Vide sanitaire ou terre plein ?

Pour le plancher de l’habitation, vaut-il mieux un hourdis sur vide sanitaire ou dallage sur terre-plein ?

Le plancher bas de l’habitation, celui du rez-de-chaussée, est en général en béton armé. Il faut choisir entre deux techniques principales : soit le plancher hourdis sur vide sanitaire, soit le dallage sur terre-plein.

Quels sont les avantages et les inconvénients de chacune d’elles ?

PRINCIPE GÉNÉRAL DE TRANSMISSION DES CHARGES

Le poids des différents éléments de la construction, toiture, murs, planchers – c’est-à-dire « les charges » – doit être transmis jusqu’au sol dur, capable de le supporter. Le sol dur se situe en profondeur, en général à 80 cm (minimum) jusqu’à plusieurs mètres, voire plus de 10 m, suivant ce que révèle l’étude de sol.

Tout le poids de la maison doit donc reposer sur un sol compact, ferme et résistant – et aussi stable dans le temps, sans variation de portance au fil des saisons et de l’hygrométrie. La toiture et les planchers des étages (et ce qu’ils supportent, comme les cloisons, les meubles, etc.) reposent sur les murs. Et ces murs reposent sur le sol ferme, avec une liaison assurée par les fondations, élargies et résistantes pour une meilleure efficacité.

Mais qu’en est-il pour le plancher bas, celui du rez-de-chaussée ?

descente-charge-architecte-01

Si le plancher bas est posé directement sur le sol, même après avoir enlevé une fine couche de terre meuble (décapage de la terre végétale), et mis un lit de cailloux à la place (hérisson), l’ensemble du plancher bas restera quand même à peu près à la surface, là où le sol est meuble, sans résistance. On aura donc :

  • D’une part tous les murs, toiture et plancher de l’étage qui reposeront sur les fondations, là où il y a un sol dur et résistant,
  • D’autre part le sol du rez-de-chaussée posé en surface, là où le sol est meuble, sans résistance.

On aura donc une incohérence dans la structure de la maison, il y aura forcément des tassements différents et donc des fissures aux bords du plancher du rez-de-chaussée, là où il touche les murs.

descente-charge-architecte-02

Et si l’on fixe le plancher bas aux murs, comme il y aura quand forcément des différences de tassements (car les supports ne sont pas les mêmes : sol profond et sol en surface), on aura ces fissures un peu partout dans le plancher, de façon aléatoire.

La solution est de faire reposer le plancher du rez-de-chaussée, lui aussi, sur les murs, sans contact avec le sol de surface. C’est la technique du plancher hourdis sur vide sanitaire.

descente-charge-architecte-03

Ainsi, toute la construction – toiture, murs, tous les planchers – repose sur le même sol dur, celui des fondations. Il n’y a pas d’incohérence dans la structure, il n’y aura donc pas de fissure.

 

COMMENT UN PLANCHER « HOURDIS » EST-IL FAIT ?

 

Un plancher hourdis est composé de petites poutres en béton armé (les poutrelles), qui s’appuient sur les murs porteurs (murs de façade et murs intérieurs, appelés refend). Ces poutrelles sont espacées de 60 cm environ ; elles seront reliées par des chaînages en béton armé aux extrémités et une dalle de béton armé viendra recouvrir le tout. Le vide entre les poutrelles est comblé par des entrevous (appelés hourdis, ou parfois, dans le jargon des chantiers, marmite à cause de leur forme) qui n’ont pas de fonction porteuse, qui sont seulement un remplissage.
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Aujourd’hui, ces entrevous sont isolants quand ils séparent une zone chauffée (l’habitation, par exemple) d’une zone froide (le vide sanitaire, par exemple). Il faut veiller à ce que la partie inférieure des poutrelles (la sous-face) soit bien recouverte elle aussi par un isolant (languette).

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Notez le sens de pose du treillis soudé (mailles rectangulaires) et les entrevous isolants avec languette sous les poutrelles (document SEAC)

 

Le plancher hourdis est conçu, fabriqué et livré sur le chantier par un industriel, accompagné d’un plan de pose. Il n’y a donc pas de vigilance particulière à avoir au niveau de la fourniture. C’est dans la disposition des armatures en acier sur le chantier, lors de la mise en œuvre, qu’il faut être très attentif.

 

Les forces à prendre en compte dans une construction telle qu’une maison individuelle, sont faibles (à l’échelle d’un bâtiment). Ce n’est donc pas les sections des aciers qui sont essentielles, mais bien la façon dont ces aciers seront placés. Et en tout premier lieu, il faut veiller à la continuité de la structure en acier. Cette structure est comme une chaine (on parle de chaînage), qu’importe la grosseur de chaque maillon s’il en manquait un seul ! la chaîne n’aurait plus aucune efficacité.

 

POINTS À SURVEILLER PLUS PARTICULIÈREMENT

Il faut veiller aux points particuliers suivant :

  • Les barres d’aciers sont placées les unes en suivant les autres, leur continuité doit être assurée par des barres de liaison suffisamment longues pour que les tensions se transmettent intégralement.

barre-plancher

Barres de liaison (traits gras) venant relier 2 barres de chaînage : le recouvrement doit être large

  • Les angles sont des points faibles, là aussi il faut ajouter des barres de liaison en L largement dimensionnées pour qu’elles assurent cette continuité. Il faut les placer croisées.

barre-L-plancher

  • Les extrémités des poutrelles doivent également être complétées par des barres de liaison (appelées chapeaux dans le jargon des chantiers).

 

  • Une nappe en acier (appelée treillis soudé) est placé sur toute la surface du plancher, avant coulage du béton. Ce treillis soudé est composé de barres d’acier (fils) qui vont transmettre le poids (les charges) jusqu’à chaque poutrelles, et de fils plus fins et plus espacés qui ne servent qu’à l’assemblage. Les fils plus gros doivent donc être placés perpendiculairement aux poutrelles, pour les relier entre elles (et donc les fils plus fins, parallèlement aux poutrelles).
  • Les treillis soudés à mailles carrées sont, eux, destinés aux dallages en béton, là où il n’y a pas de poutrelle.
  • Là aussi, pour le treillis soudé, la continuité de l’armature doit être assurée. Les bords des treillis soudés doivent avec un recouvrement de 2 mailles minimum avec le panneau de treillis soudé suivant.

treillis-soudes-architectes
 recouvrement de 2 mailles minimum

Jean-François Espagno, Architecte-d’Aujourd’hui

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1 536 questions sur “Vide sanitaire ou terre plein ?

  1. Bonsoir,
    Nous aimerions faire construire une maison et sommes allés voir un constructeur. Le constructeur nous dit qu’il sera moins cher et plus l’habitude qu’un architecte pour faire des petites maisons de 140m² et que l’architecte est réservé qu’aux riches. Est-ce comme cela que ça marche ?
    D’autre part, nous souhaitons faire un sous-sol. Des amis en ont fait un et nous disent qu’il faut faire un cuvelage. Pourriez vous m’expliquer ce qu’est un cuvelage et comment ça se fait ? Savez vous à peu près combien ça coute pour un sous-sol de 60m² ?
    Cordialement.

    1. Bonsoir,
      – Les constructeurs calculent leurs prix en appliquant une marge de l’ordre de + 30% sur le prix des artisans, souvent bien plus, jamais en-dessous de 25% (ce que leur demandent les Garants). La rémunération des architectes est de l’ordre de 12 à 15% par rapport là aussi, au prix des artisans – soit même pas la moitié de celle des constructeurs. Devinez qui est moins cher ? En fait, les architectes ne travaillent pas avec les mêmes artisans, car nous avons des exigences de qualité supérieures. Mais au final, compte tenu de notre énorme avance par rapport aux CMI (15%, voire 20 % !), nous ne sommes pas plus chers, évidemment. A vous de voir ce que vous préférez. D’ailleurs, les promoteurs immobiliers, quand ils font des séries de maisons (j’en ai fait bien des fois) prennent des architectes, JAMAIS des constructeurs. Et pourtant ce ne sont pas des philanthropes…
      Pour ma part, chaque fois que j’ai chiffré un projet d’un constructeur (attention, exactement le même projet, même matériaux, mêmes finitions, etc.) j’étais moins cher et c’est normal.
      – Sous-sol : un cuvelage est une étanchéité totale d’un sous-sol. Le cuvelage pourrait (presque) permettre au sous-sol d’être complètement dans l’eau. C’est évidemment très cher, si on le fait à 100%. De façon plus raisonnable, si votre terrain est normal, inutile de faire un cuvelage, une paroi externe (contre la terre) type Delta, bien faite (attention, c’est un peu technique) avec un drain lui aussi bien fait, sera suffisante. Par contre, si vous êtes dans la nappe phréatique, le bon sens commande qu’il n’y ait pas de sous-sol.
      Cordialement,

      1. Monsieur,
        Merci pour votre réponse.
        Le cuvelage se fait-il à l’intérieur ou extérieur du sous-sol ?
        On voit quelques fois des traces noires au sol des sous-sols, est-ce cela ?
        La maison que nous allons faire est sur une bute, il n’y a pas d’eau au moins avant 5/10 mètres de profondeur et pas de nappe phréatique.
        Un delta MS permet la retenue de terre mais en bas, pouvons nous éviter tout suintement ?
        Qui peut nous conseiller sur le terrain de faire l’un ou l’autre ?
        Cordialement.

        1. Bonjour,
          – le meilleur cuvelage sera extérieur (coté terre),
          – traces noires : aucune idée…
          – pas d’eau : pas de cuvelage ! Si le sous-sol vous inquiète de toute façon, faites par exemple des murs en enterrés en blocs à bancher. C’est plus cher – beaucoup moins qu’un cuvelage ! – mais c’est une excellente solution pour améliorer la qualité des murs : résistance en cas de faiblesse ponctuelle des fondations, stabilité, étanchéité (le béton est étanche par lui-même). Ce sera de l’argent bien placé et beaucoup plus utile qu’un cuvelage qui ne servira à rien.
          – on évacue l’eau en pied de murs extérieurs par un drain, bien fait. Attention, c’est technique : drain rigide, calé avec forme de pente continue, protégé par une membrane, enrobé de cailloux, exutoire en point bas…
          – qui peut vous conseiller ? J’avoue que je suis un peu désemparé… 🙂 Conseiller techniquement les clients EST le métier des architectes (comme soigner est le métier des médecins, défendre en justice est le métier des avocats, etc.) Je rappelle que vous êtes sur un site d’architectes, que nous dialoguons “technique” depuis quelque temps, et que je suis moi-même (par exemple) architecte.
          A mon tour de vous poser une question si vous voulez bien : quelle image des architectes avez-vous ? comment voyez-vous notre utilité ? Votre réponse nous serait très utile (je suis très sérieux), afin que nous puissions améliorer notre communication grâce à elle. Merci.
          Cordialement,

          1. Bonjour,
            Pour ma part, j’ai une très bonne image des architectes. Mieux que celle des constructeurs en tout cas.
            Après, je pense qu’il y a certains architectes qui sont plus à la page en terme de nouveauté que d’autres. Par exemple, quasi aucun architecte ne propose des blocs isolés par l’extérieur en remplacement de la brique.
            Le constructeur a tendance à vendre du rêve pour le budget plafond des ses clients, l’architecte est bien mieux sur ce plan.
            Pour ma part, par le passé, j’ai eu une mauvaise expérience avec un architecte qui m’avait fait 8% mais qui prenait 5% à tous les artisans sans m’en avoir informé. Il m’a remboursé la totalité après avoir pris un avocat qui m’a confirmé que c’était illégal pour un architecte.
            Donc, je veille… Mais c’est tentant pour lui.

          2. En effet, il est illégal pour un architecte d’être rémunéré par quelqu’un d’autre que son client, sans l’accord exprès de ce client (= accord écrit du client, disant qu’il a bien été informé en détail de cette autre rémunération, montant, modalités, etc. et qu’il l’accepte). Les architectes ne doivent rien faire “dans le dos de leur client”.
            Nous devons respecter un Code de Déontologie qui fixe des règles morales précises, celle-là et d’autres, (visibles sur le Site de l’Ordre des architectes), et nous sommes contrôlés par l’Ordre des architectes pour cela.
            Cordialement,

      2. Bonsoir,
        Pourquoi le constructeur avance t-il ce genre d’arguments à vous faire passer pour ceux qui prennent plus chers ? Pour vous dénigrer dans le secteur du bâtiment ? A quoi cela sert-il ?
        Cdt.

        1. Bonjour,
          Le constructeur cherche à dénigrer les architectes pour leur donner une image de “plus cher”, afin que les gens n’aillent pas nous voir et aillent tous vers des constructeurs, tout simplement (ça prouve au moins qu’ils redoutent notre concurrence 🙂 ). Ils le font car les architectes en général ne savent pas communiquer, ils ne connaissent pas le “marketing” (la relation-client, en fait). Donc il est facile de les dénigrer puisqu’il n’y aura que peu de retours de leur part.
          Savez-vous par exemple combien il y a de constructeurs en France ? De mémoire, il doit y en avoir 3 000 environ. Et combien d’architectes ? 30 000, soit 10 fois plus. Où sont-ils ? On ne les voit pas… Les architectes ne savent pas se vendre, à commencer par se rendre visibles. Nous essayons ici de compenser un peu.
          Cordialement,

          1. Monsieur,
            Dans votre code de déontologie, avez vous le droit de faire de la publicité défensive ? Par exemple, un notaire n’a pas le droit…
            Une publicité du genre nous on sait faire ci, ça, vous mettre en valeur. Les pavillonneurs vendent du rêve, nous une vraie technique, etc… Nous, on est transparent sur les devis, frais, le CMI pas du tout !
            Vous choisissez vos artisans, être maître de vos choix, avez accès chez vous tout le temps du chantier, etc…
            A 30000 contre 3000, rien de plus simple !!!
            J’ai remarqué que de nombreux CMIstes sont dotés d’un architecte contrairement à avant, ça rassure le client…
            Alors, architecte, il vous manque le commercial, pas grand chose en fait.
            Quand il y a un salon de l’habitat, on voit pleins de CMI, jamais d’architectes. Si le stand est cher, pourquoi de pas créer un petit groupement d’architecte ?
            Vous laissez un boulevard aux CMIstes, vous en êtes quelque sorte responsables car vous le reconnaissez.
            Cordialement.

          2. Oui, les architectes ont le droit de faire de la publicité, comme n’importe quelle autre entreprise. C’est une différence avec d’autres professions réglementées, car nous n’avons pas de monopole (comme les notaires), nos prestations ne font pas l’objet d’une prise en charge par la collectivité (comme les médecins), bref, nous sommes chacun des entreprises comme les autres.
            Le problème, comme vous le dites en substance, ce sont bien les architectes eux-mêmes. Ils sont les premiers responsables de ce qui leur arrive, en effet. Il y aurait énormément de choses à dire, mais en un mot, il faut que nous adaptions notre façon de faire traditionnelle (qui date des siècles passés) à notre époque, nous sommes en 2021 ! Cette méthode traditionnelle est adaptée (plus ou moins) aux marchés publics, pour les Mairies, les HLM, etc. mais elle ne l’est pas pour les particuliers. C’est mieux que les ccmi, évidemment, mais nous devons l’améliorer.
            C’est ce que nous essayons de faire ici, les Architectes d’Aujourd’hui, par exemple avec un contrat où nous nous engageons à faire respecter strictement le budget du client, alors que les autres architectes s’accordent des “marges de tolérance” qui font fuir les clients et ça se comprend. Il y a d’autres pistes, d’autres idées qui plairaient beaucoup aux particuliers, mais comme nous sommes une profession réglementée, nous ne pouvons pas faire ce que nous voulons. Il nous faut l’accord de l’Ordre des architectes et donc de l’Etat pour pouvoir l’appliquer.
            Et ne plus, les architectes n’ont AUCUN SENS COMMERCIAL, vraiment aucun, on leur a appris (surtout à l’Ecole d’Architecture) à rejeter tout ce qui est marketing, relation-client, etc.
            Vous voyez, rien n’est simple… 🙂

  2. Bonjour,
    Nous sommes au début de la construction et les maçons sont en train de monter le vide sanitaire qui sera en agglo banché. La maison, elle, sera en brique. Ma question porte sur l’étanchéité ou pas du vide sanitaire ?!? Mon maçon souhaite faire l’étanchéité avec enduit, goudron, delta MS, … Or j’ai vu la vidéo d’un maçon qui expliqué que cela était totalement inutile lorsque l’on avait des agglos plein, qu’il suffisait de faire une arase étanche au bon endroit sous la dalle. Donc est il utile de faire cette étanchéité dans notre cas ?!?
    Merci de votre retour

    1. Bonsoir, en effet, un mur de soubassement de vide sanitaire n’a pas besoin d’être étanche, un vide sanitaire peut être humide, voire même avec des flaques d’eau. La coupure de capillarité se fait au niveau du chaînage. Vous aurez probablement un hourdis en béton, demandez au maçon de faire les planelles du chaînage en agglo et non pas en briques (il comprendra).
      Pour ma part, je préfère quand même que de l’eau ne stagne pas dans le vide sanitaire, pour des questions d’hygiène. Aussi je les ventile largement et je place souvent des petits drains qui servent d’exutoire (c’est tout simple à faire). Comme ça pas de flaque, pas de moustique, etc.
      Cordialement,

  3. Bonjour Monsieur,
    Nous allons faire construire et j’ai un petit dilem !
    Notre architecte a lancé une étude béton et et j’ai quelques questions / souhaits.
    Dans les poteaux, raidisseurs, on peut mettre par exemple que 2 tiges en fer de 10, j’aimerais en avoir 4 à chaque fois.
    Dans les chainage, on peut en mettre que 2, je souhaite en avoir 4.
    Dans les angles, on met souvent des équerres en L où la position fait tout alors qu’il existe des boucles en U bien plus efficaces.
    J’en ai parlé à mon architecte et m’a dit que ça suffit 2… Et que le maçon connaissait son métier et avait l’habitude de travailler avec des équerres en L.
    Le fait d’imposer quelque chose, c’est délicat car ça fait celui qui veut leur apprendre leur métier…
    Comment puis-je faire ?
    Est-ce que je peux le préciser à l’ingénieur béton pour qu’il l’indique précisément par exemple ?
    Le maçon, c’est délicat…
    Merci pour votre aide.

    1. Bonjour,
      vous avez bien raison de vouloir des chaînages avec 4 armatures au lieu de 2, surtout dans les chaînages horizontaux, car lors du coulage la section carrée du chaînage fera qu’il restera bien en place, alors qu’un chaînage 2 armatures ira se plaquer contre la planelle ou contre les poutrelles.
      Vous avez bien raison également de vouloir des liaisons par armatures avec boucle (en forme d’épingle) : là aussi, elles seront toutes forcément bien mises en oeuvre (on ne peut pas faire autrement) et elle ne bougeront pas au coulage du béton (la puissance du béton projeté par la pompe est énorme). Ces liaisons d’armature en boucle sont un véritable progrès.
      Vous êtes le maître d’ouvrage, vous avez quand même votre mot à dire. Vous pouvez le faire avec psychologie, en exposant franchement votre souhait. Par exemple :
      “Je souhaite vraiment avec des chaînage à 4 fils au lieu de 2, et des armatures de liaison avec boucles, parce que ces armatures resteront forcément en place lors du coulage du béton. N’oubliez pas qu’une fois le béton coulé, on ne voit plus rien, aussi je serai rassuré par de telles armatures. Y a-t-il une raison technique pour laquelle vous vous opposeriez à ma demande ? “. Et comme ces armatures sont un véritable progrès, il sera difficile de vous dire non. 7
      Si pourtant l’architecte ou l’entreprise rechignait à accepter (je me demande bien pourquoi…), alors montrez votre déception : “Je suis très déçu que ce que je demande ne soit pas pris en compte, sans aucune raison. Je ne m’attendais pas à ça de la part de mon (architectes ou maçon) Je renouvelle ma demande : je vous demande de mettre en place des armatures de chaînage carrée et de réaliser les liaisons par des armatures en boucle.” Vous montrez, calmement, que vous ne céderez pas. Le maçon ne devrait pas trop insister, car sinon il sait qu’il risque de la mauvaise volonté de votre part pour le payer (ne serait-ce que le faire attendre). Quant à l’architecte, franchement, il n’a AUCUNE raison de vous refuser ça.
      Tenez-moi au courant, si vous voulez, cordialement,

      1. Re-bonjour,
        Merci pour votre réponse.
        La section carré ne risque t-elle pas non plus de se retrouver plaquée comme celle de 2 armatures ? Pourquoi reste t-elle plus en place ?
        Est-ce que c’est quelque chose que l’ingénieur béton peut spécifier si je lui dis afin que tout soit formalisé ?
        En prenant RDV avec lui et en lui disant quelque chose comme “j’ai vu que c’était mieux telle ou telle chose, etc…” Le dire à l’architecte qui va le dire au maçon, ça fait des intermédiaires… Et pour un peu que le maçon oublie 6 mois après que le devis soit fait… Alors que le plan de l’ingénieur, peut-être qu’il l’envoie à son fournisseur pour passer commande ?
        Cordialement.

        1. Bonjour,
          – Les dimensions totales d’un chaînage vertical est en général de 20 cm de haut et de 15 cm de large (20 cm, moins la largeur de la planelle = 15 cm). Une section carrée posée dedans ne peut plus guère bouger, de quelques cm seulement.
          – Ne craignez pas de tenir votre rôle de maître d’ouvrage. Vous avez un pouvoir dans l’opération, vous n’avez pas signé un ccmi, vous n’avez donc pas à être passif et à tout subir. Ne vous en faites pas, l’architecte, le bureau d’études et le maçon le savent TRES BIEN. Le plus simple serait d’envoyer un mél adressé aux 3, simultanément (le même mél aux 3 adresses), pour dire ce que vous voulez, nettement, en tant que maître d’ouvrage. Tout ces gens travaillent pour vous, ils doivent tenir compte de ce que vous voulez, sauf si c’était techniquement ou juridiquement une erreur – mais ce n’est pas le cas ici.
          Je rappelle le genre de mél que je vous proposais :
          “Messieurs (si ce sont tous des hommes… ), je rappelle ma demande : vous voudrez bien mettre en place des armatures de chaînage carrées et réaliser les liaisons de chaînages par des armatures en boucle. J’y tiens pour des raisons techniques, telles que la meilleure tenue des armatures carrées lors du coulage du béton et pour un positionnement parfait des armatures de liaison. A moins qu’il y ait une raison technique que vous m’expliqueriez alors en détail, vous voudrez bien accéder à ma demande. Merci de confirmer la bonne prise en compte de ce mél. Cordialement.”
          C’est tout simple… 🙂
          Cordialement,

  4. Bonsoir Monsieur,
    Je vous ai lu concernant les contrats CMI.
    Vous indiquez que le CMI doit fournir la liste des artisans donc les sous-traitants, me les faire valider, me fournir leur devis, montant de la dommage ouvrage, son garant.
    Je viens d’en faire la demande à mon CMI avec qui je viens de signer, il a refusé. Il m’a dit que lorsque qu’on signe avec un CMI on signe un prix que j’ai accepté, clé en main, avec 24 mois pour me donner la maison.
    Il m’a dit si c’est pour connaître sa marge, elle est de 8%, 2 fois moins cher que celle d’un architecte !
    Que puis-je faire ?
    D’autre part, il m’a fourni un état descriptif dans lequel il est indiqué un type de couverture, type de plancher avec à chaque fois “ou équivalent”. Comment savoir que ce qui est équivalent est vraiment équivalent ?
    Enfin, il vient de faire le terrassement et il est tombé sur de la roche et il y a plus d’évacuation que ce qu’il avait prévu mais indiqué nul part. On me demande 8000 euros supplémentaires, faut-il que je les paie ?
    Il m’informe que si je ne les paie pas, il ne commence pas le chantier car il faut creuser. Et que si on laisse creusé, on ne pourra pas faire les fondation car ce sera gorgé d’eau et que ça me coûtera 2 fois plus cher et n’en sera pas responsable.
    Merci pour votre aide, je suis en panique car je n’ai pas 8000 euros à payer de suite en plus directement au terrassier.

    1. Bonjour, vous vivez ce que je ne cesse de dénoncer concernant les ccmi et leurs dangers. En fait, ça ressemble aux accidents de la route : on croit que ça ne concerne que les autres, et que ça ne nous arrivera jamais, car on a choisi un CMI qui nous a fait « bonne impression » et à qui on a décidé de « faire confiance » (double erreur !). Puis on est vite en face de la réalité, et le choc est brutal.
      Je réponds à vos questions :
      – Oui, le CMI doit non seulement vous fournir la liste des sous-traitants, mais aussi (et surtout) il doit vous demander de les accepter, ainsi que leurs conditions de paiement. Vous pouvez donc demander à votre tour les devis réels de ces sous-traitants à qui il envisage de confier vos travaux. Et vous pouvez les refuser, bien entendu, si vous avez des doutes fondés sur leur incompétence. Un article que vous pouvez lire sur ce site traite cette question, avec référence aux textes juridiques concernés. Vous n’avez pas à accepter le refus de votre CMI, ce n’est pas lui qui décide de la loi, quand même !!!
      – Oui, le CMI doit vous fournir le contrat complet du garant (garantie de livraison à prix et délais convenus), pas seulement l’attestation (sur laquelle ne figure probablement pas la franchise de 5% du montant du contrat qui sera à votre charge). Et oui, il doit vous fournir le contrat de Dommage-Ouvrage, car cette assurance est VOTRE assurance (là aussi, contrat complet, pas seulement l’attestation).
      – 24 mois – deux ans – pour faire une maison !!! Mais c’est le triple du temps normal, à moins que ce soit une maison de 500 m² – en encore, même pour l’équivalant d’un château, pas sûr qu’il faille tout ce temps. Pourquoi avez-vous accepté un délai aussi déraisonnable ??? Par exemple, j’ai réalisé pour un promoteur immobilier un programme (donc en même temps, sur un même terrain, avec les mêmes entreprises) d’un immeuble de 27 appartements + 800m² de bureaux + 7 maisons, le tout en moins d’un an.
      – Le CMI vous raconte des balivernes, la marge du CMI est de l’ordre de 30%, parfois bien plus, jamais en-dessous de 25%. Soir plus du DOUBLE que celle d’un architecte. La marge dont je parle est la différence du coût des travaux (artisans et matériaux) par rapport au prix de vente, c’est-à-dire la somme que le que le CMI garde pour lui (pour sa société). Ne soyons pas naïfs ; si le CMI avait réellement une marge de 8% (quelle blague !), il n’hésiterait pas à vous confier les devis réels de ses sous-traitants et à vous demander de les agréer officiellement. S’il parle de sa marge une fois qu’il a tout payé, y compris lui-même, ça ne veut rien dire. Dans ce cas, un architecte aurait une marge de 0% !
      – Pourquoi avoir accepté que dans la petite notice descriptive, il y ait marqué partout « ou équivalent » ? Vous vous doutez bien que c’est la porte ouverte pour que le CMI ne respecte pas ce qui est convenu dans le contrat, pour changer d’équipement. Il faut refuser de signer de telles clauses !
      – Une fois le contrat signé, le CMI doit faire son affaire du sous-sol, il n’a pas le droit de demander une plus-value ! (pourquoi pas 25 ou 30 000€, tant qu’il y est ?). Sa demande est illégale et constitue une faute pénale, assimilable à une tentative d’escroquerie. Il doit faire des fondations correctes, conformes à l’étude de sol (que vous devez avoir en mains) et SANS AUCUNE PLUS-VALUE ! C’est vraiment extraordinaire tous ces CMI qui enfreignent la loi aussi facilement ! Leurs clients ne doivent pas se laisser plumer, ce serait encourager la malhonnêteté.
      – Je déconseille toujours d’accepter que l’enlèvement des terres soit à la charge du client, à moins que ce client soit terrassier lui-même, possédant les engins pour ça et l’habitude de s’en servir (mais si le client est dans le “bâtiment”, il ne signera jamais un ccmi, évidemment). En outre, pourquoi accepter de les payer puisque c’est compris dans votre ccmi ?? Ca n’a aucune sens.
      – Le CMI (comme un artisan, comme un architecte, etc.) peut dire autant qu’il veut qu’il « ne sera pas responsable », ça n’a aucune importance, car de toute façon, IL SERA RESPONSABLE. Veuillez à ne pas être naïve en croyant tout ce qu’il raconte.
      – Ne vous préoccupez pas des 8000€, ni d’aucune somme, vous n’avez RIEN A PAYER de toute façon. Et si vous payiez ne serait-ce que 100€ en plus, vous encourageriez le CMI à vous demander de l’argent en plus tous les 4 matins, car il vous aurait repéré comme étant une personne à qui l’on peut soutirer de l’argent : il ne faut JAMAIS céder à ce chantage illégal, sinon on n’en sort plus !
      Vous avez besoin de recadrer nettement ce CMI qui se croit tout permis envers vous. Il sait très bien qu’il est dans l’illégalité, jamais il ne ferait ça si vous étiez avocate, par exemple. Le mieux serait de demander la résiliation du ccmi et le remboursement de tout ce que vous avez payé, et de choisir quelqu’un de vraiment sérieux et honnête, qui ne piège pas ses clients.
      Mais si vous persistiez quand même avec ce genre de CMI qui vous raconte n’importe quoi et qui enfreint la loi, je peux vous aider – si vous voulez – par un modèle de lettre qui vous permettrait de tout remettre en ordre.
      Cordialement,

  5. Bonjour Monsieur,
    Nous allons faire construire et hésitons avec le MO et l’architecte.
    Les MO prennent par exemple 10% et facturent des frais de dossier aux artisans répercutés aux client de l’ordre de 3 à 5% ce qui fait 15% par exemple.
    Qu’en est-il de l’architecte ? Quand l’architecte prend 15% d’honoraires, a t-il le droit en plus de prendre des frais de dossier qu’il facture aux artisans et que le client ? Il me semble avoir entendu dire que c’est interdit d’avoir un lien avec l’artisan.
    Merci d’avance pour votre retour.
    Cordialement.

    1. Bonjour, pour comprendre la différence entre “maître d’oeuvre architecte” (tous les architectes sont maîtres d’oeuvre) et “maître d’oeuvre pas architecte” (ceux qui font le même métier que les architectes, sans titre ni validation par l’Ordre des architecte), je vous conseille l’article de ce site :
      https://lesarchitectesdaujourdhui.archi/de-la-difference-entre-maitre-doeuvre-et-architecte/
      Vous comprendrez tout !
      Petite précision : les architectes peuvent recevoir une rémunération de l’artisan, mais à la double condition expresse, indispensable, d’avoir au préalable parfaitement informé son client du montant de cette rémunération et d’en avoir évidemment reçu l’accord écrit.
      Beaucoup de gens signent avec des “maîtres d’oeuvre”, croyant ne les payer que 9 ou 10%, alors qu’en fait ils les paient 15, 20% ou plus ! Mais ce qui est interdit aux architectes ne l’est pas aux non-architectes, puisque pour eux, il n’y a pas de règles morales à respecter.
      Cordialement,

  6. Bonjour Monsieur,
    Nous avons pris un architecte pour construire dans le 77. En phase d’appel d’offre, il a sollicité les entreprises avec lesquelles il travaille et une liste que je lui ai donné mais que j’aimerais faire travailler puisque je suis dans la restauration et les ai en tant que client.
    Le soucis est que les entreprises que j’ai choisi sont 10 ou 15% plus chères que celles de l’architecte mais je ne compte pas négocier. Par contre, l’architecte prend des honoraires sur cette différence de prix alors qu’il n’y a pas de travail supplémentaire.
    Est-ce normal ?
    Dans un sujet précédent, vous indiquez que le plus juste est le % sur les devis pour l’architecte car parfois ça implique plus de travail, mais là, non.
    Merci.
    Bien cordialement.

    1. Bonjour,
      – sur les honoraires au pourcentage :
      Il faut convenir à l’avance d’une méthode, d’une “règle du jeu” en quelque sorte, pour déterminer comment sera payé le professionnel, qu’il soit architecte, artisan, constructeur ou tout autre. Ces méthodes sont toutes artificielles, sauf à dire à son client “Je vous adresserai chaque mois une facture dans laquelle j’aurai compté mon temps passé sur votre opération, plus les frais”. Ce serait la méthode la plus juste. Mais l’accepteriez-vous ? Car vous ne sauriez pas à l’avance combien vous coûtera le professionnel et vous pourriez craindre qu’il ait la main un peu lourde sur le temps qu’il aura réellement passé.
      Le forfait : “Pour ce projet, je demande telle somme” a le défaut énorme de devoir être renégocié dès que l’on ajoute une prise de courant ou que l’on déplace une fenêtre sur les plans : c’est insupportable pour le client comme pour le professionnel.
      Reste le pourcentage. C’est à mon avis la moins mauvaise des façon de compter, et d’ailleurs c’est celle qu’utilisent tous les professionnels dans le bâtiment. Les artisans, quand ils font leurs devis suivant la méthode normalement utilisée (celle des “déboursés secs x %”), celle des marchands de matériaux (celle du commerce, en fait, qui ne choque personne), celle des constructeurs (prix = prix de revient sous-traitants x %”), etc. Pour les architectes, c’est pareil, sauf que pour eux vous êtes au courant, ça ne vous est pas caché. Le fait que vous le sachiez évite les dérives. Les constructeurs, par exemple, appliquent un % de l’ordre de 30%, souvent bien plus, mais vous n’êtes pas censé le savoir, car vous feriez alors le calcul : “Quoi ? 75000€ rien que pour le CMI lui-même ?!”.
      Prendre le “coût travaux artisans” comme base de calcul pour un architecte est logique : plus le projet est grand ou plus il est complexe, plus il sera cher et, en même temps, plus l’architecte aura du travail. C’est donc cohérent. Et évidemment l’inverse est vrai : si l’architecte vous trouve des économies, comme par exemple de bons artisans moins chers, moins il sera payé, et vous ne vous en plaindrez pas (rassurez-vous, ce n’est pas ça qui empêchera l’architecte de faire baisser les prix, car de toute façon, les clients ont un budget défini, et l’architecte fait “au mieux” avec ça. Donc en fait, il n’y a pas baisse de sa rémunération, mais augmentation du projet, soit en qualité soit en quantité – soit les 2).
      Le plombier a prévu un type de robinets. Vous changez pour des robinets supérieurs. Le plombier vous les vend plus chers et, comme il a une marge dessus, il gagne un peu plus d’argent. Vous trouvez ça normal. Pourquoi ne pas le trouver normal quand ça concerne un architecte ? A moins de considérer qu’un architecte, ça ne doit pas gagner sa vie.
      – sur le choix des artisans :
      Je me permets de vous donner mon avis : travailler avec des artisans que l’on connaît par ailleurs est une très mauvaise idée. Les chantiers sont souvent faits de rapports de force, c’est un peu la règle dans le “bâtiment”. Or il y a un malentendu qui s’installe entre le client et les artisans qu’il connaît : le client se dit : “Ils vont être contents que je leur confie mon chantier, donc ils vont bien me soigner, j’aurais le meilleur rapport qualité/prix”. Et les artisans se disent l’inverse “Le client est sympa, on est en terrain conquis, il acceptera des prix plus élevés, on pourra demander des paiements supplémentaires, et il sera conciliant”. L’expérience m’a montré que souvent ça finit mal – pas toujours, quand même. Vous risquez de vous fâcher avec certains artisans qui, du coup, vous feront une mauvaise réputation.
      Alors que, puisque vous avez un architecte, vous pourriez dire aux artisans : “Ecoutez, c’est l’architecte le maître d’oeuvre, c’est lui qui décide”. Ainsi, vous gardez vos clients-artisans.
      En outre, pour un architecte, travailler avec des artisans qu’il ne connaît pas, dont il n’a pas l’expérience, est toujours plus compliqué. Rien que ça justifie qu’il soit un peu mieux payé (ou un peu moins mal 🙂 ).
      Je note au passage que prendre un architecte vous ferait donc faire des économies… 🙂
      Un dernier mot : lors d’un chantier où les artisans ne connaissent pas l’architecte à l’avance mais connaissent bien le client, quand il y aura des problèmes (et un chantier est la fabrication d’un prototype unique, à la main, c’est toujours une aventure, donc il est normal qu’il y ait des problèmes à résoudre), la réaction des artisans est de dire au client “Tout est de la faute de l’architecte”. C’est tellement plus facile de faire croire que ce n’est pas sa propre faute mais celle d’un autre, quand on s’adresse à quelqu’un qui n’y connaît rien. Donc, je vous encourage à ne pas faire preuve de naïveté sur ce point et de faire toujours la même réponse “Ecoutez, pour moi c’est l’architecte qui décide”. Sinon, vous encourageriez les problèmes !
      Bon chantier ! Cordialement,

  7. Bonjour Monsieur Espagno,
    Je viens de lire un sujet sur les rémunération de l’architecte, je suis concerné en ce moment et en négo avec le mien.
    En effet, en 2020, nous avons fait chiffrer une maison dans les 280000 euros, il s’avère qu’aujourd’hui, on serait dans les 360000 euros à cause du coût des matériaux qui a bondi et du fait que nous mettons en plus des supers radiateurs à 800 euros pièce à l’étage au lieu de 200 pour des normaux.
    Est-ce normal pour vous que la rémunération de l’architecte augmente alors que ça ne lui donne aucun travail supplémentaire ?
    Bien cdt.

  8. Bonjour,
    Nous souhaitons faire une maison de 300KE + 12% d’honoraires d’architecte soit 36KE d’honoraires. Si nous signons un contrat en ce sens et que par surprise la maison est chiffrée à 400000 euros du aux coût des matériaux, qu’on veuille un super carrelage, etc… Allons nous payer 12% de frais d’architecte sur les 100KE de différence ?
    Cordialement.

    1. Bonjour, de nouveau un message avec la même question, mais pas le même auteur ? Je ne sais pas s’il s’agirait d’une erreur informatique.
      J’ai répondu un long message ici, au sujet de la rémunération au pourcentage. Vous le trouverez facilement, il est du 1 octobre 2021 à 7 h 04 min.
      Cordialement,

    2. Bonjour,
      Merci pour votre réponse. Oui, il y a 2 fois la même question, je n’en ai posé qu’une !!!
      Oui, je comprends que la rémunération la plus logique qu’il soit soit au pourcentage.
      Mais, compte tenu de la hausse des matériaux, est-ce aussi logique que la rémunération de l’architecte augmente d’autant que la hausse des matériaux ? Il n’y a pas plus de travail.
      Si on part sur un budget, avec un contrat dont les honoraires sont chiffrés et signé, en cas d’augmentation du budget, les honoraires suivent-ils ou pas ? On en revient un peu avec l’exemple de votre carrelage qui implique plus de travail mais par exemple avec un meuble de salle de bain qui est à 3000 euros ?
      Merci pour votre retour.
      Cordialement.

      1. Bonsoir, c’est toujours le même principe : vous demandez à un artisan de vous fournir un matériel – par exemple une chaudière. Il gardera un pourcentage pour lui, normal (s’il fournit des chaudières gratuitement, sans marge, il mettra vite la clé sous la porte). Puis vous changez votre choix, pour une chaudière qui coûte plus cher. Allez-vous exigez qu’il garde la même marge brute (même somme) qu’avec la première chaudière ? Je pense que non. Idem avec un CMI, vous demandez un carrelage plus cher, il vous le vendra avec le même %, donc il augmentera sa marge à lui aussi. Etc. A priori, tout cela ne vous gêne pas. Mais l’architecte, si. Où est le problème ?
        Peut-être est-il que vous connaissez la rémunération de l’architecte, alors que vous ne connaissez pas exactement celle de l’artisan ou du CMI, même si vous en connaissez les ordres de grandeur (10 à 20 % pour l’artisan, 25 à 35 % pour le CMI) ?
        Ou bien parce que vous les payez globalement ? Si l’architecte agissait en tant que courtier, payé par les artisans pour tout ce qui concerne le chantier, cela vous conviendrait-il mieux ? Ca reviendrait au même là-aussi, mais ça n’aurait pas la même forme.
        Qu’en pensez-vous ?
        Bonne soirée,

        1. Bonsoir,
          Merci pour vos éclaircissements.
          Je suis anti CMI, comme vous !!! Ah, au moins un énorme point commun !!!
          Oui, effectivement, vu comme ça, je vous rejoins.
          Certains architectes ne font signer des contrat qu’après plans, chiffrage, comme un CMI, pas d’engagement. D’autres le font avant de lancer les appels d’offres. Est-ce indiqué dans le contrat architecte que par exemple si on part sur une maison à 300000 e qu’il y en a pour 50000 euros de plus, ils y a X% d’honoraires en supplément pour le surcoût ?
          Cordialement.

          1. Bonjour,
            “Certains architectes ne font signer les contrats qu’après plans et chiffrages, comme un CMI” : Le travail pour concevoir un bâtiment est important, renseignements à prendre, plans et chiffrage représentent des semaines de travail, apportant beaucoup de valeur au client. Même s’il ne s’en rend pas compte, même s’il n’a l’impression que d’acheter des travaux. Quand vous achetez une voiture, vous payez dans le prix l’énorme investissement qu’il a fallu pour créer et mettre au point un modèle, mais évidemment cet investissement est amorti sur des milliers de véhicules, alors que tout bâtiment est un prototype unique.
            Escamoter cette partie de création du projet en ne la faisant pas payer est une grosse erreur. Elle sera alors bâclée, négligée, et le client le paiera en fait, sans s’en rendre compte.
            A mon avis, seule la partie “Faire faire des devis au meilleur rapport qualité-prix” pourrait être payée à l’architecte sous forme de courtage. Une fois le projet mis au point, l’architecte vous présente des devis d’artisans au meilleur rapport qualité/prix. Si vous les acceptez, il aura droit à une rémunération, comprise dans le prix des artisans. Sinon, il ne sera pas payé pour ce travail. Comme le meilleur rapport qualité/prix est le point fort des architectes (du moins, de ceux qui s’intéressent au marché des particuliers) et comme les clients ne veulent pas connaître le détail, le chiffre des commissions qu’ils paient aux artisans, CMI, etc. je pense que ça marcherait bien. Qu’en pensez-vous ?
            Vous dites que si une maison a un surcoût de 50000€, l’architecte aura droit à une rémunération supplémentaire. Ce n’est pas comme ça que ça se passe en réalité, du moins pour les Architectes d’Aujourd’hui. Rarissimes sont les gens qui n’ont qu’un tiroir à ouvrir pour sortir 50000€ supplémentaires, même si leur architecte leur demande. Dans la réalité, les gens ont :
            1° un terrain (acheté ou en vue),
            2° un budget,
            3° des souhaits.
            Avec ces 3 éléments, à l’architecte de faire au mieux, pour satisfaire son client. Avec les Architectes d’Aujourd’hui, 1° le terrain est contractuel (normal, comme pour tout le monde) et 2° le budget décidé par le client est contractuel aussi, car l’Architecte s’engage à le faire strictement respecter par les artisans. Il ne peut donc pas y avoir de supplément qui ne viendrait pas d’une décision du client. Et donc, comme le budget est figé pour l’architecte (seul le client peut le faire bouger), sa rémunération l’est aussi. Quand on a 300000€ pour un projet, on n’en a pas 310000€, tout simplement. Et l’architecte pourra faire tout ce qu’il voudra, le client ne paiera pas 10000€ de plus QU’IL N’A PAS. En outre, vous l’avez compris, avec un Architecte d’Aujourd’hui, il n’aura juridiquement jamais à les payer.
            Après, le client peut décider par lui-même d’augmenter (ou de diminuer) son budget. Ca change donc le projet et donc le travail et la rémunération de l’architecte. C’est normal. Si c’était impossible de changer la rémunération de l’architecte, ce serait anormal et, surtout, il y aurait vite des “petits malins” qui, voulant faire une maison de 300000€, annonceraient un budget de 150000€ au contrat d’architecte, puis qui l’augmenterait à 300000€ une fois le contrat signé et qui ne paieraient pas 1 € de plus à l’architecte ! Non, si le client dit à l’architecte “Finalement, mon budget n’est pas de 250000€ mais de 280000€, vous allez donc agrandir la maison”, il est normal qu’il paie l’architecte à hauteur d’une maison de 280000€.
            Et si vous dites qu’il y a des augmentations qui génèrent des rémunérations supplémentaires, et d’autres non – par exemple : agrandir = rémunération supplémentaire, et changer de carrelage = pas de supplément – c’est très artificiel. Pourquoi ce serait à sens unique ? La rémunération au % marche dans les 2 sens, si je puis dire. Et ce serait en fait ingérable, il faudrait toujours discuter à n’en plus finir pour savoir ce qui est à payer à l’architecte ou pas. Un changement de revêtement de sol qui coûte plus cher et qui demanderait un énorme travail à l’architecte serait-il payé ou non ? On voit que ce n’est pas possible sans une “règle du jeu”, simple, acceptée de part et d’autre une fois pour toute.
            Ou alors l’architecte facture au temps passé, mais personne ne peut savoir à l’avance ce que ça coutera. Ce serait l’idéal, mais l’accepteriez vous ?
            Enfin, je pense que cette rémunération au % est un détail par rapport, par exemple, à l’ENORME problème des ccmi où le client donne une prime financière au CMI quand il baisse de fait la qualité des travaux, c’est-à-dire quand il choisit des matériels et matériaux, et surtout des sous-traitants, les moins chers des moins chers, donc “pas les meilleurs” (euphémisme), au détriment du client évidemment. Pour le CMI, plus la qualité sera mauvaise, plus il gagnera de l’argent ! Et les clients des CMI l’acceptent… C’est de la folie.
            Cordialement,

  9. Bonjour Monsieur Jean-François Espagno,
    Je dois prendre une décision importante qui va décider des dimensions exactes des fondations de ma maison. J’espère que vous n’avez rien contre les autos constructeurs et que vous pourrez m’aider (un vrai amateur dans tous les métiers du bâtiment. Du concepteur, à l’architecte, du maçon, au dessinateur, du pelliste à l’électricien, enfin tout… etc… je réalise seul ma quatrième maison et j’ai aujourd’hui 73 ans. Je suis entièrement équipé de matériel comme un pro).
    Je me suis encore lancé dans une aventure difficile, car je ne fais rien de simple.
    Je dois me décider sur l’isolation et je pencherai fortement sur l’isolation extérieure. Quel choix d’isolant ? Je monterai les murs en parpaings sur vide sanitaire, un hourdis en plafond 12+4, une toiture traditionnelle avec grenier un peu comme dans les fermes. Parce que je crois que c’est dans la masse et le volume que j’aurai la meilleure inertie thermique et que l’été je peux laisser la porte ouverte sans que la chaleur entrant ne puissent plus ressortir et allumer une climatisation. Ai-je raison ?
    Des murs de refends (porteurs) de 15 ou 20 cm comme à l’ancienne, parce que les portées sont importantes pour tenir le hourdis plafond et la toiture et ajouter encore de la masse. Ai-je raison ?
    J’ai eu le permis en 2020, j’ai fini les murs du grand sous-sol garage (3.40m hauteur plafond c’est le dessous de la grande terrasse couverte genre landaise) avec accès par entrée tunnel 3.05m hauteur le tout 120m² de surface. Aujourd’hui je démarre les fondations de la maison attenante (accrochée au mur ouest du sous-sol (trois pans incurvés de 16 ml de longueur).
    Je ne rentre pas dans les détails j’attends une réponse et vous me direz si je peux poser plus de questions. Il est très difficile de rencontrer des gens compétent ou pas sans que l’on ne parle en premier d’argent. (Ce que je comprends aussi).
    J’espère que ce premier contact sera bénéfique…
    Bien cordialement
    Gérard

    1. Bonjour, je n’ai rien contre les auto-constructeur, ni contre personne et notamment je n’ai rien contre les CMI 🙂 . Si j’attaque avec détermination les ccmi, ce ne sont pas les personnes elles-mêmes qui sont en cause, évidemment.
      Si c’est votre 4° maison, vous devez en effet avoir une certaine habitude. Maintenant on bénéficie d’internet qui est une mine d’informations facilement accessible; je vous conseille uniquement les sites de professionnels, notamment ceux des industriels qui fabriquent les matériaux, car ils sont fiables (j’ai lu pas mal d’erreurs de la part de gens qui faisaient leurs travaux eux-mêmes).
      Pardon de parler d’argent moi aussi, mais il m’est impossible de vous consacrer un coaching à distance ainsi : beaucoup trop chronophage (je vis de mon métier, c’est ma seule source de revenus et je réponds déjà ici à 5 ou 10 messages quotidiens, w-e compris, ce qui est le maximum) et beaucoup trop dangereux au niveau des responsabilités.
      Bon chantier, bien cordialement,

  10. Bonjour Jean-François,
    Je viens d’acquérir un pavillon sur sous-sol à enveloppe polystyrène expansé type Climablock, je m’interroge sur la qualité de réalisation de l’étanchéité du bâtiment sur le long cours.
    Particulièrement à propos de la coupe du Delta-MS à ras de l’enrobé ; les solins sont à 20cm de la membrane d’étanchéité et non solidaires, ils sont fixés à 1 vis sur 4 (90cm).
    A contrario, les autres murs (sans enrobé) bénéficient d’une pose qui me parait plus adaptée, Delta-MS sous la lame des solins.
    Lors de la réception, le promoteur m’a dit que cela n’avait aucune incidence que le drainage de fondations ‘était là pour ça’.
    Pourriez-vous me donner un avis éclairé voire si nécessaire me communiquer les obligations en la matière.
    Cordialement,
    Jérôme.

    1. Bonjour, je ne peux pas faire d’expertise technique ainsi, à distance et sans voir les lieux. Un membrane type Delta doit être très posée (comme toute étanchéité, verticale ou horizontale). Le drain ne fait pas tout – sinon, on ne mettrait pas de membrane Delta, le simple bon sens le rappelle.
      Si la membrane Delta a fait l’objet d’une réserve, il faut absolument que la réparation soit faite, car ce qui est mentionné en réserve n’est plus assuré !
      Cordialement,

      1. Re-bonjour,
        Je vous remercie pour le temps consacré à me répondre.
        Dans le post d’hier j’avais joint liens vers les photos, via imgbb[POINT]com, afin de vous faciliter l’approche technique. Il semblerait que ceux-ci aient été bêtement supprimés par la modération automatique.
        Je comprends que sans ces éléments visuels votre réponse ne puisse être que pondérée.
        Si vous avez encore un peu de temps à me consacrer, vous trouverez ci-dessous lien vers l’album.
        Lien en version allégé sans intégrer le début d’adresse qui est au format habituel en site sécurisé et sans les 3W :
        jerome-rec[POINT]imgbb[POINT]com
        Bien cordialement,
        Jérôme.

        1. Bonjour, comme je viens de répondre par ailleurs, il m’est impossible de vous consacrer une expertise à distance ainsi : beaucoup trop chronophage (je vis de mon métier, c’est ma seule source de revenus et je réponds déjà ici à 5 ou 10 messages quotidiens, w-e compris, ce qui est le maximum) et beaucoup trop dangereux au niveau des responsabilités. Je ne peux donner ici que des réponses de principe, par des expertises particulières.
          Bien cordialement,

          1. Bonsoir Jean-François,
            Je comprends votre obligation de réponses de principes et reste agréablement surpris par votre investissement temps est votre action bénévole.
            Je vous souhaite une bonne continuation et vous renouvelle mes remerciements,
            Bien cordialement,
            Jérôme.

          2. Bonjour, la rémunération au pourcentage du coût est à mon avis la meilleure – ou la moins mauvaise, comme on voudra – dans le “bâtiment”. Celle aux m² construits est complètement artificielle, car on perd de l’argent sur les petites surfaces et on est surpayé sur les grandes, et le forfait, comme vous le suggérez implicitement, est anormal lui aussi et il est ingérable ( = ne pas être rémunéré pour des modifications qui complexifient l’opération et nous prennent beaucoup de temps ou bien il faut signer des avenants à tout moment, pour toutes les modifications du projet, ce qui est source de différends, voire de conflits. Que penseriez vous d’un client qui indiquerait (volontairement) un prix de carrelage ridiculement bas, puis, une fois le forfait contractuel convenu, choisirait un carrelage très cher, à très grands carreaux obligeant à réaliser une chape fluide complexe et un pose plus délicate ? Avec le forfait, l’architecte aurait beaucoup plus de travail mais aurait la même rémunération.
            La seule méthode logique et exacte serait “au temps passé constaté”, où l’architecte enverrait à chacun de ses clients une facture à la fin du mois en indiquant le temps qu’il a passé sur l’opération. Pour ma part, ça m’irait bien de travailler exclusivement à l’heure. Mais ça voudrait dire que le client s’engagerait sans savoir combien coutera l’architecte : seriez-vous prêt à l’accepter ?
            Le pourcentage du coût a l’avantage d’être la méthode qui “colle” le mieux à la réalité, à mon avis, et qui est pratique, qui évite les discussions incessantes pendant l’opération. C’est d’ailleurs la méthode employée par tout le monde : un prix de vente est calculé par un prix de revient x un coefficient. Les CMI calculent leurs prix comme ça, avec un coefficient de l’ordre de 30% en général, voire plus ! Les marchands de matériaux aussi. Les artisans calculent plutôt en prévoyant leur temps, mais chaque modification, même toute petite, entraîne une plus-value (si elle demande plus de temps).
            Nota : je rappelle que nous sommes sur le site des Architectes d’Aujourd’hui, et que nous nous engageons notamment à faire respecter le budget contractuel, sans marge de tolérance. Donc avec nous, ce que vous envisagez ne doit pas arriver. 🙂
            Cordialement,

  11. Bonjour,
    Nous allons faire construire et avons sollicité la MAF pour notre DO.
    Pourriez vous me donner votre avis sur cette assurance ?
    Beaucoup d’architectes y sont apparemment.

    1. Bonjour, la MAF est une excellente assurance pour les architectes, car elle est gérée par des architectes, elle connaît bien sa cible (nous…) et elle assume ses obligations de façon sans faille. Tout jeune architecte, il se trouve que je n’étais pas à la MAF (pour des raisons de circonstances) et j’ai assez vite changé car j’ai vu la différence : il fallait que je sois méfiant ! Pour rien au monde je ne quitterais la MAF car je sais qu’on peut lui faire confiance. C’est très important puisque dans le “bâtiment” il y a souvent (toujours ?) beaucoup d’argent en jeu et il ne faut pas une assurance qui chercherait à se défausser (ce que j’avais connu jeune architecte).
      Je précise que la MAF ne protège pas spécialement les architectes contre les clients, contre les maîtres d’ouvrage : ce n’est pas son genre. Elle est loyale, elle “assure” (dans tous les sens du mot). J’ai eu beaucoup d’architectes qui m’ont raconté leurs sinistres, et je ne connais aucun cas où elle aurait été prise en défaut. C’est rassurant.
      Ceci dit, je ne suis pas du coté client, je ne sais pas si leurs tarifs en D-O sont compétitifs par exemple. Mais ça, vous le verrez tout de suite dans leur offre.
      Cordialement,

  12. Bonjour,
    J’ai vu qu’on pouvait isoler un plancher hourdis par une mousse polyuréthane projetée. Dans ce cas, il faut poser les hourdis, poutrelles, mettre la mousse et ensuite couler le béton ?
    Niveau isolation, est-ce meilleur ou pas ? Plus ou moins cher ?
    On voit 9 fois sur 10 le polystyrène, y a t-il une raison ?
    Même question pour l’isolation sous un plancher chauffant. Isolation par plaques ou mousse ?
    Cordialement.

    1. Bonjour,
      Dans un plancher hourdis, le béton coulé doit se répandre sur et entre les poutrelles, pour former un tout, rendu cohérent par les armatures en acier. Donc on n’intercale rien entre les poutrelles et le béton. L’isolation rapportée dessus se place une fois le béton sec et, en général, après les cloisons intérieures.
      L’isolation rapportée (plaques de polystyrène ou isolation projetée ou autre), si elle n’est pas obligatoire quand il n’y a pas de chauffage par le sol, est une très bonne solution, car elle uniformise l’isolation, sans pont thermique que l’on aurait à chaque poutrelle (la languette de polystyrène par-dessous a une efficacité très limitée…).
      L’isolation projetée a en plus l’avantage de servir également de chape de ravoirage. C’est du “2 en 1”, si je puis dire.
      Chape de ravoirage : les revêtements de sol, surtout les revêtements de sols durs (carrelage) doivent être scellés ou collés sur une chape de qualité, sans point faible, donc sans gaine intégrée (gaines d’électricité, de plomberie…). Pour cela, on enrobe d’abord les gaines posées au sol (sur le béton du plancher hourdis) d’une première chape. C’est ce qu’on appelle une chape de ravoirage. Puis on peut faire par-dessus la chape (plus riche) destinée à porter le carrelage.
      Quand on veut isoler le plancher hourdis (ce que j’essaie de faire à chaque fois, car c’est une isolation très utile), plutôt que faire l’empilement de (en partant du bas) : plancher hourdis, isolant, chape de ravoirage, chape carrelage, carrelage (!), je me sers de l’isolant projeté comme chape de ravoirage. Ca fait une couche de moins.
      L’isolant projeté est plus cher que les panneaux de polystyrène posés au sol, mais comme on économise la chape de ravoirage, ce n’est guère plus cher au final. Et c’est mieux, à mon avis.
      Cordialement,

      1. Bonjour Monsieur,
        Merci pour votre aide.
        On intègre entre les poutrelle des blocs polystyrène type U23 je crois, mais qui n’est pas partout car on vois encore les poutrelles.
        Si on fait un plancher chauffant, on rajoute à la chappe de ravoirage un isolant par plaques ou projeté.
        Peut-on ne pas mettre de polystyrène où il y a les poutrelles et mettre quelque chose au dessus aussi efficace ou à la place ? Car de 2 on passe à une isolation projetée…
        Cordialement.

        1. Bonjour, les poutrelles seules ne suffisent pas à porter le poids propre et la surcharge du plancher. Il leur faut une dalle béton qui vient augmenter leur hauteur et les transformer en poutres en T inversé. En outre, sans dalle béton, le plancher serait déformable et les espaces entre poutrelles ne serait pas solides. Tout cela se fissurerait. Une dalle béton, non reliée aux poutrelles, ne serait qu’une mince feuille, comme un feuille de papier, fragile et déformable. Poutrelles et dalle béton, le tout relié par des armatures en acier (chaînages, chapeaux, crosses, treillis soudé) forment un bloc porteur une fois le béton coulé. On ne peut pas dissocier ces éléments.
          Les entrevous (entre les poutrelles) sont isolant au-dessus d’un vide sanitaire. Mais cela laisse un point thermique important à chaque poutrelle (ça fait beaucoup). Il y a bien une petite languette en polystyrène en-dessous de chaque poutrelle, mais ça n’isole pas beaucoup et surtout, cette petite languette fragile existera-t-elle toujours dans 20 ans ? dans 40 ans ?
          Les panneaux de polystyrène sont un peu moins chers qu’un isolant projeté, mais ça oblige à faire en plus une chape de ravoirage. Du coup, l’économie n’est pas évidente. Surtout que toute augmentation de l’épaisseur génère aussi un surcoût (plus de mur, plus d’enduit, plus de cloison).
          Cordialement,

          1. Bonsoir,
            Est-ce bien cela, on peut faire un plancher sans les blocs en polystyrène donc à la place, ce sera du béton donc plus lourd ou autre chose à la place ?
            Il y a un isolant sur le plancher du VS et en plus des plaques sous le plancher chauffant. Si on fait un projeté, ça remplace les plaques sous le plancher mais est-ce que ça va remplacer aussi les UP23 du plancher du VS ? Question coefficient thermique.
            Cordialement

          2. Bonjour,
            – Les éléments en polystyrène entre les poutrelles s’appellent des “entrevous” (parfois, dans le jargon du “bâtiment”, on parle de “marmites”). Ce n’est que du coffrage pour le béton qui sera à couler, du remplissage en quelque sorte. On peut le faire dans le matériau qu’on veut, béton, bois, carton.. ou polystyrène. Pour un plancher sur vide sanitaire, et qui donc doit être isolant, ce serait bien dommage de ne pas en profiter pour le faire en polystyrène, car on perdrait alors une bonne épaisseur d’isolant.
            – Plus vous mettez d’isolant, par exemple entrevous en polystyrène + isolant projeté, plus vous augmentez les performances thermiques du plancher. Dans le cas d’un plancher chauffant, l’isolant juste sous le chauffage au sol est indispensable, sinon vous chaufferiez le béton du plancher hourdis et donc le vide sanitaire (même si vous avez des entrevous en polystyrène, une bonne partie de la chaleur serait quand même perdue), ce qui serait bien dommage – et pas rationnel (j’ai failli écrire “bien bête” 🙂 ).
            Cordialement,

          3. Bonsoir,
            Merci pour vos explication d’expert.
            A la place des entrevous en polystyrène, existe t-il autre chose mieux ? Puisqu’il n’y a pas une continuité. Au dessus des poutrelles, il n’y a pas d’isolant, c’est discontinue.
            Sur un plancher, on met une chappe de ravoirage qui recouvre les gaines et plomberie, ensuite un isolant pour le plancher chauffant et une chappe moquette pour finir. Si on veut utiliser du projeté, ça remplace la chappe de ravoirage + isolant du plancher chauffant ? Et reste plus qu’à ne faire une chappe moquette ? Si oui, l’épaisseur totale sera t-elle la même ou moins du coup entre le dessus du plancher du VS au dessus de la chappe moquette.

          4. A la place des entrevous en polystyrène, existe t-il autre chose mieux ? Pas vraiment
            Puisqu’il n’y a pas une continuité. Au dessus des poutrelles, il n’y a pas d’isolant, c’est discontinue. Oui
            Si on veut utiliser du projeté, ça remplace la chappe de ravoirage + isolant du plancher chauffant ? Oui, mais souvent les canalisations de plancher chauffant sont fixées sur un support isolant.
            Et reste plus qu’à ne faire une chappe moquette ? Oui
            Si oui, l’épaisseur totale sera t-elle la même ou moins du coup entre le dessus du plancher du VS au dessus de la chappe moquette. Moins, puisqu’une chape de moins.

          5. Bonsoir,
            Merci pour votre retour.
            Le projeté est-il meilleur thermiquement que les plaques ? Peut-on fixer le plancher chauffant directement dessus ou plaques en plus par dessus ?
            Le fait qu’il y ait la dalle de ravoirage en béton en moins, n’est-ce pas moins solide ? On remplace quelque chose de dur (le béton) par quelque chose de mou (le projeté).
            Je construits à Perpignan, trop loin pour vous pour suivre le chantier ?
            Bien cordialement.

          6. Bonjour,
            – on fixe le plancher chauffant sur le support prévu par l’industriel qui fabrique le plancher – voir ses prescriptions de pose pour chaque type de plancher.
            – ce n’est pas moins solide, une chape n’a rien à voir avec la solidité. La solidité dépend du plancher hourdis seul (et de ses chaînages). Pour ne pas avoir de fissure dans la chape, ce n’est pas une question de solidité, mais de dilatation, de présence ou non de gaines, etc.
            – trop loin pour moi pour suivre un chantier à Perpignan, bien sûr. Je vous recommande l’agence d’architectes CASA (Thomas et Marie-Anne CASEL) qui font partie des Architectes d’Aujourd’hui et qui sont donc des spécialistes des constructions pour les Particuliers, telles que les maisons individuelles, avec un contrat particulièrement bien adapté à cette clientèle (notamment sur le respect du budget).
            5 Rue de L’ancien Couvent, 66300 Thuir, France Tel : 04 68 62 01 53 – 06 75 87 65 50
            https://www.casa-architectes.fr/
            Cordialement,

  13. Bonjour,
    J’habite au rdc d’un ancien immeuble (fin XIX). Sous mon appartement se situe une cave ouverte mais sans aucun système de ventilation. Je me pose la question sur les risques que ça représente car la cave est très humide (un ruisseau passe au dessous du bâtiment et l’eau forme des flaques dans la cave lorsqu’il pleut). Je cherche également des solutions pour améliorer la ventilation et assainir la cave dont les murs sont en pierre ancienne. Créer une deuxième ouverture suffirait-il ?
    Merci par avance de vos lumières,
    Katie
    P.S. Je tiens à ajouter que la cave est sur terre. Merci,

    1. Bonjour. Il vaut mieux en effet qu’une cave ne soit pas détrempée, qu’il y ait une certaine ventilation (une forte humidité n’est pas saine pour les habitants, elle peut également dégrader un bâtiment, et puis il y a les moustiques si elle était en contact avec l’extérieur).
      Pour la ventiler, il faut ouvertures, idéalement placées sur des parois opposées, et à des hauteurs différentes (pour créer un courant d’air).
      Cordialement,

  14. Bonjour,
    Je fais construire actuellement en Vendée à 200 mètres de la mer. La construction se fait sur un vide sanitaire de 40 cm.
    Le constructeur me dit qu’il ne prévoit pas d’aération de ce vide sanitaire. Je lui ai fait part de mon étonnement, mais il m’assure que c’est la bonne méthode.
    Vide sanitaire avec hourdis en polystiréne et poutrelles béton. Dans le vide sanitaire passe les conduits d’évacuation eau de pluie et conduits évacuation eau usée…
    Est-ce courant et normal qu’un vide sanitaire ne soit pas ventilé?
    Merci beaucoup pour votre réponse.

    1. Bonsoir, non il FAUT qu’un vide sanitaire soit ventilé.
      Dites au CMI (par lettre recommandée avec a.r.) qu’il doit l’être à cause notamment des remontées de radon , gaz toxique (radioactif, carrément !), et particulièrement fréquent en Bretagne et en Vendée, justement. Que s’il ne le faisait pas correctement, vous préviendrez l’ARS (Agence Régionale de la Santé), le CEREMA (Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement), voire l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire).
      Ca devrait le convaincre de ne pas discutailler… 🙂
      Cordialement,

  15. Bonjour,
    Nous faisons construire par un CMI.
    La norme en vigueur veut que la maison doit être étanche à l’air. Pour se faire, on met un pare vapeur au plafond du dernier étage et pour tous les murs périphériques. Le CMI nous dit qu’on a pas besoin du moment qu’on passe les tests et ne veut pas poser les spots ni cuisine, pare vapeur uniquement au plafond ou il y a la charpente. Il pensait qu’on ne l’aurait pas vu car je pense qu’il connait les normes… Par contre, si on perce après et spots, la maison ne sera plus perméable et on serait responsable en quelque sorte…
    Quels sont mes recours pour que la maison soit faite dans les règles de l’art ? Il m’indique que je n’ai rien à dire du moment qu’il livre la maison dans les normes des tests. Je pouvais y aller le week-end en récupérant les clés à leur bureau, désormais, il me refuse l’accès.
    Peut-il me refuser l’accès ? Est-ce pareil avec un architecte ?
    La notice descriptive ne dit rien à ce sujet de pare vapeur.
    Cordialement.

    1. Bonjour,
      – Pour l’étanchéité à l’air, seul le résultat compte. Qu’importe qu’il y ait une membrane d’étanchéité ou non, si le test de perméabilité à l’air est bon. Pour ma part, je ne place pas de membrane d’étanchéité (mais je place des pare-vapeur, bien entendu, pour éviter toute condensation de vapeur d’eau dans les isolants). Je veille seulement à la bonne étanchéité de la dernière paroi : le placo intérieur (murs et plafond), ainsi qu’à celle de tous les points singuliers, et il y en a beaucoup.
      Les percements pour les spots sont un de ces points singuliers : il vous faut des spots étanches à l’air et qu’ils soient posés de façon étanche (joints).
      – Vous n’acceptez la livraison de la maison qu’UNIQUEMENT quand vous avez en mains les résultats officiels du test d’étanchéité à l’air (perméabilité), et qu’il soit ok bien entendu. Le mieux serait d’être présent quand le B.E.T. réalisera ce test, que vous discutiez avec lui, etc. pour qu’il n’y ait pas d’entourloupe à ce sujet. Une fois la maison en dépression, on sent très bien à la main les entrées d’air parasites (à chaque pc, gaine de ventilation, sous les plinthes, pourtour des menuiseries, etc. etc.)
      – Oui, le CMI peut vous refuser l’accès, sauf une seule visite avant chaque demande de paiement. C’est la règle du jeu que vous avez acceptée en signant un ccmi : vous avez donné TOUS LES POUVOIRS au CMI, en le désignant SEUL INTERLOCUTEUR, vous avez renoncé à votre rôle de maître d’ouvrage : c’est très dangereux, car ainsi il fait – légalement – ce qu’il veut. Mais ça se passe comme ça avec un ccmi…
      Est-ce pareil avec un architecte ? Ah non, pas du tout ! Pour 3 raisons bien précises :
      1° avec un architecte, vous êtes le maître d’ouvrage : vous avez accès à tout, tous les dossiers techniques, tous les devis d’artisans réels, toutes les réunions de chantiers, tous les comptes rendus, bref tout est sur la table et rien ne doit vous être caché. Ainsi, vous pouvez avoir confiance, puisque tout vous est visible.
      2° avec un architecte, toujours parce que vous êtes le maître d’ouvrage, vous gardez votre pouvoir de veto, de maître d’ouvrage, tout au log de l’opération : vous pouvez dire “Stop ! Je ne suis pas d’accord.” à tout moment, on ne peut rien vous imposer, ni les artisans, ni l’architecte ni personne.
      3° et, probablement le plus important, même si les clients ne réalisent pas avant contrat combien c’est important : vos intérêts et les intérêts de l’architecte sont les mêmes. L’architecte n’a rien à gagner à ce que vous ayez de la mauvaise qualité, que tout ne soit pas parfait. Pourquoi ? Parce qu’il ne vous vend pas les travaux ! Il ne fait aucun bénéfice si les travaux sont faits au rabais. Son expertise tout au long de l’opération est donc fiable.
      Autrement dit, “mauvaise qualité” signifie pour un CMI : “Possibilité d’augmenter ma marge”, et pour un architecte : “Embêtements à venir” (sinistres, etc.). C’est toute la différence, et elle est de taille pour le client.
      Cordialement,

  16. Bonjour,
    je viens vers vous car nous avons finalisé nos plans un plain pied de 16m de façade et 16m de profondeur
    en sachant que les E.U se trouve 22m, 16m de la maison +8m jusqu’à l égout nous allons avoir un 4 pans nous avons fait une étude béton le M.O veux faire un vide sanitaire de 10cm alors que j avais demandé 0.80 .l Architecte na pas mentionné le V.S il m a répondu que c est l étude béton qui en décidera
    Ma question ,y a t’il un risque concernant les E.U au niveau de la longueur ,et 1 V.S DE 10CM ,et Y a t il des risques de remontées d humidité ou d odeur et le poids de la maison,
    Cordialement.

    1. Bonjour, non ce n’est pas au BET Structure de déterminer quelle sera la hauteur d’un vide sanitaire, c’est à l’architecte. C’est lui le concepteur des volumes. Un vide sanitaire de 10 cm de hauteur est très improbable : comment le réaliser ? déjà puisque les agglos font 20 cm de hauteur… En outre, comment y passer les canalisations EU, sachant en plus qu’il faut qu’elles soient en pente. Tout cela est bizarre.
      Vous avez raison de demander un vide sanitaire visitable, donc faisant 80 cm de hauteur, car c’est très utile : sinon comment faire si une canalisation se casse avec le temps, dans 20 ou 30 ans ou plus ?!
      La pente minimale des canalisations EU est de 1% (1 cm de pente chaque mètre de canalisation). C’est très faible et très difficile à réaliser, car la moindre contre-pente facilitera la création de bouchons à répétition, avec tout ce que ça a de pénible à curer… Mieux vaut une pente maximale, du point haut au point le plus bas, compte tenu de la profondeur du réseau public.
      Quant à d’éventuelles remontées d’humidité ou d’odeurs, ça n’a rien à voir avec les canalisations puisqu’elles sont fermées.
      Posez toutes ces questions à l’architecte et demandez des explications techniques, il vous répondra. Et je vous suggère de lui rappeler que c’est vous qui serez embêté plus tard en cas de bouchon dans les canalisations…
      Cordialement,

      1. Bonsoir et merci j ai rdv avec lui ,nous allons construire un plain pied on me propose de l agglo au lieu de la brique? zone. Sismique très très faible pas d inondation étude de sol RAS mais j ai modifié mes plans toujours un plain pied dois je refaire une étude de sol G2-avp, ?. L étude de sol indique La dalle de fond seront portés par les fondations sans obligation de VS compte-tenu de la sensibilité du bedrock altère argileux couché 2 étanchéité soignée et pérenne des réseaux humides notamment ceux enterrés? ? Merci de m expliquer et me conseiller concernant l agglo ou la brique Merci

        1. Bonjour,
          – j’avoue que je ne comprends pas ce que vous voulez dire : “…sensibilité du bedrock altère argileux couché 2 étanchéité soignée et pérenne des réseaux humides notamment ceux enterrés?”
          – briques ou agglo ? En soubassement : agglos systématiques, jamais de briques. En façade : la brique est mieux car elle laisse passer la vapeur d’eau, il y a donc bien moins de risques de moisissure intérieure. Mais elle est un peu plus chère, et moins écologique, car elle nécessite 6 ou 7 jours de cuisson en continue (jours et nuits) à 800°. Je vous laisse imaginer de CO2 que cela provoque (gaz à effet de serre). Quoi que le ciment, dont sont composés les agglos, est un épouvantable producteur de CO2 également pour sa fabrication… (il serait temps pour nous tous de changer de système constructif !!!).
          – si vous avez une étude G1, vous pouvez la jeter, elle ne sert à rien. Si vous avez une étude G2 sur votre terrain, inutile de la refaire, je présume que le sous-sol ne s’est pas transformé d’un coup de baguette magique.
          Cordialement,

  17. Bonjour
    Le parpaing ne craint pas l’eau mais en cas d’inondation puis de fort gel, qu’advient il du parpaing rempli d’eau?
    Les fondations peuvent elle être affectées?

    1. Je complète ma réponse : non, les fondations ne peuvent pas être affectée par le gel, l’eau n’y pénètre pas.
      La base des fondations (pas la partie haute) doit être assez profonde pour être “hors gel”, non pas parce qu’elles pourraient geler, mais parce que le sol qui gèle/dégèle suivant les saisons, est mouvant, et donc les fondations seraient alors instables, provoquant ainsi des fissures dans le bâtiment.
      Cordialement,

  18. Bonjour
    Un parpaing ne craint par l’eau mais qu’en est-il du risque de gel si le parpaing est rempli intérieurement d’eau svp ?
    En cas d’inondation par exemple juste avant un fort gel.
    Y a t’il un risque pour les fondations au ras du sol ?

    1. Bonsoir, il est peu probable que le parpaing se remplisse d’eau. Si cette eau gelée devait le faire éclater dans les 10 ans après réception, vous seriez couvert par l’assurance décennale. Mais je n’ai jamais entendu que ce phénomène soit survenu – alors que des briques ou des tuiles gorgées qui éclatent se rencontrent assez souvent (la brique est très spongieuse).
      Cordialement,

  19. Bonjour
    Pouvez-vous nous expliquer la signification de la phrase suivante de l’étude de sol concernant notre construction
    L’ENCASTREMENT SERA DE MINIMUM 0.80m PAR RAPPORT AU SOL EXTERIEUR FINI ( TERRAIN AMENAGE) AFIN DE REPONDRE AUX PARAMETRES SUIVANTS : 1) SATISFAIRE AU HORS GEL LOCAL – 2) ACQUERIR UNE BONNE RESISTANCE VIS A VIS DE LA SECHERESSE – 3) S’AFFRANCHIR DES MEDIOCRES CARACTERISTIQUES DES LIMONS DE SURFACE
    Notre construction est sur un vide sanitaire de 0.40m de mur en agglomérés, plus un plancher hourdis préfabriqué de 12+8 compris planelle de rive. Ce vide sanitaire n’est pas assez haut, celui-ci étant en dessous de la hauteur du sol naturel, en effet il manque au moins un rang de parpaings voir deux, car nous avons le tour de la maison inondée par les ruissellements d’eau par forte pluie, le vide sanitaire est toujours boueux voir inondé.
    Pouvez vous nous dire si le constructeur a bien suivi la préconisation de l’étude de sol, et nous donner vos conseils pour remédier à ce problème qui nous semble être préjudiciable pour l’avenir de la structure de notre maison.
    A l’avance nous vous remercions vivement de votre réponse
    Bien cordialement
    Mr LEFEVRE

    1. Bonjour, je complète ma réponse avec le complément de mél que vous avez indiqué :
      nous avons le tour de la maison inondée par les ruissellements d’eau par forte pluie, le vide sanitaire est toujours boueux voir inondé.
      Pouvez vous nous dire si le constructeur a bien suivi la préconisation de l’étude de sol, et nous donner vos conseils pour remédier à ce problème qui nous semble être préjudiciable pour l’avenir de la structure de notre maison.

      Il m’est impossible de vous conseiller sans avoir vu les lieux, le terrain et les ouvrages, et sans avoir l’étude de sol en mains. En général un drain bien fait, avec un exutoire à un point bas, est très efficace. Une contre-pente du terrain aux abords de la construction le sera aussi (une sorte de petit talutage).
      Cordialement,

  20. Bonjour
    Pouvez-vous nous expliquer la signification de cette phrase dans l’étude de sol de notre construction
    L’ENCASTREMENT SERA DE MINIMUM 0.80M PAR RAPPORT AU SOL EXTERIEUR FINI ( TERRAIN AMENAGE) AFIN DE REPONDRE AUX PARAMETRES SUIVANTS :
    – SATISFAIRE AU HORS GEL LOCAL
    -ACQUERIR UNE BONNE RESISTANCE VIS A VIS DE LA SECHERESSE
    -S’AFFRANCHIR DES DEMIOCRES CARACTERISTIQUES MENCANIQUES DES LIMONS DE SURFACE
    RESPECT DE CET ANCRAGE MINIMAL DE 0.80M DANS LE SOL NATUREL
    En effet notre terrain est imperméable, nous avons de l’eau qui s’accumule autour de la maison lors de forte pluie.
    Le constructeur a fait un vide sanitaire de deux rangées de parpaings soit 0.40 m et un plancher hourdis préfabriqué 12+8 compris planelle de rive. La dalle de la maison est en dessous de la hauteur du terrain naturel.
    Nous vous remercions vivement de votre réponse et de vos conseils pour arriver à trouver une solution afin de traite ce problème.
    Bien cordialement

    1. Bonjour, en terme de profondeur de fondations, l’encastrement signifie que la base des fondations sera plus profonde que le niveau du sol résistant en sous-sol. Par exemple, dans votre cas, l’encastrement de 80 cm/niveau du sol naturel (soit /niveau de la surface du terrain) signifie qu’il faut creuser au moins jusqu’à 80 cm de profondeur, même si l’on trouvait un sol dur à 60 cm seulement (et 80 cm ce n’est pas profond, je ne fais jamais moins, quel que soit le sol rencontré).
      Pourquoi creuser plus profond ? D’abord parce que le niveau du sol résistant (le “bon sol”) n’est pas forcément parfaitement plat, il peut être fréquemment de + ou – 20 cm. Ensuite parce qu’il faut que la base de la fondation soit plus profonde que les possibilités de gel (variation du sol avec le gel !), et pour être aussi à l’abri des variations du sol dues à la sécheresse/humidité.
      Je suis surpris que, malgré un vide sanitaire de 40 cm (trop bas pour être accessible, dommage…) et un plancher hourdis (20 cm) et le carrelage sur chape (10 cm) c’est-à-dire en tout une hauteur de +55cm, ce niveau de plancher soit quand même plus bas que le terrain naturel ! Les règles de l’art demandent à ce qu’il soit plus haut de 15 cm minimum par rapport au terrain extérieur.
      Si vous parliez du niveau du vide sanitaire après décapage, et non de la dalle, il est normal qu’il soit plus bas (puisqu’il y a eu décapage de la terre végétale).
      Cordialement,

  21. Bonjour Monsieur,
    Dans un article, vous préconisez dans les angles et poteaux raidisseurs 4 tiges en carrés pour le ferraillage.
    Si on met 4 tiges, on ne peut pas respecter le minimum de recouvrement en béton autour des tiges avec brique ou parpaing.
    Qu’en pensez vous ?
    Cordialement.

    1. Bonjour, je préconise surtout les sections carrées pour les chaînages horizontaux de hourdis, car un chaînage “2 fils” sera bousculé par la puissance de la pompe à béton au coulage. Mais il est vrai qu’en général je préfère des chaînages carrés partout. Si l’on n’a pas des 25mm de recouvrement en tout point, il n’y a pas l’air extérieur au-delà, mais la paroi (brique ou agglo) et donc cela protège le recouvrement. Donc les armatures restent protégées de l’humidité qui pourrait les dégrader (rouille).
      Ceci dit, le plus important sont les liaisons : ce sont les points faibles des chaînages dans 90% des cas. Je préfère sans hésiter un chaînage “2 fils” bien relié qu’un chaînage “4 fils” moins bien mis en oeuvre.
      Cordialement,

      1. Bonsoir,
        Merci pour votre retour très clair.
        Vous parlez de liaison, je pense que vous faites allusion aux équerres, etc ?
        J’ai vu qu’il existe des U au lieu des équerre bien plus efficaces et où on ne se pose pas la question du positionnement intérieur, extérieur. Pas plus cher, pourquoi personne ne les utilise ou très peu ? Même pour les construction avec étude béton.
        Cordialement.

        1. Bonjour, oui les équerres et les barrettes en U qui sont un réel progrès, car elles sont forcément bien placées (il n’y a pas la place pour les mettre de travers, si je puis dire). Ces barrettes sont plus récentes et donc moins utilisées, c’est dommage.
          Le monde du “bâtiment” est très (trop) traditionnaliste, je le trouve parfois franchement rétrograde. Combien de fois ai-je entendu “On a toujours fait comme ça…” ? Comme si c’était une justification en soi. D’ailleurs, ici à Toulouse, les règlement d’urbanisme, l’usage, etc. fait que l’on construit en briques, avec une charpente en bois et une couverture en tuiles courbes. Comme les romains il y a… 2000 ans ! Et pourtant les autres techniques que celle du bâtiment ont un peu évolué quand même. Mais pas le “bâtiment”.
          Cordialement

  22. Bonsoir, il n’y a pas de raison a priori de craindre un décalage d’axes des puits et ceux des liaisons des longrines, surtout pour un bâtiment léger tel une maison individuelle et avec des puits de grand diamètre.
    Comment se fait-il que vous fassiez des puits de 80 cm de diamètre ? C’est énorme pour une maison ! Le terrain est-il en pente et craignez-vous des efforts de cisaillement ?
    Cordialement,

  23. Bonjour Monsieur,
    Nous avons acheté une petite maison un peu abandonnée en angle de rue et le terrain est entouré et grosse haies qui dépassent sur le domaine public. J’aimerais les arracher dans un 1er temps le temps qu’on se décide de ce qu’on va faire de la maison (démolir, agrandir, etc…)
    On aimerais arracher la haie. Faut-il faire une demande de travaux à la mairie qui prend 2 mois, etc… ?
    Bien cordialement.

  24. Bonjour,
    Notre étude de sol préconise un drain à 2m des fondations, de 30 à 40cm sous la base des fondations. Suite à l’étude béton, il faut couler des barrettes de gros béton (1,2m de haut) sur lesquelles on coulera la semelle filante (30cm de haut). Ma question est donc : dans notre cas, doit-on comprendre que le drain doit se mettre par rapport à la base des barrettes OU des semelles?
    Merci d’avance,

    1. Bonjour, il faudrait que je lise l’étude de sol car je ne vois pas bien ce que sont ces “barrettes”, ni à quoi elles servent ?
      A priori on ne décaisse jamais jusqu’à la base des fondations, ça les déstabiliserait, ce qui serait catastrophique ! Si vous le faites à 2 m de distance, ça devient peut-être possible mais, pour ma part, “je n’aimerais pas ça” sur un de mes chantier et je ferais tout pour l’éviter.
      Pouvez-vous citer les phrases exactes du rapport de sol ?
      Cordialement,

      1. Bonsoir, bien reçu votre extrait de l’étude de sol (un peu long pour la placer ici, mais vous avez bien fait d’être complet).
        Je comprends que le terrain a une pente assez marquée. Je présume que les pieux en barrettes vont pouvoir s’opposer aux efforts de cisaillement.
        Veuillez bien à placer correctement les drains : en-dessous des fondations, ok, mais pas plus profond qu’une trentaine de cm, et éloignées de 2 m des fodnations pour ne pas affaiblir la portance du terrain. Le drain en surface sera très utile, il récoltera déjà la majorité de l’eau.
        Faire un drain est délicat, plus qu’on ne le pense d’ordinaire. veuillez bien à ce que ce soit un drain rigide (pas un drain souple ! ce sont des drains agricoles), correctement enrobé – les drains préenrobés sont les meilleurs.
        Cordialement,

        1. Merci bien, mais dans notre cas, doit-on comprendre que le drain doit se mettre environ 30cm sous la base des barrettes ou des semelles?

          1. Bonjour, bien que je ne connaisse pas le projet, je crois qu’il y a confusion.
            Les “barrettes” ne sont pas un béton de propreté. Un béton de propreté est un lit de béton, peu dosé et non armé, qui ne sert qu’à protéger le terrain d’une fondation avant son coulage (elle-même en béton armé, mieux dosé), surtout si l’on décale le coulage des fondations de quelques jours après les terrassements – ce qu’il ne faut jamais faire pour une maison individuelle, et qui est parfois inévitable en cas de très grand bâtiment, où l’on n’a pas le temps de tout faire en suivant.
            Pour moi, les barrettes sont des fondations non pas en forme de cylindre (pieu) mais en forme de mur. Elles peuvent ainsi s’opposer à des efforts latéraux et non pas seulement verticaux, comme c’est le cas des pieux. Les efforts latéraux ne se produisent que quand il y a un terrain en pente, ou des poussées latérales dues à un autre bâtiment tout proche, par exemple.
            Demandez à ce que vous soit communiqué un plan des fondations. Il existe forcément, même si l’on vous disait le contraire : on ne travaille pas “au pif” quand on réalise des ouvrages qui coûtent des dizaines de milliers d’euros.
            Cordialement,

  25. Bonjour,
    Nous devions initialement construire une maison de plain pied (139 m2 -55 m2 de garage -42m2 de terrasse) avec un constructeur en contrat CCMI, l’estimation avant etude de sol était de 267 000 euros juste pour la maison, sans le terrain. Le constructeur prévoyait un vide sanitaire. L’étude de sol préconise un radier et le constructeur nous annonce maintenant un prix de 330 000 euros car selon lui le radier a un coût énorme et il faut encore faire un vide sanitaire au dessus. Tout cela vous paraît-il cohérent ? Je vous remercie d’avance Pour votre retour.

    1. Bonjour, oui un “radier” (un vrai…) coûte très cher. Mais une plus-value de 63000€ semble énorme, en effet.
      Pardon d’être direct, mais si vous voulez être bien conseillée par quelqu’un de fiable, prenez plutôt un architecte qui a l’expérience des maisons individuelles (ce n’est pas le cas de tous, certains sont spécialisés dans les marchés publics). Il vous protègera des plus-values lourdes et vous fera faire des économie (tout en vous protégeant aussi des malfaçons techniques que vous ne verrez probablement pas) car il n’a aucun intérêt financier à vous raconter des histoires… En outre, sa rémunération sera de moitié inférieure à la marge du CMI.
      Cordialement,

      1. Merci beaucoup pour votre retour. Nous allons effectivement voir un architecte. Pouvez-vous m’indiquer le prix approximatif au m2 d’un radier ?

        1. Non, il doit y avoir près de 20 ans que j’en ai fait, je ne saurais vous le dire ainsi, il faut le calculer : dallage d’au moins 20 cm d’épaisseur, réseau d’armatures assez complexe à l’intérieur avec probablement poutres intégrées, liaisons avec les parois verticales en béton ou a minima en agglo à bancher,…
          Cordialement,

        2. Non, il y a près de 20 ans que je n’en ai pas fait. Ca se calcule : dallage épais avec des armatures assez complexes, bêches formant raidisseurs, murs en béton armé ou au moins en agglo à bancher reliés au dallage en continu, etc. Il faudra un plan technique fait par un B.E.T. structure.
          Cordialement,

  26. Bonjour
    Est-ce que une étude de sol G2 AVP et G2 pro est obligatoire sur un terrain non argileux ?
    Sachant que la maison qui s’est construit à côté de nous n’a pas fait cette étude.
    J ai déjà signé un accord devis pour l’étude la semaine dernière mais l’intervention sera le 03/06
    Est que je peux annulé cette intervention si vous voyez que c’est pas Nécessaire .
    Je pense que mon constructeur insiste de la faire pour son avantage à lui .
    Je vous remercie beaucoup

    1. Bonjour,
      il me semble que c’est l’étude G1 qui est obligatoire, bien qu’à mon avis celle-là est trop succincte et ne sert à rien.
      Je vous encourage vivement à faire réaliser une étude G2 AVP et à bien la lire, entièrement, pour pouvoir vérifier les travaux de fondations, notamment leu profondeur : il y va de la pérennité de votre investissement.
      Ce n’est pas parce qu’on croise des gens roulant sans ceinture de sécurité qu’on ne risque pas sa vie à faire pareil… 🙂
      L’étude G2 PRO est “moins indispensable”, si je puis dire, si l’étude G2 AVP ne révèle pas un très mauvais sol, pour une simple maison individuelle (s’il s’agit bien de cela).
      Cordialement,

      1. Merci beaucoup
        Je vais faire les deux comme ça je suis tranquille y a pas une grande différence de prix
        Cordialement

  27. Bonjour,
    Nous rénovons une maison en terre crue.
    Nous avons le choix entre une dalle en béton de chaux sur un hérisson ou un vide sanitaire de 60 cm. Selon vous, quelle est la meilleure solution pour éviter les remontées d’humidité par capillarité sur les murs en terre crue (Il s’agit là de notre plus grande préoccupation, d’où le béton de chaux) ? Peut il y avoir de la condensation dans un vide sanitaire mettant en péril nos murs en terre ?
    En vous remerciant par avance,
    Cordialement,
    L.S

    1. Bonjour, il est difficile de réaliser un plancher hourdis dans une maison existante, surtout avec des murs en terre crue. A priori, s’il ne montre pas de signe d’une importante dégradation, mieux vaut conserver le principe du dallage sur hérisson. Vous avez l’expérience de sa tenue dans le temps. S’il n’a pas beaucoup bougé jusqu’à présent, il n’y a pas de raison qu’il le fasse plus tard.
      Pour prévenir l’humidité, et si ça convient à la configuration du terrain, mieux vaut protéger la base des murs de toute humidité, par un drainage efficace (c’est un travail méticuleux, contrairement à ce qu’on imagine parfois) et une contre-pente du terrain, éloignant les eaux de pluie du mur.
      Cordialement,

  28. Bonsoir Monsieur,
    Tout d’abord merci pour votre site.
    Nous avons une maison construite avec dalle béton sur vide sanitaire avec poutrelles et hourdis.
    On se pose la question de refaire une dalle plus basse sur une partie de la maison seulement en cassant la dalle actuelle. Mais on se demande si c’est réalisable et si il peut y avoir un impact sur la solidité des murs extérieurs . Il y a des murs de refend dans le vide sanitaire et celui-ci est très haut. 2m environ. Tout ceci serait fait bien sûr par des professionnels.
    Merci beaucoup
    Bien cordialement

    1. Bonsoir, en effet, un vide sanitaire de 2 m de haut, c’est carrément une cave. Vous pouvez découper le plancher hourdis et créer un plancher plus bas, c’est techniquement possible, bien que délicat. Mais des professionnels compétents doivent s’en sortir sans problème.
      Bon chantier, cordialement,

      1. Merci beaucoup pour votre réponse
        Nous allons donc pouvoir réfléchir à notre projet plus en détails.
        Très bonne journée
        Cdlt

  29. Bonjour Monsieur,
    Je vous remercie de vos conseils,
    J’ai un contrat CCMI ,démarrage des travaux sur document en mairie de déclaration ouverture de chantier au 19/06/2020
    Délai de construction 12 mois
    Soit a priori dans un mois.
    J’ai indiqué au constructeur un retard probable qui ne semble pas le perturber.
    Dans mon CCMI on indique une pénalité de 1/3000 du prix au premier jour de retard, sans autre condition suspensive.
    Cela veut il dire que dès le 20/06/2021 je pourrais faire valoir cette clause ?
    Le délais à 12 mois sur ma période est il ferme ou proroge par des événements type Covid….?
    Pour cette clause de pénalités un dossier amont est-il à consolider.
    Un grand merci
    Jocelyne B

    1. Bonjour, il faut calculer les pénalités en tenant du contrat, des dates réelles, et aussi des instructions gouvernementales sur l’impact du Covid. Ces règles sont, comme toujours, assez complexes. Vous les trouverez sur internet pour pouvoir calculer les délais à retenir réellement. C’est un travail que je ne peux pas faire ici 🙂 .
      Cordialement,

  30. Bonjour
    Ma commercial insiste sur le faite que le vide sanitaire n’est pas une bonne aidée sans même avoir le compte rendu de l’étude de sol qui est en cours.
    Est-ce que c’est une question de coût ? ( pour faire une marge en plus sur les prestations) que pensez-vous vous ?
    Merci

    1. Bonsoir. Evidemment !
      Un plancher par dallage sur hérisson coûte moins cher à construire qu’un plancher hourdis sur vide sanitaire. Donc la marge du CMI sera bien plus importante (pour lui, pas pour vous). Par contre, vous aurez probablement un plancher bas de plus mauvaise qualité, qui risquera de se tasser au fil du temps : il sera posé par terre et donc il suivra les éventuels tassements de la terre en-dessous.
      Donc, le partage du CMI est simple : à vous plus de risques, à lui plus d’argent. Ca, c’est une bonne idée pour le CMI, et une très mauvaise idée pour vous…
      Cdlmt,

      1. Merci Mr espagno pour votre éclaircissement, je pensais la même chose,
        Je peux lui imposer le vide sanitaire alors ? on peut l’installer sur n’importe quel type de terrain et c’est mieux pour la suite ( solidité et fissure…..) d’après mes recherches sur le net,

        1. Bonjour, je souhaite acheter une maison, celle ci se situe sur un sol argileux et en zone rouge sécheresse. On me dit qu’il ya un vide sanitaire sous la dalle de béton mais visuellement impossible de vérifier. Comment savoir si ce vide sanitaire existe réellement ?

          1. Bonjour, à défaut d’y avoir accès quelque part, ou de pouvoir faire un trou dans le plancher ! il faut chercher des indices :
            – le sol fini (carrelage) est-il nettement surélevé par rapport au terrain naturel ?
            – y a-t-il des grilles de ventilation du vide sanitaire autour de la maison ?
            – y a-t-il des petites fissures dans le carrelage (auquel cas, ce serait plutôt un dallage et non un plancher hourdis),
            – y a-t-il un petit vide sous les plinthes du RdC (les plinthes ne touchent pas ne carrelage) : indice aussi d’un dallage et non d’un hourdis.
            Je sais que, parfois, il n’y a pas d’indice déterminant…
            Cordialement

  31. Bonjour Mr Espagno,
    J’aurai besoin de l’avis d’un professionnel expérimenté et aguerri.
    Je suis au démarrage de mon projet de construction.
    Maison sur VS (-1,05m) 180m² R+1 – Garage en mitoyenneté de 50m² et sous le garage un sous sol enterré de 35m², dallage sur terre plein terrassé à -2,35m.
    Les 35m² de sous sol ne sont pas en mitoyenneté. Notre voisin ne construira pas à proximité de la mitoyenneté.
    Le terrassement a été fait en date du 27/04.
    Il a plus quasiment tous les jours depuis. Au niveau du sous sol l’eau stagne entre 5 et 10cm suite aux précipitations de ces derniers jours. L’étude sol indique une nature de sol limons/argileux et a été effectué par un géotechnicien.
    Le maçon doit intervenir cette semaine pour ouvrir pour ouvrir les fouilles en rigole qui doivent être implanté à minimum -50cm comme indiqué dans le rapport du géotechnicien, faire le ferraillage et couler le béton.
    Je ne suis néanmoins inquiet en ce qui concerne le délai entre le terrassement et l’ouverture des fouilles.. quasi 3 semaines et cette eau qui stage là ou se trouvera le sous sol.
    Notre architecte et MO me dit que cela ne devrait pas poser de problème puisque les fouilles n’ont pas été ouverte.
    Quel est votre avis ? Y a t il un risque de décompression du sol d’après vous ? Quels sont les points de vigilance ? Je suis preneur de tout vos conseils.
    Merci pour vos conseils avisés.

    1. Bonjour, le terme “d’aguerri” est plutôt bien choisi, car le monde du “Bâtiment” ressemble parfois à une jungle… 🙂
      Si c’était un de mes chantiers – et “a priori” car je ne connais pas le chantier bien sûr – je serais très vigilent sur les fondations, car c’est “irrattrapable”. Tout jeune architecte, j’ai eu un souci sur les tuiles d’une maison, je m’en faisais toute une affaire qui me prenait la tête. En fait, non, j’avais tort de m’en faire. Ce n’était rien : le charpentier a tout découvert et recouvert avec des nouvelles tuiles que son fournisseur lui avait données. En 48h c’était fait. Par contre, des sinistres de fondations sont catastrophiques, une reprise en sous-oeuvre de fondations est toujours très complexe et très onéreuse, avec de nombreux travaux de réfection intérieurs et de façades (fissures). Parfois, il vaut mieux raser l’ouvrage et le refaire !
      Les 3 pires sinistres, car parfois ils entraînent la démolition : erreur d’implantation, fondations et défaut de structure en zone sismique.
      Je ne cherche pas à vous inquiéter, mais à ce que vous soyez très vigilent sur ce point.
      Puisque vous avez un architecte, vous êtes dans le meilleur contexte pour qu’il n’y ait pas de problème technique. Vous pouvez néanmoins envoyer dès aujourd’hui un mél à votre architecte, où vous diriez : “Je m’inquiète de couler des fondations dans un sol qui a été longuement détrempé par les dernières pluies. Je vous propose d’attendre un peu que le temps devienne sec et que la profondeur des fondations ne soit pas de -50cm (limite hors gel), mais plutôt -70cm. Je tiens absolument à éviter un sinsitre de fondations, car c’est à peu près irrattrapable. Qu’en pensez-vous ? Cordialement,”
      Cordialement( à mon tour… 🙂 )

      1. Merci pour votre aide et vos conseils.
        Pour l’instant pas de retour à mon mail d’hier et pas d’intervention du masson.
        Les banches sont déposés sur le terrain depuis hier après-midi, la grue et la mini pelle depuis la semaine passée.
        Par contre pas de ferraillage pour l’instant.
        A suivre.

  32. Bonjour Monsieur Espagno
    J’ai besoin de vos conseils avisés concernant une étanchéité. Mon CMI à construit notre maison sur vide sanitaire de 75cm.Le vide sanitaire (coté garage)à été élevé en contrebas (-95cm environ)et à environ 8cm du terrain du voisin, ensuite la dalle de compression à été coulé sur la totalité du VS en incluant l’espace des 8cm(entre terre et mur VS).Le maçon m’avait indiqué que cela permettait de retenir la terre(du voisin) .L’élévation du mur garage à été faite avec écart des 8cm entre le muret du voisin et moellons garage(sans étanchéité).
    L’écart entre le muret voisin et mon garage à été recouvert par un solin(avec accord voisin) pour empêcher le ruissèlement des eaux de pluies de façade. Hors aujourd’hui avec plusieurs jours de grosse pluie, je constate des infiltration d’eau au niveau dalle garage/buanderie. Cette infiltration semble provenir de l’eau en excès sur terrain voisin qui s’infiltre par son muret et viens s’écouler sur la dalle de compression (couler contre sa terre) et donc s’immiscer à la jonction mur/dalle. Pour éviter (temporairement) la stagnation eau j’ai percer quelques trous pour que cette eau s’évacue dans le VS.
    Que me conseiller vous (le conducteur de travaux conseille de remplir de béton l’espace vide entre les 2 murs) cela ne me parait pas le mieux ( faut t il plutôt laisser le mur coté extérieur avec l’écart des 8cm se ventiler naturellement et plutôt agir coté voisin, en décaissant toute la longueur de son muret pour installer un drain? (longueur 10 M sur HT 1m)
    Ces travaux doivent t il m’incomber ou être à la charge du CMI?
    Dans l’attente de vos précieux conseils. Merci
    Cordialement
    Thomas

    1. Bonjour, si j’ai bien compris, un vide de 8 cm a été laissé entre le mur de votre garage et le muret voisin. C’est beaucoup, en général on laisse 2 ou 3 cm de joint de dilatation. Techniquement, ça ne change rien, mais c’est plus difficile à étancher (la preuve…). Et s’il n’y a pas de construction voisine à cet endroit, vous auriez dû vous implanter en limite de propriété, quitte à convenir avec le voisin d’une découpe de son muret de clôture sur la largeur du garage. C’est interdit de se tenir à 8cm, la distance doit être de 0cm ou à plus de 3m ou 4 m ou plus, suivant les règlements d’urbanisme à cet endroit. La tolérance d’exécution (jurisprudence) est inférieure à 1 cm.
      Toujours si j’ai bien compris, la base du vide entre les 2 construction a été remplie de béton lors du coulage du plancher du garage. Le maçon vous a indiqué “que ça permettait de retenir la terre du voisin”. Il s’est gentiment moqué de vous : il avait tout simplement la flemme de placer un polystyrène de 8 cm dans ce vide, qu’il aurait fallu enlever ensuite- et puis dans de telles épaisseurs, ça finit par coûter cher… Donc il a préféré laisser le béton couler et vous raconter n’importe quoi.
      Il n’avait pas anticipé que ce comblement allait empêcher l’eau de ruissellement entre les 2 murs de s’infiltrer dans la terre. Du coup, l’eau passe par votre mur, bloquée entre le muret du voisin (muret de clôture ?) et votre maison.
      Il faudrait mieux comprendre les détails, voir des photos, etc. Je vos déconseille de remplir l’espace de 8 cm de béton, l’eau risque quand même de s’infiltrer et vous devrez tout casser. Mais s’il y a seulement le muret de votre voisin, et donc si cet endroit entre les 2 murs était accessible, il vaudrait mieux enlever le béton qui a été coulé par terre, le casser au marteau-piqueur et l’enlever, pour laisser l’eau de ruissellement s’infiltrer dans la terre. Si le muret n’a que 1m de hauteur, ça devrait être accessible. C’est un travail assez long, mais le maçon a fait une erreur, alors comme tout le monde, il doit la réparer.
      Je suis plus dubitatif sur le drain chez le voisin, et il faudrait qu’il accepte.
      C’est au maçon de faire ce qu’il faut pour réparer, et si vous êtes encore en période de garantie décennale, il peut solliciter son assurance .
      Cordialement,

      1. Merci Monsieur Espagno pour votre réponse rapide.
        En fait notre mur garage est bien implanté en limite de propriété mais avec la fondation du muret voisin, c’est son muret(privatif) légèrement en recul de sa fondation qui crée cette écart de 8cm entre les murs.
        Je vous remercie pour vos conseils, toutefois casser toute la longueur du coulage béton entre les moellons du VS (10mètres x 8cm et hauteur 75cm) et la terre du voisin est une opération impossible sans accéder chez voisin et casser son muret plus le risque de fragiliser le mur VS…
        Donc il semble rester que la solution du drain chez voisin, (bon rapport actuel)je pense qu’il se s’y opposera pas.
        Concernant décennale, elle est d’actualité la maison n’est pas encore livré, nous en sommes au stade plomberie…)
        Concernant mes petit perçage dalle garage pour évacuation éventuelle futur infiltration eau vers VS, cela n’est pas une mauvaise idée!!
        Cordialement Mr Espagno
        Thomas

        1. Bonsoir, si la maison est encore en chantier, il ne peut pas y avoir d’assurance pour cette pénétration d’humidité, bien sûr.
          Les assurances ne peuvent intervenir UNIQUEMENT quand l’ouvrage est réceptionné, et que la malfaçon ne est pas connue du maître d’ouvrage (du client), a fortiori, elle ne doit pas faire l’objet d’une réserve.
          Cordialement,

  33. Bonjour,
    J’ai deux questions:
    Vide sanitaire hauteur et reserve aération:
    – La hauteur sur plans constructeur valides : 1,14m
    Dans la réalité : 0,90
    -Aération et réserve pour ce poste: Prévu au plan 6 .Réel 5 en diamètre 200 pour une surface de 92 m2.
    Sur ce poste : Pour la hauteur qui doit je pense être définie sur des paramètres précis ( me concernant région Strasbourg hauteur des nappes prehatiques je crois) Quelle action dois-je engager hors constat et prévenance?
    – Pour l’aération je pense que le nombre ,répartition ,et positionnement doit correspondre à un calcul précis sur le besoin en circulation d’air.Étant au plan la réserve manquante devra être effectuée.
    Le nombre sera t’il suffisant ?
    Ma deuxième famille en questionnement :
    Délai contractuel de mon Ccmi est de un an / pénalités 1/3000.
    Sans avoir la date exacte du démarrage :
    Fondations démarrage vers le 15/08/2020.
    Délai de 1 an va se situer à mi -juin 2021 au minimum ?
    Cette période a t’elle été impacté contractuellement par un délai Covid ?
    La prise en charge des pénalités est elle applicable post un an ou avec un délai complémentaire ?
    Je vous remercie Cordialement

    1. Bonjour, je viens de répondre à votre précédent message (je lis les messages et j’y réponds au fur et à mesure). Je vais seulement compléter cette réponse.
      Hauteur vide sanitaire : si la hauteur minimale est dictée par une mesure de sécurité anti-inondation, le dédommagement doit être bien plus important, ca rle risque qu’un Juge, s’il était saisi, ordonne la démolition es tbien plus important lui aussi.
      Aération : surface minimale de toutes les grilles d’aération de 0,05% de la surface du vide sanitaire. C’est très peu, pour ma part, j’en prévois plus. Plus important que la surface : la répartition : à chaque façade opposées, pour que l’aération se fasse bien.
      Délai et pénalités de retard : oui, les chantier en 2020 ont été impactés par la crise covid. Il y a des règles édictées par le gouvernement, elles ont été assez compliquées, il faut calculer suivant les dates de contrat, d’ouverture du chantier, etc. au cas par cas.
      Comment se fait-il qu’en ccmi, vous n’ayez pas la date d’ouverture du chantier ?!
      Cdlmt,

      1. Je reviens vers vous pour bien finaliser ma compréhension sur le dimensionnement des aérations sur votre base documentaire de 5% soit 0,05% de la surface à ventiler ,dans mon cas 90m2.
        90×0,05%=0,045 m2
        Dois-je traduire que cela doit correspondre / au diamètre des réservations au nombre nécessaire ?
        Aujourd’hui les réservations sont de diamètre 200 .
        Je comprends votre réponse ,mais sur cette base que me conseillez vous?
        Un redimensionnement, un ajout sur la périphérie ?
        Que je sois le plus crédible avec mon constructeur ( que je dénomme « je sais tout »
        Encore un grand merci

        1. Oui, c’est bien 0,045 m², soit 450cm² pour la surface totale des grilles d’aération. Soit par exemple 4 grilles 112 cm² chacune, par exemple un rond de 12 cm de diamètre chacune (en parlant de grilles rondes). C’est très peu, pour ma part j’en fais placer davantage, ou plus grandes – ce qui revient au même.
          Des grilles d’un diamètre de 20 cm sont donc suffisantes, si elles sont au moins 4, et SURTOUT, si elles sont disposées en vis-à-vis, sur 2 façades opposées, avec évidemment des ouvertures laissées dans les murs de refend (murs intérieurs) s’il y en a. Ces 2 derniers points sont plus importants que le calcul des surfaces.
          Cordialement,

          1. Je vous remercie et suis rassuré.
            Au final il y en aura 6 en diamètre 200 et positionnées suivant vos spécifications.
            A nouveau un grand merci
            bien cordialement

          2. Bonjour Monsieur, une nouvelle question concernant délai de livraison /pénalités
            CCMI Délais;
            Durée d’exécution des travaux sera de 12 mois à compter de l’ouverture du chantier
            Date ouverture de chantier 19/06/2020
            Le poste Délai reprend les conditions, évoquent les causes d’interruptions….à priori aucune ne me concerne, et les conditions Covid n’ont pas impactés je pense cette période.
            Clause retard :le constructeur devra au maitre de l’ouvrage une indemnité égale à 1/3000eme du prix convenu fixé au contrat par jour de retard. Aucune autre information, ni délai type + un mois.
            Est-ce à dire que au 19/06/2021 je serai de droit éligible à cette indemnité?
            Ce qui me surprend, c’est que le délai ne sera pas tenu au 19/06,que le constructeur ne semble pas s’affoler alors qu’il est plutôt sensible à l’argent. Je me demande ce que cela cache?
            Que me conseillez vous? Anticipation/attente/sensibilisation…
            Le constat sera de fait par non délivrance de fin de travaux à la date prévue ,ou d’autre actions sont elles à envisager. Merci de votre concours. Cordialement

          3. Bonjour, il faudrait calculer en tenant des dates et des prescriptions du Gouvernement sur les prolongations de délais automatiques pendant la période Covid. c’est assez compliqué et ça dépende de plusieurs cas.
            Je vous conseille de calculer les pénalités dues et d’en faire part de façon détaillées au CMI (lettre r.a.r.). Vous devriez trouver ces renseignements pour le calcul sur internet.
            Cdlmt,

  34. Bonjour
    Mon projet de construction de maison était à l’origine sur un vide sanitaire de H 0,94.
    A l’époque le constructeur nous a expliqué que au regard d’une évolution et variation de hauteur des nappes phréatiques sur x années une correction pouvait hêtre apportée à cette hauteur.Nous concernant sur avenant technique nous avons validé des modifications dont la hauteur de ce vide sanitaire a H 114.
    La mesure au final est de H 0,90.
    Comme si le maçon avait travaillé avec de mauvais plans ….ou économiser…ou…?
    Quel recours envers le constructeur /cause/ conséquence ?
    Je suis à 6 /8 semaines de la réception.
    Merci

    1. Bonjour, dans un contrat – ici, un ccmi – chacun doit respecter ses engagements : le client doit payer le prix contractuel, et le professionnel doit livrer le bâtiment à construire conformément à la description que contient le contrat. Précision faite qu’un Avenant fait partie intégrante du contrat, il en a la même valeur, puisqu’il en est le prolongement. Donc, si le contrat (ici, l’avenant, c’est la même chose) prévoit que le vide sanitaire doit être de 1,14m, eh bien le vide sanitaire doit faire 1,14 m.
      Et s’il ne le fait pas ? Deux solutions :
      – Soit vous négocier un dédommagement pour ce non respect du contrat. Vous êtes en position de force, car le ccmi ne peut pas techniquement tenir cet engagement.
      – Soit vous refusez l’ouvrage et saisissez le Juge (ou bien le ccmi sera contraint de saisir le juge, si vous refusez la réception et le paiement). Ce sera au Juge de décider. Il est très probable, à 99,9%, qu’il n’ordonnera pas la démolition/reconstruction (les juges ne le font que quand la sécurité des personnes ou des règles d’urbanisme sont en jeu), mais il vous octroiera un indemnité.
      Vous choisissez la voie qui vous convient (a priori la négociation, je pense), et vous en faites part au CMI, par lettre r.a.r. Vous avez le pouvoir de ne pas payer le solde tant qu’un nouvel avenant n’est pas signé, où il sera mentionné : le vide sanitaire ramené à 90 cm au lieu de 114 cm et un moins-value de …€, soir un nouveau prix global forfaitaire de …€
      Cordialement,

  35. Bonjour,
    Nous faisons rénover une maison ancienne (1850) avec le recours à un architecte.
    Celle-ci est faite en murs de pierres très larges, sans fondations profondes et nous sommes en zone aléa moyen sols argileux.
    Nous souhaitons rénover les sols, et poser un carrelage en terre cuite.
    D’après l’architecte, il y a de fortes chances que sous le carrelage actuel, on trouve du sable ou de la terre. La première option envisagée par les artisans est celle de faire un décaissement et la pose d’une dalle en béton armé de 12 cm.
    Or on nous a par ailleurs alertés sur les possibles conséquences de poser une dalle en béton armé sur ce type de maison: remontée d’humidité par les murs, poids du béton armé pouvant déséquilibrer la structure et donner lieu à des désordres structurels notamment en cas de sécheresse…
    N’étant pas professionnels nous ne savons pas trop quoi penser. La logique voudrait que si le carrelage a été posé sur sable ou terre depuis des années nous refaisons la même chose…. cela serait-il contraire aux normes de construction actuelles? est-ce possible?
    Vous remerciant vivement pour vos articles, très intéressants et accessibles

    1. Bonjour, je vous donne un avis “comme ça”, c’est-à-dire sous toutes réserves bien sûr, puisque je n’ai pas examiné les lieux. Mais pour vous répondre, à votre place je proposerais à l’architecte de :
      – faire un sondage (un trou) quelque part, pour voir comment s’est fait en-dessous. On a parfois des surprises ! J’ai fait une rénovation l’année dernière d’une maison du 19° siècle aussi, sur un terrain légèrement en pente, soubassement de 30 cm d’un coté, 80 cm de l’autre, grilles de ventilation tout autour de la maison, où derrière l’on ne voyait rien que du vide noir. Eh bien, il n’y avait pas de vide sanitaire ! Que du remblai, avec un vide bien dégagé derrière les grilles. Qui l’aurait crû ?
      – si ok après sondage, prévoir un décaissement (juste ce qu’il faut, pas plus ! car depuis le temps, le sol est stabilisé et il ne faudrait pas tout chambouler) pour y couler en effet une dalle de béton armé pour éviter tout mouvement de sol fissurant le carrelage – je ne crois guère à la possibilité de déstabiliser les fondations, car la dalle est indépendante des murs et son poids est évidemment réparti – mais avec une nappe drainante dessous (avant coulage), voire avec quelques barbacanes (exutoires) pour éviter les remontées d’humidité, en effet, c’est un risque possible. Ce sera bien mieux qu’un polyane (que je ne recommande pas forcément dans ce cas).
      – et bien sûr, écouter ce que dit votre architecte : il connaît l’ouvrage et les lieux, c’est essentiel.
      Bien cordialement,

      1. Merci mille fois pour votre retour.
        Bien noté vos conseils: nous faisons le sondage tout à l’heure!
        Pour autant je comprends que de refaire à l’identique (si c’est bien le cas) en posant sur sable ou terre n’est pas envisageable?
        le fait de mettre une nappe drainante est il couteux et complexe à réaliser?
        merci encore de toutes vos informations très utiles !

        1. Vous pouvez poser un carrelage sur chape, sur le sol stabilisé actuel. Mais vous prenez un risque que “ça bouge” et donc que ça se fissure (les carrelages n’ont guère de souplesse 🙂 ). Prenez plutôt des petits formats, les désolidarisations éventuelles (de l’ordre du quart de millimètre…) se feront aux joints et ne se verront pas vraiment. C’est le fait que le sol soit argileux qui m’alerte, ce sont des sols qui bougent suivant les saisons (étés, hivers…).
          D’ailleurs, les petits formats seront bien mieux en cohérence avec l’époque de construction, des grandes dalles seraient un anachronisme. Dans ma rénovation de l’année dernière, j’avais surtout des sols en mosaïque, c’est magnifique ! (mais, bon, c’est cher à créer…). Et il m’est arrivé de rénover une bâtisse du 17° siècle ( c’est rare de tels chantiers, ça fait plaisir), le format des carreaux était partout 20 x 20. C’est très joli et ça agrandit les pièces, visuellement.
          La nappe drainante n’est pas très chères, prenez quelque chose de résistant (par exemple pour piscine : ça résiste bien à la pression due à l’eau). Et c’est tout simple à faire : vous la posez par terre, avant coulage, avec recouvrements (que l’artisan lise quand même les préconisations de pose).
          Bon chantier !

          1. Merci beaucoup pour ces précieux conseils.
            Nous avons effectivement prévu du 20×20 (il existe un format 13×13 mais c’est plus cher….). Pour vous la pose sur chape sans dalle béton n’est donc pas contraire aux règles de l’art?

          2. Non, si le sol est parfaitement stable, c’est possible (avec une chape armée d’un grillage, quand même, ou, mieux, en béton fibré).
            Mais avec un sol argileux, je ne le ferais pas.

          3. Cher Monsieur Espagno,
            Je reviens vers vous au sujet de la maison ancienne. Le sondage des sols a été effectué : il y a en fait déjà une dalle béton de 10 cm (à l’ancienne, juste du béton, pas armé, peut être posée sur un hérisson) + une couche de sable + une couche de mortier sur laquelle était collé le carrelage.
            D’après l’artisan et l’architecte il n’y aurait donc plus de sujet sur le respect des équilibres de la maison puisque la dalle béton existe déjà.
            la nouvelle proposition est donc de conserver le hérisson, décaisser sur 19cm, compactage en grave calcaire sur 5 cm Dalle en BA 12 cm sur film polyane
            qu’en pensez vous?
            on se pose des questions sur le compactage en grave (à quoi cela sert-il, est-ce nécessaire sur un sous sol de maison ancienne…?) et surtout sur le film polyane … l’artisan nous dit que c’est obligatoire en vertu du DTU mais nous craignons vraiment les remontée d’humidité dans les murs. A cela l’artisan répond que les murs sont en grès + le sol sableux (même si nous somme en zone aléa moyen argile) et qu’il n’y a aucun risque pour nos murs.
            Qu’en pensez-vous? y aurait-il une alternative qui permettrait d’éviter le risque de remontée d’humidité dans un cas tel que le nôtre, permettant de rester dans les normes de construction?
            Merci merci merci de votre conseil.

          4. Bonjour, s’il y a déjà une dalle ancienne en béton, pourquoi l’enlever (au risque de déstabiliser le sol)? Le sol est-il particulièrement fissuré, montrant ainsi les faiblesses de cette ancienne dalle ? Si oui, je comprends qu’on la refasse, et si non, ne pourriez vous pas vous épargner ce travail de remplacement ?
            Le hérisson est en cailloux (en graves, comme gravier), et ce qui fait la qualité d’un bon hérisson, c’est-à-dire le fait qu’il ne se tassera pas (c’est tout ce qu’on lui demande) n’est pas son épaisseur, mais ce sont les compactages successifs, complets, à la machine évidemment, par couches successives de 15 cm d’épaisseur, soit en 2 couches en général voire 3 couches (3 compactages).
            Plus un sol sur hérisson est ancien, plus il sera tassé. S’il ne présente pas de défaut évident de tassement, il me paraît judicieux de ne pas y toucher pour ne pas risquer de le déstabiliser. Proposez à votre architecte de le laisser tel quel s’il est bon, et de sceller le carrelage sur une chape fibré, ce sera alors meilleurs et moins cher. Bien entendu, écoutez ce qu’il vous dira, car il a probablement des informations que je n’ai pas.
            Quant au film polyane, il sert à ce que le béton d’un dalle ne coule pas dans le hérisson, ce qui empêcherait la dalle de se dilater normalement, et donc la ferait se fissurer. Il n’a pas vraiment de fonction d’étanchéité : si de l’humidité veut remonter, ce n’est pas le polyane qui l’en empêchera, elle atteindra les murs et remontera par là, ou elle passera entre les lés de polyane. S’il n’y a pas actuellement d’humidité en sol, et si vous gardez l’ancienne dalle, il ne me paraît pas utile.
            Cdlmt,

          5. Bonjour Monsieur Espagno,
            et merci encore de prendre le temps comme vous le faites de répondre à nos questions.
            Nous avons évoqué avec notre architecte la question de conserver la dalle existante mais il nous indique qu’elle ne leur semble pas en bon état et qu’elle n’est pas conforme au DTU, donc pour des questions de garanties, il est nécessaire de repartir à zéro en faisant une nouvelle dalle.
            Concernant le risque de remontées capillaires d’humidité, l’architecte comme le maçon nous avaient indiqué sur place (par oral) que les risques étaient très faibles: les murs étant en grès, l’eau s’évacuera naturellement.
            sur le fait de mettre une nappe drainante, notre architecte nous dit que c’est faisable mais que l’inconvénient est de devoir percer dans les murs (murs de 80 cm, maison sans fondations).
            Sauf que par écrit, l’architecte nous indique aujourd’hui qu’afin d’évaluer les risques de remontées capillaires il faut mandater un géo technicien, pour une études des sols (tout en relevant qu’il n’y a a priori pas de traces d’humidité), seule une étude des sols pouvant nous apporter toutes les garanties….
            nous sommes perplexes: le chantier a débuté la semaine dernière, cette étude n’avait jamais été évoquée, il s’agit d’une dépense imprévue et l’architecte attire notre attention sur le fait qu’une étude des sols fera prendre au chantier au moins un mois de retard, sans compter les préconisations complexes et coûteuses auxquelles elle pourraient aboutir.
            Mais comme il l’a préconisé par écrit, nous serons donc obligés de la faire au risque de perdre toute voie de recours en cas de problème.
            Nous sommes vraiment perdus, et n’avons pas beaucoup de marge en terme de budget, ni de temps….
            Qu’en pensez-vous?

          6. Bonjour, à vous lire et toujours “a priori”, puisque je n’ai pas visité les lieux, j’ai l’impression que cette histoire de dalle et d’humidité est montée un peu en épingle.
            – il y a une dalle en béton ancienne. Elle n’est pas craquelée partout et ne présente pas de signe de faiblesse (toujours : si j’ai bien compris). Il n’y a donc pas de raison, à ce que je comprends, de la casser pour la refaire. Elle ne fait pas 12 cm d’épaisseur ? Et alors, si elle joue bien son rôle, comme l’expérience le montre ? Vous savez, quand j’étais jeune architecte, les dalles devaient faire 8 cm d’épaisseur seulement ; je n’ai jamais eu de sinistre à cause de cela. Si les fondations de votre maison ancienne n’étaient pas conformes au règles de l’art actuelles, vous ne démoliriez pas la maison pour autant.
            – pourquoi ce souci d’humidité ? Si je me rappelle bien, il n’y a pas de préoccupation particulière d’humidité à craindre. A toute fins utiles, un drain autour de la maison, correctement fait et avec un exutoire en position basse, protégera d’un risque d’humidité. C’est la solution classique, simple et efficace. Pour ma part, j’en place dès que j’ai la moindre préoccupation à ce sujet.
            Nota : créer un drain risque de provoquer plusieurs petites fissures, car le terrain s’asséchant, on modifie sa portance et il faut qu’il retrouve une autre assise. C’est sans gravité, une fois de très légers tassements faits, le bâtiment ne bougera plus. Donc dans ce cas, il vaut mieux prévoir le ravalement de façade le plus tard possible, quand le bâtiment aura sa nouvelle assise.
            Vous ne perdez pas toute voie de recours en cas de problème, les professionnels restent responsables de leurs actes s’ils continuent leur mission, seule leur démission pourrait les exonérer de responsabilité.
            Ceci dit, sans vouloir l’agacer et sans empiéter sur sa mission (comme nous le demande notre Code de déontologie), je peux discuter avec votre architecte s’il le voulait, pour y voir un peu plus clair. Uniquement s’il en avait envie, bien sûr.
            Cordialement,

      2. Merci pour votre proposition, c’est très gentil mais la situation étant tendue, je pense qu’il n’acceptera pas, notre souhait étant d’apaiser la situation pour mener le projet à son terme en satisfaisant tout le monde…
        Sur la conservation de la dalle, on nous oppose une fin de non recevoir: l’architecte comme les artisans ne poursuivront pas sans refaire la dalle (ils nous indiquent que c’est une question de garantie de leur travail (respect des DTU).
        S’agissant de l’humidité, je comprends de votre retour que la solution de prévoir un drainage permettrait de limiter le risque, sans être trop complexe ni trop couteuse. est ce correct? y a t il des contre-indications qui expliqueraient que l’architecte ne l’envisage pas?
        Enfin, dans la mesure où a été écrite par courriel sa recommandation de procéder à une étude de sols pour avoir toutes les garanties, nous conservons d’après vous un recours si un sinistre devait survenir?
        mille mercis, c’est très précieux d’avoir un regard extérieur même si bien sûr nous notons que vous n’avez pas tous les éléments en main.

        1. Bien sûr. Moi-même, je ne peux pas trop intervenir si un autre architecte est missionné, pour respecter notre déontologie.
          Je disais cela, car je ne vois pas pourquoi on cherche des solutions à des problèmes qui ne me semblent pas exister vraiment.
          Cdlmt,

  36. Bonjour Monsieur,
    Nous faisons construire et ne souhaitons pas de CMI. Par contre, en ce moment, les matériaux augmentent et lorsqu’on signe un devis en déposant le PC, un artisan peu tout à fait l’augmenter 6 mois après contrairement à un CMI et soit le client accepte soit le client doit retrouver un artisan. Apparemment, seul le versement d’acompte de 30% permet de figer le devis mais inenvisageable en contrat MO car ça fait faire trop d’avances au client.
    Par contre, si les matériaux baissent, pas sur que les devis baissent !
    Quel est votre avis sur le sujet ? Le bois augmentent de 30%, les rails de placo 40%, etc…
    Merci.

    1. Bonjour, pourquoi donc voulez-vous que le prix d’un devis soit toujours augmenté quand le coût des matériaux augmente ? Aucun texte de loi dit cela.
      Les contrats entre les artisans et leurs clients sont LIBRES. Ce qui veut dire que si vous mentionnez dans la Commande que vous conclurez (le contrat avec l’artisan, en fait) que les prix ne bougeront pas pendant toute la durée du chantier, eh bien, ils ne bougeront pas – c’est tout. Par contre, si vous mentionnez dans ce contrat que les prix pourront augmenter, eh bien… ils augmenteront, comme vous l’avez voulu ou, du moins, accepté. Il s’agit de savoir quels engagements vous acceptez de prendre – on pas.
      Quant aux acomptes, je déconseille de les prévoir. Dans mes chantiers, il n’y a pas d’acompte, aucun. C’est beaucoup trop dangereux. Mes clients ne paient QUE ce qui est fait et bien fait (validé par l’architecte). Les artisans qui exigent un acompte ne travaillent pas avec moi – en général, ce ne sont pas les meilleurs…
      En contrepartie, mon client s’engage à payer TOUT DE SUITE les factures validées par l’architecte, c’est-à-dire en règle générale le jour même. Et c’est son intérêt : les artisans s’occupent bien mieux des clients bons payeurs.
      Cordialement,

      1. Bonjour
        Concernant mon ouverture de chantier(DOC) elle est documentée par le constructeur en date du 20/06 / 2020..Celle _ci n’a pas été déposée en mairie préalablement.Je viens d’en recevoir une copie après requête du contrôleur de la police du bâtiment de la métropole !
        Mon CCMi donne 12 mois pour dépôt de cette DOC.
        1) sur cette période des événements reconnus, identifiés ,validés contractuellement peuvent ils remettre en cause ce délai de livraison à un an soit au 20/06/2021?
        2)les pénalités sont chiffrées à 1/3000 par jour de retard sans aucunes autres informations.Dois-je comprendre que l’application pourrait être dès le 21/06/21?
        Généralement le délais est indiqué avec + 1 mois.
        Je trouve que mon constructeur reste trop serein.
        Des procédures amont sont elles à instruire avant la date prévue de fin de travaux.
        Merci

        1. Bonjour,
          la Déclaration d’Ouverture du Chantier doit être faite dès l’ouverture réelle du chantier. Ce délai mentionné dans le CCMI est fantaisiste, il n’est pas question d’attendre 1 an ! Attention, c’est de votre responsabilité, pas de celle des entreprises. Vous pourrez éventuellement vous retourner contre le CMI pour défaut de conseil, mais c’est bien vous qui êtes en première ligne vis-à-vis de la loi.
          Les pénalités de retard se décomptent à partir des dates REELLES, du moins celles que l’on peut prouver.
          Il y a BEAUCOUP de choses à faire – et donc à savoir – quand on fait construire. Le client devient un “maître d’ouvrage” et il a un rôle important à jouer, il doit être actif et prévoyant. La plupart des clients l’ignorent. Un architecte va veiller tout au long de l’opération à bien informer et conseiller ses clients sur ce qu’ils doivent faire, car il ne vend pas lui-même les travaux, il n’a donc pas de conflit d’intérêt à ce niveau. Alors qu’une entreprise – ou un CMI, c’est pareil – a souvent des intérêts financiers contraires (pour ne pas être mis en cause, par exemple, ou pour faire grossir leur marge), et il vaut mieux pour elle de se taire…

  37. Bonjour Mr Espgagno,

    Je viens de passer une bonne partie du temps libre de mon weekend à lire vos réponses aux différentes questions qui vous sont posés et le moins que l’on puisse dire c’est que vous êtes un grand passionné.
    Je suis au début de ma construction (maison toit plat R+1 sur VS de 170m² – garage 50m² – buanderie 10m² – et un sous sol de 35m²sous le garage avec réalisation d’un dallage sur terre plein).

    Le terrassement a été réalisé cette semaine et le maçon devrait venir sous peu pour les fouilles en rigole et les fondations si le temps le permet car la météo risque d’être pluvieuse dans les jours à venir dans le bas rhin.

    Je me suis finalement engagé avec ce que vous appelez un architecteur si j’ai bien compris : à savoir l’architecte nous a dessiné la maison en fonction de nos envies et besoins tout en nous conseillant sur son agencement intérieur, sur les matériaux utilisés pour la construction jusque ici pas grand chose à redire.

    Concernant le suivi des travaux c’est le frère qui fera le suivi de chantier mais sous CCMI (gros œuvre et second œuvre). L’entreprise existe depuis environ 35ans, c’est le père qui l’avait créé. Ce n’est pas une grosse structure mais une entreprise à taille humaine ( L’archi qui ne fait que de la conception, 1 dessinateur et 1 économiste de la construction et le frère, co-gérant qui fait uniquement le suivi de travaux). L’archi facture la mission PC à part. Elle est associée avec le frère pour le frère pour la partie CMI

    Nous ne souhaitions pas, avec ma femme, nous engager avec un constructeur (trop de promesses, trop “vendeur” pas assez de compétences techniques des commerciaux) et je dois avouer que l’approche de l’architecteur nous a plu. Les 5 architectes que nous avons rencontré nous semblait tous débordé (proposition de mission envoyé au bout de 5/6/7 semaines) et ne montrait pas de réel intérêt pour notre projet malheureusement.

    Nous avons signé le CCMI seulement une fois que le permis de construire était accepté, nous avons au préalable également fait réaliser une étude de sol sur demande de l’architecte.

    Néanmoins je n’ai pas eu accès au devis des différents corps de métier qui vont intervenir et sachant que c’était un CCMI je ne les ai pas demandé. Le CMI et l’archi ont l’habitude de travailler avec 2 artisans par corps de métier et ils les sollicitent pour chaque projet pour établir leur devis et budgétiser l’ensemble. Il s’agît d’artisan locaux dont la liste nous a été communiqué et dont les sociétés existent toutes depuis minimum 15 ans.

    Nous avons plusieurs connaissances qui ont construit avec eux et l’ensemble s’est bien passé à chaque fois, pas de problèmes pour accéder au chantier pendant toute la durée des travaux.
    Il n’y pas eu spécialement d’erreur ou soucis mais pour les choses signalées elles ont était corrigés et traités avec sérieux.

    Voilà je me permets simplement de vous donner ici mon modeste retour d’expérience pour l’instant.

    Je m’interroge tout de même sur le suivi du chantier.. le conducteur de travaux étant comme vous l’avez dit seul juge, bien que je compte passer tous les jours sur le chantier (j’habite et travail à 10 minutes) et l’intérêt pour l’architecteur de se dégager un maximum de marge.

    J’ai d’ailleurs aussi une question technique ou je n’ai pu trouver que peu de réponses concernant l’étanchéité de la dalle haute à l’étage (toit plat) où il est prévu un complexe d’étanchéité bi couche auto protégé par des paillette d’ardoise. Qu’en pensez vous ? Est ce qu’une étanchéité bi couche mais avec protection lourde par gravier est meilleur ?

    Je vous remercie par avance pour votre aide et vous souhaite une bonne semaine !

    1. Bonjour,
      – un “architecteur” est bien un constructeur, un CMI. La seule caractéristique est que le gérant doit être architecte (inscrit à l’Ordre des architectes, donc, lui le gérant, pas la société). Je l’ai été moi-même, au début de cette association, on s’appelait alors des “architectes-bâtisseurs”. J’ai vite arrêté (3 ans) car j’ai compris que ce n’était pas un métier d’architecte : on n’est plus le conseil du client, mais on est devenu un vendeur de travaux, or c’est incompatible.
      – le CMI veut vous écarter des choix techniques : c’est un peu la règle du jeu quand on prend un CMI, le client se met lui-même sur la touche en signant un Ccmi. Le CMI est ainsi plus libre de faire ce qu’il veut. N’attendez pas les services d’un architecte en vous adressant à un CMI, même si le gérant est architecte.
      – l’étanchéité à chaud ne se fait plus guère de nos jours, on place des membranes d’étanchéité. Je n’ai jamais eu de problème avec des membranes. Vous pouez demander au CMI pourquoi il a préféré une étanchéité à chaud, il vous expliquera probablement pourquoi.
      Bon chantier, cordialement,

  38. Bonjour Monsieur,
    Nous aimerions faire une maison sur VS et livrée hors d’eau, hors d’air.
    L’architecte prend 12-13% environ pour une mission complète. Quel est la norme en % pour une livraison hors d’eau hors d’air ?
    Dans ces conditions, l’architecte fait-il bien tous les plans ? Est-ce lui qui fait l’appel d’offre pour les entreprise de 2nd œuvre ? Est-il possible de souscrire une DO dans ces conditions ?
    Cordialement.

    1. Bonsoir, la rémunération de l’architecte est libre, chaque architecte doit avoir son propre barème (interdit d’avoir un barème commun entre architectes). Le prix de 12-13% me semble tout-à-fait dans les prix pratiqués, pour s’occuper de tout, des plans jusqu’à la remise des clés (permis de construire, projet technique, devis et contrats des artisans, suivi du chantier). L’architecte s’occupe de l’appel d’offres. Il s’occupe de tout ce qui concerne le projet et qu’un client n’est pas sensé savoir faire, c’est-à-dire d’à peu près tout. Le détail est à convenir avec lui (hors d’eau hors d’air, etc.)
      Bien sûr que vous pouvez souscrire une DO ! Au contraire, l’assureur sera ravi qu’il y ait un architecte, car les risques de sinistres seront alors très faibles…
      Cordialement,

      1. Bonsoir,
        Si je fais un contrat hors d’eau hors d’air, le % de l’architecte est-il moins élevé dans la logique ? Est-ce lui qui fait l’appel d’offre dans ce cas pour toutes les lots ou uniquement pour le gros oeuvre ?
        J’ai précédemment fait appel à un CMI, trop déçu, c’est l’arnaque… Et puis pas besoin de suivi si on a affaire à de très bonnes entreprises pour le 2nd oeuvre.
        Cordialement.

        1. Bonjour,
          Si je fais un contrat hors d’eau hors d’air, le % de l’architecte est-il moins élevé dans la logique ?
          Le % reste le même, mais comme il s’applique à des travaux moins importants, la rémunération de l’architecte est logiquement moins importante.
          Est-ce lui qui fait l’appel d’offre dans ce cas pour toutes les lots ou uniquement pour le gros oeuvre ?
          C’est à convenir entre lui et vous. Sa rémunération en tiendra compte, évidemment.
          J’ai précédemment fait appel à un CMI, trop déçu, c’est l’arnaque…
          Souvent, en effet, mais c’est le contrat lui-même qui est vicié : le CMI a un intérêt financier opposé au vôtre : c’est catastrophique !
          Et puis pas besoin de suivi si on a affaire à de très bonnes entreprises pour le 2nd oeuvre.
          Ca c’est votre point de vue. Vous avez fait l’expérience du CMI, vous ferez l’expérience du “direct artisans”, et vous vous rendrez compte. Pourquoi croyez-vous que les promoteurs immobiliers prennent toujours des architectes, même pour le suivi des travaux ? Je dis souvent ici que le PIRE DEFAUT quand on fait construire, c’est la CONFIANCE.
          Cdlmt,

  39. Bonjour,
    Nous aimerions faire notre prochaine maison soit en matériaux isolés par l’extérieur en béton banché soit structure métallique. Quel est votre avis sur les + et – des structures métalliques ? Ca se fait de plus en plus.
    En quoi sont fait les plancher pour mettre un chauffage au sol, etc… Plancher d’étage en béton comme les maisons traditionnelles ?
    Cordialement.

    1. Bonjour, j’ai un préjugé favorable pour les structures métalliques, comme pour les structure bois. Pour un tas de raisons qu’il serait trop long à expliquer ici.
      Il n’y aura probablement pas d’isolation par l’extérieur, puisque le mur ne sera pas porteur, il sera en fait presque essentiellement composé de l’isolation (elle sera donc “partout”, pas uniquement intérieure ou extérieure), comme pour une ossature bois.
      Le béton banché est très cher, presque toujours inutile en maison individuelle, étanche à la vapeur d’eau et donc favorisant la condensation, les moisissures malsaines, etc. En plus, c’est une catastrophe écologique, car la fabrication du ciment est une des pires causes d’émission de CO2 (gaz à effet de serre), presque autant que tous les chauffages réunis ! C’est gigantesque, informez vos clients car c’est une information peu répandue, il me semble.
      Les planchers pour chauffage au sol sont faits comme vous voulez, l’ossature n’a pas grand’ chose à voir avec cette technique.
      Cdlmt

  40. Bonjour,
    J’ai un plancher sur vide sanitaire composé d’un “hourdis polystyrene” + chape béton armée. J’aimerais y faire une ouverture d’environ 1m sur 1m à côté du mur de refend pour pouvoir accéder plus facilement (passage de cuves par exemple).
    Y a t’il un danger de percer le plancher ? Faut il prévoir un mur de soutenement parallèle au mur de refend pour supporter le plancher ? SI oui faut il monter le mur sous le posystyrene ou dégager le polystyrene pour que le mur appuie sur la chape béton ?
    J’ai tenté de contacter des artisans pour faire le travail proprement, mais le “petit” chantier ne semble pas les intéresser, j’aimerais donc le faire moi même en respectant les normes.
    Merci pour votre avis et votre aide

    1. Bonsoir, faire une trou (une “trémie”) dans un plancher hourdis existant est complexe et délicat. Avec une dimension de lm x 1m, il vous faudra forcément couper une poutrelle. Et donc “tenir” chaque morceau de la poutrelle coupé, sinon vous risquez que le plancher s’affaisse et finisse par casser.
      Pour savoir quel renfort faire, il faut examiner les plans et les lieux (à minima des photos) : poteaux ? poutre ? autre ? Si vous faite un mur, il ne doit surtout pas s’appuyer sur la dalle béton, elle casserait, mais sur les poutrelles. Tout cela est délicat et, à mon avis, infaisable par un néophyte.
      Un trou limité à 50 cm d’un coté (l’autre peut être plus grand, par exemple 1 m x 0,50 m) est infiniment plus simple, car il n’y aurait pas à casser de poutrelle.
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        Merci pour cette réponse rapide.
        J’ai vérifié les photos que j’ai prises lors de la construction, et il s’agit bien de ce qui est décrit dans votre article.
        Donc si je résume, les hourdis (peu importe le matériau) ne participent pas à la cohésion du plancher et peuvent être troués sans scrupule.
        Par contre les poutrelles sont “fonctionnelles” et donc cela devient plus technique dès qu’on s’attaque à une poutrelle. C’est bien sous cette poutrelle (et donc sous la chape) que je voulais monter un mur pour soutenir la poutrelle coupée.
        Mais je vais suivre votre recommandation, faire un trou de 1mx0,5m, et si l’ouverture n’est pas suffisante, il faudra que je trouve une société capable de me monter un mur pour supporter la poutrelle.

        Cordialement,

        1. Bonjour, c’est bien ça. On peut faire l’analogie d’un plancher hourdis avec un plancher bois : on peut faire des trous dans le parquet, mais on ne peut pas couper une solive (une poutre).
          Et votre décision est la bonne.
          Cordialement,

  41. Bonjour,
    J’ai des amis qui font construire avec un CMI en Bretagne. Ils ont signé le contrat et les travaux ont débuté.
    Dans le contrat, il est prévu une étude de sol, je ne sais pas, eux non plus si c’est une G2.
    Lorsqu’ils ont commencé à creuser pour le VS, on ont découvert qu’il y avait de la roche, le CMI leur a demandé 8000 euros de supplément que le CMI leur a forcé de payer sous peine de stopper les chantier.
    Qui devait supporter cette charge ?
    Que se passe t-il dans le cas si on tombe sur un terrain où il y a des déchets enterrés et qu’il faut nettoyer ?
    Merci d’avance pour votre aide.
    Bon dimanche.

    1. Bonjour, vos amis se sont fait avoir, si je puis dire. Ils n’avaient RIEN à payer de plus, quelle qu’en soit la raison invoquée.
      En plus, ce chiffre de 8000€ est artificiel (j’ai failli écrire “bidon”). Donc, escroquerie sur toute la ligne.
      Le principe d’un ccmi, comme tout marchés de travaux à prix global forfaitaire – comme ceux que je fais conclure à mes propres clients – est que le client n’a JAMAIS rien à payer en plus, sauf ce qu’ils demanderaient en plus. C’est comme un menu “formule” qui comprend “plat, dessert et café”. Vous ne payez rien en plus, sauf le digestif si vous le commandez en plus de la formule, ou si vous reprenez du dessert. Vous ne payez que ce que vous commandez en plus.
      Tout ce que le CMI découvre dans le sous-sol est à sa charge, pas à la charge de ses clients.
      Et l’on n’est JAMAIS OBLIGE de signer un avenant. Un avenant est une proposition, à accepter ou à refuser.
      Si le CMI arrête le chantier, il est en faute juridique. On n’est pas au far-west. Les pénalités de retards servent à ça. C’est d’ailleurs pour ça que les CMI allongent souvent les délais à 2 ou 3 fois le temps nécessaire pour la construction : ainsi, ils peuvent arrêter quand ils veulent pour faire du chantage, sans risque de pénalité. J’ai toujours été très étonné que leurs clients acceptent des délais 2 à 3 fois supérieurs au temps normal, je ne comprends pas pourquoi ils acceptent ça, comme si la durée du chantier n’avait aucune importance pour eux.
      Voyant la docilité (j’ai failli écrire, là aussi, la “naïveté”) de vos amis, on peut compter que le CMI ne s’arrêtera pas en chemin avec de l’argent facile et vite gagné, et que les demandes d’avenants plus ou moins fantaisistes et toujours exagérés vont se multiplier. Je leur souhaite bon courage.
      Cordialement,

      1. Bonsoir,
        Un grand merci pour votre retour.
        Ils n’ont pas signé d’avenant, il leur a demandé ce montant en sus car le CMI a sous estimé le nombre de camion d’évacuation et le BRH pour casser la roche. Avec l’étude G2, le CMI l’aurait-il vu ? Si c’est indiqué étude de sol et qu’il ne l’a pas fait, quel recours ? Egalement, quels recours pour eux pour se faire rembourser du supplément qu’ils ont payé à tort ?
        Merci d’avance pour eux.
        Cordialement.

        1. Bonjour,
          – Je ne crois pas que le CMI ait sous-estimé le coût des terrassements, ou alors il est incapable et il ne mérite pas de poursuivre ce métier. Un professionnel n’oublie pas que le sous-sol peut être bon ou mauvais.
          – La Loi dit que le ccmi doit respecter les règles de l’art. Si le CMI ne le fait pas, il est en faute, le client DOIT ARRETER le chantier (et les paiements, évidemment) et doit l’obliger refaire ce qui est mal fait. Si le client ne veut rien faire, s’il ne veut pas agir, il se fera plumer (c’est la sanction normale…).
          – Pour le supplément de prix “escroqué” (tricher avec un ccmi relève du droit pénal), il faut exiger le remboursement (lette rar, puis huissier, puis avocat et plainte au Procureur de la République, etc.).
          Cdmt,

  42. Bonjour,
    Je suis propriétaire d’une maison construite en 2018 et 2019 la maison a été livrée par le constructeur en décembre 2019.
    Plusieurs micro fissures du crépi viennent d’apparaître sur une seule façade mais sont assez longues et sont pour la plupart horizontales et semblent suivre la lignes des briques rouges.
    Pour info la maison a été construite sur un terre plein sans vide sanitaire.
    Je vais aviser la garantie décennale ainsi que le constructeur mais d’avance je pense qu’ils vont me dire défauts purement esthétiques.
    Ces fissures horizontales peuvent elles être uniquement un défaut du crépi ou plus grave des fissures dans les murs extérieurs au niveau des briques ?
    Merci de vos conseils.
    Cordialement.

    1. Bonjour, ces fissures sont dues, très probablement, à des dilatations dans l’ossature béton de la maison, c’est-à-dire les chaînages et le plancher de l’étage (s’il y a un étage). Vous pouvez faire une déclaration de sinistre, bien sûr. Mais il est donc probable en effet, que l’assureur considère que ce soient des fissures à dommage esthétique, donc acceptable. A priori, tant qu’elles restent fines, ce n’est pas très grave. Même si un dommage esthétique reste un dommage… et reste quand même anormal dans une maison neuve.
      Le plancher bas en dallage sur terre plein (sur hérisson) est une technique “fissurante”, en effet, mais pas au niveau des façades, le risque est de voir le plancher s’affaisser dans le sol, créant des fissures dans le carrelage. Donc, rien à voir avec les façades.
      La structure est garantie jusqu’en 2029, vous avez donc du temps pour voir si ça évoluera vers un dommage à caractère décennal. Je vous engage à surveiller régulièrement les fissures, à bien regarder partout. Attention qu’il n’y ait pas de fissures verticales ni, surtout en diagonal ou en “marches d’escalier” : celles-là sont graves. Et aussi à les prendre en photos avec une règle graduée dans la photo (tenue sur le crépis, à coté de la fissure) pour voir si elles évoluent au fil des années ou si elles se stabilisent. Et si ça devait évoluer, vous pourrez faire une autre déclaration de sinistre, mais pas trop tard, car les réactions des assureurs sont parfois longues et le délai de garantie décennale est “au jour près”. Donc il vous faudra un peu de marge, prenez une année minimum, par exemple.
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        La maison est de plain pied donc pas d’étage.
        Il existe également une micro fissure verticale environ 2 m de hauteur qui part de la toiture et s’arrête à 1 m du sol en faisant un petit escalier à la fin.
        Donc les micro fissure ont bien l’air de suivre les briques mais pas tout le temps.
        Merci de votre réponse.
        Cordialement

  43. Bonjour, pour une maison ossature bois, je vais avoir un plancher hourdis puis isolant, plancher chauffant et chape. Faire passer les tuyaux d eau chaude et froide sous ce plancher hourdis est ce thermiquement un bon choix ou est il préférable qu ils soient dans la partie chauffée mais est ce que cela engendre forcément une chape de Ravoirage donc un surcoût. ?
    Merci d avance pour votre réponse

    1. Bonjour,
      Le plancher chauffant ne sera pas SOUS le plancher béton (hourdis) mais SUR le plancher béton.
      Dans votre plancher bas, vous aurez, en partant du bas vers le haut (à l’inverse visuellement de mon texte 🙂 ):
      – le vide sanitaire,
      – le plancher hourdis,
      – un isolant (je vous conseille un isolant projeté, permettant de servir en même temps de chape de ravoirage – prenez le assez épais, 7 ou 8 cm, ce serait dommage d’économiser quelques sous sur son épaisseur, pour avoir par la suite une mauvaise performance thermique définitive),
      – les canalisations du plancher noyés dans une chape fluide (anhydrite, c’est mieux pour un plancher chauffant).
      – puis, une fois la chape fluide sèche (vous en aurez pour des semaines, voire des mois !), un revêtement, en général du carrelage (le parquet, plus isolant car en bois, est moins performant en chauffage par le sol).
      Ainsi, vous n’aurez aucune gaine dans la chape fluide, elle pourra mieux se dilater/compresser, et donc vous aurez moins de risques de fissure du carrelage.
      Vous aurez TOUJOURS une chape de ravoirage, autant se servir de l’isolant sous chauffage pour ça.
      Cdlmt,

      1. Bonjour et merci pour votre réponse
        En fait je parlais des canalisations eau chaude et eau froide pour alimenter le sanitaire (douche, lavabo..). thermiquement vaut il mieux les placer dans la partie chauffée (mais où ? ) que dans le vide sanitaire (qui ne sera plus accessible après)
        vous dites que les canalisations de plancher (chauffant ?) sont noyées dans une chape fluide et qu il n y aura aucune gaine dans la chape fluide. Je ne comprends pas très bien
        D autre part Je pensais qu on pouvait poser n importe quel isolant directement sur le plancher hourdis ou la dalle sans chape de Ravoirage .
        Merci encore
        Marie

        1. Bonjour, les alimentations d’eau, chaude et froide, passeront dans la chape de ravoirage (que je vous suggère de faire en isolant projeté, pour qu’elle serve aussi d’isolant). Ces canalisations seront donc SUR le plancher béton (hourdis), posées dessus, et non pas dans le vide sanitaire.
          On peut poser n’importe quel isolant sous un plancher chauffant, à condition qu’il soit prévu à cet effet, à cet endroit : isolant non compressible et non dégradable. Encore une fois, à mon avis, l’isolant projeté est une bonne solution, car vous faites d’une pierre de coup, si je puis dire.
          Voici votre plancher, en partant du haut vers le bas, ce coup-ci, pour que ça corresponde visuellement :
          CARRELAGE
          CHAPE FLUIDE AVEC PLANCHER CHAUFFANT INCORPORE
          FILM POLYANE
          ISOLANT PROJETE AVEC CANALISATIONS INCORPOREES
          PLANCHER HOURDIS
          Vide sanitaire

          Cordialement,

  44. Bonjour, J’envisage de réaliser un garage en madriers bois. La question que je me pose c’est de savoir si il est plus judicieux de prévoir une dalle sur herisson de cailloux ou sur hourdis. Le sol sur lequel je construit est plutôt sain et relativement stable. Y-a-t’il une grosse différence de coût ? Le risque de déformation est-il plus important sur hérisson ? Je précise que la dalle fera 51 m2.
    Merci de vos conseils

    1. Bonjour, le plancher hourdis est toujours plus fiable que le dallage. Une dallage, même sur hérisson, est une sorte de tapis en béton posé par terre. Il va donc suivre les éventuels petits tassements du sol en surface (même s’il y a un hérisson, ça reste globalement en surface).
      Par contre, c’est quand même plus cher, et ce n’est pas vraiment utile pour un garage, surtout quand le terrain paraît être bien stable comme le vôtre. En effet, vous risquez quelques fines fissures, peu visibles, ce qui est admissible pour un sol de garage et qui ne l’est pas pour un sol d’habitation carrelé, où la moindre fissure, même très fine, se voit. Sur mes chantiers, dans ce cas, je fais des dallages pour les garages dans ces cas (sol stables).
      Cordialement,

      1. Merci de vos conseils. J’ai demandé deux devis pour pouvoir comparer le hérisson et les hourdis. Je suis plus à l’aise pour la dalle sur VS en ayant déja réalisées pour ma maison et celle de mon Beau-frère. Ce sera la différence de prix qui guidera mon choix.
        Encore merci, les infos données sur votre site à propos de ce sujet sont claires et bien illustrées.

  45. Bonjour,
    J’envisage une construction MOB sur plots avec plancher bois (c’est moins cher qu’un vide sanitaire ou une dalle au sol…), mais je suis en zone sismique 4. Il semble qu’il y ait besoin de ‘chainer’ les plots en zone 4, et ça fait nettement augmenter le budget, du coup je m’interroge, quelle est la meilleure solution ?
    Sachant que le sol est de bonne qualité, bonne portance, pas de contrainte particulière à ce niveau…
    Merci de vos tuyaux 🙂

    1. Bonjour, les choix de la nature des fondations et de celle de la structure du bâtiment ne sont pas vraiment liés.
      En zone sismique – surtout niveau 4 – vous devez chaîner les fondations, qu’elle que soit la structure. Le plus efficace sont les semelles filantes, à conditions que les liaisons d’armature soient bien faites (c’est LE PLUS important). Comme votre sol est bon, inutile de creuser profond, il n’y a qu’à suivre l’étude de sol. Vous aurez donc des fondations parmi les moins chères.
      La structure en bois est excellente en zone sismique. Vous aurez forcément des plans de Bureau d’études techniques, respectant la règlementation. Vous veillerez bien là aussi, aux liaisons : imaginez que l’on secoue votre maison : ce sont bien les liaisons qui vont faire qu’elle ne se disloque pas.
      Petite précision : si vous faites un plancher bas en bois, il sera obligatoirement décollé du sol (interdit de poser un plancher bois par terre), ce sera donc un plancher sur vide sanitaire. Vide sanitaire ne veut pas dire “hourdis béton”, mais “décollé du sol”, avec du vide en-dessous, justement.
      Cdlmt,

      1. Bonjour Mr Espagno, merci de la réponse.
        Oui, je cherche à garder le plancher bois, donc adieu la dalle sur terre plein.
        Mais peut on ‘chainer’ des plots (par exemple en posant des poutres béton dessus, et en posant le plancher bois dessus voire à l’intérieur) ? ou faut il impérativement des semelles filantes, et donc, adieu les plots, ne resterait que la solution de vide sanitaire ?

        1. Des poutres béton reliant les têtes de pieux (des “longrines”) pourraient faire l’affaire, mais c’est cher. Si vous aviez l’intention de faire des techno-pieux (des grandes vis métalliques qu’on enfonce dans le sol, et c’est tout ! c’est génial), il vous faudra les relier quand même. Il est plus simple de faire une petite tranchées dans le sol, comme des semelles filantes, pour s’en servir de coffrage et d’y couler du béton armé, mais ça vous fait quand même double travail (pieux + longrines).
          Qu’en pense votre architecte ? Ou votre BET structure ? Je présume que votre assurance vous impose l’un ou l’autre en zone sismique niveau 4.

          1. Bonjour, pour l’instant ils n’en pensent rien vu que … je leur ai pas encore demandé 🙂 ! J’aime bien me renseigner de mon coté avant, pour avoir un regard critique (et constructif) dans les discussions 😉
            La solution longrine sur les pieux me plait bien, je crois que c’est effectivement un peu couteux, mais d’un autre coté, si j’encastre le plancher bois à l’intérieur des longrines, j’economise le cout des poutres LC (qui sont remplacées de fait par les longrines), et j’evite du terrassement et de l’enlèvement des terres…. La ‘petite’ tranchée de chainage, en pratique, c’est quelle largeur/profondeur ?
            Egalement, une longrine beton, ça bois etre bien plus résistant en flexion qu’une poutre bois (je pense? ), donc peut être que ça peut permettre d’espacer les plots, donc gagner un peu là dessus aussi…
            Ca se calcule, mais bon, l’idée c’est déja de savoir quelles solutions sont possibles…

          2. Oui, la longrine en béton sera utile, car elle fermera le vide sanitaire. Il faut penser à la mise hors gel des canalisations qui relieront la maison, et puis c’est quand même plus judicieux thermiquement de ne pas avoir un courant d’air glacé sous la maison, quand il gèle, si tout est laissé ouvert. Et le bois doit être largement décollé du sol.
            En pratique, vous poserez le plancher bois sur les longrines, tout simplement.

  46. Bonjour,
    Le constructeur a réalisé un G2AVP , avec 2 principes de fondation, semelle fillante à 1m 40 avec résistance de pointe 7MPA / contrainte rupture sol 1MPA / ELU 0 ;5 MPA et ELS 0.33MPA ou puits/longrines avec sol vers 2m30 , résistance pointe à 15MPA/ contrainte rupture sol 2.14MPA / ELU 1.07MPA et ELS 0.71MPA .
    Nous sommes dans des sols très argileux. donc on partirai sur les puits longrines , plus sécurisant pour nous , quelle est votre avis sur cela ?
    Et je voulais vérifier rapidement, quel ratio pour le calcul du poid de la maison puis je prendre pour une maison de 145M2 +30m2 de garage de plain-pied ?
    Une G2 pro est elle obligatoire ?
    Qui calcul que le sol peut resister au poid de la maison ? j’ai pas l’impression que le constrcuteur est prevue de le faire ? il va faire comme il fait d’habitude des puits des 600 tous les 5 m , soit 26 sur notre maison .
    Merci de vos retours

    1. Bonjour, je ne me rappelle plus comment est votre terrain (j’ai 5 à 10 messages par jour, dimanche compris, soit une cinquantaine par semaine, je n’ai donc plus tout en tête…).
      Il vaut beaucoup mieux avoir le même système de fondations partout. Donc, à votre place, je choisirais des pieux partout, c’est beaucoup mieux. Le pire dans les fondations, c’est l’incohérence entre les différents endroits : les architectes (et les maçons, bien sûr) redoutent le terrain dur d’un coté et mou de l’autre. C’est ce que j’ai connu à la montagne : roche/pas roche. Il vaut mieux avoir un terrain “pas terrible”, pas très résistant, mais bien homogène : le bâtiment va s’enfoncer (de quelques petits mm seulement, évidemment) uniformément, et on ne s’en rend pas compte. Tandis que dur d’un coté, mou de l’autre, ça casse forcément au milieu.
      Donc avec le même système partout, vous éliminez (théoriquement, il faudrait que je prenne connaissance de l’étude de sol pour le savoir) ce risque d’incohérence.
      Ne vous souciez pas trop du poids de la maison, c’est un détail, surtout si elle est de plain-pied – ce n’est pas un immeuble de 15 étages, son poids ne devrait pas dépasser 100 tonnes. Par contre, la profondeur des pieux est essentielle. Vérifiez qu’ils soient bien tous “ancrés” dans le bon sol (profondeur du bon sol + 30 cm au moins). Mieux vaudrait qu’il ne fassent que Ø 400 (si terrain pas vraiment en pente !) mais qu’ils soient plus profonds : par exemple, bon sol à 2,30 m, pieux de 2,75 m avec rapport de celui qui fore, car quand on creuse, même avec une machine, les pro peuvent se rendre compte de la résistance du sol, pour détecter des éventuelles poches de terrain peu résistant – ça arrive.
      Cordialement,

  47. Bonjour Monsieur,
    Je viens vers vous pour un appel au secours…
    J’ai fait construire une maison par un CMI avec un plancher chauffant et j’ai remarqué lors de la mise en route de mon chauffage que la pression avait baissé.
    Derrière une porte de chambre, nous avons des blocs porte et j’ai découvert un peu de noir autour, comme de l’encre. J’ai retiré le bloc porte et j’ai découvert que ça a été percé/chevillé et que mon plancher est percé. Il y a de la silicone dans le trou.
    Ca a été percé par une des entreprises, je suppose le menuisier. Il a percé le tuyau de mon plancher et a mis de la solicone pour cacher son erreur.
    Le constructeur ne veut rien savoir car on n’a pas mis de réserves, on ne pouvait pas le savoir à la réception. Il m’a dit que je peux faire ce que je veux, je n’ai aucune preuve et qu’il dirait que c’est nous qui avons percé.
    Que pouvons nous faire ? J’ai fait venir un plombier, il m’a dit qu’il faut casser la dalle normalement. Il m’a dit qu’on peut techniquement réparer et mettre un raccord mais que normalement c’est interdit et que c’est du bricolage… En tout cas, lui n’y touchera pas et aucun plombier n’y touchera car en cas de soucis ça mettrait sa responsabilité en cause et comme c’est hors DTU, si un expert voit ça, il serait condamné à payer…
    Donc, je suis dans l’impasse.
    Quel est votre avis ? Que faut-il faire contre le CMI ?

    1. Bonjour, la mauvaise foi telle que vous la rencontrez chez ceux à qui vous avez confié votre maison, est toujours insupportable.
      Depuis combien de temps avez-vous réceptionné ? C’est important pour les garanties.
      Je vous engage à faire une déclaration de sinistre auprès de votre assurance Dommage-Ouvrage, celle dont le CMI a dû vous donner l’attestation obligatoire (lettre RAR, évidemment). Soyez très net dans cette déclaration : le chauffage encastré dans le sol a été percé, il fuit, dégradant ainsi le plancher. Rapidement, le plancher bas va se gorger d’eau, l’humidité va dégrader les cloisons et les doublages, et le chauffage ne vas plus fonctionner correctement. Tout cela rend l’immeuble impropre à sa destination.
      Si l’assurance D-O et le CMI devaient traîner les pieds et chercher des prétextes à ne pas garantir, il faudrait que vous réagissiez de façon virulente (ils compteraient en fait sur votre lassitude et sur votre manque de motivation, que vous “laissiez tomber”). Vous pourriez dans ce cas évoquer alors la responsabilité délictuelle du CMI qui aurait maquillé ou couvert un maquillage de travaux.
      Tenez-moi au courant, si vous voulez bien. Cordialement,

      1. Bonjour,
        J’ai réceptionné la maison le 10 mars 2020.
        J’ai envoyé 2 recommandés au CMI, il s’est déplacé au 2ème recommandé et m’a dit qu’il n’est pas responsable et que s’il est convié à une expertise, il dirait que c’est nous qui avons percé. En fait, les bloc portes ont une cheville de 2 cm, donc impossible de percé le chauffage si on respecte. Ca a été percé au moins à 7 ou 8 cm !
        Il m’informe que c’est moi qui ait fourni les blocs porte et qu’il les a remis au menuisier pour les installer et comme c’est hors CMI, il est hors de question qu’il fasse quoi que ce soit. Il refuse de me l’écrire….
        La dernière fois que nous sommes passé à son bureau, il m’a mis dehors et m’a dit qu’il allait porter plainte pour harcèlement.
        Que se passe t-il s’il y a la parole de l’un contre l’autre ? Vous m’indiquez qu’il a maquillé, lui dit que c’est moi…
        Que faut-il faire pour réparer pour vous ?
        Merci pour votre aide.

        1. Bonjour, tout va bien, vous devriez avoir gain de cause assez facilement. Le CMI cherche à vous intimider en vous faisant croire qu’il est plus fort que vous, que vous n’avez aucune chance contre lui, car c’est lui le professionnel et donc qu’il connaît toutes les astuces pour s’en sortir à votre détriment.
          C’est du bluff, ne vous laissez pas impressionner.
          Que faire ?
          Le CMI n’a aucune chance de faire croire à d’autres professionnels, assurance, expert judiciaire, etc. que sa version est crédible. Par exemple, face à lui, je pourrais la démonter facilement. Vous devez donc actionner la procédure “assurance” : faites une déclaration de sinistre en bonne et due forme, à l’assurance D-O. L’erreur est de vous arrêter à la case “CMI”. Mais non, passez par dessus le CMI, si je puis dire, mettez-le “out”, adressez-vous directement à l’assureur.
          Etablissez une déclaration de sinistre techniquement bien étayée, évidente, incontestable. Je puis vous y aider si vous voulez.
          Et ne discutez plus avec le CMI, inutile. Vous lui enverrez la même déclaration de sinistre que celle adressée à l’assurance, copie pour information, mais c’est tout. Sans chercher à discuter avec lui. Montrez-lui qu’il n’est plus votre interlocuteur, ne cherchez pas à lui faire admettre quoi que ce soit, même s’il répondait : dorénavant la procédure suit son cours sans lui (un peu comme s’il avait déposé son bilan ou qu’il n’existait plus).
          Cordialement,

          1. Bonsoir Monsieur,
            Je viens de constater que je n’ai pas de dommage ouvrage, en effet, le CMI la fait “payer” mais en fait ne la souscris pas. Il refuse de faire une déclaration à sa décennale car il me dit que ce n’est pas lui qui a fait le trou dans le carrelage et qu’il n’est pas obligé de donner les coordonnées du menuisier. Après coup, je me demande s’il n’a pas pris de la main d’œuvre non déclarée pour le faire. Comment puis-je avancer ?
            Avec un CMI, il peut prendre des auto entrepreneurs ou des gens non déclarés sur le chantier ? Etant donné qu’on n’a pas l’accès et pas de visibilité sur les intervenants ?
            Cordialement.

          2. Bonsoir, eh oui, c’est ce que je ne cesse de dénoncer ici : un CMI peut faire faire votre maison par n’importe qui, par des gens sous-qualifiés, voire pas qualifiés du tout. Et en les sous-payant, alors qu’il empoche votre argent. Sans aucun contrôle, ni des sous-traitants, ni des travaux. C’est très très dangereux pour la qualité des travaux.
            En fait, le client donne une prime de non-qualité au CMI : plus il trouvera des sous-traitants low-cost, plus il gagnera de l’argent ! Peut-on faire une plus mauvaise affaire ? Si je devais signer un CMI pour ma maison, je serais effondré et je n’en dormirais pas de la nuit !
            Vous pourrez lire ici les articles sur ce sujet. Je ne m’explique d’ailleurs pas pourquoi les gens continuent de signer de tels contrats…
            Le CMI a l’obligation de vous fournir une assurance dommage-ouvrage, si vous ne l’avez pas contractée de votre coté. Mettez le en demeure de vous l’adresser, par lettre recommandée avec a.r. sous peine de porter plainte (faute pénale !).
            Cordialement,

          3. Bonsoir,
            Merci pour votre aide.
            Oui, j’ai vu divers post sur les CMI, après coup…
            En fait, quand on construit, l’architecte demande un paiement avant de commencer à faire un ébauche, le CMI non et tout le monde n’a pas les sous pour payer d’avance et sans être sur de finir avec lui. Les banques nous poussent à aller vers le CMI car on obtient un prêt plus facilement car garantie de parfait achèvement dans les temps et au prix du contrat. Le CMI met en avant qu’il n’y a pas d’engagement avant d’avoir des plans, un produit final à un prix défini. A partir de ce moment là, on commence à concrétiser avec sa banque.
            Mais en fait, on nous jette dans la gueule du loup.
            Les CMI m’ont tous dit que les architectes se gavent, eux non, 5-7% de marge, d’où les prix bas…
            Si je dépose plainte, l’affaire ne sera jugée que dans 2 ou 3 ans. Je n’ai pas les moyens de payer des expertises s’il le faut. Avocat non plus.
            On s’est fait escroquer !
            On n’a plus qu’à mettre des radiateurs partout, quelle déception.

          4. Bonjour, merci de votre réponse, il est très important pour les architectes d’être éclairé sur les raisons qui poussent les clients à choisir plutôt un ccmi.
            Paiement “en avance” : En fait, il faudrait que le financement démarre au contrat d’architecte. Le projet lui-même n’est pas le seul critère pour le choix de la personne à qui confier l’opération, il est même assez secondaire. La sécurité et la qualité des travaux me paraissent aussi essentielles. Le professionnel doit être capable de déterminer avec vous le projet qui vous conviendra le mieux – et c’est dans les compétences des architectes. Avec un Architecte d’Aujourd’hui, vous aurez un budget respecté, tel que vous l’avez déterminé.
            Le seul obstacle est en effet celui des banques qui favorisent (pour d’obscures raisons) le ccmi. Ce qui est tout-à-fait anormal car le ccmi est un contrat dangereux, on le voit partout en lisant les témmoignanges de ce site. En effet, on peut dire qu’avec un ccmi, on se jette dans la gueule du loup.
            Les architectes ont une rémunération de l’ordre de 12 à 15%, les CMI quant à eux ont une marge de l’ordre de 30%, souvent plus, soit PLUS DU DOUBLE ! A votre avis qui se gave ? En plus, ceux qui parlent de 5 – 7% de marge sont des menteurs…
            Si vous assignez en référé, l’affaire sera jugée dans quelques mois, et il existe l’aide juridictionnelle. Et une personne assignée et qui se sait en faute, réagit souvent avant en réparant ses erreurs avant le procès (qui, du coup, est annulé).
            Cordialement,

  48. Bonjour, je suis en immeuble dans mon appartement en RDJ sur vide sanitaire. je souhaite modifier ma salle de bain et la nouvelle implantation demande de percer le plancher qui arrive dans le vide sanitaire ai-je le droit, ou dois-je faire la demande au syndic.? merci a vous

    1. Bonsoir, vous ne pouvez pas le faire, bien sûr, sans autorisation.
      Le plancher bas est un élément de structure, il est sous la garde de la copropriété. Il vous faudra très probablement une décision prise lors d’une Assemblée Générale de la copropriété.
      Vous devez prendre contact avec le syndic qui vous précisera la marche à suivre. Lui-même n’a pas le pouvoir de vous autoriser à faire les travaux. Il vous faudra probablement faire les travaux sous le contrôle d’un architecte, c’est ce que demande en général les copropriétés. C’est surtout une question d’assurance.
      Cordialement,

  49. Bonjour Monsieur,
    Nous envisageons de construire une maison avec 2 étages et nous avons entendu dire qu’on peut finir la maison par un plancher béton au lieu d’une charpente. Soit il sera accessible et carrelé sur plot soit en zinc.
    Quelle est la différence entre le faire en béton ou en charpente ? Le mieux des 2 ? Différence de tarif ?
    Merci.

    1. Bonsoir, vous évoquez 2 principes de toiture différents : une toiture en pente, avec une couverture par éléments : tuiles, ardoises, bac-acier, etc. Ou bien une toiture-terrasse, que l’on nomme souvent maintenant “toiture plate”, accessible ou non. La différence est dans sa conception, pas tellement dans les matériaux.
      Les avantages et les inconvénients des toitures sont variés : usage, aspect, entretien, etc. Et, évidemment, les toitures en pente ont des prix très différents suivant les matériaux : la moins chère est en tuiles, l’ardoise est plus chère, les bardeaux de bois le sont encore plus (très chic, très cher…), les bacs-aciers ça dépend des surface (chers en petites surfaces découpées, économiques en grandes surfaces régulières). Cdlmt

      1. Bonsoir Monsieur,
        La toiture terrasse est-il nécessairement en plancher béton ou bien elle peut être en bois ? Le moins cher des 2 si ça se fait ?
        Quel est la moins cher, en pente ardoise/zinc ou toiture plate étanchéité avec acrotères ? Toit végétalisé, quelles sont les avantages / inconvénients ?
        Merci pour votre aide.

          1. Bonsoir Monsieur,
            Oui, je vous comprends, c’est gentil d’avoir pris de votre temps pour répondre.
            Pourriez vous juste me dire si vous deviez faire un toit plat pour vous, vous le feriez en plancher béton ou autre ?
            Bien cdlt.

          2. Bonjour, là non plus je ne peux pas faire une réponse simple : j’en ai fait en plancher bois et d’autres en plancher béton. Il y a des raisons (pas que techniques) pour ça.
            Cdlmt,

  50. Bonjour,
    J’ai sollicité un architecte qui prend 15% d’honoraires TTC, j’ai un budget de 600000 euros total pour une construction neuve.
    J’ai fait faire des devis via l’architecte avec des variantes, par exemple du carrelage à 40ht le m² et un autre à 85ht le m². Des meubles de SDB à 800 euros et 2000 euros, des ouvertures technal 30% plus cher que des Kline, etc…
    L’architecte prend 15% sur les variantes.
    Est-ce normal que les honoraires soient aussi de 15% sur du carrelage à 85ht, etc… ?
    Du coup, avec le terrassement + réseaux, on arrive à 100000 euros de frais d’architecte.
    L’architecte m’a pris 8000 euros pour une esquisse, 11000 euros pour l’appel d’offre. Je n’ai pas les plans pour ce prix, on est obligé d’aller au bout autrement tout est perdu !
    Un CMI, je ne suis pas sur qu’il prenne autant où si on relit ce que vous écrivez 150000 euros soit 30%. Et on paie que lorsqu’on signe.
    Un architecte a bien plus de travail pour 3 maisons de 200000 euros qu’une de 600000 euros !
    Merci pour vos éclaircissements.
    Cdt.

    1. Bonjour, 15% d’honoraires pour un budget total de 600000€, c’est assez important (je dois être moi-même à 13% environ), en effet. Mais ça reste très inférieur aux 30% qu’aurait pris un CMI (j’en connais qui sont au-delà de 30%…). Pour le cmi, ça ferait 138500€ environ (évidemment, ce chiffre vous aurait été caché, mais vous l’auriez payé quand même). Alors que pour l’architecte, 15% sur les travaux (même principe que pour le calcul du CMI), cela fait 78500€. C’est donc nettement moins cher.
      Et pourtant, la plupart des gens acceptent de payer +30% avec un CMI.
      Ensuite, vous êtes comme la plupart des gens, vous n’avez conscience que d’acheter des travaux, sans réaliser que la maîtrise d’oeuvre est indispensable, incontournable. C’est ce que vous payez avec un CMI (30 %!). L’architecte est toujours moins cher. C’est pour ça que les professionnels de l’immobilier (les promoteurs immobiliers) prennent des architectes et pas des cmi (évidemment…) quand ils font des séries de maisons : parce que c’est moins cher (et mieux, mais c’est une autre question). Même les artisans appliquent des % sur les fournitures qu’ils revendent aux clients (mais là, vous n’avez pas de maîtrise d’oeuvre et vous payez plus quand même).
      Donc, quel que soit le cas de figure, architecte ou pas, vous paierez une maîtrise d’oeuvre.
      C’est d’ailleurs pour ça que je réfléchis à ce que les honoraires d’architectes soient compris dans les prix des artisans, pour la partie “chantier”. c’est possible, sous certaines conditions de transparences (rien à voir avec un CMI qui cache tout). Mais ce sera un peu plus cher, car ça génèrera des frais supplémentaires. Mais tant pis, si les gens ne veulent surtout pas voir ce qu’ils paient, ce sera à cette condition.
      Quant à la méthode de calcul, c’est une règle du jeu, si je puis dire, et qui marche dans les 2 sens. Je présume que vous ne vous plaindriez pas si les carreaux coûtaient moins cher. La solution idéale serait “au temps passé”, mais êtes-vous prêt à payer chaque mois la somme que vous réclamerait l’architecte, sans la connaître à l’avance ?
      Cdlmt,

      1. Bonjour,
        Vous évoquez à plusieurs reprises à juste titre qu’un CCMI fait 30% de marge et l’architecte 2 fois moins. Pourtant, à projet équivalent, le prix final garanti est sensiblement le même.
        Comment le CCMI fait-il pour gagner les 15% de différence ?
        Cdt.

        1. Bonjour, question très intéressante (si je puis me permettre).
          Les 15% de différence (majoration du ccmi par rapport au contrat architecte), correspondent à des frais supplémentaires que vous payez avec un ccmi (et donc pas avec un architecte).
          En voici quelques-uns :
          – coût de l’agent commercial (en général, 4 ou 5 % du montant du contrat, soit bien plus si l’on considère le montant des travaux seuls),
          – coût des actions commerciales (pavillon témoin, plaquettes, et surtout pub en général)
          – coût des garanties supplémentaires et qui sont inutiles avec un architecte (d’aujourd’hui) : garantie de livraison, garantie de remboursement des acomptes.
          – coût des études perdues (il faut dessiner et chiffrer chaque projet AVANT de signer le contrat. Donc chaque contrat signé doit compter ce coût des études x 5 ou 6 (moyenne des études perdues).
          – coût des impayés antérieurs, alors qu’avec un architecte, un impayé de M. X n’impacte en rien le chantier de M. Y. Avec un CCMI, si, car il faut bien que le CMI se rattrape, sinon, la longue, il dépose son bilan.
          Pourquoi les architectes sont-ils au même prix final, et pas 15% moins chers ? Parce qu’ils ne travaillent pas avec les mêmes entreprises que les sous-traitants des CMI. CMI qui, naturellement, sont entraînés à prendre les moins chers des moins chers – qui ne sont pas les meilleurs, vous vous en doutez. Ces 15% de différence, c’est la qualité des travaux, je dirais plutôt l’absence de non-qualité. Je fais parfois des expertises de chantier de CMI, je peux vous dire que les clients ne s’aperçoivent pas des malfaçons les plus graves, ils ne voient que l’apparence (ce qui est normal), mais qu’ils se préparent à des déconvenues, en tout cas à un mauvais vieillissement de leur maison. Je parle en général, en moyenne, si je puis dire.
          Cordialement,

          1. Bonjour,
            On voir souvent des reportages sur W9 dans lesquels des familles se retrouvent face à un constructeur (jamais un architecte) qui stoppe le chantier, veut se faire payer intégralement pour repartir, dépose le bilan et disparaît dans la nature et les clients se retrouvent sa rien.
            Comment cela peut-il arriver alors que les contrats CMI indiquent que les délais doivent être respectés sinon il y a des pénalités de retard et qu’en cas de défaillance d’une entreprise intervenante ou CMI, la maison sera quoi qu’il arrive terminée ?

          2. Bonjour, cela arrive parce que faire construire, faire faire des travaux en général, est aventureux. Le client est obligé de s’engager AVANT la réalisation des travaux, il y a donc TOUJOURS une part de risque, quel que soit le contrat. Y compris (et surtout, même) avec un CCMI, j’ai expliqué pourquoi bien souvent ici. C’est un aspect qui est toujours soigneusement caché aux clients, je ne sais pas vraiment pourquoi, en lui faisant croire que tout se passe toujours très bien et qu’il n’y a aucun risque.
            La question n’est pas uniquement “Que dit le contrat ?”, mais aussi “Que se passe-t-il en réalité si l’une des parties contractantes se respecte pas ses engagements écrits ? “. Et comme le CCMI est très défavorable au client parce qu’il n’a plus aucun pouvoir, parce que le client ne peut plus rien décider, le CMI fait ce qu’il veut, les problèmes les plus graves et les plus longs à résoudre se trouvent avec un CCMI.
            Avec un architecte (dont la personne en soi n’est ni pire ni meilleure qu’un CMI), le risque est beaucoup plus faible, pour un tas de raisons :
            – vous bénéficiez d’une maîtrise d’oeuvre indépendante. Je sais que ce mot “ne parle pas” aux clients, et pourtant c’est la base de tout, notamment de toute sécurité… Donc l’architecte n’a aucun intérêt, notamment financier, à ce que vous fassiez une mauvaise affaire – à l’inverse d’un CMI
            – architecte est une profession réglementée : Nous devons respecter un Code de déontologie (des règles morales, visibles sur le site de l’Ordre des architectes). Et si l’architecte dérape, vous pouvez tout de suite le mettre en cause (pas la peine d’attendre, pas exemple pas la peine d’attendre la Réception des travaux), notamment devant l’Ordre des architectes (pas la peine d’aller directement en Justice). Et l’architecte peut être mis en cause QUEL QUE SOIT le motif : technique, juridique, réglementaire,… Et l’architecte est obligatoirement très bien assuré : nous devons chaque année justifier auprès de l’Ordre que nous sommes assurés et bien assurés (en général à la Mutuelle des Architectes). Et s’il y avait le moindre grain de sable dans tout ça, vous pouvez même vous retourner contre l’Ordre lui-même ! L’architecte est donc une protection universelle, bien plus fiable et bien plus rapide que le CCMI et ses “garants”.
            C’est normal, le métier d’architecte (maîtrise d’oeuvre + profession réglementée) a été inventé spécialement pour ceux qui font construire.
            A propos des CCMI, j’ai toujours trouvé “curieux”, pour ne pas dire mensonger, quand j’entends que le délai y serait garanti ! En fait, il y a des retards, évidemment, avec des pénalités de retard, tout simplement, comme il y en a chez les architectes. Sauf que les CCMI mentionnent souvent des délais invraisemblablement longs : j’ai vu des délais de plus de 18 mois, voire 2 ans (tout compris : préparation + travaux) pour de simples maisons qu’on pourrait faire en 6 ou 8 mois !!! Dans ces conditions, impossible d’être en retard. Et avec des pénalités ridiculement faibles.
            Mais les gens font ce qu’ils veulent, s’ils acceptent tout ça, que puis-je en dire ?
            Cordialement,

          3. Bonjour,
            On trouve des constructeurs qui sont également architectes, tirent-ils aussi au maximum les prix vers le bas des artisans comme un constructeur ?
            Je vous vois à juste titre contre les constructeur CMI, quel est votre avis pour les architecteurs ? Eux font aussi des CMI.
            Outre le suivi qui doit être la même que la mission architecte ?

          4. Bonjour, les sociétés de construction qui sont dirigées par des architectes sont aussi des constructeurs. Elles doivent aussi “tirer” leurs prix de revient vers le bas, comme les autres CMI, pour lutter contre la concurrence, donc choisir des sous-traitants parmi les moins chers qu’on puisse trouver, faire leur marge en surfacturant les avenants, etc. ça ne change rien, il n’y a pas de miracle.
            J’ai été moi-même “architecte-bâtisseur” (la même société des architectes-constructeurs qui se sont appelés plus tard “architecteurs”), c’est pour ça que j’en connais bien les défauts et les dérives (j’ai vite arrêté) : quand un architecte dirige une société de construction, il est soumis aux mêmes contraintes que les autres CMI et il ne peut pas exercer son métier d’architecte : il ne peut plus défendre ses clients, puisqu’il doit gagner de l’argent, faire de la marge, au détriment du client, justement !
            Donc, ceux qui contractent avec une société de construction même gérée par un architecte, ne bénéficient pas des conseils désintéressés d’un architecte. D’ailleurs, en cas de problème, inutile se saisir l’Ordre des architectes : vous n’avez pas de contrat avec un architecte mais avec un CMI, l’Ordre n’interviendra pas.
            Cordialement,

          5. Bonsoir,
            Si l’architecte fait des missions architecte et constructeur et qu’il pousse son client à prendre le contrat CMI pour venter les garanties, ses entreprises, ne va t-il pas bâcler le travail si on le prend dans le cadre d’un contrat architecte avec les entreprises choisies par le client ?
            Cdt.

          6. Bonjour, si l’architecte ne veut pas travailler en tant qu’architecte mais en tant que constructeur, ne je vous conseille pas de le pousser à conclure un contrat d’architecte. D’ailleurs, acceptera t-il ? Pourquoi s’entêter ? Il y a 30000 architectes en France, si vous n’êtes pas dans un milieu rural isolé, il me semble mieux d’aller voir un architecte qui assume son vrai métier. Et qui ait lui aussi l’habitude de travailler avec des particuliers.
            Cordialement,

  51. Bonjour,
    J’envisage une construction MOB, avec fondations sur plots, plancher bas poutrelle/hourdis (pas plancher bois), pour rester le plus ‘bas’ possible sur le terrain et éviter de surelever la maison, ce qui est (je crois ?) nécessaire en plancher bois pour le préserver de l’humidité.
    L’idée est d’avoir des plots à peine au dessus du sol, les longrine au dessus, donc un dessus de dalle environ 25-30 cm au dessus du sol.
    Question, sur ce type de fondations, est-ce qu’on peut, ensuite, ramener la terre le long du bas des longrines, pour cacher le ‘vide’ entre plancher et sol, ou est-ce qu’il faut laisser ce vide pas esthétique du tout ?
    si on ramene de la terre, il faut sans doute, comme pour un vide sanitaire, prévoir une aeration, mais ça, pas de problème à priori.
    Merci de vos conseil.
    Cordialement

    1. Bonjour, oui c’est bien comme ça qu’il faut prévoir le plancher bas sur longrines. Les ventilations du vide sanitaire seront placées sur des cotés opposés (idéalement, inutile qu’elles soient de grandes dimensions, mais plutôt bien réparties, sur les 4 cotés). S’il y a un mur de refend (mur porteur intérieur), veillez à ce qu’il y ait des “jours” assez larges dans son soubassement pour laisser passer l’air.
      Vous pouvez librement remblayer la terre, sans toutefois vous approcher des façades en bois pour la hauteur du remblai (il faut laisser au moins 15 cm entre mur bois et niveau de la terre remblayé).
      Bon chantier, cordialement,

  52. Bonjour Mr Espagno
    Merci beaucoup pour votre réponse . La dalle sera portée et chaînée. Il y aura une planelle béton. pouvez vous s il vous plait me donner des précisions sur le chaînage sachant qu il s agit d une zone sismique. ?
    Merci. Cdlt
    Marie

    1. Les armatures d’une structure en zone sismique sont très “techniques”, je ne peux pas répondre ainsi. Le plus important : la qualité de réalisation des liaisons (beaucoup plus que les sections d’armatures). cdlmt

  53. Bonjour Mr Espagno
    Question concernant un vide sanitaire construit sur une hauteur de 80 cm avec des hourdis agglomérés bois (rectolight).
    Je me suis rendu compte après coup, suite à une visite du vide sanitaire, que l’ensemble du vide sanitaire à bien été construit avec hourdis rectolight sauf un endroit (environ 2.00 mètres sur 30 cm de large) où les maçons (sans doute en manque de hourdis) ont placé en guise de coffrage une planche de bois et un chevrons .
    Cette planche et ce chevron sont donc couverte de béton au dessus par la dalle de compression et le bois est visible dans le vide sanitaire bloqué entre 2 poutrelles.
    Le bois risque t il de pourrir, faut il le traiter…le vide sanitaire est ventilé naturellement.
    Merci pour votre retour
    Cordialement

    1. Bonjour, le bois servant d’entrevous (entre les poutrelles) n’a qu’une fonction de coffrage, donc qu’il pourrisse ou pas n’a pas d’importance une fois de plancher coulé.
      Par contre, le plancher hourdis n’a pas été conçu pour des entrevous plats, posés au dessus des poutrelles. Si le bois a été posé en partie des basse des poutrelles (par exemple reposant sur les ailettes des poutrelles, ça va. Sinon, s’il est en hauteur (laissant toute la poutrelle apparente dans le vide sanitaire) ça fragilise le plancher.
      Ceci dit, compte tenu de la toute petite surface, ça ne me semble pas être bien grave. Si un jour vous voyez des fissures apparaître dans le plancher au dessus (sur la carrelage, par exemple), il vaudra mieux faire une déclaration de sinistre. Mais il me semble qu’il est très peu probable que des fissures apparaissent.
      Cordialement,

      1. Bonjour
        Merci pour votre réponse Mr Espagno qui me rassure, en effet la planche à bien été posé sur “les ailes” des poutrelles.
        Ce bois m’inquiétait au niveau pourrissement, champignon… et surtout mérule, mais étant donné que la partie du bois visible se trouve en vide sanitaire, le seul éventuel contact humide peut être les évaporations de la terre.
        Je vais éventuellement le badigeonner (xylophène.. lasure hydrophobe..)
        Merci beaucoup pour votre retour
        Bien cordialement
        Thomas

        1. Bonjour et merci pour votre réponse précédente . Je choisis une dalle portée par les murs de soubassement mais le chaînage de la dalle n est pas détaillé dans le devis. Il y a une planelle. Mais quand j évoque des éventuels chapeaux et barres de liaison en L le maçon me dit qu ils ne sont pas nécessaires. Pouvez vous me donner votre avis . Merci cdlt
          Marie

          1. A vous lire, il ne doit pas s’agir d’une dalle portée, mais plutôt d’un plancher hourdis ?
            Dans un plancher hourdis, les chapeaux en rives et entre poutrelles sont INDISPENSABLES. Le maçon le sait très bien, mais il pense que vous n’y connaissez rien et donc qu’il peut vous raconter n’importe quoi !
            Ecrivez-lui dès aujourd’hui une lettre RAR (+ mél) où vous le mettez en demeure de faire le plancher correctement, que vous allez faire expertiser le plancher et que si l’expert trouve une malfaçon, une seule, le coût de l’expert sera pour lui. Vous verrez ça le fera bouger.
            Et prenez toutes les photos des travaux en cours que vous pourrez ! Vous verrez combien ça vous sera utile.
            Cordialement,

  54. Bonjour Mr Espagno
    Je vais faire construire une maison ossature bois de plein pied en zone sismique 4 avec plancher chauffant donc isolant sur dalle. L étude de sol préconise un dallage classique posé sur terre plein. Les entreprises me proposent une dalle désolidarisée ou une dalle solidaire des murs de soubassement . Que me conseillez ?
    Cordialement Marie

    1. Bonsoir, c’est la première fois que je lis qu’une étude de sol préconise un dallage sur terre-plein, car c’est le système de plancher bas le moins fiable techniquement…
      Un dallage sur terre-plein (ou terre-plain, les 2 orthographes sont admises, car elles ont toutes les deux un sens ici) doit toujours être désolidarisé des murs. Par contre, une dalle portée coffrée à même le sol sera évidemment solidaire des murs.
      Je vous conseille un plancher hourdis (donc surélevé) ou une dalle portée (posée au sol – mais à ne pas confondre avec un simple dallage, même si ça lui ressemble : ça n’a RIEN à voir).
      Cordialement,

      1. Bonsoir,
        Une étude de sol est-elle obligatoire ? Si oui, même en cas de sous sol complet où les fondations seront à coup sur en dessous d’un plein pied sur VS ? N’est-ce pas demandé pour les dommages ouvrages et par certains maçons ?
        Cordialement.

        1. Bonjour, l’étude de sol est obligatoire lors de la vente d’un terrain à bâtir dans certaines zones à risques. Je crois que cette étude de sol est une G1, c’est-à-dire qu’elle ne sert à peu près à rien pour le futur projet. Seule une étude G2 (et au-dessus) servira pour déterminer les fondations. Certaines Mairies exigent aussi des études de sol, ou du moins une attestation de la bonne prise en compte d’une étude de sol, par qui dépose une demande de permis de construire
          Il y a aussi des obligations contractuelles, en effet : certains lotissements et surtout les assureurs. Par exemple, mon assureur (MAF) m’impose une étude de sol avant tout projet neuf – il a bien raison !
          Je ne comprends pas ce que vous voulez dire à propos des sous-sols : le “bon sol”, c’est-à-dire la base à laquelle les fondations doivent être coulées, peut être assez fréquemment à bien plus que 2 ou 3m, bien plus profond qu’un sous-sol. Ce peut être 5m, 6m, 10m, etc. (il m’est arrivé de devoir fonder à 11 m, pour une maison individuelle).
          Cordialement,

  55. Bonsoir Mr Espagno,
    nous allons faire construire une maison MAIS nous n’avons pas le budget pour construire le garage et nous envisageons de le faire à moyen terme c.a.d 3-4 ans
    est-il possible de construire une dalle sur vide-sanitaire au moment de la construction et ensuite faire une élévation des murs + toit dans quelques années, ce qui constituerait le garage?
    faut-il impérativement prévoir des chainages verticaux pour rigidifier la dalle aux murs?
    ou existe-t’il une solution pour elever des murs à partir d’une dalle existante?
    cordialement
    bon week-end

    1. Bonjour,
      – il n’est pas indispensable de faire un vide-sanitaire sur un garage, sauf en cas de terrain en pente ou instable en surface (argiles gonflantes…).
      – il faut laisser des armatures en attentes pour les futurs chaînages verticaux. Ces armatures doivent être reliées, “ancrer” dans les armatures des fondations. On ne peut donc pas les placer après coulage des fondations.
      Cdlmt,

      1. bonjour monsieur,
        merci pour votre retour d’expertise.
        nous voulons un vide-sanitaire sous le garage pour :
        -assurer la continuité avec le reste de la maison (100% maison sur V.S)
        -compenser la légére pente
        -minimiser les risques en zone aléa argileux moyen
        nous étions réticent à laisser les armatures en attentes pendant quelques années car cela peut constituer un risque d’accident domestique.
        Serait-il possible que les “murs de soutenement peripheriques” présent sous la dalle dans lesquels sont placé les armatures soit “nu” c’est à dire que l’on ne coule pas de dalle à cet endroit? ce qui permettrait de positionner les armatures lors de l’elevation des murs?
        désolé pour cette question qui peut paraitre absurdre mais je suis néophyte en maconnerie..
        en résumé existe t’il une solution pour faire une extension sur une dalle existante?
        cdlt

        1. Bonsoir, le vide sanitaire est toujours une excellente chose, surtout sur un terrain en pente où il faut éviter les dallages.
          Pour les attentes des chaînages verticaux, je vous déconseille toute “solution” qui commencerait pas couper ou tordre les aciers en attente, notamment en laissant des aciers de chaînages horizontaux non recouverts de béton : un acier sans béton n’a plus de résistance.
          Ne pourriez-vous pas placer au-dessus des armatures en attente des bacs, des cache-pot ou tout ouvrage qui les habillerait ? Une hauteur de 50 cm (longueur des aciers en attentes) reste facile à habiller, je pense.
          Cordialement,

          1. bonsoir,
            est-il toujours possible de sceller des armatures après, c’est moins costaud, mais pour un garage, on peut bien faire une entorse ?
            cdlt

  56. Bonjour Monsieur,
    J’ai un projet de construction dans le 33 et suis allé voir 2 architectes différents afin d’étudier la proposition, prix de la prestation d’architecte et le feeling car c’est un projet d’un an et il vaut mieux que le courant passe.
    1 me dit qu’il ne peut pas me prendre 1 centime tant que je n’ai pas validé le projet, appel d’offre, conditions. Le 2ème, même pour faire un croquis de faisabilité capacitaire à la mairie me prend 80HT, X euros pour un plan, etc… Fonctionnement par honoraires.
    Qu’en pensez vous ?
    Cordialement.

    1. Bonjour, le métier d’architecte est de conseiller, piloter, “coacher” (comme on dirait aujourd’hui) ses clients pour qu’ils réussissent au mieux leur opération de construction. Comme un médecin le fait pour un malade, ou un avocat lors d’un contentieux, etc.
      Il se fait payer son travail, comme tout le monde, tout cela est normal.
      Donc je ne comprends pas ce que dit le 1° architecte ?! Cet “architecte” agit en fait comme un cmi qui vend des travaux à venir. Etes-vous sûr qu’il soit réellement architecte ? C’est peut-être une usurpation du titre, ce qui est fréquent. Par exemple, rares sont les “architectes d’intérieur” qui sont réellement architecte. Pour le savoir vous pouvez vérifier sur le site de l’Ordre des architectes :
      https://annuaire.architectes.org/?region_slug=national
      Le second est la réponse fréquente et normale des architectes.
      Bien cordialement,

      1. Bonjour Monsieur,
        Merci pour votre retour.
        L’architecte est bien inscrit à l’ordre depuis 2001. Réputé de nom sur Bordeaux. Très très bien noté sur les avis internet.
        En effet, il a 2 métiers. Celui d’architecte traditionnel comme vous mais aussi celui d’architecte où il y a possibilité de faire un contrat MO à un prix garanti, DO comprise, un peu comme un principe de CMI sans être réellement un CMI.
        N’est-ce pas l’avantage du fameux CMI dont tout le monde parle et les talents et savoir de l’architecte ?
        Quelque soit l’option choisie, car on ne la choisi qu’à la fin de l’élaboration du projet, il m’indique qu’il ne peut rien facturer avant.
        N’est-ce pas piégeux ?
        Cordialement.

        1. Ah, dans ce cas, il doit s’agir d’une société CMI dont le gérant est architecte, du type “architecteur” ou similaire. J’ai moi-même été dans ce cas au milieu des années 1980 (quand j’étais tout jeune…), j’ai vite abandonné, au bout de 3 ans, car j’ai constaté combien ce métier n’a rien à voir avec celui d’architecte : le CMI doit faire sa marge en prenant le plus d’argent possible sur le client (ce n’est pas un jugement moral, c’est tout simplement le principe, la règle du jeu). Il faut oublier le principe de l’architecte qui est de prendre en charge les intérêts du client, si l’on veut penser à ses intérêts de CMI car ils sont opposés.
          Quand vous signez avec ce genre de société, vous signez avec un CMI, pas avec un architecte. Par exemple, s’il y avait un litige, vous ne pourrez pas saisir l’Ordre des architectes. Et vous avez tous les défauts du ccmi, évidemment.
          Ce qui est inacceptable, c’est que de telles société laissent croire que le client signe avec un architecte, ce qui n’est évidemment pas le cas. Votre mél montre à quel point il y a confusion des genres. Vous croyez que vous cumulez les avantages, alors qu’il n’en est rien : vous signez avec un CMI. C’est REELLEMENT un ccmi. Les retours sur internet des clients des architecteurs ne sont pas meilleurs que ceux des autres cmi, j’ai l’impression qu’on y trouve autant de contentieux.
          Et un cmi n’a pas le droit d’encaisser une somme tant que le ccmi n’est pas signé. D’où son information en ce sens. Avec le n°1 vous signez avec un CMI (même si le gérant est architecte), et avec le n°2 vous signez avec un architecte. Ne croyez pas que architecte = cmi !
          Cdlmt

          1. Monsieur,
            Oui, c’est ça, architecteur.
            Si je choisis les entreprises avec les devis à l’appui + DO dont j’aurais le prix, je vais voir si l’architecteur prend énormément de commission ?
            Pour quelles raison l’architecte qui fera en quelque sorte le même travail prendra plus dans le cadre d’un CMI ou assimilé et ne défendrait pas mes intérêts ? Si tel est le cas, les clients vont s’en apercevoir ?
            Cordialement.

          2. Bonsoir, dans le cadre d’un CCMI, vous ne pouvez pas choisir les entreprises, ce sera le CMI qui le fera. Tout CMI applique une marge brute de l’ordre de 30% au coût des travaux des artisans. S’il approche de 25%, le Garant ne le suivra plus. D’un autre coté, les marges sont souvent de 35%. Deux CMI m’ont avoué appliquer des marges de 40%.
            Et si le CMI vous montrait des devis d’artisans, qui vous prouverait que les chiffres annoncés seraient réels ? La méthode des CMI est de faire eux-mêmes des devis et les imposer à des sous-traitants qui dépendent de lui.
            Pourquoi un CMI prend plus de marge que la simple rémunération d’un architecte ?
            Parce qu’il a des frais plus lourds :
            – Coût d’une entreprise de construction – en fait, un CMI vend les travaux, il est donc une entreprise générale “tout corps d’état” – une telle entreprise a une structure plus lourde, ne serait-ce que parce que son chiffre d’affaire est artificiellement bien plus gros en vendant les travaux lui-même (même si le coût des travaux ne font que passer par son compte en banque).
            – Il applique aussi les multiples assurances et garanties (qui n’apportent RIEN de plus au client, car avec un architecte, MEME SANS D-O, le client bénéficie des garanties de Parfait Achèvement, de Bon Fonctionnement, et Décennale, bien entendu, et de la responsabilité Civile envers les Tiers).
            – Il doit aussi faire l’avance des plans et des chiffrages, pour signer en moyenne 1 contrat sur 5 (statistiques nationales que j’ai lues), il doit donc facturer 5 fois cette prestation à qui signe un contrat, pour équilibrer.
            – Il doit payer des actions commerciales, souvent payer un vendeur (qui touche en général 5% du montant du contrat ! en fait, l’acompte des 5% du contrat).
            – Il doit aussi appliquer sur les autres clients, les impayés, les procès perdus, etc. car tout est régi par un seul compte en banque : le sien (alors que les opérations avec un architecte sont totalement étanches entre elles)

            Pourquoi un CMI ne peut pas défendre les intérêts du client ? (que le gérant soit architecte ou pas ne change rien à l’affaire).
            Parce que le CMI fait sa marge en vendant le plus cher possible ce qui lui revient le moins cher possible à acheter. C’est le principe du “commerce”. Pour un produit industriel qui existe déjà quand le client achète, c’est admissible : le produit industriel peut être testé, vérifié avant achat, essayé, et le client n’achète que s’il lui convient bien. Et si par extraordinaire, le produit était défectueux, il serait tout simplement échangé. Avec un bâtiments, c’est IMPOSSIBLE : le client s’engage AVANT toute réalisation, il ne peut plus renoncer quand la maison se construit. Le prototype est UNIQUE, et en cas de défaut, il ne peut pas être échangé. Je prends un exemple qui illustrera ce problème : imaginez que vous achetiez une voiture de luxe faite à la main par un artisan tout seul, dans son garage. Coût : 100000€. Et qu’il faille payer d’avance. Je suis sûr que vous prendriez un expert en mécanique et carrosserie, pour vérifier tous les jours si ce que fait l’artisan est correct, car l’enjeu est trop important et le risque est grand. c’est évidemment exactement la même chose que faire construire.
            A la seconde où le CCMI est signé, vous vous dites “Maintenant, j’en veux le mieux possible pour mon investissement”. Et le CMI s dit “Maintenant, je dois tirer sur tout, sur les matériaux, leur qualité et leur quantité, et surtout sur les artisans, c’est-à-dire trouver des sous-traitants les moins chers des moins chers possible, pour économiser sur tout et acheter le moins cher possible ce que je vais vendre pour le prix convenu. Et si en plus, je peux gagner un peu plus pendant les travaux (Avenants), tant mieux”. Or les moins chers des moins chers qu’on peut trouver, ce ne sont pas les meilleurs, vous vous en doutez…
            On voit bien que les intérêts financiers de l’un et de l’autre (client et CMI) sont OPPOSES
            Or, vous le savez, c’est le CMI qui a toutes les cartes en mains : vous lui aurez délégué tous les choix : techniques, sous-traitants, chantier, etc.
            C’est pour ça qu’on a inventé le métier d’architecte, depuis toujours : un guide, un expert INDEPENDANT des artisans, pour faire faire la meilleure opération (technique, financière, etc.) à son client, sans être pollué par l’intérêt de vendre des travaux.
            Cordialement,

          3. Bonjour Monsieur,
            Merci pour toutes ces précisions.
            J’avais lu sur un forum qu’il était possible de choisir les entreprises, les faire passer sous CMI et donc en théorie d’avoir tous les devis de chacune d’entre-elles.
            Vous pensez qu’un architecteur m’imposera ses entreprises ? Utilisera t-il les entreprises qu’il conseillerait dans le cadre d’une mission architecte ? C’est à dire des bonnes puisque l’intérêt est qu’il travaille avec de bonnes entreprises pour que tout le monde soit satisfait.
            Vous parlez de garant, de qui et quoi s’agit-il ? Une sorte d’assurance ?
            Si je comprends, pour un projet à 200000, avec un CMI on aurait 140000 de travaux + 60000 de CMI et avec un architecte 170000 et 30000 de frais d’architecte ?
            Je me demande pourquoi tant de clients choisissent des CMI, alors que tout le monde regarde son portefeuille.

          4. Bonjour,
            – la loi dit que le CMI doit soumettre à l’agrément du client les sous-traitants qu’il envisage de prendre, ainsi que leurs conditions de paiement. Les CMI ne font JAMAIS ça (je n’ai jamais rencontré le cas), car alors il serait facile au client de calculer la marge brute du CMI… UN architecteur, comme tous les CMI, fera la même chose. Vous pouvez lui demander de choisir vous-même ses sous-traitants, vous verrez bien sa réponse.
            – un CMI aimerait bien travailler avec de bonne entreprises, évidemment. Mais en fait il donnera la priorité au prix le plus bas, souvent au détriment de la qualité (on s’en doute).
            – le Garant n’est pas un assureur. Le Garant est celui qui délivre aux clients des CMI une garantie de livraison à prix et délais convenus. Cette garantie tombe (n’existe plus) le jour de la réception.
            – Pour un contrat de 200 000€ avec la marge courante de 35%, le coût des travaux (coût sous-traitants, fourniture et pose, “tout compris”) sera de 148 000€ et la marge du CMI sera de 52 000€ (soit 148 000 x 35%).
            Avec un CCMI à une marge de 30%, le coût des travaux sera de 154 000 € et la marge du CMI sera de 46 000 €
            Pour un architecte, avec une rémunération de 14%, on aura : coût des travaux = 175 500 € et architecte = 24 500 €
            ou bien, pour des travaux de 148 000 € (même montant travaux que CMI à 30%), avec un architecte on aura = 148 000 € + 20 700 € = 168 700 €
            Donc avec un architecte, soit on est nettement moins cher, soit on a des artisans bien mieux payés, donc meilleurs. Souvent, en pratique, c’est un “mixt” des deux. A projet équivalent, j’arrive moins cher qu’un CMI (normal, je pars avec 20% d’avance !), de l’ordre de 5 à 10% au final, parce que je travaille avec de bien meilleurs artisans (qui refuseraient un chantier CMI sous payé).
            Moi aussi, je me demande pourquoi tant de clients choisissent des CMI, alors que tout le monde regarde son portefeuille. Il ne s’agit pas vraiment de chercher toujours le moins cher, il s’agit pour le client d’en avoir le mieux possible (plus grand ou mieux fait ou autre chose…) pour son budget.
            Vous savez, les professionnels de la construction (les HLM, les promoteurs immobiliers…) prennent toujours des architectes quand ils font des séries de maisons, JAMAIS des CMI, car ils savent bien où est leur intérêt.
            cordialement,

  57. Bonjour
    J’envisage de faire construire une maison bois avec un CMI. Celui-ci fabrique le bloc en usine et le livre en convoi exceptionnel. Je ne connais pas trop le bois et suis assez craintif… Ma question est la suivante, la dalle de la maison est en bois avec des poutres en >I espacées de 40 cms (entraxe à entraxe) et isolées. Le fond du coffre est en osb de 9 et le plancher intérieur en OSB de 18. Ce type de dalle aura t’elle une bonne durabilité dans le temps, par rapport à l’humidité, les champignons, les insectes etc????
    Cette dalle est posée et fixée sur des plots qui pourront atteindre plus d’un mètre chez moi car le terrain est en pente.
    merci de votre retour.

    1. Bonjour, si je voulais faire le tour de tout ce qu’il faut prévoir et vérifier dans une construction en ossature bois, une heure ne suffirait pas… . J’aime beaucoup le bois, j’en ai pris le goût en travaillant 12 ans dans les Pyrénées.
      Votre maison va être surélevée de 1 m environ, avec des fondations par plots. Y a-t-il un mur de soubassement périphérique qui ferme le vide sanitaire ? Sinon, comment le cmi a-t-il prévu de préserver “hors gel” les alimentations en eau et les évacuations des eaux usées ?
      Cordialement,

      1. Bonjour et merci pour ce rapide retour, pas de mur de refend pour fermer le l’avide sanitaire, je fermerai avec du viril pour retenir la terre d un côté et sinon je fermerai avec des canisses pour garder le maximum d aération sous le plancher, le tout accompagné de barrières anti rongeurs. Pour les tuyaux je suis en Bretagne et cela ne semble pas leur poser de problème, au pire je peux les isoler. Ma problématique vient plus du devenir de l ose sous le plancher et son usure dans le temps…. merci beaucoup

      1. Bonjour Thomas, merci de votre retour
        je n’ai pas fait appel à un architecte car la maison telle qu’elle est proposée me convient dans son ensemble, elle est construite en usine et les 4 blocs déjà montés arrivent par camion sur le terrain, un gain de temps indéniable.
        Je pense, mais je me trompe certainement que le devis avec un architecte sera plus élevé. MOn budget est serré . N’hésitez pas car je suis ouvert à la discussion
        Pour infos 100m2 habitable avec un garage de 15 m2 pour un budget de 141000€ j’ai l’équivalent en traditionnel avec 87m2 habitable et tjs le garage.

        1. Bonjour, en fait (Renaud et Thomas), quand on choisit entre un constructeur ou un architecte, ce n’est pas le plan en lui-même qui devrait être en jeu, mais un comparatif avantages/inconvénients. Or les clients qui n’ont jamais fait construire n’ont pas les clés pour apprécier quels sont ces avantages/inconvénients dans les 2 cas.
          Quant au prix, un constructeur appliquant une marge moyenne de 30 % (parfois bien plus…) sur les travaux, et un architecte ayant une rémunération de 12 à 15% (soit 2 fois moins cher, quand même), l’architecte sera évidemment moins cher, à projets et réalisations équivalents bien entendu.
          Dire qu’avec un architecte ce serait plus cher ne repose sur rien de réel, c’est un cliché largement répandu par les constructeurs pour déconsidérer leur concurrence. J’ai fait plusieurs fois des séries de maison pour les HLM, ils n’ont jamais envisagé de consulter des constructeurs, évidemment ! Et la construction en ossature bois est en fait légèrement plus cher que le traditionnel, donc vous auriez eu au moins l’équivalent en traditionnel (ceci dit, c’est bien l’ossature bois, moi-même j’aime beaucoup).
          Bon chantier, cordialement,

          1. Bonjour Renaud,
            Concernant votre question posée à l’architecte, qu’en dit votre CMI ou plutôt le maçon du CMI si vous le connaissez ?
            Le CMI va au moins cher pour garder sa marge et l’enveloppe du client. L’architecte ou MO prennent X% sur les devis et c’est transparent.
            Lest entreprises qui vont travailler sur votre projet, vous savez qui elles sont ?
            Une question par exemple : les alimentations d’eau sont-elles en PER ou multicouches ?

          2. Bonsoir Renaud,
            Avez vous tous les devis des artisans qui travaillent sur votre chantier pour connaître exactement ce que vous allez avoir, qui travaille, marge du CMI ?
            Cordialement.

          3. Bonjour, mais ma question s’oriente plus sur l’avantage et inconvénients d’une dalle bois? ce qu’il ne faut surtout pas rater, ce qui est impératif et dans ce cas la durée de vie d’une telle dalle. Car elle sera la base de la maison. Dans mon cas l’intégralité de la maison sera faite en usine et livrée par camion comme des containers, la jonction des blocs au sol semblant se faire avec la présence d’une mousse expansive entre les blocs (pour certainement couper le lien avec l’extérieur) Merci de votre retour et de votre disponibilité

          4. Bonjour, à mon avis, la durabilité d’un plancher dépendra beaucoup plus de la qualité de la mise en oeuvre, de la réalisation, que de la technique employée. J’ai fait une maison bois avec plancher bas en bois, tout a l’air d’aller bien. Mais ça créé des problèmes d’isolation des réseaux reliant le bâtiment : isolation thermique à long terme, protection des rongeurs, etc.
            Cdlmt

        2. Bonjour,
          J’ai pour projet une MOB en L dont une partie R fait 65m2 et l’autre en R+1 qui fait 75m2. J’aimerais réaliser un sous sol avec plancher maçonnésous la partie a étage, et une dalle sur terre plein sur l’autre partie. Le sol est constitué de sablons a partir de 1m environ. Pensez vous que cela constitue un risque? Que verriez vous comme précautions a prendre pour éviter les tassements differentiels entre les 2 parties?
          Merci!

          1. Bonjour, un dallage béton est le plancher qu’il faut choisir pour un sous-sol. Un même dallage béton sur terre-plein est plus risqué en surface, en RdC, pour des problème de stabilité (tassements, notamment dus aux retraits-gonflements du sol).
            Précaution à prendre : ne vous préoccupez pas d’un tassement différentiels de 2 planchers en dallage à 2 niveaux différents, ils n’interfèrent pas l’un sur l’autre. Par contre, pour le dallage en surface (RdC), prévoyez plutôt un plancher hourdis sur fondations au bon sol et soubassement en maçonnerie étanche. C’est comme ça que vous éviterez les problèmes futurs.
            Cordialement,

  58. Bonjour, nous avons un projet de maison avec un préau accolé . C’est à dire que le toit de la maison se prolonge au dessus d’une dalle en béton sur 6 m( béton désactivé) avec une largeur de 10 m et repose sur des poteaux et des jambes de force sur le pignon. La maison ( en béton cellulaire monomur de 36.5) sera construite sur vide sanitaire avec soubassement en blocs à bancher. Les fondations à 1m20 dans le respect des normes de construction sur sol argileux.
    La dalle du préau et la terrasse au sud (non couverte 20 m2) seront construites sans vide sanitaire . Est-ce que la jonction entre les 2 structures doit comporter un joint de rupture ou dilatation ( donc désolidarisées) car ce ne sont pas les mêmes contraintes. Je précise que le terrain est classé argileux aléa moyen . Comme il y a un toit commun au préau et à la maison les mouvements différenciés des 2 structures pourraient-elles être source de dommages ? Ce qui me gêne ce sont les 2 structures dissemblables ( la maison avec vide sanitaire, le préau et la terrasse sans . Je peux vous fournir les plans et détails constructifs ( je travaille avec un maître d’œuvre) pour un entretien privé ( que je vous rémunèrerai) plus poussé et avoir votre avis. Merci.

    1. Bonsoir,
      – les fondations enterrées n’ont pas besoin d’être dissociées,
      – les planchers bas doivent être dissociés (joint de dilatation),
      – la toiture en dalle béton : a priori non, mais pas sûr. Il faut faire une étude béton, avec le résultat de l’étude de sol et les plans.
      Cdlmt,

  59. Bonjour Monsieur,
    J’aimerais vous contacter vous pour poser plusieurs questions sur un projet de construction dans le 66. Pourriez vous me communiquer le tarif horaire d’entretien téléphonique ?
    Cdt.

  60. Bonjour,
    Nous projetons une construction par architecte.
    300m² habitable, projet à 700-800KE.
    L’architecte a des honoraires à 12%HT, pas plus qu’un constructeur qui est à 9% et 3% de rétrocession par les artisans ce qui est interdit pour les architectes…
    Dans notre budget, il y a une plu value sur le carrelage, salle de bain, terrasses accessible avec revêtement, gardes corps tout verre les plus chers, toiture, etc… En effet, des meubles à 2000 euros pièces, du carrelage à 70 euros le m², garde corps à 15000 euros, toiture en cuivre, etc…
    Je ne trouve pas logique que l’architecte ou MO soient rémunérés sur la plu value qui ne lui demande pas de charge de travail supplémentaire.
    Comment est-il possible de négocier ce genre de chose, à savoir la plu value comme le cuivre sur un toit qui est 2 fois plus cher que le zinc ? Est-il possible de retirer du contrat MO certains lots ?
    Je suis à ma 2ème construction, très très investi, pour certains lots décoratifs comme la peinture, pas besoin d’architecte.
    Merci pour votre aide.

    1. Bjr, je ne vais plus pouvoir répondre à toutes les questions de façon détaillée, il y en a trop. Je réponds donc de façon plus générale. Ceux qui veulent des réponses plus détaillées peuvent me contacter directement, nous conviendrons d’une rémunération (de l’ordre de 20 à 100€ par réponse).
      Un CMI ne marge pas à 9% (ce sont des contes pour enfants s’il raconte ça…), mais à 30% en moyenne, souvent plus.
      L’architecte est rémunéré suivant une règle de calcul qui lui est propre, c’est une “règle du jeu” qui évite à avoir à renégocier sa rémunération chaque fois qu’on ajoute une prise de courant ou 1m² de faïence…
      Cdlmt

  61. Bonjour,
    Un sous-sol qui parait n’être qu’un vide sanitaire très haut avec une dalle béton au sol et reste rapide à faire en comparant avec un vide sanitaire coûte très très cher, plu value de 30% par rapport à la maçonnerie totale. Quelle est la raison exacte ?
    Cordialement.

    1. Bjr, je ne vais plus pouvoir répondre à toutes les questions de façon détaillée, il y en a trop. Je réponds donc de façon plus générale. Ceux qui veulent des réponses plus détaillées peuvent me contacter directement, nous conviendrons d’une rémunération (de l’ordre de 20 à 100€ par réponse).
      Pour justifier le surcoût d’un vide sanitaire / un sous-sol, il faut compter toutes les quantités de matériaux à mettre en oeuvre en plus.
      cdlmt,

    1. Bonjour, on ne peut pas répondre ainsi, produire un bâtiment n’a rien à voir avec fabriquer un produit industriel ; le bâtiment c’est toujours du cas par cas. En général, je préfère les planchers portés (donc sur vide sanitaire), mais seule une connaissance du contexte avec visite sur place pourra dire ce qui est le mieux. cldmt,

  62. Bonsoir M; ESPAGNO,
    Nous avons acheté une maison à ossature métallique en 2009 de type maison phenix. Le garage est construit de façon traditionnel c’est à dire avec des parpaings. Nous envisageons d’ aménager le garage et et nous souhaitons réaliser une surélévation au dessus du garage afin de gagner en surface habitable. Sauf qu’ il n’y a pas de vide sanitaire dans le garage. Il y a une chappe de 10 cm. Doit-on obligatoirement réaliser un vide sanitaire? Faut-il revoir les fondations du garage pour une surélévation? A noter que notre garage est mitoyen à celui de notre voisin.
    Au plaisir de vous lire.
    cordialement

    1. Bonjour, non pour une construction existante, c’est en général trop tard pour changer le plancher bas (dallage transformé en plancher porté avec vide sanitaire dessous). De toute façon, le sol a dû se tasser maintenant, vous ne devez guère risquer de nouvelles fissures ? Si l’aspect de votre dallage est bon, vous pouvez le garder tel quel.
      Fondations : il faut une étude pour vérifier leur portance (profondeur, par rapport à l’étude de sol) et pour la structure en général (murs), surtout avec une maison de constructeur car ils ne sont à peu près jamais large sur les fondations (c’est un préjugé en effet 🙂 , mais qui résulte de 40 années de constat de façon de faire des uns et des autres). Y a-t-il des fissures autre qu’horizontales dans la maison ? Si oui, ça montre déjà un défaut de fondations, sinon c’est bon signe.
      Je vous engage à faire une surélévation en ossature bois, en charpente, 8 fois plus légère que la maçonnerie.
      Cdlmt,

  63. Bonjour,
    Bonne année 2021.
    Lorsqu’on fait une maison sur VS, on voit souvent les fondation dans des rigoles qu’on rempli de béton. Là, j’ai vu une maison ou ils ont fait un trou et du coup les fondations sont coffrées. Quelle est la différence avec les rigoles ? Pourquoi cette méthode ?
    Cordialement.

    1. Bonjour, les fondations en rigole sont peu profondes (la profondeur est déterminée par l’étude de sol). Sinon, au-delà de 1,50 m environ, on utilise des plots de fondations. Ou, plus profond encore, des micro-pieux ou des pieux, moins gourmands en béton.
      cdlmt,

      1. Bonjour,
        Il ne s’agit pas de plot de fondation mais c’est toute les rigoles qui sont coffrées.
        Un sous-sol est-il fait en terre plein, plot, vide-sanitaire ?

        1. Bonjour, a priori je ne vois pas pourquoi les rigoles sont coffrées, car une tranchée bien faite sert de coffrage, tout simplement.
          Un sous-sol est très rarement fait par un plancher porté (donc avec vide sanitaire), car en profondeur le sol est plus stable (c’est pour ça qu’on creuse des fondations, par exemple, sinon on poserait les maisons sur le terrain). Et les sous-sol sont rarement carrelés (une petite fissure d’une dalle en béton, dans une cave, est admissible. Mais pas un carrelage fissuré).
          S’il n’y a pas de vide sanitaire, ce n’est donc pas un plancher porté, il s’agit donc d’un plancher sur terre plein, un dallage béton sur hérisson.
          Que les fondations soient sur plots ou sur semelles filantes n’a rien à voir avec la nature du plancher, ça ne dépend que de la portance du terrain.
          cdlmt,

  64. Bonjour,
    Nous avons acheté une maison ancienne avec une différence de niveau salon/cuisine de 50cm.
    La maison a été reliée à une salle devenue une chambre coté jardin avec une différence de niveau de de 80 cm avec le salon.
    Nous voulons faire de travaux et nous envisagions éliminer ces différences de niveaux entre le salon, la cuisine et cette grande pièce coté jardin. Nous voulons rattraper la différence de niveau sol et augmenter les hauteurs des murs.
    Nous souhaitons savoir quelle solution prendre pour rattraper les niveaux(béton ou Plancher en bois?)?
    Le prix est-il trop important pour ce type de travaux?

    1. Bonjour, votre question est typiquement celle à poser à un architecte, avec une visite sur place. Je n’ai pas vu la maison, évidemment, je ne peux donc donner que des idées générales qui ne sont donc peut-être pas les meilleures. Je suggère de regarder les pistes suivantes :
      – Plancher BETON: plutôt un plancher en bacs aciers et dalle béton armé, car le hourdis est très mal commode dans ce genre d’ouvrage en existant, à cause des difficultés pour réaliser les chaînages horizontaux et verticaux
      – Plancher BOIS : très bonne solution, si pas en zone termites (telle qu’à Toulouse). Bois classe 3 minimum (le mieux serait classe 4). Avantage : peut être facilement isolé.
      Prix : dépend entièrement de la solution retenue et des artisans locaux. Là aussi un architecte vous dira le juste prix dans votre région.
      cdlmt,

  65. Bonjour,
    Dans le cadre de la construction d’une maison individuelle pour la mise en location avec ou sans Pinel, el faut répondre aux normes PMR.
    Il y a des organismes qui contrôlent comme l’Apave ou Dekra.
    Que se passe t-il si on se passe du contrôle ? Faut-il fournir l’attestation à des organismes comme les impôts ou autres ?
    Cordialement.

    1. Bjr, l’attestation de conformité aux normes d’accessibilité doit être jointe à l’attestation de conformité au PC obtenu.
      Celui qui atteste doit être un professionnel compétent en la matière : architecte (qui ne sera pas celui de l’opération), bureau de contrôle, bureau d’études spécialisé.
      Je présume que l’absence de conformité bloque le dossier “Pinel”.
      cdlmt,

      1. Le dossier Pinel n’existe pas à proprement parlé. C’est fiscal. Par contre, tout logement mis à la location doit être aux normes PMR, Pinel ou pas Pinel.
        Le certificat de conformité doit être joint avec la déclaration d’achèvement de travaux.
        Que se passe t-il si on ne fait pas le test de conformité et qu’on ne joint pas le certificat PMR ?
        S’il s’agit d’une résidence pour soi, pas besoin d’être aux normes PMR.

  66. Bonjour,
    Dans le cadre d’une construction d’une maison pour la loi Pinel, il faut qu’elle soit aux normes PMR. Si la maison ne répond pas aux normes, qui en est responsable ?
    Qui contrôle que c’est bien PMR ? Pinel saute t-il si la maison n’est pas aux normes PMR ?

    1. Bonjour,
      – qui est responsable ? Le maître d’ouvrage, c’est-à-dire le propriétaire, celui qui met la maison en location. Il pourra se retourner contre son architecte, pour défaut de son devoir de conseil.
      – qui contrôle ? Un professionnel reconnu compétent (par exemple assuré pour de telles prestations), non lié au maître d’ouvrage par un lien de dépendance (par expl. ce ne peut pas être son salarié). Par exemple, un Bureau de Contrôle ou, évidemment, un architecte. Une telle attestation est obligatoire après obtention d’un permis de construire. Mais la norme peut ne pas être suivie si l’on garde le logement pour son usage personnel.
      – octroi de la subvention si non conforme ? En effet, pas de respect de la norme PMR = pas de subvention.
      Cdlmt

  67. Bonjour,
    Quel est le rôle du béton de propreté dans les fondations ? Obligatoire ? Ca se fait en 2 fois du coup les fondations ? Faut-il mettre un polyane, si oui, utilité ?
    J’ai vu sur un forum où ça parlait de fondation faite en 2 fois et que le risque c’est que la 2ème partie, le sol se décomprime et qu’il faut curer le fonds, etc…
    Cordialement.

    1. Bonjour, je crois qu’on avait déjà parlé de ce point. Le béton de propreté ne sert qu’à protéger le fond de la tranchée avant coulage de la fondation. Il permet aussi de faire plus facilement un travail soigné. Techniquement, si la fondation elle-même est bien faite, il n’est pas indispensable, surtout dans la cas de bâtiments peu lourds comme le sont les MI.
      Le polyane ne sert à rien ici.
      Quand on réalise la tranchée ou les trous pour des pieux, il faut couler le béton tout de suite après. Il ne faut surtout pas qu’il pleuve avant coulage, car le fond de la tranchée va gonfler sous l’humidité, puis en se desséchant au fil du temps, le sol sera moins porteur. Des fissures risquent donc d’apparaître, des mois voire quelques années après…
      cdlmt,

  68. Bonjour, Jean-François Espagno,
    Nous devons refaire le plancher de notre maison. Les lattes de parquet cèdent et les solives dans le vide sanitaire ont commencé à pourrir. Nous hésitons entre une conception à l’identique ou la pose d’un hérisson + dalle. La particularité de notre maison est qu’elle a été constuite sur une pente (une chambre du premier étage, à l’arrière, est en rez-de- jardin) et qu’elle se trouve dans une espèce de coffrage pour les murs arriere et latéral (elle est jumelée avec une maison de même époque très bien entretenue et qui est aussi sur vide-sanitaire et solives). Nous craignons qu’avec une dalle, l’humidité ne finisse par remonter par les murs par exemple. Notre maison doit avoir 200 ans. Quel est votre avis ? Avec tous mes remerciements anticipés,
    I. Jourdan

    1. Bonjour, 200 ans est un bel âge pour une maison ! Elle est née sous Napoléon 1° ou Louis 18…
      Il faudrait voir sur place pour déterminer la meilleure solution à adopter pour un nouveau plancher. A priori, j’écarterais tout dallage sur un terrain en pente, trop dangereux pour l’humidité, en effet. Vous pourriez faire un plancher en solives bois (classe 4) et panneaux de bois spéciaux pour plancher, avec par dessus isolant et chape. C’est la solution qui me paraît être (a priori, donc) la meilleure est la plus simple, un plancher hourdis étant probablement impossible car vous ne pourrez pas faire de chaînage, trop acrobatique.
      Et surtout, ventilez bien le vide sanitaire, si ce n’est pas déjà le cas !
      Une visite d’architecte serait bienvenue pour un conseil pertinent sur le choix technique, et aussi une information sur un bon artisan de la région au meilleur rapport qualité-prix, etc.
      Cordialement,

  69. Bonjour,
    Quel est environ le tarif d’une étude béton pour une maison individuelle ? Le prix dépend t-il de la forme de la maison, si plusieurs niveaux, etc…
    L’étude béton indique t-elle tous les type de ferraillages de la maison, de la semelle au chainage etc…
    Le type et grosseur, dans les angles si équerres ou grosse épingles, etc…
    Cordialement.

  70. Bonjour,
    Notre constructeur a passé les gaines eau chaude et froide dans la dalle de compression (dalle sur hourdis). le norme DTU interdit actuellement le passage lorsque l’épaisseur de la dalle est inférieure à 5 cm et en plus les tuyaux dépassent pour certains de la dalle. Afin de réparer son erreur il me propose d’enlever les tuyaux en troçonnant dans la dalle et de reboucher avec des produits actuels. est ce que de procédé ne va pas fragiliser la dalle ?

    1. Bonjour. Quelle bêtise !!! Ca n’augure pas bien de la suite des travaux, s’il est capable de faire ça, ça montre une incompétence grave.
      Non, le mieux est qu’il laisse tout en état, inutile de fragiliser encore plus cette pauvre dalle de compression, et qu’il recoule par dessus, avant de monter les murs, une nouvelle dalle de 12 cm d’épaisseur, bien armée : treillis soudé bien placé, avec recouvrement minimal de 2 mailles en tout point de jonction, jonctions avec les attentes des raidisseurs verticaux, etc. = faites passer un architecte ou un ingénieur béton juste avant coulage, puisque le constructeur est manifestement incompétent en béton armé. Vous retiendrez la rémunération de l’architecte sur le CMI bien évidemment, avec une convention écrite (avenant).
      Cordialement,

      1. Bonjour Guilbert,
        Pourriez vous nous faire un retour sur l’aspect prise en charge par le CMI de la mission architecte ou ingénieur béton pour rattraper l’erreur ? La réaction m’intéresse.
        Le CMI va t-il déjà accepter la venue d’une personne extérieure ?
        Merci pour votre retour.

  71. Bonjour,
    Y a t-il un avantage à utiliser le béton fibré pour les semelles, plancher, poteaux, raidisseurs verticaux, chainage ? En plus du ferraillage habituel ?
    Le béton fibré est-il beaucoup plus cher ?
    Il existe du béton très haute performance composé de fumée de silice et superplastifiant avec l’avantage de ne laisser aucune bulle d’air car plus fin que le ciment. Et le béton est 3 fois plus résistant que le normal car composé de moins d’eau.
    Est-ce que ça s’utilise pour la construction pour les particuliers ?
    Cordialement.

    1. Bonjour,
      – Utiliser le béton fibré pour les dallages, oui, car il est à peu près impossible de placer le treillis soudé aux 2/3 supérieur de l’épaisseur du dallage quand on coule. Le béton fibré résout facilement le problème. En outre, les dallages se fissurent facilement, ce que combat très bien le béton fibré. Pour les autres usages, c’est beaucoup moins utile : de toute façon il faut des armatures acier dans les poteaux, poutres, etc. et on sait les placer et les ligaturer au bon emplacement, donc le béton fibré et superflu, me semble-t-il.
      – Je ne sais plus exactement la différence de prix, mais le béton fibré coûte environ le même prix que “béton + armatures”. Donc on peut l’utiliser largement pour les dallages.
      – Il existe beaucoup de béton différents, beaucoup d’adjuvants, etc. Je ne m’y intéresse plus guère, car ça ne se justifie que pour les ouvrages d’exception (auquel cas, j’en parle avec les B.E.T. structure, plus au courant que moi), pas pour les bâtiment plus courants. Mais ces progrès sont très intéressants, ils permettent vraiment de faire évoluer l’architecture. Je pense par exemple aux “dentelles de béton” de l’architecte Rudy Ricciotti qui fait des choses remarquables et dont tout le monde du “bâtiment” profite par la suite. Ce sont ces recherches et expérimentations de pointe qui font progresser toute la technique du “bâtiment”. Cdlmt,

  72. Bonjour merci de votre retour très sympa. Donc si je couvre au dessus ( zenguerie) et je ferme en façade devant et derrière cela ne posera pas de soucis pour mon mur? Que j ai pas le mur de mon garage qui soit humide car mon garage sera isolé. Cordialement

    1. Oui, tout simplement. Il n’y aura pas d’humidité, car cette lame d’air sera à l’abri de la pluie. Mieux vaut quand même ne pas la fermer par scellement, il vaut mieux qu’un peu d’air circule, ce sera plus sain, ça empêchera que ça moisisse à l’intérieur (par exemple, vous laissez des petits trous dans les parois verticales ou avec deux petites grilles, une à chaque coté, mais bien fermé en haut, pour la pluie).
      Bon w-e

      1. Bonjour merci de vos conseils. Oui je vais bien fermer en haut je vais voir ce que le zingueur va me proposer il doit être au jus . Mon MO m’a dit pas de soucis …. le fait qu il n est pas goudronnée le vide sanitaire cela pose il problème ? Car quand il va je pense etancheiser le VS il aura pas accès côté garage… cordialement et bon week-end à vous.

        1. Bonjour, le plancher hourdis constitue en lui même une barrière étanche aux remontées capillaires – il faut quand même que la planelle ne soit pas en brique, très poreuse ! – donc étancher les murs du soubassement n’est pas indispensable dans ce cas. cdlmt

  73. Bonjour, je vais faire construire ma maison avec un étage. le terrain est argileux et un vide sanitaire s’impose ainsi que des semelles larges. Ma question concerne la terrasse accolée à la maison. Doit elle être faite obligatoire sur VS ou sur dalle car je fais travailler 2 entreprises sur le projet et elles me proposent deux techniques différentes.? pour le premier, oui comme la maison.Pour le 2eme non car le poids de la terrasse est minime et de fait, elle ne travaillera a comme la maison qui elle, a un poids important et risque “s’enfoncer” malgré tout, la terase ne bougeant pas.
    merci pour votre réponse. cdt

    1. Bonjour,
      Semelles de fondations larges : oui, et surtout au bon sol, conforme à l’étude de sol !
      Terrasse sur fondations indépendantes : 2 ouvrages fondés différemment se tasseront différemment, car, indépendamment du poids, un sous-sol peu profond sera instable, un autre sous-sol, plus profond sera stable. Donc si la terrasse est fondée peu profond et la maison fondée profond, les 2 ouvrages vont se tasser différemment, ce qui veut dire forcément dilatation à leur jonction. Si c’est une terrasse en bois, aucune conséquence, le tassement de quelques mm ou 1 ou 2 cm, ne se verra pas, il ne sera pas sensible. Mais si c’est en béton, il faut que la terrasse puisse librement s’enfoncer un peu sans dommage, elle devra donc être bien indépendante de la maison.
      Cordialement,

  74. Bonjour Mr Espagno , j espère que vous allez bien ? Je vous contacte pour avoir votre avis et une solution. Je vous explique ma construction avance bien et mon garage sera mitoyen à celui de mon voisin qui lui fait construire également et il est en avance sur moi. Nous avons un écart de 5/10cm entre nos 2 murs de garage du coup comme il était en avance sur les murs je lui est laissé le temps de protéger son mur de garage mais du coup le mien n est pas protégé car le maçon n a pas accès vue que nous sommes à quelques centimètres du mur du voisin. Les maçons on reboucher au fur et à mesures les espaces mais du coup existe il une solution pour moi? Pour ne pas que l eau ruisselle sur mon mur pour info je suis à Toulouse donc moi j ai de la brique . A savoir que mon garage est plus haut de 1 à 2 cm max par rapport à celui du voisin. Moi je suis rester au niveau du terrain par contre mon voisin est plus bas car il a pas mal décaisser par rapport au terrain naturel. Un solin entre mon toit et celui du voisin pour pas que l eau coulé entre nos murs ? Qui doit payer moi ou les 2? Que puis je mettre du coup entre les 2 murs pour ne pas que des choses passe entre? Merci encore à vous. Cordialement

    1. Bonjour, il faut couvrir ce “jour” entre les 2 murs qui ne se touchent pas, afin que l’eau de pluie n’y pénètre pas. L’idéal serait de prolonger les 2 couvertures en tuiles si les profils des 2 garages sont identiques.
      Quand on a 2 murs en limite de propriété, on laisse 1 ou 2 cm rempli d’un polystyrène pour permettre les dilatations, et la partie supérieure est couverte (pas de pénétration d’eau de pluie). Le polystyrène va de désagréger au fil du temps, mais ça n’a pas d’importance.
      Dans votre cas, celui qui doit réaliser l’ouvrage est celui des deux (voisin ou vous) qui a implanté son mur en retrait de la limite de propriété. Un tel retrait est juridiquement interdit, il faut donc l’annuler en prolongeant la couverture et en comblant le vide par du polystyrène (pas de mortier !) pour que les dilations se fassent. Vous pouvez aussi vous mettre d’accord pour partager les frais (ils sont quand même très limités). Cdlmt,

      1. Bonjour merci de votre retour. Concernant les 2 toits le mien et celui du voisin ce sont des toits plats donc pas de tuile dessus. Le garage du voisin est fini le mien a juste les murs ils vont faire le toit cette semaine logiquement. Mon voisin m’a dit moi je m en fou mon mur est enduit si il pleut moi je risque rien s est toi qui va avoir des soucis …. sympa le voisin …peut on combler un écart de 5 cm avec polystyrène ? Et comment couvrir le dessus et l’es face avant et arrière pour ses ouvertures ? Pour ne pas que l eau de pluie passe et détériore mon mur qui est neutre. Concernant l écart mon macis est mis pile à fleur chez moi et le maçon du voisin également pile chez lui. Cordialement

        1. Bonjour, pas de chance de tomber sur ce genre de voisin… mais il est vrai qu’on ne les choisit pas.
          s’il n’y a que 5 cm d’écart, ce n’est pas un gros problème. Le polystyrène n’est là que pour empêcher que des gravas, des coulures de mortier, etc. tombent entre les murs, créant une jonction nuisible, empêchant la dilatation ou créant des ponts d’humidité d’un mur à l’autre. Donc s’il ne fait pas 5 cm d’épaisseur, ce n’est pas grave.
          Pour couvrir, vous pouvez placer un profilé en aluminium qui vient par dessus les murs, c’est assez simple.
          S’il y a un “jour” de 5 cm, c’est que l’un des 2 maçons n’est pas exactement à la limite de propriété (ou les deux ?). La jurisprudence retient une tolérance de 1 cm seulement. Cdlmt

          1. Bonjour merci encore a vous. Je reviens de ma construction et j’ai pris les mesures et il y a exactement 10cm d’écart entre les 2 murs. Cela fait beaucoup. Du coup j’ai pris une ficelle et j’ai tiré entre les 2 garages, j’ai attaché a la borne orange du géomètre derrière a la borne devant, la ficelle est contre le mur de mon voisin. Qui est bon a votre avis? Et ensuite comment combler un écart de 10cm avec polystyrène ? Si oui comment le fixer au mur pour d’il tienne? Apres je suis ok pour fermer de chaque coté je vais voir avec le zingueur et je vais fermer dessus complètement en demandant au voisin si le zingueur peut mettre une zinguerie entre la mienne et fixé la sienne bon je sais avec eux cela n’est pas gagné rire… Je trouve bizarre que mon MO ne dise rien sur la non conformité et celui du voisin également….Car si cela est illégal pas cool. Cordialement

          2. Bonsoir, c’est donc votre maçon qui aurait mal implanté ? 10 cm, c’est quand même assez important.
            On met du polystyrène pour que des gravas ne tombent pas entre les murs pendant qu’ils sont bâtis. Ce n’est pas important que toute l’épaisseur soit comblée, puisque, une fois les murs montés et le “jour” bouché, le polystyrène ne sert plus à rien. Et également, inutile de le fixer.
            Il faut fermer de chaque coté, et surtout au-dessus, pour que la lame d’air ne vienne pas s’obstruer au fil des décennies. Vous placez une zinguerie, c’est en effet le mieux, mais je vous conseille de ne la fixer que de votre coté : ça ménagera toute dilatation, et surtout, vous ne faites rien sur le mur du voisin (on ne sait jamais, si c’est un mauvais coucheur… 🙂 ).
            Bonne soirée,

          3. Bonsoir effectivement je suis surpris d un tél écart … maintenant que le mur est monté comment mettre du polystyrène sur toute la longueur et hauteur du garage jusqu’au fondation …. ? D ailleurs le mur de fondation côté garage a Pas non plus été goudronnée comme le reste pour l instant. Merci

          4. Si le mur est déjà monté, ne vous mettez pas martel en tête. Si le “jour” entre les 2 murs n’est pas obturé de mortier, vous pouvez le laisser comme ça et le fermer (surtout en partie supérieure, pour l’humidité).
            Bonne soirée,

  75. Bonjour,
    On voit souvent des gens qui construisent (CMI ou MO ???), et les constructeur part avec les sous ou ferme, ou abandonne le chantier. Ou bourré de contrefaçons pour d’autres.
    Le CMI n’est-il pas remplacé dans ce cas ? On voir les clients qui terminent eux mêmes les travaux… Dépose plainte pour escroquerie, etc…
    Quelles sont les règles et garanties avec un architecte, MO, CMI, etc… ?

    1. Bonjour, un CMI est obligatoirement assorti d’une “garantie de livraison à prix et délais convenus”, ce qui ne veut pas du tout dire que le délai est garanti, il y aura juste des pénalités de retard. Comme pour un contrat d’architecte, si ce n’est qu’avec un CMI, les délais sont de fait toujours beaucoup plus longs que ceux d’un CMI, puisque c’est le CMI qui les détermine pour lui-même et donc qui à la main lourde sur le délai et très légère sur le montant des pénalités… Et le prix ne l’est pas non plus, puisque la “garantie” est (toujours à ma connaissance) assortie d’un franchise de +5% du montant du contrat à payer par le client, et après un parcours du combattant pour obtenir la fin des travaux par une autre entreprise (en général, il faut attendre que le CMI ait été déclaré en liquidation de biens, ce qui peut prendre des mois, voire plus d’une année).
      Et il y a pas mal de pièges juridiques, de chausse-trappes à éviter alors pour le client dans cette procédure.
      A ce propos, j’avais un jour discuté avec un “garant”, un organisme financier, et je lui demandais comment il s’y prenait pour faire finir les chantiers des CMI qui avaient été liquidés ? Est-ce qu’ils prenaient autre CMI, par exemple ? Et, très étonné de ma question, il me répondit “Ben, on prend un architecte, évidemment !” comme si la question était stupide de la part de quelqu’un comme moi qui connaît bien le monde du “bâtiment”… Comme s’il m’avait dit (il ne l’a pas dit, mais j’ai compris que c’est ce qu’il pensait) : “Le CMI c’est bon pour les clients qui n’y connaissent rien, nous qui savons comment ça se passe, on prend évidemment des architectes”.
      A propos des déboires avec les CCMI, voici une série de Chroniques que j’ai écrites : si ça amuse ceux qui nous lisent :
      https://chroniques-architecture.com/chroniques/chroniqueurs/lettres-de-monmoulin/
      Cordialement,

      1. Bonsoir,
        Comment peut-on arriver dans une situation où les clients au bout de 1 ou 2 ans se retrouvent à refaire un prêt pour terminer les travaux alors qu’ils ont signé avec un CMI ?

  76. Bonsoir, est-ce que la surface d’une terrasse sur vide-sanitaire (pour compenser le dénivelé et contrer le fort aléa argileux) est incluse dans l’emprise au sol?
    Merci cordialement

    1. Bonjour, ça dépend de sa hauteur/au terrain naturel. Si > 60 cm, c’est un ouvrage bâti, donc emprise au sol ; et sinon ce n’est pas de l’emprise au sol. Il y a une certaine tolérance pour des dépassements limités ponctuels, par exemple sur un terrain en pente : si juste une petite partie dépasse 60 cm, ça reste ok. Cordialement,

  77. Bonjour, nous envisageons de construire une maison sur un terrain de 460 m2 au Mans.
    Le terrain est plat. Un constructeur ne recommande pas le vide sanitaire. Un maître d’œuvre propose une étude du sol et un vide sanitaire. L’étude du sol est de 1500 €.
    Est il nécessaire de mettre un vide sanitaire ?

    1. Bonjour, vous verrez dans l’article pourquoi je considère que le plancher porté (donc avec vide sanitaire dans la plupart des cas) est une bien meilleure solution, beaucoup plus sure techniquement.
      Le CMI trouve que non, car il gagne plus d’argent avec un dallage, moins cher à construire. Un maître d’oeuvre, même s’il n’est pas architecte, ne gagne rien au choix de l’un ou de l’autre et il vous conseille donc plus objectivement.
      L’étude de sol est nécessaire. Le plancher porté est recommandé.
      Cordialemenet,

    2. Bonjour sincèrement ne surtout pas écouter votre constructeur CCMI écouter votre MO et si vous pouvez éviter un CCMI vous gagnerez beaucoup mais alors beaucoup d argent…. prenez un architecte ou un MO. Et aussi construction égale étude de sol obligatoire si non cela est un suicide et vide sanitaire obligatoire à 200% cela évite les ennuis et les ennemis

      1. Bonsoir,
        C’est dingue ça, encore un client pris dans les griffes du CMI…
        Encore cette question qui me taraude, pourquoi s’obstine t-on à prendre un CMI au lieu d’un architecte ?
        A quand l’image de l’architecte = cher = luxe va t-elle s’éteindre dans l’esprit des gens ???

        Cher Azeddine, j’espère que vous n’aurez pas de soucis à la réception de votre maison qui vous amènerait à faire une retenue de règlement, autrement, ce sera le chantage le chantage aux clés qui pourrait vous attendre…

  78. Bonjour,
    Sur les fondations, j’ai deux longrines en mitoyenneté.
    Mais une des deux ne repose que sur deux centimètres de chaque côté !
    Pensez vous que cela suffit ?

    1. Bonjour, je n’ai pas vu le chantier ni même des photos des longrines posées, mais il est probable qu’elles seront reliées entre elles ou avec les chaînages par des plots de béton (le “clavetage”) qui élargiront ainsi leur assise sur les fondations.
      Un peu comme des poutrelles de plancher hourdis qui ne reposent que de quelques cm sur les murs, mais, une fois les chaînages coulés, qui forment un tout cohérent, avec une bonne assise.
      Cdlmt,

  79. Bonjour,
    J’ai mon pignon de maison qui est en limite de propriété. Etant donné que le terrain du voisin est plus haut, il y a en bas un delta MS + bande alu qui faut 40cm de haut. Plus haut que la moyenne (20cm) pour éviter que la pelouse salisse le pignon en bas.
    Le voisin m’informe que c’est trop haut, que ça ne fait pas joli, qu’il risque de l’abîmer en passant la tondeuse ou rotofil, etc… Et que ça ne fait pas beau.
    Quelle solution existe t-il ?
    Cordialement.

    1. Bonjour, votre voisin a raison, la paroi Delta est faite pour être en partie enterrée. L’ennui, c’est que l’enduit est fait maintenant, je présume. Il faudrait couper le Delta au ras de terre, y replacer la solin, et faire une bande d’enduit en façade, en légère surépaisseur pour éviter de devoir refaire l’enduit du pignon en entier.
      Quant aux projections de terre à la base du mur, ce ne serait qu’un défaut esthétique. Le plus simple est de placer au sol, en pied de façade, des gravillons sur une largeur de 50 cm par exemple. Mais ça demande un peu d’entretien (herbe qui pousse). Sinon, des dalles de gravillons lavés ou équivalent. cdlmt,

      1. Bonjour,
        Le voisin n’accepte pas de gravillons en pieds de pignon, il veut de la terre et c’est chez lui…
        L’enduit sur le pignon n’est pas encore fait.
        Qu’est ce que ça fait si le delta MS reste sur 40cm ?

        1. Juridiquement, vous ne devez pas laisser une bande de delta dépasser de 40 cm, ce n’est pas fait pour ça et je présume qu’elle ne figure pas sur les façades du permis de construire. Vous devez donc couper le delta, abaisser le solin, refaire une bande d’enduit en surépaisseur.
          Mais c’est tout pour votre part. Le voisin gèrera son terrain comme il l’entend, il mettra au sol ce qu’il veut : gravillons, dalles, terre… C’est son affaire, c’est lui qui verra la base du mur. Pour vous, que la pluie tâche de terre la base du mur enduit est sans conséquence technique.

  80. Demande technique
    : Bonjour,
    N’étant pas un spécialiste dans le domaine et recevant des réponses évasives:
    J’ai une question simple:
    Que faut t’il faire lors de présence de fissures sur des tuiles avec infiltration d’eau dans la plupart celles ci , est ce que elles gardent leurs propriétés et leurs caractéristiques d’origine ,sont elles fragilisées?, les conséquences et que faut ‘il faire? Merci d’avance.

    1. Bonsoir, les tuiles fissurées sont à changer, elles sont bonnes à jeter : elles vont laisser passer de l’eau et, surtout, à la première gelée, l’eau à l’intérieur va geler aussi et la faire éclater. A moins que vous soyez dans un lieu qui ne gèle jamais (peut-être en Outremer ?).
      Bonne soirée,

      1. Bonjour,
        Merci pour votre réponse Mr ESPAGNO, qui est claire et professionnelle.
        Alors j’Habite à coté de DIJON et oui il y a du gel l’hiver.
        Dommage que je puisse vous monter des photos, car j’ai énormément de tuiles qui présentent des fissures et éclats sur leurs faces extérieures mais aussi des fissures sur les faces intérieures de différentes dimensions de 3/4 cm a bien plus et quand il pleut on voit parfaitement des traces d’infiltration d’eau sur ces fissures internes.
        Je note aussi le passage d’eau sur la face interne de beaucoup de tuiles. A noté que le toit est propre et que très peu ont donné des coulures d’eau sur le plafond pour le moment.
        Ma couverture est elle pérenne? et est ce que cela constitue une désordre important?
        C’était mes dernières questions, mais j’ai des réponses de professionnels vraiment évasives de c’est conforme a il faut absolument remplacer, ce qui me semble le plus élémentaire et indispensable.
        Qu’en pensez vous?

        Merci beaucoup d’avance a vous et a d’autres spécialistes s’ils veulent répondre..
        Je m’excuse d’avance si ce n’est le thème actuel.
        Cordialement
        J.S.

        1. Bonjour, des tuiles défectueuses participent évidemment à l’étanchéité du bâtiment et relèvent, par exemple, de la garantie décennale.
          Le climat de Dijon doit être très continental, les hivers doivent avoir parfois des périodes de gel sévère.
          Il s’agit peut-être d’un défaut d’origine des tuiles – une terre cuite poreuse, dès la fabrication. Et ce serait le gel qui aurait provoqué ces fissures. Le phénomène ne peut que s’aggraver. Ces tuiles sont-elles anciennes ?
          Cdlmt,

          1. Re bonjour MR ESPAGNO,
            Alors ce sont de tuiles béton Badiane GRAND MOULE ASPECT PLAT DUO.
            En date de fabrication 25-06-2009 estampillé dessus.
            Je suis impressionné par le très grand nombre de tuiles avec des fissures et éclats recto et verso dont énormément infiltrantes…
            Je pense que cela provient aussi d’un défaut de fabrication.
            Votre avis d’expert et architecte me dit que du moment qu’elles présente des éclats des fissures et bien qu’il faut les remplacer. C’est bien cela?
            Merci
            Cordialement
            J.S

          2. Bonjour, oui c’est bien cela. Si vous êtes encore sous garantie décennale (10 ans à partir de la réception des travaux, au jour près) vous devez faire tout de suite une déclaration de sinistre auprès de l’assureur de l’entreprise qui a posé les tuiles, ou auprès de la DO si vous avez une DO. En lettre RAR bien entendu.
            Cordialement,

  81. Bonjour Jean-François,
    Tout d’abord merci pour votre site.
    Je rénove totalement une annexe de notre bâtisse , j’ai fait creuser et couler les fondations, de niveau.
    Mon sol étant légerement incliné et voulant éviter les fondations en redans , la partie en aval de mes fondations est quasi au niveau du sol (-10cm). Etant contraint en hauteur a cause de la toiture principale de la batisse , J’aimerais savoir si je peux poser directement mes poutrelles de plancher sur les fondations ( en creusant donc la terre en partie intérieure sur 10cm ) ou , si jamais ce n’est pas possible , puis je découper des parpaings de linteau pour faire une arase en 10/12 de haut ( chainage fers 8*8) en lieu et place du parpaing classique de 20cm ? ( j’aimerais gagner mini 8cm car toiture en mansarde 1,70m bas => 2,50m point haut toiture déduite)
    Dernier point : 1/2 parpaing semi plein découpé ou parpaing linteau ?
    Merci par avance!!
    Philippe
    J’ai tenté une recherche avec ” fondation” sur les précédents messages , mais le mot revient plus de 350 fois …

    1. Bonsoir, vous pouvez techniquement poser les poutrelles sur les fondations, avec une petite arase pour que ce soit bien de niveau. Le chaînage doit être lié aux fondations dans les angles (qu’il y ait ou non un soubassement en agglo).
      Veuillez à ce que le sol fini soit à une hauteur de + 15 cm au moins du sol extérieur.
      Bonne soirée,

  82. Bonjour. Je viens d’acheter une maison de plain pied à ossature métallique (Maison Castor), sans vide sanitaire, faite dans des années 1950. Je voudrais savoir quelle est la meilleure solution pour faire une isolation thermique au sol, sans perdre la hauteur sous faux plafond. D’après le plan fourni par l’ancien propriétaire, j’ai vu des plots de béton répartis sur le sol. A quoi servent ils ces plots de béton? Est ce qu’on peut les remplacer par une dalle de béton armée (épaisseur environs 8 cm, coulée sur une couche de polyuréthane de 4 cm. Merci

    1. Bonjour, bien que je ne connaisse pas les lieux, il me semble à peu près impossible de casser entièrement et refaire la plancher bas de votre maison. Il faudrait “vider toute la maison, ne garder que les 4 murs extérieurs et tout refaire à l’intérieur !
      Les plots que vous décrivez semblent être les fondations, tout simplement. Vous avez surement une dalle en béton qui repose sur ces plots. L’épaisseur minimale d’une dalle en béton est actuellement de 12 cm, cette épaisseur était plus fine dans les années 50, 8cm en effet. Cordialement

  83. Bonjour,
    Dans un cabinet ou il y a des architectes associés, il y en a DE ou HMONP
    Quelle est la différence entre les 2 ?
    Cordialement

    1. Bonjour, voici l’explication de tous le sigles associés au mot “architecte”.

      D’une part, il y a des Ecoles d’architecture (22 écoles d’Etat en France, + une école privée reconnue). Elles délivrent un diplôme d’architecte.
      Mais pour pouvoir prétendre exercer le métier d’architecte par soi-même, c’est-à-dire pas sous les ordres d’un patron, il faut avoir suivi une “HMO-NP” (Habilitation à la Maîtrise d’Ouvre en Nom Propre, durée 6 mois après obtention du diplôme d’architecte). Ceux qui ont seulement le diplôme d’architecte ne peuvent pas s’inscrire à l’Ordre (Tableau de l’Ordre) tant qu’ils n’ont pas suivi cette HMO-NP. C’est comparable à des diplômés en médecine mais qui n’ont pas encore été interne, en quelque sorte.

      D’autre part, il y a différents titres associés au mot architecte :
      architecte DE = diplômé d’Etat – ceux qui sont sortis de l’Ecole mais qui n’ont pas encore fait leur HMO-NP. Ils ne peuvent pas encore s’inscrire à l’Ordre et ils ne peuvent pas se prétendre “architecte” tout court, ils doivent dire “diplômé architecte”.
      architecte HMO-NP = Ils ont suivi une HMO validée, ils peuvent donc s’inscrire au Tableau de l’Ordre, ils sont architecte à 100%
      architecte DPLG = équivalent, avant que l’on créé la HMO-NP (Diplômé Par Le Gouvernement)
      architecte DESA = équivalent (Diplômé Ecole Spéciale d’Architecture)
      Un architecte exerçant en France peut aussi être diplômé d’une Ecole d’architecture étrangère reconnue par l’Ordre des architectes et ainsi être inscrit au Tableau en France.

      Commet savoir si tous ceux qui se prétendent “architecte” le sont réellement ?
      Très facile ! Il suffit de vérifier sur le Tableau de l’Ordre des architectes
      https://annuaire.architectes.org/?region_slug=national
      SEULS ceux qui y sont inscrits ont le droit de porter le titre d’architecte. Par exemple, il y a beaucoup (la plupart) de ceux qui se prétendent “architecte d’intérieur” qui n’y figurent pas. Ce ne sont pas des architectes. Il s’agit d’une usurpation du titre illégale. “Architecte” est un titre et une profession réglementée (Un Ordre, on a prêté serment, etc.), comme “médecin”, “notaire”, “géomètre”, etc.

  84. Bonsoir j ai une question j ai le marquage flagrant des flaques d eau sur ma chape à différents endroits. A ce jours plus d eau depuis ce matin. Par contre quand je me prends un tournevis à différents endroits il y a une marque et elle reste …. est ce normal ? Ils ont coulé vendredi matin. Est ce aussi normal de voir la marque des flaques ? Cordialement

  85. Bonjour,
    Une fois le carrelage posé, on se retrouve avec une marche au niveau de la porte et on voit le béton en dessous, est-ce normal et de quoi cela vient-il ?
    Quelle est la solution ?
    Cordialement.

      1. Bonjour,
        Pour passer le seuil de la porte d’entrée, il y a une barre de seuil au sol sous laquelle est posée le dessus du carrelage. Environ 1 cm de hauteur.
        Là, c’est comme si la porte avait été posée trop haut, donc on se retrouver avec une barre de seul qui fait 4 ou 5cm de haut et même carrelage posée contre, on voit le béton du seuil en béton.
        Quelle est la solution ?
        Les portes fenêtre en revanche, seuil encastré, parfait.
        Cordialement.

        1. La solution : tout simplement enlever la porte et son cadre, casser le seuil, le refaire au niveau correct, replacer la porte (ou une neuve si abîmée), et probablement refaire l’enduit de cette façade.
          Quand un travail est raté, on le refait…

        2. Bonjour ah oui cela effectivement est pas du tout normal. Il y a malfaçons et le maçon à du le remarquer…. dite lui juste que vous êtes pas ok il va logiquement enlever la porte ainsi que le cadre remette à niveau etc…. cela va lui couter une journée de boulot et de l argent mais cela est son problème pas le votre.

  86. Bonjour Mr ESPAGNO et les autres bien sur. Je reviens de mon chantier et je vous avez dit qu’il y avait des flaques d’eaux sur la dalle qu ils ont coulé vendredi sous la pluie. Le soir même vendredi donc j’avais remarqué cela et ensuite hier comme vous savez pas mal de pluie sur TOULOUSE et aujourd’hui donc dimanche couvert mais juste des gouttes. Mais les flaques que j’avais remarqué vendredi sont toujours présentes une centrale en étoiles de 5m par 6m environ plus des 2/3 m a 2endroit diffèrent celle du milieu avec 1.5 cm d’eau en épaisseur . Pensez vous que cela est dangereux ou pas de soucis? J’arrivais a avoir du ciment sur mon ongle en grattant mais bon ils ont coulé que vendredi matin avec temps humide et beaucoup de pluie donc normal a mon vis???? Comment savoir si ils ont mis du plastic avant de coulé la dalle enfin est ce nécessaire? Merci encore. Cordialement

    1. Bonjour, si c’est un plancher hourdis, il n’y a pas beaucoup de danger, il aurait fallu que le maçon coule pendant ou juste avant de fortes pluies pour que ça puisse liquéfier le béton. Quelques heures après coulage, il aura fait sa prise et sera étanche à l’eau.

  87. Bonjour,
    Dans les collectifs, même très haut standing à XXXX euros le m², on ne trouve jamais de plancher chauffant ni de VMC double flux dans les appartements, y a t-il une raison à cela ? Hauteur totale ???
    Cordialement.

    1. Il n’y a pas de raison technique, à ma connaissance. Un plancher chauffant est plus complexe et plus onéreux, pas sûr qu’on puisse l’amortir même avec du haut de gamme. Idem pour la vmc double flux, qui serait pourtant une bonne idée, car en plus d’économiser l’énergie, elle filtre l’air entrant, ce qui est un plus compte tenu de la pollution urbaine. Cdlmt

  88. Bonjour,
    En limite de propriété, on utilise des fondations coffrées, que se passe t-il si le maçon oublie de les faire coffrées et qu’elles dépassement chez le voisin ? Sciage ?
    D’autre part, quand on construit, on a l’impression que ce sont les parpaings qui sont piles en limite de propriété, l’enduit et le toit qui dépasse en haut se retrouvent donc chez le voisin, ou alors c’est prévu de construire à quelques cm avant la limite ?
    Cordialement.

  89. Bonjour,
    Vous parler souvent de sol argileux dans vos réponses.
    Cette semaine, j’ai vu une émission sur des sinistrés qui a cause de la sècheresse + sol argileux, les maisons se fissurent énormément.
    Est-ce que pour que ça arrive, les maisons ne sont pas sur VS ?
    Quand on achète un terrain sur sol argileux, qu’est-ce qui garanti qu’on n’aura jamais ce soucis ?
    Cordialement

    1. Bonsoir, l’argile est très sensible à l’humidité (les briques, faites en argiles, laissent passer la vapeur d’eau et peuvent se gorger d’eau jusqu’à doubler leur poids ou presque). En période humide, l’argile se gonfle comme une éponge (enfin, pas autant quand même 🙂 ) et donc le terrain se soulève. En période sèche, phénomène inverse, tout redescend. C’est ce qu’on appelle les “argiles gonflantes”.
      Vous imaginez les dégâts si la construction d’appuie sur ce terrain. Il faut donc que les fondations traversent cette couche d’argile pour aller s’appuyer plus en profondeur, sur un sol stable. On utilise des pieux pour cela.
      Le dallage (sur hérisson, c’est-à-dire posé par terre) en surface sur des argiles gonflantes va monter et descendre au fil de l’année, avec la terre sous lui : fissures multiples assurées. Donc on utilise un plancher hourdis qui va s’appuyer sur les murs de soubassement, et ainsi, sur les fondations en profondeur, là où il n’y a pas d’argile gonflante. Et sous un plancher hourdis, il se trouve qu’il y a un vide, ce qu’on appelle le vide sanitaire (mais le vide en lui-même n’a rien à voir ici, ce qui compte c’est que le plancher s’appuie sur les fondations, via les murs, comme expliqué dans l’article).
      Une étude de sol vous indiquera s’il y a ou non des argiles gonflantes, sur quelle épaisseur, et à quelle profondeur il faut couler les fondations pour les éviter = plus de souci !

      1. Bonsoir,
        OK, je comprends.
        Sur un terrain, il peut y avoir épais d’argile ? Par exemple 4 ou 5 m ? Que fait-on dans ce cas ?
        Les pieux, ce sont des poteaux qui remplacent le soubassement ? Pieux, j’imagine fait par une machine et rapide, n’est ce pas plus économique que monter tout un soubassement à la main ?
        Cordialement.

        1. Non, les pieux ce sont des fondations. Le soubassement, ce sont les murets posés sur les fondations et qui surélèvent plus ou moins la maison. Avec des pieux, il faut des longrines : poutres au sol pour aller de pieux en pieux, si je puis dire.

          1. Comme on veut. Si l’on pose directement le plancher sur les longrines, on aura un vide d’un vingtaine de cm (attention au passage des canalisations !), sinon on monte des agglos à la hauteur voulu : 40 cm, 60 cm, 80 cm, etc.

    2. Bonsoir si vous faites construire sur un sol argileux cela ne pose aucun soucis si vous faite une bonne étude de sol…. ici sur Toulouse tout est argileux presque. Pour faire simple sol argileux égale pieux OBLIGATOIRE ainsi pas de soucis si non galère assuré.

  90. Bonjour je viens vers vous car je me suis aperçu que mon tuyaux de salle de bain celui de l évier ok mais celui de la baignoire qui devait être sur la même ligne est décalé de 10/15 cm donc il se retrouve dans mon futur salon…. j ai averti mon MO avant qu il coule la dalle mais je n ai aucun retour de lui depuis 2 jours . A votre avis est ce préjudiciable ou pas de soucis il pourront rattraper le coup ? Cordialement

    1. Bonsoir, j’espère que le maçon va réparer avant de couler ! Si la dalle est coulée comme ça, il va falloir la casser sur une surface de 30 ou 40 cm de coté, et couper les aciers, pour retrouver la canalisation en dessous et rectifier ! Puis remettre un morceau de treillis soudé, le fixer à l’armature existante et recouler la morceau cassé. Il est infiniment plus simple et plus sûr de faire la rectification AVANT de couler le béton : couler alors qu’on sait qu’on va devoir casser et réparer est franchement stupide, vous ne trouvez pas ?
      Cordialement,

      1. Bonsoir oui effectivement je suis complètement ok avec vous , voilà pourquoi j ai de suite envoyé 1 sms et un mail à mon MO pour lui signaler mais pas de retour….je suis passé tout à l heure pour voir rien à bouger comme hier lorsque je m en suis rendu compte. Au moins si il coule sans me le dire j auratla preuve écrite du ses et mail … il est censée quand même vérifier que tout est ok avant de couler. Moi pour moi mis à part cette énorme erreur cela a l air correct les ferrailles sont bien attachées et en nombre. Mais je suis complètement néophyte. Cordialement

        1. Bonsoir,
          La canalisation n’est-elle pas décalée à cause des poutrelles qui passent pile poil à l’endroit ? J’ai eu cela avec le fourreau du tableau électrique qu’il a fallu “tordre” dans la chappe du plancher chauffant de 17cm.
          Si canalisation décalée, sera t-il possible de la rattraper dans la chappe ?
          Cordialement.

          1. Bonjour, le message parlant de “dalle” j’ai imaginé qu’il s’agissait d’un dallage et non d’un plancher hourdis. Sinon, en effet, ça arrive fréquemment. c’est pourquoi il convient de faire figurer toutes les réservations – cotées – sur la plan du plancher qu’on envoie au fournisseur, ainsi il lui est facile de prévoir les poutrelles qui respectent au mieux ces réservations (par exemple, au lieu de partir d’une 1/2 travée à gauche, on part à droite…).
            La chape rapportée ne sera probablement pas assez épaisse pour rattraper un tel décalage. cdlmt,

          2. Bonjour merci de vos retours. Non elle n est pas décalé car celle du lavabo est au bon emplacement et celui de la baignoire aurait du être sur la même ligne comme sur le plan de base et pas décalé de autant. Il s agit d un vide sanitaire hourdis . Si erreur je comprend pas comment un pro ai pu faire cette erreur sachant que moi qui connaît rien l est vu au 1er coup d oeuil.

      2. Bonjour mon MO s est réveillé hier après 3 jours de sommeil il m’a dit que pour lui ok pas de soucis j attends de voir . Bon je lui fais confiance mais je pense que lors de notre prochain rdv chantier je le noterai sur notre rapport pour me protéger au cas où , ou bien est ce que les mails et SMS font office de preuve si soucis plus tard ? Et ensuite la dalle est prête à couler depuis lundi et à ce jour rien . A votre avis cela n est pas préjudiciable avec la pluie qui tombe sur le polystyrène etc… cordialement

        1. Bonjour, les sms je ne pense pas, mais les méls reçus (pas ceux que vous envoyez, ce que vous recevez) peuvent être produit en Justice, en effet. La pluie sur le polystyrène n’est pas grave s’il n’est pas encore abîmé.
          Cordialement,

          1. Bonjour je reviens à l’instant de mon chantier et surprise ils ont coulé ce matin . Ma question est vue le temps que nous avons ici à Toulouse depuis hier et le temps qui prévoit tout ce week-end forte pluie …. est il dangereux d avoir coulé ce matin sachant la météo surtout que ce matin comme vous savez vous qui êtes comme moi de Toulouse ils ont coulé sous la pluie ….? Quid du séchage et j ai au milieu en étoile flaque d eau de minimum 1cm de profondeur sur 5 mètres de large et 6 de longueur. A votre avis est ce préjudiciable ? Si oui dois le signaler lors de ma prochaine visite chantier ? Comment dois je le marquer ainsi que les tuyaux sur le compte rendu ? Merci d avance. Cordialement

          2. S’il n’y avait pas une forte averse, ce devrait aller (j’habite au sud de Toulouse, la pluie a été assez faible, il me semble).
            Et qu’il pleuve après, quand le béton a commencé sa prise, n’a aucune importance. Donc, a priori, pas de quoi s’inquiéter.
            Quant à la sortie en attente mal placée, demandez simplement à votre maître d’oeuvre comment il compte faire arranger ça.
            Cdlmt,

  91. Bonsoir,
    j’aurais besoin d’un éclaircissement. Dans un ccmi il est indiqué : “vide sanitaire de 0.80 mètres comprenant : mise en place de chaise, fouille en rigole en terrain ordinaire et stockage sur la parcelle, ferraillage de fondation type 15/35 TOR de 10, mise en place d’un béton de fondation dosé à 350 kg/m3, fourniture et pose d’agglos 20/20/50, raidisseur en BA, création d’un chainage épaisseur environ 15 cm béton dosé à 350 kg/m3, création d’une dalle 16+5 compris chainage et nivelage, finition talochée fin dans garage, réseaux intérieur diamètre 100 pour eaux usées, sikka étanchéité, seuil de porte de garage, syphon de sol dans garage, trappe d’accès dans un vide sanitaire”.
    Ma question est la suivante la hauteur du vise sanitaire s’entend t’elle des fondations jusuq’au dessous de la dalle ( hourdis) ou des fondations au dessus de la dalle ?
    Je vous remercie par avance pour votre réponse.
    Bien cordialement,
    Arnaud G

    1. Bonjour, je réponds sur chaque terme, car tout est un peu mis en vrac :
      mise en place de chaises : ce sont les piquets provisoires qui servent à implanter la maison,
      fouilles en rigole : ce sont les tranchées des fondations (rien à voir avec un “vide sanitaire”)
      stockage sur la parcelle : a priori, les terres sont laissées sur le terrain (un tas de terre ?)
      ferraillage : ici, armature des fondations,
      béton : des fondations
      chaînage : vertical ? horizontal (il semblerait que non, car 15 cm au lieu de 20) ?
      dalle 16+5 : non, c’est ou une dalle (un dallage) de 12 cm, sans vide sanitaire forcément, ou un plancher hourdis. 16+5 correspond à un plancher hourdis, ok. Donc hourdis même dans le garage ? rare chez un cmi…
      Un plancher hourdis est composé de :
      * poutrelles en béton,
      * entre les poutrelles, des entrevous (ou “hourdis” qui ont donné leur nom au plancher hourdis),
      * d’une dalle de compression en béton armé (à ne pas confondre avec un dallage)
      * de chaînages horizontaux.
      Voir les images sur l’article?
      réseaux, étanchéité, seuil, syphon de sol, trappe… : ok.
      La hauteur du vide sanitaire correspond à la hauteur des murets en agglo qui portent le plancher hourdis. C’est donc la hauteur depuis le dessus des fondations jusque sous le plancher hourdis. C’est la hauteur du vide (d’où le terme “vide” sanitaire).
      cdlmt

      1. Merci pour votre réponse.
        Une ossature bois peut elle être posée (fixations par goujons) sur une dalle qui a été coulée il y a 10 jours ? Le DTU impose un temps minimum de séchage me semble t il ?
        Cdt

        1. Bonsoir, le temps de séchage pour que le béton atteigne sa résistance maximale est de 21 jours. Pour une poutre, par exemple, qui est un ouvrage très sollicité, il est plus prudent de ne pas enlever les étais avant.
          Pour un plancher hourdis, les fixations de l’ossature bois se faisant sur le chaînage, il me semble qu’une douzaine de jours, c’est admissible, car les goujons seront moins sollicités qu’une poutre, et le volume est plus fin, donc il séchera plus vite. Mais pas moins, quand même…

      2. J ai un vide sanitaire de 65 cm avec les joints alors que le ccmi indique un vide sanitaire de 80 cm. De l aveu du maçon le terrassier s’est trompé et le maçon a souhaité garder la bonne cote par rapport au TN ce qui expliquerai la rangée en mois.
        Je vais demander en ar le respect du vide sanitaire de 80 cm quitte à ce que le chantier prenne du retard, retard imputable au cmi, retard qui donnera lieu à des pénalités.
        Je pense que le cmi va essayer de trouver une solution amiable avec réfraction des prix, qui je pense ce résumera à l équivalent d’une rangée de agglo. Ce qui pour moi n est pas envisageable.
        Pour moi ce qui peut être envisagé, c’est soit démolition et reconstruction et ré terrassement avec un vide sanitaire de 80, cm , soit une réfraction de prix significative sur le coût global de la construction qui représenterai 12 à 15 %.
        Qu’en pensez vous ?
        Cordialement
        Arnaud G.

        1. Bonsoir, je vous comprends, car j’ai de gros doutes sur la véracité de la soi-disant « erreur du terrassier ». Et même si c’était le cas, le maçon n’aurait pas dû couler les fondations, monter les murs de soubassement, placer le plancher hourdis (si c’est fait). Tout ceci ressemble à une tentative de faire en douce une rangée d’agglo en moins, comptant que vous ne vous en aperceviez pas.
          En outre, un vide sanitaire de 65 cm est très difficilement visitable, en fait 80 cm est un minimum (ne pas oublier qu’il y a des canalisations dans un vide sanitaire, et qu’il faut passer dessous !). c’est donc un vrai préjudice.
          Je ne connais pas le montant de votre contrat, mais 12 à 15% c’est beaucoup. Déjà, un forfait de 10000€ non négociable serait pas mal. En plus, vous vous ferez respecter, et je parie qu’il n’y aura plus « d’erreur » par la suite. Sinon, en effet, vous exigez la démolition de tout ce qui a été fait, pour refaire correctement le terrassement.

          1. Le CMI a décidé de se mettre en conformité.
            Je pense que le délai de livraison initial ne pourra pas être respecté ( prévu le 30 novembre) Suis je en droit de demander l application de pénalités de retard si ce délai n’est pas respecté sachant que le retard leur est imputable.
            Je vous remercie pour votre retour.
            Bien cordialement
            Arnaud G

          2. Bonsoir, la décision du cmi est une bonne chose. Le délai mentionné au ccmi est, par définition, contractuel. Ca veut dire qu’il ne peut pas être modifié sans avenant au ccmi marquant l’accord des deux signataires sur la modification du contrat (ici, modification du délai).
            Donc vous êtes bien en droit de demander l’application des pénalités de retard, mais uniquement quand la date pour la livraison mentionnée au ccmi sera dépassée.
            Bien cordialement,

          3. Bonjour,
            Pourquoi dites vous rare un Hourdis dans le garage avec un CCMI ? Plancher Hourdis au sol en fait avec VS en dessous ?
            Que font les CCMI généralement ?

          4. L’avantage principal du plancher hourdis est d’être un plancher porté (porté par les murs de soubassement, eux-mêmes portés par les fondations, en profondeur). Ainsi, le plancher hourdis ne va pas se tasser.
            Le dallage (sur hérisson de cailloux, donc “pas porté”) est donc posé à même le sol en surface (comme un tapis posé par terre) juste après un petit décapage de 20 à 30 cm. Il risque donc de se tasser car le sol en surface est plus meuble qu’en profondeur.
            C’est grave pour une habitation : carrelage fendu, tuyaux cassés… Mais ce n’est pas grave pour un garage : on risque fort de voir quelques fissures ici ou là, mais si elles restent fines, ce n’est qu’un dommage esthétique.
            Or la dallage coûte beaucoup moins cher que le plancher hourdis. Donc, il est souvent préféré pour les garages. Moi-même je réalise environ 3 garages sur 4 avec dallage, si le terrain le permet (plat et non en pente, pas d’argile gonflantes, etc.). Mes clients savent qu’ils risquent de petites fissures et l’acceptent pour l’économie.
            Un CMI choisira cette solution moins chère, sauf si le client lui demande expressément un plancher hourdis et s’il accepte de payer plus cher pour ça. Mais rares sont les clients des CMI qui connaissent ces différences et les risques associés, et donc ils ne demandent rien pour leur garage.
            Voilà pourquoi je disais ça…

          5. Bonsoir,
            On y revient, tout est dans le conseil !
            Je croyais qu’il s’agissait d’un garage en sous-sol sans VS, pas possible par contre ?
            Cordialement

          6. Un garage en sous-sol avec un dallage sur hérisson (donc sans vide sanitaire) est le cas le plus fréquent, car en sous-sol, le terrain est beaucoup plus stable qu’en surface, bien sûr. Et donc le dallage aura beaucoup moins de probabilités de se tasser, de fissurer.

          7. Je réponds directement dans le texte :
            Bonsoir,
            Si je comprends bien, une maison sur sous-sol, les fondations de la maison auront des semelles profondes, un plancher hourdis au RDC et le sol du garage sur hérisson comme une terrasse ?
            Oui
            Pas grave si fissures en fait ?
            Non, car uniquement esthétique en général. Et le sous-sol est beaucoup plus stable que le sol en surface, donc risque de fissure très faible.
            Et si on veut le sous-sol sur VS, il faut creuser plus profond et ça coûte beaucoup plus cher ?
            Oui, mais ça n’a pas vraiment d’intérêt, c’est un peu du gaspillage (voir ci-dessus).
            Les murs du sous-sol, c’est mieux en parpaing ou béton banché ?
            C’est mieux en béton banché, mais les murs en agglos avec raidisseurs verticaux rapprochés suffisent souvent (ça dépend des cas). Ce que je fais : mur en blocs à bancher : moins chers que le banché et très efficaces !
            J’ai vu une maison se construire et le sous sol, au lieu que les murs soit en béton banché, il a été posé l’aide d’une grue des sortes de voussoirs préfabriqués. Pourquoi à votre avis ?
            Ils servent à faire des murs de soutènement. A priori c’est exagéré pour une simple maison, car le mur sera tenu en haut et en bas, donc beaucoup plus stable qu’un mur de soutènement tenus seulement pas le bas.
            Cordialement. aussi

  92. Bonjour,
    J’ai lu un article cette semaine mettant en avant une entreprise spécialisée dans les pieux. Ils disent que ça remplace les fondations traditionnelles et surtout beaucoup moins cher à faire qu’un VS.
    Quel est votre avis sur la question ?
    Cordialement.

    1. Bonjour, les pieux permettent d’aller chercher le bon sol quand il est profond (3 m, 6 m, voire plus…). Ca ne remplace pas un vide sanitaire. On choisit de faire un vide sanitaire pour d’autres raisons (terrain en pente, humides, argiles gonflantes, cohérence de la structure pour éviter les fissures, accès aux réseaux sous plancher, etc.).
      Curieux, un professionnel qui dit de telles choses… On dirait qu’il cherche à vendre ses pieux à tout prix. Ce n’est pas dans l’image que j’ai d’un Bureau d’Etudes Techniques… Cdlmt

    1. Bonjour, les prix sont libres dans le “bâtiment”, aussi ma réponse est subjective.
      La différence de coût est de l’ordre de 20 à 40€ /m², suivant les prix que font chaque artisan. Mais auxquels il faut ajouter le coût du muret de soubassement (coût suivant hauteur) et celui des soubassements pour les murs de refend à ajouter (murs intérieurs) suivant les projets (si en rez-de-chaussée, car s’il y a un étage, ils sont prévus, quel que soit le plancher bas, dallage ou plancher).
      Ainsi la différence de coût se calcule suivant les plans et suivant les devis obtenus.

      1. Bonjour,
        Comment le client peut-il se retrouver à choisir si VS ou pas ? Ce n’est pas imposé par le constructeur ou maçon ?
        Si le client veut la solution la moins chère, c’est a dire le terre plein alors qu’on lui préconise le VS, quelle est la responsabilité de chacun si désordres futurs ?
        Cordialement

        1. Bonsoir, un contrat pour faire construire ressort du Droit privé : tout est convenu en accord avec le client. RIEN ne peut être imposé ! ni par un CMI, ni par un architecte, ni par un artisan.
          Celui qui n’est pas d’accord (client, architecte, cmi, artisan…) ne signe pas le contrat, tout simplement.
          Si le client et le professionnel ne sont pas d’accord, le professionnel ne doit jamais accepter de céder : il serait en faute. Et pas le client, qui a le droit de dire des bêtises. Donc si un client ne veut pas suivre ce que je préconise, je démissionne.
          Mais un CMI n’a pas le droit de démissionner, de même que son client ne peut pas rompre le contrat unilatéralement. Les 2 sont liés et sont captifs. Ce qui est prévu doit être fait (par exemple un vide sanitaire) et tout changement doit faire l’objet d’un avenant, c’est-à-dire d’une modification du contrat initial, montrant que les 2, client et CMI, sont d’accord. Et ce qui n’est pas mentionné (et la plupart des choses ne sont pas mentionnées dans la petite “Notice”, évidemment) sera décidé par le CMI, sans que le client ait son mot à dire (il ne sera même pas au courant). Cdlmt

  93. Bonjour,
    Si lors de la construction, le client n’est pas satisfait de son CCMI ou architecte, qu’il rentre en conflit à presque s’éviter de se voir, etc… Suite par exemple à un litige ou erreur, etc…
    Quels sont les recours du client ?
    Peut-il faire reprendre son chantier par un autre CCMI ou architecte ou de CCMI à architecte ? Si oui, le client a payé une partie des travaux ou honoraires, comment ça se passe ?
    J’ai vu une maison se construire par architecte il y a peu de temps, le client a pris en plus un expert en bâtiment qui se déplace pour les grosses phases, par exemple au coulage du plancher, chaînage, etc… Quel est votre avis sur la question ? Double emploi ? N’est-ce pas mal vu par l’architecte ?
    Cordialement

    1. Bonsoir, il y a une grosse différence (là aussi… 🙂 ) entre un CMI et un architecte :
      – un contrat CMI engage les 2 parties sur le résultat (obligation de résultat) : ni le CMI ni le client n’ont le droit de rompre le contrat unilatéralement; Le client est, par exemple, obligé de “supporter” un CMI jusqu’à la réception des travaux, même s’il était odieux. Et l’inverse est vrai aussi.
      – un contrat d’architecte est un engagement de moyens, si le client ou l’architecte estimait que ce n’est plus possible, que les relations sont trop dégradées ou que la confiance n’est plus là, le contrat peut être rompu unilatéralement. Il faut quand même que ce ne soit pas abusif, que celui qui rompt le contrat ait les preuves que c’est justifié (pas de rupture seulement parce qu’on en envie).
      Les contrats des Architectes d’Aujourd’hui laissent la possibilité au client de résilier le contrat quand il le veut, sans indemnité (bien sûr, l’architecte devant se justifier si c’est lui qui veut résilier).
      Pour les paiements, que ce soit en CMI ou avec un architecte : ou c’est prévu au contrat, ou l’on peut se mettre d’accord dans l’avenant de résiliation. Pour les architectes d’aujourd’hui, c’est le bon sens qui prime : les prestations faites sont payées et “au revoir”.
      Quant à un tiers qui intervient en doublon avec un architecte, c’est en effet assez “mal vu” par les architectes, mais pas du tout pour des questions de vanité. Je m’explique : il faut un seul capitaine si l’on veut que le navire arrive à bon port. Imaginer les artisans qui recevraient des instructions contradictoires ! Ce serait la pagaille et, très vite, le clash. Ce n’est l’intérêt de personne. Ca m’est arrivé il n’y a pas très longtemps. Un client qui me demande, au début du chantier, si une personne (non architecte) qu’il connaissait pas ailleurs pouvait venir de temps en temps voir le chantier. Je n’y ai pas vu de malice et j’ai accepté – après tout, personne n’est universel et je peux passer à coté de quelque chose. Bien mal m’a pris. Un mois après, cette personne contestait ce que je disais, disait aux artisans qu’il acceptait des malfaçons que je faisais refaire, par contre contestait les travaux alors qu’il étaient parfaitement conformes au DTU, et disait à qui voulait l’entendre que tous les architectes étaient des nuls, comme si avoir un diplôme nous rendaient moins compétents que ceux qui n’en ont pas. Bref, la catastrophe.

      1. Bonsoir,
        Merci pour votre retour. Le seul qui peut être bien vu et judicieux serait l’ingénieur béton qui passe avant chaque coulage ? Valider la mise en place des ferrailles et le respect de son étude par exemple.
        En général, les architectes passent tous les combien sur les chantiers ? J’ai entendu toutes les semaines, d’autres toutes les 2 ou 3 semaines…
        Cordialement.

        1. Bonjour, quand on a pris un architecte, ce sera lui qui vérifiera la bonne mise en place des armatures. Pour ma part je passe obligatoirement avant coulage : des fondations, des hourdis, des poutres. Et les maçons ne s’amusent pas à me mettre devant le fait accompli : si c’est coulé avant que j’arrive, c’est cadeau pour le client ! C’est écrit ainsi dans les marchés de travaux.
          En général, un architecte passe au moins 1 fois par semaine (sauf les périodes où le chantier est à l’arrêt, par exemple temps de séchage de la chape anhydrite – même si j’aime bien aller parfois seul sur un chantier : on voit bien mieux les détails quand on est seul et qu’on prend son temps) ; et il passe faire des visites-surprises (très important !), et des visites de vérification. Donc souvent 2 fois par semaine, suivant l’avancement du chantier.

  94. Bonjour ESPAGNO, je vous remercie pour votre disponibilité et infos pour des novices comme nous dans le bâtiment. Je voulais juste dire une info sur les architectes que vous défendez ici même et vous avez bien raison, j’ai le même avis que vous. Ce sont de vrai pro. Je ne comprends pas pourquoi les gens signent en CCMI avec un constructeur cela équivaux a se tirer une balle dans le pied tout seul…..MAIS les architectes ne jouent pas toujours le jeux voir souvent …..Je m’explique nous sommes de Toulouse et allons faire construire une maison sur Plaisance du Touch un PP de 128 m2 habitable plus garage. Nous étions avec ma femme complètement ok que nous ferions construire avec un Archi. er RDV avec un de vos confrère qui dure 3 heures environs très bon accueil etc…. nous convenions d’un second rdv 3 semaines après et 1 semaine avant le RDV mail de se dernier nous disant qu’il a pas la possibilité de nous recevoir pour le RDV je lui réponds ok pas de soucis et lui propose un autre rdv 10 jours après mon mail pas de retour de sa part…..je tel 10/15 fois et là je recois un sms me disant Merci d’arrêter de me déranger…….super dois je dire bref là pas cool. Perte de 1 mois a cause de l’archi, nous revoilà a la recherche d’un second archi ou on a un rdv 15 jours plus tard super …..a la fin du rdv l’archi nous dit votre projet ne m’intéresse pas…..bon lui au moins il est honnête. Je tiens a dire maison sans aucune difficulté et sommes des clients super simple pas chiant et que tout artisan souhaite avoir tellement nous sommes cool et a l’écoute des pro qui eux savent faire. Alors oui les architectes mais comment faire pour que eux travaillent avec nous….je pense que vos confrères se font et conforte l’idée reçus des gens que les archi sont uniquement pour des GROS budget. Dommage que des gens ne soient pas clean. Je lis souvent que les gens ne prennent pas d’archi et cela est préjudiciable pour eux je suis ok mais je crois que ce sont en fait les archi qui ne veulent pas de nous.Merci

    1. Bonjour, eh bien vous avez tout-à-fait raison. Dans le principe, l’architecte est la meilleure solution pour faire construire, c’est évident quand on connaît un peu la fabrication de bâtiments, si je puis dire.
      MAIS les architectes se sont toujours détournés de la clientèle des Particuliers. Ils ne savent pas s’y prendre, comment faire et ils se marginalisent eux-mêmes. C’est vraiment bête, parce que c’est une clientèle qui permet de bien vivre de son métier – et je ne parle pas du tout que d’argent, mais surtout de la satisfaction de réaliser des choses de qualité, en toute complicité grâce à une relation amicale avec ses clients : c’est super, n’est-ce pas ?
      Et c’est pour ça que j’ai créé Les Architectes d’Aujourd’hui – à Toulouse, justement (vous trouverez nos coordonnées sur ce site) – il y a déjà quelques années. Notre caractéristique est d’être des spécialistes des particuliers : ça nous intéresse, on est formé pour cette clientèle, on a des réseaux d’artisans, un savoir-faire, etc. Bref, comme vous dites si bien : “On veut de vous !” (en attendant que les autres architectes se réveillent et s’ouvrent à cette clientèle).

      1. Bonjour merci de votre retour et surtout de votre droiture. A mon avis le problème des Architectes est a la base de leurs cursus scolaire…..Si il y avait des gens comme vous avec expérience et votre vécu du terrain pour intervenir et leur dire attention couper votre cigare en deux ….regarder autour, écouter et faite voir aux clients que vos études et vos idées ainsi que vos conseil vous amènerons la sérénité . Là je crois que les futur voir même ceux qui exercent encore gagnerai en clarté vis a vis de clients prospect. Comme en cuisine on a plus de satisfaction de faire une daube de A à Z que d’ouvrir une daube picard ….Ils faut qu’ils arrêtent de prendre les gens de haut et regarder avec quelle voiture ils arrivent au rdv…..Pourtant je dis et suis sur que vous êtes les meilleurs.PS je n’arrive pas a avoir votre tél afin de voir si vous faite des conseil pour suivi de chantier? Pouvez vous me donner cela en MP? Cordialement

        1. Bonjour, en effet, la formation à l’école d’architecture apprend à valoriser les clients professionnels de la construction (les promoteurs immobiliers) et, évidemment, les marchés publics. Rien n’est appris sur la clientèle des particuliers, ceux qui ne connaissent pas le “bâtiment” de l’intérieur.
          D’où l’ignorance totale des architectes en matière de Particuliers, démarche commerciale (comprendre les besoins et les envies), réseau d’artisans fiables au meilleur rapport qualité/prix, etc.). Ils attendent de leurs clients qu’il agissent comme des promoteurs, qu’ils connaissent déjà tout, et notamment tout le vocabulaire technique. Et les procédures avec par exemple les marchés publics sont très différentes et très lourdes : ça ne peut pas marcher avec un particulier !
          Les avantages des architectes ne sont pas que dans le sur-mesure, il y aussi la qualité des travaux (puisque nous ne les vendons pas, nous n’avons rien à perdre à faire refaire tout ce qui ne va pas, les reprises ne nous coûtent rien, donc on ne les dissimulent pas), il y a le prix (rémunération archi < la moitié de la marge d'un CMI !), et la sécurité = vous pouvez toujours mettre en cause l'architecte, y compris pour des défauts juridiques, c'est une sorte de "garantie universelle" bien meilleure que la garantie de livraison. cdlmt

    2. Bonjour Monsieur,
      Pourquoi ne prenez vous pas Monsieur Espagno ? Il exerce dans le 31…
      Perso, je construis dans le 31, je le prends. S’il est mauvais, incompétent, il aura bien caché son jeu sur le forum !!!!!!!!!!!!!!!!!!
      Le CCMI, les clients y vont pour la simple et bonne raison c’est qu’ils font de la pub, font rêver les clients, font du clé en main où le client n’a rien à faire, moins cher qu’un architecte, font un prix et délais garantis, etc… Du vent et blabla.
      Le CCMI est un commercial avant tout… J’en ai fait l’expérience, je construits !!! Je suis allé chez 2 CCMI et 1 archi, j’ai vite vu la différence…
      L’architecte a l’image d’être cher et ce n’est pas vrai car il prend X% du marché de travaux. Les artisans, il les connait, connait leur prix donc ne gonfle pas. Le CCMI, c’est un global sans détail, et environ 20% de commission, c’est à dire la différence en moins dans votre maison.
      Pour ma part, j’ai pris un groupement d’artisans qui se ont unis dans un GIE et font des contrats CCMI, MO, archi.
      Donc, vous pouvez venir avec vos entreprises ou prendre les leur dont vous avez la liste, et les faire passer en contrat CCMI ou MO au choix, C’est 9%ht d’honoraires. Vous avez tous les devis détaillés ce qui est rare chez les CCMI.
      C’est le top compromis je trouve.
      Je trouve que l’architecte a un gros défaut par rapport aux CCMI, c’est le suivi de chantier. Petite structure en général, ils ne peuvent pas se permettre d’avoir une personne qui ne fait que du suivi de chantier. Si vous avez un soucis, il se déplace direct. L’archi peut avoir sa journée ou semaine remplie de RDV…
      A améliorer… Ou pourquoi des architectes ne s’associent-ils pas comme les toubib à être 2 ou 3 pour employer une personne et l’amortir ?

      1. Merci Thomas – je n’ai pas suggéré ce message ! 🙂
        Quelques précisions :
        Le CMI a une marge de brute de l’ordre de 30 à 35% – et non pas 20%. Un garant (celui qui délivre la garantie de livraison) m’a dit un jour : “Quand la marge prévisionnelle du CMI descend jusqu’à se rapprocher de 25%, je ne garantis plus.” Et un CMI m’a avoué qu’il faisait 37% de marge (un autre 39% mais lui, pas sûr que ce soit vrai). En moyenne c’est un peu plus de 30% (soit largement plus du double qu’un architecte).
        Enfin, un CMI n’assure aucun suivi de chantier pour le compte du client ! Il suit son chantier pour son propre compte, comme le fait un maçon. Croyez-vous que le CMI va dire “Monsieur le client, j’ai fait une malfaçon que vous n’avez pas vue. Je vous la signale, pour que vous ne payiez pas le prochain appel de fonds.” ? Bien sûr que non.
        Avec un architecte, on a un suivi des travaux (dont la qualité dépend de l’architecte)
        et avec un CMI, on n’a pas de suivi des travaux du tout.
        Enfin, j’avais pris un conducteur de travaux pour suivre tous mes chantiers. Eh bien, ça n’a pas trop duré (1 an) car les clients étaient déçus, ils voulaient me voir moi sur le chantier. Comme on veut se faire opérer par le chirurgien qu’on a choisi, pas un remplaçant, j’imagine.
        Tout cela n’est pas facile.

      2. Bonsoir je suis complètement ok avec vous. Effectivement si j avais su et connu les architectes d aujourd’hui je vous assure que je serais allé voir Mr ESPAGNO sans soucis. Mais j ai signé avec un MO . Il ont commencé d ailleurs today mon VS 3 rangs . Par contre je sais pas comment ils vont faire pour isoler le VS côté garage qui sera coller quelques centimètres à celui du voisin. Savez vous comment ils vont faire? Ils leurs manquent justement que se côté à finir . Par contre mon MO ne me donne aucune info et aucune indication comme si pour lui tout le monde connais les termes techniques de son métier …. help

        1. Bonjour, vous parlez sans doute d’étancher le vide sanitaire. S’il n’y a pas de possibilité d’arrivée d’eau en étant collé à une construction voisine (avec un polystyrène fin entre les deux, bien sûr, pour désolidariser et permettre les dilations), il n’est pas utile que le soubassement soit étanche à cet endroit.
          Et un peu d’humidité arrivant au vide sanitaire n’a pas d’incidence technique. Cdlmt,

        2. Bonjour Ali,
          Je suis toujours intéressé par les constructions et partager des avis et photos ainsi que idées.
          Monsieur Espagno, pouvez vous transmettre mon mail si Ali veut bien partager ?
          Pour ma part, j’ai mis quelques photos sur le forum construire.
          Cordialement.

  95. Bonjour Mr ESPAGNO,
    j’ai recontré un de vos confréres pour discuter de notre projet de construction de maison individuelle.
    Nous voulions signer une mission “avant-projet” (esquisse et plan). Ensuite, le dépôt du P.C et la maitrise d’oeuvre sera assurée par un constructeur dans le cadre d’un CCMI (pour la GLPC que n’ont pas les architectes, je suis désolé)
    MAIS, il nous a répondu que sa mission doit aller jusqu’au permis de construire car les constructeurs ne peuvent pas déposer un PC à partir de plans d’un architecte?
    DE PLUS, il nous a précisé que si nous ne faisons pas appel à lui, et que nous sollicitons un constructeur pour un CCMI avec fourniture de plans, ce Pemis de Constuire serait entaché d’illégalité externe “Il peut s’agir d’un vice de compétence (permis délivré par le maire au nom de l’Etat, alors qu’il était du ressort du préfet), de forme (l’architecte des Bâtiments de France n’a pas été consulté alors qu’il devait l’être), ou de procédure (le dossier de demande de permis ne comporte pas toutes les pièces requises, comme une notice architecturale pour une construction qui fait plus de 170 m2). Reste que la contestation sur ce terrain est parfois inopérante. Le juge, en effet, se refuse à annuler le permis délivré si le vice invoqué n’a pas d’incidence sur le fond. En d’autres termes, le permis aurait de toute façon été accordé si ces règles avaient été respectées.”

    MEME SI, le Permis de Construire est signé et déposé par un architecte mandaté par le constructeur, car la loi 1977 précise qu’un architecte ne peux excercer sa profession que “à titre individuel ou sous forme libéral” et ne peux donc pas être salarié d’une société de construction.
    Je ne comprends pas pourquoi un architecte DPLG en “freelance” ne pourrait pas accepter une mission de sous-traitance pour le compte d’un constructeur?
    De plus, comment expliquez-vous que les grands constructeurs qui ont pignon sur rue depuis des décennies et qui mettent en avant leur projet de construction de maison de plus de 200m² sur leur site internet, puissent encore exister? et prennent le risque de construire illégalement des maisons de plus de 150m² (depuis 2017)?
    je sais que vous m’avez démontré à plusieurs reprises les torts des constructeurs, mais honnetement je ne comprends pas comment les constructeurs continuent de proposer des maisons de plus de 150m² si cela est illégale?
    merci de partager vos avis
    cordialement,

    1. Bonsoir, merci de votre message qui me permet de bien clarifier plusieurs points.
      MONOPOLE DE L’ARCHITECTE
      La conception architecturale est d’intérêt public depuis 1977 (ça se comprend, je présume que vous n’aimeriez pas que votre voisin édifie une horreur ridicule, rose et verte, qui ferait rire tout le monde et qui dévaloriserait complètement votre maison à coté). Pour garantir cet intérêt public, la conception architecturale est dévolue logiquement aux architectes – avec des exceptions qui font que la plupart des demandes d’autorisation d’urbanisme échappent aux architectes (telle la dérogation des 150m²…).
      Il ne s’agit pas strictement de compétence, mais surtout de pouvoir exercer vraiment sa mission. Pour cela, l’architecte ne doit pas obéir aux ordres d’un patron qui ne serait pas lui-même architecte, évidemment. Comme un médecin ne pourrait pas dresser des ordonnances s’il était salarié d’un grand groupe pharmaceutique : sinon il serait obligé de mentionner les seuls médicaments de l’entreprise qui le paie.
      Et de la même façon, l’architecte ne peut pas être sous-traitant d’un non-architecte, tel un CMI, auquel il devrait de fait obéir s’il voulait garder sa clientèle.
      Ce qui fait qu’un architecte n’a pas le droit de donner ou de prendre en sous-traitance la conception architecturale. Et c’est très bien comme ça.
      Pour la suite (marché de travaux, suivi de chantier), l’architecte peut être sous-traitant, c’est autorisé même si je le déplore, pour les mêmes raisons de protection du client qui prend de très gros risques à se confier aveuglément à qui a des intérêts financiers opposés à lui.
      A ce propos, vous choisissez un CMI, c’est-à-dire quelqu’un qui aura intérêt à vous vendre le plus cher possible ce qui lui reviendra le moins cher possible (donc avec le moins de qualité possible), avec un contrat très simplifié, sans plan technique et sans descriptif des travaux (la petite « notice » ne mentionnant que 10% de ce qu’elle devrait) et qui fera le vide autour de vous pour que vous n’ayez pas d’autres sources d’information que ce qu’il voudra bien vous dire. Vous serez captif du CMI. Ça veut dire, en pratique, qu’une fois le contrat signé, le CMI fera ce qu’il voudra, il pourra construire la maison comme bon lui semblera (par exemple, quantité d’acier dans les fondations, épaisseur de la chape, etc. Je vous rappelle que tout travaux au rabais lui rapportera de l’argent, à lui, pas à vous). Il pourra aussi vous vendre à prix d’or les modifications que vous demanderez (plan, choix du carrelage, etc.) et vous ne pourrez pas refuser sauf à renoncer à vos modifications.
      LA GARANTIE DE LIVRAISON A PRIX ET DELAIS CONVENUS
      Savez-vous que cette garantie ne jouera probablement que quand le CMI aura non seulement déposé son bilan, mais sera en liquidation de biens ? C’est ainsi, malgré cette garantie, malgré un ccmi, que l’on voit des gens habiter leur garage depuis des années.
      Vous savez aussi, je pense, que vous devrez probablement payer en plus une franchise de 5% du montant du contrat si vous faites appel à la Garantie ? Calculez la somme… Je dis « probablement » car cette franchise n’est pas obligatoire, mais je n’ai jamais vu un ccmi sans elle.
      Quant aux déboires des ccmi, vous pouvez tout simplement lire les centaines de témoignage ici, sur les différents articles qui traitent de ce problème : ils sont édifiants et c’est du vécu, évidemment.
      Mais, bizarrement, avant signature, les clients ne prennent pas la mesure du risque qu’ils prennent, ils pensent que les accidents n’arrivent qu’aux autres et qu’ils sont protégés avec un ccmi !
      ILLEGALITES DE LA PART DES CMI
      Un CMI n’a pas le droit de dresser un plan d’une maison de 150 m² ou plus. Pour cela, beaucoup trichent sur la surface déclarée au PC, ou bien achète à petit prix la signature d’un architecte véreux. C’est hélas assez répandu, bien que l’architecte risque la radiation de l’Ordre s’il se fait prendre. Mais c’est assez difficile à prouver.
      Le CMI a le droit de présenter des maisons de plus de 150 m², mais à condition qu’il ait l’accord de l’architecte qui a conçu la maison, avec son nom présenté aussi, évidemment. Et il ne pourra pas utiliser le plan pour refaire la même sans que le client du CMI ait confié la conception architecturale à cet architecte.
      En pratique, si vous voulez une maison de 150 m² et plus, vous devez faire faire le plan par un architecte, indépendamment du CMI, et cet architecte doit apposer son nom et sa signature sur le dossier de demande de PC. Et, bien sûr, vous aurez signé un contrat avec l’architecte et vous le payerez directement.
      Vous savez, TOUS les CMI que j’ai pu connaître enfreignent la loi : je pense à la loi sur la sous-traitance. Demandez à votre CMI qu’il vous communique les devis réels et qu’il vous demande votre approbation sur les sous-traitants qu’il envisage de prendre, devis de sous-traitants en vos mains, comme la LOI l’y oblige : je ne connais pas un seul CMI qui ait accepté ! Le risque pour vous est que vous devrez probablement payer les sous-traitants du CMI si vous ne les avez pas approuvés, en cas de faillite du CMI. Et ceci, même si vous aviez déjà payé le CMI. Vous pourrez lire l’article là-dessus sur ce site. Mais les CMI redoutent évidemment que les clients voient qu’ils gardent pour eux une marge brute de l’ordre de 30 à 35% du coût des travaux, s’ils connaissaient les prix des sous-traitants.
      Bonne soirée,

  96. Bonjour,
    Actuellement je fais construire ma maison de 87m2, rez-de-chaussée par un constructeur.
    ils viennent de terminer le vide sanitaires et ont utilisés des agglomérés creux (4 rangs) et le plancher hourdis isolant.
    Le soucis c’est qu’il ne prevoyent aucun traitement de protection contre l’humidité sur les agglomérés ni de drainage par cunette, tuyaux pvc recouvertde cailloux en périphérie de la construction et ils comptent remettre la terre directement sans rien faire d’autres.
    Je me pose donc les questions suivantes :
    Est ce que ma maison va être quand même protégée de futurs soucis d’humidité ?
    Ce drainage et traitement des agglomérés creux n’est il pas obligatoire dans la réglementation 2012?
    Je vous remercie par avance de m’éclairer sur ces deux points.
    Cordialement.
    L. F.

    1. Bonsoir, il n’est pas obligatoire de protéger de l’humidité ce qui ne constitue pas une pièce où l’on peut aller, entreposer des meubles, etc. Donc le vide sanitaire n’est pas obligatoirement protégé – même si c’est bien dommage (je le prévois toujours, comme la plupart des gens).
      Ce qui est obligatoire, c’est d”avoir une barrière étanche pour empêcher tout remontée d’humidité vers la zone habitée. Un chaînage de plancher hourdis constitue une telle barrière – pensez à vérifier que la “planelle” (la petite brique ou agglo étroit qui vient servir de coffrage au plancher hourdis, coté extérieur) ne soit pas en brique, justement, mais bien en agglo, car la brique est spongieuse et l’humidité pourrait passer par là.
      En général, les maçons font le dernier rang d’agglo avec du mortier étanche, pour être sûr qu’aucune humidité ne remonte. Cdlmt

      1. Bonjour Mr ESPAGNO,
        Je reviens vers vous car j’ai donné rdv sur le chantier au conducteur de travaux pour faire le point sur le vide-sanitaire et le plancher hourdis.
        Il m’a expliqué que le V.S. est constitué de 4 rangs d’agglo creux alors que sur la notice descriptive il est spécifié :
        – soubassement constitué d’agglo creux (2 rangs).
        – adaptation au sol supplémentaire du V.S. de 2 rangs d’agglo de béton.
        Est ce que cela a une importance???
        Il est aussi noté :
        – arase étanche assurée par une chape de mortier hydrofugé ou par un feutre bitumeux en tête de soubassement AVANT la mise en place des éléments formant le plancher.
        Or, il a été placé une sorte d’enduit noir sur tout le contour de la dalle ainsi qu’autour des divers tuyaux. Le conducteur de travaux m’a expliqué que c’était l’arase étanche. Donc l’arase prévue dans la notice descriptive n’a pas été effectuée????
        Réponse du conducteur de travaux : je ne sais pas pourquoi il est inscrit “AVANT la mise en place des éléments formant le plancher” mais en tout cas, l’arase étanche c,est çà! En me montrant cette sorte d’enduit noir.
        Par contre les planelles sont bien en agglo et non en brique et il m’a indiqué que le 1er rang de briques sera scellé avec du mortier puis les suivants seront collés.
        Il est aussi indiqué sur la notice descriptive :
        – Plancher hourdis isolant type GF ou similaire (conforme aux dispositifs de la RT2012 selon étude thermique) avec une dalle de compression armée d’un treillis soudé, béton type XCI 25/30 d’une résistance de 25Mpa selon plan techniques du fournisseur.
        Qu’en pensez-vous svp?
        Est ce que mon habitation sera effectivement protégée des remontées capillaires?????
        Est ce que ces ” différences” par rapport à la notice descriptive et ce qui a été réalisé sont un réel problème????
        En vous remerciant par avance pour votre réponse et vos conseils.
        Cordialement.
        Laure F.

        1. Bonjour, il n’y a pas de différence entre la notice et ce qui est réalisé, d’après ce que vous me dites :
          – 4 rangs d’agglo dans la notice, et 2 + 2 = 4 dans la réalité.
          – arase étanche : c’est ok. Le DTU a été écrit au moment où les planchers étaient presque tous en bois (il y a 100 ans, environ). Il était donc important que ces planchers soient bien protégés de l’humidité par en-dessous. Maintenant, les planchers sont presque toujours en béton, et le béton est en lui-même une coupure de capillarité, donc il fait office lui-même d’arase étanche. Mais on garde le DTU tel quel, car il y a parfois des planchers bois (et de nos jours, on en retrouve avec les constructions en ossature bois).
          – planelles en agglo : ok
          – joint au mortier hydrofuge : ok (même si ce n’est pas indispensable, c’est toujours mieux)
          – enduit bitumineux sur les parois : rien à voir avec l’arase étanche (une telle arase est horizontale, elle vient empêcher les remontées d’humidité le long du mur, vers le haut. Alors qu’un enduit est un film qui vient protéger une façade verticale). Je m’étonne que le conducteur de travaux confonde les deux ! Il doit être nouveau dans le métier…
          Donc, soyez rassuré par rapport à la conformité de la “notice”, mais soyez vigilent par rapport à ce que raconte le conducteur de travaux… (à moins que vous ayez mal compris ?). Cdlmt,

          1. Bonjour Mr ESPAGNO,
            Je vous remercie grandement pour vos conseils et vos réponses rapides, cela m’est d’une grande aide.
            En ce qui concerne l’enduit bitumeux, il n’a pas été appliqué sur les parois du vide sanitaire mais à l’horizontale, sur la dalle, une bande sur tout son contour, juste en bordure (comme une sorte de cadre qui a été peint sur la dalle) ainsi que le contour de toutes les gaines qui ressortent sur la dalle. C’est ce que le conducteur de travaux appelle l’arase étanche.
            À quoi cette bande de bitume sert-elle en fait????
            Dans l’attente de vos conseils.
            Encore merci.
            Laure F.

          2. Bonsoir, je comprends mieux. D’habitude, on enduit la face externe des murs de soubassement avec ce produit, il ne sert pas à faire une arase horizontale, d’où ma confusion. Ce produit est essentiellement du goudron. Bonne soirée.

          3. Bonjour Mr ESPAGNO,
            Le maçon est en train de monter les murs en briques.
            Par rapport au ferraillage d’angle il va mettre des fers carrés mais ne va pas les ligaturer à la base qui rejoint les ferraillages de sortie de dalle avec des liens.
            Il va couler directement le béton et me dit que c’est ça qui va solidifier et solidariser l’ensemble du ferraillage et donc qu’il n’y a pas besoin des les attacher avant le coulage du béton.
            Pouvez-vous me dire si c’est réglementaire et si cela présente un risque en ce qui concerne les fondations svp ?
            Car j’ai lu qu’un ferraillage parfaitement attaché permet que celui-ci reste solidaire au moment du coulage afin qu’il ne se désolidarise pas sous la pression du béton ????
            En vous remerciant par avance pour vos conseils.
            Cordialement.
            L. F.

          4. Bonsoir, pas sûr d’avoir bien compris : Le maçon a laissé sortir des aciers en attente depuis les fondations. Puis il va placer par dessus des armatures pour chaînage d’angle. Si c’est bien ça et si les aciers en attente sortant des fondations sont dans les armatures en carré des chaînages verticaux sur au moins 50 cm de long, c’est ok, c’est conforme aux règles de l’art. Il faut au moins 50 cm. Les bons maçons laissent volontiers 70, 80 cm… Ce n’est que quand on n’a pas les 50 cm qu’il faut souder les aciers (ceux des fondations et ceux des chaînages verticaux) pour compenser.
            Bonne soirée,

          5. Bonjour Mr ESPAGNO,
            Je reviens vers vous pour vos précieux conseils.
            Je souhaiterais moi même passer un enduit bitumeux sur les parois du vide sanitaire (car pas prévu par le constructeur).
            Est ce que cela est préférable ?
            – Faut il que j’ajoute un film protecteur en plus de l’enduit ?
            Dans l’attente et en vous remerciant.
            Cordialement.
            Laure F.

          6. Bonsoir,
            ce sera ou l’enduit bitumineux, ou un film protecteur (il faut choisir, je vous conseille l’enduit, c’est plus simple).
            Attention à ne placer l’enduit que dans la partie qui sera sous terre, car on ne peut pas enduire sur une couche de bitume.
            Clmt,

  97. Bonsoir Mr EPAGNO,
    j’ai suivi vos conseils en recherchant un architecte pour notre maison de 190m².
    j’ai 2 questions concernant les architectes :
    est-ce que les architectes DE-HMONP (depuis 2007) ont le même niveau de qualification/compétence que les architectes DPLG?
    est-ce que l’école nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais est une école dont le diplôme est visé par le ministére de l’éducation nationale? et dont la qualité de la formation dispensé est reconnu svp? y’a t’il des spécialités en fin de cursus notamment maison individuelle ou collectif etc…?

    merci par avance pour vos réponses

    1. Bonjour, avant 2007, le diplôme d’architecte était à lui seul suffisant pour s’inscrire à l’Ordre des architectes et donc pour s’installer en tant qu’architecte. En général, dans les écoles d’architecture d’Etat, on était “Diplômé par le gouvernement” (dplg). Il y avait aussi les architecte DESA (Diplômés de l’Ecole Spéciale d’Architecture), tout cela est équivalent.
      Puis, maintenant, une fois le diplôme obtenu, on a ajouté une obligation de stages et de formation pratique complémentaire de 6 mois (c’est beaucoup trop court ! les autres professions libérales, médecin, notaire, expert-comptable, c’est plusieurs années) pour pouvoir exercer par soi-même (sans être salarié d’un autre architecte) et être inscrit à l’Ordre. On appelle ça “l’Habilitation à exercer la Maîtrise d’Oeuvre en Nom Propre (HMONP).
      Donc les architectes DE, ça veut dire “Diplômés d’Etat”, ils ont le diplôme mais ils n’ont pas forcément fait le stage de 6 mois.
      Et architectes HMONP (ou HMO-NP), ça veut dire qu’on est devenu architecte inscrit à l’Ordre et pouvant avoir lui-même des clients.
      A mon avis, le système HMONP est meilleur que l’ancien DPLG, car il y a au moins ce petit stage de 6 mois. Maintenant, un architecte DPLG a forcément une douzaine d’années d’exercice, il a donc de l’expérience au-delà de 6 mois, donc ça revient exactement au même.
      Je ne connais pas l’école d’architecture de Paris-Malaquais, je ne saurais vous répondre – je suis diplômé de l’école de Toulouse. Mais toutes les écoles d’architecture délivrent le même diplôme d’architecte. A ma connaissance, elles ne dépendent pas de l’Education Nationale. Je ne connais pas quelles sont les filières de spécialisation de chaque école, vous les trouverez facilement sur internet. Mais ce qui compte, c’est l’expérience de l’architecte lui-même. Par exemple, je me suis intéressé à la maison individuelle 5 ans après m’être installé architecte, avant je faisais essentiellement des marchés publics, HLM, etc. Je n’étais pas très opérationnel sur le marché de le M.I. Puis, en me spécialisant, je le suis devenu et maintenant, je ne saurais guère faire un marché public.

  98. Bonsoir Monsieur
    Des panneaux OSB cloués sur un toit-terrasse ont été trempé par les pluies de ses dernières semaines car le couvreur est parti en vacances depuis 3 semaines sans avoir protégé l’OSB correctement et sans avoir posé les panneaux isolant de 40 mm entreposés et exposés aux dernières pluies également. Pensez-vous qu’il sera nécessaire de changer les panneaux OSB et quel est le risque pour les panneaux isolant non protégés posés en vrac?
    Bien Cordialement

    1. Bonjour, il faudrait voir de près les panneaux. L’OSB résiste bien aux intempéries ponctuelles, mais quand ils sont horizontaux et exposés longtemps, je suis très dubitatif. Il faudrait qu’un spécialiste vérifie sur place, mais pour ma part, a priori, je demanderais qu’ils soient changés. Quant à l’isolant, renseignez-vous auprès du fabricant (ou du vendeur) : suivant sa nature, il peut être exposé à la pluie sans dommage – ou pas.
      Cordialement,

  99. bonjour
    pourriez vous me dire si une ferme traditionnelle sur une portée de 7 mètres toitures à 30° peut elle être posée uniquement sur des sabots à aile dont les boulons ne sont pas serrés. par le poids de l’ardoise qui vient d’être posée un décalage important est apparu entre le mur et le sabot comme si un arrachage est entamé.
    Merci de votre réponse
    bien cordialement

    1. Bonsoir, je ne peux pas répondre pour un cas précis que je n’ai pas vu sur place. Tout ce que je peux dire est que les boulons sont faits pour être serrés, que les accrochages doivent être suffisants, et qu’il ne doit y avoir aucun signe de décollement, aussi minime soit-il.
      Dans le doute, demandez un avis à un architecte ou un charpentier. cdlmt,

  100. Bonjour,
    Certains font des charpentes métalliques ou fermes bois et le reste métallique, quel est l’avantage / inconvénient ?
    Cordialement.

      1. Bonsoir,
        Fermes métalliques, elles sont plus fines, n’est-ce pas mieux pour éviter de les voir parfois à l’étage ? Pour les toits plats.
        Cordialement

        1. Ce qui est parfois très pratique, ce sont les portiques en acier : j’ai ainsi pu dégager tout un grenier, sans obstacle, pour y installer un salle de billard (les poteaux et les joueurs de billard font très mauvais ménage 🙂 ).

  101. Bonjour, j’ai un vide sanitaire de 2 m de profondeur, ma maison a des fissures. j’ai fait intervenir mon assureur qui a mandaté un expert au titre de la garantie “CATASTROPHES NATURELLES et celui-ci refuse de prendre en charge les dommages de la maison au titre de la garantie “SECHERESSE” car il considère que les fissures sont liées à la structure de ma maison. Je suis descendue ds le V.S. et aucune fuite, aucune fissure. Effectivement, de la végétation est autour de la maison un sapin en particulier. Etes-vous d’accord avec son analyse. arrêté du 17 septembre 2019-sècheresse du 1er octobre 2018 au 31 décembre 2018-département de la SEINE SAINT DENIS-Merci pour votre réponse.

    1. Bonjour, je ne peux évidemment pas répondre à une telle question sans une analyse sur place du bâtiment.
      Mais compte tenu de l’arrêté sécheresse qui a été pris, il me semble qu’à votre place je demanderais – non, je mettrais en demeure – l’assurance d’apporter la preuve de ses dires et du bien-fondé de sa position. Il ne faut pas inverser la charge de la preuve !
      Et compte tenu également du coût des réparations (il ne s’agit pas que de reboucher les fissures et d’enduire, mais bien de reprendre la structure de la maison, en sous-oeuvre au niveau des fondations, c’est très onéreux, des dizaines de milliers d’€), les conseils d’un architecte me semblent indispensables pour contrer l’expert de l’assurance qui, logiquement, fera tout pour désengager son client (la compagnie d’assurance).

      1. Bonjour, Je tiens à vous remercier pour votre diligence et votre réponse.
        Je vais me rapprocher de mon assureur suivant votre conseil.
        Meilleurs sentiments. Mme AUBER

  102. Bonjour, En vue d’un achat, nous avons visité une maison achevée en 2019, elle est construite sur un vide sanitaire, mais nous nous sommes aperçus que le vide sanitaire ne dispose pas d’aérations. Or c’est obligatoire, il me semble ? L’actuel propriétaire s’est renseigné auprès de son maçon qui lui a répondu que ce n’était pas prévu sur le plan. Quelles sont les solutions ? Nous avons fait une offre sous conditions que des travaux soient faits

    1. Bonsoir, d’un point de vue réglementaire, je ne sais pas si un vide sanitaire doit expressément être ventilé, mais pour moi c’est une obligation de bons sens, pour respecter l’hygiène – ne serait-ce que pour éviter une accumulation de radon. Quel est ce maçon qui se permet de ne pas faire d’aération du vide sanitaire ? C’est un amateur…
      La ventilation est très facile à faire, il faut créer quelques grilles d’aération (4 ou 5, par exemple, ça dépend de la maison de sa forme, etc.), disposées sur des façades opposées (pour que ça ventile bien) en évitant les zones “mortes” (non ventilées).
      Il y aura une reprise de finition en façade, rien de bien compliqué.
      Plus délicat si le vide sanitaire n’est pas – ou mal – accessible : il faut que les murs intérieurs (les refends, pas les murs de façade) soient largement percés pour que la ventilation se fasse. Sinon, l’aération ne se fera pas vraiment. Il faudrait étudier ça sur plans.
      Vous pouvez parfaitement conditionner votre achat à la réalisation de cette aération, ça peut être mentionné dans un compromis de vente, par exemple. Il vaudrait mieux décrire très précisément quels travaux vous attendez.

  103. Bonjour,
    Des maçons mettent un polyane au fond des fondation et mettent les armatures métalliques directement dessus. Est-ce utile ce polyane ?
    Cordialement.

  104. Bonjour,
    J’ai vu que parfois les poutre béton qu’on peut voir dans un plancher sont remplacées par des sorte de grosses poutres métalliques comme un IPN .
    Quel est votre avis ?

  105. Bonjour,
    J’ai vu des blocs euromac 2. Quelle est la différence entre ceux-ci et les Isotex ?
    Qui peut nous conseiller ce qu’il y a de mieux ? Certains architectes ne connaissent pas, ni maçon.
    Cordialement

  106. Bonjour,
    Quand on voit certaines choses non pas visuelles mais techniques que par exemple vous nous apportez dans vos réponses, comment dire à une entreprise de le faire ?
    Par exemple, 1 ou 2 tiges métalliques dans les angles ou poteaux alors qu’on en veut 4, chaînage avec béton venant d’une toupie + mise en oeuvre avec vibreur pour éviter les bulles d’air, ouvrir le bas des poteaux d’angle + raidisseurs verticaux pour que le béton descende bien + vibreur, etc… Épingle au lieu d’équerres d’angle. Je trouve ça délicat et ça donne l’impression que le client surveille ! Pas beaucoup le font en maçon à part 4 tiges en angle.
    Ou alors, on fait une étude béton et on demande que tout ça soit spécifié et imposé. Aucune raison que le maçon ne le fasse pas dans ce cas.
    Qu’en pensez vous ?

    1. Bonsoir,
      il faut établir un dossier technique complet AVANT de signer un contrat – c’est d’ailleurs un grand défaut du CCMI qui fait que le client signe un contrat très léger, où peu de choses sont détaillées et, surtout, où il n’a pas eu le temps de tout découvrir et de faire les bons choix en toute sérénité, sans être sous la pression de signer le contrat, Mais après, c’est trop tard ! le client est piégé, toute modification, précision, apportée au contrat sera payée au prix fort…
      Alors qu’avec un architecte, on signe d’abord le contrat d’architecte, puis, tranquillement, pendant l’instruction du permis, on fait le tour de tout, on choisit tout, sans urgence et sans que les prix soient imposés, bien conseillé par l’architecte car il ne vend pas les travaux, il n’a donc aucun intérêt à vous pousser à choisir ceci plutôt que cela. Puis quand tout est bien ok, prix compris, l’architecte rédige le descriptif détaillé (une vingtaine de pages où tout est décrit), il dresse les plans techniques, puis on signe les contrats avec les artisans (les “marchés de travaux”) qui sont rédigés à l’avantage du client.
      Enfin, quand le client se fait représenter par un architecte, celui-ci a l’autorité sur l’entreprise pendant le chantier. Le métier d’architecte a été inventé pour ça, pour protéger le client.
      Blocs EUROMAC 2 : c’est du “tout isolant”, je préfère les ISOTEX car j’aime bien la structure en fibres-bois-ciment, ça m’inspire plus confiance. Mais c’est subjectif, je manque d’expérience pour ce genre de produits.
      Plancher hourdis à poutrelles acier : les premiers planchers hourdis étaient comme ça. Je n’y vois ni avantage ni inconvénient…
      Polyane sous les fondations : là non plus, je n’en vois pas l’avantage – mais ça ne peut pas faire de mal ! 🙂

      1. Bonsoir,
        Les rails du placo sur les isotex sont fixés sur le béton ou sur les fibres ?
        Est-ce l’isotex ou l’euromac 2 le plus isolant ? Car, il a l’air d’isoler à l’intérieur et extérieur.
        Pour qu’un maçon utilise les Isotex, faut-il que ce soit un maçon qui aient obligatoirement des banches ? Tous n’en ont pas ?
        Cordialement.

        1. Bonsoir, comme je e disais dans un précédent mél, je n’ai jamais eu l’occasion d’utiliser de l’ISOTEX. La mise en oeuvre est en général très bien expliquée par les fabricants sur leur site, souvent par de courtes vidéos.
          L’ISOTEX évite d’avoir des banches, bien sûr, puisqu’il sert de coffrage pour le béton. Cdlmt

  107. Bonjour ,
    Mr Espagno,
    Nous avons pour aérer notre vise sanitaire 6 sorties de 150 mm.
    Nous avons remarqué que même pendant la canicule de la semaine dernière le VS reste humide (la terre) (pas d’eau).
    Est-ce normal ?
    Merci
    Bien cordialement

    1. Bonjour, oui c’est normal, une humidité, même importante, est tolérée dans le vide sanitaire. 6 grilles d’aération, surtout si elles sont positionnées sur des murs opposés, sont suffisantes.
      J’aime bien prévenir toute humidité excessive en plaçant un ou des drains dans le vs, mais, encore une fois, ce n’est pas obligatoire.
      Bien cordialement,

      1. Bonjour,
        Des drains doivent être posés autour des murs d’enceinte à l’intérieur et à l’extérieur du vide sanitaire ?
        Cordialement.

          1. Bonjour,
            Quelle est l’utilité d’assainir le VS ?
            Si beaucoup d’eau à être en dessous ?

  108. Bonjour ,
    Contrat CCMI, maison 196 m2 sur VS de 0,60cm accessible , terrain plat argileux humide l’hiver .
    Actuellement hors d’eau hors d’air
    Soubassement agglo , planelles , plancher hourdis , arase sanitaire au dessus du plancher .
    Dans le descriptif du contrat il n’est pas prévu d’étancher ou d’imperméabiliser les murs du soubassement, ni de drainage périphérique .Qu’en pensez _vous ?
    Merci
    Cordialement

    1. Bonjour, c’est mieux d’imperméabiliser les murs de soubassement, mais ce n’est pas obligatoire. Si votre enduit extérieur descend bien jusqu’aux fondations (enduit fait avant le remblai, évidemment), il fera office d’étanchéité.
      Et le drainage périphérique n’est pas obligatoire non plus. Avec un sol argileux, vous risquez d’avoir de l’humidité constante autour de la maison, ce qui n’est pas agréable, et aussi, plus grave, qui peut à très long terme (plusieurs dizaines d’années) déstabiliser les fondations par l’humidité différentes que ça entretient en différents endroits de la construction. Mais ce n’est qu’un risque, pas une certitude.

  109. une construction sur sous-sol mitoyenne des 2 côtés, ne dépasse pas au niveau du crépis sur un côté mais déborde de 2 cm dans sa partie enterrée suite à l’étanchéité extérieure
    le voisin réclame une compensation financière pour ces 2 cm sur une longueur d e 6,48 m qui sont enterrés, en a-i/t-il le droit et quoi faire dans ce cas ?
    merci d’avance pour votre réponse
    j.bergeon

    1. Ce n’est pas sûr du tout que le voisin ait gain de cause, car il n’a aucun préjudice : il ne perd pas de surface d’usage (puisque enterré), ni visuelle, ni évidemment technique (ça ne nuit en rien à son bien immobilier.
      Seul préjudice à invoquer : si un jour il construisait une cave chez lui, elle serait plus petite de 2 cm. Donc, à condition que le mur de sa future cave éventuelle s’inscrivait dans le même périmètre que le mur de la vôtre, il suffirait de l’autoriser, dans le futur, à enlever votre étanchéité qui ne servirait plus à rien (pas de pénétration d’eau de mur de cave à mur de cave).
      Je pense que vous pouvez conclure un contrat en ce sens (via un notaire, car c’est un bien immobilier), où vous vous engageriez à le laisser déposer l’étanchéité. Vous auriez ainsi une sorte de servitude d’occupation de 2 cm chez lui, et qui serait résiliée quand le voisin fera une cave de même dimension chez lui. Peut-être dans une centaine d’années, peut-être jamais… 🙂
      Présenté comme ça, je pense que très probablement, un juge irait dans ce sens.
      Par contre, ce voisin vous demandera d’acheter cette servitude (combien vous demande-t-il ?). On trouve beaucoup de gens vénaux…
      Sinon, vous pouvez attendre et voir s’il ira jusqu’au procès.
      Une jurisprudence récente (2 ans environ, si je me rappelle bien) et dont on a pas mal parlé indique qu’une tolérance au moins jusqu’à 1 cm est normale dans le “bâtiment”.
      Ces travaux sont-ils récents ? Si oui, vous pouvez demander compensation à l’entreprise qui a fait les travaux. A moins que vous l’ayez expressément autorisé à placer l’étanchéité chez le voisin. Si non, depuis quand date cette étanchéité ? Si plus de 30 ans, vous bénéficiez d’une servitude définitive s’il n’y a pas eu de contestation avant.

  110. bonsoir MrESPAGNO,
    pour être totalement sincère avec vous, nous étions réticents pour contacter un architecte (et maître d’oeuvre) à cause de l’absence de GARANTIE DE LIVRAISON À PRIX ET DÉLAIS CONVENUS CMI LOI 90
    car étant le maître d’ouvrage, il peut y avoir des factures pour des éléments oubliès par rapport au devis initiaux (pas compter le bon nombre de descentes de goutiières etc.. c’est du vécu) que je devrais payer à l’artisan.
    si vous solutionnez ce problème, je suis sur que les architectes gagneront beaucoup de clients.
    existe-t’il une solution svp? que proposez-vous pour cela?

    mis à part cela, est-ce qu’il est vrai que la couverture en zinc joint debout est bruyante en cas de pluie, forte rafale de vent? car j’aurais une salle de cinéma dans les combles et cela serait très rédhibitoire, même si je prévois un écran sous toiture adaptée, et que la pente de toit sera de 35°,
    car l’investissement en maconnerie, isolation et charpente traditionnelle sera conséquent pour construire ma salle dédiée, je ne veux pas que la toiture gache tout,
    sachant que des ardoises naturelles ou tuile noire nous plaisent aussi, mais les couverture zinc joint debout sont plus modernes et résistantes.

    je prendrais contact avec vos architectes dans les prochains jours, afin d’abord de me renseigner comment fonctionne la relation contractuelle avec un architecte DPLG.

    cordialement,
    christophe

    1. Bonjour, vous posez une question intéressante, car elle touche un point fondamental :
      Les contrats d’architecte n’étant pas réglementés, certains d’entre eux peuvent avoir des lacunes. Et j’estime que le contrat préconisé par l’Ordre des architectes en présente lui aussi, notamment une essentielle : l’absence d’engagement à faire respecter strictement le budget du client. Le contrat de l’Ordre introduit une “marge de tolérance” dans le prix. En plus, il est lourd et compliqué. Bref, il n’est pas adapté à un client particulier.
      C’est pour cela que nous (les Architectes d’Aujourd’hui), nous avons créé un contrat qui nous est spécifique.
      Avec notamment :
      – des prix globaux et forfaitaires pour chaque artisan : même si l’artisan n’a compté que 3 descentes de gouttière et qu’il en faut 4, il devra réaliser les 4 pour le prix convenu, c’est-à-dire le prix de 3. Mais, en construction neuve, ce genre d’oubli est rarissime car l’Architecte d’Aujourd’hui établit un estimatif détaillé des travaux. Ce n’est pas un prix “au pif”, car il doit respecter strictement le budget du client. Et ensuite l’artisan refait son devis réel.
      Je parle “en neuf”, car en rénovation, il est toujours possible, quoi qu’on fasse, de découvrir des ouvrages à réparer en cours de chantier, et qui n’étaient pas visibles avant travaux : poutre en parfait état vue de dessous et abîmée dessus, visible uniquement quand on a enlevé la couverture, etc. Il y a donc 2 calculs détaillés des prix par 2 professionnels différents, et ces calculs ne se font pas dans l’urgence de signer un contrat : le risque d’erreur est infime.
      Par contre, il m’est arrivé parfois de mal prévoir certaines prestations (par exemple un bureau d’études techniques qui préconise des sections de poutre plus grosses) : j’ai tout simplement compensé moi-même le coût pour le client. Parfois il n’en a rien su, payé directement à l’artisan, parfois quand la somme était plus importante, j’ai fait une réduction équivalente de ma rémunération : le principe du budget strictement respecté est pour moi un impératif sans exception. Si j’étais client, c’est comme ça que je le voudrais (encore une fois, en neuf, pas en rénovation, car en réno c’est impossible à tenir sauf à prévoir une grosse marge d’ajustement, ce qui est contraire aux intérêts du client).
      Et avec l’architecte, vous avez 2 avantages essentiels, même s’ils ne sont pas clairement perçus avant travaux (car les clients sont souvent insouciants – alors que pendant et après travaux, ces avantages deviennent plus qu’évidents !) :
      – un professionnel qui veille à vos intérêts pendant toute l’opération, qui vous protège : pas de risque de surcoût abusif quand vous demandez un changement, pas de malfaçon dissimilée que vous n’auriez pas vue (car l’architecte n’a aucun intérêt financier à les dissimuler : ce n’est pas lui qui vous vend les travaux ! c’est la clé de sa fiabilité), etc…
      – un professionnel qui est un recours QUOI QU’IL ARRIVE. L’architecte a un devoir de conseil général. A ce titre vous pouvez le solliciter à tout moment, pour tout problème (technique, financier, juridique, administratif, etc.). Et si cet architecte était lui-même défaillant, il y a l’Ordre des architectes derrière, profession réglementée, que vous pouvez solliciter également, y compris judiciairement s’il le fallait (c’est déjà arrivé). Je crois que c’est unique dans le “bâtiment”.
      Je précise bien que tous les architectes (dplg ou hmonp ou autres) ne fonctionnent pas comme les Architectes d’Aujourd’hui, nous avons voulu avoir une pratique et un contrat très bien adapté aux clients particuliers.
      Par contre, faire jouer la Garantie de Livraison peut se révéler être un parcours du combattant : il faut parfois attendre que le CMI soit déclaré en liquidation judiciaire (même pas en dépôt de bilan..), ce qui peut prendre de très longs mois, voire plus ; vous devrez payer un plus une franchise de 5% du montant du contrat (quand même ! calculez la somme, vous verrez…), bref c’est galère. On peut en lire des témoignages ici ou sur d’autres sites.
      Je ne suis pas un spécialiste des couvertures zinc (à Toulouse, c’est la tuile terre cuite à 99,9% !) mais je crois volontiers que ce peut être bruyant lors d’une forte pluie. Il faudrait demander aux parisiens (les toits de Paris sont très majoritairement en zinc). Je connais un peu mieux l’ardoise, très beau matériau, tout-à-fait valable à 35° (pas à 35%, ce qui est très différent). Et l’on peut faire de très belles choses très contemporaines avec de l’ardoise, de la pierre, etc.
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        J’interviens sur la couverture en Zinc. Non, pas plus bruyant que l’ardoise, enfin c’est ce que j’ai ressenti. J’ai les 2… Vous pouvez mettre un placo acoustique pour augmenter.
        Concernant la toiture Zinc, il existe plusieurs épaisseurs pour augmenter la résistance, pas beaucoup plus cher.
        La norme, c’est 0,65mm, 0,70mm en montagne.
        Vous avez 0,80mm et 1mm. 1mm, c’est à Paris, les vieux toits en zinc, c’est pour ça que ça résiste des décennies…
        Moi, j’ai fait poser du 0,80mm, le 1mm, pose compliquée en joint debout je crois et pas utile pour le coût…
        Le 0,80mm, c’est très rare que les gens fassent…
        Demandez à votre couvreur de monter en épaisseur et attention à la marque du Zinc.
        Qu’est-il prévu sur votre construction ? Le CMI ne vous surement pas dit qu’il existait plusieurs épaisseurs ??? Cette info, on l’obtient quand on a un contrat MO et qu’on rencontre les artisans à qui on demande de nous dire tout ce qui existe…
        Merci pour votre retour.

        1. Merci Thomas et Mr Espagno pour vos avis sur le Zinc,
          effectivement les CMI n’ont pas autant détaillé les types de zinc, dans notre cas nous voudrions un zinc teinté noir mais est-ce que le zinc teinté noir va se décolorer avec les années? comme pour le zinc naturel qui patine?
          pour le bruit produit par la pluie/vent sur le Zinc, je lis de tout mais l’isolation acoustique sera indispensable. D’autant plus que la salle dédiée cinéma de 35m² dans les combles (soit plus de 55m² avec sous-pans) sera donc sous une grande surface de zinc.
          (celle-ci ne doit pas se transformer en calvaire qui m’enpécherais d’écouter mon systéme Home-Cinéma 11.2.4…)
          merci encore pour vos opinions
          cordialement,
          christophe

  111. Bonjour je fais construire une maison de pein pied avec une terrasse de 60 m2 soit tout l arrière de la maison sur toute la longueur.
    On me donne le choix entre une dalle sur lit de cailloux ou une terrasse sur vide sanitaire avec 3000 EUR d écart. Y a t il un risque pour la maison en prenant la moins onéreuse à savoir la terrasse avec dalle