Vide sanitaire ou terre plein ?

Pour le plancher de l’habitation, vaut-il mieux un hourdis sur vide sanitaire ou dallage sur terre-plein ?

Le plancher bas de l’habitation, celui du rez-de-chaussée, est en général en béton armé. Il faut choisir entre deux techniques principales : soit le plancher hourdis sur vide sanitaire, soit le dallage sur terre-plein.

Quels sont les avantages et les inconvénients de chacune d’elles ?

PRINCIPE GÉNÉRAL DE TRANSMISSION DES CHARGES

Le poids des différents éléments de la construction, toiture, murs, planchers – c’est-à-dire « les charges » – doit être transmis jusqu’au sol dur, capable de le supporter. Le sol dur se situe en profondeur, en général à 80 cm (minimum) jusqu’à plusieurs mètres, voire plus de 10 m, suivant ce que révèle l’étude de sol.

Tout le poids de la maison doit donc reposer sur un sol compact, ferme et résistant – et aussi stable dans le temps, sans variation de portance au fil des saisons et de l’hygrométrie. La toiture et les planchers des étages (et ce qu’ils supportent, comme les cloisons, les meubles, etc.) reposent sur les murs. Et ces murs reposent sur le sol ferme, avec une liaison assurée par les fondations, élargies et résistantes pour une meilleure efficacité.

Mais qu’en est-il pour le plancher bas, celui du rez-de-chaussée ?

descente-charge-architecte-01

Si le plancher bas est posé directement sur le sol, même après avoir enlevé une fine couche de terre meuble (décapage de la terre végétale), et mis un lit de cailloux à la place (hérisson), l’ensemble du plancher bas restera quand même à peu près à la surface, là où le sol est meuble, sans résistance. On aura donc :

  • D’une part tous les murs, toiture et plancher de l’étage qui reposeront sur les fondations, là où il y a un sol dur et résistant,
  • D’autre part le sol du rez-de-chaussée posé en surface, là où le sol est meuble, sans résistance.

On aura donc une incohérence dans la structure de la maison, il y aura forcément des tassements différents et donc des fissures aux bords du plancher du rez-de-chaussée, là où il touche les murs.

descente-charge-architecte-02

Et si l’on fixe le plancher bas aux murs, comme il y aura quand forcément des différences de tassements (car les supports ne sont pas les mêmes : sol profond et sol en surface), on aura ces fissures un peu partout dans le plancher, de façon aléatoire.

La solution est de faire reposer le plancher du rez-de-chaussée, lui aussi, sur les murs, sans contact avec le sol de surface. C’est la technique du plancher hourdis sur vide sanitaire.

descente-charge-architecte-03

Ainsi, toute la construction – toiture, murs, tous les planchers – repose sur le même sol dur, celui des fondations. Il n’y a pas d’incohérence dans la structure, il n’y aura donc pas de fissure.

 

COMMENT UN PLANCHER « HOURDIS » EST-IL FAIT ?

 

Un plancher hourdis est composé de petites poutres en béton armé (les poutrelles), qui s’appuient sur les murs porteurs (murs de façade et murs intérieurs, appelés refend). Ces poutrelles sont espacées de 60 cm environ ; elles seront reliées par des chaînages en béton armé aux extrémités et une dalle de béton armé viendra recouvrir le tout. Le vide entre les poutrelles est comblé par des entrevous (appelés hourdis, ou parfois, dans le jargon des chantiers, marmite à cause de leur forme) qui n’ont pas de fonction porteuse, qui sont seulement un remplissage.
plancher-hourdis-beton-architecte-aujourdhui

Aujourd’hui, ces entrevous sont isolants quand ils séparent une zone chauffée (l’habitation, par exemple) d’une zone froide (le vide sanitaire, par exemple). Il faut veiller à ce que la partie inférieure des poutrelles (la sous-face) soit bien recouverte elle aussi par un isolant (languette).

detail-plancher-hourdi-architecte

Notez le sens de pose du treillis soudé (mailles rectangulaires) et les entrevous isolants avec languette sous les poutrelles (document SEAC)

 

Le plancher hourdis est conçu, fabriqué et livré sur le chantier par un industriel, accompagné d’un plan de pose. Il n’y a donc pas de vigilance particulière à avoir au niveau de la fourniture. C’est dans la disposition des armatures en acier sur le chantier, lors de la mise en œuvre, qu’il faut être très attentif.

 

Les forces à prendre en compte dans une construction telle qu’une maison individuelle, sont faibles (à l’échelle d’un bâtiment). Ce n’est donc pas les sections des aciers qui sont essentielles, mais bien la façon dont ces aciers seront placés. Et en tout premier lieu, il faut veiller à la continuité de la structure en acier. Cette structure est comme une chaine (on parle de chaînage), qu’importe la grosseur de chaque maillon s’il en manquait un seul ! la chaîne n’aurait plus aucune efficacité.

 

POINTS À SURVEILLER PLUS PARTICULIÈREMENT

Il faut veiller aux points particuliers suivant :

  • Les barres d’aciers sont placées les unes en suivant les autres, leur continuité doit être assurée par des barres de liaison suffisamment longues pour que les tensions se transmettent intégralement.

barre-plancher

Barres de liaison (traits gras) venant relier 2 barres de chaînage : le recouvrement doit être large

  • Les angles sont des points faibles, là aussi il faut ajouter des barres de liaison en L largement dimensionnées pour qu’elles assurent cette continuité. Il faut les placer croisées.

barre-L-plancher

  • Les extrémités des poutrelles doivent également être complétées par des barres de liaison (appelées chapeaux dans le jargon des chantiers).

 

  • Une nappe en acier (appelée treillis soudé) est placé sur toute la surface du plancher, avant coulage du béton. Ce treillis soudé est composé de barres d’acier (fils) qui vont transmettre le poids (les charges) jusqu’à chaque poutrelles, et de fils plus fins et plus espacés qui ne servent qu’à l’assemblage. Les fils plus gros doivent donc être placés perpendiculairement aux poutrelles, pour les relier entre elles (et donc les fils plus fins, parallèlement aux poutrelles).
  • Les treillis soudés à mailles carrées sont, eux, destinés aux dallages en béton, là où il n’y a pas de poutrelle.
  • Là aussi, pour le treillis soudé, la continuité de l’armature doit être assurée. Les bords des treillis soudés doivent avec un recouvrement de 2 mailles minimum avec le panneau de treillis soudé suivant.

treillis-soudes-architectes
 recouvrement de 2 mailles minimum

Jean-François Espagno, Architecte-d’Aujourd’hui

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789 questions sur “Vide sanitaire ou terre plein ?

  1. Merci
    Nous voulons éviter les constructeurs;
    Nôtre premier RDV avec une société de maçonnerie est prévu le 21 nov;
    et nous allons passer par plusieurs Artisans; pour ce qui est charpente etc..
    Cordialement

  2. Bonsoir,
    pouvez-vous, s’il vous-plait m’indiquer les clauses que je dois mentionner sur les différents contrat de construction maison individuel . Merci
    1: Sur un contrat CMI ( si je passe par un constructeur)
    2: si je passe par une entreprise de maçonnerie
    3: Architecte
    4: Géomètre
    Cordialement

    1. Bonsoir, il me faudrait des pages et des pages pour être exhaustif…
      Pour un CCMI, il n’y a pas grand’chose à mentionner, car le client renonce dans ce contrat à son rôle de maître d’ouvrage. Il n’est plus décideur de rien (ou à peu près) et il doit s’en remettre aveuglément au constructeur (avec les risques énormes que cela comporte, vous vous en doutez). Je vous conseille de mentionner avant contrat le maximum de choix de matériaux (carrelage, faïence, etc.) et d’équipement (sanitaires, quincaillerie, etc.) que vous pouvez, mais je sais qu’en pratique, ce n’est guère possible de tout choisir avant de signer un CCMI. Vous devrez donc accepter toutes les plus-values, même celles qui seront exagérées, si vous voulez choisir autre chose que ce qu’a prévu le CMI. Je vous conseillerais bien aussi de rappeler que la loi oblige le CMI à vous présenter ses sous-traitants et à vous demander votre accord pour qu’ils travaillent pour lui, y compris les conditions financières (vous devez donc avoir leurs devis en mains), mais dans ce cas le CMI refusera probablement de signer le contrat (pour vous cacher la marge qu’il fait sur votre contrat), aussi, “à vous de voir”.
      Par une entreprise de maçonnerie : si vous avez les compétences techniques pour établir les plans techniques, les marchés de travaux et le suivi de chantier – et aussi le temps pour tout ça – si vous connaissez le “juste prix” de chaque ouvrage pour votre région, si vous connaissez déjà des bons artisans pour chaque ouvrage, et si vous connaissez toutes les réglementations qui s’appliquent à une maison individuelle (il y en a beaucoup), vous pouvez vous passer d’un architecte. Mais je rappelle qu’il n’y a pas qu’un maçon pour construire une maison, il y a aussi le charpentier, le menuisier, le plaquiste, le plombier, l’électricien, le carreleur, le façadier, le serrurier (éventuellement), le peintre (éventuellement), etc.
      Architecte : les contrats d’architecte sont libres. Le contrat établi par le Conseil national de l’Ordre n’est pas obligatoire, il n’est que proposé par l’Ordre. Pour ma part, je ne l’utilise jamais car c’est une “usine à gaz” et,en plus, le respect strict du budget (à l’€ près) n’y est pas mentionné (il y a une marge de tolérance), ce qui n’est pas l’engagement des Architectes d’Aujourd’hui (nous mentionnons de faire respecter strictement le budget du client). Lisez bien son contenu au préalable.
      Géomètre : ?? Un géomètre ne s’occupe pas des travaux de construction, il s’occupe du foncier, du terrain.
      Bonne opération !

  3. Bonjour ..nous souhaitons acheter une maison sur Allauch en région PACA mais celleci est dépourvu de vide sanitaire..est ce un réel problème ?

    1. Bonsoir, non, ce n’est pas un problème en soi. Pour une maison qui existe, il est facile de vérifier la stabilité de la dalle béton (c’est le point faible des dallages sur terre-plein).
      Y a-t-il des fissures sur le carrelage ? Y a-t-il un vide de quelques mm sous les plinthes, entre la base des plinthes et le carrelage ? Si oui, la dalle béton s’est affaissée, et elle risque de continuer à bouger. Et si non, tout va bien, il n’y a pas de raison que ça se produise (sous réserve d’un agent extérieur qui surviendrait, comme un drainage périphérique fait après coup et modifiant la consistance du terrain, ou bien une évacuation d’une descente d’eau pluviale qui fuirait : dans ce cas attention ! fissures à l’horizon…).
      Et plus la maison est ancienne, plus cette vérification sera fiable.

  4. Bonjour, Notre maison a été construite en 2007 sur VS avec un plancher chauffant électrique. J”ai pu remarquer au fil du temps que le carrelage du rez de chaussé bougeait (fissures, légers relèvements près d’un joint de dilatation..etc…) La dalle à l’étage semble également avoir subit quelques déformations qui ont générées des fissures verticales sur l’enduit de façade, des fissures horizontales au dessus des portes à l’étage (placo) et quelques carreau de carrelage fêlés dans la salle de bain . Ces phénomènes sur deux étages différents peuvent-ils être liés? L’expert que nous avions convoqué en 2009 pour les fissures de façade avait juste conclu à des désordres esthétiques liés au différence de matériaux ‘parpaings creux et béton plein)…
    Merci d’avance pour votre réponse

    1. Bonsoir, je ne peux pas vous dire à quoi ces fissures sont dues, bien sûr. Il faudrait que je les voie et que je fasse un examen attentif des lieux, des photos de chantier, que j’ai connaissance de l’étude de sol, etc.
      La multiplication des fissures est a priori inquiétante. Etes-vous sûr que ce n’est pas un problème de fondations ?
      Hélas, la garantie décennale est passée, je présume…

      1. Malheureusement pas d’étude de sol réalisée….et garantie décennale passée…. Le fait que l’expert ait conclu à des désordres mineurs alors qu’il s’agit peut être de défauts structurels ne vous interpelle pas? Sa responsabilité ne peut-elle pas être engagée?
        Que nous conseillez-vous pour la suite? faire appel à un expert indépendant?
        Cordialement,

        1. Il s’agit de l’expert de l’assurance ? Dans ce cas, il défend l’assurance, pas vous. Il n’est pas indépendant, donc il est logiquement partial.
          Prenez un expert indépendant, qui n’est pas par ailleurs expert d’une assurance; Un architecte d’expérience serait tout indiqué. Je faisais ce genre de mission à une époque, y compris dans des contentieux judiciaires avec des experts désignés par un juge, c’était très efficace car un avocat n’est pas un technicien du bâtiment, il ne peut pas aider son client sur ce plan (ce n’est pas une offre de service 🙂 ).
          Les fissures verticales et rependues un peu partout ne sont probablement pas des fissures de dilatation, sans gravité. Les fissures que vous décrivez montrent un défaut structurel sérieux.

    1. Bonjour,
      – agglo coffrant : oui, bien sûr, les blocs à bancher sont un très bon choix pour un mur de soubassement. Ca équivaut (presque) à du béton armé, ce qui rigidifie l’ensemble du socle de la maison et répartit bien les efforts, par exemple en cas de légère faiblesse ponctuelle du sous-sol.
      – conseil tout simple : vous suivez bien les préconisations de l’étude de sol, et, évidemment, à celles du PPRM lui-même. Ces prescriptions peuvent être assez étendues, aussi il est indispensable d’avoir un plan technique des fondations fait par un professionnel (architecte, par exemple) avant tout début de réalisation des travaux. Et de s’assurer qu’il est bien suivi pendant les travaux, évidemment là-aussi. Le soubassement en blocs à bancher est judicieux dans votre cas.

  5. Bonjour. J’ai mesuré une hauteur de 0,35 m d’eau dans le vide sanitaire de ma maison. Celle-ci m’a été livrée en Juillet 2019, c’est donc mon premier hiver. Depuis octobre la pluviosité sur la région brestoise est particulièrement importante et le niveau d’eau dans le puits d’infiltration auquel est raccordée la canalisation d’évacuation des eaux pluviales dépasse celle-ci de 0,64 m ce qui peut expliquer cette importante quantité d’eau dans le vs.
    Je crains que cette situation provoque à la longue un effet néfaste car elle se répétera tous ans et malgré la ventilation l’humidité ne risque t’elle pas de s’installer?
    Qu’en pensez-vous?
    Cordialement

    1. L’eau dans le vide sanitaire n’est pas un problème – en soi – vis-à-vis du bâtiment. La tenue future du bâtiment ne dépend que de la profondeur des fondations ; elles doivent être coulées dans le “bon sol”, bien en profondeur.
      Par contre, l’eau n’est pas agréable, c’est un nid à moustiques (l’été), ça peut entretenir une zone humide aux abords de la maison, etc. Peut-être pouvez-vous tout simplement la drainer, en faisant des orifices le plus bas possible dans le soubassement ?

  6. Bonsoir,
    je viens vers vous pour avoir des réponses à mes questions enfin si je suis au bon endroit . Nous sommes en train de faire construire une maison , nous passons par un constructeur qui ne veut absolument pas entendre parler de vide sanitaire ( bon pourquoi pas me direz vous ils doivent savoir ce qu’ils font ) étude de sol faite par ce constructeur tout est ok environnement favorable pour du terre plein , hors aujourd’hui nous avons nettoyé ce terrain et là surprise le terrain est rempli de troncs d’arbre en décomposition sur toute la surface constructible et une profondeur indéterminée du coup est-il possible de faire du terre plein sur ce genre de terrain car j’imagine que le bois en décomposition va s’affaisser faisant apparaître des cavités sous notre dallage du coup comment puis-je procéder ?

    Cordialement

    1. Bonsoir. Dans votre cas, je ne vous dirai surement pas “Pourquoi pas ?”. Il est évident que le terrain a été remblayé, donc qu’il n’a aucune portance, il est mou, sans résistance. Déjà qu’un sol normal doit être parfaitement stable et compact pour supporter un dallage (c’est très rare, car il ne doit avoir aucune variation en surface, par exemple entre l’été et l’hiver, ce qui n’est pratiquement jamais le cas), mais là c’est bien pire.
      C’est donc le sinistre assuré.
      Le plancher porté (disons un hourdis sur vide sanitaire) est incontournable. Et les fondations doivent être aussi profondes que l’étude de sol le demande.
      Mais pourquoi donc faire confiance à un CMI pour faire construire ?! Qu’est-ce qui pousse les gens à s’en remettre aveuglément à eux ?! (je ne dis pas ça spécialement pour vous, bien sûr). L’intérêt du CMI est de faire des travaux qui lui coûtent le moins cher possible pour gagner un maximum d’argent, pendant que le client paie le prix fort…
      Cordialement

  7. Bonjour,
    La maçonnerie est faite et charpente prête à être posée sur maison individuelle. Il a été prévu des poteaux dans la maçonnerie pour l’emplacement des 2 fermes de charpente de toit plat. Maçonnerie finie, les murs sont tous à l’horizontale. Le haut est ceinturé et ferraillé sans discontinuité.
    Le charpentier a découpé à l’endroit des poteaux de maintient de fermes pour les encastrer, est-ce qu’il y a un risque de solidité de la maçonnerie ? Je croyais que les fermes se posaient au dessus ?
    Cordialement.

      1. Bonsoir,
        Il me semblait que le chaînage d’une maison ne devait pas être discontinue, or, dans ce cas, il a été coupé.
        Peut-on le faire justement ?
        Pourquoi le charpentier n’a t-il pas posé ses fermes sur la maçonnerie ?
        Les fermes sont énormes je trouve, qu’en pensez vous ?
        Cordialement.

        1. Le chaînage ne doit pas être coupé, bien sûr. Sa principale caractéristique est bien d’être continu, en effet.
          Je ne peux pas savoir ainsi, sans voir les plans et le chantier, pourquoi les fermes ne sont pas sur la maçonnerie (s’il s’agit d’un poteau intégré au mur, c’est normal, le poids d’une ferme peut casser la brique ou l’agglo d’un mur, la ferme ne peut pas reposer directement sur une brique ou un agglo creux) ni pourquoi elles vous paraissent disproportionnées. Demandez au maçon, il vous expliquera surement.

          1. Bonjour,
            Le maçon et c’était prévu aux plans à fait des poteaux pour les fermés pour qu’elles reposent dessus.
            Sur les plans, il est prévu une hauteur sous plafond à plus de 220 fini. Là, le dessous des fermes est à 220 sans que le sol soit fait. On va se retrouver avec une ferme qui va traverser la salle de bain…
            Que puis-je faire ?
            Le chaînage a été coupé, c’est sur, que faut-il faire pour rattraper ? Quels sont les risques du fait que le chaînage est coupé pour mettre les fermes ?
            Cordialement.

          2. Un chaînage coupé ne sert plus à rien, comme une ficelle coupée… Il y a donc risque de dislocation des maçonneries (fissures). C’est ce que l’on voit dans les vieilles bâtisse, quand il n’y avait pas de chaînage, pas de béton armé.
            Quant à la hauteur des fermes, je ne sais que vous dire. Que disent les plans techniques ? notamment les Coupes. Je crois que vous avez un maître d’oeuvre : que dit-il ?

          3. Bonsoir,
            Je verrai le retour du MO sur le sujet.
            En fait, le chaînage pour mettre les fermes n’a pas été totalement coupé. L’épaisseur d’une 1/2 brique pour poser la ferme sur le poteau prévu. C’est pareil, il faut que le chaînage soit complet ou la moitié peut suffire ?
            Cordialement.

          4. Non, une demi-brique ne suffit pas, un chaînage est fin (moins de 20 cm puisqu’il y a le coffrage de la brique qui prend de la place),
            les aciers sont donc – au moins dénudés -, sans enrobage (s’ils ne sont pas coupés !). Ce n’est pas possible.

  8. Bonjour ,

    Mr espagno

    les murs sont terminés ainsi que les attentes dans la dalle pour wc, évier douche/baignoire mais je ne vois nul part la ventilation primaire sur mes deux wc ! La conductrice de travaux me dit que ce n’est pas nécessaire car le plombier doit installer des clapets .
    Je précise que c’est une maison de plain pieds avec tout à l’égout avec séparation des eaux usées /eaux propres

    Est – ce que les clapets suffiront à remplacer la ventilation primaire sans avoir de désagréments ou cette ventilation est elle obligatoire?

    Merci beaucoup

    1. Bonsoir, la ventilation primaire est obtenue le plus souvent par la prolongation jusqu’à hors toiture de la canalisation des eaux usées des wc. Il n’est donc nul besoin qu’il y ait une réservation spécifique dans le plancher bas.
      Les clapets peuvent remplacer les ventilations secondaires (par exemple après le dernier appareil d’une salle de bains), mais ils ne peuvent pas remplacer la ventilation primaire. Il vous faut au moins une canalisation Ø 100 qui débouche au-dessus de la toiture. Il vaut mieux une telle ventilation pour chaque wc, car en tirant la chasse, on envoie 3 à 6 litres d’eau d’un coup, ce qui peut dé-siphoner les autres appareils.

      1. Bonjour et merci pour la réponse.

        Donc si j’ai bien compris la ventilation peut toujour être réalisée part la suite à partir de l’attente de chaque wc par un T située sur le plancher jusqu’à la toiture .
        A quelle étape selon vous les ventilations primaires des WC devront elles être réalisées ?
        Les ventilations primaires sont elles obligatoire s au dtu et le constructeur est il obliger de les installer, puis je l’en obliger ?
        Sachant que dans ma notice ccmi il est indiquée :” pour les eaux usées ,les évacuations sont raccordées séparément à la chute , notamment dans la salle de bain ce qui rend la ventilation non nécessaire :” qu’en pensez-vous ?

        Puis-je si la conductrice de travaux refuse d’installer les ventilations primaires en voulant les remplacer par les clapets bloquer le chantier.

        1. 1 – la canalisation d’évacuation des EU du maçon, laissée en attente au niveau du plancher bas, est prolongée jusqu’en toiture par le plombier. Le plombier vient y raccorder le wc par un Y.
          2 – les ventilations primaires sont obligatoires, ce sont les règles de l’art, personne ne peut y déroger, pas même un CMI (d’ailleurs, je ne vois pas pourquoi un CMI ne serait pas soumis aux mêmes règles que tout le monde). Vous pouvez donc l’obliger à travailler correctement. Ces ventilations doivent avoir le même diamètre que la canalisation d’évacuation, c’est-à-dire Ø 100 pour un wc.
          Les clapets sont admis pour des ventilations à condition que ce soit pour une ventilation par réseaux wc séparé (pas si le wc et les autres appareils ont la même ventilation). N’oubliez pas qu’il faudra un clapet Ø 100 pour chaque wc. Pour ma part, j’impose une ventilation primaire qui sort en toiture, et je suis ok pour un clapet pour les autres ventilations.
          3 – la phrase dans votre “notice” descriptive est du charabia qui ne veut rien dire. Les eaux usées de la salle de bains sont évacuées au réseau d’assainissement, elles doivent donc avoir une ventilation (primaire ou secondaire). Quand il ne comporte pas de wc (par exemple une SDB avec vasque et baignoire), un réseau peut avoir un clapet en amont du dernier appareil (c’est une tolérance, pour remplacer la ventilation secondaire). Le dernier, c’est celui dont l’eau usée doit parcourir le plus de distance avant d’arriver à l’assainissement.

          1. Bonjour ,

            Merci merci pour votre réponse !

            Je suis donc retourner dans le vide sanitaire pour vérifier les évacuations et je suis certain maintenant que mes deux wc sont reliés entre eux et sortent seul de la maison séparément des éviers douches et baignoires .

            Donc si j’ai bien compris dans ma configuration des clapets de 100 sont admis pour les wc ? si ils sont admis cela veut dire qu’en ccmi qu’ ils ont le droit de les installer ou je peux tout de même leur imposer une ventilation primaire pour les wc ? mais la question est est-ce réellement utile?

            J’ai tester les écoulement avec un seau de 5l, en sortie à quelque chose prêt la même quantité d’eau ressort .

            Merci pour tout

            Cordialement

          2. Pour les wc, un clapet (à la place d’un évent qui sort en toiture) est admis si la canalisation du wc ne reçoit pas d’autre appareil jusqu’à ce qu’elle rejoigne le réseau d’assainissement. Ce qui n’est pas votre cas : il vous faut donc une ventilation qui sort en toiture pour chaque wc. En plus, il vous faudrait un très gros clapet, pour une canalisation Ø 100 : mieux vaut un évent.
            Le fait d’avoir un contrat ccmi n’a rien à voir avec un éventuel changement des règles de l’art ! Les ccmi ne sont pas au-dessus des normes, ils doivent faire comme tout le monde : respecter le travail bien fait. Pourquoi seraient-ils dispensés de bien travailler ?!
            Il est normal que la même quantité d’eau ressorte en bout de canalisation que celle que vous y avez introduite 🙂

          3. Bonsoir ,

            Je pense que j’ai du mal m’expliquer ou alors je n’ai rien compris désolé lol , devant la maison je ne vois qu’un seul tuyaux pour les deux wc et deux autres tuyaux pour éviers baignoires et douches (les wc sont donc séparées à la sortie de la maison des évacuations douches etc).

            Je pense que tous va se rejeter séparément dans le réseau d’assainissement , donc clapets ou event ou clapets ?

            Merci Merci

          4. Event pour les wc et clapet (ou évent) pour les autres appareils.
            On ne peut mettre un clapet à un wc que s’il n’est pas en contact, en réseau, avec d’autres appareils. Que s’il va tout seul se raccorder à l’égout.

          5. Bonjour Mr Espagno ,
            On s’arrache les cheveux heureusement que vous êtes là !

            Je vais donc leurs imposer ce que vous préconisez concernant les primaires et les secondaires.
            Par contre je suis une fois de plus retourner vérifier les pentes, concernant les wc au début la pente est correct mais arrivée à l’extérieur j’ai pu remarquer que le tuyau est moins pentu, en faisant le test en versant de l’eau tout s’écoule bien mais en sortie il reste un peu d’eau (je vais essayer avec du papier wc pour voir si l’ensemble s’écoule correctement) mais pourquoi en sortie n’ont ils pas fais une pente plus importante c’est dingue ….!!

            Par contre je pense avoir découvert un autre problème, sur un côté je suis en limite de propriété le tuyau d’évacuation de la gouttière arrière passe donc dans le vs, en versant de l’eau à une extrémité dans ce tuyau l’eau ne ressort pas de l’autre côté ! et pour cause dans le vs en vérifiant le niveau, ce tuyau monte et descend !!!!!! je suppose que cela est bon à refaire ?

            Ma maison est donc construite en OPTIBRIC PV 4G, brique terre cuite pose joint mince, l’isolation intérieur sera réalisé avec un doublage polystyrène Graphité ba13+100.
            Ma question est :” comme en ccmi la crépis est fait tout à la fin, donc dans mon cas sera réalisé l’année prochaine est ce que il y a un risque pour l’isolation une fois posée qu’elle prenne l’humidité ?

            Bien cordialement

          6. Bonsoir, une faible pente est en effet dommage – j’ai rencontré le cas des dizaines de fois – et je suis bien d’accord avec vous : plus il y aura de la pente, moins il y aura de bouchons, c’est évident. Les maçons devraient se simplifier la vie en faisant une bonne pente, ils auraient ainsi moins de problèmes dans le futur. Mais tout le monde n’est pas logique…
            Tuyau EP dans le vs : si le tuyau est correctement attaché sous le hourdis, par de nombreuses attaches, la contre-pente n’a pas beaucoup d’importance. Le tuyau va se remplir, puis, une fois plein, l’eau coulera, comme dans un siphon. Par contre, s’il est mal fixé, le tuyau plein d’eau pesant plus lourd, ça va casser un jour ou l’autre (quelques années ?), et tout va se déverser dans le vs.
            L’enduit protège l’isolant de l’humidité, en effet. Avec de la laine de verre, c’est très important. Avec du polystyrène, ce n’est pas grave de ne pas faire l’enduit tout de suite, il ne craint pas vraiment l’eau.

  9. Bonjour Monsieur Espano,

    Est-il techniquement possible de faire une terrasse sur VS avec caniveaux en périphérie de la maison en béton érodé ? En terre plein, je sais que c’est possible.

    Cordialement.

    1. Bonsoir, oui bien sûr, c’est possible. En cas de revêtement en béton érodé, mieux vaut ajouter une dalle spécifique (en ciment blanc, pour avoir la couleur “pierre” grâce au sable choisi), désolidarisée (évitant ainsi les fissures de la structure) et dont l’épaisseur permettra de placer facilement en périphérie un caniveau.
      Cordialement,

      1. Bonsoir,
        Merci pour votre retour.
        Je n’ai pas tout compris… Il faut que ce soit fait en 2 fois ? Le plancher en béton gris et une fois sec le béton érodé par dessus ?
        Qu’appelez vous une dalle spécifique ? Une couleur au choix en fait ?
        Je croyais que le fait de faire une terrasse sur VS garantissait qu’il y aurait 0 fissure et pas d’affaissement. Les fissures peuvent tout de même venir ?
        Cordialement.
        Cordialement.

        1. Pour les fissures, il est fréquent – et pas du tout anormal, ce n’est pas une malfaçon – que le béton des planchers (dallages ou hourdis) se fissure en surface, légèrement. On parle alors de “faïençage”. Il y a des tensions, des dilatations, etc. qui peuvent provoquer ça. Ce ne sont évidemment pas des sinistres, mais ce n’est pas très esthétique. Un peu comme pour une pièce de bois massive, les tensions internes provoquent des fissures, le bois se fend un peu, ça ne l’affaiblit pas vraiment.
          Ce n’a rien à voir avec un tassement, ça c’est grave, ce serait un sinistre (et un sinistre lourd).
          Si l’on ne veut pas voir ce faiençage, il faut le recouvrir. L’avantage d’une dalle en béton rapportée sur le hourdis (coulée dessus), est qu’elle n’aura pas de tension, elle pourra se dilater tranquillement, sans en être empêchée. Donc, pas de (légère petite) fissure. C’est pour ça qu’il faut la désolidariser (il ne faut pas qu’elle “colle” au plancher, par exemple on la coule sur un polyane).
          Et si l’on ne veut pas faire cette dalle, mais si l’on veut une jolie couleur, il faut faire tout le hourdis en béton teinté. Ca coûte cher, et du coup faire une dalle rapportée dessus ne coûte pas vraiment plus cher (le hourdis sera fait avec du béton “normal”).
          Enfin, en ne prolongeant pas cette dalle rapportée et teintée aux bords du plancher, ça permet de faire facilement un caniveau périphérique.

          1. Merci pour votre explication.

            Dans le cas ou on fait un plancher en béton normal et au dessus en béton teinté désolidarisé, quelle épaisseur faut-il ? A quoi ça servirait de la faire 100% en béton teinté ? On ne voit pas le dessous et plus cher ?

            C’est bien cela ? On fait un plancher pour toute la surface de la terrasse, on pose ensuite les caniveaux et on ajuste à la même hauteur avec un béton teinté et finition ?

            Je souhaite pas d’affaissement de terrasse ni fissure. On voit souvent des terrasses qui s’affaissent au niveau des pignons ou fissurent, je ne souhaite pas cela.

            Cordialement.

          2. Il faut une épaisseur minimale de 5 ou 6 cm, je prévoirais plutôt 7 cm mini, avec un treillis soudé à l’intérieur (fin, c’est juste un anti-fissuration, pour donner de la cohérence au béton) qui doit être recouvert de + 2,5 cm de béton minimum. Et il vous faudra une forme de pente pour l’écoulement de l’eau de pluie (si le plancher hourdis n’a pas déjà cette forme de pente). Donc 7 cm au plus fin.
            On ne peut pas faire plus fin. Par exemple, ajouter une couche de 2 cm de béton seulement va provoquer des fissures, importantes celles-là : il faut un minimum de masse au béton pour qu’il ne se disloque pas, une “feuille” de béton de 2 cm, surtout à l’extérieur (gel, forte chaleur…) va se briser, s’émietter.
            Pour les caniveaux, si une profondeur de 6 cm vous suffit, c’est parfait. S’il faut plus, vous devrez prévoir des chaînages du plancher hourdis en dessous moins hauts, décalés : c’est possible, mais délicat (il faut respecter la continuité de la structure des armatures, et leur enrobage. Il faut un bon maçon pour faire ça).
            Le risque d’affaissement n’est écarté que par le plancher hourdis en dessous, et sur le fait qu’il repose sur des fondations assez profondes pour être “au bon sol”. Tout ce qui est rapporté au-dessus ne change rien (c’est comme un tapis : ça n’a pas de fonction porteuse).

          3. Rebonjour,

            Le maçon m’a indiqué que le fait de faire une terrasse sur VS avec un béton érodé pose problème car la machine a éroder pèse 500kgs et vibre et la résistance du plancher est trop faible.

            Ou alors partir sur un béton sérigraphié ?

            Ou le maçon me propose dalle sur plot, moins cher car on gagne sur les caniveaux.

            Quel est votre avis ?

          4. Ah, si sa machine est trop lourde, alors il ne faut pas, en effet.
            Les dalles sur plots sont une bonne solution. C’est surtout le coté “visitable” que j’aime bien, elles ne sont pas scellées.
            Pensez à bien traiter les tranches verticales, pour avoir une finition nette.

  10. Bonjour
    Je compte faire une extension l’existant à un sous sol j’ai voulu faire au même niveau j’ai donc creusé à 50 cm en dessous du niveau de l’existant . J’ai découvert qu il n y avait pas de fondation j’ai fait donc une reprise sous ouvre de ce côté du mur . J’ai toute la surface excavée et j’ai arrêté le chantier . Est ce qu il y’a un risque avec lés pluie et l’hiver sur qu au moment où je reprends lechantier que je ne suis plus avec de la bonne terre pour faire les fondations de la nouvelle extension ? Fau t’il que je me dépêche à la faire? Je ne peux plus creuser ou excaver en raison du mur que je viens de faire la reprise
    Je n’ai pas fait étude de sol mais la personne qui a fait excavation tête m’a dit que c’est la bonne terre ,
    Merci pour votre aide

    1. Bonjour, creuser contre un ouvrage ancien (je présume ? car il n’y a pas de fondation) est par nature dangereux, car ça risque de déstabiliser la construction existante. En laissant le chantier en l’état, ouvert, pendant des mois, on augmente le risque de déstabilisation, car la terre qui était sèche en permanence (car elle était en profondeur) devient humide, voire gorgée d’eau, elle est donc moins résistante.
      Je ne sais pas quels travaux de reprise en sous-oeuvre vous avez faits. Et je ne connais pas le site, le chantier. Donc je ne peux pas vous conseiller techniquement. Je ne peux que vous conseiller de vous adresser à un architecte (d’aujourd’hui), au moins pour une visite-conseil : vous aurez un avis pertinent sur la suite à effectuer.
      Quant à l’absence d’étude de sol, en général (c’est-à-dire sauf cas rares) elle est toujours utile pour savoir sur quoi l’on construit et donc pour adapter les travaux en conséquence.
      Faire construire est toujours onéreux (même pour une simple extension) et technique, surtout les extensions. Le client a besoin d’un avis extérieur de quelqu’un qui a une vision d’ensemble de l’opération, sur tous les plans. Un maçon n’est pas un architecte, chacun a ses compétences. Il ne vous viendrait pas à l’idée de demander à un architecte de bâtir lui-même un mur. L’inverse est vrai aussi.

  11. bonjour je voudrais faire une extension bois ou parpaing je ne sais pas encore mais je suis un peu perdu pavillon sur sous sol année 1989 sous sol enterré devant donc plain pied devant à l’arrière non enterré entrée sous sol sur un côté et l’autre côté pente remblayé avec terre végétal remblayé en 1989 c’est de ce côté que je voudrais faire l’extension de 20m2 faut-il que j’enlève la terre de remblais ou quelles autres solutions merci

    1. Bonjour, j’avoue ne pas bien comprendre vos interrogations.
      Vous souhaitez faire une extension de votre maison, là où de la terre a été remblayée :
      – Si votre extension se situe au niveau de la terre remblayée, il faut l’enlever, bien sûr.
      – Si votre extension se situe au-dessus, au niveau de la partie habitable (si j’ai bien compris),
      vous ne pouvez pas vous appuyer sur la terre remblayée, car elle n’a aucune résistance. Vous devez faire creuser des fondations qui descendront dans la terre non-remblayée (celle qui n’a pas déjà été creusée) jusqu’à la couche résistante, celle que l’on appelle “le bon sol”. L’étude de sol vous permettra d’en déterminer la profondeur.
      Quant à savoir s’il vaut mieux enlever la terre remblayée actuelle, cela dépend de plusieurs critères. Un architecte (d’aujourd’hui) sera vous le dire.
      Ce n’est pas que je veuille toujours “placer” ici l’intervention d’un architecte, mais il faut bien réaliser que dans le “bâtiment”, il s’agit toujours de cas particuliers, qui doivent tenir compte de critères toujours différents. Ce qui est l’inverse dans “l’industrie”, où l’on peut réaliser la même télévision, la même voiture, etc. pour des millions de gens. Pas dans le “bâtiment” : chaque terrain est unique (toujours..), chaque contexte est différent.
      C’est pour ça qu’on a inventé le métier d’architecte, depuis des milliers d’années : pour guider le client dans ses choix multiples et pas toujours évidents, car il n’a pas d’expérience dans ce domaine.

  12. Bonjour Mr Espagno ,je construit actuellement une maison en brique bgv en demi-niveau , la dalle du garage attenant à l’habitation sera 54 cm en dessous du niveau de la dalle de l’habitation qui sera sur VS en agglo bancher.je me pose la question de la liaison des briques au droit du décalage de niveau garage/ habitation, je pense qu’il y à un risque de fissure. Dois-je faire également un VS inaccessible décalé de 54 cm sous le garage de manière à ce que les briques reposent sur deux structures identiques à deux niveaux différents ou puis je monter deux rang d’agglo bancher supplémentaires sur le garage afin de rattraper les 54 cm de décalage et sur lesquels faire reposer le 1er rang de briques et faire un dallage flottant sur terre plein? sinon dois je séparer par un joint de fractionnement les deux bâtiments ? cordialement

    1. Bonsoir, le dallage sera dissocié des murs, il ne doit pas appuyer dessus, on place un polystyrène (ou équivalent) aux 4 bords du dallage, pour qu’il puisse se dilater librement, évitant ainsi des fissures. Donc ne vous inquiétez pas pour les murs : le dallage n’aura aucune action sur eux.
      Bonne (fin de ) soirée.

  13. Bonjour,

    Nous avons contacté des constructeurs pour notre future maison. 2 nous proposent une construction sur vide sanitaire et un autre non. Comment savoir quel constructeur a raison? Est-ce qu’un constructeur prendrait le risque de construire sur base pleine pour une question de cout?
    Cdt
    DR

    1. Bonjour,
      la technique du plancher porté, c’est-à-dire en général un plancher hourdis sur vide sanitaire, est bien plus fiable, moins risquée, qu’un simple dallage sur terre-plein. L’article sur notre site explique pourquoi.
      Est-ce qu’un constructeur prendrait le risque de construire sur base pleine pour une question de coût? Pardon de parler avec franchise, mais votre question montre une certaine candeur : oui, bien évidemment ! un constructeur va gagner plus d’argent avec un dallage qu’avec un hourdis, puisque ça lui revient moins cher. Et comme vous ne connaissez pas le détail des prix (je présume qu’il ne vous a pas confié les devis de tous ses sous-traitants, même si la loi l’y oblige), le bénéfice est pour lui. Je rappelle qu’un architecte, qui ne vous vend pas les travaux lui-même et qui transmet toutes les informations à ses clients (donc tous les devis d’artisans, par exemple), n’a rien à gagner à ce que vous ayez des travaux de moins bonne qualité. C’est ce qui le rend fiable dans ses conseils, car il n’y a d’expertise qu’indépendante des intérêts financiers des uns et des autres, évidemment.
      Le principe du CCMI (ce n’est pas une critique des CMI, c’est le constat du fonctionnement de ce contrat) est que le constructeur achète les travaux à ses sous-traitants le moins cher possible pour vous les revendre le plus cher possible : la différence est pour lui.
      Si vous deviez avoir un sinistre (affaissement du dallage provoquant des fissures intérieures : sols et cloisons), ce sera son assurance qui gérera le problème et ce n’est pas lui qui sera embêté (vous si…, surtout si vous devez déménager pendant les travaux). Le risque le plus grave pour vous est que ce sinistre n’apparaisse pas dans les 10 ans qui suivent la réception, mais un peu plus tard : vous ne seriez plus assuré.
      Bien cordialement,

  14. Bonjour ,

    Les maçons ont commencé à monter la maison avec la Brique rouge BGV 4 G, par endroit j’ai pu remarquer des jours de 4 cm ! est ce normal ?

    Bien cordialement

    1. Bonsoir, ah non, pas normal du tout ! C’est dommage de monter de telles briques ainsi.
      C’est jours doivent être comblés, et bien en profondeur (vérifiez dedans-dehors, avant que les doublages
      soient faits.
      Mais évidemment, le joint n’aura pas la capacité isolante de la brique et il risque d’apparaître même
      quand l’enduit sera fait, car ce sera un point froid. Ca arrive aux changements de temps quand
      l’air devient humide.
      C’est vraiment dommage. Voilà un maçon à surveiller de près…

      1. Bonsoir ! me suis trompé dans le pseudo (c’est moi sasan lolll)

        j’ai oublié de préciser qu’il ne pouvait pas faire autrement je pense car les jours sont situés sur l’avant dernières brique avant l’emplacement des futurs fenêtres. (donc sans ce jour à certain endroit la dimension de la fenêtre serait fausse.)

        Faut il reboucher ses jours avec un mortier hydrofuge réalisé à l’aide d’un produit de type hourdex (liant à maçonner)

        Cordialement

        1. On peut toujours recouper 2 briques pour que le total tombe exactement à la longueur voulue…
          Inutile de mettre un mortier spécial, de toute façon le mortier est plus étanche par lui-même
          que la brique. Donc un mortier, bien dosé suffira (avec beaucoup de ciment, par exemple 400 kg, pour
          qu’il tienne bien).
          Bonne soirée,

      2. Bonjour Mr Espagno

        Maintenant que le mal est fait est ce que pour boucher les jours le Mortier joints minces pour briques (le même qui a servi pour monter les briques) est t’ il satisfaisant ?
        Que pensez-vous de l’enduit par projection aeroblue avant la pose de l’isolation ? dans mon cas ne serait il pas une bonne solution pour rattraper les éventuelles pont thermique du au mauvais montage de certaine brique ?

        Bien cordialement

        1. Bonsoir, ces briques sont montées à la colle, il me semble ? Je ne sais pas jusqu’à quelle épaisseur il est possible de remplir des joints, à voir avec le maçon (ce doit être indiqué quelque part par le fabricant). Si c’est possible, tant mieux, c’est toujours mieux de garder le même matériau en façade, en support d’enduit.
          L’enduit type “aéroblue” est pour étancher un mur à l’air (et non à l’humidité, puisqu’il est intérieur aux briques). En fait, je n’utilise pas ce genre de produit.
          Ne vous tracassez pas, un bon rebouchage des joints larges réglera le problème.
          Bonne soirée.

          1. Bonsoir ,

            Merci

            Oui les briques (bouyer leroux home bric BGV 4 G ) sont montées avec le mortier home bric joint mince 3mm.
            J’ai pu trouver les recommandations pour le calfeutrement “Pour reboucher un interstice entre deux produits (dans le cas d’une coupe), réalisez un calfeutrement vertical à l’aide du mortier joints minces mélangé à 50/50 avec du sable. Ce remplissage peut aussi être fait avec le Hourdex (mortier bâtard).”

            Je doute que le mélange ait été mélangé avec 50% de sable … vu les maçons qui me font la maison et qui ont comme vous le dites si bien” le poil dans la main ……”

            Ce qui m’inquiète le plus c’est les jours (voir lien photos) après découpe entre deux briques sur le dessus ! faut il que ses jours soient rebouchés ? je précise que d’autres briques viendront au dessus. https://image.noelshack.com/fichiers/2019/42/3/1571249045-img-20191015-172340.jpg

            Bien cordialement

          2. Bonjour, c’est évidemment au maçon de bien faire son travail, et tout d’abord de bien connaître la technique de pose des briques. C’est la base de son métier, quand même. Il n’est pas nécessaire de remplir tout le joint vertical entre les briques, à moins qu’il ne soit très large (ce qui est déjà anormal en soi). Il faut un rebouchage extérieur et un rebouchage intérieur.
            Et il faut suivre les préconisations du fabricant ! S’il faut du sable, on met du sable, c’est tout ! Ce n’est pas compliqué à acheter, le sable…
            Si vous n’avez pas d’architecte, peut-être qu’il vous faut hausser la voix : dites que vous ne paierez surement pas un travail mal fait, en montrant votre mécontentement !

  15. Bonjour ,

    Merci pour vos réponses.
    J’ai remarqué que ma dalle de compression n’est pas plane par endroit il y ‘a des bosses ! cela va t’il poser des problèmes pour le plâtrier (je précise que j’ai choisi l’isolation polyuréthane projetée au sol et les carreaux de plâtre plein de 7 cm pour la séparation des pièces ) ?

    Concernant le mortier hydrofuge en dessous de la première rangée de brique rouge de combien doit être son épaisseur ? les jours potentiels pendant l’élévation de la brique devront t’ils êtres comblés au mortier ou à la colle pour brique ?

    MERCI
    Cordialement

    1. Bonsoir, un plancher hourdis n’a pas besoin d’être parfaitement plan en maçonnerie (en ossature bois, si). Les bosses doivent être limitées, bien sûr, pas trop grosses.
      Le plâtrier doit poser ses cloisons sur des semelles, pas directement sur le béton (et ceci, quelle que soit la cloison, carreaux de plâtre, briques, placo…).
      L’épaisseur du mortier hydrofuge est normale, elle sera en fait un peu supérieure aux autres joints puisqu’il s’agit de rattraper les petites irrégularités du plancher béton. Et de toute façon, le plancher hourdis lui-même fait office de coupure de capillarité. Mettre de l’hydrofuge est juste un précaution supplémentaire, notamment avec les briques, très spongieuses.
      Les jours très fins sont normaux, mais dès qu’ils atteignent 5 ou 6 mm, ils doivent être comblés, rebouchés. Si c’est fin, à la colle ; si c’est plus important, au mortier (mais un jour important est anormal, attention qu’il n’apparaisse pas après l’enduit : zone plus sombre ou plus claire).

      1. Merci une fois de plus ..

        En ce qui concerne les carreaux de plâtre l’ensemble de la première rangée de toute la maison sera de couleur bleu (hydrofugé) est-ce pour cela que je ne vois nul part sur les forums une pose sur semelles ?

        Bien cordialement , bonne nuit -^-

        1. La nuit a été très bonne, merci. D’autant plus que je me réveille (et donc je me suis endormi) dans une chambre face à la mer, en Corse…
          La semelle est un rail en U pour les carreaux de plâtre, calé sur le plancher béton. Il n’est pas toujours très visible.

          1. Bonjour ,

            Quelle chance !! c’est sur le climat de la CORSE n’est pas le même que chez nous en Lorraine mdrrr
            Oui je connais les semelles en rail en U mais sont il nécessaire si l’on utilise les première rangée en carreau hydrofugé ? car je n’ai jamais vu aucun artisan qui utilise les rails en Udepuis le temps que je regarde les récits des constructions sur internet.

            Bien cordialement

          2. Il y a des gens qui se baignent… J’aurais dû prendre mon maillot.
            Les cloisons doivent être posées sur des semelles, c’est une question de désolidarisation. Gérer les dilatations, c’est-à-dire désolidariser, est une constante pour faire des bâtiments qui se comportent bien, qui vieillissent bien.
            Sinon, la désolidarisation se fera tout-de-même, sans notre accord : ça s’appelle des fissures.

  16. Bonjour ,

    Sans vous manquez de respect je renouvelle ma question..
    Je confirme mes réponses, en gras et italique
    Mr Espagno
    Notre maison a une superficie de 120 m2 habitable et 43 m2 de garage l’ensemble sur VS.
    Les aérations du vide sanitaire de 100 mm sont aux nombres de 6 et sont bien placées en face l’une de l’autre pour une bonne circulation de l’air. Est-ce que 6 aérations sont elles suffisantes ? Oui

    Malgré des températures extérieures douce le vs est déjà humide ainsi que la terre, j’ai même pu apercevoir des gouttelettes en dessous du plancher et hourdis ainsi que les agglos du vs un peu humide Est-ce normal ? Oui

    Le plancher est coulé depuis maintenant 2 semaines et il y a bien sur des fissures sur la dalle de compression ! comment peut on faire la différence entre des fissures normales et celles qui ne le sont pas ? Il faudrait que je me rende sur place et que je les vois pour pouvoir répondre

    Encore une erreur, une des évacuations à été mal placée et se retrouvera après avoir mesurer dans la chambre de ma fille !! quel est le meilleur moyen pour rectifier l’erreur ? condamner le tuyau de 100 mm en rebouchant avec du béton et remettre cette évacuation au bon endroit en perçant dans le plancher hourdis ?Oui, s’il est possible de le faire, refaire les travaux correctement est une bonne solution. Mais, ici, sans aller sur place, je ne peux pas savoir si c’est possible.

    Bien cordialement à vous aussi

    Merci

    Bien cordialement

  17. J’ai reçu une question :
    Peux ton reprendre son terrain dans le cas d’un CCMI. Le constructeur n’a pas respecté la notice descriptive. Il a remplacé les armature prévues par 3 tiges d’aciers.
    Je suis à échanger des conclusions, il me ballade avec son avocat et le juge de mise en état, je ne parvient pas à avoir une date de procès, toujours reportée.
    Je souhaite reprendre mon terrain pour démolir les fondations. Ensuite reprendre un architecte pour poursuivre ma construction.
    Pouvez-vous m’apporter une réponse. Merci.

    Ma réponse :
    La raison pour vouloir annuler un CCMI me paraît bien mince : il y a bien des armatures dans les fondations, si j’ai bien compris. Seule leur mise en oeuvre serait contestable. Avez-vous la preuve (photos) que ces armatures mal placées vont probablement amener un sinistre ? Difficile à obtenir…
    Le CCMI est un contrat définitif (à l’inverse, par exemple, du contrat d’architecte que le client peut rompre à tout moment, au prétexte de la perte de confiance). C’est un achat “ferme et définitif”. Qu’en dit votre avocat ?

  18. Bonjour,

    Nous venons d’acheter une maison de 2003 sur vide sanitaire avec une terrasse sur VS également.
    La maison s’élève au dessus du sol d’1m50 environ, d’un côté on y accède par un escalier et de l’autre une butte de terre permet d’accéder à la terrasse directement depuis le jardin.
    Or nous voyons des trous se former à plusieurs endroits à la jonction de la butte et de la terrasse, la terre commence à s’écrouler sous la terrasse.

    Que faut-il faire ?

    1. Bonjour, votre terrasse est donc surélevée, sur vide sanitaire, et il n’y a pas de muret de soubassement, du moins pas partout.
      Il faut créer une paroi pour retenir la terre de la butte. Il est compliqué de réaliser un muret de soubassement “après coup”. Etant donné que la paroi à créer sera cachée par la terre, vous pourriez placer des palplanches, ce sont des tôles en acier, épaisses et conçues pour retenir la terre.
      Il faut :
      1 – dégager la terre, sur 1 m de large environ,
      2 – placer les palplanches, en les enfonçant dans la terre de 20 ou 30 cm, le haut des palplanches venant en buté sur la terrasse (vous aurez choisi leur hauteur en fonction de la hauteur de la terrasse + 20 à 30 cm),
      3 – remblayer la terre.
      C’est simple, un maçon fera ça très bien.

      1. Merci de votre retour rapide.

        Pour être plus précis, sur les trois côtés de la terrasse non adjoints à la maison, il y a un côté avec un mur et les deux autres reliés à la butte. Un de ces côtés est visiblement sans muret, tout du moins pas sur toute la hauteur puisqu’on voit sous la terrasse aux endroits où la terre s’est effondrée.

        Devrait-il y avoir un mur tout autour sous la terrasse, comme un coffre fermé ? Doit-il y avoir des aérations ?

        Cordialement

        1. La terrasse, je présume en plancher hourdis, a ses poutrelles qui reposent sur 2 murs opposés, et les 2 autres cotés, non-porteurs, n’ont pas de mur.
          Il n’y a pas de raison technique pour fermer les 4 cotés, si ce n’est… empêcher justement que la terre de remblai ne s’effondre pas sous la terrasse.
          Les aérations ne sont pas indispensables, car le plancher au-dessus n’est pas chauffé (pas de condensation). Vous pouvez faire 2 percements du soubassement avec votre vide sanitaire de la maison, tout simplement, ça fera un peu d’aération sans avoir à gérer des aérations apparentes.

  19. Bonjour ,

    Mr Espagno
    Notre maison a une superficie de 120 m2 habitable et 43 m2 de garage l’ensemble sur VS.
    Les aérations du vide sanitaire de 100 mm sont aux nombres de 6 et sont bien placées en face l’une de l’autre pour une bonne circulation de l’air. Est-ce que 6 aérations sont elles suffisantes ?

    Malgré des températures extérieures douce le vs est déjà humide ainsi que la terre, j’ai même pu apercevoir des gouttelettes en dessous du plancher et hourdis ainsi que les agglos du vs un peu humide Est-ce normal ?

    Le plancher est coulé depuis maintenant 2 semaines et il y a bien sur des fissures sur la dalle de compression ! comment peut on faire la différence entre des fissures normales et celles qui ne le sont pas ?

    Merci

    Bien cordialement

  20. Bonjour,

    je ne sais pas si cela a un rapport mais nous avons une maison qui a plus de 300 ans et il n’y a pas de fondations.
    je souhaite faire réaliser une terrasse mais on me déconseille de faire une terrasse en béton au ras des murs de la façade car cela va bloquer les flux d’eaux et peut entrainer une déstabilisation de la maison. que me conseillez-vous ?

    1. Bonjour, 300 ans, voilà un âge respectable pour une maison… Il faut la ménager, en effet.
      A cette époque, la technique des fondations était simple : une tranchée, quelques gros galets au fond, et on bâtit directement le mur. Parfois, “ça tient” (comme votre maison), parfois ça s’écroulait : il n’en reste rien aujourd’hui.
      En effet, une terrasse béton va assécher le sol en dessous, du coup ce sol n’aura plus la même portance que les autres façades, d’où risque de fissures, voire (moins probable mais pas impossible), écroulement à terme.
      Vous pourriez faire une terrasse en lames de bois sur petits plots béton, ou – mieux – sur vis de fondations (comme des petits techno-pieux). C’est respectueux du sol car la pluie s’infiltrera entre les lames et ça ne provoquera pas de changement hygrométrique.
      Bon chantier.

  21. Bonjour ,

    Cela fait 1 semaine que le plancher est coulé et mise à part quelque fissure de retrait rien d’alarmant et pourtant pour 7,5 mètre cube il y a eu un ajout d’eau de 50 l…. (c’est interdit mais comme le béton venait à 1 h de mon chantier ….) Ca fait froid dans le d’eau ! les chauffeurs m’ont dit que c’était chose courante et que certain maçon maitre d’oeuvre … leurs faisaient mettre énormément d’eau ….et souvent le béton était destiné pour construire des hôpitaux ……!!!!!

    Ma question concerne la ventilation primaire ! en effet les évacuations wc etc ont bien été réalisées par le maçon mais je ne vois pas un second tuyau partir du wc jusqu’au haut du plancher pour cette ventilation primaire.

    De même pour les futurs tuyaux prêt à accueillir les descentes d’eau pluviales , du côté gauche de la maison je vois un tuyau pvc sortir devant et resortir derrière mais sur le côté droit je ne vois pas l’autre tuyau qui devrait accueillir les descentes côté droit !

    Pouvez-vous m’éclairer ?

    cordialement

    1. Bonjour,
      – ajout d’eau dans le béton prêt à l’emploi = strictement interdit. Et non, ce n’est pas une chose courante. Je ne l’aurais jamais toléré, pour ma part, sur un de mes chantiers.
      – ventilation primaire : le tuyau partira du plancher, le wc viendra s’y brancher au passage, et le tuyau continuera vers le haut, jusqu’à sortir hors toiture et servira de ventilation primaire = normal.
      – évacuation pluviale en attente manquante = elle n’est peut-être pas encore en place, tout simplement. On n’est pas obligé de la faire tout de suite, ça peut se faire plus tard. Du moment qu’elle est bien là à la fin des travaux, le reste n’a pas d’importance.
      Bien cordialement,

  22. Bonjour,
    Sur mon terrain la mise à l’égout est trop haute et je vais devoir remonter la maison par rapport à la prévision ou alors mettre une pompe de relevage ce que je ne souhaite pas.
    Le constructeur vient de me faire passer le devis pour réaliser un vid sanitaire.
    Quel est son implication et son degré de responsabilité dans le fait d’avoir à faire des travaux non prévus au devis.
    Nota : le terrain n’a pas été vendu par le constructeur par contre il aurait pu avoir accès à tous les plans .

    Vous remerciant de votre retour,

    Cordialement

    1. Bonjour, la loi codifie le CCMI (contrat de construction de maison individuelle). Les textes sont clairs :
      une fois le CCMI signé, rien ne doit être imposé au client, ni modification, ni évidemment, surcoût. La construction doit être faite entièrement suivant les règles de l’art, sans malfaçon, pour le prix convenu initial. Et qu’importe que le CMI ait bien ou mal prévu les travaux : il les doit entièrement. Il faut donc ici relever la maison.
      Je conseille d’accepter un vide sanitaire (un dallage sur terre-plein est trop souvent une mauvaise solution), et mieux vaut éviter en effet une pompe de relevage, qui tôt ou tard, risque fort de tomber en panne, comme toute mécanique.
      Par contre, le prix global forfaitaire est fixé, définitivement. Vous n’avez aucun paiement supplémentaire à supporter. L’élévation de la maison sur vide sanitaire doit être faite pour le même prix, sans aucun surcoût.
      Même (et surtout) si votre CMI cherche à vous intimider, à vous forcer, rappelez-lui que ne pas respecter cette obligation est une faute pénale, que cette faute est déjà commise en vous présentant un devis et que s’il insiste, dites lui que pour ça, vous pouvez l’envoyer en correctionnelle.
      Bref, je vous engage à ne pas vous laisser faire, surtout ainsi au début du chantier. Le monde du “bâtiment” est trop souvent un rapport de forces. Si vous cédiez, que sera la suite ?!
      Bon courage !

      1. Bonjour,

        Dans le cas du Monsieur, si son CMI laisse la maison sur terre plein et que le CMI installe une pompe de relevage à ses frais (moins cher que le VS), le client peut-il s’y opposer et imposer un VS sans surcoûts ?

        Le VS n’étant pas prévu dans le contrat.

        Merci.

        1. Une pompe de relevage ou bien une élévation de la maison avec vide sanitaire sont des modifications de la maison qui ne peuvent pas être imposées – a priori – au client. Mais le CMI a aussi l’obligation de réaliser la maison suivant les règles de l’art, et un réseau d’évacuation des eaux usées en bon état de marche est a minima une autre de ses obligations.
          En cas de blocage entre le CMI et son client, le juge accepterait surement la solution la plus simple, c’est-à-dire la pompe de relevage. Ce serait donc ce qui serait fait.

          1. Bonjour,
            Avec un CMI très malin, puisque le client n’a pas connaissance du prix de la maçonnerie mais que du total, le CMI pourrait proposer un VS 2 fois le prix du marché ? Et le client obligé de payer ou à défaut c’est pompe de relevage… Mais qu’il ne souhaite pas.
            Il est délicat de faire intervenir un autre maçon.
            Comment faire dans un tel cas ?

          2. Bonjour, Bonjour, je réponds directement dans le texte.
            Avec un CMI très malin, puisque le client n’a pas connaissance du prix de la maçonnerie mais que du total, le CMI pourrait proposer un VS 2 fois le prix du marché ?
            Eh oui, 2 fois, 3 fois… il fait ce qu’il veut, le client est captif, piégé, il est obligé d’accepter s’il veut la modification.
            Et le client obligé de payer ou à défaut c’est pompe de relevage… Mais qu’il ne souhaite pas.
            Le client n’a pas le choix, le CMI décide ce qu’il veut. Le client peut toujours refuser la pompe de relevage, mais le CMI s’adressera à un juge, en référé (mesure d’urgence) et le juge décidera la pompe de relevage.
            Il est délicat de faire intervenir un autre maçon.
            Il lui est impossible de faire intervenir un autre maçon, ce serait illégal : le client a un contrat avec le CMI, il ne peut plus le changer sans l’accord du CMI.
            Comment faire dans un tel cas ? Rien. Le client n’a pas de moyen d’action, le CCMI est définitif. Ce n’est pas de la maîtrise d’oeuvre, c’est une vente faite.
            On voit ainsi que la maîtrise d’oeuvre a été inventée (depuis des milliers d’années) pour correspondre aux problématiques du client qui fait construire : ce n’est pas un consommateur qui achète un produit fini, c’est un maître d’ouvrage qui achète un produit qui n’existe pas encore, qui est “à venir”, avec tous les aléas que cela comporte. Il lui faut donc être protégé dans cette aventure. Cette protection, ce guide, c’est l’architecte qui exercera sa maîtrise d’oeuvre pour le compte exclusif de son client, puisque l’architecte ne vend pas les travaux. Il est indépendant, il est donc fiable, il n’est pas “juge et partie”.

          3. Bonjour,
            Encore une fois, le contrat CMI bloque le client ! Si la maison avait été prévue sur VS depuis le début, ce ne serait pas arrivé ce surcoût ?
            En gros, le client pour ce cas précis n’a pas le choix que de payer et si le CMI veut, c’est le prix fort, très fort ? Et c’est plusieurs milliers d’euros en plus.

          4. Quand un client signe un CMI, il est captif, il n’a plus de marge de manoeuvre, il ne peut plus rien changer.
            Ce n’est pas grave s’il achète un produit fini, industrialisé, il le prend tel quel et c’est tout. Mais dans le cas où il “fait construire”, le produit (la maison) n’existe pas encore, il va donc y avoir beaucoup de choix à faire, il y a forcément des aléas, et le client se rend compte – trop tard, évidemment – qu’il n’a plus de marge de manoeuvre, qu’il n’a plus le choix que : ou d’accepter ce que veut bien lui proposer le CMI, au prix qu’il veut, ou de renoncer à toute modification. Le CCMI ne décrit pas en détail tout le projet, il y a (beaucoup) de zones d’ombre. Ce sont autant de pièges pour le client.
            Le CCMI n’est pas du tout adapté au monde du “bâtiment”, il ne correspond pas à ce que vit le client qui fait construire et qu’il découvre au fur et à mesure de l’opération – mais trop tard puisque le contrat est signé ! On ne devrait jamais recommander le CCMI à ceux qui veulent faire construire, pourtant c’est tout l’inverse qui se produit.

  23. Bonjour ,

    Les maçons ont fini la pose du plancher hourdis (16+4) mais nous venons de nous rendre compte qu’à certain endroit voir même beaucoup d’endroit du haut de l’entrevous béton au haut de la planelle il n’y a pas 4 cm !
    Nous nous demandons si le maçon n’a pas relevée de trop les poutrelles avec les étais à certain endroit qui sont sous le plancher pour maintenir l’ensemble lors du coulage ???? est-ce possible ?
    Merci

    1. Soit le maçon a peut-être étayé un peu trop haut (mais c’est rare), soit plutôt les poutrelles ont une contre-flèche = elles sont très légèrement bombées vers le haut, pour devenir parfaitement horizontales une fois que le béton est coulé et que ce poids appuie sur les poutrelles.
      Parlez-en au maçon, tout simplement, il vous donnera l’explication.
      Et s’il a fait une petite erreur (personne ne se trompe jamais), ce sera l’occasion de la rectifier. Mais il me semble que c’est un bon maçon, je crois ?
      En tout cas, vous avez raison, “la confiance n’exclue pas la vérification”. Et on est plus vigilant quand on se sait contrôlé, moi comme tout le monde… 🙂

      1. Bonsoir ,

        Merci pour la réponse

        En effet les poutrelles sont bombées on a l’impression que les entrevous sont en montagne russe ….
        Si j’ai tout compris lorsqu’ils vont couler les poutrelles vont se redresser sous le poids du bèton et devenir horizontale ?

        Mais comment expliquer qu’à côté des planelles de 20 (19,5…..) j’ai l’impression que les entrevous sont très haut pour recevoir 4 cm de béton ?

        J’espère pour moi que ce n’est en effet pas trop étayé …. si jamais c’est ça et que je laisse coulé il risque d’avoir une multitude de fissure sur la dalle de compression car le recouvrement ne sera pas suffisant et là …….

        cordialement

        1. Regardez en bout de poutrelle, là où elle n’est pas bombée : ça doit être ok comme hauteur.
          Le poids du béton est énorme (plusieurs tonnes), ça va fléchir les poutrelles (c’est normal), et comme c’est prévu,
          elles vont du coup de se retrouver horizontales.
          C’est bien de vérifier, mais ne vous faites pas trop de souci : vu d’ici, tout me semble très normal.

          1. Bonjour.
            Merci de me rassurer…mais c’est justement en bout de poutrelle que ça m’inquiète car en regardant du haut de l’entrevous et le haut de la planelle on voit de suite qu’il n y aura pas 4cm (et la ce ne peut pas descendre avec le poids du béton ?
            Je trouve bizarre aussi qu’en côté limite de propriété ou j’ai un mur en agglos coffrant le maçon n’a pas mis de poutrelle et a fait reposer la languette des entrevous directement sur le mur.
            Voulez vous peut être une photo
            Cordialement

          2. Bonjour, vous pouvez questionner le maçon, il aura probablement la réponse;
            Les largeurs de plancher ne tombent pas “pile” aux dimensions de la maison, il est normal de finir sans poutrelle. Sur le mur, c’est le chaînage qui fera office de structure. Je rappelle que les entrevous n’ont qu’un rôle de coffrage, une fois le béton coulé (et durci), ils ne portent plus rien.

    1. Bonsoir, tout cela est incomplet.
      D’abord, les agglo (qui sont en béton, en fait) ne sont guère capillaires. La brique l’est beaucoup (donc à ne jamais mettre en soubassement), mais pas vraiment les agglos.
      Ensuite, l’enduit du soubassement permet de limiter considérablement l’humidité dans les murs enterrés, et il faut bien enduire les agglos qui sont au-delà de la terre, ne serait-ce que pour une question esthétique.
      L’arase étanche par un feutre bitumé n’est pas obligatoire en soi, surtout avec un plancher béton (la plupart des cas). Elle l’est avec un plancher bois, bien sûr, juste en dessous en effet. Pour ma part, et bien que ça ne me soit pas arrivé, j’ai lu des cas où cette arase souple avait elle-même provoqué des infiltration, par “effet de mèche”.
      J’assure donc la coupure de capillarité en faisant faire un mortier étanche (on ajoute un adjuvant étanche au mortier des agglos et de la planelle), tout simplement.
      Quant à l’histoire de l’épaisseur du chaînage, ce n’est pas ça. L’enrobage courant est de 25 mm (2,5 cm), et l’on peut décaler les armatures du chaînage près des poutrelles (puisque ce n’est pas le vide). Avec une planelle de 5 cm, il reste 5 cm d’enrobage et un carré d’armature de 10 cm, tout-à-fait suffisant.
      Par contre, une dalle béton (ou un chaînage) directement en contact avec l’extérieur, sans planelle, ce n’est pas bon à cause des dilatations différente du plancher béton et des agglos (plus fortes pour le plancher béton). Donc, fissures à leur jonction agglo/plancher. On n’a pas inventé les planelles pour compliquer les choses sans raison…
      Mais, bon, on raconte beaucoup de chose sur internet, sur tous les sujets.

      1. Bonjour ,
        Bonjour, je réponds en italique dans le texte.
        Merci pour la réponse trés instructif Mr Espagnol.
        “Espagno” je n’ai pas d’aile, comme on me dit parfois 🙂
        En effet sur internet il y a à boire et à manger
        Dans mon cas avant la pose de la planelles un simple enduit hydrofuge à été appliquée en faible couche ( 2 mm).
        2 mm ?! Comment réaliser un enduit si fin ? Il faut être doué… Non, l’épaisseur doit dépasser 15 mm (1,5 cm)
        Je ferais faire quand même pour la première rangée un mortier hydrofuge en dessous de la première rangée de brique rouge (j’ai quand même choisi la brique rouge).
        Je vous conseille d’utiliser un mortier hydrofuge aussi pour les agglos de soubassement et pour la planelle (elle-même en agglo, pas en brique), la dépense supplémentaire est faible, presque insignifiante.
        La brique est un très bon matériau pour les murs d’une habitation – mais pas du tout écologique, dommage.

        Ce qui me cause problème c’est le chaînage du plancher celui-ci touche pratiquement par endroit l’intérieur de la planelle, donc l’enrobage y sera nul,est-ce grave ?
        Ce n’est pas très bon… Vous ne pouvez pas le rapprocher des poutrelles (quitte à les toucher) ? En ligaturant bien le chaînage pour qu’il ne bouge pas au coulage
        En ce qui concerne les treillis par endroit le recouvrement est bien de deux carré s mais par partout.
        J’ai rencontré souvent cette faiblesse chez les maçons, ils ne doivent pas toujours bien en comprendre l’utilité…
        Les angles ont bien été féraillé mais sans être croisé.
        Il faut a minima que des équerres (des tiges en L) soient placées aux angles, mais pas à l’intérieur de l’angle, plutôt à l’extérieur.
        Merci
        Bon chantier

        1. Ps: j’oubliais l’enduit étanche du soubassement n’a été réalisé qu’avec seulement 5 sacs de 25 kg (normalement 3,5 à 4 kg au m3) j’ai une surface de soubassement de 55 m3 couche fine vraiment très très peu…… Et a été appliquée en une seule couche .
          Hum…! Cet enduit étanche ne doit pas être bien étanche, voire pas du tout. Je vous conseille de le faire refaire, une couche par-dessus, de 20mm, en veillant bien à la matière utilisée, à son dosage et à son épaisseur. Vous prendrez des repères pour en mesurer l’épaisseur.

          1. Je précise que c’est le produit Vicat k224 kristeau k en poudre gris .
            Sur l’arrière de ce paquet il y’a d’inscrit que pour l’imperméabilité de fondations vs(sous bassement ) 2 mm suffisent .
            De tout façon le drain est déjà posé , je vais remettre moi même à partir du drain le rajout d’une couche pour obtenir au moins c’est 2 mm……
            Ils ont déjà du mal à me mettre ce qu’il y a d’indiquer sur le paquet, alors imaginez vous 20 mm ….

        2. Bonjour,

          Désolé pour le aile lol de votre nom .

          1,5 cm !? Cet enduit on est bien d’accord doit être placé sur la dernière rangée d’agglo avant la pose des planelle.?
          Si c’est bien le cas hé bien on est un bon sacrée paquet de personne (voir forum construire) à avoir ce joint anti remontée capillarité de 2 mm minuscule….
          De toute façon trop tard pour moi c’est déjà fait.
          Trop tard aussi pour l’hydrofuge entre les agglos du soubassement.

          Par contre j’avais l’intention d’acheter de l’hydrofuge pour comme vous le conseiller l’incorporer dans le mortier en dessous de la première rangée de briques.
          Je vais essayer aussi de faire écarter le chaînage de la planelle pour un recouvrement plus important ( pas évident tout est déjà installé)

          Je vais rajouter aussi une couche équivalente au soubassement de ce qu’ils m’ont déjà mis.

          Arfttt j’aurais dû rester sur l’argile alors calilur c20 …..

          En tout cas si un jour je reconstruis pour la troisième fois je sais à qui faire appel ………

          Merci Mr espagno

          1. Comme je le disais dans mon mél précédent, je croyais que vous parliez de l’enduit vertical des agglo, désolé. Ok pour cette coupure de capillarité. Ne vous tracassez pas trop, a priori vous avez fait ce qu’il fallait.
            L’hydrofuge dans le mortier du premier rang de briques est toujours une bonne chose (les briques sont comme des éponges, très sensible à l’humidité) et facile à faire.
            Essayez de placer des écarteurs dans le chaînage (petits éléments en plastiques, souvent ronds, faits pour ça).
            Bon chantier.

          2. NON Non c’est moi qui suis désolé de m’être mal exprimé , ben en faite l’enduit du soubassement (vs) c’est le même que pour la rupture de capillarité , c’est inscrit que ça doit être appliqué en en couche de 2 mm.

            lol je viens de comprendre dans les messages du haut vous parliez peut-être de l’enduit crépis finale de 1,5 cm. lol

            merci

      2. Bonjour Monsieur, Bonjour, je réponds en italique directement dans le texte.
        Les parpaings pleins en soubassement, est-ce utile comme indiqué dans la vidéo ?
        Non, au niveau d’une maison individuelle, ce n’est pas la peine. Et je n’aime pas utiliser les parpaings pleins quand ce n’est pas la peine, car ça casse le dos des ouvriers – c’est un vrai problème les colonnes vertébrales des maçons à 50 ans passés.
        D’autre part, un plancher sans planelle isolantes, n’y a t-il pas un risque de pont thermique ?
        Oui, mais il faut relativiser, c’est insignifiant. Comme si vous faisiez une fenêtre un peu plus grande… Ca n’a guère d’importance.
        L’arase étanche doit-elle être faite entre le dernier parpaing de soubassement et le plancher ou entre le plancher et le 1er rang de parpaing ou brique d’élévation ?
        En cas de plancher hourdis (béton, donc), seule la planelle peut être un vecteur de capillarité – et encore, en agglo, c’est très faible (en brique, si, mieux vaut de l’agglo pour les planelles en soubassement). L’arase étanche peut être faite dessus ou dessous le hourdis. Ou être remplacée par du mortier hydrofuge pour monter les parpaings (c’est ce que je préconise).
        Les vidéos ont tout de même un intérêt quand on a quelqu’un comme vous. Vous nous permettez de mieux comprendre la version en image ou de la rectifier au besoin par votre œil de professionnel.
        Merci. Vous savez, le bâtiment c’est beaucoup de bon sens, c’est ce qu’on me disait quand j’étais étudiant, et avec l’expérience je comprends mieux ce que ça voulait dire.
        Cordialement.

  24. Bonjour,

    L’architecte m’a demandé de faire une implantation par géomètre versus les plans qu’il lui a communiqué. Dans le cas où il y aurait une erreur d’implantation engendrant un défaut de maçonnerie et la maison restant tout de même sur la parcelle qui doit faire les démarches de recours auprès du géomètre ? L’architecte (ou MO) ou le client directement ?

    Cordialement.

    1. Bonjour, tout d’abord, une erreur d’implantation serait dans votre cas extraordinaire… Un maçon + un géomètre + un architecte (il va quand même jeter un oeil sur la mesure, je présume) qui se tromperaient simultanément sur une même implantation ? Hum…
      Donc, hypothèse d’école, s’il y avait une erreur, ce serait au maître d’ouvrage, c’est-à-dire vous-même le client, qui serait responsable vis-à-vis des tiers, et notamment des Pouvoirs Publics. Ce serait donc à vous d’agir. Bien entendu, vous en demanderez compte : au géomètre, à l’architecte et au maçon, qui vous garantiraient de cette erreur.
      Et vis-à-vis de la conformité des travaux, après réception (ou lors de la réception, car avant il n’y a pas d’erreur au sens juridique du terme : les travaux ne sont pas finis), ce serait d’abord au maçon que vous pourriez demander des comptes car c’est lui qui vous vend les travaux, mais aussi, indirectement, au géomètre et à l’architecte. En fait, à mon avis, ce serait plutôt au maçon à appeler en garantie l’architecte et surtout le géomètre (à qui on avait demandé, justement, cette implantation).
      De votre coté, vous n’auriez pas à intervenir pour trancher en les 3, votre interlocuteur dans ce cas étant le maçon.
      Mais, juridiquement, il faudrait évidemment se fonder sur les contrats respectifs du maçon, de l’architecte, du géomètre.

      1. Monsieur,

        Merci pour votre réponse.

        Le géomètre, sauf erreur de ma part, se réfère aux plans de l’architecte. Il peut faire une erreur de piquet, que tout le monde suit, non ? Le géomètre est-il assuré si on constate que son implantation est erronée et origine du défaut de maçonnerie ? Comment démontrer son erreur ?

        Le menuisier était prévu d’installer ses ouvertures et 2 hypothèses. Il les laisse en stockage chez le fournisseur moyennant frais d’entreposage mensuels, soit il les récupère mais dans ce cas il facture le matériel au client.

        Comment réagir ?

        1. Le tracé en plan de la maison est l’affaire de l’architecte.
          Dans votre cas, le tracé de cette maison sur le terrain est l’affaire du géomètre.
          Bâtir cette maison conformément aux plans de l’architecte est l’affaire du maçon.
          S’il y a erreur de l’un ou de l’autre, il faut se référer aux contrats et aux engagements de chacun.
          Avez-vous un contrat avec le géomètre ? Si oui, vous pouvez lui demander des comptes.
          Vous avez un contrat avec le maçon, il y est probablement mentionné qu’il doit vérifier l’implantation du géomètre.
          Vous avez un contrat avec l’architecte, il doit superviser tout ça.
          Le chantier est en cours : il n’y a pas de malfaçon vis-à-vis de vous pour le moment. Il y a une erreur, tous
          doivent la rectifier, maçon, géomètre, architecte.
          Ne cherchez pas à décider vous-même qui doit faire quoi, ça risque de se retourner contre vous.
          Vous refusez les travaux en cours, vous prévenez tout le monde que vous bloquez les paiements,
          et que le délai continue de courir, et que vous voyez un avocat pour une assignation générale.
          Si tout ne rentre pas dans l’ordre tout de suite, vous assignez réellement.
          C’est votre rôle de maître d’ouvrage.

          PS : je ne comprends pas ce que fabrique votre architecte, si je puis me permette… C’est à lui de gérer ça en votre nom.

          1. Merci pour votre aide.

            Chaque entreprise va certainement souhaiter qu’il y ait une ou des expertises afin de déterminer les erreurs des uns et des autres et qui est responsable.

            Qui doit missionner tel ou tel expert ?

            Le maçon a de suite missionné un géomètre à ses frais pour lever le doute de ce côté là, c’est un point positif. Ensuite, en tant que client, on trouve le temps long bien évidement surtout avec les congés d’été.

            J’ai demandé l’exécution des plans mais je souhaite que chacun d’entre eux puisse comprendre l’origine de l’erreur. Une fois le doute du géomètre levé, le chantier devra reprendre quoi qu’il arrive car la responsabilité reposera entre l’architecte et maçon.

          2. Pardon de me répéter, mais je ne comprends pas ce qui se passe dans votre cas, ni surtout pourquoi vous agissez en recherche de responsabilité, comme s’il s’agissait d’un sinistre après réception.
            Vous constatez que les travaux en cours ne sont pas conformes au projet, vous prévenez tout le monde et vous exigez que ce qui est mal fait soit refait correctement, c’est tout.
            En attendant, vous bloquez les paiements.
            S’il y a refus des uns ou des autres, vous assignez ceux qui n’acceptent pas de refaire tout de suite. Vous verrez, c’est efficace.
            En voulant dire maintenant qui est responsable de quoi, vous n’allez pas vous en sortir. Pire, vous allez commettre des erreurs à un moment ou à un autre, et cela vous nuira.
            Imaginez que vous soyez au restaurant, on apporte le cassoulet que vous avez commandé (je suis toulousain… 🙂 ). Il est immangeable. Que faites vous ? Allez-vous en cuisine pour savoir si c’est la faute d’un fournisseur ? du chef ? du commis ? du patron ? de celui qui a préparé les haricots ? ou la saucisse ? Non, vous faites jeter le plat et vous exigez un autre cassoulet, correct cette fois-ci (et mieux que correct, d’ailleurs).
            Ceci dit, c’est vous le maître d’ouvrage, bien sûr, à vous de décider.

          3. Bonsoir,
            Bonjour, je réponds en italique dans le texte
            Le maçon m’a demandé s’il pouvait lancer une étude pour lever le doute sur l’implantation effectuée par le géomètre. 3 semaines de délais + congés d’été… La réponse va arriver sous 10 jours.
            Lever le doute ? Je présume que l’implantation et son erreur ont été vues et sont bien connues.
            Je ne me voyais pas refuser compte tenu de la réactivité (arrêt du chantier, étude des plans, etc…) et la proposition de refaire étudier l’implantation. Maintenant que j’ai accepté, je ne peux plus refuser.
            Vous pouvez tout-à-fait accepter un allongement du délai, bien sûr.
            A savoir, ni l’architecte ni le maçon ont fuit.
            Je disais ça, car vu de l’extérieur, comme je le fais, cela donne l’impression de ne pas avancer et que les décisions de rectification ne sont pas prises.
            A l’issu, je demande le redémarrage du chantier en respectant les plans.
            Dans le cas ou l’architecte ou maçon engagent des expertises qui retardent le chantier, quels sont mes recours ? Expertise = reprise du chantier ?
            Vous acceptez une prolongation des délais ou vous ne l’acceptez pas, à vous de décider.
            Le menuisier a des coût de stockage de marchandise chez son fournisseur, qui doit payer ?
            C’est une affaire entre les artisans, l’architecte, le géomètre. Je vous conseille de ne pas vous en mêler, ça ne pourrait que compliquer et retarder les choses.
            Merci pour vos conseils
            J’espère que le chantier va reprendre le bon chemin et que tout va rentrer l’ordre 🙂

          4. Bonjour,
            Bonjour, je réponds en italique dans le texte.
            Merci pour vos retours clairs.
            Sauf erreur de ma part, un géomètre implante la maison en fonction des plans de l’architecte, mais en ne prenant compte que de la surface et les extérieurs de la maison ?
            Cela dépend de la mission qui lui a été confiée, mentionnée dans son contrat.
            D’après vous, une erreur d’implantation par géomètre peut-elle être seule à l’origine d’une façade mal placée (toujours sur la parcelle) et ouverture et poteaux mal placés dans la maison ?
            L’origine de l’erreur, donc le responsable que vous cherchez, vient de qui s’est trompé, tout simplement. Le géomètre dans son implantation ou le maçon pour n’avoir pas suivi une implantation correcte ?
            Le géomètre devait-il implanter tous les murs, ou seulement le contour de la maison ? à voir dans son contrat.

            Cordialement.

          5. Bonjour,
            En ce qui concerne le géomètre, je n’ai pas eu de contrat, seulement un devis accepté. Enfin de mémoire. J’ai signé le devis, ensuite le MO est rentré en contact avec lui pour échanger les plans, etc…
            Dans le cas où le client est contraint d’assigner, qui doit missionner des éventuels experts et les payer ? Les entreprises risquent de se renvoyer la balle et de dire pour l’un qu’il y a un problème de maçonnerie, l’autre un problème de plans, etc…
            Cordialement.

          6. Bonjour, le mieux pour vous est surement de consulter un bon avocat. Il est temps, il me semble, que les professionnels à qui vous vous êtes adressés, géomètre, maçon et surtout architecte (je dis “surtout” car c’aurait été à lui de gérer tout ça) se bougent pour réaliser la maison que vous leur avez demandée.
            Cordialement,

          7. Bonjour Monsieur,
            Puisque c’est moi qui ai choisi le géomètre, signé son devis, le MO peut dire que la faute vient de lui et dans ce cas là c’est à moi seul de lever ce doute ? Où cela ne change rien et c’est au MO de gérer puisque c’est le MO qui lui a envoyé ses plans ?
            Pour l’étude de sol, j’ai fait pareil, j’ai traité directement avec l’entreprise.
            Le MO m’informe que l’impact est minime quand le client considère le contraire, qui tranche et qui décide ce qui doit être modifié et comment ? Comment faire valoir les droits du clients sans devoir aller en justice ?
            Prendre un avocat, ça veut dire frais supplémentaires pour le client, expertises à sa charge, etc… Et les mois ou années perdues. C’est une barrière pour les clients et que ce n’est pas prévu au budget.
            Cordialement.

          8. Puisque vous vous êtes adressé à un architecte, c’est à lui de gérer tout ça. Que vous ayez signé un contrat avec un géomètre (limité à un devis, mais c’est un contrat quand même) comme avec des artisans, c’est à votre architecte d’intervenir : c’est sa mission de maître d’oeuvre.
            Mon confrère (ou consoeur) tarde à intervenir, vous poussant à accepter l’erreur d’implantation. Ce que vous refusez, et ce qui est parfaitement votre droit.
            Je vous propose de lui écrire (en lettre RAR) quelque chose comme :
            Monsieur (ou Madame),
            Le…….., je vous ai confié une mission de maîtrise d’oeuvre pour mener à bien l’opération de construction de ma maison de… et pour que vous mettiez tout en oeuvre pour palier tout incident et toute malfaçon qui surviendrait.
            Nous nous sommes aperçus en cours de travaux d’une erreur d’implantation de l’ouvrage assez importante. Je vous ai indiqué à plusieurs reprises que je n’accepte pas les travaux avec cette implantation et que je n’accepte pas toute solution qui ne serait pas la démolition/reconstruction de l’ouvrage. En effet, le bâtiment que je fais construire et que je réceptionnerai sera parfaitement réalisé, à l’état neuf si je puis dire. Toute autre solution serait du bricolage inacceptable.
            Donc vous voudrez bien, sans délai, mettre tout en oeuvre pour que le chantier reparte sur ces bases. Il est inutile de tenter encore une fois d’infléchir ma décision. Au contraire, je vous demande de préserver mes intérêts, comme votre Code des Devoirs professionnels vous y oblige. En cas d’absence de réaction énergique de votre part, je regretterais de considérer que votre éventuelle carence vous rendrait responsable de l’ampleur de cette mésaventure.
            Il est bien entendu que le délai contractuel de réalisation des travaux continue de courir, pénalités de retard à la clé.
            J’attends donc par retour que vous m’informiez des décisions que vous prendrez et des modalités de leur mise en oeuvre.
            Veuillez agréer, …

          9. Monsieur,
            Merci pour votre retour. A ce jour, nous ne savons pas si les conséquences sont dues à une erreur d’implantation, maçonnerie, plan ou autre. Justement, qui doit lancer les recherches et expertises et les payer ? Tout le monde risque de se renvoyer la balle dans un tel cas de figure.
            Et qui paie pour que la construction soit conforme ? La vrai question en fait.
            Cordialement.

          10. Bonjour, je ne peux que me répéter :
            – il m’est impossible de savoir qui est, au final, responsable de l’erreur d’implantation, il faudrait avoir en mains toutes les pièces, tous les contrats, tous les comptes rendus de réunions de chantier, etc. et bien sût, visiter les lieux, me rendre compte sur place.
            – vous ne devez pas, actuellement (chantier en cours) rechercher et encore moins désigner un “responsable” : cela nuit à vos intérêts, cela bloque la machine, si je puis dire. Vous n’êtes pas un juge ni un expert désigné par un juge, ce n’est ni le moment ni le contexte ; vous êtes le maître d’ouvrage. Et votre rôle de maître d’ouvrage est de veiller à ce que tout le monde assume ses engagements vis-à-vis de vous.
            Ces engagements sont de réaliser un projet tel que vous l’avez décidé, ou du moins accepté dans la demande de PC, marchés de travaux, etc. Toute action de votre part au-delà de cette seule demande génère des portes de sorties, des échappatoires à tous ceux qui ne voudraient pas assumer leurs engagements.
            Bref:
            1° – soit vous voulez que le chantier reprenne et que tout soit fait correctement, vous devez pour ça montrer clairement et fermement votre détermination : “Je veux des travaux conformes au projet, strictement. Et sans délai. Le reste ne me regarde pas pour le moment.”
            2° – soit vous préférez rechercher qui est responsable, devenir l’expert technique et, en quelque sorte, judiciaire, de l’opération, en laissant tomber pour le moment la suite du chantier…
            A vous de décider.
            Si vous choisissez que le chantier reprenne, il est probable que vos interventions jusqu’à présent pour rechercher qui est responsable vont servir de prétexte aux uns et aux autres pour chercher à se défausser, il vous faudra donc être très clair sur ce point :“Savoir qui est responsable ne m’intéresse plus, d’ailleurs ce n’est pas à moi à le dire, la seule chose que je veux c’est mon projet correctement réalisé”.

          11. Bonjour,
            J’ai envoyé un mail demandant la reprise de la construction la maison. En parallèle, nous avons su que le géométre n’a pas fait d’erreur. Le MO a programmé un rdv sur le chantier avec le maçon.
            J’ai indiqué que le degré de responsabilité le l’un ou de l’autre ne devra pas être facteur de retard supplémentaire.
            Si lors du rdv le maçon et MO ne sont pas d’accord entre eux et se renvoi la balle, que dois-je faire ? Je ne souhaite pas jouer les arbitres. Et on peut me dire qu’accepter les erreurs serait plus simple…
            Merci pour votre aide.

          12. Bonjour, le client qui fait construire – que ce soit avec un CMI, un architecte ou quiconque d’autre – a un rôle à tenir. Il n’est pas un simple consommateur qui achète, il doit prendre des décisions.
            Dans votre cas, je ne peux que me répéter : tant que vous ne déciderez pas d’agir avec détermination, le chantier n’avancera pas. Constatant depuis des mois que les professionnels n’ont pas assumé leurs responsabilités, il est temps pour vous de demander à un avocat d’assigner en référé pour débloquer la machine. Cela va faire réagir tout le monde, et si cela avance dans le sens que vous voulez, vous pourrez retirer votre assignation.
            Si vous ne voulez pas assigner, il faudra prendre votre mal en patience…
            Vous pouvez aussi tenter de saisir le Conseil régional de l’Ordre des architectes. Mais de toute façon, assignez rapidement.

          13. Bonjour,
            Merci pour votre retour.
            Je ne peux pour le moment qu’attendre le RDV sur le chantier et à ce moment là, je saurais à quoi m’en tenir.
            J’ai entendu dire qu’il existait des assurance professionnelles pour les architectes en cas d’erreur de plan. Avez vous la connaissance ? Pour que le professionnel fasse une déclaration, il ne faut pas que la construction soit réceptionnée donc terminée ?
            Cordialement.

          14. Je rappelle qu’une assurance n’a pas à intervenir pour une erreur de réalisation avant la réception des travaux.
            Quant à la façon de mener votre maîtrise d’ouvrage, j’ai essayé de vous éclairer, c’est à vous de voir ce que vous devez faire.
            Cordialement,

          15. Merci pour vos conseils.
            Le fait d’assigner en référé, le juge va ordonner la reprise en respectant la demande du client ou justement dire au client que la maison est habitable et qu’il faut la prendre telle quelle et par conséquent la reprise se fera d’elle même ? Qui juge à qui la faute ou la proportion s’il faut rectifier ?
            Et les frais, qui paie ? Les délais ?
            Cordialement.

          16. Bonjour,
            6 aérations bien placées sont suffisantes, le vide sanitaire doit être ventilé, mais il ne sert à rien de le ventiler à l’excès, ce qui ne ferait qu’augmenter les déperditions de chaleur l’hiver.
            L’humidité (raisonnable) et la condensation en sous-face d’un vs ventilé sont aussi normales, c’est sans conséquence.
            Les fissures (dites “de retrait”) sont aussi normales, elles doivent être fines. C’est le séchage du plancher qui les provoque. Pour qu’il ne sèche pas trop vite, on l’arrose un peu – mais si on le fait trop, on peut affaiblir le béton lui-même, ce qui pour le coup serait grave. Mieux vaut des fissures fines, sans conséquences.
            Bref, tout cela est normal.

          17. Même s’il décide en fait ce qu’il veut, le juge condamnera normalement l’entreprise et l’architecte à refaire les travaux non conformes au marché de travaux ; avec de lourdes pénalités à la clé. L’objectif est d’obtenir une réaction des professionnels avant le procès.
            A votre avis, pourquoi la situation paraît-elle bloquée ? A vous lire, ni l’architecte, ni l’entreprise, ni le maître d’ouvrage (vous-même) ne parviennent à faire avancer le chantier : pourquoi ?

          18. Bonjour,
            J’ai eu ce jour un RDV de chantier pendant lequel le MO a annoncé au maçon de refaire son ouvrage de sorte à ce qu’il soit conforme aux plans. Il lui a indiqué de lui donner son retour sous quelques jours.
            Le maçon a évoqué le fait qu’il n’est pas le seul en cause et évoque un certain désaccord sur les plans et par conséquent sur la prise en charge. Cela n’est pas de mon ressort.
            A cela, je suis contraint d’attendre le retour du maçon ?
            Dois-je envoyer un mail au MO et maçon suite à notre réunion.
            En fait, là où ça donne l’impression que ça n’avance pas, c’est que le maçon et MO se rejettent la faute pour une question de prise en charge et pendant ce temps là, on perd du temps.
            Que faire à aujourd’hui ?
            Cordialement.

          19. Bonsoir,
            à votre place je demanderais à l’architecte d’adresser au maçon – par mél avec copie à moi-même – une MISE EN DEMEURE que si je n’ai pas constaté le 1 octobre que les travaux mal implantés sont démolis, j’assigne le maçon. Le maçon appellera surement en garantie l’architecte, ce qui fera bouger tout le monde.
            Je vous engage à préciser que vous avez pris rv avec votre avocat, Me……….., pour qu’il commence déjà à préparer l’assignation.

          20. Bonsoir,
            Suite réunion sur le chantier, le MO a officialisé ma demande, à savoir la conformité aux plans. Le MO a envoyé dès le lendemain un courrier en LAR au maçon ainsi qu’à moi même. Le maçon a répondu mais il y a un désaccord sur l’analyse entre le maçon et le MO. Le MO lui renvoie une LAR de mise en demeure et m’envoie également un courrier m’indiquant que s’il ne s’exécute pas, je devrais assigner le maçon car j’ai signé avec lui le marché de travaux.
            Faut-il assigner également le MO si le maçon ne reprend pas les travaux ? Ou que le maçon ?
            Quels sont les délais de jugement ?
            Faut-il faire des expertises à mon niveau ?

          21. L’architecte (ou le “maître d’oeuvre”) a donc réagi, devant votre position claire et ferme. Très bien.
            Si le maçon ne reprend pas les travaux mal faits, il faut se référer au contrat conclu entre lui et vous (les “marchés de travaux”). Que prévoient-ils dans ce cas ? C’est-à-dire en cas d’abandon de chantier (le maçon refuserait de poursuivre les travaux correctement).
            En général, on prévoit qu’après une “mise en demeure” (à envoyer tout de suite si pas déjà fait, co-signée par le MO et par vous vous-même, sinon pas valable – il faut bien écrire : “MISE EN DEMEURE”), le maçon a 2 semaines pour remettre les travaux en bon état.
            Et si le maçon persiste, son contrat est résilié, à ses torts et à ses frais. On fait faire les travaux par une autre entreprise.
            D’où l’importance capitale de ne JAMAIS donner d’acompte avant que les travaux correspondant soient faits.
            Donc : vérifiez ce qui est prévu dans le marché de travaux, au CCAP (Cahier des Clauses Administratives Particulières) qui en est un élément essentiel.
            Je vous engage à ne surtout pas assigner également le MO ! Je ne dis pas ça par corporatisme, mais parce que quand ça m’est arrivé 2 ou 3 fois dans ma carrière, je me suis retrouvé dans le même camp que l’artisan, si je puis dire, contre le client (puisque je suis assigné par le client). Et donc, pour me défendre, j’ai fait gagner l’artisan ! C’est une erreur stratégique, on a jamais intérêt à multiplier ses ennemis. Le maçon – ou du moins son assurance – suffit largement à couvrir les dégâts. Attention, méfiez-vous de votre propre assurance, car si elle entre en jeu, c’est probablement elle qui vous le demandera (c’était comme ça que ça c’était passé pour moi, contre l’avis du cient).
            Mais vous n’en êtes pas là : inutile d’assigner pour le moment, d’abord : MISE EN DEMEURE, puis s’il le faut, travaux confiés à un autre maçon, et vous gardez l’argent destiné au maçon défaillant pour payer le nouveau maçon. Comme une partie des travaux faits sera conservée (fondations, etc.) il devrait y en avoir largement assez.

          22. Bonjour,

            En ce qui concerne les factures de maçonnerie, je n’ai pas versé d’acompte, en revanche, j’ai réglé toutes les situations, c’est à dire jusque l’élévation du 2ème étage. Je l’ai fait de façon volontaire afin qu’on ne me reproche pas de faire rétention sur les paiements. Car dans mon contrat il est stipulé que les paiements doivent se faire sous 15 jours à réception de la facture.

            Le maçon n’abandonne rien par contre il n’est pas d’accord de prendre 100% en charge car pour lui il n’est pas 100% responsable. Il ne risque pas non plus de fermer, il a pignon sur rue.

            Je lui ai indiqué que leurs désaccords ne me regardaient pas et que je l’invitais à refaire et régler ses comptes avec le MO, mais que je ne devais pas me retrouver au milieu. Le maçon a conscience qu’il a tout à y perdre si je l’assigne car le résultat sera le même mais avec des pénalités en plus, un réputation mise à mal parce que à ce jour j’ai indiqué que s’ils reprennent à 0, je demandais rien. Je ne peux faire plus !

            J’attends le 2ème retour du maçon pour agir contre lui. Oui, je vous rejoins, il vaut mieux que je garde le MO de mon côté car jusque là, il a bien réagi concernant le désordre.

            Votre avis ?

            Cordialement.

          23. Si le géomètre n’a pas fait d’erreur en implantant, c’est bien le maçon qui est seul responsable, il me semble. On ne peut pas reprocher au MO d’être responsable des erreurs du maçon, quand même. Le MO n’est pas un “maçon en chef”, ce n’est pas lui qui réalise les travaux, même s’il a le suivi de chantier. Le maçon n’est pas l’employé du MO, c’est un chef d’entreprise responsable. On ne reproche pas un vol au gendarme, on ne reproche pas au médecin une erreur du pharmacien… Ou alors il faut dire que le MO est “toujours responsable de tout”, ce qui serait absurde.
            Votre attitude est la bonne, il ne s’agit pas de blâmer le maçon – qui n’a jamais fait d’erreur dans sa vie ? – il s’agit de réparer son erreur, ce que nous devons tous faire un jour ou l’autre.
            Cordialement aussi.

          24. Bonjour,
            Merci pour votre aide.
            J’attends le retour définitif écrit du maçon avant d’agir. Je prendrai un RDV avec lui pour le convaincre une dernière fois en lui disant que l’assigner à part faire perdre du temps et de l’argent à tout le monde c’est tout ce qu’il va arriver et celà engendre une coupure dans les bonnes relations que nous avions. En plus, à ce jour, je l’ai écrit, que dans le cas où il fallait détruire et reconstruire, je ne demanderai aucune compensation alors que je perds 6 mois de loyer à 1500 euros + 6000 euros de Pinel. Et que si nous allons en justice, plus question de rien demander.
            Je ne peux faire plus !
            Si un avocat saisi un juge des référés, comment cela se passe t-il ? Le juge ordonne au maçon de refaire + pénalités ? Délais ? En phase de maçonnerie, je serai très surpris de ne pas avoir gain de cause… Et tout le monde en a conscience alors pourquoi ne pas régler à l’amiable.
            Que dois-je mettre en avant pour avoir gain de cause ?
            Le maçon a pignon sur rue, même si c’est lourd, il ne fermera pas pour fuir la situation.

          25. Votre avocat saisit le juge des référés en votre nom. Le référé est la bonne procédure, car les décisions sont immédiates. Le maçon n’ira très probablement pas jusque là. Le juge décide ce qu’il veut, bien sûr, mais il y a 99,5% de probabilités qu’il ordonne le respect du contrat (démolition/reconstruction) comme la loi le demande (“Le contrat fait la loi des parties”).
            Votre avocat mettra en avant le respect du droit, sans prendre en compte d’autres considérations, pas d’état d’âme, pas d’avis personnel :
            C’est conforme au contrat ou non ? Pas conforme = on recommence pour être conforme.
            C’est tout.
            C’est simple.
            Mais, encore une fois, je suis persuadé que le maçon n’ira probablement pas jusque là et qu’il rectifiera ses travaux avant.
            Bonne poursuite des travaux.

          26. Monsieur,
            Le maçon ne veut surtout pas aller en justice…
            En fait le maçon n’est pas contre mais il considère que le MO aurait du le voir, etc… Donc que les torts sont partagés donc pas 100% pour lui financièrement, ce que je peux comprendre en soi.
            J’ai indiqué au maçon que le client ne doit pas être au milieu, si désaccord entre eux, ils le font après mais ce n’est pas mon problème. J’ai payé mes factures et été patient, 5 mois pour qu’il fasse une étude par un géomètre extérieur. Sans rien demander.
            Si la maison avait été terminée ou toiture posée, l’enjeu aurait été complètement différent s’il fallait démolir. Le plaquiste aurait vu l’écart là, on est qu’en phase de maçonnerie, avant pose de charpente.
            Mes rapports avec le maçon sont bons et c’est une société qui fait partie du trio de tête de Rennes, j’avais même l’intention de lui donner une extension chez moi… Là, on est en standby, normal.
            Le juge des référés, compte tenu de ma perte financière, frais d’avocats, est-ce qu’il en tient compte ? Le maçon, s’il est sommé de reprendre, me devra t-il quelque chose ?

          27. Vous avez raison de ne surtout pas vous mêler de décider un éventuel partage des responsabilités : ça ne ferait que bloquer la machine. Ce n’est d’ailleurs pas votre rôle : vous n’êtes ni architecte ni juge.
            Le juge vous accordera une indemnité suivant ce que vous demanderez. Toute demande d’indemnité doit être justifiée, preuve à l’appui (par exemple, honoraires d’avocat, etc.)

          28. Monsieur,
            C’est la raison pour laquelle je ne souhaitais pas assigner sans avoir essayer toutes les solutions et savoir qui je dois assigner exactement.
            Ce que je peux mettre en avant, c’est que quoi qu’il arrive, il faudra que l’ouvrage soit conforme aux plans. Et utiliser le levier que si c’est fait de suite, je demande rien et s’il faut passer par la voie judiciaire, je mets en avant la perte des loyers, Pinel, frais d’avocats. Faut-il démonter par des mesures, expertises, etc que l’ouvrage n’est pas conforme au plans ?
            En ce qui concerne le menuisier qui s’est fait livrer les fenêtres et qui ne peut les installer, comme j’ai signé un marché de travaux avec lui, je dois le payer en fin de pose. Mais il souhaite se faire payer avant au moins la marchandise car il doit supporter le retard et payer ses factures. D’un sens il n’y est pour rien, que dois-je faire ? Est-ce moi ou le MO de régler celà ?
            Ce qui est positif c’est que le maçon et le MO ne fuient pas.
            Dès que le maçon envoie un courrier au MO, il m’appelle pour m’indiquer ce qu’il y a dedans, ses désaccords, etc…
            Donc assigner veut dire rupture totale, raison pour laquelle j’essaie toutes les solutions avant.

          29. Bonjour,
            Le Maître d’oeuvre a envoyé une mise en demeure au maçon à laquelle ce dernier a répondu qu’il n’était pas responsable, qu’il aurait fallu faire une implantation par géomètre, qu’il y a une erreur sur le plan et qu’il était dans les tolérance en maçonnerie car il a relevé qu’il y angle de maison qui fait 89° au lieu de 90° sans parler des 20cm de pignon manquant qui sont la conséquence. Et que le MO doit régler le problème avec le client et que si on estime qu’on doit modifier, il peut adresser un devis.
            Le MO renvoie une mise en demeure en contestant son analyse.
            Si le maçon devait répondre cette fois-ci par voie d’avocat au MO, est-ce que ça change quelque chose pour le client pour faire valoir ses droits ?
            Si le maçon démontre qu’il y a une erreur sur le plan par exemple, comment ça se passe pour la suite pour le client ?
            Si je dois assigner le maçon, tous ses paramètres changent-il la donne ?
            Merci pour votre aide.
            Cordialement.

          30. Bonsoir, je ne peux que me répéter encore une fois. Je présume que dans les marchés de travaux, le maçon devait respecter les plans.
            Il ne l’a pas fait : il est en faute, il doit le faire.
            Peut-être la faute est-elle partagée avec d’autres ? Ce n’est pas votre problème, ce sera au maçon à faire avaloir ses droits. Vous n’avez pas à vous en mêler.
            Vous deviez mettre une limite dans le temps à sa reprise des travaux, j’avais cru comprendre que vous l’aviez fait. Si cette limite est atteinte, vous devez assigner, sinon vous n’avez plus aucune crédibilité. L’histoire montre bien que les intervenants tirent sur la corde tant qu’il peuvent, pour voir si vous céderiez ou pas. Tant que vous discutez, sans agir (sans assigner), vous n’aurez pas de résultat. Il est très probable que si vous assignez, tout va rentrer dans l’ordre et que vous pourrez retirer votre assignation.
            A vous de décider.

          31. Bonsoir,

            J’ai tout tenté, rien demandé en terme de dédommagement, perdu 5 mois, je paie mon crédit + assurance.

            J’ai les courriers dans lesquels le MO met en demeure le maçon avec les motifs, avec réponse écrite du maçon. Donc la phase amiable est terminée.

            Maintenant, pas d’autre solution que d’assigner.

            J’ai envoyé un mail au MO que dans le cas ou j’assigne, il n’est plus question de ne plus rien demandé. Normal…

            Si le maçon prend un avocat, vous ne pensez pas qu’il va lui conseiller de reprendre pour être en règle vis à vis du client ?

            Le fait de démolir, le MO et maçon ne vont pas jouer sur le fait que ça efface les preuves et qu’ils ne pourront plus de défendre ?

            J’ai entendu parler de 2 ou 3 ans de procédure, c’est vrai ?

            Le charpentier a payé son bois, le menuisier a payé ses fenêtres, le carreleur a payé son carrelage, comment se règle ces problèmes ? Ne vont-ils pas se retourner contre moi ?

            J’ai un pignon qui est est limite de propriété avec le voisin, et il devait y avoir une cloture de faite dans le prolongement à 50/50 pour laquelle il a déposé un PC car il refait aussi celles donnant sur la route, tout est bloqué. Je suis embêté par rapport à lui, que faire ? Son PC est valable 2 ans.

            Le PC de ma construction n’arrive t-il pas à échéance à un moment ?

            Merci pour votre aide.

          32. J’ai tout tenté, rien demandé en terme de dédommagement, perdu 5 mois, je paie mon crédit + assurance.
            Raison de plus pour être actif.
            J’ai les courriers dans lesquels le MO met en demeure le maçon avec les motifs, avec réponse écrite du maçon. Donc la phase amiable est terminée.
            Si le maçon reprend effectivement les travaux, et à condition qu’ils soient bien avancés, vous pourrez toujours retirez votre assignation. Cette assignation est “stratégique” si je puis dire.
            Si le maçon prend un avocat, vous ne pensez pas qu’il va lui conseiller de reprendre pour être en règle vis à vis du client ?
            Oui, évidemment.
            Le fait de démolir, le MO et maçon ne vont pas jouer sur le fait que ça efface les preuves et qu’ils ne pourront plus de défendre ?
            Si le maçon refait correctement les travaux, il n’y a plus de contentieux.
            J’ai entendu parler de 2 ou 3 ans de procédure, c’est vrai ?
            Elle ne devrait pas aller jusqu’au bout.
            Le charpentier a payé son bois, le menuisier a payé ses fenêtres, le carreleur a payé son carrelage, comment se règle ces problèmes ? Ne vont-ils pas se retourner contre moi ?
            Non, vous n’êtes pas en faute.
            J’ai un pignon qui est est limite de propriété avec le voisin, et il devait y avoir une cloture de faite dans le prolongement à 50/50 pour laquelle il a déposé un PC car il refait aussi celles donnant sur la route, tout est bloqué. Je suis embêté par rapport à lui, que faire ? Son PC est valable 2 ans.
            Là non plus, vous n’êtes pas en faute, ne prenez pas tous les problèmes du monde sur vos épaules, ça ne les résoudra pas.
            Le PC de ma construction n’arrive t-il pas à échéance à un moment ?
            Non, une fois les travaux commencés, il est valable 5 ans (je crois, voire plus, ça change de temps en temps)

          33. Bonjour,

            Merci pour votre retour. Le maçon peut-il invoquer que s’il démolit puis reconstruit, il efface les preuves vis-à-vis du MO ? S’il invoque qu’il y a une erreur sur les plans ou autres, plus personne ne pourra vérifier. Il doit bloquer pour ces raisons.

            Le voisin peut-il m’attaquer à son tour pour la clôture mitoyenne ? Lors de l’achat du terrain, nous avons signé une convention valable 2 ans pour le partage des frais.

            On va espérer que le maçon prenne la décision de reprendre. Je pense que son avocat le conseillera dans ce sens.

          34. Le maçon peut invoquer tout ce qu’il veut, ça ne change rien : il a une obligation de résultat, il vous doit les travaux conformes aux plans.
            Je ne sais pas quel est le contenu de votre accord conclu avec le voisin : s’il y a des obligations avec des délais, ce doit y être mentionné, sinon il n’y a pas d’obligation : il faut lire l’accord conclu.

          35. Bonjour,
            J’ai consulté comme vous me le préconisiez.
            La procédure a l’air d’être la suivante :
            Prendre huissier pour faire un constat.
            Saisir en mon nom le juge des référés pour qu’il y ait une expertise judiciaire. Il établira la liste des erreurs de construction et regarde les modifications d’aménagement qui peuvent être faites. Il y a des chances pour qu’il n’y ait pas démolition partielle et reconstruction conforme aux plans par contre évaluation du préjudice financier.
            Une façade est compliquée à déplacer par contre des poteaux intérieurs, c’est tout à fait possible.
            Quel est votre avis ?
            Si le client obtient un dédommagement et une redis-position des pièces, c’est en quelque sorte un échec ?
            Je suis dans le flou…

          36. Bonjour,
            J’ai consulté comme vous me le préconisiez. Je présume que vous avez consulté un avocat ?
            La procédure a l’air d’être la suivante :
            Prendre huissier pour faire un constat. Je ne vois pas l’intérêt du constat d’huissier : les travaux tels qu’ils sont ne vont pas s’envoler. Vous avez un constat de votre architecte.
            Saisir en mon nom le juge des référés pour qu’il y ait une expertise judiciaire. Il établira la liste des erreurs de construction et regarde les modifications d’aménagement qui peuvent être faites. Il y a des chances pour qu’il n’y ait pas démolition partielle et reconstruction conforme aux plans par contre évaluation du préjudice financier. Il n’est pas forcément nécessaire de désigner un expert, le maçon ne peut pas nier que les travaux ne sont pas conformes aux plans. Le problème est seulement juridique, pas technique : vous voulez que le contrat soit respecté, c’est tout. Pour cela; il faut qu’il y ait démolition/reconstruction. C’est incontestable.
            Une façade est compliquée à déplacer par contre des poteaux intérieurs, c’est tout à fait possible. Ca dépend des cas, il faudrait voir les plans et le chantier, je ne crois pas que ce soit simple, bien au contraire, sinon le maçon l’aurait fait depuis longtemps.
            Quel est votre avis ? Un bon avocat, déterminé, me semble une bonne solution.
            Si le client obtient un dédommagement et une redis-position des pièces, c’est en quelque sorte un échec ? Ce serait en tout cas très surprenant.

          37. Bonsoir,
            Oui, avocat.
            Il m’a indiqué que l’expert judiciaire permettrait de chiffrer le montant des modifications et au vu de cela, il serait établi le préjudice. Et établir les responsabilités de chacun, à savoir l’architecte et maçon. Outre la maçonnerie, il y a peut-être une erreur sur les plans qu’on a pas vu.
            Peut-être la raison de prendre un expert judiciaire pour ne pas que la partie adverse le demande et qu’on perde plus du temps ?
            Je ne suis pas avocat, je ne peux pas savoir ce que j’ai besoin et ne peut suivre ses recommandations.
            Maintenant que la partie adverse sait que je vais assigner, on peut attendre qu’il y ait un rebond de leur part ?

          38. L’objectif de l’assignation est de couper court aux discussions stériles et d’obtenir la reprise des travaux – notamment, avant que la procédure judiciaire s’enclenche.
            Les juges se placent toujours du point de vue du “droit”. En ce qui vous concerne, il ne s’agit pas de savoir s’il y a des malfaçons techniques ou pas (ce qui justifie la présence d’un expert), il s’agit que vous obteniez le bâtiment que vous avez commandé et qui a été validé par un contrat, c’est-à-dire un bâtiment conforme aux plans. Pas besoin d’expert pour ça, et je présume que le maçon n’affirmera pas que le projet est exactement conforme aux plans.
            Après, le maçon peut, s’il le veut, appeler en garantie qui il veut, ce sera son affaire dans un autre procès s’il le décide. Mais en attendant, il vous doit une maçonnerie conforme aux plans, c’est tout.
            Présentez bien le problème ainsi à votre avocat. Est-ce qu’il a bien compris qu’il ne s’agit pas de malfaçon technique, mais d’une non-conformité aux plans ? Que c’est un problème juridique (respect du contrat) et non pas technique ?

          39. Bonsoir,
            Concernant la question de l’expert judiciaire, je vous reporte la réponse d’un avocat :
            L’expert judiciaire n’aurait, bien évidemment, pas pour mission de constater les malfaçons liées à des désordres mais aurait pour conséquence de relever les malfaçons liées à l’exécution de la construction qui n’est pas conforme aux plans.
            Il m’a indiqué que les erreurs se chiffrent et donc pas d’expert, pas de chiffrage et pas de mis en cause.
            J’espère que tout va se résoudre avant d’en arriver là…
            Cordialement.

          40. Un expert est désigné par le tribunal pour éclairer le juge, sur des techniques ou sur des coûts, en effet.
            Mais votre demande porte sur l’exécution de travaux conformes au contrat. Vous avez un maître d’oeuvre (un architecte ?), il peut très bien estimer le coût de la reprise par une autre entreprise, par exemple en présentant un devis. Ce n’est que si le maçon actuel :
            1 – conteste le fait qu’il doit reprendre ses travaux (s’il ne le conteste pas, il n’y a plus de contentieux, il refait les travaux et c’est fini),
            2 – conteste l’estimatif du maître d’oeuvre
            que le juge demandera l’intervention d’un expert.
            C’est au juge de décider s’il doit y avoir expertise ou non. De votre coté, vous demandez une reprise des travaux pour qu’ils soient conformes au contrat, et vous pouvez produire une estimation de maître d’oeuvre et/ou un devis d’au autre maçon, à l’appui de votre demande.
            Logiquement, le juge devrait condamner le maçon à refaire ses travaux (je ne vois pas comment le maçon pourrait prétendre que ses travaux sont conformes), sous astreinte d’une somme par jour de retard (par exemple 150€/jour).
            Votre avocat n’a pas à écrire le scénario à a place que juge.
            Surtout, je ne comprends pas trop pourquoi votre maître d’oeuvre ne prend pas le problème à bras le corps : le cas de défaillance du maçon n’est-il donc pas prévu dans le contrat signé avec le maçon ?

  25. Bonjour ,
    les maçons sont entrain de monter le plancher sur hourdis ! sur la mise en place celui-ci devait être de type 16+4.
    Je viens de me rendre compte que les poutrelles font 12cm de hauteur c’est donc un plancher 12+5 (rectoRS 115)

    Je précise que j’ai des portées qui vont de 5,14 à 5,64.
    un plancher 16+4 est il obligatoire ?
    pour les portée de 5,64 les poutrelles ont une longueur de 5,70 ! elles reposent sur 3 cm de chaque côté du vs ! est ce suffisant ?

    merci

    1. Bonsoir,
      Avez-vous en mains le plan du plancher hourdis fourni par le fabricant (quel est-il ?) ? Et la nomenclature de tous les éléments ?
      Ce qui a été livré et qui est en cours de pose doit être exactement ce produit, et la pose doit être complètement respectée.
      Le plancher sera calculé pour les portées prévues, il n’y a pas à s’en inquiéter (je n’ai jamais eu connaissance d’une erreur calcul en ce sens en 40 ans de métier).
      Ceci dit, la hauteur “16” correspond à la hauteur des entrevous, pas des poutrelles. Et la hauteur “4” correspond à l’épaisseur de la dalle béton là où elle est la plus mince, c’est-à-dire sur le milieu des entrevous.
      Donc un plancher 16+4 peut très bien avoir des poutrelles de 12 cm de haut, c’est normal.
      Une fois le béton coulé, l’ensemble fait un bloc, on ne distingue plus “poutrelle préfa” et “béton coulé”.
      Les poutrelles reposent bien de 3 cm sur les murs, c’est largement suffisant (et même, il ne faudrait pas plus, ça pourrait affaiblir le chaînage ; 3 cm c’est bien).
      Bon chantier !

      1. Bonsoir

        OUF merci !

        Merci de ne me répondre aussi vite ! la semaine de 35 h vous ne connaissez pas vous lol.Vous êtes passionné cela se voit!
        Non en CCMI nous n’avons pas accès au plan du plancher et aux éléments du fabricant (j’ai pu prélever une étiquette sur une poutrelle c’est un plancher RECTOR RS 115). Apparemment c’est ok les entrevous font bien 16 cm !! mais ce n’est pas rassurant le bout des poutrelles reposées sur seulement 2 à 3 cm de chaque cotés. (peut être un soucis d’économie de leur part car franchement pour une portée de 5,64 une poutrelle de 5,80 aurait été la bienvenue ….

        Merci pour tout

        Cordialement

        1. Merci du message.
          L’assise de 3 cm des poutrelles est tout-à-fait normale, c’est comme ça que ça doit être fait ; ce n’est pas du tout une question d’économie. Il faut réaliser que ne sont pas ces 3 cm qui supporteront le poids du plancher : une fois que le béton est coulé, “les poutrelles + la dalle au-dessus + les chaînages” forment un seul bloc de béton. Le plancher, constitué de ce seul bloc, repose bien sur toute la largeur du mur, de toute l’épaisseur du chaînage.
          Si je voyais sur un de mes chantiers des poutrelles qui reposeraient sur plus de 3 cm, je m’inquiéterais : que s’est-il passé ? Une erreur de commande ? de livraison ? ou plus probablement une erreur d’implantation de la part du maçon (murs trop rapprochés) ?
          Non, dans votre cas, tout va bien, tout est normal sur ce point.

  26. Bonjour ,

    Mr Espagno ,

    Le maçon me propose de choisir pour le même prix entre le plancher hourdis avec entrevous béton ou le plancher hourdis avec entrevous bois synthétique je crois. (lui me conseil le plancher bois lol plus léger bien sur)
    A votre avis lequel choisir car les entrevous bois pvc etc font vraiment très fragile ?

    Merci
    Bien cordialement

  27. Bonjour,
    Sur un sol argileux à aléa moyen, quel type de fondation est-il préconisé ? Un terre plein est-il faisable ? Si oui, y a-t-il un type de terre plein spécifique à ce type de sol ?
    Je vous remercie bien.

    1. Bonsoir, je ne recommanderai jamais un dallage sur terre-plein qui ne serait pas sur un sol parfaitement plat, parfaitement perméable et surtout parfaitement stable en surface, ce qui est rare, évidemment.
      En outre, comme quiconque, je ne peux déterminer les types de fondations et de plancher qu’à la lecture de l’étude de sol.
      Enfin, même avec l’étude de sol, sans être au moins sur place je ne saurais vous conseiller…
      Je vous engage donc à suivre ce que préconise l’étude de sol.
      Cordialement,

      1. L’étude de sol dit :
        – jusqu’à 0,35m : terre végétale limono-sableuse légèrement argileuse brun-foncé, humide, à radicelles.
        – jusqu’à 1,70m : limon légérement argilo-sableux brun-ocre, avec graviers et blocs grèseux.
        – jusqu’à 2,10m : sable fin limoneux brun-jaunâtre, avec quelques passages grèsifiés.

        1. Ce qui compte dans l’étude de sol, c’est la profondeur par rapport au terrain naturel actuel de la couche suffisamment résistante pour porter le projet prévu (ici, une maison), tel que le préconise le Bureau d’Etudes de Sol.
          Il faut couler les fondations à cette profondeur + 30 cm plus profond (pour “ancrer” les fondations dans le bon sol, et en plus la couche résistante n’est probablement pas parfaitement horizontale).

  28. j’ai une partie de ma dalle qui repose sur le mur de mon vide sanitaire ou il y a ma terrasse ,la jointure travaille horizontalement , et s’ouvre de l’angle du mur qui suit sur 4 mètres de long depuis sa construction qui était minime au départ , nous avons refait des rénovations cette maison à 24 ans j’ai un arbre à 5 mètres de la, cette situation à l’air grave on voit le jour dans le vide sanitaire, que faut il faire les fondations en apparence ont rien que ce morceau qui remue merci de votre réponse

    1. Dans votre cas, je ne peux pas vous conseiller ainsi, à distance, à la seule lecture de vos méls. Il faut qu’un architecte se rende sur place pour apprécier vraiment ce qu’il en est et vous conseiller sur les travaux à entreprendre.
      Un architecte peut très bien effectuer une visite et établir un diagnostic (si la cause de votre dommage est décelable).
      Bien cordialement,

  29. 18 août 2019
    Bonjour,
    J’ai acheté une maison des années 1970 en Béarn, j’ai une pièce en sous sol de 30m2 environ avec une butte de terre d’un volume de 7O /80m3 à quoi sert t’elle ?

    1. Bonjour, je ne peux guère vous répondre ainsi…
      70m3 correspondent au volume total de votre sous-sol (peut-être plus), donc comment est-ce agencé ?
      Vous avez un sous-sol de 100m² environ avec dedans un tas de terre de 70m3 ?
      Vous avez un sous-sol de 30m² dont un des murs est une butte de terre ? Si oui, à quoi correspondent les 70m3 annoncés ?
      Bref, “une pièce en sous sol de 30m2 environ avec une butte de terre d’un volume de 7O /80m3” : comment cela se présente-t-il ?

    1. Bonjour et merci pour toutes les explication données sur votre site. Est-ce que vous auriez une idée de la différence moyenne de coût entre un dallage sur terre- plein et un plancher à hourdis sur vide sanitaire de 60 cm ? – hourdis en polystyrène ( UP33) . Mon maître d’œuvre ( maison individuelle de plain pied de 120 m2 près de Bayonne) pense qu’un dallage sur hérisson pourrait permettre de diminuer significativement le coût de la construction mais j’y suis opposé ( étude se sol préconisant un vide sanitaire, terrain argileux ( aléa moyen de retrait gonflement des argiles ) zone sismique 3.
      A priori les constructions dans cette zone et ailleurs dans le pays basque( qui a des sols particulièrement argileux) de CMI, de maîtres d’œuvre , architectes y compris, ne s’embarrassent pas de ce genre de détail et beaucoup sont sur dallages sur hérisson ( ce que je trouve aberrant vu les risques de mouvements de terrain ) Qu’en pensez-vous ?

      1. Bonjour, merci du message.
        Le dalle sur hérisson coûte (ici, à Toulouse) environ 70€ ttc/m² (55-58€ ht/m²). Ne pas oublier que les prix sont libres dans le “bâtiment” et qu’on trouve parfois des écarts de 30%, voire plus, sur des devis au même endroit, au même moment, pour le même projet.
        Le plancher hourdis coût environ 85-90€ ttc/m², mais ce qui va augmenter la différence de prix, c’est qu’il faut les murs pour porter le plancher hourdis : soubassement (de 40 à 80 cm de haut, par exemple), voire des murs de soubassement intérieurs à ajouter, y compris leur fondation. C’est d’ailleurs pour cela que dans une maison à étage, le plancher hourdis bas coûte moins cher car il n’y a pas de mur intérieur à ajouter puisqu’ils sont déjà prévus pour porter le plancher haut.
        Chaque cas est un cas particulier.
        Le dallage est un choix technique souvent dangereux, pour les raisons expliquées dans l’article. Si l’étude de sol préconise d’éviter les dallage, c’est carrément de la folie que d’en réaliser malgré tout.
        Beaucoup de CMI (pas tous, quand même…) recommandent les dallages… tout simplement parce qu’ils y gagnent plus d’argent qu’avec un plancher hourdis. C’est aussi simple que cela.
        Ce que j’en pense ? Quelle folie, là aussi, de s’en remettre aveuglément à un CMI, car ses intérêts financiers sont opposés à ceux du client : vendre le plus cher possible ce qui lui revient le moins cher possible. De la part d’un architecte, qui n’a rien à gagner à faire faire un choix technique de mauvaise qualité, c’est incompréhensible.

        1. Bonjour à tous, j’ai une question technique au sujet de mon sous sol. J’ai un pavillon de 1950 avec un sous sol total, sur vide sanitaire. Ce sous sol servait à rentrer les voitures ou entreposer des choses diverses.
          Aujourd’hui, je voudrais l’aménager mais je souhaiterais être à 2m20 de hauteur entre dalle et plafond brute. Je suis actuellement à 2m16, 2m17, ça varie selon l’emplacement.
          Pensez vous que ce genre de dalle fait qu’elle épaisseur logiquement et pensez vous qu’il est possible de la faire raboter sur une épaisseur de 4 ou 5 cm ? Sachant que ce sous sol ne recevra plus de véhicule ou de charge lourde du coup.

          1. Bonjour, votre sous-sol – votre rez-de-chaussée, en fait – ne doit pas être sur vide sanitaire mais plutôt avec dallage béton sur terre-plain, sur hérisson. C’est-à-dire qu’il ne doit pas y avoir de vide sous le plancher de ce rez-de-chaussée.
            Une hauteur actuelle de 217 cm est en effet trop juste. Vous ne pouvez pas raboter 4 à 5 cm de la dalle béton, techniquement n’est pas possible car une dalle ne peut guère être rabotée ainsi sur toute sa surface, en outre elle doit avoir 8 à 10 cm d’épaisseur (à l’époque c’était 8 cm mini, actuellement c’est 12 cm… ), cela l’affaiblirait trop de la raboter ainsi et elle se fissurerait partout.
            En plus, cela ne suffirait pas car il vous faudra bien un carrelage au moins sur colle, dont l’épaisseur compenserait une bonne partie de ce “rabotage”.
            La solution est de casser la dalle au marteau piqueur, d’enlever carrément une trentaine de cm de cailloux et de terre (peut-être un peu plus ?), de couler une nouvelle dalle béton sur un petit lit de cailloux (le sol doit être bien tassé depuis 70 ans…) puis de réaliser l’isolation des murs, éventuellement les cloisons, et le carrelage par la suite. Vous aurez ainsi 230 à 240 cm de hauteur, ce qui est correct.
            Attention ! cela ne peut se faire que sous certaines conditions : d’abord vérifier que cela ne déstabilisera pas les fondations des murs. Il est probable que les fondations sont par semelles filantes, mais il faut faire 1 ou 2 sondages pour vérifier que c’est possible.
            Ensuite, il faut être sûr qu’il n’y aura pas d’humidité dans la maison. Si c’est possible, il faut traiter le problème depuis l’extérieur : décaissement du terrain pour que l’intérieur (niveau sol fini) reste légèrement plus haut que l’extérieur, rejet des eaux de pluie les éloignant de la maison, drain périphérique (correctement fait, rigide, enrobé, pente, exutoire, etc.). Bref, faire ce qu’il faut pour que l’humidité ne rentre jamais dans la maison.
            Vous rencontrez peut-être des canalisations enterrées dans le sous-sol : il faudra y aller avec précaution.
            S’il y avait modification des façades (je penses aux portes et fenêtres), il faudra déposer une Déclaration Préalable de travaux.
            Et peut-être d’autres points auxquels je ne pense pas ou que je ne peux pas connaître. Une visite d’un architecte (d’aujourd’hui 🙂 ) vous serait très profitable. Pour le coût d’une simple visite, il (ou elle) pourra vous expliquer tout ça, même si vous ne lui confiez pas la réalisation des travaux.

  30. bonjour ,

    Dans ma notice descriptive il y est d’inscrit ” pour éviter les remontées d’eau, mise en place d’un mortier hydrofuge entre la fondation et le premier rang d’agglos.”
    est ce utile car beaucoup de maçon applique un mortier hydrofuge sur la première rangée du plancher du vide sanitaire … et en dessous des planelles applique un hydrofuge de type weber fondations

    merci

    1. Bonjour, la coupure de capillarité, c’est-à-dire soit le feutre bitumé, soit le joint avec du mortier hydrofuge, doit être située au-dessus des parois enterrées. Donc, non pas juste au-dessus des fondations, mais à au moins une quinzaine de cm au-dessus du niveau prévu de la terre, du sol fini extérieur, une fois le bâtiment réalisé et les remblais de terre effectués.
      Ceci pris en compte, suivant les 2 cas :
      Si vous avez un plancher hourdis sur vide sanitaire, la coupure de capillarité sera :
      – soit sous le plancher hourdis (c’est l’endroit préconisé par les “règles de l’art” les plus anciennes, car à l’époque, il n’y avait essentiellement que des planchers bois, sensibles à l’humidité et qu’il fallait protéger. C’est pour ça que quelques “anciens” continuent à dire que cette coupure doit toujours être sous le plancher… même en béton. Maintenant, ça a changé, le DTU a évolué).
      – soit sur le plancher, à la base des murs de l’habitation elle-même. C’est là qu’elle est placée généralement de nos jours.
      Si vous avez un simple dallage sur hérisson, la coupure sera évidemment à la base des murs. Il faudra faire attention que ce soit bien à + 15 cm de hauteur / terre remblayée.
      Le lit de mortier avec hydrofuge est une bonne solution, je le préfère au feutre bitumé, car ce feutre créé de fait une coupure de la structure elle-même, seuls les chaînages verticaux reliant alors la construction au soubassement. Et j’ai lu des cas où ce feutre faisant office de “mèche” en faisant pénétrer de l’humidité vers l’intérieur, de façon horizontale…! Bref, je ne vois pas de raison de l’utiliser. Je n’en place maintenant que sous les plancher bois, par exemple dans des ossatures bois avec plancher bois.

      1. Bonjour ,

        En effet mon expert m’a conseillé de réaliser cette coupure de capillarité en dessous du plancher , donc avant la pose des planelles mais lui me dit que je peux utiliser un produit de type trapcofuge du style weber fondation à appliquer en 2 couches croisées au totale de 3mm (en faite le même produit trapcofuge qui sera appliquer verticalement) vous confirmez cela ?

        Par contre mon ami maçon qui à plus de 40 ans de métier me racontait qu’ à l’époque il insérait directement le trapcofuge dans la bétonneuse ce qui rendait le mortier noir et il montait les deux première rangée du VS avec ce mortier hydrofuge.
        mais je pense que son conseil aurait été valable si comme vous me l’avez préconisé si ma maison serait sur hérisson !!

        Donc cette arase hydrofuge qui m’est dû dans ma notice je vais la faire faire sur le plancher du vs et la coupure de capillarité en dessous . est ce que j’ai tout bon ..?

        Merci bon week end à vous

        1. La coupure de capillarité, c’est soit une arase hydrofuge, faite avec un mortier hydrofuge, soit un feutre bitumineux, soit autre chose.
          Ne vous tracassez pas : un plancher hourdis est par lui-même hydrofuge par son chaînage, donc il fera office de coupure de capillarité. Seule la planelle serait à traiter (surtout si elle est en brique. Si elle est en agglo, c’est-à-dire en béton, elle est déjà un peu hydrofuge).
          Donc avec un plancher hourdis, vous demandez une planelle en agglo et vous faites faire le premier rang de mortier des murs (agglos ou briques) avec un mortier hydrofuge. Cela servira de coupure de capillarité.
          Bon week-end à vous aussi.

  31. Bonjour

    Je suis en limite de propriété d’un côté de ma maison, j’ai un vide sanitaire de 80 cm , j’aimerais savoir si en plus de l’enduit trapcofuge seulement de ce côté une membrane delta MS est nécessaire car des sapins (thuyas d’ 1,50) y sont planté ?
    Cela n’ éviterais au cas ou le trapcofuge se dégraderait que les racines pénétres dans les agglos du vs au fur et à mesure des années ?

    Merci

    1. Bonsoir, une membrane type Delta assure une bonne étanchéité (si elle est correctement posée, avec recouvrement, solin en tête, drain). Mais pour un vide sanitaire aéré, le risque n’est pas bien grand, s’il y avait un peu d’humidité en dessous ce ne serait pas grave. A mon avis, dans ce cas, la membrane n’est pas indispensable.
      En outre, je ne crois pas que des racines de thuyas de 1,50 m puissent pénétrer un mur en agglo avec un enduit hydrofuge. Mais ne les laissez pas grossir avec excès, ça peut faire dégâts, assèchement, racines sous les fondations (si pas très profondes). Pour cela, le Code Civil impose des limites aux arbres proches de mitoyennetés.

  32. Bonjour,

    Lorsqu’on construit une maison et qu’il y a une erreur de maçonnerie, implantation sur le terrain, etc… et que le maître d’oeuvre, architecte ou CMI n’a pas vu, il est normalement assuré.

    Le client peut-il exiger le maître d’oeuvre, architecte ou CMI à faire une déclaration à son assurance ? Dans le cas où les dommages sont trop importants ou coûteux pour être modifiés.

    Cordialement.

    1. Oui, bien sûr. Vous pouvez saisir directement les diverses assurances des professionnels pendant la période d’assurance (depuis la réception, pendant un délai de 10 ans pour la décennale). Vous leur demandez directement de réparer le sinistre et/ou le dommage.
      C’est pour ça que vous devez avoir leur attestation d’assurance (les 2 responsabilités civiles : décennale et auprès des tiers) avant de vous engager avec eux, quand vous commandez les travaux.

      1. Merci pour votre retour.
        Pour les sinistres et dommages, il s’agit des décennales qu’on peut saisir par la dommage ouvrage. Mais s’il s’agit un défaut de construction avant réception ? Du à l’erreur du maçon ou que l’architecte n’a pas vu, par exemple, un poteau mal placé ou un mur trop long ou trop court constaté pendant la construction. De quelle assurance s’agit-il ?
        Cordialement.

        1. Il n’y a pas d’assurance pour des travaux en cours et non réceptionnés. Avant réception des travaux, chaque professionnel doit son travail fait et bien fait.
          Votre recours en cas de défaillance est
          – de ne pas payer le professionnel,
          – de le mettre en demeure de faire son travail correctement,
          – et de saisir le Juge compétent en cas de défaillance avérée.
          Attention, ne pas faire une “réception de complaisance” pour saisir par la suite l’assurance : un dommage ou une non-conformité connue avant réception par le client (appelé le “maître d’ouvrage”), ou bien seulement visible, et réceptionnée quand même, n’est pas garantie !
          Seuls les dommages causés aux tiers, c’est-à-dire ceux qui ne concernent pas directement les travaux commandés (par exemple, un artisan endommage la toiture de la maison voisine) sont couverts par l’assurance civile aux tiers (rien à voir avec la décennale).

          1. Merci.
            Si il y a un défaut de construction mais non dommageable structurellement (poteau, fenêtre, pignon mal placé), vous indiquiez plus bas que l’architecte a une part de responsabilité car il aurait pu vérifier en prenant des mesures. S’il faut prendre en charge une démolition partielle, le maçon et-il seul à supporter les frais ? Vous indiquiez que le maçon n’était pas assuré pour ses fautes et qu’il doit prendre à sa charge, mais l’architecte dans tout ça ? A t-il une assurance qui le couvre ? Doit-il participer aux frais de remise en conformité par rapport aux plans ou choix du client ?
            Cordialement.

          2. Je ne peux pas répondre précisément à ce cas, car il faudrait analyser les faits, voir les marchés de travaux et surtout lire les comptes rendus de réunion de chantier, entendre les uns et les autres, etc.
            L’architecte, comme le maçon je présume, a une assurance qui le couvre. Le problème n’est pas là.
            Le problème est : pendant des travaux en cours, une assurance peut-elle intervenir pour un défaut sur ces travaux en cours ? A priori, non.
            Il vous faut d’abord vous adresser à ceux que vous avez missionnés. Si ça ne donne rien, vous devez alors saisir un avocat, comme ça se ferait quel que soit ce ou ces professionnels (artisans, cmi, architecte, bureau d’études, etc.).

          3. Bonjour,

            Si un architecte fait une erreur sur ses plans engendrant au cours de la construction des défaut tel qu’une façade entière trop grande ou trop petite qu’on voit une fois le 2ème étage terminé, j’ai entendu dire que l’architecte était assuré. Si oui, comment fonctionne l’assurance ? Que prend t-elle en charge ?

            Cordialement.

          4. Bonjour, je reprends les explications de messages précédents.

            Dans le cadre de contrats privés, il s’agit de savoir quels sont les engagements des uns et des autres. Ces engagements sont mentionnés dans leurs contrats respectifs. Je présume donc pas d’éléments dans mon message.
            Seules quelques obligations ne peuvent pas être supprimées dans les marchés de travaux, telle par exemple la garantie décennale qui s’applique à tout le monde, même si un contrat prévoyait expressément le contraire (on parle alors de clause “réputée non-écrite”).

            Quel est en général l’engagement de l’entreprise ?
            Je présume qu’elle doit réaliser les travaux conformément au “marché de travaux”, c’est-à-dire aux plans, au descriptif, en respectant les règles de l’art. S’il y a une erreur de dimensionnement, c’est-à-dire de non-respect des plans, c’est donc l’entreprise – ici, le maçon – qui est en faute.

            Quel est l’engagement de l’architecte ?
            Suivre les travaux, pour s’assurer de leur concordance avec les “marchés de travaux”, donc avec les plans, pour ce qui est visible (il n’a pas de boule de cristal pour voir ce qui n’est pas apparent).

            Quand ces engagements doivent-ils être tenus ?
            Au moment où le client (maître d’ouvrage) a accepté la réception des travaux ; c’est-à-dire une fois le bâtiment livré, une fois le chantier terminé.
            En cours de chantier, si l’architecte, ou le client, ou l’artisan lui-même, détectait une malfaçon (de tout ordre : non-respect des plans ou d’une réglementation ou autre), cette malfaçon devra être reprise : les travaux sont en cours de réalisation, un début d’erreur doit être rectifié tout simplement, il n’est pas question de faire intervenir une assurance.

            Ensuite, il y a des cas plus complexes.
            Par exemple, une erreur de dimensionnement telle que celle que vous citez. Si l’on s’en aperçoit à la veille de la réception, une fois le chantier terminé, les artisans du second-oeuvre (plâtrier, électricien,…) devront tout refaire si l’on démolit la maison pour la reconstruire au bon emplacement. Dans la “bâtiment”, l’usage, la règle veut que chacun vérifie le “support” sur lequel il va travailler, dans ce qu’il a d’apparent – par exemple, un plaquiste doit vérifier les dimensions, l’équerrage et l’aplomb d’un mur avant de faire les doublages. Mais ça ne peut pas être une obligation absolue pour tout le monde, le carreleur ne va pas vérifier l’implantation de la maison par rapport aux voisins, etc.
            Surtout s’il y a un architecte qui est censé avoir vérifié tout ça en temps voulu et sur lequel se reposent les artisans de second-oeuvre.

            Donc, dans votre cas, pour résumer mon avis (et sous réserve de connaître les marchés de travaux et les ouvrages, bien entendu):
            – si la maçonnerie n’est pas terminée, donc s’il n’y a pas d’autre artisan qui soit intervenu, la responsabilité est seulement celle de l’entreprise. L’architecte a bien détecté (directement ou pas) la malfaçon, il est encore “dans les temps”, il doit la faire réparer.
            – s’il y avait des artisans de second-oeuvre qui soient intervenus, ils seraient (peut-être, suivant les cas) fondés à demander réparation au maçon de devoir refaire leur ouvrage lors d’une démolition/reconstruction. Pas le client : tant que l’ouvrage n’est pas réceptionné, il est cours de réalisation. L’avis du client n’a à être émis que lors de la réception (je parle “juridiquement”, bien entendu, en fait le client peut donner son avis à tout moment, à titre informatif).
            – si l’architecte a bien détecté la malfaçon, il n’est pas en faute, évidemment (ce n’est pas lui qui a réalisé la maçonnerie).
            S’il avait détecté cette malfaçon trop tard, sa responsabilité peut être engagée, en effet, mais seulement envers ceux à qui elle porte tort :
            o les artisans de second-oeuvre, qui devraient tout refaire gratuitement.
            o éventuellement envers le client pour les complications que ce retard occasionnerait. Mais il faudrait que ce soit vraiment très tardif, par exemple, s’il s’en apercevait le jour de la réception.
            Mais détecter une malfaçon alors que la maçonnerie n’est pas encore terminée, n’est pas constitutif d’une faute de l’architecte pour constat trop tardif.

            Quand à faire une erreur sur ses plans engendrant une malfaçon sur la maçonnerie, il faudrait m’en dire plus pour que je comprenne mieux de quoi il s’agit et que je puisse vous répondre.

          5. Bonjour Monsieur,

            Quand je parle d’erreur de plan, par exemple, si on superpose le plan du RDC et ETG, on voit un décalage d’un angle (mur à 90° au RDC et 87 à l’ETG) ou 2 poutres qui ne se superposent pas sur plan et que cette cause à effet ait décalé une maison de 20cm sur un pignon ou intérieur. Et que le maçon a suivi comme il se doit les plans.

            A qui la faute dans ce cas ?

          6. Sur les erreurs de plan : il n’y a pas d’erreur “voulue” de l’architecte en faisant un angle de 87° au lieu de 90°; c’est une erreur de dessin et, plus probablement, une erreur de cotes (je présume que l’angle n’est pas coté à 87°). Idem pour la superposition des poutres.
            On doit construire avec des plans d’exécution, du moins pour le gros-oeuvre (pas forcément pour la peinture…). Le maçon a donc bâti les murs en suivant les cotes de l’architecte, en prenant le plan de l’architecte comme étant un plan d’exécution.

            Pour savoir qui en est responsable, il faut se référer aux marchés de travaux, et notamment au Cahier des Clauses Administratives Particulières (CCAP) et/ou au Descriptif (CCTP). Dans ces documents, qui doit établir les plans d’exécution ? L’architecte ou l’entreprise ?
            Si l’architecte avait une mission “plan d’exécution”, il est normal que le maçon suive ses plans, l’architecte est donc en faute au titre de sa mission de plan d’exécution, comme le serait n’importe quel Bureau d’Etudes Techniques (en faute vis-à-vis de l’entreprise, pas du client qui n’a pas à intervenir techniquement dans le chantier).
            Si les plans d’exécution sont dévolus à l’entreprise, c’est donc elle qui en est responsable, évidemment.

            Ceci dit, si c’est le cas, il est curieux que l’entreprise ne bâtisse pas l’étage exactement superposé au rez-de-chaussée… Pourquoi n’avoir rien dit avant de bâtir ? Est-elle à ce point distraite ?

          7. Monsieur, Je réponds en italique dans le texte.

            La maison étant entourée de toit terrasse, en fait une partie de la surface habitable de l’ETG s’est transformée en toit terrasse et les angles de la maisons devant être droits ne le sont plus.
            Il y a eu une erreur de dimension et les terrasses sont plus grandes que prévu, au détriment de la surface habitable ? Ce doit être une grosse erreur…

            S’il y a une erreur de plan ou plan d’exécution faits par l’architecte dont il a la mission, est-il assuré pour celà ? Ou comme un maçon qui commet une faute, il doit prendre à sa charge les réparations ?
            Chacun est responsable de ces propres erreurs. Si l’architecte a fait les plans d’exécution, il en est responsable, s’il ne les a pas fait, il n’en est pas responsable.
            Si la maison n’est pas encore réceptionnée, il n’y a aucune faute (juridiquement parlant) vis-à-vis du client. Le client doit constater le jour de la réception si les travaux sont acceptables ou pas. Ce qui ne l’empêche pas de donner son avis avant, mais ce n’est alors qu’un avis.
            Si la maison est réceptionnée et que l’architecte n’a rien vu et donc rien dit, il a une part de responsabilité, bien entendu.

            Le fait qu’il y ait un pignon ou poutre mal placées, ou poteaux mal placés, les poutres faites en usines on soit été trop grandes, soit trop petite, soit les barres avec crosses pas de la bonne longueur. Peut-il y avoir une incidence sur la structure béton ?
            Qui a commandé les poutres ? Le maçon, je présume. Il a dû le faire suivant les plans d’exécution. Qui a fait les plans d’exécution ?
            Quant à l’incidence sur la structure, je ne peux pas répondre comme cela, bien sûr, il faudrait examiner et les plans et surtout l’ouvrage réalisé.

            Cordialement

          8. Monsieur,

            Le client ne peut pas attendre la fin de la construction et donc la réception du chantier pour faire valoir ses droits.

            La question : qui doit prendre en charge les réparations ?

            Aller jusque la réception veut dire que le client doit accepter les modifications intérieures à apporter pour palier aux défauts et donc n’aura plus de recours et donc signer les nouveaux plans d’exécution.

            A ce stade si personne ne prend ses responsabilités, que faut-il faire ? Il me semblait qu’il y avait des assurances pour l’architecte pour erreur de plan ou suivi.

            Cordialement.

          9. Dans mon propos, je présume que l’ouvrage n’est pas réceptionné, et que vous n’arrivez pas à obtenir des actions efficaces de votre architecte..
            Le client peut dire à son maçon et à son architecte : “Je refuse ces travaux, inutile d’aller plus loin, de continuer le chantier. Vous devez corriger vos erreurs. Et comme je refuse ces travaux, je refuse tout paiement : au maçon si ce n’est pas rectifié, et à l’architecte si vous ne mettez pas tout en oeuvre pour faire rectifier ces travaux. Vous avez 15 jours pour reprendre le chantier en ce sens : démolition puis reconstruction.”
            Qui doit prendre en charge les réparations ? Si ce n’est pas réceptionné, c’est l’affaire du maçon – puisque je présume que l’architecte est au courant et n’encourage pas le maçon à continuer (ce qui serait absurde).
            En aucun cas les assurances avant réception. Faire des travaux corrects en cours de chantier, c’est l’affaire des artisans, avec la maîtrise d’oeuvre de l’architecte. Inutile de solliciter les assurances : elles n’ont pas à intervenir et donc elles n’interviendront pas. Je présume que vous n’arrivez pas à vous faire entendre, alors vous espérez qu’en actionnant les assurances, cela permettrait de trouver l’issue au problème ?
            Une seule chose à faire : vous écrivez une lettre R+AR au maçon et à l’architecte, où vous mentionnez quelque chose comme la phrase que je mentionnais au début de mon message.
            Je vous conseille d’aller voir un bon avocat (c’est-à-dire réactif, efficace) pour que ce soit lui qui leur adresse cette lettre.
            Et si ça ne marche pas, vous assignez. Vous verrez comme on discute beaucoup mieux quand on a d’abord assigné.
            Bonne détermination.

          10. Bonjour,
            L’architecte ou maître d’œuvre peuvent ils dénoncer le contrat qui les lient au client pour fuire leur responsabilité ? Si oui, dans quelles conditions ?

          11. Bonjour, je vais parler pour les architectes, par référence au Code des Devoirs professionnels que tout architecte s’est engagé à respecter.
            Pour les “maîtres d’oeuvre”, qui ne constituent pas une profession en soi (la maîtrise d’oeuvre est une fonction, pas une profession à part), il n’y a pas de tel code, les modalités et les engagements sont libres, aussi tout dépend du contrat signé, à chaque fois.
            Non, l’architecte ne peut pas dénoncer son contrat pour “fuir ses responsabilités”, comme vous dites. Dénoncer son contrat sans raison valable serait assimilé à une faute professionnelle.
            Par contre, l’architecte a le droit de dénoncer son contrat – et heureusement – quand les conditions minimales de son exercice ne sont pas présentes. L’architecte n’a pas à subir un exercice intenable. Même si c’est un métier difficile, ce n’est pas le bagne, quand même.
            Etre architecte, c’est d’abord conseiller son client. Comme pour toutes les professions libérales, c’est la base de notre métier. Nous avons une obligation de moyens (“tout mettre en oeuvre pour…”) et non de résultat (nous ne vendons pas nous-mêmes les travaux au client, nous sommes indépendants des entreprises, c’est ce qui nous permet de le conseiller en toute objectivité.
            Ces raisons sont donc en premier lieu la perte de confiance manifeste de la part de son client. Comme pour un médecin ou un avocat, si vous ne faites pas confiance à votre architecte, il doit cesser sa mission. Et il y a également toutes les raisons qui en découlent, comme : immixtion dans la conduite du chantier, refus de suivre ses préconisations, refus de paiement, refus de suivre la loi (comme la conformité au permis de construire), etc. Bref, tout ce qui prive l’architecte d’action ou, du moins, qui le prive d’action suivie d’effet.

  33. Bonjour M.ESPAGNO, le maçon est intervenu pour faire les aérations de vide-sanitaire à 46 cm de profondeur par rapport au sol carrelé intérieur ( vide sanitaire qui existe donc bien aussi sous le salon). Une bonne chose donc. Je m’aperçois qu’il a sondé 10 cm au-dessus ( puisque cela est recimenté). Or, sauf erreur, c’est l’emplacement du chaînage mais ceci étant, je pense qu’il n’a pas pu aller loin, la planelle de béton de 5 cm devant être la première à apparaître après l’enduit.
    Qu’en pensez-vous ?
    Nota bene : y aurait-il un risque s’il avait touché le chaînage ? Béton éclaté ? Ou section d’une tige de chaînage ?
    À vous lire, bien cordialement. Thierry

    1. Bonsoir, à -46 cm du sol fini intérieur, on doit très probablement être sous le plancher hourdis. Le plancher hourdis fait le plus souvent 20 cm de haut, parfois moins mais très rarement plus, ce qui laisse 26 cm de revêtement sur le plancher ! Ca me parait trop pour être possible.
      Pourquoi le maçon a-t-il rebouché ? Il faudrait lui demander, peut-être un tuyau juste derrière qui gênait pour l’aération, ou quelque chose comme ça…
      De toute façon, s’il avait rencontré le chaînage, il n’aurait surement pas continué à casser, donc il n’aurait donc pas dégarni les aciers.
      Mais demandez-lui, tout simplement, vous aurez alors surement l’explication.

      1. Merci pour votre réponse, mais le maçon est parti en vacances. C’est à 36 cm initialement qu’il voulait faire l’aération. Et qu’il a fait finalement à 46 cm en rebouchant la première ouverture. Il l’a fait À la scie circulaire est au marteau-piqueur. J’ai vu qu’il y avait plusieurs dalles (compression, isolation, pour carrelages …) Et peut-être un ajout pour plancher chauffant. Ce qui peut faire , Sauf erreur, encore 20 cm. Je présume qu’il faut considérer effectivement qu’il a dû sonder au burin avant de passer au marteau-piqueur et que s’il est tombé sur le chaînage, il a dû changer d’emplacement sans persévérer, comme vous le dites.

    2. Merci pour votre réponse, le maçon est en vacances mais justement il vient de me rappeler suite au message que j’avais laissé. A 36 cm, effectivement il a rencontré le plancher avec sa scie circulaire. D’après ce qu’il me dit, rencontrant le béton, il est descendu de 10 cm. Et a priori sans persévérer à 36 cm. Bien cordialement

      1. Un carrelage sur plancher chauffant, donc avec isolation, chape de ravoirage, etc. peut faire facilement 15 à 18 cm cm d’épaisseur. C’est ce qui a dû se passer. Le maçon a dû arriver à la base du chaînage, et arrêter quand il s’en est rendu compte, surement rapidement.

    1. Bonjour, la question est trop imprécise pour que je puisse vous répondre de façon… précise.
      Le soubassement est la partie de la construction située en dessous du plancher du rez-de chaussée, il repose sur les fondations.
      On place des armatures dans le béton armé (par définition: armé = avec des armatures, des aciers), et maçonnerie, le béton est toujours armé :
      dans les fondations, dans les chaînages verticaux (raidisseurs), voire dans les murets en béton (par exemple dans des agglos à bancher), sur les poutres et longrines, bref, partout.

  34. Bonjour ,

    Je tenais une fois de plus à vous remercier pour vos nombreuses informations !

    Sur un côté de ma maison je suis en limite de propriété ,des attentes de seulement 40 cm courbées au dessus et espacées de 20 cm sont déjà assemblées à la semelle dépassent de la fondations alors que mon VS fera 80 cm …….

    Ce sera donc un mur banché ou coffrant , faudra t’il que toutes les attentes de toute la longueur soient prolongées jusqu’au haut du plancher du vide sanitaire ou seulement les poteaux d’angles du début et fin du mur devront être prolongés ?

    Merci

    1. Bonjour, merci du message.
      Les armatures en attente tous les 20 cm, de 40 cm de long et bien recourbées en tête, sont parfaitement conformes au règles de l’art. La liaison avec le reste de l’ouvrage à venir sera très probablement bien faite.
      C’est même rassurant pour la suite 🙂

  35. Bonjour ,
    Le géotechnicien préconise une protection sous forme d’une membrane étanche posée en fond de vide sanitaire recouverte de 20 à 30 cm de matériaux graveleux, pour maintenir un degré d’humidité dans les sols d’assise en réduisant le phénomène d’évaporation.

    De quelle matière doit être cette membrane ? le matériaux graveleux pourra t il être de simple cailloux les moins couteux ?

    Merci

    Bien cordialement

    1. Bonjour, je trouve ces préconisations bien sévères. Ne vaudrait-il pas mieux aller chercher un sol plus stable en profondeur ? Mais je n’ai pas connaissance du terrain ni de l’opération ni du rapport de l’étude de sol…
      Une membrane étanche se trouve chez un marchand de matériaux. Pour seulement maintenir un degré hygrométrique, un bon polyane, assez épais (pour ne pas le déchirer lors du remblai en cailloux) et avec de bon recouvrements (30 à 40 cm, par exemple) devrait faire l’affaire. C’est le plus économique.
      Pour le remblai, oui de simples cailloux. 20 à 30 cm me parait être une épaisseur importante…?
      Bon chantier.

  36. Bonjour ,

    Mr Espagno
    Des nouvelles de moi !
    Comme quoi ne pas payer ça à s’en intérêt …….!!!
    Au dessus de mon gros béton de 40 cm le constructeur n’a donc coulé ma fameuse semelle de 35 cm avec armatures intérieures surélevées !!!dans les angles barre de liaison apparemment très bien placées et surtout l’ensemble à été ligaturé poteaux d’angle compris ………. et non pas plantés après coulage !!!je suis resté présent tout le temps du coulage ….
    Je me retrouve donc avec une fondation descendues entre 1,2 m à 1,5 m par rapport au niveau du terrain fini extérieur, comme le stipulait le géotechnicien … mais que cela a été dur à obtenir ! (4500 euros d’expertise plus tard) …

    J’avais quelques petites questions je précise que j’ai un terrain en zone sismique très faible avec terre argile moyen , les poteaux d’angle deux fer de 10 mm ne font pas la longueur du vide sanitaire qui sera de 80 cm ils dépassent de la fondationpar endroit de seulement 34 cm , devront ils être ligaturés par la suite avec ceux du plancher du vide sanitaire et ainsi de suite ???

    Concernant la fameuse coupure de capillarité que 95 % des constructeurs ignorent …. si j’ai bien compris celle -ci devra dans le cas d’un VS être située avant la pose des planelles donc avant le plancher houris.
    J’ai posé la question au maçon et celui-ci utiliserait verticalement comme coupure le même enduit pour rendre le vs imperméable horizontalement (Qu’en pensez-vous ?). Mon expert a confirmé en effet que selon le dtu une arase pour coupure peut être réalisé avec un produit type trapcofuge , faut il encore que je vérifie si ce produit est du type weber dry primo pour coupure de capillarité et surveiller la bonne mise en oeuvre en deux couche croisées …..

    Merci beaucoup

    Bien cordialement

    1. Pour les poteaux d’angles, oui il faut que la continuité de la liaison soit bien assurée, avec un recouvrement suffisant ( une bonne trentaine de cm, probablement un peu plus) ou alors, il faudra souder les aciers à ceux en attente. Si la liaison n’est pas bien faite, pas suffisante, c’est comme s’il n’y avait aucun acier ! Vérifiez donc que ces liaisons soient bien assurées, bien faites. La section des acier est beaucoup moins importante.

      La coupure de capillarité peut être assurée par le chaînage lui-même : le béton armé est étanche. Il ne faut pas une planelle en terre cuite (pas en brique, sensible à l’humidité) mais en agglo de béton, et il faut que la base des murs de l’habitation (à partir du haut du plancher hourdis) soit surélevée d’au moins 15 cm / terre. Vous pouvez aussi mettre une feutre asphalté (ou autre coupure de capillarité).
      Mais tout ceci, à condition d’être bien surélevé / terre une fois remblayée, est moins important que la continuité des chaînages, horizontaux et verticaux.

      1. Bonjour monsieur Espagno

        Mon ami Maçon m’a dit qu’il n’était pas nécessaire de ligaturer les poteaux si le recouvrement est suffisant ! Pouvez-vous confirmer ?

        Bien cordialement

        1. Bonsoir, la continuité permettant la résistance d’une liaison, que ce soit pour un poteau ou un chaînage ou autre, se fait bien par recouvrement des aciers (les armatures). Et il faut en effet que ce recouvrement soit suffisant. Ca se calcule suivant le diamètre des aciers, mais en pratique, des longueurs d’une quarantaine ou cinquantaine de cm sont largement suffisantes.
          Les ligatures ne servent pas à assurer la continuité de cette résistance (elles seraient d’ailleurs beaucoup trop fines), mais à stabiliser, à maintenir bien en place les armatures pendant le coulage du béton : il faut en effet que leur position soit précise et ne soit surtout pas bousculées par le béton que l’on coule.

          1. Bonjour ,

            Les maçons m’ont monté une partie du VS! Au bas des agglos il y a des trous de réalisé pour ligaturer jusque la ok.
            Ce qui me pose problème c’est que les agglos d’angles n’arrivent pas pil poil au milieu des armatures !i ils ont été obligé de les tordre pour les faire entrer dans les agglos, donc la base de certain poteau se retrouve en dessous du joint du mortier avant d’entrer dans le poteau donc en étant tordu . désolé c’est très difficile à expliquer.

            Merci

            Bien cordialement

          2. Bonjour,
            le vide (dit “sanitaire”) est le vide qu’il y a entre le plancher béton hourdis, surélevé (sous le plancher du rez-de-chaussée de votre maison), et la terre. Il est visible à tout moment par la ou les trappes de visites qu’il doit y avoir à la base des murs (ce qu’on appelle le soubassement).
            Les trous dans les agglos (des “réservations”) pour qu’on puisse couler du béton permettront de faire des chaînages verticaux (cette ceinture de béton armé qui “ficelle” votre maison comme un paquet-cadeau, pour éviter les fissures).
            Comme dans toute ficelle, tout paquet, ce sont les noeuds qui sont le point faible s’ils sont mal faits. Il faut donc bien liaisonner les jonctions des chaînages en béton armé. Ce sont des liaisons, pas des ligatures (les ligatures sont des petites attaches fines qui ne servent qu’à bien maintenir en place les barres d’acier quand on coule le béton, pour ne pas qu’elles soient bousculées. Elles ne servent à rien d’autre, elles sont trop fines pour résister aux efforts d’un bâtiment).
            Vous voyez, le “bâtiment” à tout un vocabulaire, un jargon technique 🙂 . Ca sert à bien communiquer entre architecte, artisans, bureaux d’études, etc. Le client, lui, n’a pas à l’apprendre, heureusement pour lui.
            Si les armatures en acier doivent être tordues pour correspondre aux réservations (aux trous) dans les agglos, ce n’est pas bon signe. Comment un maçon peut-il se tromper à ce point sur un ouvrage aussi simple ? Il n’a pas de mètre ? ou il ne s’en sert pas…
            Un acier tordu ainsi va créer ce qu’on appelle des “poussées au vide” et donc il ne remplira pas correctement son rôle. Ce n’est pas le sinistre assuré, quand même, mais ce ne devrait pas être fait comme ça.
            Dès le début, vous aviez constaté le peu de sérieux du CMI à qui vous avez confié l’opération, si je me rappelle bien. Tout indique qu’il choisit des sous-traitants les moins chers possible (pour faire sa marge). Il aurait mieux valu laisser tomber avec lui, me semble-t-il.
            Continuez à être vigilant.

          3. Bonjour ,
            encore merci de votre retour

            Oui en effet j’aurais du laisser tomber dés le début …..
            Ne vaut il pas mieux enlever les agglos ou les attentes sont en manivelles et refaire des scellements chimique pour les replacer au bon endroit ? (je précise que je suis en zone sismique 1 très faible et en terre argileuse moyenne)
            Si je laisse continuer vu que pour vous ce n’est pas le sinistre assurée pensez-vous que les désagrément occasionnés pourraient être importants ?
            Car avec eux tout blocage peut encore durée des mois ….dois-je reprendre un expert pour constatations ou selon vous ce n’est pas assez important ?

            Merci
            Bien cordialement

          4. Je ne sais que vous dire. Ce n’est pas parce que vous avez des pneus un peu trop lisses que vous allez avoir forcément un accident… ça augmente simplement le risque.
            Il faudrait en effet missionner un expert indépendant pour vérifier les travaux au fur et à mesure (c’est le métier d’un architecte), car il y a ce que vous voyez et il y a ce que vous ne voyez peut-être pas. Mais en trouverez-vous ? Pas évident dans ces conditions, avec un CCMI et des artisans inconnus, sans marché de travaux.
            Quant au problème des aciers tordus, on ne peut se prononcer qu’en les examinant sur place, bien sûr.

  37. Bonjour,

    Nous souhaitons agrandir notre maison (123m2) avec le garage attenant (51m2).
    La maison à été construite en 2011 sur des pieux de 12m et avec un vide sanitaire, car nous sommes sur un sol argileux.
    Le garage, construit en même temps, n’a été fait que sur un hérisson.

    Est-ce qu’il existe une possibilité, sans détruire le garage pour refaire les fondations, pour éviter d’avoir des fissures sur le nouveau sol et les murs ? (éviter les impacts du mouvements du sol).

    Également, est-ce que la maison risque d’être impactée (fissure façade,…) car le garage n’est pas sur vide sanitaire ? (au vu de l’article très bien fait, je dirais que non, mais je préfère demander :))

    Merci d’avance pour votre expertise et aide,
    Bien cordialement,

    1. Bonsoir, des fondations à 12m de profondeur, c’est énorme ! Personnellement, les plus profondes que j’ai fait faire étaient de… 11m.
      Cela montre que ceux qui ont construit étaient “des gens sérieux”. C’est rassurant.

      Les murs du garage sont probablement fondés eux aussi à 12m, sinon il y aurait plusieurs fissures, notamment à la jonction garage/habitation.
      Le problème n’est donc que sur le sol du garage, un dallage sur hérisson. Il doit comporter plusieurs fissures résultant des mouvements du sol en surface. Ce sont probablement des fissures inesthétiques, ne rentrant pas dans le cadre de la garantie décennale (c’est pourquoi elles n’ont pas été réparées dans les 10 ans qui suivent la réception).

      Que pouvez-vous faire ?
      1 – laisser comme ça. Vous ne risquez guère que le problème s’aggrave et rende le garage inutilisable (à moins que les fissures soient très importantes). Vous pouvez si vous voulez les colmater, mais elles vont réapparaître avec le temps. Ca les dissimulera un peu…
      2 – faire un plancher porté sur les murs (après vérification qu’ils sont bien fondés comme les murs de l’habitation). Un peu compliqué et cher, évidemment. Je ne pense pas que ça vaille le coup (ou plutôt, “le coût”).
      3 – faire un revêtement ayant une certaine souplesse permettant d’absorber les mouvements du sol. Il faudrait y réfléchir et faire une recherche plus exhaustive, mais j’imagine par exemple un revêtement en petits pavés, sur une couche résiliente ou même sur un simple lit de sable. Vous pourriez avoir un sol qui restera en état, sans fissure, pour un prix très mesuré.
      Un architecte (d’aujourd’hui 🙂 ) pourra concevoir un tel sol.

      Le sol du garage n’a aucun impact sur le sol de la maison, ni sur la maison en général.

      1. Bonjour,

        Merci beaucoup pour cette réponse si rapide, ça fait plaisir ! 🙂

        Donc la maison sera épargnée (ouf).
        Par contre nous voulons agrandir la maison en utilisant ce garage (donc faire l’isolation complète, puis rajouter des cloisons, des portes, l’électricité un peu partout, enlever les portes de garages, etc…).
        Et c’est là notre problématique, est-ce un projet envisageable sachant que la dalle du garage est sur hérisson ? Je crains que même avec un sol souple, les cloisons et le reste des travaux que nous souhaitons faire en souffre beaucoup (des fissures, etc).

        Merci d’avance,
        Bien cordialement,

        1. Ah oui, un sol qui “bouge un peu” est admissible pour un garage, mais pas du tout pour une habitation.
          Là, il faut un plancher porté. Le garage est grand, donc c’est moins simple de faire un plancher porté, puisqu’il devra s’accrocher aux murs, murs qui seront loin (quelle est la plus petite dimension du garage ?).
          Ce plancher ne peut être étudié que par un architecte, sur place, je ne peux pas le faire à sa place, ici.
          Bon aménagement, cordialement,

        2. Bonjour monsieur
          Que pensez-vous.sez vous d’une maison construite sans vide sanitaire sur terrain sablonneux.
          Sur le point de faire un achat l’agent immobilier nous assure qu’il n’y a aucun risque.
          Votre avis vous serait précieux
          Merci d’avance
          Bien cordialement

          1. Bonjour, si la maison date déjà de quelques années, une dizaine d’années, par exemple, l’absence (ou la présence !) de fissures en façades vous donne une indication assez fiable de la portance du sol.
            Les fissures qui indiquent une faiblesse des fondations sont en général en diagonal (parfois verticales), ou en “marche d’escalier” (une marche pour chaque brique ou chaque agglo). Les travaux de confortement des fondations sont alors lourds et onéreux. Un sol sableux étant plus sujet à instabilité, vous pourrez voir ainsi ce qu’il en est en faisant soigneusement le tour de la maison.
            Les fissures horizontales sont en général des fissures due aux dilatations de différents ouvrages entre eux (chaînage et mur, par exemple). Elles ne sont pas très esthétiques, mais elles sont sans gravité.
            Et ce sera la même chose pour le sol : s’il est affaissé et/ou fissuré, catastrophe… Sinon, tout va bien. Pensez à bien regarder sous les plinthes : elles restent accrochées aux murs alors que le sol s’affaisse : c’est un signe révélateur de ce type de désordre.
            Si la maison est toute récente, demandez l’étude de sol, et essayez de savoir si elle a été bien respectée.
            Bien cordialement aussi,

  38. Bonjour Monsieur,

    Je vous remercie pour cette article mais au risque de paraître imbécile j’ai besoin de davantage d’explications
    Si j’ai bien saisi le hérisson serait une dalle sur lit de caillou, le vide sanitaire des rangs de parpaings et des piliers et le radié un mix des 2 a savoir rang de parpaings comblés ?
    Est-ce qu’un hourdis est un synonyme de radié ? Idem pour un hérisson et un dallage sur terre-plein ?
    Le constructeur nous a proposé un radié avec 2 rangs de parpaings pour avoir de la marge (a priori un seul suffira mais nous n’avons pas encore l’étude des sols puisque les viabilisations commencent en septembre)

    Si Bill Gates vous demandait un plein pied de 90m2 sur terrain plat que lui conseilleriez vous ?

    Merci d’avance.

    Merci également pour ce site qui est une mine d’informations.

    Cordialement

    Gaelle

    1. Bonjour, je réponds à vos 2 derniers messages.
      Quels sont les différences entre les 3 types de planchers bas d’une maison ?
      Il faut d’abord comprendre le principe de chaque plancher, avant d’y voir des agglos, du béton, du vide, etc.

      DALLAGE SUR HERISSON : on pose simplement une dalle de béton par terre, on a juste enlevé un peu de terre avant pour ne pas poser la dalle dans la boue (20 ou 30 cm par exemple) et on a remplacée la terre enlevée par des cailloux (hérisson).
      C’est le plancher bas le plus simple, le plus rustique, et le moins fiable (la dalle est posée par terre, en surface, sur un sol pas toujours stable).

      HOURDIS SUR VIDE SANITAIRE : on ne pose pas le plancher par terre, mais on le pose sur des murs (le “soubassement”). Il est donc un peu surélevé, il a donc un peu de vide dessous. Ce vide dessous s’appelle : “vide sanitaire”. C’est une bonne solution technique : le plancher repose sur des murs (à la base des murs de façade et des murs intérieurs). Et comme ces murs sont bâtis sur des vraies fondations, profondes (suivant l’étude de sol) et donc qui ne vont pas s’enfoncer plus tard, le plancher lui non plus ne s’enfoncera pas.
      La hauteur du vide sous le plancher n’a aucune importance technique : 20 cm (un seul agglo), 40 cm, 60 cm, 80 cm… suivant le nombre d’agglos en hauteur. A partie de 60 cm, on peut considérer que c’est “visitable” (on peut y aller… en rampant !).C’est comme un plancher sur une cave, un sous-sol, sauf que ce n’est pas assez haut pour en faire une vraie pièce.

      RADIER : c’est tout le soubassement qui est rigide et indéformable. Quand le sous-sol est tellement mauvais, tellement instable, par exemple sur 15 m ou 20 m de profondeur (ça m’est arrivé de rencontrer de tels terrains, 2 ou 3 fois dans ma vie), on ne peut même pas faire des pieux aussi profonds pour une simple maison. Le coût est disproportionné. Alors on fait un RADIER.
      Imaginez que la maison repose sur une coque en béton armé, indéformable. Pensez à l’Arche de Noé qui aurait un fond plat. Le soubassement et le plancher bas sont tout en béton armé, liés entre eux, indéformable. En quelque sorte, la maison “flotte” sur le terrain. La maison va s’enfoncer (un tout petit peu, rassurez-vous) mais l’ensemble va rester stable, ne va pas se fissurer.

      Quant à ce que dit le CMI, vous comprenez que parler pour un même plancher de “radier” et de murs de soubassement en “agglo” est… curieux. Dans un radier, tout doit être en béton armé, comme pour faire une cuve en béton armé. Peut-être parle-t-il de soubassement en béton armé coulé dans des blocs-à-bancher ? Hum…
      Un radier est très cher, aussi je serais très très surpris qu’un CMI en propose un. Que dit votre étude de sol ?
      Je pense que le CMI parle de “radier” pour parler en fait d’un autre plancher ! Que montre le plan de COUPE ? Est-ce qu’il y a du vide sous le plancher ? Si oui, c’est un hourdis, sinon c’est un dallage sur hérisson – ou un radier, mais j’en serais très très surpris. Posez-lui la question telle quelle : “Avez-vous prévu un dallage sur hérisson ? ou un plancher hourdis porté ?” Vous aurez une réponse claire.

      Si Bil Gate me demandait quel plancher choisir, je lui dirais de me donner l’étude de sol pour le déterminer. C’est une question de connaissance des critères à prendre en compte (sous-sol) et de bon sens.

      Et de toute façon, personne ne peut choisir quel type de plancher prévoir tant que vous n’avez pas l’étude de sol.

      1. Bonjour
        Un grand merci pour cette réponse qui est très claire.
        Nous n’aurons l’étude de sol que dans 2 mois et nous en sommes au choix du CMI.
        Je vais leur poser la question, nous souhaitons un VS et non un dallage sur hérisson.
        Merci encore.

        1. … et vous avez bien raison de choisir un hourdis sur vs.
          Un dallage sur hérisson ne peut se faire qu’en de rares occasions, sur des terrains parfaitement plats et surtout, dans des zones exceptionnelles où le sol est toujours très stable, été comme hiver, insensible à l’humidité, et très résistant en surface : c’est rarissime de réunir toutes ces conditions.
          Un délai de 2 mois pour avoir l’étude de sol me parait être très long. On l’a en général dans le mois qui suit la commande.

          1. Nous avons réservé un terrain sur un lotissement non viabilisé encore. Les viabilisations commenceront en septembre et c’est le lotisseur qui prend en charge l’étude de sol.
            Nous avons vu plusieurs constructeurs et nous hésitons entre 2 maintenant (1 CMI connu sur le grand sud-ouest ou une coopérative d’artisans)
            Étonnant qu’ils ne proposent pas les mêmes choses.
            Toujours est-il que pour bien choisir il faut avoir tous les éléments

          2. Etude de sol : il faut qu’elle puisse s’appliquer à votre terrain. Les “défauts” du sous-sol sont parfois très localisés. Il m’est arrivé de rencontrer un sol franchement différent pour un même bâtiment ! d’un bout à l’autre, ce n’était pas le même sol.

            Normal que les gens à qui vous vous adressez ne proposent pas la même chose : un bâtiment, comme l’est une maison individuelle, est un prototype fait à la main, toujours de façon individualisée. Chacun peut proposer ce qu’il veut. Le monde du “bâtiment” est une jungle. C’est pour cela que depuis des milliers d’années, on a inventé les architectes : pour conseiller et guider le client qui n’y connaît rien, pour qu’ils ne s’en remettent pas aveuglément à ceux qui leur vendent des travaux et leur fassent faire une mauvaise affaire (vendre cher des travaux où la qualité n’est pas là, pour faire de la marge sur le dos du client), mais qu’ils puissent avoir les conseils d’un professionnel qui, lui, ne leur vend pas les travaux : ça change tout ! Car en étant indépendant, en ne vendant pas les travaux, les architectes (d’aujourd’hui 🙂 ) sont crédibles, ils ne sont pas “juges et parties”.

          3. Donc il vaut partir sur un VS pour éviter toutes mauvaises surprises à l’étude des sols.
            Je vais demander a ce qu’on me fasse le devis comme ça 🙂

            Merci encore pour ce site ainsi que pour votre temps.

          4. Oui. Je ne fais moi-même que des planchers hourdis sur vide sanitaires – sauf les garages où le dallage sur hérisson est admissible si le sol n’est pas mauvais (stable) en surface. Ce qui n’est pas toujours le cas.
            Et l’étude de sol vous dira à quelle profondeur faire les fondations.

  39. Bonsoir Monsieur, pourquoi le plancher béton armé qui repose sur le vide sanitaire ne serait il pas directement teinté dans la masse et poli plutôt que de faire par desss une autre dalle ou chape (je n’arrive pas comprendre la différence) béton colorée par dessus ? Je m’explique, je vais faire construire une maison plein pieds. Je souhaite que le sol ait un aspect béton poli. Est-il possible que la première chape soit directement teintée dans la masse ?
    Bien cordialement, Marion Arnoux.

    1. Bonjour,
      Teinter dans la masse un plancher béton pour qu’il serve directement de sol fini, apparent quand la maison sera finie : c’est possible, ça s’est même fait parfois. Ce n’est pas une bonne solution pratique, pour plusieurs raisons :
      – le sol doit être poli, bien lisse. Et il va subir tout le chantier (échafaudage, coups, etc.) ; il sera donc très probablement abîmé quand la maison sera finie.
      – les techniques de construction actuelles sont conçues pour avoir des chapes. Par exemple, la base des cloisons placo, les diverses fixations des portes, il faudra bien avoir quelques gaines (électricité, eau, etc.) en sol ce qui implique qu’il faut les avoir placées avant dans le plancher béton au risque de l’affaiblir,
      – un plancher béton “travaille”, il porte les pièces habitables, il va (très légèrement) se dilater (hiver, été, etc.) donc il va (très légèrement) se fissurer, c’est normal. Mais ce sera apparent plus tard !
      Toutes ces complications font que c’est un moins bon résultat – et plus cher ! – que faire une chape. La chape est faite plus tard dans le chantier (comme le carrelage, vers la fin du chantier), chape qui pourra se dilater librement, pièce par pièce (elle ne sera pas bloquée par les murs)
      Et la chape peut être, elle aussi, teintée dans la masse pour rester apparente.

  40. Bonjour,
    Malgré toutes vos explications je n’arrive pas bien à saisir la différence entre les 3 styles de fondations.
    Si je comprend bien le hérisson est un lit de caillou, le vide sanitaire c’est piliers et rangs de parpaings et donc le radié serait un mix des deux a savoir 1 ou 2 rangs de parpaings comblés ?
    Le constructeur nous a parlé de radié en disant qu’il avait compté large pour le devis puisqu’il avait compté 2 rangs et qu’à priori un suffira (n.b. : les viabilisations du lotissement commenceront en septembre nous n’avons donc pas d’étude du sol)
    Si j’ai bien compris le radié serait la “rolls” des fondations ?
    Merci d’avance pour vos réponses.
    Cordialement
    Gaelle

  41. Bonjour, je me demandais ces temps-ci et avant de trouver votre exposé d’une clareté limpide (même si l’idée me paraissait saugrenue), si les deux systèmes pouvaient coexister au sein d’une même construction….Par “construction” même telle que vous l’avez explicitée, il ne peut y avoir, pour une construction donnée faite en un seul tenant, qu’un hourdis sur vide sanitaire total (ou un dallage sur terre-plein total). C’est soit l’une des méthodes, soit l’autre et ce pour l’ensemble de la construction. Ai-je bien compris ? … Si un vide-sanitaire n’est visible qu’à un endroit donné par une trappe au sol pour l’arrivée d’eau ( inaccessible de passage, juste pour voir le compteur d’eau sur le tuyau d’arrivée), car il n’y a ni ouverture latérale aux murs pour accéder ni même ouverture d’aération, on a donc la certitude que ce vide-sanitaire existe et donc aussi qu’il est sur toute la surface au sol de la maison …Est-ce bien cela ? A vous lire, cordialement. TM

    1. Bonjour, même si cela paraît incohérent, il peut y avoir une partie de la construction sur plancher porté (tel un hourdis sur vide sanitaire) et une autre partie sur un dallage en béton posé par terre (disons, sur un lit de cailloux, appelé hérisson). Comme dans une maison, on trouve généralement la partie habitation sur vide sanitaire et le garage sur dallage.
      Si le sol de votre habitation est du même niveau dans son ensemble, sans marches intérieures, il est probable (mais pas absolument certain) que toute la construction est avec le même type de plancher (soit hourdis soit dallage).
      A vérifier en détail pour votre cas. A l’inverse de “l’industrie”, une des caractéristiques du “bâtiment” est qu’il n’y a QUE des cas particuliers, que des prototypes uniques. On doit donc toujours raisonner au cas par cas.

      1. Bonjour Monsieur et merci pour cette réponse.
        Bonjour, je réponds en italique dans le texte.

        Pour le garage effectivement, cela peut, à la limite, s’admettre, même s’il fait partie intégrante de la construction. Ce n’est pas trop choquant
        En l’occurrence, pour nous, il y a une trappe dans le garage qui permet de voir le compteur d’eau avec l’arrivée d’eau.

        Je me permets d’affiner selon nos caractéristiques propres, votre approche probabiliste, qui d’une façon générale est mienne aussi :
        1) On a donc une trappe dans le garage (pour l’arrivée d’eau et à priori inaccessible pour faire autre chose que regarder le compteur), les tuyauteries de la cuisine, M à Laver le linge, et wc du bas vont sous le carrelage, le gros tuyau d’arrivée d’eaux usées de l’étage descend via le garage et disparait lui aussi sous la dalle du garage pour revenir visible grâce au petit regard devant la porte du garage.
        La question est pour le salon… qui n’a pas de descente d’eau.

        2) Le terrain est argileux et donc il ne doit normalement n’y avoir que la technique du vide sanitaire.
        Il y a 30 ans, on ne faisait pas souvent d’étude de sol (quelle erreur…)

        3) le seul dénivelé au RDC est une légère marche qui donne sur le garage.

        En revanche, outre la trappe inaccessible pour visiter, il n’y a pas d’autre trappe ni d’ailleurs d’ouverture de ventilation.

        J’ose espérer (mais on est sûr de rien tant qu’on n’a pas vérifié, comme vous le dites si bien) que KB qui a fait la maison, il y a 30 ans, sur un sol argileux a opéré ici dans les règles de l’art. Sinon, on peut dire que cela serait proprement scandaleux.
        Si la maison n’a pas “bougé” de façon marquée pendant 30 ans, vous ne risquez pas grand’chose.
        On peut donc supputer avec une haute probabilité qu’il y a aussi le vide sanitaire dans le salon.
        NB:Il y a d’ailleurs des aérations externes pour l’habitation en RDC mais qui n’aboutissent pas à l’intérieur de la maison.
        Ce sont des aérations du vide sanitaire, probablement ?

        Je présume que pour vérifier de visu (voire pour faire une aération), on peut percer dans le mur en se mettant bien en dessous de l’hourdis… et que cela n’est pas de nature à fragiliser la construction ( ?)
        Des percements pas trop grands dans les murs de soubassement sont possibles, bien sûr.

        A vous lire, bien cordialement.
        Thierry

        1. Merci encore pour cet éclairage.
          Oui, le plancher du salon est à priori impeccable.
          Les aérations externes sont à niveau du plancher plus cinq centimètres (Elles donnent sur la brique creusée mais sans ouverture en face dans le salon)
          Un maçon me propose de faire une cour anglaise d’accès mais n’est-ce pas risqué sachant que vous évoquez des percements pas trop grands?

          1. Il y a parfois des aérations de vide sanitaire qui passent… par le chaînage ! C’est peut-être le cas ? C’est à proscrire absolument, mais toute malfaçon n’entraîne pas toujours un sinistre, heureusement.
            Une cour anglaise d’accès au vs est une bonne solution, c’est un peu délicat à réaliser – “pas tellement”, quand même – un bon maçon s’en tirera très bien.

  42. Bonjour
    J’ai une petite maison sur deux étages (50 mètres carrés) à Nantes, construite probablement vers les années 70, avec au rez-de-chaussée un garage avec une dalle de béton et l’autre moitié au sol. La hauteur est de 195 centimètres, et les fondations du sol sont en pierre, épaisses de 80 centimètres, les pierres sont collées avec du mortier. J’ai creusé le sol pour faire une dalle, mais le mortier entre les pierres est humide et rune. Il y a un drainage autour de la maison, mais le terrain est incliné vers la façade. Ma question est la suivante: devrais-je vider le mortier et remplir les trous et les joints avec du ciment imperméabilisant ou avoir une autre solution?
                                      George

    1. Bonsoir, il m’est impossible de vous donner un conseil technique précis dans ces conditions, sans visiter les lieux.
      Je peux quand même dire que l’humidité stagnante finit toujours par pénétrer, aussi il faut mieux assécher le terrain aux abords de la maison.
      Il faut donc un drain en canalisations rigides (pas de drain souple), avec une forme de pente continue, drain enrobé, positionné plus bas que le sol intérieur prévu,
      avec un panneau vertical de protection du mur de soubassement, placé contre et à l’extérieur du mur de soubassement, avec recouvrement et solin en tête.
      Il convient aussi de faire un mouvement de terrain en contre-pente.
      Bref, je vous conseille de demander à un architecte (d’aujourd’hui 🙂 ) une visite où il décrira en détail les travaux à réaliser.

  43. Bonjour
    Je fais un agrandissement sur ma maison actuelle de 26m carré
    Mon maçon m’a fait un devis avec vide sanitaire.
    Lorsqu’il a fait les fondations, il a changé d’avis Car il ne pouvait pas creuser plus à cause des réseaux ,ce que je peux comprendre.
    Il m’a annoncé que le tarif ne changerait pas et je voulais savoir si il y a une différence de tarif entre vide sanitaire et dalle pleine
    A l’ Merci
    Cordialement
    Gilles

    1. Bonjour, je ne comprends pas l’explication du maçon ?! Il prévoit une prestation, puis il découvre qu’il y a des réseaux et donc il propose de changer de technique. Dans le principe, c’est tout-à-fait admissible.
      Mais les réseaux peuvent gêner les fondations ? Dans ce cas, ça ne change rien au plancher à concevoir,
      et ils peuvent gêner le plancher ? dans ce cas, mieux vaudrait justement un plancher porté (hourdis sur vide sanitaire) plutôt qu’un dallage ! Un plancher porté (hourdis) ne touche pas la terre ! donc ne touchera pas les réseaux. Alors qu’un dallage, posé par terre, peut éventuellement être gêné par des réseaux. C’est illogique ou il y a quelque chose que je n’ai pas compris.
      Un dallage est bien plus économique qu’un plancher hourdis, donc dans ce cas, votre maçon devrait faire une sérieuse réduction sur son devis.
      N’est-ce pas plutôt l’inverse ? Il aurait prévu un dallage, mais finalement, à cause de réseaux, il vous propose, au même prix, un hourdis ? Là, ce serait cohérent…

  44. Bonjour,
    Pour une construction de maison individuelle de 150m² pour laquelle on a fait une étude de sol, quelle est l’utilité et les missions précises d’un ingénieur béton ?
    Fait-il son étude par rapport qu’aux plans d’architecte et étude de sol ? Est-ce lui qui définit les dimensions, types, quantité de ferraillage pour les poteaux, vide sanitaire, plancher ?
    Que fait-il d’autre ?
    Se déplace t-il pour valider les ferraillages avant de couler un plancher ou poteaux d’angle, intérieurs ?
    Enfin, quel est le coût à titre informatif ?
    Cordialement.

    1. Un ingénieur béton établit l’étude et le plan des maçonneries et de la structure béton armé, plan qui sera transmis à l’architecte et au maçon (après visa par l’architecte pour s’assurer que ces plans sont cohérents avec le projet qu’il a établi).
      Une mission complémentaire sur chantier peut lui être confiée, de vérification des ouvrages du maçon, pour voir s’ils sont conformes à ce qu’il a établi. En général cette mission complémentaire est faite par l’architecte, autant capable de voir si les ouvrages sont conformes aux plans “béton”. Tous les ingénieurs “béton” n’acceptent pas toujours cette mission, lourde de responsabilité et donc de risques.
      Le Bureau d’Etudes Techniques Structure (“ingénieur béton”) fait bien entendu ses plans conformément aux plans d’architecte et utilise l’étude de sol (qui est faite pour ça).
      Les dimensions “volumétriques” des ouvrages sont en général définies par l’architecte. S’il y avait une incompatibilité, par exemple une poutre d’une trop petite section, le BET Structure en informe l’architecte pour que la modification du plan se fasse en accord avec l’architecte. Le BET Structure définit les armatures du béton armé (poutre, poteaux, chaînages,… les planchers hourdis sont, eux, définis par le fournisseur). La décision qu’il y ait ou pas un vide sanitaire, c’est-à-dire un plancher porté (tel un hourdis) est du ressort de l’architecte, en accord avec le client (maître d’ouvrage), mais le BET Structure peut donner son avis, bien entendu.
      Coût d’une étude structure (plans complets) ? Librement négocié. Pour une maison “moyenne”, je m’attends à un ordre de grandeur de 3000 € ttc (cela dépend aussi de la concurrence, là où j’exerce – Toulouse – il y a beaucoup de professionnels, donc les prix sont “contenus”).

  45. Bonjour nous nous apprêtons à acheter une maison construite sur un vide sanitaire avec plancher bois , nous voulons mettre du béton à la place du bois .
    Doit ont supprimer le vide sanitaire et le remblayer avec du tout venant puis ensuite couler une dalle de béton ou doit on plutôt garder le vide sanitaire et donc mettre des hourdis en béton sur des poutrelles en béton ?
    La maison est construite dans les hauteurs devant une falaise/montagne et les murs porteurs sont construit en forme de “i” majuscule (deux murs porteurs extérieurs et un mur porteur au milieu de la maison le reste des murs extérieurs sont entièrement vitrés) et les deux murs porteurs extérieurs sont fissurés horizontalement à une hauteur de 50 cm du sol.
    Quel serait le moyen le plus adapter pour notre maison de mettre une dalle de béton et aussi de la consolider par la même occasion ?
    cordialement

    1. Bonsoir,
      pourquoi voulez-vous remplacer le plancher bois ? Est-il dégradé ? Je présume qu’en remplaçant le plancher, ça impose de vider tout l’intérieur, sanitaires, cloisons, etc. Bref, ne garder que les murs porteurs.
      Le mieux est un plancher porté (tel qu’un hourdis sur vide sanitaire). Avec un dallage béton sur tout-venant, vous perdez l’avantage d’un plancher porté, c’est dommage.
      Avez-vous fait étudier les diverses solutions pour remplacer le plancher ? Placer un hourdis est-il possible sans grande difficulté ? Sinon, avez-vous envisagé les autres solutions ?
      La forme des murs en I, ou plutôt en H si j’ai bien compris, avec les autres façades vitrées, nécessite que l’ensemble soit rigidifié, car ce ne l’est pas naturellement (comme l’est une forme rectangulaire). On dit qu’il faut que l’ossature soit “contreventée”.
      Mais ce n’est probablement pas le plancher bas, même en béton, qui va rigidifier la maison. Il faut voir ce qui se passe (si je puis dire) en haut des murs : y a-t-il un chaînage béton qui fait le tour de la maison, à la base de la toiture ?
      Quant aux fissures, il faudrait en connaître la cause. Est-ce que ce sont des fissures bien horizontales, un peu comme un coup de crayon ? ou bien ne sont-elles pas rectiligne, mais un peu en dents de scie (ou en marche d’escalier) ?

  46. Bonjour , nous avons fais construire notre maison individuelle avec un vide sanitaire sur plan mais suite à une deuxième expertise des sols (faite par le constructeur en prévention)le constructeur nous à dit qu’il ne pouvais pas suite à celle-ci en faire un( terre trop molle ou du genre).Il nous a fais signer un avenant prenant à sa charge 8000E suite au surcoût (radier).Il se trouve aussi que nous somme dans une Z.A.C (mais excentré ,lot à part)mais que tout les maisons en constructions eux dispose d’un vide sanitaire et qu’aussi du coup nos fondation sont basse (terrain en cuve du coup) .Nous aimerions par votre aide précieuse savoir les démarches à entreprendre car après discussions avec certains pros c’était bizarre cette histoire et qu’un vide sanitaire était plus cher (donc le constructeur faisait une économie)mais qu’il était possible que c’était l’entreprise de maçonnerie qui aurais fait une erreur mais n’a pas voulu assumer .Beaucoup de suppositions mais nous voulons du concret et peur de fissures à venir ect ou en cas de revente (sans vide sanitaire),le vide sanitaire est il obligatoire (Rt2012)?Bref on est perdu ,la maison est fini et on à tous signé et payé quel recours ,si il y a préjudice quels conseils ….ect merci d’avance

    1. Bonjour, vous parlez de “radier”, ok. Attention à ne pas confondre “radier” et “dallage”, c’est totalement différent.
      Le CMI vous dit au début des travaux :”Je préfère faire un radier plutôt qu’un vide sanitaire”. Si c’est un vrai radier, le “bon sol” doit être très profond, trop pour envisager des pieux pour une simple maison individuelle (coût disproportionné). Le CMI a donc très bien réagi en choisissant de faire un radier. Le surcoût pris à la charge par le CMI (donc, vous n’avez rien eu à payer en plus) de 8000€ est à mon avis un minimum par rapport à un vide sanitaire, mais c’est un ordre de grandeur cohérent. Le CMI est très correct, jusque là, tout va bien.
      Vous avez un doute sur les coûts. Pour les 3 types de planchers bas on a :
      – le moins cher : “dallage sur hérisson”, €
      – puis “hourdis sur vide sanitaire”, €€
      – puis “radier” (le plus cher) €€€€.
      Il faut donc que vous vous assuriez que c’est bien un radier et non un simple dallage qui a été fait. Il vous suffit de demander au CMI le plan de COUPE du plancher bas (il existe forcément). Vous verrez bien ce qu’il en est. Si vous avez un doute, vous me l’adressez en mél direct.
      Par ailleurs, le plancher hourdis sur vide sanitaire n’est pas du tout obligatoire par la RT2012. La dallage peut même être mieux performant au niveau th° que le hourdis (ça dépend des isolants placés, épaisseur, etc.). Par contre, le dallage est moins stable, vous risquez plus des fissures car vous dépendez totalement du sol en surface (à l’inverse du plancher hourdis qui repose, lui, sur les fondations en profondeur).
      Un “vrai” radier (pas un dallage, évidemment !) est la meilleure solution quand le bon sol est trop profond (au-delà de 10-15 m de profondeur).

    2. Merci beaucoup Monsieur Espagno, mais comment sait on si le plan de coupe est respecté en réalité , comment reconnait on un vrai radier , j’ai quelques photos des fondation peut être cela vous éclairerai ?votre adresse mail? encore merci vous êtes en plus de cela très réactif

  47. Bonsoir Monsieur,

    Nous sommes en train de faire construire une maison et 2 poteaux dans le salon sont décalés de 20 centimètres. Ces derniers sont alignés avec un 3ème poteau. Entre le poteau 1 et 2, s’y trouve une poutre plate et entre le 2 et 3 une poutre retombée. Mon CMI ne souhaite pas les décaler car il me dit que c’est définitif et qu’on ne peut plus rien y faire. Et préfère négocier avec une compensation financière. Il faudrait décaler 1 poteau et donc rallonger la poutre retombée de 20cm et décaler dans le même sens l’autre poteau et raccourcir la poutre plate.

    Je me suis renseigné avec un maçon spécialisé dans les grosses rénovation qui m’a dit que techniquement c’est possible mais dans ce cas il faut ouvrir le plancher du RDC, descendre jusqu’aux fondations, faire un scellement chimique, etc… Il y a 10 jours de travail donc effectivement conséquent.

    Pourriez vous me donner votre avis sur cette technique ? Qui a raison ?

    Si faisable, quels sont les risques à long terme ? Risque de pont thermique en bas des nouveaux poteaux ? S’il y a des poutrelles dans le plancher, je croyais qu’on ne pouvait pas y toucher ?

    En vous remerciant par avance pour vos conseils.

    1. Bonjour, il y a donc une erreur d’implantation des poteaux ? Ce genre de modification (poteaux, poutres) ne peut guère se faire sans des travaux très lourds, très complexes… et donc très onéreux. En outre, c’est techniquement hasardeux, susceptible de créer un sinistre (descendre jusqu’aux fondations ! rallonger une poutre ?! Pour ma part, je ne le ferais pas, quitte à tout démolir).
      A priori, il serait beaucoup plus sage de négocier une compensation financière. Celle-ci peut être estimée pleinement : le cmi est en faute, il ne peut guère négocier.

      1. Cher Monsieur,
        Merci pour votre retour rapide. Les poteaux actuels se trouvent très gênants car ils se retrouvent au bout de notre lit au lieu de se retrouver dans une cloison. Réduire une chambre de 10.2m² de presque 1m² si on fait une cloison derrière le poteau n’est pas envisageable.
        Le CMI est clair, il ne démolira pas, il m’a même dit que si je vais au tribunal, je n’obtiendrais pas la destruction pour si peu. Au mieux, déplacement des poteaux si faisable et si je gagne mais dans 1, 2 ou 3 ans !!!
        Le CMI joue sur le fait que les procédures sont longues et qu’on a un crédit, une location à côté, etc… On est pris au piège en fait. Puisque c’est une erreur de maçonnerie et non pas de plan, la maçonnerie mal faite par le CMI n’est pas couverte par ses assurances.
        Que pouvons nous faire ?
        Si on avait pris un architecte, celui-ci était-il assuré ou aurait-il assumé autrement ?
        Pourquoi déplacer les poteaux, si c’est fait dans les règles de l’art et étudié, pourquoi est-ce si risqué pour l’avenir ? Que peut-il se passer ?
        Bien à vous.

        1. Pour modifier l’agencement avec le nouvel emplacement des poteaux, je ne peux guère vous conseiller, car je ne connais pas le projet. Vous pouvez me l’adresser par mél direct si vous voulez.
          Je constate souvent que les CMI sont fermés à toute discussion, voire menaçant. Voilà qui n’est pas respectueux pour leurs clients. Ceci dit, vous avez vous aussi des arguments en votre faveur : l’erreur vient du CMI, pas de vous. C’est lui qui ne respecte pas le contrat en ne respectant pas les plans. Que dirait-il si vous lui annonciez que vous vous êtes trompé dans votre financement et que, finalement, vous lui paierez 5000€ en moins sur le prix convenu, et qu’il peut toujours vous faire un procès, il gagnera peut-être mais dans 2 ou 3 ans ?!
          Que faire ? Démolir et refaire correctement. Ou bien obtenir une compensation financière significative, de l’ordre de 5 à 6000€, par exemple ?
          Si le CMI n’accepte pas, montrez votre détermination avec “mise en demeure” de respecter le contrat (c’est-à-dire démolir et refaire correctement), en lettre RAR, avec copies à l’organisme de garantie à prix et délais convenus et à la DO et à l’assurance du CMI, voire aussi à une association de consommateur (AAMOI, par exemple). Bref, montrez que vous n’êtes pas de ceux à qui l’on peut tout faire sans crainte de retour.
          Si vous aviez pris un architecte (d’aujourd’hui 🙂 ) il aurait vérifié les implantations (murs, poteaux) dès le début de leur réalisation. Deux personnes, dont l’une vérifie l’autre, diminue considérablement les risques d’erreur. Et l’architecte (d’aujourd’hui) aurait également une part de responsabilité s’il n’avait pas vérifié l’implantation. Bref, diminution de la probabilité d’erreur en amont, et aussi, meilleure garantie en aval.
          En pratique, je ferais une lettre RAR demandant le strict respect du contrat avec démolition des ouvrages défectueux dans un délai de 15 jours, précisant que vous n’acceptez pas l’erreur d’implantation des poteaux, faute de quoi le cmi sera assigné. Cette lettre serait plus efficace rédigée par un avocat. Et, 15 jours après, vous assignez effectivement : on discute beaucoup mieux et en bien meilleure position quand on a assigné au préalable celui qui est en faute : on n’est plus dans la menace, on montre qu’on est capable d’agir. Je suis sûr, par exemple, qu’une indemnité compensatrice sera alors meilleure.

          1. Merci pour vos précieux conseils Monsieur.
            Une compensation, quelque soit le montant ne me satisfera pas. Nous préférons le déplacement des poteaux par un maçon spécialisé.
            Les CMI a estimé à 2000 euros le m² le prix de la revente de notre maison et nous offre le double de la surface faussée c’est à dire 3600 euros pour 0.9m² perdus, mais seulement en options supplémentaires comme par exemple un cabanon de 7m² en parpaing avec une toiture tôle ou surface bitumée. Ou une réduction de 1800 euros.
            Nous ne sommes pas d’accord.
            Obtenir 10000 euros par un tribunal dans 3 ans ne couvrira pas les frais annexes comme nos intérêts à la banque, loyer, etc.
            Que faire ? Céder à leur proposition ? Peut-on casser le contrat CMI ?

          2. Je ne sais pas où se situe votre maison, mais 2000€/m² sont plutôt faibles. C’est le coût travaux + terrain (pas cher).
            Un juge ne vous accordera probablement pas 10000€ pour 1 m² de perdu.
            Où en sont les travaux ?
            Que dit le CMI quand vous dites que vous n’êtes pas d’accord et que vous demandez de ne pas poursuivre les travaux ? Par exemple si vous dites : “à partir de maintenant je ne paie plus rien tant que ce n’est pas conforme aux plans” ?

          3. Bonsoir Monsieur Espagno,

            Mon CMI vient de m’informer par oral mais refuse par écrit qu’il ne fera aucune modification. Sa compensation est de 2000 euros, à prendre ou à laisser. Il m’a dit “ce n’est pas moi qui vais me retrouver dehors dans 6 mois”. Là, nous sommes au stade où les fenêtres et toit sont posés.

            En ce qui concerne la retenue des paiement, il nous a dit qu’on peut le faire, on ne gagnera pas en faisant comme ça.

            Alors, que faire ? Il vient de me dire que si je fais rentrer un huissier ou expert sans son autorisation car le CMI refuse de me donner les clés, il portera plainte contre moi.

            Cordialement.

          4. J’aimerais bien voir un CMI qui porte plainte contre son propre client parce qu’il a fait lui-même une erreur ! Celui qui est en position de faire peur à l’autre, c’est vous, n’inversons pas les rôles… Le CMI jour l’intimidation.
            Même si l’on sait bien quel genre de relation un tel contrat peut amener (pas toujours, heureusement), quel irrespect pour ses clients, quand même.
            Lui avez-vous bien envoyé une lettre RAR avec copie à la DO, à la Caution (Garantie de livraison) et à AAMOI ?
            A votre place, il me semble que j’assignerais tout de suite le CMI : on discute bien mieux quand on a d’abord assigné son adversaire qui est en faute, vous verrez. Et les gens du “bâtiment” ne sont pas à l’aise dans le milieu de la Justice : ce n’est pas leur terrain, si je puis dire. Demandez à votre avocat de lancer une assignation en référé (c’est urgent, le chantier avance). Et choisissez un avocat dynamique, combatif, car tous ne le sont pas.

          5. Bonsoir,
            Merci pour vos conseils. J’ai pris RDV avec un avocat. Si le CMI décide de continuer les travaux ? Il m’a dit que plus la maison était avancée, moins je pouvais espérer d’avoir le choix d’accepter la compensation et ne pas pouvoir demander la modification ou destruction.
            Je ne peux pas mettre un vigile pour surveiller si le constructeur venait.
            CMI, plus jamais, plus jamais.
            Cordialement.

          6. Il s’agit de montrer votre détermination. Vous pouvez adresser un mél au CMI lui disant “N’ayant pas de réponse positive de votre part, j’ai demandé à un avocat, Me….. , de lancer une assignation pour que vous assumiez votre contrat, à savoir le respect des plans. Bien entendu, plus le chantier avancera sans tenir compte de la mise en conformité des ouvrages avec les plans, plus les démolitions-reconstructions vous seront onéreuses.”

            CMI plus jamais.” Eh oui, ce contrat joue sur le slogan “Un seul interlocuteur, c’est plus rassurant” alors que c’est exactement l’inverse : faire construire est forcément une aventure, puisque le client s’engage avant que le bâtiment existe (avec un CMI, un artisan, un architecte…), il lui faut donc absolument un guide qui soit à la manoeuvre et qui soit indépendant des réalisateurs, pour bien veiller à vos intérêts (les intérêts du client et ceux du CMI sont opposés dans un ccmi !).
            C’est pour ça qu’on a inventé depuis toujours l’architecte, il joue ce rôle de guide. Surtout pas un seul interlocuteur ! le client est alors piégé, il doit s’en remettre au seul CMI.

            Mais voilà, avant de faire construire, les gens ne prennent pas conscience de ce problème.
            D’où ma question : que dire pour leur faire prendre conscience qu’il faut absolument un guide indépendant ?
            Je suis ouvert à toutes les idées ! Que ceux qui nous lisent (hors les architectes, je souhaite connaître le point de vue de ceux qui sont “extérieur” si je puis dire, et même qui n’ont pas encore l’expérience de faire construire) n’hésitent pas à intervenir.

          7. Bonjour,

            Je suis régulièrement les échanges très intéressant et je me permets d’intervenir à votre demande sur le cas du CMI.

            J’ai échangé avec de nombreuses personnes et je ne sais pas pourquoi mais “cher et luxe” colle à la peau des architectes alors que la réalité est toute autre ou l’explication n’est pas là.

            An fait, le CMI a négocié en amont ses tarifs au m², linéaire, etc… Donc, les entreprises sont moins chères certes mais le CMI augmente ses marges en contrepartie. On se retrouve quand on compare avec des prestations et des détails qui font toute la différence avec une entreprise autre. Type de tuyauterie de plomberie, marque de chaudière, type de ventilation de toiture, etc… Le CMI pousse par exemple vers le solaire car il peut être commissionné dessus, etc… Par l’architecte. Lui ce sera tel % sur les devis ou facturé réel, POINT !

            Ce qu’il faut se dire, on en a pour son argent !

            Toutes les meilleures entreprises ne veulent pas travailler pour des CMI, pourquoi ???

            Sur divers forum, on voit souvent “je n’y connais rien donc je vais voir un CMI pour être tranquille”, pourquoi ?

            Avec un CMI, quand vous signez, vous ne savez pas quelle entreprise va construire votre maison, c’est la surprise. Ca peut être des turcs comme une excellente entreprise locale.

            Vous allez voir un architecte, il vous conseillera telle ou telle entreprise car il a déjà travaillé avec, mais vous pouvez lui demander de travailler avec telle ou telle entreprise. Et le fait d’avoir la liste des entreprises vous permet de les rencontrer, de demander à voir leur travail sur un chantier, etc… Et vous avez les conseils, surtout ce qu’il faut faire ou ne pas oublier et ne pas faire !

            Rien ne vous empêche de mettre en concurrence un CMI et un architecte pour un même projet et vous verrez, vous serez surpris de la comparaison tarifaire en terme de prestation.

            Et puis, le plus important ! Vous passez par un architecte ou maître d’œuvre, vous avez tous les devis des artisans détaillés, avec tous les tarifs. Avec un CMI, non. Dites vous, si demain vous refaites une salle de bain, souhaitez vous avoir un devis avec tel tuyau de tant de m à tel prix, tel bas à douche, tel prix, tant d’heure à tel prix OU une salle de bain = 5000 euros ?

            ALORS ATTENTION ! Je ne dis pas que tous les CMI sont pas bien, loin de là, mais souvent quand il y a un soucis sur une construction ou litige, c’est un contrat CMI derrière. Regardez les reportages à la TV sur les malfaçons, toujours un CMI avec des intervenants en sous-traitance, etc…

            Voilà…

          8. Merci du message. Il va sans dire -mais ça va mieux en le disant – que, comme vous le notez, ce n’est pas tel ou tel CMI qui est en cause dans mon message précédent, mais bien le contrat CMI, en tant que tel. Il y a des bons et des mauvais professionnels partout, dans tous les métiers, la question n’est pas là.
            Si je compare :
            CCMI : en signant, le client dit au CMI : “Voilà un chèque en blanc, faites-en ce que vous voudrez pour faire construire ma maison. Et plus vous “tirerez” sur les matériaux et les quantités, plus vous sous-traiterez à des gens moins chers, plus vous gagnerez de l’argent, alors que moi, client, je paierai le prix fort.” Le dossier CMI étant beaucoup trop léger et imprécis pour que le client soit protégé, par exemple il n’a pas les devis d’artisans en mains, il ne sait même pas qui ils sont !!!
            Comment se fait-il que les gens ne se rendent pas compte, avant de signer, qu’ils prennent un risque considérable ?
            Ce contrat CMI est un “pousse-au-crime” ! Est-ce que l’on dirait à quelqu’un (je dis ce qui me passe par la tête) : “Voilà 5000€ pour m’acheter des vêtements dont voici la liste. Et tu pourras garder tout l’argent qui restera, inutile de me dire ce que ça t’a coûté.” Croyez-vous que vous aurez des vêtements de qualité ?! Ben non, il ne faut pas rêver…
            ARCHITECTE :
            D’une part, vous êtes au courant de tout, tout est sur la table. C’est une garantie essentielle pour savoir où va votre argent, pour savoir s’il sera bien employé.
            Et d’autre part, l’architecte ne vous vend pas les travaux lui-même : c’est très important, car ainsi, il n’a rien à gagner à vous faire faire une mauvaise affaire : il vous informe de la réalité, en toute indépendance, donc en toute crédibilité. Par exemple, s’il vous présente 2 devis de 2 artisans qu’il connaît, il vous dira : “Celui-ci est un peu moins cher, mais celui-là est un excellent artisan. Les 2 sont possibles, à vous de choisir”. Si vous choisissez le moins cher, l’économie est pour vous, pas pour l’architecte. Et si vous choisissez le meilleur, ce sera en toute connaissance d ecause.
            Par contre, le contrat habituellement utilisé par les architectes a des faiblesses (même s’il reste meilleur qu’un ccmi), ce que nous avons amélioré chez les Architectes d’Aujourd’hui. Par exemple, l’engagement de faire respecter le budget, à l’€ près. Et bien d’autres choses encore, notamment pour sécuriser l’opération.

          9. Bonsoir Monsieur,
            Nous sommes sur un projet d’achat d’une maison en cours de construction. Il y a le VS de fait, les poteaux intérieurs, 4 rang de parpaing de monté.
            On souhaiterait faire un projet à notre goût donc faire démolir la totalité dont le VS.
            Si on fait démolir le VS par un terrasseur, faudrait-il prévoir de laisser les semelles filantes ? Si on doit refaire un poteaux futur au même endroit que celui qu’on démoli, faudra t’il que le maçon prévoit de faire des fondations spéciale si il y a un gros trou ? Ou combler avant de refaire un nouveau VS.
            Merci, bonne soirée.

          10. Bonjour, pour votre projet, vous devez connaître la résistance du sous-sol, c’est-à-dire avoir une étude de sol, pour déterminer les fondations nécessaires. Une fois ces dimensions et profondeurs de fondations connues, il vous faut vous regarder si les fondations existantes sont suffisantes (faire des sondages). Si oui, tout va bien, et si non, vous devez en créer d’autres plus performantes.
            Pour des raisons pratiques, si vous construisez au même endroit, il vaut mieux ne pas démolir et arracher les fondations existantes car cela créé des points faibles. Si le vous pouvez, il vaut mieux décaler légèrement les futures fondations.
            Vous pouvez positionner des poteaux sur les fondations existantes (si elles sont suffisantes), en faisant un “ancrage” dans le béton. Pour les raidisseurs (chaînages verticaux) il faut dégager les armatures de la fondations existante pour que les armatures du raidisseur viennent s’y ancrer, avec soudure des aciers s’il le fallait.

  48. Rebonjour,

    L’erreur est humaine, je le conçois mais l’implantation a été faite par un géomètre que j’ai payé et qui a posé des poteaux. Entre 2 poteaux, on voit de suite que le mur n’est pas aligné, celà se voit à l’oeil nu. Et quand un mur est cassé au centre vers l’intérieur et qu’on perd 15cm à cet endroit qui est plus rentrant que prévu, la poutre au dessus se retrouve aussi décallée et encore plus à l’extrémité…

    Concernant l’incidence, c’est un maison avec les normes PMR donc modifier la salle de bain de 15cm qui est au cordeau à l’origine, compliqué. En Pinel, plus c’est petit, moins on loue cher, c’est un manque à gagner sur 12 ans !

    La DO et la décenale de l’artisan joue t-elle dans ce cas si il fallait détruire une partie pour refaire le mur au bon endroit ? Où l’artisan prend à sa charge ?

    Quel est le rôle du MO ou architecte dans ce cas qui se retrouve entre le client et l’artisan ? En CMI, c’est contractuel donc les m² sont les m², mais en MO ?

    1. Quand je dis “l’erreur est humaine”, c’est pour rappeler que quand on fait un ouvrage à la main, pour la première fois et unique, ce genre d’erreur peut arriver – ce qui ne l’excuse pas bien entendu. Alors que pour un produit industrialisé, mis au point, testé de nombreuses fois, puis fabriqué par des machines en grande série, l’erreur est bien moins acceptable.
      La surface est réduite de 2m² environ, disiez-vous, mais bien sûr vous ne paierez pas ces 2 m² manquant. Quant à votre préjudice d’avoir 2m² en moins, à vous de voir quel il est. Je pense qu’un juge n’accordera guère plus que 1000m², mais je peux me tromper bien sûr ( dans un sens comme dans l’autre).

      1. Bonsoir,

        On ne peut pas demander au maçon d’effectuer la modification ? Le client se doit forcé de réduire et modifier sa salle de bain et passer d’un meuble vasque de 140 à 120 et d’une douche de 150 à 120. Normal de devoir subir ? Et d’être impuissant ? Vous vous rendez compte la déception et comment se passe la suite ?

        Un excellent macon ne doit il pas quitte à détruire se conformer aux plans ?

        Merci.

        1. Il est vraiment dommage, en effet, de devoir diminuer obligatoirement une douche et un lavabo pour une maison ayant 2m² de moins… Ne pouvez-vous pas diminuer d’autres pièces et garder telle que prévue la salle de bains ? Je présume que non à vous lire.
          Je ne sais pas où en est la construction, ni quels travaux une démolition cela entraînerait (totale ? partielle ?). Vous pouvez la demander, mais il faut apprécier cas par cas si elle est justifiée ou non.
          Il ne s’agit pas de subir, puisque il y aurait une indemnité pour compenser. A vous de décider ce que vous demandez, démolition ou indemnité, et de quel montant. Je vous conseille d’aller voir un avocat; lui saura probablement vous conseiller le meilleur choix.
          Et, évidemment, un maçon, même pas “excellent”, doit se conformer aux plans (un architecte aussi) – ils sont faits pour ça.

          1. Bonjour,

            Quel est le rôle de l’architecte dans ce cas ? Est-ce celui qui défend le client ? L’architecte devait-il s’assurer que les poteaux se trouvaient bien placés et que le mur suivait le bornage du géomètre ?

            Aller voir un avocat, pendant ce temps là, le chantier doit avancer ou arrêter ? Qui prend la décision ? Et donc charpente, couverture, fenêtres seront posées ?

            La cage d’escalier est un peu la limite salon / partie nuit. Si la cage se retrouve 20cm sur la partie nuit, on perd d’autant. Un poteau dans une maison se déplace t-il ? Si le maçon l’a vu que c’était mal placé, devait-il m’en informer et l’architecte ?

            Enfin, qui décide de faire modifier la maçonnerie ou pas ? Si le maçon nous dit pour 30cm…, que dire ?

            La DO assure t-elle le client dans les démarches ? L’assurance de l’architecte ou MO joue t-elle ?

            Un maçon réglo doit modifier ou refaire, est-ce la règle dans le bâtiment ?

            La responsabilité du MO ou architecte rentre t-elle ?

            Merci pour votre aide.

          2. Je réponds en italique gras dans le texte.
            Quel est le rôle de l’architecte dans ce cas ? Est-ce celui qui défend le client ? Oui, c’est la base de son métier, de son devoir professionnel. L’architecte devait-il s’assurer que les poteaux se trouvaient bien placés et que le mur suivait le bornage du géomètre ?
            Oui, sauf pour une petite erreur dans les normes de tolérances, l’architecte doit vérifier les implantations.
            Aller voir un avocat, pendant ce temps là, le chantier doit avancer ou arrêter ? Qui prend la décision ? Et donc charpente, couverture, fenêtres seront posées ?
            Il vaut mieux arrêter tout de suite le chantier, en attendant une décision définitive. Envoyez un mél à l’architecte.
            La cage d’escalier est un peu la limite salon / partie nuit. Si la cage se retrouve 20cm sur la partie nuit, on perd d’autant. Un poteau dans une maison se déplace t-il ? Si le maçon l’a vu que c’était mal placé, devait-il m’en informer et l’architecte ?
            Non, un poteau ne se déplace pas… Et oui, le maçon aurait dû prévenir.
            Enfin, qui décide de faire modifier la maçonnerie ou pas ? Si le maçon nous dit pour 30cm…, que dire ?
            Demandez conseil à l’architecte, puis décidez…
            La DO assure t-elle le client dans les démarches ? L’assurance de l’architecte ou MO joue t-elle ?
            Non, la DO n’intervient pas avant réception, elle n’assure que les ouvrages faits et réceptionnés. L’assurance de l’architecte peut, elle, intervenir, au titre du devoir de conseil de l’architecte
            Un maçon réglo doit modifier ou refaire, est-ce la règle dans le bâtiment ?
            C’est suivant les cas – voir ma réponse à un autre message
            La responsabilité du MO ou architecte rentre t-elle ? Oui, en général, pas toujours, dépend de l’importance de l’erreur. Pour 10cm, il me semble que oui.

          3. La situation actuelle des travaux est la suivante :

            La charpente doit être posée cette semaine.

            Si le MO demande au maçon de détruire une partie de la maison et refaire, exécutera t-il ? Si le MO en a connaissance de l’erreur, il ne peut pas de lui même décider de continuer sans rien demander ?

            L’assurance du MO couvre quoi ? Il y a plus de 20cm d’erreur sur 1 mur. Etant donné qu’à l’étage derrière le mur il se trouve une terrasse, celle-ci se trouve plus grande, mais c’est quand même des m² de perdus.

          4. Raison de plus pour faire stopper le chantier tout de suite, en attendant qu’une solution soit trouvée, quelle qu’elle soit.
            Le maçon peut éventuellement abandonner le chantier (même si c’est illégal). mais il ne sera pas payé de son travail, et cela ne le met pas à l’abri d’une condamnation judiciaire.
            Si le MO (vous parlez du maître d’oeuvre ? par exemple, un architecte ?) a vu l’erreur est n’a rien dit, il est en faute. S’il n’a pas vérifié, il est en faute aussi : on est très largement au-delà des tolérances dimensionnelles.
            L’assurance du maître d’oeuvre couvre les erreurs de construction dont il a une part de responsabilité, c’est-à-dire celles qu’il a pu vérifier. Par exemple, une erreur de cote se vérifie, si ce n’est pas au jour J, ce sera au jour J+1, voire J+2, etc. Par contre, un maître d’oeuvre n’est pas responsable d’une armature mal placée dans du béton armé : il est probable qu’il ne soit pas là juste avant que le coulage soit réalisé (ce serait un hasard qu’il soit là). Et une fois coulé, on ne voit plus rien.
            L’assurance du maître d’oeuvre couvre aussi ses erreurs de conseil, comme par exemple ne pas avoir fait arrêter le chantier tout de suite.
            Si c’est un architecte, vous êtes sûr qu’il est bien assuré : un architecte pas assuré ou mal assuré est rayé du Tableau de l’Ordre, il ne peut donc plus se dire “architecte”. C’est une garantie supplémentaire pour les clients.

          5. Merci pour vos réponses.

            Comment un maçon qui a pignon sur rue peut stopper le chantier s’il a été payé situation 1 et 2, presque 3 à 80 % du total ?

            Le maçon comme l’architecte ou cabinet de maîtrise d’œuvre peut-il faire fonctionner son assurance pour détruire ou c’est à leur seule charge ?

            Si le MO est sérieux, de lui même il doit mettre la construction en standby, non ?

          6. Si le maçon a été payé des travaux défectueux, voire de travaux pas encore faits (on voit parfois des acomptes avant travaux ! très dangereux, à proscrire), ce sera plus difficile à obtenir, ou du moins plus long :
            – il faut commencer par une mise en demeure de refaire tout ce qui n’est pas ok,
            – puis, si le maçon refuse, il faut une assignation, et attendre la décision favorable.
            Les travaux étant en cours, donc non réceptionnés, l’assurance ne jouera pas. Et s’ils avaient été réceptionnés en l’état, l’assurance non plus n’aurait pas joué, puisque la malfaçon aurait été alors visible : les assurances ne sont pas là pour permettre aux artisans de faire n’importe quoi, elles ne couvrent QUE les fautes involontaires, pas les erreurs visibles qui doivent être reprises.
            N’attendez pas que l’architecte (ou le “maître d’oeuvre”, car ce n’est pas un architecte ?) bouge : plus vous attendez vous-même, plus vous aurez du mal à faire valoir votre position. Si vous ne l’avez pas fait ce matin, faites tout de suite stopper le chantier, dès ce soir, par méls.

          7. Bonsoir,

            J’ai envoyé un mail au maçon et maître d’œuvre en détaillant l’erreur, la cause et les conséquence visibles.

            Je leur ai indiqué s’il n’est pas judicieux de mettre en standby l’avancement des travaux et le charpentier qui doit commencer cette semaine. Et à cette question, je le demande.

            Que se passe t-il si le MO continue les travaux quand même ? Est-ce au client de prendre la décision ou MO ?

          8. Bonjour, vous avez bien fait d’envoyer ces méls : maintenant le problème de cette erreur de dimension est posé, il existe donc.
            Avez-vous bien indiqué votre position : refus de l’ouvrage en l’état ?
            Il est évident que le chantier ne doit pas se poursuivre puisque, car en refusant l’ouvrage en l’état, vous demandez un démolition, même partielle, de l’ouvrage.
            Si vos méls ne le précisent pas, je vous propose de l’indiquer dans un second mél, adressé à l’architecte et au maçon : il ne faut pas qu’ils puissent croire que continuer le chantier et vous mettre devant le fait accompli vous fera céder. Par exemple :
            “Je vous contacte dès demain mardi matin pour convenir d’une réunion de chantier en urgence (maître d’ouvrage, maître d’oeuvre, maçon), afin de constater en détail les erreurs de cotes, les démolitions à prévoir et les travaux rectificatifs à programmer. Cette réunion fera l’objet d’un pv signé par les 3 parties pour détailler ce qui sera convenu.
            Avez-vous pu prévenir le charpentier de l’arrêt du chantier ?”

            N’hésitez pas à me tenir au courant si vous voulez.

          9. Bonjour,

            Le maçon m’a contacté à la 1ère heure pour stopper le chantier et reprendre les côtes et voir d’où vient le problème. Il va me tenir au courant. Il ne souhaite pas laisser la situation pourrir.

            Le charpentier a été stoppé.

            J’ai RDV demain après midi avec le maçon et MO.

            Je croise les doigts et j’espère que c’est réparable. Un poteau mal placé, j’ai un doute sur la réparation possible.

            Bien à vous.

          10. Bonsoir Monsieur,

            Vous m’avez indiqué que l’architecte ou maître d’œuvre est responsable au même titre que le maçon pour toute erreur de maçonnerie au delà des tolérances. Quel type d’assurance vous couvre pour ce genre de chose ? Que prend t-elle en charge en terme de frais par exemple liés à une démolition partielle et reconstruction dans les normes ?

            Merci.

          11. L’erreur vient du maçon, il est donc responsable en premier chef. L’architecte est responsable de ne pas avoir vérifié s’il était en mesure de le faire. Pour un dimensionnement de maçonnerie, l’architecte est forcément en mesure de le faire à un moment ou un autre, donc il a une part de responsabilité ; pas la même que celle du maçon (ce n’est pas lui qui a fait l’erreur), mais une part quand même. Par exemple, à l’inverse, s’il y avait une erreur de plan, ce serait d’abord et surtout la faute de l’architecte, mais le maçon aurait une part de responsabilité de n’avoir pas vérifié de son coté.
            L’assurance couvre les erreurs involontaires, inconscientes, après réception. Avant réception, les travaux sont en cours, c’est au maçon de rectifier son erreur, il n’y pas à déclencher une assurance.
            Et il est probable que même après réception, l’assurance n’accepterait pas d’intervenir car l’erreur est parfaitement visible pendant les travaux, par tout le monde y compris par le client : accepter un bâtiment “trop court” au moment de la réception, c’est l’accepter définitivement. Il serait trop facile de “faire n’importe quoi” pendant les travaux puis de demander à l’assurance de payer !

      2. Bonsoir,

        L’architecte ou le MO dans tout ça ? Quelle est sa responsabilité ? Le client est forcé de signer la modification du PC sous peine de se voir refuser la conformité de la maison en fait ?

        Ce que je ne comprends pas c’est que si le plombier place mal une douche, on lui fait refaire par contre si le maçon commet une faute qu’il peut rattraper en détruisant un mur à remonter, etc… on doit céder et subir les conséquences.

        Je ne comprends pas en fait.

        Merci pour votre aide.

        1. En cas d’erreur de dimensionnement par rapport aux plans :
          A -doit-on démolir ou indemniser ?
          Si l’erreur est inacceptable (par exemple, erreur d’implantation plaçant une partie de la maison dans une zone inconstructible : prévue à 3 m de la limite et bâtie à 2,80 m, là où c’est interdit. Ou bien bâtiment industriel fait pour abriter une machine, et la machine ne rentre plus !) = démolition.
          Si l’erreur est acceptable (par exemple, minime 1 ou 1,5 cm : on est dans les tolérances – ou bien, plus importante mais quand même limitée et ne rendant pas le bâtiment inutilisable : par exemple 10 cm), on prévoit en général une indemnité. Montant à convenir entre l’entreprise et le client.
          B – qui est responsable ? En premier lieu, l’entreprise : c’est elle qui a fait l’erreur. Mais pour 10 cm, l’architecte a une part de responsabilité : il aurait pu vérifier !
          C – que faire ? à vous de décider :
          – soit vous demandez la démolition si le chantier n’est pas trop avancé (si vous l’envisagez, envoyez tout de suite au moins un mél à l’architecte pour lui dire de stopper le chantier !), mais si l’entreprise refuse, il y aura donc procès et je ne suis pas sûr que le juge demandera la démolition.
          – soit vous négociez une indemnité, et si vous ne vous mettez pas d’accord, il y aura donc procès.
          Qu’en pense l’architecte ?

          1. Merci pour votre retour.

            J’ai découvert l’erreur d’implantation vendredi soir, impossible de contacter qui que ce soit depuis et non plus aujourd’hui. L’écart est de plus de 15cm au centre de la maison et presque 30cm sur le mur de la maison. Ca impacte l’arrière cuisine déjà bien chargée par la VMC, chauffe eau, chaudière, etc…

            Indemnité, ce que je souhaite, c’est la maison prévue sur plan. L’erreur ne peut-être contestée par qui que ce soit. La plus grosse problématique, c’est la cage d’escalier entourée de poteaux. Les poteaux se déplacent t-ils de 20cm dans une maison ?
            Quand on est dans une ville où l’immobilier est à flux extrêmement tendu à 4000 le m² et que la loi Pinel permet de louer au m² au plafond, l’indemnité ne peut se calculer.

            Quel est votre avis sur la question ? Est-ce que vous avez déjà vu cette situation ?

          2. Vous pouvez agir tout de suite : il vaut beaucoup mieux contacter les gens (architecte, maçon..) par mél. C’est précis et c’est daté. Ca n’empêche pas de discuter par la suite au téléphone, mais seul un mél sera retenu plus tard : par exemple, un assureur ne tiendra compte que des méls en cas de désaccord.
            15cm et 30 cm, c’est beaucoup, trop en effet. Mais, à titre d’information, les différences de surface lors d’une vente sur plans (VEFA) sont jusqu’à 5% de la surface contractuelle (ce qui est beaucoup). Un juge risque fort de se baser là-dessus. Calculez la surface perdue réelle, pour voir si vous êtes en dessus ou au dessous de 5%, ce sera déjà une bonne indication.
            Si les travaux ne sont pas trop avancés, faites les stopper tout de suite (mél aujourd’hui, ce matin, à l’architecte et au maçon) pour que le maçon ne continue pas demain matin – peut-être y travaille-t-il aujourd’hui ! Chaque jour passé vous met dans une situation plus difficile pour demander ensuite la démolition des travaux non conformes.
            Il vous faut obtenir une réponse écrite (mél) de l’architecte, sinon, dès demain, lettre RAR (maçon et architecte), et mél de rappel.
            Les poteaux en maçonnerie ne se déplacent pas : une fois coupés, on ne peut plus rétablir leur liaison avec les planchers et plafonds.
            Pour calculer éventuellement votre indemnité en cas de non-démolition, on peut se baser sur le calcul de la valeur locative, en effet, mais ce ne serait qu’un “manque à gagner” car vous ne paierez pas les travaux des m² manquants. Disons que c’est un des éléments de la discussion.
            Cela ne m’est pas arrivé tel quel, mais, jeune architecte, je n’avais pas vérifié un faux-équerrage d’une maison, et l’on s’en est rendu compte au carrelage (les joints des carreaux révèlent tout !). J’ai pris un tel sermon devant tout le monde (une telle engu… devrais-je dire) par le client (inutile que je n’ai plus demandé le paiement de mes factures), que depuis, vacciné, je vérifie : implantations, cotes, hauteur, équerrages, etc. plutôt 2 fois qu’une.

  49. Bonjour,

    Que se passe t-il si le maçon se trompe dans son implantation faite par un géomètre à l’origine (ou fait erreur sur un mur) et qu’on s’aperçoit qu’il manque 1 ou 2m² au final à l’intérieur en impact et 10cm sur un mur ? Et que l’aspect extérieur change de 10cm par exemple. Par exemple, une façade qui doit faire 15m et on se retrouve avec 10cm de moins. Et qu’à l’intérieur il y a un impact sur 1 chambre et salle de bain.

    L’architecte qui suit les travaux est-il responsable si on voit à l’œil nu que la façade n’a pas suivie l’implantation du géomètre ? Où le maçon uniquement ?

    Si on reste comme cala et que le client accepte, les plans intérieurs ne sont plus bons et il y aura une incidence pour le plaquiste, carreleur, plombier pour la salle de bain, placard pour le menuisier, etc…

    L’architecte doit-il faire une modification du permis de construire ?

    Comment cela se règle t-il si la phase amiable n’aboutie à rien ?

    Si le client accepte l’erreur, les plans doivent-ils être refait ? Je suppose que le plaquiste va s’en apercevoir dès sa prise se mesures.

    Merci pour votre retour

    1. Tout d’abord, en étant très conscient qu’un bâtiment est un prototype unique fait à la main, il n’est pas extraordinaire qu’il y ait parfois des erreurs (“l’erreur est humaine”), il ne faut pas trop s’en formaliser. Ceci dit, cela explique qu’il y ait des erreurs, mais cela ne les excuse pas forcément.
      Une erreur d’1 cm, voire 2 cm est admissible. Une erreur de 10 cm, c’est trop pour la négliger. Que se passe-t-il alors ?
      Vis-à-vis de l’urbanisme : il faut une demande de PC modificatif, d’autant plus que le client aura une petite réduction sur les taxes (moins de surface de plancher). Comme la surface est diminuée, on ne risque pas un refus : pas de risque de dépassement de la surface autorisée, ni d’une implantation dans une zone non-constructible.
      Vis-à-vis des responsabilités : le maçon est essentiellement responsable, bien sûr. Le client a droit à un dédommagement, à convenir entre lui et le client. Je suggérerais de l’ordre de 1000€, par exemple ? Et une diminution du prix des travaux, évidemment, à calculer par l’architecte.
      Mais l’architecte a aussi une part de responsabilité ! Il aurait quand même pu vérifier les mesures dès le début de la construction, par exemple quand on bâti le soubassement. C’est facile à faire : mesures de la construction et, surtout, implantation. L’architecte fera – au moins – cadeau de la demande des plans et du dossier PC modificatif, c’est le minimum.
      Quant aux autres artisans, il peut y avoir une petite diminution du prix pour le plaquiste et le carreleur, voire charpentier (si pas maçon ?) car il y a quelques m² en moins. Et ça ne change rien pour les autres (menuisier, plombier, etc.). Bien entendu, l’architecte aura prévenu tout le monde et refait aussi les plans intérieurs et le calcul des surfaces et des prix (gratuitement, évidemment).
      Tout cela doit être matérialisé par un ou des Avenants (compléments modificatifs aux contrats).
      Si un ou des artisans ne sont pas d’accord, comme pour tout désaccord en droit français, on ne se fait pas justice soi-même, on porte ça devant le tribunal compétent, ici a priori le Tribunal d’Instance.

      1. Bonjour,

        1000 euros pour 10 ou 15cm qui font perdre 2m² ou 3m², ça fait peu, non ?

        Ces 15cm ont la conséquence du déplacement des poutres intérieures car la distance avec le mur pas bon est OK mais du coup le poteau de rapproche du mur opposé, la cage d’escalier est aussi décalée à l’opposé et je me retrouve avec 15cm de moins au centre de la maison et 25cm dans le coin étant donné que la maison n’est pas au carré.

        Du coup, il faut réduite la chambre, l’arrière cuisine, la salle de bain. Ca fait beaucoup de modifications… Etage, pareil pour ne pas se retrouver avec un couleur de 60cm au lieu de 80cm.

        Si le client n’est pas d’accord, que faut-il faire ? L’élévation est terminée et la charpente doit être posée dans 8 jours.

        Les cm perdus sur le mur extérieur s’est démultiplié par le déplacement d’une poutre retroussée qui sert de mur à l’étage et qui a tout repoussé. Car un côté du mur extérieur est bien à 1m et l’autre à 1,15m…

        Techniquement, tout se rattrape en modifiant la maçonnerie ?

      2. Bonsoir,
        La mauvaise position d’un mur peut provenir d’une erreur de plan, du maçon mais ne peut-il pas venir aussi d’une erreur d’implantation faite par le géomètre ?
        Si tel est le cas, que faut-il faire ? Ses bornes ont pu être déplacées par exemple si on a fait les terrasses, ou coup de pelle par exemple.
        Un géomètre est-il assuré pour ce genre de chose ? Les conséquence de son erreur.
        Comment le prouver en tant que cause ?
        Merci.

        1. Le géomètre a dû fournir un plan précis et coté. L’ouvrage construit doit respecter ce plan.
          Si le plan comporte une erreur (tout le monde peut se tromper, même les géomètres), il sera assuré.
          Mais si une borne est déplacée par la suite, ce n’est pas la faute (donc pas la responsabilité) du géomètre : le maçon doit se mettre en conformité avec le plan. Et l’architecte a ce plan : il est en mesure de vérifier.

          1. Bonsoir,

            Si les bornes (piquets de bois) mises par le géomètre pour caractériser l’emplacement de la maison ont été bougés, seul le plan fait-il foi ? Et si le plan est bon, le géomètre est automatiquement dédouané ?

            Cordialement.

          2. Oui, bien sûr. Il m’est déjà arrivé lors d’un chantier de ne pas m’y retrouver dans les mesures sur le terrain par rapport au plan du géomètre, et ainsi de constater que les bornes avaient été bougées. Le plan sert bien à ça, avoir des certitudes sur les dimensions, les mesures à retenir.
            Et évidemment, si des bornes ont été bougées par la suite, le géomètre n’y est absolument pour rien. Je ne vois vraiment pas ce qu’on pourrait lui reprocher !

          3. Bonsoir,
            Je reviens vers vous sur le sujet de l’erreur de longueur de façade et poteaux.
            Si le maçon a réellement fait une erreur dès le départ, c’est à dire, dès le 1er rang de parpaing posé, l’architecte a t-il une part de responsabilité pour ne pas avoir vérifié ? Si oui, doit-il faire marcher son assurance pour réparer et remettre conforme ou détruire partiellement ? Ou au contraire, le maçon doit supporter à lui seul l’erreur de maçonnerie et mettre en conformité ? Si assurance de l’architecte le couvre, en vertu de quoi ? Défaut de conseil ?
            Cordialement.

          4. Bonsoir, comme je le disais, avant réception, les assurances n’interviennent pas : l’ouvrage doit être réalisé, et conforme aux engagements (marché de travaux, plans, etc.). Les assurances ne couvrent que les erreurs involontaires et non apparentes au moment de la réception, non révélées.
            Donc, quelle que soit la suite, cette erreur ne sera pas assurée : le maçon doit livrer un ouvrage conforme au projet.
            L’assurance de l’architecte pourrait jouer s’il était devenu impossible que le maçon rectifie son erreur, par exemple s’il était en liquidation judiciaire. Et bien sûr, cette assurance ne couvrirait qu’une petite partie de coût de la réfection, correspondant à la seule part de responsabilité que l’on pourrait imputer à l’architecte pour avoir tardé à relever cette erreur. Par exemple 10% (c’est l’ordre de grandeur que j’imagine).
            Dans votre cas, il faut obtenir du maçon qu’il casse et refasse conformément à son marché de travaux, c’est-à-dire en suivant les plans. Vous avez un architecte pour ça; à lui de jouer.

          5. Bonsoir,
            Il y a 2 poteaux à déplacer. Techniquement, c’est apparemment possible car ils sont déplacés en suivant une poutre plate.
            Par contre, il y a une façade complète à déplacer sur toute sa longueur dont une poutre retroussée également sur toute la longueur. L’architecte et le maçon m’informent que c’est techniquement possible mais de très gros travaux. Et qu’il y a un risque de fissures dans les années à venir car la maison va se tasser. Contrairement aux poteaux. Dans ces conditions, le maçon doit-il envisager de détruire partiellement ou totalement ?
            Existe t-il un expert ou autre à qui on peut demander son avis et conseils sur de telles modifications ?

          6. L’expert existe, et vous l’avez déjà, c’est votre architecte. Je ne peux que vous informer sur le plan juridique, mais pas sur le plan technique, autre que des généralités : il faudrait que je voie sur place pour être plus précis.
            Je me doute que déplacer une façade et 2 poteaux sont de très gros travaux. En fait, il faut démolir et rebâtir tout ce qui ne va pas, en recréant des liaisons avec l’ossature existante (par exemple, souder les armatures de la nouvelle partie à celles de l’existant conservé).
            Il n’y a pas vraiment de risque accru de fissure, si c’est fait correctement. Je ne vois pas pourquoi il y en aurait.

          7. Monsieur,
            On peut souder des armature béton ?
            Le fait de détruire une partie ne fragilise t-il pas la partie qui reste ?
            Un ingénieur béton est-il conseillé dans ces conditions ?

          8. On peut souder des armature béton ? Oui, c’est de l’acier, ça se soude. Par contre, il faut bien refaire l’enrobage béton.
            Le fait de détruire une partie ne fragilise t-il pas la partie qui reste ? Non, pas spécialement, si les travaux sont bien conçus et bien faits.
            Un ingénieur béton est-il conseillé dans ces conditions ? Voir au cas par cas. Est-ce en zone sismique ? Sinon, si l’ossature est simple, le meilleur conseil est d’avoir un architecte et un maçon compétents.

          9. Monsieur,
            Modifier l’implantation de la façade, veut dire également agrandir le VS. Est-ce que on peut agrandir de 10 ou 15cm un VS ? 15cm sur 5m en biseau.

          10. On peut toujours démolir une partie de ce qui est fait, agrandir un vs, couler de nouvelles fondations si nécessaire, etc. Voir tout démolir. C’est une question de moyens technique et de prix. Peut-être que +15 cm peuvent se faire avec les mêmes fondations ? Peut-être pas. Il faudrait bien sûr que je sois sur place pour vous donner un avis technique pertinent sur les meilleures solutions à adopter.

          11. Bonsoir Monsieur,
            Dans un de vos mail précédents, vous indiquiez qu’une erreur en cours de chantier n’était pas prise en charge par aucune des assurances.
            Si l’architecte pouvait voir l’erreur en effectuant des mesures par exemple, est-il responsable ? Peut-être pas autant que le maçon.
            Justement, comment arbitrer et dire que le maçon est plus responsable que l’architecte ?
            Pour rectifier l’erreur, l’architecte doit-il prendre en charge également les travaux de remise en conformité ? Si oui, à quelle hauteur ?
            A savoir que l’erreur pouvait être vue dès la 1ère rangée de parpaings.
            Merci.

          12. Bonsoir, je croyais avoir déjà répondu, je le fais en italique dans le texte.
            Dans un de vos mail précédents, vous indiquiez qu’une erreur en cours de chantier n’était pas prise en charge par aucune des assurances.
            En effet, tant que le chantier est en cours, tant qu’il n’est pas livré, les assurances n’interviennent pas.
            Si l’architecte pouvait voir l’erreur en effectuant des mesures par exemple, est-il responsable ? Peut-être pas autant que le maçon.
            Justement, comment arbitrer et dire que le maçon est plus responsable que l’architecte ?
            Il faut comprendre le mécanisme du Droit. Tout le monde est responsable de ses propres erreurs.
            Le maçon est responsable de l’erreur d’implantation, car c’est lui qui doit faire et respecter cette implantation. Il doit donc rectifier ses travaux (s’il n’y a pas d’accord trouvé avec vous, le client, pour accepter cette erreur avec dédommagement).
            L’architecte peut avoir une part de responsabilité pour n’avoir pas détecté assez tôt cette erreur, mais cela porte tort au maçon. Tant que l’architecte ne vous a pas proposé d’accepter les travaux en l’état, sans vous informer de cette erreur, vous ne pouvez guère lui reprocher.
            Autrement dit, tant que le chantier dure, vous ne pouvez pas reprocher – juridiquement – une erreur au maçon. Si le maçon traîne pour la rectifier, vous pouvez lui reprocher d’être en retard. Ce n’est que s’il se révèle incapable de rectifier l’erreur, ou s’il refusait de le faire, que vous pourriez l’attaquer.
            Et c’est le maçon qui pourrait éventuellement appeler l’architecte en garantie pour n’avoir pas détecté l’erreur assez tôt. Mais il n’aurait probablement pas gain de cause (comme si le voleur reprochait au gendarme de l’avoir laissé faire… hum !).
            Vous pourriez tenter d’impliquer vous-même l’architecte, mais pas sûr du tout que ce soit retenu : l’architecte pourrait légitimement dire : “Que me reprochez-vous ? Il y a une erreur, je l’ai détectée, à l’entreprise maintenant de la rectifier. moi, j’ai fait mon travail.”

            Pour rectifier l’erreur, l’architecte doit-il prendre en charge également les travaux de remise en conformité ? Si oui, à quelle hauteur ?
            A savoir que l’erreur pouvait être vue dès la 1ère rangée de parpaings.

          13. Bonsoir,
            S’il s’agit du client qui a détecté l’erreur et qui lui en a fait part par mail ainsi qu’au maçon, l’architecte est-il plus responsable dans ce cas ?
            Cordialement.

          14. Juridiquement, non. Juridiquement, on est responsable suivant les faits. Tant que l’architecte n’a pas fait l’erreur de vous faire accepter les travaux avec une malfaçon qu’il n’a pas décelée alors qu’il aurait pu la déceler, il n’est pas en faute.
            Il peut être responsable de ne pas l’avoir décelée assez tôt, mais il vous faudrait alors montrer que ce retard vous cause un préjudice direct, et pour le moment, le préjudice c’est la maçon qui en est la cause – tant qu’il ne l’a pas rectifiée. Si le maçon rectifie son erreur, il n’y aura plus de préjudice, donc plus de réparation à réclamer.
            Il faudrait étudier plus en détail tous les faits, mais il me semble qu’à ce jour, vous devez plutôt demander que chacun honore ses engagements, et donc que le maçon rectifie son erreur, sans que vous cherchiez à vous substituer à un juge pour décréter qui en est responsable.

          15. Monsieur,
            Si l’architecte considère que les travaux de remise en conformité avec les plans sont extrêmement lourds ou très risqué (par exemple déplacer des poteaux) et que la meilleure solution est de déconstruire ou raser pour reconstruire et que le maçon le voit différemment c’est à dire de modifier uniquement, comment ce genre de situation se règle ?
            Cdt

          16. Devant les Tribunaux. Quand des personnes ne sont pas d’accord, un litige est réglé par le Juge. Compte tenu des écarts assez importants que vous indiquez, vous aurez probablement gain de cause, c’est-à-dire qu’il vous sera alloué un somme qui représentera le montant des travaux nécessaires pour tout refaire, montant estimé suivant ce que décidera un expert judiciaire.
            Mais cela prendra des mois, voire plus d’une année de procédure…
            Et il faudra bien sûr que le maçon soit alors financièrement solvable. Là, peut-être, la responsabilité de l’architecte peut être utile, car nous sommes tous très bien assurés (sinon nous sommes rayés du tableau de l’Ordre des Architectes).

          17. Bonsoir,
            Dans une telle décision judiciaire, l’expert judiciaire couvre t-il le risque futur en faisant d’énormes travaux ? Si on estime qu’une reprise peut engendrer d’autres problèmes.
            Car, refaire une façade, 2 poteaux, on peut vite arriver au coût total de la maçonnerie de la maison. Et comment s’assurer des bonnes liaison, reprises, etc ?
            Le retard engendre un préjudice, loyer, défiscalisation Pinel, etc… Cela est-il pris en compte ?
            Si un mur est trop long mais toujours dans le PLU, est-ce la même règle qu’un mur trop court ?
            Quand le coût et risque sont trop grands, un juge n’ordonne t-il pas la destruction totale ?
            J’ai entendu dire qu’une DO ne prendra pas en charge si on déclare un sinistre du aux conséquences d’une reprise, est-ce vrai ?

          18. Mes réponses, point par point :
            Dans une telle décision judiciaire, l’expert judiciaire couvre t-il le risque futur en faisant d’énormes travaux ? Si on estime qu’une reprise peut engendrer d’autres problèmes.
            Chaque ouvrage soumis à garantie décennale est couvert par une assurance en garantie décennale. En pratique, un juge décidera que le “perdant” du procès donne une somme d’argent au “gagnant”, ensuite ce sera à ce “gagnant” de faire réaliser les travaux de son coté.
            Car, refaire une façade, 2 poteaux, on peut vite arriver au coût total de la maçonnerie de la maison. Et comment s’assurer des bonnes liaison, reprises, etc ?
            Ce sera à ceux qui seront chargé des travaux de reprise de s’en assurer et de vous le garantir.
            Le retard engendre un préjudice, loyer, défiscalisation Pinel, etc… Cela est-il pris en compte ? Oui. Il vous faudra avoir un débiteur solvable, le risque est là.
            Si un mur est trop long mais toujours dans le PLU, est-ce la même règle qu’un mur trop court ?
            Je ne comprends pas la question. Les ouvrages sont conformes au PLU, alors ok. Et s’ils ne sont pas conformes, il faut les modifier pour qu’ils soient conformes, au PLU et au Permis de Construire délivré. Si différents : il faut demander un permis modificatif.
            Quand le coût et risque sont trop grands, un juge n’ordonne t-il pas la destruction totale ?
            Il suivra très probablement ce que préconise l’expert judiciaire – c’est d’ailleurs pour ça qu’il demande l’avis d’un tel expert.
            J’ai entendu dire qu’une DO ne prendra pas en charge si on déclare un sinistre du aux conséquences d’une reprise, est-ce vrai ?
            La DO prend en charge les travaux pour lesquels sa garantie est accordée, pour telle et telle entreprise. S’ils s’agit de travaux fait par une autre entreprise, la DO initiale ne s’appliquent pas. Mais vous savez qu’un DO couvre le même risque, déjà assuré de toute façon par les assurances décennales de chaque intervenant : entreprise, architecte, bureau d’études, etc. et même expert judiciaire, lui aussi. Donc les travaux de reprises seront assurés par les professionnels à qui vous vous adresserez pour faire ces travaux de reprise.

          19. Bonjour,
            Si un mur est trop court, on peut demander le respect des plans. Mais dans le cas d’un mur trop long de 10 ou 20 cm, la règle est-elle la même ? Car il y a un pignon trop court de 20cm mais celui opposé trop long de 10cm.
            En ce qui concerne la DO, ce que je voulais dire, c’est qu’en cas de déclaration de sinistre, si la DO voit qu’il y a eu une reprise et que le sinistre vient de là et qu’on savait qu’il y avait un risque, elle se retirerait et laisserait le client voir pour faire fonctionner directement la décennale de l’artisan. Quel est votre avis sur la question ?
            Bon dimanche.

          20. Les ouvrages doivent correspondre aux plans, qu’ils soient trop longs ou trop courts ou autres. La tolérance en maçonnerie n’est que de 1 ou 2 cm, vos ouvrages sont donc “hors des clous”.
            Je reprends mon explication sur le fonctionnement de l’assurance décennale, que ce soit celle de la DO ou directement celles des entreprises ou autres intervenants :
            Une assurance assure une entreprise nommément désignée, la DO comme les autres. La DO demandera les coordonnées (et les assurances) de chacun des intervenants avant d’accepter d’assurer un chantier.
            Si vous cassez et refaite un ouvrage avec le même architecte et les mêmes entreprises, avant réception, leurs assurances et la DO fonctionneront un cas de sinistre plus tard, après réception des travaux. Jamais avant réception ou si le sinistre est connu avant réception.
            Si vous allez en justice et que vous obtenez une somme d’argent pour refaire faire des ouvrages non conformes, ce seront les assurances (et la nouvelle DO si vous en prenez une) des nouveaux intervenants (nouvel architecte, nouveau maçon) qui assureront les garanties décennales.

          21. Bonsoir,

            Nous avons 1 façade complète composée d’un mur de 4m + 1 mur entrant perpendiculaire de 1m + 1 mur de 3m, au dessus une poutre retroussée qui fait toute la longueur au dessus du RDC.
            +
            à l’opposé 1 mur qui fait 7 ou 8cm de trop, c’est à dire que celui perpendiculaire n’est pas bon non plus et à modifier également.
            +
            2 poteaux à déplacer dans la maison car écart de 14cm. Il y en a 1 qui est mal placé de 5cm mais moins gênant.

            Ne croyez vous pas que ça fait beaucoup de modifications si un juge intervenait et qu’il pourrait ordonner la démolition ? Si un expert judiciaire est missionné, il va indiquer que les 7cm ne sont pas bons + les 5cm pas gênant pour nous ou pas ? En fait tout ce qui ne va pas avec les plans ?

            Merci.

          22. Je ne peux guère vous dire ainsi ce qu’estimerait un expert judiciaire… Je ne connais pas le chantier, et même si je le connaissais, comment prédire ce que préconisera un expert dans ce cas ?

  50. Bonjour,

    Une maison à toit plat en zinc par exemple ou en charpente traditionnelle en ardoises exerce t-elle la même force sur les murs périphériques ? Faut-il prévoir plus de poteaux ou autre ?

    Sur un mur très long, tous les combien de mètres devons nous trouver des poteaux ?

    Merci.

    1. La charge (le poids) appliquée sur les murs dépend bien entendu du poids qu’ils auront à supporter. Une charpente pour porter des ardoises sera plus lourde qu’une charpente pour porter des feuilles de zinc, et l’ardoise est plus lourde que le zinc.
      Au niveau d’une maison individuelle, les murs eux-mêmes sont largement suffisants pour porter le poids de 1 ou 2 étages. Il faudra probablement prévoir un poteau au niveau d’une charge ponctuelle, comme à l’assise d’une grosse ferme.
      Mais attention de ne pas confondre : poteau et chaînage vertical !
      Les “poteaux” intégrés aux murs sont : soit des poteaux, ils résistent à la pression (pour porter une poutre, par exemple), soit des raidisseurs verticaux, des chaînages verticaux : ils résistent à la traction, c’est-à-dire quand on leur tire dessus, si je puis dire.
      On comprend bien que résister à la traction dépend surtout à la façon dont on est attaché, ce seront donc les liaisons qui compteront le plus.
      Je crois me rappeler que la règle est un raidisseur vertical tous les 8 m à intégrer dans un mur en maçonnerie, mais à mon avis c’est trop peu, en fait j’en place tous les 6m environ. Attention, en zone sismique, il faut plus de raidisseurs (il faut aussi bien d’autres choses).
      Concevoir une structure en béton armé n’est pas très complexe, mais il y a beaucoup de choses à savoir et beaucoup de paramètres à prendre en compte, ça ne peut guère s’improviser, avec des informations éparses et partielles…

      1. Bonjour,

        Vous parlez de fermes concernant la charpente. Pour une même charpente, certains charpentiers vont mettre une grosse ferme, d’autres, 2 fermes. Quelle est la différence entre ces 2 conceptions ? Une préférence ?

        Cordialement.

        1. Bonjour, j’avoue que je ne comprends pas la question : il faut une ferme quand c’est nécessaire, et 2 fermes… quand c’est nécessaire aussi. Il faut la conception de la structure la mieux pertinente, suivant chaque cas. Que peut-on dire d’autre ?
          A noter qu’une charpente en fermettes est une excellente conception technique, car les charges (le poids que doit supporter la charpente) sont bien réparties sur tous les murs, pas localisées en 2 ou 3 points précis. Par contre, je regrette leurs sections toujours un peu “limites”. Et il faut veiller à une bonne mise en oeuvre, je pense notamment au contreventement que l’on doit faire strictement comme sur le plan de pose.

          1. Bonjour,

            Pour une maison où l’architecte avait envoyé l’appel d’offre à 2 entreprises de charpente, 1 avait chiffré 1 seule grosse ferme centrale, et le 2ème 2 fermes un peu plus aux extrémités.

            Pourquoi ces 2 différences de conception ?

            Q’appelez une conception en fermettes ?

          2. Sans analyse des plans, je ne peux pas vous dire pourquoi chaque entreprise avait proposé un nombre de fermes différent. Ni pourquoi l’architecte n’avait pas indiqué le nombre de ferme(s) qu’il demandait.
            Les fermettes – vous connaissez surement – sont des petites fermes, fines, espacées les unes des autres d’une soixantaine de centimètres. Une fois mises en place, elles sont reliées entre elles par des “contreventement” pour rendre l’ensemble résistant et indéformable.

          3. Sur le devis, il est indiqué :
            2 demi-fermes sur entraits en 3 pièces 8×20 sapin contrecollé, sablières 15×5, pannes 6×18 tous les 1,30m et chevrons 24×64 tous les 40cm.
            Pose d’un solivage 32×18 tous les 60cm.
            Est-ce cela ?

          4. Vous me donnez des sections de pièces de bois, servant à supporter une couverture en zinc à faible ou très faible pente. Pour savoir si ces sections sont correctes (je présume que c’est votre question), il faut faire une analyse du projet, avec calcul des sections, ce que je ne peux évidemment pas faire ici, ni en pratique (je n’ai pas tous les éléments du dossier), ni parce que ce site ne fournit pas de telles études car ce n’est pas sa vocation. Si vous avez des doutes, vous pouvez vous adresser à un bureau d’étude spécialisé.
            Ce site donne des conseils à caractère général, il ne réalise pas de maîtrise d’oeuvre.

          5. Bonsoir,

            Y a t-il plusieurs façons de faire la charpente d’un toit plat ? Concerné par les fermettes ?

            A quoi faut-il veiller ?

  51. Bonjour,

    Dans les angles de la construction en briques, il y a des briques avec des trous qui permet une fois empilé de les remplir de béton.

    Quel type de féraille devons nous retrouver dedans ? Des tiges ? Si oui, combien ? Grosseur ?

    Cordialement.

    1. Il s’agit des chaînages verticaux d’angle.
      Le principe de la construction en maçonnerie est d’avoir une ossature en béton armé. Il y a la résistance au poids qui est obtenue avec des murs, des planchers, des poteaux, des poutres. Mais pour donner de la cohérence à tout ça, il faut que ces éléments soient reliés entre eux. C’est le rôle des chaînages.
      Les chaînages ne sont pas des poutres ni des poteaux. Ils sont comme des (grosses) ficelles qui relient tous les éléments d’ossature, comme pour ficeler un paquet-cadeau.
      On comprend alors que des éléments de chaînage doivent résister à la traction, qu’on doit pouvoir tirer dessus (comme on le ferait avec une ficelle). Tout ça pour dire que la sections des aciers est moins importante que la façon dont ils sont reliés. Par exemple, on met habituellement des sections de 10 (10 mm) – attention, suivant calcul ce peut être parfois insuffisant – mais mieux vaudrait des aciers d’une section de 8 (8 mm) bien reliés, c’est-à-dire avec des aciers de liaison en fondations (avec crosse), en plancher et aux autres chaînages horizontaux (avec équerres) et sans interruption (barres de liaison en jonction des aciers dans les chaînages eux-mêmes) que des aciers de 12 non reliés ou mal reliés : qu’importe qu’une ficelle soit grosse si elle est coupée à un endroit ou si les noeuds ne sont pas solides !
      Donc, veillez surtout à la façon dont des chaînages sont mis en oeuvre, sont reliés entre eux !
      Par ailleurs, mieux vaut des aciers assemblés en carré (soit 4 x 8mm), pour des questions de bonne tenue au coulage du béton.
      Et veiller à ce qu’il y ait des “fenêtres” en pieds de chaînage vertical pour la bonne coulée du béton.
      (et j’aurais bien d’autres recommandations… 🙂 )

      1. Bonjour,

        Si dans les poteaux d’angle, il y a qu’une tige de 10mm mais un bon chaînage, ça suffit techniquement ? Pourquoi on voir des fois 4 tiges reliées entre elles dans tous les poteaux ? La différence ?

        1. Bonsoir, le chaînage est constitué de 2 (en parallèle) ou 4 tiges (en carré), le tout enrobé de béton. Les tiges sont assemblées par des petits aciers de liaison, plus fins (par exemple de 6). Jamais 1 seule tige (ou barre)…
          Si 4 barres d’acier, une section de 10 sera suffisante dans la plupart des cas. Sinon, si 2 barres, elles doivent être au moins de 12 mm.
          Il vaut mieux 4 barres, car elles resteront mieux positionnées au coulage du béton, et le chaînage résistera mieux aux sollicitations, et les liaisons seront plus faciles à faire.
          J’espère que votre maçon, ou votre CMI, ne fait pas des économies de bouts de chandelle en ne prévoyant qu’un seule barre dans un chaînage !

          1. Bonsoir,

            Non, pas d’économies de faite ! Et pas de CMI !!!

            Vous me parlez du chaînage horizontale, il est fait de 4 barres liées, je vous parlait des barres qu’on trouve dans les poteaux d’angle de brique ou de changement de direction. Combien faut-il de barres dans ces poteaux qui sont remplis de béton jusqu’en bas ?

          2. Bonjour, les chaînages sont reliés entre eux, comme des cordes en continu, il est logique qu’ils aient la même section. Ils sont horizontaux et verticaux (ceux qu’on trouve dans les angles dont vous parlez, c’est le même chaînage horizontal qui se prolonge vertical, en montant), pour “empaqueter” la construction.
            Je vous conseille des chaînages avec 4 barres de 10 mm s’il n’y a pas de résistance, de tension particulièrement élevées dans la structure de la construction.

          3. Bonjour,

            Si le maçon ne fait pas d’économies, avoir qu’une seul tige de 10 ou 12 dans les angles et changement de direction, est-ce dans les règles de l’art ?Je suis allé voir d’autres chantiers, c’est 1 tige dans les angles et changements de direction. 4 c’est mieux, mais 1 ?

          4. Pour les chaînages eux-mêmes, 4 barres sont mieux (même si 2, un peu plus grosses, sont admissibles). Et pour les liaisons dans les angles (horizontaux et verticaux), on place 2 barres en équerre, décalées entre elles.
            En règle générale, pour du béton armé, on ne place jamais une seule barre.

          5. Bonsoir,
            J’ai vu cela sur des chantiers à côté chez moi et je voulais connaître l’utilité de mettre plusieurs ou une tige.
            Dans le chainage, il y a bien 4 tiges liées qui viennent reprendre le poteau d’angle sur au moins 50cm de hauteur. Exactement comme votre schéma sur le forum (barre de liaison).
            Par contre, ce poteau vertical, du plancher à environ 50cm du haut, il n’y a qu’une seule barre de 10 ou 12. Cela est-il grave ?
            Pour schématiser, pour un poteau d’angle qui fait 3m, du plancher à 2,50m, il n’y a qu’une seule tige, les 50 dernier cm, il y a des barres de liaison qui sont en angle avec le chainage qui lui a 4 tiges tout à l’horizontale.
            Pourquoi on trouve qu’une seule tige sur 2,50m ? Ce n’est pas une mesure d’économie.

          6. Il faut toujours au moins 2 barres. 1 seule barre est une erreur. Qu’il y ait un chaînage carré (4 barres) partiel ne sert à rien, seule comptera la partie la plus faible, c’est-à-dire celle où il n’y a qu’1 barre. Qu’importe qu’une corde soit très épaisse, si à un moment sa section diminue pour être très fine: c’est là où elle cassera.

          7. Bonjour,

            Il y a des ferraillages de chaînages ou les barres sont par 3 reliées en triangle. Quelle est la différence avec celle par 4 en carré ?

            Tous les maçons ne mettent pas de barres de liaisons avec les poteau d’angle ou poteau en ventre d’un mur qui sert de maintient de charpente par exemple A quoi servent-elles exactement ? Pourquoi aller faire des économies sur ce genre de chose ? Ya rien à gagner vu le prix.

            Cordialement.

          8. Les barres assemblées en triangle étaient très utilisées il y a quelque temps, elles le sont beaucoup moins maintenant – je ne sais pas trop pourquoi. Elles peuvent être utilisées à la place des sections en carré, elles n’ont pas le défaut des barres en duo, plates et donc moins facilement calées en place.
            Comme je l’expliquais, ce qui compte dans le principe des chaînages, ce sont les liaisons, elles doivent être bien faites. C’est beaucoup plus important que les barres elles-mêmes. Si des maçons réalisent mal ces liaisons (voire pas du tout), ce sont des mauvais maçons (voire très mauvais, dangereux…).

          9. Bonjour,

            Pouvez vous expliquer comment de “simples fils de fer” qui relient les barres entre-elles ou les treillis entre-eux font toute la solidité des chainages ou planchers ? Etant donné que le béton vient recouvrir le tout.

          10. Les simples fils de fer sont des barres en acier, souvent épaisses (par exemple 1 cm de section, parfois plus). Elles font toute la solidité du chaînage – ou du moins, elles en sont les points sensibles, ceux qui doivent être particulièrement bien réalisés car ce sont souvent des points faibles quand ce n’est pas correctement mis en oeuvre – elles doivent avoir au moins la même section que le chaînage en partie courante.
            Heureusement que le béton vient recouvrir le tout ! Les aciers ne peuvent opposer une résistance que s’ils sont bien enrobés de béton, partout (sans poche ni bulle d’air, pour cela il faut vibrer le béton au coulage), avec un minimum de 2,5 cm (en pratique compter 3 cm) d’enrobage près des parois.
            Je rappelle que le béton ne résiste pas quand on tire dessus (alors qu’il résiste très bien quand on appuie dessus). Ce sont les aciers qui viennent le remplacer dans ce travail de résistance à la traction.

          11. Bonjour,

            Pardonnez moi, je me suis mal exprimé concernant les “tiges de fer”. Je parlais des sortes des “barbelé ” qu’on sert et qu’on met pour lier les tiges de fer les unes aux autres ou quand 2 treillis se superposent. Leur utilité ?

            Je suis allé voir le DTU sur batirama, et ils indiquent que pour les chainages verticaux, c’est 2 tiges de 10mm. Et sur un autre site que 2 tiges de 10mm peuvent être remplacées par 1 de 12mm ou 14mm. Quel est votre avis ?

            J’ai vu des avis aussi concernant les chainages verticaux dans les murs en angle avec les 4 tiges liées en carrés, paraît-il que le béton ne rempli pas bien les poteaux et que les tiges se retrouvent aux extrémités des poteaux et peut s’évéré moins resistant que tes barres au centre. Quel est votre avis ?

            Cordialement.

          12. Ah, vous parlez des ligatures des armatures ? C’est indispensable pour maintenir ces armatures bien en place lors du coulage du béton – avez-vous vu la force d’un jet de béton qui sort de la toupie ? L’emplacement des aciers est tout aussi important (et parfois plus important) que leurs sections, d’où la nécessité de bien les maintenir en place.
            Je préfère toujours 3 ou 4 barres que 2, car une section de béton doit être armée de façon “répartie” pour être efficace. Et je ne place jamais 1 seule barre, pour la même raison.
            Le béton coulé DOIT être vibré, c’est indispensable, obligatoire. Comme cela on est sûr qu’il remplira bien son espace prévu.
            Des tiges bien réparties et bien enrobées sont plus efficaces qu’une tige seule, le béton armé est un assemblage (béton + acier) qui fonctionne mieux quand les aciers sont répartis.
            Ne pas caler les armatures, ne pas vibrer le béton, etc. sont des pratiques de maçon avec un poil dans la main…

          13. Bonjour,

            Concernant le ferraillage des poteaux d’angle, j’ai entendu parler de DTU, etc… Le texte de référence.

            Si dans une construction, on voit qu’il n’y a qu’une seule tige dans les poteaux d’angle ou de changement de direction, pas les barres de liaison perpendiculaires dans les poteaux / chainage vertical, qu’est-ce qu’un client peut faire ? Ou le MO qui ne peut ne pas avoir vu car il ne passe pas tous les jours sur le chantier ? Vous parliez de pas orthodoxe mais en réalité dans les normes ou pas ?

            Quelle est la règle légale exactement ?

            Cordialement

          14. Une seule barre d’armature n’est pas conforme : jamais le béton armé ne doit avoir une seule barre. On tolère 2 barres (pour ma part, je les refuse, sauf cas très particulier comme en réno si on n’a pas la place), mieux vaut 3 ou 4 barres.
            Les barres de liaison sont très importantes : qu’importe, finalement, qu’il y ait 1,2 ou 4 barres si la liaison est mal faite : il y aura fissure !
            Le client peut alerter son architecte pour qu’il agisse. Si le client n’a pas d’architecte, à lui de le remplacer. Il faut arrêter le chantier, casser ce qui doit l’être et refaire les travaux qui doivent l’être.

          15. Bonsoir,

            Concernant les 2 ou 3 ou 4 tiges dans les poteaux d’angle ou de maintient de charpente, où est écrit cette norme pour la mettre en avant ? Idem pour les barres de liaison ? Faut-il prendre un expert pour prouver que c’est dans les normes ou pas ?

            Cordialement.

          16. Bonsoir, vous trouverez ça dans le “DTU – maçonnerie”. Si c’est déjà coulé, ça ne sera pas facile de prouver la faute du maçon, à moins que vous ayez fait des photos. De toute façon, pour prouver et pour refaire correctement, il faudra commencer par démolir.

          17. Bonsoir,

            Qui peut ordonner de mettre la maçonnerie aux normes ? Pas le client tout seul ?

            Dans ce cas, le client est-il assuré ou faut-il attendre que ça fissure ? Un expert en bâtiment dans tout ça, quel serait son rôle ?

            Le MO est-il responsable ?

            Cordialement.

          18. Chacun doit être dans son rôle :
            le client (maître d’ouvrage) : précise clairement ce qu’il accepte et n’accepte pas. Ici, vous précisez (par écrit, mél) que vous n’acceptez pas l’erreur de dimension de la maçonnerie.
            le maître d’oeuvre (architecte, s’il est architecte) : dit les travaux à faire pour que ce que demande le client soit réalisé (quantifie l’erreur, ordonne les démolitions, rectifie le planning)
            l’entreprise (maçon) : convient avec l’architecte des détails des travaux à faire (que démolir ? comment ça se passera ?).
            Si l’on veut éviter les problèmes plus tard, il faut que les positions des uns et des autres soient claires, pour cela, les échanges par méls sont indispensables, les paroles sont sources d’erreurs, de malentendus, de contestations futures, etc. Tout doit être confirmé par mél ou par envoi de comptes rendus, à tout le monde.

          19. Monsieur,

            Comment mettre en avant qu’une norme de ce genre de ferraillage n’est pas respectée ?

            Le MO a t-il une responsabilité ?

            Concernant les assurances, faut-il attendre qu’il y ait des fissures pour faire fonctionner la DO ?

            Si le maçon et le MO disent que c’est dans les normes, comment prouver le contraire ? Est-ce une cause pour refaire la construction ? Faut-il prendre un expert ?

            Merci pour votre aide.

          20. Si vous avez détecté une erreur de ferraillage, c’est que vous l’avez vue. Vous pouvez donc faire état de votre constat visuel. Si vous avez une photo, ce sera encore mieux (les téléphones portables sont très utiles pour ça !).
            Etait-ce en réunion de chantier, avec la présence de l’architecte ? Si oui, il a une part de responsabilité. Si non, si l’ouvrage a été coulé sans que l’architecte ait pu matériellement le voir, il n’est pas responsable, ce qui est logique. Un peu comme un gendarme : il voit quelqu’un commettre un vol et il ne fait rien : il est en partie responsable ; mais s’il n’est pas présent, on ne peut rien lui reprocher. Heureusement, les juges adoptent maintenant ce point de vue.
            Attention aux assurances : elles ne sont pas là pour payer les erreurs conscientes et acceptées telle quelles par les artisans et les clients. Une erreur détectée et non corrigée n’est pas assurée !
            Une erreur de ferraillage doit être traitée : soit l’architecte vous explique pourquoi elle est acceptable (dans ce cas il en prendra probablement seul la responsabilité), soit il fait faire des travaux pour la rectifier. Vous pouvez prendre un expert, mais l’architecte peut considérer alors que vous ne lui faites plus confiance et arrêter sa mission.

          21. Bonsoir,
            Je reviens vers vous concernant les ferraillages. Je me suis peut être mal exprimé la dernière fois, mais quand je parlais de poteaux, c’était en fait des raidisseurs verticaux.
            J’ai par hasard rencontré un ingénieur béton qui m’a dit que très souvent sur une maison individuelle (en fonction de l’étude de charge), 2 barres de 10 suffisent et qu’on peut les remplacer par une de 14 normalement ou 12 mais limite.
            Quel est votre avis la dessus ?

            Cordialement.

          22. Comme je le disais, 2 barres sont techniquement possibles, mais pas souhaitables. Pour le béton armé, il vaut toujours mieux des armatures qui résistent dans tous les sens. Pour cela, il faut au moins 3 barres, car 2 barres ne résistent que dans un sens, pas dans deux sens. Et une seule barre ne résiste à aucun sens, elle ne résistera qu’à la traction – ce qui est le plus important, il est vrai, mais ce serait dommage de se priver d’une meilleure résistance pour des économies de bouts de chandelle…
            Et, comme je l’ai souvent dit, le plus important de tout n’est pas le nombre ou la section des barres, mais leur disposition, et surtout, surtout leurs liaisons : c’est en général là le “maillon faible” de la chaîne, du “chaînage”.

  52. Bonjour,
    Je souhaite faire une extension sur deux niveaux 45 +15 m2 adossé à l’arrière d’une meulière avec baies vitrées sur le jardin
    Le RDC de la meulière se trouve à 1m40 du sol avec un sous sol semi enterré. L’extension sera construite sur vide sanitaire de 80 cm et communiquera avec l’existant via un escalier (60cm de hauteur). Le R+1 de l’extension sera au même niveau que l’existant est communiquera via un couloir. Je souhaite aussi faire une terrasse bois mais je ne sais pas si il est mieux de la faire aussi sur VS.
    Y a t-il des contre indications ou des conseils à suivre pour ce projet ?
    L’étude de sol est elle obligatoire ? sachant que la maison date de 1910 et qu’elle n’a pas bougé
    Merci pour votre aide

    1. Bonjour, il est bien sûr très difficile de répondre pour des travaux avec un bâtiment existant que je ne connais pas, que je n’ai pas vu.
      Terrasse en bois : toutes les terrasses en bois sont toujours sur “vide sanitaire”, pour la bonne raison que les planchers en bois, donc ceux des terrasses aussi, sont des planchers portés : on ne pose pas les planches par terre, sur le sol, mais sur des petites poutres (on parle alors de “solives”).
      Conseil : pour des travaux d’extension, donc avec bâtiment existant, il est “encore plus” recommandé de s’adresser à un architecte, là encore plus qu’ailleurs, il vous fera faire les choix les mieux pertinents, il valorisera votre bien (surtout s’il a déjà du “cachet”, il ne faut pas en diminuer la valeur architecturale, mais au contraire l’augmenter), et il vous fera faire des économies (il est assez facile pour un architecte de vous faire économiser plus que sa rémunération).
      N’oubliez pas que si le bâtiment existant fait déjà au moins 90m² de plancher (soit 90+45+15 = 150m²), le dossier de demande de PC doit être fait par un architecte (d’aujourd’hui 🙂 ).
      L’étude de sol est une précaution de bon sens. Après, il faut voir cas par cas….

  53. Bonjour,
    Concernant les poutres retombées au plafond du RDC, l’architecte peut prévoir par exemple une poutre 20×20 et le maçon peut changer en poutre plate, quelle est la règle en fait ? On peut remplacer quoi par quoi ?
    Cordialement.

    1. Bonjour, le maçon ne peut pas changer les dimensions d’une poutre (ou de quoi que ce soit d’autre) sans l’accord de l’architecte. La définition des volumes, si je puis dire, est du ressort de l’architecte. Le maçon peut bien entendu proposer des modifications (c’est un travail d’équipe), voire dire à l’architecte :” Votre poutre est beaucoup trop petite, je ne la ferai pas de cette dimension”. Ok, on en parle et on voit ce qu’il faut faire.
      Si l’architecte pense quand même avoir raison, il doit le justifier. Et idem pour le maçon, en fait. Par exemple, moi non plus je n’aime pas les poutres plates, à cause de la disposition correcte des aciers qui est la plupart du temps impossible à obtenir.
      Ce genre de désaccord technique est en général vite réglé : ni le maçon ni l’architecte n’ont envie d’un ouvrage sous-dimensionné et donc dangereux ! Eux aussi, comme le client, ils ne veulent pas de problème par la suite. Quitte à demander son avis à un B.E.T. (bureau d’études techniques).
      Mais il m’est arrivé d’imposer des dimensions à un maçon, même si celui-ci voulait “en faire moins” en s’appuyant sur un calcul d’un B.E.T. : pour une seule poutre, aucun maçon ne va se battre (en paroles seulement… 🙂 ) avec l’architecte. On tourne la page et on passe à la suite, on ne perd pas de temps pour cela.

    1. Bonjour, oui en extérieur, il faut que le carrelage sur chape soit ventilé en sous-face, pour qu’il n’y ait pas d’humidité stagnante qui risque de geler (la nuit le plus souvent), ce qui ferait éclater la chape. Le support doit être également avec une pente, toujours qu’il n’y ait pas d’eau stagnante, pour que l’eau puisse s’évacuer. Les nattes Schülter-Ditra sont faites pour ça, ce ne doit pas être la seule marque.

  54. Bonjour,

    Nous construisons une villa en charpente métallique lourde. Nous avons 2 sons de cloche… On nous dis vide sanitaire et d’autre terre plein direct. Peux-ton faire un vide sanitaire avec une structure métallique (montage agglo entre poteau et plancher traditionnel)

    1. Bonjour, intéressant une maison en acier…
      Je parle beaucoup dans l’article des qualités du vide sanitaire – en fait, d’un plancher porté, car c’est le fait qu’il y ait un plancher porté qui est bénéfique, pas tellement le vide dessous en soi. Le plancher porté, comme l’est un plancher hourdis, est une technique beaucoup plus fiable qu’un dallage posée par terre (même si c’est sur un “hérisson”, c’est-à-dire un lit de cailloux.
      Je ne vois aucune difficulté particulière à faire un plancher porté avec une ossature métallique, que ce soit avec les agglos ou avec le plancher lui-même. Avec une ossature métallique, la solution d’un plancher en bacs acier collaborant avec dalle béton me semble tout indiquée (plutôt qu’un plancher hourdis, plutôt fait pour la maçonnerie). Est-ce ce que vous avez retenu ?

  55. Bonjour
    je viens de faire réaliser une étude de sol ,le rapport me conseille de faire un radier a la place du vide sanitaire prévu initialement par le MO .
    quels sont les avantages est inconvénients de ce type de fondation par rapport au vide sanitaire prévu ?
    l isolation est le passage des réseaux est tuyaux semble plus difficile ?
    Faut il prévoir un surcout ?

    Merci

    Cordialement

    1. Bonjour, êtes vous sûr que le rapport d’Etude de Sol préconise bien le mot “radier” ?
      Pour qu’une étude de sol préconise un radier, c’est que le “bon sol”, c’est-à-dire le sol suffisamment résistant, doit être très profond, au-delà des dimensions raisonnables pour des micro-pieux habituellement utilisés pour une maison individuelle. Vérifiez sur l’étude de sol quelle est la profondeur estimée du “bon sol”, si c’est suffisamment parlant pour vous (pas toujours évident de détecter ce genre d’info).
      Le radier est une sorte de dallage en béton armé, mais très épais, très solide, porteur et indéformable. En fait, c’est comme une coque de bateau en béton armé ! La maison est posée sur le terrain, et même s’il est mou, la maison va s’enfoncer (ça, c’est normal), un peu plus que d’habitude (sol mou), mais il n’y aura pas de dommage, pas de fissure, car le radier est ridige à tous les endroits, et donc la maison ne va pas se déformer – je précise que vous ne vous rendrez probablement pas compte de cet enfoncement, rien à voir avec un bateau sur l’eau, quand même… 🙂
      Vous imaginez bien que pour faire un tel ouvrage, il faut :
      – le faire calculer par des ingénieurs (Bureaux d’Etudes spacialisés)
      – le réaliser de façon très précise, comme on le ferait pour une très grande poutre. C’est difficile à réaliser, car la position des armatures en acier doit être bien respectée au coulage du béton : le radier doit résister à tous les efforts dans les 3 dimensions (traction, compression, cisaillement, …). Les liaisons avec les murs doivent être parfaites. Béton parfaitement dosé, etc. Il faut une très bonne entreprise de maçonnerie.
      Bref, c’est une technique pointue et -donc- chère.
      Il est plus avantageux techniquement d’avoir un sous-sol, comme cela la profondeur du radier permet d’atténuer la mauvaise résistance du sol, et la rigidité est meilleure avec des murs de soubassement en béton eux-aussi.
      Mais si vous ne faites pas de radier, vous aurez probablement un sinistre, irratrapable car on ne peut pas faire de radier “après coup”. Il faudra très probablement raser la maison… Et le risque majeur est que le sinistre véritable arrive après 10 ans : vous n’aurez plus d’assurance, tout le coût sera alors à votre charge.
      Attention aussi, une prise de risque anormale et connue de l’assuré est une clause de non-assurance ! Compte tenu du coût de la reconstruction, l’assurance pourrait très bien vous dire, même avant la fin de la garantie décennale : “Vous saviez qu’il fallait faire un radier, vous ne l’avez pas fait, vous avez donc consciemment ignoré l’étude de sol, consciemment accepté un sinistre probable, je ne vous assure donc pas.” Aïe…
      Avez-vous étudié la possibilité d’une maison en ossature-bois, 8 fois moins lourde que la maçonnerie ? Et les façades peuvent être enduites, on ne voit pas forcément la différence avec la maçonnerie une fois la maison finie. Il me semble que je m’orienterais vers cette solution, et du coup j’en parlerais à mon Architecte d’Aujourd’hui (et/ou mon Bureau d’Etudes).
      Soyez vigilant, bon chantier,

  56. Bonjour,

    Sur une terrasse en hauteur accessible avec habitation en dessous, on prévoit de faire étanchéité + dalles sur plots.

    Est-il possible de carreler comme on pourrais carreler un salon ? Si oui, faut-il prévoir quelque chose en particulier ?

    Cordialement.

    1. Bonjour, des dalles sur plots sont une excellente solution sur une étanchéité. Prenez-bien un spécialiste pour la réalisation, c’est un ouvrage délicat : bien fait il ne vous causera aucun souci, mais mal fait, il provoquera des dégâts, parfois importants.
      Les dalles sur plots peuvent être du carrelage (prévu à cet usage, bien sûr, car il leur faut un résistance importante : ils ne sont posés qu’aux 4 angles, il ne faut pas qu’ils cassent !). Il n’y aura pas de joint (c’est l’avantage). D’expérience, il vaut beaucoup mieux des carreaux carrés, les carreaux rectangulaires sont mal adaptés aux dalles sur plots.
      Bon chantier.

      1. Merci pour votre retour.

        Je vous indiquais, oui dalles sur plots, OK.

        J’ai vu une terrasse où il y a une étanchéité et dessus il a été collé du carrelage comme on ferait dans un salon. Avec joints, etc…

        Avec une pente et un trou pour faire évacuer l’eau.

        Quel est votre avis ?

        Le tuyau de trop plein est-il obligatoire ? Quel risque avec les assurance si soucis et pas de trop plein ?

        Cordialement.

        1. La terrasse revêtue d’un carrelage sur chape (c’est à dire plein, sans vide sous les carreaux) est à mon avis un système beaucoup moins fiable que les dalles sur plots : pénétrations d’eau dans la chape par capillarité qui peut se propager aux murs, dilatation de la chape (chocs thermiques, jour nuit, été hiver,…) d’où fissures et fuites…, impossibilité de réparer une fuite sans tout casser – impossibilité même de savoir d’où vient la fuite, etc.
          Je conseille toujours des dalles sur plots si l’on ne veut pas avoir de souci, si l’on ne veut plus penser à l’étanchéité de la terrasse pendant très longtemps.
          Le trop plein est obligatoire, et c’est surtout une garantie en cas d’évacuation principale bouchée (par exemple par des feuilles). Là aussi, plus de risque d’infiltration. Et si l’on voit le trop-plein couler, c’est qu’il faut intervenir pour déboucher l’évacuation principale, c’est une alerte bien pratique.

          1. Bonjour,
            (du vu sur une maison)
            Je reviens vers vous sur le sujet de la terrasse accessible. Un étancheur considère que carreler la terrasse n’est pas fait dans les règles de l’art. Dalle sur plot pas pas sur chape.
            Il y a une infiltration dans la pièce de vie se trouvant en dessous, comment faire pour trouver d’où vient la fuite ?
            Etant donné que le carrelage sur chape a été posé par le constructeur ou carreleur, à qui la faute ? Les bandes solin qui doivent être posées par l’étancheur à la fin ont été posées par le constructeur. En cassant la chape, il ne sera pas possible de voir à qui relever la faute de l’infiltration.
            Pas sur que le constructeur accepte de déposer une terrasse de 35m² pour tout refaire…

            Comment va réagir la DO au vu de ces éléments ? Si il y a eu un manquement, la DO fonctionne t-elle ? Si non, comment se retourner contre le constructeur ?

            Merci pour votre aide.

          2. Je réponds point par point :
            Trouver la fuite quand le carrelage est sur chape : très difficile ! Il faut parfois tout casser pour savoir. C’est un des défauts majeurs des étanchéités avec chape par dessus.
            Pour savoir à qui la faute, c’est-à-dire pour savoir contre qui le client doit se retourner, cela dépend à qui le client a commandé l’ouvrage. S’il y a un constructeur, c’est très probablement à lui que les travaux ont été commandés, compris dans le CCMI. C’est donc à lui, et à lui seul, que le client aura affaire. Le CMI ne peut pas se défausser sur l’étancheur, c’est juridiquement impossible (après, le CMI peut se retourner contre son sous-traitant, mais c’est son affaire à lui seul, ça ne regarde pas le client). Et ceci, quelles que soient les personnes qui ont fait les travaux, y compris la pose des bandes solines.
            La DO prendra normalement le sinistre en charge, si la réception des travaux a eu lieu et si la terrasse n’a pas fait l’objet d’une réserve. Sinon, le client ne peut agir que contre le constructeur.
            Si les travaux ont été commandés par le client directement à l’étancheur, sans passer par le CMI (et donc “non compris” dans le CCMI), le client se retourne contre l’étancheur et son assurance (toujours pareil, si la réception a eu lieu, sans réserve sur l’étanchéité).

  57. Bonjour,

    Pourriez vous expliquer à quoi sert un arase étanche ? Où doit-elle précisément être placée ? Mal placée, quels risques ? Remontées capillaires, etc ???

    1. Bonjour, l’arase étanche sert à stopper les remontées d’humidité venant du sol, avant qu’elles n’atteignent des matériaux poreux, tels que le bois ou la brique.
      Elle a été appliquée il y a longtemps, notamment quand les planchers étaient en général en bois. L’humidité venant des murs en contact avec le sol, avec la terre (ce que l’on appelle les murs de soubassement) ne doit pas atteindre les planchers en bois ni les murs en briques. On placait donc une “arase étanche” sur les murs de soubassement, là où sont posés les planchers bois. Comme cela, les remontées d’humidité ne pouvaient pas les atteindre.
      S’il y avait un plancher posé directement sur la terre, par exemple un sol en terre battue, avec ou sans carrelage, et donc s’il n’y avait pas de plancher bois, on mettait quand même une “arase étanche” pour que l’humidité ne remonte pas dans les murs en briques (la brique est une vraie éponge, elle absorbe beaucoup l’eau).
      Puis, avec l’invention des planchers hourdis, c’est-à-dire en béton, l’arase étanche est devenue inutile puisque le béton est lui-même étanche. Le plancher hourdis fait donc office “d’arase étanche”, notamment au niveau du chaînage du plancher. Mais on a gardé l’habitude de placer quand même une “arase étanche”, mais pas sous le plancher hourdis (comme on faisait sous le plancher bois), mais sous le premier mur en briques. (c’est pour ça, d’ailleurs, que j’ai parfois entendu des gens me dire que l’arase étanche devait être posée dessous le hourdis, car les règles de l’art demandaient qu’elle soit toujours dessous le plancher – même s’il n’est pas en bois… ceux-là n’ont pas compris l’arase étanche, sous le hourdis ça n’a aucun sens, ils confondent avec le plancher bois).
      Avec un plancher houdis béton, une arase étanches par-dessus ne sert à rien (par dessous non plus).
      Mais on a gardé l’habitude de placer une arase étanche sous les briques. S’il y a un chaînage bas, sans coffrage de brique, l’arase étanche n’est pas utile non plus, puisque cette fonction d’étanchéité, d’arase étanche, est faite par le chaînage. Je dis “sans coffrage brique”, car dans le cas d’un chaînage coulé dans une brique, l’humidité peut passer par ce coffrage brique, justement.
      Je n’aime pas trop ajouter des arase étanche quand ce n’est pas la peine, car j’ai vu parfois (des cas que j’ai rencontrés sur internet, par exemple) qu’il y a avait eu des sinistres dus à une arase étanche (un feutre bitumé sous les briques) qui a permis une pénétration d’eau – horizontale, pour le coup – par “effet de mèche”, l’eau s’infiltrant entre la brique et l’arase étanche. Mais ça reste rare, me semble-t-il.

      1. Bonjour,
        Merci pour votre retour.
        Quelle est la différence entre ceux qui font un mortier sous le 1er rang de brique (même si plus utile) et la bande noire ?
        J’ai entendu dire que c’était obligatoire par rapport au DTU, je ne connaissais pas…
        Qu’est-ce que le DTU ?
        Cordialement.

        1. Les DTU sont les Documents Techniques Unifiés qui décrivent les bonnes “règles de l’art” en matière de construction de bâtiment. Ils sont complétés par les Normes NF (et aussi Eurocodes) qui déterminent les bonnes caractéristiques des matériaux de construction.
          Araser, c’est à dire faire une arase, c’est faire un ouvrage en général en mortier (ciment), mais aussi en plâtre suivant les cas (à l’intérieur, pour un cloison…), pour mettre au bon niveau la finition d’un ouvrage. Par exemple, on bâtit un mur en briques, mais on ne tombe pas exactement à la hauteur voulue avec la dernière brique, soit il faut la casser un peu, soit il faut la compléter. Le mortier que l’on va mettre dessus pour que le mur soit bien fini, bien horizontal, s’appelle une arase. Par exemple aussi, quand on bâtit un mur pignon au niveau de la toiture, dont le haut est en pente pour correspondre à la toiture, les briques sont bâties un peu “en marches d’escalier”. On casse les angles de celles qui dépassent et on comble les creux quand il y a des manques, pour obtenir le haut du mur qui correspondra bien à la ligne du toit : on arase le pignon.
          On fait aussi une arase avant de bâtir un mur si le support, par exemple le plancher hourdis, n’est pas parfaitement horizontal. Cela correspond à faire un joint de mortier, de l’épaisseur suffisante pour “rattraper” (rectifier) le défaut d’horizontalité et pour commencer un mur bien de niveau.
          La bande noire, en fait un feutre avec du bitume, est une paroi étanche à l’humidité. Comme elle est placée à l’endroit où l’on fait une arase, on a pris l’habitude de parler “d’arase étanche”, mais ce n’est pas vraiment une arase (de toute façon c’est trop fin pour rattraper une horizontalité).
          Les DTU disent qu’il faut avoir quelque part une coupure de capillarité, une bande étanche, pour stopper là les remontées d’humidité. Un chaînage en béton armé fait office de barrière étanche, inutile de rajouter un feutre bitumé, mais attention au coffrage du chaînage (pas en briques, voir mon précédent message).
          Mais ajouter un feutre bitumé ne fait pas de mal même si ça ne sert à rien, quoique j’ai lu des cas où, paradoxalement, l’humidité est entrée dans le mur à cause du feutre bitumé, de façon horizontale, par effet de mèche.

  58. Bonjour,
    Merci pour tous vos conseils. Je suis maître d’ouvrage et maître d’oeuvre pour la construction de ma maison, je choisis mes artisans, cela me laisse une liberté réelle par rapport à un CCMI et cela me permet également d’appréhender toutes les étapes de la construction d’une maison et d’avoir des discutions techniques que je comprends en grande partie (même si je ne connais pas encore tout le vocabulaire) avec tous les artisans même si je ne suis pas “du métier” comme on dit. Mais je me heurte à une question simple en apparence. mais qui ne l’est pas obligatoirement sur le terrain: j’ai un terrain avec une légère pente assez régulière d’environ 5%, je vais mettre en place un vide sanitaire de 60 cm avec une dalle bois de 30 cm qui sera intérieur à la maçonnerie, mais vu que j’ai des contraintes de hauteur limite de faîtage, je suis obligé de prendre le coin de la maison qui se trouve le plus bas du TN comme niveau 0 du RdC , ce qui fait que dans le coin opposé, là où le TN est le plus haut, la terre sera à environs 75 cm au dessus de mon niveau 0… Je vais donc avoir un mur enterré de 75 cm pour des pièces habitables (ce mur enterré sera sur une façade complète et sur une moitié d’une l’autre). Je me pose la question, ou mettre la bande étanche contre les remontées capillaires? entre la semelle et les premiers rang de parpaing? juste au dessous (en terme de hauteur) de la dalle plancher RdC en Bois ? mais dans ce cas n’y aura t’il pas de remontée capillaire au dessus, provenant de la terre appuyée sur le mur?
    Merci de m’éclairer sur cette problèmatique…

    Très cordialement

    1. Merci du message. Il ne doit pas y avoir de brique ni de bois enterré. Ces deux matériaux doivent être à au moins 15 cm au-dessus du terrain naturel (en pratique, comptez alors 20 cm). En dessous : béton ou agglo (qui est en béton). La coupure de capillarité doit se trouver au dessus du niveau de la terre remblayée.
      N’y a-t-il pas de solution par un petit terrassement qui ferait que vous n’aurez aucune zone enterrée au niveau du plancher bas (et donc a fortiori au niveau des murs de l’habitation) ? zone en creux qui devra être très bien drainée, mais c’est facile à faire avec un terrain en pente.

  59. Bonjour, nous avons signé il y 2 mois un avant-projet avec un CMI. Il est prévu une terrasse de 34 m² afin de pouvoir par la suite y réinstaller notre véranda. Le CMI nous a proposer une terrasse sur vide sanitaire comme le reste de la maison. La terrasse a été convenu brut soit dans leurs termes, brut de coulage. Pour nous il restait donc à installer le revêtement (carrelage) après l’installation de la véranda. Avec l’envoie de nos plans consécutifs à ceux de l’avant-projet par lettre recommandé pour faire démarrer notre délai de rétractation on nous propose un avenant afin de palier à la différence de hauteur (27 cm) entre le niveau fini du RDC (avec plancher flottant) et la dalle brute de la terrasse et ceci afin de respecter les normes PMR car nous sommes en SCI familiale même si la maison sera notre résidence principale.
    Nos questions : Est i l normal d’avoir 27 cm de différence et n’y a-t-il pas un autre moyen car il nous propose un revêtement type carrelage monté sur plots !… Je ne suis pas du métier mais je ne pense pas qu’il soit possible de mettre une véranda sur cette structure… Que veut dire brut de coulage. Merci de votre retour sachant que nous avons jusque lundi pour éventuellement nous rétracter.
    Bien cordialement

    1. Bonjour,
      la différence de niveaux des sols (27 cm) est importante, en effet. Des carrelage sur plots sont à mon avis la meilleure solution dans ce cas (c’est techniquement possible).
      Mais que prévoit le contrat ? Je suis surpris que la terrasse soit sur vide sanitaire avec une telle différence de hauteur ! Avez-vous vérifié si c’est bien le cas ? Sinon ce ne serait pas conforme aux CMI.
      Vous devez avoir une maison accessible, y compris dans la liaison terrasse-jardin.
      Attention aussi au soubassement de la véranda : la base des parois vitrées doit évidemment être surélevée de + de 27cm par rapport à la dalle béton.
      Béton brut veut dire : coulé et laissé en l’état, sans finition ni revêtement.
      A mon avis, le CMI n’a pas pensé au problème de l’accessibilité, ou bien il ne le maîtrise pas. Ne vous laissez pas faire, il doit assumer ses erreurs ou ses manques. Bon courage.

  60. Bonjour,

    J’ai une question sur les coffres linteau.

    Quelle est la différence en terme de qualité, isolation thermique et autres ainsi que tarif entre ceux qui sont parbrique (par exemple pasquet) et ceux les polystyrène comme on voit partout maintenant ?

    Quelle est votre préférence ?

    Merci pour votre aide

    1. Bonjour, les coffres apparents en façades sont soit en briques (et polystyrène à l’intérieur), soit en fibragglo (et non pas seulement en polystyrène). Les deux peuvent être enduits.
      Si votre mur est en briques, mieux vaut des coffres en briques, pour une cohérence des façades, pour éviter qu’on voit la différence de support une fois l’enduit fait (pas la même hygrométrie, dilatation, etc.). Sinon, au choix, comme vous voulez…

      1. Bonjour,

        On m’a indiqué que le meilleur est le fibraglo car il a une meilleur isolation thermique. Je suis parti sur de la brique, intérieur Polystyrène. Pour une meilleure cohérence.

        Qu’en est-il des coffres tout brique par exemple bio brique ?

        Effectivement, le fibraglo a une meilleur isolation thermique, mais tout n’est-il pas perdu quand on le perce pour mettre une grille de ventilation pour une VMC simple flux ? Pour notre part, on met une VMC double flux, pas de perçage des coffres.

        Notre construction a démarrée. Si vous cherchez un maçon dans le 35, j’ai une excellente adresse…

        Mon maçon m’indiquait que peu d’entre eux brossent les briques sur la partie à coller avec une éponge humide, quelle est votre avis sur la question ? Maintenant, les briques sont collés avec une sorte de mastic fournie par le fournisseur de briques bouyer leroux, contrairement à avant, quelle est votre avis sur celà ? J’ai entendu dire, beaucoup plus résistant au niveau des joints et pas de problème de sèchage trop rapide quand il fait chaud.

        Cordialement.

        1. Vous avez raison de prendre des coffres en terre cuite (en brique) si votre façade est en briques, que ce soit des bio-bric ou autre; car ainsi vous ne risquez pas (ou moins) que le spectre du coffre soit apparent en façade une fois l’enduit fait. c’est beaucoup plus important que le tout petit gain thermique d’un coffre en fibragglos.
          Les techniques de montage des briques à la colle (sorte de mortier-colle) à joints fins me semblent être un progrès par rapport aux joints ciment “d’avant” : régularité des joints, uniformité du support, etc. Là où l’on va mettre le mortier-colle, on humidifie un peu la brique avec une éponge ou plutôt une brosse humide : ça nettoie la brique de la poussière, pour meilleure adhérence de la colle, et cela évite que la brique (très spongieuse) assèche trop vite la colle, surtout quand le temps est sec et chaud, en effet. Mais sans exagération, il ne faut pas détremper la brique.

  61. Bonsoir,
    Je vais commencer par vous remercier pour tous les bons conseils que vous prodiguez sur ce site.
    Je vous écris dans l’espoir que vous pourriez m’eclairer sur la démarche à suivre dans ma situation.
    Ma situation est la suivante, j’ai signé un ccmi dont les plan prévois entre autre un vide sanitaire de 80cm et deux poteaux de 20x20cm. Seulement au stade de la fondation on a constaté que le constructeur n’a pas fait de vide sanitaire, et ils a agrandit la dimension des photos à 20x60cm.
    Sans autres formes, il essaie de nous faire passer la pilule en nous demandant de valider un nouveau qui ne schématise plus le vide sanitaire et qui présente les nouvelles dimensions des poteaux, nous avons refusé, le chantier est en arrêt depuis 3 semaines après le coulage de la fondation.
    Que pouvons nous faire dans notre situation?
    Je vous remercie par avance pour votre réponse.

    Bien cordialement,

    Victoria

    1. Bonsoir, merci du message. Je lis votre mél et celui que vous m’avez adressé un peu plus tôt dans la journée, où vous parlez de sous-sol, dont le dallage serait à votre charge.
      Votre projet prévoit-il un sous-sol, une cave ? Sinon, il prévoit seulement un vide sanitaire (c’est à dire un plancher hourdis, qui ne touche pas par terre) ? Je pourrai vous répondre plus précisément avec cette information.
      Quant à la demande du CMI de vous faire signer des modifications en vous mettant plus ou moins devant le fait accompli, si j’ai bien compris, elle est choquante. Un contrat est un contrat, surtout aussi important que celui pour une maison individuelle. Vous n’avez rien à signer, bien évidemment, et rien ne doit être modifié au projet sans que vous soyez d’accord, après vérification que vous ne serez en rien lésé. Un dallage à la place d’un plancher hourdis est une prestation moins bonne et moins onéreuse : à votre place, je ne changerais surement pas et je garderais le plancher hourdis sur vide sanitaire.
      Ce n’est pas la 1° fois que je lis qu’un CMI “met la pression” pour faire signer des modificatifs à un client (ils ne sont pas tous comme ça, heureusement). C’est inadmissible : ce n’est pas parce que vous n’avez pas d’architecte pour vous protéger qu’il doit en profiter ! Ne vous laissez pas faire, précisez moi quel est votre projet (cave ?) et je vous répondrai.
      Bon courage,

      1. Bonsoir, je vous remercie pour votre réponse.
        Désolé pour la multitude de message, je pensais que mon premier message n’était pas reçu.
        Pour revenir à ma situation, nous avons un plan de maison comprenant un vide sanitaire de 80cm, un sous sol de 2,20m, un rez de chaussé et un étage.
        Par contre la réalisation de la dalle du sous sol n’est pas compris dans ccmi.
        A la première réunion pour le démarrage du chantier le Conducteur travaux nous a conseillé pour la réalisation de la dalle, de faire un dallage directement sur la terre battue car le sol est rocheux, il nous ventait le côté plus économique de procèder ainsi et nous a dit qu’il laissera une réservation de 40cm pour la réalisation de la dalle.
        Seulement sans que nous n’ayons validé cette option par un avenant, il a réalisé les fondations sans faire le vide sanitaire comme cela était prévu sur le contrat.
        Pire, la fameuse réservation de 40cm qu’il devait nous laisser pour la dalle est finalement une réservation de 30cm.
        Pour couronner le tout, il a arrêté le chantier depuis 3 semaines sous prétexte de laisser sécher les fondations, et quand on s’est présenté pour la réunion concernant les choix des équipements, il nous présente un nouveau plan de la maison qui ne comprend plus de vide sanitaire.
        J’ai aussi évoqué l’agrandissement de poteaux dans le sous sol qui sont passé de 20×20 à 20x60cm sans nous informer au préalable.
        Nous sommes émotionnellement éprouvé par leur comportement, qui consiste à nous faire du chantage, car il a dit que si on ne signe pas les nouveaux plans le chantier ne va pas reprendre.
        Je vous remercie pour votre réponse et votre précieux soutien.

        Bien cordialement,

        Victoria

        1. Je crois donc comprendre que vous avez un pojet de maison avec un sous-sol partiel (une cave), et la partie qui n’a pas de sous-sol est prévue sur vide sanitaire.
          Quelques précisions :
          – sur la partie qui n’a pas de sous-sol : vous gardez le vide sanitaire, pas de dallage sur hérisson,
          – sur la cave : le sol peut être un dallage, pas besoin d’un hourdis sur vide sanitaire, car on est en profondeur, le terrain doit donc être stable.
          Vous faites un dallage béton armé de 12 cm d’épaisseur, sur un lit de cailloux (hérisson) bien compacté avant coulage du béton (et avec une possibilté de dilatation périphérique). Le hérisson peut être de 18 à 20 cm d’épaisseur à cette profondeur (stable), donc 30 cm en tout (18 cm hérisson + 12 cm dallage) suffisent. Bien sûr, vous avez vérifié avant qu’il n’y aura jamais d’eau dans la cave (niveau de la nappe phréatique à la fin de l’hiver).
          Je peux comprendre qu’on augmente un peu des poteaux dont on avait peut être sous-estimé la section : 20 x 20 peuvent devenir 25 x 25 à titre de précaution. Mais pas 20 x 60 ! Ces poteaux doivent être en béton armé. Vérifiez bien que ce ne seraient pas seulement des agglos, pour éviter le béton. Si ce devait être le cas, 20 x 60 est interdit il faut au minimum 20 x 80.
          Et sur le plan juridique, le CMI n’a rien à vous imposer ! Un contrat est un contrat. S’il veut changer ainsi, est-ce parce qu’il n’aurait pas étudié le projet ?! Ca commence mal, il n’est pas sérieux… Non, un client n’a pas à se faire “trimbaler” ainsi.
          Le temps consacré au séchage des fondations n’est que 10 – 15 jours, car le temps que l’on monte le soubassement, les 3 semaines sont passées. C’est un détail.
          Par contre, le projet n’a pas à être changé ! Vous n’avez aucune contrainte à subir pour accepter de force des changements imposés. Que dirait le CMI si vous décidiez unilatéralement de changer le prix ?! et de lui dire : “Si vous n’acceptez pas d’enlever 10000€, je cesse les paiements” ? Ce qu’il fait (le chantage à l’arrêt de chantier) revient au même de son coté. C’est illégal. Une seule réponse de votre part “Si vous arrêtez le chantier, je saisis le garant et je lui demande d’intervenir (vous verrez, c’est très efficace !), et si ça ne suffit pas, je saisis le procureur de la République via mon avocat (très efficace aussi…)”. Ne craignez pas de vous imposer : la loi protège le client contre les professionnels indélicats.
          En étant ferme, tout rentrera très vite dans l’ordre.

          1. Bonjour,

            Je fais juste une aparté.

            Je commence une construction et je n’ai pas pris de CCMI. Contre à 100%, on est pieds et mains liés, impossible de connaître les entreprises qui interviennent ! Bien souvent, ce ne sont pas les meilleures… Les bonnes refusent les CMI même si vous les présentez à votre constructeur… J’ai fait 2 CCMI et 2 MO, j’ai de suite vu la différence. Le CCMI va où il gagne le plus, panneaux solaires, etc…
            Des détails ne trompent pas : marque chaudière, PE ou multicouche, dimension carrelage et rectifié ou pas, type de ventilation de toit plat, etc… Avez vous ces informations à me communiquer pour votre projet ?

            Je viens d’avoir le cas où j’ai demandé au MO un changement sur le plan sans impact sur le chiffrage, il le fait, sans surplus. Il est obligé contractuellement. Il prend sa commission que si le tarif des devis augmente, normal dans ce cas.

            Le CCMI, le must, c’est l’opacité des chiffrages.

          2. Eh oui, faire construire est une (belle) aventure qui a des aléas. Cela impoe que le client ait un conseiller, un guide tout au long de l’opération. Ce guide doit être évidemment objectif, il ne doit pas être “juge et partie”, il doit donc être indépendant des entreprises, il ne doit pas vendre les travaux.
            Le CMI ne peut pas être ce guide, puisqu’il vend les travaux. Il n’est pas objectif! En cas de conflit d’intérêt (prix, technique, malfaçon, etc.), il choisira logiquement son intérêt, pas le vôtre.
            Cette indépendance s’appelle la maîtrise d’oeuvre.
            Et ce guide a été inventé il y a des siècles (des millénaires, en fait), ça s’appelle un architecte – appartenant à une profession réglementée, encadrée, pour protéger ses clients.

          3. Bonjour, je vous remercie infiniment pour vos explications.
            Pour le sous sol, il s’agit d’un sous sol intégral de 105m2. Il est a destination d’un double garage, d’un établi et d’une buanderie.
            Il était prévu avec un vide sanitaire de 80cm.
            Dans notre chiffrage nous avons une ligne qui précise qu’on paye 6,500e de fond de fouille à 80cm.
            Puis le sous sol à usage de garage a été chiffré à un prix.
            C’est pour l’intégralité de la surface que le vide sanitaire n’a pas été réalisé.
            Pour appliquer vos conseils, nous pouvons dire ok pour l’agrandissement des poteaux, mais à condition que s’ils font plus de 20×20, ils soient en béton armé et fasse 20×80 (la norme).
            Quant à la réalisation du dallage, techniquement je retiens que la réservation de 30cm est ok pour 20 de ballaste et 12 de béton.
            Seulement nous souhaitons isolé la dalle avec un isolant de 10cm.
            Donc il nous manque 10cm par rapport à la réservation qui est fait.
            Sauf si on réduit le lit d’herisson de 20cm à 10cm.
            La question c’est de savoir si le lit de ballaste (hérisson) de 10cm suffit?
            Aussi es ce que nous sommes en droit de réclamer la restitution du montant payer pour les fonds de fouille de 80cm que nous avons payer pour le projet?
            Je vous remercie par avance pour votre réponse.

            Bien cordialement,

            Victoria

          4. Le sous-sol, qui servira aussi de garage, est-il enterré ou semi-enterré (avec rampe d’accès) ou est-il à peu près au niveau du terrain naturel ? C’est important pour déterminer le type de plancher.

          5. Merci pour votre réponse très prompte.
            Le sous sol est enterré 3 cotés sur 4. Le 4ème côté non enterré étant celle des portes de l’entrée du garage.

            Bien cordialement,

            Victoria

          6. Ah.
            TECHNIQUEMENT
            A mon avis, un dallage convient très bien s’il est enterré, par exemple de plus d’un mètre de profondeur, car le sol en profondeur est plus stable (voir quand même l’étude de sol, par acquis de conscience).
            Par contre, en surface (ou à peu près, à 30 ou 40 cm de profoneur), le sol n’est pas stable, donc le dallage risque de se tasser. En surface, il vaut mieux faire un plancher hourdis (donc sur vide sanitaire). Donc pour vous, puisque le sol semble à la surface ou presque, je vous conseille de rester sur un vide sanitaire, tel qu’il était prévu.
            Poteaux : on peut admettre qu’un poteau soit un peu épaissi, car on pense qu’on avait prévu un peu trop juste. Par exemple, 20×20 deivennent 25×25, ok. Mais ça ne veut pas dire qu’on transforme un poteau en bout de mur, en 20×60. Je n’en comprends pas la raison, il serait intéressant que le CMI dise pourquoi il vous propose ça. Et s’il s’était trompé en faisant un poteau trop fin, pourquoi ne pas faire 25×25 ?
            JURIDIQUEMENT
            Le CMI n’a pas le droit de modifier le projet sans votre accord préalable (comme vous-même, vous n’avez pas le droit de modifier le prix sans l’accord préalable du CMI). Donc le CMI n’a rien à vous imposer. Vous pouvez :
            – soit imposer que l’on reste à ce qui était prévu : vide sanitaire partout, pour le prix convenu, point-barre.
            – soit demander une compensation financière pour accepter une prestation de moins bonne qualité, à vous de la déterminer (elle sera bien évidemment largement au-delà de l’économie que va faire le CMI en faisant un dallage plutôt qu’un hourdis et du coût de ces -80cm pour vide sanitaire). Par exemple, ces 80cm de profondeur ont été estimés à 6500€, l’économie du dallage/hourdis représente (à la louche)3500€, cela fait 10000€ d’économie pour le CMI. Plus votre indemnité pour ne pas avoir ce qui vous avez commandé, ce qui était payé, de 3000€, cela fait -par exemple, à vous de voir- -13000€ sur le montant total.

          7. Bonsoir,
            Je vous remercie pour votre réponse.
            Vu que les fondations ont déjà été coulé sans qu’on est eu à valider le changement. Nous n’avons pas d’aurre Choix que de réclamer le remboursement de la somme payer pour la réalisation du fonds de fouille.
            Pour les poteaux, l’explication a été qu’ils les faut à cette taille pour soutenir l’etage. Donc en somme, ils ce sont trompé dans la réalisation du projet et avaient prévu de petits poteaux de 20×20 au sous sol au lieux de 20×60.
            Nous allons exiger pour ce changement qu’ils fassent les choses comme il faut (béton arme et poteaux de 20×80).
            Nous réclamerons également une compensation pour ce changement. Car je ne vous le cache pas, avec eux , depuis qu’on a attaqué la phase de réalisation nous allons de mauvaises surprises en mauvaises surprises.

            Bien cordialement,

            Victoria

          8. A titre d’information, pour le changement de nature du sol, vous êtes en droit de demander plus que le strict remboursement du coût du décaissement.
            Pour les poteaux, inutile qu’ils soient de 20x60cm ni même 20x80cm (j’ai dû être confus dans mes explication : une largeur de 80cm est le minimum quand on a que de la maçonnerie, sans poteau intégré, ce qui n’est pas le cas pour vous : vous aurez surement un poteau intégré dans la maçonnerie). Je présume que le CMI a préféré prévoir des blocs d’agglos 20×40 intercalés, avec réservation pour 2 chaînages verticaux, ce qui fera 40 + 20 = 60 cm (c’est plus simple pour lui). Normalement, un chaînage vertical n’est pas un poteau. Mais vous pouvez plutôt demander des poteaux en béton armé de 25x25cm, à moins que les dimensions 20×60 vous conviennent, bien sûr.
            Et demander une compensation est normal, ne serait-ce que pour que ce ne soit pas des changements futurs à tous les moments de la construction !

          9. Bonsoir,
            Effectivement ils ont fait une réservation de ferraille verticale. Leur explication pour les poteaux est la suivantes : les poteaux portent l’étage donc il faut qu’ils soient de la même taille au rez de chassée et au sous sol.
            Sauf que durant toute la conception du projet y compris sur le plan permis il y a des poteaux de 20x20cm schématisés pour le sous sol.
            Ces poteaux ne sont pas noyés dans des murs, ce sont au contraire 2 poteaux apparents qui nous obligent à modifier la configuration initiale que nous avions prévu pour le sous sol.
            Si j’ai bien compris, on peut accepter la modification des poteaux mais il faut qu’ils fassent des poteaux (25×25 ou 20x 40,60) en béton armés (vu qu’il ne sont pas noyés dans un mur), c’est bien cela?

            Je vous remercie pour vos réponses.
            Car ce sont des situations face auxquelles nous sommes complètement perdu, sachant que le constructeur essaie de nous faire croire que nous sommes trop cons pour comprendre et surtout que c’est lui qui est a plaindre car il fait au mieux pour nous réaliser notre maison.
            Merci infiniment,
            Victoria

          10. Il faut que les poteaux soient… de taille suffisante. Je ne peux guère en dire plus, ne connaissant pas le projet. Les poteaux coulés dans des agglos seront de taille réduite, 14×14 environ, puisque c’est la dimension des trous dans les agglos, ce qui est insuffisant (ces trous sont faits pour des chaînages, pas pour des poteaux).
            A mon avis il vaudrait mieux des poteaux 25×25, car il vaut mieux des poteaux dont toutes les dimensions soient plus larges (sinon on risque un”flambement” – rien à voir avec le feu, je vous rassure). Il faut que les poteaux soient de la même dimension au RdC qu’au sous-sol, ou que les poteaux du sous-sol soient les plus gros, puisqu’il portent le plus de poids.
            Tout ça mériterait probablement une consultation auprès d’un professionnel de la construction, il me semble…

          11. Bonjour,
            Effectivement il n’est pas évident de conseiller avec précision et certitude quand on n’a pas une vision claire et globale d’une situation.
            Mais rassurez vous, vous m’avez beaucoup apporter avec votre expertise et votre patience, en prenant le temps de répondre.
            En attendant de trouver un professionnel de la construction pour m’aider à mieux suivre les choses, je vais suivre votre conseil en ne signant rien sans être bien consciente de mon choix.
            Je vous remercie infiniment.
            Bien cordialement,

            Victoria

  62. Bonjour, je vous remercie par avance pour tous les précieux conseils que vous apportez pour nous éclairer.
    Je souhaite avoir vos conseils sur ma suituatiin. Nous avons signé un CCMI avec une construction qui comprend un sous sol prévu avec vide sanitaire. La dalle du sous sol est à notre charge.
    Au cours de la première réunion pour le démarrage du chantier le conducteur des travaux nous avait gentiment conseillé d’opter pour la réalisation d’une dalle sur hérisson, ça selon lui vu que le sol est rocheux cela ne risquait rien et surtout que cela serait moins hobereaux pour nous. Il nous avons dit à cette occasion qu’il. Pis laisserai une réservation de 40cm (20 pour le ballaste, 10 pour l’isolant et 10 pour la dalle. L’idee nous a plu, mais avant même qu’on est pu consulter un maçon pour confirmer ses dires, ils ont coulés les fondations sans nous faire de vide sanitaire, et pire ils n’ont laissé qu’ine Réservation de 30cm. A cela se rajoute qu’ils ont agrandit 2 poteaux prévu 20x20cm a 20x60cm.
    Ils nous demandent maintenant de signer de nouveaux plans qu’ils ont fait réalisé et qui enlèvent le vide sanitaire et schématise les nouveaux poteaux. Quand nous avons posé la question pour le vide sanitaire ils nous ont répondu qu’ils ne nous doovent pas de vide sanitaire car c’est écrire « sous sol libre terre battu ».
    Nous sommes assez choqué par de tels comportements, en dépit de leur insistance nous n’avons pas signé les plans.
    Svp j’aimerais que vous me donnez votre avis sur cette situation.
    Je vous remercie par avance pour votre réponse.

    Bien cordialement,

    Victoria

  63. Bonjour,
    je doit faire un terrasse haute sur dallage de 65 cm par rapport au terrain naturel , superficie 35m² . la terrasse est adossée à la maison
    mon choix a été de le faire sur dallage car sur poutrelles trop cher
    j’ai coulé des fondations de 30 x 30cm et 3 rangs de moellon pour la ceinture avec une dalle de 12 cm en STC 25c
    Avec quoi faire le hérisson et comment compacter ?
    Cordialement

    1. Bonsoir, compacter un hérisson de 60cm n’est pas facile, car bien sûr plus sa hauteur sera importante, plus il aura tendance à se tasser.
      Il faut compacter par couches de 20 cm de haut, c’est à dire qu’il faut compacter en 3 fois minimum (et compacter une fois la terre avant de placer les cailloux, c’est mieux).
      Utilisez des cailloux concassés (pas des roulés de rivière), car les cailloux concassés “se bloquent” plus facilement entre eux. Et aussi, utilisez des cailloux à granulométrie continue (qu’il y ait toutes sortes de grosseurs, depuis le sable jusqu’aux gros cailloux), là aussi ils se bloqueront mieux entre eux.

  64. Bonjour,
    Nous avons fait agrandir notre maison au sol. Le devis initiale prévoyait un planché hourdis. Hors le constructeur a finalement fait une dalle pleine. J’ai l’impression qu’il y a des remonté d’humidité par la dalle. Nous sommes nous fait avoir ?
    La dalle est-elle meilleur marché que le planché hourdis ?
    Qu’elles sont nos recours ?
    Bien cordialement

    1. Bonjour, je trouve stupéfiant que des professionnels se pemettent de vendre un plancher hourdis et, finalement, livrent une dalle sur hérisson (si j’ai bien compris ?). C’est comme si vos commandiez une citroën C5 et qu’on vous livre une C3… (je n’ai rien contre les C3, c’est l’exemple qui m’est venu en tête).
      La dalle sur hérisson est évidemment moins chère que le plancher hourdis. Et le plancher hourdis protège évidemment bien mieux de l’humidité.
      Vos recours ? Si vous n’avez pas expréssemment accepté ce changement (acceptation par Avenant écrit, en toute connaissance de cause et bien informé par l’entreprise au titre de son devoir de conseil) :
      – Si ce n’est pas réceptionné, vous pouvez refuser les travaux et exigez que l’entreprise s’en tienne à la commande réelle (hourdis), ou demander une indemnité.
      – Si c’est réceptionné (et payé) : vous demandez soit une indemnité (à votre place, je ne lésinerais pas sur le montant : on a voulu “vous avoir” en effet, en vous prenant pour un naïf), soit la réfection de tous les travaux. En pratique, allez voir un avocat, car ça relève aussi de l’escroquerie, donc du pénal. L’entreprise a intérêt à ne pas trop faire la maline, si je puis dire.
      Et si c’est réceptionné, comme vous avez de l’humidité, il serait peut-être judicieux de déclarer un sinistre ?
      Bon courage, soyez déterminé.

    2. si votre devis comporte un vide sanitaire il doit être fait sinon le Montand du devis doit être révisé . demandez l étude de sol c’est elle qui va être déterminante devant un tribunal . si votre constructeur ne veux rien entendre aller voir un conseil en bâtiment qui vous dirigera facilement
      cordialement

  65. Bonjour monsieur,
    J’ai un sujet qui m’angoisse, j’espère que vous pouvez m’aider.
    Mon CCMI me livre la maison en mars. Devant la maison il y a un espace de 20m² qui servira de chemin et stationnement de voiture.
    Cet espace a été complètement terrassé et remblayé en janvier pour passer les raccordements techniques (électricité, gaz, etc.)
    Le terrassier me propose d’installer une couche de béton sur cet espace et de coller des pavés dessus au mortier.
    J’ai plusieurs craintes :
    1- Vu que cet espace a été terrassé en janvier, la terre serait elle suffisamment tassée aujourd’hui (ou dans un mois) pour couler du béton ? (le terrassier m’indique qu’il aura la petite machine pour tasser)
    2- est ce qu’il n’y pas de risque pour la structure de la maison de couler du béton en face (c’est une maison sur sous-sol) ? n’y a t il pas une autre façon de faire qui éviterait le coulage de béton ?
    3- n’est il pas plus prudent d’installer du gravier dans un premier temps (et pas japonais pour le passage piéton) et d’attendre quelques mois avant d’entreprendre quoi que ce soit ?

    Merci beaucoup pour votre aide.

    Bien à vous,

    1. Bonjour, a priori, pas de quoi s’inquiéter outre mesure.
      1- la dalle béton n’est pas une bonne idée : le béton est cassant, il n’absorbe pas les tassements. Pour que l’on puisse rouler dessus (avec ou sans pavés), il faut évidemment un support très stable, ce qui sera difficile à obtenir. Il faudrait une dalle épaisse, fondé sur un sol compacté par engin routiers. En outre, le poids des véhicules finira à la longue à faire “chasser” sur les cotés l’assise de la dalle béton : il faudrait qu’elle soit bloquée par un petit muret ou longrines périphériques. Tout cela est bien compliqué pour un simple parking. Je vous conseille plutôt de poser directement les pavés sur un lit de sable (avec un peu de mortier pour empêcher l’herbe de pousser entre les joints), ils se tasseront légèrement mais si le sol aura été bien compacté, vous ne vous en rendrez probablement pas compte. Et c’est beaucoup moins cher. Ajouter des bordures bloquantes en périphéries assurera une longue pérennité au parking.
      2- Non, a priori aucun risque pour la stucture de la maison, à moins de se coller à elle. Mais le mur du sous-sol a dû être calculé de toute façon pour résister aux poussées horizontales ?
      3- En effet, rejoins ma proposition du n°1
      Bon chantier !

      1. Merci beaucoup pour votre retour.
        Je laisse tomber la dalle béton alors et je pars sur la solution pose de pavés sur lit de sable et mortier.
        Et si je comprends bien, si le sol est bien compacté, il est possible de faire la pose dès maintenant ?

  66. Bonjour monsieur,
    je me permets de partager avec vous un sujet qui m’angoisse, j’espère que vous pouvez m’aider.
    Mon CCMI me livre la maison en mars. Devant la maison il y a un espace de 20m² qui servira de chemain et stationnement de voiture.
    Cet espace a été complètement terrassé et remblayé en janvier pour passer les raccordements techniques (électricité, gaz, etc.)
    Le terrassier me propose d’installer une couche de béton sur cet espace et de coller des pavés dessus au mortier.
    J’ai plusieurs craintes :
    1- Vu que cet espace a été terrassé en janvier, la terre serait elle suffisamment tassée aujourd’hui (ou dans un mois) pour couler du béton ? (le terrassier m’indique qu’il aura la petite machine pour tasser)
    2- est ce qu’il n’y a pas de risque pour la structure de la maison ou pour les assurance de couler du béton en face ? n’y a t il pas une autre façon de faire qui éviterait le coulage de béton ?
    3- n’est il pas plus prudent d’installer du gravier dans un premier temps (et pas japonais pour le passage piéton) et d’attendre quelques mois avant d’entreprendre quoi que ce soit ?
    merci beaucoup pour votre aide.
    Bien à vous,

  67. Bonjour ,
    je viens d’acquérir un bien construit au début du siècle , les planchers actuelle sont en bois posé sur poutre (vide sanitaire environ 40cm .
    Je ne sais que choisir entre plancher hourdis polystyrène à languette ou dallage désolidarisé avec polystyrène extrudé .
    Quel est d’après vous la solutions la moins onéreuse et la plus adapté avec le meilleur coefficient énergétique pour un bâtiment de ce type .
    Année de construction 1900
    3 étages , caves sous l’immeuble ,
    Rénovation totale

    1. Bonjour, sans vouloir ne pas répondre, il m’est totalement impossible de donner un avis sans visiter le bâtiment, d’autant plus qu’il est ancien (120 ans environ) et qu’il faut tenir compte particulièrement de l’existant, ce que je ne peux pas apprécier ainsi.
      Par contre, vous parlez soit de plancher hourdis (pas très commode à insérer dans un vieil immeuble, probablement en pierres : comment faire les chaînages ?), ou un… dallage désolidarisé ! Le dallage, par définition, repose par terre : il ne peut donc se concevoir que pour le sol de la cave.
      Avez-vous envisagé un plancher collaborant par dalle béton armé sur coffrage en bacs acier faisant armature ? a priori, les bacs aciers seront plus faciles à mettre en oeuvre. a priori, bien entendu…
      Pour vous conseiller, il me parait nécessaire de contacter un architecte (d’aujourd’hui… 🙂 ) qui visitera le bâtiment et pourra vous proposer la ou les meilleures solutions, les mieux adaptées au bâtiment, pour un moindre coût. C’est très technique, ça ne peut pas s’improviser comme ça.
      Bon chantier !

  68. Bonjour

    J ai acheté un pavillon il y a 3 mois , j ai constaté après l achat que le carrelage est fissuré à trois endroit ainsi qu un vide sous les plinthes au niveaux des angles de la pièce.
    La maison repose sur vide sanitaire .
    Cela serait il dû la dalle qui s affaisse ou à une mauvaise pose du carrelage ?

    Cordialement.

    1. Bonjour, êtes vous sûr d’avoir un plancher hourdis, donc avec un vide sanitaire sous la maison ?
      Ce que vous décrivez est caractéristique d’un plancher bas constitué d’un dallage sur hérisson qui s’affaisse (cas assez fréquent, hélas). Ca ne peut pas arriver avec un plancher hourdis qui est porté par les murs de soubassement, car ce serait alors toute la maison qui s’affaisserait : il y aurait alors des fissures dans les murs à différents endroits, en général en diagonale.
      Ou alors, c’est le plancher hourdis qui est en train de craquer… cas que je n’ai jamais rencontré dans ma “longue carrière” (hum!… 40 ans déjà que je suis architecte :), car les hourdis sont faits en usine et livrés parfaitement adaptés au projet.
      Ou alors il aurait été très mal posé. Il m’est arrivé de voir un hourdis prêt à être coulé et auquel il manquait un chaînage !!! Pas sur un de mes chantiers, heureusement…
      A moins que le carrelage sur chape (le mortier qui sert à sceller le carrelage) ait été fait sur un isolant recouvrant tout le plancher, et que cet isolant ne soit pas aussi dur, aussi incompréssible qu’il le faudrait ?
      Les fissures peuvent être dues à une mauvaise pose du carrelage (par exemple, manque de dilatation aux bords) mais pas à un affaissement. Si vous en avez l’occasion, regardez comment est fait le carrelage en faisant un trou jusqu’au plancher hourdis (dans un endroit que vous pourrez reboucher sans crainte : dans un placard, etc. Mais demandez l’avis d’un architecte, car ça ne me semble pas évident de déterminer la cause de ce dommage.

  69. Bonjour,

    Entre la maison et la terrasse, on me conseille de laisser 7cm minimum afin de créer un drain avec des graviers et éviter de l’eau qui stagne entre la terrasse et la maison et que par capillarité ça remonte.

    J’ai vu qu’on peut mettre des caniveaux en périphérie, j’ai vu celà chez NICOLL et apparentement, c’est le TOP en terme d’efficacité.

    J’ai prévu de faire une terrasse brute pour un jour la carreler, mettre des caniveaux n’est-il pas un point bloquant le jour où on veut carreler ?

    Merci pour votre avis sur le drainage et le carrelage. Quel est le prix linéaire des caniveaux posés.

    Cordialement.

    1. Les terrasses peuvent être sources d’humidité dans les maisons, en effet. Il faut bien veiller à faire une barrière étanche. Les caniveaux entre terrasse et habitation sont une très bonne solution (inutile de les placer tout le tour, c’est entre maison et terrasse qu’il faut faire cette coupure). Et c’est aussi très bien d’éviter toute stagnation d’eau au pied d’une construction, par exemple en mettant un drain : de l’eau qui stagne, même si elle ne remontera jamais dans la maison, créé une faiblesse dans le sol avec le temps, et on a alors, de années après parfois, des sinistres graves (fissures, tassements, obligation de recreuser des fondations sous la maison, etc.).
      Je ne donne jamais de prix ici, car ce serait totalement artificiel : ça dépend des contextes, des chantiers, des quantités, des régions, des artisans,… bref, il n’y a pas de prix “standard” dans le Bâtiment.
      Bon chantier,

      1. Bonjour,

        Existe t-il autre chose sinon ? Je le fais tout le tour sauf le devant de la maison car devant la maison il y aura de l’enrobé et pas nécessaire ?
        Le reste sera en terrasse ou chemin de 1m autour de la maison en terrasse.
        Je voulais avoir une approximation de tarif au m, il y a 23m linéaire.

  70. Bonjour,

    Entre la maison et la terrasse, on me conseille de laisser 7cm minimum afin de créer un drain avec des graviers et éviter de l’eau qui stagne entre la terrasse et la maison et que par capillarité ça remonte.

    J’ai vu qu’on peut mettre des gouttières en périphérie, j’ai vu celà chez NICOLL et apparentement, c’est le TOP en terme d’efficacité.

    J’ai prévu de faire une terrasse brute pour un jour la carreler, mettre des gouttières n’est-il pas un point bloquant le jour où on veut carreler ?

    Merci pour votre avis sur le drainage et le carrelage.

    Cordialement.

  71. Bonjour et merci pour vos conseils.
    Je m’apprête à construire un garage (surface intérieure 5m*5.7m) attenant à une partie habitable aussi à construire (surface intérieure 6m*5.7m) elle même attenante à ma maison construite récemment . J’envisage de faire le plancher sur vide sanitaire (poutrelles précontraintes 5.2m + hourdis polystyrène, dalle béton 5 cm), sera-t-il assez solide pour supporter le poids ma voiture ( monospace 1400 kg ) ?
    Le “sol dur” pour les fondations de ma maison est atteint à 1.4m de profondeur en moyenne, je pense respecter la même profondeur pour mon garage et la partie habitable, pour arriver au niveau de ma maison actuelle je devrai donc couler environ 80 cm de hauteur de béton pour 50 cm de largeur + 3 rangées d’agglos à bancher ?
    Pour la partie habitable, les poutrelles du plancher devraient atteindre 6m20, un mur de refend est conseillé n’est-ce pas ?
    Merci encore pour vos conseils.

    1. Merci du message.
      Pour le plancher hourdis, en le commandant (vous ou le maçon) devez bien préciser qu’il s’agit d’un garage, surcharge 250kg/m² (au lieu de 150kg/m² seulement pour une partie habitable; ce qui n’est pas énorme pour un garage… Il me semble que quand j’étais plus jeune, c’était beaucoup plus. Rien ne vous empêche de demander un plancher plus résistant, par exemple à 350kg/m².
      Pour la profondeur des fondations, c’est la profondeur de leur base (là où sera coulé le béton de fondation) qui compte. Cette base doit être à -20 ou -30 cm dans le “bon sol”, le sol dur (pas juste posée dessus, mais un peu plus profonde).
      Je vous conseille en effet de réaliser un refend, plus de 6m de portée pou un garage (qui peut être très sollicité en poids) c’est beaucoup, un peu trop à mon avis. Vous avez raison, il est plus sage d’avoir des portées de 3m.
      Bon chantier !

      1. Merci pour vos éclairages, pourrais-je vous faire passer les plans que je suis en train de fignoler pour avoir votre avis ? Encore un grand MERCI. Jean-François.

  72. Bonjour,
    J’espère que vous pouvez m’aider.
    J’ai un contrat CCMI avec un constructeur. Contractuellement, la durée des travaux est au plus de 14 mois, le constructeur doit me livrer au plus tard dans 1 mois et demi. Sauf que à aujourd’hui, le chantier est loin d’être terminé : il manque l’électricité, la plomberie, le sol, le ravalement, les gouttières, des cloisons pas au bon endroit, etc.
    Je n’arrive pas à avoir de visibilité de la part du constructeur et le chantier est arrêté depuis plusieurs semaines
    est ce que je dois entamer une quelconque démarche ? quel recours je peux faire à ce stade ?
    Je vous remercie.

    1. Bonsoir, 14 mois pour les travaux d’une maison; c’est déjà énorme (à moins que ce soit une très grande maison, très complexe). La plupart des maisons peuvent être faites en 2 fois moins de temps. Les constructeurs prennent souvent des marges énormes de temps (temps nécessaire x 2) pour se protéger.
      Il est évident que la maison ne sera surement pas finie à temps – surtout si le chantier n’en est qu’au stade des cloisons après plus d’un an de travaux !
      Vous avez raison de réagir. La seule chose que vous pouvez faire actuellement est d’écrire en lettre recomandée + accusé de réception au constructeur, pour prendre date (c’est le cas de le dire…) et constater que le retard est inévitable.
      Je vous conseille surtout d’adresser une copie de cette lettre à l’organisme financier qui vous a accordé la garantie de livraison à prix et DELAI convenus, car c’est lui qui doit vous payer ce retard en cas de défaillance (probable) du constructeur.
      Quelque chose comme :
      “Monsieur, nous avons conclu un contrat de constructon à délai garanti, soit 14 mois maximum. Il s’agit d’un délai énorme pour une simple maison individuelle.
      Plus d’un an après son ouverture, le chantier est loin d’être terminé : il manque l’électricité, la plomberie, le sol, le ravalement, les gouttières, des cloisons dont l’emplacement est à rectifier, etc. En outre, les travaux sont arrêtés. Il est donc inévitable que le délai convenu ne sera pas respecté.
      Je vous mets en demeure de m’indiquer par retour votre décision pour limiter au maximum le retard de livraison.
      J’adresse copie de la présente lettre à l’organisme de caution qui a délivré la garantie de livraison à prix et délai convenus, afin qu’il prenne acte du retard à venir.
      Vuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.”

      Seul l’organisme de caution peut “faire bouger” le CMI…
      Présenter une garantie de livraison “à délai convenu” n’empêche en rien un retard très important… Il y a quand même une sorte de tromperie dans cette formulation, vous ne trouvez pas ?

      1. Bonjour,
        merci beaucoup pour votre retour. Je vais faire le recommandé.
        Il s’agit d’une petite maison de 55 m² au sol. Le conducteur des travaux n’a cessé de nous dire comme quoi il nous livrerait pour noël, puis pour fin janvier, puis pour fin février…. mais dans les faits le chantier n’avance pas !!

  73. Bonjour,

    Sur une maison de 105m² d’emprise au sol avec un étage prévu sur vide sanitaire, à combien revient environ la plue value de la faire sur un sous-sol complet ?

    Des voisins ont déjà eu la surprise de retrouver de l’eau dans leur sous-sous lorsqu’il y a des très très fortes pluie. Y a t-il un moyen de se prémunir de celà ?

    Merci.

    Cordialement.

    1. Bonjour, il est impossible de calculer “comme ça” le coût d’un sous-sol. Il faut compter les quantités réelles de matériaux, murs (nature ? agglo ou agglo à bancher ?), poteaux, poutres, dallage, étanchéité extérieure, escalier (nature, forme, garde-corps…), équipement (drain ? fenêtres ? électricité, autre ?) etc. Puis, une fois ce quantitatif fait, il faut connaître les prix des artisans de votre région, pour avoir une idée, un ordre de grandeur. Une info quand même : c’est au moins la moitié du coût au m² d’une maison entière – et parfois nettement plus que cette moitié. Par contre, un sous-sol partiel est plus cher au m² qu’une sous-sol sous toute la maison.
      Pour savoir à quelle profondeur est l’eau en sous-sol (niveau de la nappe phréatique), il faut tout simplement faire un sondage, un trou… Et il faut le faire à la fin de l’hiver ou au début du printemps, quand la nappe est censée être à son niveau le plus haut. Si ce niveau est haut (proche de la surface, atteignant le dallage du sous-sol), il faut faire un cuvelage (faire une cuvette étanche en béton, un peu comme une coque de bateau en béton) et pouvoir évacuer les eaux d’un drain extérieur (pompe) : c’est compliqué et cher, je vous le déconseille a priori.
      Cordialement,

  74. Bonjour
    On a fait une étude de sol g2avp par un geothechinicien pour notre projet de construction d’une maison individuelle , lequel préconise un radier comme type de fondation sauf que le constructeur prévoit un vide sanitaire de 60cm sur des semelles filantes ! Sous prétexte que le radier n’est qu’une préconisation et pas une obligation ….
    Je voulais connaître votre avis l à-dessus svp ? Est c q vous suiveriez l’étude du sol ou l’avis du constructeur ?
    Merci d’avance

    1. Bonsoir, permettez-moi d’être interloqué de votre question !
      Un technicien, spécialiste du sol, est consulté pour savoir quel type de fondation il faut réaliser. Ses sondages et ses claculs aboutissent à la nécessité d’un radier. Un radier, ce n’est pas rien, c’est un ouvrage technique complexe (il faut un plan d’exécution fait par un Bureau d’Etudes Structure), délicat (la mise en place des nombreuses armatures est difficile à mettre en oeuvre, il faut particulièrment bien positionner les écarteurs), onéreux (c’est un travail long et nécessitant une fourniture d’armature importante). Si un BET-SOL préconise un radier, c’est qu’il n’y a pas d’autre solution !
      Je crains que votre constrcuteur n’ait pas les compétences pour réaliser un radier – ou plutôt faire réaliser, car un constructeur sous-traite en général les travaux à des artisans, il ne les fait pas lui-même – et aussi, qu’il n’ait pas envie de payer plus que ce qu’il avait prévu, pour garder intacte la marge qu’il prend sur les travaux des artisans, malgré son obligation de résultat (dont il n’a pas l’air de se soucier). Il doit peut-être se dire qu’il est assuré et quand le sinistre arrivera, ce sera l’assurance qui paiera à sa place les travaux de reprise. Les travaux de reprise des fondations, surtout sur un sol de faible portance, sont très difficiles (il faut les faire sous la maison existante !), très chers et très pénibles si vous devez habiter la maison pendant le chantier.
      En conclusion : je suis persuadé qu’il y aura très probablement un siniste dans les années à venir. Vous pouvez espérer que le sinistre arrivera avant dans les 10 ans qui suivent la réception (pendant la validité de la garantie décennale).
      A ) Dans ce cas, vous n’aurez que : à assumer une gestion du sinistre (il vous faudra faire valoir vos droits après des assureurs), subir un chantier important pendant des mois dans une maison que vous continerez probablement à habiter (si c’est possible – pas sûr, car il faudra reprendre toutes les fissures, y compris lesfissures intérieures).
      B ) Si le sinistre arrive après 10 ans, c’est la catastrophe. Vous ne serez plus assuré, tout sera à votre charge. Mais une maison où un radier nécessaire est remplacé par de simples semelles filantes (même pas des pieux), présentera très probablement un sinistre de fondation dans les toutes premières années après sa réalisation…
      Bref, vous me demandez mon avis : c’est une folie de ne pas faire un radier, calculé par un (vrai) Bureau d’Etudes Structure et réalisé par une entreprise capable de le faire. Vous allez droit à la catastrophe.
      Et attention aussi : l’assureur risque de refuser d’intervenir ! En effet, une malfaçon faite en connaissance de cause n’est jamais assurée. L’assureur peut très bien vous dire : “Le CMI et le client savaient tous les deux qu’un radier était nécessaire, et ils ne l’ont pas fait faire. Ils savaient que le sinistre allait survenir à coup sûr, comptant que ce soit l’assureur qui paie des travaux normalement pris en charge par le CMI. Il y a donc tromperie, et le client est complice. Dans ce cas, la loi me permet de ne pas intervenir. Je ne prendrai donc pas en charge ce sinistre.” Et il aurait juridiquemet raison… C’est comme si vous vous amusiez à foncer au feu rouge, on n’est pas assuré pour un accident provoqué délibérément.
      A votre place, je ne laisserais surement pas le CMI faire une telle malfaçon à ma maison (c’est comme s’il ne faisait pas de fondation…), je lui ferais faire un radier correct (avec un suivi des travaux par quelqu’un d’autre), puis je résilierais le contrat CMI pour ne plus avoir à faire à un tel personnage dangereux.

  75. Bonjour ,

    Par ce message Mr Espagno je voulais vous remercier ! car sur vos conseils je n’avais toujours par régler le premier appel de fond des fondations depuis le mois de septembre 2018 ! malgré les nombreuses menaces su constructeur nous avons tenu bon et fais expertiser les fondations par une étude de sol, étude béton accompagné d’un rapport d’expert plus un géomètre qui à démontrer que du béton empiété chez le voisin ….
    6 mois plus tard et avec en mains tous les rapport qui nous donner raison sur la mauvaises réalisation des fondations nous laissions jusqu’au 15 janvier 2019 au constructeur pour intervenir ……
    Le 15 au matin il était sur notre terrain pour démolir les fondations avec en leur possession les divers étude pour la réalisation de fondations conforme .
    1,50 m de profondeur, 40 cm de gros bèton et 30 cm de fondations et Vs de 80 cm !! ils ont réalisé un coffrage en limite de propriété ce coup-ci pour excentrer et ils vont réaliser le mur en agglo coffrant avec le ferraillage adéquate …..
    Je sais que je ne dois pas me réjouir trop vite et surveiller jusqu’à la livraison ! mais je tenais réellement à vous remercier.
    Bien cordialement

    1. Bonsoir, je suis ravi que cet épisode de fondations se termine bien pour vous. Il faut toujours “tenir bon” quand on est dans son bon droit, ne pas se laisser impressionner, car un investissement comme une maison est lourd, et pour très longtemps (plusieurs générations…).
      Attention aux amatures des fondations excentrées, elles doivent être prises dans la fondation, de façon latérale (pour éviter tout effet de basculement), et se prolonger dans le soubassement jusqu’au plancher hourdis.
      J’espère que la suite vous donnera également satisfaction. Bien cordialement,

      1. Bonjour ,
        Monsieur
        Hé bien ma satisfaction aura été de courte durée ! ils n’ont pas respecté l’étude de sol qu’ils étaient censé avoir en leur possession …
        Mon étude précisait un encastrement minimum 1,50 m (sol argileux moyen) par rapport à l’extérieur et à l’intérieur sous le niveau du sol qui constitue le vide sanitaire ……
        Le constructeur lui a comprit 1,50 m sous la dale du vs !!!!! donc remise en demeure de reprendre une nouvelle fois les fondations ….et de respecter l’étude de sol .
        Cerise sur le gâteau c’est le pdg qui à contacté mon expert pour lui demander qu’il explique au maçon ce qu’il faut faire …..!!
        On attend leurs réaction à ce jour !
        Dire que si ils auraient réalisé les 40 cm de fondations correctement prévus au contrat et non pas les 25 cm par endroit rien aurait éveillé mes soupçons car ce sont eux qui ont fais réalisé une étude de sol pour me démontrer que 25 cm de fondations était suffisant pour la portance ….. mais pas sur sol argileux ……ils se sont fais avoir eux même car j’ai fais réalisé une étude de sol juste derrière !

        Par contre pour la suite ……

        Est-ce que l’appel de fond des 25% fondations doit comprendre le VS ou que les fondations ?
        Le crépis doit il être réalisé est payé au 75 % ou au 95 % ?
        J’ai entendu dire que le drain jaune n’est pas autorisé qu’en pensez-vous ?
        Le tuyau placé dans les wc et qui ressort sur le toit pour éviter les odeurs est il obligatoire ?
        Vu que ma terre est argileuse ne faut il pas une protection supplémentaire type delta MS en plus du trapcofuge noir (j’aurais un plain pieds sur vs de 80 cm)

        Merci pour tout
        bien cordialement

        1. Bonsoir, s’il y a une étude de sol, c’est fait pour respecter ce qu’elle demande, évidemment. Ce n’est pas la 1° fois que je vois un CMI ne pas respecter une étude de sol qu’il a lui-même demandée… Vous avez raison d’exiger que les travaux soient correctement faits, en respectant les règles de l’art et donc cette étude de sol.
          L’appel de 25% peut ne comprendre que les fondations, me semble-t-il.
          Le crépis doit être réalisé à la tranche de 75%, et de toute façon il ne faut pas tarder à le faire, car une maison non crépie n’est pas étanche, l’humidité risque de rentrer dans les murs et mouiller l’isolant du doublage qui sera ainsi dégradé et, normalement, à changer (en cassant les doublages !).
          Le drain jaune est un drain agricole, interdit en effet, car il n’est pas conforme aux règles de l’art pour le bâtiment (D.T.U.), il faut placer un drain rigide, perforation en haut, avec une pente soignée et continue (pas de partie horizontale ou pire, en contre-pente !). Le drain doit être enrobé d’un géotextile et de quelques gravillons. Il existe actuellement des drains tout prêts, rigides, à fond plat, pré-enrobés : c’est très pratique.
          Le tuyau qui sert à ventiler le conduit d’évacuation (on l’appelle : ventilation primaire) est bien obligatoire. Il est indispensable. Veillez aussi à ce qu’il y ait une ventilation quand il y a plusieurs appareils (lavabo, baignoire, douche…) pour éviter que leurs siphons se vident quand on tire la cahsse d’eau.
          Si le vs est de 80 cm, vous ne risquez pas de pénétration d’eau, à condition bien sûr que la terre ne soit pas remblayée plus haut que -20cm de la base des murs. Une paroi type Delta n’est pas obligatoire, même si toujours bien de l’avoir prévue.
          Bien cordialement aussi, JFE

          1. Bonsoir,
            Merci une fois de plus de prendre de votre temps pour me répondre, il est vrai qu’il y a tellement de chose qu’on est un peu perdu.
            Vu que le drain agricole est interdit et non conforme, et que dans la notice il est simplement inscrit: “pose d’un drain de diamètre 100 mm enrobé de galets, posé au pourtour du sous-sol ou vide sanitaire” peut on alors exiger du constructeur la pose d’un drain rigide à fond plat ou autre plus économique financièrement. Si il ne le fait pas, peut on bloquer le paiement de l’appel de fond si il ne respecte pas le DTU , également pour la pose du crépis au 75% ainsi que la ventilation primaire et ventilation des sanitaires?
            Nous avons eu le rdv pour la mise au point technique, l’année dernière, nous avons fait deux plans, le 2ème a été fait car l’emplacement des cloisons et l’emplacement des toilettes du 1er plan ne nous convenaient plus (Wc de la SDB déplacé ds le garage) est ce que le constructeur est aussi obligé de s’y tenir car vu qu’on a pu de bon rapport, il joue sur tout pour nous embêter (à savoir que sur le plan du permis de construire les toilettes sont ds la SDB)
            Cordialemnent

          2. Bonjour,
            le DRAIN : oui bien sûr, vous pouvez exiger que tous les travaux soient conformes aux règles de l’art et notamment aux DTU (la référenc est obligatoire en CCMI). Le drain doit donc être changé, et vous pouvez refuser de payer pour ça – comme pour toute autre malfaçon, ventilation des eaux usées comprise. Qui serait obligé d’accepter des travaux mal faits ?! Si vous achetez une voiture neuve, elle n’est pas cabossée !
            le CREPIS : il fait partie du gros-oeuvre. Même s’il est réalisé après la pose des menuiseries (évidemment), il doit être fait surement lors de l’appel de fonds de 75%
            La modiication de PLAN : si le CMI a accepté de façon expresse, c’est à dire par écrit (une lettre, un mél ou autre), de modifier le plan, c’est donc convenu et cela créé une obligation de sa part. Si pas d’écrit, pas d’obligation.

  76. Bonjour j’ai comme projet de construction une maison de plein pied en brique de 17m x 6m.
    Les murs de refend en vide sanitaire sont ils obligatoire ou recommandé ?
    Merci par avance de votre réponse

    1. Les murs de refend sont des murs porteurs, à l’intérieur d’un bâtiment (à l’inverse des murs de façade qui en sont l’enveloppe extérieure). Si une paroi étanche en façades (à l’air, à l’eau, à l’intrusion, etc.) est évidemment nécessaire dans tous les cas, les murs de refend, eux, n’ont qu’une fonction, celle d’être porteurs (je ne compte pas leur éventuelle fonction de contreventement, pour simplifier).
      Tout ça pour dire qu’ils n’ont pas à être recommandés ou non : ils sont parfois nécessaires – donc ils sont prévus – et ils sont parfois inutiles – donc ils ne sont pas prévus.
      Un mur de refend en soubassement (c’est-à-dire en vide sanitaire) servira à porter des murs de refend en élévation (dans le reste de la construction) s’il y en a de prévus, et ils serviront aussi à porter le plancher du rez-de-chaussée si c’est nécessaire (même s’il ne devait pas y avoir de mur au-dessus d’eux). Avec une portée de moins de 6 m, il n’est peut-être pas nécessaire de prévoir un mur de refend pour le plancher.
      Je vous recommande de ne pas avoir de trop grandes portées de plancher hourdis (longueur des poutrelles de mur à mur). Quand on approche 5 m, on ne risque pas que le plancher s’effondre – il a été calculé pour cette portée – mais on risque une « flèche », c’est-à-dire une courbure, un creux au milieu (invisible à l’œil nu), qui peut générer des problèmes comme des fissures dans le carrelage.
      Si votre question porte sur le choix du support du plancher du rez-de-chaussée en vide sanitaire (soit un mur de refend, soit des poutres), il faut considérer ce qui est le mieux adapté :
      Les poutres sont plus économiques (pas de fondation), elles permettent une meilleure ventilation du vide sanitaire. Par contre, si le vide sanitaire n’est pas très haut, attention aux passages : passage des canalisations, forcément en-dessous des poutres (et alors, problèmes de pente et d’encombrement), et passage pour le visiter : si le vide sanitaire est prévu visitable, pourrez-vous passer sous les poutres ?
      Cordialement

  77. Quand on coule une dalle sur un vide sanitaire,doit on sortir des ferraillages pour les angles ,les montants des ouvertures pour le montage des parpaings après 21 jours de séchage ?

    1. Bonsoir. Quelques notions de base de structure béton armé :
      La “dalle” coulée sur un vide sanitaire est celle, je présume, d’un plancher hourdis (car sur vide sanitaire). Ce plancher hourdis doit être lié avec les chaînages verticaux à venir (ils seront intégrés dans les futurs murs). Ils ne sont pas forcément à prévoir que dans les angles.
      Attention, c’est la qualité de la mise en oeuvre des liaisons qui compte. Il ne suffit pas de “voir” un acier qui dépasse, mais il faut s’assurer que les liaisons soient bien faites, bien mises en oeuvre. Mal faites, elles ne servent plus à rien.
      Placer des chaînages verticaux aux ouvertures se pratique essentiellement en cas de zone sismique.
      Le délai de séchage de 21 jours correspond à la durée totale d’un séchage du béton, pour qu’il ait sa dureté maximale. Tant que l’ouvrage en béton armé n’est pas sollicité au maximum, on peut diminuer un peu (raisonnablement) ce délai de 21 jours. Par exemple on peut monter des murs sur un hourdis coulé il y a 14 jours, et non attendre 21 jours, car lesmurs ne reposent pas sur les poutrelles. Mais bien sûr, il ne faut pas placer les palettes de briques en plein milieu du hourdis ! Et on n’enlève pas les étais et on ne décoffre pas une poutre avant 21 jours.
      Vérifier la qualité de réalisation d’une structure en béton armé demande qu’on ait des connaissances assez sérieuses et complètes en la matière…

  78. Bonjour,
    j’ai acheté une maison(de plain-pied) construite en 1982 mais par une personne….. bon. Après une isolation par l’extérieur selon les normes d’après 2000, un survitrage des ouvertures, il s’avère que le sol est toujours très froid aussi souhaiterais-je remédier à ce défaut mais à part démolition/reconstruction ou taupe et pour mettre quoi, je n’ai pas de solution, alors que faire ???

    1. Bonjour, pour vous doner mon avis, j’ai besoin d’un peu plus d’informations :
      – plancher surélevé sur vide sanitaire ou sur sous-sol ?
      – ou dallage sur lit de cailloux (hérisson), donc sans vide dessous ?
      Suivant votre réponse, je vous répondrai.

  79. Bonjour. Je voudrais achter une maison qui présente une fissuré, d après le propriétaire c’est Du à la sécheresse et seul le crépi serait à refaire, je ne sais pas quoi en penser, la fissure est verticale , la maison a été construite en 1959 sur un vide sanitaire

    1. Bonjour, une fissure verticale n’est pas très bon signe, car ce n’est pas une fissure de dilatation (qui, elle, n’est pas grave en général).
      Elle provient probablement soit d’un défaut du sol (par exemple dû à la sécheresse, en effet, mais ça peut être dû à autre chose : fuite d’un réseau enterré, travaux publics récents et proches, drainage récent, etc.) ; soit elle provient d’un défaut de structure (par exemple, une fondation pas assez profonde, pas “au bon sol”, ou un chaînage mal fait qui a cédé – ceci peut être combiné à la sécheresse : la chaînage trop faible qui cède à une tension dûe à la sécheresse).
      Une maison faite en 1959, surtout sur vide sanitaire, a une structure béton armé (chaînages, hourdis,…). La tension a donc dû être forte.
      Est-ce un cas de catastrophe naturelle ? Si oui, la Mairie saura vous le dire. Si non, cela révèle une faiblesse de la structure ou des fondations ou les deux en même temps.
      Il faut faire des investigations pour le savoir :
      – catastrophe naturelle ?
      – étude de sol et profondeur des fondations ? Le terrain est-il en pente ? (mauvais sols plus fréquents sur les terrains en pente).
      – si une seule fissure (et pas d’autres dans la maison), défaut de structure ? de chaînage ? la fissure fait-elle toute la façade ? (de haut en bas)
      – quelle largeur de fissure ? fissure évolutive ? est-elle récente ? (on peut parfois le deviner à l’aspect…)
      Le coût des travaux pour réparer la cause de ce genre de fissure (et pas que l’aspect en rebouchant la fissure qui risque de réapparaître) sont élevés.
      Bref, ne peux guère vous en dire plus ici. Mais si vous vous renseignez, on pourra continuer à en discuter.
      Bien sûr, la melleure chose serait de prendre conseil auprès d’un architecte (d’Aujourd’hui 🙂 local : pour le prix d’une visite sur place, vous aurez des informations pertinentes car adaptées au problèmes !

  80. Bonjour,

    J’ai entendu parler qu’il est bien de faire les fonds et retours de douche en WEDI eu lieu de placo + étanchéité par carreleur. Que ça ne bouge pas dans le temps quoi qu’il arrive.

    Quel est votre avis sur la question ?

    1. Bonjour, oui c’est une bonne solution, et la surface à traiter n’est pas importante (emprise de la douche), donc le surcoût reste limité. Je crois que c’est indispensable quand la douche est sans bac de douche, c’est à dire quand on a le carrelage seul qui continue sous la douche, comme l’est à l’origine la douche à l’italienne (à l’époque, les gens qui n’avaient pas de budget pour avoir un “vrai” bac à douche, faisaient un simple trou dans le sol, par souci d’économie). Personellement, je préfère toujours placer un bac à douche, à fleur du sol, car un bac est bien étanche.
      Les points délicats dans toute étanchéité, ce sont les jonctions : sol/mur, bac/sol et bac/mur, siphon, etc. C’est là où il faut veiller à bien réaliser l’ouvrage, car c’est là que l’eau risque de passer.

  81. Bonjour,

    J’ai fait construire une maison individuelle chez villa prisme et au moment des fondations j’ai constaté qu’il n’y avait que 3 rangs d’agglo incluant celui du plancher. J’ai fait la remarque au conducteur de travaux en lui disant qu’on m’avait vendu un vide sanitaire de 60cm et que la il n’y avait que 40cm. Il m’a répondu que j’avais bien un vide sanitaire de 60cm. Aujourd’hui d’autre maison sont en cours de construction sur mon lotissement (même constructeur) et elles ont toutes 3 rang + 1rang donc réellement 60 cm de vide sanitaire. Ma remise des clés à eu lieu mardi dernier. Puis Je contester que le constructeur ne m’a pas fait le vide sanitaire de 60cm ? Quels sont les recours possibles.
    Merci d’avance

    1. Bonjour,
      – hauteur du vide sanitaire : comme son nom l’indique la hauteur du “vide” sanitaire est bien la hauteur vide sous le plancher, donc plancher non compris. Pour qu’il y ait 60 cm de hauteur, il faut bien entendu qu’il y ait 3 agglos de 20 cm (3×20 = 60cm) sous le plancher hourdis. Ce doit être assez facile à vérifier de façon incontestable.
      – contestation d’un vide sanitaire trop bas : seul le contrat, ou à la rigueur un écrit, engage le CMI. La hauteur du vs est-elle mentionnée dans le contrat (plan ou notice) ? Ou bien le CMI s’est-il engagé par écrit (par exemple mél) à réaliser un vs de 60 cm ? Si oui, vous pouvez bien entendu contester. Si non, vous ne pouvez pas et devrez accepter ce vs de 40 cm (donc totalement inaccessible).
      Un des pièges du CMI (on connaît mon avis sur la dangerosité de ce contrat ! ) est que le client doit penser à tout AVANT de signer le contrat, même à ce qu’il ne connaît pas et à ce qu’il n’anticipe pas. Sans professionnel pour le conseiller (un maître d’oeuvre, c’est à dire un architecte), comment pourra-t-il faire ? Ce n’est pas possible…

      1. Le Ccmi ne mentionne aucune hauteur de vide sanitaire par contre on retrouve clairement sur le site du constructeur un engagement à réaliser un vide sanitaire de 60 cm conformément à la DTU 60.10.
        Puis je contester dans ce cas là ?
        C’est d’ailleurs ce que m’a vendu le commercial même si ce n’est pas inscrit dans la notice descriptive. D’ailleurs pourquoi le conducteur de travaux m’a t il menti ; il aurait pu très bien me dire que le vs est de 40 cm car rien ne les engage en faire un de 60 cm. N y a t il pas vis caché dans ce cas là ?

        1. Oui, à mon avis, si aucune hauteur n’est mentionnée dans votre contrat ni sur vos plans (vérifiez bien sur la COUPE), vous pouvez légitimement vous fonder sur la comunication du CMI, en l’espèce sur son Site, qui annonce des vs de 60 cm.
          Ce qui est prétendu “vendu” sans être écrit quelque part n’a hélas pas de valeur juridique, car vous ne pourrez pas le prouver. Et, encore une fois, la signature d’un CCMI (contrat CMI) vérrouille totalement l’affaire et le client n’a guère plus d’autres recours que ce qui y est écrit. C’est très dangereux pour le client qui ne peut pas anticiper (il n’est pas rompu à ce genre d’affaire, comme peut l’être un architecte, car on ne construit pas tous les jours).
          Tenez bon, car le CMI va surement “mettre la pression” pour qu’il n’y ait pas de suite (je présume…)

  82. Bonjour,

    J’ai effectué une étude de sol qui annonce qu’il faut descendre à 1,10m pour trouver un sol meuble. Dans ces conditions, de combien sera le vide sanitaire ? Afin de savoir si il sera assez haut ou demander davantage pour un vrai passage d’homme.

    Cordialement.

    1. Bonjour Thomas,
      Cela dépend de plusieurs critères, comme la nature du sol, du dénivelé présent sur la parcelle et bien d’autres, mais ce qu’il faut privilégier est la hauteur de passage proche des réseaux sous dalle.
      En règle général, une hauteur de 60cm suffit pour passer (en rampant) pour pouvoir intervenir si besoin était.
      Sachez surtout bien définir le niveau de la maison au regard du terrain naturel, car en limitant les décaissements de sols cela évitera les mouvements de terres et les éventuelles évacuations qui impactent financièrement le projet et l’environnement (pelleteuse+camion+décharge).

      Le vide sanitaire est principalement destiné à la ventilation sous dalle, donc mis à part si vous souhaitez un vrai sous-sol, limitez sa hauteur au minimum.

    2. Bonjour,
      je pense que l’étude de sol mentionne plutôt qu’il faut descendre à -1,10 m pour trouver un sol qui ne soit pas meuble, un “bon sol”. Il faut que le sol soit stable et résistant pour y couler les fondations – bien penser à faire un “ancrage” dans le bon sol, c’est à dire de creuser un peu plus dans le bon sol (par exemple 20 ou 30 cm) pour être sûr que la base de la fondation soit bien toute dans le “bon sol”.
      A 1,10 m de profondeur, le plus simple et le moins onéreux est probablement de faire des fondations filantes, c’est à dire des tranchées sous les murs porteurs et poteaux, que l’on remplit de béton (pas forcément jusqu’en haut, par exemple 50 cm de large et 60 cm de haut pour une maison individuelle – mais souvent les maçons préfèrent couler plus, car c’est plus simple par la suite pour bâtir les agglos de soubassement).
      Il n’est pas utile d’enlever la terre entre ces tranchées. On enlève que la terre “végétale” c’est à dire une couche de 20 à 30 cm d’épaisseur, correspondant à la terre “grasse”, bonne pour faire pousser les légumes mais qui ne sert à rien dans le “bâtiment”. Bien mettre cette terre à part, de coté, pour pouvoir la remblayer contre la maison de fin de chantier.
      La hauteur du vide sanitaire dépend de la hauteur du soubassement, c’est à dire de la hauteur des murets en agglos bâtis sur les fondations et qui vont supporter le plancher du rez-de-chaussée et les futurs murs (ce sont notamment les départs des futurs murs). Plus ces murets seront hauts, mieux le vide sanitaire sera accessible. En pratique il faut une hauteur de vide sanitaire de 80 cm de haut (hauteur entre la terre sous la maison et la face inférieure du plancher du rez-de-chaussée) ou plus bien entendu, des vides sanitaires de 60 cm seulement sont très très acrobatiques pour y accéder (moi, je n’y vais pas !).
      Bon chantier !

      1. Merci pour votre retour.

        Oui, sur le devis, je vois des semelles filantes, ça doit être cela.

        J’ai vu qu’on peut faire une terrasse sur vide sanitaire, pour quelles raison le fait-on ? J’ai l’impression que c’est assez rare. Quel est l’impact financier ?

        Pour un plancher de 100m² au RDC, combien de bouches de ventilation sont préconisées ?

        En ce qui concerne les terrasses, j’ai entendu parler qu’on peut laisser un espace de 10cm avec la maison pour y mettre une sorte de gouttière entre. Qu’est-ce exactement ? Avantages, inconvénients ?

        Merci pour votre aide.

      2. Bonjour,

        Pourriez vous me dire quelle est l’utilité de faire la terrasse dans la continuité de la maison, et sur vide sanitaire ? Est-ce préconisé ou sur terre plein suffit ?
        Je pense qu’il y a un impact financier, quel est-il ?

        J’ai entendu parler qu’il est bien de désolidariser la terrasse de la maison de 8/10cm et de passer dans cet espace une sorte de gouttière, à quoi cela sert-il ? Evacuation de l’eau et empêcher les remontées ?

        Quels sont vos avis et conseils svp ?

        Cordialement.

        1. Bonsoir-bonjour,
          Continuité de la terrasse avec la maison : terrasse et maison au même niveau sont plus agréables, car on n’a pas à monter (ou descendre) quand on entre (ou on sort). L’été, avec des allers et venues fréquents, c’est plus confortable. Attention aux seuils (base des portes-fenêtres) : c’est un peu délicat à réaliser, il faut gérer l’eau de pluie.
          Comme je l’expliquais dans un mél précédent, les terrasses posées au sol (dalle de béton posée au sol, sur un lit de cailloux appelé hérisson) vont forcément se tasser et probablement fissurer. Tandis qu’une terrasse faite d’un plancher surélevé (en général un plancher hourdis), sur des murets (soubassement) avec un vide sous le plancher (vide sanitaire) reposent, elles, sur des fondations, en profondeur, au bon sol : elles ne vont pas se tasser. Elles sont plus chères qu’un simple dallage, car il faut ajouter le coût des fondations, celui es murets de soubassement, et le fait que plancher hourdis est plus cher qu’un simple dallage. Elles sont plus fiables, bien évidemment.
          La forme de gouttière dont vous parlez doit probablement correspondre à une récupération de l’eau de pluie d’un seuil de porte-fenêtre encastré ? A mon avis, on peut récupérer cette eau de pluie plus facilement avec une nappe drainante sous le carrelage et des percements du plancher hourdis de la terrasse pour évacuer l’eau (peu abondante) des seuils encastrés.

          1. Bonjour,

            En faisant une terrasse sur terre plein, il n’y a pas possibilité qu’elle soit à la même hauteur que la maison ?

            J’ai prévu dans 1er temps de la laisser brute 1 an et de faire le carrelage dans 2 ans à TVA 10% au lieu de 20% actuellement.

            Que faut-il prévoir dans ce cas ?

            Pour une terrasse de 50m², quel est la différence de coût entre terre plein et VS ?

            Faut-il prévoir qq chose de particulier lorsqu’on fait une terrasse ou tout le tour de la maison sur 1m ? Distance entre les 2, système évacuation d’eau, etc… ?

            Merci pour votre aide.

          2. Bonjour,
            En faisant une terrasse sur terre plein, il n’y a pas possibilité qu’elle soit à la même hauteur que la maison ? Oui, bien sûr. Pourquoi pas ?
            J’ai prévu dans 1er temps de la laisser brute 1 an et de faire le carrelage dans 2 ans à TVA 10% au lieu de 20% actuellement. Que faut-il prévoir dans ce cas ? Rien de spécial. Où serait le problème ?
            Pour une terrasse de 50m², quel est la différence de coût entre terre plein et VS ? Quelle que soit la surface, une terrasse sur terre plein est, par définition, posée par terre, et une terrasse sur vide sanitaire est surélevée, donc repose sur des murs (des murets, on parle alors de “soubassement”) et ces murets sont bâtis sur des fondations en béton (on ne les bâtit pas directement sur la terre). Ce soubassement et ces fondations ont un coût. Et un plancher porté (en général un hourdis) coûte lui aussi un peu plus cher qu’un simple dallage posé par terre.
            Faut-il prévoir qq chose de particulier lorsqu’on fait une terrasse ou tout le tour de la maison sur 1m ? Je ne vois pas quelle est votre inquiétude ni à quoi vous pensez ?
            Distance entre les 2 Quelle distance ? Je ne vois pas ce que vous voulez dire. , système évacuation d’eau Faire les terrasses avec une pente éloignant l’eau de pluie de la maison, pour qu’elle coule vers le jardin, etc… ?

          3. Bonjour,

            Merci pour vos retours.

            Je suis allé voir de nombreux chantiers en cours dont 4 à 500m de chez moi où le terrain de 500m² et à 280KE, autant dire que le client ne lésine pas, et j’ai vu nulle part les terrasse sur VS, à par le garage attenant à la maison. Soit pas proposé, ou excessivement cher ?

            Je souhaite faire une terrasse tout autour de la maison sur 1m, si je fais la grande terrasse sur VS, le sera t-elle aussi ?

            Une terrasse sur terre plein, on peut l’agrandir plus tard au besoin, qu’en est-il pour une terrasse sur VS ?

            Enfin, si une terrasse de 50m² coûte 3000ht sur terre plein, combien sera une sur VS ?

            Merci, bon dimanche.

          4. Bonsoir,
            Je suis allé voir de nombreux chantiers en cours dont 4 à 500m de chez moi où le terrain de 500m² et à 280KE, autant dire que le client ne lésine pas, et j’ai vu nulle part les terrasse sur VS, à par le garage attenant à la maison. Soit pas proposé, ou excessivement cher ?
            Ah bon. Que voulez-vous dire ? Qu’une terrasse constituée par un dallage posé au sol, sur un lit d cailloux, ne risque pas plus de se fissurer qu’une terrasse faite d’un plancher hourdis reposant sur de murets bâtis sur des fondations ? Ben si. Tout simplement parce que le sol est plus résistant en profondeur qu’en surface (c’est d’ailleur pour ça qu’on ne place pas les fondations d’une maison directement par terre, en surface, mais qu’on creuse des fondations en profondeur, au “bon sol” (qui varie à chaque terrain, d’où les études de sol).
            Je souhaite faire une terrasse tout autour de la maison sur 1m, si je fais la grande terrasse sur VS, le sera t-elle aussi ?
            Elle sera sur VS si vous le décidez, sinon elle sera sur hérisson (terre plein)… si vous le décidez aussi. Je ne comprends pas votre question.
            Une terrasse sur terre plein, on peut l’agrandir plus tard au besoin, qu’en est-il pour une terrasse sur VS ?
            Là non plus, je ne comprends pas. Une terrasse, quel que soit le mode constructif, peut être agrandie. Tout comme une maison…
            Enfin, si une terrasse de 50m² coûte 3000ht sur terre plein, combien sera une sur VS ?
            Dans la région toulousaine, on a environ (prix courants que je pratique en général) – tous les prix sont HT, pour du neuf, ajouter + 20% :
            – terrassement pour fondations : 30€/m3
            – béton armé de fondation : 180€/m3
            – agglos de soubassement (si pas en blocs à bancher qui sont plus chers) : 40€/m²
            – enduit sur soubassement : 15€/m²
            – chaînages verticaux : 25€/ml
            – grilles de ventilation du vs (ça dépend des modèles, en fait) : 30€/u
            – plancher hourdis pour terrasse : 70€/m²
            -chaînages intérieurs : 25€/ml
            -chaînages extérieurs : 32€/ml
            Je crois que je n’ai rien oublié… Après, il faut compter les quantités d’après le plan et additionner.
            Bien sûr, le carrelage est le même.
            Cordialement,

          5. Non, ce que je veux dire c’est que on peut comprendre que celui qui est juste en budget ne choisisse pas une terrasse sur VS, mais comme je vous le disais, je ne comprends pas de ne pas en voir sur les constructions neuves du côté de Rennes. Et même dans le cas où les gens ont un budget très large.
            J’ai interrogé mon maçon qui fait parti du trio de tête du bassin rennais et m’a indiqué qu’il n’en voit pas l’utilité au vu de la différence de coût et que si elle est bien faite, avec de bons joins de dilatation, que le terrain est plat ne bougera pas.
            Je suis par contre d’accord que sur VS c’est plus sécurisant.

            Je pensais qu’une terrasse devait faire une surface minimum pour qu’elle soit faite sur VS.

            Idem, je pensais qu’une terrasse sur VS serait plus compliquée à agrandir ou réduire dans le futur.

            En revanche, il n’y a pas de débat quand à faire une maison sur VS, quelque soit le surcoût.

            J’aimerais laisser ma terrasse à l’état brut et y mettre un revêtement plus tard, on m’a proposé un béton taloché ou balayé. Qu’existe t-il qui rend bien ?

          6. Si ceux qui ont des budgets très larges choisissent des terrasses sur terre-plain (ou terre-plein, les 2 s’écrivent), c’est probablement qu’ils ne savent pas (ou qu’on ne leur dit pas) qu’elles risquent beaucoup plus de se fissurer que les terrasses sur vide sanitaire. Sachant qu’elles sont beaucoup moins chères à réaliser, les entreprises doivent y trouver leur avantage.
            Une dalle en béton posée par terre, dehors, risque beaucoup plus de se fissurer qu’une terrasse sur fondations, tout simplement parce que le sol en surface est plus meuble, moins résistant, moins stable que celui en profondeur.
            Il n’y a pas de surface minimum pour un type de terrasse ou l’autre, je n’en vois pas la raison. De même que l’on peut toujours ajouter une terrasse à une terrasse (de toute façon, il y aura un joint de dilatation).
            Les revêtement en béton brut peuvent être très jolis. Simplement taloché, c’est à dire lisse, je trouve que c’est dommage. Par contre, balayé c’est pas mal, mais ce que je préfère c’est “désactivé”, c’est à dire en laissant les petits gravillons apparents en surface. On a un effet “mosaïque” que j’aime beaucoup, très chic, bien mieux que le carrelage. Et avec un béton teinté aussi, ce qui n’est pas beaucoup plus cher. Ca peut même être poncé (ça c’est plus cher, à mon avis ça ne vaut pas forcément le coup pour l’extérieur).
            Une terrasse , c’est comme une pièce, on en profite beaucoup, et même l’hiver, si on y va moins souvent, on l’a quand même sous les yeux. Une belle terrasse sera très agréable.
            Mais attention, il faut vraiment un très bon coup de main pour la réaliser en béton désactivé, c’est délicat à bien faire. Il faut donc un artisan qui sache bien le faire, et bien convenir du “rendu”, de l’aspect final, car si c’est loupé, il faudra montrer ce à quoi on s’attendait.
            Bonne réalisation !

  83. bonjour,
    nous allons acheter un terrain pour y construire une maison de plain-pied. L achat du terrain se fait sous réserve d’obtention d un permis de construire; Pour obtenir ce permis, il faut bien sur avoir les plans , et le M.O dans un budget défini et fixé selon les caractéristiques techniques voulues. . Quel doit être l ordre chronologique des étapes pour mener à bien la construction? Et quels délais prévoir entre ces étapes sachant que bien souvent il se passe 4 mois de délai entre la remise de la demande et l acceptation du permis de construire. De plus pour arriver au plan et définition du budget cela va demander du temps. Donc lors de l’achat du terrain “sous réserve d’obtention du permis de construire quel délai faut-il signifier au vendeur du terrain?

    merci de vos remarques et conseils

    1. Bonjour, pour déposer une demande de permis de construire, il faut avoir décidé du projet, de ses volumes, de ses matériaux extérieurs, et donc aussi du plan de distribution intérieure, tout simplement pour que le projet soit pensé dans sa globalité. Il faut concevoir ce plan, suivant votre terrain, vos souhaits et, bien sûr, votre budget. Cette étude dépend de l’architecte (plus ou moins rapide, plus ou moins chargé de travail), et aussi de vous-même : c’est vous qui êtes le décideur final et qui validez ou faites poursuivre les études jusqu’à ce que l’ensemble vous convienne. A mon avis il faut 1 mois minim