur les constructeurs CMI dont l’un m’avait affirmé qu’une étude de sol ne servait à rien !!!!

          cordialement

          1. Je réponds dans le texte :
            Vous visualisez très bien notre terrain : en haut d’une colline, exposé plein sud, vue sur un morceau des Pyrénées, à 15 kms à l’Est de Bayonne.
            Ah ah ! aurais-je un 6° sens… En tout cas, ce que vous en dites fait rêver…
            Concernant la brique comme matériau de construction versus le béton cellulaire je faisais allusion à la brique monomur ( de 42 cm) par exemple sans aucune isolation thermique complémentaire.
            Le R d’un mur monomur brique de 42 cm est de 3,90 contre 4,67 pour le BT.
            Etes-vous sûr que “ça passe” en RT2012 ?
            Que pensez-vous des caractéristiques de régulation hygrométriques des 2 matériaux comparés ? Vous avez déjà parlé des qualités de la brique ( mais pas en monomur) dans d’autres réponses.Un inconvénient du monomur est le passage des gaines techniques dans le mur qui doit être rainuré , le BT semble plus facile à travailler .
            Hygrométrie : avantage à la brique, bien sûr (le béton cellulaire est… du béton !). Par contre, je vous engage à faire malgré tout un doublage placo intérieur pour le passage des gaines, plutôt qu’une simple BA13 (ou BA10) collée. Il n’y aura pas de plus-value (le fait que ce soit un doublage et non collé est largement compensé par le fait d’éviter les rainurages).
            Avez-vous un retour d’expérience ?
            Non, pas vraiment, je n’ai fait que très peu de béton cellulaire, il y a longtemps.
            Merci encore pour vote disponibilité et les réponses très avisées que vous donnez. Merci à vous.
            Notamment sur les constructeurs CMI dont l’un m’avait affirmé qu’une étude de sol ne servait à rien !!!!
            Réponse facile, vous me pardonnerez : quand on pense que beaucoup croient que ce contrat CMI est protecteur ?! A mon avis, c’est le plus dangereux, car on est à la merci de qui n’a pas les mêmes intérêts que le client… quelle folie !
            cordialement itou

  64. Monsieur bonjour,
    Merci pour tous vos conseils.
    Je suis confronté à une difficulté non prévue dans le cadre du projet de construction de ma future maison.
    J’ai acheté un terrain de 1411m² pour y faire construire une maison de plain pied de 114m². Cette maison était prévue sur VS (profondeur minimales des fouilles de 0,50ml, semelles filantes de 0m50 x 0m30 de hauteur, libages de 0m20 d’épaisseur et de 0m25 de hauteur et 3 rangs d’aggloméré de 0,25 de haut entre la semelle de fondation et le chaînage périphérique du plancher).
    En arrivant en vacances j’ai eu la désagréable surprise d’apprendre qu’un projet de PPRI était en cours d’élaboration et que mon terrain allait passer en zone bleue.
    La préfecture va m’imposer de monter mon plancher à 57,60m (soit la côte NGF de référence plus 20cm)
    De ce fait mon constructeur m’informe qu’il doit rajouter 3 rangs d’agglomérés de plus (soit 6 au total).
    Avec cette nouvelle norme, ma maison va se trouver à 1,20 au dessus de mon terrain.
    Pensez-vous que cette hauteur présente un handicap (remblai) et est ce peut combler cette pente s’en devoir mettre une échelle pour entrer chez moi.
    Une fois ma maison construite, le devant (porte d’entrée, de garage et une baie vitrée) seront à une distance de 15m de la route. Sur le côté de portes vitrées du salon et des chambres se serait à une distance de 10m de ma limite séparative et j’aurai 4m de terrain entre ma porte de service (côté garage) et la limite de terrain.
    Pensez-vous que ce dénivelé est rattrapable ?
    Mon constructeur me dit qu’il y aura une surélévation de 1,20, mais moi en prenant les côtes NGF de mon terrain et la côte NGF qui sera imposée par la préfecture, je ne trouve qu’entre 80 et 90 cm d’écart.
    A quoi peut être du cette différence?
    Je vous remercie d’avance de votre aide car je n’avais pas prévu cette situation.
    Cordialement.

    1. Bonjour,
      Une première remarque en parallèle de votre question, vous me dites que le niveau d’assise des fondations sera à – 50cm. C’est trop peu. Même avec un terrain exceptionnel dont le bon sol serait à fleur de surface, c’est-à-dire à 20 cm seulement (hauteur d’ancrage) après un décapage de 30 cm (je n’en ai jamais rencontré en 40 ans de pratique), vous n’êtes même pas « hors gel ». Vérifiez bien la profondeur préconisée par le Bureau d’Etudes dans son étude de sol. C’est évidemment un point crucial pour la pérennité de votre future maison.
      De même, 30 cm de hauteur pour des fondations, me semble bien trop minime.

      Ensuite, le Préfet va vous imposer d’avoir un plancher bas à + 120cm du terrain naturel. Je présume que le permis n’est pas déjà accordé ? La demande de Permis de construire a-t-elle été déposée ? Si non, le contrat CMI a-t-il été conclu ? Tout cela change complètement vos droits, et donc la façon dont vous pouvez gérer le problème.
      On peut bien sûr combler un dénivelé de 120cm. Reste à savoir quelle est la meilleure solution pour ça, ce que je ne peux pas dire à mon avis, sans connaître le terrain ni le projet. Peut-être faudra-t-il revoir ce projet qui n’avait pas prévu cette contrainte ?
      Accès au garage : vous impose-t-on cette élévation aussi pour le garage ? Pour une voiture, la pente doit être plus douce que pour un accès piétonnier comme celui de la porte d’entrée.
      Les accès au terrain depuis la maison peuvent se faire avec des pentes de terre talutée, des terrasses, des marches, tout cela pouvant aussi être combiné.
      Quant à la différence de calcul entre le constructeur et vous, sans plan précis ni relevé topographique, je n’ai aucun moyen de savoir qui serait dans l’erreur.

      Désolé de ne pouvoir vous en dire plus à la seule lecture de votre message !

      1. Monsieur bonjour,
        Tout d’abord merci pour votre réponse.
        En reprenant le schéma de principe des fondations initial, je constate les éléments suivants:
        Il y aura un décaissement de fouille en rigole, un décaissement pour élévation des libages et un décapage ventilation du VS.
        Tout au fond du terrassement il y a un “bloc” de 30cm, puis 3 rangs de 25cm (75cm de VS) et enfin une “semelle” de 17cm. Sur le schéma, le constructeur mentionne que le plancher hourdis sera à + ou – 1m30 du terrain naturel. Il s’agit du projet avant la surélévation de 3 rangs de parpaing à cause du PPRI.
        Pour le moment, je n’ai pas encore signé le CCMI (mais je devais le faire courant septembre et j’ai freiné à cause de la Préfète et du PPRI) et donc le permis de construire n’est pas encore déposé.
        Par contre, j’ai déposé en mairie une demande de certificat d’urbanisme opérationnel. Je devrais avoir une réponse d’ici 3 semaines à un mois. Cela me permettra de voir les préconisations et les règles d’urbanisme notamment le PLU.
        Le PPRI n’en est toujours qu’au stade de projet, l’enquête public n’a pas encore eu lieu et donc le projet n’est pas validé par la préfète.
        De même, il y a un PLUI en cours de réaménagement, mais qui est pour le moment en attente du PPRI.
        D’avance merci pour les éléments que vous pourriez m’apporter.
        Cordialement.

        1. Bonjour,
          sur les éléments techniques que vous mentionnez : je ne vois pas à quoi correspond un “décaissement pour libage” (rattrapage de niveaux ?), mais c’est un détail. Deux points me semblent très importants : la cote du fond de fouille des fondations, que je vous encourage à réaliser conformément à l’étude technique de sol. Faire une impasse à ce niveau-là serait de l’inconscience. Et l’épaisseur de la semelle, 30 cm de haut sont trop faible, ne serait-ce que pour le bon enrobage des aciers lors du coulage des fondations.
          sur les éléments réglementaires : le projet devra respecter les préconisations d’urbanisme. Même si strictement il y aurait (peut-être ?) une possibilité de contester les contraintes du futur PPRI, en pratique ce n’est pas réaliste, vous n’obtiendriez votre permis (peut-être) que dans 1 an ou 2, après une longue procédure. Et puis, en cas d’inondation, vous serez probablement bien content de ne pas avoir 30 cm d’eau dans votre intérieur…

          Par contre, bien que j’essaie en général de ne pas orienter les discussions sur ce plan, une question me brûle les lèvres : pourquoi choisissez-vous délibérément un contrat de construction (CCMI) et non pas, par exemple, un contrat d’Architecte d’Aujourd’hui ? Je vous serais très reconnaissant si vous vouliez bien m’expliquer en toute franchise (il n’y aurait évidemment aucune susceptibilité déplacée de ma part). Vous comprendrez que c’est évidemment très important pour les AA de connaître les points de vue de ceux qui vont faire construire. Merci.

          1. Monsieur,
            Merci pour votre réponse.
            Je vais me respecter les préconisations du futur PPRI même si cela me coûte de l’argent. Je pense que la terre qui va être retirée pour les fondations le chemin d’accès le parking et l’assainissement devrait suffire au moins pour le remblai afin d’accéder à la porte d’entrée et au garage.
            Le terrassier a prévu un trottoir de 80cm tout le tour de la maison. Donc il devrait y avoir un remblai et après une pente.
            On m’a indiqué que pour remblayer complément le terrain pour faire une pente douce, il me faudrait environ 100m3 de remblai, cela va très certainement coûter cher.
            pour répondre à votre interrogation sur le fait de choisir plutôt un CCMI, cela tient au fait que je n’y connais rien en construction et que lors d’un salon cela m’a été présenté comme un contrat tout compris avec un seul interlocuteur et une seule signature, alors qu’autrement il faut signer des contrats avec les différents artisans.
            Cordialement

          2. Pour le remblai, si vous avez la chance de connaître – au bon moment – quelqu’un qui veut se débarrasser de sa terre, cela peut ne rien vous coûter. Un artisan vient de dépenser plus de 1000€ (!) pour se débarrasser de la terre d’un de mes chantiers. Pas de chance, il n’a pas trouvé de gens intéressé en ce moment pour la recevoir.
            Et merci beaucoup de votre réponse sur le choix des contrats. On a beau se douter de ce qui pousse les gens à conclure des cmi, c’est très bien de le rappeler. Cela confirme donc que le client potentiel trouve plus simple – et donc plus rassurant ? – de n’avoir qu’un seul interlocuteur se chargeant de tout.
            Nous allons donc devoir (nous, les architectes d’aujourd’hui) qu’avoir un seul interlocuteur ne protège pas du tout les clients, au contraire. On doit donc :
            – d’une part, faire prendre conscience du risque énorme que l’on prend en signant un ccmi, justement parce qu’on remet tout pouvoir de décision à un cmi, c’est à dire à un intermédiaire qui n’a pas les mêmes intérêts que ses clients (cette prise de conscience n’est pas facile, car nous tous, en tant que consommateurs, nous sommes habitués à être très protégés dans nos achats de produits industrialisés, ce qui n’est pas du tout pareil quand on fait construire),
            – et d’autre part, il n’est pas plus compliqué de faire appel à un architecte d’aujourd’hui, qui se charge lui aussi, de tout, mais en tenant au courant son client de tout là-aussi et en n’agissant jamais contre sa volonté (ce qui change tout, on le comprend, le client ne prenant plus de risque), et qui bien sûr n’a pas des intérêts divergeant de ceux de ses clients, car il ne vend pas lui-même les travaux (il est objectif dans son expertise).
            En tout cas, merci beaucoup. Votre information nous sera très utile.
            Et si ces arguments vous paraissaient pertinents, sous quelle forme devrait-on les dire ? Comment l’expliquer simplement ?

          3. Bonjour,

            Je me permets d’intervenir sur le point CCMI.

            Je suis en cours de construction et c’est le jour et la nuit entre le contrat de MO que je viens de signer en faisant le choix des artisans, options, conseils de professionnels et non pas de commerciaux de CMI. J’ai fait les 2 !

            Alors, le contrat MO, on sait combien est il est rémunéré par exemple 12%TTC. Et le reste va aux artisans qui mettent de la qualité, au choix. En CMI, je me suis aperçu qu’ils mettaient le minimum, le moins cher pour marger un maximum !

            En MO, je dirais que c’est 10% plus cher au total. Mais sur 150000HT, en MO, vous avez 30000 pour le MO et 120000 pour les artisans que vous choisissez, rencontrez, qui vous conseillent et vous disent surtout ce qu’il ne faut pas faire. En CMI, c’est 50000 pour le CMI et 100000 pour la maison.

            Comme on dit, on en a pour son argent.

            En CMI, vous ne savez pas combien vous coûte votre carrelage par exemple, l’électricité, etc… En MO, vous avez tous les devis. Je vous laisse choisir !

            Mon expérience : J’ai passé 1 mois à prendre RDV sur RDV avec les 14 entreprises que j’ai choisi sur bouche à oreille qui interviennent, étude de sol comprise. Un vrai bonheur. M. Espagno m’a aidé aussi, encore merci.

            Ne connaissant pas la construction au départ, aujourd’hui, je suis à même de dire ce qu’il faut faire ou ne pas faire. Notre MO a même halluciné ! A savoir que le CMI que j’avais consulté a abandonné en me disant que je n’avais pas le profil !
            Le MO que j’ai choisi est très bien côté et fait également des CMI pour ceux qui veulent de clé en main. Le MO a fait un appel d’offre auprès de ses entreprises avec lesquelles il a formé un groupement. Je les ai toute sortie, c’est du jamais vu ! Sauf pour l’escalier car on l’avait en commun.

            Si je peux vous donner un conseil, ne négocié pas quand il s’agit d’une très bonne entreprise. Vous en aurez peut-être pour 5 ou 10% en plus mais sans vous soucier de la qualité et elles ne vous cacheront rien. Une maison c’est du sur mesure, ce n’est pas une voiture !!! Les très bonnes entreprises sont full travail en ce moment, alors inutile de négocier, c’est peine perdue.

            N’est-ce pas Monsieur Espagno ?

            Monsieur Olivier, si je peux vous aider sur 1 point, pas technique mais utile, n’hésitez pas.

            Bonne soirée.

          4. Merci du message. Ce que vous exposez est correspond bien évidemment à la réalité. Mais hélas eux qui font construire ne s’en rendent compte en général qu’après avoir déjà fait construire une première fois. J’ai noté depuis longtemps que les architectes ont souvent des clients qui ne sont pas des « primo-accédants », comme on dit, mais des gens d’expérience. Et même si leur expérience n’a pas été forcément malheureuse, ils se rendent compte des limites et des contraintes importantes du ccmi, et qu’ils n’ont pas fait une « bonne affaire » (dans le meilleur sens du mot).
            En disant de façon la plus condensée possible = Choisir un ccmi, c’est confier inutilement tout pouvoir de décision et tout votre argent à un intermédiaire dont les intérêts sont opposés aux vôtres. Dans ces conditions, le rapport qualité-prix ne peut pas être au rendez-vous.
            Si l’on compare les prix, un architecte d’aujourd’hui part avec 15 à 20% « d’avance » (surcoût de la marge du ccmi par rapport à la rémunération de l’architecte). Même avec des artisans mieux payés (ce ne sont pas les mêmes que ceux des cmi, ils n’acceptent pas les prix tirés vers le bas tant qu’on peut), l’architecte d’aujourd’hui est sans difficulté plus compétitif que le cmi, à projets équivalents bien entendu.
            Pour proposer une autre solution, les Architectes d’Aujourd’hui ont analysé les autres choix possibles pour qui fait construire. Ils ont conclu que le respect du budget est une priorité absolue pour les clients (ce qui est bien normal, les sommes en jeu sont très importantes) et ils ont donc élaboré un engagement contractuel où ce respect sera strict, c’est-à-dire sans marge de tolérance. Cette marge est souvent prévue dans les contrats d’architecte, nous l’avons supprimée. Plus quelques autres améliorations, comme le Manuel des Architectes d’Aujourd’hui.
            Notre interrogation est maintenant : comment convaincre ? Comment exposer nos avantages sans être compliqué et long dans notre argumentaire, pour être entendu et compris.
            Si vous avez des pistes, nous sommes preneurs… 

          5. Bonsoir,

            Pour convaincre, c’est ultra simple.

            Rien le fait qu’en MO on travaille à devis ouvert, avec le détail précis, les tarifs, la main d’œuvre alors qu’en CMI c’est le flou total, déjà c’est gagné. Je ne suis pas du métier, mais si je suis en face d’un CMI, avec les même armes, je lui souffle le client sans problème. Les CMI le savent que les MO mettent cet argument en avant… Les clients adorent la transparence.

            Le MO avec qui je fais construire a tout compris. Il fait du CMI pour ceux qui veulent du clé en main et du MO pour ceux qui veulent du sur-mesure, prendre 1 lot à leur charge, faire venir leurs entreprises, etc…

            Je le redis, le CMI a des tarifs négociés avec les artisans, il fait les chiffrages lui même. Ces tarifs sont négociés au plus bas pour monter la marge du CMI. En MO, quand on a un devis à 5000 euros, on en a pour 5000 euros. J’ai exposé à un CMI un sujet très simple, la ventilation d’un toit en zinc. Dans les règles de l’art, c’est une bande d’égout + faitage ventilés. Au pas cher, ce sont des chatières. Différence : 300 euros. La ventilation est primordiale sinon ça pourri. Le CMI ne le savait pas !

            Après, il y a le choix du client aussi. Il s’investi, reçoit les artisans ou alors il confit tout au CMI ? On ne lui demande pas de suivre le chantier, nuance.

            Après, pour avoir les meilleurs entreprises d’un secteur, il y a une astuce…

          6. Merci du message. Je retiens l’idée de mettre en avant la transparence, notamment l’expression : “à devis ouvert” (très parlant).
            L’architecte (d’aujourd’hui)
            – valorise l’investissement et la qualité d’usage grâce à un plan de qualité,
            – il fait faire des économies à son client dans les contrats avec les artisans (rapport qualité-prix, où tout est bien prévu et non surpayé)
            – il sécurise l’opération en suivant les travaux : qualité des travaux (grâce à son indépendance, il ne validera que les travaux bien faits et conformes) et il évite tout dérapage en cours de chantier.
            Mais les clients n’anticipent pas en général les risques pris (construire est forcément aventureux, puisque tout est à construire, justement). Ils croient parfois qu’avec une garantie de livraison et une assurance décennale ils ne risquent rien. Du moins, ils le croient tant qu’ils n’ont pas fait construire une première fois…
            Et je suis curieux de connaître votre astuce pour avoir les meilleures entreprises d’un secteur…!

  65. Bonjour ,

    Ma construction doit débuter fin Août ! côté garage je suis en limite de propriété et il y’a de cela 1 an mon futur voisin m’avait donné l’autorisation verbale pour que le constructeur terrasse 40 cm chez lui pour la bonne mise en oeuvre de mon vide sanitaire .
    Je reprend contact avec mon voisin (sa femme) qui n’a l’air plus trop d’accord pour passer de l’autorisation verbale à écrite !!!!!!!!!!!!

    Donc ma question est très simple , vu que le constructeur ne pourra plus creuser 40 cm chez le voisin pour réaliser mon vs avec plus de facilité et donc par la même occasion la pose d’ un drain extérieur ne sera plus possible, est ce que si je demande au constructeur la mise en place d’un drain intérieur celui-ci aura-t-il la même utilité que celui que j’aurais plus avoir à l’extérieur ?

    Est-ce que pour vous le tarif du drain intérieur du constructeur devrait-être identique à celui de l’extérieur ?

    Avez-vous sinon d’autre solutions pour une bonne étanchétité côté garage (11 m de large)

    Merci de votre aide précieuse , Bien cordialement

    1. Bonjour, merci du message.
      En matière de droit immobilier, il n’y a d’autorisation valable qu’écrite, bien entendu. Il est dommage que votre constructeur ne s’en préoccupe que maintenant, à 1 mois du début des travaux. Je dis cela, car les relations avec les voisins en cas de mitoyenneté se préparent à l’avance, parfois même avant le permis de construire, le voisin ayant tout pouvoir pour interdire tout ce qu’il veut ou à peu près. Seul un juge peut l’obliger à accepter un minimum de contraintes, souvent alors contre dédommagement. Mais alors, on ne peut pas dire que ça commence bien, bonjour les relations de voisinage !
      Attention, même sans faire de drain, il est pratiquement impossible de ne pas empiéter chez le voisin – même très peu – lors de travaux en mitoyenneté. En plus, le mur qui sera mitoyen devra être enduit, il faudra donc que les ouvriers pénètrent chez le voisin, enduisent le mur et nettoient le sol. N’y aura—t-il pas un léger débord de toiture, même de 2 ou 3 cm, pour éviter les eaux de ruissellement sur le mur ? La fondation mitoyenne devra être positionnée excentrée (entièrement chez vous, rien chez le voisin). Il faut alors placer des armatures reprenant les efforts de basculement. Etc.
      Bref, assurez-vous que votre constructeur soit techniquement capable de traiter ces contraintes (il n’y a pas de diplôme de constructeur, c’est une profession ouverte à quiconque, cela demande de faire très attention à qui on s’adresse. Et l’imprévoyance du constructeur doit vous rendre vigilant).
      Vous parlez à la fois de vide sanitaire et de garage. Le garage serait donc sur un plancher hourdis surélevé ? C’est assez rare, mais dans ce cas, rien à craindre d’éventuelles remontées capillaires, si l’ouvrage est bien fait. Et un drain dans le vide sanitaire est toujours une bonne chose, c’est très simple à faire avant construction, très peu couteux, et ça empêche que l’eau stagne dans le v.s., ce qui ne serait pas très sain.
      Si le garage est sur dallage, sans vide sanitaire donc, il peut y avoir des remontées capillaires d’eau. Il faut parfaitement étancher l’extérieur (enduit étanche à la base du mur, depuis la fondation), et un drain coté intérieur sera aussi une bonne chose. Petit rappel : un drain est toujours en canalisations rigides, pas souples, c’est très important, perforations vers le haut, etc. Bref, il doit être correctement réalisé pour fonctionner.
      Un drain intérieur coûte plutôt moins cher qu’un drain extérieur, car l’enrobage est plus simple. En pratique, il est admissible qu’il soit au même prix.
      Bon chantier, cordialement,

      1. Bonjour , merci de votre réponse !

        Oui mon garage sera aussi sur plancher hourdis surélevé, Pour le drain intérieur côté limite c’est ok le conducteur est ok !Après pour le voisin on verra bien sachant que j’avais oublié de préciser qu’en limite était présent un muret mitoyen que j’ai fais détruire dès le terrain acheté sans son autorisation et depuis 2 ans il ne m’a jamais rien dit …. donc pourquoi une fois la construction lancé il le ferrait …… surtout que mon conducteur m’a dit que 20 cm serait suffisant pour terrasser donc il y sont déjà ……après si il n’a que cela à faire …..-^- !

        Par contre j’aurais quelques petites question à vous poser si vous le voulez bien …
        Dans le garage mon plafond (combles perdus sur l’ensemble de la maison) sera un plafond en ba13 de type suspendu sur closoir métallique avec 40 cm de laine de verre projetée, des plaques hydrofuges sont prévus en périphérie mais j’aimerais savoir si au plafond celle-ci seraient elles aussi nécessaire ? Je précise dans la lingerie un vmc y sera installé et deux aérations par carottage sera prévu au stade maçonnerie dans le garage pour y laisser entrer l’air fraîche.

        Pour l’ensemble de ma maison une membrane d’étanchéité dite Vario n’est pas prévu au dessus de mon ba13 , j’ai entendu dire que celle-ci n’était pas utile si le feutre sous toiture qui protège de la neige était micro perforée pour faire respirer la laine de verre projetée ce qui éviterait la condensation et rendrait donc la membrane inutile … Qu’en pensez-vous ?

        Concernant le crépis à combien devra t il être arrêté au niveau du sol ?

        Le Constructeur est il dans l’obligation de faire appliquer le DTU à chacun de ses intervenants ? ou comme j’ai pu le voir sur internet sur ma notice aurait dû être stipulé que le constructeur s’engage à respecter le DTU …..?

        Bien cordialement et un grand merci

        1. Bonjour, si votre voisin n’a rien dit jusqu’à présent, tant mieux, mais cela ne l’empêchera pas de protester quand il le voudra. En la matière, il a un délai de 30 ans pour contester tout empiètement sur sa propriété. Et le risque est énorme, le droit de la propriété immobilière est très strict : ce sera la démolition. Après, on peut tenter sa chance, il y a des voisins qui ne disent jamais rien, en effet… (ce n’est pas mon conseil !).
          Pourquoi isoler autant votre garage ? Un garage doit être assez largement ventilé (c’est important car les gaz et les produits parfois stockés sont toxiques), il est donc inutile de l’isoler comme une pièce habitable et chauffée. Un peu d’isolation, c’est bien pour éviter les coups de froid (et surchauffe l’été de canicule), mais ensuite, toute la chaleur partira (ou entrera) par l’aération. Les plaques hydrofuges sont utiles en murs car ils peuvent être sollicités (tâches, etc.) mais pas en plafond, le garage n’est pas une pièce humide.
          Dans la lingerie (indépendante du garage, je suppose ?), il faut que les entrées d’air soient égales aux sorties d’air, tout simplement. Ca se calcule avec les informations des constructeurs de matériels, qui précisent les volumes extraits pendant 1 heure.
          Pour ma part, je me mets pas de membrane d’étanchéité, l’étanchéité à l’air parfaite se fait au niveau des parois intérieures (placo, sol, plafond, traversées de parois). Je pourrais expliquer pourquoi mais ce serait un peu long ici… Par contre, il ne faut pas confondre le pare-pluie (protégeant des pénétrations de neige) avec la membrane qui protège la laine de verre de la condensation qui vient de l’intérieur, de l’habitation (et non pas des tuiles ou des ardoises). L’isolant à souffler ne nécessite pas, en général, de pare-vapeur si le plafond est bien étanche à l’air (pas d’afflux d’humidité important et concentré). Attention, l’isolant en rouleaux, lui, demande un pare-vapeur. Il faut que les combles au-dessus de l’isolation soient bien ventilés car il faut bien évacuer toute l’humidité qui traverse l’isolant, sinon il y a un risque de condensation sous la couverture, ce qui peut faire éclater les tuiles, dégrader la charpente, etc. Et attention aux point faibles dans le plafond (électricité, trappe d’accès, etc.).
          Le crépis descendra aussi bas que possible, jusqu’aux fondations si vous pouvez.
          On dit qu’en matière de contrat privé, les DTU ne sont obligatoires que si c’est bien prévu au contrat. Mais le contrat de construction doit respecter le Code de la Construction et de l’Urbanisme, et en cas de contentieux, je suis sûr qu’un juge ou plutôt l’expert qui serait désigné, se fonderont sur les DTU pour déterminer les règles de l’art à appliquer (ou qui auraient dues être appliquées). Je trouve curieux un contrat de construction qui ne mentionne pas les DTU… Tout le monde y fait référence, en général.

        2. Bonjour ,

          Merci une fois de plus de vos conseils avant le début de ma construction …
          30 pour contester pour si peu….. ah la France lol….. on pourrait en débattre des heures. ….

          Donc pas de membrane avec de la laine de verre projetée c’est une bonne nouvelle .
          Mais la condensation éventuelle qui pourrait s’accumuler dans la laine projetée si j’ai bien compris venant de l’intérieur de mon habitation pourra t elle quand même disparaître avec la présence d’un pare-pluie en dessous des tuiles ?

          En ce qui concerne la lingerie en faite elle fera partie du garage oui est non car elle sera séparée par cloison de 12 placostil. une vmc y sera installée .
          Pour éviter qu’il y fasse trop froid je pensais ne pas y mettre d’entrer d’air et laisser entrer celle-ci quand la porte qui mène au garage serait ouverte car 2 entrées d’air seront au garage.
          Donc pour vous dans la lingerie pas de plaques au plafond hydrofuges , même avec sèche linge ?

          Pour mon garage est prévue un simple 40+10 polystyrène hydrofuge au mur et donc sur vos conseils pas au plafond.

          Par contre mon constructeur n’installe pas de plaque hydrofuge dans les plafonds des pièces humides du wc de la cuisine et dans la sdb mais uniquement en périphérie sur toute la hauteur.Est-ce le bon choix ou en installer aussi au plafond serait plus judicieux ?

          J’ai remplacé les cloisons en carreaux de plâtres par des cloisons placostil en 70 mm avec 45 mm de laine de verre intérieur en prenant soin de prendre en option des plaques ultra solide (habito) ou vont être suspendu meuble tv etc !
          Ayant déjà eu dans ma précédente maison des carreaux je savais à quel point le ponçage y ‘était compliqué….
          Après il est certain que j’aurais pu doubler les plaques avec le double peau et prendre des plaques phoniques mais bon la facture monte vite et je voulais un compromis …
          Par contre j’ai entendu dire que la laine de verre pourrait se tasser avec le temps ? un laine de roche en 45 mm à l’intérieur ne serait pas plus intéressant ?

          En périphérie sont prévues un complexe isolant en polystyrène graphité 120+13 mm de ba13.

          Comme l’isolant de la dalle (projetée) sera réalisé après la mise en place des cloisons faut il que le plâtrier avant d’installer les cloisons intérieur et en périphérie commence à placer au sol soit un u plastique(cloisons) ou bien comme cela se fait comme j’ai pu le constater des pieds de cloison (bande ) en polyethylène ? pour éviter les remontées humide vu que l’isolant dalle est réalisé après le plâtre ?

          Bien cordialement et encore merci

          1. Empiéter chez le voisin peut être assimilé à une servitude d’occupation de la propriété d’autrui. Et les servitudes sont acquises si le voisin ne dit rien contre ça, pendant 30 ans d’usage de la servitude.
            L’isolant projeté est conçu pour que l’humidité ne reste pas à l’intérieur, ce qui ne rend pas obligatoire le pare-vapeur (si l’humidité est raisonnable).
            Mieux vaut des plaques hydrofuges à la Lingerie, comme pour toutes les pièces d’eau, notamment à cause de la condensation provoquée par les machines. D’où l’utilité de telles plaques aussi en plafond, c’est mieux (d’autant plus que ce sont des pièces petites, en général), mais ce n’est pas indispensable en plafond (peu de risques de projection d’eau).
            C’est très bien de faire entrer l’air depuis le garage, car il sera ainsi ventilé lui aussi à cette occasion. Vous pouvez détalonner la porte de la lingerie (couper le bas) pour laisser une lame d’air de 15 à 20 mm en permanence.
            Pour le garage, si vous isolez les murs, mettez une isolation en plafond du même ordre (ou un peu plus), pas la peine de mettre 40 cm d’isolant, ce serait inutile. 10 cm suffirait, par exemple.
            Les plaques hydrofuges ne s’installent pas en général en plafond, seulement en mur (projection d’eau). C’est mieux en plafond aussi au niveau de la douche ou baignoire (toujours à cause des projections d’eau), mais pas indispensable.
            Les laines de verres ne se tassent plus actuellement, paraît-il (quoiqu’il faudrait vérifier dans 20 ou 30 ans…).
            Les pieds des cloisons placo doivent être bien protégés, sur toute leur hauteur encastrée dans le sol, et un peu au delà. Notamment, il faut que la chape ne touche pas le placo quand elle sera coulée : des larges bandes de polyane – correctement mises, avec recouvrement – permettront de protéger le pied de la cloison, à moindre frais (et semelle sous la cloison maintenue). C’est surtout une qualité de mise en oeuvre, sans défaut, qui permettra un bon résultat, pérenne à long terme.

          2. Bonjour ,

            Monsieur

            Le temps redouté est arrivé ….à peine les fondations coulé et déjà des problèmes , ferraillage posé dans la fouille sans être surélevé , endroit ou il n’ y a même pas 40 cm de hauteur mais 25 cm , présence d’eau dans le fond de fouille , poteaux verticaux non ligaturés rentrait dans le béton après coulage ……

            Je viens déjà de recevoir l’appel de fond fondations 25 % ! mais dite moi celui-ci ne devrait pas comprendre le vide sanitaire avant de mettre envoyé ?

            Quoi qu’il en soit j’ai envoyé une lettre de mise en demeure en AR incitant le constructeur à reprendre les fondations car celle-ci n’était pas conforme…….
            J’attends ça réponse ….

            Merci
            Bien cordialement

          3. Bonjour, eh oui, une construction étant un “produit à fabriquer” et non pas déjà tout fait quand le client l’achète, la maîtrise d’oeuvre indépendante des artisans (comme celle d’un architecte), pour s’assurer que tout va bien, que tout est bien fait, est indispensable. Pourtant, on continue avec le CCMI comme si de rien n’était…
            Si les aciers sont près des bords (pas d’enrobage), ils vont vite rouiller et se dégrader, ils ne serviront alors plus à rien ; 25 cm de haut pour une fondation est évidemment beaucoup trop faible ; l’eau dans les fonds de fouilles fait gonfler le terrain, puis quand tout aura séché , le bâtiment va se tasser et fissurer (dans 6 mois, ou dans 3 ans ?) ; les chaînages verticaux travaillent autant à la traction qu’à la compression (comme une chaîne qui ficelle le bâtiment, si l’on peut dire), donc à la moindre traction, ils vont s’arracher et ne s’opposeront pas aux tensions : risque de fissures là aussi. Après ce tableau pessimiste, on peut espérer que tous les désordres n’arrivent pas en même temps, mais c’est quand même dommage de commencer si mal une construction.
            Le vide sanitaire ne fait pas partie des fondations, il ne fait donc pas partie des 25%. Le piège est qu’à la fin des fondations, vous avez payé en avance au constructeur beaucoup plus que la valeur des travaux réalisés sur le terrain (même bien faits), donc vous ne pouvez plus demander à résilier le contrat, car alors finir la construction vous coûterait beaucoup plus cher (et c’est le constructeur qui ferait une bonne affaire : il a déjà touché son bénéfice ! de l’ordre de 30% des travaux).
            Je vous propose de ne pas payer l’appel de fond et d’exiger que les fondations soient refaites car non conformes. Il y a peu de chance que le CMI accepte, car il a un contrat très protecteur pour LUI (pas pour vous). Il faudra être très déterminé, avec copie à l’organisme de garantie de livraison (ça, ça devrait le faire réagir).
            Et avoir un conseil indépendant, par exemple un architecte, qui saura vous guider même s’il n’assure pas la maîtrise d’oeuvre.

  66. Bonjour,

    J’aimerais avoir des renseignements sur les Dommages Ouvrages.

    Par exemple, je fournis un élément de la construction que je fais poser par un professionnel avec facture d’achat et facture de main d’œuvre, serais-je assuré en cas de problème ?

    Par exemple, j’achète le plancher chauffant chez un fournisseur de plomberie/chauffage chez qui j’ai un compte. Je paie la facture TTC avec une remise professionnelle. Je le fais poser par un chauffagiste et sur la facture il y a la main d’œuvre et il est stipulé que le plancher chauffant est fourni par mes soins.

    En cas de soucis, suis-je couvert par la DO ?

    Cordialement.

    1. Logiquement, chacun est responsable de son travail ou de sa fourniture, donc les garanties jouent dans ces cas-là.
      Vous fournissez un élément de construction, il est garanti par celui qui vous l’a vendu (sous réserve qu’il soit bien posé). Pour les équipements, c’est en général 2 ans : voir la garantie qui est normalement mentionnée sur la facture.
      L’artisan fournit sa main-d’oeuvre : il la garantit, il garantit la pose, mais pas le matériel que vous lui avez fourni, c’est à dire celui qu’il ne vous a pas vendu. Sauf si une pose défectueuse entraînait qu’il faille changer le matériel : l’artisan serait alors responsable (donc garanti) au titre d’une dégradation de matériel.
      En cas de souci, vous êtes couvert par l’assurance de l’artisan s’il y avait une faute de pose de sa part – à noter que ne pas révéler un défaut visible sur un matériel, même fourni par un tiers (vous en l’occurrence) peut-être considéré comme un faute de la part de l’artisan et donc entraîner sa responsabilité et donc sa garantie. Il faut que ce soit bien visible, évidemment.
      La DO est une assurance relais, il est probable qu’elle exigera que l’artisan fournisse le matériel : ce sera à elle à décider. Dans tous les cas, elle ne jouera pas si le matériel que vous fournissez était défectueux, car vous n’êtes pas assuré en tant que professionnel, donc elle ne pourrait pas se retourner contre votre propre assurance (qui n’existe pas).
      Mais même sans DO, la garantie décennale de l’artisan est bien en vigueur, évidemment.

  67. Bonjour,

    Dans un contrat de maîtrise d’œuvre, je suppose qu’il y a des clauses ou des choses importantes.

    Pourriez vous me dire ce qu’il faut regarder et ce qu’il y a d’important dans un contrat MO svp ?

    Cordialement.

    1. Bjr, quelles sont les clauses importantes ? La question est vaste. Spontanément, voici ce qui me vient en tête :
      – Le maître d’oeuvre (architecte ou pas-architecte) sera le guide tout au long de l’opération, pour faire en sorte que le résultat soit une réussite. Il est le “sachant” auquel vous devez forcément faire confiance – comme à un médecin ou un avocat, etc. Le plus important me semble-t-il, est donc que ce soit quelqu’un de sérieux, fiable, compétent. Pas un “baratineur”, si je puis dire. Le problème est qu’il est difficile de le savoir avant… En tout cas ça mérite par exemple une petite recherche “google” pour voir s’il n’y a pas quelques antécédents fâcheux.
      – Ensuite il faut qu’il soit clair, dans ses missions (ce qu’il s’engage à faire), dans sa rémunération (il n’a pas à vous demander des acomptes importants : ce ne serait pas bon signe), dans le fait qu’il vous tiendra au courant de tout et que vous ayez toujours une possibilité de veto si quelque chose ne vous convenait pas. Quelqu’un de “carré”.
      – Il faut bien sûr qu’il vous donne son attestation d’assurance professionnelle : responsabilité décennale et civile.

        1. Je ne vois pas à quelles types de clauses abusives vous pensez. Je verrais plutôt un manque de précision qu’il faudrait craindre, c’est à dire un manque d’engagement, un manque de détail sur le travail fourni : à quoi s’engage le maître d’oeuvre ? Respect du budget ? Suivi du chantier et des comptes ? etc.
          Vous pouvez m’adresser un projet de contrat via un mél direct, je vous dirais ce que j’en pense, si vous voulez.

  68. Bonjour,
    Ma maison est en cours de construction par un CMI.
    Je suis passé sur le chantier pendant le coulage du béton du plancher de l’étage.
    Sur la base du volume de béton livré, j’en déduis que l’épaisseur de la dalle fera à peine 7 cm. Or j’ai lu dans plusieurs articles qu’une telle dalle doit faire minimum 10 cm, est ce que c’est gênant ?
    Je vous remercie pour votre aide,
    Cordialement,

    1. Bonjour, rassurez-vous, tout semble normal : vous confondez la “dalle” posée au sol, qu’on appelle en général “dallage”, et qui doit faire au moins 12 cm d’épaisseur (et non plus 10 cm), avec la “dalle de compression” d’un plancher hourdis (à l’étage, c’est forcément un plancher hourdis), qui, elle, a une épaisseur couramment de 5 ou 6 cm (ça dépend du type de plancher). Il s’agit de l’épaisseur au point le plus fin, mais le béton est plus épais à certains endroits, ce qui explique que vous avez calculé une épaisseur moyenne de 7 cm, le résultat est tout-à-fait logique.
      Dans la pose du plancher hourdis, ne vous inquiétez pas trop de la quantité de béton : rarissimes sont les manques. Par contre, le point faible rencontré est plus souvent une mauvaise mise en place des aciers, notamment de leurs liaisons – mais ça, c’est du ressort du contrôle d’un architecte, ou du moins d’un technicien du bâtiment…

    1. Bonjour, il y a 2 méthodes pour réaliser les joints d’un mur :
      1) briques hourdées au mortier de ciment (c’est à dire avec un joint épais, constitué d’une couche de ciment de quelques cm d’épaisseur). C’est la méthode traditionnelle.
      Avantage : à peu près aucun, si ce n’est que l’on peut mieux rectifier des erreurs de pose, de planimétrie du rang de briques inférieur, bref que ça peut convenir à des maçons pas très précis dans leur travail (mais est-ce un avantage ?)
      2) briques collées : joint de colle mince entre les briques.
      Avantage : rapidité de réalisation, plus de joints épais qui sont autant de ponts thermiques (surtout avec les briques actuelles assez bien isolantes par elles-mêmes, ce serait dommage) et qui, en outre, créent un mur “à 2 matériaux” ce qui risque de se voir quand l’enduit sera fait (spectre du ciment, plus froid que la brique et bloquant la vapeur d’eau), impose un travail soigné au maçon dès le départ : altimétrie, horizontalité, pas de briques cassées, etc. (je classe ça dans les avantages).
      Mieux vaut donc largement des briques collées, c’est un progrès par rapport au traditionnel.
      D’ailleurs, il est dommage que beaucoup trop souvent, on impose des méthodes de construction parce qu’elles seraient “traditionnelles” alors que beaucoup de progrès seraient possibles à notre époque (je ne parle pas spécialement des joints des briques). Fait-on des voitures en privilégiant des méthodes “traditionnelles” ? Heureusement que non…

    2. Bonjour,

      Lorsqu’on envoie une demande de permis de construire par la poste, la mairie nous envoie t-elle en retour une attestation de dépôt mentionnant la date de dépôt ?

      Cordialement.

      1. Bonsoir, non c’est le récépissé de l’envoi recommandé qui marque la date de dépôt. Et c’est la lettre envoyée par le Maire indiquant que le dossier est complet qui détermine le début du délai d’instruction. Cdlmt,

  69. Bonjour,

    On a le droit à 5,70 de hauteur à l’égout.

    J’ai demandé à mon MO 2,70 sous plafond et 2,50 fini avec des portes fenêtres de 215 au RDC. Au dessus du salon, il y a une terrasse accessible par les chambres de l’étage. 2tage, idem, 2,50 de hauteur. Par contre, 2 MO qui ont fait les plans me mettent des baies de 185 de hauteur à l’étage. Les 2 me disent qu’à cause de la ceinture de la maison et charpente, impossible de passer en baies de 200. La solution pourrait être de réduire la garde de 30cm des terrasses accessibles.

    185, ça veut dire qu’il faut baisser la tête pour sortir !

    Quelle pourrait être la solution ?

    Si vous me donner votre mail, je vous envoie le plan.

    Cordialement.

      1. Voici les solutions proposées, au vu de vos plans (adressés par mél en direct)
        – Si la hauteur des PF (portes-fenêtres) est bien de 1,85 m, elles sont surélevées par rapport au plancher des pièces, de 30 cm sur les plans. En passant par la PF, on ne monte pas sur le seuil qui surélève la PF, on ne fait que l’enjamber. Ainsi, la hauteur de passage est bien de 185 + 30 = 2,15 m.
        Nota = il y a une erreur – ou du moins une inutilité – dans les plans : le seuil a été relevé de 15 cm par rapport au dalles de la terrasse, créant ainsi une hauteur / sol intérieur de 30 cm (15 cm d’étanchéité, isolation, etc. et 15 cm de dalles surélevées sur plots). Si cette hauteur de 15 cm est bien celle indiquée par les Règles de l’Art, elle se mesure à partir de l’étanchéité elle-même (et non pas depuis les dalles). Or ici, l’étanchéité se relève déjà de 10 cm sous les dalles, on n’a plus que 5 cm à continuer à relever pour obtenir les 15 cm réglementaires (10 cm sous les dalles et 5 cm sur les dalles). Vous gagnez ainsi 10 cm. Le seuil surélevé peut donc l’être de 20 cm /sol intérieur (au lieu 30 cm/sol intérieur : 30 cm – 10 cm = 20 cm).
        – Vous pouvez remonter les chaînages hauts (ceinture de béton armé la plus haute et venant relier les murs) qui servent de linteau. Il n’y a qu’à la façade arrière que vous ne pouvez pas, à cause du toit qui est à la partie basse (et qu’on ne peut pas relever : hauteur maximale de 5,70 m / sol, imposée par le règlement). Mais rien n’interdit d’avoir cette partie arrière du chaînage un peu plus basse que le autres : la liaison se fera au niveau des chaînages verticaux placés dans les angles des murs. En remontant les chaînages, vous remontez de fait les linteaux, et vous pouvez avoir ainsi des PF plus hautes.
        Ces 2 solutions combinées vous permettent d’avoir des hauteurs de passage pour aller sur les terrasses largement suffisantes et confortables.

  70. Bonsoir,

    Je reviens vers vous concernant les CMI.

    Est-ce bien cela ? Les constructeurs CMI doivent impérativement montrer aux clients les devis des artisans qui interviennent, leur honoraires, assurances, etc…

    Si oui, où cela est indiqué que c’est obligatoire ?

    1. La loi est très claire : non seulement vous devez connaître les conditions de paiement des sous-traitants, c’est à dire au moins avoir leurs devis en main, mais vous devez obligatoirement approuver – ou pas – le choix des sous-traitants par le CMI avant que celui-ci signe ses contrats de sous-traitance. Le CMI n’a pas le droit de vous imposer un sous-traitant.
      Il a été jugé que la loi sur la sous-traitance s’applique aussi aux CMI. Ils ne sont pas au-dessus des lois, comme on s’en doutait, même si cette loi n’est que très très rarement respectée par les CMI.
      article 3 de la loi de 1975 :
      «L’entrepreneur qui entend exécuter un contrat ou un marché en recourant à un ou plusieurs sous-traitants doit, au moment de la conclusion et pendant toute la durée du contrat ou du marché, faire accepter chaque sous-traitant et agréer les conditions de paiement de chaque contrat de sous-traitance par le maître de l’ouvrage ; l’entrepreneur principal est tenu de communiquer le ou les contrats de sous-traitance au maître de l’ouvrage lorsque celui-ci en fait la demande.»
      Attention ! Si vous avez laissé faire les travaux sans agréer les sous-traitants et que ceux-ci ne sont pas payés par le CMI, ces sous-traitants ont le droit de se retourner contre vous pour que ce soit vous qui les payez directement ! Le risque existe même si vous avez déjà payé le CMI, car vous êtes en faute de n’avoir pas agréé – ou pas – les sous-traitants.
      Je vous engage à lire l’article complet sur ce sujet les risques du contrat CMI pouvant vous amener à payer deux fois pour les mêmes travaux.

      1. Bonjour,

        Vous indiqué qu’en CMI, le client doit approuver chaque devis et connaître en amont tous les artisans. Dans le cas où le constructeur fait lui même son chiffrage puisqu’il a des tarifs au linéaire ou m² négocié, cela fonctionne t-il de la même manière ?

        Si la loi ou la validation n’est pas respectée, quelles sont les recours ?

        1. Bonjour Thomas, oui cela fonctionne de la même manière. En fait, ça ne dépend pas de ça.
          Que dit la loi ?
          Je rappelle mon article sur la sous-traitance :
          Quand on fait construire, si celui qui vend les travaux au client (l’entrepreneur principal) envisage de sous-traiter tout ou une partie des travaux, il ne peut le faire qu’après avoir obtenu du client (appelé le « maître d’ouvrage ») son accord écrit, avéré, prouvable (donc pas seulement verbal) sur :
          – L’identité du ou des sous-traitants envisagés (donc avant qu’il signe lui-même le contrat de sous-traitance)
          – Le paiement des travaux sous-traité et leurs modalités (acomptes, délais de paiement, etc.)

          Que l’entrepreneur principal ait chiffré au préalable – ou pas – le montant des travaux qu’il veut sous-traiter n’a aucune importance, la loi ne s’occupe pas de ça, ça n’a rien à voir. Et j’ajoute que, évidemment, l’entrepreneur principal a toujours chiffré tous les travaux (ceux qu’il garde et ceux qu’il sous-traite) avant de signer son contrat avec le client : personne ne signe un contrat sans savoir ce que vont lui couter les travaux qu’il veut vendre !

          Des constructeurs ont prétendu que cette loi ne devait pas s’appliquer pour eux. La jurisprudence (les Tribunaux) leur a donné tort : il a été définitivement jugé que personne n’est au-dessus de la loi et qu’elle s’applique à tout le monde, CMI compris.

          Enfin, si le CMI ne respecte pas cette loi sur la sous-traitance, vous ne pouvez pas laisser faire. Il a été jugé que même une lettre recommandée de Mise en Demeure ne suffit pas : vous devez faire cesser les travaux commencés, et porter plainte contre le CMI. Sinon, en cas de non-paiement du sous-traitant par le CMI (faillite, etc.), le sous-traitant se retournera contre vous et il aura gain de cause !

      2. Petit complément. En CMI, il y a l’assurance garantie parfait achèvement. Comment le sous-traitent peut-il donc se retourner contre le client ?

        1. Comment le sous-traitant impayé se retournera-t-il contre le client ?
          D’abord en lui adressant une Mise en Demeure de le payer dans un délai déterminé (en général 15 jours). Et si le client ne paie pas, en l’assignant au Tribunal, comme ça se passe conformément aux lois de notre république, tout simplement (si l’on peut dire).
          Le garant est celui qui donne la « garantie de livraison à prix et délais convenus » et non pas « la garantie de parfait achèvement », il ne faut pas confondre, ça n’a rien à voir.
          Ce garant n’a que faire du paiement du sous-traitant, ce n’est pas son problème : si vous vous êtes mis « hors la loi » en n’exigeant pas – et en n’obtenant pas! – que le CMI vous demande d’agréer – ou pas – ses sous-traitants, n’entre pas dans le champ d’application de la « garantie de livraison ». Donc, le garant n’en tiendra pas compte. Il devra faire finir les travaux à ses frais – avec une franchise de 5% du montant du contrat qui reste quand même à votre charge (dans presque tous les cas : vérifiez votre contrat CMI), c’est tout.

          Je vais faire un ARTICLE sur ces notions de : garanties, assurances, etc. car cela est complexe et peut amener à des confusions qui peuvent avoir des conséquences sérieuses por les clients.

          Voilà, j’ai édité l’article en question, vous pouvez cliquer sur ce lien : http://lesarchitectesdaujourdhui.archi/garanties-et-assurances-comment-sy-retrouver/

  71. Bonjour,

    A titre d’information large, à combien s’élève le lot maçonnerie d’une maison de 150m² de plancher sur 2 étages ? Sur vide sanitaire. Sans compter les terrasse. En parpaing.

    1. Bjr, désolé, je rappelle qu’il n’est pas du tout possible d’indiquer ainsi un prix, pour les raisons suivantes :
      – le prix de la même maçonnerie sera très différent d’un terrain à l’autre (profondeur des fondations, terrain plat ou non, accès, …)
      – même à surfaces égales, ce prix sera très différent d’un plan à un autre (rectangulaire simple, plus complexe, éléments particuliers ou non,…)
      – les ordres de grandeur de prix seront très différents d’une région à l’autre (par exemple, dans un village des Pyrénées j’ai constaté des prix parfois du double que ceux de Toulouse !),
      – ce prix sera très différent d’un artisan à l’autre, même dans la même région, avec des écarts de 20, 30% voire plus encore ! Je le constate parfois.
      Bref, c’est du même ordre d’approximation que si l’on voulait répondre à la question : “Je veux acheter une maison, combien ça coûte ?”. Ca coûte de 50000€ à plusieurs millions… ON ne peut pas répondre à ces questions, chaque cas est un cas particulier. C’est d’ailleurs une des raisons principales pour lesquelles on a inventé le métier d’architecte : il faut bien un guide, un “sachant” (comme disent les juristes), pour permettre au client de s’y retrouver dans cette jungle… et permettre d’avoir réellement le “meilleur prix” à chaque fois.

      1. Bonjour,

        Pour construire une maison simple sans problème d’accès, certains maçons utilisent une grue. Quelle est l’utilité ? Est-ce plus rapide du coup ? Plus cher ?

        Pour l’étanchéité de la dalle, que préconisez vous ? J’ai entendu parler de fondafor, delta ms, support alu. Gravillons autour de la maison.

        Cordialement.

        1. L’utilité de la grue – on s’en doute – est la nécessité de devoir élever une quantité importante de matériaux. Elle sera donc rentable plutôt en cas d’étage, voire d’étages : R+1 (ce qui veut dire Rez-de-chaussée + 1 niveau = 1 étage) ou R+1+combles aménagés, voire R+2.
          Une grande maison justifiera mieux, également, le montage d’une grue, car il y a plus de matériaux à élever, tout simplement.
          Enfin, la difficulté d’accès des chariots élévateurs aux pieds de la maison – si c’est une maison que l’on construit – par exemple, sur un terrain avec une pente prononcée, justifiera le montage d’une grue qui permet d’être plus éloignée de la bâtisse pour transporter les matériaux des camions au chantier.
          Monter, démonter et utiliser une grue est assez cher. Ca justifiera que le montant du devis soit plus élevé que pour les mêmes travaux d’un simple rez-de-chaussée.

  72. Bonjour
    Pour la DO je ne suis pas tout a fait d’accord. La garantie décennale est un argument de vente pour les constructeurs “Vous n’avez rien a craindre vous êtes garantie 10 ans”. Sauf qu’ils oublient de vous dire que la DO ne prend en charge que les sinistres qui rendent votre habitation impropre à sa destination. Donc seul les gros, voir très gros problèmes sont couverts.
    Pour ma part j’ai un carrelage de sol fissuré sur toute la largeur de la maison plus deux autres fissures dans le couloir non pris en charge : non taillant et juste esthétique. Deux grandes fissures sur le crépi des deux pignon : non in filtrantes et juste esthétique. Pas facile moralement et surtout un gros problème en cas de revente.
    Hormis le cas ou la maison risque d’être en péril, la seul garantie est la GPA (garantie de parfait achèvement) qui ne dure qu’un an.Les constructeur roulent sur du velours,une maison qui a passée le cap de la réception pose rarement des problèmes la première année.
    Cordialement

    1. Bjr, je constate qu’il est une croyance répandue et pourtant fausse sur les assurances :
      Ce n’est pas parce que vous n’aurez pas de D-O que vous n’aurez pas de garantie décennale !
      Pour que votre construction bénéficie d’une garantie décennale, il n’est pas indispensable d’avoir une D-O. Si les professionnels à qui vous vous adressez sont assurés en décennale, vous aurez une garantie décennale. Que vous ayez ou non une D-O ne change rien à l’affaire.

      Garantie de parfait achèvement : 1 an après réception. Toutes les entreprises doivent les réparations, même légères. Il n’y a pas d’assurance pour ça.

      Garantie de bon fonctionnement : 2 ans après réception. Concerne les équipements de la maison. C’est compris dans les assurances des artisans, architectes, etc.

      Garantie décennale : pendant 10 ans après réception. Solidité de la structure et tout ce qui rendrait le bâtiment inutilisable (suivant ce pour quoi il a été construit). L’assurance est obligatoire pour tout professionnel (artisan, architecte,…). Le client doit vérifier qu’ils sont bien assurés (attention aux pièges).

      Assurance Dommage-Ouvrage : c’est une assurance supplémentaire, qui couvre les mêmes risques que ceux qui sont déjà assurés en biennale (2 ans) et décennale (10 ans). L’assureur D-O impose au client de confier ses travaux à des professionnels tous assurés, afin qu’il puisse se retourner contre eux s’il devait y avoir un sinistre.

      Ce n’est donc pas = assurances pro ou assurance D-O.
      C’est = assurances pro avec en complément ou non assurance D-O.
      L’assurance supplémentaire D-O est légalement obligatoire, mais la loi dit qu’il n’y aura pas de sanction pour les particuliers (personne physique) qui construisent pour eux-mêmes.

      Après, vous signalez les dommages qui ne sont pas pris en compte dans la garantie décennale. Vous parlez de fissures, importantes semble-t-il. Qui a dit que ce n’était pas un sinistre à caractère décennal ? D’après ce que vous me dites, ça y ressemble pourtant ; des grandes fissures n’apparaissent pas comme ça, sans raison. Y a-t-il un expert différent de l’assureur (évidemment) qui vous aide ? Je vous conseille d’aller voir un architecte (d’aujourd’hui… 🙂 ) indépendant qui pourra vous aider à faire valoir vos droits.

  73. Bonjour,

    En ce qui concerne la maçonnerie pure : Y a t-il différentes façon d’élaborer la construction et qui a une incidence sur le prix ? Je sais qu’il y a le parpaing à coller mais y a t-il d’autres façons ? Quelle est la meilleure façon et la plus sûre ?

    Cordialement.

    1. Bonsoir, à mon avis, pour les murs, briques (ou agglo, mais je préfère les briques) à coller : c’est très bien, je fais ça depuis longtemps, c’est mieux, plus facile à faire. Et on évite quelques pb que l’on peut avoir avec les joints si la mise en oeuvre n’est pas au top (trop épais, pas parfaitement remplis,…).
      Bien cordialement,

  74. Bonjour Monsieur,
    J’aimerais bien avoir votre avis.
    Je suis en cours de construction d’une maison mitoyenne des 2 côtés.
    Afin de réaliser le drainage périphérique, le maçon à poser des drains au niveau des fondations des 2 façades de la maison, les a fait passer dans le dallage de la cave et les a relié à un regard .
    Avec les fortes pluies des derniers jours, je pensais que le regard serait plein d’eau, mais en vérifiant il n’y a pas une goute d’eau.
    Comment je peux vérifier que le drainage a été correctement installé (pentes bien faites, etc.)? sachant que le remblai périphérique a déjà été réalisé.
    Cordialement,

  75. Bonjour Monsieur,
    Je veux bien avoir votre avis.
    Je suis en cours de construction d’une maison mitoyenne des 2 côtés.
    Afin de réaliser le drainage, le maçon à poser des drains au niveau des fondations des 2 façades de la maison, les a fait passer dans le dallage de la cave et les a relié à un regard .
    Avec les fortes pluies des derniers jours, je pensais que le regard serait plein d’eau, mais en vérifiant il n’y a pas une goute d’eau.
    Comment je peux vérifier que le drainage a été correctement installé (pentes bien faites, etc.)? sachant que le remblai périphérique a déjà été réalisé.
    Je vous remercie.
    Cordialement

    1. Bonsoir, la solution me paraît très simple : juste après une pluie – ou même pendant – vous regardez si l’eau s’écoule dans le regard en contrebas. Si pas d’eau = pas de fonctionnement du drain ! Si le drain fonctionne, ça devrait “bien couler”. Sinon, il faut le refaire, tout simplement…

      1. Bonsoir, merci pour votre réponse.
        Est ce qu’il y a des cas où la nature du terrain fait que l’eau n’arrive pas au niveau des fondations? Et donc même pendant ou juste après une pluie, aucune eau ne s’écoule dans le drain et dans le regard ?
        cdlt,

  76. Bonjour,

    En ce qui concerne la DO. Je connais un cas où il y a un problème d’écoulement d’eau sous la maison suite affaissement. Pas de vide sanitaire. Ca fait 3 ans que les différentes décennales de 3 artisans se rejettent la faute pourtant il y a un architecte qui a fait la maison il y a 3 ans. Maçon, plombier et le 3ème je ne sais plus. Le solution est peut-être de raser la maison mais qu’après décision judiciaire… Avec une DO, le problème ne serait-il pas réglé ???

    Cordialement.

    1. Oui, bien sûr, on voit parfois des cas où ça se passe mal, alors que ça devrait bien se passer. J’ai lu il y a quelques jours le cas d’une famille qui habite dans son garage depuis plus d’1 an, alors qu’elle s’était adressée à un CMI, donc avec garantie de livraison etc.
      Je ne connais pas le cas que vous évoquez, bien sûr. Il faudrait connaître le détail exact de l’affaire : d’où vient cet affaissement ? S’il y a un doute sur sa provenance, c’est à dire s’il y a un doute sur son diagnostic, on ne peut pas préconiser un remède, donc on ne peut pas faire les travaux de réparation, et qu’il y ait une D-O ou pas ne change rien à l’affaire : si personne ne peut dire avec certitude ce qu’il faut faire, il n’y aura pas de travaux de réparation. J’ai eu connaissance d’un cas comme ça, avec D-O (c’était pour une société, D-O obligatoire). C’était une fissure dans le carrelage : provenait-elle d’un défaut de réalisation du carreleur ? d’une canalisation qui passait justement à cet endroit ? du maçon qui aurait mal fait les fondations ou le hourdis ? Mon confrère m’a raconté qu’il a fallu attendre de longs mois (je ne me rappelle plus le délais, mais c’était important). Ce n’est que quand on a su avec certitude ce qu’il fallait faire que les assurances sont intervenues, pour commander les travaux. Et ça a été directement l’assurance du plombier, pas la D-O, car c’était lui qui avait fait l’erreur…

    1. La loi dit que celui qui est le “donneur d’ordre”, celui qui donne à sous-traiter (ici le CMI) doit faire accepter, agréer, le sous-traitant qu’il envisage et les conditions de la sous-traitance, notamment le prix et ses modalités de paiement (en fait, le contrat de sous-traitance). Il n’a pas le droit de signer le contrat de sous-traitance avant que le client (maître d’ouvrage) donne son agrément sur : 1) le sous-traitant, 2) le prix et les modalités de paiement.
      En pratique, donner le prix du sous-traitant en cachant le devis au client me paraîtrait curieux. Et surtout me ferait très peur : pourquoi me cacher le devis ?? Il y a donc un loup quelque part, à mon détriment, sinon pourquoi me cacher le devis ? (probablement pour me sur-facturer les travaux modificatifs). Je ne donnerais surement pas mon accord sur un sous-traitant dans ces conditions…

  77. Monsieur bonsoir,
    J’envisage de faire construire ma maison individuelle sur vide sanitaire et j’ai deux interrogations :
    – Le constructeur me dit que 60 cm de vide sanitaire c’est suffisant car de toute façon personne n’irra glisser en dessous. Moi je pensais plutôt à 70 ou 80cm pour pouvoir y accéder au cas où.
    – J’envisage de faire des terrasses sur le devant un des côtés de la maison, mais je ne sais pas s’il faut le faire en même temps que la construction de la maison, ou si cela peut se faire plus tard?
    Mon constructeur m’a dit que je pouvais attendre un ou deux ans après la construction de la maison pour faire les terrasses.
    Du fait du vide sanitaire, même une fois les terres lissées, il y aura t-il une “pente” pour accéder à la maison?
    D’avance je vous remercie pour vos réponses
    Cordialement

    1. Bonsoir, avec 60 cm, une personne (jeune et souple, quand même) peut exceptionnellement se glisser dessous. Surtout si vous prévoyez, comme je le mentionnais dans un message précédent, de creuser un peu plus en tranchée, juste là où c’est utile (à coté et le long des canalisations par exemple).
      Mais 80 cm c’est mieux bien sûr (il faut une hauteur qui soit un multiple de 20 cm : les agglos font 20 cm de haut). Sauf si monter le sol de la maison posait des problèmes (par exemple, pour descendre au jardin).
      Si vous faites des terrasses au même niveau que la maison, donc sur plancher hourdis et fondations, il vaut mieux tout faire en même temps (terrasses et maison). Si vous posez vos terrasses par terre (dalle béton armé sur hérisson, après décapage du sol), vous pouvez les faire plus tard, quand vous voulez.
      Si les terrasses et le sol de la maison sont à des hauteurs différentes, il y aura (bien sûr, et par définition) une différence de hauteurs, donc des marches à monter pour accéder à la maison (ou descendre au jardin)…
      Si vous faites des terrasses sur de la terre remblayée contre la maison, comme une rampe pour accéder à la maison, il y aura (obligatoirement) un tassement important : il ne vous faut pas un support de terrasse “en dur” (en béton), sinon il va casser. Il vous faut des dalles lourdes (type béton avec gravillons ou équivalent) posées sur du sable – et non scellées : comme ça, les dalles se tasseront en même temps que la terre, tout va descendre, si je puis dire.

  78. Bonjour,

    Merci pour ces informations.

    La DO est quand même un confort pour le client de ne pas avoir en face de lui l’artisan et son assurance qui peut-être de mauvaise fois ou qui traine à régler le sinistre. La DO, sauf erreur de ma part accélère la procédure car ils avancent les frais de remise en état.

    Oui, je trouve aussi qu’une DO est chère mais en fait on la souscrit pour 10 années. Plus on prend de bonnes entreprises moins on a de chance d’avoir un soucis. C’est quand même un risque de ne pas la souscrire.

    Cordialement.

    1. Oui, la D-O est un confort : l’assureur va vérifier les attestations d’assurance de tout le monde, pour pouvoir récupérer l’argent qu’il va peut-être avancer en cas de sinistre. Et il va intervenir si l’assureur du responsable du sinistre de veut pas intervenir lui-même – il va avancer l’argent et faire un procès à l’autre assurance.
      Mais ça fait beaucoup de “si”, vous ne trouvez pas ? Ca fait un peu cher le confort… Enfin, ce n’est que mon avis.
      Le risque de ne pas la souscrire ? Il faudrait :
      – qu’il y ait un sinistre à caractère décennal pendant les 10 ans après la réception,
      – que l’assureur du responsable ne veuille pas intervenir (cas que je n’ai jamais rencontré en 40 ans d’exercice, car du coup ça coûtera beaucoup plus cher à l’assureur – les assureurs veulent “sortir” au plus vite d’une gestion d’un sinistre car cette gestion leur coûte cher, mais théoriquement c’est possible),
      – et donc que vous deviez faire un procès à l’assureur récalcitrant.
      Le risque est quand même très faible. Et vous restez quand même assuré. Payer 3 ou 4000€ pour ça, c’est la décision de chacun. Surtout quand il y a un architecte : comme il sera concerné en tant que maître d’oeuvre, son assureur sera obligé de gérer le sinistre de toute façon, même si l’architecte n’est finalement responsable de rien.
      Je trouve que prendre un architecte, c’est un confort bien supérieur, et gratuit car l’architecte vous fera très probablement économiser au moins sa rémunération (oui, je sais, on va dire que je prêche pour ma paroisse 🙂 mais c’est parce que j’en suis convaincu).

  79. Bonsoir,

    Savez vous où on peut souscrire un contrat de dommage ouvrage à titre personnel si je ne souhaite pas souscrire à celle du constructeur ? La garantie de parfait achèvement est-elle une option d’extension de la DO ou une assurance à part entière ? Sur un projet à 250KE, connaissez vous la moyenne de prix ? Quelles sont les options qu’il est possible de prendre dans une DO ?

    Cordialement.

    1. Merci de votre question, car voilà l’occasion de faire le point sur toutes ces notions assez embrouillées d’apparence, il est vrai.

      ASSURANCE DOMMAGE-OUVRAGE : toutes les assurances peuvent proposer de D-O, beaucoup en proposent. Pour en choisir une, je crois qu’il est efficace de passer par un courtier, parce qu’il aura déjà fait cet énorme travail de tri, avec un prix équivalent (convenu avec l’assurance). Si vous tapez sur internet “courtier assurance dommage ouvrage” vous aurez pas mal de résultats intéressants. Il est logique, aussi, de consulter l’assurance de votre maître d’oeuvre (architecte, ou pas-architecte) pour qu’elle vous propose une D-O, car s’il devait y avoir un sinistre, elle devra de toute façon gérer le problème, du coup la D-O est (presque) tout bénéfice pour elle.

      GARANTIE DE PARFAIT ACHEVEMENT : ce n’est pas une assurance. C’est une garantie que doivent tous les artisans (et donc aussi les CMI quand on passe par eux, puisqu’ils sont assimilables à un artisan qui sous-traite tout : ils vous vendent les travaux). En fait ça n’a rien à voir avec les personnes à qui l’on s’adresse : celui qui fait les travaux, quel qu’il soit, doit garantir leur parfaite finition pendant 1 an à partir de leur Réception, que l’on passe par un architecte, un CMI, ou en direct artisan ou qui vous voulez. Et donc, qu’il soit assuré ou pas ne change rien. En fait, il n’y a pas d’assurance pour la Garantie de Parfait Achèvement ; s’il devait y avoir un sinistre avant 1 an après la réception et que l’entreprise n’existe plus, on bascule sur l’assurance de 2 ans (Bon Fonctionnement) ou 10 ans (Décennale), voir ci-après.

      ASSURANCES OBLIGATOIRES : il y a :
      d’une part, les obligations légales qui s’imposent tous (on ne peut pas y déroger, même par un contrat qui serait accepté par le client : ça ne marcherait pas). On compte à partir de la Réception des Travaux :
      * 1 AN garantie parfait achèvement les ouvrages doivent être tous en bon état pendant un an, sauf l’usure normale ( moquette,…)
      * 2 ANS garantie de bon fonctionnement
      concerne les équipements ( portes, fenêtres, robinets, prises électriques, etc.)
      * 10 ANS : garantie décennale tout ce qui est la structure du bâtiment, le gros-oeuvre, ou tout ce qui le rendrait inutilisable pour sa destination, par exemple inhabitable pour une maison.
      d’autre part, les assurances : TOUS LES PROFESSIONNELS du “Bâtiment” sous soumis à ces garanties, qu’ils soient assurés ou pas. Comme par exemple, tout le monde a une responsabilité civile dans la vie, qu’on soit assuré ou pas : si vous cassez un objet de quelqu’un, vous devrez lui rembourser les dégâts, que vous soyez assuré ou pas. Les divers contrats que l’on peut signer quand on fait construire (artisan, architecte, cmi,…) n’ont rien à voir avec ça – et même s’ils mentionnent qu’il n’y aura pas de garantie, ces garanties (1 an, 2 ans, 10 ans) y seront quand même, on ne peut pas les supprimer.
      Vous devez donc vérifier que tout le monde est bien assuré – votre architecte le fera, bien entendu, et il vous donnera toutes les attestations vérifiées comme étant valables (il y a parfois des pièges dans les attestations…).
      Quant à l’assurance Dommage-Ouvrage, c’est un bizarrerie de la loi, elle est obligatoire (même si elle vient re-assurer ce qui l’est déjà), mais il n’y aura pas de sanction pour un Particulier qui construit un logement pour lui-même… (un particulier, pas une société : une SCI familiale aura une sanction si elle n’a pas de D-O)

      PRIX ASSURANCE D-O : à négocier. Personnellement, je les trouve très chères, car en fait elles ne font que gérer un sinistre éventuel, mais au final les dégâts seront payés par les assurances de chacun (artisan, architecte, cmi,…). Elles tournent autour de 1,5 à 2% du coût des travaux, il me semble. Elles devraient être 10 fois moins chères… (enfin, c’est mon avis). En tout état de cause, sans dommage-ouvrage, vous aurez quand même les assurances de tous (artisans, cmi, architecte,…), pour peu que vous ayez pris la peine de leur demander une attestation d’assurance et que vous ayez vérifié qu’elle soit valable, évidemment.

  80. Bonjour ,

    Monsieur Espagno ,

    Nous avons choisi comme matériaux pour notre construction le calimur c20 (argile) , à force de nous promener dans les différents lotissement nous avons pu constater que certains linteaux de maisons étaient réalisées avec le matériaux de base de la construction alors que d’autres étaient en béton !!
    faut il que l’ensemble des linteaux (mise à part la garage ??) soient équivalent aux matériaux de construction ?
    Pouvez-vous svp m’éclairer sur le sujet ?

    Merci

    Bien coridalement

    1. Bonsoir, je n’ai jamais utilisé de Calimur. Vous devez faire probablement un doublage intérieur, même réduit, ne serait-ce que pour passer les gaines électriques. Aussi, les déperditions thermiques seont très faibles, voire insignifiantes, limitées seulement à la surface du linteau qui est quand même isolé (doublage).
      Le risque vient plus à mon avis de la différence de matériau de façade, provoquant des réactions et des dilatations différentes : cela provoquera des (petites ?) fissures en façade, inesthétiques. Il faut pour les éviter placer un grillage pour enduit dans les zones de matériaux de support différents. Mais le mieux est d’avoir partout en façade le même matériau.

      1. bonjour ,

        J’ai enfin de compte choisi le Calimur c20 (argile) de même dimensions qu’un agglo car meilleur isolant phonique par contre les coffres demi linteaux pour volet intégrés n’existent pas en Calimur c20 donc ils vont utiliser des coffrets béton du type eveno mais pour limiter les fissures je vais demander le placement de grillage et prier pour que ça ne fissure pas…. des personnes ont déjà utilisé des coffre béton et n’ont pour l’instant pas de fissure.
        Cordialement

        1. Ah oui. Je n’ai jamais utilisé le Calimur. Je ne savais pas que ça isole mieux (phonique) que les agglos.
          Curieux qu’il n’existe pas de bloc-coffre pour volet roulant, c’est pourtant fréquent (les vr). Le grillage est une sage précaution.
          L’isolation phonique sera surtout obtenue avec les menuiseries, notamment le vitrage.

  81. Bonjour,

    J’aimerais avoir votre avis sur les fenêtres à galandage.

    J’ai entendu dire qu’avec les fenêtres à galandage, il y a des déperditions et du coup la maison passe t-elle avec les nouvelles normes RT2012 ?

    Cordialement.

    1. Il n’y a pas de déperditions systématiques avec les fenêtres à galandage, leur mise en oeuvre est un peu plus délicate, c’est tout. Veillez à avoir un bon menuisier, soigneux. Dans une construction, il y a beaucoup de passages possibles pour l’air, il faut une réalisation générale de la maison plus soignée.
      Il est à noter que les fenêtres coulissantes sont moins facilement étanches à l’air que les fenêtres ouvrantes “à la française” (comme des portes), qu’elles soient à galandage ou pas.
      Il faut du bon matériel (classement des menuiseries, y compris sur l’étanchéité à l’air = voir l’article récent sur le choix des matériels et matériaux, sur ce site), et tout aussi important, de bons artisans, d’où la nécessité de bien les choisir : tous les matériels et tous les artisans ne se valent pas ! Je sais que c’est difficile à admettre pour des clients-consommateurs qui ont l’habitude d’être surprotégés quand ils achètent un produit industrialisé (où ils ne risquent quasiment rien), mais justement le monde du “bâtiment” est très différent du monde de “l’industrie”. Faire construire est aventureux, il faut être bien guidé, bien conseillé.
      J’espère que ce site y contribue.

  82. Bonsoir,

    Pour le moment, j’ai consulté et pas mal avancé auprès d’un constructeur dont des entreprises que je souhaite faire travailler m’ont dirigé et m’ont donné que du + en terme de réputation. C’est un constructeur qui a crée un groupement d’entreprises locales et sérieuses.

    Le commercial est aussi le concepteur et a travaillé dans un cabinet d’architecte en suivant les chantiers de nombreuses années. Il est à priori qualifié… Il y a aussi un architecte au sein de ce cabinet de maîtrise d’œuvre si on dépasse une certaine surface je présume.

    Les honoraires sont peut-être un peu plus cher mais c’est très sérieux !

    Effectivement, j’aurais pu aussi aller voir un architecte mais lorsqu’on fait une maison pour du Pinel, ce n’est pas la chose à laquelle on pense en priorité. A tord ou à raison, je ne sais pas… On pense souvent architecte = maison luxe. A tord !!!

    En tout cas, objet de nombreux échanges sur le site, je ne fais pas de contrat CMI car je souhaite faire intervenir des entreprises que j’apporte ! Par contre, je tiens absolument à avoir toutes les assurances telles qu’on a dans un CMI. Le CMI a peut-être un soucis dans la transparence des tarifs pratiqués par contre, on ne peut pas enlever le fait que le client est sur d’avoir sa maison dans un délais précis, à un prix précis conditionné dans un contrat et il a la DO et la GPA.

    Cordialement.

    1. Merci de votre message très intéressant, car il illustre bien l’approche du choix du constructeur par un Particulier, CMI ou architecte (juridiquement, le Code Civil considère que les architectes sont des « constructeurs »). Il met donc en évidence là où les architectes doivent mieux se faire connaître.

      CONNAITRE LES ARTISANS
      Vous voulez connaître les artisans qui vont réaliser votre maison, et vous avez bien raison. Que ce soit avec un architecte ou un CMI, ce sont eux qui, au final, réaliseront effectivement les travaux. Il est donc important que vous sachiez où va votre argent, pour être sûr qu’il sera bien dépensé.

      MOINS CHER AVEC UN ARCHITECTE
      Pourquoi écarter a priori un architecte pour un investissement locatif ? Je ne comprends pas la relation… Au contraire, la rentabilité sera bien meilleure avec un architecte qu’avec un CMI, puisque vous paierez moins cher avec un architecte, pour des travaux équivalents. J’ai fait plusieurs fois des séries de maisons pour des promoteurs. Si je leur avais demandé pourquoi ils n’ont pas choisi un CMI, ils m’auraient ri au nez : pourquoi payer plus cher pour un résultat équivalent ?

      COMPETENCE DES ARCHITECTES D’AUJOURD’HUI
      Vous êtes rassuré par un « commercial » qui a travaillé dans un cabinet d’architecte : vous pensez donc – à raison – que les architectes ont une bonne compétence sur les chantiers. Quant à l’architecte qui « valide » les plans du CMI, hum ! ça ressemble fort à une signature de complaisance, strictement interdite par la loi et par notre Code de déontologie…
      De quels honoraires parlez-vous ? de ceux du CMI qui traite également ses chantiers en « maîtrise d’œuvre » ? Je présume qu’il fait ça pour échapper au CMI qui est beaucoup plus cher qu’une maîtrise d’œuvre. Il agit donc comme un architecte – moins l’obligation de respect de la déontologie, c’est-à-dire des règles morales imposées par l’Ordre des architectes qui sont là pour protéger les clients.

      Architecte = maison de luxe : surement pas ! Pour quelle raison ce serait le cas ? Parce que les CMI le répètent pour écarter la concurrence ? Vous savez quand on fait des HLM, y compris en maisons individuelles, on apprend vite à maîtriser les prix. Et avec une rémunération qui n’est même pas la moitié de la marge des CMI, il n’est pas difficile d’être moins cher qu’eux.

      DELAIS, PRIX FIXE, DO et GARANTIE DE PARFAIT ACHEVEMENT
      Et, peut-être le plus important, vous considérez qu’avec un CMI, le client est sûr d’avoir sa maison dans un délai précis, à un prix précis, avec la DO et la Garantie de parfait achèvement… Eh bien non ! Voici pourquoi :

      DELAI : le délai mentionné génère des pénalités de retard en cas de dépassement, que ce soit avec un CMI comme avec un Architecte d’Aujourd’hui. C’est strictement la même chose, il y a dans les 2 cas un planning contractuel et des pénalités de retard. Par contre, vous êtes mieux protégé avec un Architecte d’Aujourd’hui, car :
      o la durée du chantier sera déterminée par l’Architecte d’Aujourd’hui au plus juste, avec une marge normale, alors que les CMI vous demanderont un délai maximal pour se protéger eux-mêmes – c’est normal, le contrat est fait dans leur intérêt. Ainsi, on voit parfois des délais de 10 à 12 mois pour des maisons avec 6 mois de travaux. Avec ça, le CMI ne risque pas d’aller au-delà, quand même…
      o Avec un CMI, les pénalités sont réduites, par exemple 50€/jour pour un contrat de 150000€ (environ le double avec un Architecte d’Aujourd’hui), toujours pour la même raison.

      PRIX PRECIS : le prix mentionné dans le contrat des Architecte d’Aujourd’hui est précis, sans marge de tolérance. Il peut être inférieur, mais pas supérieur. Savez-vous que la Garantie de livraison des CMI comporte une franchise de 5% charge du client ? Pour 150000€ de contrat, ça fait – quand même – 7500€ en plus… Et avec un CMI, en cas de demande de modification (choix du carrelage, déplacer une cloison, etc.) vous serez obligé d’accepter le prix du CMI, même franchement excessif, car vous n’avez pas le droit « d’aller voir ailleurs », à l’inverse d’un architecte. Vous sur-paierez donc les travaux modificatifs.

      Assurance Dommage-Ouvrage : vous pouvez bien entendu avoir une DO avec un architecte. Ce n’est pas parce que la loi ne prévoit pas de sanction pour un Particulier qui construit pour lui-même qu’il n’est pas possible de contracter cette assurance, ça n’a rien voir, en fait. Et je rappelle que, DO ou pas, vous avez de toute façon une garantie décennale sur les travaux effectués, tous les constructeurs (architectes, artisans, CMI, etc.) ont l’obligation d’être assurés en décennale.

      Garantie de Parfait Achèvement : bien sûr que vous en bénéficierez avec un architecte, cette garantie est comme la garantie décennale, elle s’applique dans tous les cas, que l’on s’adresse à une architecte ou un CMI pour les travaux. Là aussi, ça n’a rien à voir.

      Donc, vous choisissez avec juste raison un contrat de maîtrise d’œuvre et non de CMI, car la maîtrise d’œuvre vous protège bien mieux qu’un CMI (et en effet, voir les raison sur ce Site : architecte ou CMI ? les 7 questions… ?), vous reconnaissez aussi la compétence des architectes (avoir travaillé avec un architecte est un gage de compétence, avoir un architecte au sein du cabinet), mais vous écartez a priori un architecte. N’y a-t’ il pas une contradiction ? Je vous propose de voir les garanties de : prix, délai, compétence qu’apportent les Architectes d’Aujourd’hui 🙂 .

  83. Bonjour,

    Le maçon fait systématiquement une étude béton que la maison soit complexe ou pas. Qu’en pensez vous ? Quel est le rôle ?

    L’expert se déplace t-il pendant les travaux, par exemple quand la dalle est coulée ?

    Cordialement.

    1. Ca dépend des compétences de chacun. Pour ma part, je suis d’une génération qui a appris le “béton armé”, je ne fais faire quasiment jamais d’étude structure complète car je maîtrise une structure courante, même s’il m’arrive de demander un calcul, par exemple pour une poutre particulièrement longue ou un porte-à-faux important. Mais je demande systématiquement une étude thermique, je ne sais pas la faire (ça ne m’intéresse guère, tout en ayant parfaitement conscience de la nécessité d’avoir une maison très performante thermiquement), alors que les jeunes architectes sauront bien mieux faire une étude thermique qu’une étude structure. Question de génération, probablement…
      L’expert se déplacera suivant le contrat et la mission que vous lui confiez (avec ou sans déplacement sur chantier, et prix en conséquence). Et il vaut mieux qu’il se déplace avant que la dalle ou le plancher soit coulé…! Après, on ne voit plus rien, c’est trop tard. 🙂
      Une question me vient, quand même : pourquoi n’avoir pas confié vos travaux à un architecte ? Ou bien, on en avait déjà parlé, il me semble ?

  84. Bonjour,

    J’ai un contrat CCMI avec un constructeur. Au cours du chantier, j’ai convenu avec le maçon de faire quelques travaux suplémentaires (les faire avec le CMI m’aurait coûté quasimment le double).
    Pour chacun de ces travaux, le maçon me fournit une facture. Le maçon m’a aussi indiqué qu’il a une assurance décennale sur tous les travaux qu’il réalise. Mais il ne m’a fourni aucun document relatif à l’assurance.
    Qu’est ce que je dois lui demander comme document ? une attestation d’assurance pour chacun des travaux réalisé ? une attestation d’assurance globale avec l’ensemble des travaux ?

    Merci beaucoup pour votre aide.

    Cordialement,

    1. Bjr, il vous faut tout simplement une attestation d’assurance du maçon : responsabilité civile et responsabilité décennale. Elle sera valable pour tous les travaux.
      Attention, la date de la validité de l’assurance est celle où vous lui avez commandé les travaux. Vérifiez aussi que l’assurance est bien valable pour les travaux concernés (il y a souvent des exclusions de certains travaux).
      Bien entendu, pas de paiement tant que vous n’avez pas en main l’attestation d’assurance complète et valable. Vous connaissez le dicton : les promesses n’engagent que ceux qui y croient.
      Eh oui, en passant avec un CMI, les travaux coûtent parfois le double… merci de le rappeler 🙂

  85. Bonjour,

    J’avais une question concernant les suivis de chantiers. Lorsqu’on prend un architecte, est-ce lui et lui seul qui suit le chantier en cours en allant sur place et RDV où c’est une autre personne du cabinet qui ne fait que ça ?

    On entend “souvent je dirais” que le suivi de chantier pèche un peu quand on prend un architecte. En revanche, l’architecte d’un point de vu technique, expérience, conseil est très bien.

    Qu’en pensez vous ?

    1. Bjr, votre message me donne l’occasion d’attirer l’attention de tous ceux qui font construire sur un aspect important des relations client-entreprise-architecte.

      Tout d’abord, sur le suivi personnel ou par un autre membre de l’entreprise d’architecte, des chantiers :
      – La majorité des architectes travaillent seuls ou associés, sans salarié. Ce sont donc des architectes-associés qui assurent eux-mêmes tout le travail confié par leurs clients, y compris le chantier.
      – Quand il y a des salariés, ils sont la plupart du temps affectés à des tâches à l’agence : administratif (secrétariat), ou dessin-métré. Rares sont les salariés non-associés qui suivent les chantiers. Enfin, dans les agences plus importantes, il y a parfois des directeurs de chantier salariés qui se consacrent à ce suivi. Ils en sont du coup des spécialistes efficaces. Je n’ai jamais vu d’agence confiant leurs chantiers à des salariés inexpérimentés : trop dangereux pour l’agence car si le chantier va mal, ce sera à l’architecte de rattraper les dégâts, avec les difficultés et les conséquences qu’on imagine. Si vous constatiez qu’un architecte confiait ses chantiers à un salarié inexpérimenté, fuyez !
      – On peut trouver des architectes qui manquent d’efficacité dans le suivi de chantier, en effet, par manque de savoir-faire (lacune d’enseignement) ou d’expériences. C’est d’ailleurs une preuve de manque de sérieux et de sens des responsabilités de l’architecte : quand on sait qu’on a des lacunes, on y palie d’une façon ou d’une autre – à mon avis, la meilleure solution est de co-contracter (plutôt que sous-traiter) avec un autre architecte performant sur les chantiers, pendant les quelques années nécessaires à acquérir cette expérience (on dit parfois cette « bouteille ») indispensable.

      Sur le manque de visibilité par le client de la vie d’un chantier :
      – Ceci dit, je suis persuadé que la grande majorité des architectes ont à cœur d’avoir des chantiers bien réalisés, dans le meilleur intérêt de leurs clients. Je me rappelle un constructeur qui m’avait dit « Les chantiers ? je laisse ça aux artisans, c’est leur métier après tout ». No comment… Bref, je suis sûr que les architectes n’ont pas à rougir globalement de leurs chantiers.
      – Ne pas oublier, en outre, qu’un constructeur suit ses chantiers pour son propre compte, pas pour le compte de ses clients : il ne révèle pas spontanément au client des malfaçons qu’il pourrait lui cacher et que le client ne découvrirait jamais. Ce dont les clients ont rarement conscience, c’est qu’avec un architecte, tout est transparent, vous avez accès à tous les plans techniques, descriptif détaillé (et non pas « notice »), tous les comptes rendus de réunion de chantier (où vous êtes invités) où sont exposés les problèmes (un chantier est une opération souvent complexe, pas une promenade de santé), bref, vous êtes au courant de tout : c’est beaucoup plus sécurisant pour le client (rien ne se fait dans votre dos, vous pouvez vous assurer de tout), mais du coup vous êtes au courant de tous les problèmes, et des clients très stressés peuvent le vivre difficilement. Tant pis, mieux vaut des travaux bien réalisés et exposer les problèmes devrait au contraire rassurer le client.
      Si un architecte est très bien d’un point de vue technique et conseil, il n’y a pas de raison qu’il n’assure pas le suivi de ses chantiers avec efficacité. Il ne devient pas une autre personne en arrivant sur un chantier.

  86. Bonjour,

    Quel est le surcoût en % de la brique ? Y a t-il une grosse différence de prix sur le briques thermo, thermo+, etc… ?

    La construction en brique implique t-elle des modifications sur les menuiseries extérieures (entre parpaing et brique) ? Et un surcoût ?

    Cordialement.