Vide sanitaire ou terre plein ?

Pour le plancher de l’habitation, vaut-il mieux un hourdis sur vide sanitaire ou dallage sur terre-plein ?

Le plancher bas de l’habitation, celui du rez-de-chaussée, est en général en béton armé. Il faut choisir entre deux techniques principales : soit le plancher hourdis sur vide sanitaire, soit le dallage sur terre-plein.

Quels sont les avantages et les inconvénients de chacune d’elles ?

PRINCIPE GÉNÉRAL DE TRANSMISSION DES CHARGES

Le poids des différents éléments de la construction, toiture, murs, planchers – c’est-à-dire « les charges » – doit être transmis jusqu’au sol dur, capable de le supporter. Le sol dur se situe en profondeur, en général à 80 cm (minimum) jusqu’à plusieurs mètres, voire plus de 10 m, suivant ce que révèle l’étude de sol.

Tout le poids de la maison doit donc reposer sur un sol compact, ferme et résistant – et aussi stable dans le temps, sans variation de portance au fil des saisons et de l’hygrométrie. La toiture et les planchers des étages (et ce qu’ils supportent, comme les cloisons, les meubles, etc.) reposent sur les murs. Et ces murs reposent sur le sol ferme, avec une liaison assurée par les fondations, élargies et résistantes pour une meilleure efficacité.

Mais qu’en est-il pour le plancher bas, celui du rez-de-chaussée ?

descente-charge-architecte-01

Si le plancher bas est posé directement sur le sol, même après avoir enlevé une fine couche de terre meuble (décapage de la terre végétale), et mis un lit de cailloux à la place (hérisson), l’ensemble du plancher bas restera quand même à peu près à la surface, là où le sol est meuble, sans résistance. On aura donc :

  • D’une part tous les murs, toiture et plancher de l’étage qui reposeront sur les fondations, là où il y a un sol dur et résistant,
  • D’autre part le sol du rez-de-chaussée posé en surface, là où le sol est meuble, sans résistance.

On aura donc une incohérence dans la structure de la maison, il y aura forcément des tassements différents et donc des fissures aux bords du plancher du rez-de-chaussée, là où il touche les murs.

descente-charge-architecte-02

Et si l’on fixe le plancher bas aux murs, comme il y aura quand forcément des différences de tassements (car les supports ne sont pas les mêmes : sol profond et sol en surface), on aura ces fissures un peu partout dans le plancher, de façon aléatoire.

La solution est de faire reposer le plancher du rez-de-chaussée, lui aussi, sur les murs, sans contact avec le sol de surface. C’est la technique du plancher hourdis sur vide sanitaire.

descente-charge-architecte-03

Ainsi, toute la construction – toiture, murs, tous les planchers – repose sur le même sol dur, celui des fondations. Il n’y a pas d’incohérence dans la structure, il n’y aura donc pas de fissure.

 

COMMENT UN PLANCHER « HOURDIS » EST-IL FAIT ?

 

Un plancher hourdis est composé de petites poutres en béton armé (les poutrelles), qui s’appuient sur les murs porteurs (murs de façade et murs intérieurs, appelés refend). Ces poutrelles sont espacées de 60 cm environ ; elles seront reliées par des chaînages en béton armé aux extrémités et une dalle de béton armé viendra recouvrir le tout. Le vide entre les poutrelles est comblé par des entrevous (appelés hourdis, ou parfois, dans le jargon des chantiers, marmite à cause de leur forme) qui n’ont pas de fonction porteuse, qui sont seulement un remplissage.
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Aujourd’hui, ces entrevous sont isolants quand ils séparent une zone chauffée (l’habitation, par exemple) d’une zone froide (le vide sanitaire, par exemple). Il faut veiller à ce que la partie inférieure des poutrelles (la sous-face) soit bien recouverte elle aussi par un isolant (languette).

detail-plancher-hourdi-architecte

Notez le sens de pose du treillis soudé (mailles rectangulaires) et les entrevous isolants avec languette sous les poutrelles (document SEAC)

 

Le plancher hourdis est conçu, fabriqué et livré sur le chantier par un industriel, accompagné d’un plan de pose. Il n’y a donc pas de vigilance particulière à avoir au niveau de la fourniture. C’est dans la disposition des armatures en acier sur le chantier, lors de la mise en œuvre, qu’il faut être très attentif.

 

Les forces à prendre en compte dans une construction telle qu’une maison individuelle, sont faibles (à l’échelle d’un bâtiment). Ce n’est donc pas les sections des aciers qui sont essentielles, mais bien la façon dont ces aciers seront placés. Et en tout premier lieu, il faut veiller à la continuité de la structure en acier. Cette structure est comme une chaine (on parle de chaînage), qu’importe la grosseur de chaque maillon s’il en manquait un seul ! la chaîne n’aurait plus aucune efficacité.

 

POINTS À SURVEILLER PLUS PARTICULIÈREMENT

Il faut veiller aux points particuliers suivant :

  • Les barres d’aciers sont placées les unes en suivant les autres, leur continuité doit être assurée par des barres de liaison suffisamment longues pour que les tensions se transmettent intégralement.

barre-plancher

Barres de liaison (traits gras) venant relier 2 barres de chaînage : le recouvrement doit être large

  • Les angles sont des points faibles, là aussi il faut ajouter des barres de liaison en L largement dimensionnées pour qu’elles assurent cette continuité. Il faut les placer croisées.

barre-L-plancher

  • Les extrémités des poutrelles doivent également être complétées par des barres de liaison (appelées chapeaux dans le jargon des chantiers).

 

  • Une nappe en acier (appelée treillis soudé) est placé sur toute la surface du plancher, avant coulage du béton. Ce treillis soudé est composé de barres d’acier (fils) qui vont transmettre le poids (les charges) jusqu’à chaque poutrelles, et de fils plus fins et plus espacés qui ne servent qu’à l’assemblage. Les fils plus gros doivent donc être placés perpendiculairement aux poutrelles, pour les relier entre elles (et donc les fils plus fins, parallèlement aux poutrelles).
  • Les treillis soudés à mailles carrées sont, eux, destinés aux dallages en béton, là où il n’y a pas de poutrelle.
  • Là aussi, pour le treillis soudé, la continuité de l’armature doit être assurée. Les bords des treillis soudés doivent avec un recouvrement de 2 mailles minimum avec le panneau de treillis soudé suivant.

treillis-soudes-architectes
 recouvrement de 2 mailles minimum

Jean-François Espagno, Architecte-d’Aujourd’hui

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929 questions sur “Vide sanitaire ou terre plein ?

  1. Bonsoir Monsieur’
    Tout d’abord merci pour ces articles intéressants !
    J’envisage l’acquisition d’une maison construite il y a 7 ans environ.
    C’est un plein pied , bien rectangulaire, d’environ 95m2.
    Cette dernière est construite sur radier.
    Y a t il des risques et quels sont les points de vigilance.
    D’avance merci pour votre avis éclairé.
    MR MERX

    1. Bonsoir, il est très peu probable que cette maison soit construite sur un radier. C’est une technique très rare (je ne l’ai utilisée qu’une seule fois en plus de 4O ans de carrière), à ne pas confondre avec un dallage sur hérisson (qui, lui, est très fréquent).
      Un radier est une coque en béton, très épaisse (20 à 30 cm de béton, très fortement armé) et reliée aux murs de façon à ce que le tout soit indéformable, comme une coque de bateau. C’est une technique très chère.
      Très différent, un dallage est une dalle de béton, de 12 cm d’épaisseur, posée sur un lit de cailloux. C’est la technique la plus rudimentaire et très fréquente car c’est la moins chère. Ce simple dallage présente le défaut d’être posé sur le sol, en surface (seule un peu de terre “végétale” est enlevée), là où le sol n’est pas stable (le sol est stable en profondeur, on parle de “bon sol”, sa profondeur est révélée par une étude de sol). Le risque est important que la dalle bouge, se tasse, et donc se fissure, entraînant avec elle des fissures de carrelage et/ou de cloisons, etc.
      Si vous voulez voir si le dallage est stable, quelques conseils :
      – regardez en détail les sols durs (carrelage) et les cloisons : si vous voyez de nombreuses petites fissures (on parle de “cheveux”), ce n’est pas bon signe.
      – si les revêtements de murs sont refaits à neuf avec des matériaux épais et couvrants, tel que de la toile de verre peinte, cela pourrait bien être pour dissimuler de multiples petites fissures. Si les murs sont peints, sans papier ni toile, c’est bon signe : la moindre fissure se verrait, le vendeur n’a rien à cacher. Idem si les murs sont d’origine, non revêtus.
      – inspectez bien en haut des cloisons (sont-elles décollées du plafond ?) et surtout sous les plinthes : si le dallage se tasse, il y aura ça et là des petites fentes, quelques millimètres d’espace entre la plinthe (collée à la cloison) et le carrelage (descendu avec le dallage) : c’est le signe le plus révélateur d’un début de tassement de dallage.
      Quant aux fondations elles-mêmes, regardez de près les murs extérieurs, partout : s’il y a de multiples petites fissures, surtout en diagonales, ce n’est pas bon signe. Mais s’il devait y en avoir 2 ou 3 seulement, très fines et/ou horizontales, ce n’est probablement pas grave, c’est (presque) naturel quand on pose des dizaines de tonnes sur le sol : ça peut se tasser très légèrement et aussi se dilater.
      Bonne inspection,

      1. Merci beaucoup pour votre réponse rapide et ces conseils précieux.
        Je surveillerais ces points.
        Je me rends compte d’une faute de frappe car ce n’est pas 7 mais 27 ans d’âge pour la maison.
        Les cloisons sont en placo polystyrene peint…j’insjectera d éventuelles fissures..
        Merci.

  2. Bonjour Mr Espagno !
    Nous en sommes à la plomberie ! je me permets de vous envoyer le lien de mes canalisations ! https://zupimages.net/viewer.php?id=20/07/b49k.jpg Le plombier à l’intention de brancher comme vous pouvez le voir sur le plan 1 seule ventilation primaire pour les deux wc ! Est – ce que pour vous c’est acceptable ?
    Dans le VS les wc sont séparés des douches lavabos etc mais l’ensemble se rejette ensemble à l’extérieur .
    Ils ont aussi réalisé ma chape liquide ciment ! il y a des bulles dessus ! la conductrice m’a parlé d’un ponçage ? et je la trouve brillante ! est ce normale ? celle-ci est réalisé depuis 1 semaine .
    Bien cordialement

    1. Bonjour, je ne peux pas donner un avis technique sur des travaux en cours, car ça engagerait ma responsabilité de professionnel.
      Vous pouvez avoir une ventilation primaire et des ventilations secondaires constituées de membranes à clapet, ça fonctionne très bien et ainsi, inutile de sortir 36 tuyaux sur le toit.
      Une chape liquide est assez brillante, en effet. Les bulles, quelques-unes, petites, sont admissibles, mais il ne faudrait pas qu’il y en ait trop, quand même…

  3. Bonsoir Mr ESPAGNO,
    Je suis de prêt tous vos réponses , elles sont très précises.
    Depuis un moment je ne vous avais pas sollicité.
    J’ai une question suite à ma construction.
    Tous les murs sont montés, la charpente traditionnelle commence tout juste.
    Ma question porte sur le mur de soubassement du vide sanitaire.
    L’enduit d’étanchéité a été mis hier, il est tout noir, ce que je ne connais pas c’est l’épaisseur , pour qu’il y est une bonne efficacité. Surtout ces temps-ci nous avons pas mal de ,pluie. Et combien de temps faut il pour qu’il soit dure, avant de combler tout au tour ?
    Je vous remercie pour vos réponses.
    Cordialement.

    1. Bonsoir, merci du message.
      L’enduit noir est à base de bitume (d’où sa couleur), c’est une sorte d’étanchéité verticale. A ma connaissance, il n’y a pas d’épaisseur recommandée, il faut que la pâte soit suffisante pour bien tout recouvrir. Un seul manque, et c’est comme un trou dans une casserole : ça laisserait passer l’eau.
      Il n’y a pas de temps de séchage. Et même, ne le laissez pas trop durcir avant de la recouvrir : une certaine souplesse le rendra plus performant. Il ne faut pas qu’il craquèlle. Dans le sol, il aura justement un milieu un peu humide, ce qu’il lui faut.

  4. Bonsoir,
    Lorsque notre MO a déposé notre demande de PC, il a déclaré une surface végétale de 43% (maison + cabanon en dur existant). Le PLU demandait 30% mini. Or, le MO a oublié de déclarer les terrasses qui nous aurait mené à 35% de surface végétale.
    Or, le PLU a changé fin décembre et la surface végétale est passée à 60%. La mairie m’a informé que si on demande quelque chose en plus, on est soumis aux 60%.. Les 43% sont acquis. Si le MO fait une modification de PC une fois les terrasses faites en déclarant 35% d’espace vert, la mairie peut-elle me demander de les détruire car je serais inférieur à 43% ?
    Qui est responsable ?
    Pas de terrasses = maison qui n’est plus aux normes PMR.
    Cordialement.

    1. Bonjour, plusieurs précisions juridiques :
      – si l’on demande un PC modificatif, les règles d’urbanisme nouvelles ne s’appliquent que pour l’objet de la modification. Ce n’est pas un nouveau PC global. Par exemple, si je déplace une fenêtre de 50 cm : PC modificatif. Mais les règles pour le % d’espace végétalisé ne change pas par rapport au nouveau projet.
      – ce n’est pas le MO qui dépose la demande de PC (même si c’est lui qui l’a dessiné, et apporté à la Mairie), c’est le pétitionnaire, c’est-à-dire le client, et lui seul. A moins qu’il ait signé un mandat de maîtrise d’ouvrage déléguée, ce qui est très rare car ça concerne les promoteurs immobiliers, vente en VEFA, architecte obligatoire, etc. C’est donc bien vous qui êtes seul responsable du dossier que vous signez, vis-à-vis de la Mairie, des tiers (voisins,…). Ce n’est pas le MO qui a – juridiquement parlant, bien sûr – oublié les terrasses, c’est bien vous-même.
      Si les terrasses ne figurent pas sur le PC initial, l’ajout de terrasses devra être conforme aux règles actuelles, et donc ménager un espace vert de 60% de la surface de la parcelle (je trouve que c’est énorme…).
      Petite précision utile : les terrasses de hauteur < 60 cm ne constituent pas de surface d'emprise au sol... Quand à l'accessibilité, vous n'êtes pas tenu de la respecter si vous construisez pour vous-même ou vos enfants ou ascendants.

      1. Bonjour,
        Oui, dans certains quartiers, c’est passé de 30% à 60% pour une histoire de limite de réseaux EP.
        Donc, en ce qui concerne mes terrasses, si je les fais plus tard, ai-je le droit ? Elle feront moins de 60cm de hauteur.
        Si on les fait et le MO envoie un permis modificatif avec les terrasses avec un nouveau % de verdure, que se passe t-il à la mairie ? Refus et donc destruction de la terrasse lors du contrôle de fin de chantier ?
        Cordialement.

          1. Monsieur,
            Pourquoi ne suis-je pas régi à l’ancien PLU si mon PC a été fait sous l’ancien PLU ?
            Après le PC oui, mais pendant ?
            L’urbanisme passe combien de temps après l’achèvement ?
            Que se passe t-il si je fais une terrasse après l’achèvement ? Dans le quartier, pleins de maisons ont bitumé entièrement et sont à 10% d’espace vert… Qu’en est-il pour eux ?

          2. Vous êtes régi par l’ancien PLU pour les ouvrages pour lesquels vous avez demandé et obtenu un permis.
            Vous serez régi par le nouveau PLU pour les ouvrages nouveaux que vous ajoutez à votre construction, comme des terrasses non mentionnées à la demande de permis initiale. Je trouve que c’est assez logique.
            Les service de vérification ne passent pas systématiquement, c’est même peu fréquent. Une fois l’ouvrage achevé, vous attesterez de la conformité de l’ouvrage avec le projet qui a été autorisé par le permis délivré. Si vous aviez confié les travaux à un architecte, ce serait à lui de le faire.
            Vous avez le droit de faire des terrasses sans demande de permis si leur hauteur est inférieure à 60cm. Mais vous n’avez pas le droit de réduire l’espace vert en dessous du % mentionné dans le règlement d’urbanisme…
            Quand à ceux qui font des travaux sans autorisation, il y en a pléthore. Juste en face de chez moi, ça vient d’arriver…

          3. Bonsoir,
            Que l’urbanisme passe ou pas après, cela ne me gène pas car tout est en règle. Par contre, je doute que ceux qui font des enrobés devant chez eux ou autres se soucient du % de verdure dans le PLU…
            Après, entre faire une terrasse et un cabanon ou studio de 25m² au fond du jardin, ce n’est pas la même chose…
            Quand l’urbanisme passe, c’est environ combien de temps après la clôture de la construction ? Ce n’est pas logique qu’ils ne passent que très rarement, ils sont très éxigents d’un côté et de l’autre ne vérifient pas si tout est conforme ?
            Une terrasse sur terre plein de moins de 60cm de hauteur, c’est de la surface de verdure en moins ou il y a un coefficient pour ce genre de chose ?
            Sur la déclaration de PC, c’est le % d’espace vert indiqué par le MO ou la photo d’ensemble qu prime ? Il est indiqué enrobé devant la maison mais pas pris dans le calcul du % de l’espace vert…
            Pensez vous qu’il y a possibilité de négocier avec une mairie en invoquant que la dessinatrice du MO a oublié / fait une erreur dans la déclaration du PC et qu’à l’origine ça aurait été accepté ?
            Cordialement.

  5. Bonjour,
    J’ai une question qui n’a pas trop à voir avec le forum vide sanitaire mais plus CCMI.
    Un CCMI peut-il m’empêcher d’accéder à ma maison en cours de construction ? C’est à dire, il a mis un barillet lui appartenant sur la porte d’entrée et je ne peux donc rentrer que la journée quand il y a du monde. Moi qui souhaite passer le soir, l’accès m’est impossible.
    Quels sont mes droits et la règle ?
    Ce n’est pas indiqué dans le contrat que c’est interdit. Le CCMI estime que c’est dangereux, etc…
    Merci.

    1. Bonjour, il y a des articles sur les CCMI sur le site, mais je réponds bien volontiers ici.
      Oui, un CMI peut vous interdire l’accès au chantier. La raison invoquée sera évidemment la sécurité.
      Seules les visites convenues, avant les étapes de construction correspondant aux appels de fonds, ne peuvent pas être refusées au client (fondations, hors d’eau, cloisons, etc.). Et évidemment, elles auront lieu en présence du CMI.
      Bien maigre pour essayer de se rendre compte de la qualité des travaux ! et, entre nous, quelle différence avec les architectes, où les clients sont en général invités à assister aux réunions de chantier hebdomadaires (les architectes n’ont rien à cacher).
      Mais c’est en fait le principe du CCMI, où le client a fait le choix d’être passif, de ne pas intervenir, de ne pas jouer son rôle de maître d’ouvrage.

      1. Monsieur,
        Dans le cas d’un contrat de maîtrise d’oeuvre, le maître d’oeuvre / architecte peut-il empêcher l’accès au client lorsqu’il y a personne ?
        Dans les cas d’un CCMI, si quelque chose est mal fait, le client ne peut le voir à temps… Car le constructeur ne se déplace pas tous les jours sur le chantier et aux horaires du client.
        Cordialement.

        1. Un architecte ou un autre maître d’oeuvre ou un artisan peut empêcher l’accès au chantier à ses clients. Il m’est arrivé de le faire quand, par exemple, j’avais vu 2 bambins (6 – 8 ans environ) qui jouaient sur le chantier, montaient aux échelles, sautaient sur le tas de sable, sous l’oeil indifférent de leurs parents. Un chantier peut être très dangereux (il y a une centaine de morts par an sur les chantiers en France, ça a beaucoup baissé mais ce sera toujours trop, évidemment).
          Il y a aussi les dégradations involontaires à éviter : imaginez des gens qui marchent sur un carrelage “tout frais” et qui déstabilisent tous les carreaux ! Il faudra tout casser au marteau-piqueur.
          Le chantier, avant réception, est sous la garde exclusive des professionnels, architecte, artisans, cmi, etc.
          Mais ça n’empêche pas d’inviter les clients aux réunions de chantier.

          1. Monsieur,
            Si le client exige d’avoir accès au chantier, comment faire ?
            Vous parler dans d’autres sujets qu’il faut prendre des photos, etc… Pour les malfaçons et autres.
            Comment faire sans accès ?
            Cordialement.

          2. Si le CMI vous refuse l’accès, vous ne pourrez pas pénétrer sur le chantier, surtout à l’intérieur d’une maison fermée à clé. Et si vous n’avez pas accès au lieu, vous ne pourrez pas vous rendre compte des malfaçons en cours ni a fortiori prendre des photos.
            Cordialement,

  6. Bonsoir,
    Le drainage d’une piscine enterrée paroi béton est-il le même que pour une construction ? À savoir, drain agricole proscrit ?
    Pourquoi une maison doit elle être faite sur VS et pas une piscine qu’on voit jamais sur VS ?
    Cordialement

  7. Bonjour,
    Cette semaine, j’ai vu une maison carrée d’environ 200m² habitable sur sous sol qui est faite en béton banché, coulé dans des grosses plaques.
    Pourquoi n’est-ce pas en parpaing ou brique ?
    Quel est l’avantage, inconvénient de ce type de construction ? Coût supérieur ?
    Cordialement.

    1. Bonjour,
      avantage du béton banché : très résistant, inconvénient : très cher.
      Utilité pour une maison individuelle : néant (à moins de vouloir faire “chic” et montrer qu’on a de l’argent… bof !) ou bien, cas très rare quand même, le sol est très très mauvais (pour la construction), le “bon sol” est trop profond, on ne peut même pas faire des pieux, il faut faire un radier (à ne pas confondre avec un dallage en béton armé, évidemment).
      Ca m’est arrivé une seule fois pour une maison individuelle (bon sol à -17 m, si je me rappelle bien). On a fait un sous-sol en béton banché, lié au radier, de façon à faire une seule “coque” tout en béton armé. Comme une coque de bateau : en fait, la maison “flotte” sur le terrain. Elle a dû s’enfoncer, peut-être même de quelques cm (ce qui est énorme), mais on ne s’en rend pas compte. Je vais parfois déjeuner chez les clients, longtemps après (une vingtaine d’années) tout va bien. Mais ça a coûté très cher, évidemment.
      Les parois enterrées (sous-sol) ne doivent pas être en briques (trop poreuses, humidité!). Elles sont en agglos ou, mieux, en agglos à bancher qui résiste bien aux efforts latéraux (poussée de la terre quand elle est humide).

      1. Bonsoir,

        Merci pour votre réponse.

        Plus cher, pourtant beaucoup plus rapide à réaliser surtout un carré ? Le béton coûte si cher ?

        Cordialement.

        1. Concernant la construction en béton branchée, tous les maçons ne le font pas ? Il faut être équipé.
          La maison dont je vous parle, l’entreprise qui la fait fait généralement des immeubles, pas de maison individuelle.
          Cordialement

          1. Je réponds à tous les messages.
            C’est plus cher car il faut des banches (coffrages spéciaux) qu’il faut amortir, ainsi qu’une grue pour les placer (et les enlever, une fois le béton sec, bien sûr), et elles sont assez longues à régler. Puis, il y a le béton et les armatures (aciers). Ce sont des entreprises assez importantes qui ont des banches, elles font des immeubles, et donc elles ont des frais généraux élevés qui font monter leurs prix.
            Une piscine est (en général 🙂 ) creusée dans le sol, on peut donc compter que sa base soit au bon sol. Ensuite et surtout, 1 m3 d’eau pesant 1 tonne, on se rend compte du poids qu’il faut supporter : un plancher hourdis, avec du vide dessous, devrait être très performant, donc très cher (pour l’habitation, on compte 150 kg/m² de surpoids, pour une piscine de 2 m de haut : 2 tonnes/m² donc, soit 13 fois plus). J’en ai fait un, une fois. C’est assez impressionnant.
            La structure béton armé d’une piscine est renforcée, ce n’est pas un simple dallage.

          2. Bonsoir,
            Je reviens vers vous pour la construction en béton banché que j’ai vu.
            Ils font l’élévation avec des “parpaing” isotex en bois. A l’extérieur c’est en bois reconstitué, dedans, il y a un isolant en polystyrène gris et j’ai l’impression qu’on coule du béton dedans une fois monté, il n’y a pas de joints fait pour l’élévation entre les “parpaings”
            Que pensez vous de ce type de matériaux ?
            Faut-il isoler à l’intérieur avec le de laine de vert en plus ?
            Sur le site isotex ils mettent que ce sont des blocs de coffrage.

          3. Bonjour, je réponds aux 2 messages.
            Les services de l’urbanisme ont 3 mois pour contester votre déclaration de conformité.
            La délivrance d’un PC se fait au vu des éléments déclaratifs. Par exemple, on voit des très grandes maisons qui font manifestement plus de 200m² et qui sont déclarées pour 149m², pour ne pas demander le projet à un architecte. Ou bien des étages non déclarés alors que les façades montrent une hauteur importante et des fenêtre au 1° étage… Idem pour les photos : c’est la déclaration qui prime – ce qui n’empêche pas le contrôle après coup.
            Une terrasse ne sera pas de la verdure, si elle n’est pas en terre avec des plantations, tout simplement. Il faudrait la végétaliser pour qu’elle soit considérée comme espace vert.
            Il est absolument impossible de négocier quoi que ce soit avec la Mairie, évidemment. Le dossier est conforme ou il ne l’est pas, c’est tout. Qu’il y ait une une erreur de l’un ou de l’autre n’a aucune importance et ne rentre pas en ligne de compte. Un permis n’est pas une faveur que l’on accorde ou pas si le pétitionnaire est sympathique ou pas : c’est un acte juridique de droit public.
            Quant aux blocs Isotex, bien que je n’ai jamais eu l’occasion d’en utiliser, ça me semble être une excellente façon de construire, pour un tas de raisons. En fait, je n’y vois que des avantages. Il faut comparer les prix (en tenant compte de l’isolation, évidemment), mais si c’est équivalent, voire moins cher, c’est promis à un bel avenir. A priori, inutile d’isoler l’intérieur en plus.

  8. Mr Espagnol bonjour
    Ils sont entrain de projeter la mousse polyuréthane au sol, lors d’une visite chantier, j’ai remarqué que par endroit il y avait bien les 10 cm de prévu dans mon contrat alors qu’à d’autres endroits il ne y avait seulement 7 cm .
    Les ouvriers et la conductrice de travaux nous ont dit que c’etait normal et que c’est pour rattraper le niveau de la dalle de compréssion.
    Qu’en pensez-vous ?
    Autre chose qui m’inquiète en circulant sur la partie déjà projeté je n’ai pas trouvé le Pu hyper dur ! Et la poussière volatile qui est sur les plâtres de placo au mur s’enlève en frottant a la main comme de la poussière ! Est ce normal ?
    Bien cordialement

    1. Bonjour,
      – une épaisseur de 7 cm ponctuelle pour 10 cm vendus est anormale : -30%. Vous auriez des différences de hauteur de +- 3 cm dans un plancher hourdis ?! hum… Normalement, c’est +- 7mm (quatre fois moins, quand même) pour une dalle béton sous la règle de 2 m. Le maçon aurait-il coulé une dalle de façon aussi bâclée ? ou en pente ? ça vaudrait le coup de lui en parler. Ne vous inquiétez pas vraiment : techniquement, ce n’est pas grave, mais ça dénote surtout un travail “approximatif”.
      – par contre, quand on vend une épaisseur de 10 cm, ce n’est pas “10 cm maximum”, mais “10 cm en moyenne”. Je présume qu’il n’y a pas d’endroit avec une épaisseur de 13 cm…
      Ceci dit, 10 cm d’épaisseur en sol, c’est très bien, on prévoit souvent moins. Et le principe d’une isolation en sol est très efficace.
      – que la poussière volatile déposée sur les murs n’y adhère pas, c’est normal, bien sur, puisque si elle s’est déjà envolée, c’est qu’elle était sèche – et donc non-adhérente, ni au sol ni aux murs. C’est de la poussière (pas sale en soi). L’isolant, comme tout isolant, est composé d’un maximum de bulles d’air. Il n’est donc pas “dur”, c’est normal. C’est la répartition de la pression sur une grande surface (pas de pression en “poinçonnement”) qui fait qu’il est suffisamment résistant pour être posé en sol. Quand on marche dessus, ce n’est pas un sol dur, mais on ne s’enfonce pas, quand même.

      1. Merci pour les précisions.
        Pour la dalle bâclée je ne sais pas vu qu’en ccmi nous n’avons la clé qu’à réception ! Donc impossible de vérifier pour voir si 7 cm sont justifiés par endroits…
        J’ai oublié de vous dire que j’avais signalé je paye pour 10 cm et non pas 7 cm, la conductrice m’a parlé de tolérance au dtu (vrai ou pas ?) avec eux la tolérance ne va toujours que dans un sens…idem pour la surface totale mdr.
        Autre point qui me fait peur , je suis tombé sur des témoignages sur internet de personnes chez qui le pu s’est affaissé une fois le carrelage posé avec pour conséquence un écart entre plyntes et carrelages ! Cela peut il m’arriver ? Ya t’il un moyen de vérifier avant qui ne me projette le reste du pavillon la qualité du Pu ? N’ont ils pas un bon comme pour le béton à me présenter sur demande ?
        Merci
        Bien cordialement

        1. La dalle de compression n’est peut-être pas forcément bâclée, mais comme elle fait 4 ou 5 cm d’épaisseur, je m’étonne de trouver des écarts de 3 cm. Le hourdis est peut-être en pente ?
          Eh oui, vous payez bien pour 10 cm, ces 10cm sont un moyenne, donc s’il n’y a que 7 cm à un endroit, il devrait y avoir plus que 10 cm ailleurs. La tolérance pour une dalle béton est de 7 mm sous la règle de 2m (c’est déjà assez important).
          Ceux qui projettent le polyuréthane sont en général des spécialistes qui ne font que ça, il est très très improbable qu’ils fassent une erreur de produit. Demandez-leur une attestation d’assurance, si vous voulez – et si votre cmi vous y autorise, comme toujours…

          1. Bonjour ,
            Oui peut-être des hourdis en pente …. mais ce qui est sur c’est qu’avant qu’il commence à monter les murs le béton coulé la surface ne me semblait pas plane (flaques d’eau …).
            Ils sont actuellement entrain de projeter le polyuréthane alors que dans ma région en Lorraine il fait 3 degrés et sachant aussi que la nuit il gèle ……!!!
            Je suis tombé sur le cstb qui préconise par temps froid de ne pas projeter le PU à une température inférieure à 5 degrés !!!! ou alors de chauffer la maison !!
            ils n’ont aussi protégé aucun mur sur 80 cm comme préconisait par le cstb …
            Pensez-vous que si je les laisses continuer cela pourrait être préjudiciable concernant la qualité du PU ?
            Merci

          2. Ah oui, ça ne va pas du tout. Que pouvez-vous faire ? Probablement intervenir, montrer votre désaccord et votre insatisfaction (euphémisme pour dire, en fait, vos reproches voire votre colère), notamment sur le choix des sous-traitants, fait plutôt sur leur prix bas sans tenir compte de leur incompétence.
            Bref, jouer le rôle de l’architecte, que dans ce contexte, vous devez bien assumer vous-même.

          3. OK de toute façon c’est trop tard ! mais quelle sont les conséquences du pu projeté par temps froid concernant la qualité finale !

          4. Je ne sais pas vraiment, ça ne m’est jamais arrivé – mais il faut dire qu’à Toulouse, la température est plus clémente… 🙂 (quoi que, l’hiver, on a aussi des gelées). Il faudrait interroger le fabricant du produit.

  9. Mr Espagno !

    Bonjour et bonne année à vous ! en vous remerciant une fois de plus de nous avoir conseillé durant l’année passée ……nous regrettons vraiment de ne pas avoir choisi votre réseau pour surveiller la construction de notre pavillon et d’être passé par un CCMI !!!
    Vous nous avez éviter un bon paquet de malfaçons …..
    Nous en sommes à la projection du polyuréthane par la sol ! celle-ci n’est pas réalisé totalement et le constructeur nous as déjà envoyé l’appel de fond des 75 % à régler .
    Dans notre contrat il est indiqué que ce paiement doit être demandé à l’achèvement des cloisons (qui elle sont achevées) et à la mise en hors d’air (achevée elle aussi) .

    Selon vous l’isolation projetée au sol fait elle partie du stade des 75 % ?

    Bien cordialement

    1. Bonjour, merci du message, je vous souhaite très bonne année 2020 à vous aussi, qui vous verra dans une maison finie, et bien finie.
      L’isolation projetée en sol ne fait pas partie des cloisons, ni de la “mise hors d’air” car on entend par ce terme : gros-oeuvre et menuiseries extérieures (et non pas “étanchéité à l’air”). Le montant à payer est donc bien de 75%, même si à cette étape il dépasse probablement la valeur des travaux, mais le CCMI est ainsi.
      Bien cordialement,

  10. Bonjour Monsieur,
    Je fais construire une maison individuelle en contrat CMI. Le maçon a prévu de mettre un drain agricole jaune.
    Suite à des échanges sur votre forum et recherches sur internet, j’ai informé le maçon directement sur le chantier, article DTU en main que ce n’est pas aux normes.
    Le maçon est tombé des nues.
    J’ai demandé au CMI et maçon qu’ils mettent des cunettes en béton ou qu’ils créent une pente en béton aux abord des fondations. Ces derniers m’informent qu’il y a une plue-value. Qu’il y ait une plue value car je l’aurais payé au début, pourquoi pas.
    Ma question : Le maçon aurait-il pu créer cette pente dès qu’il a coulé les semelles ou y poser directement les cunettes en béton ? Car là, il me dit qu’il doit agrandir la tranchée avec plusieurs milliers d’euros de plue-value à la clé. Peut-il poser son drain sur le restant de semelle à côté des fondations (sans pente ?)

    D’autre part, j’ai montré des photos que j’ai prise à un ami qui a construit également et me dit qu’il n’y a pas d’équerre dans les angles et changement de direction des ferrailles de semelles, effectivement. Quel est votre avis ? Risque ?
    Dans les poteaux d’angle de l’élévation en brique, il y a parfois 1 tige, parfois 2, quelle est la règle ? Risque ?
    Dans le chaînage, idem, pas d’équerre dans les angles et changement de direction par exemple à 45°. Le CMI m’a dit que ce n’est pas utile car il y a 3 tiges soudées en triangle dans le chaînage horizontal. Risque ?
    Enfin, puisque j’ai tout pris en photo, de prêt, de loin, les poteaux, fondations, etc… quel sont mes recours ? Mes droits ? Comment puis-je mettre en avant que ça n’a pas été fait dans les règles de l’art ? Je ne suis ni CMI, ni maçon…
    Merci par avance pour votre aide.

    1. Bonjour, votre cas montre très bien les problèmes de malfaçons que rencontrent les clients des CMI, quand ils les découvrent. Beaucoup de malfaçons sont ignorés par les clients, puisque ils ne sont pas des techniciens de la construction et qu’ils n’ont pas toujours accès librement au chantier.
      Je réponds point par point :
      Le drain : juridiquement, vous n’avez pas à payer de plus-value, évidemment. C’est un ouvrage qui aurait dû être fait correctement dès le départ. C’est un peu comme si le constructeur d’une voiture neuve vous demandait une plus-value pour rectifier une malfaçon d’un de ses modèles.
      Plutôt que persister à laisser un drain agricole souple, il serait plus simple de le remplacer par un drain en pvc rigide. Bien calé avec une pente correcte, un drain rigide n’a pas besoin de cunette. Je l’ai déjà fait faire sur un chantier (erreur du maçon qui avait placé un drain souple – les architectes ça sert aussi à vérifier ça et faire rectifier ce qui ne va pas), ça n’a pas été bien compliqué, et sans dépense pour le client, évidemment ! De toute façon, si le drain jaune est déjà en place, pour faire une cunette en béton, il faut enlever le drain déjà posé, alors toutes ces demandes de plus-values ne sont qu’un bon prétexte à augmenter la marge du constructeur.
      Vérifiez bien aussi l’enrobage du drain, quel qu’il soit.
      Défaut d’armature des chaînages : voilà qui est très grave ! Normalement, c’est un belle (si je puis dire) fissure à chaque fois qu’il y a un manque d’équerre, une absence d’acier de liaison.
      Les armatures minimales dans les chaînages, y compris verticaux, sont de 2 barres, pas d’une seule : interdit.
      La réponse du maçon disant qu’il y a déjà des armatures en triangles : il se moque de vous ! ça n’a rien à voir. S’il manque des liaisons, notamment aux angles (à 90° ou à 45°), ça va fissurer. C’est aussi stupide que s’il vous disait ! « Qu’importe que la corde soir coupée à un endroit, puisque elle est suffisamment épaisse avant la coupure, ça va tenir… ».
      Quels recours ?
      Une fois le béton coulé : tout démolir. Et je dirais (pardon de ma franchise) : arrêter de confier toute l’opération et tout son argent à des gens qui ont intérêt à en faire le moins possible, à ne pas mettre tous les matériaux nécessaires, à choisir des sous-traitants sur leurs prix les plus bas possibles qu’on puisse trouver, car avec un CCMI, le client donne une prime au CMI quand il fait de la mauvaise qualité, en l’incitant à augmenter sa marge au détriment du client (marge en général déjà de 30%, je le rappelle).
      Juridiquement : faire cesser le chantier tout de suite, mettre en demeure le CMI de tout casser et de tout refaire correctement, ce qu’il ne fera très probablement pas, vous vous en doutez, donc assigner alors avec un bon avocat, vindicatif, demander la désignation d’un expert et s’armer de courage et de patience. Le mal est fait.
      Bien cordialement,

      1. Bonjour Monsieur,
        Je me suis rendu dans un cabinet d’ingénieurerie béton qui m’a informé que dans les angles, la norme est 2 tiges de 10mm mais qui peut techniquement être remplacée par 1 de 14mm ou 12mm.
        En ce qui concerne mon constat dans les angles, j’ai pris les photos la veille au soir que les chaînages soient coulés? Je ne vois pas pourquoi le maçon aurait quitté le chantier sans mettre des équerres s’il devait les mettre, ça me semble logique. Par contre, je n’étais la au matin lors du coulage. Le maçon peut me mentir et me dire qu’elles y sont, je ne le crois pas une seconde. Comment le prouver ? Je ne vais pas attendre que ça fissure !
        Concernant le drain, il n’est pas posé mais j’ai vu le tuyau jaune posé dans la maison. Si le maçon met un drain rigide, comment va t-il créer une pente ? Est-ce mieux de mettre un drain rigide ou semi-rigide sur cunettes ? J’ai vu qu’il existe des drain à fond plat par exemple.
        Là, pas de débat dessus, drain agricole proscrit, ça se trouve facilement sur internet. Juste qu’on m’annonce une plue value s’il faut faire une assise en béton. Et on va me faire payer le déblaiement, etc… Pas logique. La logique serait à la rigueur de faire payer comme si ça avait été fait au départ.
        Ma question : Le maçon aurait-il pu créer cette pente dès qu’il a coulé les semelles ou y poser directement les cunettes en béton ? Car là, il me dit qu’il doit agrandir la tranchée avec plusieurs milliers d’euros de plue-value à la clé. Peut-il poser son drain sur le restant de semelle à côté des fondations (sans pente ?)

        1. Pour les liaisons d’angles, les règles de l’art demandent bien 2 barres. Actuellement, on fait des liaisons d’angle avec des aciers en boucle, croisés, c’est une excellente solution. Je n’accepte pas (sur mes chantiers) 1 seule barre, car elle ne peut pas s’opposer à “l’articulation” du chaînage (comme un compas, si je puis dire) et donc la liaison perd une grande partie de son efficacité (tout cela est un peu technique…). Et je rappelle que ce qui compte le plus dans le béton armé, c’est la bonne réalisation, la “mise en oeuvre”. Je préfère 2 barres de 8 mm correctement placées, que 2 barres de 12 mm mal placées : elles seront beaucoup moins efficaces.
          Si vous demandez de rectifier les malfaçons sans attendre les sinistres, il n’y a qu’une solution : casser le béton là où vous avez pris des photos, faire constater par un expert les malfaçons, et demander alors la démolition de l’ouvrage, puisqu’on pourra considérer que la mauvaise mise en oeuvre est largement généralisée.
          Si le drain n’est pas posé, exigez un drain rigide, correctement calé lors de l’enrobage, avec une bonne forme de pente. C’est tout, c’est simple, il n’y a aucune raison que le cmi fasse le capricieux pour économiser quels €.
          Les drains à fond plat sont une très bonne solution, c’est ce que j’utilise depuis 2 ans, car avec le plat forcément mis en bas, on est sûr qu’il soit bien mis à l’endroit (j’ai déjà vu quelques fois des drains posés avec les fentes en bas !!!), et en plus ils sont pré-enrobés, ainsi par de risque de faiblesse de mise en oeuvre d’enrobage ici ou là.
          N’acceptez pas de plus-value, car vous demander de payer l’imprévoyance du cmi (consciente dès le départ, peut être ? pour gagner un peu d’argent), ce serait quand même un peu fort. Vous ne devez pas payer ce qui vous est dû, ce que vous avez déjà payé dans le contrat. C’est même une question de principe, de respect du client.
          La maçon n’a rien à agrandir (et s’il le devait, à lui de faire correctement son métier), il place un drain rigide, correctement calé et enrobé (textile non tissé, tout venant, etc.), c’est tout. Accepteriez-vous de payer une plus-value parce que le maçon n’aurait pas prévu assez de ciment dans le mortier de pose des agglos ? Non, bien sûr.
          Faites-vous respecter, sinon vous n’en sortirez pas, ce sera des demandes de plus-values pendant tout le chantier, sous n’importe quel prétexte.

          1. Bonjour ,
            Exactement Mr Espagno à tout à fait raison ! nous étions dans votre cas et pour avoir gain de cause nous n’avons pas payé le premier appel de fond tant que le travail n’a pas été rectifié … cela a été couteux à prouver mais devant notre instance de ne pas payer tout a été repris…. seul le non paiement de l’appel de fond pourra exercer un moyen de pression accompagner d’un rapport d’expert ….
            Bon courage

          2. Bonjour,
            Nous avons contacté notre CCMI qui nous a dit que les 3 barres des chaînages horizontaux s’entrecroisant et que la tige du poteau arrivant en plein dedans les ferrailles du chaînage horizontale et dépassant en hauteur, il n’y a pas besoin de basse de liaison. Qu’en pensez vous ? Ce n’est pas le coût qu’une barre de liaison ???
            Je lui ai dit que j’allais prendre un expert, il m’a dit qu’il faut casser pour constater et que tout serait à ma charge et que le fait de faire prendre du retard au chantier peut me valoir des pénalités ou rupture du CMI et devoir payer la totalité de leurs frais. Qu’en pensez vous ?
            Est-il possible de faire une radiographie des ferrailles par exemple ?
            La maison n’est pas fermée encore mais une fois fenêtres posées, il m’a dit que je n’aurais plus le droit d’entrer sauf réunion de chantier. Que faire ? Je ne suis pas chez moi tant que la maison n’est pas livrée.
            Cordialement.

          3. Bonjour,
            “notre CCMI qui nous a dit … qu’il n’y a pas besoin de barre de liaison”. A moins qu’il ait utilisé les barrettes en boucle (ce qui n’est très probablement pas le cas, car il l’aurait alors dit), dire ça est une grosse bêtise : ne pas lier les chaînages est une malfaçon grave qui provoquera – probablement – des fissures. C’est aussi bête que dire “Pour empaqueter, il n’y a pas besoin de faire des noeuds puisque la ficelle est grosse et solide”. Tout le monde peut le comprendre. Je ne peux que vous souhaiter que le sinistre arrive avant 10 ans, avant la fin de la garantie décennale, ce qui sera normalement le cas, pour que le coût ne soit pas à votre charge.
            On peut détecter s’il y a ou non des aciers, mais pas leur forme ni leur disposition. Je ne peux que conseiller à tous les clients des CMI de faire toutes les photos qu’ils peuvent pendant la réalisation des travaux, et surtout de tout ce qui sera recouvert, comme les aciers juste avant coulage. Normalement, un maçon ou un cmi n’a rien à cacher. Il montre qu’il veut cacher des choses, en quelque sorte ! hum…
            “il m’a dit que je n’aurais plus le droit d’entrer sauf réunion de chantier”. Pas très sympa, le cmi… Une fois la maison fermée, le risque physique pour les clients est très faible (à l’inverse d’un chantier de gros-oeuvre et toiture en cours).
            Le ccmi est un piège, je l’ai expliqué souvent ici. D’autant plus qu’une fois le contrat signé, le client n’a plus aucun pouvoir, il n’est plus maître d’ouvrage, il a abandonné toute décision au cmi, il l’a en quelque sorte mandaté pour agir à sa place.
            Il n’y a pas grand’chose à faire. A moins de contester “officiellement” les travaux et demander la démolition des angles par un expert…
            Tenez-moi au courant, si vous voulez.

          4. Bonsoir Monsieur,
            Merci pour vos réponses précises.
            Le fait qu’il n’y ait pas les équerres, est-ce rattrapable malgré la couverture et fenêtres posées ?
            Prendre un expert est à la charge du client et je ne peux pas demander l’arrêt du chantier. Et trouver un maçon qui accepte de casser le travail de ses confrères engage sa responsabilité, je ne pense pas qu’il acceptera, ne suis-je pas coincé ?
            Je suis allé chez un CMI car nous avons des amis qui ont été déçu par le travail de 2 architectes, surtout le suivi de chantier, ils étaient débordés. Et notre CMI nous a dit qu’il faisait un suivi de chantier très proche car une équipe dédiée contrairement à un architecte, etc…
            Pas facile de choisir en fait.
            Cordialement

          5. Vous avez tout-à-fait raison, je me suis souvent demandé, si je n’avais pas été dans le milieu du “bâtiment”, comment j’aurais fait pour faire construire ! Ce n’est pas évident, car les contrats des architectes sont trop libres dans leur rédaction, et ils ne sont pas tous spécialisés pour les Particuliers (la plupart s’intéressent en priorité aux marchés publics).
            Vous ne pouvez pas demander à un tiers de casser l’ouvrage du sous-traitant de votre cmi, sans l’accord du cmi. C’est de toute façon illégal.
            Si les doublages placo ne sont pas faits, vous pouvez tenter de demander à votre cmi de placer des fers-plats coudés en L à l’intérieur de chaque angle et chevillés dans le chaînage, sans le faire éclater. Si les tensions futures ne sont pas trop fortes (et au niveau d’une maison individuelle, il n’y a pas spécialement de raison qu’elles soient fortes), ça peut très bien suffire pour rétablir une cohérence de l’ossature béton armé, sans garantie, quand même… Mais votre cmi refusera probablement.
            Sinon, c’est “tout ou rien”, assignation ou, tant pis, vous prenez le risque que rien ne se passe dans le futur. La maison est quand même garantie 10 ans, si ça doit casser, ça arrivera probablement dans les 2 – 3 ans après la réception.

          6. Bonsoir,
            Pourquoi le CMI refuserait de demander au maçon de solidifier les angles s’il s’avère qu’il faut des équerres ? Son intérêt est de satisfaire le client et de faire en sorte que la construction soit conforme au DTU. Une étude béton par exemple peut-elle certifier qu’il faut ou pas des équerres et faire reconnaître qu’il faut reprendre ?
            J’ai entendu dire que là où on trouve le plus de problèmes c’est au niveau de la maçonnerie lors d’une construction. Et que pour être tranquille, il faut faire une étude béton et prendre en maçonnerie des sociétés qui font aussi bien de l’immeuble que du pavillon pour être sur que tout est fait dans les règles de l’art. Qu’en pensez vous ? Que beaucoup de maçons ne sont pas à la page et d’autres cherchent à faire des économies de bout de chandelle…
            Cordialement.

          7. Le CMI n’aura probablement pas envie de demander au maçon une rectification de son travail, car je présume que le prix qu’il doit payer est très faible et que le maçon va rechigner à passer plus de temps sur le chantier pour ce même prix. Et puis, ce serait reconnaître qu’il y a une erreur, ce qu’il ne voudra (probablement, là aussi) pas reconnaître. Mais je n’en sais rien, évidemment.
            Les erreurs et malfaçons de maçonnerie ont souvent des conséquences très lourdes (ce qui est logique). Une étude béton n’a pas lieu d’être dans tous les cas. En maison individuelle, il est rare de faire une étude complète : on fait calculer une grande poutre ou un porte-à-faux, mais on n’a pas avoir à dire à un maçon ni à un cmi : “Il faut mettre des armatures de liaisons dans les chaînages”. C’est très basique, comme nécessité. Par exemple, un électricien n’a pas besoin d’une étude technique pour lui dire de mettre des disjoncteurs en tête de ligne…
            Et de toute façon, une étude structure ne sert à rien si le maçon ne place même pas d’armatures de liaisons ! Pour être sûr que tout est fait dans les règles de l’art, il faut… vérifier. Par exemple, aucun maçon ne coule de fondation ou de plancher sans qu’il ait au préalable mon visa sur la disposition des armatures que j’ai vérifiée avant coulage. Sinon, si je suis devant le fait accompli (fondation coulée, plancher coulé), la règle contractuelle est simple : c’est cadeau pour le client ! Inutile de dire que je n’ai jamais de coulage sans mon visa préalable.
            Mais avec un cmi, le client n’a personne pour vérifier que tout est ok. Ce n’est évidemment pas celui qui fait l’ouvrage et le vend au client qui “s’auto-contrôle”, il n’y a d’expertise véritable qu’indépendante, évidemment. Ce vérificateur, cet expert, c’est ce qu’on appelle la “maîtrise d’oeuvre”, c’est le métier d’architecte, dont l’utilité est niée par le ccmi : il ne veut personne entre le client et lui. Les futurs clients devraient se demander pourquoi…
            C’est une notion qui n’est pas perçue par les clients avant de signer le ccmi. Je sais hélas qu’il faut qu’ils soient confrontés au problème, “en live” si je puis dire, pour qu’ils en prennent conscience. Et tout ce qu’on dit “avant contrat” n’est pas pris en compte, comme s’il n’y avait jamais de risque de problème dans la construction (alors que c’est une aventure, de faire construire, puisque la maison n’existe pas quand le client signe le ccmi), je l’ai souvent remarqué. C’est comme ça…

        2. Bonjour Monsieur,
          En ce qui concerne la solidification des angles où il n’y a pas d’équerres, vous m’indiquer qu’il est possible de mettre des fers plats. Est-il possible de mettre des bandes carbone qu’on voit parfois pour solidifier les poutrelles ? Mais cette fois-ci en L.
          Cordialement.

          1. Bonjour, non une bande carbone ne ferait rien. Je proposais une équerre en L en acier épais, comme pis-aller, plutôt ça que rien. Mais la vraie solution est évidemment d’ouvrir l’angle défectueux et de souder entre eux les aciers.

          2. Bonsoir,
            J’attends le retour du CMI, ensuite j’aviserai, ce n’est pas à moi de lui donner les solutions, chacun son métier.
            Ouvrir l’angle et mettre des équerres par scellement chimique puis bétonner, quel est votre avis ?
            Cdt.

          3. A mon avis – je dis tout ça sans connaître le chantier de visu, c’est donc sous réserve, bien sûr – le plus simple est d’ouvrir les angles, sans forcément tout casser, de dégager 3 ou 4 barres d’acier, de chaque coté, et de les souder entre elles pour créer une vraie liaison, puis de recouler du béton pour refermer la plaie, si je puis dire, probablement avec un adjuvant spécifique pour que la reprise tienne bien.
            Il faudra que le maçon et le cmi prennent le conseil d’un bureau d’étude béton qui leur indiquera quels produits utiliser.

          4. Bonsoir,
            Encore merci pour vos conseils d’expert ! Je ne suis pas dans le cas, mais si les équerres ne sont pas mises dans les fondations dans les fouilles, quel est le risque cette fois-ci ?
            Cordialement.

          5. C’est moins grave dans les angles des fondations.
            Il n’y a guère d’effort de traction dans les fondations, ce ne sont quasiment que des efforts de compression. Sauf dans les parties rectilignes, où des efforts de traction/compression peuvent apparaître, lors de sols qui ne sont pas parfaitement homogènes. Les liaisons doivent se faire pour les fondations en ligne droite, sinon le béton risque de se disloquer à la jonction des armatures (ou à leur manque de jonction, justement). Mais dans les angles, une fissure dans les fondations n’a pas de vraie conséquence (même si je demande qu’il y en ait dans mes chantiers, c’est très simple à faire).

          6. Monsieur,
            En l’absence d’équerres dans les angles, vous m’avez donné une des solutions qui “pourrait” être utilisée. Par contre, quelle solution existe t-il dans le cas ou par exemple sur une longueur de 8m linéaire, il y a par exemple 2 raidisseurs verticaux dans lesquels il n’y a pas d’équerre en haut faisant la liaison avec le chaînage horizontal ?
            Cdt.

          7. Même remède, même opération chirurgicale : ouvrir, souder, refermer.
            J’en profite pour préciser un point : les raidisseurs verticaux ne sont pas des poteaux, ils ne travaillent que rarement à la compression (sauf s’ils sont là pour porter une poutre, par exemple). En général, ils travaillent à la traction ; comme des haubans, en quelque sorte.
            Dans ces conditions, on comprend bien l’importance des liaisons dans les armatures. Qu’importe que vous mettiez un hauban fait d’un gros câble d’acier, s’il n’est pas attaché au sol : il ne servira à rien. Mieux vaut un câble plus fin, mais bien attaché, lui.

          8. Pardon, mon message est parti trop tôt. Pour le linéaire de 8m, cette fois-ci, une bande carbon peut-elle être utilisée contrairement aux angles ?
            Cdt.

          9. Non, non. Oubliez les bandes carbone pour les liaisons d’armatures. Beaucoup trop faibles. Les tensions qui peuvent exister dans une structure en béton armé dépassent de très loin leur capacité de résistance.

          10. Bonjour,
            Génial vos retours, quelle rareté d’avoir un professionnel qui aide les gens comme vous.
            Quel est le rôle des raidisseurs verticaux ? Doit-il y avoir une équerre qui reprend le chaînage horizontal ou moins grave que les angles ?
            Cordialement.

          11. Bonsoir, merci du message.
            Les raidisseurs verticaux sont des liens, des haubans en quelque sorte. Je donnais l’image de la ficelle du paquet-cadeau. Ils sont là pour s’opposer aux efforts de soulèvement de la structure béton. Les efforts de compression, quand “on appuie dessus”, sont très bien supportés par le mur lui même, il est fait pour ça. Mais un mur ne résiste pas aux efforts de traction, il lui faut des liens qui le relient, qui l’attachent aux fondations.
            D’où l’importance essentielle des liens, des attaches, évidemment. Sans liens haut et bas, c’est comme s’il n’y avait pas de raidisseur du tout.

          12. Bonjour Monsieur,
            Une question toute bête ? Que faut-il comme études pour s’installer en tant que constructeur de maison individuelle ? Je suppose que tous n’ont pas toutes les connaissances d’un architecte ?
            Si un CMI travaille avec de bonnes entreprises qui travaillent dans les règles de l’art, pas de soucis, ça passe. Mais dans le cas contraire, il ne détectera jamais qu’il y a des soucis ?
            Cdt

          13. Merci de votre question qui permet de bien “recadrer” les contextes. 🙂
            Etudes pour devenir architecte : 5 ans + soutenance d’un mémoire (diplôme).
            Etudes pour devenir CMI : rien.
            Autrement dit, quiconque, vous demain si vous voulez, vous pouvez devenir CMI, visser une plaque et signer des contrats de plusieurs centaines de milliers d’€, sans aucun garantie de compétence, dans aucun domaine (technique, gestion, réglementation et juridique…).
            Seule contrainte pour les maisons individuelles : trouver un garant qui délivrera les garanties de livraison. Mais ces garants ne font pas passer d’examen. Et ils ne sont pas obligatoires pour les autres chantiers que m.i.
            Bon à savoir : l’architecte est soumis au Conseil de l’Ordre, il doit justifier annuellement de son assurance, l’Ordre peut le suspendre, voire le rayer, si l’architecte est en faute ou manifestement incompétent, etc.

            Ecrire dans un contrat que les sous-traitants doivent travailler suivant les règles de l’art (que ce soit chez les architectes comme chez les CMI) est une bonne chose, on est d’accord. Mais que ce soit tout le temps la réalité sur le chantier, en est une autre, ne soyons pas naïf. Et nous devons tous être bien conscients que nous pouvons faire des erreurs, qu’un artisan n’a pas de super-pouvoirs lui permettant de ne jamais se tromper ou oublier quelque chose.
            Celui qui prétendrait le contraire serait tout simplement un menteur, évidemment.
            Ce qui compte, c’est le rôle de guide, de conseil, de vérificateur indépendant dans le déroulé d’une opération, car en matière de “bâtiment”, quand le client “achète”, quand il signe le contrat, rien n’existe encore, tout est “à construire plus tard”. Il y a donc forcément un risque, alors que quand on achète un produit déjà tout fait (voiture, téléphone, etc.) il a déjà été testé, vérifié, ce n’est pas la peine de recommencer. C’est pour ça que quand on fait construire, il faut un contrôle, une expertise indépendante, sur tous les plans, tous les aspects de l’opération.
            C’est pour ça que le métier d’architecte a été créé (depuis toujours…), parce qu’on en a ressenti tout de suite le besoin, la nécessité.
            Avec un CMI, comme pour tous les contrats globaux (dits “clé en mains”), il n’y a pas de contrôle indépendant (les seuls qui comptent, évidemment). C’est pour ça qu’ils sont les plus dangereux, qu’il faudrait les fuir.
            A ce propos, pour montrer comme le contrôle est important dans “l’aventure” de faire construire, par exemple quand on construit des bâtiments importants (immeuble, publics, etc…), il y a un “contrôle du contrôle” ! Ce sont les Bureaux de Contrôle (à ne pas confondre avec les Bureaux d’Etudes). Ils contrôlent tout, y compris l’architecte – et personnellement, je trouve ça super d’avoir quelqu’un qui vérifie tout ce que je fais, tout ce je dessine, j’écris… c’est très rassurant.

          14. Monsieur,
            Les clients ont en fait une mauvaise image de l’architecte, je ne sais pas de quoi ça vient.
            Les gens pense de suite architecte = plus cher, luxe, bobos, maisons trop classiques. Et pensent qu’avec un CCMI, c’est le contrat clé en main, la facilité, moins cher, des maisons contemporaines. Qu’avec un architecte, il faut s’occuper des entreprises, etc…
            Alors que ce n’est pas la réalité, on peut faire du clé en main en quelque sorte avec un architecte ? Quand je dis clé en main, c’est à dire qu’on peut aller le week-end voir le chantier, cela suffit, pas besoin de suivre les entreprises.
            Quelles sont en moyenne le montant en % des honoraires d’architecte ?

          15. Merci de votre message, je suis très demandeur du point de vue des clients, c’est essentiel pour un professionnel de savoir comment il est perçu par ses clients potentiels.
            Et je suis trop “à l’intérieur du problème” pour avoir une vision détachée.
            Architecte = plus cher : c’est en effet un cliché répandu. Ca doit venir du fait que les clients ne voient pas la marge d’un CMI ou d’un artisan, par exemple, qui sont évidemment très supérieures. Mais ils voient celle de l’architecte. La rémunération des architectes reste réduite par rapport aux autres professionnels, par exemple la moyenne des revenus des architectes est de 2700€ par mois. C’est quand même 2 fois le smic, ok, mais ça n’a rien d’exagéré. Ce sont les revenus les plus bas des professions libérales, et je connais beaucoup d’artisans qui refusent des chantiers où ils gagneraient si peu (je connais un artisan qui refuse un chantier où il ne lui resterait “que” 1000€/jour de marge, matériaux et ouvriers payés ! mais lui, il exagère…). Mais, en effet, cette rémunération est visible, donc ça paraît toujours trop cher.
            Luxe : ça doit venir que les gens qui ont de très gros budgets prennent souvent un architecte. Mais ça n’empêche en rien de savoir réaliser des maisons à 120000€, par exemple.
            Maisons trop classiques : je tombe des nues ! J’aurais cru au contraire que les gens craignaient des idées trop originales chez les architectes !
            CMI : facilité : oui, c’est vrai, avec un CMI, le client ne s’occupe plus de rien, il n’a plus rien à décider, il est passif et il doit accepter tout ce que décide le CMI à sa place. Le client est en quelque sorte soumis au CMI. Pas pour son bien, vous vous en doutez, pour le bien du CMI, ce qui est logique après tout (le CMI donne la priorité à ses propres intérêts, qui sont hélas opposés à ceux du client.)
            Avec un architecte, il ne faut pas “s’occuper des entreprises” (c’est intéressant que vous ayez cette vision, ça nous permettra d’ajuster notre image auprès des clients potentiels), c’est l’affaire de l’architecte. Le client est seulement mis au courant de tout, et il peut à tout moment dire “Stop ! Je ne suis pas d’accord sur ce point.” C’est une grande sécurité pour lui, il a toujours une sonnette d’alarme. Ca évite les dérives. Par exemple, j’ai vécu 12 ans en montagne (près de l’Andorre), beaucoup de mes chantiers étaient des chalets et les clients habitaient à des centaines de km. Il me laissaient faire entièrement mais je les tenais au courant tout le temps, ils avaient tous les devis réels des artisans proposés, ils avaient tous les comptes rendus de réunion de chantier, etc. Je faisais en effet du “clé en mains”, mais je n’étais surtout pas “un seul interlocuteur” masquant la réalité de l’opération au détriment du client. C’est une notion qui n’est pas facile à faire comprendre aux clients… Elle est pourtant essentielle, c’est elle qui justifie que des architectes existent.
            Les honoraires sont libres, pour ma part, pour une maison neuve par exemple, ils sont de 12% (gros budget) et 15% (petit budget, même si encore une fois, 100000€, c’est beaucoup d’argent, j’en suis conscient). A comparer aux 30% en moyenne des CMI… Le coût d’un architecte, ce n’est même pas la moitié d’un CMI. Et la logique est que l’architecte fait gagner au moins 15% à ses clients (à qualités égales, évidemment), afin qu’il ne coûte rien, que ce soit tout bénéfice pour le client. Ca m’est arrivé quelques fois de le démontrer quand des clients venaient me voir, tous les devis en mains et prêts à commencer les travaux, mais craignant les problèmes et me demandant de suivre le chantier. En redemandant des devis, j’ai toujours fait gagner aux clients plus que ma rémunération : en plus de sécuriser l’opération (techniquement et juridiquement), l’architecte fait faire des économies à ses clients.
            Je remercie ceux qui nous lisent de nous faire part de leur point de vue sur les architectes – en toute franchise, bien entendu – car nous devons connaître l’image que nous avons.

          16. Bonjour,
            Je pensais que les architectes prenaient dans les 20%, c’est de ma faute, j’aurais du me renseigner avant d’aller voir un CMI au lieu d’avoir cette mauvaise idée en tête.
            En tout cas, si tous les architectes sont comme vous à répondre aux questions, connaissance du techniques, normes, etc… La prochaine maison que je fais, ce sera avec un architecte. Et puis, tout se négocie en fait. Il vaut mieux sur une maison à 200000, payer 30000 d’architecte et 170000 de travaux que 150000 de travaux et 50000 de CMI qu’on ne voit pas… La différence est là, on ne voit pas le détail, ni le détail de ce qui est mis sur la maison, matières, etc…
            Encore merci, cdt.

  11. Bonjour,
    Tout d’abord, bonne année.
    Lorsqu’on déplace un poteau dans une maison de 10 ou 15cm sous une poutre plate, est-il nécessaire d’ouvrir le plancher pour refaire un nouveau poteau sur les fondations ? Ou uniquement le scier à la base et en remonter un à côté directement sur le plancher ?
    Cordialement.

    1. Bonjour, très bonne année à vous aussi, avec une fin heureuse des travaux, si je puis dire.
      Normalement, on ne peut ni allonger ni rétrécir une poutre en béton armé (pour des raisons de disposition d’aciers d’armature, de crosses) ni placer un poteau porteur sans fondation juste en dessous (pour des raisons de portance, évidemment, mais aussi de risque de basculement si le poteau est déporté sur une fondation).
      Bref, il vous faut les conseils d’un architecte qui veillera à ce que tout soit correctement conçu et ensuite réalisé !

  12. Bonjour
    Je souhaite construire moi-même mon garage 10mX8 m en monopente couverture bac acier isolé épaisseur 10 cm. Il sera en parpaing hauteur 5,8m et 4,5m.La terre est de l’argile. Pour les fondation je pense les mettre à 60 cm du niveau du niveau du sol, la section l 0.6mX ép 0,4m. Sur les fondation monter 2 rang de parpaing à bancher, remplir ces 2 rangs puis coffrer autour des parpaing à bancher afin de couler la dalle de 10m X 8mX 0.25 Tous l’ensemble sera lier ensemble par fer à béton.
    Est ce que sa vous semblerait correct?
    Merci.

    1. Bonsoir, si vous voulez construire vous-même votre garage, je vous conseille de faire – ou de faire faire – des plans précis, détaillés (plans, coupe, façade), au-delà des plans pour le permis de construire. Puis vous les ferez valider – ou rectifier – par des professionnels.
      Cordialement,

  13. Bonjour
    J’habite près de NIMES et j’ai réceptionné ma maison en juillet et le carrelage sur un couscous a été posé en avril. Elle est sur vide sanitaire de 80 cm (hourdis isolant). J’ai remarqué depuis les fortes pluies de cet automne de l’humidité au niveau des joints du carrelages qui persiste ! La VMC fonctionne bien et il n’y pas de trace d’humidité sur les murs. Le terrain est argileux et un peu d’eau est rentré dans le vide sanitaire pendant ces pluies . Il y a en permanence des gouttelettes au polystyrène du vide sanitaires qui reste très humide : est-ce qu’il pourrait y avoir un lien entre l’humidité du vide sanitaire et les joints du carrelage ? On m’a dit que le couscous peut mettre plusieurs mois à sécher ce qui expliquerait la condensations des joints : est-ce plausible ?
    Je vous remercie par avance de votre avis sur ce sujet (mon constructeur trouve cela normal ainsi que la DO que j’ai déjà saisie…)
    Bien à vous
    Dominique

    1. Bonsoir, je ne peux pas vous répondre ainsi, sans voir ce dont il s’agit et sans mieux connaître le dossier (photos de chantier, etc., voir sondage).
      A priori, l’humidité ne peut pas remonter par le plancher hourdis, car il est coulé en béton, ce qui fait une barrière étanche totale.
      La chape “couscous” est une chape maigre, je crois ? Les chapes pour carrelage doivent au contraire être très bien dosées, “richement dosées”. En fait, il vaut mieux 2 chapes : une chape de ragréage qui incorpore les gaines, celle-là peut être maigre (c’est même mieux, pour ne pas transmettre les dilatations) puis une chape de pose du carrelage, qui, elle, doit être très bien dosée.
      Si un carrelage a été collé sur une chape pas assez sèche (et ça peut être très long à sécher, en effet), le problème peut venir de là : l’humidité continuant à sortir là où elle peut, c’est-à-dire par les joints.

  14. Bonsoir.. J’ai une question pour ya t’il des goutelette d’eau sous les hourdis en Polyéthylène vide sanitaire apparente.. Maison récente moins 2 ans. Peut être point rosé. Le vide sanitaire dispose de 6 entrées d’aire.. Ya t’il pas une faille au niveau d’isolation du vide sanitaire.. Quel solution.. Merci de vos réponses

    1. Bonjour, oui il s’agit bien de condensation. Techniquement, c’est sans conséquence qu’il y ait de telles gouttelettes, mais ça montre évidemment que l’isolation du plancher hourdis n’est pas très performantes. En général, les entrevous en polystyrène présentent souvent des faiblesses au niveaux des poutrelles béton, même avec une “languette” dessous. Le mieux est d’avoir un isolant continu sur le plancher hourdis, sans pont thermique.
      Une fois la maison réalisée, il n’y a pas de solution. Sur-ventiler le vide sanitaire aurait l’énorme inconvénient de trop le refroidir, donc de nuire aux performances thermiques.
      Si les grilles de ventilation sont réparties sur des façades opposées et si les murs de refend (intérieurs) du vide sanitaire sont bien percés par des ouvertures de surface équivalentes aux grilles, il n’y a rien d’autre à faire.

  15. bonjour,
    je souhaite acquérir une maison (construite fin années 80) édifiée sur vide sanitaire, en Corse .
    actuellement le séjour/cuisine est une grande pièce de 9m x4m. Je souhaite monter une cloison afin de faire une cuisine fermée de 3x 3 environ,
    cloison percée d’une baie style atelier d’un côté pour la lumière, et une porte sur un autre côté
    soit en béton cellulaire
    soit en placo BA 13 sur rails +laine verre entre les 2 plaques.
    Le vide sanitaire (sol) peut il supporter le surplus de poids ?

    1. Bonjour, les planchers hourdis relativement récents (fin des années 80, c’est jeune dans le “bâtiment”), sont calculés pour supporter les surcharges des cloisons, notamment les cloisons placo, plus légères que le béton cellulaire.
      Donc, ok pour des cloisons – que je vous conseille en placostyl, plus facile à réaliser, plus performantes, moins fissurantes et moins lourdes que le béton cellulaire.

      1. bonjour, merci pour les informations, ça évite de faire qq “bétises”….
        d’autre part, sur cette même maison, il y a des traces d’humidité voire de traces noires au bas de certains murs, par contre toute les huisseries (simple vitrage à l’origine) on été remplacées par du double vitrage, chassis pvc mais aucune entrée d’air n’a été crée sur les fenêtres et aucune VMC, cela peut il y avoir un rapport avec les “moisissures” ?
        cordialement

        1. Bonjour, d’après ce que vous dites, ces traces noires sont très probablement dues à la condensation, par manque de ventilation de la maison.
          Il faut absolument installer une vmc, c’est indispensable d’abord pour votre santé (l’air intérieur est toujours plus pollué que l’air extérieur, même en ville ! attention aux colles toxiques, etc.), pour la bonne conservation de la maison (moisissures), par la loi et en outre, ce n’est pas trop onéreux, de l’ordre de 500€ à 800€ (ordre de grandeur, moins de 1000€ en tout cas, surtout si les combles sont accessibles).
          Extraction de l’air dans les pièces d’eau (cuisine, sdb, wc,… donc pas de grille à leurs menuiseries, évidemment) et entrées d’air dans les menuiseries des pièces principales, salon, chambres, bureau… (très simple : des trous en pointillés et des grilles par dessus, en partie haute des menuiseries – vérifiez que ça n’affaiblit pas les menuiseries, notamment s’il y avait des renfort intégrés, on en trouve dans les menuiseries pvc). Rejet de l’air hors toiture, par une tuile à douille (si couverture en tuiles, évidemment). Gaines toujours en pente vers les bouches d’extraction, pas de “creux” dans les gaines d’extraction, sinon des poches d’eau de condensation vont se former, jusqu’à boucher entièrement la gaine ! Vérifiez que la lame d’air sous toutes les portes intérieures soit suffisante (1 cm environ), sinon à augmenter (on dit “détalonner”, il y a tout un jargon, dans le bâtiment… 🙂 ).
          Des professionnels consciencieux (électricien, chauffagiste,…) feront ça très bien.

          1. bonjour,
            votre réponse me conforte dans mon idée. J’ai restauré 3 maisons moi-même mais je faisais une isolation complète avec changement des huisseries avec entrée d’air sur chaque fenêtre même dans les pièces humides …erreur ?) + vmc simple installée par mes soins. Je n’ai jamais eu de problème de condensation ainsi. Cette “future “maison a eu les huisseries changées mais aucu fait à l’époque ne prise d’air n’a été faite sur les fenêtres et pas de vmc juste un “extracteur” mural installé dans le couloir qui mène aux chambres. Trous d’aerations diamètre 100 faits début années 80 dans la sdb et le cellier mais c’es tout.

          2. Le principe d’extraction de l’air d’une vmc est simple : on extrait dans les pièces humides (cuisine, sdb, wc, buanderie…), on fait rentrer l’air dans les pièces sèches (si l’on peut dire), salon, chambre, bureau, … en passant sous les portes intérieures. Ainsi tout l’air de l’habitation est brassé, changé.
            Il ne faut pas d’entrée d’air là où il y a une bouche d’extraction : sinon, l’air rentre dans la pièce par la menuiserie et est extrait tout de suite par la bouche : le reste de la maison n’est plus ventilé ! et même la pièce est mal ventilée si la bouche est près de la fenêtre.
            Je vous conseille aussi de supprimer l’extracteur actuel : pour que ça fonctionne bien, il ne faut pas que le flux d’air “pièces sèches => pièces humides” soit perturbé.
            En général, les gaines ont un diamètre de 80 mm.

  16. Bonjour,

    Faut-il faire un drainage autour des fondations d’une terrasse sur vide sanitaire ?

    Comment avec un drain souple bleu ou orange “mal posé” l’eau peut-elle stagner à un endroit et s’écouler qu’à un endroit précis sous les fondations ? L’eau qui stagnera “débordera” t-elle du drain à cet endroit ?

    Cordialement.

    1. Tout cela est une affaire de bons sens : on fait un drainage pour assécher une zone humide. A priori, il n’y a pas de raison de drainer les fondations d’une terrasse, sauf si la zone est humide, comme par exemple un terrain en pente et la terrain en contrebas recevant toute l’eau du terrain.
      Un drain souple ne sera pas parfaitement rectiligne (sauf s’il est coulé sur une cunette en béton, évidemment), il y aura des légères montées et descentes du tuyau, si l’on peut dire. Chaque descente, chaque creux est l’occasion de garder des poches d’eau qui déborderont du drain.

  17. Mr Espagno,
    Bonjour,
    A chaque stade son problème lol !

    Nous en sommes à l’électricité et une première visite à été faite avec l’électricien !! il nous a demandé si nous voulions des prises RJ45 ….. NOUS AVONS DIT QUE NON, BIEN SUR IL N’ A PAS INSISTE !

    Pointilleux que nous sommes et surtout HEUREUSEMENT qu’internet existe pour certaine chose….nous nous apercevons sur internet que pour une construction neuve et selon la norme NFC 15/100 une prise rj45 est obligatoire dans chaque chambre avec à proximité une prise de courant !!! ainsi qu’un coffret de communication obligatoirement de grade 2……..!!!!!!!! (nous avons 120 m3 /3 chambres).

    Ma notice descriptive (datant de janvier 2015 ) ne contient bien sur à l’intérieur aucune prise RJ 45 (seulement des prises tv coaxial ou téléphone dans chaque chambres) et aucun coffret de communication en grade 2 minimum.
    salon/séjour 1prise téléphone et 1prise télévision.

    Il y a juste d’inscrit dans la notice que les installations seront conforme aux normes en vigueur !! mais sans rj 45 il y’a de quoi se poser des QUESTIONS !

    Donc selon vous sans augmentation de prix car il faut qu’il respecte la norme NFC15/100 dois-je obtenir 1 prise RJ45 dans chaque chambres et un coffret communication de grade 2 ? (que pensez vous du grade 3 ? est-ce nécessaire ?)
    Cela aurait il du être marquer dans la notice dès le départ ?puis-je une fois de plus selon vous bloquer le chantier si les normes ne sont pas respecter?

    Merci

    Bien cordialement

    1. Bonsoir,
      – les prises rj45 sont en effet obligatoires pour toute installation électrique neuve d’un logement. L’électricien n’aurait pas dû vous “poser la question” mais simplement de vous informer de cette obligation, et vous demander si vous en vouliez plus ou si cela vous allait (à mon avis, l’équipement électrique de la norme est en général largement suffisant, voire parfois exagéré, comme le nombre de PC dans les salons). C’est très curieux qu’il ait réagi ainsi.
      – pour les grades des installations de télécom, je ne suis vraiment pas un spécialiste. Il me semble que le mieux est le grade 3 ou la fibre, mais je ne saurais vous en dire plus… 🙂
      Bien cordialement,

  18. Bonjour,

    Dans le cas d’une terasse avec dalles sur plots, y a t-il un avantage que la dalle béton soit faite sur vide sanitaire ?

    Que trouve t-on de mieux pour que l’eau (vert) ne remonte pas en bas de pignons ? Ou il y a une terrasse sur plot, le cas arrive t-il ?

    Cordialement.

    1. Pour toute terrasse, il faut que le support soit “raisonnablement” stable. Les dalles sur plots tolèrent des tassements bien plus importants que, par exemple, un carrelage scellé (où le moindre tassement provoquera une fissure).
      Les dalles sur plots sont donc une excellente solution pour que des éventuels tassements – limités, quand même – ne soient pas visibles.
      Pour que l’humidité ne remonte pas dans les murs : d’abord un drain (technique précise, qu’il faut savoir bien mettre en oeuvre), et éloignement de la terre par une forme de trottoir (allée avec gravillons, dalles béton gravillons lavés, etc.);
      Bonne soirée,

      1. Merci pour votre retour.

        Si je comprends, la terasse sur vide sanitaire n’est pas utilie compte tenu de son coup nettement supérieur dans le cas de dalles sur plots ?

        Si on fait une terrasse, parfois on voit le bas du pignon qui verdit et montée de l’eau par capillarité. Quelle est la solution pour ne pas que ça arrive ?

        Cordialement.

        1. – Terrasse : il faut que le sol sur lequel elle repose soit stable. Je présume que vous allez faire un dallage béton. Il faut décaper la terre végétale (de 25 à 30 cm, parfois plus, ça dépend du terrain), mettre un lit de cailloux (hérisson), le compacter, couler une dalle de béton armé (treillis soudé) de 12 cm, avec une forme de bêche périphérique. N’oubliez pas de lui donner une forme de pente, pour que l’eau de pluie coule à l’opposé de la maison (eau qui coulera entre les dalles sur plots – autre avantage : les dalles restent sèches, pas de flaque d’eau). Puis vous placez les dalles sur plots sur cette dalle en béton. Dans 95% des cas, ça suffit pour des dalles sur plots – parfois, rarement quand même, il arrive que le sol en surface (ou à -30 cm, c’est pareil), soit particulièrement instable : il gonfle l’hiver et descend l’été. Là, même avec des dalles sur plots, vous risquez que votre terrasse ne reste pas plane.
          Autre avantage des dalles sur plots : si, au fil des années, des endroits de la dalle béton se sont un peu affaissés, vous pouvez modifier facilement le réglage des dalles sur plots, pour rétablir une surface bien plane. Les dalles sur plots sont une très bonne solution pour les terrasses.
          – Pignon qui verdit : vous voulez parler de la base de certains murs qui verdissent (mousse) avec l’humidité ? Il faut assécher le sol, pour que le mur n’ait pas les pieds dans l’eau. Pour cela, il faut placer un drain. Je le dis souvent ici, mettre un drain n’est pas : – faire une tranchée, – poser un drain, – reboucher. Non ! C’est beaucoup plus technique que ça. Un drain qui fonctionne demande à ce qu’on respecte bien toutes les règles de l’art.
          Et vous éloignez la terre en surface, en faisant une sorte de trottoir, par exemple avec des dalles de béton gravillons lavés, ou simplement une mini-allée en gravillons, sur géotextile (pour ne pas que l’herbe repousse).

          1. Bonjour,
            Bonsoir, je réponds en gras dans le texte.
            Si on entoure la maison d’une terrasse de 50cm ou 1m de largeur pour créer un chemin, Sur plot, celà résoud t-il le problème de remontée capillaire ? Ou 1 côté de la maison (place pour voiture) en enrobé bitumé ?
            Comme vous voulez, mais ce n’est pas la peine de faire ces ouvrages. Un drain bien fait et une bande de gravier suffisent pour écarter l’humidité du mur.
            Comment peut-on savoir qu’un drain est bien fait et efficace ? Il faut respecter toutes les règles de l’art.

            Donc, si dalles sur plots, pas très utile de faire la terrasse sur VS ? Non, en effet.
            Ou se trouve la terrasse sur VS collée à la maison, y a t-il un drain du coup ? Je ne peux pas répondre sans voir le terrain. A priori, ce n’est peut-être pas utile, un VS surélève et donc protège de l’humidité. Est-ce que l’eau de pluie coule et s’accumule à cet endroit ? C’est dans ce cas qu’il faudrait faire un drain.

            Cordialement. Itou, bonne soirée.

          2. Bonsoir,

            Nous avions quoi qu’il arrive prévu de faire un chemin en béton tout autour de la maison afin de marcher sans avoir les pieds mouillés en Bretagne + terrasse sans avoir de soucis de remontées capillaire ! La question est terrasse sur VS ou pas et si terrasse en béton quartz ou sur plots. Nous voulions mettre des caniveaux entre la terrasse et maison, ne pas avoir de marches sur les baies mais apparemment elle va se retrouver au dessus de l’arase étanche et il faut prévoir des seuils entre la terrasse et baie qui ne soient pas glissantes, ne marquent pas quand on marche dessus, etc… D’où la facilité d’une terrasse sur plots qu’on me conseille.
            De quoi est composé un drain ? Matériaux spéciaux ?

          3. C’est tout simplement un drain de diamètre 10 cm (100mm), qui sera enrobé d’un feutre empêchant la terre de venir boucher ses perforations pour récupérer l’eau.
            Il faut :
            – un drain rigide
            – des jonctions parfaites entre les tuyaux,
            – une forme de pente sans jamais de contre-pente,
            – un rejet de l’eau (exutoire) à un point bas, jamais bouché, et visible si possible pour vérification du fonctionnement,
            – placer le drain assez profondément dans la terre
            – une tranchée avec des cailloux enrobant le drain

          4. Bonjour,
            A 1ère vue, est-ce bon le type de drain qui est sur le devis ?
            Q’appelez vous drain rigide ?
            Je ne comprends pas le rôle du tuyau en fait. De l’eau coule dedans ?

          5. Il faut un drain rigide (un tuyau en pvc rigide, avec des fentes) et non pas un drain souple (type drain agricole annelé).
            Le tuyau est fait pour récolter l’eau, pour qu’elle coule dedans, en effet. Donc avec des percements vers le haut.

          6. Bonsoir,
            En fait, l’eau coule le long du pignon, descend dans la terre et tombe dans le tuyau posé contre le vide sanitaire ? Cette canalisation est reliée aux eaux pluviales ?

          7. Si l’eau coule le long du mur, c’est qu’il n’y a pas d’avant-toit ?
            Le drain n’est pas forcément relié aux eaux pluviales. Mais il faut que l’eau s’écoule, même en cas d’orage important; il faut donc de la pente et un exutoire.

          8. Bonjour,

            Il y a des avancées de toit mais avec le vent, la pluie peut se retrouver sur les pignons. Est-ce mieux que ce soit branché sur les EP ?

            Cordialement.

          9. Bonjour,

            Pourquoi le drain type type drain agricole annelé n’est pas bon ? C’est bien cela ? Ça ressemble à une gaine électrique ? Pourtant, sur internet, on en voit beaucoup.

            Cordialement.

          10. Bonjour, parce qu’il est souple, il n’est donc pas rectiligne. Donc il créé fréquemment des flashes, des creux dans lesquels l’eau stagne, ne s’écoule pas.
            Il se trouve que c’est très grave ! En stagnant, l’eau s’infiltre dans la terre, elle humidifie une zone – alors que le reste à coté est sec. Du coup, les fondations reposent sur une terre molle d’un coté et sur une terre dure de l’autre coté : ça casse ! Mieux vaudrait une terre molle partout : l’ensemble de la maison va s’affaisser (on parle de 2 ou 3 mm, on ne s’en rend pas compte), mais elle ne va pas forcément se fissurer. Mieux vaut pas de drain du tout qu’un drain agricole.
            Quand on ouvre les fondations, on craint beaucoup de trouver des roches isolées : ce sont des points durs alors que le reste à coté est en terre, ce qui fait casser les fondations. J’ai travaillé 12 ans à la montagne (dans les Pyrénées, j’adore), c’était notre grande crainte.
            Je ne compte plus les gens qui m’ont appelé pour des expertises de fissures à leur maison (pas mes chantiers… 🙂 ), c’était toujours ce genre de problème : humidification ponctuelle, comme par exemple un regard EP qui fuit (je ne mets plus de regard EP depuis longtemps). Et ça peut arriver 15 ans, 20 ans après, voir plus…

          11. Merci pour vos explications.

            Le drain est percé au dessus et pas en dessous ? Si oui, même si ce n’est pas rectiligne, l’eau ira dans les EP à un moment ou un autre, non ? Et pas dans la terre ?

          12. Oui, les percements sont au-dessus, bien sûr, pas en dessous (sinon le drain ne récolterait rien, l’eau resterait dans la terre).
            Vous pourrez voir des petites vidéos (telles que sur Youtube), ça montre bien ce qu’il faut faire. Idem pour les autres éléments d’une construction.
            Regardez les vidéos des fabricants (de drains, de plancher, etc. de tout ce que vous voulez, en fait), par celles des gens qui ont fait des travaux eux-mêmes : on y voit souvent des erreurs.

          13. Bonjour M. Espagno,
            Je reviens vers vous concernant nos échanges sur le drainage d’une maison individuelle.
            Pour la pose d’un drain périphérique, sauf erreur de ma part, il doit y avoir une pente tout du long. C’est à dire qu’au point de départ, le drain est posé par exemple à 50cm de profondeur et termine à 1m de profondeur ? Je croyais qu’il devrait reposer sur les fondation, si tel est le cas, comment créer une pente ?
            D’autre part, si le drain rencontre par exemple une sortie de ventilation de VS ou d’eau usée, est-il possible de déporter le drain de 30cm du VS par exemple ?
            Cordialement.

          14. Bonjour,
            oui le drain doit avoir une pente continue. C’est la règle de base essentielle. Sinon il ne fonctionne pas et, pire, il créé des “poches d’eau” qui humidifient la terre et qui peuvent provoquer des affaissements de la maison, avec de multiples fissures. Tout ça pour une simple contre-pente ! J’en ai vues souvent dans ma vie professionnelle.
            Le drain n’a pas spécialement à reposer sur les fondations. Il faut qu’il soit enterré, plus bas que le sol libre intérieur (par exemple, la cave ou la terre du vide sanitaire).
            On peut déporter le drain de 30 cm, il fonctionnera de la même façon. On peut aussi le faire passer plus bas (sans jamais qu’il ne remonte, vous l’avez compris).

      2. Bonjour,
        Le maçon l’a posé et il se jette dans un regard EP ainsi que le réseau EP à l’aide d’un appareil “niveau électronique” sur pied.
        Dans les regards EP ou viennent les gouttières de la maison, les tuyaux doivent-ils se jeter dedans ou dans le regard on doit retrouver un T ou autre pour que ça reste toujours dans les tuyaux ? Afin que l’eau ne déborde pas du regard en fait.

        1. Comment l’eau qui coule se retrouve t-elle dans le drain s’il se trouve déporté ? L’eau de pluie ne pas pas couler le long du VS, aller sur les fondations et donc pas dans le drain ?

          1. Autre question, pardon :

            Le fait que la maison soit entourée de terrasses, cela n’est t-il pas mieux pour que l’eau ne se retrouve pas sur les fondations ?

            Enfin, comment traite t-on le drainage quand un pignon est mitoyen au terrain du voisin puisqu’on n’a pas le droit de mettre un drain chez le voisin ?

            Bien à vous.

          2. Bonjour, je réponds aux 3 messages.
            Il faut que l’eau s’écoule, même en cas de forte pluie (simple bon sens). Il faut donc que l’on soit sûr que là où elle se jette, ce ne sera jamais saturé, c’est-à-dire bien en contre-bas, sans risque de bouchon. Un réseau pluvial est en général ok pour ça.
            Je préfère ne pas faire de regard ouvert, donc d’avoir la continuité des canalisations (avec des Y de vérification et nettoyage). A long terme (20 ans, 30 ans…) un regard peut se fissurer et fuir, humidifier le sol, amollir la terre et faire se tasser la maison. Quand on s’en rend compte, c’est trop tard ! Le mal est fait.
            Un drain est dans une tranchée, elle fera 50 cm de large environ (largeur du godet). Elle sera remplie de cailloux. Toute l’eau sur cette largeur, et un peu plus, se retrouvera dans le drain, même s’il n’est pas collé au mur.
            Les terrasses périphériques protègent les bords de la maison de l’humidité, en effet, c’est logique. Elles éloignent les afflux d’humidité lors de fortes pluies. Ca ne remplace pas un drain, mais ça améliore le système.
            Quand on ne peut pas placer un drain à l’extérieur, il faut particulièrement protéger la construction des éventuelles remontées d’humidité. S’il fallait absolument un drain (par exemple terrain du voisin en pente vers la maison, avec donc des énormes afflux d’eau quand il pleut), il faut faire des fondations par plots et longrine, et placer le drain contre les fondations (contre les plots), coté intérieur. Le remplissage de cailloux entre les plots laissera passer l’eau qui ira ainsi se jeter dans le drain.

          3. Bonjour,
            Lorsqu’un pignon se retrouve chez le voisin, on ne met pas de drain, mais du coup il y a un risque que de l’eau stagne au pied des fondations contrairement aux autres côtés ?
            Rien de grave ?
            Cordialement.

  19. Bonjour
    J ai réalisé une construction sur terre plein il y a 4 ans.
    Comme la situation est en contre bas de la rue non accessible par des engins nous n avons pu Realiser un vide sanitaire car nous n avaons pu décaisser que le mimimum -30-40 cm de terre – pour realiser une dalle beton sur terre plein en creux de 20 cm par rapport au Terrain naturel ( et obtenir une hauteur habitable suffisante …)
    Aujourd hui nous avons des remontées d humidite ( parquet qui se gondole et moissisure sous le parquet) le revement se sol est un parquet bois massif (Essence exotique ) collé que j ai posé plusieurs mois apres la finition des travaux.

    Quelles préconisations feriez vous pour résoudre ces désagréments ?

    1. Bonjour,
      ici, je ne peux évidemment qu’énoncer des principes et non pas vous donner un avis adapté à votre cas de figure que je ne peux pas connaître sans une visite sur place, sans avoir les plans techniques de la construction, les photos de chantier, etc.
      – Un dallage sur terre-plein est à éviter sur tout terrain en pente ou à niveaux décalés, car l’hétérogénéité du sol, une fois décapé, est inévitable. Si vous ne pouviez guère réaliser un plancher sur vide sanitaire, il vaut mieux faire une dalle portée, c’est-à-dire un plancher composé d’une dalle béton épaisse, armée en conséquence, et qui repose sur les murs. Le sol ne sert alors que de coffrage : une fois que le béton est sec, c’est équivalent à un hourdis, ça se porte “tout seul”, si je puis dire.
      – L’humidité peut être combattue par un drain qui va entourer la construction en amont (coté terrain qui monte ou du moins coté d’où vient l’eau de pluie) avec des retours sur les 2 cotés latéraux. Si le terrain est plat ou à peu près, faites un drain périphérique.
      Faire un drain est délicat, il ne s’agit pas simplement de placer un drain dans le sol, il y a plusieurs règles techniques à respecter, sinon le drain ne sert à rien, prenez un bon professionnel pour le faire (et un architecte pour vous guider !)
      – Consultez un architecte sur place. Il saura mieux vous conseiller, plus concrètement (on est faits pour ça).
      – Si vous avez pris un maçon pour réaliser les travaux, vous avez son attestation d’assurance. Faites une déclaration de sinistre, vous aurez ainsi l’avis de l’expert de l’assurance (attention, sans vouloir faire des procès d’intention ni être méfiant à l’excès, il reste “quand même” l’expert de l’assurance, pas le vôtre).

      1. Merci de votre retour précis et hyper réactif !
        Le maçon étant parti sous d autres latitudes, je ne peux plus le consulter mais je vais faire une déclaration de sinistre à son assurance afin d engager une expertise. Le parqueteur ou j ai acheté le parquet m avait – à juste titre – déconseillé. de poser sur un dallage en terre plein, j aurai du l écouter !
        Dernière précision, pensez vous que la nature du revêtement de sol peut engendrer une condensation ou une moindre respiration (le parquet bois est il considérer comme respirant ?)

        1. Une fois la réception prononcée, pour un sinistre à caractère décennal, c’est bien à l’assurance de l’entreprise que vous devez avoir affaire – pas forcément à l’entreprise elle-même.
          Le parquet en lui-même n’y est pour rien dans le sinistre, il est seulement plus sensible à l’humidité et donc, il se dégrade plus facilement qu’un autre revêtement, tel un carrelage. Par exemple, en cas de chape fluide, il est indispensable de bien s’assurer que l’hygrométrie de la chape soit parfaite (qu’elle soit parfaitement sèche), ce qui prend des semaines, voire parfois 2 mois…

  20. Quel organisme peut me confirmer si le vide sanitaire est conforme a la réglementation sur le vide sanitaire car beaucoup de remontées d humidité dans les murs resident actuellement a roquebrune sur argens et cela suite aux innondations

  21. Bonjour, Mr ESPAGNO,
    Je suis “tombé par hasard su votre site. En cherchant des conseils sur le vide sanitaire .
    Merci pour les bons conseils que vous donnez. Ils sont très utiles. Ils sont très compréhensifs et clairs.
    Voici un peu mon récit.
    Je construit en ce moment dans les Côtes d’Armor. ” Bonjour la pluie” rha.. c’est un peu mon obsession.
    Je construits qu’avec des artisans que j’ai choisi. Ceux tous du coin, et ont des chantiers tout autour, pas plus 20 kms à la ronde. Après des mois de recherche. J’ai décortiqué tous les devis, et aussi avec des RDV et avec chaque corps de métier. (2 h minimum.) Je suis épaulée de plusieurs personnes qui sont de métier. Donc pas de CCMI !!.
    Je fais une maison de plein pied.(118 m2) Garage et annexe attenant.
    Creusé de 80 cm .. Fouilles de béton de propreté, puis fouilles béton armé.
    Le mur de soubassement a été fait avec du béton hydrofuge. 2 rangs d ‘agglo de BM7 de 23-20-60.
    Mur de refent fait.
    Mis des planches sur le pourtour de l’habitation , puis coulage de béton armé pour faire l’arase, de 10 -12 cm .
    Attente de 8 jours pour mettre les poutrelles et hourdis.
    Ma question est : les poutrelles doivent- elles être mises directement sur ce mur ?
    Dans le devis il est mis des hourdis béton 16 + 5 , ferraillage et béton. Que veut dire : ” 16 + 5 ” ?
    Mais quand j ‘ai discuté avec le maçon, je crois qu’il m’a dit qu’il mettait des hourdis en polystyrène ?
    Que dois je faire ? Surtout la valeur des hourdis en béton et ceux en polystyrène ont surement une différence? est ce à mon avantage ?
    Vu mon obsession de la pluie. J’ai sur ma surface du vide sanitaire, y a des flaques d’eau; surtout à un endroit y a vraiment une très grosse creusée. A tel point , j’en avais enlevé avec un petit sceau !! Mais vu la pluie revenue,… ça n’a servi à rien !!. Ce que j’ai peur c’est ces flaques y restent, comment y remédier ? Et c’est un sol plus ou moins argileux.
    Pour l’instant , je constate que c’est du bon travail. J’y passe tous les jours Discussion avec le maçon du travail effectué et à venir . Photos , photos.
    Merci pour vos réponses.

    PS : les écritures sont en bleu “palo”, peut on les mettre un peu plus foncé ? Merci.

    1. Bonsoir, merci du message.
      J’ai demandé en effet à celui qui s’occupe de notre Site de foncer la couleur du texte, je vais lui rappeler (ça ne devrait pas être compliqué à faire ? je n’y connais rien en la matière).
      Je réponds point par point.
      – Oui, les poutrelles sont mises directement sur le mur. Vous avez une arase étanche par le soubassement hydrofuge.
      – Hourdis 12+5 veut dire : plancher béton avec hourdis, hauteur des hourdis (des entrevous, en fait) = 12 cm, et par-dessus une dalle en béton armé d’un treillis soudé, épaisseur minimale de 5 cm (5 cm sur les entrevous, parce qu’au-dessus des poutrelles, la dalle est plus épaisse). Donc, de la base des poutrelles à la face supérieure de la dalle, le plancher hourdis a une épaisseur de 12+5 = 17 cm. Dans ce calcul, on ne tient pas compte de la partie des entrevous située en-dessous des poutrelles (languette,…),car cette épaisseur de 12+5 représente l’épaisseur totale de béton, donc la résistance du plancher, sa portance.
      – il est normal de prévoir des hourdis (des entrevous) en polystyrène pour un plancher sur vide sanitaire (pour qu’il soit isolant, bien sûr). Ca ne change strictement rien à la résistance du plancher, les entrevous peuvent être en n’importe quelle matière, en carton si vous voulez, seul le béton armé créé la résistance du plancher.
      – si vous avez des flaques d’eau dans le vide sanitaire, ce n’est pas bien grave dans l’immédiat, mais je vous conseille néanmoins de les traiter. D’abord, ce sont des nids à moustiques (ici à Toulouse on a des moustiques-tigres, tout petits et très voraces). Et ensuite, il n’est pas bon d’humidifier un sol, surtout à certains endroits et pas à d’autres, notamment avec des fondations dites “superficielles” (80 cm de profondeur, pas des micro-pieux à plusieurs mètres). Un sol partiellement humide, hétérogène, présente des points faibles (humides) et des points durs (secs). Du coup, les fondations peuvent “casser” à la longue (sur plusieurs années). Si ça vous arrive, surtout au-delà de la garantie décennale, c’est la catastrophe.
      Pour cela, un remède tout simple : maintenant que vous savez où sont les flaques d’eau, vous y placez un drain qui évacuera l’eau plus loin. Il faut évidemment une pente et que l’eau puisse couler librement. Un drain est un peu délicat à réaliser, il y a plusieurs points à respecter, si vous avez un bon maçon, il doit bien savoir le faire.
      Bon chantier !

  22. Bonjour ,

    Mr Espagno,
    Ma toiture est presque terminée mais je ne vois pas de tuiles chatières dessus pour la ventilation de la toiture ! est-ce normale ? https://image.noelshack.com/fichiers/2019/48/7/1575205418-img-20191201-131233.jpg je ne vois que 3 tuiles à douilles pour vmc et ventilation primaire , 1 devant deux derrière )

    Concernant mes menuiseries il y’ a eu une erreur de côte ! pour que mes baies vitrée rentre ils ont dû me rabaisser les tablettes de fenêtres de 5 cm . à la place d’une réservation de 18 cm je me retrouve donc à une réservation de 17 cm car dans mon contrat j’ai 10 cm de polyuréthane projeté et 6 cm de chape 2 cm pose carrelage , je n’ai donc plus qu’1 cm pour la pose du carrelage …. est il possible de réduire la chape d’1 cm sachant que j’ai le chauffage par le sol ?

    Merci , bien cordialement

    1. Bonjour, je trouve que c’est très joli, les tuiles plates. Ici, en Occitanie, les tuiles sont toujours galbées (canal ou méridionales), sauf pour les très fortes pente où elles sont plates (toiture de tourelle, etc.).
      Il vous faut des tuiles chatières, il faut que les combles soient bien ventilés, sans zone statique, sinon la condensation va se déposer sous les tuiles. Les tuiles resteront alors humides et, pendant les nuits de gel, ce gel va les faire éclater. J’ai vu un toit comme ça (pas un de mes chantiers, heureusement…), c’était impressionnant, les tuiles se délitaient en miettes !
      Il faut au minimum 1 tuiles pour 50 m² de couverture sur combles, et 1 tuiles chatière pour 25 m² de couverture avec un plafond rampant. J’en fais mettre toujours plus, car ça me semble peu.
      Quant à l’erreur de hauteur (décidément…), je vous conseille plutôt de diminuer l’épaisseur d’isolant, 10 cm en sol c’est beaucoup, 9 cm c’est déjà très bien. Mieux ne pas toucher à la chape, mieux vaut garder 6 cm, à mon avis.

      1. Bonjour et merci pour la réponse !

        J’ai regardé ma notice descriptive et en faite il est prévu soit des tuiles chatières ou des liteaux d’égout ventilés, j’ai regardé et j’ai bien les liteaux d’égout ventilés .

        Concernant la chape j’ai vu sur internent que si c’était une chape liquide 5 cm suffisait avec un chauffage au sol, qu’en pensez-vous ?

        Bien cordialement

        1. Tuiles chatières : toute ventilation ne fonctionne correctement que si elle a une entrée d’air et une sortie d’air. L’entrée d’air peut se faire en égout, ok, mais sans sortie au faîtage (le faîtage n’est pas ventilé, sur la photo), il n’y aura guère de ventilation. En outre, il vaut beaucoup mieux répartir les points de ventilation, pour éviter que des zones sous toiture puissent rester humides : risque d’éclatement lors de gel !
          Chape : Avec un chauffage par le sol, donc avec des variations de température, il y aura des dilations/rétractations. 5 cm d’épaisseur me parait trop fin (DTU ou pas), 6 cm d’épaisseur est, pour moi, un minimum.
          Mais ce n’est pas “mon” chantier, bien sûr 🙂 .

          1. Bonjour et merci !

            Donc si j’ai bien compris l’entrée d’air se fera dans mon cas par les liteaux, mais la sortie d’air est peut être faite sous le faitage avec ce genre de bande : https://www.quincaillerie.pro/produit/P193137/closoir-souple-faitage-aretier-ventile-vario-roll-protect-alu-rouge-mm?bs=11&gclid=CjwKCAiA5o3vBRBUEiwA9PVzamkzSqyNy4frSxevWMkl2jQgHv6N5C4f8F-TM8r1kJcwvVzN528vrBoCwDMQAvD_BwE&flxrid=44b10a58-050f-44c4-bb60-728c9b37eac3&utm_source=gshopping&utm_medium=cpc&utm_campaign=fluxcenter

            Si vous pensez que oui je vais les questionner voir même vérifier

          2. Oui, c’est bien ça, entrée en bas, sortie au faîtage, mais je vous conseille quand même d’ajouter quelques tuiles chatières au milieu de la couverture, vers les 2/3 supérieurs (un peu au-dessus de la moitié). Ca ne coûte presque rien, une tuile chatière.

  23. Bonjour,
    Pour les couverture en zinc, sauf en montagne, le zinc fait 0.65mm d’épaisseur. Il existe en 0.70, 0.80 et 1mm. Sur les toît de Paris, on trouve généralement du 1mm, plus résistant dans le temps…
    Connaissez vous la différence de prix entre le 0.65mm standard et plus épais ?
    Cordialement.

  24. Bonjour Monsieur,

    Je fais construire et je souhaiterais faire déplacer 2 poteaux intérieurs de 50 centimètres que je prends totalement à ma charge. Mon CMI m’informe que le maçon qui a construit la maison ne sait pas faire ce genre de chose, il ne fais que de la construction neuve ou extension, pas de rénovation. Le déplacement se fera latéralement, donc pour 1 poteau, il faudra prolonger une poutre et peut-être la renforcer, l’autre réduire la poutre.
    Le CMI me dit qu’il faut ouvrir le plancher, faire du scellement chimique car il n’est pas possible de couler un nouveau poteau.
    Question :
    J’ai entendu dire qu’il est bien de faire faire une étude béton par un ingénieur car on touche aux poutres, qu’en pensez vous ?
    Je ne comprends pas le principe du scellement chimique et pas la possibilité de couleur un nouveau poteau comme cela s’est fait à l’origine.
    Le CMI me dit que ça prend 8 jours de boulot et que ça coûte environ 15000 euros. Est-ce le prix ou pour me décourager ?

    Cordialement.

    1. Bonsoir, une modification de structure de ce genre est très délicate, voire même acrobatique.
      A priori, il faudra placer des nouveaux poteaux et poutres en acier. Pour être réaliste, je ne vois guère comment on peut refaire poutre et poteau en béton armé (une poutre en béton armé ne peut pas se modifier, et surtout pas se rallonger).
      Une étude structure par un bureau d’études béton est évidemment indispensable. Les scellements ne seront probablement pas des scellements chimiques mais des soudures, d’acier (du béton armé) à acier des nouvelles poutres et poteaux.
      Il est très possible que le prix de 15000€ soit fait pour vous décourager, mais, entre nous, je comprends votre CMI de vouloir le faire…

      1. Bonsoir,
        Les poteaux se trouve autour de la cage de l’escalier. Comment fait-il pour rallonger une poutre plate si vous me dites que ce n’est pas possible ? Il en rajoute une en dessous de celle existante ?
        D’autre part, fait-il une nouvelle fondation pour créer les 2 nouveaux poteaux ?
        Cordialement.

        1. Bonjour, il faudrait bien entendu que je voie les lieux et les plans, je ne peux pas répondre ainsi, à distance.
          Une poutre en béton ne peut pas se rallonger, car la forme de ses armatures correspond à une dimension donnée (section des aciers, et surtout crosses des armatures à chaque extrémité).
          Un nouveau poteau doit, bien sûr aussi, avoir une base qui transmettra sa charge aux fondations. Tout cela est technique, vous ne pouvez pas faire faire de tels travaux sans avoir en main une étude “structure” par un professionnel qualifié, d’autant plus que modifier une structure existante en béton armé est “acrobatique”, comme je le précisais. En bois ou en métal, c’est plus simple (enfin, moins complexe…).

  25. Mr Espagno ,
    Bonjour,
    Je vais donc avoir après mètre renseigné cette fameuse ventilation primaire (event) pour les wc par contre
    une seule tuile à douille en toiture est prévue sur le réseau eaux vannes des 2 wc qui sont raccordés ensemble. donc une seule ventilation primaire pour les deux wv est prévu. Vous vous m’aviez conseillé une ventilation par wc , est ce que ça ira quand même sans poser de soucis ?

    Les deux autres réseaux douche etc auront comme vous me l’aviez bien précisé un clapet à membrane dans les combles,.

    Merci

    Cordialement

    1. Les contrats ont en général un caractère forfaitaire. S’il faut 2 tuiles à douille, un bon artisan met 2 tuiles à douille, sans changer le prix global (et ce n’est pas une grosse affaire, quand même).
      Le risque n’est pas bien grand, s’il faut plus de ventilations (si les siphons se vident en dégageant une odeur d’égout), vous rajoutez des membranes, autant qu’il faut…

  26. bonjour,

    Je fais construire ma maison en R+1 sur vide sanitaire d’environ 110 m2 dans les bouches du rhône.
    Les maçons ont fini le plancher “hourdis”, il y a 2 -3 jours et ils attaquent les murs.
    Est ce trop tôt en sachant que nous avons un temps humide et pluvieux en ce moment?
    Mais le constructeur nous a dit que nous avions une bonne terre!!!

    1. Bonjour, le temps de séchage du plancher hourdis est peu impacté par une météo humide – au contraire, un temps humide permettra au plancher de ne pas sécher trop vite. En été, sous fortes chaleurs, le plancher sèche trop vite, il y a des retraits du béton qui provoquent de multiples petites fissures. Elles peuvent être parfois ennuyeuses car, trop importantes, elles affaiblissent la portance du plancher. C’est pour ça qu’on recommande d’arroser (légèrement, en bruine) le hourdis, à plusieurs reprises pendant les quelques heures qui suivent le coulage.
      Par contre, il faut absolument éviter le gel (par exemple pendant la nuit suivante). Sinon, il faut démolir le hourdis !
      Si les travaux reprennent 3 jours après coulage, le maçon doit veiller à surtout ne pas charger le centre du hourdis, là où il n’y a pas de mur dessous et où la portée est maximale. Puis, le temps qu’il monte les murs, le hourdis aura bien séché. Donc, cette précaution prise de ne pas charger le hourdis aux mauvais endroits, tout va bien.
      A titre d’information, le temps de séchage complet du béton est de 3 semaines. A respecter pour, par exemple, une poutre ou un poteau.
      Nota : le fait d’avoir “une bonne terre” n’a strictement rien à voir avec le temps de séchage du béton… A l’avenir, interrogez plutôt le maçon que votre CMI, il me semble que vous aurez des réponses plus pertinentes.

  27. Merci
    Nous voulons éviter les constructeurs;
    Nôtre premier RDV avec une société de maçonnerie est prévu le 21 nov;
    et nous allons passer par plusieurs Artisans; pour ce qui est charpente etc..
    Cordialement

  28. Bonsoir,
    pouvez-vous, s’il vous-plait m’indiquer les clauses que je dois mentionner sur les différents contrat de construction maison individuel . Merci
    1: Sur un contrat CMI ( si je passe par un constructeur)
    2: si je passe par une entreprise de maçonnerie
    3: Architecte
    4: Géomètre
    Cordialement

    1. Bonsoir, il me faudrait des pages et des pages pour être exhaustif…
      Pour un CCMI, il n’y a pas grand’chose à mentionner, car le client renonce dans ce contrat à son rôle de maître d’ouvrage. Il n’est plus décideur de rien (ou à peu près) et il doit s’en remettre aveuglément au constructeur (avec les risques énormes que cela comporte, vous vous en doutez). Je vous conseille de mentionner avant contrat le maximum de choix de matériaux (carrelage, faïence, etc.) et d’équipement (sanitaires, quincaillerie, etc.) que vous pouvez, mais je sais qu’en pratique, ce n’est guère possible de tout choisir avant de signer un CCMI. Vous devrez donc accepter toutes les plus-values, même celles qui seront exagérées, si vous voulez choisir autre chose que ce qu’a prévu le CMI. Je vous conseillerais bien aussi de rappeler que la loi oblige le CMI à vous présenter ses sous-traitants et à vous demander votre accord pour qu’ils travaillent pour lui, y compris les conditions financières (vous devez donc avoir leurs devis en mains), mais dans ce cas le CMI refusera probablement de signer le contrat (pour vous cacher la marge qu’il fait sur votre contrat), aussi, “à vous de voir”.
      Par une entreprise de maçonnerie : si vous avez les compétences techniques pour établir les plans techniques, les marchés de travaux et le suivi de chantier – et aussi le temps pour tout ça – si vous connaissez le “juste prix” de chaque ouvrage pour votre région, si vous connaissez déjà des bons artisans pour chaque ouvrage, et si vous connaissez toutes les réglementations qui s’appliquent à une maison individuelle (il y en a beaucoup), vous pouvez vous passer d’un architecte. Mais je rappelle qu’il n’y a pas qu’un maçon pour construire une maison, il y a aussi le charpentier, le menuisier, le plaquiste, le plombier, l’électricien, le carreleur, le façadier, le serrurier (éventuellement), le peintre (éventuellement), etc.
      Architecte : les contrats d’architecte sont libres. Le contrat établi par le Conseil national de l’Ordre n’est pas obligatoire, il n’est que proposé par l’Ordre. Pour ma part, je ne l’utilise jamais car c’est une “usine à gaz” et,en plus, le respect strict du budget (à l’€ près) n’y est pas mentionné (il y a une marge de tolérance), ce qui n’est pas l’engagement des Architectes d’Aujourd’hui (nous mentionnons de faire respecter strictement le budget du client). Lisez bien son contenu au préalable.
      Géomètre : ?? Un géomètre ne s’occupe pas des travaux de construction, il s’occupe du foncier, du terrain.
      Bonne opération !

  29. Bonjour ..nous souhaitons acheter une maison sur Allauch en région PACA mais celleci est dépourvu de vide sanitaire..est ce un réel problème ?

    1. Bonsoir, non, ce n’est pas un problème en soi. Pour une maison qui existe, il est facile de vérifier la stabilité de la dalle béton (c’est le point faible des dallages sur terre-plein).
      Y a-t-il des fissures sur le carrelage ? Y a-t-il un vide de quelques mm sous les plinthes, entre la base des plinthes et le carrelage ? Si oui, la dalle béton s’est affaissée, et elle risque de continuer à bouger. Et si non, tout va bien, il n’y a pas de raison que ça se produise (sous réserve d’un agent extérieur qui surviendrait, comme un drainage périphérique fait après coup et modifiant la consistance du terrain, ou bien une évacuation d’une descente d’eau pluviale qui fuirait : dans ce cas attention ! fissures à l’horizon…).
      Et plus la maison est ancienne, plus cette vérification sera fiable.

  30. Bonjour, Notre maison a été construite en 2007 sur VS avec un plancher chauffant électrique. J”ai pu remarquer au fil du temps que le carrelage du rez de chaussé bougeait (fissures, légers relèvements près d’un joint de dilatation..etc…) La dalle à l’étage semble également avoir subit quelques déformations qui ont générées des fissures verticales sur l’enduit de façade, des fissures horizontales au dessus des portes à l’étage (placo) et quelques carreau de carrelage fêlés dans la salle de bain . Ces phénomènes sur deux étages différents peuvent-ils être liés? L’expert que nous avions convoqué en 2009 pour les fissures de façade avait juste conclu à des désordres esthétiques liés au différence de matériaux ‘parpaings creux et béton plein)…
    Merci d’avance pour votre réponse

    1. Bonsoir, je ne peux pas vous dire à quoi ces fissures sont dues, bien sûr. Il faudrait que je les voie et que je fasse un examen attentif des lieux, des photos de chantier, que j’ai connaissance de l’étude de sol, etc.
      La multiplication des fissures est a priori inquiétante. Etes-vous sûr que ce n’est pas un problème de fondations ?
      Hélas, la garantie décennale est passée, je présume…

      1. Malheureusement pas d’étude de sol réalisée….et garantie décennale passée…. Le fait que l’expert ait conclu à des désordres mineurs alors qu’il s’agit peut être de défauts structurels ne vous interpelle pas? Sa responsabilité ne peut-elle pas être engagée?
        Que nous conseillez-vous pour la suite? faire appel à un expert indépendant?
        Cordialement,

        1. Il s’agit de l’expert de l’assurance ? Dans ce cas, il défend l’assurance, pas vous. Il n’est pas indépendant, donc il est logiquement partial.
          Prenez un expert indépendant, qui n’est pas par ailleurs expert d’une assurance; Un architecte d’expérience serait tout indiqué. Je faisais ce genre de mission à une époque, y compris dans des contentieux judiciaires avec des experts désignés par un juge, c’était très efficace car un avocat n’est pas un technicien du bâtiment, il ne peut pas aider son client sur ce plan (ce n’est pas une offre de service 🙂 ).
          Les fissures verticales et rependues un peu partout ne sont probablement pas des fissures de dilatation, sans gravité. Les fissures que vous décrivez montrent un défaut structurel sérieux.

    1. Bonjour,
      – agglo coffrant : oui, bien sûr, les blocs à bancher sont un très bon choix pour un mur de soubassement. Ca équivaut (presque) à du béton armé, ce qui rigidifie l’ensemble du socle de la maison et répartit bien les efforts, par exemple en cas de légère faiblesse ponctuelle du sous-sol.
      – conseil tout simple : vous suivez bien les préconisations de l’étude de sol, et, évidemment, à celles du PPRM lui-même. Ces prescriptions peuvent être assez étendues, aussi il est indispensable d’avoir un plan technique des fondations fait par un professionnel (architecte, par exemple) avant tout début de réalisation des travaux. Et de s’assurer qu’il est bien suivi pendant les travaux, évidemment là-aussi. Le soubassement en blocs à bancher est judicieux dans votre cas.

  31. Bonjour. J’ai mesuré une hauteur de 0,35 m d’eau dans le vide sanitaire de ma maison. Celle-ci m’a été livrée en Juillet 2019, c’est donc mon premier hiver. Depuis octobre la pluviosité sur la région brestoise est particulièrement importante et le niveau d’eau dans le puits d’infiltration auquel est raccordée la canalisation d’évacuation des eaux pluviales dépasse celle-ci de 0,64 m ce qui peut expliquer cette importante quantité d’eau dans le vs.
    Je crains que cette situation provoque à la longue un effet néfaste car elle se répétera tous ans et malgré la ventilation l’humidité ne risque t’elle pas de s’installer?
    Qu’en pensez-vous?
    Cordialement

    1. L’eau dans le vide sanitaire n’est pas un problème – en soi – vis-à-vis du bâtiment. La tenue future du bâtiment ne dépend que de la profondeur des fondations ; elles doivent être coulées dans le “bon sol”, bien en profondeur.
      Par contre, l’eau n’est pas agréable, c’est un nid à moustiques (l’été), ça peut entretenir une zone humide aux abords de la maison, etc. Peut-être pouvez-vous tout simplement la drainer, en faisant des orifices le plus bas possible dans le soubassement ?

  32. Bonsoir,
    je viens vers vous pour avoir des réponses à mes questions enfin si je suis au bon endroit . Nous sommes en train de faire construire une maison , nous passons par un constructeur qui ne veut absolument pas entendre parler de vide sanitaire ( bon pourquoi pas me direz vous ils doivent savoir ce qu’ils font ) étude de sol faite par ce constructeur tout est ok environnement favorable pour du terre plein , hors aujourd’hui nous avons nettoyé ce terrain et là surprise le terrain est rempli de troncs d’arbre en décomposition sur toute la surface constructible et une profondeur indéterminée du coup est-il possible de faire du terre plein sur ce genre de terrain car j’imagine que le bois en décomposition va s’affaisser faisant apparaître des cavités sous notre dallage du coup comment puis-je procéder ?

    Cordialement

    1. Bonsoir. Dans votre cas, je ne vous dirai surement pas “Pourquoi pas ?”. Il est évident que le terrain a été remblayé, donc qu’il n’a aucune portance, il est mou, sans résistance. Déjà qu’un sol normal doit être parfaitement stable et compact pour supporter un dallage (c’est très rare, car il ne doit avoir aucune variation en surface, par exemple entre l’été et l’hiver, ce qui n’est pratiquement jamais le cas), mais là c’est bien pire.
      C’est donc le sinistre assuré.
      Le plancher porté (disons un hourdis sur vide sanitaire) est incontournable. Et les fondations doivent être aussi profondes que l’étude de sol le demande.
      Mais pourquoi donc faire confiance à un CMI pour faire construire ?! Qu’est-ce qui pousse les gens à s’en remettre aveuglément à eux ?! (je ne dis pas ça spécialement pour vous, bien sûr). L’intérêt du CMI est de faire des travaux qui lui coûtent le moins cher possible pour gagner un maximum d’argent, pendant que le client paie le prix fort…
      Cordialement

  33. Bonjour,
    La maçonnerie est faite et charpente prête à être posée sur maison individuelle. Il a été prévu des poteaux dans la maçonnerie pour l’emplacement des 2 fermes de charpente de toit plat. Maçonnerie finie, les murs sont tous à l’horizontale. Le haut est ceinturé et ferraillé sans discontinuité.
    Le charpentier a découpé à l’endroit des poteaux de maintient de fermes pour les encastrer, est-ce qu’il y a un risque de solidité de la maçonnerie ? Je croyais que les fermes se posaient au dessus ?
    Cordialement.

      1. Bonsoir,
        Il me semblait que le chaînage d’une maison ne devait pas être discontinue, or, dans ce cas, il a été coupé.
        Peut-on le faire justement ?
        Pourquoi le charpentier n’a t-il pas posé ses fermes sur la maçonnerie ?
        Les fermes sont énormes je trouve, qu’en pensez vous ?
        Cordialement.

        1. Le chaînage ne doit pas être coupé, bien sûr. Sa principale caractéristique est bien d’être continu, en effet.
          Je ne peux pas savoir ainsi, sans voir les plans et le chantier, pourquoi les fermes ne sont pas sur la maçonnerie (s’il s’agit d’un poteau intégré au mur, c’est normal, le poids d’une ferme peut casser la brique ou l’agglo d’un mur, la ferme ne peut pas reposer directement sur une brique ou un agglo creux) ni pourquoi elles vous paraissent disproportionnées. Demandez au maçon, il vous expliquera surement.

          1. Bonjour,
            Le maçon et c’était prévu aux plans à fait des poteaux pour les fermés pour qu’elles reposent dessus.
            Sur les plans, il est prévu une hauteur sous plafond à plus de 220 fini. Là, le dessous des fermes est à 220 sans que le sol soit fait. On va se retrouver avec une ferme qui va traverser la salle de bain…
            Que puis-je faire ?
            Le chaînage a été coupé, c’est sur, que faut-il faire pour rattraper ? Quels sont les risques du fait que le chaînage est coupé pour mettre les fermes ?
            Cordialement.

          2. Un chaînage coupé ne sert plus à rien, comme une ficelle coupée… Il y a donc risque de dislocation des maçonneries (fissures). C’est ce que l’on voit dans les vieilles bâtisse, quand il n’y avait pas de chaînage, pas de béton armé.
            Quant à la hauteur des fermes, je ne sais que vous dire. Que disent les plans techniques ? notamment les Coupes. Je crois que vous avez un maître d’oeuvre : que dit-il ?

          3. Bonsoir,
            Je verrai le retour du MO sur le sujet.
            En fait, le chaînage pour mettre les fermes n’a pas été totalement coupé. L’épaisseur d’une 1/2 brique pour poser la ferme sur le poteau prévu. C’est pareil, il faut que le chaînage soit complet ou la moitié peut suffire ?
            Cordialement.

          4. Non, une demi-brique ne suffit pas, un chaînage est fin (moins de 20 cm puisqu’il y a le coffrage de la brique qui prend de la place),
            les aciers sont donc – au moins dénudés -, sans enrobage (s’ils ne sont pas coupés !). Ce n’est pas possible.

  34. Bonjour ,

    Mr espagno

    les murs sont terminés ainsi que les attentes dans la dalle pour wc, évier douche/baignoire mais je ne vois nul part la ventilation primaire sur mes deux wc ! La conductrice de travaux me dit que ce n’est pas nécessaire car le plombier doit installer des clapets .
    Je précise que c’est une maison de plain pieds avec tout à l’égout avec séparation des eaux usées /eaux propres

    Est – ce que les clapets suffiront à remplacer la ventilation primaire sans avoir de désagréments ou cette ventilation est elle obligatoire?

    Merci beaucoup

    1. Bonsoir, la ventilation primaire est obtenue le plus souvent par la prolongation jusqu’à hors toiture de la canalisation des eaux usées des wc. Il n’est donc nul besoin qu’il y ait une réservation spécifique dans le plancher bas.
      Les clapets peuvent remplacer les ventilations secondaires (par exemple après le dernier appareil d’une salle de bains), mais ils ne peuvent pas remplacer la ventilation primaire. Il vous faut au moins une canalisation Ø 100 qui débouche au-dessus de la toiture. Il vaut mieux une telle ventilation pour chaque wc, car en tirant la chasse, on envoie 3 à 6 litres d’eau d’un coup, ce qui peut dé-siphoner les autres appareils.

      1. Bonjour et merci pour la réponse.

        Donc si j’ai bien compris la ventilation peut toujour être réalisée part la suite à partir de l’attente de chaque wc par un T située sur le plancher jusqu’à la toiture .
        A quelle étape selon vous les ventilations primaires des WC devront elles être réalisées ?
        Les ventilations primaires sont elles obligatoire s au dtu et le constructeur est il obliger de les installer, puis je l’en obliger ?
        Sachant que dans ma notice ccmi il est indiquée :” pour les eaux usées ,les évacuations sont raccordées séparément à la chute , notamment dans la salle de bain ce qui rend la ventilation non nécessaire :” qu’en pensez-vous ?

        Puis-je si la conductrice de travaux refuse d’installer les ventilations primaires en voulant les remplacer par les clapets bloquer le chantier.

        1. 1 – la canalisation d’évacuation des EU du maçon, laissée en attente au niveau du plancher bas, est prolongée jusqu’en toiture par le plombier. Le plombier vient y raccorder le wc par un Y.
          2 – les ventilations primaires sont obligatoires, ce sont les règles de l’art, personne ne peut y déroger, pas même un CMI (d’ailleurs, je ne vois pas pourquoi un CMI ne serait pas soumis aux mêmes règles que tout le monde). Vous pouvez donc l’obliger à travailler correctement. Ces ventilations doivent avoir le même diamètre que la canalisation d’évacuation, c’est-à-dire Ø 100 pour un wc.
          Les clapets sont admis pour des ventilations à condition que ce soit pour une ventilation par réseaux wc séparé (pas si le wc et les autres appareils ont la même ventilation). N’oubliez pas qu’il faudra un clapet Ø 100 pour chaque wc. Pour ma part, j’impose une ventilation primaire qui sort en toiture, et je suis ok pour un clapet pour les autres ventilations.
          3 – la phrase dans votre “notice” descriptive est du charabia qui ne veut rien dire. Les eaux usées de la salle de bains sont évacuées au réseau d’assainissement, elles doivent donc avoir une ventilation (primaire ou secondaire). Quand il ne comporte pas de wc (par exemple une SDB avec vasque et baignoire), un réseau peut avoir un clapet en amont du dernier appareil (c’est une tolérance, pour remplacer la ventilation secondaire). Le dernier, c’est celui dont l’eau usée doit parcourir le plus de distance avant d’arriver à l’assainissement.

          1. Bonjour ,

            Merci merci pour votre réponse !

            Je suis donc retourner dans le vide sanitaire pour vérifier les évacuations et je suis certain maintenant que mes deux wc sont reliés entre eux et sortent seul de la maison séparément des éviers douches et baignoires .

            Donc si j’ai bien compris dans ma configuration des clapets de 100 sont admis pour les wc ? si ils sont admis cela veut dire qu’en ccmi qu’ ils ont le droit de les installer ou je peux tout de même leur imposer une ventilation primaire pour les wc ? mais la question est est-ce réellement utile?

            J’ai tester les écoulement avec un seau de 5l, en sortie à quelque chose prêt la même quantité d’eau ressort .

            Merci pour tout

            Cordialement

          2. Pour les wc, un clapet (à la place d’un évent qui sort en toiture) est admis si la canalisation du wc ne reçoit pas d’autre appareil jusqu’à ce qu’elle rejoigne le réseau d’assainissement. Ce qui n’est pas votre cas : il vous faut donc une ventilation qui sort en toiture pour chaque wc. En plus, il vous faudrait un très gros clapet, pour une canalisation Ø 100 : mieux vaut un évent.
            Le fait d’avoir un contrat ccmi n’a rien à voir avec un éventuel changement des règles de l’art ! Les ccmi ne sont pas au-dessus des normes, ils doivent faire comme tout le monde : respecter le travail bien fait. Pourquoi seraient-ils dispensés de bien travailler ?!
            Il est normal que la même quantité d’eau ressorte en bout de canalisation que celle que vous y avez introduite 🙂

          3. Bonsoir ,

            Je pense que j’ai du mal m’expliquer ou alors je n’ai rien compris désolé lol , devant la maison je ne vois qu’un seul tuyaux pour les deux wc et deux autres tuyaux pour éviers baignoires et douches (les wc sont donc séparées à la sortie de la maison des évacuations douches etc).

            Je pense que tous va se rejeter séparément dans le réseau d’assainissement , donc clapets ou event ou clapets ?

            Merci Merci

          4. Event pour les wc et clapet (ou évent) pour les autres appareils.
            On ne peut mettre un clapet à un wc que s’il n’est pas en contact, en réseau, avec d’autres appareils. Que s’il va tout seul se raccorder à l’égout.

          5. Bonjour Mr Espagno ,
            On s’arrache les cheveux heureusement que vous êtes là !

            Je vais donc leurs imposer ce que vous préconisez concernant les primaires et les secondaires.
            Par contre je suis une fois de plus retourner vérifier les pentes, concernant les wc au début la pente est correct mais arrivée à l’extérieur j’ai pu remarquer que le tuyau est moins pentu, en faisant le test en versant de l’eau tout s’écoule bien mais en sortie il reste un peu d’eau (je vais essayer avec du papier wc pour voir si l’ensemble s’écoule correctement) mais pourquoi en sortie n’ont ils pas fais une pente plus importante c’est dingue ….!!

            Par contre je pense avoir découvert un autre problème, sur un côté je suis en limite de propriété le tuyau d’évacuation de la gouttière arrière passe donc dans le vs, en versant de l’eau à une extrémité dans ce tuyau l’eau ne ressort pas de l’autre côté ! et pour cause dans le vs en vérifiant le niveau, ce tuyau monte et descend !!!!!! je suppose que cela est bon à refaire ?

            Ma maison est donc construite en OPTIBRIC PV 4G, brique terre cuite pose joint mince, l’isolation intérieur sera réalisé avec un doublage polystyrène Graphité ba13+100.
            Ma question est :” comme en ccmi la crépis est fait tout à la fin, donc dans mon cas sera réalisé l’année prochaine est ce que il y a un risque pour l’isolation une fois posée qu’elle prenne l’humidité ?

            Bien cordialement

          6. Bonsoir, une faible pente est en effet dommage – j’ai rencontré le cas des dizaines de fois – et je suis bien d’accord avec vous : plus il y aura de la pente, moins il y aura de bouchons, c’est évident. Les maçons devraient se simplifier la vie en faisant une bonne pente, ils auraient ainsi moins de problèmes dans le futur. Mais tout le monde n’est pas logique…
            Tuyau EP dans le vs : si le tuyau est correctement attaché sous le hourdis, par de nombreuses attaches, la contre-pente n’a pas beaucoup d’importance. Le tuyau va se remplir, puis, une fois plein, l’eau coulera, comme dans un siphon. Par contre, s’il est mal fixé, le tuyau plein d’eau pesant plus lourd, ça va casser un jour ou l’autre (quelques années ?), et tout va se déverser dans le vs.
            L’enduit protège l’isolant de l’humidité, en effet. Avec de la laine de verre, c’est très important. Avec du polystyrène, ce n’est pas grave de ne pas faire l’enduit tout de suite, il ne craint pas vraiment l’eau.

  35. Bonjour Monsieur Espano,

    Est-il techniquement possible de faire une terrasse sur VS avec caniveaux en périphérie de la maison en béton érodé ? En terre plein, je sais que c’est possible.

    Cordialement.

    1. Bonsoir, oui bien sûr, c’est possible. En cas de revêtement en béton érodé, mieux vaut ajouter une dalle spécifique (en ciment blanc, pour avoir la couleur “pierre” grâce au sable choisi), désolidarisée (évitant ainsi les fissures de la structure) et dont l’épaisseur permettra de placer facilement en périphérie un caniveau.
      Cordialement,

      1. Bonsoir,
        Merci pour votre retour.
        Je n’ai pas tout compris… Il faut que ce soit fait en 2 fois ? Le plancher en béton gris et une fois sec le béton érodé par dessus ?
        Qu’appelez vous une dalle spécifique ? Une couleur au choix en fait ?
        Je croyais que le fait de faire une terrasse sur VS garantissait qu’il y aurait 0 fissure et pas d’affaissement. Les fissures peuvent tout de même venir ?
        Cordialement.
        Cordialement.

        1. Pour les fissures, il est fréquent – et pas du tout anormal, ce n’est pas une malfaçon – que le béton des planchers (dallages ou hourdis) se fissure en surface, légèrement. On parle alors de “faïençage”. Il y a des tensions, des dilatations, etc. qui peuvent provoquer ça. Ce ne sont évidemment pas des sinistres, mais ce n’est pas très esthétique. Un peu comme pour une pièce de bois massive, les tensions internes provoquent des fissures, le bois se fend un peu, ça ne l’affaiblit pas vraiment.
          Ce n’a rien à voir avec un tassement, ça c’est grave, ce serait un sinistre (et un sinistre lourd).
          Si l’on ne veut pas voir ce faiençage, il faut le recouvrir. L’avantage d’une dalle en béton rapportée sur le hourdis (coulée dessus), est qu’elle n’aura pas de tension, elle pourra se dilater tranquillement, sans en être empêchée. Donc, pas de (légère petite) fissure. C’est pour ça qu’il faut la désolidariser (il ne faut pas qu’elle “colle” au plancher, par exemple on la coule sur un polyane).
          Et si l’on ne veut pas faire cette dalle, mais si l’on veut une jolie couleur, il faut faire tout le hourdis en béton teinté. Ca coûte cher, et du coup faire une dalle rapportée dessus ne coûte pas vraiment plus cher (le hourdis sera fait avec du béton “normal”).
          Enfin, en ne prolongeant pas cette dalle rapportée et teintée aux bords du plancher, ça permet de faire facilement un caniveau périphérique.

          1. Merci pour votre explication.

            Dans le cas ou on fait un plancher en béton normal et au dessus en béton teinté désolidarisé, quelle épaisseur faut-il ? A quoi ça servirait de la faire 100% en béton teinté ? On ne voit pas le dessous et plus cher ?

            C’est bien cela ? On fait un plancher pour toute la surface de la terrasse, on pose ensuite les caniveaux et on ajuste à la même hauteur avec un béton teinté et finition ?

            Je souhaite pas d’affaissement de terrasse ni fissure. On voit souvent des terrasses qui s’affaissent au niveau des pignons ou fissurent, je ne souhaite pas cela.

            Cordialement.

          2. Il faut une épaisseur minimale de 5 ou 6 cm, je prévoirais plutôt 7 cm mini, avec un treillis soudé à l’intérieur (fin, c’est juste un anti-fissuration, pour donner de la cohérence au béton) qui doit être recouvert de + 2,5 cm de béton minimum. Et il vous faudra une forme de pente pour l’écoulement de l’eau de pluie (si le plancher hourdis n’a pas déjà cette forme de pente). Donc 7 cm au plus fin.
            On ne peut pas faire plus fin. Par exemple, ajouter une couche de 2 cm de béton seulement va provoquer des fissures, importantes celles-là : il faut un minimum de masse au béton pour qu’il ne se disloque pas, une “feuille” de béton de 2 cm, surtout à l’extérieur (gel, forte chaleur…) va se briser, s’émietter.
            Pour les caniveaux, si une profondeur de 6 cm vous suffit, c’est parfait. S’il faut plus, vous devrez prévoir des chaînages du plancher hourdis en dessous moins hauts, décalés : c’est possible, mais délicat (il faut respecter la continuité de la structure des armatures, et leur enrobage. Il faut un bon maçon pour faire ça).
            Le risque d’affaissement n’est écarté que par le plancher hourdis en dessous, et sur le fait qu’il repose sur des fondations assez profondes pour être “au bon sol”. Tout ce qui est rapporté au-dessus ne change rien (c’est comme un tapis : ça n’a pas de fonction porteuse).

          3. Rebonjour,

            Le maçon m’a indiqué que le fait de faire une terrasse sur VS avec un béton érodé pose problème car la machine a éroder pèse 500kgs et vibre et la résistance du plancher est trop faible.

            Ou alors partir sur un béton sérigraphié ?

            Ou le maçon me propose dalle sur plot, moins cher car on gagne sur les caniveaux.

            Quel est votre avis ?

          4. Ah, si sa machine est trop lourde, alors il ne faut pas, en effet.
            Les dalles sur plots sont une bonne solution. C’est surtout le coté “visitable” que j’aime bien, elles ne sont pas scellées.
            Pensez à bien traiter les tranches verticales, pour avoir une finition nette.

  36. Bonjour
    Je compte faire une extension l’existant à un sous sol j’ai voulu faire au même niveau j’ai donc creusé à 50 cm en dessous du niveau de l’existant . J’ai découvert qu il n y avait pas de fondation j’ai fait donc une reprise sous ouvre de ce côté du mur . J’ai toute la surface excavée et j’ai arrêté le chantier . Est ce qu il y’a un risque avec lés pluie et l’hiver sur qu au moment où je reprends lechantier que je ne suis plus avec de la bonne terre pour faire les fondations de la nouvelle extension ? Fau t’il que je me dépêche à la faire? Je ne peux plus creuser ou excaver en raison du mur que je viens de faire la reprise
    Je n’ai pas fait étude de sol mais la personne qui a fait excavation tête m’a dit que c’est la bonne terre ,
    Merci pour votre aide

    1. Bonjour, creuser contre un ouvrage ancien (je présume ? car il n’y a pas de fondation) est par nature dangereux, car ça risque de déstabiliser la construction existante. En laissant le chantier en l’état, ouvert, pendant des mois, on augmente le risque de déstabilisation, car la terre qui était sèche en permanence (car elle était en profondeur) devient humide, voire gorgée d’eau, elle est donc moins résistante.
      Je ne sais pas quels travaux de reprise en sous-oeuvre vous avez faits. Et je ne connais pas le site, le chantier. Donc je ne peux pas vous conseiller techniquement. Je ne peux que vous conseiller de vous adresser à un architecte (d’aujourd’hui), au moins pour une visite-conseil : vous aurez un avis pertinent sur la suite à effectuer.
      Quant à l’absence d’étude de sol, en général (c’est-à-dire sauf cas rares) elle est toujours utile pour savoir sur quoi l’on construit et donc pour adapter les travaux en conséquence.
      Faire construire est toujours onéreux (même pour une simple extension) et technique, surtout les extensions. Le client a besoin d’un avis extérieur de quelqu’un qui a une vision d’ensemble de l’opération, sur tous les plans. Un maçon n’est pas un architecte, chacun a ses compétences. Il ne vous viendrait pas à l’idée de demander à un architecte de bâtir lui-même un mur. L’inverse est vrai aussi.

  37. bonjour je voudrais faire une extension bois ou parpaing je ne sais pas encore mais je suis un peu perdu pavillon sur sous sol année 1989 sous sol enterré devant donc plain pied devant à l’arrière non enterré entrée sous sol sur un côté et l’autre côté pente remblayé avec terre végétal remblayé en 1989 c’est de ce côté que je voudrais faire l’extension de 20m2 faut-il que j’enlève la terre de remblais ou quelles autres solutions merci

    1. Bonjour, j’avoue ne pas bien comprendre vos interrogations.
      Vous souhaitez faire une extension de votre maison, là où de la terre a été remblayée :
      – Si votre extension se situe au niveau de la terre remblayée, il faut l’enlever, bien sûr.
      – Si votre extension se situe au-dessus, au niveau de la partie habitable (si j’ai bien compris),
      vous ne pouvez pas vous appuyer sur la terre remblayée, car elle n’a aucune résistance. Vous devez faire creuser des fondations qui descendront dans la terre non-remblayée (celle qui n’a pas déjà été creusée) jusqu’à la couche résistante, celle que l’on appelle “le bon sol”. L’étude de sol vous permettra d’en déterminer la profondeur.
      Quant à savoir s’il vaut mieux enlever la terre remblayée actuelle, cela dépend de plusieurs critères. Un architecte (d’aujourd’hui) sera vous le dire.
      Ce n’est pas que je veuille toujours “placer” ici l’intervention d’un architecte, mais il faut bien réaliser que dans le “bâtiment”, il s’agit toujours de cas particuliers, qui doivent tenir compte de critères toujours différents. Ce qui est l’inverse dans “l’industrie”, où l’on peut réaliser la même télévision, la même voiture, etc. pour des millions de gens. Pas dans le “bâtiment” : chaque terrain est unique (toujours..), chaque contexte est différent.
      C’est pour ça qu’on a inventé le métier d’architecte, depuis des milliers d’années : pour guider le client dans ses choix multiples et pas toujours évidents, car il n’a pas d’expérience dans ce domaine.

  38. Bonjour Mr Espagno ,je construit actuellement une maison en brique bgv en demi-niveau , la dalle du garage attenant à l’habitation sera 54 cm en dessous du niveau de la dalle de l’habitation qui sera sur VS en agglo bancher.je me pose la question de la liaison des briques au droit du décalage de niveau garage/ habitation, je pense qu’il y à un risque de fissure. Dois-je faire également un VS inaccessible décalé de 54 cm sous le garage de manière à ce que les briques reposent sur deux structures identiques à deux niveaux différents ou puis je monter deux rang d’agglo bancher supplémentaires sur le garage afin de rattraper les 54 cm de décalage et sur lesquels faire reposer le 1er rang de briques et faire un dallage flottant sur terre plein? sinon dois je séparer par un joint de fractionnement les deux bâtiments ? cordialement

    1. Bonsoir, le dallage sera dissocié des murs, il ne doit pas appuyer dessus, on place un polystyrène (ou équivalent) aux 4 bords du dallage, pour qu’il puisse se dilater librement, évitant ainsi des fissures. Donc ne vous inquiétez pas pour les murs : le dallage n’aura aucune action sur eux.
      Bonne (fin de ) soirée.

  39. Bonjour,

    Nous avons contacté des constructeurs pour notre future maison. 2 nous proposent une construction sur vide sanitaire et un autre non. Comment savoir quel constructeur a raison? Est-ce qu’un constructeur prendrait le risque de construire sur base pleine pour une question de cout?
    Cdt
    DR

    1. Bonjour,
      la technique du plancher porté, c’est-à-dire en général un plancher hourdis sur vide sanitaire, est bien plus fiable, moins risquée, qu’un simple dallage sur terre-plein. L’article sur notre site explique pourquoi.
      Est-ce qu’un constructeur prendrait le risque de construire sur base pleine pour une question de coût? Pardon de parler avec franchise, mais votre question montre une certaine candeur : oui, bien évidemment ! un constructeur va gagner plus d’argent avec un dallage qu’avec un hourdis, puisque ça lui revient moins cher. Et comme vous ne connaissez pas le détail des prix (je présume qu’il ne vous a pas confié les devis de tous ses sous-traitants, même si la loi l’y oblige), le bénéfice est pour lui. Je rappelle qu’un architecte, qui ne vous vend pas les travaux lui-même et qui transmet toutes les informations à ses clients (donc tous les devis d’artisans, par exemple), n’a rien à gagner à ce que vous ayez des travaux de moins bonne qualité. C’est ce qui le rend fiable dans ses conseils, car il n’y a d’expertise qu’indépendante des intérêts financiers des uns et des autres, évidemment.
      Le principe du CCMI (ce n’est pas une critique des CMI, c’est le constat du fonctionnement de ce contrat) est que le constructeur achète les travaux à ses sous-traitants le moins cher possible pour vous les revendre le plus cher possible : la différence est pour lui.
      Si vous deviez avoir un sinistre (affaissement du dallage provoquant des fissures intérieures : sols et cloisons), ce sera son assurance qui gérera le problème et ce n’est pas lui qui sera embêté (vous si…, surtout si vous devez déménager pendant les travaux). Le risque le plus grave pour vous est que ce sinistre n’apparaisse pas dans les 10 ans qui suivent la réception, mais un peu plus tard : vous ne seriez plus assuré.
      Bien cordialement,

  40. Bonjour ,

    Les maçons ont commencé à monter la maison avec la Brique rouge BGV 4 G, par endroit j’ai pu remarquer des jours de 4 cm ! est ce normal ?

    Bien cordialement

    1. Bonsoir, ah non, pas normal du tout ! C’est dommage de monter de telles briques ainsi.
      C’est jours doivent être comblés, et bien en profondeur (vérifiez dedans-dehors, avant que les doublages
      soient faits.
      Mais évidemment, le joint n’aura pas la capacité isolante de la brique et il risque d’apparaître même
      quand l’enduit sera fait, car ce sera un point froid. Ca arrive aux changements de temps quand
      l’air devient humide.
      C’est vraiment dommage. Voilà un maçon à surveiller de près…

      1. Bonsoir ! me suis trompé dans le pseudo (c’est moi sasan lolll)

        j’ai oublié de préciser qu’il ne pouvait pas faire autrement je pense car les jours sont situés sur l’avant dernières brique avant l’emplacement des futurs fenêtres. (donc sans ce jour à certain endroit la dimension de la fenêtre serait fausse.)

        Faut il reboucher ses jours avec un mortier hydrofuge réalisé à l’aide d’un produit de type hourdex (liant à maçonner)

        Cordialement

        1. On peut toujours recouper 2 briques pour que le total tombe exactement à la longueur voulue…
          Inutile de mettre un mortier spécial, de toute façon le mortier est plus étanche par lui-même
          que la brique. Donc un mortier, bien dosé suffira (avec beaucoup de ciment, par exemple 400 kg, pour
          qu’il tienne bien).
          Bonne soirée,

      2. Bonjour Mr Espagno

        Maintenant que le mal est fait est ce que pour boucher les jours le Mortier joints minces pour briques (le même qui a servi pour monter les briques) est t’ il satisfaisant ?
        Que pensez-vous de l’enduit par projection aeroblue avant la pose de l’isolation ? dans mon cas ne serait il pas une bonne solution pour rattraper les éventuelles pont thermique du au mauvais montage de certaine brique ?

        Bien cordialement

        1. Bonsoir, ces briques sont montées à la colle, il me semble ? Je ne sais pas jusqu’à quelle épaisseur il est possible de remplir des joints, à voir avec le maçon (ce doit être indiqué quelque part par le fabricant). Si c’est possible, tant mieux, c’est toujours mieux de garder le même matériau en façade, en support d’enduit.
          L’enduit type “aéroblue” est pour étancher un mur à l’air (et non à l’humidité, puisqu’il est intérieur aux briques). En fait, je n’utilise pas ce genre de produit.
          Ne vous tracassez pas, un bon rebouchage des joints larges réglera le problème.
          Bonne soirée.

          1. Bonsoir ,

            Merci

            Oui les briques (bouyer leroux home bric BGV 4 G ) sont montées avec le mortier home bric joint mince 3mm.
            J’ai pu trouver les recommandations pour le calfeutrement “Pour reboucher un interstice entre deux produits (dans le cas d’une coupe), réalisez un calfeutrement vertical à l’aide du mortier joints minces mélangé à 50/50 avec du sable. Ce remplissage peut aussi être fait avec le Hourdex (mortier bâtard).”

            Je doute que le mélange ait été mélangé avec 50% de sable … vu les maçons qui me font la maison et qui ont comme vous le dites si bien” le poil dans la main ……”

            Ce qui m’inquiète le plus c’est les jours (voir lien photos) après découpe entre deux briques sur le dessus ! faut il que ses jours soient rebouchés ? je précise que d’autres briques viendront au dessus. https://image.noelshack.com/fichiers/2019/42/3/1571249045-img-20191015-172340.jpg

            Bien cordialement

          2. Bonjour, c’est évidemment au maçon de bien faire son travail, et tout d’abord de bien connaître la technique de pose des briques. C’est la base de son métier, quand même. Il n’est pas nécessaire de remplir tout le joint vertical entre les briques, à moins qu’il ne soit très large (ce qui est déjà anormal en soi). Il faut un rebouchage extérieur et un rebouchage intérieur.
            Et il faut suivre les préconisations du fabricant ! S’il faut du sable, on met du sable, c’est tout ! Ce n’est pas compliqué à acheter, le sable…
            Si vous n’avez pas d’architecte, peut-être qu’il vous faut hausser la voix : dites que vous ne paierez surement pas un travail mal fait, en montrant votre mécontentement !

  41. Bonjour ,

    Merci pour vos réponses.
    J’ai remarqué que ma dalle de compression n’est pas plane par endroit il y ‘a des bosses ! cela va t’il poser des problèmes pour le plâtrier (je précise que j’ai choisi l’isolation polyuréthane projetée au sol et les carreaux de plâtre plein de 7 cm pour la séparation des pièces ) ?

    Concernant le mortier hydrofuge en dessous de la première rangée de brique rouge de combien doit être son épaisseur ? les jours potentiels pendant l’élévation de la brique devront t’ils êtres comblés au mortier ou à la colle pour brique ?

    MERCI
    Cordialement

    1. Bonsoir, un plancher hourdis n’a pas besoin d’être parfaitement plan en maçonnerie (en ossature bois, si). Les bosses doivent être limitées, bien sûr, pas trop grosses.
      Le plâtrier doit poser ses cloisons sur des semelles, pas directement sur le béton (et ceci, quelle que soit la cloison, carreaux de plâtre, briques, placo…).
      L’épaisseur du mortier hydrofuge est normale, elle sera en fait un peu supérieure aux autres joints puisqu’il s’agit de rattraper les petites irrégularités du plancher béton. Et de toute façon, le plancher hourdis lui-même fait office de coupure de capillarité. Mettre de l’hydrofuge est juste un précaution supplémentaire, notamment avec les briques, très spongieuses.
      Les jours très fins sont normaux, mais dès qu’ils atteignent 5 ou 6 mm, ils doivent être comblés, rebouchés. Si c’est fin, à la colle ; si c’est plus important, au mortier (mais un jour important est anormal, attention qu’il n’apparaisse pas après l’enduit : zone plus sombre ou plus claire).

      1. Merci une fois de plus ..

        En ce qui concerne les carreaux de plâtre l’ensemble de la première rangée de toute la maison sera de couleur bleu (hydrofugé) est-ce pour cela que je ne vois nul part sur les forums une pose sur semelles ?

        Bien cordialement , bonne nuit -^-

        1. La nuit a été très bonne, merci. D’autant plus que je me réveille (et donc je me suis endormi) dans une chambre face à la mer, en Corse…
          La semelle est un rail en U pour les carreaux de plâtre, calé sur le plancher béton. Il n’est pas toujours très visible.

          1. Bonjour ,

            Quelle chance !! c’est sur le climat de la CORSE n’est pas le même que chez nous en Lorraine mdrrr
            Oui je connais les semelles en rail en U mais sont il nécessaire si l’on utilise les première rangée en carreau hydrofugé ? car je n’ai jamais vu aucun artisan qui utilise les rails en Udepuis le temps que je regarde les récits des constructions sur internet.

            Bien cordialement

          2. Il y a des gens qui se baignent… J’aurais dû prendre mon maillot.
            Les cloisons doivent être posées sur des semelles, c’est une question de désolidarisation. Gérer les dilatations, c’est-à-dire désolidariser, est une constante pour faire des bâtiments qui se comportent bien, qui vieillissent bien.
            Sinon, la désolidarisation se fera tout-de-même, sans notre accord : ça s’appelle des fissures.

  42. Bonjour ,

    Sans vous manquez de respect je renouvelle ma question..
    Je confirme mes réponses, en gras et italique
    Mr Espagno
    Notre maison a une superficie de 120 m2 habitable et 43 m2 de garage l’ensemble sur VS.
    Les aérations du vide sanitaire de 100 mm sont aux nombres de 6 et sont bien placées en face l’une de l’autre pour une bonne circulation de l’air. Est-ce que 6 aérations sont elles suffisantes ? Oui

    Malgré des températures extérieures douce le vs est déjà humide ainsi que la terre, j’ai même pu apercevoir des gouttelettes en dessous du plancher et hourdis ainsi que les agglos du vs un peu humide Est-ce normal ? Oui

    Le plancher est coulé depuis maintenant 2 semaines et il y a bien sur des fissures sur la dalle de compression ! comment peut on faire la différence entre des fissures normales et celles qui ne le sont pas ? Il faudrait que je me rende sur place et que je les vois pour pouvoir répondre

    Encore une erreur, une des évacuations à été mal placée et se retrouvera après avoir mesurer dans la chambre de ma fille !! quel est le meilleur moyen pour rectifier l’erreur ? condamner le tuyau de 100 mm en rebouchant avec du béton et remettre cette évacuation au bon endroit en perçant dans le plancher hourdis ?Oui, s’il est possible de le faire, refaire les travaux correctement est une bonne solution. Mais, ici, sans aller sur place, je ne peux pas savoir si c’est possible.

    Bien cordialement à vous aussi

    Merci

    Bien cordialement

  43. J’ai reçu une question :
    Peux ton reprendre son terrain dans le cas d’un CCMI. Le constructeur n’a pas respecté la notice descriptive. Il a remplacé les armature prévues par 3 tiges d’aciers.
    Je suis à échanger des conclusions, il me ballade avec son avocat et le juge de mise en état, je ne parvient pas à avoir une date de procès, toujours reportée.
    Je souhaite reprendre mon terrain pour démolir les fondations. Ensuite reprendre un architecte pour poursuivre ma construction.
    Pouvez-vous m’apporter une réponse. Merci.

    Ma réponse :
    La raison pour vouloir annuler un CCMI me paraît bien mince : il y a bien des armatures dans les fondations, si j’ai bien compris. Seule leur mise en oeuvre serait contestable. Avez-vous la preuve (photos) que ces armatures mal placées vont probablement amener un sinistre ? Difficile à obtenir…
    Le CCMI est un contrat définitif (à l’inverse, par exemple, du contrat d’architecte que le client peut rompre à tout moment, au prétexte de la perte de confiance). C’est un achat “ferme et définitif”. Qu’en dit votre avocat ?

  44. Bonjour,

    Nous venons d’acheter une maison de 2003 sur vide sanitaire avec une terrasse sur VS également.
    La maison s’élève au dessus du sol d’1m50 environ, d’un côté on y accède par un escalier et de l’autre une butte de terre permet d’accéder à la terrasse directement depuis le jardin.
    Or nous voyons des trous se former à plusieurs endroits à la jonction de la butte et de la terrasse, la terre commence à s’écrouler sous la terrasse.

    Que faut-il faire ?

    1. Bonjour, votre terrasse est donc surélevée, sur vide sanitaire, et il n’y a pas de muret de soubassement, du moins pas partout.
      Il faut créer une paroi pour retenir la terre de la butte. Il est compliqué de réaliser un muret de soubassement “après coup”. Etant donné que la paroi à créer sera cachée par la terre, vous pourriez placer des palplanches, ce sont des tôles en acier, épaisses et conçues pour retenir la terre.
      Il faut :
      1 – dégager la terre, sur 1 m de large environ,
      2 – placer les palplanches, en les enfonçant dans la terre de 20 ou 30 cm, le haut des palplanches venant en buté sur la terrasse (vous aurez choisi leur hauteur en fonction de la hauteur de la terrasse + 20 à 30 cm),
      3 – remblayer la terre.
      C’est simple, un maçon fera ça très bien.

      1. Merci de votre retour rapide.

        Pour être plus précis, sur les trois côtés de la terrasse non adjoints à la maison, il y a un côté avec un mur et les deux autres reliés à la butte. Un de ces côtés est visiblement sans muret, tout du moins pas sur toute la hauteur puisqu’on voit sous la terrasse aux endroits où la terre s’est effondrée.

        Devrait-il y avoir un mur tout autour sous la terrasse, comme un coffre fermé ? Doit-il y avoir des aérations ?

        Cordialement

        1. La terrasse, je présume en plancher hourdis, a ses poutrelles qui reposent sur 2 murs opposés, et les 2 autres cotés, non-porteurs, n’ont pas de mur.
          Il n’y a pas de raison technique pour fermer les 4 cotés, si ce n’est… empêcher justement que la terre de remblai ne s’effondre pas sous la terrasse.
          Les aérations ne sont pas indispensables, car le plancher au-dessus n’est pas chauffé (pas de condensation). Vous pouvez faire 2 percements du soubassement avec votre vide sanitaire de la maison, tout simplement, ça fera un peu d’aération sans avoir à gérer des aérations apparentes.

  45. Bonjour ,

    Mr Espagno
    Notre maison a une superficie de 120 m2 habitable et 43 m2 de garage l’ensemble sur VS.
    Les aérations du vide sanitaire de 100 mm sont aux nombres de 6 et sont bien placées en face l’une de l’autre pour une bonne circulation de l’air. Est-ce que 6 aérations sont elles suffisantes ?

    Malgré des températures extérieures douce le vs est déjà humide ainsi que la terre, j’ai même pu apercevoir des gouttelettes en dessous du plancher et hourdis ainsi que les agglos du vs un peu humide Est-ce normal ?

    Le plancher est coulé depuis maintenant 2 semaines et il y a bien sur des fissures sur la dalle de compression ! comment peut on faire la différence entre des fissures normales et celles qui ne le sont pas ?

    Merci

    Bien cordialement

  46. Bonjour,

    je ne sais pas si cela a un rapport mais nous avons une maison qui a plus de 300 ans et il n’y a pas de fondations.
    je souhaite faire réaliser une terrasse mais on me déconseille de faire une terrasse en béton au ras des murs de la façade car cela va bloquer les flux d’eaux et peut entrainer une déstabilisation de la maison. que me conseillez-vous ?

    1. Bonjour, 300 ans, voilà un âge respectable pour une maison… Il faut la ménager, en effet.
      A cette époque, la technique des fondations était simple : une tranchée, quelques gros galets au fond, et on bâtit directement le mur. Parfois, “ça tient” (comme votre maison), parfois ça s’écroulait : il n’en reste rien aujourd’hui.
      En effet, une terrasse béton va assécher le sol en dessous, du coup ce sol n’aura plus la même portance que les autres façades, d’où risque de fissures, voire (moins probable mais pas impossible), écroulement à terme.
      Vous pourriez faire une terrasse en lames de bois sur petits plots béton, ou – mieux – sur vis de fondations (comme des petits techno-pieux). C’est respectueux du sol car la pluie s’infiltrera entre les lames et ça ne provoquera pas de changement hygrométrique.
      Bon chantier.

  47. Bonjour ,

    Cela fait 1 semaine que le plancher est coulé et mise à part quelque fissure de retrait rien d’alarmant et pourtant pour 7,5 mètre cube il y a eu un ajout d’eau de 50 l…. (c’est interdit mais comme le béton venait à 1 h de mon chantier ….) Ca fait froid dans le d’eau ! les chauffeurs m’ont dit que c’était chose courante et que certain maçon maitre d’oeuvre … leurs faisaient mettre énormément d’eau ….et souvent le béton était destiné pour construire des hôpitaux ……!!!!!

    Ma question concerne la ventilation primaire ! en effet les évacuations wc etc ont bien été réalisées par le maçon mais je ne vois pas un second tuyau partir du wc jusqu’au haut du plancher pour cette ventilation primaire.

    De même pour les futurs tuyaux prêt à accueillir les descentes d’eau pluviales , du côté gauche de la maison je vois un tuyau pvc sortir devant et resortir derrière mais sur le côté droit je ne vois pas l’autre tuyau qui devrait accueillir les descentes côté droit !

    Pouvez-vous m’éclairer ?

    cordialement

    1. Bonjour,
      – ajout d’eau dans le béton prêt à l’emploi = strictement interdit. Et non, ce n’est pas une chose courante. Je ne l’aurais jamais toléré, pour ma part, sur un de mes chantiers.
      – ventilation primaire : le tuyau partira du plancher, le wc viendra s’y brancher au passage, et le tuyau continuera vers le haut, jusqu’à sortir hors toiture et servira de ventilation primaire = normal.
      – évacuation pluviale en attente manquante = elle n’est peut-être pas encore en place, tout simplement. On n’est pas obligé de la faire tout de suite, ça peut se faire plus tard. Du moment qu’elle est bien là à la fin des travaux, le reste n’a pas d’importance.
      Bien cordialement,

  48. Bonjour,
    Sur mon terrain la mise à l’égout est trop haute et je vais devoir remonter la maison par rapport à la prévision ou alors mettre une pompe de relevage ce que je ne souhaite pas.
    Le constructeur vient de me faire passer le devis pour réaliser un vid sanitaire.
    Quel est son implication et son degré de responsabilité dans le fait d’avoir à faire des travaux non prévus au devis.
    Nota : le terrain n’a pas été vendu par le constructeur par contre il aurait pu avoir accès à tous les plans .

    Vous remerciant de votre retour,

    Cordialement

    1. Bonjour, la loi codifie le CCMI (contrat de construction de maison individuelle). Les textes sont clairs :
      une fois le CCMI signé, rien ne doit être imposé au client, ni modification, ni évidemment, surcoût. La construction doit être faite entièrement suivant les règles de l’art, sans malfaçon, pour le prix convenu initial. Et qu’importe que le CMI ait bien ou mal prévu les travaux : il les doit entièrement. Il faut donc ici relever la maison.
      Je conseille d’accepter un vide sanitaire (un dallage sur terre-plein est trop souvent une mauvaise solution), et mieux vaut éviter en effet une pompe de relevage, qui tôt ou tard, risque fort de tomber en panne, comme toute mécanique.
      Par contre, le prix global forfaitaire est fixé, définitivement. Vous n’avez aucun paiement supplémentaire à supporter. L’élévation de la maison sur vide sanitaire doit être faite pour le même prix, sans aucun surcoût.
      Même (et surtout) si votre CMI cherche à vous intimider, à vous forcer, rappelez-lui que ne pas respecter cette obligation est une faute pénale, que cette faute est déjà commise en vous présentant un devis et que s’il insiste, dites lui que pour ça, vous pouvez l’envoyer en correctionnelle.
      Bref, je vous engage à ne pas vous laisser faire, surtout ainsi au début du chantier. Le monde du “bâtiment” est trop souvent un rapport de forces. Si vous cédiez, que sera la suite ?!
      Bon courage !

      1. Bonjour,

        Dans le cas du Monsieur, si son CMI laisse la maison sur terre plein et que le CMI installe une pompe de relevage à ses frais (moins cher que le VS), le client peut-il s’y opposer et imposer un VS sans surcoûts ?

        Le VS n’étant pas prévu dans le contrat.

        Merci.

        1. Une pompe de relevage ou bien une élévation de la maison avec vide sanitaire sont des modifications de la maison qui ne peuvent pas être imposées – a priori – au client. Mais le CMI a aussi l’obligation de réaliser la maison suivant les règles de l’art, et un réseau d’évacuation des eaux usées en bon état de marche est a minima une autre de ses obligations.
          En cas de blocage entre le CMI et son client, le juge accepterait surement la solution la plus simple, c’est-à-dire la pompe de relevage. Ce serait donc ce qui serait fait.

          1. Bonjour,
            Avec un CMI très malin, puisque le client n’a pas connaissance du prix de la maçonnerie mais que du total, le CMI pourrait proposer un VS 2 fois le prix du marché ? Et le client obligé de payer ou à défaut c’est pompe de relevage… Mais qu’il ne souhaite pas.
            Il est délicat de faire intervenir un autre maçon.
            Comment faire dans un tel cas ?

          2. Bonjour, Bonjour, je réponds directement dans le texte.
            Avec un CMI très malin, puisque le client n’a pas connaissance du prix de la maçonnerie mais que du total, le CMI pourrait proposer un VS 2 fois le prix du marché ?
            Eh oui, 2 fois, 3 fois… il fait ce qu’il veut, le client est captif, piégé, il est obligé d’accepter s’il veut la modification.
            Et le client obligé de payer ou à défaut c’est pompe de relevage… Mais qu’il ne souhaite pas.
            Le client n’a pas le choix, le CMI décide ce qu’il veut. Le client peut toujours refuser la pompe de relevage, mais le CMI s’adressera à un juge, en référé (mesure d’urgence) et le juge décidera la pompe de relevage.
            Il est délicat de faire intervenir un autre maçon.
            Il lui est impossible de faire intervenir un autre maçon, ce serait illégal : le client a un contrat avec le CMI, il ne peut plus le changer sans l’accord du CMI.
            Comment faire dans un tel cas ? Rien. Le client n’a pas de moyen d’action, le CCMI est définitif. Ce n’est pas de la maîtrise d’oeuvre, c’est une vente faite.
            On voit ainsi que la maîtrise d’oeuvre a été inventée (depuis des milliers d’années) pour correspondre aux problématiques du client qui fait construire : ce n’est pas un consommateur qui achète un produit fini, c’est un maître d’ouvrage qui achète un produit qui n’existe pas encore, qui est “à venir”, avec tous les aléas que cela comporte. Il lui faut donc être protégé dans cette aventure. Cette protection, ce guide, c’est l’architecte qui exercera sa maîtrise d’oeuvre pour le compte exclusif de son client, puisque l’architecte ne vend pas les travaux. Il est indépendant, il est donc fiable, il n’est pas “juge et partie”.

          3. Bonjour,
            Encore une fois, le contrat CMI bloque le client ! Si la maison avait été prévue sur VS depuis le début, ce ne serait pas arrivé ce surcoût ?
            En gros, le client pour ce cas précis n’a pas le choix que de payer et si le CMI veut, c’est le prix fort, très fort ? Et c’est plusieurs milliers d’euros en plus.

          4. Quand un client signe un CMI, il est captif, il n’a plus de marge de manoeuvre, il ne peut plus rien changer.
            Ce n’est pas grave s’il achète un produit fini, industrialisé, il le prend tel quel et c’est tout. Mais dans le cas où il “fait construire”, le produit (la maison) n’existe pas encore, il va donc y avoir beaucoup de choix à faire, il y a forcément des aléas, et le client se rend compte – trop tard, évidemment – qu’il n’a plus de marge de manoeuvre, qu’il n’a plus le choix que : ou d’accepter ce que veut bien lui proposer le CMI, au prix qu’il veut, ou de renoncer à toute modification. Le CCMI ne décrit pas en détail tout le projet, il y a (beaucoup) de zones d’ombre. Ce sont autant de pièges pour le client.
            Le CCMI n’est pas du tout adapté au monde du “bâtiment”, il ne correspond pas à ce que vit le client qui fait construire et qu’il découvre au fur et à mesure de l’opération – mais trop tard puisque le contrat est signé ! On ne devrait jamais recommander le CCMI à ceux qui veulent faire construire, pourtant c’est tout l’inverse qui se produit.

  49. Bonjour ,

    Les maçons ont fini la pose du plancher hourdis (16+4) mais nous venons de nous rendre compte qu’à certain endroit voir même beaucoup d’endroit du haut de l’entrevous béton au haut de la planelle il n’y a pas 4 cm !
    Nous nous demandons si le maçon n’a pas relevée de trop les poutrelles avec les étais à certain endroit qui sont sous le plancher pour maintenir l’ensemble lors du coulage ???? est-ce possible ?
    Merci

    1. Soit le maçon a peut-être étayé un peu trop haut (mais c’est rare), soit plutôt les poutrelles ont une contre-flèche = elles sont très légèrement bombées vers le haut, pour devenir parfaitement horizontales une fois que le béton est coulé et que ce poids appuie sur les poutrelles.
      Parlez-en au maçon, tout simplement, il vous donnera l’explication.
      Et s’il a fait une petite erreur (personne ne se trompe jamais), ce sera l’occasion de la rectifier. Mais il me semble que c’est un bon maçon, je crois ?
      En tout cas, vous avez raison, “la confiance n’exclue pas la vérification”. Et on est plus vigilant quand on se sait contrôlé, moi comme tout le monde… 🙂

      1. Bonsoir ,

        Merci pour la réponse

        En effet les poutrelles sont bombées on a l’impression que les entrevous sont en montagne russe ….
        Si j’ai tout compris lorsqu’ils vont couler les poutrelles vont se redresser sous le poids du bèton et devenir horizontale ?

        Mais comment expliquer qu’à côté des planelles de 20 (19,5…..) j’ai l’impression que les entrevous sont très haut pour recevoir 4 cm de béton ?

        J’espère pour moi que ce n’est en effet pas trop étayé …. si jamais c’est ça et que je laisse coulé il risque d’avoir une multitude de fissure sur la dalle de compression car le recouvrement ne sera pas suffisant et là …….

        cordialement

        1. Regardez en bout de poutrelle, là où elle n’est pas bombée : ça doit être ok comme hauteur.
          Le poids du béton est énorme (plusieurs tonnes), ça va fléchir les poutrelles (c’est normal), et comme c’est prévu,
          elles vont du coup de se retrouver horizontales.
          C’est bien de vérifier, mais ne vous faites pas trop de souci : vu d’ici, tout me semble très normal.

          1. Bonjour.
            Merci de me rassurer…mais c’est justement en bout de poutrelle que ça m’inquiète car en regardant du haut de l’entrevous et le haut de la planelle on voit de suite qu’il n y aura pas 4cm (et la ce ne peut pas descendre avec le poids du béton ?
            Je trouve bizarre aussi qu’en côté limite de propriété ou j’ai un mur en agglos coffrant le maçon n’a pas mis de poutrelle et a fait reposer la languette des entrevous directement sur le mur.
            Voulez vous peut être une photo
            Cordialement

          2. Bonjour, vous pouvez questionner le maçon, il aura probablement la réponse;
            Les largeurs de plancher ne tombent pas “pile” aux dimensions de la maison, il est normal de finir sans poutrelle. Sur le mur, c’est le chaînage qui fera office de structure. Je rappelle que les entrevous n’ont qu’un rôle de coffrage, une fois le béton coulé (et durci), ils ne portent plus rien.

    1. Bonsoir, tout cela est incomplet.
      D’abord, les agglo (qui sont en béton, en fait) ne sont guère capillaires. La brique l’est beaucoup (donc à ne jamais mettre en soubassement), mais pas vraiment les agglos.
      Ensuite, l’enduit du soubassement permet de limiter considérablement l’humidité dans les murs enterrés, et il faut bien enduire les agglos qui sont au-delà de la terre, ne serait-ce que pour une question esthétique.
      L’arase étanche par un feutre bitumé n’est pas obligatoire en soi, surtout avec un plancher béton (la plupart des cas). Elle l’est avec un plancher bois, bien sûr, juste en dessous en effet. Pour ma part, et bien que ça ne me soit pas arrivé, j’ai lu des cas où cette arase souple avait elle-même provoqué des infiltration, par “effet de mèche”.
      J’assure donc la coupure de capillarité en faisant faire un mortier étanche (on ajoute un adjuvant étanche au mortier des agglos et de la planelle), tout simplement.
      Quant à l’histoire de l’épaisseur du chaînage, ce n’est pas ça. L’enrobage courant est de 25 mm (2,5 cm), et l’on peut décaler les armatures du chaînage près des poutrelles (puisque ce n’est pas le vide). Avec une planelle de 5 cm, il reste 5 cm d’enrobage et un carré d’armature de 10 cm, tout-à-fait suffisant.
      Par contre, une dalle béton (ou un chaînage) directement en contact avec l’extérieur, sans planelle, ce n’est pas bon à cause des dilatations différente du plancher béton et des agglos (plus fortes pour le plancher béton). Donc, fissures à leur jonction agglo/plancher. On n’a pas inventé les planelles pour compliquer les choses sans raison…
      Mais, bon, on raconte beaucoup de chose sur internet, sur tous les sujets.

      1. Bonjour ,
        Bonjour, je réponds en italique dans le texte.
        Merci pour la réponse trés instructif Mr Espagnol.
        “Espagno” je n’ai pas d’aile, comme on me dit parfois 🙂
        En effet sur internet il y a à boire et à manger
        Dans mon cas avant la pose de la planelles un simple enduit hydrofuge à été appliquée en faible couche ( 2 mm).
        2 mm ?! Comment réaliser un enduit si fin ? Il faut être doué… Non, l’épaisseur doit dépasser 15 mm (1,5 cm)
        Je ferais faire quand même pour la première rangée un mortier hydrofuge en dessous de la première rangée de brique rouge (j’ai quand même choisi la brique rouge).
        Je vous conseille d’utiliser un mortier hydrofuge aussi pour les agglos de soubassement et pour la planelle (elle-même en agglo, pas en brique), la dépense supplémentaire est faible, presque insignifiante.
        La brique est un très bon matériau pour les murs d’une habitation – mais pas du tout écologique, dommage.

        Ce qui me cause problème c’est le chaînage du plancher celui-ci touche pratiquement par endroit l’intérieur de la planelle, donc l’enrobage y sera nul,est-ce grave ?
        Ce n’est pas très bon… Vous ne pouvez pas le rapprocher des poutrelles (quitte à les toucher) ? En ligaturant bien le chaînage pour qu’il ne bouge pas au coulage
        En ce qui concerne les treillis par endroit le recouvrement est bien de deux carré s mais par partout.
        J’ai rencontré souvent cette faiblesse chez les maçons, ils ne doivent pas toujours bien en comprendre l’utilité…
        Les angles ont bien été féraillé mais sans être croisé.
        Il faut a minima que des équerres (des tiges en L) soient placées aux angles, mais pas à l’intérieur de l’angle, plutôt à l’extérieur.
        Merci
        Bon chantier

        1. Ps: j’oubliais l’enduit étanche du soubassement n’a été réalisé qu’avec seulement 5 sacs de 25 kg (normalement 3,5 à 4 kg au m3) j’ai une surface de soubassement de 55 m3 couche fine vraiment très très peu…… Et a été appliquée en une seule couche .
          Hum…! Cet enduit étanche ne doit pas être bien étanche, voire pas du tout. Je vous conseille de le faire refaire, une couche par-dessus, de 20mm, en veillant bien à la matière utilisée, à son dosage et à son épaisseur. Vous prendrez des repères pour en mesurer l’épaisseur.

          1. Je précise que c’est le produit Vicat k224 kristeau k en poudre gris .
            Sur l’arrière de ce paquet il y’a d’inscrit que pour l’imperméabilité de fondations vs(sous bassement ) 2 mm suffisent .
            De tout façon le drain est déjà posé , je vais remettre moi même à partir du drain le rajout d’une couche pour obtenir au moins c’est 2 mm……
            Ils ont déjà du mal à me mettre ce qu’il y a d’indiquer sur le paquet, alors imaginez vous 20 mm ….

        2. Bonjour,

          Désolé pour le aile lol de votre nom .

          1,5 cm !? Cet enduit on est bien d’accord doit être placé sur la dernière rangée d’agglo avant la pose des planelle.?
          Si c’est bien le cas hé bien on est un bon sacrée paquet de personne (voir forum construire) à avoir ce joint anti remontée capillarité de 2 mm minuscule….
          De toute façon trop tard pour moi c’est déjà fait.
          Trop tard aussi pour l’hydrofuge entre les agglos du soubassement.

          Par contre j’avais l’intention d’acheter de l’hydrofuge pour comme vous le conseiller l’incorporer dans le mortier en dessous de la première rangée de briques.
          Je vais essayer aussi de faire écarter le chaînage de la planelle pour un recouvrement plus important ( pas évident tout est déjà installé)

          Je vais rajouter aussi une couche équivalente au soubassement de ce qu’ils m’ont déjà mis.

          Arfttt j’aurais dû rester sur l’argile alors calilur c20 …..

          En tout cas si un jour je reconstruis pour la troisième fois je sais à qui faire appel ………

          Merci Mr espagno

          1. Comme je le disais dans mon mél précédent, je croyais que vous parliez de l’enduit vertical des agglo, désolé. Ok pour cette coupure de capillarité. Ne vous tracassez pas trop, a priori vous avez fait ce qu’il fallait.
            L’hydrofuge dans le mortier du premier rang de briques est toujours une bonne chose (les briques sont comme des éponges, très sensible à l’humidité) et facile à faire.
            Essayez de placer des écarteurs dans le chaînage (petits éléments en plastiques, souvent ronds, faits pour ça).
            Bon chantier.

          2. NON Non c’est moi qui suis désolé de m’être mal exprimé , ben en faite l’enduit du soubassement (vs) c’est le même que pour la rupture de capillarité , c’est inscrit que ça doit être appliqué en en couche de 2 mm.

            lol je viens de comprendre dans les messages du haut vous parliez peut-être de l’enduit crépis finale de 1,5 cm. lol

            merci

      2. Bonjour Monsieur, Bonjour, je réponds en italique directement dans le texte.
        Les parpaings pleins en soubassement, est-ce utile comme indiqué dans la vidéo ?
        Non, au niveau d’une maison individuelle, ce n’est pas la peine. Et je n’aime pas utiliser les parpaings pleins quand ce n’est pas la peine, car ça casse le dos des ouvriers – c’est un vrai problème les colonnes vertébrales des maçons à 50 ans passés.
        D’autre part, un plancher sans planelle isolantes, n’y a t-il pas un risque de pont thermique ?
        Oui, mais il faut relativiser, c’est insignifiant. Comme si vous faisiez une fenêtre un peu plus grande… Ca n’a guère d’importance.
        L’arase étanche doit-elle être faite entre le dernier parpaing de soubassement et le plancher ou entre le plancher et le 1er rang de parpaing ou brique d’élévation ?
        En cas de plancher hourdis (béton, donc), seule la planelle peut être un vecteur de capillarité – et encore, en agglo, c’est très faible (en brique, si, mieux vaut de l’agglo pour les planelles en soubassement). L’arase étanche peut être faite dessus ou dessous le hourdis. Ou être remplacée par du mortier hydrofuge pour monter les parpaings (c’est ce que je préconise).
        Les vidéos ont tout de même un intérêt quand on a quelqu’un comme vous. Vous nous permettez de mieux comprendre la version en image ou de la rectifier au besoin par votre œil de professionnel.
        Merci. Vous savez, le bâtiment c’est beaucoup de bon sens, c’est ce qu’on me disait quand j’étais étudiant, et avec l’expérience je comprends mieux ce que ça voulait dire.
        Cordialement.

  50. Bonjour,

    L’architecte m’a demandé de faire une implantation par géomètre versus les plans qu’il lui a communiqué. Dans le cas où il y aurait une erreur d’implantation engendrant un défaut de maçonnerie et la maison restant tout de même sur la parcelle qui doit faire les démarches de recours auprès du géomètre ? L’architecte (ou MO) ou le client directement ?

    Cordialement.

    1. Bonjour, tout d’abord, une erreur d’implantation serait dans votre cas extraordinaire… Un maçon + un géomètre + un architecte (il va quand même jeter un oeil sur la mesure, je présume) qui se tromperaient simultanément sur une même implantation ? Hum…
      Donc, hypothèse d’école, s’il y avait une erreur, ce serait au maître d’ouvrage, c’est-à-dire vous-même le client, qui serait responsable vis-à-vis des tiers, et notamment des Pouvoirs Publics. Ce serait donc à vous d’agir. Bien entendu, vous en demanderez compte : au géomètre, à l’architecte et au maçon, qui vous garantiraient de cette erreur.
      Et vis-à-vis de la conformité des travaux, après réception (ou lors de la réception, car avant il n’y a pas d’erreur au sens juridique du terme : les travaux ne sont pas finis), ce serait d’abord au maçon que vous pourriez demander des comptes car c’est lui qui vous vend les travaux, mais aussi, indirectement, au géomètre et à l’architecte. En fait, à mon avis, ce serait plutôt au maçon à appeler en garantie l’architecte et surtout le géomètre (à qui on avait demandé, justement, cette implantation).
      De votre coté, vous n’auriez pas à intervenir pour trancher en les 3, votre interlocuteur dans ce cas étant le maçon.
      Mais, juridiquement, il faudrait évidemment se fonder sur les contrats respectifs du maçon, de l’architecte, du géomètre.

      1. Monsieur,

        Merci pour votre réponse.

        Le géomètre, sauf erreur de ma part, se réfère aux plans de l’architecte. Il peut faire une erreur de piquet, que tout le monde suit, non ? Le géomètre est-il assuré si on constate que son implantation est erronée et origine du défaut de maçonnerie ? Comment démontrer son erreur ?

        Le menuisier était prévu d’installer ses ouvertures et 2 hypothèses. Il les laisse en stockage chez le fournisseur moyennant frais d’entreposage mensuels, soit il les récupère mais dans ce cas il facture le matériel au client.

        Comment réagir ?

        1. Le tracé en plan de la maison est l’affaire de l’architecte.
          Dans votre cas, le tracé de cette maison sur le terrain est l’affaire du géomètre.
          Bâtir cette maison conformément aux plans de l’architecte est l’affaire du maçon.
          S’il y a erreur de l’un ou de l’autre, il faut se référer aux contrats et aux engagements de chacun.
          Avez-vous un contrat avec le géomètre ? Si oui, vous pouvez lui demander des comptes.
          Vous avez un contrat avec le maçon, il y est probablement mentionné qu’il doit vérifier l’implantation du géomètre.
          Vous avez un contrat avec l’architecte, il doit superviser tout ça.
          Le chantier est en cours : il n’y a pas de malfaçon vis-à-vis de vous pour le moment. Il y a une erreur, tous
          doivent la rectifier, maçon, géomètre, architecte.
          Ne cherchez pas à décider vous-même qui doit faire quoi, ça risque de se retourner contre vous.
          Vous refusez les travaux en cours, vous prévenez tout le monde que vous bloquez les paiements,
          et que le délai continue de courir, et que vous voyez un avocat pour une assignation générale.
          Si tout ne rentre pas dans l’ordre tout de suite, vous assignez réellement.
          C’est votre rôle de maître d’ouvrage.

          PS : je ne comprends pas ce que fabrique votre architecte, si je puis me permette… C’est à lui de gérer ça en votre nom.

          1. Merci pour votre aide.

            Chaque entreprise va certainement souhaiter qu’il y ait une ou des expertises afin de déterminer les erreurs des uns et des autres et qui est responsable.

            Qui doit missionner tel ou tel expert ?

            Le maçon a de suite missionné un géomètre à ses frais pour lever le doute de ce côté là, c’est un point positif. Ensuite, en tant que client, on trouve le temps long bien évidement surtout avec les congés d’été.

            J’ai demandé l’exécution des plans mais je souhaite que chacun d’entre eux puisse comprendre l’origine de l’erreur. Une fois le doute du géomètre levé, le chantier devra reprendre quoi qu’il arrive car la responsabilité reposera entre l’architecte et maçon.

          2. Pardon de me répéter, mais je ne comprends pas ce qui se passe dans votre cas, ni surtout pourquoi vous agissez en recherche de responsabilité, comme s’il s’agissait d’un sinistre après réception.
            Vous constatez que les travaux en cours ne sont pas conformes au projet, vous prévenez tout le monde et vous exigez que ce qui est mal fait soit refait correctement, c’est tout.
            En attendant, vous bloquez les paiements.
            S’il y a refus des uns ou des autres, vous assignez ceux qui n’acceptent pas de refaire tout de suite. Vous verrez, c’est efficace.
            En voulant dire maintenant qui est responsable de quoi, vous n’allez pas vous en sortir. Pire, vous allez commettre des erreurs à un moment ou à un autre, et cela vous nuira.
            Imaginez que vous soyez au restaurant, on apporte le cassoulet que vous avez commandé (je suis toulousain… 🙂 ). Il est immangeable. Que faites vous ? Allez-vous en cuisine pour savoir si c’est la faute d’un fournisseur ? du chef ? du commis ? du patron ? de celui qui a préparé les haricots ? ou la saucisse ? Non, vous faites jeter le plat et vous exigez un autre cassoulet, correct cette fois-ci (et mieux que correct, d’ailleurs).
            Ceci dit, c’est vous le maître d’ouvrage, bien sûr, à vous de décider.

          3. Bonsoir,
            Bonjour, je réponds en italique dans le texte
            Le maçon m’a demandé s’il pouvait lancer une étude pour lever le doute sur l’implantation effectuée par le géomètre. 3 semaines de délais + congés d’été… La réponse va arriver sous 10 jours.
            Lever le doute ? Je présume que l’implantation et son erreur ont été vues et sont bien connues.
            Je ne me voyais pas refuser compte tenu de la réactivité (arrêt du chantier, étude des plans, etc…) et la proposition de refaire étudier l’implantation. Maintenant que j’ai accepté, je ne peux plus refuser.
            Vous pouvez tout-à-fait accepter un allongement du délai, bien sûr.
            A savoir, ni l’architecte ni le maçon ont fuit.
            Je disais ça, car vu de l’extérieur, comme je le fais, cela donne l’impression de ne pas avancer et que les décisions de rectification ne sont pas prises.
            A l’issu, je demande le redémarrage du chantier en respectant les plans.
            Dans le cas ou l’architecte ou maçon engagent des expertises qui retardent le chantier, quels sont mes recours ? Expertise = reprise du chantier ?
            Vous acceptez une prolongation des délais ou vous ne l’acceptez pas, à vous de décider.
            Le menuisier a des coût de stockage de marchandise chez son fournisseur, qui doit payer ?
            C’est une affaire entre les artisans, l’architecte, le géomètre. Je vous conseille de ne pas vous en mêler, ça ne pourrait que compliquer et retarder les choses.
            Merci pour vos conseils
            J’espère que le chantier va reprendre le bon chemin et que tout va rentrer l’ordre 🙂

          4. Bonjour,
            Bonjour, je réponds en italique dans le texte.
            Merci pour vos retours clairs.
            Sauf erreur de ma part, un géomètre implante la maison en fonction des plans de l’architecte, mais en ne prenant compte que de la surface et les extérieurs de la maison ?
            Cela dépend de la mission qui lui a été confiée, mentionnée dans son contrat.
            D’après vous, une erreur d’implantation par géomètre peut-elle être seule à l’origine d’une façade mal placée (toujours sur la parcelle) et ouverture et poteaux mal placés dans la maison ?
            L’origine de l’erreur, donc le responsable que vous cherchez, vient de qui s’est trompé, tout simplement. Le géomètre dans son implantation ou le maçon pour n’avoir pas suivi une implantation correcte ?
            Le géomètre devait-il implanter tous les murs, ou seulement le contour de la maison ? à voir dans son contrat.

            Cordialement.

          5. Bonjour,
            En ce qui concerne le géomètre, je n’ai pas eu de contrat, seulement un devis accepté. Enfin de mémoire. J’ai signé le devis, ensuite le MO est rentré en contact avec lui pour échanger les plans, etc…
            Dans le cas où le client est contraint d’assigner, qui doit missionner des éventuels experts et les payer ? Les entreprises risquent de se renvoyer la balle et de dire pour l’un qu’il y a un problème de maçonnerie, l’autre un problème de plans, etc…
            Cordialement.

          6. Bonjour, le mieux pour vous est surement de consulter un bon avocat. Il est temps, il me semble, que les professionnels à qui vous vous êtes adressés, géomètre, maçon et surtout architecte (je dis “surtout” car c’aurait été à lui de gérer tout ça) se bougent pour réaliser la maison que vous leur avez demandée.
            Cordialement,

          7. Bonjour Monsieur,
            Puisque c’est moi qui ai choisi le géomètre, signé son devis, le MO peut dire que la faute vient de lui et dans ce cas là c’est à moi seul de lever ce doute ? Où cela ne change rien et c’est au MO de gérer puisque c’est le MO qui lui a envoyé ses plans ?
            Pour l’étude de sol, j’ai fait pareil, j’ai traité directement avec l’entreprise.
            Le MO m’informe que l’impact est minime quand le client considère le contraire, qui tranche et qui décide ce qui doit être modifié et comment ? Comment faire valoir les droits du clients sans devoir aller en justice ?
            Prendre un avocat, ça veut dire frais supplémentaires pour le client, expertises à sa charge, etc… Et les mois ou années perdues. C’est une barrière pour les clients et que ce n’est pas prévu au budget.
            Cordialement.

          8. Puisque vous vous êtes adressé à un architecte, c’est à lui de gérer tout ça. Que vous ayez signé un contrat avec un géomètre (limité à un devis, mais c’est un contrat quand même) comme avec des artisans, c’est à votre architecte d’intervenir : c’est sa mission de maître d’oeuvre.
            Mon confrère (ou consoeur) tarde à intervenir, vous poussant à accepter l’erreur d’implantation. Ce que vous refusez, et ce qui est parfaitement votre droit.
            Je vous propose de lui écrire (en lettre RAR) quelque chose comme :
            Monsieur (ou Madame),
            Le…….., je vous ai confié une mission de maîtrise d’oeuvre pour mener à bien l’opération de construction de ma maison de… et pour que vous mettiez tout en oeuvre pour palier tout incident et toute malfaçon qui surviendrait.
            Nous nous sommes aperçus en cours de travaux d’une erreur d’implantation de l’ouvrage assez importante. Je vous ai indiqué à plusieurs reprises que je n’accepte pas les travaux avec cette implantation et que je n’accepte pas toute solution qui ne serait pas la démolition/reconstruction de l’ouvrage. En effet, le bâtiment que je fais construire et que je réceptionnerai sera parfaitement réalisé, à l’état neuf si je puis dire. Toute autre solution serait du bricolage inacceptable.
            Donc vous voudrez bien, sans délai, mettre tout en oeuvre pour que le chantier reparte sur ces bases. Il est inutile de tenter encore une fois d’infléchir ma décision. Au contraire, je vous demande de préserver mes intérêts, comme votre Code des Devoirs professionnels vous y oblige. En cas d’absence de réaction énergique de votre part, je regretterais de considérer que votre éventuelle carence vous rendrait responsable de l’ampleur de cette mésaventure.
            Il est bien entendu que le délai contractuel de réalisation des travaux continue de courir, pénalités de retard à la clé.
            J’attends donc par retour que vous m’informiez des décisions que vous prendrez et des modalités de leur mise en oeuvre.
            Veuillez agréer, …

          9. Monsieur,
            Merci pour votre retour. A ce jour, nous ne savons pas si les conséquences sont dues à une erreur d’implantation, maçonnerie, plan ou autre. Justement, qui doit lancer les recherches et expertises et les payer ? Tout le monde risque de se renvoyer la balle dans un tel cas de figure.
            Et qui paie pour que la construction soit conforme ? La vrai question en fait.
            Cordialement.

          10. Bonjour, je ne peux que me répéter :
            – il m’est impossible de savoir qui est, au final, responsable de l’erreur d’implantation, il faudrait avoir en mains toutes les pièces, tous les contrats, tous les comptes rendus de réunions de chantier, etc. et bien sût, visiter les lieux, me rendre compte sur place.
            – vous ne devez pas, actuellement (chantier en cours) rechercher et encore moins désigner un “responsable” : cela nuit à vos intérêts, cela bloque la machine, si je puis dire. Vous n’êtes pas un juge ni un expert désigné par un juge, ce n’est ni le moment ni le contexte ; vous êtes le maître d’ouvrage. Et votre rôle de maître d’ouvrage est de veiller à ce que tout le monde assume ses engagements vis-à-vis de vous.
            Ces engagements sont de réaliser un projet tel que vous l’avez décidé, ou du moins accepté dans la demande de PC, marchés de travaux, etc. Toute action de votre part au-delà de cette seule demande génère des portes de sorties, des échappatoires à tous ceux qui ne voudraient pas assumer leurs engagements.
            Bref:
            1° – soit vous voulez que le chantier reprenne et que tout soit fait correctement, vous devez pour ça montrer clairement et fermement votre détermination : “Je veux des travaux conformes au projet, strictement. Et sans délai. Le reste ne me regarde pas pour le moment.”
            2° – soit vous préférez rechercher qui est responsable, devenir l’expert technique et, en quelque sorte, judiciaire, de l’opération, en laissant tomber pour le moment la suite du chantier…
            A vous de décider.
            Si vous choisissez que le chantier reprenne, il est probable que vos interventions jusqu’à présent pour rechercher qui est responsable vont servir de prétexte aux uns et aux autres pour chercher à se défausser, il vous faudra donc être très clair sur ce point :“Savoir qui est responsable ne m’intéresse plus, d’ailleurs ce n’est pas à moi à le dire, la seule chose que je veux c’est mon projet correctement réalisé”.

          11. Bonjour,
            J’ai envoyé un mail demandant la reprise de la construction la maison. En parallèle, nous avons su que le géométre n’a pas fait d’erreur. Le MO a programmé un rdv sur le chantier avec le maçon.
            J’ai indiqué que le degré de responsabilité le l’un ou de l’autre ne devra pas être facteur de retard supplémentaire.
            Si lors du rdv le maçon et MO ne sont pas d’accord entre eux et se renvoi la balle, que dois-je faire ? Je ne souhaite pas jouer les arbitres. Et on peut me dire qu’accepter les erreurs serait plus simple…
            Merci pour votre aide.

          12. Bonjour, le client qui fait construire – que ce soit avec un CMI, un architecte ou quiconque d’autre – a un rôle à tenir. Il n’est pas un simple consommateur qui achète, il doit prendre des décisions.
            Dans votre cas, je ne peux que me répéter : tant que vous ne déciderez pas d’agir avec détermination, le chantier n’avancera pas. Constatant depuis des mois que les professionnels n’ont pas assumé leurs responsabilités, il est temps pour vous de demander à un avocat d’assigner en référé pour débloquer la machine. Cela va faire réagir tout le monde, et si cela avance dans le sens que vous voulez, vous pourrez retirer votre assignation.
            Si vous ne voulez pas assigner, il faudra prendre votre mal en patience…
            Vous pouvez aussi tenter de saisir le Conseil régional de l’Ordre des architectes. Mais de toute façon, assignez rapidement.

          13. Bonjour,
            Merci pour votre retour.
            Je ne peux pour le moment qu’attendre le RDV sur le chantier et à ce moment là, je saurais à quoi m’en tenir.
            J’ai entendu dire qu’il existait des assurance professionnelles pour les architectes en cas d’erreur de plan. Avez vous la connaissance ? Pour que le professionnel fasse une déclaration, il ne faut pas que la construction soit réceptionnée donc terminée ?
            Cordialement.

          14. Je rappelle qu’une assurance n’a pas à intervenir pour une erreur de réalisation avant la réception des travaux.
            Quant à la façon de mener votre maîtrise d’ouvrage, j’ai essayé de vous éclairer, c’est à vous de voir ce que vous devez faire.
            Cordialement,

          15. Merci pour vos conseils.
            Le fait d’assigner en référé, le juge va ordonner la reprise en respectant la demande du client ou justement dire au client que la maison est habitable et qu’il faut la prendre telle quelle et par conséquent la reprise se fera d’elle même ? Qui juge à qui la faute ou la proportion s’il faut rectifier ?
            Et les frais, qui paie ? Les délais ?
            Cordialement.

          16. Bonjour,
            6 aérations bien placées sont suffisantes, le vide sanitaire doit être ventilé, mais il ne sert à rien de le ventiler à l’excès, ce qui ne ferait qu’augmenter les déperditions de chaleur l’hiver.
            L’humidité (raisonnable) et la condensation en sous-face d’un vs ventilé sont aussi normales, c’est sans conséquence.
            Les fissures (dites “de retrait”) sont aussi normales, elles doivent être fines. C’est le séchage du plancher qui les provoque. Pour qu’il ne sèche pas trop vite, on l’arrose un peu – mais si on le fait trop, on peut affaiblir le béton lui-même, ce qui pour le coup serait grave. Mieux vaut des fissures fines, sans conséquences.
            Bref, tout cela est normal.

          17. Même s’il décide en fait ce qu’il veut, le juge condamnera normalement l’entreprise et l’architecte à refaire les travaux non conformes au marché de travaux ; avec de lourdes pénalités à la clé. L’objectif est d’obtenir une réaction des professionnels avant le procès.
            A votre avis, pourquoi la situation paraît-elle bloquée ? A vous lire, ni l’architecte, ni l’entreprise, ni le maître d’ouvrage (vous-même) ne parviennent à faire avancer le chantier : pourquoi ?

          18. Bonjour,
            J’ai eu ce jour un RDV de chantier pendant lequel le MO a annoncé au maçon de refaire son ouvrage de sorte à ce qu’il soit conforme aux plans. Il lui a indiqué de lui donner son retour sous quelques jours.
            Le maçon a évoqué le fait qu’il n’est pas le seul en cause et évoque un certain désaccord sur les plans et par conséquent sur la prise en charge. Cela n’est pas de mon ressort.
            A cela, je suis contraint d’attendre le retour du maçon ?
            Dois-je envoyer un mail au MO et maçon suite à notre réunion.
            En fait, là où ça donne l’impression que ça n’avance pas, c’est que le maçon et MO se rejettent la faute pour une question de prise en charge et pendant ce temps là, on perd du temps.
            Que faire à aujourd’hui ?
            Cordialement.

          19. Bonsoir,
            à votre place je demanderais à l’architecte d’adresser au maçon – par mél avec copie à moi-même – une MISE EN DEMEURE que si je n’ai pas constaté le 1 octobre que les travaux mal implantés sont démolis, j’assigne le maçon. Le maçon appellera surement en garantie l’architecte, ce qui fera bouger tout le monde.
            Je vous engage à préciser que vous avez pris rv avec votre avocat, Me……….., pour qu’il commence déjà à préparer l’assignation.

          20. Bonsoir,
            Suite réunion sur le chantier, le MO a officialisé ma demande, à savoir la conformité aux plans. Le MO a envoyé dès le lendemain un courrier en LAR au maçon ainsi qu’à moi même. Le maçon a répondu mais il y a un désaccord sur l’analyse entre le maçon et le MO. Le MO lui renvoie une LAR de mise en demeure et m’envoie également un courrier m’indiquant que s’il ne s’exécute pas, je devrais assigner le maçon car j’ai signé avec lui le marché de travaux.
            Faut-il assigner également le MO si le maçon ne reprend pas les travaux ? Ou que le maçon ?
            Quels sont les délais de jugement ?
            Faut-il faire des expertises à mon niveau ?

          21. L’architecte (ou le “maître d’oeuvre”) a donc réagi, devant votre position claire et ferme. Très bien.
            Si le maçon ne reprend pas les travaux mal faits, il faut se référer au contrat conclu entre lui et vous (les “marchés de travaux”). Que prévoient-ils dans ce cas ? C’est-à-dire en cas d’abandon de chantier (le maçon refuserait de poursuivre les travaux correctement).
            En général, on prévoit qu’après une “mise en demeure” (à envoyer tout de suite si pas déjà fait, co-signée par le MO et par vous vous-même, sinon pas valable – il faut bien écrire : “MISE EN DEMEURE”), le maçon a 2 semaines pour remettre les travaux en bon état.
            Et si le maçon persiste, son contrat est résilié, à ses torts et à ses frais. On fait faire les travaux par une autre entreprise.
            D’où l’importance capitale de ne JAMAIS donner d’acompte avant que les travaux correspondant soient faits.
            Donc : vérifiez ce qui est prévu dans le marché de travaux, au CCAP (Cahier des Clauses Administratives Particulières) qui en est un élément essentiel.
            Je vous engage à ne surtout pas assigner également le MO ! Je ne dis pas ça par corporatisme, mais parce que quand ça m’est arrivé 2 ou 3 fois dans ma carrière, je me suis retrouvé dans le même camp que l’artisan, si je puis dire, contre le client (puisque je suis assigné par le client). Et donc, pour me défendre, j’ai fait gagner l’artisan ! C’est une erreur stratégique, on a jamais intérêt à multiplier ses ennemis. Le maçon – ou du moins son assurance – suffit largement à couvrir les dégâts. Attention, méfiez-vous de votre propre assurance, car si elle entre en jeu, c’est probablement elle qui vous le demandera (c’était comme ça que ça c’était passé pour moi, contre l’avis du cient).
            Mais vous n’en êtes pas là : inutile d’assigner pour le moment, d’abord : MISE EN DEMEURE, puis s’il le faut, travaux confiés à un autre maçon, et vous gardez l’argent destiné au maçon défaillant pour payer le nouveau maçon. Comme une partie des travaux faits sera conservée (fondations, etc.) il devrait y en avoir largement assez.

          22. Bonjour,

            En ce qui concerne les factures de maçonnerie, je n’ai pas versé d’acompte, en revanche, j’ai réglé toutes les situations, c’est à dire jusque l’élévation du 2ème étage. Je l’ai fait de façon volontaire afin qu’on ne me reproche pas de faire rétention sur les paiements. Car dans mon contrat il est stipulé que les paiements doivent se faire sous 15 jours à réception de la facture.

            Le maçon n’abandonne rien par contre il n’est pas d’accord de prendre 100% en charge car pour lui il n’est pas 100% responsable. Il ne risque pas non plus de fermer, il a pignon sur rue.

            Je lui ai indiqué que leurs désaccords ne me regardaient pas et que je l’invitais à refaire et régler ses comptes avec le MO, mais que je ne devais pas me retrouver au milieu. Le maçon a conscience qu’il a tout à y perdre si je l’assigne car le résultat sera le même mais avec des pénalités en plus, un réputation mise à mal parce que à ce jour j’ai indiqué que s’ils reprennent à 0, je demandais rien. Je ne peux faire plus !

            J’attends le 2ème retour du maçon pour agir contre lui. Oui, je vous rejoins, il vaut mieux que je garde le MO de mon côté car jusque là, il a bien réagi concernant le désordre.

            Votre avis ?

            Cordialement.

          23. Si le géomètre n’a pas fait d’erreur en implantant, c’est bien le maçon qui est seul responsable, il me semble. On ne peut pas reprocher au MO d’être responsable des erreurs du maçon, quand même. Le MO n’est pas un “maçon en chef”, ce n’est pas lui qui réalise les travaux, même s’il a le suivi de chantier. Le maçon n’est pas l’employé du MO, c’est un chef d’entreprise responsable. On ne reproche pas un vol au gendarme, on ne reproche pas au médecin une erreur du pharmacien… Ou alors il faut dire que le MO est “toujours responsable de tout”, ce qui serait absurde.
            Votre attitude est la bonne, il ne s’agit pas de blâmer le maçon – qui n’a jamais fait d’erreur dans sa vie ? – il s’agit de réparer son erreur, ce que nous devons tous faire un jour ou l’autre.
            Cordialement aussi.

          24. Bonjour,
            Merci pour votre aide.
            J’attends le retour définitif écrit du maçon avant d’agir. Je prendrai un RDV avec lui pour le convaincre une dernière fois en lui disant que l’assigner à part faire perdre du temps et de l’argent à tout le monde c’est tout ce qu’il va arriver et celà engendre une coupure dans les bonnes relations que nous avions. En plus, à ce jour, je l’ai écrit, que dans le cas où il fallait détruire et reconstruire, je ne demanderai aucune compensation alors que je perds 6 mois de loyer à 1500 euros + 6000 euros de Pinel. Et que si nous allons en justice, plus question de rien demander.
            Je ne peux faire plus !
            Si un avocat saisi un juge des référés, comment cela se passe t-il ? Le juge ordonne au maçon de refaire + pénalités ? Délais ? En phase de maçonnerie, je serai très surpris de ne pas avoir gain de cause… Et tout le monde en a conscience alors pourquoi ne pas régler à l’amiable.
            Que dois-je mettre en avant pour avoir gain de cause ?
            Le maçon a pignon sur rue, même si c’est lourd, il ne fermera pas pour fuir la situation.

          25. Votre avocat saisit le juge des référés en votre nom. Le référé est la bonne procédure, car les décisions sont immédiates. Le maçon n’ira très probablement pas jusque là. Le juge décide ce qu’il veut, bien sûr, mais il y a 99,5% de probabilités qu’il ordonne le respect du contrat (démolition/reconstruction) comme la loi le demande (“Le contrat fait la loi des parties”).
            Votre avocat mettra en avant le respect du droit, sans prendre en compte d’autres considérations, pas d’état d’âme, pas d’avis personnel :
            C’est conforme au contrat ou non ? Pas conforme = on recommence pour être conforme.
            C’est tout.
            C’est simple.
            Mais, encore une fois, je suis persuadé que le maçon n’ira probablement pas jusque là et qu’il rectifiera ses travaux avant.
            Bonne poursuite des travaux.

          26. Monsieur,
            Le maçon ne veut surtout pas aller en justice…
            En fait le maçon n’est pas contre mais il considère que le MO aurait du le voir, etc… Donc que les torts sont partagés donc pas 100% pour lui financièrement, ce que je peux comprendre en soi.
            J’ai indiqué au maçon que le client ne doit pas être au milieu, si désaccord entre eux, ils le font après mais ce n’est pas mon problème. J’ai payé mes factures et été patient, 5 mois pour qu’il fasse une étude par un géomètre extérieur. Sans rien demander.
            Si la maison avait été terminée ou toiture posée, l’enjeu aurait été complètement différent s’il fallait démolir. Le plaquiste aurait vu l’écart là, on est qu’en phase de maçonnerie, avant pose de charpente.
            Mes rapports avec le maçon sont bons et c’est une société qui fait partie du trio de tête de Rennes, j’avais même l’intention de lui donner une extension chez moi… Là, on est en standby, normal.
            Le juge des référés, compte tenu de ma perte financière, frais d’avocats, est-ce qu’il en tient compte ? Le maçon, s’il est sommé de reprendre, me devra t-il quelque chose ?

          27. Vous avez raison de ne surtout pas vous mêler de décider un éventuel partage des responsabilités : ça ne ferait que bloquer la machine. Ce n’est d’ailleurs pas votre rôle : vous n’êtes ni architecte ni juge.
            Le juge vous accordera une indemnité suivant ce que vous demanderez. Toute demande d’indemnité doit être justifiée, preuve à l’appui (par exemple, honoraires d’avocat, etc.)

          28. Monsieur,
            C’est la raison pour laquelle je ne souhaitais pas assigner sans avoir essayer toutes les solutions et savoir qui je dois assigner exactement.
            Ce que je peux mettre en avant, c’est que quoi qu’il arrive, il faudra que l’ouvrage soit conforme aux plans. Et utiliser le levier que si c’est fait de suite, je demande rien et s’il faut passer par la voie judiciaire, je mets en avant la perte des loyers, Pinel, frais d’avocats. Faut-il démonter par des mesures, expertises, etc que l’ouvrage n’est pas conforme au plans ?
            En ce qui concerne le menuisier qui s’est fait livrer les fenêtres et qui ne peut les installer, comme j’ai signé un marché de travaux avec lui, je dois le payer en fin de pose. Mais il souhaite se faire payer avant au moins la marchandise car il doit supporter le retard et payer ses factures. D’un sens il n’y est pour rien, que dois-je faire ? Est-ce moi ou le MO de régler celà ?
            Ce qui est positif c’est que le maçon et le MO ne fuient pas.
            Dès que le maçon envoie un courrier au MO, il m’appelle pour m’indiquer ce qu’il y a dedans, ses désaccords, etc…
            Donc assigner veut dire rupture totale, raison pour laquelle j’essaie toutes les solutions avant.

          29. Bonjour,
            Le Maître d’oeuvre a envoyé une mise en demeure au maçon à laquelle ce dernier a répondu qu’il n’était pas responsable, qu’il aurait fallu faire une implantation par géomètre, qu’il y a une erreur sur le plan et qu’il était dans les tolérance en maçonnerie car il a relevé qu’il y angle de maison qui fait 89° au lieu de 90° sans parler des 20cm de pignon manquant qui sont la conséquence. Et que le MO doit régler le problème avec le client et que si on estime qu’on doit modifier, il peut adresser un devis.
            Le MO renvoie une mise en demeure en contestant son analyse.
            Si le maçon devait répondre cette fois-ci par voie d’avocat au MO, est-ce que ça change quelque chose pour le client pour faire valoir ses droits ?
            Si le maçon démontre qu’il y a une erreur sur le plan par exemple, comment ça se passe pour la suite pour le client ?
            Si je dois assigner le maçon, tous ses paramètres changent-il la donne ?
            Merci pour votre aide.
            Cordialement.

          30. Bonsoir, je ne peux que me répéter encore une fois. Je présume que dans les marchés de travaux, le maçon devait respecter les plans.
            Il ne l’a pas fait : il est en faute, il doit le faire.
            Peut-être la faute est-elle partagée avec d’autres ? Ce n’est pas votre problème, ce sera au maçon à faire avaloir ses droits. Vous n’avez pas à vous en mêler.
            Vous deviez mettre une limite dans le temps à sa reprise des travaux, j’avais cru comprendre que vous l’aviez fait. Si cette limite est atteinte, vous devez assigner, sinon vous n’avez plus aucune crédibilité. L’histoire montre bien que les intervenants tirent sur la corde tant qu’il peuvent, pour voir si vous céderiez ou pas. Tant que vous discutez, sans agir (sans assigner), vous n’aurez pas de résultat. Il est très probable que si vous assignez, tout va rentrer dans l’ordre et que vous pourrez retirer votre assignation.
            A vous de décider.

          31. Bonsoir,

            J’ai tout tenté, rien demandé en terme de dédommagement, perdu 5 mois, je paie mon crédit + assurance.

            J’ai les courriers dans lesquels le MO met en demeure le maçon avec les motifs, avec réponse écrite du maçon. Donc la phase amiable est terminée.

            Maintenant, pas d’autre solution que d’assigner.

            J’ai envoyé un mail au MO que dans le cas ou j’assigne, il n’est plus question de ne plus rien demandé. Normal…

            Si le maçon prend un avocat, vous ne pensez pas qu’il va lui conseiller de reprendre pour être en règle vis à vis du client ?

            Le fait de démolir, le MO et maçon ne vont pas jouer sur le fait que ça efface les preuves et qu’ils ne pourront plus de défendre ?

            J’ai entendu parler de 2 ou 3 ans de procédure, c’est vrai ?

            Le charpentier a payé son bois, le menuisier a payé ses fenêtres, le carreleur a payé son carrelage, comment se règle ces problèmes ? Ne vont-ils pas se retourner contre moi ?

            J’ai un pignon qui est est limite de propriété avec le voisin, et il devait y avoir une cloture de faite dans le prolongement à 50/50 pour laquelle il a déposé un PC car il refait aussi celles donnant sur la route, tout est bloqué. Je suis embêté par rapport à lui, que faire ? Son PC est valable 2 ans.

            Le PC de ma construction n’arrive t-il pas à échéance à un moment ?

            Merci pour votre aide.

          32. J’ai tout tenté, rien demandé en terme de dédommagement, perdu 5 mois, je paie mon crédit + assurance.
            Raison de plus pour être actif.
            J’ai les courriers dans lesquels le MO met en demeure le maçon avec les motifs, avec réponse écrite du maçon. Donc la phase amiable est terminée.
            Si le maçon reprend effectivement les travaux, et à condition qu’ils soient bien avancés, vous pourrez toujours retirez votre assignation. Cette assignation est “stratégique” si je puis dire.
            Si le maçon prend un avocat, vous ne pensez pas qu’il va lui conseiller de reprendre pour être en règle vis à vis du client ?
            Oui, évidemment.
            Le fait de démolir, le MO et maçon ne vont pas jouer sur le fait que ça efface les preuves et qu’ils ne pourront plus de défendre ?
            Si le maçon refait correctement les travaux, il n’y a plus de contentieux.
            J’ai entendu parler de 2 ou 3 ans de procédure, c’est vrai ?
            Elle ne devrait pas aller jusqu’au bout.
            Le charpentier a payé son bois, le menuisier a payé ses fenêtres, le carreleur a payé son carrelage, comment se règle ces problèmes ? Ne vont-ils pas se retourner contre moi ?
            Non, vous n’êtes pas en faute.
            J’ai un pignon qui est est limite de propriété avec le voisin, et il devait y avoir une cloture de faite dans le prolongement à 50/50 pour laquelle il a déposé un PC car il refait aussi celles donnant sur la route, tout est bloqué. Je suis embêté par rapport à lui, que faire ? Son PC est valable 2 ans.
            Là non plus, vous n’êtes pas en faute, ne prenez pas tous les problèmes du monde sur vos épaules, ça ne les résoudra pas.
            Le PC de ma construction n’arrive t-il pas à échéance à un moment ?
            Non, une fois les travaux commencés, il est valable 5 ans (je crois, voire plus, ça change de temps en temps)

          33. Bonjour,

            Merci pour votre retour. Le maçon peut-il invoquer que s’il démolit puis reconstruit, il efface les preuves vis-à-vis du MO ? S’il invoque qu’il y a une erreur sur les plans ou autres, plus personne ne pourra vérifier. Il doit bloquer pour ces raisons.

            Le voisin peut-il m’attaquer à son tour pour la clôture mitoyenne ? Lors de l’achat du terrain, nous avons signé une convention valable 2 ans pour le partage des frais.

            On va espérer que le maçon prenne la décision de reprendre. Je pense que son avocat le conseillera dans ce sens.

          34. Le maçon peut invoquer tout ce qu’il veut, ça ne change rien : il a une obligation de résultat, il vous doit les travaux conformes aux plans.
            Je ne sais pas quel est le contenu de votre accord conclu avec le voisin : s’il y a des obligations avec des délais, ce doit y être mentionné, sinon il n’y a pas d’obligation : il faut lire l’accord conclu.

          35. Bonjour,
            J’ai consulté comme vous me le préconisiez.
            La procédure a l’air d’être la suivante :
            Prendre huissier pour faire un constat.
            Saisir en mon nom le juge des référés pour qu’il y ait une expertise judiciaire. Il établira la liste des erreurs de construction et regarde les modifications d’aménagement qui peuvent être faites. Il y a des chances pour qu’il n’y ait pas démolition partielle et reconstruction conforme aux plans par contre évaluation du préjudice financier.
            Une façade est compliquée à déplacer par contre des poteaux intérieurs, c’est tout à fait possible.
            Quel est votre avis ?
            Si le client obtient un dédommagement et une redis-position des pièces, c’est en quelque sorte un échec ?
            Je suis dans le flou…

          36. Bonjour,
            J’ai consulté comme vous me le préconisiez. Je présume que vous avez consulté un avocat ?
            La procédure a l’air d’être la suivante :
            Prendre huissier pour faire un constat. Je ne vois pas l’intérêt du constat d’huissier : les travaux tels qu’ils sont ne vont pas s’envoler. Vous avez un constat de votre architecte.
            Saisir en mon nom le juge des référés pour qu’il y ait une expertise judiciaire. Il établira la liste des erreurs de construction et regarde les modifications d’aménagement qui peuvent être faites. Il y a des chances pour qu’il n’y ait pas démolition partielle et reconstruction conforme aux plans par contre évaluation du préjudice financier. Il n’est pas forcément nécessaire de désigner un expert, le maçon ne peut pas nier que les travaux ne sont pas conformes aux plans. Le problème est seulement juridique, pas technique : vous voulez que le contrat soit respecté, c’est tout. Pour cela; il faut qu’il y ait démolition/reconstruction. C’est incontestable.
            Une façade est compliquée à déplacer par contre des poteaux intérieurs, c’est tout à fait possible. Ca dépend des cas, il faudrait voir les plans et le chantier, je ne crois pas que ce soit simple, bien au contraire, sinon le maçon l’aurait fait depuis longtemps.
            Quel est votre avis ? Un bon avocat, déterminé, me semble une bonne solution.
            Si le client obtient un dédommagement et une redis-position des pièces, c’est en quelque sorte un échec ? Ce serait en tout cas très surprenant.

          37. Bonsoir,
            Oui, avocat.
            Il m’a indiqué que l’expert judiciaire permettrait de chiffrer le montant des modifications et au vu de cela, il serait établi le préjudice. Et établir les responsabilités de chacun, à savoir l’architecte et maçon. Outre la maçonnerie, il y a peut-être une erreur sur les plans qu’on a pas vu.
            Peut-être la raison de prendre un expert judiciaire pour ne pas que la partie adverse le demande et qu’on perde plus du temps ?
            Je ne suis pas avocat, je ne peux pas savoir ce que j’ai besoin et ne peut suivre ses recommandations.
            Maintenant que la partie adverse sait que je vais assigner, on peut attendre qu’il y ait un rebond de leur part ?

          38. L’objectif de l’assignation est de couper court aux discussions stériles et d’obtenir la reprise des travaux – notamment, avant que la procédure judiciaire s’enclenche.
            Les juges se placent toujours du point de vue du “droit”. En ce qui vous concerne, il ne s’agit pas de savoir s’il y a des malfaçons techniques ou pas (ce qui justifie la présence d’un expert), il s’agit que vous obteniez le bâtiment que vous avez commandé et qui a été validé par un contrat, c’est-à-dire un bâtiment conforme aux plans. Pas besoin d’expert pour ça, et je présume que le maçon n’affirmera pas que le projet est exactement conforme aux plans.
            Après, le maçon peut, s’il le veut, appeler en garantie qui il veut, ce sera son affaire dans un autre procès s’il le décide. Mais en attendant, il vous doit une maçonnerie conforme aux plans, c’est tout.
            Présentez bien le problème ainsi à votre avocat. Est-ce qu’il a bien compris qu’il ne s’agit pas de malfaçon technique, mais d’une non-conformité aux plans ? Que c’est un problème juridique (respect du contrat) et non pas technique ?

          39. Bonsoir,
            Concernant la question de l’expert judiciaire, je vous reporte la réponse d’un avocat :
            L’expert judiciaire n’aurait, bien évidemment, pas pour mission de constater les malfaçons liées à des désordres mais aurait pour conséquence de relever les malfaçons liées à l’exécution de la construction qui n’est pas conforme aux plans.
            Il m’a indiqué que les erreurs se chiffrent et donc pas d’expert, pas de chiffrage et pas de mis en cause.
            J’espère que tout va se résoudre avant d’en arriver là…
            Cordialement.

          40. Un expert est désigné par le tribunal pour éclairer le juge, sur des techniques ou sur des coûts, en effet.
            Mais votre demande porte sur l’exécution de travaux conformes au contrat. Vous avez un maître d’oeuvre (un architecte ?), il peut très bien estimer le coût de la reprise par une autre entreprise, par exemple en présentant un devis. Ce n’est que si le maçon actuel :
            1 – conteste le fait qu’il doit reprendre ses travaux (s’il ne le conteste pas, il n’y a plus de contentieux, il refait les travaux et c’est fini),
            2 – conteste l’estimatif du maître d’oeuvre
            que le juge demandera l’intervention d’un expert.
            C’est au juge de décider s’il doit y avoir expertise ou non. De votre coté, vous demandez une reprise des travaux pour qu’ils soient conformes au contrat, et vous pouvez produire une estimation de maître d’oeuvre et/ou un devis d’au autre maçon, à l’appui de votre demande.
            Logiquement, le juge devrait condamner le maçon à refaire ses travaux (je ne vois pas comment le maçon pourrait prétendre que ses travaux sont conformes), sous astreinte d’une somme par jour de retard (par exemple 150€/jour).
            Votre avocat n’a pas à écrire le scénario à a place que juge.
            Surtout, je ne comprends pas trop pourquoi votre maître d’oeuvre ne prend pas le problème à bras le corps : le cas de défaillance du maçon n’est-il donc pas prévu dans le contrat signé avec le maçon ?

  51. Bonjour ,
    les maçons sont entrain de monter le plancher sur hourdis ! sur la mise en place celui-ci devait être de type 16+4.
    Je viens de me rendre compte que les poutrelles font 12cm de hauteur c’est donc un plancher 12+5 (rectoRS 115)

    Je précise que j’ai des portées qui vont de 5,14 à 5,64.
    un plancher 16+4 est il obligatoire ?
    pour les portée de 5,64 les poutrelles ont une longueur de 5,70 ! elles reposent sur 3 cm de chaque côté du vs ! est ce suffisant ?

    merci

    1. Bonsoir,
      Avez-vous en mains le plan du plancher hourdis fourni par le fabricant (quel est-il ?) ? Et la nomenclature de tous les éléments ?
      Ce qui a été livré et qui est en cours de pose doit être exactement ce produit, et la pose doit être complètement respectée.
      Le plancher sera calculé pour les portées prévues, il n’y a pas à s’en inquiéter (je n’ai jamais eu connaissance d’une erreur calcul en ce sens en 40 ans de métier).
      Ceci dit, la hauteur “16” correspond à la hauteur des entrevous, pas des poutrelles. Et la hauteur “4” correspond à l’épaisseur de la dalle béton là où elle est la plus mince, c’est-à-dire sur le milieu des entrevous.
      Donc un plancher 16+4 peut très bien avoir des poutrelles de 12 cm de haut, c’est normal.
      Une fois le béton coulé, l’ensemble fait un bloc, on ne distingue plus “poutrelle préfa” et “béton coulé”.
      Les poutrelles reposent bien de 3 cm sur les murs, c’est largement suffisant (et même, il ne faudrait pas plus, ça pourrait affaiblir le chaînage ; 3 cm c’est bien).
      Bon chantier !

      1. Bonsoir

        OUF merci !

        Merci de ne me répondre aussi vite ! la semaine de 35 h vous ne connaissez pas vous lol.Vous êtes passionné cela se voit!
        Non en CCMI nous n’avons pas accès au plan du plancher et aux éléments du fabricant (j’ai pu prélever une étiquette sur une poutrelle c’est un plancher RECTOR RS 115). Apparemment c’est ok les entrevous font bien 16 cm !! mais ce n’est pas rassurant le bout des poutrelles reposées sur seulement 2 à 3 cm de chaque cotés. (peut être un soucis d’économie de leur part car franchement pour une portée de 5,64 une poutrelle de 5,80 aurait été la bienvenue ….

        Merci pour tout

        Cordialement

        1. Merci du message.
          L’assise de 3 cm des poutrelles est tout-à-fait normale, c’est comme ça que ça doit être fait ; ce n’est pas du tout une question d’économie. Il faut réaliser que ne sont pas ces 3 cm qui supporteront le poids du plancher : une fois que le béton est coulé, “les poutrelles + la dalle au-dessus + les chaînages” forment un seul bloc de béton. Le plancher, constitué de ce seul bloc, repose bien sur toute la largeur du mur, de toute l’épaisseur du chaînage.
          Si je voyais sur un de mes chantiers des poutrelles qui reposeraient sur plus de 3 cm, je m’inquiéterais : que s’est-il passé ? Une erreur de commande ? de livraison ? ou plus probablement une erreur d’implantation de la part du maçon (murs trop rapprochés) ?
          Non, dans votre cas, tout va bien, tout est normal sur ce point.

  52. Bonjour ,

    Mr Espagno ,

    Le maçon me propose de choisir pour le même prix entre le plancher hourdis avec entrevous béton ou le plancher hourdis avec entrevous bois synthétique je crois. (lui me conseil le plancher bois lol plus léger bien sur)
    A votre avis lequel choisir car les entrevous bois pvc etc font vraiment très fragile ?

    Merci
    Bien cordialement

  53. Bonjour,
    Sur un sol argileux à aléa moyen, quel type de fondation est-il préconisé ? Un terre plein est-il faisable ? Si oui, y a-t-il un type de terre plein spécifique à ce type de sol ?
    Je vous remercie bien.

    1. Bonsoir, je ne recommanderai jamais un dallage sur terre-plein qui ne serait pas sur un sol parfaitement plat, parfaitement perméable et surtout parfaitement stable en surface, ce qui est rare, évidemment.
      En outre, comme quiconque, je ne peux déterminer les types de fondations et de plancher qu’à la lecture de l’étude de sol.
      Enfin, même avec l’étude de sol, sans être au moins sur place je ne saurais vous conseiller…
      Je vous engage donc à suivre ce que préconise l’étude de sol.
      Cordialement,

      1. L’étude de sol dit :
        – jusqu’à 0,35m : terre végétale limono-sableuse légèrement argileuse brun-foncé, humide, à radicelles.
        – jusqu’à 1,70m : limon légérement argilo-sableux brun-ocre, avec graviers et blocs grèseux.
        – jusqu’à 2,10m : sable fin limoneux brun-jaunâtre, avec quelques passages grèsifiés.

        1. Ce qui compte dans l’étude de sol, c’est la profondeur par rapport au terrain naturel actuel de la couche suffisamment résistante pour porter le projet prévu (ici, une maison), tel que le préconise le Bureau d’Etudes de Sol.
          Il faut couler les fondations à cette profondeur + 30 cm plus profond (pour “ancrer” les fondations dans le bon sol, et en plus la couche résistante n’est probablement pas parfaitement horizontale).

  54. j’ai une partie de ma dalle qui repose sur le mur de mon vide sanitaire ou il y a ma terrasse ,la jointure travaille horizontalement , et s’ouvre de l’angle du mur qui suit sur 4 mètres de long depuis sa construction qui était minime au départ , nous avons refait des rénovations cette maison à 24 ans j’ai un arbre à 5 mètres de la, cette situation à l’air grave on voit le jour dans le vide sanitaire, que faut il faire les fondations en apparence ont rien que ce morceau qui remue merci de votre réponse

    1. Dans votre cas, je ne peux pas vous conseiller ainsi, à distance, à la seule lecture de vos méls. Il faut qu’un architecte se rende sur place pour apprécier vraiment ce qu’il en est et vous conseiller sur les travaux à entreprendre.
      Un architecte peut très bien effectuer une visite et établir un diagnostic (si la cause de votre dommage est décelable).
      Bien cordialement,

  55. 18 août 2019
    Bonjour,
    J’ai acheté une maison des années 1970 en Béarn, j’ai une pièce en sous sol de 30m2 environ avec une butte de terre d’un volume de 7O /80m3 à quoi sert t’elle ?

    1. Bonjour, je ne peux guère vous répondre ainsi…
      70m3 correspondent au volume total de votre sous-sol (peut-être plus), donc comment est-ce agencé ?
      Vous avez un sous-sol de 100m² environ avec dedans un tas de terre de 70m3 ?
      Vous avez un sous-sol de 30m² dont un des murs est une butte de terre ? Si oui, à quoi correspondent les 70m3 annoncés ?
      Bref, “une pièce en sous sol de 30m2 environ avec une butte de terre d’un volume de 7O /80m3” : comment cela se présente-t-il ?

    1. Bonjour et merci pour toutes les explication données sur votre site. Est-ce que vous auriez une idée de la différence moyenne de coût entre un dallage sur terre- plein et un plancher à hourdis sur vide sanitaire de 60 cm ? – hourdis en polystyrène ( UP33) . Mon maître d’œuvre ( maison individuelle de plain pied de 120 m2 près de Bayonne) pense qu’un dallage sur hérisson pourrait permettre de diminuer significativement le coût de la construction mais j’y suis opposé ( étude se sol préconisant un vide sanitaire, terrain argileux ( aléa moyen de retrait gonflement des argiles ) zone sismique 3.
      A priori les constructions dans cette zone et ailleurs dans le pays basque( qui a des sols particulièrement argileux) de CMI, de maîtres d’œuvre , architectes y compris, ne s’embarrassent pas de ce genre de détail et beaucoup sont sur dallages sur hérisson ( ce que je trouve aberrant vu les risques de mouvements de terrain ) Qu’en pensez-vous ?

      1. Bonjour, merci du message.
        Le dalle sur hérisson coûte (ici, à Toulouse) environ 70€ ttc/m² (55-58€ ht/m²). Ne pas oublier que les prix sont libres dans le “bâtiment” et qu’on trouve parfois des écarts de 30%, voire plus, sur des devis au même endroit, au même moment, pour le même projet.
        Le plancher hourdis coût environ 85-90€ ttc/m², mais ce qui va augmenter la différence de prix, c’est qu’il faut les murs pour porter le plancher hourdis : soubassement (de 40 à 80 cm de haut, par exemple), voire des murs de soubassement intérieurs à ajouter, y compris leur fondation. C’est d’ailleurs pour cela que dans une maison à étage, le plancher hourdis bas coûte moins cher car il n’y a pas de mur intérieur à ajouter puisqu’ils sont déjà prévus pour porter le plancher haut.
        Chaque cas est un cas particulier.
        Le dallage est un choix technique souvent dangereux, pour les raisons expliquées dans l’article. Si l’étude de sol préconise d’éviter les dallage, c’est carrément de la folie que d’en réaliser malgré tout.
        Beaucoup de CMI (pas tous, quand même…) recommandent les dallages… tout simplement parce qu’ils y gagnent plus d’argent qu’avec un plancher hourdis. C’est aussi simple que cela.
        Ce que j’en pense ? Quelle folie, là aussi, de s’en remettre aveuglément à un CMI, car ses intérêts financiers sont opposés à ceux du client : vendre le plus cher possible ce qui lui revient le moins cher possible. De la part d’un architecte, qui n’a rien à gagner à faire faire un choix technique de mauvaise qualité, c’est incompréhensible.

        1. Bonjour à tous, j’ai une question technique au sujet de mon sous sol. J’ai un pavillon de 1950 avec un sous sol total, sur vide sanitaire. Ce sous sol servait à rentrer les voitures ou entreposer des choses diverses.
          Aujourd’hui, je voudrais l’aménager mais je souhaiterais être à 2m20 de hauteur entre dalle et plafond brute. Je suis actuellement à 2m16, 2m17, ça varie selon l’emplacement.
          Pensez vous que ce genre de dalle fait qu’elle épaisseur logiquement et pensez vous qu’il est possible de la faire raboter sur une épaisseur de 4 ou 5 cm ? Sachant que ce sous sol ne recevra plus de véhicule ou de charge lourde du coup.

          1. Bonjour, votre sous-sol – votre rez-de-chaussée, en fait – ne doit pas être sur vide sanitaire mais plutôt avec dallage béton sur terre-plain, sur hérisson. C’est-à-dire qu’il ne doit pas y avoir de vide sous le plancher de ce rez-de-chaussée.
            Une hauteur actuelle de 217 cm est en effet trop juste. Vous ne pouvez pas raboter 4 à 5 cm de la dalle béton, techniquement n’est pas possible car une dalle ne peut guère être rabotée ainsi sur toute sa surface, en outre elle doit avoir 8 à 10 cm d’épaisseur (à l’époque c’était 8 cm mini, actuellement c’est 12 cm… ), cela l’affaiblirait trop de la raboter ainsi et elle se fissurerait partout.
            En plus, cela ne suffirait pas car il vous faudra bien un carrelage au moins sur colle, dont l’épaisseur compenserait une bonne partie de ce “rabotage”.
            La solution est de casser la dalle au marteau piqueur, d’enlever carrément une trentaine de cm de cailloux et de terre (peut-être un peu plus ?), de couler une nouvelle dalle béton sur un petit lit de cailloux (le sol doit être bien tassé depuis 70 ans…) puis de réaliser l’isolation des murs, éventuellement les cloisons, et le carrelage par la suite. Vous aurez ainsi 230 à 240 cm de hauteur, ce qui est correct.
            Attention ! cela ne peut se faire que sous certaines conditions : d’abord vérifier que cela ne déstabilisera pas les fondations des murs. Il est probable que les fondations sont par semelles filantes, mais il faut faire 1 ou 2 sondages pour vérifier que c’est possible.
            Ensuite, il faut être sûr qu’il n’y aura pas d’humidité dans la maison. Si c’est possible, il faut traiter le problème depuis l’extérieur : décaissement du terrain pour que l’intérieur (niveau sol fini) reste légèrement plus haut que l’extérieur, rejet des eaux de pluie les éloignant de la maison, drain périphérique (correctement fait, rigide, enrobé, pente, exutoire, etc.). Bref, faire ce qu’il faut pour que l’humidité ne rentre jamais dans la maison.
            Vous rencontrez peut-être des canalisations enterrées dans le sous-sol : il faudra y aller avec précaution.
            S’il y avait modification des façades (je penses aux portes et fenêtres), il faudra déposer une Déclaration Préalable de travaux.
            Et peut-être d’autres points auxquels je ne pense pas ou que je ne peux pas connaître. Une visite d’un architecte (d’aujourd’hui 🙂 ) vous serait très profitable. Pour le coût d’une simple visite, il (ou elle) pourra vous expliquer tout ça, même si vous ne lui confiez pas la réalisation des travaux.

  56. bonjour ,

    Dans ma notice descriptive il y est d’inscrit ” pour éviter les remontées d’eau, mise en place d’un mortier hydrofuge entre la fondation et le premier rang d’agglos.”
    est ce utile car beaucoup de maçon applique un mortier hydrofuge sur la première rangée du plancher du vide sanitaire … et en dessous des planelles applique un hydrofuge de type weber fondations

    merci

    1. Bonjour, la coupure de capillarité, c’est-à-dire soit le feutre bitumé, soit le joint avec du mortier hydrofuge, doit être située au-dessus des parois enterrées. Donc, non pas juste au-dessus des fondations, mais à au moins une quinzaine de cm au-dessus du niveau prévu de la terre, du sol fini extérieur, une fois le bâtiment réalisé et les remblais de terre effectués.
      Ceci pris en compte, suivant les 2 cas :
      Si vous avez un plancher hourdis sur vide sanitaire, la coupure de capillarité sera :
      – soit sous le plancher hourdis (c’est l’endroit préconisé par les “règles de l’art” les plus anciennes, car à l’époque, il n’y avait essentiellement que des planchers bois, sensibles à l’humidité et qu’il fallait protéger. C’est pour ça que quelques “anciens” continuent à dire que cette coupure doit toujours être sous le plancher… même en béton. Maintenant, ça a changé, le DTU a évolué).
      – soit sur le plancher, à la base des murs de l’habitation elle-même. C’est là qu’elle est placée généralement de nos jours.
      Si vous avez un simple dallage sur hérisson, la coupure sera évidemment à la base des murs. Il faudra faire attention que ce soit bien à + 15 cm de hauteur / terre remblayée.
      Le lit de mortier avec hydrofuge est une bonne solution, je le préfère au feutre bitumé, car ce feutre créé de fait une coupure de la structure elle-même, seuls les chaînages verticaux reliant alors la construction au soubassement. Et j’ai lu des cas où ce feutre faisant office de “mèche” en faisant pénétrer de l’humidité vers l’intérieur, de façon horizontale…! Bref, je ne vois pas de raison de l’utiliser. Je n’en place maintenant que sous les plancher bois, par exemple dans des ossatures bois avec plancher bois.

      1. Bonjour ,

        En effet mon expert m’a conseillé de réaliser cette coupure de capillarité en dessous du plancher , donc avant la pose des planelles mais lui me dit que je peux utiliser un produit de type trapcofuge du style weber fondation à appliquer en 2 couches croisées au totale de 3mm (en faite le même produit trapcofuge qui sera appliquer verticalement) vous confirmez cela ?

        Par contre mon ami maçon qui à plus de 40 ans de métier me racontait qu’ à l’époque il insérait directement le trapcofuge dans la bétonneuse ce qui rendait le mortier noir et il montait les deux première rangée du VS avec ce mortier hydrofuge.
        mais je pense que son conseil aurait été valable si comme vous me l’avez préconisé si ma maison serait sur hérisson !!

        Donc cette arase hydrofuge qui m’est dû dans ma notice je vais la faire faire sur le plancher du vs et la coupure de capillarité en dessous . est ce que j’ai tout bon ..?

        Merci bon week end à vous

        1. La coupure de capillarité, c’est soit une arase hydrofuge, faite avec un mortier hydrofuge, soit un feutre bitumineux, soit autre chose.
          Ne vous tracassez pas : un plancher hourdis est par lui-même hydrofuge par son chaînage, donc il fera office de coupure de capillarité. Seule la planelle serait à traiter (surtout si elle est en brique. Si elle est en agglo, c’est-à-dire en béton, elle est déjà un peu hydrofuge).
          Donc avec un plancher hourdis, vous demandez une planelle en agglo et vous faites faire le premier rang de mortier des murs (agglos ou briques) avec un mortier hydrofuge. Cela servira de coupure de capillarité.
          Bon week-end à vous aussi.

  57. Bonjour

    Je suis en limite de propriété d’un côté de ma maison, j’ai un vide sanitaire de 80 cm , j’aimerais savoir si en plus de l’enduit trapcofuge seulement de ce côté une membrane delta MS est nécessaire car des sapins (thuyas d’ 1,50) y sont planté ?
    Cela n’ éviterais au cas ou le trapcofuge se dégraderait que les racines pénétres dans les agglos du vs au fur et à mesure des années ?

    Merci

    1. Bonsoir, une membrane type Delta assure une bonne étanchéité (si elle est correctement posée, avec recouvrement, solin en tête, drain). Mais pour un vide sanitaire aéré, le risque n’est pas bien grand, s’il y avait un peu d’humidité en dessous ce ne serait pas grave. A mon avis, dans ce cas, la membrane n’est pas indispensable.
      En outre, je ne crois pas que des racines de thuyas de 1,50 m puissent pénétrer un mur en agglo avec un enduit hydrofuge. Mais ne les laissez pas grossir avec excès, ça peut faire dégâts, assèchement, racines sous les fondations (si pas très profondes). Pour cela, le Code Civil impose des limites aux arbres proches de mitoyennetés.

  58. Bonjour,

    Lorsqu’on construit une maison et qu’il y a une erreur de maçonnerie, implantation sur le terrain, etc… et que le maître d’oeuvre, architecte ou CMI n’a pas vu, il est normalement assuré.

    Le client peut-il exiger le maître d’oeuvre, architecte ou CMI à faire une déclaration à son assurance ? Dans le cas où les dommages sont trop importants ou coûteux pour être modifiés.

    Cordialement.

    1. Oui, bien sûr. Vous pouvez saisir directement les diverses assurances des professionnels pendant la période d’assurance (depuis la réception, pendant un délai de 10 ans pour la décennale). Vous leur demandez directement de réparer le sinistre et/ou le dommage.
      C’est pour ça que vous devez avoir leur attestation d’assurance (les 2 responsabilités civiles : décennale et auprès des tiers) avant de vous engager avec eux, quand vous commandez les travaux.

      1. Merci pour votre retour.
        Pour les sinistres et dommages, il s’agit des décennales qu’on peut saisir par la dommage ouvrage. Mais s’il s’agit un défaut de construction avant réception ? Du à l’erreur du maçon ou que l’architecte n’a pas vu, par exemple, un poteau mal placé ou un mur trop long ou trop court constaté pendant la construction. De quelle assurance s’agit-il ?
        Cordialement.

        1. Il n’y a pas d’assurance pour des travaux en cours et non réceptionnés. Avant réception des travaux, chaque professionnel doit son travail fait et bien fait.
          Votre recours en cas de défaillance est
          – de ne pas payer le professionnel,
          – de le mettre en demeure de faire son travail correctement,
          – et de saisir le Juge compétent en cas de défaillance avérée.
          Attention, ne pas faire une “réception de complaisance” pour saisir par la suite l’assurance : un dommage ou une non-conformité connue avant réception par le client (appelé le “maître d’ouvrage”), ou bien seulement visible, et réceptionnée quand même, n’est pas garantie !
          Seuls les dommages causés aux tiers, c’est-à-dire ceux qui ne concernent pas directement les travaux commandés (par exemple, un artisan endommage la toiture de la maison voisine) sont couverts par l’assurance civile aux tiers (rien à voir avec la décennale).

          1. Merci.
            Si il y a un défaut de construction mais non dommageable structurellement (poteau, fenêtre, pignon mal placé), vous indiquiez plus bas que l’architecte a une part de responsabilité car il aurait pu vérifier en prenant des mesures. S’il faut prendre en charge une démolition partielle, le maçon et-il seul à supporter les frais ? Vous indiquiez que le maçon n’était pas assuré pour ses fautes et qu’il doit prendre à sa charge, mais l’architecte dans tout ça ? A t-il une assurance qui le couvre ? Doit-il participer aux frais de remise en conformité par rapport aux plans ou choix du client ?
            Cordialement.

          2. Je ne peux pas répondre précisément à ce cas, car il faudrait analyser les faits, voir les marchés de travaux et surtout lire les comptes rendus de réunion de chantier, entendre les uns et les autres, etc.
            L’architecte, comme le maçon je présume, a une assurance qui le couvre. Le problème n’est pas là.
            Le problème est : pendant des travaux en cours, une assurance peut-elle intervenir pour un défaut sur ces travaux en cours ? A priori, non.
            Il vous faut d’abord vous adresser à ceux que vous avez missionnés. Si ça ne donne rien, vous devez alors saisir un avocat, comme ça se ferait quel que soit ce ou ces professionnels (artisans, cmi, architecte, bureau d’études, etc.).

          3. Bonjour,

            Si un architecte fait une erreur sur ses plans engendrant au cours de la construction des défaut tel qu’une façade entière trop grande ou trop petite qu’on voit une fois le 2ème étage terminé, j’ai entendu dire que l’architecte était assuré. Si oui, comment fonctionne l’assurance ? Que prend t-elle en charge ?

            Cordialement.

          4. Bonjour, je reprends les explications de messages précédents.

            Dans le cadre de contrats privés, il s’agit de savoir quels sont les engagements des uns et des autres. Ces engagements sont mentionnés dans leurs contrats respectifs. Je présume donc pas d’éléments dans mon message.
            Seules quelques obligations ne peuvent pas être supprimées dans les marchés de travaux, telle par exemple la garantie décennale qui s’applique à tout le monde, même si un contrat prévoyait expressément le contraire (on parle alors de clause “réputée non-écrite”).

            Quel est en général l’engagement de l’entreprise ?
            Je présume qu’elle doit réaliser les travaux conformément au “marché de travaux”, c’est-à-dire aux plans, au descriptif, en respectant les règles de l’art. S’il y a une erreur de dimensionnement, c’est-à-dire de non-respect des plans, c’est donc l’entreprise – ici, le maçon – qui est en faute.

            Quel est l’engagement de l’architecte ?
            Suivre les travaux, pour s’assurer de leur concordance avec les “marchés de travaux”, donc avec les plans, pour ce qui est visible (il n’a pas de boule de cristal pour voir ce qui n’est pas apparent).

            Quand ces engagements doivent-ils être tenus ?
            Au moment où le client (maître d’ouvrage) a accepté la réception des travaux ; c’est-à-dire une fois le bâtiment livré, une fois le chantier terminé.
            En cours de chantier, si l’architecte, ou le client, ou l’artisan lui-même, détectait une malfaçon (de tout ordre : non-respect des plans ou d’une réglementation ou autre), cette malfaçon devra être reprise : les travaux sont en cours de réalisation, un début d’erreur doit être rectifié tout simplement, il n’est pas question de faire intervenir une assurance.

            Ensuite, il y a des cas plus complexes.
            Par exemple, une erreur de dimensionnement telle que celle que vous citez. Si l’on s’en aperçoit à la veille de la réception, une fois le chantier terminé, les artisans du second-oeuvre (plâtrier, électricien,…) devront tout refaire si l’on démolit la maison pour la reconstruire au bon emplacement. Dans la “bâtiment”, l’usage, la règle veut que chacun vérifie le “support” sur lequel il va travailler, dans ce qu’il a d’apparent – par exemple, un plaquiste doit vérifier les dimensions, l’équerrage et l’aplomb d’un mur avant de faire les doublages. Mais ça ne peut pas être une obligation absolue pour tout le monde, le carreleur ne va pas vérifier l’implantation de la maison par rapport aux voisins, etc.
            Surtout s’il y a un architecte qui est censé avoir vérifié tout ça en temps voulu et sur lequel se reposent les artisans de second-oeuvre.

            Donc, dans votre cas, pour résumer mon avis (et sous réserve de connaître les marchés de travaux et les ouvrages, bien entendu):
            – si la maçonnerie n’est pas terminée, donc s’il n’y a pas d’autre artisan qui soit intervenu, la responsabilité est seulement celle de l’entreprise. L’architecte a bien détecté (directement ou pas) la malfaçon, il est encore “dans les temps”, il doit la faire réparer.
            – s’il y avait des artisans de second-oeuvre qui soient intervenus, ils seraient (peut-être, suivant les cas) fondés à demander réparation au maçon de devoir refaire leur ouvrage lors d’une démolition/reconstruction. Pas le client : tant que l’ouvrage n’est pas réceptionné, il est cours de réalisation. L’avis du client n’a à être émis que lors de la réception (je parle “juridiquement”, bien entendu, en fait le client peut donner son avis à tout moment, à titre informatif).
            – si l’architecte a bien détecté la malfaçon, il n’est pas en faute, évidemment (ce n’est pas lui qui a réalisé la maçonnerie).
            S’il avait détecté cette malfaçon trop tard, sa responsabilité peut être engagée, en effet, mais seulement envers ceux à qui elle porte tort :
            o les artisans de second-oeuvre, qui devraient tout refaire gratuitement.
            o éventuellement envers le client pour les complications que ce retard occasionnerait. Mais il faudrait que ce soit vraiment très tardif, par exemple, s’il s’en apercevait le jour de la réception.
            Mais détecter une malfaçon alors que la maçonnerie n’est pas encore terminée, n’est pas constitutif d’une faute de l’architecte pour constat trop tardif.

            Quand à faire une erreur sur ses plans engendrant une malfaçon sur la maçonnerie, il faudrait m’en dire plus pour que je comprenne mieux de quoi il s’agit et que je puisse vous répondre.

          5. Bonjour Monsieur,

            Quand je parle d’erreur de plan, par exemple, si on superpose le plan du RDC et ETG, on voit un décalage d’un angle (mur à 90° au RDC et 87 à l’ETG) ou 2 poutres qui ne se superposent pas sur plan et que cette cause à effet ait décalé une maison de 20cm sur un pignon ou intérieur. Et que le maçon a suivi comme il se doit les plans.

            A qui la faute dans ce cas ?

          6. Sur les erreurs de plan : il n’y a pas d’erreur “voulue” de l’architecte en faisant un angle de 87° au lieu de 90°; c’est une erreur de dessin et, plus probablement, une erreur de cotes (je présume que l’angle n’est pas coté à 87°). Idem pour la superposition des poutres.
            On doit construire avec des plans d’exécution, du moins pour le gros-oeuvre (pas forcément pour la peinture…). Le maçon a donc bâti les murs en suivant les cotes de l’architecte, en prenant le plan de l’architecte comme étant un plan d’exécution.

            Pour savoir qui en est responsable, il faut se référer aux marchés de travaux, et notamment au Cahier des Clauses Administratives Particulières (CCAP) et/ou au Descriptif (CCTP). Dans ces documents, qui doit établir les plans d’exécution ? L’architecte ou l’entreprise ?
            Si l’architecte avait une mission “plan d’exécution”, il est normal que le maçon suive ses plans, l’architecte est donc en faute au titre de sa mission de plan d’exécution, comme le serait n’importe quel Bureau d’Etudes Techniques (en faute vis-à-vis de l’entreprise, pas du client qui n’a pas à intervenir techniquement dans le chantier).
            Si les plans d’exécution sont dévolus à l’entreprise, c’est donc elle qui en est responsable, évidemment.

            Ceci dit, si c’est le cas, il est curieux que l’entreprise ne bâtisse pas l’étage exactement superposé au rez-de-chaussée… Pourquoi n’avoir rien dit avant de bâtir ? Est-elle à ce point distraite ?

          7. Monsieur, Je réponds en italique dans le texte.

            La maison étant entourée de toit terrasse, en fait une partie de la surface habitable de l’ETG s’est transformée en toit terrasse et les angles de la maisons devant être droits ne le sont plus.
            Il y a eu une erreur de dimension et les terrasses sont plus grandes que prévu, au détriment de la surface habitable ? Ce doit être une grosse erreur…

            S’il y a une erreur de plan ou plan d’exécution faits par l’architecte dont il a la mission, est-il assuré pour celà ? Ou comme un maçon qui commet une faute, il doit prendre à sa charge les réparations ?
            Chacun est responsable de ces propres erreurs. Si l’architecte a fait les plans d’exécution, il en est responsable, s’il ne les a pas fait, il n’en est pas responsable.
            Si la maison n’est pas encore réceptionnée, il n’y a aucune faute (juridiquement parlant) vis-à-vis du client. Le client doit constater le jour de la réception si les travaux sont acceptables ou pas. Ce qui ne l’empêche pas de donner son avis avant, mais ce n’est alors qu’un avis.
            Si la maison est réceptionnée et que l’architecte n’a rien vu et donc rien dit, il a une part de responsabilité, bien entendu.

            Le fait qu’il y ait un pignon ou poutre mal placées, ou poteaux mal placés, les poutres faites en usines on soit été trop grandes, soit trop petite, soit les barres avec crosses pas de la bonne longueur. Peut-il y avoir une incidence sur la structure béton ?
            Qui a commandé les poutres ? Le maçon, je présume. Il a dû le faire suivant les plans d’exécution. Qui a fait les plans d’exécution ?
            Quant à l’incidence sur la structure, je ne peux pas répondre comme cela, bien sûr, il faudrait examiner et les plans et surtout l’ouvrage réalisé.

            Cordialement

          8. Monsieur,

            Le client ne peut pas attendre la fin de la construction et donc la réception du chantier pour faire valoir ses droits.

            La question : qui doit prendre en charge les réparations ?

            Aller jusque la réception veut dire que le client doit accepter les modifications intérieures à apporter pour palier aux défauts et donc n’aura plus de recours et donc signer les nouveaux plans d’exécution.

            A ce stade si personne ne prend ses responsabilités, que faut-il faire ? Il me semblait qu’il y avait des assurances pour l’architecte pour erreur de plan ou suivi.

            Cordialement.

          9. Dans mon propos, je présume que l’ouvrage n’est pas réceptionné, et que vous n’arrivez pas à obtenir des actions efficaces de votre architecte..
            Le client peut dire à son maçon et à son architecte : “Je refuse ces travaux, inutile d’aller plus loin, de continuer le chantier. Vous devez corriger vos erreurs. Et comme je refuse ces travaux, je refuse tout paiement : au maçon si ce n’est pas rectifié, et à l’architecte si vous ne mettez pas tout en oeuvre pour faire rectifier ces travaux. Vous avez 15 jours pour reprendre le chantier en ce sens : démolition puis reconstruction.”
            Qui doit prendre en charge les réparations ? Si ce n’est pas réceptionné, c’est l’affaire du maçon – puisque je présume que l’architecte est au courant et n’encourage pas le maçon à continuer (ce qui serait absurde).
            En aucun cas les assurances avant réception. Faire des travaux corrects en cours de chantier, c’est l’affaire des artisans, avec la maîtrise d’oeuvre de l’architecte. Inutile de solliciter les assurances : elles n’ont pas à intervenir et donc elles n’interviendront pas. Je présume que vous n’arrivez pas à vous faire entendre, alors vous espérez qu’en actionnant les assurances, cela permettrait de trouver l’issue au problème ?
            Une seule chose à faire : vous écrivez une lettre R+AR au maçon et à l’architecte, où vous mentionnez quelque chose comme la phrase que je mentionnais au début de mon message.
            Je vous conseille d’aller voir un bon avocat (c’est-à-dire réactif, efficace) pour que ce soit lui qui leur adresse cette lettre.
            Et si ça ne marche pas, vous assignez. Vous verrez comme on discute beaucoup mieux quand on a d’abord assigné.
            Bonne détermination.

          10. Bonjour,
            L’architecte ou maître d’œuvre peuvent ils dénoncer le contrat qui les lient au client pour fuire leur responsabilité ? Si oui, dans quelles conditions ?

          11. Bonjour, je vais parler pour les architectes, par référence au Code des Devoirs professionnels que tout architecte s’est engagé à respecter.
            Pour les “maîtres d’oeuvre”, qui ne constituent pas une profession en soi (la maîtrise d’oeuvre est une fonction, pas une profession à part), il n’y a pas de tel code, les modalités et les engagements sont libres, aussi tout dépend du contrat signé, à chaque fois.
            Non, l’architecte ne peut pas dénoncer son contrat pour “fuir ses responsabilités”, comme vous dites. Dénoncer son contrat sans raison valable serait assimilé à une faute professionnelle.
            Par contre, l’architecte a le droit de dénoncer son contrat – et heureusement – quand les conditions minimales de son exercice ne sont pas présentes. L’architecte n’a pas à subir un exercice intenable. Même si c’est un métier difficile, ce n’est pas le bagne, quand même.
            Etre architecte, c’est d’abord conseiller son client. Comme pour toutes les professions libérales, c’est la base de notre métier. Nous avons une obligation de moyens (“tout mettre en oeuvre pour…”) et non de résultat (nous ne vendons pas nous-mêmes les travaux au client, nous sommes indépendants des entreprises, c’est ce qui nous permet de le conseiller en toute objectivité.
            Ces raisons sont donc en premier lieu la perte de confiance manifeste de la part de son client. Comme pour un médecin ou un avocat, si vous ne faites pas confiance à votre architecte, il doit cesser sa mission. Et il y a également toutes les raisons qui en découlent, comme : immixtion dans la conduite du chantier, refus de suivre ses préconisations, refus de paiement, refus de suivre la loi (comme la conformité au permis de construire), etc. Bref, tout ce qui prive l’architecte d’action ou, du moins, qui le prive d’action suivie d’effet.

  59. Bonjour M.ESPAGNO, le maçon est intervenu pour faire les aérations de vide-sanitaire à 46 cm de profondeur par rapport au sol carrelé intérieur ( vide sanitaire qui existe donc bien aussi sous le salon). Une bonne chose donc. Je m’aperçois qu’il a sondé 10 cm au-dessus ( puisque cela est recimenté). Or, sauf erreur, c’est l’emplacement du chaînage mais ceci étant, je pense qu’il n’a pas pu aller loin, la planelle de béton de 5 cm devant être la première à apparaître après l’enduit.
    Qu’en pensez-vous ?
    Nota bene : y aurait-il un risque s’il avait touché le chaînage ? Béton éclaté ? Ou section d’une tige de chaînage ?
    À vous lire, bien cordialement. Thierry

    1. Bonsoir, à -46 cm du sol fini intérieur, on doit très probablement être sous le plancher hourdis. Le plancher hourdis fait le plus souvent 20 cm de haut, parfois moins mais très rarement plus, ce qui laisse 26 cm de revêtement sur le plancher ! Ca me parait trop pour être possible.
      Pourquoi le maçon a-t-il rebouché ? Il faudrait lui demander, peut-être un tuyau juste derrière qui gênait pour l’aération, ou quelque chose comme ça…
      De toute façon, s’il avait rencontré le chaînage, il n’aurait surement pas continué à casser, donc il n’aurait donc pas dégarni les aciers.
      Mais demandez-lui, tout simplement, vous aurez alors surement l’explication.

      1. Merci pour votre réponse, mais le maçon est parti en vacances. C’est à 36 cm initialement qu’il voulait faire l’aération. Et qu’il a fait finalement à 46 cm en rebouchant la première ouverture. Il l’a fait À la scie circulaire est au marteau-piqueur. J’ai vu qu’il y avait plusieurs dalles (compression, isolation, pour carrelages …) Et peut-être un ajout pour plancher chauffant. Ce qui peut faire , Sauf erreur, encore 20 cm. Je présume qu’il faut considérer effectivement qu’il a dû sonder au burin avant de passer au marteau-piqueur et que s’il est tombé sur le chaînage, il a dû changer d’emplacement sans persévérer, comme vous le dites.

    2. Merci pour votre réponse, le maçon est en vacances mais justement il vient de me rappeler suite au message que j’avais laissé. A 36 cm, effectivement il a rencontré le plancher avec sa scie circulaire. D’après ce qu’il me dit, rencontrant le béton, il est descendu de 10 cm. Et a priori sans persévérer à 36 cm. Bien cordialement

      1. Un carrelage sur plancher chauffant, donc avec isolation, chape de ravoirage, etc. peut faire facilement 15 à 18 cm cm d’épaisseur. C’est ce qui a dû se passer. Le maçon a dû arriver à la base du chaînage, et arrêter quand il s’en est rendu compte, surement rapidement.

    1. Bonjour, la question est trop imprécise pour que je puisse vous répondre de façon… précise.
      Le soubassement est la partie de la construction située en dessous du plancher du rez-de chaussée, il repose sur les fondations.
      On place des armatures dans le béton armé (par définition: armé = avec des armatures, des aciers), et maçonnerie, le béton est toujours armé :
      dans les fondations, dans les chaînages verticaux (raidisseurs), voire dans les murets en béton (par exemple dans des agglos à bancher), sur les poutres et longrines, bref, partout.

  60. Bonjour ,

    Je tenais une fois de plus à vous remercier pour vos nombreuses informations !

    Sur un côté de ma maison je suis en limite de propriété ,des attentes de seulement 40 cm courbées au dessus et espacées de 20 cm sont déjà assemblées à la semelle dépassent de la fondations alors que mon VS fera 80 cm …….

    Ce sera donc un mur banché ou coffrant , faudra t’il que toutes les attentes de toute la longueur soient prolongées jusqu’au haut du plancher du vide sanitaire ou seulement les poteaux d’angles du début et fin du mur devront être prolongés ?

    Merci

    1. Bonjour, merci du message.
      Les armatures en attente tous les 20 cm, de 40 cm de long et bien recourbées en tête, sont parfaitement conformes au règles de l’art. La liaison avec le reste de l’ouvrage à venir sera très probablement bien faite.
      C’est même rassurant pour la suite 🙂

  61. Bonjour ,
    Le géotechnicien préconise une protection sous forme d’une membrane étanche posée en fond de vide sanitaire recouverte de 20 à 30 cm de matériaux graveleux, pour maintenir un degré d’humidité dans les sols d’assise en réduisant le phénomène d’évaporation.

    De quelle matière doit être cette membrane ? le matériaux graveleux pourra t il être de simple cailloux les moins couteux ?

    Merci

    Bien cordialement

    1. Bonjour, je trouve ces préconisations bien sévères. Ne vaudrait-il pas mieux aller chercher un sol plus stable en profondeur ? Mais je n’ai pas connaissance du terrain ni de l’opération ni du rapport de l’étude de sol…
      Une membrane étanche se trouve chez un marchand de matériaux. Pour seulement maintenir un degré hygrométrique, un bon polyane, assez épais (pour ne pas le déchirer lors du remblai en cailloux) et avec de bon recouvrements (30 à 40 cm, par exemple) devrait faire l’affaire. C’est le plus économique.
      Pour le remblai, oui de simples cailloux. 20 à 30 cm me parait être une épaisseur importante…?
      Bon chantier.

  62. Bonjour ,

    Mr Espagno
    Des nouvelles de moi !
    Comme quoi ne pas payer ça à s’en intérêt …….!!!
    Au dessus de mon gros béton de 40 cm le constructeur n’a donc coulé ma fameuse semelle de 35 cm avec armatures intérieures surélevées !!!dans les angles barre de liaison apparemment très bien placées et surtout l’ensemble à été ligaturé poteaux d’angle compris ………. et non pas plantés après coulage !!!je suis resté présent tout le temps du coulage ….
    Je me retrouve donc avec une fondation descendues entre 1,2 m à 1,5 m par rapport au niveau du terrain fini extérieur, comme le stipulait le géotechnicien … mais que cela a été dur à obtenir ! (4500 euros d’expertise plus tard) …

    J’avais quelques petites questions je précise que j’ai un terrain en zone sismique très faible avec terre argile moyen , les poteaux d’angle deux fer de 10 mm ne font pas la longueur du vide sanitaire qui sera de 80 cm ils dépassent de la fondationpar endroit de seulement 34 cm , devront ils être ligaturés par la suite avec ceux du plancher du vide sanitaire et ainsi de suite ???

    Concernant la fameuse coupure de capillarité que 95 % des constructeurs ignorent …. si j’ai bien compris celle -ci devra dans le cas d’un VS être située avant la pose des planelles donc avant le plancher houris.
    J’ai posé la question au maçon et celui-ci utiliserait verticalement comme coupure le même enduit pour rendre le vs imperméable horizontalement (Qu’en pensez-vous ?). Mon expert a confirmé en effet que selon le dtu une arase pour coupure peut être réalisé avec un produit type trapcofuge , faut il encore que je vérifie si ce produit est du type weber dry primo pour coupure de capillarité et surveiller la bonne mise en oeuvre en deux couche croisées …..

    Merci beaucoup

    Bien cordialement

    1. Pour les poteaux d’angles, oui il faut que la continuité de la liaison soit bien assurée, avec un recouvrement suffisant ( une bonne trentaine de cm, probablement un peu plus) ou alors, il faudra souder les aciers à ceux en attente. Si la liaison n’est pas bien faite, pas suffisante, c’est comme s’il n’y avait aucun acier ! Vérifiez donc que ces liaisons soient bien assurées, bien faites. La section des acier est beaucoup moins importante.

      La coupure de capillarité peut être assurée par le chaînage lui-même : le béton armé est étanche. Il ne faut pas une planelle en terre cuite (pas en brique, sensible à l’humidité) mais en agglo de béton, et il faut que la base des murs de l’habitation (à partir du haut du plancher hourdis) soit surélevée d’au moins 15 cm / terre. Vous pouvez aussi mettre une feutre asphalté (ou autre coupure de capillarité).
      Mais tout ceci, à condition d’être bien surélevé / terre une fois remblayée, est moins important que la continuité des chaînages, horizontaux et verticaux.

      1. Bonjour monsieur Espagno

        Mon ami Maçon m’a dit qu’il n’était pas nécessaire de ligaturer les poteaux si le recouvrement est suffisant ! Pouvez-vous confirmer ?

        Bien cordialement

        1. Bonsoir, la continuité permettant la résistance d’une liaison, que ce soit pour un poteau ou un chaînage ou autre, se fait bien par recouvrement des aciers (les armatures). Et il faut en effet que ce recouvrement soit suffisant. Ca se calcule suivant le diamètre des aciers, mais en pratique, des longueurs d’une quarantaine ou cinquantaine de cm sont largement suffisantes.
          Les ligatures ne servent pas à assurer la continuité de cette résistance (elles seraient d’ailleurs beaucoup trop fines), mais à stabiliser, à maintenir bien en place les armatures pendant le coulage du béton : il faut en effet que leur position soit précise et ne soit surtout pas bousculées par le béton que l’on coule.

          1. Bonjour ,

            Les maçons m’ont monté une partie du VS! Au bas des agglos il y a des trous de réalisé pour ligaturer jusque la ok.
            Ce qui me pose problème c’est que les agglos d’angles n’arrivent pas pil poil au milieu des armatures !i ils ont été obligé de les tordre pour les faire entrer dans les agglos, donc la base de certain poteau se retrouve en dessous du joint du mortier avant d’entrer dans le poteau donc en étant tordu . désolé c’est très difficile à expliquer.

            Merci

            Bien cordialement

          2. Bonjour,
            le vide (dit “sanitaire”) est le vide qu’il y a entre le plancher béton hourdis, surélevé (sous le plancher du rez-de-chaussée de votre maison), et la terre. Il est visible à tout moment par la ou les trappes de visites qu’il doit y avoir à la base des murs (ce qu’on appelle le soubassement).
            Les trous dans les agglos (des “réservations”) pour qu’on puisse couler du béton permettront de faire des chaînages verticaux (cette ceinture de béton armé qui “ficelle” votre maison comme un paquet-cadeau, pour éviter les fissures).
            Comme dans toute ficelle, tout paquet, ce sont les noeuds qui sont le point faible s’ils sont mal faits. Il faut donc bien liaisonner les jonctions des chaînages en béton armé. Ce sont des liaisons, pas des ligatures (les ligatures sont des petites attaches fines qui ne servent qu’à bien maintenir en place les barres d’acier quand on coule le béton, pour ne pas qu’elles soient bousculées. Elles ne servent à rien d’autre, elles sont trop fines pour résister aux efforts d’un bâtiment).
            Vous voyez, le “bâtiment” à tout un vocabulaire, un jargon technique 🙂 . Ca sert à bien communiquer entre architecte, artisans, bureaux d’études, etc. Le client, lui, n’a pas à l’apprendre, heureusement pour lui.
            Si les armatures en acier doivent être tordues pour correspondre aux réservations (aux trous) dans les agglos, ce n’est pas bon signe. Comment un maçon peut-il se tromper à ce point sur un ouvrage aussi simple ? Il n’a pas de mètre ? ou il ne s’en sert pas…
            Un acier tordu ainsi va créer ce qu’on appelle des “poussées au vide” et donc il ne remplira pas correctement son rôle. Ce n’est pas le sinistre assuré, quand même, mais ce ne devrait pas être fait comme ça.
            Dès le début, vous aviez constaté le peu de sérieux du CMI à qui vous avez confié l’opération, si je me rappelle bien. Tout indique qu’il choisit des sous-traitants les moins chers possible (pour faire sa marge). Il aurait mieux valu laisser tomber avec lui, me semble-t-il.
            Continuez à être vigilant.

          3. Bonjour ,
            encore merci de votre retour

            Oui en effet j’aurais du laisser tomber dés le début …..
            Ne vaut il pas mieux enlever les agglos ou les attentes sont en manivelles et refaire des scellements chimique pour les replacer au bon endroit ? (je précise que je suis en zone sismique 1 très faible et en terre argileuse moyenne)
            Si je laisse continuer vu que pour vous ce n’est pas le sinistre assurée pensez-vous que les désagrément occasionnés pourraient être importants ?
            Car avec eux tout blocage peut encore durée des mois ….dois-je reprendre un expert pour constatations ou selon vous ce n’est pas assez important ?

            Merci
            Bien cordialement

          4. Je ne sais que vous dire. Ce n’est pas parce que vous avez des pneus un peu trop lisses que vous allez avoir forcément un accident… ça augmente simplement le risque.
            Il faudrait en effet missionner un expert indépendant pour vérifier les travaux au fur et à mesure (c’est le métier d’un architecte), car il y a ce que vous voyez et il y a ce que vous ne voyez peut-être pas. Mais en trouverez-vous ? Pas évident dans ces conditions, avec un CCMI et des artisans inconnus, sans marché de travaux.
            Quant au problème des aciers tordus, on ne peut se prononcer qu’en les examinant sur place, bien sûr.

  63. Bonjour,

    Nous souhaitons agrandir notre maison (123m2) avec le garage attenant (51m2).
    La maison à été construite en 2011 sur des pieux de 12m et avec un vide sanitaire, car nous sommes sur un sol argileux.
    Le garage, construit en même temps, n’a été fait que sur un hérisson.

    Est-ce qu’il existe une possibilité, sans détruire le garage pour refaire les fondations, pour éviter d’avoir des fissures sur le nouveau sol et les murs ? (éviter les impacts du mouvements du sol).

    Également, est-ce que la maison risque d’être impactée (fissure façade,…) car le garage n’est pas sur vide sanitaire ? (au vu de l’article très bien fait, je dirais que non, mais je préfère demander :))

    Merci d’avance pour votre expertise et aide,
    Bien cordialement,

    1. Bonsoir, des fondations à 12m de profondeur, c’est énorme ! Personnellement, les plus profondes que j’ai fait faire étaient de… 11m.
      Cela montre que ceux qui ont construit étaient “des gens sérieux”. C’est rassurant.

      Les murs du garage sont probablement fondés eux aussi à 12m, sinon il y aurait plusieurs fissures, notamment à la jonction garage/habitation.
      Le problème n’est donc que sur le sol du garage, un dallage sur hérisson. Il doit comporter plusieurs fissures résultant des mouvements du sol en surface. Ce sont probablement des fissures inesthétiques, ne rentrant pas dans le cadre de la garantie décennale (c’est pourquoi elles n’ont pas été réparées dans les 10 ans qui suivent la réception).

      Que pouvez-vous faire ?
      1 – laisser comme ça. Vous ne risquez guère que le problème s’aggrave et rende le garage inutilisable (à moins que les fissures soient très importantes). Vous pouvez si vous voulez les colmater, mais elles vont réapparaître avec le temps. Ca les dissimulera un peu…
      2 – faire un plancher porté sur les murs (après vérification qu’ils sont bien fondés comme les murs de l’habitation). Un peu compliqué et cher, évidemment. Je ne pense pas que ça vaille le coup (ou plutôt, “le coût”).
      3 – faire un revêtement ayant une certaine souplesse permettant d’absorber les mouvements du sol. Il faudrait y réfléchir et faire une recherche plus exhaustive, mais j’imagine par exemple un revêtement en petits pavés, sur une couche résiliente ou même sur un simple lit de sable. Vous pourriez avoir un sol qui restera en état, sans fissure, pour un prix très mesuré.
      Un architecte (d’aujourd’hui 🙂 ) pourra concevoir un tel sol.

      Le sol du garage n’a aucun impact sur le sol de la maison, ni sur la maison en général.

      1. Bonjour,

        Merci beaucoup pour cette réponse si rapide, ça fait plaisir ! 🙂

        Donc la maison sera épargnée (ouf).
        Par contre nous voulons agrandir la maison en utilisant ce garage (donc faire l’isolation complète, puis rajouter des cloisons, des portes, l’électricité un peu partout, enlever les portes de garages, etc…).
        Et c’est là notre problématique, est-ce un projet envisageable sachant que la dalle du garage est sur hérisson ? Je crains que même avec un sol souple, les cloisons et le reste des travaux que nous souhaitons faire en souffre beaucoup (des fissures, etc).

        Merci d’avance,
        Bien cordialement,

        1. Ah oui, un sol qui “bouge un peu” est admissible pour un garage, mais pas du tout pour une habitation.
          Là, il faut un plancher porté. Le garage est grand, donc c’est moins simple de faire un plancher porté, puisqu’il devra s’accrocher aux murs, murs qui seront loin (quelle est la plus petite dimension du garage ?).
          Ce plancher ne peut être étudié que par un architecte, sur place, je ne peux pas le faire à sa place, ici.
          Bon aménagement, cordialement,

        2. Bonjour monsieur
          Que pensez-vous.sez vous d’une maison construite sans vide sanitaire sur terrain sablonneux.
          Sur le point de faire un achat l’agent immobilier nous assure qu’il n’y a aucun risque.
          Votre avis vous serait précieux
          Merci d’avance
          Bien cordialement

          1. Bonjour, si la maison date déjà de quelques années, une dizaine d’années, par exemple, l’absence (ou la présence !) de fissures en façades vous donne une indication assez fiable de la portance du sol.
            Les fissures qui indiquent une faiblesse des fondations sont en général en diagonal (parfois verticales), ou en “marche d’escalier” (une marche pour chaque brique ou chaque agglo). Les travaux de confortement des fondations sont alors lourds et onéreux. Un sol sableux étant plus sujet à instabilité, vous pourrez voir ainsi ce qu’il en est en faisant soigneusement le tour de la maison.
            Les fissures horizontales sont en général des fissures due aux dilatations de différents ouvrages entre eux (chaînage et mur, par exemple). Elles ne sont pas très esthétiques, mais elles sont sans gravité.
            Et ce sera la même chose pour le sol : s’il est affaissé et/ou fissuré, catastrophe… Sinon, tout va bien. Pensez à bien regarder sous les plinthes : elles restent accrochées aux murs alors que le sol s’affaisse : c’est un signe révélateur de ce type de désordre.
            Si la maison est toute récente, demandez l’étude de sol, et essayez de savoir si elle a été bien respectée.
            Bien cordialement aussi,

  64. Bonjour Monsieur,

    Je vous remercie pour cette article mais au risque de paraître imbécile j’ai besoin de davantage d’explications
    Si j’ai bien saisi le hérisson serait une dalle sur lit de caillou, le vide sanitaire des rangs de parpaings et des piliers et le radié un mix des 2 a savoir rang de parpaings comblés ?
    Est-ce qu’un hourdis est un synonyme de radié ? Idem pour un hérisson et un dallage sur terre-plein ?
    Le constructeur nous a proposé un radié avec 2 rangs de parpaings pour avoir de la marge (a priori un seul suffira mais nous n’avons pas encore l’étude des sols puisque les viabilisations commencent en septembre)

    Si Bill Gates vous demandait un plein pied de 90m2 sur terrain plat que lui conseilleriez vous ?

    Merci d’avance.

    Merci également pour ce site qui est une mine d’informations.

    Cordialement

    Gaelle

    1. Bonjour, je réponds à vos 2 derniers messages.
      Quels sont les différences entre les 3 types de planchers bas d’une maison ?
      Il faut d’abord comprendre le principe de chaque plancher, avant d’y voir des agglos, du béton, du vide, etc.

      DALLAGE SUR HERISSON : on pose simplement une dalle de béton par terre, on a juste enlevé un peu de terre avant pour ne pas poser la dalle dans la boue (20 ou 30 cm par exemple) et on a remplacée la terre enlevée par des cailloux (hérisson).
      C’est le plancher bas le plus simple, le plus rustique, et le moins fiable (la dalle est posée par terre, en surface, sur un sol pas toujours stable).

      HOURDIS SUR VIDE SANITAIRE : on ne pose pas le plancher par terre, mais on le pose sur des murs (le “soubassement”). Il est donc un peu surélevé, il a donc un peu de vide dessous. Ce vide dessous s’appelle : “vide sanitaire”. C’est une bonne solution technique : le plancher repose sur des murs (à la base des murs de façade et des murs intérieurs). Et comme ces murs sont bâtis sur des vraies fondations, profondes (suivant l’étude de sol) et donc qui ne vont pas s’enfoncer plus tard, le plancher lui non plus ne s’enfoncera pas.
      La hauteur du vide sous le plancher n’a aucune importance technique : 20 cm (un seul agglo), 40 cm, 60 cm, 80 cm… suivant le nombre d’agglos en hauteur. A partie de 60 cm, on peut considérer que c’est “visitable” (on peut y aller… en rampant !).C’est comme un plancher sur une cave, un sous-sol, sauf que ce n’est pas assez haut pour en faire une vraie pièce.

      RADIER : c’est tout le soubassement qui est rigide et indéformable. Quand le sous-sol est tellement mauvais, tellement instable, par exemple sur 15 m ou 20 m de profondeur (ça m’est arrivé de rencontrer de tels terrains, 2 ou 3 fois dans ma vie), on ne peut même pas faire des pieux aussi profonds pour une simple maison. Le coût est disproportionné. Alors on fait un RADIER.
      Imaginez que la maison repose sur une coque en béton armé, indéformable. Pensez à l’Arche de Noé qui aurait un fond plat. Le soubassement et le plancher bas sont tout en béton armé, liés entre eux, indéformable. En quelque sorte, la maison “flotte” sur le terrain. La maison va s’enfoncer (un tout petit peu, rassurez-vous) mais l’ensemble va rester stable, ne va pas se fissurer.

      Quant à ce que dit le CMI, vous comprenez que parler pour un même plancher de “radier” et de murs de soubassement en “agglo” est… curieux. Dans un radier, tout doit être en béton armé, comme pour faire une cuve en béton armé. Peut-être parle-t-il de soubassement en béton armé coulé dans des blocs-à-bancher ? Hum…
      Un radier est très cher, aussi je serais très très surpris qu’un CMI en propose un. Que dit votre étude de sol ?
      Je pense que le CMI parle de “radier” pour parler en fait d’un autre plancher ! Que montre le plan de COUPE ? Est-ce qu’il y a du vide sous le plancher ? Si oui, c’est un hourdis, sinon c’est un dallage sur hérisson – ou un radier, mais j’en serais très très surpris. Posez-lui la question telle quelle : “Avez-vous prévu un dallage sur hérisson ? ou un plancher hourdis porté ?” Vous aurez une réponse claire.

      Si Bil Gate me demandait quel plancher choisir, je lui dirais de me donner l’étude de sol pour le déterminer. C’est une question de connaissance des critères à prendre en compte (sous-sol) et de bon sens.

      Et de toute façon, personne ne peut choisir quel type de plancher prévoir tant que vous n’avez pas l’étude de sol.

      1. Bonjour
        Un grand merci pour cette réponse qui est très claire.
        Nous n’aurons l’étude de sol que dans 2 mois et nous en sommes au choix du CMI.
        Je vais leur poser la question, nous souhaitons un VS et non un dallage sur hérisson.
        Merci encore.

        1. … et vous avez bien raison de choisir un hourdis sur vs.
          Un dallage sur hérisson ne peut se faire qu’en de rares occasions, sur des terrains parfaitement plats et surtout, dans des zones exceptionnelles où le sol est toujours très stable, été comme hiver, insensible à l’humidité, et très résistant en surface : c’est rarissime de réunir toutes ces conditions.
          Un délai de 2 mois pour avoir l’étude de sol me parait être très long. On l’a en général dans le mois qui suit la commande.

          1. Nous avons réservé un terrain sur un lotissement non viabilisé encore. Les viabilisations commenceront en septembre et c’est le lotisseur qui prend en charge l’étude de sol.
            Nous avons vu plusieurs constructeurs et nous hésitons entre 2 maintenant (1 CMI connu sur le grand sud-ouest ou une coopérative d’artisans)
            Étonnant qu’ils ne proposent pas les mêmes choses.
            Toujours est-il que pour bien choisir il faut avoir tous les éléments

          2. Etude de sol : il faut qu’elle puisse s’appliquer à votre terrain. Les “défauts” du sous-sol sont parfois très localisés. Il m’est arrivé de rencontrer un sol franchement différent pour un même bâtiment ! d’un bout à l’autre, ce n’était pas le même sol.

            Normal que les gens à qui vous vous adressez ne proposent pas la même chose : un bâtiment, comme l’est une maison individuelle, est un prototype fait à la main, toujours de façon individualisée. Chacun peut proposer ce qu’il veut. Le monde du “bâtiment” est une jungle. C’est pour cela que depuis des milliers d’années, on a inventé les architectes : pour conseiller et guider le client qui n’y connaît rien, pour qu’ils ne s’en remettent pas aveuglément à ceux qui leur vendent des travaux et leur fassent faire une mauvaise affaire (vendre cher des travaux où la qualité n’est pas là, pour faire de la marge sur le dos du client), mais qu’ils puissent avoir les conseils d’un professionnel qui, lui, ne leur vend pas les travaux : ça change tout ! Car en étant indépendant, en ne vendant pas les travaux, les architectes (d’aujourd’hui 🙂 ) sont crédibles, ils ne sont pas “juges et parties”.

          3. Donc il vaut partir sur un VS pour éviter toutes mauvaises surprises à l’étude des sols.
            Je vais demander a ce qu’on me fasse le devis comme ça 🙂

            Merci encore pour ce site ainsi que pour votre temps.

          4. Oui. Je ne fais moi-même que des planchers hourdis sur vide sanitaires – sauf les garages où le dallage sur hérisson est admissible si le sol n’est pas mauvais (stable) en surface. Ce qui n’est pas toujours le cas.
            Et l’étude de sol vous dira à quelle profondeur faire les fondations.

  65. Bonsoir Monsieur, pourquoi le plancher béton armé qui repose sur le vide sanitaire ne serait il pas directement teinté dans la masse et poli plutôt que de faire par desss une autre dalle ou chape (je n’arrive pas comprendre la différence) béton colorée par dessus ? Je m’explique, je vais faire construire une maison plein pieds. Je souhaite que le sol ait un aspect béton poli. Est-il possible que la première chape soit directement teintée dans la masse ?
    Bien cordialement, Marion Arnoux.

    1. Bonjour,
      Teinter dans la masse un plancher béton pour qu’il serve directement de sol fini, apparent quand la maison sera finie : c’est possible, ça s’est même fait parfois. Ce n’est pas une bonne solution pratique, pour plusieurs raisons :
      – le sol doit être poli, bien lisse. Et il va subir tout le chantier (échafaudage, coups, etc.) ; il sera donc très probablement abîmé quand la maison sera finie.
      – les techniques de construction actuelles sont conçues pour avoir des chapes. Par exemple, la base des cloisons placo, les diverses fixations des portes, il faudra bien avoir quelques gaines (électricité, eau, etc.) en sol ce qui implique qu’il faut les avoir placées avant dans le plancher béton au risque de l’affaiblir,
      – un plancher béton “travaille”, il porte les pièces habitables, il va (très légèrement) se dilater (hiver, été, etc.) donc il va (très légèrement) se fissurer, c’est normal. Mais ce sera apparent plus tard !
      Toutes ces complications font que c’est un moins bon résultat – et plus cher ! – que faire une chape. La chape est faite plus tard dans le chantier (comme le carrelage, vers la fin du chantier), chape qui pourra se dilater librement, pièce par pièce (elle ne sera pas bloquée par les murs)
      Et la chape peut être, elle aussi, teintée dans la masse pour rester apparente.

  66. Bonjour,
    Malgré toutes vos explications je n’arrive pas bien à saisir la différence entre les 3 styles de fondations.
    Si je comprend bien le hérisson est un lit de caillou, le vide sanitaire c’est piliers et rangs de parpaings et donc le radié serait un mix des deux a savoir 1 ou 2 rangs de parpaings comblés ?
    Le constructeur nous a parlé de radié en disant qu’il avait compté large pour le devis puisqu’il avait compté 2 rangs et qu’à priori un suffira (n.b. : les viabilisations du lotissement commenceront en septembre nous n’avons donc pas d’étude du sol)
    Si j’ai bien compris le radié serait la “rolls” des fondations ?
    Merci d’avance pour vos réponses.
    Cordialement
    Gaelle

  67. Bonjour, je me demandais ces temps-ci et avant de trouver votre exposé d’une clareté limpide (même si l’idée me paraissait saugrenue), si les deux systèmes pouvaient coexister au sein d’une même construction….Par “construction” même telle que vous l’avez explicitée, il ne peut y avoir, pour une construction donnée faite en un seul tenant, qu’un hourdis sur vide sanitaire total (ou un dallage sur terre-plein total). C’est soit l’une des méthodes, soit l’autre et ce pour l’ensemble de la construction. Ai-je bien compris ? … Si un vide-sanitaire n’est visible qu’à un endroit donné par une trappe au sol pour l’arrivée d’eau ( inaccessible de passage, juste pour voir le compteur d’eau sur le tuyau d’arrivée), car il n’y a ni ouverture latérale aux murs pour accéder ni même ouverture d’aération, on a donc la certitude que ce vide-sanitaire existe et donc aussi qu’il est sur toute la surface au sol de la maison …Est-ce bien cela ? A vous lire, cordialement. TM

    1. Bonjour, même si cela paraît incohérent, il peut y avoir une partie de la construction sur plancher porté (tel un hourdis sur vide sanitaire) et une autre partie sur un dallage en béton posé par terre (disons, sur un lit de cailloux, appelé hérisson). Comme dans une maison, on trouve généralement la partie habitation sur vide sanitaire et le garage sur dallage.
      Si le sol de votre habitation est du même niveau dans son ensemble, sans marches intérieures, il est probable (mais pas absolument certain) que toute la construction est avec le même type de plancher (soit hourdis soit dallage).
      A vérifier en détail pour votre cas. A l’inverse de “l’industrie”, une des caractéristiques du “bâtiment” est qu’il n’y a QUE des cas particuliers, que des prototypes uniques. On doit donc toujours raisonner au cas par cas.

      1. Bonjour Monsieur et merci pour cette réponse.
        Bonjour, je réponds en italique dans le texte.

        Pour le garage effectivement, cela peut, à la limite, s’admettre, même s’il fait partie intégrante de la construction. Ce n’est pas trop choquant
        En l’occurrence, pour nous, il y a une trappe dans le garage qui permet de voir le compteur d’eau avec l’arrivée d’eau.

        Je me permets d’affiner selon nos caractéristiques propres, votre approche probabiliste, qui d’une façon générale est mienne aussi :
        1) On a donc une trappe dans le garage (pour l’arrivée d’eau et à priori inaccessible pour faire autre chose que regarder le compteur), les tuyauteries de la cuisine, M à Laver le linge, et wc du bas vont sous le carrelage, le gros tuyau d’arrivée d’eaux usées de l’étage descend via le garage et disparait lui aussi sous la dalle du garage pour revenir visible grâce au petit regard devant la porte du garage.
        La question est pour le salon… qui n’a pas de descente d’eau.

        2) Le terrain est argileux et donc il ne doit normalement n’y avoir que la technique du vide sanitaire.
        Il y a 30 ans, on ne faisait pas souvent d’étude de sol (quelle erreur…)

        3) le seul dénivelé au RDC est une légère marche qui donne sur le garage.

        En revanche, outre la trappe inaccessible pour visiter, il n’y a pas d’autre trappe ni d’ailleurs d’ouverture de ventilation.

        J’ose espérer (mais on est sûr de rien tant qu’on n’a pas vérifié, comme vous le dites si bien) que KB qui a fait la maison, il y a 30 ans, sur un sol argileux a opéré ici dans les règles de l’art. Sinon, on peut dire que cela serait proprement scandaleux.
        Si la maison n’a pas “bougé” de façon marquée pendant 30 ans, vous ne risquez pas grand’chose.
        On peut donc supputer avec une haute probabilité qu’il y a aussi le vide sanitaire dans le salon.
        NB:Il y a d’ailleurs des aérations externes pour l’habitation en RDC mais qui n’aboutissent pas à l’intérieur de la maison.
        Ce sont des aérations du vide sanitaire, probablement ?

        Je présume que pour vérifier de visu (voire pour faire une aération), on peut percer dans le mur en se mettant bien en dessous de l’hourdis… et que cela n’est pas de nature à fragiliser la construction ( ?)
        Des percements pas trop grands dans les murs de soubassement sont possibles, bien sûr.

        A vous lire, bien cordialement.
        Thierry

        1. Merci encore pour cet éclairage.
          Oui, le plancher du salon est à priori impeccable.
          Les aérations externes sont à niveau du plancher plus cinq centimètres (Elles donnent sur la brique creusée mais sans ouverture en face dans le salon)
          Un maçon me propose de faire une cour anglaise d’accès mais n’est-ce pas risqué sachant que vous évoquez des percements pas trop grands?

          1. Il y a parfois des aérations de vide sanitaire qui passent… par le chaînage ! C’est peut-être le cas ? C’est à proscrire absolument, mais toute malfaçon n’entraîne pas toujours un sinistre, heureusement.
            Une cour anglaise d’accès au vs est une bonne solution, c’est un peu délicat à réaliser – “pas tellement”, quand même – un bon maçon s’en tirera très bien.

  68. Bonjour
    J’ai une petite maison sur deux étages (50 mètres carrés) à Nantes, construite probablement vers les années 70, avec au rez-de-chaussée un garage avec une dalle de béton et l’autre moitié au sol. La hauteur est de 195 centimètres, et les fondations du sol sont en pierre, épaisses de 80 centimètres, les pierres sont collées avec du mortier. J’ai creusé le sol pour faire une dalle, mais le mortier entre les pierres est humide et rune. Il y a un drainage autour de la maison, mais le terrain est incliné vers la façade. Ma question est la suivante: devrais-je vider le mortier et remplir les trous et les joints avec du ciment imperméabilisant ou avoir une autre solution?
                                      George

    1. Bonsoir, il m’est impossible de vous donner un conseil technique précis dans ces conditions, sans visiter les lieux.
      Je peux quand même dire que l’humidité stagnante finit toujours par pénétrer, aussi il faut mieux assécher le terrain aux abords de la maison.
      Il faut donc un drain en canalisations rigides (pas de drain souple), avec une forme de pente continue, drain enrobé, positionné plus bas que le sol intérieur prévu,
      avec un panneau vertical de protection du mur de soubassement, placé contre et à l’extérieur du mur de soubassement, avec recouvrement et solin en tête.
      Il convient aussi de faire un mouvement de terrain en contre-pente.
      Bref, je vous conseille de demander à un architecte (d’aujourd’hui 🙂 ) une visite où il décrira en détail les travaux à réaliser.

  69. Bonjour
    Je fais un agrandissement sur ma maison actuelle de 26m carré
    Mon maçon m’a fait un devis avec vide sanitaire.
    Lorsqu’il a fait les fondations, il a changé d’avis Car il ne pouvait pas creuser plus à cause des réseaux ,ce que je peux comprendre.
    Il m’a annoncé que le tarif ne changerait pas et je voulais savoir si il y a une différence de tarif entre vide sanitaire et dalle pleine
    A l’ Merci
    Cordialement
    Gilles

    1. Bonjour, je ne comprends pas l’explication du maçon ?! Il prévoit une prestation, puis il découvre qu’il y a des réseaux et donc il propose de changer de technique. Dans le principe, c’est tout-à-fait admissible.
      Mais les réseaux peuvent gêner les fondations ? Dans ce cas, ça ne change rien au plancher à concevoir,
      et ils peuvent gêner le plancher ? dans ce cas, mieux vaudrait justement un plancher porté (hourdis sur vide sanitaire) plutôt qu’un dallage ! Un plancher porté (hourdis) ne touche pas la terre ! donc ne touchera pas les réseaux. Alors qu’un dallage, posé par terre, peut éventuellement être gêné par des réseaux. C’est illogique ou il y a quelque chose que je n’ai pas compris.
      Un dallage est bien plus économique qu’un plancher hourdis, donc dans ce cas, votre maçon devrait faire une sérieuse réduction sur son devis.
      N’est-ce pas plutôt l’inverse ? Il aurait prévu un dallage, mais finalement, à cause de réseaux, il vous propose, au même prix, un hourdis ? Là, ce serait cohérent…

  70. Bonjour,
    Pour une construction de maison individuelle de 150m² pour laquelle on a fait une étude de sol, quelle est l’utilité et les missions précises d’un ingénieur béton ?
    Fait-il son étude par rapport qu’aux plans d’architecte et étude de sol ? Est-ce lui qui définit les dimensions, types, quantité de ferraillage pour les poteaux, vide sanitaire, plancher ?
    Que fait-il d’autre ?
    Se déplace t-il pour valider les ferraillages avant de couler un plancher ou poteaux d’angle, intérieurs ?
    Enfin, quel est le coût à titre informatif ?
    Cordialement.

    1. Un ingénieur béton établit l’étude et le plan des maçonneries et de la structure béton armé, plan qui sera transmis à l’architecte et au maçon (après visa par l’architecte pour s’assurer que ces plans sont cohérents avec le projet qu’il a établi).
      Une mission complémentaire sur chantier peut lui être confiée, de vérification des ouvrages du maçon, pour voir s’ils sont conformes à ce qu’il a établi. En général cette mission complémentaire est faite par l’architecte, autant capable de voir si les ouvrages sont conformes aux plans “béton”. Tous les ingénieurs “béton” n’acceptent pas toujours cette mission, lourde de responsabilité et donc de risques.
      Le Bureau d’Etudes Techniques Structure (“ingénieur béton”) fait bien entendu ses plans conformément aux plans d’architecte et utilise l’étude de sol (qui est faite pour ça).
      Les dimensions “volumétriques” des ouvrages sont en général définies par l’architecte. S’il y avait une incompatibilité, par exemple une poutre d’une trop petite section, le BET Structure en informe l’architecte pour que la modification du plan se fasse en accord avec l’architecte. Le BET Structure définit les armatures du béton armé (poutre, poteaux, chaînages,… les planchers hourdis sont, eux, définis par le fournisseur). La décision qu’il y ait ou pas un vide sanitaire, c’est-à-dire un plancher porté (tel un hourdis) est du ressort de l’architecte, en accord avec le client (maître d’ouvrage), mais le BET Structure peut donner son avis, bien entendu.
      Coût d’une étude structure (plans complets) ? Librement négocié. Pour une maison “moyenne”, je m’attends à un ordre de grandeur de 3000 € ttc (cela dépend aussi de la concurrence, là où j’exerce – Toulouse – il y a beaucoup de professionnels, donc les prix sont “contenus”).

  71. Bonjour nous nous apprêtons à acheter une maison construite sur un vide sanitaire avec plancher bois , nous voulons mettre du béton à la place du bois .
    Doit ont supprimer le vide sanitaire et le remblayer avec du tout venant puis ensuite couler une dalle de béton ou doit on plutôt garder le vide sanitaire et donc mettre des hourdis en béton sur des poutrelles en béton ?
    La maison est construite dans les hauteurs devant une falaise/montagne et les murs porteurs sont construit en forme de “i” majuscule (deux murs porteurs extérieurs et un mur porteur au milieu de la maison le reste des murs extérieurs sont entièrement vitrés) et les deux murs porteurs extérieurs sont fissurés horizontalement à une hauteur de 50 cm du sol.
    Quel serait le moyen le plus adapter pour notre maison de mettre une dalle de béton et aussi de la consolider par la même occasion ?
    cordialement

    1. Bonsoir,
      pourquoi voulez-vous remplacer le plancher bois ? Est-il dégradé ? Je présume qu’en remplaçant le plancher, ça impose de vider tout l’intérieur, sanitaires, cloisons, etc. Bref, ne garder que les murs porteurs.
      Le mieux est un plancher porté (tel qu’un hourdis sur vide sanitaire). Avec un dallage béton sur tout-venant, vous perdez l’avantage d’un plancher porté, c’est dommage.
      Avez-vous fait étudier les diverses solutions pour remplacer le plancher ? Placer un hourdis est-il possible sans grande difficulté ? Sinon, avez-vous envisagé les autres solutions ?
      La forme des murs en I, ou plutôt en H si j’ai bien compris, avec les autres façades vitrées, nécessite que l’ensemble soit rigidifié, car ce ne l’est pas naturellement (comme l’est une forme rectangulaire). On dit qu’il faut que l’ossature soit “contreventée”.
      Mais ce n’est probablement pas le plancher bas, même en béton, qui va rigidifier la maison. Il faut voir ce qui se passe (si je puis dire) en haut des murs : y a-t-il un chaînage béton qui fait le tour de la maison, à la base de la toiture ?
      Quant aux fissures, il faudrait en connaître la cause. Est-ce que ce sont des fissures bien horizontales, un peu comme un coup de crayon ? ou bien ne sont-elles pas rectiligne, mais un peu en dents de scie (ou en marche d’escalier) ?

  72. Bonjour , nous avons fais construire notre maison individuelle avec un vide sanitaire sur plan mais suite à une deuxième expertise des sols (faite par le constructeur en prévention)le constructeur nous à dit qu’il ne pouvais pas suite à celle-ci en faire un( terre trop molle ou du genre).Il nous a fais signer un avenant prenant à sa charge 8000E suite au surcoût (radier).Il se trouve aussi que nous somme dans une Z.A.C (mais excentré ,lot à part)mais que tout les maisons en constructions eux dispose d’un vide sanitaire et qu’aussi du coup nos fondation sont basse (terrain en cuve du coup) .Nous aimerions par votre aide précieuse savoir les démarches à entreprendre car après discussions avec certains pros c’était bizarre cette histoire et qu’un vide sanitaire était plus cher (donc le constructeur faisait une économie)mais qu’il était possible que c’était l’entreprise de maçonnerie qui aurais fait une erreur mais n’a pas voulu assumer .Beaucoup de suppositions mais nous voulons du concret et peur de fissures à venir ect ou en cas de revente (sans vide sanitaire),le vide sanitaire est il obligatoire (Rt2012)?Bref on est perdu ,la maison est fini et on à tous signé et payé quel recours ,si il y a préjudice quels conseils ….ect merci d’avance

    1. Bonjour, vous parlez de “radier”, ok. Attention à ne pas confondre “radier” et “dallage”, c’est totalement différent.
      Le CMI vous dit au début des travaux :”Je préfère faire un radier plutôt qu’un vide sanitaire”. Si c’est un vrai radier, le “bon sol” doit être très profond, trop pour envisager des pieux pour une simple maison individuelle (coût disproportionné). Le CMI a donc très bien réagi en choisissant de faire un radier. Le surcoût pris à la charge par le CMI (donc, vous n’avez rien eu à payer en plus) de 8000€ est à mon avis un minimum par rapport à un vide sanitaire, mais c’est un ordre de grandeur cohérent. Le CMI est très correct, jusque là, tout va bien.
      Vous avez un doute sur les coûts. Pour les 3 types de planchers bas on a :
      – le moins cher : “dallage sur hérisson”, €
      – puis “hourdis sur vide sanitaire”, €€
      – puis “radier” (le plus cher) €€€€.
      Il faut donc que vous vous assuriez que c’est bien un radier et non un simple dallage qui a été fait. Il vous suffit de demander au CMI le plan de COUPE du plancher bas (il existe forcément). Vous verrez bien ce qu’il en est. Si vous avez un doute, vous me l’adressez en mél direct.
      Par ailleurs, le plancher hourdis sur vide sanitaire n’est pas du tout obligatoire par la RT2012. La dallage peut même être mieux performant au niveau th° que le hourdis (ça dépend des isolants placés, épaisseur, etc.). Par contre, le dallage est moins stable, vous risquez plus des fissures car vous dépendez totalement du sol en surface (à l’inverse du plancher hourdis qui repose, lui, sur les fondations en profondeur).
      Un “vrai” radier (pas un dallage, évidemment !) est la meilleure solution quand le bon sol est trop profond (au-delà de 10-15 m de profondeur).

    2. Merci beaucoup Monsieur Espagno, mais comment sait on si le plan de coupe est respecté en réalité , comment reconnait on un vrai radier , j’ai quelques photos des fondation peut être cela vous éclairerai ?votre adresse mail? encore merci vous êtes en plus de cela très réactif

  73. Bonsoir Monsieur,

    Nous sommes en train de faire construire une maison et 2 poteaux dans le salon sont décalés de 20 centimètres. Ces derniers sont alignés avec un 3ème poteau. Entre le poteau 1 et 2, s’y trouve une poutre plate et entre le 2 et 3 une poutre retombée. Mon CMI ne souhaite pas les décaler car il me dit que c’est définitif et qu’on ne peut plus rien y faire. Et préfère négocier avec une compensation financière. Il faudrait décaler 1 poteau et donc rallonger la poutre retombée de 20cm et décaler dans le même sens l’autre poteau et raccourcir la poutre plate.

    Je me suis renseigné avec un maçon spécialisé dans les grosses rénovation qui m’a dit que techniquement c’est possible mais dans ce cas il faut ouvrir le plancher du RDC, descendre jusqu’aux fondations, faire un scellement chimique, etc… Il y a 10 jours de travail donc effectivement conséquent.

    Pourriez vous me donner votre avis sur cette technique ? Qui a raison ?

    Si faisable, quels sont les risques à long terme ? Risque de pont thermique en bas des nouveaux poteaux ? S’il y a des poutrelles dans le plancher, je croyais qu’on ne pouvait pas y toucher ?

    En vous remerciant par avance pour vos conseils.

    1. Bonjour, il y a donc une erreur d’implantation des poteaux ? Ce genre de modification (poteaux, poutres) ne peut guère se faire sans des travaux très lourds, très complexes… et donc très onéreux. En outre, c’est techniquement hasardeux, susceptible de créer un sinistre (descendre jusqu’aux fondations ! rallonger une poutre ?! Pour ma part, je ne le ferais pas, quitte à tout démolir).
      A priori, il serait beaucoup plus sage de négocier une compensation financière. Celle-ci peut être estimée pleinement : le cmi est en faute, il ne peut guère négocier.

      1. Cher Monsieur,
        Merci pour votre retour rapide. Les poteaux actuels se trouvent très gênants car ils se retrouvent au bout de notre lit au lieu de se retrouver dans une cloison. Réduire une chambre de 10.2m² de presque 1m² si on fait une cloison derrière le poteau n’est pas envisageable.
        Le CMI est clair, il ne démolira pas, il m’a même dit que si je vais au tribunal, je n’obtiendrais pas la destruction pour si peu. Au mieux, déplacement des poteaux si faisable et si je gagne mais dans 1, 2 ou 3 ans !!!
        Le CMI joue sur le fait que les procédures sont longues et qu’on a un crédit, une location à côté, etc… On est pris au piège en fait. Puisque c’est une erreur de maçonnerie et non pas de plan, la maçonnerie mal faite par le CMI n’est pas couverte par ses assurances.
        Que pouvons nous faire ?
        Si on avait pris un architecte, celui-ci était-il assuré ou aurait-il assumé autrement ?
        Pourquoi déplacer les poteaux, si c’est fait dans les règles de l’art et étudié, pourquoi est-ce si risqué pour l’avenir ? Que peut-il se passer ?
        Bien à vous.

        1. Pour modifier l’agencement avec le nouvel emplacement des poteaux, je ne peux guère vous conseiller, car je ne connais pas le projet. Vous pouvez me l’adresser par mél direct si vous voulez.
          Je constate souvent que les CMI sont fermés à toute discussion, voire menaçant. Voilà qui n’est pas respectueux pour leurs clients. Ceci dit, vous avez vous aussi des arguments en votre faveur : l’erreur vient du CMI, pas de vous. C’est lui qui ne respecte pas le contrat en ne respectant pas les plans. Que dirait-il si vous lui annonciez que vous vous êtes trompé dans votre financement et que, finalement, vous lui paierez 5000€ en moins sur le prix convenu, et qu’il peut toujours vous faire un procès, il gagnera peut-être mais dans 2 ou 3 ans ?!
          Que faire ? Démolir et refaire correctement. Ou bien obtenir une compensation financière significative, de l’ordre de 5 à 6000€, par exemple ?
          Si le CMI n’accepte pas, montrez votre détermination avec “mise en demeure” de respecter le contrat (c’est-à-dire démolir et refaire correctement), en lettre RAR, avec copies à l’organisme de garantie à prix et délais convenus et à la DO et à l’assurance du CMI, voire aussi à une association de consommateur (AAMOI, par exemple). Bref, montrez que vous n’êtes pas de ceux à qui l’on peut tout faire sans crainte de retour.
          Si vous aviez pris un architecte (d’aujourd’hui 🙂 ) il aurait vérifié les implantations (murs, poteaux) dès le début de leur réalisation. Deux personnes, dont l’une vérifie l’autre, diminue considérablement les risques d’erreur. Et l’architecte (d’aujourd’hui) aurait également une part de responsabilité s’il n’avait pas vérifié l’implantation. Bref, diminution de la probabilité d’erreur en amont, et aussi, meilleure garantie en aval.
          En pratique, je ferais une lettre RAR demandant le strict respect du contrat avec démolition des ouvrages défectueux dans un délai de 15 jours, précisant que vous n’acceptez pas l’erreur d’implantation des poteaux, faute de quoi le cmi sera assigné. Cette lettre serait plus efficace rédigée par un avocat. Et, 15 jours après, vous assignez effectivement : on discute beaucoup mieux et en bien meilleure position quand on a assigné au préalable celui qui est en faute : on n’est plus dans la menace, on montre qu’on est capable d’agir. Je suis sûr, par exemple, qu’une indemnité compensatrice sera alors meilleure.

          1. Merci pour vos précieux conseils Monsieur.
            Une compensation, quelque soit le montant ne me satisfera pas. Nous préférons le déplacement des poteaux par un maçon spécialisé.
            Les CMI a estimé à 2000 euros le m² le prix de la revente de notre maison et nous offre le double de la surface faussée c’est à dire 3600 euros pour 0.9m² perdus, mais seulement en options supplémentaires comme par exemple un cabanon de 7m² en parpaing avec une toiture tôle ou surface bitumée. Ou une réduction de 1800 euros.
            Nous ne sommes pas d’accord.
            Obtenir 10000 euros par un tribunal dans 3 ans ne couvrira pas les frais annexes comme nos intérêts à la banque, loyer, etc.
            Que faire ? Céder à leur proposition ? Peut-on casser le contrat CMI ?

          2. Je ne sais pas où se situe votre maison, mais 2000€/m² sont plutôt faibles. C’est le coût travaux + terrain (pas cher).
            Un juge ne vous accordera probablement pas 10000€ pour 1 m² de perdu.
            Où en sont les travaux ?
            Que dit le CMI quand vous dites que vous n’êtes pas d’accord et que vous demandez de ne pas poursuivre les travaux ? Par exemple si vous dites : “à partir de maintenant je ne paie plus rien tant que ce n’est pas conforme aux plans” ?

          3. Bonsoir Monsieur Espagno,

            Mon CMI vient de m’informer par oral mais refuse par écrit qu’il ne fera aucune modification. Sa compensation est de 2000 euros, à prendre ou à laisser. Il m’a dit “ce n’est pas moi qui vais me retrouver dehors dans 6 mois”. Là, nous sommes au stade où les fenêtres et toit sont posés.

            En ce qui concerne la retenue des paiement, il nous a dit qu’on peut le faire, on ne gagnera pas en faisant comme ça.

            Alors, que faire ? Il vient de me dire que si je fais rentrer un huissier ou expert sans son autorisation car le CMI refuse de me donner les clés, il portera plainte contre moi.

            Cordialement.

          4. J’aimerais bien voir un CMI qui porte plainte contre son propre client parce qu’il a fait lui-même une erreur ! Celui qui est en position de faire peur à l’autre, c’est vous, n’inversons pas les rôles… Le CMI jour l’intimidation.
            Même si l’on sait bien quel genre de relation un tel contrat peut amener (pas toujours, heureusement), quel irrespect pour ses clients, quand même.
            Lui avez-vous bien envoyé une lettre RAR avec copie à la DO, à la Caution (Garantie de livraison) et à AAMOI ?
            A votre place, il me semble que j’assignerais tout de suite le CMI : on discute bien mieux quand on a d’abord assigné son adversaire qui est en faute, vous verrez. Et les gens du “bâtiment” ne sont pas à l’aise dans le milieu de la Justice : ce n’est pas leur terrain, si je puis dire. Demandez à votre avocat de lancer une assignation en référé (c’est urgent, le chantier avance). Et choisissez un avocat dynamique, combatif, car tous ne le sont pas.

          5. Bonsoir,
            Merci pour vos conseils. J’ai pris RDV avec un avocat. Si le CMI décide de continuer les travaux ? Il m’a dit que plus la maison était avancée, moins je pouvais espérer d’avoir le choix d’accepter la compensation et ne pas pouvoir demander la modification ou destruction.
            Je ne peux pas mettre un vigile pour surveiller si le constructeur venait.
            CMI, plus jamais, plus jamais.
            Cordialement.

          6. Il s’agit de montrer votre détermination. Vous pouvez adresser un mél au CMI lui disant “N’ayant pas de réponse positive de votre part, j’ai demandé à un avocat, Me….. , de lancer une assignation pour que vous assumiez votre contrat, à savoir le respect des plans. Bien entendu, plus le chantier avancera sans tenir compte de la mise en conformité des ouvrages avec les plans, plus les démolitions-reconstructions vous seront onéreuses.”

            CMI plus jamais.” Eh oui, ce contrat joue sur le slogan “Un seul interlocuteur, c’est plus rassurant” alors que c’est exactement l’inverse : faire construire est forcément une aventure, puisque le client s’engage avant que le bâtiment existe (avec un CMI, un artisan, un architecte…), il lui faut donc absolument un guide qui soit à la manoeuvre et qui soit indépendant des réalisateurs, pour bien veiller à vos intérêts (les intérêts du client et ceux du CMI sont opposés dans un ccmi !).
            C’est pour ça qu’on a inventé depuis toujours l’architecte, il joue ce rôle de guide. Surtout pas un seul interlocuteur ! le client est alors piégé, il doit s’en remettre au seul CMI.

            Mais voilà, avant de faire construire, les gens ne prennent pas conscience de ce problème.
            D’où ma question : que dire pour leur faire prendre conscience qu’il faut absolument un guide indépendant ?
            Je suis ouvert à toutes les idées ! Que ceux qui nous lisent (hors les architectes, je souhaite connaître le point de vue de ceux qui sont “extérieur” si je puis dire, et même qui n’ont pas encore l’expérience de faire construire) n’hésitent pas à intervenir.

          7. Bonjour,

            Je suis régulièrement les échanges très intéressant et je me permets d’intervenir à votre demande sur le cas du CMI.

            J’ai échangé avec de nombreuses personnes et je ne sais pas pourquoi mais “cher et luxe” colle à la peau des architectes alors que la réalité est toute autre ou l’explication n’est pas là.

            An fait, le CMI a négocié en amont ses tarifs au m², linéaire, etc… Donc, les entreprises sont moins chères certes mais le CMI augmente ses marges en contrepartie. On se retrouve quand on compare avec des prestations et des détails qui font toute la différence avec une entreprise autre. Type de tuyauterie de plomberie, marque de chaudière, type de ventilation de toiture, etc… Le CMI pousse par exemple vers le solaire car il peut être commissionné dessus, etc… Par l’architecte. Lui ce sera tel % sur les devis ou facturé réel, POINT !

            Ce qu’il faut se dire, on en a pour son argent !

            Toutes les meilleures entreprises ne veulent pas travailler pour des CMI, pourquoi ???

            Sur divers forum, on voit souvent “je n’y connais rien donc je vais voir un CMI pour être tranquille”, pourquoi ?

            Avec un CMI, quand vous signez, vous ne savez pas quelle entreprise va construire votre maison, c’est la surprise. Ca peut être des turcs comme une excellente entreprise locale.

            Vous allez voir un architecte, il vous conseillera telle ou telle entreprise car il a déjà travaillé avec, mais vous pouvez lui demander de travailler avec telle ou telle entreprise. Et le fait d’avoir la liste des entreprises vous permet de les rencontrer, de demander à voir leur travail sur un chantier, etc… Et vous avez les conseils, surtout ce qu’il faut faire ou ne pas oublier et ne pas faire !

            Rien ne vous empêche de mettre en concurrence un CMI et un architecte pour un même projet et vous verrez, vous serez surpris de la comparaison tarifaire en terme de prestation.

            Et puis, le plus important ! Vous passez par un architecte ou maître d’œuvre, vous avez tous les devis des artisans détaillés, avec tous les tarifs. Avec un CMI, non. Dites vous, si demain vous refaites une salle de bain, souhaitez vous avoir un devis avec tel tuyau de tant de m à tel prix, tel bas à douche, tel prix, tant d’heure à tel prix OU une salle de bain = 5000 euros ?

            ALORS ATTENTION ! Je ne dis pas que tous les CMI sont pas bien, loin de là, mais souvent quand il y a un soucis sur une construction ou litige, c’est un contrat CMI derrière. Regardez les reportages à la TV sur les malfaçons, toujours un CMI avec des intervenants en sous-traitance, etc…

            Voilà…

          8. Merci du message. Il va sans dire -mais ça va mieux en le disant – que, comme vous le notez, ce n’est pas tel ou tel CMI qui est en cause dans mon message précédent, mais bien le contrat CMI, en tant que tel. Il y a des bons et des mauvais professionnels partout, dans tous les métiers, la question n’est pas là.
            Si je compare :
            CCMI : en signant, le client dit au CMI : “Voilà un chèque en blanc, faites-en ce que vous voudrez pour faire construire ma maison. Et plus vous “tirerez” sur les matériaux et les quantités, plus vous sous-traiterez à des gens moins chers, plus vous gagnerez de l’argent, alors que moi, client, je paierai le prix fort.” Le dossier CMI étant beaucoup trop léger et imprécis pour que le client soit protégé, par exemple il n’a pas les devis d’artisans en mains, il ne sait même pas qui ils sont !!!
            Comment se fait-il que les gens ne se rendent pas compte, avant de signer, qu’ils prennent un risque considérable ?
            Ce contrat CMI est un “pousse-au-crime” ! Est-ce que l’on dirait à quelqu’un (je dis ce qui me passe par la tête) : “Voilà 5000€ pour m’acheter des vêtements dont voici la liste. Et tu pourras garder tout l’argent qui restera, inutile de me dire ce que ça t’a coûté.” Croyez-vous que vous aurez des vêtements de qualité ?! Ben non, il ne faut pas rêver…
            ARCHITECTE :
            D’une part, vous êtes au courant de tout, tout est sur la table. C’est une garantie essentielle pour savoir où va votre argent, pour savoir s’il sera bien employé.
            Et d’autre part, l’architecte ne vous vend pas les travaux lui-même : c’est très important, car ainsi, il n’a rien à gagner à vous faire faire une mauvaise affaire : il vous informe de la réalité, en toute indépendance, donc en toute crédibilité. Par exemple, s’il vous présente 2 devis de 2 artisans qu’il connaît, il vous dira : “Celui-ci est un peu moins cher, mais celui-là est un excellent artisan. Les 2 sont possibles, à vous de choisir”. Si vous choisissez le moins cher, l’économie est pour vous, pas pour l’architecte. Et si vous choisissez le meilleur, ce sera en toute connaissance d ecause.
            Par contre, le contrat habituellement utilisé par les architectes a des faiblesses (même s’il reste meilleur qu’un ccmi), ce que nous avons amélioré chez les Architectes d’Aujourd’hui. Par exemple, l’engagement de faire respecter le budget, à l’€ près. Et bien d’autres choses encore, notamment pour sécuriser l’opération.

          9. Bonsoir Monsieur,
            Nous sommes sur un projet d’achat d’une maison en cours de construction. Il y a le VS de fait, les poteaux intérieurs, 4 rang de parpaing de monté.
            On souhaiterait faire un projet à notre goût donc faire démolir la totalité dont le VS.
            Si on fait démolir le VS par un terrasseur, faudrait-il prévoir de laisser les semelles filantes ? Si on doit refaire un poteaux futur au même endroit que celui qu’on démoli, faudra t’il que le maçon prévoit de faire des fondations spéciale si il y a un gros trou ? Ou combler avant de refaire un nouveau VS.
            Merci, bonne soirée.

          10. Bonjour, pour votre projet, vous devez connaître la résistance du sous-sol, c’est-à-dire avoir une étude de sol, pour déterminer les fondations nécessaires. Une fois ces dimensions et profondeurs de fondations connues, il vous faut vous regarder si les fondations existantes sont suffisantes (faire des sondages). Si oui, tout va bien, et si non, vous devez en créer d’autres plus performantes.
            Pour des raisons pratiques, si vous construisez au même endroit, il vaut mieux ne pas démolir et arracher les fondations existantes car cela créé des points faibles. Si le vous pouvez, il vaut mieux décaler légèrement les futures fondations.
            Vous pouvez positionner des poteaux sur les fondations existantes (si elles sont suffisantes), en faisant un “ancrage” dans le béton. Pour les raidisseurs (chaînages verticaux) il faut dégager les armatures de la fondations existante pour que les armatures du raidisseur viennent s’y ancrer, avec soudure des aciers s’il le fallait.

  74. Rebonjour,

    L’erreur est humaine, je le conçois mais l’implantation a été faite par un géomètre que j’ai payé et qui a posé des poteaux. Entre 2 poteaux, on voit de suite que le mur n’est pas aligné, celà se voit à l’oeil nu. Et quand un mur est cassé au centre vers l’intérieur et qu’on perd 15cm à cet endroit qui est plus rentrant que prévu, la poutre au dessus se retrouve aussi décallée et encore plus à l’extrémité…

    Concernant l’incidence, c’est un maison avec les normes PMR donc modifier la salle de bain de 15cm qui est au cordeau à l’origine, compliqué. En Pinel, plus c’est petit, moins on loue cher, c’est un manque à gagner sur 12 ans !

    La DO et la décenale de l’artisan joue t-elle dans ce cas si il fallait détruire une partie pour refaire le mur au bon endroit ? Où l’artisan prend à sa charge ?

    Quel est le rôle du MO ou architecte dans ce cas qui se retrouve entre le client et l’artisan ? En CMI, c’est contractuel donc les m² sont les m², mais en MO ?

    1. Quand je dis “l’erreur est humaine”, c’est pour rappeler que quand on fait un ouvrage à la main, pour la première fois et unique, ce genre d’erreur peut arriver – ce qui ne l’excuse pas bien entendu. Alors que pour un produit industrialisé, mis au point, testé de nombreuses fois, puis fabriqué par des machines en grande série, l’erreur est bien moins acceptable.
      La surface est réduite de 2m² environ, disiez-vous, mais bien sûr vous ne paierez pas ces 2 m² manquant. Quant à votre préjudice d’avoir 2m² en moins, à vous de voir quel il est. Je pense qu’un juge n’accordera guère plus que 1000m², mais je peux me tromper bien sûr ( dans un sens comme dans l’autre).

      1. Bonsoir,

        On ne peut pas demander au maçon d’effectuer la modification ? Le client se doit forcé de réduire et modifier sa salle de bain et passer d’un meuble vasque de 140 à 120 et d’une douche de 150 à 120. Normal de devoir subir ? Et d’être impuissant ? Vous vous rendez compte la déception et comment se passe la suite ?

        Un excellent macon ne doit il pas quitte à détruire se conformer aux plans ?

        Merci.

        1. Il est vraiment dommage, en effet, de devoir diminuer obligatoirement une douche et un lavabo pour une maison ayant 2m² de moins… Ne pouvez-vous pas diminuer d’autres pièces et garder telle que prévue la salle de bains ? Je présume que non à vous lire.
          Je ne sais pas où en est la construction, ni quels travaux une démolition cela entraînerait (totale ? partielle ?). Vous pouvez la demander, mais il faut apprécier cas par cas si elle est justifiée ou non.
          Il ne s’agit pas de subir, puisque il y aurait une indemnité pour compenser. A vous de décider ce que vous demandez, démolition ou indemnité, et de quel montant. Je vous conseille d’aller voir un avocat; lui saura probablement vous conseiller le meilleur choix.
          Et, évidemment, un maçon, même pas “excellent”, doit se conformer aux plans (un architecte aussi) – ils sont faits pour ça.

          1. Bonjour,

            Quel est le rôle de l’architecte dans ce cas ? Est-ce celui qui défend le client ? L’architecte devait-il s’assurer que les poteaux se trouvaient bien placés et que le mur suivait le bornage du géomètre ?

            Aller voir un avocat, pendant ce temps là, le chantier doit avancer ou arrêter ? Qui prend la décision ? Et donc charpente, couverture, fenêtres seront posées ?

            La cage d’escalier est un peu la limite salon / partie nuit. Si la cage se retrouve 20cm sur la partie nuit, on perd d’autant. Un poteau dans une maison se déplace t-il ? Si le maçon l’a vu que c’était mal placé, devait-il m’en informer et l’architecte ?

            Enfin, qui décide de faire modifier la maçonnerie ou pas ? Si le maçon nous dit pour 30cm…, que dire ?

            La DO assure t-elle le client dans les démarches ? L’assurance de l’architecte ou MO joue t-elle ?

            Un maçon réglo doit modifier ou refaire, est-ce la règle dans le bâtiment ?

            La responsabilité du MO ou architecte rentre t-elle ?

            Merci pour votre aide.

          2. Je réponds en italique gras dans le texte.
            Quel est le rôle de l’architecte dans ce cas ? Est-ce celui qui défend le client ? Oui, c’est la base de son métier, de son devoir professionnel. L’architecte devait-il s’assurer que les poteaux se trouvaient bien placés et que le mur suivait le bornage du géomètre ?
            Oui, sauf pour une petite erreur dans les normes de tolérances, l’architecte doit vérifier les implantations.
            Aller voir un avocat, pendant ce temps là, le chantier doit avancer ou arrêter ? Qui prend la décision ? Et donc charpente, couverture, fenêtres seront posées ?
            Il vaut mieux arrêter tout de suite le chantier, en attendant une décision définitive. Envoyez un mél à l’architecte.
            La cage d’escalier est un peu la limite salon / partie nuit. Si la cage se retrouve 20cm sur la partie nuit, on perd d’autant. Un poteau dans une maison se déplace t-il ? Si le maçon l’a vu que c’était mal placé, devait-il m’en informer et l’architecte ?
            Non, un poteau ne se déplace pas… Et oui, le maçon aurait dû prévenir.
            Enfin, qui décide de faire modifier la maçonnerie ou pas ? Si le maçon nous dit pour 30cm…, que dire ?
            Demandez conseil à l’architecte, puis décidez…
            La DO assure t-elle le client dans les démarches ? L’assurance de l’architecte ou MO joue t-elle ?
            Non, la DO n’intervient pas avant réception, elle n’assure que les ouvrages faits et réceptionnés. L’assurance de l’architecte peut, elle, intervenir, au titre du devoir de conseil de l’architecte
            Un maçon réglo doit modifier ou refaire, est-ce la règle dans le bâtiment ?
            C’est suivant les cas – voir ma réponse à un autre message
            La responsabilité du MO ou architecte rentre t-elle ? Oui, en général, pas toujours, dépend de l’importance de l’erreur. Pour 10cm, il me semble que oui.

          3. La situation actuelle des travaux est la suivante :

            La charpente doit être posée cette semaine.

            Si le MO demande au maçon de détruire une partie de la maison et refaire, exécutera t-il ? Si le MO en a connaissance de l’erreur, il ne peut pas de lui même décider de continuer sans rien demander ?

            L’assurance du MO couvre quoi ? Il y a plus de 20cm d’erreur sur 1 mur. Etant donné qu’à l’étage derrière le mur il se trouve une terrasse, celle-ci se trouve plus grande, mais c’est quand même des m² de perdus.

          4. Raison de plus pour faire stopper le chantier tout de suite, en attendant qu’une solution soit trouvée, quelle qu’elle soit.
            Le maçon peut éventuellement abandonner le chantier (même si c’est illégal). mais il ne sera pas payé de son travail, et cela ne le met pas à l’abri d’une condamnation judiciaire.
            Si le MO (vous parlez du maître d’oeuvre ? par exemple, un architecte ?) a vu l’erreur est n’a rien dit, il est en faute. S’il n’a pas vérifié, il est en faute aussi : on est très largement au-delà des tolérances dimensionnelles.
            L’assurance du maître d’oeuvre couvre les erreurs de construction dont il a une part de responsabilité, c’est-à-dire celles qu’il a pu vérifier. Par exemple, une erreur de cote se vérifie, si ce n’est pas au jour J, ce sera au jour J+1, voire J+2, etc. Par contre, un maître d’oeuvre n’est pas responsable d’une armature mal placée dans du béton armé : il est probable qu’il ne soit pas là juste avant que le coulage soit réalisé (ce serait un hasard qu’il soit là). Et une fois coulé, on ne voit plus rien.
            L’assurance du maître d’oeuvre couvre aussi ses erreurs de conseil, comme par exemple ne pas avoir fait arrêter le chantier tout de suite.
            Si c’est un architecte, vous êtes sûr qu’il est bien assuré : un architecte pas assuré ou mal assuré est rayé du Tableau de l’Ordre, il ne peut donc plus se dire “architecte”. C’est une garantie supplémentaire pour les clients.

          5. Merci pour vos réponses.

            Comment un maçon qui a pignon sur rue peut stopper le chantier s’il a été payé situation 1 et 2, presque 3 à 80 % du total ?

            Le maçon comme l’architecte ou cabinet de maîtrise d’œuvre peut-il faire fonctionner son assurance pour détruire ou c’est à leur seule charge ?

            Si le MO est sérieux, de lui même il doit mettre la construction en standby, non ?

          6. Si le maçon a été payé des travaux défectueux, voire de travaux pas encore faits (on voit parfois des acomptes avant travaux ! très dangereux, à proscrire), ce sera plus difficile à obtenir, ou du moins plus long :
            – il faut commencer par une mise en demeure de refaire tout ce qui n’est pas ok,
            – puis, si le maçon refuse, il faut une assignation, et attendre la décision favorable.
            Les travaux étant en cours, donc non réceptionnés, l’assurance ne jouera pas. Et s’ils avaient été réceptionnés en l’état, l’assurance non plus n’aurait pas joué, puisque la malfaçon aurait été alors visible : les assurances ne sont pas là pour permettre aux artisans de faire n’importe quoi, elles ne couvrent QUE les fautes involontaires, pas les erreurs visibles qui doivent être reprises.
            N’attendez pas que l’architecte (ou le “maître d’oeuvre”, car ce n’est pas un architecte ?) bouge : plus vous attendez vous-même, plus vous aurez du mal à faire valoir votre position. Si vous ne l’avez pas fait ce matin, faites tout de suite stopper le chantier, dès ce soir, par méls.

          7. Bonsoir,

            J’ai envoyé un mail au maçon et maître d’œuvre en détaillant l’erreur, la cause et les conséquence visibles.

            Je leur ai indiqué s’il n’est pas judicieux de mettre en standby l’avancement des travaux et le charpentier qui doit commencer cette semaine. Et à cette question, je le demande.

            Que se passe t-il si le MO continue les travaux quand même ? Est-ce au client de prendre la décision ou MO ?

          8. Bonjour, vous avez bien fait d’envoyer ces méls : maintenant le problème de cette erreur de dimension est posé, il existe donc.
            Avez-vous bien indiqué votre position : refus de l’ouvrage en l’état ?
            Il est évident que le chantier ne doit pas se poursuivre puisque, car en refusant l’ouvrage en l’état, vous demandez un démolition, même partielle, de l’ouvrage.
            Si vos méls ne le précisent pas, je vous propose de l’indiquer dans un second mél, adressé à l’architecte et au maçon : il ne faut pas qu’ils puissent croire que continuer le chantier et vous mettre devant le fait accompli vous fera céder. Par exemple :
            “Je vous contacte dès demain mardi matin pour convenir d’une réunion de chantier en urgence (maître d’ouvrage, maître d’oeuvre, maçon), afin de constater en détail les erreurs de cotes, les démolitions à prévoir et les travaux rectificatifs à programmer. Cette réunion fera l’objet d’un pv signé par les 3 parties pour détailler ce qui sera convenu.
            Avez-vous pu prévenir le charpentier de l’arrêt du chantier ?”

            N’hésitez pas à me tenir au courant si vous voulez.

          9. Bonjour,

            Le maçon m’a contacté à la 1ère heure pour stopper le chantier et reprendre les côtes et voir d’où vient le problème. Il va me tenir au courant. Il ne souhaite pas laisser la situation pourrir.

            Le charpentier a été stoppé.

            J’ai RDV demain après midi avec le maçon et MO.

            Je croise les doigts et j’espère que c’est réparable. Un poteau mal placé, j’ai un doute sur la réparation possible.

            Bien à vous.

          10. Bonsoir Monsieur,

            Vous m’avez indiqué que l’architecte ou maître d’œuvre est responsable au même titre que le maçon pour toute erreur de maçonnerie au delà des tolérances. Quel type d’assurance vous couvre pour ce genre de chose ? Que prend t-elle en charge en terme de frais par exemple liés à une démolition partielle et reconstruction dans les normes ?

            Merci.

          11. L’erreur vient du maçon, il est donc responsable en premier chef. L’architecte est responsable de ne pas avoir vérifié s’il était en mesure de le faire. Pour un dimensionnement de maçonnerie, l’architecte est forcément en mesure de le faire à un moment ou un autre, donc il a une part de responsabilité ; pas la même que celle du maçon (ce n’est pas lui qui a fait l’erreur), mais une part quand même. Par exemple, à l’inverse, s’il y avait une erreur de plan, ce serait d’abord et surtout la faute de l’architecte, mais le maçon aurait une part de responsabilité de n’avoir pas vérifié de son coté.
            L’assurance couvre les erreurs involontaires, inconscientes, après réception. Avant réception, les travaux sont en cours, c’est au maçon de rectifier son erreur, il n’y pas à déclencher une assurance.
            Et il est probable que même après réception, l’assurance n’accepterait pas d’intervenir car l’erreur est parfaitement visible pendant les travaux, par tout le monde y compris par le client : accepter un bâtiment “trop court” au moment de la réception, c’est l’accepter définitivement. Il serait trop facile de “faire n’importe quoi” pendant les travaux puis de demander à l’assurance de payer !

      2. Bonsoir,

        L’architecte ou le MO dans tout ça ? Quelle est sa responsabilité ? Le client est forcé de signer la modification du PC sous peine de se voir refuser la conformité de la maison en fait ?

        Ce que je ne comprends pas c’est que si le plombier place mal une douche, on lui fait refaire par contre si le maçon commet une faute qu’il peut rattraper en détruisant un mur à remonter, etc… on doit céder et subir les conséquences.

        Je ne comprends pas en fait.

        Merci pour votre aide.

        1. En cas d’erreur de dimensionnement par rapport aux plans :
          A -doit-on démolir ou indemniser ?
          Si l’erreur est inacceptable (par exemple, erreur d’implantation plaçant une partie de la maison dans une zone inconstructible : prévue à 3 m de la limite et bâtie à 2,80 m, là où c’est interdit. Ou bien bâtiment industriel fait pour abriter une machine, et la machine ne rentre plus !) = démolition.
          Si l’erreur est acceptable (par exemple, minime 1 ou 1,5 cm : on est dans les tolérances – ou bien, plus importante mais quand même limitée et ne rendant pas le bâtiment inutilisable : par exemple 10 cm), on prévoit en général une indemnité. Montant à convenir entre l’entreprise et le client.
          B – qui est responsable ? En premier lieu, l’entreprise : c’est elle qui a fait l’erreur. Mais pour 10 cm, l’architecte a une part de responsabilité : il aurait pu vérifier !
          C – que faire ? à vous de décider :
          – soit vous demandez la démolition si le chantier n’est pas trop avancé (si vous l’envisagez, envoyez tout de suite au moins un mél à l’architecte pour lui dire de stopper le chantier !), mais si l’entreprise refuse, il y aura donc procès et je ne suis pas sûr que le juge demandera la démolition.
          – soit vous négociez une indemnité, et si vous ne vous mettez pas d’accord, il y aura donc procès.
          Qu’en pense l’architecte ?

          1. Merci pour votre retour.

            J’ai découvert l’erreur d’implantation vendredi soir, impossible de contacter qui que ce soit depuis et non plus aujourd’hui. L’écart est de plus de 15cm au centre de la maison et presque 30cm sur le mur de la maison. Ca impacte l’arrière cuisine déjà bien chargée par la VMC, chauffe eau, chaudière, etc…

            Indemnité, ce que je souhaite, c’est la maison prévue sur plan. L’erreur ne peut-être contestée par qui que ce soit. La plus grosse problématique, c’est la cage d’escalier entourée de poteaux. Les poteaux se déplacent t-ils de 20cm dans une maison ?
            Quand on est dans une ville où l’immobilier est à flux extrêmement tendu à 4000 le m² et que la loi Pinel permet de louer au m² au plafond, l’indemnité ne peut se calculer.

            Quel est votre avis sur la question ? Est-ce que vous avez déjà vu cette situation ?

          2. Vous pouvez agir tout de suite : il vaut beaucoup mieux contacter les gens (architecte, maçon..) par mél. C’est précis et c’est daté. Ca n’empêche pas de discuter par la suite au téléphone, mais seul un mél sera retenu plus tard : par exemple, un assureur ne tiendra compte que des méls en cas de désaccord.
            15cm et 30 cm, c’est beaucoup, trop en effet. Mais, à titre d’information, les différences de surface lors d’une vente sur plans (VEFA) sont jusqu’à 5% de la surface contractuelle (ce qui est beaucoup). Un juge risque fort de se baser là-dessus. Calculez la surface perdue réelle, pour voir si vous êtes en dessus ou au dessous de 5%, ce sera déjà une bonne indication.
            Si les travaux ne sont pas trop avancés, faites les stopper tout de suite (mél aujourd’hui, ce matin, à l’architecte et au maçon) pour que le maçon ne continue pas demain matin – peut-être y travaille-t-il aujourd’hui ! Chaque jour passé vous met dans une situation plus difficile pour demander ensuite la démolition des travaux non conformes.
            Il vous faut obtenir une réponse écrite (mél) de l’architecte, sinon, dès demain, lettre RAR (maçon et architecte), et mél de rappel.
            Les poteaux en maçonnerie ne se déplacent pas : une fois coupés, on ne peut plus rétablir leur liaison avec les planchers et plafonds.
            Pour calculer éventuellement votre indemnité en cas de non-démolition, on peut se baser sur le calcul de la valeur locative, en effet, mais ce ne serait qu’un “manque à gagner” car vous ne paierez pas les travaux des m² manquants. Disons que c’est un des éléments de la discussion.
            Cela ne m’est pas arrivé tel quel, mais, jeune architecte, je n’avais pas vérifié un faux-équerrage d’une maison, et l’on s’en est rendu compte au carrelage (les joints des carreaux révèlent tout !). J’ai pris un tel sermon devant tout le monde (une telle engu… devrais-je dire) par le client (inutile que je n’ai plus demandé le paiement de mes factures), que depuis, vacciné, je vérifie : implantations, cotes, hauteur, équerrages, etc. plutôt 2 fois qu’une.

  75. Bonjour,

    Que se passe t-il si le maçon se trompe dans son implantation faite par un géomètre à l’origine (ou fait erreur sur un mur) et qu’on s’aperçoit qu’il manque 1 ou 2m² au final à l’intérieur en impact et 10cm sur un mur ? Et que l’aspect extérieur change de 10cm par exemple. Par exemple, une façade qui doit faire 15m et on se retrouve avec 10cm de moins. Et qu’à l’intérieur il y a un impact sur 1 chambre et salle de bain.

    L’architecte qui suit les travaux est-il responsable si on voit à l’œil nu que la façade n’a pas suivie l’implantation du géomètre ? Où le maçon uniquement ?

    Si on reste comme cala et que le client accepte, les plans intérieurs ne sont plus bons et il y aura une incidence pour le plaquiste, carreleur, plombier pour la salle de bain, placard pour le menuisier, etc…

    L’architecte doit-il faire une modification du permis de construire ?

    Comment cela se règle t-il si la phase amiable n’aboutie à rien ?

    Si le client accepte l’erreur, les plans doivent-ils être refait ? Je suppose que le plaquiste va s’en apercevoir dès sa prise se mesures.

    Merci pour votre retour

    1. Tout d’abord, en étant très conscient qu’un bâtiment est un prototype unique fait à la main, il n’est pas extraordinaire qu’il y ait parfois des erreurs (“l’erreur est humaine”), il ne faut pas trop s’en formaliser. Ceci dit, cela explique qu’il y ait des erreurs, mais cela ne les excuse pas forcément.
      Une erreur d’1 cm, voire 2 cm est admissible. Une erreur de 10 cm, c’est trop pour la négliger. Que se passe-t-il alors ?
      Vis-à-vis de l’urbanisme : il faut une demande de PC modificatif, d’autant plus que le client aura une petite réduction sur les taxes (moins de surface de plancher). Comme la surface est diminuée, on ne risque pas un refus : pas de risque de dépassement de la surface autorisée, ni d’une implantation dans une zone non-constructible.
      Vis-à-vis des responsabilités : le maçon est essentiellement responsable, bien sûr. Le client a droit à un dédommagement, à convenir entre lui et le client. Je suggérerais de l’ordre de 1000€, par exemple ? Et une diminution du prix des travaux, évidemment, à calculer par l’architecte.
      Mais l’architecte a aussi une part de responsabilité ! Il aurait quand même pu vérifier les mesures dès le début de la construction, par exemple quand on bâti le soubassement. C’est facile à faire : mesures de la construction et, surtout, implantation. L’architecte fera – au moins – cadeau de la demande des plans et du dossier PC modificatif, c’est le minimum.
      Quant aux autres artisans, il peut y avoir une petite diminution du prix pour le plaquiste et le carreleur, voire charpentier (si pas maçon ?) car il y a quelques m² en moins. Et ça ne change rien pour les autres (menuisier, plombier, etc.). Bien entendu, l’architecte aura prévenu tout le monde et refait aussi les plans intérieurs et le calcul des surfaces et des prix (gratuitement, évidemment).
      Tout cela doit être matérialisé par un ou des Avenants (compléments modificatifs aux contrats).
      Si un ou des artisans ne sont pas d’accord, comme pour tout désaccord en droit français, on ne se fait pas justice soi-même, on porte ça devant le tribunal compétent, ici a priori le Tribunal d’Instance.

      1. Bonjour,

        1000 euros pour 10 ou 15cm qui font perdre 2m² ou 3m², ça fait peu, non ?

        Ces 15cm ont la conséquence du déplacement des poutres intérieures car la distance avec le mur pas bon est OK mais du coup le poteau de rapproche du mur opposé, la cage d’escalier est aussi décalée à l’opposé et je me retrouve avec 15cm de moins au centre de la maison et 25cm dans le coin étant donné que la maison n’est pas au carré.

        Du coup, il faut réduite la chambre, l’arrière cuisine, la salle de bain. Ca fait beaucoup de modifications… Etage, pareil pour ne pas se retrouver avec un couleur de 60cm au lieu de 80cm.

        Si le client n’est pas d’accord, que faut-il faire ? L’élévation est terminée et la charpente doit être posée dans 8 jours.

        Les cm perdus sur le mur extérieur s’est démultiplié par le déplacement d’une poutre retroussée qui sert de mur à l’étage et qui a tout repoussé. Car un côté du mur extérieur est bien à 1m et l’autre à 1,15m…

        Techniquement, tout se rattrape en modifiant la maçonnerie ?

      2. Bonsoir,
        La mauvaise position d’un mur peut provenir d’une erreur de plan, du maçon mais ne peut-il pas venir aussi d’une erreur d’implantation faite par le géomètre ?
        Si tel est le cas, que faut-il faire ? Ses bornes ont pu être déplacées par exemple si on a fait les terrasses, ou coup de pelle par exemple.
        Un géomètre est-il assuré pour ce genre de chose ? Les conséquence de son erreur.
        Comment le prouver en tant que cause ?
        Merci.

        1. Le géomètre a dû fournir un plan précis et coté. L’ouvrage construit doit respecter ce plan.
          Si le plan comporte une erreur (tout le monde peut se tromper, même les géomètres), il sera assuré.
          Mais si une borne est déplacée par la suite, ce n’est pas la faute (donc pas la responsabilité) du géomètre : le maçon doit se mettre en conformité avec le plan. Et l’architecte a ce plan : il est en mesure de vérifier.

          1. Bonsoir,

            Si les bornes (piquets de bois) mises par le géomètre pour caractériser l’emplacement de la maison ont été bougés, seul le plan fait-il foi ? Et si le plan est bon, le géomètre est automatiquement dédouané ?

            Cordialement.

          2. Oui, bien sûr. Il m’est déjà arrivé lors d’un chantier de ne pas m’y retrouver dans les mesures sur le terrain par rapport au plan du géomètre, et ainsi de constater que les bornes avaient été bougées. Le plan sert bien à ça, avoir des certitudes sur les dimensions, les mesures à retenir.
            Et évidemment, si des bornes ont été bougées par la suite, le géomètre n’y est absolument pour rien. Je ne vois vraiment pas ce qu’on pourrait lui reprocher !

          3. Bonsoir,
            Je reviens vers vous sur le sujet de l’erreur de longueur de façade et poteaux.
            Si le maçon a réellement fait une erreur dès le départ, c’est à dire, dès le 1er rang de parpaing posé, l’architecte a t-il une part de responsabilité pour ne pas avoir vérifié ? Si oui, doit-il faire marcher son assurance pour réparer et remettre conforme ou détruire partiellement ? Ou au contraire, le maçon doit supporter à lui seul l’erreur de maçonnerie et mettre en conformité ? Si assurance de l’architecte le couvre, en vertu de quoi ? Défaut de conseil ?
            Cordialement.

          4. Bonsoir, comme je le disais, avant réception, les assurances n’interviennent pas : l’ouvrage doit être réalisé, et conforme aux engagements (marché de travaux, plans, etc.). Les assurances ne couvrent que les erreurs involontaires et non apparentes au moment de la réception, non révélées.
            Donc, quelle que soit la suite, cette erreur ne sera pas assurée : le maçon doit livrer un ouvrage conforme au projet.
            L’assurance de l’architecte pourrait jouer s’il était devenu impossible que le maçon rectifie son erreur, par exemple s’il était en liquidation judiciaire. Et bien sûr, cette assurance ne couvrirait qu’une petite partie de coût de la réfection, correspondant à la seule part de responsabilité que l’on pourrait imputer à l’architecte pour avoir tardé à relever cette erreur. Par exemple 10% (c’est l’ordre de grandeur que j’imagine).
            Dans votre cas, il faut obtenir du maçon qu’il casse et refasse conformément à son marché de travaux, c’est-à-dire en suivant les plans. Vous avez un architecte pour ça; à lui de jouer.

          5. Bonsoir,
            Il y a 2 poteaux à déplacer. Techniquement, c’est apparemment possible car ils sont déplacés en suivant une poutre plate.
            Par contre, il y a une façade complète à déplacer sur toute sa longueur dont une poutre retroussée également sur toute la longueur. L’architecte et le maçon m’informent que c’est techniquement possible mais de très gros travaux. Et qu’il y a un risque de fissures dans les années à venir car la maison va se tasser. Contrairement aux poteaux. Dans ces conditions, le maçon doit-il envisager de détruire partiellement ou totalement ?
            Existe t-il un expert ou autre à qui on peut demander son avis et conseils sur de telles modifications ?

          6. L’expert existe, et vous l’avez déjà, c’est votre architecte. Je ne peux que vous informer sur le plan juridique, mais pas sur le plan technique, autre que des généralités : il faudrait que je voie sur place pour être plus précis.
            Je me doute que déplacer une façade et 2 poteaux sont de très gros travaux. En fait, il faut démolir et rebâtir tout ce qui ne va pas, en recréant des liaisons avec l’ossature existante (par exemple, souder les armatures de la nouvelle partie à celles de l’existant conservé).
            Il n’y a pas vraiment de risque accru de fissure, si c’est fait correctement. Je ne vois pas pourquoi il y en aurait.

          7. Monsieur,
            On peut souder des armature béton ?
            Le fait de détruire une partie ne fragilise t-il pas la partie qui reste ?
            Un ingénieur béton est-il conseillé dans ces conditions ?

          8. On peut souder des armature béton ? Oui, c’est de l’acier, ça se soude. Par contre, il faut bien refaire l’enrobage béton.
            Le fait de détruire une partie ne fragilise t-il pas la partie qui reste ? Non, pas spécialement, si les travaux sont bien conçus et bien faits.
            Un ingénieur béton est-il conseillé dans ces conditions ? Voir au cas par cas. Est-ce en zone sismique ? Sinon, si l’ossature est simple, le meilleur conseil est d’avoir un architecte et un maçon compétents.

          9. Monsieur,
            Modifier l’implantation de la façade, veut dire également agrandir le VS. Est-ce que on peut agrandir de 10 ou 15cm un VS ? 15cm sur 5m en biseau.

          10. On peut toujours démolir une partie de ce qui est fait, agrandir un vs, couler de nouvelles fondations si nécessaire, etc. Voir tout démolir. C’est une question de moyens technique et de prix. Peut-être que +15 cm peuvent se faire avec les mêmes fondations ? Peut-être pas. Il faudrait bien sûr que je sois sur place pour vous donner un avis technique pertinent sur les meilleures solutions à adopter.

          11. Bonsoir Monsieur,
            Dans un de vos mail précédents, vous indiquiez qu’une erreur en cours de chantier n’était pas prise en charge par aucune des assurances.
            Si l’architecte pouvait voir l’erreur en effectuant des mesures par exemple, est-il responsable ? Peut-être pas autant que le maçon.
            Justement, comment arbitrer et dire que le maçon est plus responsable que l’architecte ?
            Pour rectifier l’erreur, l’architecte doit-il prendre en charge également les travaux de remise en conformité ? Si oui, à quelle hauteur ?
            A savoir que l’erreur pouvait être vue dès la 1ère rangée de parpaings.
            Merci.

          12. Bonsoir, je croyais avoir déjà répondu, je le fais en italique dans le texte.
            Dans un de vos mail précédents, vous indiquiez qu’une erreur en cours de chantier n’était pas prise en charge par aucune des assurances.
            En effet, tant que le chantier est en cours, tant qu’il n’est pas livré, les assurances n’interviennent pas.
            Si l’architecte pouvait voir l’erreur en effectuant des mesures par exemple, est-il responsable ? Peut-être pas autant que le maçon.
            Justement, comment arbitrer et dire que le maçon est plus responsable que l’architecte ?
            Il faut comprendre le mécanisme du Droit. Tout le monde est responsable de ses propres erreurs.
            Le maçon est responsable de l’erreur d’implantation, car c’est lui qui doit faire et respecter cette implantation. Il doit donc rectifier ses travaux (s’il n’y a pas d’accord trouvé avec vous, le client, pour accepter cette erreur avec dédommagement).
            L’architecte peut avoir une part de responsabilité pour n’avoir pas détecté assez tôt cette erreur, mais cela porte tort au maçon. Tant que l’architecte ne vous a pas proposé d’accepter les travaux en l’état, sans vous informer de cette erreur, vous ne pouvez guère lui reprocher.
            Autrement dit, tant que le chantier dure, vous ne pouvez pas reprocher – juridiquement – une erreur au maçon. Si le maçon traîne pour la rectifier, vous pouvez lui reprocher d’être en retard. Ce n’est que s’il se révèle incapable de rectifier l’erreur, ou s’il refusait de le faire, que vous pourriez l’attaquer.
            Et c’est le maçon qui pourrait éventuellement appeler l’architecte en garantie pour n’avoir pas détecté l’erreur assez tôt. Mais il n’aurait probablement pas gain de cause (comme si le voleur reprochait au gendarme de l’avoir laissé faire… hum !).
            Vous pourriez tenter d’impliquer vous-même l’architecte, mais pas sûr du tout que ce soit retenu : l’architecte pourrait légitimement dire : “Que me reprochez-vous ? Il y a une erreur, je l’ai détectée, à l’entreprise maintenant de la rectifier. moi, j’ai fait mon travail.”

            Pour rectifier l’erreur, l’architecte doit-il prendre en charge également les travaux de remise en conformité ? Si oui, à quelle hauteur ?
            A savoir que l’erreur pouvait être vue dès la 1ère rangée de parpaings.

          13. Bonsoir,
            S’il s’agit du client qui a détecté l’erreur et qui lui en a fait part par mail ainsi qu’au maçon, l’architecte est-il plus responsable dans ce cas ?
            Cordialement.

          14. Juridiquement, non. Juridiquement, on est responsable suivant les faits. Tant que l’architecte n’a pas fait l’erreur de vous faire accepter les travaux avec une malfaçon qu’il n’a pas décelée alors qu’il aurait pu la déceler, il n’est pas en faute.
            Il peut être responsable de ne pas l’avoir décelée assez tôt, mais il vous faudrait alors montrer que ce retard vous cause un préjudice direct, et pour le moment, le préjudice c’est la maçon qui en est la cause – tant qu’il ne l’a pas rectifiée. Si le maçon rectifie son erreur, il n’y aura plus de préjudice, donc plus de réparation à réclamer.
            Il faudrait étudier plus en détail tous les faits, mais il me semble qu’à ce jour, vous devez plutôt demander que chacun honore ses engagements, et donc que le maçon rectifie son erreur, sans que vous cherchiez à vous substituer à un juge pour décréter qui en est responsable.

          15. Monsieur,
            Si l’architecte considère que les travaux de remise en conformité avec les plans sont extrêmement lourds ou très risqué (par exemple déplacer des poteaux) et que la meilleure solution est de déconstruire ou raser pour reconstruire et que le maçon le voit différemment c’est à dire de modifier uniquement, comment ce genre de situation se règle ?
            Cdt

          16. Devant les Tribunaux. Quand des personnes ne sont pas d’accord, un litige est réglé par le Juge. Compte tenu des écarts assez importants que vous indiquez, vous aurez probablement gain de cause, c’est-à-dire qu’il vous sera alloué un somme qui représentera le montant des travaux nécessaires pour tout refaire, montant estimé suivant ce que décidera un expert judiciaire.
            Mais cela prendra des mois, voire plus d’une année de procédure…
            Et il faudra bien sûr que le maçon soit alors financièrement solvable. Là, peut-être, la responsabilité de l’architecte peut être utile, car nous sommes tous très bien assurés (sinon nous sommes rayés du tableau de l’Ordre des Architectes).

          17. Bonsoir,
            Dans une telle décision judiciaire, l’expert judiciaire couvre t-il le risque futur en faisant d’énormes travaux ? Si on estime qu’une reprise peut engendrer d’autres problèmes.
            Car, refaire une façade, 2 poteaux, on peut vite arriver au coût total de la maçonnerie de la maison. Et comment s’assurer des bonnes liaison, reprises, etc ?
            Le retard engendre un préjudice, loyer, défiscalisation Pinel, etc… Cela est-il pris en compte ?
            Si un mur est trop long mais toujours dans le PLU, est-ce la même règle qu’un mur trop court ?
            Quand le coût et risque sont trop grands, un juge n’ordonne t-il pas la destruction totale ?
            J’ai entendu dire qu’une DO ne prendra pas en charge si on déclare un sinistre du aux conséquences d’une reprise, est-ce vrai ?

          18. Mes réponses, point par point :
            Dans une telle décision judiciaire, l’expert judiciaire couvre t-il le risque futur en faisant d’énormes travaux ? Si on estime qu’une reprise peut engendrer d’autres problèmes.
            Chaque ouvrage soumis à garantie décennale est couvert par une assurance en garantie décennale. En pratique, un juge décidera que le “perdant” du procès donne une somme d’argent au “gagnant”, ensuite ce sera à ce “gagnant” de faire réaliser les travaux de son coté.
            Car, refaire une façade, 2 poteaux, on peut vite arriver au coût total de la maçonnerie de la maison. Et comment s’assurer des bonnes liaison, reprises, etc ?
            Ce sera à ceux qui seront chargé des travaux de reprise de s’en assurer et de vous le garantir.
            Le retard engendre un préjudice, loyer, défiscalisation Pinel, etc… Cela est-il pris en compte ? Oui. Il vous faudra avoir un débiteur solvable, le risque est là.
            Si un mur est trop long mais toujours dans le PLU, est-ce la même règle qu’un mur trop court ?
            Je ne comprends pas la question. Les ouvrages sont conformes au PLU, alors ok. Et s’ils ne sont pas conformes, il faut les modifier pour qu’ils soient conformes, au PLU et au Permis de Construire délivré. Si différents : il faut demander un permis modificatif.
            Quand le coût et risque sont trop grands, un juge n’ordonne t-il pas la destruction totale ?
            Il suivra très probablement ce que préconise l’expert judiciaire – c’est d’ailleurs pour ça qu’il demande l’avis d’un tel expert.
            J’ai entendu dire qu’une DO ne prendra pas en charge si on déclare un sinistre du aux conséquences d’une reprise, est-ce vrai ?
            La DO prend en charge les travaux pour lesquels sa garantie est accordée, pour telle et telle entreprise. S’ils s’agit de travaux fait par une autre entreprise, la DO initiale ne s’appliquent pas. Mais vous savez qu’un DO couvre le même risque, déjà assuré de toute façon par les assurances décennales de chaque intervenant : entreprise, architecte, bureau d’études, etc. et même expert judiciaire, lui aussi. Donc les travaux de reprises seront assurés par les professionnels à qui vous vous adresserez pour faire ces travaux de reprise.

          19. Bonjour,
            Si un mur est trop court, on peut demander le respect des plans. Mais dans le cas d’un mur trop long de 10 ou 20 cm, la règle est-elle la même ? Car il y a un pignon trop court de 20cm mais celui opposé trop long de 10cm.
            En ce qui concerne la DO, ce que je voulais dire, c’est qu’en cas de déclaration de sinistre, si la DO voit qu’il y a eu une reprise et que le sinistre vient de là et qu’on savait qu’il y avait un risque, elle se retirerait et laisserait le client voir pour faire fonctionner directement la décennale de l’artisan. Quel est votre avis sur la question ?
            Bon dimanche.

          20. Les ouvrages doivent correspondre aux plans, qu’ils soient trop longs ou trop courts ou autres. La tolérance en maçonnerie n’est que de 1 ou 2 cm, vos ouvrages sont donc “hors des clous”.
            Je reprends mon explication sur le fonctionnement de l’assurance décennale, que ce soit celle de la DO ou directement celles des entreprises ou autres intervenants :
            Une assurance assure une entreprise nommément désignée, la DO comme les autres. La DO demandera les coordonnées (et les assurances) de chacun des intervenants avant d’accepter d’assurer un chantier.
            Si vous cassez et refaite un ouvrage avec le même architecte et les mêmes entreprises, avant réception, leurs assurances et la DO fonctionneront un cas de sinistre plus tard, après réception des travaux. Jamais avant réception ou si le sinistre est connu avant réception.
            Si vous allez en justice et que vous obtenez une somme d’argent pour refaire faire des ouvrages non conformes, ce seront les assurances (et la nouvelle DO si vous en prenez une) des nouveaux intervenants (nouvel architecte, nouveau maçon) qui assureront les garanties décennales.

          21. Bonsoir,

            Nous avons 1 façade complète composée d’un mur de 4m + 1 mur entrant perpendiculaire de 1m + 1 mur de 3m, au dessus une poutre retroussée qui fait toute la longueur au dessus du RDC.
            +
            à l’opposé 1 mur qui fait 7 ou 8cm de trop, c’est à dire que celui perpendiculaire n’est pas bon non plus et à modifier également.
            +
            2 poteaux à déplacer dans la maison car écart de 14cm. Il y en a 1 qui est mal placé de 5cm mais moins gênant.

            Ne croyez vous pas que ça fait beaucoup de modifications si un juge intervenait et qu’il pourrait ordonner la démolition ? Si un expert judiciaire est missionné, il va indiquer que les 7cm ne sont pas bons + les 5cm pas gênant pour nous ou pas ? En fait tout ce qui ne va pas avec les plans ?

            Merci.

          22. Je ne peux guère vous dire ainsi ce qu’estimerait un expert judiciaire… Je ne connais pas le chantier, et même si je le connaissais, comment prédire ce que préconisera un expert dans ce cas ?

  76. Bonjour,

    Une maison à toit plat en zinc par exemple ou en charpente traditionnelle en ardoises exerce t-elle la même force sur les murs périphériques ? Faut-il prévoir plus de poteaux ou autre ?

    Sur un mur très long, tous les combien de mètres devons nous trouver des poteaux ?

    Merci.

    1. La charge (le poids) appliquée sur les murs dépend bien entendu du poids qu’ils auront à supporter. Une charpente pour porter des ardoises sera plus lourde qu’une charpente pour porter des feuilles de zinc, et l’ardoise est plus lourde que le zinc.
      Au niveau d’une maison individuelle, les murs eux-mêmes sont largement suffisants pour porter le poids de 1 ou 2 étages. Il faudra probablement prévoir un poteau au niveau d’une charge ponctuelle, comme à l’assise d’une grosse ferme.
      Mais attention de ne pas confondre : poteau et chaînage vertical !
      Les “poteaux” intégrés aux murs sont : soit des poteaux, ils résistent à la pression (pour porter une poutre, par exemple), soit des raidisseurs verticaux, des chaînages verticaux : ils résistent à la traction, c’est-à-dire quand on leur tire dessus, si je puis dire.
      On comprend bien que résister à la traction dépend surtout à la façon dont on est attaché, ce seront donc les liaisons qui compteront le plus.
      Je crois me rappeler que la règle est un raidisseur vertical tous les 8 m à intégrer dans un mur en maçonnerie, mais à mon avis c’est trop peu, en fait j’en place tous les 6m environ. Attention, en zone sismique, il faut plus de raidisseurs (il faut aussi bien d’autres choses).
      Concevoir une structure en béton armé n’est pas très complexe, mais il y a beaucoup de choses à savoir et beaucoup de paramètres à prendre en compte, ça ne peut guère s’improviser, avec des informations éparses et partielles…

      1. Bonjour,

        Vous parlez de fermes concernant la charpente. Pour une même charpente, certains charpentiers vont mettre une grosse ferme, d’autres, 2 fermes. Quelle est la différence entre ces 2 conceptions ? Une préférence ?

        Cordialement.

        1. Bonjour, j’avoue que je ne comprends pas la question : il faut une ferme quand c’est nécessaire, et 2 fermes… quand c’est nécessaire aussi. Il faut la conception de la structure la mieux pertinente, suivant chaque cas. Que peut-on dire d’autre ?
          A noter qu’une charpente en fermettes est une excellente conception technique, car les charges (le poids que doit supporter la charpente) sont bien réparties sur tous les murs, pas localisées en 2 ou 3 points précis. Par contre, je regrette leurs sections toujours un peu “limites”. Et il faut veiller à une bonne mise en oeuvre, je pense notamment au contreventement que l’on doit faire strictement comme sur le plan de pose.

          1. Bonjour,

            Pour une maison où l’architecte avait envoyé l’appel d’offre à 2 entreprises de charpente, 1 avait chiffré 1 seule grosse ferme centrale, et le 2ème 2 fermes un peu plus aux extrémités.

            Pourquoi ces 2 différences de conception ?

            Q’appelez une conception en fermettes ?

          2. Sans analyse des plans, je ne peux pas vous dire pourquoi chaque entreprise avait proposé un nombre de fermes différent. Ni pourquoi l’architecte n’avait pas indiqué le nombre de ferme(s) qu’il demandait.
            Les fermettes – vous connaissez surement – sont des petites fermes, fines, espacées les unes des autres d’une soixantaine de centimètres. Une fois mises en place, elles sont reliées entre elles par des “contreventement” pour rendre l’ensemble résistant et indéformable.

          3. Sur le devis, il est indiqué :
            2 demi-fermes sur entraits en 3 pièces 8×20 sapin contrecollé, sablières 15×5, pannes 6×18 tous les 1,30m et chevrons 24×64 tous les 40cm.
            Pose d’un solivage 32×18 tous les 60cm.
            Est-ce cela ?

          4. Vous me donnez des sections de pièces de bois, servant à supporter une couverture en zinc à faible ou très faible pente. Pour savoir si ces sections sont correctes (je présume que c’est votre question), il faut faire une analyse du projet, avec calcul des sections, ce que je ne peux évidemment pas faire ici, ni en pratique (je n’ai pas tous les éléments du dossier), ni parce que ce site ne fournit pas de telles études car ce n’est pas sa vocation. Si vous avez des doutes, vous pouvez vous adresser à un bureau d’étude spécialisé.
            Ce site donne des conseils à caractère général, il ne réalise pas de maîtrise d’oeuvre.

          5. Bonsoir,

            Y a t-il plusieurs façons de faire la charpente d’un toit plat ? Concerné par les fermettes ?

            A quoi faut-il veiller ?

  77. Bonjour,

    Dans les angles de la construction en briques, il y a des briques avec des trous qui permet une fois empilé de les remplir de béton.

    Quel type de féraille devons nous retrouver dedans ? Des tiges ? Si oui, combien ? Grosseur ?

    Cordialement.

    1. Il s’agit des chaînages verticaux d’angle.
      Le principe de la construction en maçonnerie est d’avoir une ossature en béton armé. Il y a la résistance au poids qui est obtenue avec des murs, des planchers, des poteaux, des poutres. Mais pour donner de la cohérence à tout ça, il faut que ces éléments soient reliés entre eux. C’est le rôle des chaînages.
      Les chaînages ne sont pas des poutres ni des poteaux. Ils sont comme des (grosses) ficelles qui relient tous les éléments d’ossature, comme pour ficeler un paquet-cadeau.
      On comprend alors que des éléments de chaînage doivent résister à la traction, qu’on doit pouvoir tirer dessus (comme on le ferait avec une ficelle). Tout ça pour dire que la sections des aciers est moins importante que la façon dont ils sont reliés. Par exemple, on met habituellement des sections de 10 (10 mm) – attention, suivant calcul ce peut être parfois insuffisant – mais mieux vaudrait des aciers d’une section de 8 (8 mm) bien reliés, c’est-à-dire avec des aciers de liaison en fondations (avec crosse), en plancher et aux autres chaînages horizontaux (avec équerres) et sans interruption (barres de liaison en jonction des aciers dans les chaînages eux-mêmes) que des aciers de 12 non reliés ou mal reliés : qu’importe qu’une ficelle soit grosse si elle est coupée à un endroit ou si les noeuds ne sont pas solides !
      Donc, veillez surtout à la façon dont des chaînages sont mis en oeuvre, sont reliés entre eux !
      Par ailleurs, mieux vaut des aciers assemblés en carré (soit 4 x 8mm), pour des questions de bonne tenue au coulage du béton.
      Et veiller à ce qu’il y ait des “fenêtres” en pieds de chaînage vertical pour la bonne coulée du béton.
      (et j’aurais bien d’autres recommandations… 🙂 )

      1. Bonjour,

        Si dans les poteaux d’angle, il y a qu’une tige de 10mm mais un bon chaînage, ça suffit techniquement ? Pourquoi on voir des fois 4 tiges reliées entre elles dans tous les poteaux ? La différence ?

        1. Bonsoir, le chaînage est constitué de 2 (en parallèle) ou 4 tiges (en carré), le tout enrobé de béton. Les tiges sont assemblées par des petits aciers de liaison, plus fins (par exemple de 6). Jamais 1 seule tige (ou barre)…
          Si 4 barres d’acier, une section de 10 sera suffisante dans la plupart des cas. Sinon, si 2 barres, elles doivent être au moins de 12 mm.
          Il vaut mieux 4 barres, car elles resteront mieux positionnées au coulage du béton, et le chaînage résistera mieux aux sollicitations, et les liaisons seront plus faciles à faire.
          J’espère que votre maçon, ou votre CMI, ne fait pas des économies de bouts de chandelle en ne prévoyant qu’un seule barre dans un chaînage !

          1. Bonsoir,

            Non, pas d’économies de faite ! Et pas de CMI !!!

            Vous me parlez du chaînage horizontale, il est fait de 4 barres liées, je vous parlait des barres qu’on trouve dans les p