Vide sanitaire ou terre plein ?

Pour le plancher de l’habitation, vaut-il mieux un hourdis sur vide sanitaire ou dallage sur terre-plein ?

Le plancher bas de l’habitation, celui du rez-de-chaussée, est en général en béton armé. Il faut choisir entre deux techniques principales : soit le plancher hourdis sur vide sanitaire, soit le dallage sur terre-plein.

Quels sont les avantages et les inconvénients de chacune d’elles ?

PRINCIPE GÉNÉRAL DE TRANSMISSION DES CHARGES

Le poids des différents éléments de la construction, toiture, murs, planchers – c’est-à-dire « les charges » – doit être transmis jusqu’au sol dur, capable de le supporter. Le sol dur se situe en profondeur, en général à 80 cm (minimum) jusqu’à plusieurs mètres, voire plus de 10 m, suivant ce que révèle l’étude de sol.

Tout le poids de la maison doit donc reposer sur un sol compact, ferme et résistant – et aussi stable dans le temps, sans variation de portance au fil des saisons et de l’hygrométrie. La toiture et les planchers des étages (et ce qu’ils supportent, comme les cloisons, les meubles, etc.) reposent sur les murs. Et ces murs reposent sur le sol ferme, avec une liaison assurée par les fondations, élargies et résistantes pour une meilleure efficacité.

Mais qu’en est-il pour le plancher bas, celui du rez-de-chaussée ?

descente-charge-architecte-01

Si le plancher bas est posé directement sur le sol, même après avoir enlevé une fine couche de terre meuble (décapage de la terre végétale), et mis un lit de cailloux à la place (hérisson), l’ensemble du plancher bas restera quand même à peu près à la surface, là où le sol est meuble, sans résistance. On aura donc :

  • D’une part tous les murs, toiture et plancher de l’étage qui reposeront sur les fondations, là où il y a un sol dur et résistant,
  • D’autre part le sol du rez-de-chaussée posé en surface, là où le sol est meuble, sans résistance.

On aura donc une incohérence dans la structure de la maison, il y aura forcément des tassements différents et donc des fissures aux bords du plancher du rez-de-chaussée, là où il touche les murs.

descente-charge-architecte-02

Et si l’on fixe le plancher bas aux murs, comme il y aura quand forcément des différences de tassements (car les supports ne sont pas les mêmes : sol profond et sol en surface), on aura ces fissures un peu partout dans le plancher, de façon aléatoire.

La solution est de faire reposer le plancher du rez-de-chaussée, lui aussi, sur les murs, sans contact avec le sol de surface. C’est la technique du plancher hourdis sur vide sanitaire.

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Ainsi, toute la construction – toiture, murs, tous les planchers – repose sur le même sol dur, celui des fondations. Il n’y a pas d’incohérence dans la structure, il n’y aura donc pas de fissure.

 

COMMENT UN PLANCHER « HOURDIS » EST-IL FAIT ?

 

Un plancher hourdis est composé de petites poutres en béton armé (les poutrelles), qui s’appuient sur les murs porteurs (murs de façade et murs intérieurs, appelés refend). Ces poutrelles sont espacées de 60 cm environ ; elles seront reliées par des chaînages en béton armé aux extrémités et une dalle de béton armé viendra recouvrir le tout. Le vide entre les poutrelles est comblé par des entrevous (appelés hourdis, ou parfois, dans le jargon des chantiers, marmite à cause de leur forme) qui n’ont pas de fonction porteuse, qui sont seulement un remplissage.
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Aujourd’hui, ces entrevous sont isolants quand ils séparent une zone chauffée (l’habitation, par exemple) d’une zone froide (le vide sanitaire, par exemple). Il faut veiller à ce que la partie inférieure des poutrelles (la sous-face) soit bien recouverte elle aussi par un isolant (languette).

detail-plancher-hourdi-architecte

Notez le sens de pose du treillis soudé (mailles rectangulaires) et les entrevous isolants avec languette sous les poutrelles (document SEAC)

 

Le plancher hourdis est conçu, fabriqué et livré sur le chantier par un industriel, accompagné d’un plan de pose. Il n’y a donc pas de vigilance particulière à avoir au niveau de la fourniture. C’est dans la disposition des armatures en acier sur le chantier, lors de la mise en œuvre, qu’il faut être très attentif.

 

Les forces à prendre en compte dans une construction telle qu’une maison individuelle, sont faibles (à l’échelle d’un bâtiment). Ce n’est donc pas les sections des aciers qui sont essentielles, mais bien la façon dont ces aciers seront placés. Et en tout premier lieu, il faut veiller à la continuité de la structure en acier. Cette structure est comme une chaine (on parle de chaînage), qu’importe la grosseur de chaque maillon s’il en manquait un seul ! la chaîne n’aurait plus aucune efficacité.

 

POINTS À SURVEILLER PLUS PARTICULIÈREMENT

Il faut veiller aux points particuliers suivant :

  • Les barres d’aciers sont placées les unes en suivant les autres, leur continuité doit être assurée par des barres de liaison suffisamment longues pour que les tensions se transmettent intégralement.

barre-plancher

Barres de liaison (traits gras) venant relier 2 barres de chaînage : le recouvrement doit être large

  • Les angles sont des points faibles, là aussi il faut ajouter des barres de liaison en L largement dimensionnées pour qu’elles assurent cette continuité. Il faut les placer croisées.

barre-L-plancher

  • Les extrémités des poutrelles doivent également être complétées par des barres de liaison (appelées chapeaux dans le jargon des chantiers).

 

  • Une nappe en acier (appelée treillis soudé) est placé sur toute la surface du plancher, avant coulage du béton. Ce treillis soudé est composé de barres d’acier (fils) qui vont transmettre le poids (les charges) jusqu’à chaque poutrelles, et de fils plus fins et plus espacés qui ne servent qu’à l’assemblage. Les fils plus gros doivent donc être placés perpendiculairement aux poutrelles, pour les relier entre elles (et donc les fils plus fins, parallèlement aux poutrelles).
  • Les treillis soudés à mailles carrées sont, eux, destinés aux dallages en béton, là où il n’y a pas de poutrelle.
  • Là aussi, pour le treillis soudé, la continuité de l’armature doit être assurée. Les bords des treillis soudés doivent avec un recouvrement de 2 mailles minimum avec le panneau de treillis soudé suivant.

treillis-soudes-architectes
 recouvrement de 2 mailles minimum

Jean-François Espagno, Architecte-d’Aujourd’hui

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1 728 questions sur “Vide sanitaire ou terre plein ?

  1. Bonsoir Monsieur,
    Je viens de lire vos discussions sur le forum, c’est très intéressant.
    Il y a un sujet sur les permis de construire mais je n’ai pas trouvé réponse ou qu’une partie.
    Nous avons eu un refus de permis de construire malgré aucun avis défavorable, ni même de l’architecte conseil de la métropole. Le Maire met en avant l’article 111 du code de l’urbanisme lui permettant en gros de refuser un permis parce qu’il juge que notre maison ne s’insère pas dans le quartier. Ce n’est qu’un avis subjectif car il reconnait ne pas être architecte et donc ne me propose pas de solution, c’est à mon architecte de trouver.
    Je suis allé présenter mon projet, les clichés réels à tous nos voisins, même à 5 maisons d’écart, soit à 12 voisins. Aucun ne s’oppose à notre projet et même certains préfèrent avoir une grosse maison pour valoriser la leur à proximité qu’avoir 2 ou 3 plus petites sur notre parcelle de 900m² divisible en 2 ou 3. J’ai l’impression que la métropole s’oppose à notre projet de 350m² pour nous user et qu’on cède à leur politique de densification donc à diviser notre terrain en 3 pour faire 3 maisons.
    Personne de la mairie ne veut me l’écrire, par contre ils mettent en avant que le quartier est voué à de petites maisons de 150m², à densifier, etc…, par oral. J’ai l’impression que quoi que je propose pour notre projet, ce sera refusé et ça peut durer des mois et vous êtes bien placé, l’architecte ne va pas travailler pour rien non plus.
    Je précise, nous respectons toutes les règles d’urbanisme, et de loin.
    Vous parlez d’écrire au préfet, pourquoi ira-t-il contre un Maire dans sa décision ? Ne serait-ce pas mal perçu par le Maire de recourir à “son supérieur hiérarchique” ?
    La voie de la procédure est longue et couteuse, comment ce genre de cas est-il jugé ?
    Quels sont les pouvoir d’un Maire concernant les PC ?
    Merci pour votre aide, je suis inquiet.

    1. Bonjour, le maire a donc décidé qu’il n’y aura que des petites maisons dans sa Commune. C’est peut-être une raison stratégique car il aurait constaté par exemple que son électorat correspond à une population à faibles revenus, donc à petites maisons (c’est une hypothèse).
      Pourquoi je vous suggérais de saisir le contrôle de légalité du préfet ? Parce que le préfet n’est pas élu, il n’aura donc pas d’état d’âme comme le maire. Il sera bien plus objectif. Ne craignez pas de “froisser” le maire : d’abord, il ne veut pas de votre projet, donc vous ne gagnerez rien à vous montrer docile (au contraire, ça le conforterait dans sa décision) ; et si vous montrez que vous savez défendre vos intérêts, vous n’en serez que mieux respecté.
      Ensuite, si ça ne marche pas, il y a toujours la possibilité de mettre plus ou moins l’affaire sur la place publique (d’abord moins, puis de plus en plus), dans les médias : c’est ce qui fait reculer les maires, car ce sont des élus.
      Autre argument : n’y a-t-il pas quelques belles grandes maisons dans votre ville ? Et dans ce cas, le maire le regretterait-il ? voudrait-il donc les détruire ? il s’y serait opposé à l’époque à leur construction ? il aurait voulu priver la ville de leur présence ? etc.
      Bref, il faut vous battre…
      Pouvoir du maire sur les pc : c’est lui seul qui les délivre (sauf une décision de Justice), donc c’est lui qui en assume la responsabilité. Mais il ne peut pas décider à sa fantaisie, on est en république et il y a des lois. Les PC (ou les refus) sont contrôlés par le préfet, comme tout acte officiel de la Mairie, mais seulement sous leur aspect “légal ou pas légal”, sans juger sur le fond.
      Cordialement,

      1. Bonsoir,
        Oui, il a décidé qu’il y aurait que des plus petites maisons sur des petites parcelles. En revanche, ça ne permet pas à tout le monde d’acheter car le m² de terrain est à plus de 1000 euros et le m² des maisons à plus de 5000 euros dans le quartier.
        La population est à haut revenu au contraire ou retraités.
        Quand on vend un terrain à quelqu’un, on regarde les règles d’urbanisme mais en aucun cas on se pose la question que les élus peuvent s’opposer au projet en ne délivrant pas le permis.
        Mon but n’est pas de rentrer en conflit avec le Maire, par contre, je souhaite être traité comme tout citoyen.
        J’ai fait le tour du quartier et aucun n’est contre le projet, est-ce un argument ? Ils ne veulent pas en revanche de 2 ou 3 maisons à la place.
        Concernant l’action envers le Préfet, qui me dit qu’il sera de mon côté pour ne pas se froisser avec le Maire ?
        Bien à vous.

        1. Bonjour,
          – Sans entrer en conflit avec le maire, vous devez montrer que vous n’acceptez pas son refus et que vous défendrez vos intérêts, sinon vous n’arriverez à rien. Ce sont ceux qui ne se défendent pas, parce qu’ils ne le peuvent pas ou parce qu’ils ne le veulent pas, qui subissent le plus de dommages. Il s’agit de dire gentiment mais fermement au maire : “M. le Maire, vous refusez mon permis sans raison valable. Je respecte totalement les règles d’urbanisme que VOUS avez décidées. Il n’est pas question que je renonce sans raison à mon projet. Si vous persistez, je serais contraint, à mon grand regret, d’attaquer votre décision abusive et de demander le dédommagement en conséquence. J’espère que vous ne m’obligerez pas à en venir à cette extrémité.”
          – A votre place, je prendrais un avocat, ne serait-ce que pour que le maire voit que, de toute façon, vous ne vous laisserez pas faire.
          – L’idée des voisins peut être une piste intéressante, par exemple pour monter une pétition “pour que le PLU soit respecté” !
          – Rien ne dit que le Préfet vous donnera raison, c’est juste une piste pour faire avancer votre dossier.
          – Vous savez, si vous vous faites respecter, le maire vous considérera mieux, et peut-être aurez-vous alors d’excellentes relations avec lui…
          Cordialement,

          1. Bonsoir Monsieur,
            Souvent, une fois une maison construite, on redépose un permis modificatif. Par exemple, si on a modifié la couleur de la clôture, enduit, bardage, couleur d’une fenêtre, couvertine ou erreur de maçonnerie de 5 ou 10cm tout en restant dans les règles d’urbanisme ou une hauteur de 10cm supplémentaires par exemple suite au calepinage des briques.
            Que se passe t-il si la Mairie le refuse ?
            Idem, en a t-elle le droit ?
            Cordialement.

          2. Bonsoir,
            on n’a pas le droit de faire des travaux sans Permis de Construire (ou D.P. suivant les cas). Donc quand on dépose une demande de Permis modificatif, on est censé ne pas avoir déjà fait les travaux dont on sollicite l’autorisation. En pratique, il est vrai que ces travaux sont souvent déjà faits, ou, du moins, on les fait sans attendre d’avoir reçu l’autorisation de la Mairie (le permis modificatif).
            C’est pourquoi, professionnellement, je ne fais pas faire des travaux modificatifs sans une lettre explicite de mes clients me demandant de ne pas attendre le permis et en en prenant toute la responsabilité et acceptant d’en assumer toutes les conséquences.
            Et je m’oppose à ce que ces travaux soient faits s’ils ne sont pas “récupérables”, modifiables. Par exemple on peut toujours refaire une fenêtre à son emplacement d’origine si le PC pour la déplacer est refusé, idem pour une couleur d’enduit (on peut toujours repasser un enduit dessus). On peut prendre le risque en connaissance de cause. Mais on ne peut pas déplacer ou diminuer une maison ! dans ce cas, on arrête le chantier et on attend le PC – et même parfois, les délais de recours des tiers et de retrait administratif.
            Bien sûr qu’une Mairie a le droit de refuser un permis. Il faut que ce refus soit juridiquement fondé ; ce n’est pas à la fantaisie du Maire, heureusement, il faut un raison juridique légale. Ceux qui auront déjà fait les travaux auront auront agi à leurs risques et périls…
            Cordialement,

  2. Bonjour Monsieur,
    Nous sommes sur un projet de maison toiture plate de 100m² au RDC, sous-sol de 50m² isolé et chauffé sur VS + étage de 80m² en porte à faux sur 25m². Maison sur VS. Sous le porte à faux de 25m², on aura notre porche d’entrée.
    Le maçon est parti sur un UP19 sous le sous-sol, normal.
    Il est parti aussi sur un UP19 pour le plancher bas de 100m² du RDC, est-ce utile au dessus du sous-sol chauffé ?
    Idem, il est parti en UP19 pour le plancher bas des 80m² de l’étage dont 25m² en porte à faux. donc 65m² se retrouve sur une partie chauffée.
    Si pas utile d’avoir un UP19 sur partie chauffée, c’est pour ne pas payer pour rien.
    Si on peut mettre que partiellement sur un niveau, n’est-ce pas problématique d’avoir 2 épaisseurs de hourdis différentes ?
    Le plancher haut de notre R+1 est prévu en UP19 + isolant PU pour étanchéité du toit terrasse non accessible. Est-ce utile aussi de finir par un UP19 étant donné qu’on a un isolant fait par l’étancheur ?
    Pas de soucis pour payer, mais pas payer quelque chose d’inutile, d’où mon appel à votre aide…
    Merci par avance pour votre retour.
    Cordialement.

    1. Bonjour,
      un plancher isolant n’est pas utile entre 2 zones chauffées. En outre, les hourdis isolants ont une mauvaise performance phonique. Donc mieux vaut un autre hourdis à ces endroits-là.
      Le plancher isolant sous toiture terrasse est probablement judicieux, il apporte un complément d’isolation en partie haute, c’est-à-dire là où les déperditions thermiques sont les plus importantes.
      La différence d’épaisseurs entre 2 planchers d’un même niveau se rattrape très facilement par une arase
      Votre maçon estimera t il un plancher non isolant moins cher ? Pas sûr… les prix sont libres, il peut vous proposer le prix qu’il voudra ; et vous êtes libre de refuser.
      Cordialement,

      1. Bonsoir,
        Sur un même niveau, est-il possible d’avoir un plancher isolant sur une partie et non isolant sur une autre partie ?
        Quel type de plancher hourdis proposez vous pour que ce soit phoniquement bon ? On a des faux plafonds à tous les niveaux, est-ce que ça atténue le son ? On avait pensé à un assourd sous la chape de ravoirage pour la phonique entre plancher, est-ce efficace ?
        Pour le plancher au RDC en partie sur VS et en partie sur sous-sol chauffé, est-il judicieux de rajouter une mousse PU pour augmenter le thermique ? Si oui, il faut le faire sur toute la surface et c’est 35 euros du m². Ou passer sur un plancher UP14 sur la partie au dessus du VS qui sera bien moins cher. Résultat ?
        Cordialement.

        1. Bonjour,
          – oui on peut avoir une plancher isolant et un plancher non isolant sur un même niveau,
          – les planchers avec des entrevous lourds (béton, brique…) apportent une meilleure isolation phonique que ceux légers (bois, polystyrène, …)
          – Assour : les sous-couche type “Assour” permettent de bien bloquer les bruits d’impact (on n’entend pas les bruits de talons, de chaises, … au-dessus de sa tête).
          – la mousse isolante projetée est très efficace, car elle coupe tous les ponts thermiques, ce que ne fait pas un plancher hourdis (pont thermique à chaque poutrelle, ce qui fait beaucoup !). 35€/m², c’est un prix ttc, en effet. N’oubliez pas que vous n’avez alors pas besoin de faire une chape de ravoirage, vous gagnez environ 15€/m², ce qui ramène le coût réel à 35-15 = 20€/m².
          Cordialement,

          1. Bonsoir,
            Merci pour votre aide.
            Les entrevous bois, pas mal de maçons les utilisent car c’est plus léger, par contre est-ce plus cher ou pas que les bétons ? Pourquoi choisir un plus que l’autre ? Alléger le plancher ?
            J’ai une préférence pour les bétons car ça fait une masse isolante.
            S’il y a un isolant UP sous les hourdis, d’où vient le froid pour former un pont thermique ? La périphérie du plancher n’est pas isolée par les planelles ?
            Outre la mousse isolante, comment ne pas avoir de pont thermique ? Ce mot pont thermique fait peur à tout le monde…
            Bien à vous.

          2. Bonjour,
            – Prix des entrevous : vous les trouverez sur internet, sites des marchands de matériaux.
            – Béton = bon isolant phonique, mauvais isolant thermique. Polystyrène : c’est l’inverse.
            – Ponts thermiques des planchers hourdis : à chaque poutrelle en béton. Il y a bien une petite languette en dessous, mais elle n’isole pas beaucoup, et dans 15 ou 20 ans et plus, sera-t-elle toujours en bon état…?
            – Les planelles ne sont pas isolant thermique (elles sont en agglo au RC et parfois en briques à l’étage, si les murs sont en briques).
            – Pont thermique : n’en ayez pas peur, ça veut simplement dire “faiblesse dans l’isolation”. Les parois extérieures ont forcément des zones où l’isolant est moins performant, et des zones où il l’est plus. Vous avez beaucoup de ponts thermiques dans votre maison, très importants : il s’agit de chaque menuiserie extérieure, fenêtres, portes-fenêtres, etc. Un vitrage, même double, isole beaucoup moins qu’un murs avec un doublage isolant = ça y est, c’est un pont thermique ! Vous voyez, ça n’a pas beaucoup d’importance : ce qui compte, c’est la performance GLOBALE du bâtiment. Et de nos jours, la réglementation impose que cette performance soit très élevée.
            Cordialement,

  3. Bonjour,
    Je suis en cours de réalisation d’une maison sur vide sanitaire. Mon CCMI m’enchaine les boulettes.
    Sur la notice descriptive, il n’indique pas le nombre de rangs de parpaings pour le vide sanitaire. Il voulait absolument n’en faire que 3 avec du gros béton (sol argileux) ce qui m’oblige à poser une pompe de relevage et un puisard. En ajoutant un rang de parpaings supplémentaires cela m’évitait tout cela. Il m’a donc demandé de signer un avenant de 1800€ et un ajout de 45 jours de construction.
    Je me rends compte enfin, qu’il n’a pas chiffré dans la notice descriptive le revêtement des sols et les peintures (à ma charge).
    Il nous rajoute sans cesse des délais supplémentaires. Nous sommes rendus à 16 mois de construction pour une maison ne dépassant pas les 100m² en combles perdus.
    Nous avons un autre projet de construction. Nous allons donc fuir ce constructeur !

    1. Bonjour,
      – Pourquoi le CMI vous demande-t-il de conclure un avenant pour poser une pompe de relevage et un puisard ?? Si ces ouvrages sont indispensable pour une utilisation normale de la maison, ils vous sont dus, sans aucune augmentation du prix global forfaitaire ( et sans augmentation du délai non plus). MEME SI LE CCMI N’EN FAIT PAS MENTION. Vous devez refuser, évidemment, et répondre cela à votre CMI (en lettre r a r bien sûr, pour qu’elle soit valable).
      – Si j’ai bien compris, les travaux de revêtement de sol et de peinture sont mentionnés “réservés par le client” (ou “non compris”, ce qui veut dire la même chose), mais le ccmi ne mentionne aucun prix détaillé pour chacun (un prix pour les revêtements de sol, un prix pour la peinture) ? Dans ce cas, ces ouvrages (revêtement de sol et peinture) sont compris dans le prix global forfaitaire, ils vous sont dus sans augmentation de prix. C’est la loi, et la jurisprudence l’a confirmé.
      “Il rajoute sans cesse des délais supplémentaires” : Non, si j’ai bien compris, vous ACCEPTEZ des délais supplémentaires, ce qui est différent. Il vous suffit maintenant de ne plus les accepter. Si vous n’avez pas écrit votre accord sur ces rallonges de délais, et si vous n’avez pas accepté d’avenant à ce sujet, vous pouvez écrire une lettre (toujours r a r) au CMI pour lui rappeler le délai convenu et les pénalités de retard. Par contre, si vous avez tout accepté, vous ne pouvez plus lui reprocher. Dorénavant, vous pouvez refuser toute augmentation du délai (16 mois, c’est déjà 3 fois le temps normal…).
      – Vous voulez changer de constructeur ? Voilà une bonne idée…! 🙂 . Et même, mieux que ça, je vous suggère plutôt de confier votre projet à un architecte (spécialisé en maisons individuelle, quand même…), car un CCMI contient un énorme conflit d’intérêts très nocif, par nature. En plus, vous ferez des économies.
      Bien cordialement,

  4. Bonjour Monsieur,
    Nous avons déposé un PC via architecte pour y construire une maison sur R+1 + attique. La maison fait 350m² habitable, le tout exposé Sud. La parcelle se trouve dans un carrefour.
    La maison sera bien plus grosse que les autres, toit plat alors que les autres sont plus en ardoises ou cube quand elles sont rasées les unes après les autres, pour la simple et bonne raison que le terrain est le plus grand du quartier.
    L’urbanisme a fait appel à un architecte conseiller pour qu’il donne son avis sur l’ouvrage. Il donne un avis défavorable car le projet est plus gros que les autres, trop voyant à un carrefour, il estime qu’il faudrait plus de verdure.
    Nous avons respecté les règles d’urbanisme, les alignements, le % de verdure obligatoire, l’urbanisme n’a rien à redire de ce côté là.
    Il est vrai que le projet est plus gros, plus moderne que les autres maison mais dans 20 ans, il n’y aura plus que des maisons à toit plat dans le quartier.
    Un architecte conseiller, par un avis défavorable, à cause de cela, nous ne pouvons avoir le PC, ou alors, il faut revoir le projet dans son intégralité, le réduire, etc…
    Nous avons engagé des frais avec l’architecte, l’étude de sol, béton, etc…
    Quels peuvent être les recours ? Aller en justice ? Si oui, durée, résultat ?
    Si on doit changer le projet pour faire par exemple 2 maisons qu’on revendra si on ne fait pas la notre, ou qu’il faut tout reprendre pour notre projet, l’architecte peut-il refacturer des prestations ? Si oui, de quel ordre ?
    Merci pour votre aide.

    1. Bonjour, les architectes-conseil sont une plaie pour les autres architectes (je le dis comme je le pense…). Il sont parachutés à un endroit, ils imposent leurs goûts (en quoi ces goûts seraient-ils meilleurs que ceux de leurs confrères locaux ?). Ils justifient leur rémunération en critiquant les projets des autres. La création architecturale souffre de tellement de censures diverses, qu’il est aberrant d’en rajouter une autre, surtout quand un architecte, diplômé comme lui, a déjà créé un projet.
      Ceci dit, l’avis de l’architecte-conseil n’est que consultatif. Le Maire n’a pas à le suivre s’il le veut. Il m’est arrivé de rencontrer des Maires qui avaient un peu de personnalité et qui ont imposé mes projets, contre l’avis de l’architecte-conseil. Mais ce n’est pas le cas général, hélas…
      La meilleure solution est de :
      – vous placer strictement sur le plan du Droit : vous respectez 100% le PLU, il n’y a pas de hiérarchie dans les compétences des architectes et le vôtre à la même que celle de l’architecte-conseil, ce refus de permis est juridiquement infondé, le Tribunal Administratif saura bien le confirmer, etc.
      – montrer une détermination et une colère (froide) sans faille : vous ne vous laisserez pas faire, vous allez remuer ciel et terre, vous avez droit à votre permis comme les autres administrés, cette ségrégation suivant la taille des projets est illégale et vous le ferez savoir à tout le monde, vous allez saisir le Contrôle de Légalité du Préfet (ça, faites le réellement, c’est simple et gratuit, et ça montrera que vous êtes capable d’agir), votre avocat saura bien faire appliquer la Loi, etc. Objectif : il faut que le Maire se dise qu’il va au devant de beaucoup de problèmes et qu’il n’est pas prêt d’en sortir…
      Ensuite, bien entendu, vous ferez comme vous voudrez, mais l’objectif pour le moment est que le Maire y croie.
      Cordialement,

      1. Bonsoir Monsieur,
        Je vous confirme, nous respectons le PLU 100% à la lettre, l’instructeur nous l’a confirmé. On est à 50% du coeff maxi de verdure et à 40% du coeff max d’emprise… On pourrait faire une maison de 600m² sur 300m² d’emprise + 200m² de terrasse béton… Là, on est à 250m² d’emprise + 150m² de terrasses sur plot !
        D’ailleurs, s’il manquait une pièce, un avis défavorable de la voirie ou autre, on nous l’aurait fait savoir, or ce n’est pas le cas.
        Que l’architecte conseiller mette un avis négatif sur une couleur de maison toute noire en bois brulé alors que toute les autres sont blanches et qu’en ce sens il demande de mixer, pourquoi pas. Mais pour notre cas, il nous demande de revoir le volume de notre façade, notre bardage anthracite ne va pas alors que toutes les surélévations sont à 90% anthracite ou zinc naturel, pousser notre maison plus au centre du terrain pour mettre des arbres devant jusque notre porte d’entrée afin qu’on ne voit pas notre maison. Qui met de la pelouse devant son porche d’entrée ? Dans les quartier à 200m à la ronde, 0 maison, je les ai toutes faites.
        Nous construisons en plein centre où il n’y a pas d’arbres, quasi pas de haie, pas en campagne… Egalement, il nous ai demandé de faire une percée dans la maison, en gros couper la maison en 2 ou séparer le garage de la maison.
        J’ai l’impression que tout est fait pour que nous ne réalisions pas notre projet et qu’un promoteur nous rachète notre terrain qui est le plus grand du quartier et sur lequel on pourrait par contre faire 3 maisons de 200m² en cube, bardée, sans opposition !
        Comment pensez vous qu’on puisse argumenter ?
        Je ne vois pas comment l’architecte conseiller pourrait changer son avis défavorable en favorable en 1 RDV.
        Le recours auprès du préfet, quel est-il ? Qu’est-ce exactement ?
        Un recours en justice, combien de temps cela prend t-il ? Sur quels fondement jugent-ils ?
        Un grand merci pour votre aide, nous somme démunis.
        Cordialement.

        1. Bonjour,
          – le Maire peut très bien donner un permis, malgré l’avis contraire de l’architecte-conseil. Ca m’est arrivé quelques fois. Il vous faut donc discuter avec le Maire, en oubliant l’architecte-conseil qui ne changera surement pas d’avis (ce n’est pas leur genre).
          – le Préfet doit vérifier la légalité de tout acte d’une Mairie. En cas de refus, vous faites un recours auprès du Service de Légalité de la Préfecture, en montrant que votre projet est strictement conforme au PLU et donc que ce refus est illégal, et que vous allez faire un procès à la Mairie. Un Maire ne peut pas, en pratique, aller contre l’avis du Préfet (sinon il risque gros), alors qu’il ne risque rien à aller contre l’avis d’un architecte-conseil (cet avis n’est que “consultatif”, juste “pour information”). Après, vous déciderez d’assigner ou non la Mairie, vous ferez ce que vous voudrez, mais ce qui compte, c’est que le Maire soit persuadé que vous allez le faire : montrez que vous n’attendez que ça, pour demander un (très gros) dédommagement pour ce refus illégal. Il s’agit surtout de lui faire peur. Et prendre un avocat tout de suite fait peur, justement – outre le fait que ses conseils seront utiles.
          – Qu’en pense votre architecte ? Ce serait à lui à vous défendre, en défendant votre projet, il me semble. Je peux intervenir, notamment pour ce dossier de recours, mais je ne pourrais le faire qu’avec l’accord de votre architecte.
          Cordialement,

          1. Bonjour Monsieur,
            Merci pour votre aide.
            Je ne sais pas si mon architecte le prendrait bien de vous faire entrer dans la partie, ça pourrait montrer que je manque de confiance en lui. C’est un bureau composé de 6 architectes, le gérant et ses 5 architectes employés. Pour notre dossier, ils sont déjà 2 dessus.
            Ils m’ont proposé de répondre aux remarques négatives de l’architecte conseil, à savoir créer de la verdure en façade au lieu de dalles sur plots, supprimer les terrasses sur plot déclarées comme des terrasses en béton. Cet action augmentera le % de végétalisation et la remarque pour la façade. Concernant le bardage, l’architecte conseil ne l’a vu qu’en photo et ça parait plus foncé, je me suis procuré un échantillon de 1m² pour lui montrer la vraie couleur. Un échantillons de 1m² d’enduit RPE également. L’effet massif de la façade, la reculer par exemple pour créer une porche pour avoir un effet escalier à la place. L’autre côté vue jardin, on reste à l’identique.
            Qu’en pensez vous déjà de répondre à tous les points négatifs de l’architecte conseiller ?
            Après, s’il ne veut rien savoir et me demande de tout modifier, refaire toutes les études, etc, non…
            Si on doit changer tout le projet, l’architecte sera t-il mené à reprendre des honoraires ? L’ingénieur béton, oui !
            Concernant un avocat, il s’agit uniquement de connaître les droits et devoir de toutes les parties.
            Bien cordialement.

          2. Bonjour, comme vous ne parliez pas de la façon dont votre architecte réagissait, on pouvait penser qu’il ne souhaitait pas se mêler de cet avis négatif. Vous avez bien raison de lui demander de s’en occuper. Je crains que l’architecte-conseil ait tendance à rester sur sa position, mais on peut essayer de dialoguer avec lui. Par contre, il me semble indispensable d’obtenir d’abord le soutien du Maire, car il aura beaucoup plus de poids sur l’architecte-conseil.
            Les honoraires de votre architecte sont dus, bien sûr, comme ceux d’un bureau d’études : il a travaillé et il n’est pas en faute (il a respecté le PLU). Espérons que vous puissiez, à vous tous – avec votre architecte et surtout, le Maire – ramener l’architecte-conseil à la raison.
            Cordialement,

          3. Bonjour Monsieur,
            La métropole veut densifier donc une politique de faire 3 ou 4 petites maisons sur ce genre de parcelle, c’est ce qu’il se passe tout autour mais les voisins en ont marre.
            Je crains que mon projet en fait ne réponde pas à leur politique, loger un maximum de monde, ce que je peux comprendre. Une telle politique est-elle opposable à notre projet ? Je suis propriétaire du terrain, je n’ai pas le droit d’en jouir comme je le souhaite tout en respectant le Plu.
            Si nous devons partir dans une procédure, je pense qu’il vaut mieux dans un 1er temps répondre à toutes les remarques de l’architecte conseiller mais j’ai l’impression qu’il souhaite qu’on divise notre maison en 2, de quel droit ?
            Si on voit qu’on n’avance pas, quels sont les délais de saisine du tribunal administratif ? Service de légalité du préfet ? Sur quoi se base un juge pour statuer ?
            Cordialement.

          4. Bonjour,
            – Il est très possible que votre projet n’entre pas exactement dans les intentions de la politique municipale. En Droit français, ça n’a aucune importance. En matière d’urbanisme, nous ne sommes pas sous une dictature absolue qui dicterait, au cas par cas, ce qu’elle imposerait à la population. Un règlement d’urbanisme, tel un PLU, favorise des tendances, des évolutions, ok. Mais heureusement, 100% des constructions ne sont pas strictement conformes aux intentions politiques qu’il favorise. Un minimum de diversité est naturel, souhaitable même, pour donner un peu de vie au tissu urbain. Une ville, ce n’est pas un défilé militaire où pas un fil ne dépasse.
            – L’architecte-conseil n’a aucun droit, sauf celui de donner son avis au Maire, c’est tout. Et le Maire, SEUL décideur, peut suivre cet avis, ou ne pas le suivre. C’est le Préfet qui peut censurer le Maire, pas pour l’orientation de sa politique (ça, ça ne le regarde pas), mais pour ses éventuelles erreurs juridiques, telles que refuser un permis de construire pour un projet pourtant strictement conforme au PLU. D’où mes suggestions de discuter aussi avec le Maire, et de saisir le Préfet en cas de refus.
            – Une fois le refus délivré, le Préfet a 3 mois, jour pour jour, pour dire si la décision est conforme à la loi (ici, au PLU) ou non. Donc, après refus de permis, vous devez agir bien avant ces 3 mois en déposant d’abord un recours gracieux officiel.
            – Mon expérience m’a montré que le détermination affichée de celui qui conteste une décision qu’il estime illégale est primordiale pour faire revenir à la raison les autorités locales. Prenez toujours un avocat, mais sans aller jusqu’au procès, même pour un recours gracieux. Les services techniques de la Mairie et du Préfet, ont des avocats qui sont rompus à toutes les subtilités et particularités de l’Urbanisme (et il y en a, croyez-moi…). Sinon, vous feriez tôt ou tard un faux pas qui aboutirait à un refus légalement justifié.
            Cordialement,

          5. Bonjour Monsieur,
            Si je devais consulter un avocat spécialiste dans le droit public / immobilier, c’est tout d’abord pour connaître mes droits et devoirs. Mais également ceux de l’autorité publique.
            Quand vous déterminez un budget, un projet et qu’on vous fait tout changer, ça veut dire re-frais d’architecte, béton, augmentation des devis, ça fait cher l’avis de l’architecte conseiller. Si ça ne faisait que perdre 2 ou 3 mois, ça irait…
            Je ne comprends pas quand vous indiquez qu’on peut faire un faux pas qui mènerait à un refus légalement justifié ?
            Je ne souhaite pas bien évidemment d’arriver à un procès mais pas non plus être la victime d’un refus non justifié mais ou justifié que pour une histoire de goût ou de tailles de maison.
            Bien cordialement.

          6. Le Droit français ne résonne pas que d’après la vérité ou la morale, mais aussi d’après ses propres mécanismes. Il faut bien les connaître et les maîtriser pour ne pas faire de faux pas. Surtout en matière d’Urbanisme !
            Cdlmt,

  5. Bonjour, nous souhaitons construire une piscine semi-enterrée sur un terrain en pente. Or nous avons trop terrassé. Afin de “rehausser” la piscine d’environ 1m, nous prévoyons de la construire sur un vide sanitaire ? Est-ce une bonne idée ? Comment dimensionner les murs du vide sanitaire pour assurer une portance suffisante pour une piscine de 8×4m×1,5 de profondeur ?
    Merci bcp

    1. Bonjour, réaliser une piscine sur vide sanitaire n’est pas une mauvaise idée. Il faudrait envisager toutes les autres possibilités (sur terre-plein, terrassement différent pour garder la cote actuelle, autre ?). Les murs de soubassement ne posent aucun problème en eux-mêmes, des agglos à bancher feront très bien l’affaire.
      Ce à quoi il faut bien veiller =
      – des fondations au bon sol (donc à la bonne profondeur), pour que la piscine ne s’enfonce pas, compte tenu de ses 50 tonnes à supporter,
      – un plancher hourdis bien calculé : le fournisseur du plancher le fera sans problème (bien lui préciser la destination “piscine”, évidemment !),
      – la vérification sur place, avant coulage du béton évidemment, de la bonne réalisation du plancher et notamment des armatures du maçon (attention, je rencontre très fréquemment des erreurs et/ou des oublis dans les planchers hourdis). Cette vérification du travail du maçon doit être faite par un tiers compétent, tel un architecte.
      Cordialement,

  6. Bonjour,
    Article super intéressant pour bien comprendre la répartition des charges de la maison et l’importance des fondations…
    Nous pensons acheter de l’ancien plutôt que de faire construire (pour le moment), et avons vu sur notre secteur des maisons avec fissures (terrains argileux…), dont certaines sur terre-plein et radier, et le pire étant des maisons récentes du coup : n’étant pas de la partie du bâtiment, on s’intéresse aux types de fondations à rechercher et j’ai deux questions :
    – sur un terrain argileux aléas moyen, doit-on considérer que des fondations en terre-plein comme “dangereuses” pour la solidité bâti (j’entends par là pour durer dans le temps sans ennuis) et … pour les différents réseaux enterrés ?
    – nous avons visité une maison qui nous plaît, secteur, répartition… MAIS : terre-plein (d’où l’importance de la question 1), et surtout : il y a une cave (apparemment d’origine mais là, je crois qu’on ne peut compter que sur la bonne foi des actuels propriétaires) sous le garage.
    La maison est rectangulaire, rez-de-chaussée + 1 étage qui fait toute la longueur, le garage fait 35m²… et la cave est sous une partie seulement du garage et fait 8m².
    Question, cet espace en sous-sol partiel (de surcroît sur un côté de la maison donc décentré sur le bâtiment) ne peut-il pas créer une fragilité de la structure du bâtiment ???
    Merci beaucoup pour les conseils avisés.

    1. Bonjour,
      – terrain argileux : on connaît bien l’argile, ici à Toulouse. C’est la terre dont on fait les briques (la “brique rose” de Toulouse). Elle a un énorme défaut, en effet : elle est sensible à l’humidité et se gonfle l’hiver, se dégonfle l’été. On parle “d’argile gonflante”. On imagine bien combien un sol aussi instable peut créer de fissures pour un plancher directement posé dessus, telle un dallage sur terre-plain (ou terre-plein, les 2 orthographes sont admises car elles ont un sens chacune).
      – la cave n’a pas beaucoup d’importance. Elle créé un “point dur” car elle repose en profondeur (forcément… 🙂 ) là où le sous-sol est stable. Vous risquez des fissures du plancher, au bord de la cave, à la jonction de ce qui repose en surface et de ce qui repose en profondeur. Mais a priori, ce ne seront que des fissures esthétiques. Elles ne fragiliseront pas la structure dans son ensemble.
      Cordialement,

      1. Merci beaucoup pour la réponse super rapide et étayée.
        Est-ce que justement, ce travail sur la structure dû aux argiles peut provoquer des soucis sur les canalisations (rendues inaccessibles en raison du terre-plein) ? ou ce ne sont que des fissures “esthétiques” (qui dit fissure dit -selon moi- petits soucis de perméabilité… voir passage d’insectes etc)

        1. Non, pas de souci sur les canalisations. Il faudrait un gros affaissement pour qu’elles soient dégradées. Or, là, on parle de millimètres. Et une fissure de 2 millimètres sur un carrelage ou sur un mur, c’est énorme à voir…
          (réponse encore plus rapide 🙂 )

  7. Bonjour Monsieur,
    Nous aimerions construire une maison individuelle avec un architecte qui fait des CMI, quel est votre avis sur le CMI architecte ?
    Questions :
    Nous n’allons pas faire de plancher chauffant et l’architecte demande au carreleur de faire une chappe de ravoirage ou mousse de 4cm mais en chappe liquide, l’architecte dit que 3cm suffisent et le carreleur 5,5cm.
    Quelle est la norme en épaisseur ? Sur internet, on voit 3cm et 5cm si plancher chauffant.
    En plancher intermédiaire, est-ce utile de mettre une mousse qui a un pouvoir isolant ? Le carreleur m’indique que non car contrairement au plancher bas, il y a le VS qui lui est froid et la besoin de mousse. Et la mousse est 3x plus cher…
    Plancher intermédiaire, chappe ciment suffit. Ensuite, si on le souhaite, on y rajoute une pellicule anti bruit.
    Quelle est votre préconisation ?
    Bien cordialement.

    1. Bonsoir,
      – Un ccmi reste un ccmi, que le constructeur soit architecte ou non. Les gérants de société de construction qui sont – par ailleurs – architectes ne sont surement pas les pires constructeurs, mais ils restent soumis, comme leurs clients, au ccmi qui est une catastrophe pour les clients.
      Pourquoi ?
      Tout simplement parce que vous n’aurez PERSONNE pour prendre en compte vos intérêts. Vous allez vous en remettre aveuglément à un constructeur (fusse-t-il architecte) qui aura tous les pouvoirs et qui aura un énorme conflit d’intérêt : PLUS IL VOUS VENDRA DES TRAVAUX DE MAUVAISE QUALITE (matériaux, quantité, et surtout sous-traitants les moins chers des moins chers possible – donc “pas les meilleurs”) PLUS IL GAGNERA DE L’ARGENT ! Ca ne vous inquiète pas ? Moi, je n’en dormirais pas la nuit… Vous pouvez lire ici, à la suite des articles, ce qui arrive à ceux qui ont “fait confiance” à leur constructeur, et combien ils s’en mordent les doigts. Je crois avaoir plus de 1000 témoignages en ce sens.
      Peut-être que le “constructeur-dont-le-gérant-est-architecte” vous dit-il qu’il vous soignera aussi bien que ses clients hors ccmi ? Ah bon… Il serait donc prêt à sacrifier les intérêts de sa société pour préserver les vôtres ? Il préfère déposer son bilan pour vous ? Ne soyons pas naïfs…
      En plus, vous allez payer beaucoup plus cher, évidemment. Un ccmi a une marge brute de l’ordre de 30%, souvent plus. Alors que la rémunération d’un architecte est en général de l’ordre de 12 à 15%, soit même pas la moitié !
      Pourquoi payer beaucoup plus cher pour avoir une moins bonne qualité et prendre des risques énormes …?
      – Grignoter 1 cm d’épaisseur sur une chape, en voulant passer au strict minimum, est un bêtise. Le plancher porteur (hourdis ou dallage) n’est pas parfaitement plan, comme le serait un billard, il y aura donc forcément des endroits où il y aura moins que la stricte épaisseur minimale. En pratique, je ne fais jamais faire de chape inférieure à 5 cm d’épaisseur.
      Bien cordialement,

      1. Monsieur,
        Vous avez raison, je vais suivre vos conseils et demander à l’architecte un contrat autre que CMI.
        Dans l’hypothèse où la chape de ravoirage n’est pas tout à fait plane et qu’on se retrouve avec 2 cm à certains endroits, quel est le risque ? Perso, je ne suis pas à 1 cm prêt !
        L’architecte ne va t-il pas me dire que changer l’épaisseur de la chappe va changer ses plans ? Altimétrie ?
        Cordialement.

          1. Monsieur,
            Quel est le risque de n’avoir que 3cm de chappe liquide au lieu de 4 ou 5cm ?
            Afin d’argumenter à l’architecte.
            Bien cordialement.

          2. Bonjour,
            Une chape trop fine sera fragile. Il va toujours y avoir des tensions dans les chapes : résistance à la pression (meubles, occupants, bref tout ce qui surcharge le plancher), et résistance aux dilatations (différences de températures, chauffage/pas chauffage, été/hiver). Il faut que la chape ait une certaine masse, un certaine épaisseur pour résister. Si vous mettez des carreaux sous chaque pieds d’un grosse armoire normande, remplie de livres (poids = 500 kg !), dont un carrelage bien épais, et un autre fin de quelques millimètres, on comprend bien que celui qui sera fin va se briser comme un biscuit, même si le sol en-dessous est bien plat.
            Par contre, l’expérience montre qu’il ne faut pas non plus que la chape soit trop épaisse ! Paradoxalement, ça augmente les tensions internes dues aux dilatations, surtout avec un plancher chauffant. A mon avis, 5 cm est l’idéal dans ce cas.
            Très important : il faut que la chape soit désolidarisé de la dalle béton, pour qu’elle puisse se dilater. Avec un plancher chauffant, il y a toujours un isolant en-dessous, donc on est sûr de cette désolidarisation.
            Si l’architecte ne contracte pas un ccmi avec vous, c’est-à-dire s’il n’a aucun intérêt financier à tirer la qualité vers le bas, il conviendra facilement de faire une chape liquide de 4 ou 5 cm plutôt que de 2 ou 3 cm. A contraire, même, il devrait s’en réjouir. Il suffit de lui dire, s’il le fallait : “Vous comprenez, ni vous ni moi, n’ayons envie d’avoir un sinistre qui serait une catastrophe à réparer”. En effet, un chape défectueuse impose pour la refaire de tout casser au marteau-piqueur dans toute la maison ! Vous imaginez la catastrophe…
            Cordialement,

  8. Bonjour Monsieur,
    Nous projetons de construire et nous avons même déposé le PC pour une maison de 270m² pour laquelle nous passons par un architecte.
    Nous avons pu négocier le prix du lot maçonnerie mais notre devis pourra être revu avec l’indice du bâtiment.
    Le maçon est une grosse structure (50 compagnons), bâtisseur d’immeubles pour des promoteurs.
    Compte tenu de l’indice du bâtiment qui potentiellement pourrait faire gonfler notre devis de 12000 euros TTC, j’avais dans l’idée de demander au maçon qu’il me fasse une situation avant de commencer, à hauteur de 60-70% par exemple. Et je pense que je pourrai annuler pour les 30% restant l’indice.
    Notre architecte me déconseille car le paiement est le seul moyen de tenir une entreprise, après, compte tenu de la taille du maçon, il n’y a pas de raison qu’il fasse trainer le chantier, parte avec mes sous. Vu sur cet aspect, le risque est quasi inexistant me dit-il.
    J’ai un promoteur dans mon quartier qui connait la réputation du maçon, le maçon fait parti de la FFB, participe à de nombreuses expertises.
    Le gain de 12000 euros n’est pas négligeable.
    Je souhaitais recueillir votre avis. Les risques ?
    Cordialement.

    1. Bonjour.
      Votre architecte a entièrement raison, c’est un risque énorme de payer les 2/3 de l’ouvrage avant qu’il soit effectivement commencé. Pour ma part, je refuse toute avance sur des travaux non faits et non validés par l’architecte, fussent-elles minimes. Si le client donne son argent à un artisan avant que les travaux soient faits et approuvés, c’est à ses risques et périls exclusifs (en contrepartie, je demande à mes clients de payer tout de suite les factures des artisans, soit dans les 48 heures).
      Quels sont ces risques ?
      – que le maçon dépose son bilan avant que les travaux correspondant à votre paiement soient faits et bien faits : vous perdriez toute la somme,
      – que le maçon ait de grosses difficultés à commencer votre chantier à la date prévue, et que le début des travaux soit repoussé… à Pâques ou à la Trinité. En effet, il aura un intérêt financier à commencer d’autres travaux, pas encore payés.
      – que le maçon, étant déjà payé pour l’essentiel, ne suive plus les directives de l’architecte, fasse ce qu’il veut à sa fantaisie, et cherche même à rompre le contrat au début ou en cours de travaux. Ce serait pour lui un énorme bénéfice.
      Une remarque : en général, une entreprise d’une cinquantaine de personne n’a pas la bonne taille pour un chantier de 270 m², ses coûts unitaires sont bien trop élevés. Par exemple, j’ai fait la propre maison d’un chef d’une grosse entreprise (maçon) ayant 270 salariés. Il m’a demandé de prendre les artisans avec qui je travaillais, car les seuls prix de revient de son entreprise étaient supérieurs aux prix des artisans indépendants. Ca lui aurait couté plus cher de faire lui-même sa maison !
      En outre, le risque majeur, pour vous, est que l’entreprise sous-traite le chantier à des artisans, et garde une marge confortable (voire plus) sur ce que vous pairez. Vos travaux seraient faits par des artisans peu payés, alors que vous auriez payé le prix fort. Je pense que la clause d’interdiction de sous-traitance sans les accords préalables de l’architecte et du vôtre est indispensable, mais probablement votre architecte l’a-t-il prévu ou le prévoira-t-il.
      Bon chantier, cordialement,

  9. Bonjour Monsieur,
    Nous sommes en projet de construction d’une maison individuelle à Nantes. Une maison de 300m² en angle de rue dans un quartier où il n’y a que des maisons des années 60 mais qui sont rachetées les unes après les autres et rasées.
    La notre va être la plus grande.
    Nous avons déposé le PC et avons eu un complément de pièces à effectuer, rien ne concernait la maison à proprement parlé, l’architecte avait pris RDV en amont avec l’urbanisme. Nous respectons le PLU.
    J’ai contacté l’urbanisme ce matin et l’instructeur m’informe que notre PC est dans les mains de l’architecte conseil qui doit viser le projet et pourrait le retoquer compte tenu de la grandeur par rapport aux autres.
    A partir du moment où nous respectons le PLU, en quoi l’architecte conseil pourrait faire que nous n’ayons pas le PC ?
    Cordialement

    1. Bonjour,
      ce fonctionnement de l’Urbanisme qui impose des interventions de tiers – architectes des Bâtiments de France ou Conseil, voire l’avis du maire sur l’architecture ! – est détestable. C’est de la dictature, “le fait du Prince”. C’est totalement anachronique en 2022, on se croirait sous l’Ancien Régime.
      L’avis de l’architecte-conseil n’est qu’un avis, mais hélas, les maires sont enclins à leur obéir, car ils ne veulent les fâcher, pour qu’ils ne bloquent pas les propres projets de la Commune. Pas tous, heureusement, j’ai rencontré des maires qui délivraient des permis CONTRE l’avis de l’architecte conseil. Ceux-là avaient au moins un peu de personnalité ! Et j’en ai rencontré, des avis “débiles” (c’est le mot juste, je pourrais écrire tout un article là-dessus) de ces gens-là.
      En outre, refuser un projet sous prétexte qu’il serait plus grand que la moyenne des bâtiments du quartier est déjà en soi stupide. Ca n’a aucun sens. Le mimétisme et le calibrage n’ont jamais été des caractéristiques d’une qualité architecturale. D’une dictature totalitaire stalinienne, oui, mais pas d’une architecture française.
      Que faire ?
      Mettre le poing sur la table, montrer tout de suite que vous n’accepterez pas un refus de permis et que vous irez au Tribunal Administratif s’il le fallait ! (après, en réalité, vous le ferez ou non, ce sera vous seul qui le déciderez, ce qui compte c’est montrer votre détermination). Ce sont ceux qui se laissent faire qui sont le plus victime de l’autoritarisme des Pouvoirs Publics 🙂 .
      Bon projet, cordialement,

      1. Bonjour Monsieur,
        Merci pour votre retour.
        Dans le quartier où nous allons construire, il n’y a pas besoin des architectes de France ou du patrimoine. Il n’y a rien aux alentours.
        En fait, sur 500m à la ronde, il n’y a que des parcelles de 300/350m² et la notre fait 1000m² en angle de rue et nous construisons en limite de propriété côté route, comme les autres. Par contre, il va y avoir un énorme bloc à toit plat, bardé en partie en gris, de plus de 300m². Le double des autres en fait.
        L’urbanisme que j’ai contacté à Nantes n’a rien à redire sur la maison concernant les règles du PLU, tout est conforme.
        Par contre, on m’a prévenu que ça fait quelque chose d’énorme dans le quartier contrairement aux autres maisons, soit plus petites et plus anciennes. Dans 30 ans, toutes les maisons seront potentiellement rasées et réhaussée en toit plat ossature bois. Il y a peut-être 10 grands terrains comme le notre, soit qui seront divisés en 2, soit les gens se feront une maison de 350m² comme nous. Libre choix.
        Et l’architecte conseil n’aimerait pas ce qui sort de l’ordinaire en fait…
        Si je peux faire une maison de 350m² sur 3 niveaux en respectant le PLU, un architecte conseil pourrait refuser et me demander de réduire à 2 niveaux, réduire la surface de façon anarchique si je comprends bien ? Et me demander de retirer mon bardage et de faire un enduit partout ce qui ferait un bloc blanc en définitif ?
        Bien cordialement.

        1. Bonjour, l’architecte-conseil ne donne que des avis, il n’a pas de pouvoir de décision. C’est le Maire qui a ce pouvoir.
          Soit c’est un maire frileux, qui n’ose pas s’opposer à l’Administration, et il obéira à tout ce que dit l’architecte-conseil,
          soit c’est un maire qui sait ce qu’il veut, qui a de la personnalité, et vous avez une chance de convaincre le maire.
          Mon conseil : demandez à votre architecte de défendre son projet, il a le même diplôme que l’architecte-conseil et donc, il a une légitimité certaine pour le faire.
          Cordialement,

  10. Bonsoir,
    Nous envisageons de construire une maison et vous allez être content, on passe par architecte à Lille.
    L’architecte que nous avons rencontré nous conseille de prendre une dommage ouvrage. Notre banque ne l’exige pas contrairement à certaines pour notre prêt.
    Sauf erreur de ma part, en cas de sinistre, la dommage ouvrage ne fait qu’avancer les fonds et se fait rembourser par les décennales des artisans mis en cause.
    Si on ne prend pas de DO, on est assuré, mais n’est-ce pas plus compliqué pour se faire dédommager ? Comment faire la déclaration de sinistre ? Directement à la décennale de l’artisan ? L’artisan est-il obligé de faire la déclaration, dans le sens qu’il ne réagit pas au sinistre ?
    Vous concernant, vos clients prennent-ils des DO ? L’architecte que nous avons consulté, très peu le font pour des rénovations, extensions? Maison neuves, 50%.
    L’architecte reconnait que rares sont les sinistres avant 10 ans, le plus souvent, il s’agit des soucis d’étanchéité de toit plat mais qui se règlent apparemment lorsqu’on fait une déclaration à son assurance habitation qui se retourne vers la décennale du couvreur et fait les démarches d’expertise, etc…
    Quelle sont vos conseils ?

    1. Bonjour, je suis en effet très content que vous ayez choisi un architecte ! 🙂 C’est la meilleure solution… Veuillez bien au contrat (si pas déjà signé) car les contrats sont libres et ne sont pas tous équivalents.
      Dommage-ouvrage : vous êtes parfaitement assurés en garantie décennale (et autres), même sans D O, grâce aux assurances des divers artisans, architecte, bureaux d’études… Il faut simplement être certain de la validité de leurs assurances (mieux vaut éviter les compagnie étrangères, car elles ne sont pas soumises aux mêmes garanties que celles imposées par la loi française, plus stricte). Avec un architecte, ce sera à lui de vérifier ces validités (ce n’est pas toujours évident, il y a pas mal de pièges), mais vous ne risquez rien, car si ces assurances n’étaient pas valables, ce serait l’architecte et son assureur qui prendraient le relai, au titre de sa mission. Et lui (ou elle) est forcément très bien assuré (obligatoire, vérifié annuellement par l’Ordre des architectes).
      Pour ma part, 20 à 25 % de mes clients prennent un D O, pas plus. Il est vrai que je ne les y encourage pas, contrairement à ce que tout le monde nous demande pourtant (Ordre, assurances évidemment, etc.). Un jour, un client m’a dit : “Ma meilleure assurance, c’est vous !”. Il avait raison, l’architecte est une garantie universelle, quel que soit le problème éventuel.
      Cordialement,

      1. Bonsoir,
        Très bien merci.
        En cas de sinistre, n’est-ce pas plus long à se faire rembourser qu’avec une DO ? L’expertise qui traine, etc… ?
        Cdt.

        1. Bonsoir, non ce n’est pas plus court avec une D-O, car, de toute façon, il faut bien connaître l’origine du sinistre pour pouvoir le réparer. On ne soigne pas quelqu’un si l’on ne sait pas de quoi il souffre.
          Par exemple, vous constatez une grande fissure dans votre carrelage. Est-dû :
          – Au carrelage mal posé (manque de joint de dilatation périphérique, mettant le carrelage en compression) ?
          – Ou, gravissime, un défaut de fondations faisant affaisser la maison, et le plancher s’est cassé, entraînant le carrelage ?
          – Ou est-ce la canalisation d’eau chaude qui passe par là, et qui n’est pas (ou mal) gainée, faisant dilater et donc fissurer la chape ?
          Ca ne sert à rien de “reboucher” la fissure, si ça doit recommencer dans quelques jours. Et quand on sait quelle est l’origine du sinistre, on sait alors ce qu’il faut faire et, du coup, on sait qui est responsable (carreleur ou maçon ou plombier, dans mon exemple ci-dessus). Qu’il y ait une D-O ou non, ça n’a rien à voir.
          D’ailleurs, en fait, la D-O ne fait que très rarement l’avance des frais. Ils sont le plus souvent directement pris en charge par l’assureur dont l’assuré est responsable.
          Sans D-O, hormis le risque que les artisans ne soient pas assurés malgré les apparences (risque annulé par la présence d’un architecte, vous l’avez compris), le seul risque réel serait qu’il y ait une bataille juridique entre les compagnies d’assurance, chacune disant que son assuré n’est pas responsable, et il faudrait que ça empêche toute réparation.
          Mais je n’ai jamais connu un tel cas, en 40 ans d’exercice (ni chez moi ni chez d’autres). Je peux le concevoir pour des sinistre de plus d’1 M€ sur de très gros chantiers, mais jamais pour une maison individuelle. Au contraire, les assureurs préfèrent “lâcher” un peu de responsabilité pour sortir au plus vite de l’affaire, la gestion d’un sinistre leur coûtant très cher, parfois plus cher que les réparations elles-mêmes (c’est un assureur-bâtiment qui m’a expliqué ça). En outre, si les assureurs refusaient de réparer, le montant des dommages et intérêt à verser au client deviendraient vite énorme, et donc les assureurs l’évitent toujours.
          Cordialement,

  11. Monsieur Bonjour,
    Nous aimerions faire une extension sur notre maison soit en dur, soit une dalle + véranda.
    En navigant sur internet, il y a plusieurs sortes de dalles possibles :
    Dalle sur vide sanitaire
    Dalle terre plein
    Dalle portée
    J’ai regardé les autres sujets, j’ai compris le principe de la dalle sur vide sanitaire, son intérêt. Idem pour la dalle terre plein, moins cher mais qui risque de bouger.
    En revanche, la dalle portée, comment est-elle faite, quand l’utilise t-on ? Son intérêt ? Quelle est la différence de coût par rapport aux 2 autres ?
    Salutations.

    1. Bonjour,
      La dalle portée : le principe est simple, séduisant – en tout cas, il me séduit.
      Une fois qu’on a compris que seul le sol en profondeur est stable (profondeur à laquelle l’étude de sol a déterminé où il est stable, justement) ; pour qu’un bâtiment soit bien conçu pour durer longtemps, sans fissure, on comprend qu’il faut que le plancher bas (celui dont on parle) repose sur les fondations via les murs. D’ailleurs TOUT devrait reposer sur les fondations, puisque elles seules seront surement stables à long terme.
      En général, on utilise un plancher hourdis pour cela. Poutrelles + entrevous + beaucoup d’armatures différentes + coulage du béton = ça paraît complexe à réaliser. Alors que si l’on faisait simplement un dallage suffisamment épais pour qu’il puisse porter d’un mur à l’autre, avec des armatures, ce serait beaucoup plus simple : on place les armatures, on coule, et c’est fini. C’est d’ailleurs la technique utilisées pour les planchers des étages des immeubles collectifs. On se sert de fines feuilles de béton (les prédalles) qui servent de coffrage et sur lesquelles est directement coulée la dalle porteuse. C’est plus rapide qu’un hourdis. Il est vrai que dans ces immeubles, l’isolation phonique d’un étage à l’autre est règlementairement très importante et donc que l’épaisseur du béton du plancher doit l’être aussi (masse importante pour arrêter les bruits).
      Alors pourquoi pas pour les maisons ? D’autant plus qu’on n’aurait même pas besoin de prédalles, puisqu’on peut couler la dalle directement sur la terre qui ne sert alors que de coffrage (en pratique, sur un lit de sable bien plan) ?
      Je l’ai fait quelques fois. Mais les artisans expliquent que ce n’est rentable qu’en cas de série de maisons. Jamais au cas par cas. Humm… Il est vrai que je n’ai pu le faire que pour des séries de maisons. Pour des maisons isolées, les devis obtenus étaient toujours plus chers. Mais ça ne devrait pas l’être ! Il n’y a aucune raison objective. En fait, je reste persuadé que la force d’inertie dans le bâtiment est telle que tout changement est un obstacle gigantesque. Par exemple, le type de couverture le moins cher (à part la tôle, et encore…) est la tuile terre-cuite. On est de l’ordre de 30€ ht/m². Si elle n’existait pas, et si j’avais inventé un procédé pour prendre de l’argile, le laver et le purifier, le compresser dans des moules pour lui donner une forme galbée, le cuire pendant 1 semaine à 80°c, jour et nuit, le transporter (c’est lourd !), pour finalement le placer sur une charpente renforcée (c’est lourd, là aussi !), et que ce serait “très économique”, on me regarderait comme si j’étais fou.
      Ce refus de l’évolution, de la modernité, est une catastrophe tragique à notre époque : on construit mal, de façon polluante, et beaucoup trop cher (j’estime que les coûts devraient être 50% de ce qu’ils sont aujourd’hui). En outre, culturellement, c’est aussi une tragédie : l’architecte a toujours évolué grâce à la technique, sauf depuis 60 ans..;
      Cordialement,

      1. Monsieur Bonjour,
        Vous indiquez qu’il est utilisé dans les immeubles ce genre de dalle portée. Pourrait-on donc remplacer un plancher hourdis d’un étage d’une maison par une dalle portée ? Si oui, quels sont les + et – ? Différence tarifaire ?
        Est-il aussi donc possible de faire une terrasse en dalle portée ?
        Entre le hourdis et la dalle portée, quelle est la moins chère des 2 ? En dessous de la dalle portée, on y trouve des poutres pour que ce soit solide ? Ou la même chose qu’un plancher, les poutrelles ?
        Salutations.

        1. Bonjour,
          la dalle portée n’est rentable qu’à l’un ou l’autre des cas :
          – soit il y a une grande quantité de surface, et l’on peut alors amortir les prédalles et surtout leur manutention (grue) = immeubles collectifs
          – soit il n’y pas de coffrage à réaliser, ni planche ni prédalle, et sa simplicité de mise en oeuvre (donc plus rapide), devrait la rendre compétitive, même pour une seule maison.
          Terrasse sur vide sanitaire : même raisonnement que pour le plancher intérieur d’une habitation.
          La dalle portée doit être soutenue (tous les 4 ou 5 mètres maxi, en général) par des murs de soubassement ou par des longrines (poutres posées au sol).
          Cordialement,

  12. Monsieur Espagno,
    Dans de précédents messages, vous parlez des canalisations dans le vide sanitaire posées sur parpaing.
    Dans la maison que nous faisons construire, le maçon les pose sur parpaings, bouts de parpaings, le tour tenu par des petits pâtés de béton. Ca tient mais ça ne me semble pas très pro ! Parait-il que la plupart font ça, il n’y a pas autre chose ?
    Vous indiquez qu’il faut fixer les canalisation par des suspentes en dessous des hourdis, mais comment faire si le plancher doit être fermé ? A part se glisser en dessous ?
    Est-il possible de fixer les canalisations tout autour de l’élévation du vide sanitaire à la place ?
    Quelles sont les solutions svp ?
    Merci à vous.

    1. Bonsoir, les règles de l’art demandent que le réseau d’évacuation des Eu (eaux usées) sous hourdis soit attaché en sous-face du hourdis. On place les fixations (en général des “feuillards” = bandes métalliques galva) au fur et à mesure que l’on place les entrevous (les “marmites”, dans le jargon, du moins ici à Toulouse). Ou mieux, on peut utiliser des fixations faites pour cela, telles que FIXOTUBES. Si le vide sanitaire est accessible (h > 60 cm au moins), vous pouvez fixer les canalisations après coup, même si ce n’est vraiment pas commode.
      Bricoler à la place un échafaudage de bout d’agglo risque fort, un jour l’autre (même dans 20 ans…) de se tasser et même de s’écrouler. La canalisation vide ne risque pas trop de se casser elle-même (le pvc est très léger), mais si un jour vous aurez un bouchon, la canalisation remplie et mal soutenue se cassera. Je vous laisse imaginer le problème d’un réseaux d’eau usées qui se déverse dans le vide sanitaire, surtout s’il n’est pas vraiment accessible… Comment ferez-vous ?
      Vous pouvez faire un réseau extérieur, mais vous avez probablement des parties de réseaux qui seront intérieures, pour connecter les appareils qui sont au centre de la maison.
      Cordialement,

      1. Monsieur Espagno,
        Pardonnez moi, je me suis mal exprimé.
        Lorsque je vous indiquais à l’extérieur, je voulais dire contre les parois des élévations du vide sanitaire. Fixés au mur vertical en fait du vide sanitaire. Bien à l’intérieur du vide sanitaire. Est-ce faisable de cette sorte sinon ?
        Bien à vous.

          1. Le plancher doit être coulé mardi, cela veut dire que le maçon va devoir démonter son réseau d’eau.
            Le constructeur risque de me prendre pour un chiant et m’envoyer balader, le maçon en direct ne va jamais faire les modifications.
            Que puis-je faire du coup ?
            Y a t-il un texte, norme DTU qui dit comment ça doit être fixé ?
            Bien à vous.

          2. Oui, il est très probable que le constructeur ne tienne aucun compte de ce que vous demanderez. Vous ne pouvez pas faire grand’chose dans le cadre d’un ccmi. Je vous engage aussi à vérifier la bonne mise en oeuvre des armatures du plancher hourdis, quelques heures avant le coulage : là, il y va de la pérennité de la structure.
            Les textes disent que les canalisations, en général, pas uniquement les évacuations sous plancher, doivent être fixées par des colliers appropriés.
            Cordialement,

          3. Bonsoir,
            Si je comprends bien, si un artisan ne travaille pas dans les règles de l’art, tant qu’il n’y a pas de sinistres on n’a aucun recours ?
            Pourquoi mettent-il des parpaings pour les canalisations alors que les suspentes ne doivent pas coûter cher ?
            Bien à vous.

          4. Bonjour,
            – Il y a toujours, dans tous les cas, un recours possible. Mais est-il réaliste ? Vous pouvez toujours : écrire une lettre r a r au constructeur, lui disant que vous n’acceptez pas son bricolage et que vous exigez qu’il soit refait, que vous suspendez tout paiement tant que ce n’est pas fait correctement, et que s’il n’obtempère pas dans les 15 jours, vous l’assignerez. Vous risquez de devoir écrire de telles lettres assez souvent…
            – Les sous-traitants ne mettent pas de suspente pour économiser 3 sous, en effet. Et ils croient que ça leur simplifie la vie, ce dont je doute en fait. Je crois aussi que la vraie raison est l’habitude : “On a toujours fait comme ça, alors on ne change pas”.
            Cordialement,
            PS : pensez à vérifier les aciers du plancher hourdis, et surtout leurs liaisons : c’est un défaut fréquent qui peut créer des fissures.

          5. Monsieur Espagno,
            Merci pour vos conseils. Ecrire un RAR, il va le recevoir que mardi.
            Je lui ai adressé un mail hier et dans sa réponse, il m’informe que chaque artisan travaille comme il le souhaite et je n’ai pas en tant que particulier à me rendre sur le chantier. Il m’informe également qu’une fois la maison hors d’eau, tout accès me sera impossible et que si j’accède quand même, il cassera le contrat et m’attaquera en justice pour m’assigner en paiement.
            CMI, plus jamais, je regrette, je me suis laissé berner par leurs belles paroles de commerciales.

          6. L’intimidation est un réflexe fréquent – et détestable – chez les CMI et plus généralement, dans le monde du « bâtiment ». Les relations y sont très souvent basées sur des rapports de force. C’est très déstabilisant pour ceux qui sont étrangers à ce monde-là car ils ne savent pas trop comment réagir. Tout ça pour dire que vous ne devez pas donner prise à ces « coups de gueule » artificiels, faits justement pour vous impressionner.
            Le CMI veut casser le contrat ? Il peut s’agiter autant qu’il le veut, il ne le peut pas, tout simplement. La loi est la loi et un contrat est un contrat. Il ne peut être modifié ou annulé QUE par voie d’avenant, donc avec votre signature – ou sur décision de Justice. Le CMI est soumis, comme vous, au même contrat ; il ne peut pas faire ce qu’il veut !
            Il vous attaquera en Justice ? Alors là, surement pas. Sur quel fondement ? parce qu’il aurait fait lui-même des erreurs et que vous lui aurez demandé de les réparer ? On voit bien le ridicule de la menace.
            Pardon de me citer en exemple, mais j’ai reçu un jour les menaces d’assignation (écrites) de la part d’un promoteur immobilier, je lui ai aussitôt répondu (toujours par écrit) que c’était « enfin une excellente nouvelle de sa part, et que je me réjouissais de pouvoir enfin récupérer le dédommagement de tous les préjudices qu’il m’avait occasionnés ». Vous pensez bien que je n’ai plus jamais eu de nouvelle de cette personne…
            Par contre, comme en signant un ccmi, vous avez abandonné vos pouvoirs de maître d’ouvrage, le CMI peut vous interdire le chantier, en effet, sauf 1 seule et unique visite à l’occasion de chaque appel de fonds.
            De votre coté, il ne vous reste plus pour agir que le blocage des paiements et donc du chantier, au risque de finir devant le juge. C’est l’arme la plus lourde, donc la moins facile à manier…
            C’est à cause de mésaventures comme la vôtre, très fréquentes, que je suis si préoccupé par ce contexte général du monde du « bâtiment », si mal fait, si éloigné de ce qu’il devrait être. Répondre ici, depuis des années, aux questions de nos visiteurs, est un peu pour moi une façon de militer pour tenter d’améliorer les choses .
            Cordialement,

  13. Bonjour M Espagno
    En navigant sur internet, j’ai vu que dans les liaison de poteaux, chainage, on a recours à des U au lieu de L mais c’est aussi en fonction des zones de sismicité. Je suis en zone 2.
    Le U me semble mieux que le L. Qui définit l’un ou l’autre ? Est-ce que l’un est plus cher que l’autre ?
    Merci.

    1. Bonsoir,
      les armatures de liaison des chaînages en U sont bien meilleures que celle en L, c’est un vrai progrès. Tout simplement parce qu’on ne peut pas mal les placer, donc elles sont toujours bien placées (La Palice confirmerait 🙂 ). Il faudrait faire un croquis pour l’expliquer.
      Prix : Ce sont des barres en U au lieu de barres en L : s’il y aune différence de prix, elle doit être insignifiante.
      Cordialement,

    2. Monsieur,
      En fait, partout où on met des équerres en L, on peut les remplacer par des U ?
      Si c’est une innovation reconnue par par la fédé du bâtiment, évitant toute erreur de pose, pas plus cher, comment se fait-il que des maçons ne connaissent pas, qu’on ne les oblige pas ?
      Est-ce qu’un ingénieur structure orientera le maçon à mettre des U au lieu des L ?
      Les fournisseurs des maçons pourraient eux aussi les orienter en ce sens ?
      Cordialement.

      1. Bonjour,
        Je réponds à vos questions :

        En fait, partout où on met des équerres en L, on peut les remplacer par des U ?
        Oui, je ne vois pas de cas où l’on serait obligé de mettre des équerres et non des épingles.
        Si c’est une innovation reconnue par la fédé du bâtiment, évitant toute erreur de pose, pas plus cher, comment se fait-il que des maçons ne connaissent pas, qu’on ne les oblige pas ?
        Pour 2 raisons, à mon avis :
        – la construction a une culture très “traditionnaliste”, à l’excès même. Et les Pouvoirs Publics et les assurances vont dans le même sens. En général, le réflexe est de dire “Nouveauté ? Interdit !”. Les industriels qui créent de nouveaux produits s’en sont toujours plaint, à très juste raison. Regardez comme l’Urbanisme oblige la plupart du temps à faire des pastiches ridicules et incultes du passé ! Résultat : ça ne ressemble pas au passé (personne n’est dupe, il s’agit de mauvaises copies mal faites), ça ne ressemble pas à du contemporain (interdit ! Les Pouvoirs Publics considèrent que l’architecture de son époque, la seule réelle, est à bannir), bref ça ne ressemble à rien. Ca n’a aucune valeur culturelle.
        – la construction est “libre” dans le Bâtiment, légalement parlant. Les DTU ne sont pas obligatoires, ils ne sont pas une loi. Leur obligation est librement consentie dans les contrats privés. On n’oblige pas à construire de telle ou telle façon, seulement par contrats privés. Les assurances obligent la plupart du temps à utiliser des techniques “traditionnelles” (même si elles sont obsolètes, dépassées, inférieures aux nouveautés).

        Est-ce qu’un ingénieur structure orientera le maçon à mettre des U au lieu des L ?
        Oui, très probablement. Un architecte aussi.
        Les fournisseurs des maçons pourraient eux aussi les orienter en ce sens ?
        Oui, mais ils vendent ce qu’on leur commande…
        Bonne journée,

        1. Bonjour,
          J’ai contacté cet après midi les 2 maçons que j’aimerais que l’architecte missionne pour notre projet, les 2 m’ont informé qu’ils ne connaissaient pas les U ou juste de nom et n’en mettraient pas. Ils m’ont fait comprendre que je n’avais pas à leur donner d’ordre sur les matériaux. Un d’eux m’a dit “ce n’est pas le client qui va nous dire comment travailler, on travaille comme ça depuis 40 ans”.
          Mon architecte à qui j’ai envoyé un mail m’a indiqué que le L et U, le résultat final était le même dont le L était très bien et ce sera ce qui sera mis. “Décider ce genre de chose, ce n’est pas au client de le faire”, comme si j’imposais une marque de brique ou parpaing ou fournisseur de béton…
          Donc ? Comment faire pour que ma maison soit faite avec des U ? Changer d’architecte et maçon ? Se braquer n’est pas bon…
          Cordialement.

          1. Bonsoir,
            j’ai entendu bien des fois cet argument : “On travaille comme ça depuis 40 ans”. Oui, et alors, qu’est-ce que ça prouve ? Il y a 40 ans, les épingles (ou les barrettes, j’entends les 2 termes) en U n’existaient pas, aussi ils ne risquaient pas d’en placer.
            Le client a quand même le droit de donner son avis ! C’est à la fois sa maison et son argent. Je ne dis pas qu’il doit tout décider, ce serait une grave erreur, mais il peut au moins faire part de son avis et exposer ses arguments. Ce serait bien dommage que les professionnels soient fermés au point de ne pas vouloir en parler (et même, en faisant un peu de psychologie de 4′ sous, ce serait une preuve de faiblesse : quand on est serein sur ses compétences, on ne craint pas les propositions des autres, on ne craint pas d’apprendre éventuellement et de s’améliorer, il me semble).
            Je vous propose tout simplement d’expliquer pourquoi vous préférez des barrettes. Et vous demanderez ce qu’en pensent architectes et artisans. Pour cela, je vous adresse un mél en direct, car il faut que je joigne des photos.
            Cordialement,

  14. Bonsoir Monsieur,
    Nous aimerions construire et notre architecte nous informe qu’il est préférable de faire le garage attenant sur vide sanitaire. Ca a un coût supplémentaire.
    Quels sont les avantages / inconvénients de le faire sur vide sanitaire ?
    On sera un sol en peinture époxy, s’il y a des micros fissures, elles ne se verront pas.
    Merci par avance.

    1. Bonjour, un sol de garage n’est pas de la surface habitable, c’est une surface “utilitaire”. A ce titre, il est admissible qu’il y ait des fissures, même si ce n’est pas vraiment esthétique.
      Le sol du garage est donc souvent sous forme de dallage en béton, coulé directement sur un lit de cailloux (avec un film polyane, quand même 🙂 ). C’est moins cher qu’un plancher porté, type hourdis sur vide sanitaire. Par contre, bien entendu, le sol en surface étant plus meuble, plus sujet à des variations de volume et à des tassements/gonflements, les fissures y sont fréquentes. C’est inhérent à cette technique : posez un tapis sur la terre, si la terre “bouge” (se gonfle avec l’humidité ou se tasse avec la sécheresse, etc.), le tapis suivra les mouvements, c’est inévitable. Et le béton n’ayant aucun souplesse, il va “craquer”.
      Donc, pour savoir si l’on fait un plancher hourdis ou un simple dallage, on tient compte de 2 critères :
      – le terrain en surface est-il stable ? (quand je dis “en surface”, c’est aussi à 30 cm de profondeur, l’épaisseur du hérisson. Ca reste “en surface” car à 30 cm, la terre est encore sujette à des variations de volume et à des tassements). S’il y a par exemple des argiles gonflantes, fréquentes ici à Toulouse, on fait un plancher porté (c’est-à-dire qui repose sur des fondations plus profondes et donc plus stables).
      – le client accepte-t-il qu’il y ait des fissures “raisonnables” au sol de son garage ? En fait, un dallage fissuré ne va pas s’écrouler, puisque en-dessous c’est la terre (avec le hérisson). C’est essentiellement un défaut esthétique, sans plus.
      Pour ma part, je fais faire soit des dallages, soit des hourdis pour les garages. Ca dépend à la fois de la nature du sol (tassements éventuels) et de la décision du client (fissures/économies ?).
      Que dit l’étude de sol ? Précise-t-elle la stabilité du sol en surface ? Parle-t-elle de la nature des planchers recommandée sur votre terrain ?
      Quoi qu’il en soit, si vous choisissez un dallage, il est probable que votre architecte vous demande de lui écrire que vous acceptez qu’il y ait plus tard des fissures à votre dallage du garage – c’est ce que je fais pour ma part, quand j’estime qu’il y a un risque de faire un dallage sur un terrain qui n’est pas exceptionnellement stable en surface (c’est très rare).
      A titre personnel, je préfère le béton fibré pour les dallages, plutôt que le béton classique + treillis soudé : c’est beaucoup moins “fissurant”.
      Et souvent, le plancher hourdis pour un garage n’est pas beaucoup plus cher qu’un dallage (en fait, ça dépend de sa largeur : faut-il en-dessous un soubassement supplémentaire ? Si non, la différence de prix est minime.
      Cordialement,

      1. Bonsoir,
        Merci pour vos précisions.
        Si nous optons pour le plancher sur VS pour le garage, étant donné que nous aimerions mettre une peinture au sol au lieu d’un carrelage, est-ce judicieux de demander d’avoir un plancher béton fibré ? Ou si nous faisons une chape de ravoirage, la demander fibrée ? Quelle est l’avantage de la chappe de ravoirage fibrée ?
        Bien à vous.

        1. Bonjour, si vous optez pour un plancher hourdis, le béton fibré perd beaucoup de son intérêt, car un hourdis ne fissure pas (normalement… 🙂 ). Ceci dit, le béton fibré, c’est quand même un “plus” dans tous les cas, en plancher comme en chape.
          Si la finition du béton du plancher (hourdis ou dallage) est bien faite, vous n’avez pas besoin de chape de ravoirage. Les bons maçons réussissent très bien à livrer un dallage ou un hourdis très bien fini, bien lisse.
          Cordialement,

          1. Bonjour Monsieur,
            Pourquoi faisons nous des chapes de ravoirage alors si pas d’utilité ? Juste pour recouvrir les gaines et tuyaux ? Si on fait un carrelage, il faut chape de ravoirage + chape liquide ou que celle du plancher suffirait dans le garage si on ne passe rien dans le sol ?
            Cordialement.

          2. Bonsoir, voici la technique pour un carrelage :
            – Il faut tout d’abord une chape de ravoirage pour enrober les canalisations (eau, électricité…) et pour dissocier la chape du carrelage du plancher béton lui-même (dallage ou hourdis). Epaisseur de cette chape 5 cm (environ). Quand je le peux, car c’est un peu plus cher (+ 10€/m² environ), j’utilise une isolation projetée au sol qui fait office de chape de ravoirage. Ainsi j’ai un complément d’isolation thermique et, surtout, cela coupe tous les ponts thermiques du plancher hourdis.
            – Ensuite, il faut une chape pour support du carrelage. Grâce à la chape de ravoirage en-dessous (ou l’isolant projeté, ça revient au même), il n’y aura aucune canalisation dans la chape du carrelage. Elle pourra se dilater/contracteur librement, sans fissurer (pas de point faible à chaque gaine).
            Technique n°1 “traditionnelle” = on fait une chape et au fur et à mesure, on scelle les carreaux dessus, avant que la chape sèche. C’est plus rapide à la pose, donc bien moins cher, et on n’a pas à attendre très longtemps que la chape sèche pour y coller ensuite du carrelage.
            Technique n° 2 “pose collée” = on fait une chape, souvent une chape liquide, on attend… on attend… qu’elle sèche 5 semaines, 6… , 7… bref, le temps qu’il faut, et ensuite seulement, on colle le carrelage. Et c’est beaucoup plus cher.
            Obligation d’utiliser la technique n°2 pour des carreaux de grand format (à partir de 60 x 60, de mémoire), obligation aussi d’avoir une chape fluide anhydrite pour les chauffages par le sol.
            Vous parlez de garage à carreler ? Dans le garage, si la dalle béton est bien faite, inutile de carreler. Mais vous pouvez toujours le faire pour une raison esthétique. Il faut toujours une chape désolidarisée de la dalle béton ou du plancher hourdis (dilatations différentes entre le plancher et le carrelage).
            Cordialement,

          3. Bonsoir Monsieur,
            Merci pour ces précisions.
            Dans le garage, j’avais dans l’idée de faire une peinture de sol époxy. C’est propre, lessivable et pas glissant, moins cher qu’un carrelage car dans la journée c’est fait. Est-ce utile de prévoir une chappe de ravoirage en dessous et chappe liquide ? Si au cas on devait un jour mettre un carrelage ?
            Si on demande une chappe fibrée, est-ce pour la chappe de ravoirage ou chappe liquide sous carrelage ? Je sais que si on fait un sol en béton ciré, il faut une chappe fibrée mais je ne sais pas laquelle ???
            Vous parler de chappe de ravoirage en mousse projetée pour éviter les ponts thermique, je trouve ce système très bien. En revanche le carreleur me déconseille car c’est moins dur et ça risque de bouger, quel est votre avis ? Au RDC, ça isole le sol car en dessous on a du froid, parfait. Entre le RDC et le R+1, est-ce aussi utile de faire une mousse projetée ? Etant donné qu’on n’a pas besoin d’isoler le sol ni de plancher chauffant ? Est-ce que c’est moins bruyant entre 2 niveau qu’une chappe de ravoirage béton ?
            Désolé pour les questions, cordialement.

          4. Je réponds directement :
            Est-ce utile de prévoir une chape de ravoirage en dessous et chape liquide pour une peinture époxy ?
            Non, pas du tout, pas de chape pour une peinture de garage. On peint directement sur la dalle béton, très bien lavée (aucune poussière ni tâche).
            Si au cas on devait un jour mettre un carrelage ?
            Vous pourrez faire alors une chape et y sceller les carreaux, au fur et à mesure. La peinture aidera à désolidariser, ce qui est très bien.
            Une chape fibrée, est-ce pour la chape de ravoirage ou chape liquide sous carrelage ?
            La chape de ravoirage n’a pas besoin d’être fibrée, puisqu’elle ne sert qu’à enrober les gaines et à dissocier la chape du carrelage du plancher béton. Même de la mousse projetée suffit pour ça.
            Quant à la chape fibrée, elle n’est utile que si elle doit rester apparente (tel pour du béton ciré). Si c’est pour y coller ou sceller du carrelage, ça n’a pas beaucoup d’intérêt de dépenser 10€/m²..
            Le carreleur me déconseille une chape de ravoirage en mousse projeté car c’est moins dur et ça risque de bouger.
            Non, pas du tout, au contraire. C’est moins dur que du béton et donc ça dissocie parfaitement la chape de la dalle béton. la chape pourra bien se dilater, sans fissures. Et c’est une technique éprouvée, quand on marche dessus, ça ne s’enfonce pas ! 🙂 Ca fait très longtemps que des milliers de m² sont faits ainsi, je n’ai jamais entendu qu’il y aurait eu le moindre problème.
            En R+1, on n’a pas besoin d’isoler le sol ni de plancher chauffant ?
            Isoler thermiquement entre RC et Etage ne sert à rien, en effet, puisqu’ils sont chauffés de la même façon. Ca ne pourrait avoir d’utilité que pour étouffer les bruits d’impact (quand on marche avec des chaussures pas souples) mais à mon avis, ça n’en vaut pas la peine. Il y a d’autres solutions plus efficaces et moins chères pour ça.
            Cordialement,

  15. Bonjour,
    J’ai pris un CMI pour construire ma maison et dans le quartier où on construit, il y a un contrôleur technique de l’Apave avec qui j’ai sympathisé et qui s’est proposé de venir voir mon chantier. Le maçon était un plein coulage de semelle et le contrôleur m’a fait remarquer que les ferrailles sont posées à même la terre, pas de barre de liaison, pas d’équerre, pas de recouvrement dans les angles.
    J’ai posé des questions ciblées au maçon qui m’a répondu que je n’allais pas lui apprendre son travail et que je n’avais rien à faire sur le chantier. Il a appelé le CMI qui m’a sévèrement mis dehors du chantier et menacé de casser le contrat et de stopper, sans remboursement de l’acompte si je revenais.
    Le contrôleur technique m’indique que ce n’est pas fait dans les règles de l’art et que le CMI ne peut pas le nier et devrait normalement vérifier avant chaque coulage.
    Que puis-je faire ? Quels sont mes droits, recours .
    Merci.

    1. Bonjour,
      Travaux faits sans respecter les règles de l’art : c’est très fréquent quand on n’a pas de contrôle des travaux, de maîtrise d’oeuvre, forcément indépendante de qui vend les travaux au client – on ne peut pas être fiable quand on est juge et partie. La maîtrise d’oeuvre, c’est le travail des architectes. Vos malfaçons des fondations ne sont qu’une petite partie des malfaçons possibles (probables) sur votre chantier. En effet, le ccmi présente un CONFLIT D’INTERETS majeur : la CMI doit trouver les sous-traitants les moins chers possibles (pour faire de la marge quand il vous revend leurs travaux), et, en s’en doute, ce ne sont pas les meilleurs… Donc le CMI doit tirer la qualité vers le bas s’il veut gagner de l’argent.
      Le CMI vous interdit le chantier ? On s’y attend, là aussi. Il ne veut pas que vous vous rendiez compte des malfaçons, actuelles ou à venir.
      Il vous menace : et alors ? vous pouvez lui rire au nez, ce n’est pas lui qui décide des lois. Vous pourriez plutôt le menacer à votre tour : c’est lui qui est en faute, pas vous. Ce n’est que tentative d’intimidation de sa part.
      Vérifier les travaux en cours : bien sûr, qu’il faut les vérifier, (presque) en permanence. Par exemple, aucune fondation, aucune plancher hourdis ne sont coulés sans que je les aie vérifiés au préalable, car ça fait partie de mon travail.
      Quels sont vos droits ? Vous n’en avez plus vraiment, car un ccmi est un contrat spécial où vous avez renoncé de fait à vos droits de maître d’ouvrage, là aussi à la différence des contrats de maîtrise d’oeuvre. D’autant plus que maintenant que le chantier est en cours, aucune maîtrise d’oeuvre, aucun architecte n’acceptera d’intervenir, trop dangereux pour lui car il ne maîtrise pas le CMI.
      Demandez à votre ami contrôleur technique s’il veut bien passer de temps en temps, prenez beaucoup de photos (notamment du plancher hourdis avant coulage du béton), écrivez au CMI que vous êtes furieux et menacez souvent de rompre le contrat et de l’assigner en justice, etc. Bref, tentez de faire respecter vos droits autant que possible…
      Cordialement,

      1. Bonsoir,
        Merci pour vos conseils.
        Faire stopper le chantier, aller en justice, on en a pour 2 ans, 2 ans pendant lesquels on devra louer ailleurs.
        Le CMI m’indique que je n’ai rien à faire sur le chantier et qu’une fois la maison hors d’eau, hors d’air, je n’aurais plus du tout accès.
        A prendre ou à laisser et il garde ce qu’on lui a versé.
        Pourquoi les CMI exercent-ils encore et tant de clients vont vers eux ? Au lieu de l’architecte ?

        1. Bonsoir – ou bonjour, plus probablement.
          Le monde du “bâtiment” est largement fait de rapports de forces. Les clients n’en ont pas l’habitude et sont souvent démunis sur ce terrain-là. En effet, on ne fait construire que rarement, dans sa vie. Et on ne sait pas vraiment comment réagir quand on est en terrain inconnu. Le CMI le sait et il en use. Là aussi, l’architecte est bien utile, car lui, il “connaît la musique” et il saura être virulent quand il le faut. Il m’est arrivé parfois de demander à mes clients de ne pas venir à la prochaine réunion de chantier, car je sais que ça allait être très “tendu” et même beaucoup plus que ça… et les clients ne le supportent pas (je vous rassure, ça n’arrive pas avec les artisans avec qui je travaille en général, ceux de “mon équipe” 🙂 ). Nos clients ne se rendent pas compte à quel point on les protège, parfois.
          Vous vous demandez pourquoi les CMI continuent à réaliser les 2/3 des maisons, et si peiu les architectes ? Vous connaissez la réponse : pourquoi vous-même, avez vous choisi un CMI plutôt qu’un architecte ? Eh bien les autres font comme vous. A cause du matraquage permanent sur les soi-disant “bienfaits” du ccmi, et sur le silence assourdissant (comme on dit) des architectes.
          Cordialement,

  16. Bonjour
    Je fais construire une maison avec vide sanitaire. Le vide sanitaire fait environ 0.75 de haut. Le maçon a sorti sur la dalle haute les tuyaux qui viennent du vide sanitaire, il a traversé les hourdis polystyrène, il les a disposés entre le chainage et les poutrelles hourdis. Ce qui veut dire que le premier parpaing devra avoir une réservation pour le tuyau.
    Ma question : a-t-il le droit de traverser la dalle de cette façon sachant que je suis sur une maison RT 2012 ?
    En vous remerciant pour votre aide.
    Cordialement
    JF

    1. Bonjour,
      il est normal de traverser les planchers sur vide sanitaire comme vous le décrivez (veillez à ce que les canalisations soient bien attachées correctement sous le plancher, et non pas “calées” par en-dessous). Une fois le plancher traversé, en descendant, la canalisation fait un coude, puis sort sous terre, en traversant un agglo enterré du soubassement, pour se relier au réseau d’égout, public ou individuel. C’est bien comme cela que l’on pratique.
      En fait, je ne comprends pas votre inquiétude ? Si inquiétude il y avait. Tout cela n’impacte pas la RT2012.
      Cordialement, JF (aussi 🙂 )

      1. Merci, pour votre réponse, mais ce qui m’inquiète c’est que ce sont les tuyaux servant à ventiler le vide sanitaire qui remontent dans la dalle haute.
        Que les tuyaux servant aux eaux vannes ressortent de la dalle, oui, pas de souci.
        Cordialement

        1. Bonjour, ah ? quelle drôle d’idée a eu le maçon !
          Les ventilations du vide sanitaire n’ont rien à faire au-dessus du plancher bas, en effet. Elles se retrouvent dans le volume chauffé habitable. Ce maçon doit bien aimer se créer des difficultés inutiles : traverser le plancher hourdis alors que c’est inutile + isoler les conduits dans la zone chauffée + traverser les façades avec leur isolant + réaliser une étanchéité à l’air…
          Non, vous faites déposer tout ça, reboucher le plancher hourdis (polystyrène compris, en polystyrène) et vous placez des grilles de ventilation dans le soubassement. Choisissez des grilles qui vous plaisent si elles seront apparentes. Sinon il existe des petites courettes anglaises avec grille au-dessus, très pratiques.
          Cordialement,

  17. Bonjour Monsieur,
    Nous allons construire une maison sur sous sol isolé type prémur. Le sous-sol sera sur plancher + VS. Au cas où il y aurait de l’eau, il ne baignerait pas.
    L’étancheur nous conseille de faire l’étanchéité + delta ms, le maçon nous dit qu’il faut rien, juste une couche peinture bitumeuse à froid qu’il peut faire. Par contre, l’entourer de graviers 20/40 au lieu de terre pour le drainage et l’eau sera récupérée par un drain.
    Si on fait une étanchéité, faut-il tout le même l’entourer de graviers 20/40 ?
    Si pas besoin de gravier, l’étanchéité coute à 1500 euros à près le même prix que sans l’étanchéité + bitume à froid + gravier.
    Quelle est votre préconisation ? Le terrain est en pente et pas inondable.
    Cordialement.

    1. Bonjour, je ne peux pas faire de “préconisation” sans connaître les lieux, ni l’étude de sol, etc. Mais je peux vous donner mon avis de principe, bien sûr.
      – Plancher du sous-sol sur vide sanitaire : voilà qui est rare. Mais ce n’est pas une erreur en soi, bien qu’à mon avis ce soit superflu, car le sol en profondeur est stable en général, ce qui n’est pas le cas en surface ! Mais si le niveau de la nappe phréatique devait monter, le sous-sol serait inondé, VS ou dallage…
      – Prémur isolé : solution plutôt chère, il me semble ? Pourquoi ce choix ? S’agit-il d’un sous-sol habitable ?
      – Etanchéité : si le sous-sol est vraiment très humide, voire au niveau de la nappe phréatique (c’est la bonne période pour le vérifier), il faut faire un vrai cuvelage. C’est assez complexe et c’est onéreux. Ou renoncer à un sous-sol. Si ce n’est pas le cas, si le sous-sol est “normal”, il vaut beaucoup mieux faire sur la face contre terre un simple enduit au mortier hydrofuge (pas forcément nécessaire, si vous avez un prémur tout en béton). Quant à passer une couche de produit bitumineux, je suis surpris que ça puisse coûter 1500€ (ou alors, la maison est très grande). Par contre, le drain avec enrobage de graviers est nécessaire, ne le supprimez pas.
      Bref, il faudrait mieux étudier le cas : humidité dans le terrain ? usage du sous-sol ? etc.
      Dans votre cas, et sous toutes réserve de critères que je ne connais pas, je ferais les murs du sous-sol en blocs à bancher, avec enduit mortier hydrofuge contre terre, et un drain enrobé (bien fait ! attention, c’est assez délicat, assez “technique”, il ne suffit pas de poser un drain au fond…). En cas d’humidité importante, j’ajouterais une membrane Delta, elle aussi posée suivant les recommandation du fabricant. Et si la nappe phréatique devait être atteinte, je renoncerais au sous-sol, ou je le ferais demi-enterré si cela suffisait.
      Cordialement,

      1. Bonsoir,
        Je vous communique quelques précisions.
        Nous aimerions que le sous-sol soit sain pour y faire une salle de cinéma, jeu, bureau, salle de sport. D’autre part, la maison et sous sol vont être construits en limite de route car c’est en ville et il faut des berlinoises, etc…
        Le sous-sol, personne n’en fait en ville car les maçons ne veulent pas en faire… On a dû prendre un maçon qui fait des collectifs et donc ne travaille qu’en prémur et plus sécurisant à la pose que les stépoc. Voilà la version du maçon, qu’en pensez vous ?
        L’ingénieur béton m’a préconisé de faire le sous-sol sur VS afin qu’il soit à coup sûr au sec. Et étant donné qu’on aura une pompe de relevage EP pour le drainage périphérique, la collecte se ferait sous le VS je pense…
        Le sous-sol fera 80m², l’étanchéité coute 12000 euros avec Delta MS. Cher, 50 euros du m² le bitume au lieu de 30 car il n’y aura que 1m autour et ça met apparemment plus de temps que si c’était libre d’accès. Qu’en pensez vous ? Sans étanchéité, il faudrait appliquer un enduit + graviers tout autour pour drainer et ça coute environ 10000 euros dont 7500 euros de graviers… Donc le coût entre les 2 est infime en fait.
        Si on fait une étanchéité, faut-il quand même mettre des graviers tout hauteur du sous sol en remplacement de la terre terrassée ? Préconisé si on ne fait rien pour drainer.
        Quelle est la différence entre une étanchéité par l’extérieur et cuvelage ?
        Cordialement.

        1. Bonjour, avec le contexte, je comprends mieux. Voici ma réaction, toujours sans avoir étudié techniquement le dossier, bien entendu.
          – En limite de voie publique, il vous faut un mur enterré en béton, bien sûr. Les poussées horizontales prises en compte sont très importantes (il y a un coefficient multiplicateur dû aux forces dynamiques des poids lourds). Bien entendu, vous avez pris un ingénieur structure pour ce sous-sol, c’est incontournable.
          – Voici sur quoi je partirais, a priori : murs en béton, reliés au plancher bas lui aussi en béton, c’est-à-dire des liaisons d’armatures, pour faire comme une coque “sol et murs”, c’est le principe du cuvelage : on fait une paroi étanche sols & murs, en veillant à ce que l’eau ne puisse pas s’infiltrer à leur jonction. En limite de propriété, le mieux serait de couler directement du béton, coffré que d’un coté, l’autre coté étant coulé directement contre la terre. C’est une bonne technique qui empêche les tassements de remblais, puisqu’il n’y a pas de remblai, justement… Ca me semble judicieux contre une voie publique.
          – Si vous ne faisiez pas de murs béton coulés contre la terre, vous devrez alors, de toute façon, combler de gravier – bien compacté par couches – le vide entre la terre et le futur mur enterré. On ne remblaie jamais avec de la terre : les poussées horizontales de la route ne seraient plus transmises au mur en béton, il y aurait tout de suite des affaissement, et vous seriez bon (si je puis dire) pour refaire la route à vos frais ! Je vous laisse imaginer le coût…
          – A la base extérieure des murs enterrés, il faut un drain très bien fait (les drains sont souvent mal faits) en canalisations rigides, préenrobés, pente continue au laser, raccords soignés, etc. (le mieux est d’employer des canalisations spécifiques, type Sirofibre). Point bas du drain dans un regard, là où se placera la pompe de relevage (accessible).
          – Etanchéité des murs : passer soigneusement au rouleau une couche de produit bitumineux ne coûte pas grand’chose. Des murs en béton sont déjà naturellement étanches (on fait même des coques de bateau en béton…).
          – Sauf si vous étiez carrément dans la nappe phréatique, faire plus me semble superflu. Avez-vous un architecte pour l’opération ? Si vous n’en avez pas, il vous en faut absolument : vous sécuriserez techniquement l’opération (il vous expliquera de vive voix, mieux que moi qui ne connais pas les lieux) et il vous fera faire de belles économies (bien supérieures à sa rémunération), j’ai l’impression que sinon vous allez surpayer très largement les travaux…
          Cordialement,

          1. Bonsoir,
            Merci pour vos nombreuses précisions.
            Concernant le sous-sol côté jardin, faut-il nécessairement combler la terre par du gravier ? Sachant que nous aurons à l’aplomb une terrasse sur vide sanitaire ? Un autre côté un garage sur VS et le 4ème côté, rien, de la verdure.
            Pour le drainage, vous parlez de regard, s’agit-il de regards en béton ? J’ai entendu dire qu’avec le temps ils peuvent se fissurer et ça n’a pas l’air étanche étant donné que le tuyau est maintenu par un mortier. L’eau stagne dedans et peut le traverser par le bas. Existe t-il un système avec une continuité en PVC ou autre ? Avec un regard également mais en quoi ? Si on a un sous-sol dont le drain fait la périphérie, comment savoir s’il n’est pas bouché, écrasé ? Ou faut-il mettre le regard ? Faire remonter un tuyau à la verticale ?
            Cordialement.

          2. Bonjour,
            – Si vous remblayez avec de la terre, elle va se tasser. Un terrain qui se tasse n’est jamais une bonne chose, surtout si vous avez des fondations, même celles d’un garage ou d’une terrasse.
            – Le regard en point bas servira de collecteur de la pluie pour que la pompe l’évacue. Ce n’est pas comme un regard en surface qui pourrait fuir et affaiblir ponctuellement les fondations (ça, c’est en effet très dangereux).
            – Dans un drain, il est bien de faire des regards, appelés regards de décompression, qui permettent de vérifier le bon fonctionnement du drain.
            Votre sous-sol est un ouvrage technique assez pointu. Il vous faut absolument un architecte pour tout prévoir, tout organiser, tout vérifier. Et aussi un ingénieur béton pour calculer les murs du sous-sol et prévoir la façon de leur mise en oeuvre. Attention, l’ingénieur ne remplacera surement pas l’architecte car ses connaissances sont limitées à la structure, il ne sera pas un généraliste et ne s’occupera pas du drain, des réseaux, etc. Et je ne peux pas, depuis ici, le remplacer.
            Cordialement,

          3. Bonjour Monsieur,
            Un énorme merci pour vos retours.
            Je n’ai pas tout compris…
            Si on remet de la terre tout hauteur contre les parois extérieures du sous-sol, comment pourrait-on mettre en danger les fondations en cas de tassement ? Ca se tasserait à un point que la terre descendrait jusqu’aux fondations ? Concernant la terre, il me semblait judicieux d’en mettre tout autour du sous-sol en cas de terrasse périphérique sur terre plein tout autour mais la terrasse sera sur VS. Le garage accolée à l’aplomb du sous-sol sera aussi sur VS donc la dalle ne pourra pas se retrouver dans le vide si la terre se tasse ?
            Bien cordialement.

          4. Bonjour,
            – Si vous avez un sous-sol habitable, avec v s, ça veut dire qu’il faudra creuser la terre sur au moins 3 m de profondeur, probablement plus. Mais je présume que les fondations de la terrasse ne descendront pas à – 3 m de profondeur ? Elles seront à 1 m, par exemple ? Si la terre dessous elle se tasse, la terrasse se tassera aussi, fissures, etc.
            – J’ai l’impression que vous n’avez pas d’architecte assurant une maîtrise d’oeuvre indépendante des artisans. C’est très dangereux et cela risque de vous coûter très cher. Surtout pour des travaux “techniques”, délicat. En sous-sol, les malfaçons ne se rattrapent pas ! On peut espérer qu’un sinistre sur la toiture ne soit pas bien grave car c’est très accessible. Mais en sous-sol, ce serait la catastrophe.
            Bref, je m’inquiète pour vous. Cordialement,

          5. Bonsoir Monsieur,
            J’ai un architecte mais le rôle d’un architecte est de voir toutes les possibilités qui existent et les unes coutent plus chers que d’autres. D’un autre côté, j’ai les conseils du maçon. Et pas sûr que l’architecte tranche tout le temps dans le sens économique.
            OK, j’ai compris pour les fondations de la terrasse.
            Est-il possible par exemple d’accrocher une poutre ou longrine qui irait du haut du sous-sol au 1er massif de la terrasse qui lui sera bien dans un sol qui n’a pas été terrassé ? Il est prévu 80-90cm de terrassement autour du sous-sol. Juste la place pour y faire l’étanchéité. Ca ferait comme une traverse pour faire un plancher porté. Si possible, je suppose que c’est très technique ?
            Cordialement.

          6. Bonjour,
            je vous encourage à poser toutes ces questions à votre architecte. Il est là pour ça. Le rôle d’un architecte est général. Pour résumer, il doit vous éclairer, vous conseiller sur tous les aspects de l’opération, techniques, financiers, architecturaux, etc. Il pourra surement bien mieux vous répondre que moi.
            Le rôle du maçon n’est pas de vous conseiller dans vos choix. Il peut bien sûr donner son avis, il a surement des connaissances dont il serait dommage de ne pas profiter, mais les choix seront pris en concertation avec votre architecte. Je rappelle que le seul décideur, juridiquement parlant, c’est vous.
            En fait, je ne comprends pas bien pourquoi l’architecte, avec les avis éclairés du maçon bien sûr, n’établit pas un projet vous convenant, au meilleur rapport qualité/prix.
            Cordialement,

          7. Bonjour Monsieur,
            Oui, l’architecte est là pour m’aiguiller.
            Mais personne n’est infaillible et pourrait oublier quelque chose, ou travailler comme il a l’habitude.
            Est-il possible de me dire si vous le voulez bien pour les traverses ?
            Bien cordialement.

          8. Bonjour, je ne peux pas répondre ainsi. Il faudrait voir les plans et les lieux, dessiner quelles sont les solutions qui paraissent les meilleures, en parler au maçon notamment pour avoir les différents prix, etc. Je ne peux pas faire ça ainsi, à distance, sans connaître les lieux ni les intervenants, désolé…
            Bon chantier, cordialement,

  18. Bonjour,
    Tout d’abord merci pour la clarté de vos réponses
    Dans mon contrat de construction, il est dit « vide sanitaire avec 3 rangs d’agglo dont 2 rangs hors sol »
    Pouvez vous nous dire ce qu’on entend par là? Car aujourd’hui, je me retrouve avec un espace de 40cm seulement sous le vide sanitaire, soit 2 rangs d’agglo.
    Il me faut ramper afin d’y accéder …

    1. Bonjour, c’est bien cela. Le mur de soubassement a 3 rangs d’agglo, soit 3 x 20 = 60cm. Avec 1 rang au-dessous du terrain et 2 rangs au-dessus du terrain. Ce mur débute sur les fondation, à la cote -0,20m du terrain, et donc, logiquement, le vide sous le plancher (vide sanitaire), la hauteur “hors sol”, n’est que de 2 x 20 = 40cm.
      Une hauteur de 40 cm ne permet pas de visiter le vide sanitaire, en effet. Même une hauteur de 60 cm est quasiment impraticable, car il ne faut pas oublier qu’il va probablement y avoir des canalisations d’évacuation accrochées sous le plancher, barrant ainsi le passage. L’expérience m’a montré qu’il faut compter 80 cm de vide sanitaire pour pouvoir vraiment y accéder.
      Dommage que votre constructeur ne vous l’ai pas expliqué, car quand je suis dans ce cas de figure, je demande (gentiment, avec le sourire 🙂 ) au terrassier de “gratouiller” une tranchée de 20 ou 30 cm de hauteur seulement à coté des canalisations. Avec 60-70 cm de hauteur de passage, on peut ainsi y accéder. Jamais un terrassier n’a refusé…
      Cordialement,

  19. Bonjour,
    Nous souhaitons creuser une cave à vin sous notre terrasse: 2,60m de diamètre, 2,50m de profond, une dalle dans le fond, mur en stepoc rond (de 28) sur le tour. La cave à vin serait à 50cm de la façade la maison. La maison, construite il y a 15 ans, a été construite avec un vide sanitaire de 80 cm. Voyez-vous un risque de ce projet pour la stabilité de la maison?
    Merci

    1. Bonsoir, franchement, je ne peux pas vous le dire ainsi. Il faudrait que je voie les plans, un projet précis, les coupes sur les fondations existantes, etc.
      Je sais que ce genre de caves tubulaires se font depuis longtemps. Je pense que celui qui va la réaliser doit avoir l’habitude des études préalables à mener et des précautions à prendre en cours de réalisation.
      Bon chantier ! Cordialement,

  20. Bonjour,
    Nous avons construit une maison en 2019 sur vide sanitaire et souhaitons maintenant réaliser une terrasse d’environ 50m2. Me conseillez vous de la réaliser sur plancher vide sanitaire ou pouvons nous la faire avec hérisson, sachant qu’il y a environ 0.80cm de hauteur. Merci de vos conseils.

    1. Bonsoir, je vous conseille de faire la terrasse sur vide sanitaire (c’est-à-dire avec plancher porté, type hourdis). Le plancher portera sur des fondations, elles-mêmes enfoncées jusqu’au “bon sol”. Ainsi, la terrasse sera stable, elle ne se tassera pas. Sinon, ce sera de multiples fissures, de la dalle et surtout du carrelage (si carrelage il y a).
      En outre, 80 cm d’épaisseur de hérisson, c’est beaucoup trop. Il faudrait le compacter au moins 4 fois (couches de 20 cm maximum) et il risquerait encore de se tasser. Compte tenu de son prix à cette hauteur, le plancher porté devient compétitif. Et de toute façon, mieux vaut avoir 40 ou 45 m² (c’est déjà très grand) de terrasse stable, qui reste en bon état pour la vie, que 50 cm² de terrasse qui se fissure et se disloque…
      Cordialement,

      1. Merci pour votre réponse.
        Je pensais mettre un galet 16/40 roulé pour éviter l’affaissement. Le problème est que sur l’étude du plancher, j’ai un sens de pose perpendiculaire à la maison (elle comporte des décrochés). Ce qui m’oblige à monter un rang d’agglo le long de la maison et donc à le faire sur la fondation existante, ou d’encastrer” les poutrelles dans le mur existant. Sinon je ne vois pas comment procéder pour la pose des poutrelles. Pensez-vous qu’il y a un risque pour la décennale, en cas de problème ? Est-ce la bonne méthode ?
        Merci encore cordialement

        1. Bonjour,
          – Une terrasse doit être totalement indépendante de la construction. Sinon, comme elle va se dilater (été/hiver, par exemple), elle va forcément se fissurer, parfois largement ! Donc vous oubliez la maison existante, et vous bâtissez la terrasse de façon indépendante (comme si vous démolissiez la maison : la terrasse resterait quand même bien en place – c’est une image pour me faire comprendre). Seules les fondations peuvent être communes (pas de dilation en sous-sol).
          – Si vous faites un hérisson, ne placez pas des graviers “roulés”, car évidemment ils se tassent plus que les autres. Imaginer un tas de billes : vous ne pourrez jamais les tasser, vous n’obtiendrez jamais qu’elles soient stables. Au contraire, il vous faut du “concassé” : les arêtes vont faire que les graviers vont se bloquer mutuellement.
          – S’il y avait un sinistre à cause de la nouvelle terrasse, ce serait celui qui a construit cette nouvelle terrasse qui en serait responsable. Sinon, si un sinistre n’avait rien à voir avec la terrasse, ce serait celui qui a construit la maison qui en serait responsable.
          Cordialement,

          1. Merci de votre réponse. Si je peux encore vous demander conseil, quand vous dites “Seules les fondations peuvent être communes (pas de dilation en sous-sol).” Cela signifie que je peux poser mes rangs de parpaing, qui viendront soutenir mes poutrelles, sur le surplus de fondation de la maison (actuellement environ 20cm visibles) ? Ou dois je créer une nouvelle fondation, parallèle à celle de la maison ? Dans ce dernier cas, comment vais-je combler l’espace entre ma terrasse et la maison ?
            merci

          2. Vous pouvez vous servir des fondations existantes et couler du béton pour les élargir. Attention de ne pas les déstabiliser ! Avec un bâtiment existant (même très récent, ce n’est pas la question), il vaut mieux ne pas toucher aus fondations, et surtout, ne pas creuser contre elles, pour qu’elles ne soient jamais dégarnies.
            La bonne méthode dans ce cas est de creuser tous les 2 ou 3 m, des “plots” ponctuels en béton armé (contre la fondation, ça ne la déstabilisera pas), de 40 ou 50 cm de large, par exemple, puis de poser dessus des longrines (poutres béton préfabriquées (si le livreur est sympa, il les posera du camion directement à leur place sur le chantier). Ainsi, vous ne touchez pas aux fondations existantes.
            Vous laissez un vide de 1 cm entre la maison et la terrasse. En pratique, vous placez un polystyrène fin. Il se dégradera, c’est normal, il n’aura qu’une fonction, que la terrasse ne touche jamais le mur de la maison. Une fois qu’il aura disparu, cela fera comme un petit caniveau qui fera une coupure pour l’eau de pluie.

  21. Bonjour Monsieur,
    J’ai fait construire ma maison par un CMI de 240m² sur sous-sol isolé avec étanchéité, différents mails qui le demandent.
    Lors du terrassement, il m’a demandé 8000 euros de plus car le sol comportait de la roche. Car, c’est indiqué dans le contrat CMI terrain de classe A ! Tout est écrit en petit. Il m’avait dit que c’était l’étude de sol qui l’avait découvert mais faite qu’après signature.
    On vient de constater que le sous-sol n’est pas étanche alors qu’on l’a demandé. Il nous dit que c’est trop tard car il faut tout décaisser jusqu’aux fondations. L’isolation, on souhaitait que ce soit fait par l’extérieur, on lui avait montré des exemple de grosse plaques dans lequel on coule du béton. Il a été fait en Stépoc et on voit déjà des ruissellements d’eau sur les murs. On voulait une évacuation pour une douche + WC dans le sous-sol, ce n’est pas fait, encore moins de pompe de relevage.
    On a constaté à la phase réception aussi qu’aucune étude de sol G2PRO a été faite, pas d’étude béton + sous-sol dans lequel on voulait faire une salle de sport. Etudes, ce n’est pas obligatoire ?
    On a mis des réserves mais le CMI nous dit que pour tout ce qui n’est pas au contrat, on peut rien faire.
    Quels sont mes recours ? On a voulu bloquer le dernier paiement, il a refusé de nous donner les clés, est-ce légal ?
    Et le CMI nous dit qu’on ne peut rien engager en expertise tant qu’on n’a pas les clés et payé.
    Merci pour votre aide.

    1. Bonjour, je réponds aux différents points :
      – Plus-value de 8000€ lors du terrassement = totalement illégale. Et le CMI le sait parfaitement, n’ayez aucun doute là-dessus. Bref, c’est une escroquerie.
      – Sous-sol non étanche, alors que l’étanchéité avait été “demandée” :
      * ce que vous vous contentez de “demander” n’a AUCUNE valeur. Juridiquement, seul compte ce que vous avez signé, ou a minima, ce que le CMI aurait accepté par écrit (et encore, uniquement après contrat). Pour l’étanchéité comme pour les canalisations de plomberie (douche, etc.)
      * dans le contrat (ccmi, c’est-à-dire y compris les plans contractuels) des activités ont-elles été prévues dans le sous-sol ? Par exemple, y aurait-il mentionné “salle de sport” ou “atelier” quelque chose de ce genre ? Si oui, le local doit être étanche. Si non (seulement “sous-sol”, sans activité humaine) le local n’a pas à être parfaitement étanche, même si vous l’avez demandé à maintes reprises, mais sans contrat.
      – Les murs en agglos à bancher sont une très bonne technique… quand ils sont bien faits. Des ruissellements sur les murs sont totalement anormaux : soit le mur a été mal réalisé (c’est assez “technique”, les blocs à bancher, il y a pas mal de détails à respecter quand on les bâtit), soit le sous-sol est complètement dans une zone humide, voire dans la nappe phréatique. Dans ce dernier cas, à mon avis, vous pouvez demander qu’une étanchéité soit faite même si pas elle n’avait pas été prévue au contrat, car “l’humidité” est acceptable dans un sous-sol sans activité, mais pas des ruissellements. Le CMI aurait donc dû adapter sa construction au terrain (c’est une question d’importance de pénétration d’eau).
      – Etude de sol G2PRO =
      * L’étude de sol utile est la G2AVP. La G2PRO est encore mieux (un cran au-dessus, si je puis dire), mais pour un bâtiment comme une maison individuelle, ça n’apporte pas grand’chose de plus. Elle est nécessaire pour les immeubles importants, par exemple. Donc il vous aurait fallu une étude de sol G2. Nota : l’étude de sol G1 ne sert à rien. Pour ceux qui nous lisent, ne vous croyez pas protégés par une étude G1, car vous ne saurez même pas à quelle profondeur est le bon sol ! Donc, aucune utilité.
      * L’étude de sol n’est obligatoire légalement que pour les terrains à risques argileux, pas pour les autres. Attention, quasiment TOUTES les assurances (et probablement les Garants) demandent à ce qu’il y ait une étude de sol, pour que leur garantie soit valable. C’est probablement le cas pour votre CMI. Vérifiez-le, en lisant votre contrat D-O et votre contrat Garantie de Livraison.
      “On a mis des réserves” : aïe ! Si à la réception, vous avez mis des réserves sur, par exemple, les fondations, celles-ci ne sont toujours pas assurées !!! Un ouvrage avec réserve mentionnée à la réception n’est pas censé être réceptionné, donc l’assurance ne le couvre pas tant que vous n’avez pas levé la réserve correspondante. Pas d’assurance sur les fondations, c’est gravissime. Les “réserves” sont à manier avec beaucoup de précaution, c’est de la dynamite. Vérifiez bien ça.
      – Refus de donner les clés à la réception : délit pénal de la part du CMI ! Il risque de se trouver devant un Juge d’instruction si vous portiez plainte.
      – Vous pouvez engager toutes les expertises que vous voulez, bien sûr.
      En conclusion, je vous engage à contacter tout de suite un avocat, sinon vous n’arriverez à rien, c’est probablement trop tard pour négocier quoi que ce soit avec le CMI.
      Enfin, je me permets d’être direct dans mon commentaire, si vous voulez bien.
      Quel dommage que vous n’ayez pas poursuivi avec un architecte, que vous ne lui ayez demandé que de dessiner les plans, sans lui confier les travaux !
      Vous auriez évité les pièges et les préjudices du CCMI =
      – vous auriez évité tous les problèmes que vous décrivez, car l’architecte ne vous vendant pas les travaux, il n’aurait eu aucune raison de ne pas tenir compte de toutes vos demandes (il n’a pas de conflit d’intérêt financier – ni aucun conflit d’intérêt, d’ailleurs).
      – vous auriez faits de grandes économies, car vous n’auriez pas payé la marge LOURDE des CMI (en moyenne, environ +30% des travaux, souvent davantage !!! soit plus du DOUBLE de l’architecte).
      – vous auriez eu une SECURITE TOTALE, ce que vous n’avez pas avec le CMI. Quel que soit le problème, par exemple une erreur d’avoir mentionné des réserves à la Réception, ou quoi que ce soit d’autre. Avec un architecte, vous pouvez TOUJOURS le mettre en cause, même si l’erreur vient directement de vous = nous avons un devoir de conseil et à ce titre, nous devons veiller à ce que nos clients ne fassent pas d’erreur, sinon on peut en être responsable.
      Travaux mieux faits + moins chers + sécurité absolue = dommage de s’en priver…
      Cordialement,

  22. Bonjour Monsieur,
    Certains immeubles sont fait en béton banché ou prémur isolé ou pas. Dans le cas de prémur, les ouvertures, réservations sont modélisées en usine, ce n’est plus que de l’assemblage.
    Pourquoi ne fait-on pas les maisons comme ça ?
    Compte tenu du gain de temps, est-ce moins cher ?
    Cordialement.

    1. Bonjour, préfabriquer les murs en béton coûte cher, ne serait-ce que par le montage d’une grue importante, capable de lever ces murs de plusieurs tonnes. Il y a aussi le transport des murs préfa. C’est très bien amorti pour un grand immeuble (le coût de la grue se répartit sur beaucoup de murs) mais pas sur une maison individuelle.
      Ceci dit, en effet, les techniques de construction qu’on nous impose (“on” = les Pouvoirs Publics et aussi les Assurances) sont obsolètes et pas “écolo”. Je suis persuadé que si on nous laissait faire complètement (nous = les architectes), en quelques années, on construirait bien plus sain, de façon bien moins polluante, et beaucoup beaucoup moins chère (mon intuition me dit qu’on pourrait diviser les prix par 2).
      Cordialement,

  23. Bonjour,
    Je fais construire ma maison via architecte et nous sommes sur la fin du projet. La chape a été coulé il y a trois semaines.
    La maison de 170m² est construite sur vide sanitaire et le garage 60m² est attenant avec sous sol partiel de 35m². Le tout en béton banché et l’élévation des murs en brique porotherm winerberger.
    Une terrasse béton armé de 40m² liaisonnée à la maison (au vide sanitaire) via fer en attente (type stabox) + 3 puits bétons à -60/80cm a également été réalisé par le maçon à la fin du gros oeuvre. Epaisseur de la dalle 15-20cm en moyenne.
    Une étude de sol G2 AVP a bien été réalisé en amont du gros oeuvre.
    J’ai remarqué que quasi tous les rejingos en pierre reconstitués des seuils de baie vitrée ou fenêtres au RDC présentent des micro fissures alors qu’avant seule une était fissuré sur une baie.
    Les rejingots sont posés sur lit de mortier et fait par le maçon.
    Mon architecte me dit que ce n’est pas grave et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter, que les fissures sont minimes et que cela est esthétique.. mais je ne suis pas du même avis étant donné le caractère évolutif de ces fissures qui n’était pas présente à la fin de l’automne.
    Avez vous un avis sur la question et que me conseiller vous de faire ?
    Avec mes remerciements anticipés pour votre aide

    1. Bonjour, si ce ne se sont que les rejingots qui présentent des petites fissures, peut-être s’agit-il d’un problème de seuils eux-mêmes, plutôt que de fondations ? (sans visite sur place, je ne peux pas savoir). Peut-être les rejingots en pierre présentent-ils des faiblesses, trop fins, par exemple ? Peut-être leur pose n’est-elle pas strictement suivant les règles de l’art ? Par exemple, s’ils sont longs, il faut des joints de dilatation.
      Désolé de vous en dire plus. Regardez régulièrement les maçonneries en façades, pour vérifier qu’il n’y ait pas apparition de fissures évolutives.
      Cordialement,

  24. Bonjour Monsieur,
    Nous construisons une maison de 350m² sur sous-sol en prémur isolé. Notre maçon qui d’habitude construit des immeubles, après avoir négocié 5% sur le devis nous suit à la condition d’appliquer l’indice de construction BT01 ou BT03.
    Qu’en pensez vous ?
    A partir de quel moment l’indice part ? Est-ce qu’il s’arrête à chaque situation ou quand les travaux commencent ?
    Est-ce une bonne stratégie de signer le devis le plus tard possible ?
    Il y a 4 mois de gros œuvre, serait-ce risqué de payer d’avance pour ne pas subir d’augmentation ?
    Cordialement.

    1. Bonjour,
      ACTUALISATION et REVISIONS
      – indice à choisir pour le gros-oeuvre : l’indice BT03 est mieux indiqué pour des travaux de gros-oeuvre en maçonnerie. D’autant plus qu’il risque de moins augmenter que l’indice général BT01.
      – principe de calcul : vous êtes libres de convenir avec le maçon du mode de calcul que vous voulez. Mais à titre d’information voici le mode de calcul “traditionnel” dans le “bâtiment”. Il semble complexe, mais en fait, quand on a compris le principe, ça ne l’est pas tellement.
      L’unité de temps dans les calculs est : un mois.
      Il faut considérer 2 périodes distinctes : l’ACTUALISATION (de la signature à l’ouverture du chantier), et les REVISIONS (de l’ouverture du chantier à chaque facture mensuelle). Les indices sont connus 2 ou 3 mois plus tard que le mois considéré, aussi en général, on fait des Actualisations et Révisions prévisionnelles faibles et on ajuste 3 mois après le chantier, quand tous les indices sont connus. Avec un tableur comme Excel, c’est simple.
      1° période : l’ACTUALISATION du prix global.
      Cette période va de la signature du “marché de travaux” (votre engagement signé de commander les travaux au maçon) jusqu’à l’ouverture du chantier. On augmente le prix du devis pour tenir compte de l’évolution des prix. En général, on “gèle” une période de 3 mois pendant laquelle le prix ne change pas.
      Exemple : montant du devis = 100€, en mars 2022. Indice BT03 en juin 2022 (3 mois plus tard) = 124 (je ne connais le chiffre exact, ça doit être l’ordre de grandeur). Ouverture du chantier = en juillet 2022. Indice BT03 en juillet 2022 = 124,5. Calcul de l’Actualisation : 100€ x (124,5/124), c’est-à-dire qu’on applique le même pourcentage d’augmentation du prix du devis que l’augmentation de l’indice. Résultat 100€ x (124,5/124) = 100,40€.
      2° période : les REVISIONS à chaque facture. Même principe de calcul, mais sans décalage de mois. On part du mois réel d’ouverture du chantier (juillet 2022 dans mon exemple) et on calcule le réajustement du montant de chaque facture mensuelle.
      Exemple : ouverture du chantier juillet 2022, nouveau devis avec l’indice BT03 : 100,40€. Facture en septembre 2022 de 30€ (par exemple), indice BT03 = 126 (supposition),
      calcul : 30€ x (126/124,4) = 30,36€.
      Souvent, on “gèle” 15% de chaque facture qui ne seront pas révisés.
      Bien sûr, ces calculs sont faits quand tous les indices sont connus. On peut les prévoir “à la louche”, de façon provisoire, et ajuster après.
      SIGNATURE DU DEVIS
      Tout d’abord, je vous engage de conclure un “marché de travaux” et non pas de signer un devis. Ce serait beaucoup trop dangereux.
      PAYER DES AVANCES
      C’est ce qu’il y a de plus dangereux. Dans mes chantiers, j’interdis tout avance !
      Mieux vaut signer l’engagement (marché de travaux) tout de suite, car le maçon ne maintiendra pas son prix pendant longtemps, car la période actuelle est pleine d’incertitudes sur les prix (d’où sa demande de révision).
      Cordialement,

  25. Bonjour,
    Je vais acquérir une maison à laquelle je souhaite faire une agrandissement accolé à la maison.
    La maison se situe en zone jaune (ruissellement) et agricole.
    La maison de base date de 1970 et ne possède pas de vide sanitaire. Le service de l’urbanisme nous a indiqué que nous devions en faire un vide sanitaire de 70cm pour le nouvel agrandissement.
    Cela va donc créer un grand décalage entre la maison et l’extension (~25m²). Est-il possible d’obtenir une dérogation pour faire un vide sanitaire moins haut car il n’y aura aucune ouverture au niveau du sol, seulement des fenêtres ?
    Je ne sais pas si mes explications sont suffisamment claires mais je vous remercie pour toute aide apportée.
    Cordialement.

    1. Bonjour, je ne peux pas savoir si le Maire acceptera ou non de vous accorder une telle dérogation, mais les règlements d’urbanisme sont quasiment toujours suivis dans les instructions de dossiers, surtout quand cela touche la sécurité (PPR). Je pense donc que vous n’y a que très très peu de probabilités que vous obteniez une telle dérogation.
      Cordialement,

      1. Je vous remercie de votre réponse.
        Dans ce cas, pensez-vous qu’il serait possible de plutôt essayer de demander un agrandissement plus important que les 30% autorisés de base par la zone agricole ?
        En tout cas, merci pour votre réactivité et le temps pris pour répondre.
        Cordialement.

        1. Je ne peux pas savoir comment le maire réagira, je ne le connais pas (et même si je le connaissais, libre à lui de décider ce qu’il veut). Ne pas oublier que les Communes sont sous la tutelle de l’Etat (en pratique, la Préfecture) en ce qui concerne la légalité de leurs actes. Les dérogations sont le plus souvent refusées à ce titre.
          Autoriser une extension sur la base d’un % de la surface existante, est stupide, il n’y a pas d’autre mot ! J’ai déjà rencontré ce cas : un client qui a hérité d’un très joli petit moulin sur un ruisseau, avec beaucoup de charme. On a demandé une extension, car sa surface n’est que de 70m² en tout. Résultat : on ne peut l’agrandir que de 14 m² !!! (+20% autorisés). Je suis allé voir le Maire, pour lui expliquer que les extensions, c’est – justement – nécessaires aux petits bâtiments. Donc empêcher les extensions des petits bâtiment est un non-sens. Et la très grosse maison un peu plus loin de 300m² peut faire une extension de 60m², dont elle n’a absolument pas besoin. Le Maire m’a répondu “Ah c’est vrai, ça ! Je n’y avais pas pensé…” Mais ça n’a rien changé, le PLU doit s’appliquer. Consternant…
          Bonne chance dans votre projet, cordialement,

          1. Encore merci beaucoup pour ces éclaircissements et on va donc essayer de mettre un maximum de chances de notre côté.
            En effet, il est vrai que le système est complètement illogique, mais bon, nous verrons bien.
            Merci à vous.
            Cordialement

  26. Bonjour,
    Nous désirons nous débarrer d’une piscine intérieure, enterrée vieillissante dans un bâtiment fermé qui se trouve dans notre jardin. Le bassin fait 10 m de long sur 5 de large et contient 75000 litres d’eau, le fond est un liner armé avec 2 mètres de profondeur à certains endroits et 1 mètre vingt à d’autres, avec des canalisations enterrées à l’ intérieur du bâtiment. Est-ce possible techniquement de vider toute l’ eau du bassin, de boucher le trou et de recréer un nouveau sol, en étant surs que cela n’affectera pas dans quelques années la structure du bâtiment que nous désirons conserver et que cela ne provoquera pas un glissement de terrain sachant que les murs intérieurs du bâtiments sont à peine à quarante cm du bassin et qu’un de ces murs extérieurs est mitoyen au jardin des voisins sur 10 mètres de long ? Le projet serait il réalisable de façon fiable?
    Cordialement

    1. Bonsoir, si les murs n’ont pas bougé depuis longtemps que la piscine est construite, c’est a priori que la construction a dû être bien faite. Je dis “a priori” car n’ayant pas visité les lieux, je ne peux évidemment pas avoir un avis technique réel. Je vous engage à faire passer un architecte qui pourra vous en dire plus.
      Cordialement,

  27. Bonjour,
    Nous venons de réceptionner notre maison avec notre CCMI. On a mis diverses réserves. Le CCMI a exigé 100% du paiement contre remise des clés.
    Quelle est la règle ? Est-ce légal ?
    Que se passe t-il si les réserves ne sont pas levées ? Avec la dommage ouvrage ?
    Cordialement.

    1. Bonjour, encore un “chantage aux clés et au chèque” à la Réception des travaux. C’est devenu une pratique courante chez les CMI. Je trouve que, vraiment, ceux-là n’ont pas peur de commettre un délit (c’est un délit pénal, assimilé à une escroquerie) et de tomber sur un client qui aurait des connaissances juridiques. En effet, le client pourrait les poursuivre en correctionnelle, ou porter leur chantage devant à DGCCRF et les faire lourdement condamner ! Je présume qu’ils savent quelle est la profession de leur client avant de commettre leur méfait.
      La règle est de respecter la loi : en cas de réserve, le solde de 5% est consigné auprès d’un organisme bancaire. Et JAMAIS le CMI n’aurait le droit de ne pas vous remettre les clé à l’issue de la Réception.
      Si les réserves n’étaient pas levées, l’argent cautionnée pourra servir à faire faire les travaux des réserves par une entreprise tierce.
      Il vous faudra absolument une “levée des réserves” (vous pouvez l’établir vous-même) quand vous estimerez que les réserves sont levées, car les ouvrages qui ont fait l’objet de réserve non encore levée, ne sont pas garantis. Ils sont “en attente” de la levée des réserves.
      Cordialement,

  28. Bonjour Monsieur,
    Nous allons construire une maison du côté de Bordeaux de plain pied sur 70% de la maison et un étage sur les 30%. Nous avons eu les devis de divers maçons. L’un des est 25% plus cher que les autres prétextant qu’il installe une grue et fait la maison tout en préfabriqué (poutres, sous-sol). Hormis la grue, pourquoi le préfabriqué est plus cher que le faire sur place ? Pour moi, ça prend moins de temps, moins de pénibilité, etc…
    Le maçon ment-il ?

    1. Bonjour, on ne peut pas dire que le maçon mente :
      – Tout d’abord, les prix sont libres dans le “bâtiment”. Par exemple, je travaille souvent avec 2 maçons différents :
      L’un est un bon maçon, ok, mais il préfère faire du chiffre d’affaire et ses chantiers avancent vite. Il a aussi de très bons prix, disons un très bon rapport qualité/prix. Il me convient très bien pour des chantiers qui ne présentent pas de difficulté particulière.
      L’autre est un véritable artiste ! Il réalise par exemple des rénovations de façon extraordinaire (je n’exagère pas, plusieurs fois il m’a stupéfait), d’ailleurs il travaille très souvent pour les Bâtiments de France. Au niveau prix, il est largement + 50% plus cher que le premier maçon dont je parlais (ce qui ne l’empêche pas d’avoir un carnet de commande très rempli). Mais dans certains cas, il vaut mieux le choisir, en cas de difficultés importante, ou pour un bâtiment ancien de qualité exceptionnelle. Et en simple rénovation, le coût de la maçonnerie y représente parfois une petite partie du budget (ce n’est pas comme en neuf, évidemment), et donc un surcoût au final de fait pas tant d’argent que ça. En pratique, je laisse le client choisir et ceux qui peuvent le choisissent. Donc les 2 maçons n’ont pas les mêmes prix, tout simplement, et c’est logique.
      – Le préfabriqué est une très bonne solution, bien meilleure que le béton coulé sur place, c’est bien plus fiable, on est sûr que c’est parfait – quand on peut le faire évidemment (il y a parfois des problèmes de transport d’un ouvrage trop volumineux). Mais ce n’est pas du tout plus économique, les fabricants vendent leurs produits plutôt cher. Disons que c’est “un peu plus cher”. Dans les grands chantiers, c’est moins cher, dans les petits chantiers, c’est plutôt plus cher (la différence n’est pas énorme).
      En conclusion, je pense que le maçon est plus cher parce qu’il a une clientèle suffisante, et donc qu’il monte ses prix pour les adapter à sa notoriété. Il a tout à fait raison de le faire, c’est la loi de la libre concurrence. Il a avancé une explication qui n’est pas vraiment convaincante (en fait, si le camion du livreur de poutres peut approcher du chantier, il les déposera directement à leur place, y compris en étage. Ainsi on n’a pas besoin de grue…). Mais je pense qu’il vous a dit ça parce qu’il n’a pas voulu dire qu’il était plus cher que les autres. Je pense qu’il aurait dû le dire franchement, disons qu’il n’a pas osé…
      Cordialement,

  29. Bonjour Monsieur,
    Merci pour vous éclaircissements.
    Notre MO nous conseille, pour ne pas dire nous oblige, de souscrire une dommage ouvrage. La dommage ouvrage ne fait que prendre le relais des décennales donc utile/pas utile à voir.
    La souscription à une DO ne nous permet pas de sortir un lot de la construction, par exemple le carrelage.
    Quel est votre conseil ?
    Cordialement.

    1. Bonjour, on recommande aux maîtres d’oeuvre, qu’ils soient architectes ou non, d’informer leurs clients de l’obligation d’assurance Dommage-Ouvrage. Mais en aucun cas de l’imposer : nous ne sommes pas les agents commerciaux des assurances !
      La loi précise qu’en cas de personne physique (et donc, pas une société), construisant son propre logement (ou pour ses ascendants ou descendants), il n’y aura pas de sanctions. Je pense que c’est éloquent…
      Même sans D-O, vous êtes couvert en assurance décennale si les professionnels auxquels vous vous adressez sont bien assurés. En fait, en payant une D-O, vous payez 2 fois la prime d’assurance : une fois au travers de vos paiements aux divers professionnels (artisan, architecte, fournisseurs…) et une fois par la D-O, pour à peu près une somme équivalente. Je comprends que l’on trouve ça abusif.
      La seule contrainte : une difficulté pour vendre la maison dans les 10 ans, car le notaire risque fort de vous demander de prendre alors un D-O pour les années de garantie restantes, sinon il peut engager sa propre responsabilité.
      Cordialement,

      1. Bonjour Monsieur,
        Je vois que vous parlez de dommage ouvrage.
        Je dois faire construire et j’hésite à prendre la DO ou pas car on a l’impression que ça fait double emploi. Sur internet, quand on fait des recherches, ils disent que c’est obligatoire et qu’on s’expose à des amendes.
        En cas de sinistre, quel sont les risques le fait de ne pas avoir de DO ? N’est-ce pas une guerre d’experts contrairement à la DO ?
        Cordialement.

        1. Bonsoir,
          – D-O = double emploi. Oui, en effet, puisque le client paie une prime (assez lourde) pour un risque qui est déjà assuré, à travers les assurances de chaque professionnel (artisans, bureaux d’études, architectes, etc.). En cas de sinistre, les clients sont donc quand même assurés, D-O ou pas, si ces professionnels sont eux-mêmes bien assurés.
          – Avantage de la D-O : permet une vérification de toutes les assurances de chacun. Ce que fait également l’architecte, d’ailleurs. Ca fait quand même “un peu cher” pour une simple vérification, je trouve…
          – Risque en cas de sinistre sans D-O : les assurances ont tout intérêt à clore les dossiers le plus vite possible, car un dossier qui dure leur coûte très cher (expert, avocats, …). Donc, à moins que ce soit un sinistre très lourd (plusieurs centaines de milliers d’€) les assurances se mettent d’accord rapidement. C’est ce que j’ai toujours constaté (je conseille fréquemment des clients dans des sinistres et/ou des contentieux). Donc le risque de discussions à n’en plus finir n’existe vraiment que dans les grosses opérations, de plusieurs millions d’€.
          Autre risque : en cas de revente dans les 10 ans après la Réception des travaux, le notaire risque de demander au vendeur de prendre une D-O pour les années restant à courir, sinon sa responsabilité peut être engagée.
          – Obligations et amendes : la D-O est obligatoire dans tous les cas, MAIS la loi dit qu’il n’y a pas de sanction pour une personne physique (donc, s’il s’agit d’une société = amende !) qui construit son logement pour elle-même ou pour ses ascendants ou descendants. Je crois que le caractère “obligatoire mais pas de sanction” est unique en droit français.
          Cordialement,

  30. Bonsoir Monsieur,
    Notre MO a fait chiffrer le lot maçonnerie de notre construction.
    Sur un devis, je vois pour les fondations des semelles filantes, blocs pour le vide sanitaire.
    Sur un autre devis, ça parle de longrines.
    Quelle est la différence entre les 2, lequel est le mieux ? Les longrines sont plus chères. Pourquoi utilise t-on l’un plus que l’autre ?
    Cordialement.

    1. Bonjour,
      Longrines : ce sont des poutres en béton armé, au niveau du sol, qui relient des plots de fondation, des pieux, et sur lesquelles on peut monter des murs. Elles sont utilisées quand le “bon sol” (le sous-sol dur) est profond, par exemple 2 m de profondeur ou plus. Elles évitent de couler du béton de fondation sur toute la longueur du mur, ce qui consommerait beaucoup de béton. Au final, c’est plus économique quand les fondations sont profondes.
      Avec des fondations par semelles filantes (c’est-à-dire tout le long des murs, pas “en pointillé” comme le seraient des plots), les longrines n’ont aucun intérêt. Donc, a priori, sauf cas spécial (une partie où il ne pourrait pas y avoir de semelle filante), vous n’aurez pas de longrine, juste des semelles filantes. Le MO a dû faire un copié-collé de son descriptif et aurait laissé le mot “longrines”.
      Cordialement,

      1. Bonjour Monsieur,
        L’utilisation des longrines, c’est le mode constructif exclusif qu’utilise le maçon, pas de semelle filante même si le sol est correct. Longrines posées à la grue = plus de blocs à poser à la main. Ce maçon fait des immeubles, collectifs et grosses maisons. Cela ne vient-il pas du type d’ouvrages qu’il fait ?
        Si on utilise des longrines donc pas de fondations continues, faut-il un drainage périphérique ? Faut-il un drainage particulier où se trouves les plots ?
        Bien à vous.

        1. Bonjour à nouveau 🙂 ,
          Des maçons préfèrent parfois poser des longrines sur plots (ou pieux) que réaliser des semelles filantes. Je pense qu’il va plus vite et donc ce doit être aussi rentable pour lui. Techniquement, je pense que c’est mieux : les plots seront un peu plus profonds, voire beaucoup plus profonds, qu’une semelle filante. Donc même si le “bon sol” n’est pas trop profond et qu’on aurait pu se contenter de semelles filantes, on est sûr comme cela que toutes les fondations reposeront bien sur ce “bon sol”.
          Je m’explique :
          Si l’étude de sol vous dit “Le “bon sol” n’est qu’à -0,70 cm de la surface, vous pouvez donc prévoir des semelles filantes à -70 -30 (ancrage et marge de sécurité) = – 1,00 m de la surface” on n’est jamais sûr qu’il n’y aurait pas un endroit ou le “bon sol” serait quand même à 1,10 m ou 1,20 de profondeur. La couche de sol dur n’est pas forcément bien horizontale partout. Du coup, en faisant des plots, on descend à, par exemple, -1,50 m (les plots consomment très peu de béton et un coup de godet de plus ne prend que quelques secondes) et ainsi la marge de sécurité est importante. Compte tenu du risque encouru, ça vaut le coup, si je puis dire.
          Quant au drainage, il est très utile si vous avez un terrain en pente, ou s’il n’absorbe pas l’eau de pluie (imperméable). Mais longrines ou semelles filantes, ça ne compte pas.
          Cordialement,

          1. Bonjour Monsieur,
            Si je comprends bien, les longrines ne reposent qu’à leurs extrémités sur des plots et entre les 2 sont en suspension ou posées à fleur de terre ?
            Pourquoi faut-il un drainage aussi où il y a les longrines qui sont en suspension ou reposent sue la terre et non pas que autour des plots ?
            Si c’est plus économique, plus écologique de faire des fondations sur longrines, pourquoi les maçons ne les font pas comme ça systématiquement ?
            Comment est ferraillé un plot contrairement au ferraillage des semelles filantes ?
            Bien à vous.

          2. Bonjour,
            – Oui, les longrines, c’est bien ce que vous mentionnez.
            – Le drain n’est pas spécialement obligatoire avec des longrines. D’ailleurs il l’est rarement, mais il est recommandé souvent. Un drain sert à ce qu’un terrain ne soit pas inondé, trempé. C’est très utile dans le cas des terrains en pente (l’eau de pluie en amont coule vers le bâtiment), et sur les terrains imperméables, qui n’absorbent pas l’eau. D’une façon générale, c’est mieux que le terrain ne baigne pas dans l’eau quand il y a des fortes pluies. Ca peut finir par ramollir la terre en sous-sol et déstabiliser les fondations. On peut aussi trouver des sources, ça m’est arrivé quelques fois (ma 1° maison !).
            – les remontées d’humidité sont arrêtées par la construction, si elle est bien faite. Le drain n’est qu’un complément, dans ce cas. Même sans drain, vous ne devez pas avoir de remontée d’humidité.
            – c’est plus écologique de faire des longrines, car ça consomme moins de béton, et le ciment est TRES polluant à fabriquer (énormes quantités de gaz à effet se serre dégagées). Si vous voulez des fondations vraiment écologiques, utilisez plutôt des techno-pieux : pas de béton du tout !
            – économie : quand le sol dur, le “bon sol”, n’est pas profond, c’est plus économique de faire des semelles filantes que des longrines. C’est plus simple, aussi (ça compte pour les maçons). Et plus on s’enfonce dans le sol, moins les semelles filantes sont économiques et plus les longrines sur plots ou sur pieux deviennent rentables. Passé une certaine profondeur, il n’est plus question de faire des semelles filantes. Pour savoir quelle bonne profondeur retenir, on consulte l’étude de sol G2 (pas G1, elle ne sert à rien, vous n’aurez même pas la profondeur des fondations).
            – les armatures épousent la forme du béton qu’elles arment : celles des plots ressemblent à des cages, à des cubes.
            Cordialement,

  31. Bonjour, je vous contacte car j’ai réceptionné ma maison juillet 2021 et à ce jour je me suis aperçu que j’ai une fuite dans mon garage qui provient du toit (toit plat). Cela coule le long sur mon placo qui, lui, est peint. Maison construite avec un MO.
    A ce jour tout est ok niveau réserve à par un souci niveau œil de bœuf de ma salle de bain qui est en cours (depuis plus d un an…) de résolution. Le reste ok.
    Quelles sont mes démarches à faire, sachant que à ce jour notre MO ne nous a toujours pas transmis les PV afin que nous puissions les transmettre à notre DO pour finaliser le dossier….
    Je suis de Toulouse. Cordialement

    1. Bonjour (de Toulouse, donc 🙂 )
      Fuite à la toiture-terrasse : vous êtes en période de garantie de Parfait Achèvement, aussi il convient de prévenir l’entreprise pour qu’elle effectue la réparation. Vous devez également faire faire les travaux de réfection intérieure, aux frais de l’entreprise responsable (je présume que c’est l’étancheur ?).
      En pratique, je vous conseille d’envoyer une lettre r.a.r. à votre maître d’oeuvre, doublée de la même lettre envoyée par mél, pour lui demander qu’il vous dise ce que vous devez faire. Normalement, il va s’occuper de tout ça (même s’il n’est pas tenu juridiquement de le faire, car après Réception – mais en général tous les maîtres d’oeuvre le font, y compris les architectes bien entendu).
      Il est possible que l’étancheur fasse une déclaration de sinistre, car bien que pendant l’année de Parfait de Achèvement, les sinistres manifestement à caractère décennal peuvent être pris en compte par les assurances. Mais c’est son affaire, je vous conseille de ne pas vous mêler de l’assurance, car à vous il vous doit la réparation complète, assurance ou non.
      Tenez-moi au courant si vous voulez bien.
      Cordialement

  32. Bonjour,
    La construction de ma maison a eu lieu en 11/2020, pour une livraison le 07/2021. Une entreprise va effectuer un garage (de 33m²) en terre plein le 04/2022, cependant j’ai peur pour la suite, est-ce qu’il y a un risque dans le temps car la terre a été bougé.
    Merci d’avance,

    1. Bonsoir,
      – votre garage sera en terre battue ? Dans ce cas, il n’y aura pas de problème de stabilité de cette terre. Elle se tassera mais ça n’apparaîtra pas vraiment.
      – votre garage sera avec un dallage béton sur hérisson ? S’il y a eu un remblai de terre à cet endroit, vous pouvez être sûr que ça va s’affaisser et donc largement se fissurer. Il faudra a minima compacter très sérieusement le terre auparavant, et encore…
      S’il n’y a pas eu de remblai, le risque est diminué, mais les dallages sur hérisson sont rarement stables. Vous risquez d’avoir des fissures du dallage quand même. Si elles sont fines, ça n’aura pas d’importance, autre qu’esthétique.
      Cordialement,

      1. Bonsoir,
        Merci pour votre retour très rapide.
        C’est un peu compliqué de vous répondre car je ne suis pas forcément calé techniquement sur le sujet.
        Pour faire simple, le garage (8.00mL x 5.67mL) sera fait en parpaings sur une dalle de béton accolée à la maison qui, elle, est sur vide sanitaire. Le commercial nous a indiqué que nous n’allons pas avoir de problème d’affaissement.
        Dans le devis, il est indiqué :
        – Terrassement nécessaire à l’exécution du garage suivant les profondeurs indiquées au plan du terre plein et des fondations, y compris évacuation.
        – Fourniture et mise en œuvre d’un béton pour le coulage des fondations et de la dalle, béton dosé 350 kg/m3 avec semelle ELS 35/15 & finition à la main largeur 0.60 sur 0.30 épaisseur.
        Merci d’avance pour votre retour,
        Cordialement

        1. Bonjour,
          Le descriptif est trop succinct pour savoir comme le dallage sera fait techniquement. En outre, sa tenue dépend beaucoup de la façon dont il sera réalisé.
          Le commercial a des réponses toutes faites pour rassurer les clients. Evidemment, il n’en sait rien si vous aurez des affaissements et des fissures… Avec un dallage, les affaissements et les fissures sont fréquents. L’important est que ce soit très limité, très léger.
          Cordialement,

  33. Bonjour Monsieur,
    J’ai signé avec un CMI qui m’avait promis de me fournir les devis des entreprises et le choix de choisir les entreprises. Or, il en est tout autre, il me dit qu’il m’a rien écris.
    D’autre part, je viens de constater avec mon épouse qu’il n’y a pas de marques ou des marques de matériels avec un astérisque à chaque fois qui veut dire que le CMI peut changer de marque par un similaire.
    Il me sera interdit d’accéder au chantier sans fixer RDV avec le CMI et c’est lui qui décide du jour et heure.
    Je souhaitais par exemple traiter avec l’électricien le rajout de prises ou pour passer en double au lieu de simple en le réglant directement le surplus. Je suis obligé de passer par le CMI et le passage en prise double est facturé 80 euros HT, c’est du vol.
    LE CMI me dit que je ne peux pas casser le contrat et qu’il m’assignera en justice pour le régler à hauteur de 30% du montant total.
    Quels sont mes recours ?
    Cordialement.

    1. Bonjour, eh oui, le CCMI – que je ne cesse de dénoncer ici – est un piège dans lequel tombent la plupart des gens qui font construire leur maison.
      Avec un tel contrat, le client renonce par avance à tous ses droits de “maître d’ouvrage”, à l’inverse des autres contrats :
      – il ne peut plus décider qui fera réellement les travaux (les artisans),
      – il ne sera pas informé, encore moins éclairé, des choix techniques (qui peuvent être lourds de conséquence, pourtant),
      – il ne sera pas en mesure de suivre réellement le chantier car son accès lui sera parfois interdit,
      – il ne connaîtra pas les prix réels des travaux, c’est-à-dire ceux auxquels le CMI a traité.
      – il sera captif du CMI et de ses éventuels abus financiers en cas de demandes de modification (telle qu’une prise de courant, le choix d’un carrelage…).
      etc. (voir tout ce que j’ai écrit ici, sur ce site).
      Et en outre, le client surpaie, en général +30% par rapport au coût des travaux, soit par exemple plus du double de la rémunération d’un architecte ! C’est énorme.
      Bref, pour en revenir à votre cas :
      – les promesses verbales : pardon d’être direct, mais je sais que tout à la joie de faire construire sa maison, les clients ne sont pas spécialement méfiants. Vous connaissez l’adage : Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent… Pas d’écrit = pas d’engagement !
      – accès au chantier : le CMI peut en effet vous en interdire l’accès, sauf une visite préalable à chaque demande de paiement, mais visite encadrée (avec lui, vous ne serez pas seul).
      – impossible pour vous de traiter directement avec un artisan. A titre d’information, une prise de courant coûte environ 50€ ht (parfois moins, les prix varient d’une région à l’autre, métropole, campagne, etc.).
      – vous ne pouvez pas résilier le contrat, bien sûr. Ce n’est pas une prestation d’architecte (notre contrat des Architectes d’Aujourd’hui peut être résilié par le client, quand il le veut). Vous êtes engagé sur le résultat, donc vous ne pouvez pas l’interrompre sauf à assigner le CMI.
      Vos recours ? Le CCMI est un contrat TRES VEROUILLE, il ne laisse pas d’espace au client pour agir (encore une fois, ce n’est pas un “maître d’ouvrage” comme dans les autres contrats du “bâtiment”). Il vous faut examiner tout le dossier, pour trouver des éventuelles fautes techniques et/ou juridiques du CMI pouvant le mettre en cause…
      Cordialement,

  34. Bonjour Monsieur,
    Nous construisons une maison en ville et devons être en limite de propriété du domaine public. A hauteur du trottoir.
    Il n’y a pas de grille prévue devant le garage qui est à hauteur de trottoir, est-ce grave ? Comment la créer en étant limite domaine public ?
    D’autre part, le garage est prévu sur VS, pour le carreler, faut-il faire une chappe de ravoirage ou directement sur chape béton ? Si oui, faut-il laisser une réservation ?
    Cordialement.

    1. Bonjour,
      le sol de votre garage doit être légèrement plus haut que l’extérieur, par exemple 2 cm, avec un bord arrondi ou en pente, pour ne pas abîmer les pneus. Le sol du garage sera lui-même avec un légère pente vers le portail, afin que l’eau ne pénètre pas ou qu’elle puisse s’évacuer naturellement.
      Un grille avec caniveau est préférable, sauf si vous êtes sûr qu’il n’y aura jamais de pénétration d’eau, même lors de gros orages. Il faut faire un décaissé au niveau du seuil et donc faire le chaînage du plancher hourdis à l’intérieur, pas à l’aplomb du mur. C’est un peu plus complexe, mais très faisable.
      Pour un carrelage, il faut une chape (avec joint souple sur les bords, ne serait-ce qu’une bande fine de polystyrène), pour permettre des dilations du plancher hourdis et du carrelage, sans que l’un ne fasse fissurer l’autre.
      Cordialement,

  35. Bonjour Monsieur,
    Nous souhaiterions construire une maison sur sous sol.
    Le sous-sol est prévu souvent sur hérisson contrairement au reste de la maison sur vide sanitaire car le sous-sol sera moins grand que la maison.
    Pourquoi le sous-sol se trouve t-il sur hérisson et pas sur vide sanitaire ? Si on peut faire un vide sanitaire, quels sont les avantages, inconvénients ?
    Faut-il prévoir quelque chose de particulier sous la dalle de sous-sol ? Drainage, pompe de relevage, isolation comme un vide sanitaire ? Faut-il qu’il soit enduit à l’extérieur pour qu’il soit étanche ou cuvelé ? On aimerait qu’il soit isolé et chauffé car il y fera une salle de sport et cinéma.
    Pour un sous-sol, on peut le faire en béton banché, stépoc, existe t-il autre chose de mieux ? J’ai vu sur internet des prémur, qu’est-ce ?
    Merci, bon week-end.

    1. Bonjour,
      Le plancher du sous-sol est presque toujours en dallage sur hérisson, et non pas en plancher porté sur vide sanitaire (type hourdis), non pas parce que la pièce est plus petite (ça n’aurait aucune incidence), mais pour plusieurs raisons :
      – le sol naturel (la terre) est instable en surface, mais elle est stable en profondeur (ça dépend des profondeurs = voir étude de sol), donc on peut compter que le dallage reste stable lui aussi, si son support en-dessous reste stable. Du coup, le défaut principal du dallage sur hérisson (instabilité = fissures) est annulé dans ce cas.
      – dans des caves, on aime bien bénéficier de la régulation thermique qu’apporte la terre en profondeur : une certaine température en hiver, et un certain rafraîchissement en été,
      – un dallage sur hérisson coût bien moins cher qu’un plancher hourdis.
      Alors, puisqu’il n’y a pas d’avantage à faire un plancher hourdis en sous-sol, autant bénéficier de la régulation thermique et payer moins cher.
      Il n’est pas vraiment utile de l’isoler au sol, car la température en profondeur est stable. Ce serait dommage pour l’été de s’en priver. Mais vous pouvez isoler les murs, si vous voulez.
      Les murs seront faits en agglo à bancher (des agglo creux spéciaux, dans lesquels on met des barres d’acier en armature, et on remplit de béton). C’est à mon avis le meilleur rapport qualité/prix, de loin. C’est équivalent au béton banché mais beaucoup moins cher.
      Un enduit sur la paroi extérieure (coté terre) des murs, au mortier hydrofuge, est important, pour un faible coût.
      Il vaut mieux toujours drainer le sol autour d’une cave, en respectant bien les techniques (drain rigides, pente, enrobage, parois étanche, etc…) sauf si l’on n’a pas de “point bas”, c’est-à-dire si l’on ne peut pas faire s’écouler quelque part l’eau de pluie récoltée par le drain.
      Et, en effet, je fais souvent placer un regard en béton dans le sol d’une cave, comme ça, en cas d’inondation (on ne sait jamais), il suffit de brancher une petite pompe du commerce avec un simple tuyau d’arrosage, pour tout vider.
      Cordialement,

      1. Bonsoir,
        Je reviens vers vous pour notre sous-sol.
        Le maçon nous conseille fortement de faire le sous-sol sur petit vide sanitaire même de 30cm pour y intégrer des UP isolant dans les hourdis et qu’il soit isolé puisque nous souhaitons isoler les parois et au cas où il y aurais de l’eau, une pompe qui l’évacuerait. Qu’il ne serait pas logique d’isoler les murs et pas le sol.
        Le fait de faire un vide sanitaire qui ferait partir l’eau au cas nous dispense t-il de faire un cuvelage ou protection bitumeuse à l’extérieure ?
        Quel est votre avis concernant le VS des dires du maçon ?
        Cordialement.

        1. Bonsoir,
          si vous voulez absolument isoler le sol de votre cave (à mon avis c’est dommage, comme je vous l’expliquais, à 2 m de profondeur la température du sol ne varie que très peu, et vous bénéficiez d’un rafraichissement l’été), vous pouvez simplement poser un isolant thermique SOUS le dallage, avant coulage. Il y a des isolants spécifiques pour ça. Ca vous coûtera beaucoup moins cher qu’un hourdis, pour un résultat équivalent. Seul le maçon fera un chiffre d’affaire moins important…
          Je conseille de TOUJOURS faire une paroi étanche pour les murs d’une cave, coté extérieur : un enduit hydrofuge (ce n’est pas cher) et une membrane type Delta, avec solin alu en tête et drain en partie basse. par contre, pas la peine de faire un enduit bitumineux, encore moins un cuvelage. Quel que soit la nature du sol de la cave, les murs doivent rester secs, ne faites pas l’économie de bout de chandelle de supprimer cette protection nécessaire.
          Cordialement,

  36. Bonsoir Monsieur,
    Bonne année.
    Nous faisons construire une maison individuelle par un CMI sur vide sanitaire de 60cm.
    Les évacuations sont posés sur des morceaux de parpaings avec un peu de mortier au sol avec une pente.
    Je trouve que cette méthode est du bricolage qu’il faut soit fixer les évacuations EU et EP par des suspentes en dessous du VS ou si le VS est trop bas, le faire en périphérie du VS avec des fixations pour qu’il y ait une pente.
    Plusieurs me disent qu’en effet, c’est du bariolage mais que passer par la périphérie ça fait plus long de tuyau PVC !!!
    Le plancher doit être coulé lundi et le CMI ne veut rien savoir et me dit qu’il me facturerait 4000 euros HT si je veux des évacuations fixées en périphérie car il faut démonter les hourdis.
    Quelle est la règle en la matière ?
    Que faire ?
    Merci pour votre aide.

    1. Bonjour, les canalisations d’eaux usées et pluviales qui passent dans le vide sanitaire doivent être correctement fixées en sous-face du plancher hourdis. Ce sont les Règles de l’Art, prévus dans le ccmi. Elles ne doivent pas être posées sur des socles bricolés (c’est bien le terme) en parpaings et autres débris.
      Le CMI ne veut rien entendre ? Vous non plus. Pourquoi vous imposerait-il ses malfaçons ?
      Je vous suggère de lui adresser dès aujourd’hui une lettre r.a.r. dans laquelle vous lui dites que vous REFUSEZ les canalisations mal faites et donc que vous NE PAIEREZ PAS les travaux tant qu’ils ne seront pas correctement faits, en respectant le contrat conclu. Et que s’il commettait la FAUTE de couler le hourdis quand même, vous lui ferez TOUT CASSER et TOUT REFAIRE. Bien entendu, vous lui adressez également dès aujourd’hui cette lettre par mél, pour qu’il l’ait tout de suite – et vous téléphonez pour bien les prévenir.
      Votre seul argument en ccmi : “Je ne paierai pas”. Vous allez probablement entrer dans une période de conflit avec le CMI, pour préserver vos intérêts et avoir une maison si possible correctement faite (c’est à mon avis le moindre mal que je vous souhaite). Je rappelle la règle du jeu : ce sera le plus déterminé qui l’emportera. Le CMI va (probablement, je ne le connais pas) tenter de vous intimider, de vous mettre devant le fait accompli ou de vous soutirer de l’argent (comme demander ces 4000€ pour réparer la faute qu’il a LUI-MEME commise !!!) : vous ne cédez pas, ce sera à lui à céder quand il verra que vous êtes inébranlable.
      Un conseil : utilisez des mots “juridiques” : contentieux, procédure, expertise judiciaire, engagement des parties, dol, obligation de résultat, etc. Ce n’est pas le terrain des gens du “bâtiment” et si le CMI voit (ou croit) que vous y êtes “à l’aise”, il reculera.
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        Si le vide sanitaire comme le notre ne fait que 60cm, comment les maçons peuvent-ils fixer les tuyaux d’évacuation en dessous des hourdis ?
        J’ai envoyé un mail au CMI en lui indiquant que ça n’est pas fait dans les règles de l’art, il m’a répondu qu’il respecte le DTU qui indique qu’il faut une pente. Il m’a indiqué que je ne n’y connais rien et n’ai pas d’ordre d’exécution à lui donner. Egalement, que je n’ai rien à faire sur le chantier en son absence. Concernant la suspension du paiement, il m’a indiqué que tout retard fera l’objet de pénalités et rupture éventuelle du contrat avec obligation de payer 20% du coût total des travaux à titre de dédommagement.
        Satisfait ou pas, il n’a pas de temps à perdre avec des clients qui ne connaissent rien et que la dalle sera coulée à la date prévue et que si j’essaie de m’y opposer, il fera constater par huissier et me fera partir de gré ou de force.
        Je ne sais plus quoi faire, à part plier.
        Cordialement.

        1. Pourquoi “plier” ??? Surement pas ! Ce n’est pas parce qu’un maçon – ou quiconque d’autre, d’ailleurs – parle haut et fort, de façon très impolie d’ailleurs, qu’il aurait raison.
          Je vous propose de vous mettre TRES EN COLERE, en lui disant qu’on ne vous traite pas ainsi, et que dans ces conditions, vous ferez TOUT pour lui faire casser son plancher, qu’il n’est pas prêt de voir la couleur de votre argent (j’espère que vous n’avez pas commis l’erreur de lui verser un acompte) et que s’il continue à faire le malin, vous vous ferez un plaisir de le faire condamner en justice car aucun expert judiciaire n’acceptera son bricolage lamentable.
          Le DTU précise que les canalisations doivent être suspendues au plancher – avant coulage, évidemment – par des feuillards qui ne se corrodent pas, ou par des dispositifs spécifiques, tels les Fixotubes (à mon avis, la meilleure solution). Sinon, si impossibilité technique, il peuvent être maintenus par en-dessous par des supports maçonnés correctement fondés (donc avec fondations en béton).
          Et que vous ferez TOUT pour que ça lui coûte LE PLUS CHER POSSSIBLE, y compris tous les dommages et intérêts maximum, et que vous attendez avec plaisir l’huissier pour qu’il constate la malfaçon.
          Le “bâtiment” est une jungle, c’est souvent la loi du plus fort. Vous avez l’avantage : c’est le maçon qui est en faute, et c’est vous qui avez l’argent. Donc, il n’y a ACUNE raison pour que ce soit lui qui gagne.
          Ah là là, dommage que vous n’ayez pas un architecte, ce serait vite réglé… (mais je présume que ce genre d’artisan n’est pas de ceux avec lesquels travaillent les architectes).
          Cordialement,

          1. Bonsoir,
            Oui, je regrette de ne pas avoir pris un architecte, le CMI nous a convaincu car un véritable commercial qui nous a eu à l’usure et nous a pressé de signer afin de ne pas subir l’augmentation des matériaux. Après réflexion, nous sommes persuadé qu’il les a intégré !
            Nous avons versé un acompte, nous sommes obligé de payer avant à certaines étapes. C’est indiqué au contrat.
            Nous sommes déjà fatigué et ça ne fait que commencer.
            Nous allons voir avec notre protection juridique pour prendre un conseiller ou avocat car seuls nous ne nous sentons pas prêts à affronter le CMI.
            Encore merci pour votre aide.

          2. Vous avez raison de consulter un avocat. Mais n’oubliez pas qu’un avocat est incompétent (juridiquement parlant) en technique de construction. Il ne saura pas s’opposer aux arguments du CMI. Un architecte sera aussi un conseil à mon avis indispensable. Et il aura l’habitude des relations avec les “récalcitrants”. Par contre, vous aurez beaucoup de mal à en trouver qui accepte d’intervenir dans le cadre d’un ccmi : très dangereux pour lui. Il faudra qu’il soit pointu juridiquement pour ne pas faire de faux pas.
            Et j’avoue que, d’une manière générale, je regrette de ne pas savoir mettre en garde les gens – je parle en général, pas spécialement pour vous, bien entendu, car cela fait de longues années que ça dure – qui signent des ccmi et qui le regrettent ensuite, constatant le piège dans lequel ils sont tombés…
            Que pourrais-je dire qui convainc les gens AVANT qu’ils signent ? Vous-même, à quels arguments de prudence auriez-vous été sensible AVANT de signer un ccmi ?
            Cordialement,

          3. Bonjour Monsieur,
            Pour répondre à vos questions, le CMI a été un redoutable commercial. Il nous a présenté son équipe, son conducteur de travaux qu’il n’y a pas chez un architecte, la possibilité de le joindre par mail ou SMS car il ne fait que les tours des chantiers alors que l’architecte est au bureau en RDV et ne peut se rendre disponible, tous ce genre de chose. Il a dénigré la profession d’architecte.
            Et par rapport au contrat, le CMI = prix garanti, délais garanti ou pénalités.
            Avec un architecte, il nous a dit qu’on ne trouverait pas de dommage ouvrage.
            Que l’architecte était plus cher, qu’il y avait toujours des suppléments.
            Les avis clients sur son site internet.
            Voilà, on s’est laissé convaincre.

          4. Merci de ces informations, ça permet de mieux comprendre les discours qu’entendent les éventuels clients.
            Bien entendu, je rectifie les mensonges :
            – l’architecte suit les chantiers lui-même, ou a un “directeur de travaux” pour cela. J’ai eu les 2 cas dans ma carrière (ça dépend des périodes). L’avantage pour le client est que c’est la même personne, l’architecte, qui a conclu le contrat et qui suit les travaux : pas de double langage (CMI = commercial différent du conducteur de travaux).
            – dire que l’architecte “sera en rv” n’a aucun sens. Pourquoi serait-il débordé, et pas le conducteur du travaux du CMI qui mène de front 8 ou 10 chantiers ?!
            – avec un architecte, du moins un Architecte d’Aujourd’hui, vous aurez un prix garanti dans les contrats conclus avec les artisans, nos contrats sont rédigés en ce sens, à votre avantage, idem pour le délai (et pas 2 ans de travaux, comme on voit de plus en plus chez les CMI ! Non, une durée REELLE, de 6 à 10 mois suivant la taille des chantiers) avec pénalités de retard en cas de dépassement (souvent plus lourdes que les chez CMI, évidemment, puisque ce sont les CMI qui rédigent leur propres contrats : vous imaginez bien qu’il mettent : maximum de délai, minimum de pénalité, comme ça ils sont tranquilles).
            – pas de dommage-ouvrage ?! : mensonge pur et simple. Au contraire, même, les risques de malfaçons étant diminués avec un architecte, ça intéresse les assureurs,
            – plus chers ?????? Architectes = en général, de + 12 à 15% du coût des travaux, et CMI = en général + 30% du coût des travaux, soit plus du DOUBLE ! Ah, ils n’ont pas peur de dire l’INVERSE de la réalité, c’est impressionnant.
            Plus, bien sûr, tous les autres avantages de l’architecte, à commencer par la SECURITE : pas de risque d’entourloupe financière, pas de plus-value excessive imposée, une expertise indépendante pour faire refaire tout ce qui n’irait pas, même si le client n’avait rien vu, etc. Et un recours éventuel universel, quel que soit le problème rencontré : ça, c’est unique dans le “bâtiment”.
            Je m’interroge toujours, après toutes ces années, sur les arguments auxquels pourraient être sensibles les éventuels clients, notamment ceux qui signent chez les CMI, à l’encontre de leurs propres intérêts… Si vous avez des suggestions, je suis preneur ! (idem pour ceux qui nous lisent 🙂 )
            Cordialement,

          5. Monsieur,
            Comment ? Le CMI dénigre l’architecte, pour lui que du négatif.
            Le CMI vend du rêve, un véritable commercial qui joue sur les tarifs…
            Avec lui, c’est clé en main, avec l’architecte, il faut s’occuper de tout !
            Si je peux vous donner un conseil, enfin ce que je ferai ?
            A plusieurs architectes, je montrai une sorte de groupement ou GIE avec des artisans. Ca permet de mutualiser le secrétariat, avoir un commercial, avoir des conducteurs de travaux, en allant plus loin vous acheter les ouvertures et faites poser par des poseurs indépendants, achat des coffres de volet à poser par le maçon au lieu que ce soit le menuisier, etc…. Et même le client qui le souhaite, qu’on lui fasse un contrat CMI en lui montrant tous les devis, choix des artisans.
            Les 2 configurations par l’architecte.
            Quel est votre avis ?

          6. Pourquoi, diable, faudrait-il que les clients des architectes “s’occupent de tout” ?! S’ils paient un architecte, c’est justement pour que lui, l’architecte, fasse le travail… 🙂 Mais vous avez raison, nous devrions mettre ça cette réalité en avant : on s’occupe de tout. D’ailleurs, on préfère, comme ça, les choses sont bien faites, pas besoin d’y revenir, et tout le monde gagner du temps.
            Le groupement avec d’autres confrères n’auraient que très peu d’incidence sur le prix. Les remises sur les matériaux ou matériels ne seraient guère supérieures aux remises des artisans, et l’essentiel du coût des travaux est de la main-d’oeuvre. C’est plutôt sur le choix de bons artisans, au meilleur rapport qualité/prix, qu’on fait gagner de l’argent à nos clients, la plupart du temps bien au-delà de notre rémunération. J’en ai fait souvent l’expérience (quand un client vient avec des devis, et que je renégocie tout, souvent avec d’autres artisans probablement meilleurs, pour un total inférieur, architecte compris).
            On ne fera pas de CCMI, sous quelle que forme que ce soit, car c’est négatif pour les clients, c’est piégeant. Pour qu’une opération de bâtiment se fassent au mieux, notamment au mieux pour le client, IL FAUT qu’il y ait une maîtrise d’oeuvre (architecte) INDEPENDANTE des artisans, justement. Il faut que celui qui décide, dirige et vérifie, soit indépendant des réalisateurs. Comme un médecin ne doit pas être “acheté” par des laboratoires pharmaceutiques, pour que ce soit un bon médecin, un médecin fiable. Je sais que c’est une notion à laquelle les gens ne sont pas sensibles, mais c’est un réalité, pourtant.
            Merci de discuter ainsi, c’est très intéressant, car nous sommes trop “dedans” le problème pour comprendre le point de vue initial du client, avant qu’il signe un contrat.

          7. Oui, je vous comprends.
            Alors, si vous ne faites pas de CMI, mettez en avant votre contrat surtout si vous garantissez un délais et tarif. Le CMI met en avant cela sur son contrat, vous, c’est également le cas…
            Un truc à mettre en avant aussi, vous prenez des articles sur internet, facebook, extraits d’émission de J Courbet, tous les problèmes de constructions, malfaçon, abandon, c’est soit un CMI qui dépose le bilan, fait du chantage à la clé, promoteur peu scrupuleux sur du collectif.
            Jamais un architecte mêlé à ce genre d’histoire.
            C’est de la communication pure et simple en fait. Et ça fera mouche auprès du client, le CMI y arrive bien en dénigrant sur de l’infondé !!!
            Je crois qu’en fait, il faut réagir contraire au CMI. Le CMI dit au client, signez, je peux vous faire 3% car on a une enveloppe qui s’arrête fin de semaine, coût des matériaux, etc…
            Vous, à contrario, il faut dire au client, je ne vous forcerai pas à signer quoi que ce soit, vous avez le choix entre CMI et architecte, etc… Contrairement au CMI, je ne vous relancerai pas et vous laisse réfléchir dans ce beau projet d’une vie.

          8. Merci du message, c’est intéressant.
            Il y a aussi des architectes incompétents, ça arrive dans toutes les professions – même si être architecte impose que l’on soit reconnu compétent, en général par un diplôme, parfois (très rare) sans diplôme mais avec une compétence reconnue, enquête de l’Ordre des architectes, etc. (ceux que j’ai connus étaient de très bons architectes, justement, car ils avaient dû faire leur preuve, du coup ! et la Commission pour accepter un architecte sans diplôme est très exigeante).
            Mais l’énorme avantage dans ce cas, c’est l’Ordre des architectes : il y a une Chambre de Discipline dans chaque région, et l’architecte incompétent ou tricheur peut être radié du Tableau de l’Ordre (comme les autres professions libérales : médecins, avocats, etc.). Il ne pourra plus exercer en tant qu’architecte. C’est donc une garantie pour le client – alors que quiconque peut se prétendre CMI, il n’y a pas d’Ordre, pas de diplôme, votre voisin, vous même, pouvez dire demain : “Dorénavant, je suis constructeur !”. C’est très dangereux pour les clients…
            Ensuite, et c’est peut-être le point le plus fort des architectes, on peut TOUJOURS mettre en cause son architecte, quelle qu’en soit la raison, quel que soit le problème – ce qui n’est pas le cas d’un CMI, par exemple. Et l’architecte étant TOUJOURS BIEN ASSURE (c’est contrôlé chaque année par l’Ordre), le client NE RISQUE RIEN juridiquement. Le client d’un architecte a toujours un recours, soit envers l’artisan, soit envers l’architecte. Par exemple, si l’artisan est mal assuré, eh bien ça veut dire que l’architecte a mal fait son travail de contrôle de l’assurance, donc qu’il est en faute, et donc que ce sera son assurance qui prendre en charge le défaut. C’est imparable. Et il est même arrivé (une fois, à ma connaissance), que l’Ordre s’était trompé et n’avait pas ou mal vérifié l’assurance de l’architecte. Eh bien, c’est l’Ordre des Architectes qui a dédommagé le client du sinistre, tout simplement. C’est vraiment 100% imparable.
            Je crois que c’est unique dans le “bâtiment”…
            C’est d’ailleurs pour ça que j’avais suggéré à l’Ordre des architectes de demander de modifier la loi pour dispenser de Dommage-ouvrage les clients des architectes, puisqu’ils seront toujours garantis. Bon, pour le moment il ne s’est rien passé 🙂

          9. Bonjour,
            “Ah là là, dommage que vous n’ayez pas un architecte, ce serait vite réglé” : si seulement votre dernière phrase pouvait être une vérité…
            Ah là là si tous les architectes pouvaient être aussi droits, honnêtes, scrupuleux et avenants… Malheureusement, on a beau avoir pris un architecte en mission complète avec plus de 30 ans d’expérience, malfaçons bâclage et non respect des DTU ont été les maitres mots de notre chantier!
            A dégouter de faire construire… Ces parasites entâchent malheureusement toute la profession!
            Bravo pour votre site et courage aux maitres d’ouvrage…

          10. Bonjour, ce que vous dites est tout-à-fait vrai, hélas. Il y a de tout chez les architectes, comme il y a de tout chez… tout le monde. Mais ce n’est pas une excuse, on est bien d’accord.
            Je pense que chez les architectes, “ça se voit” plus facilement que chez d’autres professionnels : difficile d’incriminer un médecin si l’on ne guérit pas (et de toute façon nous sommes tous mortels…); difficile de reprocher à un avocat d’avoir perdu un procès (de toute façon, il y en a toujours 1 des 2 qui perd, dans un procès…), etc. Tandis que chez un architecte, l’incompétence professionnelle apparaît plus vite.
            Peut-être aussi que les architectes en général sont plus sensibilisés à concevoir de l’architecture ? Pas tous, heureusement, il y en a beaucoup qui ont une compétence réelle pour mener à bien une opération.
            C’est un peu ce que nous cherchons à faire ici, chez les Architectes d’Aujourd’hui, tout en ayant bien conscience qu’il serait prétentieux et irréaliste de dire que nous serions tous meilleurs que les autres – c’est pour cela que je dis “un peu” 🙂 .
            Bien cordialement,

  37. Bonjour M. Espagno
    Interrogation sur l’attitude d’un sous traitant CMI, en l’occurrence le plombier.
    Nous nous sommes rendu compte après la réception de notre maison, que le plombier avait tiré l’ensemble du réseau eau (y compris les robinets de puisage extérieur) en transitant par l’adoucisseur!!
    De plus il n’a pas installé de BY PASS permettant de dériver l’eau avant adoucisseur(afin éventuellement lors d’un tirage d’eau extérieur important nous permettre de passer hors adoucisseur).
    Nous l’avons contacté, il nous répond que le CMI ne lui allouant aucune “rallonge financière” il n’a donc pas exécuté ces taches et refuse de faire des modifications.
    Il semble pourtant logique que des robinets de puisage extérieur ne passe pas par un adoucisseur (dont la vanne arrêt/réglage…) ne doit pas servir de by pass mais uniquement de réglage précis ou arrêt, et qu’un bypass (ou double circuit) aurait du être très logiquement installé (un DTU régit il cela?).
    De plus l’ensemble des tuyauteries(EC/EF + chauffage au départ de la PAC..) et allant vers les collecteurs/nourrices, transite par le vide sanitaire à même le sol! Cela est ‘il gênant?
    Pouvez vous svp nous conseiller sur l’attitude à adopter envers notre CMI et ce sous traitant ?
    Par avance nous vous remercions.
    Bien cordialement M. Espagno.
    Denis

    1. Bonsoir,
      les travaux qui sont dus ne sont que ceux qui sont décrits dans la “commande” (ici le ccmi) sous réserve qu’ils soient complets (par exemple, on n’a pas besoin de préciser qu’il faut des joints quand on monte des briques : ça va de soi) et qu’ils soient préconisés par les règles de l’art. Je ne crois pas qu’un by-pass soit indispensable pour pouvoir éviter un adoucisseur dans un réseau d’eau, même s’il semble logique de l’y prévoir.
      Quant aux canalisations posées par terre, à même le sol, je trouve ça très curieux ! En tout cas, elles doivent être accrochées en sous-face du plancher sur le vide sanitaire, surement pas posées ainsi par terre.
      Cordialement,

  38. Bonjour,
    Je vous lis avec beaucoup d’attention et vous remercie de prendre le temps de répondre aux différentes problématiques et interrogations que peut poser la construction d’une habitation.
    Je vais essayer de faire court, mais le dossier est plutôt délicat et je vous demanderai juste votre point de vu sur la suite à donner.
    J’ai fait construire une maison de plein pied en 2013/2014 en zone de sismicité 3.
    Mon permis de construire a été déposé en décembre 2012. La construction s’est faite suivant les règles simplifiées PSMI. L’Eurocode 8 étant obligatoire qu’après le 1/01/2014.
    Pour cela, j’ai employé divers corps de métier. Je n’ai donc pas de contrat CCMI (dans mon cas cela ne change pas grand chose).
    L’entreprise de maçonnerie a donc construit la maison suivant les règles en vigueurs à l’époque. Pas d’étude de sol, fondations conformes (dimensions, profondeur, …) un plan de ferraillage adéquat à ce qui devait être normalement prévu dans ce type d’ouvrage (diamètres et nombres d’aciers, emplacement,….).
    Chose importante pour la suite, la maison est construite sur terre plein solidaire des murs de soubassement.
    Le gros problème, et c’est bien là le but de ce courrier, est que le maçon a substitué le treillis soudé ST25C du dallage, par un béton additionné de fibre métalliques. La fibre utilisée est sous avis technique (Dramix 3D).

    Depuis plusieurs années maintenant, des fissures se sont formées sur le dallage. Elles sont parfaitement visibles dans le garage (le dallage est brut) et dans une salle de bain (non finie pour raison expertises), à l’emplacement de la douche italienne.
    Pour le reste du dallage de la maison, on ne peut pas observer de fissures puisque j’ai un plancher chauffant (isolant + chape liquide + carrelage). Comme ce plancher est désolidarisé du dallage, des murs périphériques et cloisons, je n’ai pas de désordre sur le carrelage.
    Ces fissures, qui sont traversantes (12 cm de dallage), se prolongent jusqu’aux pieds des murs, et pour certaines, remontent verticalement pour atteindre le chainage horizontal.
    Le phénomène est visible de l’extérieur au niveau de l’enduit. Le dallage est légèrement soulevé de 7mm dans le garage à l’intersection de deux fissures.

    J’ai donc contacté à plusieurs reprises l’assurance décennale de l’entreprise, qui a missionné évidemment plusieurs expertises.
    A cette occasion, j’ai fait remarqué à l’expert, que le dallage n’était pas conforme aux règles de l’art (DTU) et que l’avis technique de la fibre utilisée imposait dans le cas d’un dallage solidaire, la mise en place du ferraillage conformément au DTU 13.3 parie 3.
    L’expert m’a tout simplement répondu ;
    que le manque de ferraillage dans le dallage ne posait aucun souci structurel et que les DTU ne sont obligatoires que dans les marchés publics. De plus, comme je n’avais rien signé obligeant l’application stricte de ces documents, la décennale ne s’applique donc pas. Les fissures du dallage sont liées au retrait du béton et non à un tassement différentiel entre le dallage et les fondations. Les fissures de l’enduit extérieur ne sont qu’esthétiques et il n’y a pas d’infiltration.

    Ayant quand même un gros doute sur la réponse de l’expert (expert d’assurance) et par la suite, du courrier de l’assurance. J’ai donc manifesté mon désaccord et demandé une expertise pour non conformité aux règles de construction parasismique.
    Suite à cette ultime expertise, un courrier de l’assurance m’informe que le béton fibré ne contrevenait pas aux règles de construction parasismique et que les fondations étaient aptes à supporter un séisme (je n’ai jamais mis en cause les fondations).
    Comment peuvent-ils en arriver à une conclusion si objective, sans étude de sol avec quelques photos du chantier, un plan de la maison et sans investigations techniques complémentaires. Bref, sans aucun paramètre précis.
    J’ai donc appelé l’expert, qui m’a répondu qu’une modélisation avait été faite par leur bureau d‘étude. La maison serait apte à supporter un séisme. Le dallage n’est certe pas conforme aux règles de l’art, mais il ne servait à rien dans ce type de conception.

    Je me suis donc un peu intéressé sur ces règles de construction au travers de documents techniques (PS92, EC8,…) et aussi sur les différents arrêtés ministériels qui régissent ce type d’ouvrage.
    Il en ressort pour ma part, et vous pourrez peut être me le confirmer, que dans toutes constructions parasismiques, les règles de l’art s’imposent. Quand on emploi un procédé non traditionnel en l’occurrence un béton fibré, on s’informe sur les préconisations de l’avis technique. De plus, cet avis technique n’autorise à aucun moment, l’emploi en zone sismique et pour cause, la fibre n’est pas structurelle, surtout à 10kg/m3. Egalement, l’arrêté du 22/10/2012 dans son article 4, rappel que les procédés constructifs non visés par l’EC8 font l’objet d’avis ou d’agréments techniques.

    Il me semble aussi, que toutes constructions parasismiques est constituées d’éléments de contreventement. Verticaux par certains murs, et horizontaux (diaphragmes) par les planchers et la charpente si celle–ci en possède les éléments.
    Dans ce but, ils doivent être solidaires et donc reliés à la structure, afin d’assurer le monolithisme de la construction.
    Pourriez vous me préciser, dans le cas d’une maison de plein pied, quel élément aurait pour rôle la fonction diaphragme? Si ce n’est le dallage.
    Mon dallage faisant partie intégrante de la construction, celui-ci ne devrait-il pas être armé dans les deux directions comme tout élément sismique primaire ?
    Je suis désolé d’avoir était un peu long et peut-être parfois imprécis, mais mon problème est particulièrement délicats et parfois sans aucune cohérence des experts.
    Quels seraient vos conseils sur ce désordre qui ne remet pas en cause, aux dires des experts, la solidité de ma maison ?

    Cordialement

    1. Bonsoir, je vous donne donc mon point de vue, même si cette vue est forcément très partielle, puisque je ne connais du dossier que votre mél, et non pas les plans et l’ouvrage réalisé.
      – Vous avez contracté avec plusieurs entreprises, mais si j’ai bien compris sans architecte (maîtrise d’oeuvre des travaux). A moins d’avoir une solide connaissance et expérience de la construction, c’est évidemment très risqué, et vous devez assumer de fait cette maîtrise d’oeuvre.
      – Absence d’étude de sol. Une étude de sol est toujours indispensable, sauf cas très particulier (par exemple, connaissance d’un sous-sol de très bonne qualité par qui veut faire une extension légère, en bois par exemple). En zone sismique 3, c’est “encore plus” indispensable. Vous mentionnez que les fondations “sont conformes”, mais en l’absence d’étude de sol, à quoi peuvent-elles être conforme ?
      – Construction en zone sismique 3 : une étude structure (béton armé) est indispensable. Moi-même, bien que j’ai maintenant une bonne connaissance en structure de maçonnerie après 5 ans d’études et 40 ans de pratique, je ne me risquerais pas à concevoir une telle structure en zone sismique. Qui était chargé de cette étude, dans les contrats avec les entreprises ? Le maçon, probablement ?
      – Si j’ai bien compris, le plancher bas est un dallage béton solidaire des murs. Dans ce cas, il doit être “porteur”, c’est à dire n’avoir pas à s’appuyer sur la terre en dessous (même s’il a été coulé dessus, la terre + lit de sable ne servant que de coffrage). Un dallage porté ne peut pas avoir 12 cm d’épaisseur, c’est beaucoup trop fin. Il faudrait au minimum 20 cm, peut-être plus suivant les distances entre murs. En fait, si j’ai bien compris, le maçon a dû réaliser une dallage sur hérisson, non porteur, mais solidaire des murs : le centre du dallage s’est affaissé et les bords, solidaires des murs, ne se sont pas affaissés = fissures inévitables.
      – Les “règles de l’art” s’imposent tout le temps, zones sismiques ou pas. Il est toujours inacceptable, juridiquement parlant, de “mal travailler” pour un professionnel qui fait payer sa prestation. Par contre, les DTU ne s’imposent pas forcément en marchés privés, s’ils ne sont pas expressément rendus contractuels (tous les architectes les rendent contractuels, bien sûr, sinon leur responsabilité serait engagée). Ceci dit, il n’y a pas vraiment de définition juridique de ce que sont “les règles de l’art”…
      – En effet, les réponses de l’expert de l’assurance me semblent assez.. comment dire ? “légères” !
      – Mon conseil : je présume que vous n’êtes pas un professionnel de la construction. Il vaut mieux, dans votre cas. Je vous engage :
      – à bien vous cantonner à votre rôle de client néophyte qui constate un sinistre. Ne discutez pas technique ! Surtout par écrit. Sinon, il sera facile à l’assurance de mettre en évidence votre rôle de maître d’oeuvre dans l’opération, et donc de vous faire supporter la responsabilité du sinistre, comme le serait un architecte qui aurait suivi les travaux. Vous êtes “un client”, sans plus, qui constate des fissures, et qui demande réparation, sans savoir lesquelles. Si vous contestez les réparations préconisées (eh oui, en effet, les experts sont bien les experts des assurances, par des clients), appuyez-vous sur des avis de tiers: “Untel, ingénieur structure, m’a dit que …”.
      – Le caractère “évolutif” des fissures est très important à mettre en évidence. Demandez la pose de témoins sur ces fissures, pour le constater (sur les conseils d’un ami architecte… 🙂 ).
      – Le responsable est probablement le maçon. Juridiquement, vous vous êtes adressé à lui, vous lui avez fait confiance, vous avez suivi tout ce qu’il a dit, et voilà le résultat. Maintenant vous demandez réparation. N’oubliez pas que, de toute façon, les réparations sont, elles aussi, soumises à garantie décennale.
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        Je vous remercie de m’avoir répondu à mon problème, et je prends note de toutes vos remarques et recommandations.

        Comme vous le précisez, l’artisan a un devoir de résultat dans l’exécution de son travail, mais aussi de la durée de l’ouvrage dans le temps.
        De ce que je peux déduire de cette expérience, cela dépend de l’avis de l’expert et surtout où celui-ci, place le curseur pour définir la qualité de réalisation du travail ainsi que du caractère des dommages engendrés.
        Maintenant, je suis parfaitement conscient de ne pas être son client.
        J’essaie juste de comprendre l’origine du problème, ce qui est légitime, mais j’ai quand même du mal à avoir des réponses objectives et argumentées (je parle des experts).
        Comme vous l’avez compris, je suis néophyte en la matière et je ne me risquerai pas à expliquer aux différents intervenants ce qui aurait dû être fait.

        Malheureusement, j’ai fait confiance à une personne que l’on m’avait recommandé. Le maçon connaissait le terrain et le sous sol, donc de ce fait, il ne m’a pas demandé d’étude de sol. D’ailleurs, je n’ai même pas le souvenir que l’on ait abordé le sujet.
        Je précise, que la commune que j’habite se situe prés du bord de mer en Charente Maritime. Le terrain est sableux sur environ 0,80m à 1,00m. Après, on atteint une couche dure, du calcaire. Les fondations de la maison sont posées sur cette couche.
        D’ailleurs, toutes les constructions avoisinantes sont faites sur le même schéma.
        Terre plein ou vide sanitaire en fonction des contraintes ou par choix de l’acquéreur.

        Pour en revenir à la mise en œuvre de mon dallage, il est effectivement en appui sur les murs de soubassement mais aussi sur un terre plein compacté à l’aide d’une plaque vibrante. Ce terre plein est composé de calcaire concassé pour finir par du sable. Il est ensuite posé un film polyane puis un isolant polystyrène 6 cm (incompressible). L’épaisseur du béton est bien de 12 cm. Il manque juste le treillis soudé, la partie structurelle.

        De ce que j’ai pu lire au travers de différents articles ou documents, il en ressort que la mise en œuvre de cette technique doit être particulièrement soignée pour justement supporter les tassements différentiels entre les fondations, qui reprennent le poids des murs et la toiture, et le dallage qui repose sur une couche dure dans mon cas. Cette problématique est bien expliquée et illustrée dans votre article « vide sanitaire ou terre plein ».

        Dans le cas d’un dallage reposant sur les murs de soubassement, il reprend à son compte une partie de ses charges. Mais que se passe t-il quand celui-ci n’est pas armé ou insuffisamment armé ??? Je pense, et ce n’est qu’une hypothèse, qu’il ne peut pas supporter les charges qui lui sont appliquées. C’est certainement pour cette raison qu’il se soulève légèrement dans le garage. En fait, il casse et se fissure. Le garage fait 6m x 6m.
        Maintenant, est que ce dommage est préoccupant ? et surtout dans mon cas, lors d’un séisme ?

        Cordialement.

        1. Bonjour, merci du message,
          – L’expert de l’assurance conseille l’assurance. Puis celle-ci vous propose des solutions. Vous pouvez heureusement contester, et au moins discuter de ces solutions. L’assurance n’a pas un pouvoir devant lequel tous devraient se plier.
          – Je vous engageais à ne pas mettre en évidence que les choix techniques de l’ouvrage seraient de votre décision, ce qui vous responsabiliserait en tant que maître d’oeuvre. Juridiquement, il vaut mieux apparaître comme ayant laissé la technique au maçon. Mais, en effet, maintenant qu’il y a un sinistre, vous avez bien le droit de vous intéresser à la technique. Ma remarque était surtout une question d’attitude à avoir pour qu’on ne puisse pas vous dire que ce seraient vos propres décisions qui seraient à l’origine du problème.
          – L’étude de sol est quasiment toujours indispensable, même quand on connaît le terrain. J’ai parfois rencontré un terrain totalement différent d’un bout à l’autre d’un bâtiment ! Ce sont d’ailleurs les terrains les plus dangereux, car mieux vaut un terrain “pas très bon” mais uniforme (donc tassement uniforme) qu’un terrain hétérogène, où les tassements seront différentiels : fissures assurées ! – sans jeu de mots…
          – Vos fondations reposent sur la couche calcaire stable, à environ 1 m de profondeur. Elles ne se tasseront quasiment pas. Mais le dallage repose en surface (juste l’épaisseur du hérisson), là où le sol n’est pas stable (sableux). La périphérie du dallage repose sur les murs, elle est “bloquée”, elle ne se tassera pas. Le milieu du dallage repose en surface, il va se tasser (même si ce n’est que de quelques millimètres). Donc, entre les bords et le milieu, il va y avoir FORCEMENT des fissures. C’est imparable.
          Il aurait fallu : soit un plancher porté, par exemple un plancher hourdis, ou bien une dalle en béton, MAIS PORTEUSE. C’est à dire au moins 20 cm d’épaisseur, probablement plus (suivant les portées, les écarts de murs), qu’on peut couler sur une couche de sable et polyane, mais cette couche de sable ne servant que de coffrage. Ensuite, la dalle ne reposera plus sur le sol. Bien entendu, cette dalle doit être fortement armée (pas que d’un treillis soudé, évidemment, mais par un calcul de structure béton armé). Ou bien, faire un simple dallage, désolidarisé des murs, à condition que le sol en surface ne se tassera que très peu. Mais en zone sismique, le plancher doit rigidifier horizontalement la structure, donc il ne faut pas de “dallage sur hérisson”, mais un “plancher porté”.
          Ce qui a été fait est un dallage sur hérisson, non porteur, mais bloqué en périphérie : ERREUR ! Il est évident qu’une fine dalle de 12 cm d’épaisseur, même si elle était correctement armée, ne pourra JAMAIS porter une habitation sur une largeur de 4 m ou plus (je ne connais pas le projet).
          Donc vous avez un plancher qui se tasse et se fissure, et qui, en outre, ne remplit pas son rôle de raidisseur en cas de séisme (12 cm, c’est trop peu, ça ne peut pas être rigide). Il y a en effet parfois des petits séisme dans votre région, je pense notamment à l’île d’Oléron. Il serait judicieux de demander – par écrit – son avis à l’assurance et d’obtenir une réponse ECRITE de sa part.
          Ce genre de sinistre est préoccupant quand il est évolutif. Pour le savoir, il faut poser des témoins et laisser passer plusieurs mois, voire une année complète (été – hiver). Même si pour le moment, les fissures n’apparaissent qu’au garage, elles sont aussi présentes dans la dalle sous le carrelage. Tant que ça ne bouge pas trop, elles n’affecteront pas le carrelage (car il y a un isolant entre les deux), mais si ça devait évoluer, ça pourrait se transmettre au carrelage.
          Cordialement,

  39. Bonjour Monsieur,
    Je lis souvent vos échanges qui sont très intéressants.
    Nous faisons construire une maison par CMI et on n’a que des soucis, on est sans arrêt obligé de faire reprendre plein de choses.
    La dernière en date, on a demandé un plancher chauffant d’une marque REHAU, ils nous ont installé une autre marque et ont coulé la chappe ciment au lieu d’anhydrite fibrée car nous hésitons avec le carrelage ou béton ciré et pour le béton ciré c’est obligatoirement une dalle anhydrite fibrée.
    Le CMI ne veut rien savoir car on a demandé par mail et il joue sur le fait qu’on n’a pas fait d’avenant au contrat et que c’est indiqué plancher REHAU ou similaire, chape liquide (sans détail !).
    On doit aménager en mars absolument, on ne peut plus payer le loyer de notre appartement, on a 3 mois de retard déjà.
    Quels sont nos recours auprès du CMI à part partir en procès pour casser ?
    Merci pour votre écoute et conseils.

    1. Bonjour, merci du message.
      La chape anhydrite est fortement recommandée en plancher chauffant, car vous aurez une meilleure performance thermique que la simple chape ciment. En outre, en cas de béton ciré, elle est bien meilleure, car elle ne fissure guère. Mais elle est plus chère et très très longue à sécher (parfois plusieurs mois).
      Le mot “ou similaire” qui permet de ne pas tenir compte des marques mentionnées dans la petite “notice” descriptive devrait être banni ! C’est un piège très fréquent qui permet au professionnel de promettre verbalement tout ce que vous voulez, puis de réaliser en fait ce qui lui coûtera le moins cher. D’autant plus que, juridiquement, “similaire” ne veut pas dire “qui a des performances équivalentes” mais seulement “qui y ressemble”. Et si l’on ne se fie qu’à l’aspect, une chape ciment ressemble beaucoup à une chape anhydrite…
      Dans le cas d’un ccmi, contrat toujours très favorable au CMI (et rédigé par lui, qui est juge et partie), vous n’avez pas vraiment de recours quand il est écrit “ou similaire”. Je ne vous conseille pas de lancer une procédure judiciaire, dans ce cas vous perdriez probablement.
      Il ne vous reste que : ne plus lâcher le CMI, suivre le chantier du plus près possible, et surtout de ne plus rien payer qui soit et bien fait.
      Bien cordialement,

      1. Merci.
        Du fait de cette dalle, je ne peux faire un sol en béton ciré, ça change tout !
        D’autre part, j’ai vu qu’il fallait mettre en chauffe le plancher chauffant pour que la dalle se dilate avant la pose du carrelage. C’est dans la DTU. Le CMI ne l’a pas fait faire, part en vacances, le chauffagiste également et ils viennent poser le carrelage début janvier. Le carreleur m’a informé que ça doit être fait dans les 8 jours après coulage, ça fait plus de 2 semaines déjà. Sinon il ne souhaite pas poser le carrelage.
        Quels sont mes recours ?
        Le carreleur va faire un document dans lequel il demande que la chappe soit mise en chauffe et demande un écrit du CMI pour éviter les recours en cas de fissure, surtout que ce ne soit pas lui qui en ait la charge.
        Si le carreleur ne vient pas en janvier, ce sera pour mars/avril. On ne peut pas tenir jusque là.
        Merci pour votre aide.

        1. Bonsoir,
          Il faut mettre en chauffe la dalle, en effet, avant la pose du carrelage. Comme ça, les petites fissures (pas graves, juste esthétiques – tout ce qui est “ciment” est cassant, sans souplesse) pourront apparaître et seront cachées par le carrelage.
          Par contre, je vois mon carreleur attendre que la chape soit à peu près sèche avant de la mettre en chauffe, soit au moins 2 à 3 semaines minimum (parfois plus, et pour une chape anhydrite encore bien plus). Cette mise en chauffe doit être progressive, sans choc thermique, pour qu’il y ait le moins de micro-fissures possibles. Et il colle le carrelage sur une chape refroidie, en ayant arrêté le chauffage quelque temps avant. Donc il me paraît normal d’attendre que la chape soit sèche pour la mettre en chauffe (je n’ai jamais eu le moindre problème technique avec ce carreleur, encore moins de sinistre), puis de la faire refroidir quelques jours avant de coller le carrelage.
          Donc, a priori, tout cela me paraît être normal.
          Cordialement,

          1. Bonsoir,
            Le CMI n’a pas l’air de vouloir la mettre en chauffe avant la pose du carrelage, c’est pourtant la norme DTU.
            Que faire pour qu’il le fasse ?

          2. Si, il DOIT faire cette mise en chauffe !
            Je vous engage à écrire dès demain une lettre r.a.r. où vous lui rappelez le DTU et que, s’il ne le faisait pas, vous NE PAYEREZ SUREMENT PAS : c’est l’argument-choc, dans le “bâtiment”. Et vous l’assignerez aussitôt, exigeant de TOUT CASSER et réclamant un dédommagement TRES LOURD à cause de tous les frais que ça occasionnera (procédure, pénalités, loyers, etc.) Montrez que vous êtes très en colère, sans énervement mais avec un détermination sans faille.
            J’ai souvent été très content d’avoir envoyé des lettres r.a.r, car quand elles servent, on s’en félicite.
            Bien cordialement,

          3. Bonsoir,
            Merci pour les conseils.
            Mais ceux qui ne suivent pas leur chantier ou n’y connaissent rien ou qui n’ont pas accès à leur maison comme beaucoup de CMI, comment ils font ?
            Le CMI va nous dire qu’on va perdre 3 ou 4 mois et lui sera encore dans les délais de 2 ans de livraison de la maison pour qu’on cède…
            CMI, plus jamais !

          4. Bonjour, faire construire est une (belle) aventure. Soit on connaît parfaitement le terrain, les embûches à éviter, les parades à tout aléa – c’est à dire : on est un pro avec de l’expérience – , soit on prend un guide pour que tout se passe bien, aux niveaux technique, règlementaire, financier, etc. C’est ce que disent les architectes, mais pas beaucoup de monde ne les entend. La plupart des gens disent : “Mais non, moi je ne risque RIEN, puisque je connais le (maçon, CMI, etc.) et que j’ai CONFIANCE”.
            Et les problèmes arrivent, évidemment. Parfois ils sont graves. Le guide INDEPENDANT (donc fiable, pas “juge et partie”) est indispensable. Mais c’est trop tard, tout est signé, on ne peut pas remonter le temps…
            2 ans de chantier, c’est énorme, même pour un immeuble (par exemple, j’ai fait un immeuble de 27 logements + 10 maisons + 800 m² de bureaux en moins d’1 an). Mais c’est signé.
            La phrase “CMI, plus jamais !” on l’entend ici de temps en temps… hélas pour ceux qui en ont été les victimes.
            Bien cordialement,

  40. Bonjour
    Notre conducteur de travaux nous indique que notre vide sanitaire sera en permanence humide, voire avec un peu d’eau et pour lui c’est très bien car nous avons un sol argileux. Pour lui, garder une hygrométrie constante (très humide) est obligatoire pour éviter la rétractation de l’argile et donc les fissures. Il ne prévoit donc pas de drain, mais prévoit un trop plein à 40 cm sous la dalle plancher, ainsi qu’une arase étanche entre les parpaings du vide sanitaire et la dalle béton coulée sur des hourdis plastique entre des poutre de béton armé.
    Est ce sur que l’humidité ne remontra pas dans la maison de cette façon ? Y a t-il des risques sanitaire ?
    Il nous conseil également de mettre l’accès au vide sanitaire dans le garage, mais l’humidité ne remontera elle pas dans le garage avec une simple plaque en taule pour fermer l’accès?
    Merci pour vos conseils

    1. Bonsoir,
      de l’humidité dans un vide sanitaire n’a pas vraiment d’importance, techniquement parlant. Je n’aime pas trop ça, mais pour des raisons sanitaires (moustiques,…). Dire que des fissures dans un sol argileux pourraient survenir est un peu fantaisiste, à mon avis : s’il y avait une grande sécheresse, il n’y aurait pas de microclimat sous la maison (vous n’allez pas l’arroser). Et de toute façon, si le terrain sous la maison devait rester humide et très sec autour, ce ne serait pas homogène du tout. Mais tout cela est sans conséquence, ce n’est pas ça qui changera quelque chose. Placez un drain en contrebas du sol du vide sanitaire, ça devrait éviter que de l’eau s’accumule, c’est une bonne idée.
      Si l’arase sanitaire sous le plancher hourdis (lui-même étant étanche) est bien faite, vous ne risquez rien. Et un accès par le garage ne changera rien non plus a priori : si le mur de soubassement devait être un peu humide (vous ne le sentiriez pas vraiment), là aussi ce serait sans conséquence.
      Cordialement,

  41. Bonsoir Monsieur,
    Nous allons construire sur Perpignan. Dans des commentaires précédents, vous indiquez être architecte sur Toulouse, intervenez vous sur Perpignan ?
    1/ Ma dommage ouvrage me demande de faire un contrôle technique par un organisme type Dekra ou Apave. Pour contrôler la solidité de la maison avant tout coulage par exemple. Afin de certifier la bonne mise en place des aciers, respect de l’étude béton, etc. Ce contrôle ne fait-il pas double emploi avec le contrôle de l’architecte ? Après, tous les architectes font-ils un contrôle avant les coulages ?
    2/ Nous souhaitons faire une maison sur 3 niveaux et le 3ème niveau doit être un attique dans le PLU. On doit laisser un retrait de 4m par rapport à l’étage du dessous avec un minimum de 1m par côté. Le 2ème niveau est composé de chambres avec des terrasses devant. Les terrasses du 3ème niveau (tour de l’attique) recouvrent les terrasses du 2ème niveau pour que ce soit à l’abris. Le retrait se calcule t-il en bout de terrasse du 2ème niveau ou de la fenêtre de la chambre ? C’est ambiguë dans le PLU et l’urbanisme ne répond pas.
    Merci pour votre aide.
    Bien cdt.

    1. Bonjour,
      – ne cherchez plus 🙂 à Perpignan, vous avez l’équipe CASA Architectes d’Aujourd’hui (Thomas et Marie-Anne Casel, à Thuir). Ils sauront surement amener votre projet à la réussite : https://www.casa-architectes.fr/ tél. 04 68 62 01 53
      – votre assureur D-O vous demande de missionner une Bureau de Contrôle (à ne pas confondre avec un simple Bureau d’Etudes). Ils ne le font que pour des grands projets, ou très complexes (par exemple en zone sismique), ou recevant du public, etc. Vous êtes peut-être dans l’un de ces cas.
      Les formations des Architectes d’Aujourd’hui leur demandent de viser les fondations AVANT coulage (profondeur, armatures, mise en place, etc.) ainsi que les planchers béton (toujours AVANT coulage, bien entendu, après on ne voit plus rien). Par contre, on ne peut pas viser tous les coulages du moindre linteau, ça c’est la mission du chef de chantier.
      – pour vous répondre sur les implantations des terrasses, il faudrait que je lise le PLU. En général, l’implantation des terrasses compte au même titre que celle des parties closes, car elles constituent des planchers accessibles, même si elles ne constituent pas de la surface de plancher.
      Cordialement,

      1. Bonsoir Monsieur,
        Nous ne sommes ni en zone sismique, le projet fait 300m².
        En fait, à partir d’un certain montant et c’est valable pour la MMA, AXA, la MAF…, pour souscrire une DO, il faut faire une étude G2PRO au lieu de G2AVP et prendre un bureau de contrôle. Le bureau de contrôle va certifier quoi de plus qu’un architecte concernant les planchers ? Ca a un coût non négligeable.
        Dans le PLU, j’ai lu profondément, il y a des croquis explicites mais aucun croquis dans lequel il y a une terrasse en dessous. Ca fait en fait une maison comme 2 marches d’escalier. Pour moi, ce serait logique que le calcul se fasse de la terrasse en dessous mais on peut se tromper.

        1. Bonsoir, pour vous dire le fond de ma pensée, quand il y a un architecte qui vérifie toutes les attestations d’assurance de tous les artisans, et qui peut gérer les éventuelles déclarations de sinistre, la dommage-ouvrage ne sert à rien, puisque tout le monde est bien assuré en décennale.
          Et imposer un Bureau de Contrôle suivant la taille de la maison n’a pas de sens non plus : un bâtiment peut être petit est très complexe, et il peut être très grand et très simple. Si les assurances veulent avoir moins de sinistres, elles feraient mieux de demander la maîtrise d’oeuvre d’un architecte, ce serait plus efficace, car l’architecte va au-delà de la technique, il connaît les bons artisans, il rédige des “marchés de travaux” (contrats avec les artisans) protecteurs pour le client et juridiquement valables, etc.
          Quand aux règles d’urbanisme, votre architecte vous expliquera tout ça très bien, puisqu’il aura accès au dossier et au PLU de Perpignan.
          Bien cordialement,

          1. Merci.
            Les entreprises que je souhaite prendre, je les connais, elles sont structurées, assurées.
            La DO permet en cas de sinistre que ce soit traité dans les 90 jours car ils font les avances sur les décennales. J’hésite pour la DO…
            En cas de sinistre, ça peut-être très long quand on n’a pas de DO, c’est ma crainte.
            Après, les banques demandent les DO quand on a recours à un prêt.
            Je vais réfléchir car DO + contrôle, c’est plus de 15000 euros…
            Contrôle, j’ai l’impression que ça fait double emploi, après les DO sont un peu maître du jeu !

          2. Bonjour Monsieur,
            Quand on ne prend pas de DO, quelle est le risque en fait ?
            Si on a un sinistre par exemple sur du carrelage mettant en cause plusieurs entreprises (maçon/carreleur), n’est-ce pas plus long et plus compliqué pour la prise en charge, indemnisation ?
            Toutes les DO que j’ai sollicité ne prenne pas les clients qui font des maison en structure bois, le saviez vous ? Trop de soucis, trop de sinistres…
            Cordialement.

          3. Bonjour, la D-O n’aurait d’utilité, à mon avis, que s’il y avait un contentieux lors d’un sinistre, les experts des assurances n’étant pas d’accord sur le sinistre et sa réparation, donc sur le partage des responsabilités. En 40 ans de métier, je n’ai jamais connu un tel cas (chez moi ou chez des confrères), les assurances voulant toujours réparer au plus vite pour “sortir” de l’affaire : ce sont les frais de gestion qui leur coûtent souvent le plus cher. Une D-O se comprend sur les très gros projets, où des sommes énormes peuvent être en jeu, mais sur des chantiers de la taille du maison, même de 300 m², est-ce que le risque d’un désaccord des assurances mérite un tel coût ?
            J’ai fait pas mal de maisons bois, je n’ai jamais eu de problèmes de structure, a fortiori de sinistre.
            Cordialement,

  42. Bonjour Monsieur,
    Nous allons faire construire sur la région Bordelaise.
    Dans le PLU et cartographie du PLU, il y a des marges de recul définie par des pointillés, d’autres parcelles où il y en a pas donc il faut construire en limite de propriété sur la rue à hauteur minimale de 50% du linéaire. C’est très avantageux car ça dégage davantage de terrain de l’autre côté.
    Nous avons fait démolir une maison des années 30 qui était sur ce terrain et avons peur que l’urbanisme modifie cette marge de recul car c’est une exception pour notre terrain dans la zone…
    Sauf erreur de ma part, l’urbanisme peut le modifier et cela changerait notre projet.
    Est-ce que ça peut être modifié à leur initiative comme ça ou il faut faire des démarches, affichage et donc le temps sera pour nous ?
    C’est notre crainte !
    Sur internet, ils parlent de modification mineure du plan de zonage…
    Merci pour votre aide.
    Cordialement.

    1. Bonjour,
      les plans d’urbanisme sont régulièrement modifiés. Il n’y a pas de règle, mais plus la Commune est importante, plus les changements sont fréquents. Pour une métropole, c’est souvent à 4 ou 5 ans d’intervalle. Beaucoup plus espacés pour les petites.
      Une modification du PLU est une logue procédure, de l’ordre d’une année et plus, mais il y a des étapes à ne pas rater si vous voulez faire entendre votre avis. C’est évidemment à la Mairie concernée que vous aurez les informations sur la programmation de la prochaine révision.
      Cordialement,

  43. Bonsoir,
    Nous aimerions faire construire une maison et sommes allés voir un constructeur. Le constructeur nous dit qu’il sera moins cher et plus l’habitude qu’un architecte pour faire des petites maisons de 140m² et que l’architecte est réservé qu’aux riches. Est-ce comme cela que ça marche ?
    D’autre part, nous souhaitons faire un sous-sol. Des amis en ont fait un et nous disent qu’il faut faire un cuvelage. Pourriez vous m’expliquer ce qu’est un cuvelage et comment ça se fait ? Savez vous à peu près combien ça coute pour un sous-sol de 60m² ?
    Cordialement.

    1. Bonsoir,
      – Les constructeurs calculent leurs prix en appliquant une marge de l’ordre de + 30% sur le prix des artisans, souvent bien plus, jamais en-dessous de 25% (ce que leur demandent les Garants). La rémunération des architectes est de l’ordre de 12 à 15% par rapport là aussi, au prix des artisans – soit même pas la moitié de celle des constructeurs. Devinez qui est moins cher ? En fait, les architectes ne travaillent pas avec les mêmes artisans, car nous avons des exigences de qualité supérieures. Mais au final, compte tenu de notre énorme avance par rapport aux CMI (15%, voire 20 % !), nous ne sommes pas plus chers, évidemment. A vous de voir ce que vous préférez. D’ailleurs, les promoteurs immobiliers, quand ils font des séries de maisons (j’en ai fait bien des fois) prennent des architectes, JAMAIS des constructeurs. Et pourtant ce ne sont pas des philanthropes…
      Pour ma part, chaque fois que j’ai chiffré un projet d’un constructeur (attention, exactement le même projet, même matériaux, mêmes finitions, etc.) j’étais moins cher et c’est normal.
      – Sous-sol : un cuvelage est une étanchéité totale d’un sous-sol. Le cuvelage pourrait (presque) permettre au sous-sol d’être complètement dans l’eau. C’est évidemment très cher, si on le fait à 100%. De façon plus raisonnable, si votre terrain est normal, inutile de faire un cuvelage, une paroi externe (contre la terre) type Delta, bien faite (attention, c’est un peu technique) avec un drain lui aussi bien fait, sera suffisante. Par contre, si vous êtes dans la nappe phréatique, le bon sens commande qu’il n’y ait pas de sous-sol.
      Cordialement,

      1. Monsieur,
        Merci pour votre réponse.
        Le cuvelage se fait-il à l’intérieur ou extérieur du sous-sol ?
        On voit quelques fois des traces noires au sol des sous-sols, est-ce cela ?
        La maison que nous allons faire est sur une bute, il n’y a pas d’eau au moins avant 5/10 mètres de profondeur et pas de nappe phréatique.
        Un delta MS permet la retenue de terre mais en bas, pouvons nous éviter tout suintement ?
        Qui peut nous conseiller sur le terrain de faire l’un ou l’autre ?
        Cordialement.

        1. Bonjour,
          – le meilleur cuvelage sera extérieur (coté terre),
          – traces noires : aucune idée…
          – pas d’eau : pas de cuvelage ! Si le sous-sol vous inquiète de toute façon, faites par exemple des murs en enterrés en blocs à bancher. C’est plus cher – beaucoup moins qu’un cuvelage ! – mais c’est une excellente solution pour améliorer la qualité des murs : résistance en cas de faiblesse ponctuelle des fondations, stabilité, étanchéité (le béton est étanche par lui-même). Ce sera de l’argent bien placé et beaucoup plus utile qu’un cuvelage qui ne servira à rien.
          – on évacue l’eau en pied de murs extérieurs par un drain, bien fait. Attention, c’est technique : drain rigide, calé avec forme de pente continue, protégé par une membrane, enrobé de cailloux, exutoire en point bas…
          – qui peut vous conseiller ? J’avoue que je suis un peu désemparé… 🙂 Conseiller techniquement les clients EST le métier des architectes (comme soigner est le métier des médecins, défendre en justice est le métier des avocats, etc.) Je rappelle que vous êtes sur un site d’architectes, que nous dialoguons “technique” depuis quelque temps, et que je suis moi-même (par exemple) architecte.
          A mon tour de vous poser une question si vous voulez bien : quelle image des architectes avez-vous ? comment voyez-vous notre utilité ? Votre réponse nous serait très utile (je suis très sérieux), afin que nous puissions améliorer notre communication grâce à elle. Merci.
          Cordialement,

          1. Bonjour,
            Pour ma part, j’ai une très bonne image des architectes. Mieux que celle des constructeurs en tout cas.
            Après, je pense qu’il y a certains architectes qui sont plus à la page en terme de nouveauté que d’autres. Par exemple, quasi aucun architecte ne propose des blocs isolés par l’extérieur en remplacement de la brique.
            Le constructeur a tendance à vendre du rêve pour le budget plafond des ses clients, l’architecte est bien mieux sur ce plan.
            Pour ma part, par le passé, j’ai eu une mauvaise expérience avec un architecte qui m’avait fait 8% mais qui prenait 5% à tous les artisans sans m’en avoir informé. Il m’a remboursé la totalité après avoir pris un avocat qui m’a confirmé que c’était illégal pour un architecte.
            Donc, je veille… Mais c’est tentant pour lui.

          2. En effet, il est illégal pour un architecte d’être rémunéré par quelqu’un d’autre que son client, sans l’accord exprès de ce client (= accord écrit du client, disant qu’il a bien été informé en détail de cette autre rémunération, montant, modalités, etc. et qu’il l’accepte). Les architectes ne doivent rien faire “dans le dos de leur client”.
            Nous devons respecter un Code de Déontologie qui fixe des règles morales précises, celle-là et d’autres, (visibles sur le Site de l’Ordre des architectes), et nous sommes contrôlés par l’Ordre des architectes pour cela.
            Cordialement,

      2. Bonsoir,
        Pourquoi le constructeur avance t-il ce genre d’arguments à vous faire passer pour ceux qui prennent plus chers ? Pour vous dénigrer dans le secteur du bâtiment ? A quoi cela sert-il ?
        Cdt.

        1. Bonjour,
          Le constructeur cherche à dénigrer les architectes pour leur donner une image de “plus cher”, afin que les gens n’aillent pas nous voir et aillent tous vers des constructeurs, tout simplement (ça prouve au moins qu’ils redoutent notre concurrence 🙂 ). Ils le font car les architectes en général ne savent pas communiquer, ils ne connaissent pas le “marketing” (la relation-client, en fait). Donc il est facile de les dénigrer puisqu’il n’y aura que peu de retours de leur part.
          Savez-vous par exemple combien il y a de constructeurs en France ? De mémoire, il doit y en avoir 3 000 environ. Et combien d’architectes ? 30 000, soit 10 fois plus. Où sont-ils ? On ne les voit pas… Les architectes ne savent pas se vendre, à commencer par se rendre visibles. Nous essayons ici de compenser un peu.
          Cordialement,

          1. Monsieur,
            Dans votre code de déontologie, avez vous le droit de faire de la publicité défensive ? Par exemple, un notaire n’a pas le droit…
            Une publicité du genre nous on sait faire ci, ça, vous mettre en valeur. Les pavillonneurs vendent du rêve, nous une vraie technique, etc… Nous, on est transparent sur les devis, frais, le CMI pas du tout !
            Vous choisissez vos artisans, être maître de vos choix, avez accès chez vous tout le temps du chantier, etc…
            A 30000 contre 3000, rien de plus simple !!!
            J’ai remarqué que de nombreux CMIstes sont dotés d’un architecte contrairement à avant, ça rassure le client…
            Alors, architecte, il vous manque le commercial, pas grand chose en fait.
            Quand il y a un salon de l’habitat, on voit pleins de CMI, jamais d’architectes. Si le stand est cher, pourquoi de pas créer un petit groupement d’architecte ?
            Vous laissez un boulevard aux CMIstes, vous en êtes quelque sorte responsables car vous le reconnaissez.
            Cordialement.

          2. Oui, les architectes ont le droit de faire de la publicité, comme n’importe quelle autre entreprise. C’est une différence avec d’autres professions réglementées, car nous n’avons pas de monopole (comme les notaires), nos prestations ne font pas l’objet d’une prise en charge par la collectivité (comme les médecins), bref, nous sommes chacun des entreprises comme les autres.
            Le problème, comme vous le dites en substance, ce sont bien les architectes eux-mêmes. Ils sont les premiers responsables de ce qui leur arrive, en effet. Il y aurait énormément de choses à dire, mais en un mot, il faut que nous adaptions notre façon de faire traditionnelle (qui date des siècles passés) à notre époque, nous sommes en 2021 ! Cette méthode traditionnelle est adaptée (plus ou moins) aux marchés publics, pour les Mairies, les HLM, etc. mais elle ne l’est pas pour les particuliers. C’est mieux que les ccmi, évidemment, mais nous devons l’améliorer.
            C’est ce que nous essayons de faire ici, les Architectes d’Aujourd’hui, par exemple avec un contrat où nous nous engageons à faire respecter strictement le budget du client, alors que les autres architectes s’accordent des “marges de tolérance” qui font fuir les clients et ça se comprend. Il y a d’autres pistes, d’autres idées qui plairaient beaucoup aux particuliers, mais comme nous sommes une profession réglementée, nous ne pouvons pas faire ce que nous voulons. Il nous faut l’accord de l’Ordre des architectes et donc de l’Etat pour pouvoir l’appliquer.
            Et ne plus, les architectes n’ont AUCUN SENS COMMERCIAL, vraiment aucun, on leur a appris (surtout à l’Ecole d’Architecture) à rejeter tout ce qui est marketing, relation-client, etc.
            Vous voyez, rien n’est simple… 🙂

  44. Bonjour,
    Nous sommes au début de la construction et les maçons sont en train de monter le vide sanitaire qui sera en agglo banché. La maison, elle, sera en brique. Ma question porte sur l’étanchéité ou pas du vide sanitaire ?!? Mon maçon souhaite faire l’étanchéité avec enduit, goudron, delta MS, … Or j’ai vu la vidéo d’un maçon qui expliqué que cela était totalement inutile lorsque l’on avait des agglos plein, qu’il suffisait de faire une arase étanche au bon endroit sous la dalle. Donc est il utile de faire cette étanchéité dans notre cas ?!?
    Merci de votre retour

    1. Bonsoir, en effet, un mur de soubassement de vide sanitaire n’a pas besoin d’être étanche, un vide sanitaire peut être humide, voire même avec des flaques d’eau. La coupure de capillarité se fait au niveau du chaînage. Vous aurez probablement un hourdis en béton, demandez au maçon de faire les planelles du chaînage en agglo et non pas en briques (il comprendra).
      Pour ma part, je préfère quand même que de l’eau ne stagne pas dans le vide sanitaire, pour des questions d’hygiène. Aussi je les ventile largement et je place souvent des petits drains qui servent d’exutoire (c’est tout simple à faire). Comme ça pas de flaque, pas de moustique, etc.
      Cordialement,

  45. Bonjour Monsieur,
    Nous allons faire construire et j’ai un petit dilem !
    Notre architecte a lancé une étude béton et et j’ai quelques questions / souhaits.
    Dans les poteaux, raidisseurs, on peut mettre par exemple que 2 tiges en fer de 10, j’aimerais en avoir 4 à chaque fois.
    Dans les chainage, on peut en mettre que 2, je souhaite en avoir 4.
    Dans les angles, on met souvent des équerres en L où la position fait tout alors qu’il existe des boucles en U bien plus efficaces.
    J’en ai parlé à mon architecte et m’a dit que ça suffit 2… Et que le maçon connaissait son métier et avait l’habitude de travailler avec des équerres en L.
    Le fait d’imposer quelque chose, c’est délicat car ça fait celui qui veut leur apprendre leur métier…
    Comment puis-je faire ?
    Est-ce que je peux le préciser à l’ingénieur béton pour qu’il l’indique précisément par exemple ?
    Le maçon, c’est délicat…
    Merci pour votre aide.

    1. Bonjour,
      vous avez bien raison de vouloir des chaînages avec 4 armatures au lieu de 2, surtout dans les chaînages horizontaux, car lors du coulage la section carrée du chaînage fera qu’il restera bien en place, alors qu’un chaînage 2 armatures ira se plaquer contre la planelle ou contre les poutrelles.
      Vous avez bien raison également de vouloir des liaisons par armatures avec boucle (en forme d’épingle) : là aussi, elles seront toutes forcément bien mises en oeuvre (on ne peut pas faire autrement) et elle ne bougeront pas au coulage du béton (la puissance du béton projeté par la pompe est énorme). Ces liaisons d’armature en boucle sont un véritable progrès.
      Vous êtes le maître d’ouvrage, vous avez quand même votre mot à dire. Vous pouvez le faire avec psychologie, en exposant franchement votre souhait. Par exemple :
      “Je souhaite vraiment avec des chaînage à 4 fils au lieu de 2, et des armatures de liaison avec boucles, parce que ces armatures resteront forcément en place lors du coulage du béton. N’oubliez pas qu’une fois le béton coulé, on ne voit plus rien, aussi je serai rassuré par de telles armatures. Y a-t-il une raison technique pour laquelle vous vous opposeriez à ma demande ? “. Et comme ces armatures sont un véritable progrès, il sera difficile de vous dire non. 7
      Si pourtant l’architecte ou l’entreprise rechignait à accepter (je me demande bien pourquoi…), alors montrez votre déception : “Je suis très déçu que ce que je demande ne soit pas pris en compte, sans aucune raison. Je ne m’attendais pas à ça de la part de mon (architectes ou maçon) Je renouvelle ma demande : je vous demande de mettre en place des armatures de chaînage carrée et de réaliser les liaisons par des armatures en boucle.” Vous montrez, calmement, que vous ne céderez pas. Le maçon ne devrait pas trop insister, car sinon il sait qu’il risque de la mauvaise volonté de votre part pour le payer (ne serait-ce que le faire attendre). Quant à l’architecte, franchement, il n’a AUCUNE raison de vous refuser ça.
      Tenez-moi au courant, si vous voulez, cordialement,

      1. Re-bonjour,
        Merci pour votre réponse.
        La section carré ne risque t-elle pas non plus de se retrouver plaquée comme celle de 2 armatures ? Pourquoi reste t-elle plus en place ?
        Est-ce que c’est quelque chose que l’ingénieur béton peut spécifier si je lui dis afin que tout soit formalisé ?
        En prenant RDV avec lui et en lui disant quelque chose comme “j’ai vu que c’était mieux telle ou telle chose, etc…” Le dire à l’architecte qui va le dire au maçon, ça fait des intermédiaires… Et pour un peu que le maçon oublie 6 mois après que le devis soit fait… Alors que le plan de l’ingénieur, peut-être qu’il l’envoie à son fournisseur pour passer commande ?
        Cordialement.

        1. Bonjour,
          – Les dimensions totales d’un chaînage vertical est en général de 20 cm de haut et de 15 cm de large (20 cm, moins la largeur de la planelle = 15 cm). Une section carrée posée dedans ne peut plus guère bouger, de quelques cm seulement.
          – Ne craignez pas de tenir votre rôle de maître d’ouvrage. Vous avez un pouvoir dans l’opération, vous n’avez pas signé un ccmi, vous n’avez donc pas à être passif et à tout subir. Ne vous en faites pas, l’architecte, le bureau d’études et le maçon le savent TRES BIEN. Le plus simple serait d’envoyer un mél adressé aux 3, simultanément (le même mél aux 3 adresses), pour dire ce que vous voulez, nettement, en tant que maître d’ouvrage. Tout ces gens travaillent pour vous, ils doivent tenir compte de ce que vous voulez, sauf si c’était techniquement ou juridiquement une erreur – mais ce n’est pas le cas ici.
          Je rappelle le genre de mél que je vous proposais :
          “Messieurs (si ce sont tous des hommes… ), je rappelle ma demande : vous voudrez bien mettre en place des armatures de chaînage carrées et réaliser les liaisons de chaînages par des armatures en boucle. J’y tiens pour des raisons techniques, telles que la meilleure tenue des armatures carrées lors du coulage du béton et pour un positionnement parfait des armatures de liaison. A moins qu’il y ait une raison technique que vous m’expliqueriez alors en détail, vous voudrez bien accéder à ma demande. Merci de confirmer la bonne prise en compte de ce mél. Cordialement.”
          C’est tout simple… 🙂
          Cordialement,

  46. Bonsoir Monsieur,
    Je vous ai lu concernant les contrats CMI.
    Vous indiquez que le CMI doit fournir la liste des artisans donc les sous-traitants, me les faire valider, me fournir leur devis, montant de la dommage ouvrage, son garant.
    Je viens d’en faire la demande à mon CMI avec qui je viens de signer, il a refusé. Il m’a dit que lorsque qu’on signe avec un CMI on signe un prix que j’ai accepté, clé en main, avec 24 mois pour me donner la maison.
    Il m’a dit si c’est pour connaître sa marge, elle est de 8%, 2 fois moins cher que celle d’un architecte !
    Que puis-je faire ?
    D’autre part, il m’a fourni un état descriptif dans lequel il est indiqué un type de couverture, type de plancher avec à chaque fois “ou équivalent”. Comment savoir que ce qui est équivalent est vraiment équivalent ?
    Enfin, il vient de faire le terrassement et il est tombé sur de la roche et il y a plus d’évacuation que ce qu’il avait prévu mais indiqué nul part. On me demande 8000 euros supplémentaires, faut-il que je les paie ?
    Il m’informe que si je ne les paie pas, il ne commence pas le chantier car il faut creuser. Et que si on laisse creusé, on ne pourra pas faire les fondation car ce sera gorgé d’eau et que ça me coûtera 2 fois plus cher et n’en sera pas responsable.
    Merci pour votre aide, je suis en panique car je n’ai pas 8000 euros à payer de suite en plus directement au terrassier.

    1. Bonjour, vous vivez ce que je ne cesse de dénoncer concernant les ccmi et leurs dangers. En fait, ça ressemble aux accidents de la route : on croit que ça ne concerne que les autres, et que ça ne nous arrivera jamais, car on a choisi un CMI qui nous a fait « bonne impression » et à qui on a décidé de « faire confiance » (double erreur !). Puis on est vite en face de la réalité, et le choc est brutal.
      Je réponds à vos questions :
      – Oui, le CMI doit non seulement vous fournir la liste des sous-traitants, mais aussi (et surtout) il doit vous demander de les accepter, ainsi que leurs conditions de paiement. Vous pouvez donc demander à votre tour les devis réels de ces sous-traitants à qui il envisage de confier vos travaux. Et vous pouvez les refuser, bien entendu, si vous avez des doutes fondés sur leur incompétence. Un article que vous pouvez lire sur ce site traite cette question, avec référence aux textes juridiques concernés. Vous n’avez pas à accepter le refus de votre CMI, ce n’est pas lui qui décide de la loi, quand même !!!
      – Oui, le CMI doit vous fournir le contrat complet du garant (garantie de livraison à prix et délais convenus), pas seulement l’attestation (sur laquelle ne figure probablement pas la franchise de 5% du montant du contrat qui sera à votre charge). Et oui, il doit vous fournir le contrat de Dommage-Ouvrage, car cette assurance est VOTRE assurance (là aussi, contrat complet, pas seulement l’attestation).
      – 24 mois – deux ans – pour faire une maison !!! Mais c’est le triple du temps normal, à moins que ce soit une maison de 500 m² – en encore, même pour l’équivalant d’un château, pas sûr qu’il faille tout ce temps. Pourquoi avez-vous accepté un délai aussi déraisonnable ??? Par exemple, j’ai réalisé pour un promoteur immobilier un programme (donc en même temps, sur un même terrain, avec les mêmes entreprises) d’un immeuble de 27 appartements + 800m² de bureaux + 7 maisons, le tout en moins d’un an.
      – Le CMI vous raconte des balivernes, la marge du CMI est de l’ordre de 30%, parfois bien plus, jamais en-dessous de 25%. Soir plus du DOUBLE que celle d’un architecte. La marge dont je parle est la différence du coût des travaux (artisans et matériaux) par rapport au prix de vente, c’est-à-dire la somme que le que le CMI garde pour lui (pour sa société). Ne soyons pas naïfs ; si le CMI avait réellement une marge de 8% (quelle blague !), il n’hésiterait pas à vous confier les devis réels de ses sous-traitants et à vous demander de les agréer officiellement. S’il parle de sa marge une fois qu’il a tout payé, y compris lui-même, ça ne veut rien dire. Dans ce cas, un architecte aurait une marge de 0% !
      – Pourquoi avoir accepté que dans la petite notice descriptive, il y ait marqué partout « ou équivalent » ? Vous vous doutez bien que c’est la porte ouverte pour que le CMI ne respecte pas ce qui est convenu dans le contrat, pour changer d’équipement. Il faut refuser de signer de telles clauses !
      – Une fois le contrat signé, le CMI doit faire son affaire du sous-sol, il n’a pas le droit de demander une plus-value ! (pourquoi pas 25 ou 30 000€, tant qu’il y est ?). Sa demande est illégale et constitue une faute pénale, assimilable à une tentative d’escroquerie. Il doit faire des fondations correctes, conformes à l’étude de sol (que vous devez avoir en mains) et SANS AUCUNE PLUS-VALUE ! C’est vraiment extraordinaire tous ces CMI qui enfreignent la loi aussi facilement ! Leurs clients ne doivent pas se laisser plumer, ce serait encourager la malhonnêteté.
      – Je déconseille toujours d’accepter que l’enlèvement des terres soit à la charge du client, à moins que ce client soit terrassier lui-même, possédant les engins pour ça et l’habitude de s’en servir (mais si le client est dans le “bâtiment”, il ne signera jamais un ccmi, évidemment). En outre, pourquoi accepter de les payer puisque c’est compris dans votre ccmi ?? Ca n’a aucune sens.
      – Le CMI (comme un artisan, comme un architecte, etc.) peut dire autant qu’il veut qu’il « ne sera pas responsable », ça n’a aucune importance, car de toute façon, IL SERA RESPONSABLE. Veuillez à ne pas être naïve en croyant tout ce qu’il raconte.
      – Ne vous préoccupez pas des 8000€, ni d’aucune somme, vous n’avez RIEN A PAYER de toute façon. Et si vous payiez ne serait-ce que 100€ en plus, vous encourageriez le CMI à vous demander de l’argent en plus tous les 4 matins, car il vous aurait repéré comme étant une personne à qui l’on peut soutirer de l’argent : il ne faut JAMAIS céder à ce chantage illégal, sinon on n’en sort plus !
      Vous avez besoin de recadrer nettement ce CMI qui se croit tout permis envers vous. Il sait très bien qu’il est dans l’illégalité, jamais il ne ferait ça si vous étiez avocate, par exemple. Le mieux serait de demander la résiliation du ccmi et le remboursement de tout ce que vous avez payé, et de choisir quelqu’un de vraiment sérieux et honnête, qui ne piège pas ses clients.
      Mais si vous persistiez quand même avec ce genre de CMI qui vous raconte n’importe quoi et qui enfreint la loi, je peux vous aider – si vous voulez – par un modèle de lettre qui vous permettrait de tout remettre en ordre.
      Cordialement,

  47. Bonjour Monsieur,
    Nous allons faire construire et hésitons avec le MO et l’architecte.
    Les MO prennent par exemple 10% et facturent des frais de dossier aux artisans répercutés aux client de l’ordre de 3 à 5% ce qui fait 15% par exemple.
    Qu’en est-il de l’architecte ? Quand l’architecte prend 15% d’honoraires, a t-il le droit en plus de prendre des frais de dossier qu’il facture aux artisans et que le client ? Il me semble avoir entendu dire que c’est interdit d’avoir un lien avec l’artisan.
    Merci d’avance pour votre retour.
    Cordialement.

    1. Bonjour, pour comprendre la différence entre “maître d’oeuvre architecte” (tous les architectes sont maîtres d’oeuvre) et “maître d’oeuvre pas architecte” (ceux qui font le même métier que les architectes, sans titre ni validation par l’Ordre des architecte), je vous conseille l’article de ce site :
      https://lesarchitectesdaujourdhui.archi/de-la-difference-entre-maitre-doeuvre-et-architecte/
      Vous comprendrez tout !
      Petite précision : les architectes peuvent recevoir une rémunération de l’artisan, mais à la double condition expresse, indispensable, d’avoir au préalable parfaitement informé son client du montant de cette rémunération et d’en avoir évidemment reçu l’accord écrit.
      Beaucoup de gens signent avec des “maîtres d’oeuvre”, croyant ne les payer que 9 ou 10%, alors qu’en fait ils les paient 15, 20% ou plus ! Mais ce qui est interdit aux architectes ne l’est pas aux non-architectes, puisque pour eux, il n’y a pas de règles morales à respecter.
      Cordialement,

  48. Bonjour Monsieur,
    Nous avons pris un architecte pour construire dans le 77. En phase d’appel d’offre, il a sollicité les entreprises avec lesquelles il travaille et une liste que je lui ai donné mais que j’aimerais faire travailler puisque je suis dans la restauration et les ai en tant que client.
    Le soucis est que les entreprises que j’ai choisi sont 10 ou 15% plus chères que celles de l’architecte mais je ne compte pas négocier. Par contre, l’architecte prend des honoraires sur cette différence de prix alors qu’il n’y a pas de travail supplémentaire.
    Est-ce normal ?
    Dans un sujet précédent, vous indiquez que le plus juste est le % sur les devis pour l’architecte car parfois ça implique plus de travail, mais là, non.
    Merci.
    Bien cordialement.

    1. Bonjour,
      – sur les honoraires au pourcentage :
      Il faut convenir à l’avance d’une méthode, d’une “règle du jeu” en quelque sorte, pour déterminer comment sera payé le professionnel, qu’il soit architecte, artisan, constructeur ou tout autre. Ces méthodes sont toutes artificielles, sauf à dire à son client “Je vous adresserai chaque mois une facture dans laquelle j’aurai compté mon temps passé sur votre opération, plus les frais”. Ce serait la méthode la plus juste. Mais l’accepteriez-vous ? Car vous ne sauriez pas à l’avance combien vous coûtera le professionnel et vous pourriez craindre qu’il ait la main un peu lourde sur le temps qu’il aura réellement passé.
      Le forfait : “Pour ce projet, je demande telle somme” a le défaut énorme de devoir être renégocié dès que l’on ajoute une prise de courant ou que l’on déplace une fenêtre sur les plans : c’est insupportable pour le client comme pour le professionnel.
      Reste le pourcentage. C’est à mon avis la moins mauvaise des façon de compter, et d’ailleurs c’est celle qu’utilisent tous les professionnels dans le bâtiment. Les artisans, quand ils font leurs devis suivant la méthode normalement utilisée (celle des “déboursés secs x %”), celle des marchands de matériaux (celle du commerce, en fait, qui ne choque personne), celle des constructeurs (prix = prix de revient sous-traitants x %”), etc. Pour les architectes, c’est pareil, sauf que pour eux vous êtes au courant, ça ne vous est pas caché. Le fait que vous le sachiez évite les dérives. Les constructeurs, par exemple, appliquent un % de l’ordre de 30%, souvent bien plus, mais vous n’êtes pas censé le savoir, car vous feriez alors le calcul : “Quoi ? 75000€ rien que pour le CMI lui-même ?!”.
      Prendre le “coût travaux artisans” comme base de calcul pour un architecte est logique : plus le projet est grand ou plus il est complexe, plus il sera cher et, en même temps, plus l’architecte aura du travail. C’est donc cohérent. Et évidemment l’inverse est vrai : si l’architecte vous trouve des économies, comme par exemple de bons artisans moins chers, moins il sera payé, et vous ne vous en plaindrez pas (rassurez-vous, ce n’est pas ça qui empêchera l’architecte de faire baisser les prix, car de toute façon, les clients ont un budget défini, et l’architecte fait “au mieux” avec ça. Donc en fait, il n’y a pas baisse de sa rémunération, mais augmentation du projet, soit en qualité soit en quantité – soit les 2).
      Le plombier a prévu un type de robinets. Vous changez pour des robinets supérieurs. Le plombier vous les vend plus chers et, comme il a une marge dessus, il gagne un peu plus d’argent. Vous trouvez ça normal. Pourquoi ne pas le trouver normal quand ça concerne un architecte ? A moins de considérer qu’un architecte, ça ne doit pas gagner sa vie.
      – sur le choix des artisans :
      Je me permets de vous donner mon avis : travailler avec des artisans que l’on connaît par ailleurs est une très mauvaise idée. Les chantiers sont souvent faits de rapports de force, c’est un peu la règle dans le “bâtiment”. Or il y a un malentendu qui s’installe entre le client et les artisans qu’il connaît : le client se dit : “Ils vont être contents que je leur confie mon chantier, donc ils vont bien me soigner, j’aurais le meilleur rapport qualité/prix”. Et les artisans se disent l’inverse “Le client est sympa, on est en terrain conquis, il acceptera des prix plus élevés, on pourra demander des paiements supplémentaires, et il sera conciliant”. L’expérience m’a montré que souvent ça finit mal – pas toujours, quand même. Vous risquez de vous fâcher avec certains artisans qui, du coup, vous feront une mauvaise réputation.
      Alors que, puisque vous avez un architecte, vous pourriez dire aux artisans : “Ecoutez, c’est l’architecte le maître d’oeuvre, c’est lui qui décide”. Ainsi, vous gardez vos clients-artisans.
      En outre, pour un architecte, travailler avec des artisans qu’il ne connaît pas, dont il n’a pas l’expérience, est toujours plus compliqué. Rien que ça justifie qu’il soit un peu mieux payé (ou un peu moins mal 🙂 ).
      Je note au passage que prendre un architecte vous ferait donc faire des économies… 🙂
      Un dernier mot : lors d’un chantier où les artisans ne connaissent pas l’architecte à l’avance mais connaissent bien le client, quand il y aura des problèmes (et un chantier est la fabrication d’un prototype unique, à la main, c’est toujours une aventure, donc il est normal qu’il y ait des problèmes à résoudre), la réaction des artisans est de dire au client “Tout est de la faute de l’architecte”. C’est tellement plus facile de faire croire que ce n’est pas sa propre faute mais celle d’un autre, quand on s’adresse à quelqu’un qui n’y connaît rien. Donc, je vous encourage à ne pas faire preuve de naïveté sur ce point et de faire toujours la même réponse “Ecoutez, pour moi c’est l’architecte qui décide”. Sinon, vous encourageriez les problèmes !
      Bon chantier ! Cordialement,

  49. Bonjour Monsieur Espagno,
    Je viens de lire un sujet sur les rémunération de l’architecte, je suis concerné en ce moment et en négo avec le mien.
    En effet, en 2020, nous avons fait chiffrer une maison dans les 280000 euros, il s’avère qu’aujourd’hui, on serait dans les 360000 euros à cause du coût des matériaux qui a bondi et du fait que nous mettons en plus des supers radiateurs à 800 euros pièce à l’étage au lieu de 200 pour des normaux.
    Est-ce normal pour vous que la rémunération de l’architecte augmente alors que ça ne lui donne aucun travail supplémentaire ?
    Bien cdt.

  50. Bonjour,
    Nous souhaitons faire une maison de 300KE + 12% d’honoraires d’architecte soit 36KE d’honoraires. Si nous signons un contrat en ce sens et que par surprise la maison est chiffrée à 400000 euros du aux coût des matériaux, qu’on veuille un super carrelage, etc… Allons nous payer 12% de frais d’architecte sur les 100KE de différence ?
    Cordialement.

    1. Bonjour, de nouveau un message avec la même question, mais pas le même auteur ? Je ne sais pas s’il s’agirait d’une erreur informatique.
      J’ai répondu un long message ici, au sujet de la rémunération au pourcentage. Vous le trouverez facilement, il est du 1 octobre 2021 à 7 h 04 min.
      Cordialement,

    2. Bonjour,
      Merci pour votre réponse. Oui, il y a 2 fois la même question, je n’en ai posé qu’une !!!
      Oui, je comprends que la rémunération la plus logique qu’il soit soit au pourcentage.
      Mais, compte tenu de la hausse des matériaux, est-ce aussi logique que la rémunération de l’architecte augmente d’autant que la hausse des matériaux ? Il n’y a pas plus de travail.
      Si on part sur un budget, avec un contrat dont les honoraires sont chiffrés et signé, en cas d’augmentation du budget, les honoraires suivent-ils ou pas ? On en revient un peu avec l’exemple de votre carrelage qui implique plus de travail mais par exemple avec un meuble de salle de bain qui est à 3000 euros ?
      Merci pour votre retour.
      Cordialement.

      1. Bonsoir, c’est toujours le même principe : vous demandez à un artisan de vous fournir un matériel – par exemple une chaudière. Il gardera un pourcentage pour lui, normal (s’il fournit des chaudières gratuitement, sans marge, il mettra vite la clé sous la porte). Puis vous changez votre choix, pour une chaudière qui coûte plus cher. Allez-vous exigez qu’il garde la même marge brute (même somme) qu’avec la première chaudière ? Je pense que non. Idem avec un CMI, vous demandez un carrelage plus cher, il vous le vendra avec le même %, donc il augmentera sa marge à lui aussi. Etc. A priori, tout cela ne vous gêne pas. Mais l’architecte, si. Où est le problème ?
        Peut-être est-il que vous connaissez la rémunération de l’architecte, alors que vous ne connaissez pas exactement celle de l’artisan ou du CMI, même si vous en connaissez les ordres de grandeur (10 à 20 % pour l’artisan, 25 à 35 % pour le CMI) ?
        Ou bien parce que vous les payez globalement ? Si l’architecte agissait en tant que courtier, payé par les artisans pour tout ce qui concerne le chantier, cela vous conviendrait-il mieux ? Ca reviendrait au même là-aussi, mais ça n’aurait pas la même forme.
        Qu’en pensez-vous ?
        Bonne soirée,

        1. Bonsoir,
          Merci pour vos éclaircissements.
          Je suis anti CMI, comme vous !!! Ah, au moins un énorme point commun !!!
          Oui, effectivement, vu comme ça, je vous rejoins.
          Certains architectes ne font signer des contrat qu’après plans, chiffrage, comme un CMI, pas d’engagement. D’autres le font avant de lancer les appels d’offres. Est-ce indiqué dans le contrat architecte que par exemple si on part sur une maison à 300000 e qu’il y en a pour 50000 euros de plus, ils y a X% d’honoraires en supplément pour le surcoût ?
          Cordialement.

          1. Bonjour,
            “Certains architectes ne font signer les contrats qu’après plans et chiffrages, comme un CMI” : Le travail pour concevoir un bâtiment est important, renseignements à prendre, plans et chiffrage représentent des semaines de travail, apportant beaucoup de valeur au client. Même s’il ne s’en rend pas compte, même s’il n’a l’impression que d’acheter des travaux. Quand vous achetez une voiture, vous payez dans le prix l’énorme investissement qu’il a fallu pour créer et mettre au point un modèle, mais évidemment cet investissement est amorti sur des milliers de véhicules, alors que tout bâtiment est un prototype unique.
            Escamoter cette partie de création du projet en ne la faisant pas payer est une grosse erreur. Elle sera alors bâclée, négligée, et le client le paiera en fait, sans s’en rendre compte.
            A mon avis, seule la partie “Faire faire des devis au meilleur rapport qualité-prix” pourrait être payée à l’architecte sous forme de courtage. Une fois le projet mis au point, l’architecte vous présente des devis d’artisans au meilleur rapport qualité/prix. Si vous les acceptez, il aura droit à une rémunération, comprise dans le prix des artisans. Sinon, il ne sera pas payé pour ce travail. Comme le meilleur rapport qualité/prix est le point fort des architectes (du moins, de ceux qui s’intéressent au marché des particuliers) et comme les clients ne veulent pas connaître le détail, le chiffre des commissions qu’ils paient aux artisans, CMI, etc. je pense que ça marcherait bien. Qu’en pensez-vous ?
            Vous dites que si une maison a un surcoût de 50000€, l’architecte aura droit à une rémunération supplémentaire. Ce n’est pas comme ça que ça se passe en réalité, du moins pour les Architectes d’Aujourd’hui. Rarissimes sont les gens qui n’ont qu’un tiroir à ouvrir pour sortir 50000€ supplémentaires, même si leur architecte leur demande. Dans la réalité, les gens ont :
            1° un terrain (acheté ou en vue),
            2° un budget,
            3° des souhaits.
            Avec ces 3 éléments, à l’architecte de faire au mieux, pour satisfaire son client. Avec les Architectes d’Aujourd’hui, 1° le terrain est contractuel (normal, comme pour tout le monde) et 2° le budget décidé par le client est contractuel aussi, car l’Architecte s’engage à le faire strictement respecter par les artisans. Il ne peut donc pas y avoir de supplément qui ne viendrait pas d’une décision du client. Et donc, comme le budget est figé pour l’architecte (seul le client peut le faire bouger), sa rémunération l’est aussi. Quand on a 300000€ pour un projet, on n’en a pas 310000€, tout simplement. Et l’architecte pourra faire tout ce qu’il voudra, le client ne paiera pas 10000€ de plus QU’IL N’A PAS. En outre, vous l’avez compris, avec un Architecte d’Aujourd’hui, il n’aura juridiquement jamais à les payer.
            Après, le client peut décider par lui-même d’augmenter (ou de diminuer) son budget. Ca change donc le projet et donc le travail et la rémunération de l’architecte. C’est normal. Si c’était impossible de changer la rémunération de l’architecte, ce serait anormal et, surtout, il y aurait vite des “petits malins” qui, voulant faire une maison de 300000€, annonceraient un budget de 150000€ au contrat d’architecte, puis qui l’augmenterait à 300000€ une fois le contrat signé et qui ne paieraient pas 1 € de plus à l’architecte ! Non, si le client dit à l’architecte “Finalement, mon budget n’est pas de 250000€ mais de 280000€, vous allez donc agrandir la maison”, il est normal qu’il paie l’architecte à hauteur d’une maison de 280000€.
            Et si vous dites qu’il y a des augmentations qui génèrent des rémunérations supplémentaires, et d’autres non – par exemple : agrandir = rémunération supplémentaire, et changer de carrelage = pas de supplément – c’est très artificiel. Pourquoi ce serait à sens unique ? La rémunération au % marche dans les 2 sens, si je puis dire. Et ce serait en fait ingérable, il faudrait toujours discuter à n’en plus finir pour savoir ce qui est à payer à l’architecte ou pas. Un changement de revêtement de sol qui coûte plus cher et qui demanderait un énorme travail à l’architecte serait-il payé ou non ? On voit que ce n’est pas possible sans une “règle du jeu”, simple, acceptée de part et d’autre une fois pour toute.
            Ou alors l’architecte facture au temps passé, mais personne ne peut savoir à l’avance ce que ça coutera. Ce serait l’idéal, mais l’accepteriez vous ?
            Enfin, je pense que cette rémunération au % est un détail par rapport, par exemple, à l’ENORME problème des ccmi où le client donne une prime financière au CMI quand il baisse de fait la qualité des travaux, c’est-à-dire quand il choisit des matériels et matériaux, et surtout des sous-traitants, les moins chers des moins chers, donc “pas les meilleurs” (euphémisme), au détriment du client évidemment. Pour le CMI, plus la qualité sera mauvaise, plus il gagnera de l’argent ! Et les clients des CMI l’acceptent… C’est de la folie.
            Cordialement,

  51. Bonjour Monsieur Jean-François Espagno,
    Je dois prendre une décision importante qui va décider des dimensions exactes des fondations de ma maison. J’espère que vous n’avez rien contre les autos constructeurs et que vous pourrez m’aider (un vrai amateur dans tous les métiers du bâtiment. Du concepteur, à l’architecte, du maçon, au dessinateur, du pelliste à l’électricien, enfin tout… etc… je réalise seul ma quatrième maison et j’ai aujourd’hui 73 ans. Je suis entièrement équipé de matériel comme un pro).
    Je me suis encore lancé dans une aventure difficile, car je ne fais rien de simple.
    Je dois me décider sur l’isolation et je pencherai fortement sur l’isolation extérieure. Quel choix d’isolant ? Je monterai les murs en parpaings sur vide sanitaire, un hourdis en plafond 12+4, une toiture traditionnelle avec grenier un peu comme dans les fermes. Parce que je crois que c’est dans la masse et le volume que j’aurai la meilleure inertie thermique et que l’été je peux laisser la porte ouverte sans que la chaleur entrant ne puissent plus ressortir et allumer une climatisation. Ai-je raison ?
    Des murs de refends (porteurs) de 15 ou 20 cm comme à l’ancienne, parce que les portées sont importantes pour tenir le hourdis plafond et la toiture et ajouter encore de la masse. Ai-je raison ?
    J’ai eu le permis en 2020, j’ai fini les murs du grand sous-sol garage (3.40m hauteur plafond c’est le dessous de la grande terrasse couverte genre landaise) avec accès par entrée tunnel 3.05m hauteur le tout 120m² de surface. Aujourd’hui je démarre les fondations de la maison attenante (accrochée au mur ouest du sous-sol (trois pans incurvés de 16 ml de longueur).
    Je ne rentre pas dans les détails j’attends une réponse et vous me direz si je peux poser plus de questions. Il est très difficile de rencontrer des gens compétent ou pas sans que l’on ne parle en premier d’argent. (Ce que je comprends aussi).
    J’espère que ce premier contact sera bénéfique…
    Bien cordialement
    Gérard

    1. Bonjour, je n’ai rien contre les auto-constructeur, ni contre personne et notamment je n’ai rien contre les CMI 🙂 . Si j’attaque avec détermination les ccmi, ce ne sont pas les personnes elles-mêmes qui sont en cause, évidemment.
      Si c’est votre 4° maison, vous devez en effet avoir une certaine habitude. Maintenant on bénéficie d’internet qui est une mine d’informations facilement accessible; je vous conseille uniquement les sites de professionnels, notamment ceux des industriels qui fabriquent les matériaux, car ils sont fiables (j’ai lu pas mal d’erreurs de la part de gens qui faisaient leurs travaux eux-mêmes).
      Pardon de parler d’argent moi aussi, mais il m’est impossible de vous consacrer un coaching à distance ainsi : beaucoup trop chronophage (je vis de mon métier, c’est ma seule source de revenus et je réponds déjà ici à 5 ou 10 messages quotidiens, w-e compris, ce qui est le maximum) et beaucoup trop dangereux au niveau des responsabilités.
      Bon chantier, bien cordialement,

  52. Bonjour Jean-François,
    Je viens d’acquérir un pavillon sur sous-sol à enveloppe polystyrène expansé type Climablock, je m’interroge sur la qualité de réalisation de l’étanchéité du bâtiment sur le long cours.
    Particulièrement à propos de la coupe du Delta-MS à ras de l’enrobé ; les solins sont à 20cm de la membrane d’étanchéité et non solidaires, ils sont fixés à 1 vis sur 4 (90cm).
    A contrario, les autres murs (sans enrobé) bénéficient d’une pose qui me parait plus adaptée, Delta-MS sous la lame des solins.
    Lors de la réception, le promoteur m’a dit que cela n’avait aucune incidence que le drainage de fondations ‘était là pour ça’.
    Pourriez-vous me donner un avis éclairé voire si nécessaire me communiquer les obligations en la matière.
    Cordialement,
    Jérôme.

    1. Bonjour, je ne peux pas faire d’expertise technique ainsi, à distance et sans voir les lieux. Un membrane type Delta doit être très posée (comme toute étanchéité, verticale ou horizontale). Le drain ne fait pas tout – sinon, on ne mettrait pas de membrane Delta, le simple bon sens le rappelle.
      Si la membrane Delta a fait l’objet d’une réserve, il faut absolument que la réparation soit faite, car ce qui est mentionné en réserve n’est plus assuré !
      Cordialement,

      1. Re-bonjour,
        Je vous remercie pour le temps consacré à me répondre.
        Dans le post d’hier j’avais joint liens vers les photos, via imgbb[POINT]com, afin de vous faciliter l’approche technique. Il semblerait que ceux-ci aient été bêtement supprimés par la modération automatique.
        Je comprends que sans ces éléments visuels votre réponse ne puisse être que pondérée.
        Si vous avez encore un peu de temps à me consacrer, vous trouverez ci-dessous lien vers l’album.
        Lien en version allégé sans intégrer le début d’adresse qui est au format habituel en site sécurisé et sans les 3W :
        jerome-rec[POINT]imgbb[POINT]com
        Bien cordialement,
        Jérôme.

        1. Bonjour, comme je viens de répondre par ailleurs, il m’est impossible de vous consacrer une expertise à distance ainsi : beaucoup trop chronophage (je vis de mon métier, c’est ma seule source de revenus et je réponds déjà ici à 5 ou 10 messages quotidiens, w-e compris, ce qui est le maximum) et beaucoup trop dangereux au niveau des responsabilités. Je ne peux donner ici que des réponses de principe, par des expertises particulières.
          Bien cordialement,

          1. Bonsoir Jean-François,
            Je comprends votre obligation de réponses de principes et reste agréablement surpris par votre investissement temps est votre action bénévole.
            Je vous souhaite une bonne continuation et vous renouvelle mes remerciements,
            Bien cordialement,
            Jérôme.

          2. Bonjour, la rémunération au pourcentage du coût est à mon avis la meilleure – ou la moins mauvaise, comme on voudra – dans le “bâtiment”. Celle aux m² construits est complètement artificielle, car on perd de l’argent sur les petites surfaces et on est surpayé sur les grandes, et le forfait, comme vous le suggérez implicitement, est anormal lui aussi et il est ingérable ( = ne pas être rémunéré pour des modifications qui complexifient l’opération et nous prennent beaucoup de temps ou bien il faut signer des avenants à tout moment, pour toutes les modifications du projet, ce qui est source de différends, voire de conflits. Que penseriez vous d’un client qui indiquerait (volontairement) un prix de carrelage ridiculement bas, puis, une fois le forfait contractuel convenu, choisirait un carrelage très cher, à très grands carreaux obligeant à réaliser une chape fluide complexe et un pose plus délicate ? Avec le forfait, l’architecte aurait beaucoup plus de travail mais aurait la même rémunération.
            La seule méthode logique et exacte serait “au temps passé constaté”, où l’architecte enverrait à chacun de ses clients une facture à la fin du mois en indiquant le temps qu’il a passé sur l’opération. Pour ma part, ça m’irait bien de travailler exclusivement à l’heure. Mais ça voudrait dire que le client s’engagerait sans savoir combien coutera l’architecte : seriez-vous prêt à l’accepter ?
            Le pourcentage du coût a l’avantage d’être la méthode qui “colle” le mieux à la réalité, à mon avis, et qui est pratique, qui évite les discussions incessantes pendant l’opération. C’est d’ailleurs la méthode employée par tout le monde : un prix de vente est calculé par un prix de revient x un coefficient. Les CMI calculent leurs prix comme ça, avec un coefficient de l’ordre de 30% en général, voire plus ! Les marchands de matériaux aussi. Les artisans calculent plutôt en prévoyant leur temps, mais chaque modification, même toute petite, entraîne une plus-value (si elle demande plus de temps).
            Nota : je rappelle que nous sommes sur le site des Architectes d’Aujourd’hui, et que nous nous engageons notamment à faire respecter le budget contractuel, sans marge de tolérance. Donc avec nous, ce que vous envisagez ne doit pas arriver. 🙂
            Cordialement,

  53. Bonjour,
    Nous allons faire construire et avons sollicité la MAF pour notre DO.
    Pourriez vous me donner votre avis sur cette assurance ?
    Beaucoup d’architectes y sont apparemment.

    1. Bonjour, la MAF est une excellente assurance pour les architectes, car elle est gérée par des architectes, elle connaît bien sa cible (nous…) et elle assume ses obligations de façon sans faille. Tout jeune architecte, il se trouve que je n’étais pas à la MAF (pour des raisons de circonstances) et j’ai assez vite changé car j’ai vu la différence : il fallait que je sois méfiant ! Pour rien au monde je ne quitterais la MAF car je sais qu’on peut lui faire confiance. C’est très important puisque dans le “bâtiment” il y a souvent (toujours ?) beaucoup d’argent en jeu et il ne faut pas une assurance qui chercherait à se défausser (ce que j’avais connu jeune architecte).
      Je précise que la MAF ne protège pas spécialement les architectes contre les clients, contre les maîtres d’ouvrage : ce n’est pas son genre. Elle est loyale, elle “assure” (dans tous les sens du mot). J’ai eu beaucoup d’architectes qui m’ont raconté leurs sinistres, et je ne connais aucun cas où elle aurait été prise en défaut. C’est rassurant.
      Ceci dit, je ne suis pas du coté client, je ne sais pas si leurs tarifs en D-O sont compétitifs par exemple. Mais ça, vous le verrez tout de suite dans leur offre.
      Cordialement,

  54. Bonjour,
    J’ai vu qu’on pouvait isoler un plancher hourdis par une mousse polyuréthane projetée. Dans ce cas, il faut poser les hourdis, poutrelles, mettre la mousse et ensuite couler le béton ?
    Niveau isolation, est-ce meilleur ou pas ? Plus ou moins cher ?
    On voit 9 fois sur 10 le polystyrène, y a t-il une raison ?
    Même question pour l’isolation sous un plancher chauffant. Isolation par plaques ou mousse ?
    Cordialement.

    1. Bonjour,
      Dans un plancher hourdis, le béton coulé doit se répandre sur et entre les poutrelles, pour former un tout, rendu cohérent par les armatures en acier. Donc on n’intercale rien entre les poutrelles et le béton. L’isolation rapportée dessus se place une fois le béton sec et, en général, après les cloisons intérieures.
      L’isolation rapportée (plaques de polystyrène ou isolation projetée ou autre), si elle n’est pas obligatoire quand il n’y a pas de chauffage par le sol, est une très bonne solution, car elle uniformise l’isolation, sans pont thermique que l’on aurait à chaque poutrelle (la languette de polystyrène par-dessous a une efficacité très limitée…).
      L’isolation projetée a en plus l’avantage de servir également de chape de ravoirage. C’est du “2 en 1”, si je puis dire.
      Chape de ravoirage : les revêtements de sol, surtout les revêtements de sols durs (carrelage) doivent être scellés ou collés sur une chape de qualité, sans point faible, donc sans gaine intégrée (gaines d’électricité, de plomberie…). Pour cela, on enrobe d’abord les gaines posées au sol (sur le béton du plancher hourdis) d’une première chape. C’est ce qu’on appelle une chape de ravoirage. Puis on peut faire par-dessus la chape (plus riche) destinée à porter le carrelage.
      Quand on veut isoler le plancher hourdis (ce que j’essaie de faire à chaque fois, car c’est une isolation très utile), plutôt que faire l’empilement de (en partant du bas) : plancher hourdis, isolant, chape de ravoirage, chape carrelage, carrelage (!), je me sers de l’isolant projeté comme chape de ravoirage. Ca fait une couche de moins.
      L’isolant projeté est plus cher que les panneaux de polystyrène posés au sol, mais comme on économise la chape de ravoirage, ce n’est guère plus cher au final. Et c’est mieux, à mon avis.
      Cordialement,

      1. Bonjour Monsieur,
        Merci pour votre aide.
        On intègre entre les poutrelle des blocs polystyrène type U23 je crois, mais qui n’est pas partout car on vois encore les poutrelles.
        Si on fait un plancher chauffant, on rajoute à la chappe de ravoirage un isolant par plaques ou projeté.
        Peut-on ne pas mettre de polystyrène où il y a les poutrelles et mettre quelque chose au dessus aussi efficace ou à la place ? Car de 2 on passe à une isolation projetée…
        Cordialement.

        1. Bonjour, les poutrelles seules ne suffisent pas à porter le poids propre et la surcharge du plancher. Il leur faut une dalle béton qui vient augmenter leur hauteur et les transformer en poutres en T inversé. En outre, sans dalle béton, le plancher serait déformable et les espaces entre poutrelles ne serait pas solides. Tout cela se fissurerait. Une dalle béton, non reliée aux poutrelles, ne serait qu’une mince feuille, comme un feuille de papier, fragile et déformable. Poutrelles et dalle béton, le tout relié par des armatures en acier (chaînages, chapeaux, crosses, treillis soudé) forment un bloc porteur une fois le béton coulé. On ne peut pas dissocier ces éléments.
          Les entrevous (entre les poutrelles) sont isolant au-dessus d’un vide sanitaire. Mais cela laisse un point thermique important à chaque poutrelle (ça fait beaucoup). Il y a bien une petite languette en polystyrène en-dessous de chaque poutrelle, mais ça n’isole pas beaucoup et surtout, cette petite languette fragile existera-t-elle toujours dans 20 ans ? dans 40 ans ?
          Les panneaux de polystyrène sont un peu moins chers qu’un isolant projeté, mais ça oblige à faire en plus une chape de ravoirage. Du coup, l’économie n’est pas évidente. Surtout que toute augmentation de l’épaisseur génère aussi un surcoût (plus de mur, plus d’enduit, plus de cloison).
          Cordialement,

          1. Bonsoir,
            Est-ce bien cela, on peut faire un plancher sans les blocs en polystyrène donc à la place, ce sera du béton donc plus lourd ou autre chose à la place ?
            Il y a un isolant sur le plancher du VS et en plus des plaques sous le plancher chauffant. Si on fait un projeté, ça remplace les plaques sous le plancher mais est-ce que ça va remplacer aussi les UP23 du plancher du VS ? Question coefficient thermique.
            Cordialement

          2. Bonjour,
            – Les éléments en polystyrène entre les poutrelles s’appellent des “entrevous” (parfois, dans le jargon du “bâtiment”, on parle de “marmites”). Ce n’est que du coffrage pour le béton qui sera à couler, du remplissage en quelque sorte. On peut le faire dans le matériau qu’on veut, béton, bois, carton.. ou polystyrène. Pour un plancher sur vide sanitaire, et qui donc doit être isolant, ce serait bien dommage de ne pas en profiter pour le faire en polystyrène, car on perdrait alors une bonne épaisseur d’isolant.
            – Plus vous mettez d’isolant, par exemple entrevous en polystyrène + isolant projeté, plus vous augmentez les performances thermiques du plancher. Dans le cas d’un plancher chauffant, l’isolant juste sous le chauffage au sol est indispensable, sinon vous chaufferiez le béton du plancher hourdis et donc le vide sanitaire (même si vous avez des entrevous en polystyrène, une bonne partie de la chaleur serait quand même perdue), ce qui serait bien dommage – et pas rationnel (j’ai failli écrire “bien bête” 🙂 ).
            Cordialement,

          3. Bonsoir,
            Merci pour vos explication d’expert.
            A la place des entrevous en polystyrène, existe t-il autre chose mieux ? Puisqu’il n’y a pas une continuité. Au dessus des poutrelles, il n’y a pas d’isolant, c’est discontinue.
            Sur un plancher, on met une chappe de ravoirage qui recouvre les gaines et plomberie, ensuite un isolant pour le plancher chauffant et une chappe moquette pour finir. Si on veut utiliser du projeté, ça remplace la chappe de ravoirage + isolant du plancher chauffant ? Et reste plus qu’à ne faire une chappe moquette ? Si oui, l’épaisseur totale sera t-elle la même ou moins du coup entre le dessus du plancher du VS au dessus de la chappe moquette.

          4. A la place des entrevous en polystyrène, existe t-il autre chose mieux ? Pas vraiment
            Puisqu’il n’y a pas une continuité. Au dessus des poutrelles, il n’y a pas d’isolant, c’est discontinue. Oui
            Si on veut utiliser du projeté, ça remplace la chappe de ravoirage + isolant du plancher chauffant ? Oui, mais souvent les canalisations de plancher chauffant sont fixées sur un support isolant.
            Et reste plus qu’à ne faire une chappe moquette ? Oui
            Si oui, l’épaisseur totale sera t-elle la même ou moins du coup entre le dessus du plancher du VS au dessus de la chappe moquette. Moins, puisqu’une chape de moins.

          5. Bonsoir,
            Merci pour votre retour.
            Le projeté est-il meilleur thermiquement que les plaques ? Peut-on fixer le plancher chauffant directement dessus ou plaques en plus par dessus ?
            Le fait qu’il y ait la dalle de ravoirage en béton en moins, n’est-ce pas moins solide ? On remplace quelque chose de dur (le béton) par quelque chose de mou (le projeté).
            Je construits à Perpignan, trop loin pour vous pour suivre le chantier ?
            Bien cordialement.

          6. Bonjour,
            – on fixe le plancher chauffant sur le support prévu par l’industriel qui fabrique le plancher – voir ses prescriptions de pose pour chaque type de plancher.
            – ce n’est pas moins solide, une chape n’a rien à voir avec la solidité. La solidité dépend du plancher hourdis seul (et de ses chaînages). Pour ne pas avoir de fissure dans la chape, ce n’est pas une question de solidité, mais de dilatation, de présence ou non de gaines, etc.
            – trop loin pour moi pour suivre un chantier à Perpignan, bien sûr. Je vous recommande l’agence d’architectes CASA (Thomas et Marie-Anne CASEL) qui font partie des Architectes d’Aujourd’hui et qui sont donc des spécialistes des constructions pour les Particuliers, telles que les maisons individuelles, avec un contrat particulièrement bien adapté à cette clientèle (notamment sur le respect du budget).
            5 Rue de L’ancien Couvent, 66300 Thuir, France Tel : 04 68 62 01 53 – 06 75 87 65 50
            https://www.casa-architectes.fr/
            Cordialement,

  55. Bonjour,
    J’habite au rdc d’un ancien immeuble (fin XIX). Sous mon appartement se situe une cave ouverte mais sans aucun système de ventilation. Je me pose la question sur les risques que ça représente car la cave est très humide (un ruisseau passe au dessous du bâtiment et l’eau forme des flaques dans la cave lorsqu’il pleut). Je cherche également des solutions pour améliorer la ventilation et assainir la cave dont les murs sont en pierre ancienne. Créer une deuxième ouverture suffirait-il ?
    Merci par avance de vos lumières,
    Katie
    P.S. Je tiens à ajouter que la cave est sur terre. Merci,

    1. Bonjour. Il vaut mieux en effet qu’une cave ne soit pas détrempée, qu’il y ait une certaine ventilation (une forte humidité n’est pas saine pour les habitants, elle peut également dégrader un bâtiment, et puis il y a les moustiques si elle était en contact avec l’extérieur).
      Pour la ventiler, il faut ouvertures, idéalement placées sur des parois opposées, et à des hauteurs différentes (pour créer un courant d’air).
      Cordialement,

  56. Bonjour,
    Je fais construire actuellement en Vendée à 200 mètres de la mer. La construction se fait sur un vide sanitaire de 40 cm.
    Le constructeur me dit qu’il ne prévoit pas d’aération de ce vide sanitaire. Je lui ai fait part de mon étonnement, mais il m’assure que c’est la bonne méthode.
    Vide sanitaire avec hourdis en polystiréne et poutrelles béton. Dans le vide sanitaire passe les conduits d’évacuation eau de pluie et conduits évacuation eau usée…
    Est-ce courant et normal qu’un vide sanitaire ne soit pas ventilé?
    Merci beaucoup pour votre réponse.

    1. Bonsoir, non il FAUT qu’un vide sanitaire soit ventilé.
      Dites au CMI (par lettre recommandée avec a.r.) qu’il doit l’être à cause notamment des remontées de radon , gaz toxique (radioactif, carrément !), et particulièrement fréquent en Bretagne et en Vendée, justement. Que s’il ne le faisait pas correctement, vous préviendrez l’ARS (Agence Régionale de la Santé), le CEREMA (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement), voire l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire).
      Ca devrait le convaincre de ne pas discutailler… 🙂
      Cordialement,

  57. Bonjour,
    Nous faisons construire par un CMI.
    La norme en vigueur veut que la maison doit être étanche à l’air. Pour se faire, on met un pare vapeur au plafond du dernier étage et pour tous les murs périphériques. Le CMI nous dit qu’on a pas besoin du moment qu’on passe les tests et ne veut pas poser les spots ni cuisine, pare vapeur uniquement au plafond ou il y a la charpente. Il pensait qu’on ne l’aurait pas vu car je pense qu’il connait les normes… Par contre, si on perce après et spots, la maison ne sera plus perméable et on serait responsable en quelque sorte…
    Quels sont mes recours pour que la maison soit faite dans les règles de l’art ? Il m’indique que je n’ai rien à dire du moment qu’il livre la maison dans les normes des tests. Je pouvais y aller le week-end en récupérant les clés à leur bureau, désormais, il me refuse l’accès.
    Peut-il me refuser l’accès ? Est-ce pareil avec un architecte ?
    La notice descriptive ne dit rien à ce sujet de pare vapeur.
    Cordialement.

    1. Bonjour,
      – Pour l’étanchéité à l’air, seul le résultat compte. Qu’importe qu’il y ait une membrane d’étanchéité ou non, si le test de perméabilité à l’air est bon. Pour ma part, je ne place pas de membrane d’étanchéité (mais je place des pare-vapeur, bien entendu, pour éviter toute condensation de vapeur d’eau dans les isolants). Je veille seulement à la bonne étanchéité de la dernière paroi : le placo intérieur (murs et plafond), ainsi qu’à celle de tous les points singuliers, et il y en a beaucoup.
      Les percements pour les spots sont un de ces points singuliers : il vous faut des spots étanches à l’air et qu’ils soient posés de façon étanche (joints).
      – Vous n’acceptez la livraison de la maison qu’UNIQUEMENT quand vous avez en mains les résultats officiels du test d’étanchéité à l’air (perméabilité), et qu’il soit ok bien entendu. Le mieux serait d’être présent quand le B.E.T. réalisera ce test, que vous discutiez avec lui, etc. pour qu’il n’y ait pas d’entourloupe à ce sujet. Une fois la maison en dépression, on sent très bien à la main les entrées d’air parasites (à chaque pc, gaine de ventilation, sous les plinthes, pourtour des menuiseries, etc. etc.)
      – Oui, le CMI peut vous refuser l’accès, sauf une seule visite avant chaque demande de paiement. C’est la règle du jeu que vous avez acceptée en signant un ccmi : vous avez donné TOUS LES POUVOIRS au CMI, en le désignant SEUL INTERLOCUTEUR, vous avez renoncé à votre rôle de maître d’ouvrage : c’est très dangereux, car ainsi il fait – légalement – ce qu’il veut. Mais ça se passe comme ça avec un ccmi…
      Est-ce pareil avec un architecte ? Ah non, pas du tout ! Pour 3 raisons bien précises :
      1° avec un architecte, vous êtes le maître d’ouvrage : vous avez accès à tout, tous les dossiers techniques, tous les devis d’artisans réels, toutes les réunions de chantiers, tous les comptes rendus, bref tout est sur la table et rien ne doit vous être caché. Ainsi, vous pouvez avoir confiance, puisque tout vous est visible.
      2° avec un architecte, toujours parce que vous êtes le maître d’ouvrage, vous gardez votre pouvoir de veto, de maître d’ouvrage, tout au log de l’opération : vous pouvez dire “Stop ! Je ne suis pas d’accord.” à tout moment, on ne peut rien vous imposer, ni les artisans, ni l’architecte ni personne.
      3° et, probablement le plus important, même si les clients ne réalisent pas avant contrat combien c’est important : vos intérêts et les intérêts de l’architecte sont les mêmes. L’architecte n’a rien à gagner à ce que vous ayez de la mauvaise qualité, que tout ne soit pas parfait. Pourquoi ? Parce qu’il ne vous vend pas les travaux ! Il ne fait aucun bénéfice si les travaux sont faits au rabais. Son expertise tout au long de l’opération est donc fiable.
      Autrement dit, “mauvaise qualité” signifie pour un CMI : “Possibilité d’augmenter ma marge”, et pour un architecte : “Embêtements à venir” (sinistres, etc.). C’est toute la différence, et elle est de taille pour le client.
      Cordialement,

  58. Bonjour,
    je viens vers vous car nous avons finalisé nos plans un plain pied de 16m de façade et 16m de profondeur
    en sachant que les E.U se trouve 22m, 16m de la maison +8m jusqu’à l égout nous allons avoir un 4 pans nous avons fait une étude béton le M.O veux faire un vide sanitaire de 10cm alors que j avais demandé 0.80 .l Architecte na pas mentionné le V.S il m a répondu que c est l étude béton qui en décidera
    Ma question ,y a t’il un risque concernant les E.U au niveau de la longueur ,et 1 V.S DE 10CM ,et Y a t il des risques de remontées d humidité ou d odeur et le poids de la maison,
    Cordialement.

    1. Bonjour, non ce n’est pas au BET Structure de déterminer quelle sera la hauteur d’un vide sanitaire, c’est à l’architecte. C’est lui le concepteur des volumes. Un vide sanitaire de 10 cm de hauteur est très improbable : comment le réaliser ? déjà puisque les agglos font 20 cm de hauteur… En outre, comment y passer les canalisations EU, sachant en plus qu’il faut qu’elles soient en pente. Tout cela est bizarre.
      Vous avez raison de demander un vide sanitaire visitable, donc faisant 80 cm de hauteur, car c’est très utile : sinon comment faire si une canalisation se casse avec le temps, dans 20 ou 30 ans ou plus ?!
      La pente minimale des canalisations EU est de 1% (1 cm de pente chaque mètre de canalisation). C’est très faible et très difficile à réaliser, car la moindre contre-pente facilitera la création de bouchons à répétition, avec tout ce que ça a de pénible à curer… Mieux vaut une pente maximale, du point haut au point le plus bas, compte tenu de la profondeur du réseau public.
      Quant à d’éventuelles remontées d’humidité ou d’odeurs, ça n’a rien à voir avec les canalisations puisqu’elles sont fermées.
      Posez toutes ces questions à l’architecte et demandez des explications techniques, il vous répondra. Et je vous suggère de lui rappeler que c’est vous qui serez embêté plus tard en cas de bouchon dans les canalisations…
      Cordialement,

      1. Bonsoir et merci j ai rdv avec lui ,nous allons construire un plain pied on me propose de l agglo au lieu de la brique? zone. Sismique très très faible pas d inondation étude de sol RAS mais j ai modifié mes plans toujours un plain pied dois je refaire une étude de sol G2-avp, ?. L étude de sol indique La dalle de fond seront portés par les fondations sans obligation de VS compte-tenu de la sensibilité du bedrock altère argileux couché 2 étanchéité soignée et pérenne des réseaux humides notamment ceux enterrés? ? Merci de m expliquer et me conseiller concernant l agglo ou la brique Merci

        1. Bonjour,
          – j’avoue que je ne comprends pas ce que vous voulez dire : “…sensibilité du bedrock altère argileux couché 2 étanchéité soignée et pérenne des réseaux humides notamment ceux enterrés?”
          – briques ou agglo ? En soubassement : agglos systématiques, jamais de briques. En façade : la brique est mieux car elle laisse passer la vapeur d’eau, il y a donc bien moins de risques de moisissure intérieure. Mais elle est un peu plus chère, et moins écologique, car elle nécessite 6 ou 7 jours de cuisson en continue (jours et nuits) à 800°. Je vous laisse imaginer de CO2 que cela provoque (gaz à effet de serre). Quoi que le ciment, dont sont composés les agglos, est un épouvantable producteur de CO2 également pour sa fabrication… (il serait temps pour nous tous de changer de système constructif !!!).
          – si vous avez une étude G1, vous pouvez la jeter, elle ne sert à rien. Si vous avez une étude G2 sur votre terrain, inutile de la refaire, je présume que le sous-sol ne s’est pas transformé d’un coup de baguette magique.
          Cordialement,

  59. Bonjour
    Le parpaing ne craint pas l’eau mais en cas d’inondation puis de fort gel, qu’advient il du parpaing rempli d’eau?
    Les fondations peuvent elle être affectées?

    1. Je complète ma réponse : non, les fondations ne peuvent pas être affectée par le gel, l’eau n’y pénètre pas.
      La base des fondations (pas la partie haute) doit être assez profonde pour être “hors gel”, non pas parce qu’elles pourraient geler, mais parce que le sol qui gèle/dégèle suivant les saisons, est mouvant, et donc les fondations seraient alors instables, provoquant ainsi des fissures dans le bâtiment.
      Cordialement,

  60. Bonjour
    Un parpaing ne craint par l’eau mais qu’en est-il du risque de gel si le parpaing est rempli intérieurement d’eau svp ?
    En cas d’inondation par exemple juste avant un fort gel.
    Y a t’il un risque pour les fondations au ras du sol ?

    1. Bonsoir, il est peu probable que le parpaing se remplisse d’eau. Si cette eau gelée devait le faire éclater dans les 10 ans après réception, vous seriez couvert par l’assurance décennale. Mais je n’ai jamais entendu que ce phénomène soit survenu – alors que des briques ou des tuiles gorgées qui éclatent se rencontrent assez souvent (la brique est très spongieuse).
      Cordialement,

  61. Bonjour
    Pouvez-vous nous expliquer la signification de la phrase suivante de l’étude de sol concernant notre construction
    L’ENCASTREMENT SERA DE MINIMUM 0.80m PAR RAPPORT AU SOL EXTERIEUR FINI ( TERRAIN AMENAGE) AFIN DE REPONDRE AUX PARAMETRES SUIVANTS : 1) SATISFAIRE AU HORS GEL LOCAL – 2) ACQUERIR UNE BONNE RESISTANCE VIS A VIS DE LA SECHERESSE – 3) S’AFFRANCHIR DES MEDIOCRES CARACTERISTIQUES DES LIMONS DE SURFACE
    Notre construction est sur un vide sanitaire de 0.40m de mur en agglomérés, plus un plancher hourdis préfabriqué de 12+8 compris planelle de rive. Ce vide sanitaire n’est pas assez haut, celui-ci étant en dessous de la hauteur du sol naturel, en effet il manque au moins un rang de parpaings voir deux, car nous avons le tour de la maison inondée par les ruissellements d’eau par forte pluie, le vide sanitaire est toujours boueux voir inondé.
    Pouvez vous nous dire si le constructeur a bien suivi la préconisation de l’étude de sol, et nous donner vos conseils pour remédier à ce problème qui nous semble être préjudiciable pour l’avenir de la structure de notre maison.
    A l’avance nous vous remercions vivement de votre réponse
    Bien cordialement
    Mr LEFEVRE

    1. Bonjour, je complète ma réponse avec le complément de mél que vous avez indiqué :
      nous avons le tour de la maison inondée par les ruissellements d’eau par forte pluie, le vide sanitaire est toujours boueux voir inondé.
      Pouvez vous nous dire si le constructeur a bien suivi la préconisation de l’étude de sol, et nous donner vos conseils pour remédier à ce problème qui nous semble être préjudiciable pour l’avenir de la structure de notre maison.

      Il m’est impossible de vous conseiller sans avoir vu les lieux, le terrain et les ouvrages, et sans avoir l’étude de sol en mains. En général un drain bien fait, avec un exutoire à un point bas, est très efficace. Une contre-pente du terrain aux abords de la construction le sera aussi (une sorte de petit talutage).
      Cordialement,

  62. Bonjour
    Pouvez-vous nous expliquer la signification de cette phrase dans l’étude de sol de notre construction
    L’ENCASTREMENT SERA DE MINIMUM 0.80M PAR RAPPORT AU SOL EXTERIEUR FINI ( TERRAIN AMENAGE) AFIN DE REPONDRE AUX PARAMETRES SUIVANTS :
    – SATISFAIRE AU HORS GEL LOCAL
    -ACQUERIR UNE BONNE RESISTANCE VIS A VIS DE LA SECHERESSE
    -S’AFFRANCHIR DES DEMIOCRES CARACTERISTIQUES MENCANIQUES DES LIMONS DE SURFACE
    RESPECT DE CET ANCRAGE MINIMAL DE 0.80M DANS LE SOL NATUREL
    En effet notre terrain est imperméable, nous avons de l’eau qui s’accumule autour de la maison lors de forte pluie.
    Le constructeur a fait un vide sanitaire de deux rangées de parpaings soit 0.40 m et un plancher hourdis préfabriqué 12+8 compris planelle de rive. La dalle de la maison est en dessous de la hauteur du terrain naturel.
    Nous vous remercions vivement de votre réponse et de vos conseils pour arriver à trouver une solution afin de traite ce problème.
    Bien cordialement

    1. Bonjour, en terme de profondeur de fondations, l’encastrement signifie que la base des fondations sera plus profonde que le niveau du sol résistant en sous-sol. Par exemple, dans votre cas, l’encastrement de 80 cm/niveau du sol naturel (soit /niveau de la surface du terrain) signifie qu’il faut creuser au moins jusqu’à 80 cm de profondeur, même si l’on trouvait un sol dur à 60 cm seulement (et 80 cm ce n’est pas profond, je ne fais jamais moins, quel que soit le sol rencontré).
      Pourquoi creuser plus profond ? D’abord parce que le niveau du sol résistant (le “bon sol”) n’est pas forcément parfaitement plat, il peut être fréquemment de + ou – 20 cm. Ensuite parce qu’il faut que la base de la fondation soit plus profonde que les possibilités de gel (variation du sol avec le gel !), et pour être aussi à l’abri des variations du sol dues à la sécheresse/humidité.
      Je suis surpris que, malgré un vide sanitaire de 40 cm (trop bas pour être accessible, dommage…) et un plancher hourdis (20 cm) et le carrelage sur chape (10 cm) c’est-à-dire en tout une hauteur de +55cm, ce niveau de plancher soit quand même plus bas que le terrain naturel ! Les règles de l’art demandent à ce qu’il soit plus haut de 15 cm minimum par rapport au terrain extérieur.
      Si vous parliez du niveau du vide sanitaire après décapage, et non de la dalle, il est normal qu’il soit plus bas (puisqu’il y a eu décapage de la terre végétale).
      Cordialement,

  63. Bonjour Monsieur,
    Dans un article, vous préconisez dans les angles et poteaux raidisseurs 4 tiges en carrés pour le ferraillage.
    Si on met 4 tiges, on ne peut pas respecter le minimum de recouvrement en béton autour des tiges avec brique ou parpaing.
    Qu’en pensez vous ?
    Cordialement.

    1. Bonjour, je préconise surtout les sections carrées pour les chaînages horizontaux de hourdis, car un chaînage “2 fils” sera bousculé par la puissance de la pompe à béton au coulage. Mais il est vrai qu’en général je préfère des chaînages carrés partout. Si l’on n’a pas des 25mm de recouvrement en tout point, il n’y a pas l’air extérieur au-delà, mais la paroi (brique ou agglo) et donc cela protège le recouvrement. Donc les armatures restent protégées de l’humidité qui pourrait les dégrader (rouille).
      Ceci dit, le plus important sont les liaisons : ce sont les points faibles des chaînages dans 90% des cas. Je préfère sans hésiter un chaînage “2 fils” bien relié qu’un chaînage “4 fils” moins bien mis en oeuvre.
      Cordialement,

      1. Bonsoir,
        Merci pour votre retour très clair.
        Vous parlez de liaison, je pense que vous faites allusion aux équerres, etc ?
        J’ai vu qu’il existe des U au lieu des équerre bien plus efficaces et où on ne se pose pas la question du positionnement intérieur, extérieur. Pas plus cher, pourquoi personne ne les utilise ou très peu ? Même pour les construction avec étude béton.
        Cordialement.

        1. Bonjour, oui les équerres et les barrettes en U qui sont un réel progrès, car elles sont forcément bien placées (il n’y a pas la place pour les mettre de travers, si je puis dire). Ces barrettes sont plus récentes et donc moins utilisées, c’est dommage.
          Le monde du “bâtiment” est très (trop) traditionnaliste, je le trouve parfois franchement rétrograde. Combien de fois ai-je entendu “On a toujours fait comme ça…” ? Comme si c’était une justification en soi. D’ailleurs, ici à Toulouse, les règlement d’urbanisme, l’usage, etc. fait que l’on construit en briques, avec une charpente en bois et une couverture en tuiles courbes. Comme les romains il y a… 2000 ans ! Et pourtant les autres techniques que celle du bâtiment ont un peu évolué quand même. Mais pas le “bâtiment”.
          Cordialement

  64. Bonsoir, il n’y a pas de raison a priori de craindre un décalage d’axes des puits et ceux des liaisons des longrines, surtout pour un bâtiment léger tel une maison individuelle et avec des puits de grand diamètre.
    Comment se fait-il que vous fassiez des puits de 80 cm de diamètre ? C’est énorme pour une maison ! Le terrain est-il en pente et craignez-vous des efforts de cisaillement ?
    Cordialement,

  65. Bonjour Monsieur,
    Nous avons acheté une petite maison un peu abandonnée en angle de rue et le terrain est entouré et grosse haies qui dépassent sur le domaine public. J’aimerais les arracher dans un 1er temps le temps qu’on se décide de ce qu’on va faire de la maison (démolir, agrandir, etc…)
    On aimerais arracher la haie. Faut-il faire une demande de travaux à la mairie qui prend 2 mois, etc… ?
    Bien cordialement.

  66. Bonjour,
    Notre étude de sol préconise un drain à 2m des fondations, de 30 à 40cm sous la base des fondations. Suite à l’étude béton, il faut couler des barrettes de gros béton (1,2m de haut) sur lesquelles on coulera la semelle filante (30cm de haut). Ma question est donc : dans notre cas, doit-on comprendre que le drain doit se mettre par rapport à la base des barrettes OU des semelles?
    Merci d’avance,

    1. Bonjour, il faudrait que je lise l’étude de sol car je ne vois pas bien ce que sont ces “barrettes”, ni à quoi elles servent ?
      A priori on ne décaisse jamais jusqu’à la base des fondations, ça les déstabiliserait, ce qui serait catastrophique ! Si vous le faites à 2 m de distance, ça devient peut-être possible mais, pour ma part, “je n’aimerais pas ça” sur un de mes chantier et je ferais tout pour l’éviter.
      Pouvez-vous citer les phrases exactes du rapport de sol ?
      Cordialement,

      1. Bonsoir, bien reçu votre extrait de l’étude de sol (un peu long pour la placer ici, mais vous avez bien fait d’être complet).
        Je comprends que le terrain a une pente assez marquée. Je présume que les pieux en barrettes vont pouvoir s’opposer aux efforts de cisaillement.
        Veuillez bien à placer correctement les drains : en-dessous des fondations, ok, mais pas plus profond qu’une trentaine de cm, et éloignées de 2 m des fodnations pour ne pas affaiblir la portance du terrain. Le drain en surface sera très utile, il récoltera déjà la majorité de l’eau.
        Faire un drain est délicat, plus qu’on ne le pense d’ordinaire. veuillez bien à ce que ce soit un drain rigide (pas un drain souple ! ce sont des drains agricoles), correctement enrobé – les drains préenrobés sont les meilleurs.
        Cordialement,

        1. Merci bien, mais dans notre cas, doit-on comprendre que le drain doit se mettre environ 30cm sous la base des barrettes ou des semelles?

          1. Bonjour, bien que je ne connaisse pas le projet, je crois qu’il y a confusion.
            Les “barrettes” ne sont pas un béton de propreté. Un béton de propreté est un lit de béton, peu dosé et non armé, qui ne sert qu’à protéger le terrain d’une fondation avant son coulage (elle-même en béton armé, mieux dosé), surtout si l’on décale le coulage des fondations de quelques jours après les terrassements – ce qu’il ne faut jamais faire pour une maison individuelle, et qui est parfois inévitable en cas de très grand bâtiment, où l’on n’a pas le temps de tout faire en suivant.
            Pour moi, les barrettes sont des fondations non pas en forme de cylindre (pieu) mais en forme de mur. Elles peuvent ainsi s’opposer à des efforts latéraux et non pas seulement verticaux, comme c’est le cas des pieux. Les efforts latéraux ne se produisent que quand il y a un terrain en pente, ou des poussées latérales dues à un autre bâtiment tout proche, par exemple.
            Demandez à ce que vous soit communiqué un plan des fondations. Il existe forcément, même si l’on vous disait le contraire : on ne travaille pas “au pif” quand on réalise des ouvrages qui coûtent des dizaines de milliers d’euros.
            Cordialement,

  67. Bonjour,
    Nous devions initialement construire une maison de plain pied (139 m2 -55 m2 de garage -42m2 de terrasse) avec un constructeur en contrat CCMI, l’estimation avant etude de sol était de 267 000 euros juste pour la maison, sans le terrain. Le constructeur prévoyait un vide sanitaire. L’étude de sol préconise un radier et le constructeur nous annonce maintenant un prix de 330 000 euros car selon lui le radier a un coût énorme et il faut encore faire un vide sanitaire au dessus. Tout cela vous paraît-il cohérent ? Je vous remercie d’avance Pour votre retour.

    1. Bonjour, oui un “radier” (un vrai…) coûte très cher. Mais une plus-value de 63000€ semble énorme, en effet.
      Pardon d’être direct, mais si vous voulez être bien conseillée par quelqu’un de fiable, prenez plutôt un architecte qui a l’expérience des maisons individuelles (ce n’est pas le cas de tous, certains sont spécialisés dans les marchés publics). Il vous protègera des plus-values lourdes et vous fera faire des économie (tout en vous protégeant aussi des malfaçons techniques que vous ne verrez probablement pas) car il n’a aucun intérêt financier à vous raconter des histoires… En outre, sa rémunération sera de moitié inférieure à la marge du CMI.
      Cordialement,

      1. Merci beaucoup pour votre retour. Nous allons effectivement voir un architecte. Pouvez-vous m’indiquer le prix approximatif au m2 d’un radier ?

        1. Non, il doit y avoir près de 20 ans que j’en ai fait, je ne saurais vous le dire ainsi, il faut le calculer : dallage d’au moins 20 cm d’épaisseur, réseau d’armatures assez complexe à l’intérieur avec probablement poutres intégrées, liaisons avec les parois verticales en béton ou a minima en agglo à bancher,…
          Cordialement,

        2. Non, il y a près de 20 ans que je n’en ai pas fait. Ca se calcule : dallage épais avec des armatures assez complexes, bêches formant raidisseurs, murs en béton armé ou au moins en agglo à bancher reliés au dallage en continu, etc. Il faudra un plan technique fait par un B.E.T. structure.
          Cordialement,

  68. Bonjour
    Est-ce que une étude de sol G2 AVP et G2 pro est obligatoire sur un terrain non argileux ?
    Sachant que la maison qui s’est construit à côté de nous n’a pas fait cette étude.
    J ai déjà signé un accord devis pour l’étude la semaine dernière mais l’intervention sera le 03/06
    Est que je peux annulé cette intervention si vous voyez que c’est pas Nécessaire .
    Je pense que mon constructeur insiste de la faire pour son avantage à lui .
    Je vous remercie beaucoup

    1. Bonjour,
      il me semble que c’est l’étude G1 qui est obligatoire, bien qu’à mon avis celle-là est trop succincte et ne sert à rien.
      Je vous encourage vivement à faire réaliser une étude G2 AVP et à bien la lire, entièrement, pour pouvoir vérifier les travaux de fondations, notamment leu profondeur : il y va de la pérennité de votre investissement.
      Ce n’est pas parce qu’on croise des gens roulant sans ceinture de sécurité qu’on ne risque pas sa vie à faire pareil… 🙂
      L’étude G2 PRO est “moins indispensable”, si je puis dire, si l’étude G2 AVP ne révèle pas un très mauvais sol, pour une simple maison individuelle (s’il s’agit bien de cela).
      Cordialement,

      1. Merci beaucoup
        Je vais faire les deux comme ça je suis tranquille y a pas une grande différence de prix
        Cordialement

  69. Bonjour,
    Nous rénovons une maison en terre crue.
    Nous avons le choix entre une dalle en béton de chaux sur un hérisson ou un vide sanitaire de 60 cm. Selon vous, quelle est la meilleure solution pour éviter les remontées d’humidité par capillarité sur les murs en terre crue (Il s’agit là de notre plus grande préoccupation, d’où le béton de chaux) ? Peut il y avoir de la condensation dans un vide sanitaire mettant en péril nos murs en terre ?
    En vous remerciant par avance,
    Cordialement,
    L.S

    1. Bonjour, il est difficile de réaliser un plancher hourdis dans une maison existante, surtout avec des murs en terre crue. A priori, s’il ne montre pas de signe d’une importante dégradation, mieux vaut conserver le principe du dallage sur hérisson. Vous avez l’expérience de sa tenue dans le temps. S’il n’a pas beaucoup bougé jusqu’à présent, il n’y a pas de raison qu’il le fasse plus tard.
      Pour prévenir l’humidité, et si ça convient à la configuration du terrain, mieux vaut protéger la base des murs de toute humidité, par un drainage efficace (c’est un travail méticuleux, contrairement à ce qu’on imagine parfois) et une contre-pente du terrain, éloignant les eaux de pluie du mur.
      Cordialement,

  70. Bonsoir Monsieur,
    Tout d’abord merci pour votre site.
    Nous avons une maison construite avec dalle béton sur vide sanitaire avec poutrelles et hourdis.
    On se pose la question de refaire une dalle plus basse sur une partie de la maison seulement en cassant la dalle actuelle. Mais on se demande si c’est réalisable et si il peut y avoir un impact sur la solidité des murs extérieurs . Il y a des murs de refend dans le vide sanitaire et celui-ci est très haut. 2m environ. Tout ceci serait fait bien sûr par des professionnels.
    Merci beaucoup
    Bien cordialement

    1. Bonsoir, en effet, un vide sanitaire de 2 m de haut, c’est carrément une cave. Vous pouvez découper le plancher hourdis et créer un plancher plus bas, c’est techniquement possible, bien que délicat. Mais des professionnels compétents doivent s’en sortir sans problème.
      Bon chantier, cordialement,

      1. Merci beaucoup pour votre réponse
        Nous allons donc pouvoir réfléchir à notre projet plus en détails.
        Très bonne journée
        Cdlt

  71. Bonjour Monsieur,
    Je vous remercie de vos conseils,
    J’ai un contrat CCMI ,démarrage des travaux sur document en mairie de déclaration ouverture de chantier au 19/06/2020
    Délai de construction 12 mois
    Soit a priori dans un mois.
    J’ai indiqué au constructeur un retard probable qui ne semble pas le perturber.
    Dans mon CCMI on indique une pénalité de 1/3000 du prix au premier jour de retard, sans autre condition suspensive.
    Cela veut il dire que dès le 20/06/2021 je pourrais faire valoir cette clause ?
    Le délais à 12 mois sur ma période est il ferme ou proroge par des événements type Covid….?
    Pour cette clause de pénalités un dossier amont est-il à consolider.
    Un grand merci
    Jocelyne B

    1. Bonjour, il faut calculer les pénalités en tenant du contrat, des dates réelles, et aussi des instructions gouvernementales sur l’impact du Covid. Ces règles sont, comme toujours, assez complexes. Vous les trouverez sur internet pour pouvoir calculer les délais à retenir réellement. C’est un travail que je ne peux pas faire ici 🙂 .
      Cordialement,

  72. Bonjour
    Ma commercial insiste sur le faite que le vide sanitaire n’est pas une bonne aidée sans même avoir le compte rendu de l’étude de sol qui est en cours.
    Est-ce que c’est une question de coût ? ( pour faire une marge en plus sur les prestations) que pensez-vous vous ?
    Merci

    1. Bonsoir. Evidemment !
      Un plancher par dallage sur hérisson coûte moins cher à construire qu’un plancher hourdis sur vide sanitaire. Donc la marge du CMI sera bien plus importante (pour lui, pas pour vous). Par contre, vous aurez probablement un plancher bas de plus mauvaise qualité, qui risquera de se tasser au fil du temps : il sera posé par terre et donc il suivra les éventuels tassements de la terre en-dessous.
      Donc, le partage du CMI est simple : à vous plus de risques, à lui plus d’argent. Ca, c’est une bonne idée pour le CMI, et une très mauvaise idée pour vous…
      Cdlmt,

      1. Merci Mr espagno pour votre éclaircissement, je pensais la même chose,
        Je peux lui imposer le vide sanitaire alors ? on peut l’installer sur n’importe quel type de terrain et c’est mieux pour la suite ( solidité et fissure…..) d’après mes recherches sur le net,

        1. Bonjour, je souhaite acheter une maison, celle ci se situe sur un sol argileux et en zone rouge sécheresse. On me dit qu’il ya un vide sanitaire sous la dalle de béton mais visuellement impossible de vérifier. Comment savoir si ce vide sanitaire existe réellement ?

          1. Bonjour, à défaut d’y avoir accès quelque part, ou de pouvoir faire un trou dans le plancher ! il faut chercher des indices :
            – le sol fini (carrelage) est-il nettement surélevé par rapport au terrain naturel ?
            – y a-t-il des grilles de ventilation du vide sanitaire autour de la maison ?
            – y a-t-il des petites fissures dans le carrelage (auquel cas, ce serait plutôt un dallage et non un plancher hourdis),
            – y a-t-il un petit vide sous les plinthes du RdC (les plinthes ne touchent pas ne carrelage) : indice aussi d’un dallage et non d’un hourdis.
            Je sais que, parfois, il n’y a pas d’indice déterminant…
            Cordialement

  73. Bonjour Mr Espagno,
    J’aurai besoin de l’avis d’un professionnel expérimenté et aguerri.
    Je suis au démarrage de mon projet de construction.
    Maison sur VS (-1,05m) 180m² R+1 – Garage en mitoyenneté de 50m² et sous le garage un sous sol enterré de 35m², dallage sur terre plein terrassé à -2,35m.
    Les 35m² de sous sol ne sont pas en mitoyenneté. Notre voisin ne construira pas à proximité de la mitoyenneté.
    Le terrassement a été fait en date du 27/04.
    Il a plus quasiment tous les jours depuis. Au niveau du sous sol l’eau stagne entre 5 et 10cm suite aux précipitations de ces derniers jours. L’étude sol indique une nature de sol limons/argileux et a été effectué par un géotechnicien.
    Le maçon doit intervenir cette semaine pour ouvrir pour ouvrir les fouilles en rigole qui doivent être implanté à minimum -50cm comme indiqué dans le rapport du géotechnicien, faire le ferraillage et couler le béton.
    Je ne suis néanmoins inquiet en ce qui concerne le délai entre le terrassement et l’ouverture des fouilles.. quasi 3 semaines et cette eau qui stage là ou se trouvera le sous sol.
    Notre architecte et MO me dit que cela ne devrait pas poser de problème puisque les fouilles n’ont pas été ouverte.
    Quel est votre avis ? Y a t il un risque de décompression du sol d’après vous ? Quels sont les points de vigilance ? Je suis preneur de tout vos conseils.
    Merci pour vos conseils avisés.

    1. Bonjour, le terme “d’aguerri” est plutôt bien choisi, car le monde du “Bâtiment” ressemble parfois à une jungle… 🙂
      Si c’était un de mes chantiers – et “a priori” car je ne connais pas le chantier bien sûr – je serais très vigilent sur les fondations, car c’est “irrattrapable”. Tout jeune architecte, j’ai eu un souci sur les tuiles d’une maison, je m’en faisais toute une affaire qui me prenait la tête. En fait, non, j’avais tort de m’en faire. Ce n’était rien : le charpentier a tout découvert et recouvert avec des nouvelles tuiles que son fournisseur lui avait données. En 48h c’était fait. Par contre, des sinistres de fondations sont catastrophiques, une reprise en sous-oeuvre de fondations est toujours très complexe et très onéreuse, avec de nombreux travaux de réfection intérieurs et de façades (fissures). Parfois, il vaut mieux raser l’ouvrage et le refaire !
      Les 3 pires sinistres, car parfois ils entraînent la démolition : erreur d’implantation, fondations et défaut de structure en zone sismique.
      Je ne cherche pas à vous inquiéter, mais à ce que vous soyez très vigilent sur ce point.
      Puisque vous avez un architecte, vous êtes dans le meilleur contexte pour qu’il n’y ait pas de problème technique. Vous pouvez néanmoins envoyer dès aujourd’hui un mél à votre architecte, où vous diriez : “Je m’inquiète de couler des fondations dans un sol qui a été longuement détrempé par les dernières pluies. Je vous propose d’attendre un peu que le temps devienne sec et que la profondeur des fondations ne soit pas de -50cm (limite hors gel), mais plutôt -70cm. Je tiens absolument à éviter un sinsitre de fondations, car c’est à peu près irrattrapable. Qu’en pensez-vous ? Cordialement,”
      Cordialement( à mon tour… 🙂 )

      1. Merci pour votre aide et vos conseils.
        Pour l’instant pas de retour à mon mail d’hier et pas d’intervention du masson.
        Les banches sont déposés sur le terrain depuis hier après-midi, la grue et la mini pelle depuis la semaine passée.
        Par contre pas de ferraillage pour l’instant.
        A suivre.

  74. Bonjour Monsieur Espagno
    J’ai besoin de vos conseils avisés concernant une étanchéité. Mon CMI à construit notre maison sur vide sanitaire de 75cm.Le vide sanitaire (coté garage)à été élevé en contrebas (-95cm environ)et à environ 8cm du terrain du voisin, ensuite la dalle de compression à été coulé sur la totalité du VS en incluant l’espace des 8cm(entre terre et mur VS).Le maçon m’avait indiqué que cela permettait de retenir la terre(du voisin) .L’élévation du mur garage à été faite avec écart des 8cm entre le muret du voisin et moellons garage(sans étanchéité).
    L’écart entre le muret voisin et mon garage à été recouvert par un solin(avec accord voisin) pour empêcher le ruissèlement des eaux de pluies de façade. Hors aujourd’hui avec plusieurs jours de grosse pluie, je constate des infiltration d’eau au niveau dalle garage/buanderie. Cette infiltration semble provenir de l’eau en excès sur terrain voisin qui s’infiltre par son muret et viens s’écouler sur la dalle de compression (couler contre sa terre) et donc s’immiscer à la jonction mur/dalle. Pour éviter (temporairement) la stagnation eau j’ai percer quelques trous pour que cette eau s’évacue dans le VS.
    Que me conseiller vous (le conducteur de travaux conseille de remplir de béton l’espace vide entre les 2 murs) cela ne me parait pas le mieux ( faut t il plutôt laisser le mur coté extérieur avec l’écart des 8cm se ventiler naturellement et plutôt agir coté voisin, en décaissant toute la longueur de son muret pour installer un drain? (longueur 10 M sur HT 1m)
    Ces travaux doivent t il m’incomber ou être à la charge du CMI?
    Dans l’attente de vos précieux conseils. Merci
    Cordialement
    Thomas

    1. Bonjour, si j’ai bien compris, un vide de 8 cm a été laissé entre le mur de votre garage et le muret voisin. C’est beaucoup, en général on laisse 2 ou 3 cm de joint de dilatation. Techniquement, ça ne change rien, mais c’est plus difficile à étancher (la preuve…). Et s’il n’y a pas de construction voisine à cet endroit, vous auriez dû vous implanter en limite de propriété, quitte à convenir avec le voisin d’une découpe de son muret de clôture sur la largeur du garage. C’est interdit de se tenir à 8cm, la distance doit être de 0cm ou à plus de 3m ou 4 m ou plus, suivant les règlements d’urbanisme à cet endroit. La tolérance d’exécution (jurisprudence) est inférieure à 1 cm.
      Toujours si j’ai bien compris, la base du vide entre les 2 construction a été remplie de béton lors du coulage du plancher du garage. Le maçon vous a indiqué “que ça permettait de retenir la terre du voisin”. Il s’est gentiment moqué de vous : il avait tout simplement la flemme de placer un polystyrène de 8 cm dans ce vide, qu’il aurait fallu enlever ensuite- et puis dans de telles épaisseurs, ça finit par coûter cher… Donc il a préféré laisser le béton couler et vous raconter n’importe quoi.
      Il n’avait pas anticipé que ce comblement allait empêcher l’eau de ruissellement entre les 2 murs de s’infiltrer dans la terre. Du coup, l’eau passe par votre mur, bloquée entre le muret du voisin (muret de clôture ?) et votre maison.
      Il faudrait mieux comprendre les détails, voir des photos, etc. Je vos déconseille de remplir l’espace de 8 cm de béton, l’eau risque quand même de s’infiltrer et vous devrez tout casser. Mais s’il y a seulement le muret de votre voisin, et donc si cet endroit entre les 2 murs était accessible, il vaudrait mieux enlever le béton qui a été coulé par terre, le casser au marteau-piqueur et l’enlever, pour laisser l’eau de ruissellement s’infiltrer dans la terre. Si le muret n’a que 1m de hauteur, ça devrait être accessible. C’est un travail assez long, mais le maçon a fait une erreur, alors comme tout le monde, il doit la réparer.
      Je suis plus dubitatif sur le drain chez le voisin, et il faudrait qu’il accepte.
      C’est au maçon de faire ce qu’il faut pour réparer, et si vous êtes encore en période de garantie décennale, il peut solliciter son assurance .
      Cordialement,

      1. Merci Monsieur Espagno pour votre réponse rapide.
        En fait notre mur garage est bien implanté en limite de propriété mais avec la fondation du muret voisin, c’est son muret(privatif) légèrement en recul de sa fondation qui crée cette écart de 8cm entre les murs.
        Je vous remercie pour vos conseils, toutefois casser toute la longueur du coulage béton entre les moellons du VS (10mètres x 8cm et hauteur 75cm) et la terre du voisin est une opération impossible sans accéder chez voisin et casser son muret plus le risque de fragiliser le mur VS…
        Donc il semble rester que la solution du drain chez voisin, (bon rapport actuel)je pense qu’il se s’y opposera pas.
        Concernant décennale, elle est d’actualité la maison n’est pas encore livré, nous en sommes au stade plomberie…)
        Concernant mes petit perçage dalle garage pour évacuation éventuelle futur infiltration eau vers VS, cela n’est pas une mauvaise idée!!
        Cordialement Mr Espagno
        Thomas

        1. Bonsoir, si la maison est encore en chantier, il ne peut pas y avoir d’assurance pour cette pénétration d’humidité, bien sûr.
          Les assurances ne peuvent intervenir UNIQUEMENT quand l’ouvrage est réceptionné, et que la malfaçon ne est pas connue du maître d’ouvrage (du client), a fortiori, elle ne doit pas faire l’objet d’une réserve.
          Cordialement,

  75. Bonjour,
    J’ai deux questions:
    Vide sanitaire hauteur et reserve aération:
    – La hauteur sur plans constructeur valides : 1,14m
    Dans la réalité : 0,90
    -Aération et réserve pour ce poste: Prévu au plan 6 .Réel 5 en diamètre 200 pour une surface de 92 m2.
    Sur ce poste : Pour la hauteur qui doit je pense être définie sur des paramètres précis ( me concernant région Strasbourg hauteur des nappes prehatiques je crois) Quelle action dois-je engager hors constat et prévenance?
    – Pour l’aération je pense que le nombre ,répartition ,et positionnement doit correspondre à un calcul précis sur le besoin en circulation d’air.Étant au plan la réserve manquante devra être effectuée.
    Le nombre sera t’il suffisant ?
    Ma deuxième famille en questionnement :
    Délai contractuel de mon Ccmi est de un an / pénalités 1/3000.
    Sans avoir la date exacte du démarrage :
    Fondations démarrage vers le 15/08/2020.
    Délai de 1 an va se situer à mi -juin 2021 au minimum ?
    Cette période a t’elle été impacté contractuellement par un délai Covid ?
    La prise en charge des pénalités est elle applicable post un an ou avec un délai complémentaire ?
    Je vous remercie Cordialement

    1. Bonjour, je viens de répondre à votre précédent message (je lis les messages et j’y réponds au fur et à mesure). Je vais seulement compléter cette réponse.
      Hauteur vide sanitaire : si la hauteur minimale est dictée par une mesure de sécurité anti-inondation, le dédommagement doit être bien plus important, ca rle risque qu’un Juge, s’il était saisi, ordonne la démolition es tbien plus important lui aussi.
      Aération : surface minimale de toutes les grilles d’aération de 0,05% de la surface du vide sanitaire. C’est très peu, pour ma part, j’en prévois plus. Plus important que la surface : la répartition : à chaque façade opposées, pour que l’aération se fasse bien.
      Délai et pénalités de retard : oui, les chantier en 2020 ont été impactés par la crise covid. Il y a des règles édictées par le gouvernement, elles ont été assez compliquées, il faut calculer suivant les dates de contrat, d’ouverture du chantier, etc. au cas par cas.
      Comment se fait-il qu’en ccmi, vous n’ayez pas la date d’ouverture du chantier ?!
      Cdlmt,

      1. Je reviens vers vous pour bien finaliser ma compréhension sur le dimensionnement des aérations sur votre base documentaire de 5% soit 0,05% de la surface à ventiler ,dans mon cas 90m2.
        90×0,05%=0,045 m2
        Dois-je traduire que cela doit correspondre / au diamètre des réservations au nombre nécessaire ?
        Aujourd’hui les réservations sont de diamètre 200 .
        Je comprends votre réponse ,mais sur cette base que me conseillez vous?
        Un redimensionnement, un ajout sur la périphérie ?
        Que je sois le plus crédible avec mon constructeur ( que je dénomme « je sais tout »
        Encore un grand merci

        1. Oui, c’est bien 0,045 m², soit 450cm² pour la surface totale des grilles d’aération. Soit par exemple 4 grilles 112 cm² chacune, par exemple un rond de 12 cm de diamètre chacune (en parlant de grilles rondes). C’est très peu, pour ma part j’en fais placer davantage, ou plus grandes – ce qui revient au même.
          Des grilles d’un diamètre de 20 cm sont donc suffisantes, si elles sont au moins 4, et SURTOUT, si elles sont disposées en vis-à-vis, sur 2 façades opposées, avec évidemment des ouvertures laissées dans les murs de refend (murs intérieurs) s’il y en a. Ces 2 derniers points sont plus importants que le calcul des surfaces.
          Cordialement,

          1. Je vous remercie et suis rassuré.
            Au final il y en aura 6 en diamètre 200 et positionnées suivant vos spécifications.
            A nouveau un grand merci
            bien cordialement

          2. Bonjour Monsieur, une nouvelle question concernant délai de livraison /pénalités
            CCMI Délais;
            Durée d’exécution des travaux sera de 12 mois à compter de l’ouverture du chantier
            Date ouverture de chantier 19/06/2020
            Le poste Délai reprend les conditions, évoquent les causes d’interruptions….à priori aucune ne me concerne, et les conditions Covid n’ont pas impactés je pense cette période.
            Clause retard :le constructeur devra au maitre de l’ouvrage une indemnité égale à 1/3000eme du prix convenu fixé au contrat par jour de retard. Aucune autre information, ni délai type + un mois.
            Est-ce à dire que au 19/06/2021 je serai de droit éligible à cette indemnité?
            Ce qui me surprend, c’est que le délai ne sera pas tenu au 19/06,que le constructeur ne semble pas s’affoler alors qu’il est plutôt sensible à l’argent. Je me demande ce que cela cache?
            Que me conseillez vous? Anticipation/attente/sensibilisation…
            Le constat sera de fait par non délivrance de fin de travaux à la date prévue ,ou d’autre actions sont elles à envisager. Merci de votre concours. Cordialement

          3. Bonjour, il faudrait calculer en tenant des dates et des prescriptions du Gouvernement sur les prolongations de délais automatiques pendant la période Covid. c’est assez compliqué et ça dépende de plusieurs cas.
            Je vous conseille de calculer les pénalités dues et d’en faire part de façon détaillées au CMI (lettre r.a.r.). Vous devriez trouver ces renseignements pour le calcul sur internet.
            Cdlmt,

      2. Bonjour,
        Je dispose d’un vide sanitaire de 60 cm bien pratique pour faire évoluer par exemple les installations électriques.
        J’y accède par une petite trémie dans le garage, d’une largeur d’un hourdis. A priori cette trémie n’a pas été renforcée.
        Je souhaiterais refaire une trémie de la même taille, ailleurs dans le garage, car l’actuelle est très gênée par les tuyaux de géothermie qui passent en sous dalle ( risque d’abîmer les tuyaux et il faut se contorsionner pour y entrer. Donc trémie en supprimant simplement 3 ou 4 hourdis entre 2 poutrelles (on ne coupe pas de poutrelle).
        Faut-il des renforts malgré tout ? Possible de placer une telle trémie entre les roues des voitures. Donc charges autour de la trémie, mais qui à mon sens seront bien reprises par les poutrelles puisqu’on en coupe aucune.
        Un grand merci d’avance.

        1. Bonjour, oui si vous ne coupez surtout pas de poutrelle, vous pouvez élargir un peu la trémie. Je mentionne ce message “a priori” car je ne connais pas les lieux.
          Attention à la trappe si la voiture doit rouler sur la trémie, car les surcharges de garage sont importantes, 250kg/m² au lieu de 150kg/m² pour l’habitation.
          Bien cordialement,

  76. Bonjour
    Mon projet de construction de maison était à l’origine sur un vide sanitaire de H 0,94.
    A l’époque le constructeur nous a expliqué que au regard d’une évolution et variation de hauteur des nappes phréatiques sur x années une correction pouvait hêtre apportée à cette hauteur.Nous concernant sur avenant technique nous avons validé des modifications dont la hauteur de ce vide sanitaire a H 114.
    La mesure au final est de H 0,90.
    Comme si le maçon avait travaillé avec de mauvais plans ….ou économiser…ou…?
    Quel recours envers le constructeur /cause/ conséquence ?
    Je suis à 6 /8 semaines de la réception.
    Merci

    1. Bonjour, dans un contrat – ici, un ccmi – chacun doit respecter ses engagements : le client doit payer le prix contractuel, et le professionnel doit livrer le bâtiment à construire conformément à la description que contient le contrat. Précision faite qu’un Avenant fait partie intégrante du contrat, il en a la même valeur, puisqu’il en est le prolongement. Donc, si le contrat (ici, l’avenant, c’est la même chose) prévoit que le vide sanitaire doit être de 1,14m, eh bien le vide sanitaire doit faire 1,14 m.
      Et s’il ne le fait pas ? Deux solutions :
      – Soit vous négocier un dédommagement pour ce non respect du contrat. Vous êtes en position de force, car le ccmi ne peut pas techniquement tenir cet engagement.
      – Soit vous refusez l’ouvrage et saisissez le Juge (ou bien le ccmi sera contraint de saisir le juge, si vous refusez la réception et le paiement). Ce sera au Juge de décider. Il est très probable, à 99,9%, qu’il n’ordonnera pas la démolition/reconstruction (les juges ne le font que quand la sécurité des personnes ou des règles d’urbanisme sont en jeu), mais il vous octroiera un indemnité.
      Vous choisissez la voie qui vous convient (a priori la négociation, je pense), et vous en faites part au CMI, par lettre r.a.r. Vous avez le pouvoir de ne pas payer le solde tant qu’un nouvel avenant n’est pas signé, où il sera mentionné : le vide sanitaire ramené à 90 cm au lieu de 114 cm et un moins-value de …€, soir un nouveau prix global forfaitaire de …€
      Cordialement,

  77. Bonjour,
    Nous faisons rénover une maison ancienne (1850) avec le recours à un architecte.
    Celle-ci est faite en murs de pierres très larges, sans fondations profondes et nous sommes en zone aléa moyen sols argileux.
    Nous souhaitons rénover les sols, et poser un carrelage en terre cuite.
    D’après l’architecte, il y a de fortes chances que sous le carrelage actuel, on trouve du sable ou de la terre. La première option envisagée par les artisans est celle de faire un décaissement et la pose d’une dalle en béton armé de 12 cm.
    Or on nous a par ailleurs alertés sur les possibles conséquences de poser une dalle en béton armé sur ce type de maison: remontée d’humidité par les murs, poids du béton armé pouvant déséquilibrer la structure et donner lieu à des désordres structurels notamment en cas de sécheresse…
    N’étant pas professionnels nous ne savons pas trop quoi penser. La logique voudrait que si le carrelage a été posé sur sable ou terre depuis des années nous refaisons la même chose…. cela serait-il contraire aux normes de construction actuelles? est-ce possible?
    Vous remerciant vivement pour vos articles, très intéressants et accessibles

    1. Bonjour, je vous donne un avis “comme ça”, c’est-à-dire sous toutes réserves bien sûr, puisque je n’ai pas examiné les lieux. Mais pour vous répondre, à votre place je proposerais à l’architecte de :
      – faire un sondage (un trou) quelque part, pour voir comment s’est fait en-dessous. On a parfois des surprises ! J’ai fait une rénovation l’année dernière d’une maison du 19° siècle aussi, sur un terrain légèrement en pente, soubassement de 30 cm d’un coté, 80 cm de l’autre, grilles de ventilation tout autour de la maison, où derrière l’on ne voyait rien que du vide noir. Eh bien, il n’y avait pas de vide sanitaire ! Que du remblai, avec un vide bien dégagé derrière les grilles. Qui l’aurait crû ?
      – si ok après sondage, prévoir un décaissement (juste ce qu’il faut, pas plus ! car depuis le temps, le sol est stabilisé et il ne faudrait pas tout chambouler) pour y couler en effet une dalle de béton armé pour éviter tout mouvement de sol fissurant le carrelage – je ne crois guère à la possibilité de déstabiliser les fondations, car la dalle est indépendante des murs et son poids est évidemment réparti – mais avec une nappe drainante dessous (avant coulage), voire avec quelques barbacanes (exutoires) pour éviter les remontées d’humidité, en effet, c’est un risque possible. Ce sera bien mieux qu’un polyane (que je ne recommande pas forcément dans ce cas).
      – et bien sûr, écouter ce que dit votre architecte : il connaît l’ouvrage et les lieux, c’est essentiel.
      Bien cordialement,

      1. Merci mille fois pour votre retour.
        Bien noté vos conseils: nous faisons le sondage tout à l’heure!
        Pour autant je comprends que de refaire à l’identique (si c’est bien le cas) en posant sur sable ou terre n’est pas envisageable?
        le fait de mettre une nappe drainante est il couteux et complexe à réaliser?
        merci encore de toutes vos informations très utiles !

        1. Vous pouvez poser un carrelage sur chape, sur le sol stabilisé actuel. Mais vous prenez un risque que “ça bouge” et donc que ça se fissure (les carrelages n’ont guère de souplesse 🙂 ). Prenez plutôt des petits formats, les désolidarisations éventuelles (de l’ordre du quart de millimètre…) se feront aux joints et ne se verront pas vraiment. C’est le fait que le sol soit argileux qui m’alerte, ce sont des sols qui bougent suivant les saisons (étés, hivers…).
          D’ailleurs, les petits formats seront bien mieux en cohérence avec l’époque de construction, des grandes dalles seraient un anachronisme. Dans ma rénovation de l’année dernière, j’avais surtout des sols en mosaïque, c’est magnifique ! (mais, bon, c’est cher à créer…). Et il m’est arrivé de rénover une bâtisse du 17° siècle ( c’est rare de tels chantiers, ça fait plaisir), le format des carreaux était partout 20 x 20. C’est très joli et ça agrandit les pièces, visuellement.
          La nappe drainante n’est pas très chères, prenez quelque chose de résistant (par exemple pour piscine : ça résiste bien à la pression due à l’eau). Et c’est tout simple à faire : vous la posez par terre, avant coulage, avec recouvrements (que l’artisan lise quand même les préconisations de pose).
          Bon chantier !

          1. Merci beaucoup pour ces précieux conseils.
            Nous avons effectivement prévu du 20×20 (il existe un format 13×13 mais c’est plus cher….). Pour vous la pose sur chape sans dalle béton n’est donc pas contraire aux règles de l’art?

          2. Non, si le sol est parfaitement stable, c’est possible (avec une chape armée d’un grillage, quand même, ou, mieux, en béton fibré).
            Mais avec un sol argileux, je ne le ferais pas.

          3. Cher Monsieur Espagno,
            Je reviens vers vous au sujet de la maison ancienne. Le sondage des sols a été effectué : il y a en fait déjà une dalle béton de 10 cm (à l’ancienne, juste du béton, pas armé, peut être posée sur un hérisson) + une couche de sable + une couche de mortier sur laquelle était collé le carrelage.
            D’après l’artisan et l’architecte il n’y aurait donc plus de sujet sur le respect des équilibres de la maison puisque la dalle béton existe déjà.
            la nouvelle proposition est donc de conserver le hérisson, décaisser sur 19cm, compactage en grave calcaire sur 5 cm Dalle en BA 12 cm sur film polyane
            qu’en pensez vous?
            on se pose des questions sur le compactage en grave (à quoi cela sert-il, est-ce nécessaire sur un sous sol de maison ancienne…?) et surtout sur le film polyane … l’artisan nous dit que c’est obligatoire en vertu du DTU mais nous craignons vraiment les remontée d’humidité dans les murs. A cela l’artisan répond que les murs sont en grès + le sol sableux (même si nous somme en zone aléa moyen argile) et qu’il n’y a aucun risque pour nos murs.
            Qu’en pensez-vous? y aurait-il une alternative qui permettrait d’éviter le risque de remontée d’humidité dans un cas tel que le nôtre, permettant de rester dans les normes de construction?
            Merci merci merci de votre conseil.

          4. Bonjour, s’il y a déjà une dalle ancienne en béton, pourquoi l’enlever (au risque de déstabiliser le sol)? Le sol est-il particulièrement fissuré, montrant ainsi les faiblesses de cette ancienne dalle ? Si oui, je comprends qu’on la refasse, et si non, ne pourriez vous pas vous épargner ce travail de remplacement ?
            Le hérisson est en cailloux (en graves, comme gravier), et ce qui fait la qualité d’un bon hérisson, c’est-à-dire le fait qu’il ne se tassera pas (c’est tout ce qu’on lui demande) n’est pas son épaisseur, mais ce sont les compactages successifs, complets, à la machine évidemment, par couches successives de 15 cm d’épaisseur, soit en 2 couches en général voire 3 couches (3 compactages).
            Plus un sol sur hérisson est ancien, plus il sera tassé. S’il ne présente pas de défaut évident de tassement, il me paraît judicieux de ne pas y toucher pour ne pas risquer de le déstabiliser. Proposez à votre architecte de le laisser tel quel s’il est bon, et de sceller le carrelage sur une chape fibré, ce sera alors meilleurs et moins cher. Bien entendu, écoutez ce qu’il vous dira, car il a probablement des informations que je n’ai pas.
            Quant au film polyane, il sert à ce que le béton d’un dalle ne coule pas dans le hérisson, ce qui empêcherait la dalle de se dilater normalement, et donc la ferait se fissurer. Il n’a pas vraiment de fonction d’étanchéité : si de l’humidité veut remonter, ce n’est pas le polyane qui l’en empêchera, elle atteindra les murs et remontera par là, ou elle passera entre les lés de polyane. S’il n’y a pas actuellement d’humidité en sol, et si vous gardez l’ancienne dalle, il ne me paraît pas utile.
            Cdlmt,

          5. Bonjour Monsieur Espagno,
            et merci encore de prendre le temps comme vous le faites de répondre à nos questions.
            Nous avons évoqué avec notre architecte la question de conserver la dalle existante mais il nous indique qu’elle ne leur semble pas en bon état et qu’elle n’est pas conforme au DTU, donc pour des questions de garanties, il est nécessaire de repartir à zéro en faisant une nouvelle dalle.
            Concernant le risque de remontées capillaires d’humidité, l’architecte comme le maçon nous avaient indiqué sur place (par oral) que les risques étaient très faibles: les murs étant en grès, l’eau s’évacuera naturellement.
            sur le fait de mettre une nappe drainante, notre architecte nous dit que c’est faisable mais que l’inconvénient est de devoir percer dans les murs (murs de 80 cm, maison sans fondations).
            Sauf que par écrit, l’architecte nous indique aujourd’hui qu’afin d’évaluer les risques de remontées capillaires il faut mandater un géo technicien, pour une études des sols (tout en relevant qu’il n’y a a priori pas de traces d’humidité), seule une étude des sols pouvant nous apporter toutes les garanties….
            nous sommes perplexes: le chantier a débuté la semaine dernière, cette étude n’avait jamais été évoquée, il s’agit d’une dépense imprévue et l’architecte attire notre attention sur le fait qu’une étude des sols fera prendre au chantier au moins un mois de retard, sans compter les préconisations complexes et coûteuses auxquelles elle pourraient aboutir.
            Mais comme il l’a préconisé par écrit, nous serons donc obligés de la faire au risque de perdre toute voie de recours en cas de problème.
            Nous sommes vraiment perdus, et n’avons pas beaucoup de marge en terme de budget, ni de temps….
            Qu’en pensez-vous?

          6. Bonjour, à vous lire et toujours “a priori”, puisque je n’ai pas visité les lieux, j’ai l’impression que cette histoire de dalle et d’humidité est montée un peu en épingle.
            – il y a une dalle en béton ancienne. Elle n’est pas craquelée partout et ne présente pas de signe de faiblesse (toujours : si j’ai bien compris). Il n’y a donc pas de raison, à ce que je comprends, de la casser pour la refaire. Elle ne fait pas 12 cm d’épaisseur ? Et alors, si elle joue bien son rôle, comme l’expérience le montre ? Vous savez, quand j’étais jeune architecte, les dalles devaient faire 8 cm d’épaisseur seulement ; je n’ai jamais eu de sinistre à cause de cela. Si les fondations de votre maison ancienne n’étaient pas conformes au règles de l’art actuelles, vous ne démoliriez pas la maison pour autant.
            – pourquoi ce souci d’humidité ? Si je me rappelle bien, il n’y a pas de préoccupation particulière d’humidité à craindre. A toute fins utiles, un drain autour de la maison, correctement fait et avec un exutoire en position basse, protégera d’un risque d’humidité. C’est la solution classique, simple et efficace. Pour ma part, j’en place dès que j’ai la moindre préoccupation à ce sujet.
            Nota : créer un drain risque de provoquer plusieurs petites fissures, car le terrain s’asséchant, on modifie sa portance et il faut qu’il retrouve une autre assise. C’est sans gravité, une fois de très légers tassements faits, le bâtiment ne bougera plus. Donc dans ce cas, il vaut mieux prévoir le ravalement de façade le plus tard possible, quand le bâtiment aura sa nouvelle assise.
            Vous ne perdez pas toute voie de recours en cas de problème, les professionnels restent responsables de leurs actes s’ils continuent leur mission, seule leur démission pourrait les exonérer de responsabilité.
            Ceci dit, sans vouloir l’agacer et sans empiéter sur sa mission (comme nous le demande notre Code de déontologie), je peux discuter avec votre architecte s’il le voulait, pour y voir un peu plus clair. Uniquement s’il en avait envie, bien sûr.
            Cordialement,

      2. Merci pour votre proposition, c’est très gentil mais la situation étant tendue, je pense qu’il n’acceptera pas, notre souhait étant d’apaiser la situation pour mener le projet à son terme en satisfaisant tout le monde…
        Sur la conservation de la dalle, on nous oppose une fin de non recevoir: l’architecte comme les artisans ne poursuivront pas sans refaire la dalle (ils nous indiquent que c’est une question de garantie de leur travail (respect des DTU).
        S’agissant de l’humidité, je comprends de votre retour que la solution de prévoir un drainage permettrait de limiter le risque, sans être trop complexe ni trop couteuse. est ce correct? y a t il des contre-indications qui expliqueraient que l’architecte ne l’envisage pas?
        Enfin, dans la mesure où a été écrite par courriel sa recommandation de procéder à une étude de sols pour avoir toutes les garanties, nous conservons d’après vous un recours si un sinistre devait survenir?
        mille mercis, c’est très précieux d’avoir un regard extérieur même si bien sûr nous notons que vous n’avez pas tous les éléments en main.

        1. Bien sûr. Moi-même, je ne peux pas trop intervenir si un autre architecte est missionné, pour respecter notre déontologie.
          Je disais cela, car je ne vois pas pourquoi on cherche des solutions à des problèmes qui ne me semblent pas exister vraiment.
          Cdlmt,

  78. Bonjour Monsieur,
    Nous faisons construire et ne souhaitons pas de CMI. Par contre, en ce moment, les matériaux augmentent et lorsqu’on signe un devis en déposant le PC, un artisan peu tout à fait l’augmenter 6 mois après contrairement à un CMI et soit le client accepte soit le client doit retrouver un artisan. Apparemment, seul le versement d’acompte de 30% permet de figer le devis mais inenvisageable en contrat MO car ça fait faire trop d’avances au client.
    Par contre, si les matériaux baissent, pas sur que les devis baissent !
    Quel est votre avis sur le sujet ? Le bois augmentent de 30%, les rails de placo 40%, etc…
    Merci.

    1. Bonjour, pourquoi donc voulez-vous que le prix d’un devis soit toujours augmenté quand le coût des matériaux augmente ? Aucun texte de loi dit cela.
      Les contrats entre les artisans et leurs clients sont LIBRES. Ce qui veut dire que si vous mentionnez dans la Commande que vous conclurez (le contrat avec l’artisan, en fait) que les prix ne bougeront pas pendant toute la durée du chantier, eh bien, ils ne bougeront pas – c’est tout. Par contre, si vous mentionnez dans ce contrat que les prix pourront augmenter, eh bien… ils augmenteront, comme vous l’avez voulu ou, du moins, accepté. Il s’agit de savoir quels engagements vous acceptez de prendre – on pas.
      Quant aux acomptes, je déconseille de les prévoir. Dans mes chantiers, il n’y a pas d’acompte, aucun. C’est beaucoup trop dangereux. Mes clients ne paient QUE ce qui est fait et bien fait (validé par l’architecte). Les artisans qui exigent un acompte ne travaillent pas avec moi – en général, ce ne sont pas les meilleurs…
      En contrepartie, mon client s’engage à payer TOUT DE SUITE les factures validées par l’architecte, c’est-à-dire en règle générale le jour même. Et c’est son intérêt : les artisans s’occupent bien mieux des clients bons payeurs.
      Cordialement,

      1. Bonjour
        Concernant mon ouverture de chantier(DOC) elle est documentée par le constructeur en date du 20/06 / 2020..Celle _ci n’a pas été déposée en mairie préalablement.Je viens d’en recevoir une copie après requête du contrôleur de la police du bâtiment de la métropole !
        Mon CCMi donne 12 mois pour dépôt de cette DOC.
        1) sur cette période des événements reconnus, identifiés ,validés contractuellement peuvent ils remettre en cause ce délai de livraison à un an soit au 20/06/2021?
        2)les pénalités sont chiffrées à 1/3000 par jour de retard sans aucunes autres informations.Dois-je comprendre que l’application pourrait être dès le 21/06/21?
        Généralement le délais est indiqué avec + 1 mois.
        Je trouve que mon constructeur reste trop serein.
        Des procédures amont sont elles à instruire avant la date prévue de fin de travaux.
        Merci

        1. Bonjour,
          la Déclaration d’Ouverture du Chantier doit être faite dès l’ouverture réelle du chantier. Ce délai mentionné dans le CCMI est fantaisiste, il n’est pas question d’attendre 1 an ! Attention, c’est de votre responsabilité, pas de celle des entreprises. Vous pourrez éventuellement vous retourner contre le CMI pour défaut de conseil, mais c’est bien vous qui êtes en première ligne vis-à-vis de la loi.
          Les pénalités de retard se décomptent à partir des dates REELLES, du moins celles que l’on peut prouver.
          Il y a BEAUCOUP de choses à faire – et donc à savoir – quand on fait construire. Le client devient un “maître d’ouvrage” et il a un rôle important à jouer, il doit être actif et prévoyant. La plupart des clients l’ignorent. Un architecte va veiller tout au long de l’opération à bien informer et conseiller ses clients sur ce qu’ils doivent faire, car il ne vend pas lui-même les travaux, il n’a donc pas de conflit d’intérêt à ce niveau. Alors qu’une entreprise – ou un CMI, c’est pareil – a souvent des intérêts financiers contraires (pour ne pas être mis en cause, par exemple, ou pour faire grossir leur marge), et il vaut mieux pour elle de se taire…

  79. Bonjour Mr Espgagno,

    Je viens de passer une bonne partie du temps libre de mon weekend à lire vos réponses aux différentes questions qui vous sont posés et le moins que l’on puisse dire c’est que vous êtes un grand passionné.
    Je suis au début de ma construction (maison toit plat R+1 sur VS de 170m² – garage 50m² – buanderie 10m² – et un sous sol de 35m²sous le garage avec réalisation d’un dallage sur terre plein).

    Le terrassement a été réalisé cette semaine et le maçon devrait venir sous peu pour les fouilles en rigole et les fondations si le temps le permet car la météo risque d’être pluvieuse dans les jours à venir dans le bas rhin.

    Je me suis finalement engagé avec ce que vous appelez un architecteur si j’ai bien compris : à savoir l’architecte nous a dessiné la maison en fonction de nos envies et besoins tout en nous conseillant sur son agencement intérieur, sur les matériaux utilisés pour la construction jusque ici pas grand chose à redire.

    Concernant le suivi des travaux c’est le frère qui fera le suivi de chantier mais sous CCMI (gros œuvre et second œuvre). L’entreprise existe depuis environ 35ans, c’est le père qui l’avait créé. Ce n’est pas une grosse structure mais une entreprise à taille humaine ( L’archi qui ne fait que de la conception, 1 dessinateur et 1 économiste de la construction et le frère, co-gérant qui fait uniquement le suivi de travaux). L’archi facture la mission PC à part. Elle est associée avec le frère pour le frère pour la partie CMI

    Nous ne souhaitions pas, avec ma femme, nous engager avec un constructeur (trop de promesses, trop “vendeur” pas assez de compétences techniques des commerciaux) et je dois avouer que l’approche de l’architecteur nous a plu. Les 5 architectes que nous avons rencontré nous semblait tous débordé (proposition de mission envoyé au bout de 5/6/7 semaines) et ne montrait pas de réel intérêt pour notre projet malheureusement.

    Nous avons signé le CCMI seulement une fois que le permis de construire était accepté, nous avons au préalable également fait réaliser une étude de sol sur demande de l’architecte.

    Néanmoins je n’ai pas eu accès au devis des différents corps de métier qui vont intervenir et sachant que c’était un CCMI je ne les ai pas demandé. Le CMI et l’archi ont l’habitude de travailler avec 2 artisans par corps de métier et ils les sollicitent pour chaque projet pour établir leur devis et budgétiser l’ensemble. Il s’agît d’artisan locaux dont la liste nous a été communiqué et dont les sociétés existent toutes depuis minimum 15 ans.

    Nous avons plusieurs connaissances qui ont construit avec eux et l’ensemble s’est bien passé à chaque fois, pas de problèmes pour accéder au chantier pendant toute la durée des travaux.
    Il n’y pas eu spécialement d’erreur ou soucis mais pour les choses signalées elles ont était corrigés et traités avec sérieux.

    Voilà je me permets simplement de vous donner ici mon modeste retour d’expérience pour l’instant.

    Je m’interroge tout de même sur le suivi du chantier.. le conducteur de travaux étant comme vous l’avez dit seul juge, bien que je compte passer tous les jours sur le chantier (j’habite et travail à 10 minutes) et l’intérêt pour l’architecteur de se dégager un maximum de marge.

    J’ai d’ailleurs aussi une question technique ou je n’ai pu trouver que peu de réponses concernant l’étanchéité de la dalle haute à l’étage (toit plat) où il est prévu un complexe d’étanchéité bi couche auto protégé par des paillette d’ardoise. Qu’en pensez vous ? Est ce qu’une étanchéité bi couche mais avec protection lourde par gravier est meilleur ?

    Je vous remercie par avance pour votre aide et vous souhaite une bonne semaine !

    1. Bonjour,
      – un “architecteur” est bien un constructeur, un CMI. La seule caractéristique est que le gérant doit être architecte (inscrit à l’Ordre des architectes, donc, lui le gérant, pas la société). Je l’ai été moi-même, au début de cette association, on s’appelait alors des “architectes-bâtisseurs”. J’ai vite arrêté (3 ans) car j’ai compris que ce n’était pas un métier d’architecte : on n’est plus le conseil du client, mais on est devenu un vendeur de travaux, or c’est incompatible.
      – le CMI veut vous écarter des choix techniques : c’est un peu la règle du jeu quand on prend un CMI, le client se met lui-même sur la touche en signant un Ccmi. Le CMI est ainsi plus libre de faire ce qu’il veut. N’attendez pas les services d’un architecte en vous adressant à un CMI, même si le gérant est architecte.
      – l’étanchéité à chaud ne se fait plus guère de nos jours, on place des membranes d’étanchéité. Je n’ai jamais eu de problème avec des membranes. Vous pouez demander au CMI pourquoi il a préféré une étanchéité à chaud, il vous expliquera probablement pourquoi.
      Bon chantier, cordialement,

  80. Bonjour Monsieur,
    Nous aimerions faire une maison sur VS et livrée hors d’eau, hors d’air.
    L’architecte prend 12-13% environ pour une mission complète. Quel est la norme en % pour une livraison hors d’eau hors d’air ?
    Dans ces conditions, l’architecte fait-il bien tous les plans ? Est-ce lui qui fait l’appel d’offre pour les entreprise de 2nd œuvre ? Est-il possible de souscrire une DO dans ces conditions ?
    Cordialement.

    1. Bonsoir, la rémunération de l’architecte est libre, chaque architecte doit avoir son propre barème (interdit d’avoir un barème commun entre architectes). Le prix de 12-13% me semble tout-à-fait dans les prix pratiqués, pour s’occuper de tout, des plans jusqu’à la remise des clés (permis de construire, projet technique, devis et contrats des artisans, suivi du chantier). L’architecte s’occupe de l’appel d’offres. Il s’occupe de tout ce qui concerne le projet et qu’un client n’est pas sensé savoir faire, c’est-à-dire d’à peu près tout. Le détail est à convenir avec lui (hors d’eau hors d’air, etc.)
      Bien sûr que vous pouvez souscrire une DO ! Au contraire, l’assureur sera ravi qu’il y ait un architecte, car les risques de sinistres seront alors très faibles…
      Cordialement,

      1. Bonsoir,
        Si je fais un contrat hors d’eau hors d’air, le % de l’architecte est-il moins élevé dans la logique ? Est-ce lui qui fait l’appel d’offre dans ce cas pour toutes les lots ou uniquement pour le gros oeuvre ?
        J’ai précédemment fait appel à un CMI, trop déçu, c’est l’arnaque… Et puis pas besoin de suivi si on a affaire à de très bonnes entreprises pour le 2nd oeuvre.
        Cordialement.

        1. Bonjour,
          Si je fais un contrat hors d’eau hors d’air, le % de l’architecte est-il moins élevé dans la logique ?
          Le % reste le même, mais comme il s’applique à des travaux moins importants, la rémunération de l’architecte est logiquement moins importante.
          Est-ce lui qui fait l’appel d’offre dans ce cas pour toutes les lots ou uniquement pour le gros oeuvre ?
          C’est à convenir entre lui et vous. Sa rémunération en tiendra compte, évidemment.
          J’ai précédemment fait appel à un CMI, trop déçu, c’est l’arnaque…
          Souvent, en effet, mais c’est le contrat lui-même qui est vicié : le CMI a un intérêt financier opposé au vôtre : c’est catastrophique !
          Et puis pas besoin de suivi si on a affaire à de très bonnes entreprises pour le 2nd oeuvre.
          Ca c’est votre point de vue. Vous avez fait l’expérience du CMI, vous ferez l’expérience du “direct artisans”, et vous vous rendrez compte. Pourquoi croyez-vous que les promoteurs immobiliers prennent toujours des architectes, même pour le suivi des travaux ? Je dis souvent ici que le PIRE DEFAUT quand on fait construire, c’est la CONFIANCE.
          Cdlmt,

  81. Bonjour,
    Nous aimerions faire notre prochaine maison soit en matériaux isolés par l’extérieur en béton banché soit structure métallique. Quel est votre avis sur les + et – des structures métalliques ? Ca se fait de plus en plus.
    En quoi sont fait les plancher pour mettre un chauffage au sol, etc… Plancher d’étage en béton comme les maisons traditionnelles ?
    Cordialement.

    1. Bonjour, j’ai un préjugé favorable pour les structures métalliques, comme pour les structure bois. Pour un tas de raisons qu’il serait trop long à expliquer ici.
      Il n’y aura probablement pas d’isolation par l’extérieur, puisque le mur ne sera pas porteur, il sera en fait presque essentiellement composé de l’isolation (elle sera donc “partout”, pas uniquement intérieure ou extérieure), comme pour une ossature bois.
      Le béton banché est très cher, presque toujours inutile en maison individuelle, étanche à la vapeur d’eau et donc favorisant la condensation, les moisissures malsaines, etc. En plus, c’est une catastrophe écologique, car la fabrication du ciment est une des pires causes d’émission de CO2 (gaz à effet de serre), presque autant que tous les chauffages réunis ! C’est gigantesque, informez vos clients car c’est une information peu répandue, il me semble.
      Les planchers pour chauffage au sol sont faits comme vous voulez, l’ossature n’a pas grand’ chose à voir avec cette technique.
      Cdlmt

  82. Bonjour,
    J’ai un plancher sur vide sanitaire composé d’un “hourdis polystyrene” + chape béton armée. J’aimerais y faire une ouverture d’environ 1m sur 1m à côté du mur de refend pour pouvoir accéder plus facilement (passage de cuves par exemple).
    Y a t’il un danger de percer le plancher ? Faut il prévoir un mur de soutenement parallèle au mur de refend pour supporter le plancher ? SI oui faut il monter le mur sous le posystyrene ou dégager le polystyrene pour que le mur appuie sur la chape béton ?
    J’ai tenté de contacter des artisans pour faire le travail proprement, mais le “petit” chantier ne semble pas les intéresser, j’aimerais donc le faire moi même en respectant les normes.
    Merci pour votre avis et votre aide

    1. Bonsoir, faire une trou (une “trémie”) dans un plancher hourdis existant est complexe et délicat. Avec une dimension de lm x 1m, il vous faudra forcément couper une poutrelle. Et donc “tenir” chaque morceau de la poutrelle coupé, sinon vous risquez que le plancher s’affaisse et finisse par casser.
      Pour savoir quel renfort faire, il faut examiner les plans et les lieux (à minima des photos) : poteaux ? poutre ? autre ? Si vous faite un mur, il ne doit surtout pas s’appuyer sur la dalle béton, elle casserait, mais sur les poutrelles. Tout cela est délicat et, à mon avis, infaisable par un néophyte.
      Un trou limité à 50 cm d’un coté (l’autre peut être plus grand, par exemple 1 m x 0,50 m) est infiniment plus simple, car il n’y aurait pas à casser de poutrelle.
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        Merci pour cette réponse rapide.
        J’ai vérifié les photos que j’ai prises lors de la construction, et il s’agit bien de ce qui est décrit dans votre article.
        Donc si je résume, les hourdis (peu importe le matériau) ne participent pas à la cohésion du plancher et peuvent être troués sans scrupule.
        Par contre les poutrelles sont “fonctionnelles” et donc cela devient plus technique dès qu’on s’attaque à une poutrelle. C’est bien sous cette poutrelle (et donc sous la chape) que je voulais monter un mur pour soutenir la poutrelle coupée.
        Mais je vais suivre votre recommandation, faire un trou de 1mx0,5m, et si l’ouverture n’est pas suffisante, il faudra que je trouve une société capable de me monter un mur pour supporter la poutrelle.

        Cordialement,

        1. Bonjour, c’est bien ça. On peut faire l’analogie d’un plancher hourdis avec un plancher bois : on peut faire des trous dans le parquet, mais on ne peut pas couper une solive (une poutre).
          Et votre décision est la bonne.
          Cordialement,

  83. Bonjour,
    J’ai des amis qui font construire avec un CMI en Bretagne. Ils ont signé le contrat et les travaux ont débuté.
    Dans le contrat, il est prévu une étude de sol, je ne sais pas, eux non plus si c’est une G2.
    Lorsqu’ils ont commencé à creuser pour le VS, on ont découvert qu’il y avait de la roche, le CMI leur a demandé 8000 euros de supplément que le CMI leur a forcé de payer sous peine de stopper les chantier.
    Qui devait supporter cette charge ?
    Que se passe t-il dans le cas si on tombe sur un terrain où il y a des déchets enterrés et qu’il faut nettoyer ?
    Merci d’avance pour votre aide.
    Bon dimanche.

    1. Bonjour, vos amis se sont fait avoir, si je puis dire. Ils n’avaient RIEN à payer de plus, quelle qu’en soit la raison invoquée.
      En plus, ce chiffre de 8000€ est artificiel (j’ai failli écrire “bidon”). Donc, escroquerie sur toute la ligne.
      Le principe d’un ccmi, comme tout marchés de travaux à prix global forfaitaire – comme ceux que je fais conclure à mes propres clients – est que le client n’a JAMAIS rien à payer en plus, sauf ce qu’ils demanderaient en plus. C’est comme un menu “formule” qui comprend “plat, dessert et café”. Vous ne payez rien en plus, sauf le digestif si vous le commandez en plus de la formule, ou si vous reprenez du dessert. Vous ne payez que ce que vous commandez en plus.
      Tout ce que le CMI découvre dans le sous-sol est à sa charge, pas à la charge de ses clients.
      Et l’on n’est JAMAIS OBLIGE de signer un avenant. Un avenant est une proposition, à accepter ou à refuser.
      Si le CMI arrête le chantier, il est en faute juridique. On n’est pas au far-west. Les pénalités de retards servent à ça. C’est d’ailleurs pour ça que les CMI allongent souvent les délais à 2 ou 3 fois le temps nécessaire pour la construction : ainsi, ils peuvent arrêter quand ils veulent pour faire du chantage, sans risque de pénalité. J’ai toujours été très étonné que leurs clients acceptent des délais 2 à 3 fois supérieurs au temps normal, je ne comprends pas pourquoi ils acceptent ça, comme si la durée du chantier n’avait aucune importance pour eux.
      Voyant la docilité (j’ai failli écrire, là aussi, la “naïveté”) de vos amis, on peut compter que le CMI ne s’arrêtera pas en chemin avec de l’argent facile et vite gagné, et que les demandes d’avenants plus ou moins fantaisistes et toujours exagérés vont se multiplier. Je leur souhaite bon courage.
      Cordialement,

      1. Bonsoir,
        Un grand merci pour votre retour.
        Ils n’ont pas signé d’avenant, il leur a demandé ce montant en sus car le CMI a sous estimé le nombre de camion d’évacuation et le BRH pour casser la roche. Avec l’étude G2, le CMI l’aurait-il vu ? Si c’est indiqué étude de sol et qu’il ne l’a pas fait, quel recours ? Egalement, quels recours pour eux pour se faire rembourser du supplément qu’ils ont payé à tort ?
        Merci d’avance pour eux.
        Cordialement.

        1. Bonjour,
          – Je ne crois pas que le CMI ait sous-estimé le coût des terrassements, ou alors il est incapable et il ne mérite pas de poursuivre ce métier. Un professionnel n’oublie pas que le sous-sol peut être bon ou mauvais.
          – La Loi dit que le ccmi doit respecter les règles de l’art. Si le CMI ne le fait pas, il est en faute, le client DOIT ARRETER le chantier (et les paiements, évidemment) et doit l’obliger refaire ce qui est mal fait. Si le client ne veut rien faire, s’il ne veut pas agir, il se fera plumer (c’est la sanction normale…).
          – Pour le supplément de prix “escroqué” (tricher avec un ccmi relève du droit pénal), il faut exiger le remboursement (lette rar, puis huissier, puis avocat et plainte au Procureur de la République, etc.).
          Cdmt,

  84. Bonjour,
    Je suis propriétaire d’une maison construite en 2018 et 2019 la maison a été livrée par le constructeur en décembre 2019.
    Plusieurs micro fissures du crépi viennent d’apparaître sur une seule façade mais sont assez longues et sont pour la plupart horizontales et semblent suivre la lignes des briques rouges.
    Pour info la maison a été construite sur un terre plein sans vide sanitaire.
    Je vais aviser la garantie décennale ainsi que le constructeur mais d’avance je pense qu’ils vont me dire défauts purement esthétiques.
    Ces fissures horizontales peuvent elles être uniquement un défaut du crépi ou plus grave des fissures dans les murs extérieurs au niveau des briques ?
    Merci de vos conseils.
    Cordialement.

    1. Bonjour, ces fissures sont dues, très probablement, à des dilatations dans l’ossature béton de la maison, c’est-à-dire les chaînages et le plancher de l’étage (s’il y a un étage). Vous pouvez faire une déclaration de sinistre, bien sûr. Mais il est donc probable en effet, que l’assureur considère que ce soient des fissures à dommage esthétique, donc acceptable. A priori, tant qu’elles restent fines, ce n’est pas très grave. Même si un dommage esthétique reste un dommage… et reste quand même anormal dans une maison neuve.
      Le plancher bas en dallage sur terre plein (sur hérisson) est une technique “fissurante”, en effet, mais pas au niveau des façades, le risque est de voir le plancher s’affaisser dans le sol, créant des fissures dans le carrelage. Donc, rien à voir avec les façades.
      La structure est garantie jusqu’en 2029, vous avez donc du temps pour voir si ça évoluera vers un dommage à caractère décennal. Je vous engage à surveiller régulièrement les fissures, à bien regarder partout. Attention qu’il n’y ait pas de fissures verticales ni, surtout en diagonal ou en “marches d’escalier” : celles-là sont graves. Et aussi à les prendre en photos avec une règle graduée dans la photo (tenue sur le crépis, à coté de la fissure) pour voir si elles évoluent au fil des années ou si elles se stabilisent. Et si ça devait évoluer, vous pourrez faire une autre déclaration de sinistre, mais pas trop tard, car les réactions des assureurs sont parfois longues et le délai de garantie décennale est “au jour près”. Donc il vous faudra un peu de marge, prenez une année minimum, par exemple.
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        La maison est de plain pied donc pas d’étage.
        Il existe également une micro fissure verticale environ 2 m de hauteur qui part de la toiture et s’arrête à 1 m du sol en faisant un petit escalier à la fin.
        Donc les micro fissure ont bien l’air de suivre les briques mais pas tout le temps.
        Merci de votre réponse.
        Cordialement

  85. Bonjour, pour une maison ossature bois, je vais avoir un plancher hourdis puis isolant, plancher chauffant et chape. Faire passer les tuyaux d eau chaude et froide sous ce plancher hourdis est ce thermiquement un bon choix ou est il préférable qu ils soient dans la partie chauffée mais est ce que cela engendre forcément une chape de Ravoirage donc un surcoût. ?
    Merci d avance pour votre réponse

    1. Bonjour,
      Le plancher chauffant ne sera pas SOUS le plancher béton (hourdis) mais SUR le plancher béton.
      Dans votre plancher bas, vous aurez, en partant du bas vers le haut (à l’inverse visuellement de mon texte 🙂 ):
      – le vide sanitaire,
      – le plancher hourdis,
      – un isolant (je vous conseille un isolant projeté, permettant de servir en même temps de chape de ravoirage – prenez le assez épais, 7 ou 8 cm, ce serait dommage d’économiser quelques sous sur son épaisseur, pour avoir par la suite une mauvaise performance thermique définitive),
      – les canalisations du plancher noyés dans une chape fluide (anhydrite, c’est mieux pour un plancher chauffant).
      – puis, une fois la chape fluide sèche (vous en aurez pour des semaines, voire des mois !), un revêtement, en général du carrelage (le parquet, plus isolant car en bois, est moins performant en chauffage par le sol).
      Ainsi, vous n’aurez aucune gaine dans la chape fluide, elle pourra mieux se dilater/compresser, et donc vous aurez moins de risques de fissure du carrelage.
      Vous aurez TOUJOURS une chape de ravoirage, autant se servir de l’isolant sous chauffage pour ça.
      Cdlmt,

      1. Bonjour et merci pour votre réponse
        En fait je parlais des canalisations eau chaude et eau froide pour alimenter le sanitaire (douche, lavabo..). thermiquement vaut il mieux les placer dans la partie chauffée (mais où ? ) que dans le vide sanitaire (qui ne sera plus accessible après)
        vous dites que les canalisations de plancher (chauffant ?) sont noyées dans une chape fluide et qu il n y aura aucune gaine dans la chape fluide. Je ne comprends pas très bien
        D autre part Je pensais qu on pouvait poser n importe quel isolant directement sur le plancher hourdis ou la dalle sans chape de Ravoirage .
        Merci encore
        Marie

        1. Bonjour, les alimentations d’eau, chaude et froide, passeront dans la chape de ravoirage (que je vous suggère de faire en isolant projeté, pour qu’elle serve aussi d’isolant). Ces canalisations seront donc SUR le plancher béton (hourdis), posées dessus, et non pas dans le vide sanitaire.
          On peut poser n’importe quel isolant sous un plancher chauffant, à condition qu’il soit prévu à cet effet, à cet endroit : isolant non compressible et non dégradable. Encore une fois, à mon avis, l’isolant projeté est une bonne solution, car vous faites d’une pierre de coup, si je puis dire.
          Voici votre plancher, en partant du haut vers le bas, ce coup-ci, pour que ça corresponde visuellement :
          CARRELAGE
          CHAPE FLUIDE AVEC PLANCHER CHAUFFANT INCORPORE
          FILM POLYANE
          ISOLANT PROJETE AVEC CANALISATIONS INCORPOREES
          PLANCHER HOURDIS
          Vide sanitaire

          Cordialement,

  86. Bonjour, J’envisage de réaliser un garage en madriers bois. La question que je me pose c’est de savoir si il est plus judicieux de prévoir une dalle sur herisson de cailloux ou sur hourdis. Le sol sur lequel je construit est plutôt sain et relativement stable. Y-a-t’il une grosse différence de coût ? Le risque de déformation est-il plus important sur hérisson ? Je précise que la dalle fera 51 m2.
    Merci de vos conseils

    1. Bonjour, le plancher hourdis est toujours plus fiable que le dallage. Une dallage, même sur hérisson, est une sorte de tapis en béton posé par terre. Il va donc suivre les éventuels petits tassements du sol en surface (même s’il y a un hérisson, ça reste globalement en surface).
      Par contre, c’est quand même plus cher, et ce n’est pas vraiment utile pour un garage, surtout quand le terrain paraît être bien stable comme le vôtre. En effet, vous risquez quelques fines fissures, peu visibles, ce qui est admissible pour un sol de garage et qui ne l’est pas pour un sol d’habitation carrelé, où la moindre fissure, même très fine, se voit. Sur mes chantiers, dans ce cas, je fais des dallages pour les garages dans ces cas (sol stables).
      Cordialement,

      1. Merci de vos conseils. J’ai demandé deux devis pour pouvoir comparer le hérisson et les hourdis. Je suis plus à l’aise pour la dalle sur VS en ayant déja réalisées pour ma maison et celle de mon Beau-frère. Ce sera la différence de prix qui guidera mon choix.
        Encore merci, les infos données sur votre site à propos de ce sujet sont claires et bien illustrées.

  87. Bonjour,
    J’envisage une construction MOB sur plots avec plancher bois (c’est moins cher qu’un vide sanitaire ou une dalle au sol…), mais je suis en zone sismique 4. Il semble qu’il y ait besoin de ‘chainer’ les plots en zone 4, et ça fait nettement augmenter le budget, du coup je m’interroge, quelle est la meilleure solution ?
    Sachant que le sol est de bonne qualité, bonne portance, pas de contrainte particulière à ce niveau…
    Merci de vos tuyaux 🙂

    1. Bonjour, les choix de la nature des fondations et de celle de la structure du bâtiment ne sont pas vraiment liés.
      En zone sismique – surtout niveau 4 – vous devez chaîner les fondations, qu’elle que soit la structure. Le plus efficace sont les semelles filantes, à conditions que les liaisons d’armature soient bien faites (c’est LE PLUS important). Comme votre sol est bon, inutile de creuser profond, il n’y a qu’à suivre l’étude de sol. Vous aurez donc des fondations parmi les moins chères.
      La structure en bois est excellente en zone sismique. Vous aurez forcément des plans de Bureau d’études techniques, respectant la règlementation. Vous veillerez bien là aussi, aux liaisons : imaginez que l’on secoue votre maison : ce sont bien les liaisons qui vont faire qu’elle ne se disloque pas.
      Petite précision : si vous faites un plancher bas en bois, il sera obligatoirement décollé du sol (interdit de poser un plancher bois par terre), ce sera donc un plancher sur vide sanitaire. Vide sanitaire ne veut pas dire “hourdis béton”, mais “décollé du sol”, avec du vide en-dessous, justement.
      Cdlmt,

      1. Bonjour Mr Espagno, merci de la réponse.
        Oui, je cherche à garder le plancher bois, donc adieu la dalle sur terre plein.
        Mais peut on ‘chainer’ des plots (par exemple en posant des poutres béton dessus, et en posant le plancher bois dessus voire à l’intérieur) ? ou faut il impérativement des semelles filantes, et donc, adieu les plots, ne resterait que la solution de vide sanitaire ?

        1. Des poutres béton reliant les têtes de pieux (des “longrines”) pourraient faire l’affaire, mais c’est cher. Si vous aviez l’intention de faire des techno-pieux (des grandes vis métalliques qu’on enfonce dans le sol, et c’est tout ! c’est génial), il vous faudra les relier quand même. Il est plus simple de faire une petite tranchées dans le sol, comme des semelles filantes, pour s’en servir de coffrage et d’y couler du béton armé, mais ça vous fait quand même double travail (pieux + longrines).
          Qu’en pense votre architecte ? Ou votre BET structure ? Je présume que votre assurance vous impose l’un ou l’autre en zone sismique niveau 4.

          1. Bonjour, pour l’instant ils n’en pensent rien vu que … je leur ai pas encore demandé 🙂 ! J’aime bien me renseigner de mon coté avant, pour avoir un regard critique (et constructif) dans les discussions 😉
            La solution longrine sur les pieux me plait bien, je crois que c’est effectivement un peu couteux, mais d’un autre coté, si j’encastre le plancher bois à l’intérieur des longrines, j’economise le cout des poutres LC (qui sont remplacées de fait par les longrines), et j’evite du terrassement et de l’enlèvement des terres…. La ‘petite’ tranchée de chainage, en pratique, c’est quelle largeur/profondeur ?
            Egalement, une longrine beton, ça bois etre bien plus résistant en flexion qu’une poutre bois (je pense? ), donc peut être que ça peut permettre d’espacer les plots, donc gagner un peu là dessus aussi…
            Ca se calcule, mais bon, l’idée c’est déja de savoir quelles solutions sont possibles…

          2. Oui, la longrine en béton sera utile, car elle fermera le vide sanitaire. Il faut penser à la mise hors gel des canalisations qui relieront la maison, et puis c’est quand même plus judicieux thermiquement de ne pas avoir un courant d’air glacé sous la maison, quand il gèle, si tout est laissé ouvert. Et le bois doit être largement décollé du sol.
            En pratique, vous poserez le plancher bois sur les longrines, tout simplement.

  88. Bonjour,
    Le constructeur a réalisé un G2AVP , avec 2 principes de fondation, semelle fillante à 1m 40 avec résistance de pointe 7MPA / contrainte rupture sol 1MPA / ELU 0 ;5 MPA et ELS 0.33MPA ou puits/longrines avec sol vers 2m30 , résistance pointe à 15MPA/ contrainte rupture sol 2.14MPA / ELU 1.07MPA et ELS 0.71MPA .
    Nous sommes dans des sols très argileux. donc on partirai sur les puits longrines , plus sécurisant pour nous , quelle est votre avis sur cela ?
    Et je voulais vérifier rapidement, quel ratio pour le calcul du poid de la maison puis je prendre pour une maison de 145M2 +30m2 de garage de plain-pied ?
    Une G2 pro est elle obligatoire ?
    Qui calcul que le sol peut resister au poid de la maison ? j’ai pas l’impression que le constrcuteur est prevue de le faire ? il va faire comme il fait d’habitude des puits des 600 tous les 5 m , soit 26 sur notre maison .
    Merci de vos retours

    1. Bonjour, je ne me rappelle plus comment est votre terrain (j’ai 5 à 10 messages par jour, dimanche compris, soit une cinquantaine par semaine, je n’ai donc plus tout en tête…).
      Il vaut beaucoup mieux avoir le même système de fondations partout. Donc, à votre place, je choisirais des pieux partout, c’est beaucoup mieux. Le pire dans les fondations, c’est l’incohérence entre les différents endroits : les architectes (et les maçons, bien sûr) redoutent le terrain dur d’un coté et mou de l’autre. C’est ce que j’ai connu à la montagne : roche/pas roche. Il vaut mieux avoir un terrain “pas terrible”, pas très résistant, mais bien homogène : le bâtiment va s’enfoncer (de quelques petits mm seulement, évidemment) uniformément, et on ne s’en rend pas compte. Tandis que dur d’un coté, mou de l’autre, ça casse forcément au milieu.
      Donc avec le même système partout, vous éliminez (théoriquement, il faudrait que je prenne connaissance de l’étude de sol pour le savoir) ce risque d’incohérence.
      Ne vous souciez pas trop du poids de la maison, c’est un détail, surtout si elle est de plain-pied – ce n’est pas un immeuble de 15 étages, son poids ne devrait pas dépasser 100 tonnes. Par contre, la profondeur des pieux est essentielle. Vérifiez qu’ils soient bien tous “ancrés” dans le bon sol (profondeur du bon sol + 30 cm au moins). Mieux vaudrait qu’il ne fassent que Ø 400 (si terrain pas vraiment en pente !) mais qu’ils soient plus profonds : par exemple, bon sol à 2,30 m, pieux de 2,75 m avec rapport de celui qui fore, car quand on creuse, même avec une machine, les pro peuvent se rendre compte de la résistance du sol, pour détecter des éventuelles poches de terrain peu résistant – ça arrive.
      Cordialement,

  89. Bonjour Monsieur,
    Je viens vers vous pour un appel au secours…
    J’ai fait construire une maison par un CMI avec un plancher chauffant et j’ai remarqué lors de la mise en route de mon chauffage que la pression avait baissé.
    Derrière une porte de chambre, nous avons des blocs porte et j’ai découvert un peu de noir autour, comme de l’encre. J’ai retiré le bloc porte et j’ai découvert que ça a été percé/chevillé et que mon plancher est percé. Il y a de la silicone dans le trou.
    Ca a été percé par une des entreprises, je suppose le menuisier. Il a percé le tuyau de mon plancher et a mis de la solicone pour cacher son erreur.
    Le constructeur ne veut rien savoir car on n’a pas mis de réserves, on ne pouvait pas le savoir à la réception. Il m’a dit que je peux faire ce que je veux, je n’ai aucune preuve et qu’il dirait que c’est nous qui avons percé.
    Que pouvons nous faire ? J’ai fait venir un plombier, il m’a dit qu’il faut casser la dalle normalement. Il m’a dit qu’on peut techniquement réparer et mettre un raccord mais que normalement c’est interdit et que c’est du bricolage… En tout cas, lui n’y touchera pas et aucun plombier n’y touchera car en cas de soucis ça mettrait sa responsabilité en cause et comme c’est hors DTU, si un expert voit ça, il serait condamné à payer…
    Donc, je suis dans l’impasse.
    Quel est votre avis ? Que faut-il faire contre le CMI ?

    1. Bonjour, la mauvaise foi telle que vous la rencontrez chez ceux à qui vous avez confié votre maison, est toujours insupportable.
      Depuis combien de temps avez-vous réceptionné ? C’est important pour les garanties.
      Je vous engage à faire une déclaration de sinistre auprès de votre assurance Dommage-Ouvrage, celle dont le CMI a dû vous donner l’attestation obligatoire (lettre RAR, évidemment). Soyez très net dans cette déclaration : le chauffage encastré dans le sol a été percé, il fuit, dégradant ainsi le plancher. Rapidement, le plancher bas va se gorger d’eau, l’humidité va dégrader les cloisons et les doublages, et le chauffage ne vas plus fonctionner correctement. Tout cela rend l’immeuble impropre à sa destination.
      Si l’assurance D-O et le CMI devaient traîner les pieds et chercher des prétextes à ne pas garantir, il faudrait que vous réagissiez de façon virulente (ils compteraient en fait sur votre lassitude et sur votre manque de motivation, que vous “laissiez tomber”). Vous pourriez dans ce cas évoquer alors la responsabilité délictuelle du CMI qui aurait maquillé ou couvert un maquillage de travaux.
      Tenez-moi au courant, si vous voulez bien. Cordialement,

      1. Bonjour,
        J’ai réceptionné la maison le 10 mars 2020.
        J’ai envoyé 2 recommandés au CMI, il s’est déplacé au 2ème recommandé et m’a dit qu’il n’est pas responsable et que s’il est convié à une expertise, il dirait que c’est nous qui avons percé. En fait, les bloc portes ont une cheville de 2 cm, donc impossible de percé le chauffage si on respecte. Ca a été percé au moins à 7 ou 8 cm !
        Il m’informe que c’est moi qui ait fourni les blocs porte et qu’il les a remis au menuisier pour les installer et comme c’est hors CMI, il est hors de question qu’il fasse quoi que ce soit. Il refuse de me l’écrire….
        La dernière fois que nous sommes passé à son bureau, il m’a mis dehors et m’a dit qu’il allait porter plainte pour harcèlement.
        Que se passe t-il s’il y a la parole de l’un contre l’autre ? Vous m’indiquez qu’il a maquillé, lui dit que c’est moi…
        Que faut-il faire pour réparer pour vous ?
        Merci pour votre aide.

        1. Bonjour, tout va bien, vous devriez avoir gain de cause assez facilement. Le CMI cherche à vous intimider en vous faisant croire qu’il est plus fort que vous, que vous n’avez aucune chance contre lui, car c’est lui le professionnel et donc qu’il connaît toutes les astuces pour s’en sortir à votre détriment.
          C’est du bluff, ne vous laissez pas impressionner.
          Que faire ?
          Le CMI n’a aucune chance de faire croire à d’autres professionnels, assurance, expert judiciaire, etc. que sa version est crédible. Par exemple, face à lui, je pourrais la démonter facilement. Vous devez donc actionner la procédure “assurance” : faites une déclaration de sinistre en bonne et due forme, à l’assurance D-O. L’erreur est de vous arrêter à la case “CMI”. Mais non, passez par dessus le CMI, si je puis dire, mettez-le “out”, adressez-vous directement à l’assureur.
          Etablissez une déclaration de sinistre techniquement bien étayée, évidente, incontestable. Je puis vous y aider si vous voulez.
          Et ne discutez plus avec le CMI, inutile. Vous lui enverrez la même déclaration de sinistre que celle adressée à l’assurance, copie pour information, mais c’est tout. Sans chercher à discuter avec lui. Montrez-lui qu’il n’est plus votre interlocuteur, ne cherchez pas à lui faire admettre quoi que ce soit, même s’il répondait : dorénavant la procédure suit son cours sans lui (un peu comme s’il avait déposé son bilan ou qu’il n’existait plus).
          Cordialement,

          1. Bonsoir Monsieur,
            Je viens de constater que je n’ai pas de dommage ouvrage, en effet, le CMI la fait “payer” mais en fait ne la souscris pas. Il refuse de faire une déclaration à sa décennale car il me dit que ce n’est pas lui qui a fait le trou dans le carrelage et qu’il n’est pas obligé de donner les coordonnées du menuisier. Après coup, je me demande s’il n’a pas pris de la main d’œuvre non déclarée pour le faire. Comment puis-je avancer ?
            Avec un CMI, il peut prendre des auto entrepreneurs ou des gens non déclarés sur le chantier ? Etant donné qu’on n’a pas l’accès et pas de visibilité sur les intervenants ?
            Cordialement.

          2. Bonsoir, eh oui, c’est ce que je ne cesse de dénoncer ici : un CMI peut faire faire votre maison par n’importe qui, par des gens sous-qualifiés, voire pas qualifiés du tout. Et en les sous-payant, alors qu’il empoche votre argent. Sans aucun contrôle, ni des sous-traitants, ni des travaux. C’est très très dangereux pour la qualité des travaux.
            En fait, le client donne une prime de non-qualité au CMI : plus il trouvera des sous-traitants low-cost, plus il gagnera de l’argent ! Peut-on faire une plus mauvaise affaire ? Si je devais signer un CMI pour ma maison, je serais effondré et je n’en dormirais pas de la nuit !
            Vous pourrez lire ici les articles sur ce sujet. Je ne m’explique d’ailleurs pas pourquoi les gens continuent de signer de tels contrats…
            Le CMI a l’obligation de vous fournir une assurance dommage-ouvrage, si vous ne l’avez pas contractée de votre coté. Mettez le en demeure de vous l’adresser, par lettre recommandée avec a.r. sous peine de porter plainte (faute pénale !).
            Cordialement,

          3. Bonsoir,
            Merci pour votre aide.
            Oui, j’ai vu divers post sur les CMI, après coup…
            En fait, quand on construit, l’architecte demande un paiement avant de commencer à faire un ébauche, le CMI non et tout le monde n’a pas les sous pour payer d’avance et sans être sur de finir avec lui. Les banques nous poussent à aller vers le CMI car on obtient un prêt plus facilement car garantie de parfait achèvement dans les temps et au prix du contrat. Le CMI met en avant qu’il n’y a pas d’engagement avant d’avoir des plans, un produit final à un prix défini. A partir de ce moment là, on commence à concrétiser avec sa banque.
            Mais en fait, on nous jette dans la gueule du loup.
            Les CMI m’ont tous dit que les architectes se gavent, eux non, 5-7% de marge, d’où les prix bas…
            Si je dépose plainte, l’affaire ne sera jugée que dans 2 ou 3 ans. Je n’ai pas les moyens de payer des expertises s’il le faut. Avocat non plus.
            On s’est fait escroquer !
            On n’a plus qu’à mettre des radiateurs partout, quelle déception.

          4. Bonjour, merci de votre réponse, il est très important pour les architectes d’être éclairé sur les raisons qui poussent les clients à choisir plutôt un ccmi.
            Paiement “en avance” : En fait, il faudrait que le financement démarre au contrat d’architecte. Le projet lui-même n’est pas le seul critère pour le choix de la personne à qui confier l’opération, il est même assez secondaire. La sécurité et la qualité des travaux me paraissent aussi essentielles. Le professionnel doit être capable de déterminer avec vous le projet qui vous conviendra le mieux – et c’est dans les compétences des architectes. Avec un Architecte d’Aujourd’hui, vous aurez un budget respecté, tel que vous l’avez déterminé.
            Le seul obstacle est en effet celui des banques qui favorisent (pour d’obscures raisons) le ccmi. Ce qui est tout-à-fait anormal car le ccmi est un contrat dangereux, on le voit partout en lisant les témmoignanges de ce site. En effet, on peut dire qu’avec un ccmi, on se jette dans la gueule du loup.
            Les architectes ont une rémunération de l’ordre de 12 à 15%, les CMI quant à eux ont une marge de l’ordre de 30%, souvent plus, soit PLUS DU DOUBLE ! A votre avis qui se gave ? En plus, ceux qui parlent de 5 – 7% de marge sont des menteurs…
            Si vous assignez en référé, l’affaire sera jugée dans quelques mois, et il existe l’aide juridictionnelle. Et une personne assignée et qui se sait en faute, réagit souvent avant en réparant ses erreurs avant le procès (qui, du coup, est annulé).
            Cordialement,

  90. Bonjour, je suis en immeuble dans mon appartement en RDJ sur vide sanitaire. je souhaite modifier ma salle de bain et la nouvelle implantation demande de percer le plancher qui arrive dans le vide sanitaire ai-je le droit, ou dois-je faire la demande au syndic.? merci a vous

    1. Bonsoir, vous ne pouvez pas le faire, bien sûr, sans autorisation.
      Le plancher bas est un élément de structure, il est sous la garde de la copropriété. Il vous faudra très probablement une décision prise lors d’une Assemblée Générale de la copropriété.
      Vous devez prendre contact avec le syndic qui vous précisera la marche à suivre. Lui-même n’a pas le pouvoir de vous autoriser à faire les travaux. Il vous faudra probablement faire les travaux sous le contrôle d’un architecte, c’est ce que demande en général les copropriétés. C’est surtout une question d’assurance.
      Cordialement,

  91. Bonjour Monsieur,
    Nous envisageons de construire une maison avec 2 étages et nous avons entendu dire qu’on peut finir la maison par un plancher béton au lieu d’une charpente. Soit il sera accessible et carrelé sur plot soit en zinc.
    Quelle est la différence entre le faire en béton ou en charpente ? Le mieux des 2 ? Différence de tarif ?
    Merci.

    1. Bonsoir, vous évoquez 2 principes de toiture différents : une toiture en pente, avec une couverture par éléments : tuiles, ardoises, bac-acier, etc. Ou bien une toiture-terrasse, que l’on nomme souvent maintenant “toiture plate”, accessible ou non. La différence est dans sa conception, pas tellement dans les matériaux.
      Les avantages et les inconvénients des toitures sont variés : usage, aspect, entretien, etc. Et, évidemment, les toitures en pente ont des prix très différents suivant les matériaux : la moins chère est en tuiles, l’ardoise est plus chère, les bardeaux de bois le sont encore plus (très chic, très cher…), les bacs-aciers ça dépend des surface (chers en petites surfaces découpées, économiques en grandes surfaces régulières). Cdlmt

      1. Bonsoir Monsieur,
        La toiture terrasse est-il nécessairement en plancher béton ou bien elle peut être en bois ? Le moins cher des 2 si ça se fait ?
        Quel est la moins cher, en pente ardoise/zinc ou toiture plate étanchéité avec acrotères ? Toit végétalisé, quelles sont les avantages / inconvénients ?
        Merci pour votre aide.

          1. Bonsoir Monsieur,
            Oui, je vous comprends, c’est gentil d’avoir pris de votre temps pour répondre.
            Pourriez vous juste me dire si vous deviez faire un toit plat pour vous, vous le feriez en plancher béton ou autre ?
            Bien cdlt.

          2. Bonjour, là non plus je ne peux pas faire une réponse simple : j’en ai fait en plancher bois et d’autres en plancher béton. Il y a des raisons (pas que techniques) pour ça.
            Cdlmt,

  92. Bonjour,
    J’ai sollicité un architecte qui prend 15% d’honoraires TTC, j’ai un budget de 600000 euros total pour une construction neuve.
    J’ai fait faire des devis via l’architecte avec des variantes, par exemple du carrelage à 40ht le m² et un autre à 85ht le m². Des meubles de SDB à 800 euros et 2000 euros, des ouvertures technal 30% plus cher que des Kline, etc…
    L’architecte prend 15% sur les variantes.
    Est-ce normal que les honoraires soient aussi de 15% sur du carrelage à 85ht, etc… ?
    Du coup, avec le terrassement + réseaux, on arrive à 100000 euros de frais d’architecte.
    L’architecte m’a pris 8000 euros pour une esquisse, 11000 euros pour l’appel d’offre. Je n’ai pas les plans pour ce prix, on est obligé d’aller au bout autrement tout est perdu !
    Un CMI, je ne suis pas sur qu’il prenne autant où si on relit ce que vous écrivez 150000 euros soit 30%. Et on paie que lorsqu’on signe.
    Un architecte a bien plus de travail pour 3 maisons de 200000 euros qu’une de 600000 euros !
    Merci pour vos éclaircissements.
    Cdt.

    1. Bonjour, 15% d’honoraires pour un budget total de 600000€, c’est assez important (je dois être moi-même à 13% environ), en effet. Mais ça reste très inférieur aux 30% qu’aurait pris un CMI (j’en connais qui sont au-delà de 30%…). Pour le cmi, ça ferait 138500€ environ (évidemment, ce chiffre vous aurait été caché, mais vous l’auriez payé quand même). Alors que pour l’architecte, 15% sur les travaux (même principe que pour le calcul du CMI), cela fait 78500€. C’est donc nettement moins cher.
      Et pourtant, la plupart des gens acceptent de payer +30% avec un CMI.
      Ensuite, vous êtes comme la plupart des gens, vous n’avez conscience que d’acheter des travaux, sans réaliser que la maîtrise d’oeuvre est indispensable, incontournable. C’est ce que vous payez avec un CMI (30 %!). L’architecte est toujours moins cher. C’est pour ça que les professionnels de l’immobilier (les promoteurs immobiliers) prennent des architectes et pas des cmi (évidemment…) quand ils font des séries de maisons : parce que c’est moins cher (et mieux, mais c’est une autre question). Même les artisans appliquent des % sur les fournitures qu’ils revendent aux clients (mais là, vous n’avez pas de maîtrise d’oeuvre et vous payez plus quand même).
      Donc, quel que soit le cas de figure, architecte ou pas, vous paierez une maîtrise d’oeuvre.
      C’est d’ailleurs pour ça que je réfléchis à ce que les honoraires d’architectes soient compris dans les prix des artisans, pour la partie “chantier”. c’est possible, sous certaines conditions de transparences (rien à voir avec un CMI qui cache tout). Mais ce sera un peu plus cher, car ça génèrera des frais supplémentaires. Mais tant pis, si les gens ne veulent surtout pas voir ce qu’ils paient, ce sera à cette condition.
      Quant à la méthode de calcul, c’est une règle du jeu, si je puis dire, et qui marche dans les 2 sens. Je présume que vous ne vous plaindriez pas si les carreaux coûtaient moins cher. La solution idéale serait “au temps passé”, mais êtes-vous prêt à payer chaque mois la somme que vous réclamerait l’architecte, sans la connaître à l’avance ?
      Cdlmt,

      1. Bonjour,
        Vous évoquez à plusieurs reprises à juste titre qu’un CCMI fait 30% de marge et l’architecte 2 fois moins. Pourtant, à projet équivalent, le prix final garanti est sensiblement le même.
        Comment le CCMI fait-il pour gagner les 15% de différence ?
        Cdt.

        1. Bonjour, question très intéressante (si je puis me permettre).
          Les 15% de différence (majoration du ccmi par rapport au contrat architecte), correspondent à des frais supplémentaires que vous payez avec un ccmi (et donc pas avec un architecte).
          En voici quelques-uns :
          – coût de l’agent commercial (en général, 4 ou 5 % du montant du contrat, soit bien plus si l’on considère le montant des travaux seuls),
          – coût des actions commerciales (pavillon témoin, plaquettes, et surtout pub en général)
          – coût des garanties supplémentaires et qui sont inutiles avec un architecte (d’aujourd’hui) : garantie de livraison, garantie de remboursement des acomptes.
          – coût des études perdues (il faut dessiner et chiffrer chaque projet AVANT de signer le contrat. Donc chaque contrat signé doit compter ce coût des études x 5 ou 6 (moyenne des études perdues).
          – coût des impayés antérieurs, alors qu’avec un architecte, un impayé de M. X n’impacte en rien le chantier de M. Y. Avec un CCMI, si, car il faut bien que le CMI se rattrape, sinon, la longue, il dépose son bilan.
          Pourquoi les architectes sont-ils au même prix final, et pas 15% moins chers ? Parce qu’ils ne travaillent pas avec les mêmes entreprises que les sous-traitants des CMI. CMI qui, naturellement, sont entraînés à prendre les moins chers des moins chers – qui ne sont pas les meilleurs, vous vous en doutez. Ces 15% de différence, c’est la qualité des travaux, je dirais plutôt l’absence de non-qualité. Je fais parfois des expertises de chantier de CMI, je peux vous dire que les clients ne s’aperçoivent pas des malfaçons les plus graves, ils ne voient que l’apparence (ce qui est normal), mais qu’ils se préparent à des déconvenues, en tout cas à un mauvais vieillissement de leur maison. Je parle en général, en moyenne, si je puis dire.
          Cordialement,

          1. Bonjour,
            On voir souvent des reportages sur W9 dans lesquels des familles se retrouvent face à un constructeur (jamais un architecte) qui stoppe le chantier, veut se faire payer intégralement pour repartir, dépose le bilan et disparaît dans la nature et les clients se retrouvent sa rien.
            Comment cela peut-il arriver alors que les contrats CMI indiquent que les délais doivent être respectés sinon il y a des pénalités de retard et qu’en cas de défaillance d’une entreprise intervenante ou CMI, la maison sera quoi qu’il arrive terminée ?

          2. Bonjour, cela arrive parce que faire construire, faire faire des travaux en général, est aventureux. Le client est obligé de s’engager AVANT la réalisation des travaux, il y a donc TOUJOURS une part de risque, quel que soit le contrat. Y compris (et surtout, même) avec un CCMI, j’ai expliqué pourquoi bien souvent ici. C’est un aspect qui est toujours soigneusement caché aux clients, je ne sais pas vraiment pourquoi, en lui faisant croire que tout se passe toujours très bien et qu’il n’y a aucun risque.
            La question n’est pas uniquement “Que dit le contrat ?”, mais aussi “Que se passe-t-il en réalité si l’une des parties contractantes se respecte pas ses engagements écrits ? “. Et comme le CCMI est très défavorable au client parce qu’il n’a plus aucun pouvoir, parce que le client ne peut plus rien décider, le CMI fait ce qu’il veut, les problèmes les plus graves et les plus longs à résoudre se trouvent avec un CCMI.
            Avec un architecte (dont la personne en soi n’est ni pire ni meilleure qu’un CMI), le risque est beaucoup plus faible, pour un tas de raisons :
            – vous bénéficiez d’une maîtrise d’oeuvre indépendante. Je sais que ce mot “ne parle pas” aux clients, et pourtant c’est la base de tout, notamment de toute sécurité… Donc l’architecte n’a aucun intérêt, notamment financier, à ce que vous fassiez une mauvaise affaire – à l’inverse d’un CMI
            – architecte est une profession réglementée : Nous devons respecter un Code de déontologie (des règles morales, visibles sur le site de l’Ordre des architectes). Et si l’architecte dérape, vous pouvez tout de suite le mettre en cause (pas la peine d’attendre, pas exemple pas la peine d’attendre la Réception des travaux), notamment devant l’Ordre des architectes (pas la peine d’aller directement en Justice). Et l’architecte peut être mis en cause QUEL QUE SOIT le motif : technique, juridique, réglementaire,… Et l’architecte est obligatoirement très bien assuré : nous devons chaque année justifier auprès de l’Ordre que nous sommes assurés et bien assurés (en général à la Mutuelle des Architectes). Et s’il y avait le moindre grain de sable dans tout ça, vous pouvez même vous retourner contre l’Ordre lui-même ! L’architecte est donc une protection universelle, bien plus fiable et bien plus rapide que le CCMI et ses “garants”.
            C’est normal, le métier d’architecte (maîtrise d’oeuvre + profession réglementée) a été inventé spécialement pour ceux qui font construire.
            A propos des CCMI, j’ai toujours trouvé “curieux”, pour ne pas dire mensonger, quand j’entends que le délai y serait garanti ! En fait, il y a des retards, évidemment, avec des pénalités de retard, tout simplement, comme il y en a chez les architectes. Sauf que les CCMI mentionnent souvent des délais invraisemblablement longs : j’ai vu des délais de plus de 18 mois, voire 2 ans (tout compris : préparation + travaux) pour de simples maisons qu’on pourrait faire en 6 ou 8 mois !!! Dans ces conditions, impossible d’être en retard. Et avec des pénalités ridiculement faibles.
            Mais les gens font ce qu’ils veulent, s’ils acceptent tout ça, que puis-je en dire ?
            Cordialement,

          3. Bonjour,
            On trouve des constructeurs qui sont également architectes, tirent-ils aussi au maximum les prix vers le bas des artisans comme un constructeur ?
            Je vous vois à juste titre contre les constructeur CMI, quel est votre avis pour les architecteurs ? Eux font aussi des CMI.
            Outre le suivi qui doit être la même que la mission architecte ?

          4. Bonjour, les sociétés de construction qui sont dirigées par des architectes sont aussi des constructeurs. Elles doivent aussi “tirer” leurs prix de revient vers le bas, comme les autres CMI, pour lutter contre la concurrence, donc choisir des sous-traitants parmi les moins chers qu’on puisse trouver, faire leur marge en surfacturant les avenants, etc. ça ne change rien, il n’y a pas de miracle.
            J’ai été moi-même “architecte-bâtisseur” (la même société des architectes-constructeurs qui se sont appelés plus tard “architecteurs”), c’est pour ça que j’en connais bien les défauts et les dérives (j’ai vite arrêté) : quand un architecte dirige une société de construction, il est soumis aux mêmes contraintes que les autres CMI et il ne peut pas exercer son métier d’architecte : il ne peut plus défendre ses clients, puisqu’il doit gagner de l’argent, faire de la marge, au détriment du client, justement !
            Donc, ceux qui contractent avec une société de construction même gérée par un architecte, ne bénéficient pas des conseils désintéressés d’un architecte. D’ailleurs, en cas de problème, inutile se saisir l’Ordre des architectes : vous n’avez pas de contrat avec un architecte mais avec un CMI, l’Ordre n’interviendra pas.
            Cordialement,

          5. Bonsoir,
            Si l’architecte fait des missions architecte et constructeur et qu’il pousse son client à prendre le contrat CMI pour venter les garanties, ses entreprises, ne va t-il pas bâcler le travail si on le prend dans le cadre d’un contrat architecte avec les entreprises choisies par le client ?
            Cdt.