Vide sanitaire ou terre plein ?

Pour le plancher de l’habitation, vaut-il mieux un hourdis sur vide sanitaire ou dallage sur terre-plein ?

Le plancher bas de l’habitation, celui du rez-de-chaussée, est en général en béton armé. Il faut choisir entre deux techniques principales : soit le plancher hourdis sur vide sanitaire, soit le dallage sur terre-plein.

Quels sont les avantages et les inconvénients de chacune d’elles ?

PRINCIPE GÉNÉRAL DE TRANSMISSION DES CHARGES

Le poids des différents éléments de la construction, toiture, murs, planchers – c’est-à-dire « les charges » – doit être transmis jusqu’au sol dur, capable de le supporter. Le sol dur se situe en profondeur, en général à 80 cm (minimum) jusqu’à plusieurs mètres, voire plus de 10 m, suivant ce que révèle l’étude de sol.

Tout le poids de la maison doit donc reposer sur un sol compact, ferme et résistant – et aussi stable dans le temps, sans variation de portance au fil des saisons et de l’hygrométrie. La toiture et les planchers des étages (et ce qu’ils supportent, comme les cloisons, les meubles, etc.) reposent sur les murs. Et ces murs reposent sur le sol ferme, avec une liaison assurée par les fondations, élargies et résistantes pour une meilleure efficacité.

Mais qu’en est-il pour le plancher bas, celui du rez-de-chaussée ?

descente-charge-architecte-01

Si le plancher bas est posé directement sur le sol, même après avoir enlevé une fine couche de terre meuble (décapage de la terre végétale), et mis un lit de cailloux à la place (hérisson), l’ensemble du plancher bas restera quand même à peu près à la surface, là où le sol est meuble, sans résistance. On aura donc :

  • D’une part tous les murs, toiture et plancher de l’étage qui reposeront sur les fondations, là où il y a un sol dur et résistant,
  • D’autre part le sol du rez-de-chaussée posé en surface, là où le sol est meuble, sans résistance.

On aura donc une incohérence dans la structure de la maison, il y aura forcément des tassements différents et donc des fissures aux bords du plancher du rez-de-chaussée, là où il touche les murs.

descente-charge-architecte-02

Et si l’on fixe le plancher bas aux murs, comme il y aura quand forcément des différences de tassements (car les supports ne sont pas les mêmes : sol profond et sol en surface), on aura ces fissures un peu partout dans le plancher, de façon aléatoire.

La solution est de faire reposer le plancher du rez-de-chaussée, lui aussi, sur les murs, sans contact avec le sol de surface. C’est la technique du plancher hourdis sur vide sanitaire.

descente-charge-architecte-03

Ainsi, toute la construction – toiture, murs, tous les planchers – repose sur le même sol dur, celui des fondations. Il n’y a pas d’incohérence dans la structure, il n’y aura donc pas de fissure.

 

COMMENT UN PLANCHER « HOURDIS » EST-IL FAIT ?

 

Un plancher hourdis est composé de petites poutres en béton armé (les poutrelles), qui s’appuient sur les murs porteurs (murs de façade et murs intérieurs, appelés refend). Ces poutrelles sont espacées de 60 cm environ ; elles seront reliées par des chaînages en béton armé aux extrémités et une dalle de béton armé viendra recouvrir le tout. Le vide entre les poutrelles est comblé par des entrevous (appelés hourdis, ou parfois, dans le jargon des chantiers, marmite à cause de leur forme) qui n’ont pas de fonction porteuse, qui sont seulement un remplissage.
plancher-hourdis-beton-architecte-aujourdhui

Aujourd’hui, ces entrevous sont isolants quand ils séparent une zone chauffée (l’habitation, par exemple) d’une zone froide (le vide sanitaire, par exemple). Il faut veiller à ce que la partie inférieure des poutrelles (la sous-face) soit bien recouverte elle aussi par un isolant (languette).

detail-plancher-hourdi-architecte

Notez le sens de pose du treillis soudé (mailles rectangulaires) et les entrevous isolants avec languette sous les poutrelles (document SEAC)

 

Le plancher hourdis est conçu, fabriqué et livré sur le chantier par un industriel, accompagné d’un plan de pose. Il n’y a donc pas de vigilance particulière à avoir au niveau de la fourniture. C’est dans la disposition des armatures en acier sur le chantier, lors de la mise en œuvre, qu’il faut être très attentif.

 

Les forces à prendre en compte dans une construction telle qu’une maison individuelle, sont faibles (à l’échelle d’un bâtiment). Ce n’est donc pas les sections des aciers qui sont essentielles, mais bien la façon dont ces aciers seront placés. Et en tout premier lieu, il faut veiller à la continuité de la structure en acier. Cette structure est comme une chaine (on parle de chaînage), qu’importe la grosseur de chaque maillon s’il en manquait un seul ! la chaîne n’aurait plus aucune efficacité.

 

POINTS À SURVEILLER PLUS PARTICULIÈREMENT

Il faut veiller aux points particuliers suivant :

  • Les barres d’aciers sont placées les unes en suivant les autres, leur continuité doit être assurée par des barres de liaison suffisamment longues pour que les tensions se transmettent intégralement.

barre-plancher

Barres de liaison (traits gras) venant relier 2 barres de chaînage : le recouvrement doit être large

  • Les angles sont des points faibles, là aussi il faut ajouter des barres de liaison en L largement dimensionnées pour qu’elles assurent cette continuité. Il faut les placer croisées.

barre-L-plancher

  • Les extrémités des poutrelles doivent également être complétées par des barres de liaison (appelées chapeaux dans le jargon des chantiers).

 

  • Une nappe en acier (appelée treillis soudé) est placé sur toute la surface du plancher, avant coulage du béton. Ce treillis soudé est composé de barres d’acier (fils) qui vont transmettre le poids (les charges) jusqu’à chaque poutrelles, et de fils plus fins et plus espacés qui ne servent qu’à l’assemblage. Les fils plus gros doivent donc être placés perpendiculairement aux poutrelles, pour les relier entre elles (et donc les fils plus fins, parallèlement aux poutrelles).
  • Les treillis soudés à mailles carrées sont, eux, destinés aux dallages en béton, là où il n’y a pas de poutrelle.
  • Là aussi, pour le treillis soudé, la continuité de l’armature doit être assurée. Les bords des treillis soudés doivent avec un recouvrement de 2 mailles minimum avec le panneau de treillis soudé suivant.

treillis-soudes-architectes
 recouvrement de 2 mailles minimum

Jean-François Espagno, Architecte-d’Aujourd’hui

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1 119 questions sur “Vide sanitaire ou terre plein ?

  1. Bonjour ,
    Mr Espagno,
    Nous avons pour aérer notre vise sanitaire 6 sorties de 150 mm.
    Nous avons remarqué que même pendant la canicule de la semaine dernière le VS reste humide (la terre) (pas d’eau).
    Est-ce normal ?
    Merci
    Bien cordialement

    1. Bonjour, oui c’est normal, une humidité, même importante, est tolérée dans le vide sanitaire. 6 grilles d’aération, surtout si elles sont positionnées sur des murs opposés, sont suffisantes.
      J’aime bien prévenir toute humidité excessive en plaçant un ou des drains dans le vs, mais, encore une fois, ce n’est pas obligatoire.
      Bien cordialement,

      1. Bonjour,
        Des drains doivent être posés autour des murs d’enceinte à l’intérieur et à l’extérieur du vide sanitaire ?
        Cordialement.

  2. Bonjour ,
    Contrat CCMI, maison 196 m2 sur VS de 0,60cm accessible , terrain plat argileux humide l’hiver .
    Actuellement hors d’eau hors d’air
    Soubassement agglo , planelles , plancher hourdis , arase sanitaire au dessus du plancher .
    Dans le descriptif du contrat il n’est pas prévu d’étancher ou d’imperméabiliser les murs du soubassement, ni de drainage périphérique .Qu’en pensez _vous ?
    Merci
    Cordialement

    1. Bonjour, c’est mieux d’imperméabiliser les murs de soubassement, mais ce n’est pas obligatoire. Si votre enduit extérieur descend bien jusqu’aux fondations (enduit fait avant le remblai, évidemment), il fera office d’étanchéité.
      Et le drainage périphérique n’est pas obligatoire non plus. Avec un sol argileux, vous risquez d’avoir de l’humidité constante autour de la maison, ce qui n’est pas agréable, et aussi, plus grave, qui peut à très long terme (plusieurs dizaines d’années) déstabiliser les fondations par l’humidité différentes que ça entretient en différents endroits de la construction. Mais ce n’est qu’un risque, pas une certitude.

  3. une construction sur sous-sol mitoyenne des 2 côtés, ne dépasse pas au niveau du crépis sur un côté mais déborde de 2 cm dans sa partie enterrée suite à l’étanchéité extérieure
    le voisin réclame une compensation financière pour ces 2 cm sur une longueur d e 6,48 m qui sont enterrés, en a-i/t-il le droit et quoi faire dans ce cas ?
    merci d’avance pour votre réponse
    j.bergeon

    1. Ce n’est pas sûr du tout que le voisin ait gain de cause, car il n’a aucun préjudice : il ne perd pas de surface d’usage (puisque enterré), ni visuelle, ni évidemment technique (ça ne nuit en rien à son bien immobilier.
      Seul préjudice à invoquer : si un jour il construisait une cave chez lui, elle serait plus petite de 2 cm. Donc, à condition que le mur de sa future cave éventuelle s’inscrivait dans le même périmètre que le mur de la vôtre, il suffirait de l’autoriser, dans le futur, à enlever votre étanchéité qui ne servirait plus à rien (pas de pénétration d’eau de mur de cave à mur de cave).
      Je pense que vous pouvez conclure un contrat en ce sens (via un notaire, car c’est un bien immobilier), où vous vous engageriez à le laisser déposer l’étanchéité. Vous auriez ainsi une sorte de servitude d’occupation de 2 cm chez lui, et qui serait résiliée quand le voisin fera une cave de même dimension chez lui. Peut-être dans une centaine d’années, peut-être jamais… 🙂
      Présenté comme ça, je pense que très probablement, un juge irait dans ce sens.
      Par contre, ce voisin vous demandera d’acheter cette servitude (combien vous demande-t-il ?). On trouve beaucoup de gens vénaux…
      Sinon, vous pouvez attendre et voir s’il ira jusqu’au procès.
      Une jurisprudence récente (2 ans environ, si je me rappelle bien) et dont on a pas mal parlé indique qu’une tolérance au moins jusqu’à 1 cm est normale dans le “bâtiment”.
      Ces travaux sont-ils récents ? Si oui, vous pouvez demander compensation à l’entreprise qui a fait les travaux. A moins que vous l’ayez expressément autorisé à placer l’étanchéité chez le voisin. Si non, depuis quand date cette étanchéité ? Si plus de 30 ans, vous bénéficiez d’une servitude définitive s’il n’y a pas eu de contestation avant.

  4. bonsoir MrESPAGNO,
    pour être totalement sincère avec vous, nous étions réticents pour contacter un architecte (et maître d’oeuvre) à cause de l’absence de GARANTIE DE LIVRAISON À PRIX ET DÉLAIS CONVENUS CMI LOI 90
    car étant le maître d’ouvrage, il peut y avoir des factures pour des éléments oubliès par rapport au devis initiaux (pas compter le bon nombre de descentes de goutiières etc.. c’est du vécu) que je devrais payer à l’artisan.
    si vous solutionnez ce problème, je suis sur que les architectes gagneront beaucoup de clients.
    existe-t’il une solution svp? que proposez-vous pour cela?

    mis à part cela, est-ce qu’il est vrai que la couverture en zinc joint debout est bruyante en cas de pluie, forte rafale de vent? car j’aurais une salle de cinéma dans les combles et cela serait très rédhibitoire, même si je prévois un écran sous toiture adaptée, et que la pente de toit sera de 35°,
    car l’investissement en maconnerie, isolation et charpente traditionnelle sera conséquent pour construire ma salle dédiée, je ne veux pas que la toiture gache tout,
    sachant que des ardoises naturelles ou tuile noire nous plaisent aussi, mais les couverture zinc joint debout sont plus modernes et résistantes.

    je prendrais contact avec vos architectes dans les prochains jours, afin d’abord de me renseigner comment fonctionne la relation contractuelle avec un architecte DPLG.

    cordialement,
    christophe

    1. Bonjour, vous posez une question intéressante, car elle touche un point fondamental :
      Les contrats d’architecte n’étant pas réglementés, certains d’entre eux peuvent avoir des lacunes. Et j’estime que le contrat préconisé par l’Ordre des architectes en présente lui aussi, notamment une essentielle : l’absence d’engagement à faire respecter strictement le budget du client. Le contrat de l’Ordre introduit une “marge de tolérance” dans le prix. En plus, il est lourd et compliqué. Bref, il n’est pas adapté à un client particulier.
      C’est pour cela que nous (les Architectes d’Aujourd’hui), nous avons créé un contrat qui nous est spécifique.
      Avec notamment :
      – des prix globaux et forfaitaires pour chaque artisan : même si l’artisan n’a compté que 3 descentes de gouttière et qu’il en faut 4, il devra réaliser les 4 pour le prix convenu, c’est-à-dire le prix de 3. Mais, en construction neuve, ce genre d’oubli est rarissime car l’Architecte d’Aujourd’hui établit un estimatif détaillé des travaux. Ce n’est pas un prix “au pif”, car il doit respecter strictement le budget du client. Et ensuite l’artisan refait son devis réel.
      Je parle “en neuf”, car en rénovation, il est toujours possible, quoi qu’on fasse, de découvrir des ouvrages à réparer en cours de chantier, et qui n’étaient pas visibles avant travaux : poutre en parfait état vue de dessous et abîmée dessus, visible uniquement quand on a enlevé la couverture, etc. Il y a donc 2 calculs détaillés des prix par 2 professionnels différents, et ces calculs ne se font pas dans l’urgence de signer un contrat : le risque d’erreur est infime.
      Par contre, il m’est arrivé parfois de mal prévoir certaines prestations (par exemple un bureau d’études techniques qui préconise des sections de poutre plus grosses) : j’ai tout simplement compensé moi-même le coût pour le client. Parfois il n’en a rien su, payé directement à l’artisan, parfois quand la somme était plus importante, j’ai fait une réduction équivalente de ma rémunération : le principe du budget strictement respecté est pour moi un impératif sans exception. Si j’étais client, c’est comme ça que je le voudrais (encore une fois, en neuf, pas en rénovation, car en réno c’est impossible à tenir sauf à prévoir une grosse marge d’ajustement, ce qui est contraire aux intérêts du client).
      Et avec l’architecte, vous avez 2 avantages essentiels, même s’ils ne sont pas clairement perçus avant travaux (car les clients sont souvent insouciants – alors que pendant et après travaux, ces avantages deviennent plus qu’évidents !) :
      – un professionnel qui veille à vos intérêts pendant toute l’opération, qui vous protège : pas de risque de surcoût abusif quand vous demandez un changement, pas de malfaçon dissimilée que vous n’auriez pas vue (car l’architecte n’a aucun intérêt financier à les dissimuler : ce n’est pas lui qui vous vend les travaux ! c’est la clé de sa fiabilité), etc…
      – un professionnel qui est un recours QUOI QU’IL ARRIVE. L’architecte a un devoir de conseil général. A ce titre vous pouvez le solliciter à tout moment, pour tout problème (technique, financier, juridique, administratif, etc.). Et si cet architecte était lui-même défaillant, il y a l’Ordre des architectes derrière, profession réglementée, que vous pouvez solliciter également, y compris judiciairement s’il le fallait (c’est déjà arrivé). Je crois que c’est unique dans le “bâtiment”.
      Je précise bien que tous les architectes (dplg ou hmonp ou autres) ne fonctionnent pas comme les Architectes d’Aujourd’hui, nous avons voulu avoir une pratique et un contrat très bien adapté aux clients particuliers.
      Par contre, faire jouer la Garantie de Livraison peut se révéler être un parcours du combattant : il faut parfois attendre que le CMI soit déclaré en liquidation judiciaire (même pas en dépôt de bilan..), ce qui peut prendre de très longs mois, voire plus ; vous devrez payer un plus une franchise de 5% du montant du contrat (quand même ! calculez la somme, vous verrez…), bref c’est galère. On peut en lire des témoignages ici ou sur d’autres sites.
      Je ne suis pas un spécialiste des couvertures zinc (à Toulouse, c’est la tuile terre cuite à 99,9% !) mais je crois volontiers que ce peut être bruyant lors d’une forte pluie. Il faudrait demander aux parisiens (les toits de Paris sont très majoritairement en zinc). Je connais un peu mieux l’ardoise, très beau matériau, tout-à-fait valable à 35° (pas à 35%, ce qui est très différent). Et l’on peut faire de très belles choses très contemporaines avec de l’ardoise, de la pierre, etc.
      Cordialement,

      1. Bonjour,
        J’interviens sur la couverture en Zinc. Non, pas plus bruyant que l’ardoise, enfin c’est ce que j’ai ressenti. J’ai les 2… Vous pouvez mettre un placo acoustique pour augmenter.
        Concernant la toiture Zinc, il existe plusieurs épaisseurs pour augmenter la résistance, pas beaucoup plus cher.
        La norme, c’est 0,65mm, 0,70mm en montagne.
        Vous avez 0,80mm et 1mm. 1mm, c’est à Paris, les vieux toits en zinc, c’est pour ça que ça résiste des décennies…
        Moi, j’ai fait poser du 0,80mm, le 1mm, pose compliquée en joint debout je crois et pas utile pour le coût…
        Le 0,80mm, c’est très rare que les gens fassent…
        Demandez à votre couvreur de monter en épaisseur et attention à la marque du Zinc.
        Qu’est-il prévu sur votre construction ? Le CMI ne vous surement pas dit qu’il existait plusieurs épaisseurs ??? Cette info, on l’obtient quand on a un contrat MO et qu’on rencontre les artisans à qui on demande de nous dire tout ce qui existe…
        Merci pour votre retour.

        1. Merci Thomas et Mr Espagno pour vos avis sur le Zinc,
          effectivement les CMI n’ont pas autant détaillé les types de zinc, dans notre cas nous voudrions un zinc teinté noir mais est-ce que le zinc teinté noir va se décolorer avec les années? comme pour le zinc naturel qui patine?
          pour le bruit produit par la pluie/vent sur le Zinc, je lis de tout mais l’isolation acoustique sera indispensable. D’autant plus que la salle dédiée cinéma de 35m² dans les combles (soit plus de 55m² avec sous-pans) sera donc sous une grande surface de zinc.
          (celle-ci ne doit pas se transformer en calvaire qui m’enpécherais d’écouter mon systéme Home-Cinéma 11.2.4…)
          merci encore pour vos opinions
          cordialement,
          christophe

  5. Bonjour je fais construire une maison de pein pied avec une terrasse de 60 m2 soit tout l arrière de la maison sur toute la longueur.
    On me donne le choix entre une dalle sur lit de cailloux ou une terrasse sur vide sanitaire avec 3000 EUR d écart. Y a t il un risque pour la maison en prenant la moins onéreuse à savoir la terrasse avec dalle

    1. Bonjour, techniquement, le plancher porté (ici, hourdis sur vide sanitaire) est meilleur car il repose sur des fondations profondes et non posé au sol en surface, comme l’est un simple dallage. Mais il est plus cher, ça compte, surtout sur une telle grande surface.
      Le dallage doit être :
      – sur un sol stable, notamment entre l’été et l’hiver : notamment pas de risque d’inondation, et surtout pas d’argiles gonflantes, sinon c’est le sinistre assuré,
      – très bien fait. C’est délicat : décapage complet et à la bonne épaisseur, compactage par plusieurs couches, armatures très bien mises et fixées (très difficile) : imposez plutôt du béton fibré, c’est le meilleur choix pour ne pas avoir de fissures, et ce n’est pas plus cher (le coût des fibres = coût des armatures), joints de dilatations, blocage périphérique bien fait (j’en ai vu qui étaient bâclés), etc.
      Dans ce cas vous pouvez choisir le dallage. Il y aura forcément des marches pour monter à la maison, au moins une.
      Ne placez pas un carrelage scellé avant 1 an (on recommande 2 ans), car le dallage va fissurer, c’est normal, on ne peut pas l’empêcher. Dans 1 an ou 2, il devrait être stabilisé (notamment s’il n’y a pas d’argiles gonflantes).
      – et si vous optez pour un hourdis (par exemple pour avoir un sol au même niveau que l’habitation, avec seuil encastré), et si les fondations et murs de la maison sont déjà en cours, faites attention que les fondations de la terrasse ne déstabilisent pas celles de la maison – mais votre architecte veillera à tout ça.

      1. Bonjour,
        Pour une terrasse sur vide sanitaire = 3000 euros plus cher pour le même aspect esthétique final, je vous conseille terrasse sur lit de cailloux avec dalles sur plot dessus. Pas d’attente pour carreler et la caractéristique visitable est intéressante pour mettre éclairage, prises de courant, etc… Cette solution est moins chère que VS + carrelage collé et pas moins qualitative.
        Allez sur Novoceram par exemple, dalles outdoor.

        1. La solution est intéressante, car les tassements (à peu près inévitables) de la dalle béton seront moins perçus au niveau du carrelage, puisque il n’y aura pas de joint.
          Il faut tenir compte du choix limité de carreaux pour dalles sur plots (carreaux autoporteurs) et du traitement du vide périphérique des dalles sur plot à réaliser.

          1. Traitement périphérique par le même carreau que la terrasse avec support de fixation basse et un pliage alu partie haute qui maintient la plinthe et la dalle. On arrive à quelque chose parfaitement fini.

  6. Bonjour Mr ESPAGNO,
    tout d’abord merci d’avoir pris le temps de répondre à toutes nos interrogations de novices dans le bâtiment.

    j’ai 3 questions s’il vous plait avant de signer le CCMI :
    1/ le constructeur ne juge pas nécessaire de faire une étude de sol par un bureau spécialisé étant donné le niveau d’aléa faible pour le retrait argileux et “l’aspect” du terrain qui ne semble pas remblayé. Ainsi des fondations superficielles en semelle filante “hors-gel” semble suffisante. Dans le cas ou cela necessiterais des fondations semi-profondes types puits, longrines, cela serait à leur frais car non chiffrée dans le CCMI. Est-ce vrai? ou peuvent-ils se prévaloir d’un véto de leur assurance qui annulerais le contrat, si nous ne payons pas les fondations supplémentaires?
    2/sur les termes techniques, le CST parle uniquement de “dalle portée”, il s’agit bien d’un plancher hourdis ?(refends+poutrelles+entrevous+treillis+dalle béton)
    le CST parle de vide-technique qui est selon lui identique au vide sanitaire… y’a t’il une différence entre les 2 ? en termes de rangs de parpaings, “trou d’hommes”? étant donné que nous aurons un plancher chauffant y-at’il une utilité d’avoir un accés technique étant donné que nous ne pourrons pas percer la dalle à l’avenir? (si ce n’est pour la stabilité homogéne de la dalle+murs liés de la maison)
    3/nous construisons une maison R+1+Combles avec 7m à l’égout. Dans les combles, j’envisage d’aménager une salle dédiée cinéma. Pour une parfaite isolation phonique que préconisez-vous?
    je pensais à une dalle de compression portés avec hourdis maconnés ou autres?
    + isolation avec sous couche acoustique + bande périphérique + cordon de désolidarisation ou autres?
    + chape flottante avec solution acoustique KP1 qui supporte le doublage des murs ou autres?

    merci par avance pour vos réponses, car le gros oeuvre et notamment les fondations déterminent la longévité et la qualité d’une maison
    cordialement,
    christophe

    1. Bonsoir, merci du message.

      1°- Pas d’étude de sol.
      C’est très dangereux, donc, à parler net, stupide. Ça augure bien mal de la suite du projet et de la compétence ou, pire, du « je-m’en-foutisme » du constructeur. En toute franchise, je ne serais pas rassuré d’être son client et de faire poser par terre quelques centaines de tonnes – et tout mon argent et mon futur patrimoine ! – sans savoir s’il ne va pas se tasser en se fissurant partout…
      Pour répondre à votre question, une fois le contrat signé, il ne peut pas y avoir de sommes supplémentaires à payer si vous n’avez pas signé un avenant pour modifier le contrat – et l’on n’est JAMAIS obligé de signer un contrat ou un avenant. Donc le CMI ne peut RIEN vous réclamer, même si le bon sol est très profond : il doit faire les fondations à la bonne profondeur – même si c’est 6 ou 8 mètres de profondeur – pour le même prix, sans plus-value. Il n’y a aucun veto de leur assurance ni d’autres histoires qui tiennent : un contrat est un contrat. Je n’ai jamais compris les clients des CMI qui acceptaient de payer plus que le contrat.

      2°- Dalle porteuse.
      Une « dalle portée » est une dalle en béton armé qui équivaut à un plancher hourdis, sauf qu’elle est toute en béton armé, épaisse (au moins 20 cm d’épaisseur, voire plus), avec beaucoup d’armatures tri-dimensionnelles et qu’elle est portée de mur à mur (d’où son nom). C’est donc un plancher porté, comme un hourdis, sauf qu’il est coulé à même le sol (un lit de sable). Les dalles portées sont très rares en maison individuelle, elles concernent surtout les bâtiments importants, type industriels ou répétitifs.
      A ne pas confondre avec les dallages sur hérisson, qui leur ressemblent un peu. Sauf que ce ne sont pas du tout des planchers portés, mais des dalles coulées sur un hérisson. Ils ne reposent pas sur les murs (ils sont coulés entre les murs, donc ils ne sont pas portés). Ils ont une épaisseur de 12 cm et sont armés seulement par un treillis soudé (plat). C’est le plancher le moins cher et le moins bon techniquement (risque important de tassement et donc de fissures). Soyez vigilant sur la vraie nature du plancher. Prenez des photos en cours de pose.

      Vide technique et vide sanitaire :
      Je présume que le CMI entend par là : vide technique = non accessible, et vide sanitaire = accessible. Il vaut mieux un vide sanitaire accessible (h = 80cm) car si un jour une canalisation d’eaux usées casse sous le plancher et si vos eaux usées se déversent sous la maison au lieu d’aller à l’égout, comment ferez-vous pour réparer, si ce n’est pas accessible ?

      3°- isolation phonique
      Autant il est assez simple d’isoler thermiquement : plus on met d’isolant, plus ça isole (je caricature un peu), autant l’isolation phonique est très subtile, c’est presque un art. Vous pouvez faire la meilleure isolation phonique possible, si vous aviez un seul point faire, tout est perdu ! Comme une pièce parfaitement isolée et vous ouvrez la porte : vous entendez tout. En pratique, le seul plancher compte peu, car le béton est un très bon isolant phonique. Mais il faut penser à tout le reste, qu’il n’y ait aucune erreur : pas de pont phoniques de structure (attention à la charpente : le bois est un excellent conducteur phonique), pas de passage de son (gaines électriques, canalisations d’eau, vmc, etc.), grilles d’aération des fenêtre avec piège à son, portes intérieures isolantes au bruit (très difficile !), etc.
      Je ne peux pas vous décrire ici tous les travaux à prévoir : il faudrait faire une étude avec des plans et coupes détaillés.
      Cordialement,

      1. Merci encore, étant donné que nous sommes au début du projet, nous avons signé que le compromis pour le terrain et le manque de sérieux des 2 constructeurs rencontrés, notamment pour l’étude de sol… nous a refroidis
        d’autant plus, qu’il s’agit d’une maison de 180m² habitable (hors garage et surface utile des combles),
        les plans devront être validé par un architecte, pouvez-vous me conseiller un architecte dans le nord de nantes
        ou à Carquefou?

        1. Bonjour, c’est beaucoup plus sage de ne pas vous mettre définitivement entre les mains de qui décidera tout à votre place et dont les intérêts financiers (vous vendre le plus cher possible ce qui lui reviendra le moins cher possible) sont opposés aux vôtres. Les très nombreux exemples de déboires de clients de CMI que l’on peut lire ici le montrent.
          A Nantes, il y a 2 Architectes-d’Aujourd’hui, spécialisés pour une clientèle de Particuliers et de maisons individuelles :
          – Frédéric RENAUD – 3 rue du Docteur Teillais 44300 Nantes – Tel: 09 81 60 75 12
          – Nicolas PINEAU – 1 rue Bisson, 44100 Nantes – Tel : 06 98 50 85 20
          Bien cordialement, JFE

          1. Bonjour Monsieur,
            Vous êtes sur le point de signer un CMI mais demandez conseil à un architecte ? Pourquoi ne pas pendre un architecte pour votre maison ?
            Rien ne vous empêche d’aller faire un projet chez un CMI ou plusieurs et d’aller avec chez un architecte…
            Le CMI met en avant garantie de prix et délais. Ca veut tout et rien dire car de mémoire le délais est de 2 ans… A moins de construire une maison de 500m² très compliquée…
            Avec votre CMI, savez vous quelles entreprises vont travailler pour vous ? Les rencontrer pour leur demander des conseils sur quoi faire et pas faire ?
            Avez vous le droit de rentrer dans la maison pendant les travaux ?

          2. Bonjour, le mel de Thomas met en évidence le réflexe quasiment irrésistible du ccmi. Du moins, quand on fait construire pour la première fois.
            Avec un architecte, le client a AUSSI une garantie de prix et de délais, bien évidemment, pour peu que l’architecte rédige des contrats avec les artisans en ce sens. Les Architectes d’Aujourd’hui le font, bien sûr.
            En plus, ces garanties sont bien meilleures, puisque ces contrats ne sont pas opaques (devis d’artisans en mains pour le client, comme le dit en substance Thomas), et ils ne sont pas rédigés dans l’urgence d’un contrat initial mais après que le client ait, posément, tout choisi, la demande de permis de construire étant déjà déposée.
            Enfin, la transparence totale (plans techniques, artisans, devis, réunions de chantier, etc.) est un gage de qualité.
            Mais il faut avoir déjà fait construire pour comprendre l’importance de tout ça…

  7. Bonjour
    Nous avons fait construire une maison que nous avons réceptionné en 2007 (décennale terminée donc).
    La maison a rapidement eu quelques fissures (considérées comme esthétiques) et le constructeur les a réparé puis a recrépis (c’était environ 5 ans après la réception de la maison).
    Suite à une importante sécheresse des fissures très importantes sont réapparues.
    Pour information, la partie habitable de la maison est sur vide-sanitaire et le garage est sur terre plein. C’est notamment sur la partie garage qu’il y a les plus grosses fissures et elles finissent par impacter le reste de la maison.
    Quel recours pouvons-nous avoir? Construire une même maison sur 2 types de fondations différentes n’est-il pas une malfaçon?
    Merci pour vos conseils

    1. Bonjour, le délai de garantie décennal est précis et ne permet pas de faire jouer une assurance au-delà.
      Mais le CMI a réalisé des travaux qui sont encore sous garantie décennale : le rebouchage des fissures ! Je vous conseille donc de faire tout de suite une déclaration de sinistre auprès de la D-O au titre de ce rebouchage des murs.
      Il est probable que l’assurance de bouge pas, ou vous dise qu’un rebouchage n’est pas un ouvrage touchant la stabilité, donc hors garantie décennale. Dans ce cas, ne vous laissez pas faire et ne laissez pas passer le délai de 10 ans après le rebouchage des fissures. La réparation d’un tel sinistre (à 99% de probabilité lié aux fondations) est très onéreuse.

      Je vois éventuellement 3 autres pistes :
      – Y a-t-il un arrêté-sécheresse dans votre Commune ? Si oui, pensez-vous pouvoir y avoir droit ?
      – Aviez-vous fait une déclaration de sinistre pour les premières fissures ? Qui les a considérées comme étant du domaine « esthétiques » ? Vous pourriez rechercher la responsabilité personnelle de qui l’a décrété (CMI ou assureur – il vaudrait mieux que ce soit l’assureur), au titre de l’erreur d’appréciation quasi-délictuelle : en tant que professionnel, il devait bien se douter qu’il s’agissait probablement d’un début de sinistre à caractère décennal et, donc, vous auriez été trompé.
      – Vous pouvez envisager de mettre en cause le CMI en tant que constructeur, car :
      o Ou il y a eu étude de sol, et il ne l’a probablement pas respectée (à vérifier)
      o Ou il s’en est dispensé, et c’est une faute professionnelle.
      Dans les 2 derniers cas, vous pourriez rechercher là-aussi une faute pénale.

      Mais privilégiez quand même le rebouchage dans le délai décennal, c’est à mon avis la meilleure piste. Rédigez bien la déclaration de sinistre (en lettre RAR, évidemment et exigez un accusé de réception écrit de l’assurance), pour ne pas qu’on puisse requalifier ce rebouchage comme étant une simple rectification esthétique.

      Le plancher de l’habitation porté (hourdis) et le dallage du garage (sur terre-plein) ne sont pas des fondations ; ils sont tout-à-fait compatibles, alors que des fondations de nature différentes peuvent être incompatibles, en effet. Je présume que les fondations de votre maison (le béton armé coulé dans le sol, en profondeur) sont partout de même nature, même si elles sont manifestement sous-estimées.

      Tenez-moi au courant, si vous voulez. Cordialement,

      1. Il y a eu un arrêté de catastrophe naturelle en août dernier. Malheureusement, la maison est louée et nos locataires ne nous avaient rien dit. Nous avons découvert les fissures lors du préavis de départ au 1er juillet 2020.
        Je viens de rechercher les papiers et ma mémoir
        e m’avait joué des tours. Nous avions fait les démarches pour les fissure le 19/05/2009. Les 10 ans sont donc écoulés.

    2. Bonjour
      Je viens vous donner les dernières nouvelles. Nous avons beaucoup de chance, il y a un arrêté de catastrophe naturelle qui est sorti le 29/07. Merci encore pour votre réponse.

  8. Bonjour,
    Sur un projet de construction neuve montée sur un vide sanitaire, au stade de la mise en place des planelles sur les murs de soubassement, le maçon a installé des planelles de 16 de haut… après coup et résultat de l’étude béton, il s’avère qu’il faut des planelles de 25… comment doit-on faire ? Quelles solutions ? Le maçon nous a indiqué qu’il allait coffrer les planelles et rehausser les planelles pour atteindre la hauteur de 25…
    N’y a t’il pas un risque notamment de fissures ou de déséquilibres de dureté ou résistance à faire le plancher ainsi ?
    Merci de bien vouloir nous éclairer car on veut bien faire confiance au maçon mais également être bien informés des conséquences d’une telle rehausse…
    Cordialement

    1. Bonjour, les planelles ne participent pas à la solidité de l’ouvrage, donc il n’y a aucun risque de ce coté là.
      Si ce sont des planelles de rives (c’est-à-dire dont 1 face sera extérieure, celle qui recevra l’enduit), il faut bien veiller à la continuité des mêmes matériaux, sinon vous risquez des tâches dans l’enduit, voire des petites fissures, sans gravité aucune mais inesthétiques (dilatations différentes entre agglo, briques, béton coffré, etc.).
      Je suis étonné que la hauteur des planelles passe ainsi de 16 cm à 25 cm ! D’habitude, et même presque toujours, la hauteur est de 20 cm.
      cdlmt,

    1. Bonjour, je réponds à vos 2 méls,
      – la ventilation primaire doit obligatoirement sortit hors toiture, dans une tuile à douille. Ce ne sont que les ventilations secondaires que l’on tolère par des clapets aérateur. Donc, il y a faute.
      – consternant, les boîtes de dérivations électriques ouvertes dans les combles. Accessibles aux mulots et autres petites bêtes, risque de court-circuit, voire d’incendie. C’est rare qu’un électricien digne de ce nom ait laissé ça, en général c’est une profession qui connaît bien les normes et les règles de l’art.
      – la laine de verre soufflée me semble disposée un peu n’importe comment, ou ce sont les photos qui font ça ?
      Vigilance, vigilance, partout et tout le temps…

      1. Bonjour,
        Mr Espagno merci beaucoup pour ces précisions !
        Le plombier m’a contacté ce matin et il ma dit que la ventilation primaire ne devait sortir en toiture que si nous avions une fosse septique mdrrrrrrrr mais il à dit que si nous la voulions en toiture il le ferrait ………nous verrons bien de tout façon c’est noté dans les réserves complémentaire !
        L’ électricien ,lui était étonné ….. il va revenir aussi.
        Concernant les clapets ou doivent ils être positionnés sur l’installation ?
        Voici une phrase tirée de ma notice descriptive ” ventilations des chutes : pour les eaux usées, les évacuations sont raccordées séparément à la chute, notamment dans la salle de bain, ce qui rend la ventilation non nécessaire.
        Bien cordialement et encore merci

        1. Le plombier confond 2 choses (ou fait semblant de confondre…) :
          – la ventilation de chute, pour admettre de l’air en compensation d’une brusque dépression dans la canalisation, surtout quand on tire la chasse des wc, ce qui “dé-siphonne” les appareils (lavabo, douche…) et provoque de mauvaises odeurs (c’est pour ça que la ventilation des wc, dite “primaire” doit sortir hors toiture, et doit être de même diamètre que l’évacuation, ici Ø 100),
          – la ventilation de la fosse septique. En général, on se sert de la sortie des wc pour ça. Cette sortie des wc a donc 2 usages, mais ce n’est pas parce que l’un n’existe pas (ventilation de la fosse) qu’il faut oublier l’autre usage (dé-siphonnage).
          Pour les ventilations secondaires, en bout de chaque réseau d’évacuation (salle de bains, etc.), il est toléré des clapets à membrane. Je constate que ça marche bien. Il faut que chaque canalisation horizontale (sous plancher) ait en bout, à l’opposé de rejet à l’égout, soit une sortie hors toiture, soit un clapet. Mais pour les wc, je rappelle que la sortie hors toiture est obligatoire (pas de clapet), qu’il y ait une fosse ou le tout-à-l’égout..

  9. Bonjour,
    Une autre découverte !
    Dans les toilettes(voir photo en lien svp) j’ai bien le bâti ou il y a à l’intérieur la canalisation PVC pour la ventilation primaire qui monte jusqu’au plafond mais je suis montée dans les combles pour vérifier si il sortait bien en toiture !!!
    Et la surprise !! rien n’est relié à la tuile à douille en toiture (voir photo en lien svp) !! ils ont certainement mis un clapet aérateur dans les combles mais il doit être recouvert pas la laine de verre projetée situer de plus pas très loin de la tuile à douille, ils n’avaient juste qu’à relier le tuyau jusqu’à la tuile !!!!
    le tuyau Pvc doit il obligatoirement sortir en toiture ou le clapet aérateur est il suffisant si j’enlève la laine qui le recouvre certainement ??? pour une aération suffisante du toilette.
    Je ne vois nul part d’autre de brancher sur les autres appareils (baignoire etc ) de clapets aérateurs
    https://zupimages.net/viewer.php?id=20/29/zgsr.jpg
    https://zupimages.net/viewer.php?id=20/29/95rw.jpg
    Merci
    Bien cordialement

  10. Bonjour, Mr Espagno
    J’aimerais savoir si dans le vide sanitaire les canalisations PVC doivent être suspendues par les colliers du début à la fin ? et si la pente doit être respectées elle aussi du début à la fin ?
    Car dans mon Vide sanitaire les Canalisations commencent par être suspendu par des colliers et vers le milieu sont posées sur des agglos et avant la sortie pour certaine sont de niveau au lieu de faire la pente …
    Voici quelque lien :
    https://zupimages.net/viewer.php?id=20/29/y4i1.jpg
    https://zupimages.net/viewer.php?id=20/29/1u1h.jpg
    https://zupimages.net/viewer.php?id=20/29/fs04.jpg
    https://zupimages.net/viewer.php?id=20/29/troa.jpg
    Merci
    Bien cordialement

    1. Bonjour, les bricolages d’agglos pour tenir les canalisations sont interdits sur de la terre. Il faut suspendre les canalisations au plancher hourdis au-dessus. Il existe des suspentes toutes prêtes pour ça, très pratiques et très fiables (coût de l’ordre de 5 ou 6€ l’u : moins cher que le bricolage d’agglo en-dessous !).
      Avec le temps, les agglos sur la terre peuvent s’affaisser, voire tomber. Tant que la canalisation n’est pas bouchée, rien ne se passe. Puis si un jour, bouchée, elle se remplit d’eau, le poids peut la faire casser et toute les eaux usées se répandent dans le vise sanitaire…
      La pente doit être au moins de 1%. C’est très peu, pour ma part de demande 3% mini (sauf impossibilité technique). La moindre contre-pente provoque stagnation d’eau et bouchon. Pour qu’une canalisation reste propre, il faut que la pente permette à l’eau de couler fortement.
      Il me semble que sur les photos les supports sont assez écartés ? Leurs espacements ne devraient guère dépasser 1 m.

  11. Bonjour,
    Peut on faire un poteau dans une maison ou chaînage horizontal, ou raidisseurs verticaux en béton fibré ne nécessitant pas de ferraillage ? Le béton fibré remplace til le ferraillage dans toute situation ?
    Cordialement.

    1. Bonjour, non à ma connaissance on ne peut pas, il faut des armatures, car les tensions dans les raidisseurs ou les poteaux (ou les poutres) sont telles que les fibres ne suffiraient pas. Les fibres donnent de la cohérence au béton, c’est un anti-fissuration, mais elles ne sont pas assez résistantes pour aller au-delà.
      Rudy Ricciotti (dont j’ai l’honneur d’être le confrère) fait un travail remarquable, exceptionnel, sur le béton fibré. Il fait énormément progresser la technique, notamment dans ses “dentelles de béton”.

      1. Bonjour,
        On entend dire que le béton venant de centrale est de meilleure qualité que le béton fait par les maçon en bétonnière sur le chantier, quel est votre avis ?
        Si oui, il faut à chaque fois faire venir une toupie. Pour chaînage et raidisseur, plancher de chaque étage ?
        Peut-on demander du béton fibré pour le plancher, chaînage, etc… Y a t-il un intérêt ?
        Cordialement.

        1. Oui, je l’ai souvent dit ici, mieux vaut du béton prêt à l’emploi, car il est fabriqué, composé, de façon fiable pour l’usage correspondant à la commande (fondation, poutre, hourdis, etc.). De la même manière, je préconise des poutres préfa, car on n’a presque pas de risque de mauvaise réalisation (en atelier, dans des coffrages spéciaux, c’est mieux que sur chantier où l’erreur humaine est plus fréquente).
          Pour les petites quantités, ce n’est guère possible de l’utiliser : coût fixe d’un déplacement d’une toupie.
          Le béton fibré a moins d’importance quand, de toute façon, il faut des armatures métalliques.

          1. Bonjour,
            Vous indiquez qu’il est mieux d’utiliser des poutres préfa. Pourquoi certains maçons les font eux même ce qui leur prend certainement plus du temps et risque (coffrage, béton en bétonnière, etc…) ? Le coût ?
            Poteau préfa, est-ce que ça existe également ?
            Cordialement.

          2. Je préfère des poutres préfa car je suis sûr de leur fiabilité. Même un bon maçon peut louper quelque chose – qui n’a jamais rien loupé ?
            Certains maçon préfèrent vendre leur main-d’oeuvre plutôt qu’acheter (assez cher) des poutres pour les revendre avec juste un petit bénéfice.
            Mais les maçons qui ont beaucoup de travail ne s’embêtent plus avec la réalisation à la main de petites poutres.
            Les poteaux préfa existent aussi, ils sont plus rares, probablement parce que plus gros, moins facile à livrer et à mettre en oeuvre.

  12. Bonjour,
    J’ai une terrasse accessible à l’étage avec habitation en dessous.
    J’ai entendu dire qu’avec la norme DTU il est interdit de faire une chape étanche et carreler mais qu’il faut faire étanchéité bitumeuse + dalles sur plots.
    Quel est votre avis ?
    Cordialement.

    1. Bonjour, le DTU – mais surtout le bon sens ! – interdisent de faire une couverture d’un local habité (ou, d’une façon générale, utilisé pour des activités) qui ne soit pas étanche. Il va pleuvoir dedans…
      Un carrelage sur un plancher béton (avec ou sans chape) n’est pas étanche. Sinon, on n’aurait pas inventé l’étanchéité.
      Il y a plusieurs techniques d’étanchéité, celle qui est choisie le plus souvent aujourd’hui est la membrane d’étanchéité. Je la choisis aussi, c’est simple, mois cher et fiable. L’idéal est de ne pas la laisser exposée ainsi, de placer au-dessus une protection pour éviter les chocs thermiques ; pas exemple un petit lit de gravillons de rivière (arrondis, bien sûr) ou un carrelage sur chape, ou des dalles sur plots (ce que je préfère, de très loin, pour plusieurs raisons, et notamment les réparations éventuelles faciles – pas besoin de tout casser).
      Attention, réaliser une étanchéité est l’affaire d’un BON spécialiste. Personnellement, si je devais le faire chez moi, je ne m’y risquerais pas.

  13. Bonjour,
    Notre construction en CCMI se termine. Maison de plein pied de 90 m2 sur vide sanitaire de 0.80 m de haut. Dalle béton sur poutrelles, chauffage au sol dans les parties habitables. Nous nous sommes réservé la chape béton du garage qui fait 25 m2. Ce garage recevra une partie atelier et une partie garage pour un véhicule. Nous aurions voulu savoir quelle type de chape concevoir : épaisseur, densité du béton, treillis soudé ou polystyrène, sachant que la différence de niveau entre le garage et la partie habitable terminée et carrelée est de 18 cm. Un artisan de notre connaissance nous dit qu’il faut demander le plan d’exécution de la dalle au constructeur pour être sûrs que la dalle garage supportera le poids de la chape envisagée. Merci de votre réponse

    1. Bonjour, il faut respecter les règles de l’art, c’est-à-dire en pratique les DTU – DTU 13.3 pour les dallages.
      Je doute que le constructeur vous donne des plans d’exécution pour ce dallage… Vous pouvez aller voir sur internet, il y a des explications, mais ne retenez que celles d’organismes fiables, pas celles de quelques amateurs : j’y ai vu beaucoup de conseils incomplets, faux même, voire inverses de ce qu’il faut faire !

      1. Merci pour votre réponse. Nous avons réussi à avoir les plans d’exécution de la dalle par le fournisseur, car c’est vrai que le constructeur a refusé de nous les donner…. Les CMI ne sont hélas pas toujours très proches de leurs clients qui pourtant le paie !! Je pense qu’avec ces plans notre maçon “privé” va pouvoir se débrouiller pour que notre chape soit conforme et surtout supporte le poids de notre voiture, sans que l’on se retrouve dans le V.S.
        Cordialement. Colette

        1. N’oubliez pas que l’intérêt financier du CMI – aussi honnête soit-il, ce n’est pas la question – est toujours de vous vendre le plus cher possible ce qui lui revient le moins cher possible. Pour ça, moins vous en savez, mieux ça vaut pour lui car il aura ainsi les mains libres pour faire ce qu’il veut, s’il le fallait.

  14. Je souhaite ajouter un carport (en bois) avec buanderie et abri de jardin intégré en extension de ma maison (Adossé). Je prévois également un toit terrasse. Dois je réaliser une dalle avec vide sanitaire comme pour une construction standard (super article soit dit en passant) ?

    1. Bonjour, non ce n’est pas indispensable. En fait, ça dépend de la nature du sol en surface : s’il est parfaitement plat et stable (pas d’argile gonflantes, par exemple), vous pouvez faire un dallage sur hérisson. Vous risquez de petites fissures de surface, pas très esthétiques, mais sans conséquence. Pour un garage, compte tenu des surcharges à prendre en compte, on fait habituellement un dallage. On ne fait un vide sanitaire que si le sol n’est pas stable en surface.

  15. Bonjour,
    j’ai acheté récemment une maison à rénover. Mon vide sanitaire est divisé en 3 (1 sous salon complètement indépendant, 1 sous la cuisine et 1 sous la salle. Celui de la salle et de la cuisine étant séparé par un mur un pierre dans le vide sanitaire mais avec un espace d’1m pour pouvoir y communiquer. Lors de l’installation chauffage/Eau/Elec dans le vide sanitaire j’ai pu voir que les poutrelles de la partie sous salle ont éclatées par l’humidité qui à fait rouiller la ferraille de l’intérieur et fait exploser 2 agglo.. Les poutrelles s’effrites. Est ce que cela est impactant sur la structure ?
    Merci d’avance

    1. Bonjour, la réponse est oui – bien sûr. Du béton éclaté, avec des aciers qui rouillent, montrent de façon flagrante une détérioration de la structure et un risque de dommage important ; à plus ou moins long terme, mais inéluctable.
      Sans voir les lieux, je ne peux rien dire de plus, mais vous devez vous en occuper !
      Cdlmt

  16. Bonjour,
    J’ai des amis qui ont fait construire en CMI qui ne s’est pas bien terminé en terme de relations. Or, ils viennent de constater une fuite sur une terrasse accessible. En recherchant la dommage ouvrage, ils se sont aperçu qu’elle n’y était pas alors que c’est obligatoire en CMI.
    La terrasse fuit et en plus le carrelage a été collé directement sur l’étanchéité, interdit dans la DTU.
    Quels sont les recours concernant la DO ? Le client l’a payé en quelque sorte mais ne l’a pas.
    Le constructeur a une décennale, comment lui demander de faire une déclaration si pas de relation client/constructeur ?
    En faisant une déclaration à l’assurance habitation pour dégâts des eaux, mon assurance habitation va t-elle faire les démarches contre le constructeur et décennales ?
    J’ai bien peut que ce soit très très long du coup.
    Cordialement.

    1. Bonjour, la D-O est obligatoire, y compris en contrat ccmi. Il y a donc une faute personnelle du CMI s’il ne l’avait pas procuré à son client. Or tricher sur un tel contrat relève sur pénal. Il peut être mis en cause personnellement.
      Ceci dit, cette obligation de D-O est illogique avec un ccmi (comme avec un architecte, d’ailleurs, pour d’autres raisons). Le ccmi étant un contrat global, unique, il n’y a aucun travaux qui pourraient “passer au travers” de l’assurance décennale obligatoire puisque une seule assurance suffit, celle du CMI.
      Si votre ami sait quelle est la compagnie qui assure le CMI, il lui suffit de faire une déclaration de sinistre auprès de cette assurance, comme il ferait pour un artisan. En lettre RAR bien évidemment. Les assurances des entreprises garantissent bien LES CLIENTS de leurs assurés, ce sont eux qui bénéficient de l’assurance. Donc ils peuvent saisir les assurances des entreprises, bien sûr. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de D-O qu’on ne serait pas assuré !
      Pour ma part, je mettrais aussi en cause le CMI, à titre personnel et pour une responsabilité pénale.
      Avec un ccmi, le client est bien seul. Après n’avoir pas pu faire confiance au CMI, sera-t-il bien pris en charge par l’assurance ? Etre guidé, conseillé par un architecte lui serait probablement très utile pour être pleinement pris en charge, pour que les travaux nécessaires soient bien prévus (et non pas a minima) et pour être sûr qu’ils soient bien faits. A moins que votre ami persiste encore à vouloir être seul face à des professionnels dont les intérêts financiers (payer le moins cher possible) sont là encore opposés aux siens.
      Mais il est vrai que certains préfèrent tout faire tout seul, se soigner sans médecin, se défendre dans un procès sans avocat, etc. Je ne crois pas qu’ils aient raison.

      1. Bonjour,
        Merci pour votre retour.
        La DO à ma connaissance est obligatoire avec un CMI, c’est au contrat. Avec un contrat MO, ce n’est pas obligatoire.
        La DO permet de gagner du temps, un avantage…
        Le CMI a fait payer au client la DO qu’il n’a pas fait au client, quels sont les recours ? Est-ce une escroquerie ? En plus, ce n’est pas rattrapable.

        1. Tout cela est assez subtil.
          La DO est TOUJOURS obligatoire, CMI ou pas. Mais, quand un particulier (personne physique) construit pour lui-même ou ses proches, il n’y a pas de sanction prévue. Attention, les SCI familiales (personnes morales) encourent des sanctions si pas de DO.
          Le client d’un CMI doit avoir une DO : soit elle est comprise dans le ccmi, soit il la prend par ailleurs. Mais ne peut pas être “oubliée”.
          Le client d’un architecte, s’il n’a pas de DO, n’encoure pas de sanction. L’architecte a seulement l’obligation de lui rappeler que la DO est obligatoire (tous nos contrats mentionnent cette obligation à titre d’information).
          Bien entendu, quand le professionnel est lui-même assuré (qu’il soit artisan, cmi ou architecte), le client bénéficie de la garantie décennale, même s’il n’y a pas de DO.
          Par ailleurs, la DO, assurance intermédiaire, ne fait pas gagner de temps… L’assurance ne peut pas intervenir tant qu’elle ne sait pas d’où vient le sinistre et donc comment il faut le réparer. Dès lors, l’assurance du professionnel intervient directement. La DO n’a d’intérêt qu’en cas de conflit entre les assurances, ce que je n’ai jamais rencontré personnellement, en 40 ans d’exercice.
          Le CCMI qui n’a pas de DO est, lui, en faute. S’il la fait payer, c’est une escroquerie. Le recours ? Une assignation en justice après mise en demeure : on est en démocratie, en cas de désaccord on ne règle pas ça par un duel, mais en portant l’affaire devant un juge 🙂

          1. Bonjour,
            Que je comprenne bien, il est impossible d’avoir un contrat CCMI et ne pas avoir de DO ?
            Comment le constructeur fait-il pour ne pas en faire au clients ? Car, il fait ça à tous les clients en fait…
            La DO, je croyais qu’elle devait intervenir dans les 90 jours et que c’était plus dans tous les cas, d’où l’utilité.
            Effectivement, l’erreur peut arriver de la part d’un artisan, mais aucune raison qu’il y ait un conflit s’il faut qu’il fasse une déclaration à sa décennale.
            Pourquoi presque tout le monde prend un DO ? Vu le prix ?
            Cordialement.

          2. Que je comprenne bien, il est impossible d’avoir un contrat CCMI et ne pas avoir de DO ?
            Oui pour les cmi, car la loi impose que la dommage-d’ouvrage soit mentionnée dans le contrat (référence précise : attestation au nom du client, quelle Cie d’assurance ? quelle date d’obtention, etc.). Donc, pas de DO = pas de ccmi.
            Ceci dit, la DO aussi peut être prise directement par le client, mais il faudra que ce soit avant de signer le ccmi, puisqu’il faudra quand même joindre l’attestation au ccmi.
            Comment le constructeur fait-il pour ne pas en faire au clients ?
            Il triche, il enfreint la loi.
            La DO, je croyais qu’elle devait intervenir dans les 90 jours et que c’était plus dans tous les cas, d’où l’utilité.
            La DO intervient pour les sinistres à caractère décennal, c’est-à-dire après la réception des travaux, pas avant (sauf en cas de sinistre manifestement décennal en cours de chantier et si l’entreprise,- ici, le CMI – était défaillante). Elle est soumise à des règles de délais, comme les autres assurances.
            Effectivement, l’erreur peut arriver de la part d’un artisan, mais aucune raison qu’il y ait un conflit s’il faut qu’il fasse une déclaration à sa décennale.
            Non, le risque de conflit est infime (jamais vu en 40 ans d’exercice), car les assureurs perdent beaucoup d’argent en gestion quand l’affaire traîne (il faut payer les experts, les avocats, la gestion en interne, etc.). La DO peut servir essentiellement pour les très grosses opérations, plusieurs millions d’€, où les sommes en jeu dépassent les coûts générés par des longues procédures. Pas en maison individuelle : les assurances préfèrent un mauvais accord rapide plutôt que tout perdre en gestion.
            Pourquoi presque tout le monde prend un DO ? Vu le prix ?
            Les gens la prennent :
            1 – parce que “tout le monde” dit que c’est très important, très protecteur (comme le CCMI, vous me direz…)
            2 – parce que beaucoup croient que s’ils ne la prennent pas, ils ne seront pas assurés, ce qui est faux (là aussi, comme le CCMI…)
            3 – parce que beaucoup prennent des cmi, et donc “ne peuvent pas y couper”,
            4 – parce que beaucoup sont légalistes : ils n’enfreignent pas la loi (ça, c’est normal), même si le coût est disproportionné avec le service rendu.

      2. Une précision à propos de la D-O. Pourquoi je dis que les clients des architectes devraient pouvoir s’en passer, quand l’architecte s’occupe des travaux, évidemment :
        – tous les artisans sont bien assurés quand vous prenez un architecte, car l’architecte doit obtenir chaque attestation d’assurance (biennale, décennale, au tiers). C’est une obligation déontologique.
        – s’il ne le faisait pas, ou mal, il est lui-même assuré, donc son client peut se retourner contre lui et son assureur : le client sera couvert. L’Ordre des architectes a l’obligation de vérifier chaque année que tous les architectes sont bien assurés.
        – si l’Ordre était défaillant (c’est arrivé 1 fois, à ma connaissance), le client peut se retourner AUSSI contre l’Ordre et obtenir réparation (c’est ce qui s’est passé pour le cas que j’ai en tête). Et comme l’Ordre gère une profession réglementée, il est sous contrôle permanent de l’Etat, il ne peut pas faire n’importe quoi, refuser d’intervenir (ça, ce n’est jamais arrivé à ma connaissance). Sinon, on saisit l’Etat .
        Donc, QUOI QU’IL ARRIVE, même en cas de défaillances en cascade : artisans, puis architecte, puis Ordre, le client est QUAND MÊME assuré, il ne risque rien. C’est une garantie totale, la meilleure dans le “bâtiment” à ma connaissance.
        C’est pour ça que, dans ce cas, la D-O est à mon avis to-ta-le-ment superflue.

        1. Monsieur,
          Petite précision concernant la DO.
          Les banques dans lesquelles un client fait un prêt exigent la DO, autrement le prêt est refusé…
          Il y a quelques années non, maintenant, oui à coup sur.
          Les banques font même une enquête sur la santé des artisans, Vérifimmo par exemple à la BNP !
          Donc, à part si on fait construire par un architecte ou MO et qu’on paie cash, pas de DO…

  17. Pour rajouter, j’ai vu que ça résout l’interrogation de la poussée au vide où on s’interroge sur le placement des équerre à l’intérieur, extérieur, ect…

    1. Ce sont des armatures en forme d’épingle (comme des très grandes épingles à cheveux), c’est assez récent. C’est un réel progrès par rapport aux équerres, car si l’on s’en sert, on ne peut pas mal les placer !

      D’autre part, lors du coulage de chaînage, plancher ou poteau, des maçons utilisent une sorte d’appareil qui vibre pour bien que le béton s’insère partout, pourquoi ne l’utilise t’il pas tous ?
      Parce qu’il y a des incompétents et/ou surtout des paresseux aussi chez les maçons (comme chez les cmi, comme chez les architectes, hélas)
      Quelle est la règle ?
      obligatoire, des aciers dans une bulle d’air dans le béton ( c’est très fréquent !) n’ont plus aucune force.

  18. Nous faisons construire un plain pieds dans le Finistère Nord. Nous avons contacté un Maître d’oeuvre et un constructeur. L’un propose un vide sanitaire, l’autre terre plein et va aller voir le terrain.
    Concernant le mode de chauffage, nous désirons un poêle à bois (bûches) de masse + radiateurs hautes performances électriques, + chauffe eau thermodynamique + V.M.C simple flux. Nous ne voulons pas de plancher chauffant très cher d’entretien, nous ne voulons pas également les poêles à bois (bûches)régulés, trop de problèmes.
    Question le terre plein concernant RT 2012 sont ils performants? le mode de chauffage que nous désirons est il accepté dans la réglementation RT 2012? Comme les constructeurs sont en cheville avec les sociétés concernant les packs complets, ils poussent vers du chauffage au sol. Je veux donc un avis indépendant.
    Merci de votre retour.
    Cordialement

    1. Le vide sanitaire est bien plus fiable structurellement que le dallage sur terre-plein (risque de tassements, de fissures).
      L’un et l’autre sont ok vis-à-vis de la RT2012 (mais la sécurité technique n’est-elle pas plus importante ?)
      Si vous voulez des avis indépendants, donc fiables, tout au long de l’opération je vous déconseille vivement un CMI, quel qu’il soit, puisqu’en vous vendant lui-même les travaux, il sera “juge et partie” : sacrifiera-t-il les intérêts de sa société, opposés aux vôtres ? Et une fois le ccmi signé, vous n’aurez plus aucune possibilité d’agir, vous devrez acceptez ce que vous imposera le CMI (soit le contrat de base, soit les plus-values qu’il décidera en cas de changement demandé).
      Bon chantier, cordialement,

      1. Je vous prie de bien vouloir m’excuser, mais je ne connais pas le terme CMI, Je sais simplement que le CCMI est une assurance ( constructeur) qui nous assure le prix de la maison à la signature et je ne crois pas que le maître d’oeuvre a cette garantie, Je sais que je vais devoir prendre une garantie dommage-ouvrages c’est obligatoire.Le maître d’oeuvre que j’ai contacté est indépendant et un architecte travaille pour ces plans. Il va me fournir les devis des artisans et aussi le prix global. le budget maximal définitif me sera donné. Pourriez vous m’en dire Plus. En ce qui concerne le mode de chauffage , rentre t il dans le rt 2012?

        CMI je suis allée voir donc cela veut dire constructeur de maison individuel, il vaut mieux que je passe par un constructeur plutôt qu’un maître d’oeuvres? Je dois avouer qu’avec le MO ça s’est très bien passée.

        1. CCMI signifie : Contrat de Construction de Maison Individuelle. C’est un contrat, ce n’est pas une assurance.
          CMI, vous l’avez vu, signifie : Constructeur de Maisons Individuelles
          Il ne faut pas confondre la “Garantie de livraison à prix et délai convenus” et une assurance. Cette garantie n’est pas une assurance. Si vous aviez un sinistre plus tard, ce n’est pas cette “Garantie de livraison” qui jouera. D’ailleurs, dès la réception des travaux, elle est annulée, elle n’existe plus, puisque elle garantit la livraison, c’est-à-dire jusqu’à la réception (mais elle ne garantit pas les travaux).
          Les maîtres d’oeuvre, qu’ils soient architectes ou pas, ne proposent pas cette garantie, car le risque que le chantier n’aboutisse pas est quasiment annulé avec eux : vous pouvez toujours vous retourner contre l’architecte en cas de chantier “planté” (avec un maître d’oeuvre non-architecte, il faut vérifier cas par cas, car il n’y a pas de statut de “maître d’oeuvre”, ce n’est pas une profession en tant que telle).
          La dommage-ouvrage est obligatoire, en effet. Mais, bizarrement, la loi ne prévoit pas de sanction pour les Particuliers qui font construire leur maison individuelle. Bien entendu, dommage-ouvrage ou pas, vous serez bien assuré en garantie décennale, c’est obligatoire pour tous ceux qui interviennent dans le “bâtiment” (artisans, architectes, etc.). Il faudra penser à bien avoir les attestations d’assurance avant de signer tout contrat.
          La RT2012 ne détaille pas : tel chauffage est ok, tel autre non, etc. La RT2012 demande une performance globale de la maison, tenant compte de multiples critères différents. Un BETh° calculera tout ça. Le plancher chauffant n’est pas du tout obligatoire. Personnellement, je ne le recommande pas par principe : c’est cher, c’est un investissement lourd qui n’est pas utile avec des maison sur-isolées comme on le fait maintenant (très peu à chauffer). Mieux vaut d’autres investissements (énergie renouvelable, double-flux, etc.). Mais si des clients ont envie d’un plancher chauffant, ça ne me gêne pas, évidemment.
          Et si vous avez un bon contact avec un maître d’oeuvre, c’est beaucoup plus sûr et ce sera probablement de bien meilleure qualité pour le même investissement (dommage qu’il ne soit pas architecte, vous êtes moins bien garanti, car avec un architecte, il y a l’Ordre des Architectes derrière, si je puis dire, que vous pouvez toujours saisir en cas de problème, quel qu’il soit).

          1. Bonjour,
            CCMI, attention… Déjà, interdiction d’aller sur le chantier ! En MO, vous rentrez quand vous voulez. Très important.
            Aucune raison qu’en MO le prix change, sauf si on change d’avis en cours de chantier. En CCMI, tout changement est facturé au max.
            En MO, vous savez qui vient travailler sur votre chantier, vous pouvez les rencontrer. En CCMI, vous ne savez pas qui c’est, c’est en sous-traitance au moins cher généralement.
            En MO, vous savez ce qu’il y a dans les devis, en CCMI, non !

  19. Bonjour,
    La norme RT2012 impose d’avoir par exemple un chauffe eau thermodynamique ou solaire, etc…
    J’ai entendu dire qu’il est possible de mettre une chaudière gaz avec chauffe eau traditionnel gaz ou upec sur la chaudière et avoir une VMC double flux ou lieu de simple flux pour être en RT2012.
    Quelle est la règle ou norme ?
    Cordialement.

    1. Bonjour, la norme impose plus un résultat global que des éléments précis. Elle n’impose pas un chauffe th°dynamique en tant que tel, mais elle impose que l’ensemble des éléments qui favorisent une meilleure performance énergétique atteigne un certain niveau et que l’on utilise au moins 1 élément à énergie renouvelable. Et il se trouve que le rapport investissement/résultat du chauffe-eau th°dynamique est très bon. C’est donc logiquement qu’il sera choisi dans la majorité des cas. Mais rien ne l’impose, vous pouvez très bien choisir un autre dispositif, et une vmc double flux a la même caractéristique de récupération de l’énergie.
      Vous trouverez les détails de la norme sur internet.
      On décide tout ça quand on remplit l’Attestation Bbio de la demande de permis de construire.

      1. Bonjour,
        VMC double flux seule, est-ce que ça passe dans les normes RT2012 ?
        Ou il faut absolument un appareil à énergie renouvelable comme un chauffe eau solaire ?
        Cordialement.

    1. Bonjour, non bien sûr. Un vide sanitaire n’est pas un ouvrage en lui-même. On peut calculer le prix d’un plancher hourdis, d’un muret de soubassement, de chaînages verticaux, etc. Mais pas de ce “vide”.
      Et de toute façon, les prix dépendent des régions, des matériaux, et même des artisans eux-mêmes qui peuvent les changer à leur fantaisie. On ne peut donc pas les savoir à l’avance ainsi.

  20. Ma maison a été construite au début des années 60. Je viens démonter un parquet d’une chambre du rez-de-chaussée ce chaussée car il montrait des signes de faiblesse. Et la j’ai découvert que des lambourdes- installées en pose flottante à même la chappe- étaient pourries. J’ai également trouvé au milieu de la pièce comme un puits d’aération de 4cmsur 3cm. A une profondeur de 50 cm on atteint le sable humide, ce qui explique l’odeur de moisie. Il n’y a aucune ventilation au niveau du sol . Que faire ? J’envisage de passer un tuyau pvc du puits d’aération et de le faire sortir à l’extérieur en perçant le mur porteur extérieur. Est ce la bonne solution?

    1. Bonjour, je vous engage à demander un diagnostic (une consultation) d’un architecte, on est fait pour ça.
      En attendant, et sous toutes réserves puisque je n’ai pas examiné l’ouvrage, évidemment, voici quelques pistes:
      – Bien entendu, si pas déjà fait, vous enlevez tout le parquet. Vous laissez sécher longtemps (plusieurs semaines) en aérant, ça tombe bien on arrive en été.
      – vous ventilez le vide sanitaire, en créant 4 ouvertures du vide sanitaire sur des façades opposées (par exemple, 2 à l’est, 2 à l’ouest). Si pas possible, vous aérez par d’autres moyens (percements verticaux qui ressortent à l’extérieur, etc.). Le principe de toute aération naturelle est d’avoir plusieurs percements, qui servent alternativement d’entrée et de sortie d’air suivant le sens du vent. D’où l’importance de les positionner de façon à ce qu’ils soient opposés.
      – vous remettez un revêtement de sol peu sensible à l’humidité, de façon conforme aux règles de l’art.
      – le percement qui existe ne me dit rien de spécial, je ne vois pas à quoi il aurait pu servir.

  21. Bonjour,
    Je souhaiterai faire un garage a collé à ma maison.aison bâtie sur vide sanitaire.
    ma question est de savoir si il faut construire le garage sur vide sanitaire ou terre plein ?
    Un maçon m’a dit qu’il n’y avait pas grand intérêt de le faire sur vide sanitaire mais je suis un peu sceptique.
    J’aimerai avoir plus de clarté sur cela.
    Merci à vous

    1. Bonsoir, votre maçon a raison a priori. A moins que vous vouliez un garage au même niveau (même hauteur) que la maison (mais il faudra que la voiture puisse y pénétrer…) ou à moins que le sol soit particulièrement instable (argiles gonflantes, on en rencontre parfois) ou à moins que vous vouliez le carreler (ça m’est arrivé d’avoir des clients qui me le demande), il n’y a pas vraiment d’intérêt à faire un dallage de garage sur vide sanitaire : des petites fissures fines y sont acceptables (mais pas sur un carrelage).

  22. Bonsoir Mr ESPAGNO,
    Je suis avec attention tous vos commentaires.
    Ma maison a bien avancée, malgré la crise sanitaire . Toute l’isolation intérieure est finie.
    Par contre j’ai des fissures dans la dalle. Des petites lus ou moins longues. Et les jours derniers une un plus importante,
    Cela me tracasse tout de même . j’ai posé la question au maçon. Il me répond, que c’es pas grave, et ça arrive.
    Posé la même question au plâtrier , lui aussi me dit c’est pas grave, car par dessus vient le film isolante, puis la chappe liquide , puis le carrelage. Mais je ne suis pas rassurée. Qu’en pensez vous ?
    J’ai fait construire qu’avec des artisans du coin, et de renommer. Et c’est vrai ,ils font du bon boulot.
    J’ai un vide sanitaire. Pas de chauffage au sol.
    Merci pour vos réponse.
    Cordialement.
    Céline.
    J’ai un vide sanitaire.

    1. Bonsoir,
      si vous avez un vide sanitaire, c’est donc que vous avez un plancher porté, probablement un plancher hourdis.
      Des micro-fissures apparaissent assez souvent dans la dalle de compression du hourdis, en effet. Si elles restent très limitées, comme des petits coups de stylo fin, ici ou là, ce n’est pas grave. Mais il ne faudrait pas qu’elles soient trop grosses ni trop nombreuses.
      En général, plus le béton (qui est mince à cet endroit) a séché vite, trop vite, plus ces fissures apparaîtront.
      Quand il fait beau et sec, par exemple l’été, on doit arroser (en fine pluie légère) le hourdis quand il commence à sécher. Il faut le faire avec délicatesse, car le béton ne doit pas être “mouillé” mais seulement “humidifié”, il faut régler la pomme d’arrosage en bruine, et le faire un court instant. S’il fait très chaud, il faut le faire 2 ou 3 fois, à 1 h ou 2 d’intervalle.
      Votre béton a dû sécher un peu trop vite avec les jours chauds et secs que l’on a eu fin mai ?
      Prenez quelques photos de près, et ne vous inquiétez pas outre mesure.
      Quant au fait qu’il y ait un film polyane, une chape et un carrelage par dessus… ça ne change rien, mais ce n’est pas grave 🙂 .

      1. Bonjour,
        Quel est l’utilité du polyane entre le plancher et la chape de ravoirage ? Entre la chape de ravoirage et liquide pour plancher chauffant, il y a un isolant. Existe t-il plusieurs types ?
        Cordialement.

        1. Bonjour. Le polyane sert à désolidariser la chape du plancher. Comme elle va se dilater et se contracter au fil du temps, ainsi elle ne s’accrochera pas, ne se collera pas au plancher et donc ne fissurera pas. C’est aussi pour ça qu’il faut qu’elle ne soit pas bloquée sur ses 4 bords, grâce à une bande résiliente périphérique.
          Il faut un polyane assez épais, et surtout un bon recouvrement des lés entre eux.
          cdlmt

      2. Bonsoir, Mr ESPAGNO,
        Merci pour vos réponses. Je suis soulager. Je vais y jeter un oeil .
        Avez vous reçu mes photos, sur les fissures. ?
        Cordialement.
        Céline

          1. Bonjour Mr ESPAGNO,

            C’est pas grave, je vous les renvoi.
            De plus j’ai joué y a quelques temps au militaire, j’ai rampé sous le vide sanitaire. Je vous mets une photo de ce que j’ai trouvé.
            Bon weekend à vous.
            Cordialement. Céline.
            Ah, je constate qu’en répondant je n’ai pas l’onglet pour vous envoyer un fichier. donc l’autre fois c’est parti sur le site. Comment faire ? Merci

      3. Bonjour,
        Je suis en plein projet de construction sur la région Nord, et j’hésite entre le choix vide sanitaire ou terre plein. J’ai rencontré 2 constructeur, l’un préconisant vide sanitaire 3 rangs et l’autre terre plein. Sachant que notre région est particulièrement humide. Qu’en pensez-vous ? Merci d’avance

        1. Bonjour, eh bien, en lisant l’article ci-dessus, vous aurez la réponse : vide sanitaire, bien sûr !
          J’ai une question, à mon tour : pourquoi choisissez-vous de faire construire avec un constructeur ? Je dis ça, car c’est à mon avis la pire des solutions, je le constate en permanence.
          Cdlmt,

          1. Bonsoir et merci pour votre retour rapide.
            J’ai rencontré un 1er constructeur d’une enseigne “commerciale” histoire de voir le discours et la façon de faire. Dans un 2nd temps je me suis rapproché d’un constructeur artisanal de proximité avec une solide réputation. J’attends de pouvoir comparer les devis et approches.
            Bien cdt

          2. Ma question était plutôt : pourquoi un constructeur ? Avez-vous envisagé un autre professionnel ? Je pense à un architecte, bien sûr. Faire construire est son métier.
            Il n’y a aucun reproche sous-jacent à ma question, j’essaie juste de comprendre ce qui se passe dans la tête des gens quand ils doivent prendre une des décisions les plus importantes de leur vie. Merci si vous vouliez bien m’éclairer sur les raisons de votre choix.

          3. Bonjour,
            Ok je comprend mieux. Disons que par souci de gain de temps et d’efficacité, il m’a semblé plus pertinent de chercher directement un constructeur de proximité, avec un solide réputation, qui pourra gérer le projet, quitte à inclure pourquoi pas un architecte pour la conception. Mais l’idée de prendre un architecte qui fera maître d’œuvre avec les différents corps de métier qu’il faudra évaluer 1 par 1, ne m’a pas semblé plus simple ni plus pertinent.
            Bien cdt

          4. Merci ! c’est ce qui m’intéresse beaucoup. Puis-je continuer notre conversation ?
            C’est donc le processus en 3 étapes de la maîtrise d’oeuvre qui vous a semblé plus “lourd” :
            1° – convenir du projet et déposer la demande de PC,
            2° – mettre au point le chantier, choisir tout ce qu’il fait choisir, convenir des artisans et des devis,
            3° – réaliser le chantier;
            Ou est-ce simplement une impression générale : plus simple de tout signer d’un coup;
            Ou autre chose ?
            Franchement, bien entendu 🙂

  23. Bonjour,
    Nous construisons une extension en limite de propriété. Notre voisin nous refuse toute action sur son terrain. Or, le maître d’oeuvre nous dit être obligé de terrasser d’environ 30 cm sur la parcelle voisine afin de réaliser les enduits de soubassement du Vide sanitaire. Est-ce vrai ou existe-t-il une solution pour ne pas toucher à la parcelle voisine ?
    Vous remerciant d’avance

    1. Bonjour, oui on a besoin d’être physiquement chez le voisin lors d’un chantier, pendant quelques temps : enduit de soubassement et enduit du mur de façade, voire quelques autres finitions éventuellement (par parenthèse, je vous engage à faire confiance à votre maître d’oeuvre, sauf s’il se révélait incapable, mais sinon, donnez-lui le crédit d’être celui qui vous guide).
      Si le voisin ne veut pas, seule solution : saisir le juge des référés qui ordonnera la possibilité à un artisan d’aller chez le voisin. Mais c’est très contraignant : autorisation limitée dans le temps, par exemple du 22 au 26 juin (je mentionne des dates au hasard) – du coup, il faut être prêt à la date désignée, en espérant qu’il ne pleuve pas, tout finit à temps, et sur une largeur de 1,50 m – ce qui est presque trop juste pour un échafaudage.
      Le meilleur argument : si on a la chance que le voisin n’ait pas respecté une règle d’urbanisme, comme un abri de jardin de plus de 5 m² sans DP, etc. ça arrondit facilement les angles… Si cela fait quelques années que vous êtes là, peut-être avez vous noté quelque chose ? Dans ce cas, vous pouvez lui dire : “Ecoutez, cher voisin, on a rien dit quand vous avez aménagé votre garage en salon, sans permis, alors on va rester en bon termes, n’est-ce pas ?”.

      1. Je vous remercie pour votre réactivité !
        Nous sommes en négociation et je pense que notre voisin va nous accorder le tour d’échelle (c’est dans son intérêt, ne serait-ce que pour avoir un mur enduit de son côté). Mais là où ça ne va pas passer c’est si on doit creuser chez lui.
        Ma question est donc de savoir si on est obligés de creuser/terrasser chez lui (pour l’enduit de soubassement notamment). N’y a-t-il pas une autre solution technique ? Comment ferait-on par exemple s’il y avait un mur en limite côté voisin, d’office on ne pourrait pas creuser chez lui ?

        1. Il ne s’agit pas vraiment de “terrasser” chez lui, mais de faire une tranchée débordant d’une vingtaine de centimètres chez lui, ne serait-ce que pour passer la main pour bâtir les agglos et les enduire…
          A ce sujet, attention à ce qu’une fois fini RIEN ne reste implanté chez le voisin ! Ce serait illgal. La fondation doit être entièrement chez vous, et non pas à l’axe du mur. Ca demande des armatures décalées avec des crosses pour reprendre les effets de basculement (votre maçon verra ce que je veux dire).
          S’il y avait déjà un mur mitoyen, par exemple une maison existante en limite de propriété, vous n’auriez pas besoin – théoriquement – d’étancher votre ouvrage collé à ce mur mitoyen, puisqu’il serait “au sec”. Si vous ne voulez pas enduire les agglos de soubassement, vous pouvez faire le mur en agglos à bancher, dans lequel on coule du béton armé. Mais ça ne change pas grand’chose : il faut bien passer la main pour placer correctement les agglos… Et je préfère un bon enduit étanche.

        2. Bonjour,
          J’interviens en temps que témoin de la même scène avec des connaissances.
          Ils ont demandé au MO de leur dessiner le pignon donnant chez le voisin.
          1 situation avec saisie du juge des référés et un pignon en béton banché volontairement avec des grosses écritures et de la peinture dégueulasse qui donne chez le voisin.
          1 situation avec accès chez eux, PV d’état des lieux entrée / sortie + PV pour la mise en sécurité des échafaudages et enduit.
          A choisir sous 8J, autrement 1ère solution sera prise.
          Même si vous allez chez le voisin, vous savez, beaucoup ont une “grande bouche” mais de là à faire appel à un huissier pour faire un constat, prendre un avocat pour vous assigner, pour gagner 500 ou 1000 euros de dommages et intérêts vous avez largement le temps de finir votre maison… Faut pas croire que dès que vous allez aller chez lui, on va vous mettre dehors. Même pas la gendarmerie !!!
          Un juge est là pour donner raison au plaignant oui mais ne va pas gaver les procéduriers et ceux qui empêchent les entreprises de travailler. Ni la gendarmerie. Encore plus en ce moment où c’est compliqué pour tout le monde, croyez moi.

        3. Il faut considérer 2 choses différentes :
          – le soubassement enterré, où rien ne doit déborder chez le voisin une fois les travaux finis et où vous devrez reboucher la terre une fois que le soubassement sera fait,
          – le mur de façade (en “élévation”) mitoyen, où vous devez réaliser l’enduit extérieur de finition. Une fois les travaux de construction commencés, ils ne doivent pas être interrompus pendant plus d’une année, sinon le permis de construire n’est plus valable et vous pourriez être considéré comme ayant construit sans permis ! Vous imaginez le problème… Or cet enduit de finition donnant chez le voisin est bien indispensable pour que le maison soit conforme au permis, donc soit considérée comme étant finie.
          Que les voisins refusent de vous laisser faire cet enduit n’entre pas en ligne de compte pour l’Administration, il s’agit de droit privé. Vous étiez censé avoir obtenu toutes les autorisations des voisins nécessaires quand vous avez entrepris la construction.
          Ceci dit, en pratique, votre cas n’est pas exceptionnel, il ne faut pas spécialement s’affoler.
          Avez-vous trouvé des arguments pour convaincre les voisins ? En dernier ressort, certains demandent de l’argent en échange de leur accord ; la cupidité est partout…

      1. Bonjour,
        Oui, peut-être. Par contre, pas du tout mais du tout esthétique !!!
        Si vous enduisez toute votre maison et laissez un mur brut en limite de propriété chez le voisin, il est clair qu’il risque de ne pas apprécier…
        Je dirais que ça ne se fait pas quand il y a une bonne entente.
        Maintenant, on ne sait pas si la maison est prévue en agglos ou briques !!!
        Cordialement.

  24. Bonjour,
    Nous avons souvent vu de articles sur les CMI ou on connait les + et les -. Notamment les chiffrages non connus, le manque de transparence des prestations, le manque de choix des entreprises.
    J’ai vu un constructeur qui est un GIE de plusieurs artisans donc déjà on a la liste. Le constructeur propose des contrats MO donc à devis 100% découverts et CMI avec devis détaillé mais sans les montants à la ligne. Il est possible de faire venir les entreprises de son choix et les passer en CMI. Que pensez vous de cette solution ?
    Le constructeur lance l’appel d’offre aux entreprises nommés sans avoir signé ni de contrat CMI ou MO, le client a donc les devis détaillés au minimum par l’artisan. Le client connait la rémunération de X% en contrat MO + dommage ouvrage.
    N’est ce pas mieux en terme de couverture pour le client de faire passer le contrat MO en CMI ? Le CMI garantissant le client d’avoir son ouvrage même en cas de défaillance d’un artisan.
    Cordialement.

    1. Bonjour, je réponds point par point.
      – Les + et les – du contrat CMI :
      j’ai souvent exposé ici LE défaut essentiel du CCMI. Mais j’ai toujours constaté que, bizarrement, il est très très difficile à faire comprendre à ceux qui n’ont jamais fait construire avec lui. Je ne sais pas pourquoi, ça vient sans doute de notre habitude d’être des consommateurs qui achètent des produits « tout faits », donc pas dangereux à acheter en l’état puisque on peut les vérifier avant achat.
      Ce défaut majeur est : dans un CCMI, les intérêts du vendeur (pour le CMI, vendre le plus cher possible ce qui lui revient le moins cher possible à acheter, ce qui pousse à la mauvaise qualité) sont opposés aux intérêts de l’acheteur (pour le client, en avoir le mieux possible pour son investissement). Or, une fois ce contrat signé, juridiquement, c’est le CMI qui a tous les pouvoirs, le client ne pouvant plus intervenir, il a complètement abandonné son rôle de maître d’ouvrage. En outre, ce n’est pas un professionnel de la construction (sinon il ne signerait pas un CCMI). C’est la porte ouverte à toutes les dérives, telles qu’on les voit ici, sur ce forum, par exemple. Et une fois le problème, voire le drame, arrivé, c’est trop tard. Que pensez-vous de ce défaut ?

      Si j’ai bien compris, vous avez le choix entre des contrats avec de multiples artisans et un CCMI.

      – Contrats séparés avec de multiples artisans :
      donc forcément en les connaissant à l’avance et en ayant leurs devis en mains. C’est déjà ça.
      Mais vous n’avez personne pour assumer la maîtrise d’œuvre, c’est-à-dire : concevoir le projet sous l’ange technique, avec les choix les plus judicieux pour vous (et non pas pour les intérêts des artisans), les meilleurs prix (connaissez vous bien les prix unitaires pratiqués dans votre région ?), caler un planning court et coordonner les différents artisans suivant l’avancement des travaux, gérer les imprévus, avoir un contrat qui vous protège, vous client, en cas de difficulté sur le chantier, avec un artisan, un problème juridique (permis de construire, voisin, artisan qui dépose son bilan, etc.), financier (acompte versé et perdu), vérification des travaux (les armatures dans le plancher hourdis sont-elles correctement mises en place ? etc .). Si personne n’est désigné pour cette fonction, vous devrez forcément l’assumer. Si vous en avez les compétences et la disponibilité, tout va bien (mais dans ce cas vous ne me poseriez pas la question dans votre message), sinon, elle ne sera pas faite, ou probablement mal faite.

      – Solution mixte :
      Je ne comprends pas comment ça marche, si je puis dire. Un CMI (qu’il soit un GIE ou non) vous donne des devis d’artisans, puis vous propose de signer un CMI. Les devis ne seront alors pas contractuels. Evidemment, la marge ajoutée par le CMI peut être artificielle (ça m’étonnerait qu’il vous indique ajouter + 30%), les devis ayant au préalable été majorés d’une partie de la marge du CMI. Rien de différent avec tout CCMI, on retombe dans les mêmes travers.
      Quant à la possibilité de demander au CMI de prendre une entreprise de son choix, je présume que si son devis est supérieur à celui prévu par le CMI, cela fera l’objet d’une augmentation de prix correspondante. Cela revient à offrir une marge supplémentaire à quelqu’un à qui vous avez procuré un artisan : où est votre avantage ? sauf à vouloir « à tout prix » signer un CCMI.
      Vous me demandez si c’est mieux comme avantage ? Je ne vois pas vraiment quel avantage vous auriez. Le CMI aura toujours intérêt à vous vendre le plus cher possible ce qui lui revient le moins cher possible, donc vous risquez une mauvaise qualité (vous ne vous en rendrez pas forcément compte tout de suite). Je ne dis pas qu’il le fera forcément, mais il faut une très haute valeur morale pour renoncer à quelques milliers d’€ alors qu’on pourrait les prendre sans conséquence.
      Vous craignez la défaillance d’un artisan (à juste raison, ça peut arriver). Ne craignez-vous pas la défaillance du CMI ? Savez-vous quelle galère c’est – et le temps perdu – de faire intervenir le garant ?
      La solution la plus simple dans ce cas est un architecte (eh oui, je connais bien tous ces problèmes, j’ai même été constructeur moi-même pendant 3 ans, quand j’étais jeune, j’ai pu vivre tout ça). Les Architectes d’Aujourd’hui ont un contrat où tout est prévu en cas de défaillance d’un artisan, sans vraiment pénaliser le planning, et en cas de défaillance de l’architecte, un autre Architecte d’Aujourd’hui prend sa place – s’il vous convient, bien entendu. Enfin, derrière tout architecte (vraiment inscrit au Tableau, évidemment), il y a l’Ordre des architectes qu’on peut toujours saisir.
      En plus, vous bénéficieriez du travail et du savoir-faire de l’architecte : conception technique à votre avantage, meilleur prix réel des artisans, contrat avec les artisans (marchés de travaux) protecteur, suivi des travaux indépendant.

      Le monde du « bâtiment » est une jungle où il n’est pas facile de s’y reconnaître…

  25. Bonjour j aimerais s avoir sur un sol pas très dur car il y a eu du remblais quoi faire comme fondation et vide sanitaire renforcé pour ne pas avoir de soucis de fissures. Merci

    1. Le sol en surface (à faible profondeur), surtout si c’est du remblai évidemment, ne doit pas être pris en compte. C’est comme s’il n’existait pas.
      Il faut :
      1 – une étude de sol pour savoir à quelle profondeur se trouve le sol résistant (le “bon sol”). Ce peut-être -80 cm, comme -250 cm, comme beaucoup plus avec de la malchance (-6 m, -9 m, …).
      2 – faire des fondations adaptées : si le bon sol est peu profond, faire des semelles filantes, s’il est à > -150 cm, faire des micro-pieux.
      3 – couler la base des fondations un peu plus profonde que le niveau du “bon sol”, de 25 à 30 cm (on dit “ancrer les fondations”).
      4 – et, bien sûr, faire obligatoirement un plancher porté, par exemple un hourdis (donc, avec vide sanitaire).

  26. Bonjour,
    J’ai vu un sol en carreaux de marbre dans les beige avec des joints de 1 ou 2mm dans les beiges également. En passant la main, on ne sent absolument pas les joints, c’est lisse de bout en bout.
    Quelle est cette technique de ne pas sentir les joints ?
    Pour un carrelage rectifié, est-il possible de faire des joint sans les sentir .
    Y a t-il une norme pour la taille des joints ?
    J’ai entendu parler que les joints pouvaient être fait en époxy, quel est l’avantage/inconvénient ?
    Cordialement.

  27. Bonjour,
    Les récentes pluies exceptionnelles ont provoqué des remontées d’eau dans la salle à manger du rdc . Il s’agit d’une grande maison ancienne (fin 19ème), et le sol de cette pièce, carrelé de terre cuite, est aujourd’hui légèrement en dessous du niveau du sol extérieur. C’est la seule partie du rdc dans ce cas et je souhaiterais le rehausser de 15cm environ ; pour cela je pense dérouler un film de blocage genre polyane sur l’actuel carrelage (impossible à récupérer hélas car scellé très solidement) , recouvrir de vermiculite ou de styrodur puis d’une chape mince armée d’un grillage de carreleur, et terminer en reposant à la colle de grands carreaux de grès cérame. Je n’ai pas de contrainte d’isolation thermique ou phonique , mais je m’interroge sur les éventuelles remontées capillaires car je ne pourrai pas garantir une totale étanchéité … La pièce mesure 6m x 12m et sa température reste constante à 10 degrés près été comme hiver. Je devrais donc pouvoir me passer d’un joint de dilatation, inexistant sur le sol actuel. Merci pour votre réponse compétente .

    1. Bonsoir, il m’est impossible de vous donner un avis technique sans voir les lieux, le contexte (terrain, d’où vient cette eau ? etc.), mais je peux apporter quelques commentaires.
      Dans ce genre de problème, l’idéal est bien sûr d’empêcher la venue de l’eau. Est-il possible de drainer à l’extérieur de la bâtisse ? Ou est-elle dans une cuvette qui rendrait l’opération impossible ?
      Le film polyane n’assurera pas l’étanchéité – à peu près impossible à assurer depuis l’intérieur de tout façon, même avec des produits d’étanchéité. Ceux-ci doivent être appliqués à l’extérieur de la paroi, coté pénétration de l’eau, car à l’intérieur, une fois le support gorgé d’eau, l’étanchéité ne pourra pas tout arrêter. Mais ce film est toujours utile en tant que désolidarisation.
      Ne faites pas la chape trop mince… je ne sais pas quelle épaisseur vous comptiez lui donner.
      Les grands carreaux ont le tort de rapetisser les pièces (il est vrai qu’une pièce de 72m² peut l’être, il y a de la marge 🙂 mais c’est peut-être dommage ?). En outre, plus les carreaux sont grands, plus on voit les joints (l’idéal pour ne pas voir les joints est une mosaïque dont la perception est celle d’un sol uni). Et enfin, les grands carreaux sont beaucoup plus sujets à fissures que les plus petits (ou moins grands), surtout sur un support rapporté. Bref, je trouve qu’ils n’ont que des désavantages, sauf d’être plus séduisants chez le marchand – mais surement pas une fois posés au sol !
      Vous n’avez pas à craindre spécialement les dilatations, sauf bien entendu veiller à bien désolidariser en périphérie de la pièce ! (sous les plinthes) : il faut que la chape puisse se dilater et se contracter librement, sinon elle fissurera. Et avec une pièce de 12 m x 6 m le risque est bien réel.
      Bonne soirée.

      1. Bonjour,
        Merci pour ces éléments et la rapidité de la réponse .Le sol est très argileux, la nappe phréatique n’est pas loin et il n ‘est pas possible malheureusement de drainer plus profondément car la bâtisse est située au pied d’une colline et à proximité d’un petit ruisseau dont la hauteur d’eau monte d’environ 50 cm en cas de très fortes pluies (160mm en 48h ce week-end !!!). Les murs sont en pierres ( 80 cm à la base, 50cm au sommet, un étage et demi) ; il n’y a pas de fondations bétonnées, les murs plongent dans le sol sur environ 100cm . Au fil des siècles depuis les premières constructions, l’érosion de la colline a provoqué une élévation du sol environnant d’environ 50cm et actuellement le sol de la pièce qui pose problème se trouve une dizaine de centimètres en dessous . Par chance le rdc comporte de nombreux niveaux séparés par une ou deux marches et il n’y a que cette pièce, la plus basse, qui souffre du problème ; tout le reste des bâtiments reste sec. J’ai décapé il y a une vingtaine d’années tout autour sur une vingtaine de mètres, j’ai posé des pavés et je suis à la limite de l’écoulement naturel. Quand le ruisseau est à son débit maximal, le niveau de l’eau est à peu près au niveau du sol actuel dans cette seule pièce.
        En rehaussant de 15cm, je devrais régler ce problème d’arrivée d’eau par infiltration ( horizontale et verticale ?).
        Pour ce faire je pense recouvrir le sol actuel avec une ( ou deux couches croisées ?) de Styrodur puis chape béton fibré et carrelage . Quelle épaisseur minimale dois-je réserver à cette chape ( rehausse de 6m x 12m x 0.15m), sachant que je devrai la couler sur place à la bétonnière et à la brouette faute d’accès. Et j’ai fait soixante-huit fois le tour du Soleil … Bonne journée (confiné ?) et merci pour la disponibilité bénévole de vos compétences !

        1. Bonsoir, je vois que nous avons fait exactement le même nombre de fois le parcours autour du soleil… 🙂
          Avez-vous essayé de faire un puisard entre la maison et du ruisseau ou de la colline ? En général, ça fait baisser le niveau de la nappe phréatique assez fortement. Vous pourriez peut-être gagner ainsi 50 cm ou plus.
          Pour l’isolant, je préfère le styrodur que la vermiculite (comme ça…, je trouve que c’est mieux). Quant à la chape, c’est très bien de la prévoir en béton fibré, vous évitez les problèmes de mise en oeuvre du treillis soudé (théoriquement en position haute, en pratique c’est quasiment impossible à obtenir). Et la chape sera bien mieux cohérente. 6 ou 7 cm devraient faire l’affaire (je trouverais 5 cm au peu faibles). Pour du béton fibré, n’est-ce pas plus simple et plus fiable de commander du béton prêt à l’emploi (livré par la toupie) ?
          Bonne soirée,

          1. Bonjour M. ESPAGNO,
            Il y a déjà un puisard, qui sert aussi de puits de décompression à la piscine, avec une pompe de relevage puissante (Flygt triphasée) . Mais pas d’effet notoire sur le niveau de la nappe … Pour le coulage de la chape, l’accès d’une toupie (même assistée d’une pompe ) est pratiquement impossible hélas et je vais devoir utiliser ma bétonnière, plus quelques copains .
            Un grand merci en guise de conclusion pour tous ces éléments précis que vous nous apportez !
            Très cordialement,
            P.S: Il est dommage de ne pas pouvoir insérer d’image dans les messages, mais c’est une prudence très respectable …

          2. Merci du message. Il arrive qu’un puisard (ou un puits, tout simplement) soit assez profond pour trouer une couche étanche et rejoindre une couche perméable, du coup le niveau de la nappe aux alentours s’abaisse. Mais ce ne serait pas le cas pour vous, le puits étant déjà existant.
            Bon chantier, bien cordialement,

  28. Bonjour,
    Pour une terrasse, la dalle doit faire 12 ou 13 cm, je ne connais pas la norme exacte. Coulée avec un treillis sur lit de graviers.
    Y a t-il quelque chose de mieux hormis le vide sanitaire ?
    Est-il mieux de faire une dalle de 1 ou 2cm plus épaisse par exemple ? Ou treillis plus épais ou autre matériaux ? Autre type de béton ?
    Cordialement.

    1. Bonjour, l’épaisseur doit être de 12 cm (quand j’étais jeune architecte, c’était 8 cm, puis s’est devenu 10, et maintenant 12 cm… Même à 8 cm je n’ai jamais eu de pb pour une dalle trop fine).
      Si vous voulez améliorer, c’est par le compactage que vous obtiendrez la meilleure qualité : compactage du hérisson (lit de cailloux), par couches fines ( < 20 cm d'épaisseur), avec dans l'idéal le compactage aussi du sol avant de placer les cailloux. Inutile de faire une dalle plus épaisse. Quant au treillis soudé placé en plusieurs éléments, il doit y avoir un bon recouvrement à leurs jonctions : 2 mailles minimum. Armatures : je trouve le béton fibré meilleur que le béton avec treillis soudé (pour des raisons techniques de mise en oeuvre). Mieux que le plancher porté sur vide sanitaire ? La dalle portée coulée sur coffrage par lit de sable, à même le sol. S'il n'y a aucun risque d'humidité, bien entendu. Mêmes qualités de le plancher hourdis (c'est, d'ailleurs, aussi un plancher porté), mais profitant de l'inertie thermique du sol.

      1. Re bonjour,
        Béton fibré, c’est livré aussi par toupie ?
        Beaucoup plus cher que le béton normal ? Béton fibré, pas besoin de treillis du coup ? On peut mettre du béton fibré aussi quand on coule un plancher de maison ?

          1. Bonsoir,
            Pourquoi les maçons n’utilisent pas ce genre de béton ? Partout on voit des treillis.

  29. Bonjour.
    Nous envisageons de faire construire une maison en ossature bois de plein pieds de 120 m2 sur une couche isolante de MISAPOR : y’a t’il une alternative à une dalle béton de 15 cm sur cet isolant qui soit plus écologique que le béton?
    En vous remerciant par avance, cordialement, bonne fin de confinement.

    1. Bonjour, non je ne vois pas d’alternative réaliste à une dalle béton. Le principe d’une couche de stabilisation isolante; telle MISAPOR, est conçue pour être associée à une dalle béton.
      Une seule dalle béton aurait-elle un impact écologique, notamment impact carbone, négatif au point d’y renoncer ? Peut-être y a-t-il ailleurs dans la construction des possibilités de réduire cet impact ?
      Je n’ai jamais utilisé un tel système de couche de stabilisation. Outre le fait que je veux une conception de structure monobloc reposant entièrement sur les fondations (donc, pas de dallage, quel qu’il soit), je n’ai pas l’impression que l’investissement soit amorti.
      Mais je reconnais bien volontiers que ce n’est qu’une impression qui ne ressort pas d’une étude précise. Qu’est-ce qui vous fait choisir un système de stabilisation du sol type MISAPOR ?

      1. RE Bonjour Mr ESPAGNO.
        Et merci de répondre si rapidement.
        Le système MISAPOR me paraisait très isolant , drainant en périphérie et avec pas mal d’inertie . Nous souhaitons faire une maison PASSIVE.
        Je n’ai pas compris votre phrase : “que je veux une conception de structure monobloc reposant entièrement sur les fondations (donc, pas de dallage, quel qu’il soit), je n’ai pas l’impression que l’investissement soit amorti.”
        Pouvez vous me préciser ?

        1. Je me demandais quel était le rapport investissement/avantages d’un tel système ? C’est-à-dire, quels avantages pour cet investissement, par rapport à d’autres avantages pour le même investissement.
          Je crains énormément les dallages, c’est-à-dire les planchers reposant directement sur le sol en surface (ou presque) et non pas sur les murs (c’est-à-dire avec vide sanitaire ou dalle portée). Je crains des tassements différents entre le plancher (sol en surface) et les murs (fondations en profondeur) provoquant des fissures à la jonction des 2. En reposant sur les murs, qui eux-mêmes reposent sur les fondations au bon sol, tout l’ensemble (mur + plancher) repose sur les fondations au bon sol en profondeur. Donc, avec un risque de fissures très amoindri.
          Cette crainte est à moduler suivant la nature du terrain : un terrain plat, bien inerte (sans argile gonflante, par exemple) diminue considérablement le risque de fissures.
          Et une couche épaisse bien compactée (le plus important, le compactage !) telle MISAPOR, diminue aussi ce risque.

          1. Oui, c’est pour cela que l’étude de sol sera déterminante pour le choix final.
            Encore merci pour vos éclaircissements.

  30. Bonjour,
    Est-ce obligatoire de faire un sous sol enterré en béton banché ? Certains maçons ne sont pas équipés et la mise en oeuvre est particulière apparemment.
    Y a t-il d’autres solutions ?

    1. Bonjour, et puis le béton banché est très cher.
      La solution a priori la meilleure pour une construction d’une maison individuelle, est le mur en agglos à bancher. Tous les maçons peuvent le faire et il a l’avantage, lui aussi, de constituer une paroi en béton armé continu – à la différence des simples agglos où l’humidité peut passer dans les joints.

  31. Je suis d accord avec vous ici en Moselle a la frontière luxembourgeoise les prix sont très élevés.
    concernant les Altitudes c est au maçon de venir faire les relevés si j ai bien compris.
    merci

    1. Je suis d accord avec vous ici en Moselle a la frontière luxembourgeoise les prix sont très élevés.
      Raison de plus pour s’adjoindre un architecte qui maîtrisera les prix des entreprises (et qui s’occupera du relevé topo du terrain). 🙂
      concernant les Altitudes c est au maçon de venir faire les relevés si j ai bien compris.
      Il n’est pas obligé, mais sans architecte (ni autre maîtrise d’oeuvre), il peut faire le relevé lui-même.
      Avez-vous une étude de sol ?

      1. il y a eu une étude de sol qui concerne uniquement la basin-infiltration des eaux pluviales. pas d étude de sol pour notre parcelle ,il y aura un VS de 0.80 et une étude béton

  32. Bonjour,
    Nous avons acquéris une parcelle le terrain est presque plat très légèrement en descente ,nous avons effectué nos plan par un dessinateur car la maison fait – de 150 m2
    nous avons fait plusieurs devis gros oeuvre et certain maçon demande les Altitudes
    Est ce que si le terrain et +ou- plat je dois faire appel a un Géomètre pour mesurer le terrain naturel
    si c est bien de cela qu il parle.
    merci

    1. Bonjour. Vous savez, ce n’est pas parce que votre projet fait moins de 150 m² que vous devez vous priver des avantages et des économies que vous aurait apportés un architecte…
      Pour connaître la pente du terrain, proposez plutôt au maçon consulté de venir lui-même faire son relevé : tous les maçons ont une lunette pour ça – impossible de travailler sans. Et ça ne vous coûtera rien.

  33. bonjour
    la construction de ma maison s’achève, et je dois réaliser mon carrelage. Mais j’ai un doute sur la réalisation du plancher au dessus du vide sanitaire. Il y a une petite résonance et j’ai l’impression que de petites vibrations existent en frappant fortement avec les pieds. Un mur de refend est présent et les portées des poutrelles entre ce refend et les murs externes sont proches de 3.3 m. les hourdis sont en béton , le treillis est bien sur présent et des “rectangles” de béton ont été cimentés pour contenir le béton de la dalle coulée ensuite sur le treillis. Au dessus, il y a un plancher chauffant avec film plastique, une mousse de polyuréthane dense projetée et une chape d’anhydrite. Je n’habite pas encore cette maison et la chape est coulée depuis plus d’un an, je n’y vois aucune fissure. Est ce correct? Dois je m’inquiéter?

    1. Bonjour, tout semble être normal dans ce que vous me dites. L’effet “tambour” de votre sol vient du fait qu’une dalle mince en béton (la chape fluide) a été coulée sur un isolant, matériaux “non-dur” (même si les isolants en sol sont à haute densité). Elle peut ainsi vibrer sous les coups. C’est normal et c’est bien comme ça qu’il fallait prévoir les travaux.
      Bon aménagement.

  34. bonjour
    je construit un garage sur un vide sanitaire d’une hauteur de 1m50 longueur 10m X 10 avec les murs porteurs en agglo coffrant de 20 et un mur porteur au milieu.
    Ce qui fait des poutrelle de 5 mètre de portée et qui doit supporter un camping car de 6 tonne et 3 voitures de 1,2 tonne en moyenne.
    ma question et : comment réalisé la dalle pour supporte le poids des véhicules stoker dessus (épaisseur type de poutrelle 12 ou 16 cm type de béton 250 ou 300Kg/M2) ou vaut mieux crée un mur porteur tout les 3 mètre afin de diminué la longueur des poutrelles à 2m50
    merci pour votre avis

    1. Bonjour, vous confiez votre plan et la destination du plancher (un garage, ce n’est pas le même surpoids que pour une habitation) au marchand de plancher. Il vous procurera le plancher adéquat correspondant.
      5 m de portée, cela fait beaucoup. Le plancher risque de fléchir. Je vous conseille plutôt de prévoir un mur de refend supplémentaire, ce qui fera des portées de 3,33 m au lieu de 5,00 m.

  35. Bonjour,
    J’ai acheté une maison de 40 ans, maison construite à ” la méthode portugaise”.
    Maison sur vide sanitaire, reposant sur un point centrale poteau béton armé, d’une surface au sol de 49 m2 (7×7), et une dalle d’environ 10 cm d’épaisseur avec trellis.
    cette dalle a été coulée sur des taules et des vieux volets en fer.
    Dans mon vide sanitaire des morceaux de béton se sont détachés et quand je saute, ou tape fort du pieds dans la maison, de légères vibrations se font sentir dans les meubles.
    Ma question est la suivante: la dalle est elle assez solide et peut elle resister au temps.
    Merci.

    1. Bonjour, dans la région toulousaine, région proche de l’Espagne et du Portugal, les portugais font partie des meilleurs artisans maçons (et plaquistes, carreleurs, etc.). Je ne sais pas ce qu’est la “méthode portugaise”, pour moi c’est un signe de qualité…
      Si le plancher bas est constitué d’une dalle en béton coulée sur des débris métalliques, ce n’est pas un plancher sur vide sanitaire – d’ailleurs, il n’y a pas de “vide” dessous. C’est un dallage béton mal fait.
      Une épaisseur de 10 cm est trop fine, pour une dalle sur remblai (bien compacté) il faut 12 cm minimum. D’ailleurs, si la dalle vibre, résonne, c’est bien qu’elle est trop fine. Mais je rappelle que l’essentiel de la résistance d’un dallage, c’est la qualité du support en-dessous, surtout le compactage mécanique (par engin).
      A priori, non, la dalle n’est pas assez solide et peut casser un jour. Si c’est plein dessous, vous n’allez pas tomber (pas de vide), mais la maison sera devenue inhabitable.
      Solution ? comme ça, sans voir les lieux, je dirais des percements réguliers et des injections de béton sous pression pour combler le vide entre les matériaux divers qui servent de remblai. Puis évidemment, tous les sols du RC à refaire (et plus, probablement). Ce sont des travaux assez lourds et onéreux.
      Des examens approfondis d’architecte des biens immobiliers avant achat seraient souvent judicieux…

  36. Bonjour,
    J’ai vu dans une revue qu’il existe plusieurs marques de plancher et plusieurs gammes. Les marques KP1 er RECTOR plus haut de gamme que les autres mais plus cher. Avantage : poutre rectilignes, jointures parfaites donc éviterait les ponts thermiques, finition soignée des plafonds de sous-sol grâce à des entrevous qui jointent parfaitement.
    Quel est votre avis ?
    Existe t-il plusieurs type de plancher notamment en terme d’isolation ?
    Un architecte propose t-il tous les types / techniques de plancher, etc… Tout ce qui existe en toiture, différentes épaisseurs de zinc par exemple. Marques, avantage/inconvénient de plancher chauffants. Toutes les options et ce qui existe pour faire une maison ?
    Lors d’une construction, quelle est la différence entre la maçon qui coule lui même ses poutres et celui qui les achètes toute faite ?
    Dans un CMI, le client qui fait une clé en main a ce qu’on lui installe, on ne lui propose pas tout ce qui existe à moins qu’il le demande et souvent le moins cher… Par exemple PER ou multicouche en plomberie !
    Cordialement.

    1. Bonjour, merci de votre question qui met en valeur le décalage de connaissances techniques du client et celles du professionnel – et c’est bien normal, car c’est ce qui se passe dans tous les domaines, pas que dans le “bâtiment”.
      Pourquoi je relève cet aspect des choses ?
      Parce que le client qui fait construire n’achète pas un produit “tout fait”, déjà existant, testé et comparé par des milliers d’acheteurs avant lui. En fait, il n’achète pas le produit, il achète la compétence, la capacité à réussir la construction du professionnel qu’il a choisit.
      Donc il y a des choix multiples à faire, et entre autres, dans les choix des matériaux.
      Il n’y a pas que les connaissances des performances de chaque matériaux qui comptent, il y a aussi l’expérience et la connaissance globale dans un domaine qui aide à faire ces choix.
      Je m’explique : vous me parlez des différents types de planchers hourdis. On peut toujours prendre le mieux, le top, évidemment. Mais la plus-value qui en résultera sera-t-elle justifiée ? A mon avis, pas souvent dans le choix du plancher. Par exemple, toujours à mon avis, il vaut mieux ne pas prendre le plancher de marque la plus chère, et garder la différence de prix pour augmenter l’épaisseur d’isolant. Ou pour tout autre chose : faire des économie ici ou là pour avoir un chauffage avec PAC (pompe à chaleur), etc.
      Il faut faire attention au marketing des marques, certaines se positionnent volontairement dans une image de gamme supérieure, pour toucher la clientèle qui aiment acheter “ce qu’il y a de mieux”. La plus-value est-elle toujours justifiée ? Pas toujours, ça dépend des cas.
      Et est-elle pertinente ? Pas toujours non plus, ça dépend de chaque contexte.
      Bien entendu, parfois, il est tout-à-fait judicieux de choisir le haut du panier (si je puis dire), notamment quand la durabilité est en jeux. Mieux vaut payer 20% de plus et avoir un produit qui va durer 2 fois plus longtemps. Rien qu’au niveau financier, on est très vite gagnant. Un jour, un client m’a dit “Je n’ai pas les moyens d’acheter bon marché”. Il voulait acheter du matériel solide qui ne l’entraînerait pas dans des dépenses de réparation, voire de changement dans X années. Il avait bien raison.
      Et donc – je finis mon raisonnement – le client a besoin d’un guide indépendant pour le conseiller judicieusement, un guide INDEPENDANT des entreprises, évidemment. Ce guide, c’est l’architecte qui exerce la maîtrise d’oeuvre et qui ne lui vend aucun matériel. Comme un médecin prescrira les médicaments les mieux adaptés à chaque fois, car il ne les vend pas et donc il n’a rien à gagner dans le contenu de son ordonnance. Donc l’architecte n’a rien à gagner à mal conseiller son client, à ne pas lui faire faire les bons choix. A l’inverse, tous les contrats globaux (le fameux “clé en mains”) sont des pièges, des contrats très dangereux pour les clients : celui qui fera les choix – exclusivement le CMI, le client n’a plus rien à dire ni à décider – choisira logiquement dans son propre intérêt, en général opposé à celui du client : vendre le plus cher possible ce qui lui revient le moins cher possible.
      Par exemple, l’Etat se désole que les travaux faits par des artisans RGE ont des résultats très maigres en termes de performance énergétique, l’argent étant en général gaspillé dans des dépenses inutiles. Quelle naïveté ! Si un client s’adresse à un menuisier pour améliorer le thermique de sa maison, le menuisier lui conseillera de changer les fenêtres, évidemment, alors qu’il aurait peut-être mieux valu changer la chaudière. Idem pour les plaquistes, les plombiers, les électriciens, bref idem pour tout le monde.
      Donc, pour le plancher hourdis, je vous conseille de réfléchir pour savoir où vous mettrez l’argent de la plus-value éventuelle du plancher : dans le plancher ? dans l’isolation ? ailleurs ? Je ne peux pas répondre ici à votre place.
      Un architecte, grâce à son indépendance vis-à-vis des artisans et des fournisseurs, sera à même de discuter avec vous des choix les mieux pertinents dans votre cas. Et aussi, très important, il vous indiquera tous les choix à faire, en ne laissant pas ces choix à 100% aux artisans (qui choisiront les plus rentables pour eux et c’est bien normal). Tous ces choix, vous ne pouvez pas les prévoir avant contrat, il y en a trop et surtout vous n’en savez même pas l’existence : c’est le rôle des professionnels de vous éclairer objectivement.
      La fin de votre message montre que vous avez compris le mécanisme : dans un CCMI (contrat global), le choix appartient exclusivement au CMI une fois le contrat signé, et le CMI prendra ce qui lui rapporte le plus d’argent, à lui, pas au client…

      1. Bonjour,
        Il n’ a nul part d’indiqué sur internet, ni les artisans, tout ce qui existent en matériaux, différentes marques, etc…
        Par exemple, architecte, MO, CMI proposent soit parpaing, brique en construction. Pas l’isotex ou si le client demande. Une toiture à toit plat, on propose au client du 0,65mm d’épaisseur. On peut faire du cuivre ou 0,70mm ou 0,80mm ou 1mm d’épaisseur de zinc. J’ai été confronté à ce cas. Un couvreur parle de durée de vie du zinc 15-20 ans. J’ai indiqué, pourquoi à Paris 40 ans ??? Il m’a répondu, Paris, c’est du 1mm, on ne peut pas comparer !!! En cherchant sur Internet, j’ai vu qu’on mettait en général du 0,65, 0,70 en montagne et qu’il existe du 0,80 mais très rare sur pavillon car utilisé en chéneaux. 1cm, jamais même Paris aujourd’hui.
        J’ai pris du 0,80, apparemment, il n’y a pas 10 maison sur Rennes à en avoir. Durée de vie beaucoup plus longue. Coût supplémentaire dans la ligne zinc sur volige posée : 15% ! Voilà un cas concret.
        Voici la liste que je me suis fait quand j’ai construit, pouvez vous la compléter avec ce que j’ai pu oublier ?
        Lot maçonnerie :
        Maison sur vide sanitaire ou terre plein ?
        Parpaing ou brique ?
        Si brique, quel type, quelle marque, quel coefficient thermique ? Pose collée ou autre ?
        S’assurer de l’arase étanche ? Type ? En dessous du 1er rang de brique ou parpaing ou sous le plancher par une bande posée ?
        Qui s’occupe du branchement en eau avec col de cygne ?
        Qui gère l’alimentation électrique ? Groupe électrogène ou compteur provisoire ?
        Comment est géré l’évacuation des terres excédentaires ?
        Type de plancher au RDC ? Type d’isolant du plancher au RDC ? Type de plancher à l’étage (hourdis béton ou bois) ?
        Type de coffres de volets roulant (posé par le maçon) ? Harmonie avec le type (c’est à dire coffre brique si élévation en brique) pour éviter les fissures ?
        Prévoir bonde extérieures branchée sur les EU si robinet extérieur ?
        Prévoir 1, 2 ou 3 évacuations d’eau dans dans la cuisine ? Si on ne sait pas comment sera disposée la cuisine, ou îlot central.
        Terrasse : sur vide sanitaire ou pas ? Béton brut avec dalles sur plot ou bois ? Béton érodé ou autre donc définitif ? Est-elle à la même hauteur que le plancher du salon ? Réservation entre la maison et la terrasse pour prévoir caniveaux entre les 2 ou cailloux pour éviter les remontées d’eau par capillarité ?
        Est-ce que c’est le maçon qui prévoit les réservations pour l’évacuation chaudière ou aérothermie, VMC, etc… ?
        Type de ventilation du vide sanitaire ? Traverse le plancher avec bouche extérieur ou traverse le vide sanitaire avec grille horizontale ?
        Prise de terre : posée dans la chape de ravoirage ou traverse le vide sanitaire ?
        Poutres au plafond du RDC : recouverte par faux plafond avec sur-élévation du plancher haut ? Apparentes ? Poutres carrées ou plates ?

        1. Je vois que vous vous posez beaucoup de questions ! Vous avez raison, d’ailleurs, faire construire est un investissement important qui doit avoir une longue durée de vie, largement supérieure au siècle, à mon avis.
          Attention aussi à ce que racontent les uns et les autres. La durée de vie du zinc “normal” est évidemment bien supérieure à 15 – 20 ans, sinon il y a longtemps que plus personne ne l’utiliserait ! Quand j’étais encore étudiant, j’ai fait faire un toit en bardeaux bitumés (shingle), “on” me disait “Mais tu es fou, la durée de vie est inférieure à 20 ans, c’est nul !”. Eh bien, 45 ans après, la toiture est en très bonne état, tout va bien…
          Je ne peux évidemment pas commenter sérieusement toutes vos interrogations, il y en aurait pour la journée, et même plus car ça ouvrirait sur d’autres points, voire sur l’ensemble des techniques de construction – il y en aurait pour des mois de discussion à n’en plus finir…
          Bon chantier, et bon we.

          1. Bonjour,
            Non, je sais bien, commenter serait trop long !
            Par contre, un architecte aborde t-il au moins tous ces points avec le client ? Pour ma part, le MO qui a bonne réputation non. Ce sont les artisans que j’ai tous rencontré à qui j’ai demandé tout ce qui existait, avantage/inconvénient, etc…
            Dans un contrat CMI, il y a un peu un compris/pas compris dans le contrat mais il n’y a pas tout. Architecte, y a t-il aussi ce genre de chose ?
            En fait, là, pour notre 1ère maison qu’on construit, le MO a été extrêmement surpris que je me pose tant de questions et positif pour lui, pas d’ambiguïté. Par contre, j’aurais préféré que ce soit le contraire…
            Dans un CMI, le client prend ce qu’on lui donne, choisi entre brique/parpaing, tel chauffage au sol, tel chaudière de marque basique, etc… Pour rentrer dans une enveloppe surtout !
            Par exemple, à 1 an prêt, si j’avais su, je serais peut-être parti sur de l’isotex. On me l’a pas proposé car le maçon ne connait pas. le MO connait mais pas proposé car les artisans avec qui il travaille ne font pas.
            En fait, on ne sait pas où aller en tant que client, c’est dommage.
            Chez les CCMI, MO, souvent, il y a une équipe de bureau et une équipe de terrain. Les architectes sont souvent seuls. Fonctionnent-ils pour certains de cette manière ?
            Cordialement.

          2. Bonjour, le rôle de conseil de l’architecte est primordial. Juridiquement, il vend des conseils (comme un médecin ou un avocat).
            L’architecte rédige des Descriptifs (dans notre jargon, des CCTP) détaillés, de 15, 20 pages ou plus ; rien à voir avec la maigre “notice” des CMI.
            Il y a des milliers de produits dans le “Bâtiment”, il est normal que personne ne les connaisse tous.
            Je ne sais pas si les architectes travaillent dans des agences plus importantes que les “maître-d’oeuvre-non-architectes”, il me semblerait plutôt que oui, mais en fait je n’en sais rien, je n’ai pas lu d’étude là-dessus. Pour ma part, j’ai commencé associé (3 associés), puis nous avons pris des salariés (3 salariés, soit 6 en tout), puis les ordinateurs sont vite arrivés, nous avons eu de moins en moins de salariés (remplacés par les ordinateurs), puis nous nous sommes séparés, puis j’ai eu 1, puis 2, puis 3 salariés, puis plus aucun…
            Je crois qu’il n’y a pas de règle en la matière.

  37. Bonjour,
    Tout d’abord je tiens à vous remercier pour le partage de toutes ces connaissances.
    Notre maison de 2013 est plein pied avec un vide sanitaire d’une hauteur de 80 cm, nous aimerions aujourd’hui avoir une petite cave.
    Quelles seraient les différentes étapes pour la réalisation de ce projet s’il vous plaît ?
    Je vous remercie par avance pour votre réponse
    Cordialement

    1. Bonjour, merci du message.
      Il est toujours très délicat d’effectuer des travaux en partie basse, voire en sous-sol, d’une construction.
      Même si je ne connais pas votre projet ni les lieux, on peut dire qu’il y a deux problèmes majeurs à résoudre :
      – pouvoir effectivement creuser, c’est-à-dire probablement pouvoir accéder, et creuser à la main. Voir quelle est la configuration ?
      – ne pas déstabiliser la construction existante. Ca dépend de la configuration, mais c’est toujours complexe et délicat – donc cher.
      – enfin, problème complémentaire, si je puis dire, effectuer la liaison avec l’habitation, c’est-à-dire l’escalier. Ca veut dire découper le plancher bas. S’il est en béton (hourdis) ce n’est pas toujours simple – en fait, ça dépend beaucoup de l’endroit où vous voulez découper par rapport à la structure du plancher.
      Tout ça pour dire :
      – il faut une étude sérieuse et complète pour envisager les travaux,
      – le prix au m² sera très élevé.
      Bon dimanche, probablement confiné…

  38. Bonjour, j ai un chantier en cours’un peu ramoli en ce’ moment et je profite’de m on temps libre’ pour poser’ma question
    Terrain argileux aveć preconisation classique’ j ai une membranè geotextile car le trottoir béton ne pouvant’ pas être’ realiser par le goo la maison’ etant surreeleve de 50cm enfin j’ai un vs’ visitable et avant la geomembrane j avais déjà’ pomper l’eau qui se était infiltrer dans’unébordure du moins 30cm et aveć qu il a plu même avec la’ membrane j ai une bonne quantité d eau donc’ question. Pensez que je dois l evacuer´ vue la’ nature d’un terrain ? Et pensez vous que chaque hiver mon vs’ va se remplir d eau ? Mercî

    1. Si vous pouvez évacuer l’eau du vide sanitaire, c’est mieux. D’abord pour des questions d’hygiène (moisissures, moustiques…) et aussi parce qu’à la longue, il ne faudrait pas que ça déstabilise le sous-sol, donc les fondations. Placer un ou des drains légèrement enterrés si vous pouvez faire que l’eau s’écoule vers un point en contrebas.
      Bonne fin de soirée.

  39. Bonjour,
    Pour une terrasse de 70m², d’environ 6×12, combien de joints de dilatations conseillez vous ? Quelle est l’épaisseur normale d’une terrasse béton ? Peux ton faire plus épais (avantages, inconvénients ?) ? Quel type de ferraillage conseillez vous ? On voit souvent de simple treillis assez fins.
    Portez vous bien.
    Cordialement.

    1. Bonjour, je présume que la terrasse sera faite par un dallage béton coulé sur un lit de cailloux (hérisson).
      Dilatation : la division des 12m de long en 3 x 4m serait très bien (soit 2 joints de dilatation : à 4m et à 8m).
      L’épaisseur de la dalle doit être de 12 cm mini (quand j’étais jeune architecte, c’était 8 cm, puis c’est passé à 10 cm, maintenant 12 cm. A quand 14 cm ? 🙂 ).
      Armature : un treillis soudé à mailles carrées, avec des recouvrements de mailles au moins entre les différents nappes, autant que possible en position haute (donc avec des petits “écarteurs”). Contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est qu’un anti-fissuration, ce n’est pas le treillis soudé qui fait la bonne tenue du dallage. Le dallage posé par terre (enfin, sur un hérisson, quand même) est un tapis souple : si son support, le lit de cailloux en-dessous (le hérisson) se tasse, la dallage de tassera aussi, même s’il fait 12 ou 13 cm, même s’il est armé. C’est le compactage du hérisson qui fait la bonne tenue du dallage : un sol décapé de toute la terre végétale, pas des argiles gonflantes, et des compactages par machine vibrante.
      L’idéal si l’on veut être perfectionniste :
      1 – compactage de la terre AVANT hérisson, sur un sol bien sec (pas plu la veille ni même quelques jours avant),
      2 – compactage du hérisson par couches, en 2 fois = d’abord un premier compactage des 10 ou 15 premiers cm, puis compactage du reste.
      3 – dallage béton sur film polyane épais. Non pas pour l’humidité, mais pour que le dallage puisse se dilater librement en “glissant” sur le polyane. Sinon, s’il coule entre les cailloux, il y sera accroché et il va se fissurer.
      4 – treillis soudé en position haute (pas facile à faire, demande des “écarteurs”) avec un bon recouvrement si en plusieurs parties : au moins 2 mailles de chevauchement. Sinon, en béton fibré, ce qui est une excellente solution.
      5 – penser à prévoir une forme de pente, même légère, pour qu’il n’y ait pas de flaque d’eau qui stagnent.
      6 – évidemment, une paroi périphérique, par exemple un agglo scellé sur une petite fondation (ou pas petite, si nécessaire). Sinon, le hérisson va “chasser” latéralement et tout va s’affaisser et se fissurer, de plus en plus. Tout sera à refaire !
      7 – si carrelage, les joints de dilatation doivent obligatoirement correspondre à des joints de carrelage, sinon fissures ! Autrement dit, prévoyez où seront les carreaux avant coulage, repérez la position des futurs joints, et placez les joints de dilatation pile là où il y aura un joint de carrelage.
      Je crois avoir été complet… 🙂

      1. Bonsoir,
        Merci encore pour les explication. Dans ce cas précis, ce sera pour mettre des dalles sur plot afin de faire ce que l’on veut en dessous et arriver à recouvrir les seuil de baies vitrée afin d’arriver à fleur des rails. Comme ça, le carrelage du salon sera à fleur de rail de baie vitrée et même hauteur que terrasse. L’effet sera top !
        Faut-il fait qq chose de spécial dans ce cas ?
        Cordialement.

      2. Bonsoir,
        Je ne comprends pas le point 6, la fondation périphérique ? On ne fait pas un coffrage bois uniquement pour retenir le béton ? Combien de cm de hérisson faut-il pour bien faire ? 14cm de dalle c’est mieux pour vous ?

        1. Je réponds aux 2 derniers messages.
          Rien de spécial pour un support de dalles sur plots, si ce n’est ne pas hésiter à donner une forme bonne de pente. Ca évitera que l’eau stagne dessous (moustiques, etc.), et rien ne se verra en surface, puisque chaque plot est réglable en hauteur !
          Blocage périphérique : bien sûr ! il faut bâtir une paroi périphérique avec fondation pour bloquer le hérisson. Si vous faites les travaux vous-même, il faut bien vous renseigner sur la technique, sinon vous aurez des sinistres, on ne s’improvise pas maçon. Sinon, l’artisan le fera si c’est un vrai professionnel.
          Bon fin de soirée

          1. Bonsoir,
            Paroi périphérique, c’est à dire faire un coffrage autour du hérisson en parpaing par exemple ? Ou autre chose que vous voulez dire ?
            Cordialement.

          2. OK, je comprends. Tous les maçons le font ? Une sorte de coffrage définitif mais pour le hérisson en fait ?

          3. Bonjour,
            Sur le site internet service public.fr, il est indiqué la chose suivante pour faire une terrasse :
            “Vous pouvez aménager une terrasse extérieure de plain-pied, c’est-à-dire non surélevée ou très faiblement surélevée, sans aucune autorisation”
            Pourquoi lorsqu’on dépose un PC, il faut déclarer la terrasse, espaces verts, etc…
            Est-il possible de faire construire une maison sans déclarer de terrasse et la faire après de la surface de son choix sans soucis ?
            Qu’en est-il pour une surface bitumée devant une maison ?
            Cordialement.

          4. Bonjour, les terrasse non-surélevées ne sont pas considérées comme créant une surface de plancher, ni comme modifiant les façades. Dans ce cas, elles n’ont pas besoin d’autorisation d’urbanisme (ni PC ni DP).
            D’après les textes et la jurisprudence, ça dépend un peu fondations (ce qui n’a aucun sens : on ne voit pas les fondations une fois fini) et beaucoup de la hauteur. La hauteur communément admise est de + 60 cm / sol naturel, ce qui est déjà beaucoup. Au-delà, on considère que ça modifie les façades, donc DP.
            Une tolérance pour les terrains en pente : si la terrasse dépasse un peu 60 cm à certains endroits à cause d’un terrain en pente ou accidenté, on accepte.
            Il faut déclarer la terrasse, ou du moins la faire figurer sur le Plan de Masse car cette surface ne peut pas être comptée en espace vert. Or beaucoup de PLU impose un % minimal d’espaces verts. Idem pour une surface en enrobé (parking, par exemple), elle ne peut pas entrer dans la surface d’espaces verts (sauf dérogation si dalles-gazon, avec un abattement par exemple de 50% : 60 m² de dalles-gazon comptant pour 30 m² d’espaces verts = uniquement si la Mairie l’accepte, lui demander au préalable).

          5. Bonjour,
            Personne ne demande ou fait une déclaration en mairie du plan de masse quand il fait une terrasse ou surface bitumée. Ca coûte de le faire par un professionnel en plus ! Quels sont les risques de ne pas le faire ? L’urbanisme peut faire le tour dans sa ville, personne n’est à jour.
            Cordialement.

          6. Il y a heureusement des personnes qui mentionnent là où sont prévus les terrasses et les espaces verts.
            S’adresser à un professionnel coûte, en effet, que ce soit pour se soigner (médecin, pharmacien…), se défendre (avocat), faire construire (architecte, heureusement 2 fois moins cher qu’un CMI), faire borner son terrain (géomètre), etc.
            Les risques d’enfreindre la loi ? C’est comme rouler à plus de 50 km/h en ville : si pas pris, pas de conséquence. Enfin, si, il peut y en avoir en cas de revente ou de contentieux (avec un voisin par exemple). Mais en effet, les dossiers sont souvent mal instruits et ne sont pas retoqués en cas de manque, et encore moins vérifiés une fois les travaux faits.

          7. Bonjour,
            Pour faire une terrasse, soit on s’adresse à un maçon, soit on la fait soi-même. Pour s’assurer si on peut la faire, à la rigueur on regarde sur internet. Sur le site du service public, il est indiqué qu’il n’y a rien à faire, le maçon nous dira pareil. Personne ne prend un architecte ni maître d’oeuvre pour faire une terrasse, je pense que vous êtes d’accord avec moi.
            Si un voisin souhaite chercher des poux, il l’aura fait à d’autres avant et se sera opposé au permis de construire ou à son affichage, etc…
            En cas de vente, jamais personne ne s’inquiète des terrasses et de leur surface, ni même le meilleur agent immobilier qui ne connait pas les PLU des villes où il travaille. Ce n’est non plus pas un vice caché, donc pas de recours pour l’acheteur en cas de contrôle ou plainte de voisin.
            D’un côté, c’est indiqué qu’il n’y a pas de déclaration à faire, de l’autre, il faut respecter le % d’espace vert, c’est contradictoire en quelque sorte ? Le PLU, c’est des centaines de pages, des dizaines de zones, compliqué à comprendre.

          8. Non, je ne suis pas du tout d’accord avec vous : pour faire une terrasse, on peut aussi s’adresser à un architecte. J’en ai fait plusieurs, opérations limitées seulement à la création d’une terrasse, et même pour des clients que je ne connaissais pas (donc pas que pour des anciens clients). Ces clients qui m’ont demandé une terrasse savaient bien qu’ils faisaient un meilleure affaire avec un architecte : technique (ce n’est pas toujours simple à faire et à vérifier), financière (toute petite intervention de l’architecte, payée pas cher et plus que compensée par le meilleur prix du meilleur artisan), et aussi, en plus, pour avoir de bonnes idées (celles auxquelles le client n’avait peut-être pas pensé). Après, si l’on pense qu’on sait faire aussi bien qu’un architecte, on s’en passe évidemment. C’est pareil pour tout : si vous pensez être aussi compétent que votre garagiste, vous réparez vous-même votre voiture…
            En cas de contentieux avec un voisin, quelle qu’en soit la raison, si la terrasse est juridiquement illégale et s’il le détecte, il s’en servira bien sûr. Et les voisins n’agissent pas forcément avant les travaux, mais après. Idem en cas de vente, s’il devait y avoir des difficultés avec le certificat de conformité, le notaire risque de “bloquer”. Et contrairement à ce que l’on peut penser, certains s’inquiètent de la légalité du bien avant de l’acheter.
            Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de déclaration ni de permis à demander qu’on ne peut pas être en contradiction avec la loi, avec le règlement d’urbanisme. L’absence de demande préalable ne nous permet pas de faire n’importe quoi. Dans tous les cas, PC, DP ou pas, on doit respecter les règlements d’urbanisme sous peine de sanction (démolition,…).
            Il est vrai que les règlements d’urbanisme sont très complexes, souvent même confus et mal rédigés – mais c’est une autre affaire.

  40. Bonjour
    Mon etude de sol me preconnise des pieux à 6m ou un radier generalisé à 1m minimum.
    Quels conseils pourriez-vous me donner au niveau budget……
    je trouve bizzare que ce soit des pieux à 6m ou radier 1m!!!!!
    merci

    1. Bonsoir, la préconisation du bureau d’études de sol est cohérente. Le “bon sol” est à – 6m (ou plus probablement à – 5,70 ou – 5,80 m, donc des pieux à – 6 m, car il faut “ancrer” un peu les fondations dans le bon sol, c’est-à-dire les faire pénétrer dans le bon sol.).
      Si vous ne faites pas ces pieux, vous pouvez opter pour un radier, en effet. Attention ! Ne confondez pas un “radier” avec un “dallage” ! Ce n’est pas du tout la même chose – mais alors, pas du tout. Ce sont 2 techniques to-ta-le-ment différentes.

      D’abord un dallage n’est pas un système de fondations, c’est un système de plancher du rez-de-chaussée, le moins fiable techniquement, le plus risqué, et, comme par hasard, le moins cher. Le dallage, c’est une simple “feuille” de béton, de 12 cm d’épaisseur, donc qui est comme un tapis posé par terre (même si c’est sur un lit de cailloux, ça reste en globalement surface) et qui subira, comme un tapis, les fluctuations du sol en surface. La dallage ne peut donc être employé que sur les terrains parfaitement résistant en surface – ce qui est rare – et parfaitement aussi stables en volume (comme ne le sont pas les “argiles gonflantes”) – ce qui les rend encore plus rares. Et bien sûr, le terrain doit être parfaitement plat, parfaitement horizontal. Bref, très très peu de terrains sont dans ce cas.

      Le radier est un système de “fondation-plancher rdc” qui forme un tout. Il s’agit d’un ouvrage complet tout en béton armé, comprenant la plancher bas constitué d’une dalle épaisse (20, 25 cm ou plus), très fortement armée, avec parfois des nervures (à faire calculer par un Bureau d’Etudes Structure, car c’est complexe, ça doit résister en tout point à la compression et à la traction, je ne m’y risquerais pas), totalement lié aux murs en béton armé eux-aussi. Pour prendre une image explicite : il s’agit en fait d’une “coque de bateau”, en béton armé (pensez comme l’Arche de Noé), totalement indéformable. En fait, la maison “flotte” sur un terrain mou. Elle va s’enfoncer, ok (de quelques mm, voire de quelques cm, mais vous ne vous en rendrez pas compte). Mais comme un bateau qui s’enfonce un peu dans l’eau, elle ne va pas du tout se déformer, elle restera bien droite et sans fissure. Avec elle, pas besoin de pieux.
      Je ne l’ai employé qu’une fois, où le bon sol était tellement profond qu’il était inatteignable. C’était très cher, évidemment, vu le travail que ça impose.
      En conclusion, un dallage = un tapis, et un radier = une coque de bateau. Ce n’est pas du tout pareil.

  41. Bonjour,
    Peut-on construire une maison entière en STEPOC ? Si oui, avantages, inconvénients ? En terme de solidité ? Plus facile à monter car pas de joint ?
    Cordialement.

    1. Bonjour, oui on peut construire une maison entièrement en blocs à bancher.
      Caractéristique des blocs à bancher : ils constituent des parois en béton armé. Il y a donc une résistance (résistance dite “mécanique”) importante. Ce n’est pas un avantage si c’est inutile dans une construction :
      par exemple, si vous construisez 4 étages, c’est utile, s’il n’y en a qu’un, c’est inutile.
      Si vous construisez en zone sismique c’est utile, car les parois entièrement en béton armé font une sorte de coque indéformable. Si vous n’êtes pas en zone sismique, ça perd beaucoup d’intérêt.
      Si vous avez un sous-sol “mauvais” (au sens de la portance), c’est utile, car la maison en se tassant, en s’enfonçant en fait, ne va pas se déformer. Sinon, pas utile. etc.
      Autre caractéristique : inertie thermique (masse importante, longue à chauffer, longue à refroidir), avantage quand on utilise le bâtiment tous les jours, car on n’est moins gêné par les chaud/froid successifs. Surtout l’été en zone sud et continentale (canicule) : vous pouvez aérer la maison la nuit, et elle gardera la fraîcheur au moins pendant 1 journée, etc. Du coup, votre maison ne sera jamais trop réchauffée. Ici à Toulouse, très utile (grands pics de chaleur possibles, car au sud et loin de la mer). Si vous êtes en Picardie ou en Bretagne, beaucoup moins utile.
      Par contre, c’est un inconvénient pour une maison de week-end : le temps de la réchauffer, 1 jour ou 2 minimum, et vous devez repartir !
      Inconvénient dans tous les cas : nettement plus cher.
      Point de vigilance : attention à bien savoir gérer les dilatations, quand on conçoit techniquement la construction. Le béton étant coulé en blocs, si je puis dire, les dilatations en bouts de parois sont beaucoup plus importantes.
      Autre inconvénient à mon avis : les parois en béton sont étanches à la vapeur d’eau, le mur “ne respire pas” (comme le fait, par exemple, la brique de terre cuite), d’où risque d’accumulation intérieure d’humidité. Il faut très bien ventiler. (par contre, la brique n’est pas du tout écologique, elle reste 5 ou 6 jours de suite dans un four à 900° chauffé au gaz : bonjour les gaz à effet de serre !).
      Eviter les joints est un détail sans importance. Vous n’êtes quand même pas à 48h près quand vous faites construire…
      Si je devais construire en blocs à bancher (et si j’avais les moyens), je choisirais plutôt des blocs Isotex, qui me paraissent être bien meilleurs car ils sont fortement isolant thermique et avec des parois en bois-ciment, sans les inconvénients du “tout béton”.

      1. Bonjour,
        Pourquoi construire une maison en STEPOC revient beaucoup plus cher que le parpaing ou brique ? La pose / coulage sont aussi rapides et pas besoin de banches comme une construction en béton banché.
        Le STEPOC est cher ?
        Cordialement.

        1. Bonjour. Parce qu’il faut remplir de béton, le béton est assez cher, notamment celui d’ossature (plus cher, par exemple, que le béton de fondation), et parce qu’il faut ajouter des armatures en acier, chères elles-aussi.
          Mais les prix sont libres dans le bâtiment. La semaine dernière, j’ai reçu 2 devis d’électricien, celui avec qui je travaille et celui que connaissait le client : il est 2 x cher (et même un peu plus !) que l’électricien avec qui je travaille…
          Vous pouvez demander à votre maçon les 3 prix : parpaings, briques, blocs-à-bancher.

  42. bonjour
    pouvez vous m’indiquer le sens de pose d’un treillis soudé maille rectangulaire par rapport aux poutres
    construction sur vide sanitaire
    merci de votre réponse

    1. Bonjour, comme c’est expliqué dans l’article – vous pourrez y voir les dessins pour mieux le vérifier sur votre chantier – les cotés les plus longs doivent être perpendiculaires aux poutrelles, et donc les cotés les plus courts doivent être parallèles aux poutrelles.
      La raison : les fils les plus rapprochés sont faits pour transmettre les charges du centre des entrevous (marmites) aux poutrelles. Ils ont besoin d’être plus résistant, c’est pour ça qu’ils sont plus resserrés : ils sont plus nombreux. Et les fils plus espacés ne sont là que pour servir d’assemblage, pour que l’ensemble fasse un treillis.
      Un truc pour y penser : le treillis soudé, c’est comme un parquet en bois : les lames de parquet sont perpendiculaires aux poutres en-dessous, comme les mailles du treillis soudé.

  43. Bonjour,
    Nous faisons construire et le plancher vient d’être coulé. Le maçon commence à monter les briques. Par contre, les attentes d’évacuation d’eau dans le plancher sont à 20cm ou 30cm du bord, du coup pour certaines briques, il est obligé de les casser pour laisser l’évacuation en dessous, sinon la brique se retrouverait dessus. Et celles qui sont à 30cm vont se retrouver dans le doublage. Ca sent l’amateurisme !
    Que faire dans ces conditions ?
    Là, je viens de m’en apercevoir car je suis rentré sur le chantier un soir tout seul. Le constructeur est passé le matin, comment a t-il fait pour ne pas le voir ?
    Mais, si c’est comme dans un sujet où on parlait de pouvoir ou pas aller sur le chantier, on ne peut pas le voir en temps que client… Une fois la maison montée et doublage posé, je ne vais pas pouvoir vérifier que les évacuations ne sont pas au bon endroit. Ca me fait peur pour la suite quand les fenêtres et portes seront posées et plus possible d’y aller.
    Comment annoncer à mon CMI que je suis allé alors que l’accès est interdit hors présence du CMI ? C’est indiqué dans le contrat.
    Merci.

    1. Bonjour, je reprends vos questions :
      Que faire dans ces conditions ?
      Dès le CCMI signé, vous n’avez plus de pouvoir (il faut le vivre comme vous le faites pour s’en rendre compte). Je ne sais que répondre. Il faudrait l’oeil d’un expert, d’un architecte, au fur et à mesure que la construction se réalise, pour voir si tout est ok et faire refaire ce qui ne va pas (ce que vous voyez et ce que vous ne voyez pas…).
      comment a t-il fait pour ne pas le voir ?
      Je pense qu’il l’a parfaitement vu. Il fera casser les briques, couper les doublages ou je ne sais quoi d’autre.
      Ca me fait peur pour la suite quand les fenêtres et portes seront posées et plus possible d’y aller.
      Et avant l’étape des menuiseries, êtes-vous sûr que les fondations sont ok ? au bon sol, avec des aciers correctement placé ? idem pour le plancher hourdis, les chaînages, etc. Sans vouloir en rajouter, vous avez décidé de faire une confiance aveugle au CMI en signant un ccmi, en renonçant à toute possibilité de contrôle et de rectification, je ne sais que vous conseiller maintenant…
      Comment annoncer à mon CMI que je suis allé alors que l’accès est interdit hors présence du CMI ?
      A vous parler franchement je vous conseillerais de le faire comme vous le faites ici, c’est-à-dire franchement, face à face, pour lui montrer que, au moins, vous n’avez pas peur de lui. Ce serait bien consternant, des clients qui auraient peur de leur constructeur. Lui montrer que vous ne le craignez pas l’incitera à plus de vigilance, à ne pas tout se permettre. Je dis ça, car les CMI – parfois – cherchent à intimider leurs clients, pour qu’ils n’interviennent pas. Parfois, pas tous, heureusement.

      1. Re,
        Je viens d’appeler mon CMI pour lui annoncer ce que j’ai vu, que je me suis rendu le soir, seul.
        Il vient de m’envoyer balader, que j’ai interdiction de me rendre seul, que la maison ne m’appartient pas tant qu’elle n’est pas livrée. Qu’il ne voit pas une personne hors du chantier, autrement, il met fin au contrat sans me rendre mon avance. Que faire devant de telles menaces ? Il vient de constater que je viens de voir qu’il m’a caché quelque chose.
        D’autre part, en regardant des photos sur internet de constructions, on voit dans tous les plancher qu’il y a des tiges de fer qui ressortent. Le mien, pas 1. Comment se fait-il ?
        Que faire ? Si je ne peux pas y aller, ni avec personne qui peut me conseiller, par exemple un architecte. Je ne peux pas demander à un architecte de m’accompagner en sachant que le constructeur peut nous mettre dehors, je ne peux pas faire ça.
        Je suis pris au piège.
        Si je stoppe, je pers tout.

        1. Quand vous écriviez que votre CMI vous interdisait le chantier, je me doutais bien qu’il essaierait de vous intimider, c’est hélas assez fréquent chez eux (encore une fois, sans généraliser car ils ne sont pas tous comme ça). Je trouve que c’est consternant, triste même, un professionnel à qui son client fait une confiance aveugle en signant un ccmi, qui lui confie l’opération peut-être la plus importante de sa vie, et ce professionnel qui réagit comme ça ! au lieu d’être, au contraire, un recours pour le client, un conseil…
          Mais c’est comme ça, 2 personnes sur 3 choisissent pourtant un CMI pour faire construire leur maison, je ne peux que le constater.
          Que faire ?
          Il faut évidemment lui tenir tête, il faut vous faire respecter, sinon il continuera de plus belle. Dans le milieu du “bâtiment”, on a des rapports virulents, auxquels les gens “extérieurs” ne sont pas habitués. Je préviens mes clients : “Si vous me voyez un jour me prendre le bec fortement, voire violemment, avec un artisan, ne vous formalisez pas, n’intervenez pas, laissez moi faire…”.
          Un conseil d’expérience : les CMI, comme les artisans, sont sur leur terrain sur un chantier, ils sont à l’aise et s’y sentent très forts. Par contre, il détestent, ils fuient le milieu juridique, les avocats, les juges et les Tribunaux, et surtout les experts-judiciaires. Là, ce n’est pas leur milieu, ils se sentent en état d’infériorité. Ils font moins les malins.
          Mon conseil : vous écrivez une lettre recommandée AR, avec une tournure très “juridique”, avec des expressions que l’on trouve dans un jugement, par exemple, c’est ce qui l’impressionnera le plus. Et vous mettez le garant (garantie de livraison à prix et délais convenus) dans la boucle : c’est très sérieux pour le CMI, car les garants ont horreur des problèmes, ils ne veulent que des CMI avec qui tout se passe bien. Ca vous aidera à équilibrer les relations.
          Si vous étiez dans la région toulousaine, je vous aiderais volontiers.
          Bon courage.

          1. Bonsoir,
            Merci pour implication dans ce forum. La Vendée est loin de Toulouse…
            Nous nous sommes rendus à un salon spécial habitat et il y avait un hall qu’avec des constructeurs CMI. Pas d’architecte.
            On en a fait 4 et tous nous ont conseillé le contrat CMI car mieux encadré qu’un contrat de maîtrise d’oeuvre de l’architecte. La garantie de livraison, pas de défaillance des entreprises comme on peut le voir à la télé, pas de plus value, le prix c’est le prix.
            Nous avons visité 2 maisons soi disant faite par le constructeur, les gens étaient très contents.
            Le CMI nous a déconseillé l’architecte en nous disant que ça ne sert à rien pour une surface de 130m² et qu’avec notre budget, aucun architecte ne nous prendrait, etc… Les architectes font des maisons pour les riches, hors budget pour nous.
            Donc, nous n’avons bien évidement pas mis les pieds chez l’un d’entre eux.
            Vous indiquez qu’il faut engager un avocat, expert, mais ça a un coût et ça veut dire que le chantier va devoir être arrêté à ma demande et devrait en porter les responsabilités. Le CCMI sait très bien que les clients sont déjà en train de faire les fonds de tiroir pour faire une maison, donc n’ont pas 5000 euros pour engager quoi que ce soit. Le fait de retrouver des briques sur les tuyaux d’évacuation, est-ce une faute ? A cet endroit, pas d’isolation donc risque de pont thermique. Tant que mon placo ne va pas noircir derrière le meuble de salle de bain ou meuble de cuisine, je ne peux rien faire, est-ce bien celà ?
            Les fondations au normes, comment le vérifier ? Savez vous ce que ça veut dire quand il n’y a pas de tiges de fer à sortir du plancher dans tous les angles comme j’ai pu le voir ?
            Le CCMI fait payer le client uniquement quand il signe les plans, l’accord sur le tarif. Un architecte fait-il pareil ? En gros, l’architecte fait les plans en 3D au client, chiffrage, le client peut partir sans rien lui devoir ? Les CCMI mettent cela en avant, est-ce vrai ? Effectivement, plans d’avant projet, détails des prestations, je pouvait aller ailleurs sans rien devoir. Les CCMI font tout justement pour ne pas que ça leur arrive.
            Merci, bonne soirée.

          2. Merci beaucoup pour votre message, très important pour ceux qui, comme nous, veulent comprendre le mécanisme de décision d’achat par ceux qui font construire. Cette compréhension nous est indispensable si l’on veut créer une communication avec nos futurs clients et faire progresser notre action.
            Je savais déjà l’essentiel de ce que vous racontez, mais votre récit complet et très pertinent sur les points essentiels, est une très bonne description de ce qui se passe dans la tête des clients. Ainsi, nous connaissons mieux le scénario et les valeurs qui priment chez les futurs clients. Nous les architectes, connaissons trop la réalité « de l’intérieur » pour comprendre leurs décisions d’achat qui nous paraissent incompréhensibles. Mais c’est parce que nous n’avons pas le même point de vue, parce que nous avons d’autres informations, plus réelles mais qui ne sont pas prises en compte par les clients.
            Du moins par les clients qui n’ont jamais fait construire, car quand ils ont vécu l’aventure, leur point de vue n’est plus toujours le même…
            Je me permets de répondre point par point pour illustrer mon propos. Votre avis, ou celui de ceux qui nous lisent (surtout ceux qui n’ont pas encore fait construire), nous serait toujours précieux.
            Pas d’architecte dans le Salon :
            très juste. Le fossé existant entre les architectes et leurs clients potentiels doit être franchi par les architectes qui doivent aller à leur rencontre. A nous les architectes de nous « bouger ».
            Contrat CMI mieux encadré que celui des architectes :
            Oui, c’est un argument fréquent car les contrats des architectes sont « libres », ce que nous combattons avec le contrat « Architecte d’Aujourd’hui », précis, très protecteur pour le client, avec budget strictement respecté, etc. (plus que le CMI, les différents articles sur ce site le prouvent, je pourrais développer pourquoi).
            Garantie de livraison :
            beaucoup de récits de galères épouvantables, notamment sur des reportages tv, sont arrivées malgré le ccmi. C’est lourd, complexe et très tardif de faire intervenir le garant. C’est cher aussi : vous a-t-on dit que vous aurez en plus une franchise à payer de 5% du montant du contrat (quand même !), si vous faites intervenir le garant ? Je présume que non, le CMI ne s’en est pas vanté. Elle n’est pas obligatoire, mais je n’ai jamais vu un ccmi sans cette franchise du garant.
            Pas de défaillance d’entreprise :
            bien sûr que si ! des CMI qui déposent leur bilan, ça arrive, et même assez souvent j’ai l’impression. Des chantiers « plantés » pendant des mois et des mois, aussi.
            Pas de plus-value :
            Ah bon ? les demandes de changements de choix (carrelage, robinetterie, voir déplacer une cloison sur plan, etc.) sont autant de prétextes à imposer au client de payer des plus-values souvent abusives (prix x 2 ou x 3) car le client est captif du ccmi : ou il paie le prix imposé, ou il n’aura pas ses choix ! Le client ne peut pas faire intervenir d’autres artisans moins chers, alors qu’avec un architecte, si…
            Une précision : avec les contrats des Architectes d’Aujour’hui, les contrats des artisans sont à prix “global et forfaitaire”
            Avec 130m² aucun architecte ne nous prendrait :
            Mensonge éhonté total. Tous les projets intéressent la plupart des architectes (il y en a qui ne sont intéressés que par les marchés publics, eux ne font pas du tout de maison, par exemple. C’est comme les médecins, il y a des spécialités. Moi-même, je ne fais pas de marché public).
            Les architectes travaillent pour les riches :
            Mensonge très répandu par les CMI. Les architectes travaillent pour tous les clients. Pour ma part, je préfère faire 2 maisons à 150000€ qu’une à 300000€. En outre, les architectes sont la solution LA MOINS CHERE pour faire construire. Nous faisons des HLM (y compris en maisons individuelles), si nous étions plus chers, les HLM choisiraient des CMI… Nous ne représentons même pas la moitié du coût d’un CMI (soit <15% des travaux, et le CMI environ 30%, voire plus).

            En résumé, les architectes sont moins chers que les CMI (à projets équivalents, bien sûr) et leurs travaux sont mieux faits, car ils sont indépendants des artisans, ils n’ont rien à gagner à choisir des « mauvais » et ils font refaire tout ce qui n’irait pas puisque ça ne leur coûte rien personnellement. C’est pour ces avantages que les architectes ont été créés (il y a des siècles) et que les professionnels de l’immobilier (promoteurs, HLM, …) les choisissent.
            D’où notre incompréhension des choix des clients pour se tourner vers les CMI, plus chers, avec des travaux moins bien faits, et sans recours immédiat en cas de problème. Je pourrais développer ceci si vous voulez.

            Vous n’envisagez pas de contentieux, voire de contentieux judiciaire, ce que je comprends. C’est la force des CMI, en effet, leurs clients sont piégés (c’est l’expression que j’ai lue souvent ici, dans les témoignages). Dès le ccmi, c’est fini pour le client, il est bâillonné, prisonnier, sans possibilité d’action.
            Les travaux vont donc se poursuivre. Je ne sais que vous dire sur les malfaçons, si ce n’est qu’il y aura des assurances, plus tard.
            Les aciers qui dépassent du plancher hourdis (ou qui devraient, en l’occurrence), sont des « attentes » pour lier les chaînages entre eux. Pas d’attente = pas de lien = équivaut à pas de chaînage. Un chaînage est un lien, une « ficelle » qui entoure la maison comme un paquet-cadeau. Pas d’attente = pas de nœud = la ficelle ne sert plus à rien.

            Le CMI ne fait pas payer les plans, avec lui c’est « tout ou rien », on n’est engagé qu’avec la signature du ccmi.
            C’est un point crucial, peut-être même le problème de fond. Il y a en effet 2 façons de faire :

            1 – Le CMI dessine une esquisse (leurs plans correspond pour nous à des esquisses), il indique un prix (sans dire comment ce prix est constitué, ce qu’il comprend et ce qu’il ne comprend pas – je ne parle pas de la simple Notice, je parle de la qualité des travaux).
            Le client accepte – ou pas – tout en bloc. Et il remet tout son pouvoir de décision au CMI. Il n’a plus rien à faire jusqu’à la réception.
            C’est la mauvaise manière de faire construire, car le risque est beaucoup trop grand, c’est beaucoup trop dangereux.

            2 – L’architecte travaille par étapes, il fait les plans et il les adapte au mieux avec le client, car le projet évolue très souvent, celui-ci évoluant dans ses goûts lors de ses discussions avec son architecte.
            Puis il prépare le chantier, le client choisit tout, les enduits, les tuiles, les carrelages, les poignées de portes, les robinets, les sanitaires, l’équipement électrique, les options (aspiration centralisée ? poêle ? etc.). Ceci prend des semaines, c’est un gros travail qui ne peut pas être fait avant contrat. Puis il choisit – toujours avec son architecte, en général c’est l’architecte qui propose les artisans avec qui il travaille – les artisans. L’architecte vérifie les prix, les quantités, etc. S’il y a des économies à trouver, elles sont pour le client.
            Là seulement, et pas avant, les travaux sont commandés. Tout a été bien vu et détaillé, le client n’est pas piégé.
            Le permis de construire est délivré : le chantier peut commencer. L’architecte va suivre le chantier, en faisant refaire tout ce qui n’irait pas : il n’a rien à gagner à dissimuler des malfaçons car ce n’est pas lui qui vend les travaux au client, il est neutre financièrement. Son expertise est donc fiable.
            L’architecte agit dans la totale transparence, rien n’est caché au client (plans techniques, descriptif détaillé, devis, réunions de chantier, comptes rendus, etc.). C’est une sécurité pour le client.

            La conclusion de tout ça est que faire construire ne revient pas à acheter un produit tout fait. Quand on fait construire, on n’achète pas une maison, pas du tout (elle n’existe pas), on achète une compétence, une capacité à mener à bien une opération au mieux de ses intérêts. C’est une aventure, un pari sur l’avenir. C’est pour ça que les clients ont besoin d’un guide indépendant (il n’y a de guide qu’indépendant, évidemment).
            Les CMI font tout pour vous faire croire le contraire, ils parlent comme si la maison existait déjà (clé en mains, un seul interlocuteur, etc.) masquant la réalité de l’opération.

            Une question pour finir, si vous voulez bien.
            A votre avis, que pouvons-nous dire pour faire ressentir aux clients ce coté aventureux, pour qu’ils comprennent qu’ils ont besoin d’un guide indépendant ? Comme on a besoin d’un médecin dans l’aventure de guérir, ou d’un avocat dans l’aventure d’un procès, ou d’un guide dans l’aventure d’un beau périple dans une jungle ? etc. Merci !

          3. Bonjour Monsieur,
            Merci d’avoir pris de votre temps à étoffer cette discussion.
            Juste un point, on construit 1 fois dans sa vie, et encore… Donc, si on prend un CCMI et que ça se passe mal, surtout, on ne refait pas construire même avec un architecte. On achète tout fait et on rafraîchi au pire…
            Le CCMI est un super bon commercial avant tout, une fois signé, tout est acquit pour lui, le client ne peut que lui manger dans la main. Les clients qui n’y connaissent rien voit d’abord le commercial qui les fait rêver, etc… Et on tombe dans le panneau.
            Sur internet, si on tape CMI, on tombe sur un site officiel gouv.fr qui en dit que du bien… C’est trompeur !
            Quand j’indiquais qu’une entreprise peut être défaillante, je parlais d’un artisan ou le CMI indique au client qu’il doit le remplacer, etc… Après, s’il s’agit du CMI qui coule, c’est autre chose.
            Cordialement.

          4. Bonjour, je comprends qu’une expérience avec un cmi dégoûte un client de faire construire à nouveau.
            Mais c’est parce que le contexte contractuel est faussé dès le départ : un ccmi est un contrat qui ne correspond pas aux nécessités de faire faire des travaux, de gérer une aventure à venir.
            Je me permets de vous solliciter pour un avis.
            – Percevez-vous cette notion “d’aventure à venir”, belle aventure mais risquée forcément ?
            – Si oui, percevez-vous la nécessité (avec votre expérience, maintenant) d’avoir un guide INDEPENDANT – donc fiable, sincère – qui pourra conduire, guider son client dans cette aventure, quoi qu’il arrive ? Par exemple, en cas de défaillance d’un artisan (ça m’est arrivé plusieurs fois dans ma carrière, bien sûr) il le conseillera, lui proposera un autre artisan fiable. Et le client ne perdra pas d’argent car il n’y aura pas eu de paiement d’acompte, et de toute façon le client peut appeler en garantie l’architecte POUR TOUTE RAISON.
            – Et si oui, que me conseillerez-vous de dire à des futurs clients ? pour les convaincre de confier leur projet, leur investissement, leur cadre de vie, etc. à un architecte qui sera ce guide indépendant. Ce guide NE PEUT PAS être un CMI dont les intérêts sont opposés à ceux du client. Même s’il le voulait, le CMI ne pourrait pas, en fait.
            Merci !

  44. Bonjour Monsieur,
    Tout d’abord un grand merci pour les informations très utiles que vous partagez.
    J’ai fait construire en CCMI, ma maison a été livrée en avril 2019 avec réserves mentionnées dans le PV de livraison. Le délai indiqué dans le PV pour la réparation des réserves est de 3 mois. 5% du prix a été cautionné.
    A aujourd’hui, quelques réparations ont été faites, mais la plupart des réserves ne sont pas encore levées (le constructeur est tout le temps débordé).
    On est aujourd’hui à 10 mois post livraison, et je sens que cela peut durer indéfiniment. Quels leviers je peux utiliser pour obliger le constructeur à lever les réserves ? est ce que je peux récupérer les 5% auprès de l’organisme de cautionnement et faire appel à un artisan pour faire les réparations factures à l’appui?
    Merci bcp pour votre aide.
    Cordialement,

    1. Bonsoir, merci du message.
      Juridiquement, les réserves doivent être levées avant la fin de la garantie de parfait achèvement c’est-à-dire 1 an à compter de la réception des travaux. Il reste donc encore 2 mois au CMI pour le faire.
      Mais vis-à-vis des engagements pris, le délai de 3 mois est très largement dépassé. Le CMI est donc en faute.
      En pratique, voici ce que je vous conseille de faire :
      1- adresser une lettre RAR au CMI, indiquant que le délai contractuel de 3 mois mentionné à la réception est largement dépassé, et donc que vous évaluez votre préjudice à ……..€ par jour de retard, soit……..€ jusqu’à ce jour, indemnités qui continuent de courir jusqu’à la levée des réserves. Cette indemnité sera matérialisée par une retenue équivalente sur la somme consignée (les 5%).
      Il serait judicieux que le montant de l’indemnité estimée approchât la valeur de ces 5%, pour dépasser au bout d’un an la franchise de 5% qui reste à la charge des clients des CMI, en cas de défaillance du CMI. Tant que vous êtes en-dessous de 5%, le garant n’a rien à payer et donc il n’interviendra pas.
      Bien au-delà d’une question financière, vous l’avez compris, il s’agit surtout de montrer que le CMI ne peut pas impunément se moquer de ses engagements et vous faire attendre à sa fantaisie sans que vous réagissiez.
      2 – adresser une lettre RAR au garant (qui a délivré la garantie de livraison à prix et délai convenus), avec copie de la lettre adressée au CMI et lui indiquant que dès que l’année de parfaitement achèvement sera écoulée, vous le saisirez pour qu’il se substitue au CMI défaillant. A mon avis, c’est cette lettre qui sera le plus efficace : Les garants ont horreur d’être saisis pour des négligences de leurs CMI, vous pouvez comptez qu’il va remonter les bretelles au CMI (si je puis dire).
      Dans le milieu du “bâtiment”, si l’on veut des résultats, il faut être virulent (et c’est même un euphémisme) et surtout, savoir se faire respecter. Un peu comme avec de jeunes adolescents : ne lâchez rien, sinon vous êtes fichu (si je puis dire, là aussi… 🙂 ).
      Bien cordialement,

  45. Bonsoir Monsieur’
    Tout d’abord merci pour ces articles intéressants !
    J’envisage l’acquisition d’une maison construite il y a 7 ans environ.
    C’est un plein pied , bien rectangulaire, d’environ 95m2.
    Cette dernière est construite sur radier.
    Y a t il des risques et quels sont les points de vigilance.
    D’avance merci pour votre avis éclairé.
    MR MERX

    1. Bonsoir, il est très peu probable que cette maison soit construite sur un radier. C’est une technique très rare (je ne l’ai utilisée qu’une seule fois en plus de 4O ans de carrière), à ne pas confondre avec un dallage sur hérisson (qui, lui, est très fréquent).
      Un radier est une coque en béton, très épaisse (20 à 30 cm de béton, très fortement armé) et reliée aux murs de façon à ce que le tout soit indéformable, comme une coque de bateau. C’est une technique très chère.
      Très différent, un dallage est une dalle de béton, de 12 cm d’épaisseur, posée sur un lit de cailloux. C’est la technique la plus rudimentaire et très fréquente car c’est la moins chère. Ce simple dallage présente le défaut d’être posé sur le sol, en surface (seule un peu de terre “végétale” est enlevée), là où le sol n’est pas stable (le sol est stable en profondeur, on parle de “bon sol”, sa profondeur est révélée par une étude de sol). Le risque est important que la dalle bouge, se tasse, et donc se fissure, entraînant avec elle des fissures de carrelage et/ou de cloisons, etc.
      Si vous voulez voir si le dallage est stable, quelques conseils :
      – regardez en détail les sols durs (carrelage) et les cloisons : si vous voyez de nombreuses petites fissures (on parle de “cheveux”), ce n’est pas bon signe.
      – si les revêtements de murs sont refaits à neuf avec des matériaux épais et couvrants, tel que de la toile de verre peinte, cela pourrait bien être pour dissimuler de multiples petites fissures. Si les murs sont peints, sans papier ni toile, c’est bon signe : la moindre fissure se verrait, le vendeur n’a rien à cacher. Idem si les murs sont d’origine, non revêtus.
      – inspectez bien en haut des cloisons (sont-elles décollées du plafond ?) et surtout sous les plinthes : si le dallage se tasse, il y aura ça et là des petites fentes, quelques millimètres d’espace entre la plinthe (collée à la cloison) et le carrelage (descendu avec le dallage) : c’est le signe le plus révélateur d’un début de tassement de dallage.
      Quant aux fondations elles-mêmes, regardez de près les murs extérieurs, partout : s’il y a de multiples petites fissures, surtout en diagonales, ce n’est pas bon signe. Mais s’il devait y en avoir 2 ou 3 seulement, très fines et/ou horizontales, ce n’est probablement pas grave, c’est (presque) naturel quand on pose des dizaines de tonnes sur le sol : ça peut se tasser très légèrement et aussi se dilater.
      Bonne inspection,

      1. Merci beaucoup pour votre réponse rapide et ces conseils précieux.
        Je surveillerais ces points.
        Je me rends compte d’une faute de frappe car ce n’est pas 7 mais 27 ans d’âge pour la maison.
        Les cloisons sont en placo polystyrene peint…j’insjectera d éventuelles fissures..
        Merci.

  46. Bonjour Mr Espagno !
    Nous en sommes à la plomberie ! je me permets de vous envoyer le lien de mes canalisations ! https://zupimages.net/viewer.php?id=20/07/b49k.jpg Le plombier à l’intention de brancher comme vous pouvez le voir sur le plan 1 seule ventilation primaire pour les deux wc ! Est – ce que pour vous c’est acceptable ?
    Dans le VS les wc sont séparés des douches lavabos etc mais l’ensemble se rejette ensemble à l’extérieur .
    Ils ont aussi réalisé ma chape liquide ciment ! il y a des bulles dessus ! la conductrice m’a parlé d’un ponçage ? et je la trouve brillante ! est ce normale ? celle-ci est réalisé depuis 1 semaine .
    Bien cordialement

    1. Bonjour, je ne peux pas donner un avis technique sur des travaux en cours, car ça engagerait ma responsabilité de professionnel.
      Vous pouvez avoir une ventilation primaire et des ventilations secondaires constituées de membranes à clapet, ça fonctionne très bien et ainsi, inutile de sortir 36 tuyaux sur le toit.
      Une chape liquide est assez brillante, en effet. Les bulles, quelques-unes, petites, sont admissibles, mais il ne faudrait pas qu’il y en ait trop, quand même…

  47. Bonsoir Mr ESPAGNO,
    Je suis de prêt tous vos réponses , elles sont très précises.
    Depuis un moment je ne vous avais pas sollicité.
    J’ai une question suite à ma construction.
    Tous les murs sont montés, la charpente traditionnelle commence tout juste.
    Ma question porte sur le mur de soubassement du vide sanitaire.
    L’enduit d’étanchéité a été mis hier, il est tout noir, ce que je ne connais pas c’est l’épaisseur , pour qu’il y est une bonne efficacité. Surtout ces temps-ci nous avons pas mal de ,pluie. Et combien de temps faut il pour qu’il soit dure, avant de combler tout au tour ?
    Je vous remercie pour vos réponses.
    Cordialement.

    1. Bonsoir, merci du message.
      L’enduit noir est à base de bitume (d’où sa couleur), c’est une sorte d’étanchéité verticale. A ma connaissance, il n’y a pas d’épaisseur recommandée, il faut que la pâte soit suffisante pour bien tout recouvrir. Un seul manque, et c’est comme un trou dans une casserole : ça laisserait passer l’eau.
      Il n’y a pas de temps de séchage. Et même, ne le laissez pas trop durcir avant de la recouvrir : une certaine souplesse le rendra plus performant. Il ne faut pas qu’il craquèlle. Dans le sol, il aura justement un milieu un peu humide, ce qu’il lui faut.

  48. Bonsoir,
    Lorsque notre MO a déposé notre demande de PC, il a déclaré une surface végétale de 43% (maison + cabanon en dur existant). Le PLU demandait 30% mini. Or, le MO a oublié de déclarer les terrasses qui nous aurait mené à 35% de surface végétale.
    Or, le PLU a changé fin décembre et la surface végétale est passée à 60%. La mairie m’a informé que si on demande quelque chose en plus, on est soumis aux 60%.. Les 43% sont acquis. Si le MO fait une modification de PC une fois les terrasses faites en déclarant 35% d’espace vert, la mairie peut-elle me demander de les détruire car je serais inférieur à 43% ?
    Qui est responsable ?
    Pas de terrasses = maison qui n’est plus aux normes PMR.
    Cordialement.

    1. Bonjour, plusieurs précisions juridiques :
      – si l’on demande un PC modificatif, les règles d’urbanisme nouvelles ne s’appliquent que pour l’objet de la modification. Ce n’est pas un nouveau PC global. Par exemple, si je déplace une fenêtre de 50 cm : PC modificatif. Mais les règles pour le % d’espace végétalisé ne change pas par rapport au nouveau projet.
      – ce n’est pas le MO qui dépose la demande de PC (même si c’est lui qui l’a dessiné, et apporté à la Mairie), c’est le pétitionnaire, c’est-à-dire le client, et lui seul. A moins qu’il ait signé un mandat de maîtrise d’ouvrage déléguée, ce qui est très rare car ça concerne les promoteurs immobiliers, vente en VEFA, architecte obligatoire, etc. C’est donc bien vous qui êtes seul responsable du dossier que vous signez, vis-à-vis de la Mairie, des tiers (voisins,…). Ce n’est pas le MO qui a – juridiquement parlant, bien sûr – oublié les terrasses, c’est bien vous-même.
      Si les terrasses ne figurent pas sur le PC initial, l’ajout de terrasses devra être conforme aux règles actuelles, et donc ménager un espace vert de 60% de la surface de la parcelle (je trouve que c’est énorme…).
      Petite précision utile : les terrasses de hauteur < 60 cm ne constituent pas de surface d'emprise au sol... Quand à l'accessibilité, vous n'êtes pas tenu de la respecter si vous construisez pour vous-même ou vos enfants ou ascendants.

      1. Bonjour,
        Oui, dans certains quartiers, c’est passé de 30% à 60% pour une histoire de limite de réseaux EP.
        Donc, en ce qui concerne mes terrasses, si je les fais plus tard, ai-je le droit ? Elle feront moins de 60cm de hauteur.
        Si on les fait et le MO envoie un permis modificatif avec les terrasses avec un nouveau % de verdure, que se passe t-il à la mairie ? Refus et donc destruction de la terrasse lors du contrôle de fin de chantier ?
        Cordialement.

          1. Monsieur,
            Pourquoi ne suis-je pas régi à l’ancien PLU si mon PC a été fait sous l’ancien PLU ?
            Après le PC oui, mais pendant ?
            L’urbanisme passe combien de temps après l’achèvement ?
            Que se passe t-il si je fais une terrasse après l’achèvement ? Dans le quartier, pleins de maisons ont bitumé entièrement et sont à 10% d’espace vert… Qu’en est-il pour eux ?

          2. Vous êtes régi par l’ancien PLU pour les ouvrages pour lesquels vous avez demandé et obtenu un permis.
            Vous serez régi par le nouveau PLU pour les ouvrages nouveaux que vous ajoutez à votre construction, comme des terrasses non mentionnées à la demande de permis initiale. Je trouve que c’est assez logique.
            Les service de vérification ne passent pas systématiquement, c’est même peu fréquent. Une fois l’ouvrage achevé, vous attesterez de la conformité de l’ouvrage avec le projet qui a été autorisé par le permis délivré. Si vous aviez confié les travaux à un architecte, ce serait à lui de le faire.
            Vous avez le droit de faire des terrasses sans demande de permis si leur hauteur est inférieure à 60cm. Mais vous n’avez pas le droit de réduire l’espace vert en dessous du % mentionné dans le règlement d’urbanisme…
            Quand à ceux qui font des travaux sans autorisation, il y en a pléthore. Juste en face de chez moi, ça vient d’arriver…

          3. Bonsoir,
            Que l’urbanisme passe ou pas après, cela ne me gène pas car tout est en règle. Par contre, je doute que ceux qui font des enrobés devant chez eux ou autres se soucient du % de verdure dans le PLU…
            Après, entre faire une terrasse et un cabanon ou studio de 25m² au fond du jardin, ce n’est pas la même chose…
            Quand l’urbanisme passe, c’est environ combien de temps après la clôture de la construction ? Ce n’est pas logique qu’ils ne passent que très rarement, ils sont très éxigents d’un côté et de l’autre ne vérifient pas si tout est conforme ?
            Une terrasse sur terre plein de moins de 60cm de hauteur, c’est de la surface de verdure en moins ou il y a un coefficient pour ce genre de chose ?
            Sur la déclaration de PC, c’est le % d’espace vert indiqué par le MO ou la photo d’ensemble qu prime ? Il est indiqué enrobé devant la maison mais pas pris dans le calcul du % de l’espace vert…
            Pensez vous qu’il y a possibilité de négocier avec une mairie en invoquant que la dessinatrice du MO a oublié / fait une erreur dans la déclaration du PC et qu’à l’origine ça aurait été accepté ?
            Cordialement.

  49. Bonjour,
    J’ai une question qui n’a pas trop à voir avec le forum vide sanitaire mais plus CCMI.
    Un CCMI peut-il m’empêcher d’accéder à ma maison en cours de construction ? C’est à dire, il a mis un barillet lui appartenant sur la porte d’entrée et je ne peux donc rentrer que la journée quand il y a du monde. Moi qui souhaite passer le soir, l’accès m’est impossible.
    Quels sont mes droits et la règle ?
    Ce n’est pas indiqué dans le contrat que c’est interdit. Le CCMI estime que c’est dangereux, etc…
    Merci.

    1. Bonjour, il y a des articles sur les CCMI sur le site, mais je réponds bien volontiers ici.
      Oui, un CMI peut vous interdire l’accès au chantier. La raison invoquée sera évidemment la sécurité.
      Seules les visites convenues, avant les étapes de construction correspondant aux appels de fonds, ne peuvent pas être refusées au client (fondations, hors d’eau, cloisons, etc.). Et évidemment, elles auront lieu en présence du CMI.
      Bien maigre pour essayer de se rendre compte de la qualité des travaux ! et, entre nous, quelle différence avec les architectes, où les clients sont en général invités à assister aux réunions de chantier hebdomadaires (les architectes n’ont rien à cacher).
      Mais c’est en fait le principe du CCMI, où le client a fait le choix d’être passif, de ne pas intervenir, de ne pas jouer son rôle de maître d’ouvrage.

      1. Monsieur,
        Dans le cas d’un contrat de maîtrise d’oeuvre, le maître d’oeuvre / architecte peut-il empêcher l’accès au client lorsqu’il y a personne ?
        Dans les cas d’un CCMI, si quelque chose est mal fait, le client ne peut le voir à temps… Car le constructeur ne se déplace pas tous les jours sur le chantier et aux horaires du client.
        Cordialement.

        1. Un architecte ou un autre maître d’oeuvre ou un artisan peut empêcher l’accès au chantier à ses clients. Il m’est arrivé de le faire quand, par exemple, j’avais vu 2 bambins (6 – 8 ans environ) qui jouaient sur le chantier, montaient aux échelles, sautaient sur le tas de sable, sous l’oeil indifférent de leurs parents. Un chantier peut être très dangereux (il y a une centaine de morts par an sur les chantiers en France, ça a beaucoup baissé mais ce sera toujours trop, évidemment).
          Il y a aussi les dégradations involontaires à éviter : imaginez des gens qui marchent sur un carrelage “tout frais” et qui déstabilisent tous les carreaux ! Il faudra tout casser au marteau-piqueur.
          Le chantier, avant réception, est sous la garde exclusive des professionnels, architecte, artisans, cmi, etc.
          Mais ça n’empêche pas d’inviter les clients aux réunions de chantier.

          1. Monsieur,
            Si le client exige d’avoir accès au chantier, comment faire ?
            Vous parler dans d’autres sujets qu’il faut prendre des photos, etc… Pour les malfaçons et autres.
            Comment faire sans accès ?
            Cordialement.

          2. Si le CMI vous refuse l’accès, vous ne pourrez pas pénétrer sur le chantier, surtout à l’intérieur d’une maison fermée à clé. Et si vous n’avez pas accès au lieu, vous ne pourrez pas vous rendre compte des malfaçons en cours ni a fortiori prendre des photos.
            Cordialement,

  50. Bonsoir,
    Le drainage d’une piscine enterrée paroi béton est-il le même que pour une construction ? À savoir, drain agricole proscrit ?
    Pourquoi une maison doit elle être faite sur VS et pas une piscine qu’on voit jamais sur VS ?
    Cordialement

  51. Bonjour,
    Cette semaine, j’ai vu une maison carrée d’environ 200m² habitable sur sous sol qui est faite en béton banché, coulé dans des grosses plaques.
    Pourquoi n’est-ce pas en parpaing ou brique ?
    Quel est l’avantage, inconvénient de ce type de construction ? Coût supérieur ?
    Cordialement.

    1. Bonjour,
      avantage du béton banché : très résistant, inconvénient : très cher.
      Utilité pour une maison individuelle : néant (à moins de vouloir faire “chic” et montrer qu’on a de l’argent… bof !) ou bien, cas très rare quand même, le sol est très très mauvais (pour la construction), le “bon sol” est trop profond, on ne peut même pas faire des pieux, il faut faire un radier (à ne pas confondre avec un dallage en béton armé, évidemment).
      Ca m’est arrivé une seule fois pour une maison individuelle (bon sol à -17 m, si je me rappelle bien). On a fait un sous-sol en béton banché, lié au radier, de façon à faire une seule “coque” tout en béton armé. Comme une coque de bateau : en fait, la maison “flotte” sur le terrain. Elle a dû s’enfoncer, peut-être même de quelques cm (ce qui est énorme), mais on ne s’en rend pas compte. Je vais parfois déjeuner chez les clients, longtemps après (une vingtaine d’années) tout va bien. Mais ça a coûté très cher, évidemment.
      Les parois enterrées (sous-sol) ne doivent pas être en briques (trop poreuses, humidité!). Elles sont en agglos ou, mieux, en agglos à bancher qui résiste bien aux efforts latéraux (poussée de la terre quand elle est humide).

      1. Bonsoir,

        Merci pour votre réponse.

        Plus cher, pourtant beaucoup plus rapide à réaliser surtout un carré ? Le béton coûte si cher ?

        Cordialement.

        1. Concernant la construction en béton branchée, tous les maçons ne le font pas ? Il faut être équipé.
          La maison dont je vous parle, l’entreprise qui la fait fait généralement des immeubles, pas de maison individuelle.
          Cordialement

          1. Je réponds à tous les messages.
            C’est plus cher car il faut des banches (coffrages spéciaux) qu’il faut amortir, ainsi qu’une grue pour les placer (et les enlever, une fois le béton sec, bien sûr), et elles sont assez longues à régler. Puis, il y a le béton et les armatures (aciers). Ce sont des entreprises assez importantes qui ont des banches, elles font des immeubles, et donc elles ont des frais généraux élevés qui font monter leurs prix.
            Une piscine est (en général 🙂 ) creusée dans le sol, on peut donc compter que sa base soit au bon sol. Ensuite et surtout, 1 m3 d’eau pesant 1 tonne, on se rend compte du poids qu’il faut supporter : un plancher hourdis, avec du vide dessous, devrait être très performant, donc très cher (pour l’habitation, on compte 150 kg/m² de surpoids, pour une piscine de 2 m de haut : 2 tonnes/m² donc, soit 13 fois plus). J’en ai fait un, une fois. C’est assez impressionnant.
            La structure béton armé d’une piscine est renforcée, ce n’est pas un simple dallage.

          2. Bonsoir,
            Je reviens vers vous pour la construction en béton banché que j’ai vu.
            Ils font l’élévation avec des “parpaing” isotex en bois. A l’extérieur c’est en bois reconstitué, dedans, il y a un isolant en polystyrène gris et j’ai l’impression qu’on coule du béton dedans une fois monté, il n’y a pas de joints fait pour l’élévation entre les “parpaings”
            Que pensez vous de ce type de matériaux ?
            Faut-il isoler à l’intérieur avec le de laine de vert en plus ?
            Sur le site isotex ils mettent que ce sont des blocs de coffrage.

          3. Bonjour, je réponds aux 2 messages.
            Les services de l’urbanisme ont 3 mois pour contester votre déclaration de conformité.
            La délivrance d’un PC se fait au vu des éléments déclaratifs. Par exemple, on voit des très grandes maisons qui font manifestement plus de 200m² et qui sont déclarées pour 149m², pour ne pas demander le projet à un architecte. Ou bien des étages non déclarés alors que les façades montrent une hauteur importante et des fenêtre au 1° étage… Idem pour les photos : c’est la déclaration qui prime – ce qui n’empêche pas le contrôle après coup.
            Une terrasse ne sera pas de la verdure, si elle n’est pas en terre avec des plantations, tout simplement. Il faudrait la végétaliser pour qu’elle soit considérée comme espace vert.
            Il est absolument impossible de négocier quoi que ce soit avec la Mairie, évidemment. Le dossier est conforme ou il ne l’est pas, c’est tout. Qu’il y ait une une erreur de l’un ou de l’autre n’a aucune importance et ne rentre pas en ligne de compte. Un permis n’est pas une faveur que l’on accorde ou pas si le pétitionnaire est sympathique ou pas : c’est un acte juridique de droit public.
            Quant aux blocs Isotex, bien que je n’ai jamais eu l’occasion d’en utiliser, ça me semble être une excellente façon de construire, pour un tas de raisons. En fait, je n’y vois que des avantages. Il faut comparer les prix (en tenant compte de l’isolation, évidemment), mais si c’est équivalent, voire moins cher, c’est promis à un bel avenir. A priori, inutile d’isoler l’intérieur en plus.

  52. Mr Espagnol bonjour
    Ils sont entrain de projeter la mousse polyuréthane au sol, lors d’une visite chantier, j’ai remarqué que par endroit il y avait bien les 10 cm de prévu dans mon contrat alors qu’à d’autres endroits il ne y avait seulement 7 cm .
    Les ouvriers et la conductrice de travaux nous ont dit que c’etait normal et que c’est pour rattraper le niveau de la dalle de compréssion.
    Qu’en pensez-vous ?
    Autre chose qui m’inquiète en circulant sur la partie déjà projeté je n’ai pas trouvé le Pu hyper dur ! Et la poussière volatile qui est sur les plâtres de placo au mur s’enlève en frottant a la main comme de la poussière ! Est ce normal ?
    Bien cordialement

    1. Bonjour,
      – une épaisseur de 7 cm ponctuelle pour 10 cm vendus est anormale : -30%. Vous auriez des différences de hauteur de +- 3 cm dans un plancher hourdis ?! hum… Normalement, c’est +- 7mm (quatre fois moins, quand même) pour une dalle béton sous la règle de 2 m. Le maçon aurait-il coulé une dalle de façon aussi bâclée ? ou en pente ? ça vaudrait le coup de lui en parler. Ne vous inquiétez pas vraiment : techniquement, ce n’est pas grave, mais ça dénote surtout un travail “approximatif”.
      – par contre, quand on vend une épaisseur de 10 cm, ce n’est pas “10 cm maximum”, mais “10 cm en moyenne”. Je présume qu’il n’y a pas d’endroit avec une épaisseur de 13 cm…
      Ceci dit, 10 cm d’épaisseur en sol, c’est très bien, on prévoit souvent moins. Et le principe d’une isolation en sol est très efficace.
      – que la poussière volatile déposée sur les murs n’y adhère pas, c’est normal, bien sur, puisque si elle s’est déjà envolée, c’est qu’elle était sèche – et donc non-adhérente, ni au sol ni aux murs. C’est de la poussière (pas sale en soi). L’isolant, comme tout isolant, est composé d’un maximum de bulles d’air. Il n’est donc pas “dur”, c’est normal. C’est la répartition de la pression sur une grande surface (pas de pression en “poinçonnement”) qui fait qu’il est suffisamment résistant pour être posé en sol. Quand on marche dessus, ce n’est pas un sol dur, mais on ne s’enfonce pas, quand même.

      1. Merci pour les précisions.
        Pour la dalle bâclée je ne sais pas vu qu’en ccmi nous n’avons la clé qu’à réception ! Donc impossible de vérifier pour voir si 7 cm sont justifiés par endroits…
        J’ai oublié de vous dire que j’avais signalé je paye pour 10 cm et non pas 7 cm, la conductrice m’a parlé de tolérance au dtu (vrai ou pas ?) avec eux la tolérance ne va toujours que dans un sens…idem pour la surface totale mdr.
        Autre point qui me fait peur , je suis tombé sur des témoignages sur internet de personnes chez qui le pu s’est affaissé une fois le carrelage posé avec pour conséquence un écart entre plyntes et carrelages ! Cela peut il m’arriver ? Ya t’il un moyen de vérifier avant qui ne me projette le reste du pavillon la qualité du Pu ? N’ont ils pas un bon comme pour le béton à me présenter sur demande ?
        Merci
        Bien cordialement

        1. La dalle de compression n’est peut-être pas forcément bâclée, mais comme elle fait 4 ou 5 cm d’épaisseur, je m’étonne de trouver des écarts de 3 cm. Le hourdis est peut-être en pente ?
          Eh oui, vous payez bien pour 10 cm, ces 10cm sont un moyenne, donc s’il n’y a que 7 cm à un endroit, il devrait y avoir plus que 10 cm ailleurs. La tolérance pour une dalle béton est de 7 mm sous la règle de 2m (c’est déjà assez important).
          Ceux qui projettent le polyuréthane sont en général des spécialistes qui ne font que ça, il est très très improbable qu’ils fassent une erreur de produit. Demandez-leur une attestation d’assurance, si vous voulez – et si votre cmi vous y autorise, comme toujours…

          1. Bonjour ,
            Oui peut-être des hourdis en pente …. mais ce qui est sur c’est qu’avant qu’il commence à monter les murs le béton coulé la surface ne me semblait pas plane (flaques d’eau …).
            Ils sont actuellement entrain de projeter le polyuréthane alors que dans ma région en Lorraine il fait 3 degrés et sachant aussi que la nuit il gèle ……!!!
            Je suis tombé sur le cstb qui préconise par temps froid de ne pas projeter le PU à une température inférieure à 5 degrés !!!! ou alors de chauffer la maison !!
            ils n’ont aussi protégé aucun mur sur 80 cm comme préconisait par le cstb …
            Pensez-vous que si je les laisses continuer cela pourrait être préjudiciable concernant la qualité du PU ?
            Merci

          2. Ah oui, ça ne va pas du tout. Que pouvez-vous faire ? Probablement intervenir, montrer votre désaccord et votre insatisfaction (euphémisme pour dire, en fait, vos reproches voire votre colère), notamment sur le choix des sous-traitants, fait plutôt sur leur prix bas sans tenir compte de leur incompétence.
            Bref, jouer le rôle de l’architecte, que dans ce contexte, vous devez bien assumer vous-même.

          3. OK de toute façon c’est trop tard ! mais quelle sont les conséquences du pu projeté par temps froid concernant la qualité finale !

          4. Je ne sais pas vraiment, ça ne m’est jamais arrivé – mais il faut dire qu’à Toulouse, la température est plus clémente… 🙂 (quoi que, l’hiver, on a aussi des gelées). Il faudrait interroger le fabricant du produit.

  53. Mr Espagno !

    Bonjour et bonne année à vous ! en vous remerciant une fois de plus de nous avoir conseillé durant l’année passée ……nous regrettons vraiment de ne pas avoir choisi votre réseau pour surveiller la construction de notre pavillon et d’être passé par un CCMI !!!
    Vous nous avez éviter un bon paquet de malfaçons …..
    Nous en sommes à la projection du polyuréthane par la sol ! celle-ci n’est pas réalisé totalement et le constructeur nous as déjà envoyé l’appel de fond des 75 % à régler .
    Dans notre contrat il est indiqué que ce paiement doit être demandé à l’achèvement des cloisons (qui elle sont achevées) et à la mise en hors d’air (achevée elle aussi) .

    Selon vous l’isolation projetée au sol fait elle partie du stade des 75 % ?

    Bien cordialement

    1. Bonjour, merci du message, je vous souhaite très bonne année 2020 à vous aussi, qui vous verra dans une maison finie, et bien finie.
      L’isolation projetée en sol ne fait pas partie des cloisons, ni de la “mise hors d’air” car on entend par ce terme : gros-oeuvre et menuiseries extérieures (et non pas “étanchéité à l’air”). Le montant à payer est donc bien de 75%, même si à cette étape il dépasse probablement la valeur des travaux, mais le CCMI est ainsi.
      Bien cordialement,

  54. Bonjour Monsieur,
    Je fais construire une maison individuelle en contrat CMI. Le maçon a prévu de mettre un drain agricole jaune.
    Suite à des échanges sur votre forum et recherches sur internet, j’ai informé le maçon directement sur le chantier, article DTU en main que ce n’est pas aux normes.
    Le maçon est tombé des nues.
    J’ai demandé au CMI et maçon qu’ils mettent des cunettes en béton ou qu’ils créent une pente en béton aux abord des fondations. Ces derniers m’informent qu’il y a une plue-value. Qu’il y ait une plue value car je l’aurais payé au début, pourquoi pas.
    Ma question : Le maçon aurait-il pu créer cette pente dès qu’il a coulé les semelles ou y poser directement les cunettes en béton ? Car là, il me dit qu’il doit agrandir la tranchée avec plusieurs milliers d’euros de plue-value à la clé. Peut-il poser son drain sur le restant de semelle à côté des fondations (sans pente ?)

    D’autre part, j’ai montré des photos que j’ai prise à un ami qui a construit également et me dit qu’il n’y a pas d’équerre dans les angles et changement de direction des ferrailles de semelles, effectivement. Quel est votre avis ? Risque ?
    Dans les poteaux d’angle de l’élévation en brique, il y a parfois 1 tige, parfois 2, quelle est la règle ? Risque ?
    Dans le chaînage, idem, pas d’équerre dans les angles et changement de direction par exemple à 45°. Le CMI m’a dit que ce n’est pas utile car il y a 3 tiges soudées en triangle dans le chaînage horizontal. Risque ?
    Enfin, puisque j’ai tout pris en photo, de prêt, de loin, les poteaux, fondations, etc… quel sont mes recours ? Mes droits ? Comment puis-je mettre en avant que ça n’a pas été fait dans les règles de l’art ? Je ne suis ni CMI, ni maçon…
    Merci par avance pour votre aide.

    1. Bonjour, votre cas montre très bien les problèmes de malfaçons que rencontrent les clients des CMI, quand ils les découvrent. Beaucoup de malfaçons sont ignorés par les clients, puisque ils ne sont pas des techniciens de la construction et qu’ils n’ont pas toujours accès librement au chantier.
      Je réponds point par point :
      Le drain : juridiquement, vous n’avez pas à payer de plus-value, évidemment. C’est un ouvrage qui aurait dû être fait correctement dès le départ. C’est un peu comme si le constructeur d’une voiture neuve vous demandait une plus-value pour rectifier une malfaçon d’un de ses modèles.
      Plutôt que persister à laisser un drain agricole souple, il serait plus simple de le remplacer par un drain en pvc rigide. Bien calé avec une pente correcte, un drain rigide n’a pas besoin de cunette. Je l’ai déjà fait faire sur un chantier (erreur du maçon qui avait placé un drain souple – les architectes ça sert aussi à vérifier ça et faire rectifier ce qui ne va pas), ça n’a pas été bien compliqué, et sans dépense pour le client, évidemment ! De toute façon, si le drain jaune est déjà en place, pour faire une cunette en béton, il faut enlever le drain déjà posé, alors toutes ces demandes de plus-values ne sont qu’un bon prétexte à augmenter la marge du constructeur.
      Vérifiez bien aussi l’enrobage du drain, quel qu’il soit.
      Défaut d’armature des chaînages : voilà qui est très grave ! Normalement, c’est un belle (si je puis dire) fissure à chaque fois qu’il y a un manque d’équerre, une absence d’acier de liaison.
      Les armatures minimales dans les chaînages, y compris verticaux, sont de 2 barres, pas d’une seule : interdit.
      La réponse du maçon disant qu’il y a déjà des armatures en triangles : il se moque de vous ! ça n’a rien à voir. S’il manque des liaisons, notamment aux angles (à 90° ou à 45°), ça va fissurer. C’est aussi stupide que s’il vous disait ! « Qu’importe que la corde soir coupée à un endroit, puisque elle est suffisamment épaisse avant la coupure, ça va tenir… ».
      Quels recours ?
      Une fois le béton coulé : tout démolir. Et je dirais (pardon de ma franchise) : arrêter de confier toute l’opération et tout son argent à des gens qui ont intérêt à en faire le moins possible, à ne pas mettre tous les matériaux nécessaires, à choisir des sous-traitants sur leurs prix les plus bas possibles qu’on puisse trouver, car avec un CCMI, le client donne une prime au CMI quand il fait de la mauvaise qualité, en l’incitant à augmenter sa marge au détriment du client (marge en général déjà de 30%, je le rappelle).
      Juridiquement : faire cesser le chantier tout de suite, mettre en demeure le CMI de tout casser et de tout refaire correctement, ce qu’il ne fera très probablement pas, vous vous en doutez, donc assigner alors avec un bon avocat, vindicatif, demander la désignation d’un expert et s’armer de courage et de patience. Le mal est fait.
      Bien cordialement,

      1. Bonjour Monsieur,
        Je me suis rendu dans un cabinet d’ingénieurerie béton qui m’a informé que dans les angles, la norme est 2 tiges de 10mm mais qui peut techniquement être remplacée par 1 de 14mm ou 12mm.
        En ce qui concerne mon constat dans les angles, j’ai pris les photos la veille au soir que les chaînages soient coulés? Je ne vois pas pourquoi le maçon aurait quitté le chantier sans mettre des équerres s’il devait les mettre, ça me semble logique. Par contre, je n’étais la au matin lors du coulage. Le maçon peut me mentir et me dire qu’elles y sont, je ne le crois pas une seconde. Comment le prouver ? Je ne vais pas attendre que ça fissure !
        Concernant le drain, il n’est pas posé mais j’ai vu le tuyau jaune posé dans la maison. Si le maçon met un drain rigide, comment va t-il créer une pente ? Est-ce mieux de mettre un drain rigide ou semi-rigide sur cunettes ? J’ai vu qu’il existe des drain à fond plat par exemple.
        Là, pas de débat dessus, drain agricole proscrit, ça se trouve facilement sur internet. Juste qu’on m’annonce une plue value s’il faut faire une assise en béton. Et on va me faire payer le déblaiement, etc… Pas logique. La logique serait à la rigueur de faire payer comme si ça avait été fait au départ.
        Ma question : Le maçon aurait-il pu créer cette pente dès qu’il a coulé les semelles ou y poser directement les cunettes en béton ? Car là, il me dit qu’il doit agrandir la tranchée avec plusieurs milliers d’euros de plue-value à la clé. Peut-il poser son drain sur le restant de semelle à côté des fondations (sans pente ?)

        1. Pour les liaisons d’angles, les règles de l’art demandent bien 2 barres. Actuellement, on fait des liaisons d’angle avec des aciers en boucle, croisés, c’est une excellente solution. Je n’accepte pas (sur mes chantiers) 1 seule barre, car elle ne peut pas s’opposer à “l’articulation” du chaînage (comme un compas, si je puis dire) et donc la liaison perd une grande partie de son efficacité (tout cela est un peu technique…). Et je rappelle que ce qui compte le plus dans le béton armé, c’est la bonne réalisation, la “mise en oeuvre”. Je préfère 2 barres de 8 mm correctement placées, que 2 barres de 12 mm mal placées : elles seront beaucoup moins efficaces.
          Si vous demandez de rectifier les malfaçons sans attendre les sinistres, il n’y a qu’une solution : casser le béton là où vous avez pris des photos, faire constater par un expert les malfaçons, et demander alors la démolition de l’ouvrage, puisqu’on pourra considérer que la mauvaise mise en oeuvre est largement généralisée.
          Si le drain n’est pas posé, exigez un drain rigide, correctement calé lors de l’enrobage, avec une bonne forme de pente. C’est tout, c’est simple, il n’y a aucune raison que le cmi fasse le capricieux pour économiser quels €.
          Les drains à fond plat sont une très bonne solution, c’est ce que j’utilise depuis 2 ans, car avec le plat forcément mis en bas, on est sûr qu’il soit bien mis à l’endroit (j’ai déjà vu quelques fois des drains posés avec les fentes en bas !!!), et en plus ils sont pré-enrobés, ainsi par de risque de faiblesse de mise en oeuvre d’enrobage ici ou là.
          N’acceptez pas de plus-value, car vous demander de payer l’imprévoyance du cmi (consciente dès le départ, peut être ? pour gagner un peu d’argent), ce serait quand même un peu fort. Vous ne devez pas payer ce qui vous est dû, ce que vous avez déjà payé dans le contrat. C’est même une question de principe, de respect du client.
          La maçon n’a rien à agrandir (et s’il le devait, à lui de faire correctement son métier), il place un drain rigide, correctement calé et enrobé (textile non tissé, tout venant, etc.), c’est tout. Accepteriez-vous de payer une plus-value parce que le maçon n’aurait pas prévu assez de ciment dans le mortier de pose des agglos ? Non, bien sûr.
          Faites-vous respecter, sinon vous n’en sortirez pas, ce sera des demandes de plus-values pendant tout le chantier, sous n’importe quel prétexte.

          1. Bonjour ,
            Exactement Mr Espagno à tout à fait raison ! nous étions dans votre cas et pour avoir gain de cause nous n’avons pas payé le premier appel de fond tant que le travail n’a pas été rectifié … cela a été couteux à prouver mais devant notre instance de ne pas payer tout a été repris…. seul le non paiement de l’appel de fond pourra exercer un moyen de pression accompagner d’un rapport d’expert ….
            Bon courage

          2. Bonjour,
            Nous avons contacté notre CCMI qui nous a dit que les 3 barres des chaînages horizontaux s’entrecroisant et que la tige du poteau arrivant en plein dedans les ferrailles du chaînage horizontale et dépassant en hauteur, il n’y a pas besoin de basse de liaison. Qu’en pensez vous ? Ce n’est pas le coût qu’une barre de liaison ???
            Je lui ai dit que j’allais prendre un expert, il m’a dit qu’il faut casser pour constater et que tout serait à ma charge et que le fait de faire prendre du retard au chantier peut me valoir des pénalités ou rupture du CMI et devoir payer la totalité de leurs frais. Qu’en pensez vous ?
            Est-il possible de faire une radiographie des ferrailles par exemple ?
            La maison n’est pas fermée encore mais une fois fenêtres posées, il m’a dit que je n’aurais plus le droit d’entrer sauf réunion de chantier. Que faire ? Je ne suis pas chez moi tant que la maison n’est pas livrée.
            Cordialement.

          3. Bonjour,
            “notre CCMI qui nous a dit … qu’il n’y a pas besoin de barre de liaison”. A moins qu’il ait utilisé les barrettes en boucle (ce qui n’est très probablement pas le cas, car il l’aurait alors dit), dire ça est une grosse bêtise : ne pas lier les chaînages est une malfaçon grave qui provoquera – probablement – des fissures. C’est aussi bête que dire “Pour empaqueter, il n’y a pas besoin de faire des noeuds puisque la ficelle est grosse et solide”. Tout le monde peut le comprendre. Je ne peux que vous souhaiter que le sinistre arrive avant 10 ans, avant la fin de la garantie décennale, ce qui sera normalement le cas, pour que le coût ne soit pas à votre charge.
            On peut détecter s’il y a ou non des aciers, mais pas leur forme ni leur disposition. Je ne peux que conseiller à tous les clients des CMI de faire toutes les photos qu’ils peuvent pendant la réalisation des travaux, et surtout de tout ce qui sera recouvert, comme les aciers juste avant coulage. Normalement, un maçon ou un cmi n’a rien à cacher. Il montre qu’il veut cacher des choses, en quelque sorte ! hum…
            “il m’a dit que je n’aurais plus le droit d’entrer sauf réunion de chantier”. Pas très sympa, le cmi… Une fois la maison fermée, le risque physique pour les clients est très faible (à l’inverse d’un chantier de gros-oeuvre et toiture en cours).
            Le ccmi est un piège, je l’ai expliqué souvent ici. D’autant plus qu’une fois le contrat signé, le client n’a plus aucun pouvoir, il n’est plus maître d’ouvrage, il a abandonné toute décision au cmi, il l’a en quelque sorte mandaté pour agir à sa place.
            Il n’y a pas grand’chose à faire. A moins de contester “officiellement” les travaux et demander la démolition des angles par un expert…
            Tenez-moi au courant, si vous voulez.

          4. Bonsoir Monsieur,
            Merci pour vos réponses précises.
            Le fait qu’il n’y ait pas les équerres, est-ce rattrapable malgré la couverture et fenêtres posées ?
            Prendre un expert est à la charge du client et je ne peux pas demander l’arrêt du chantier. Et trouver un maçon qui accepte de casser le travail de ses confrères engage sa responsabilité, je ne pense pas qu’il acceptera, ne suis-je pas coincé ?
            Je suis allé chez un CMI car nous avons des amis qui ont été déçu par le travail de 2 architectes, surtout le suivi de chantier, ils étaient débordés. Et notre CMI nous a dit qu’il faisait un suivi de chantier très proche car une équipe dédiée contrairement à un architecte, etc…
            Pas facile de choisir en fait.
            Cordialement

          5. Vous avez tout-à-fait raison, je me suis souvent demandé, si je n’avais pas été dans le milieu du “bâtiment”, comment j’aurais fait pour faire construire ! Ce n’est pas évident, car les contrats des architectes sont trop libres dans leur rédaction, et ils ne sont pas tous spécialisés pour les Particuliers (la plupart s’intéressent en priorité aux marchés publics).
            Vous ne pouvez pas demander à un tiers de casser l’ouvrage du sous-traitant de votre cmi, sans l’accord du cmi. C’est de toute façon illégal.
            Si les doublages placo ne sont pas faits, vous pouvez tenter de demander à votre cmi de placer des fers-plats coudés en L à l’intérieur de chaque angle et chevillés dans le chaînage, sans le faire éclater. Si les tensions futures ne sont pas trop fortes (et au niveau d’une maison individuelle, il n’y a pas spécialement de raison qu’elles soient fortes), ça peut très bien suffire pour rétablir une cohérence de l’ossature béton armé, sans garantie, quand même… Mais votre cmi refusera probablement.
            Sinon, c’est “tout ou rien”, assignation ou, tant pis, vous prenez le risque que rien ne se passe dans le futur. La maison est quand même garantie 10 ans, si ça doit casser, ça arrivera probablement dans les 2 – 3 ans après la réception.

          6. Bonsoir,
            Pourquoi le CMI refuserait de demander au maçon de solidifier les angles s’il s’avère qu’il faut des équerres ? Son intérêt est de satisfaire le client et de faire en sorte que la construction soit conforme au DTU. Une étude béton par exemple peut-elle certifier qu’il faut ou pas des équerres et faire reconnaître qu’il faut reprendre ?
            J’ai entendu dire que là où on trouve le plus de problèmes c’est au niveau de la maçonnerie lors d’une construction. Et que pour être tranquille, il faut faire une étude béton et prendre en maçonnerie des sociétés qui font aussi bien de l’immeuble que du pavillon pour être sur que tout est fait dans les règles de l’art. Qu’en pensez vous ? Que beaucoup de maçons ne sont pas à la page et d’autres cherchent à faire des économies de bout de chandelle…
            Cordialement.

          7. Le CMI n’aura probablement pas envie de demander au maçon une rectification de son travail, car je présume que le prix qu’il doit payer est très faible et que le maçon va rechigner à passer plus de temps sur le chantier pour ce même prix. Et puis, ce serait reconnaître qu’il y a une erreur, ce qu’il ne voudra (probablement, là aussi) pas reconnaître. Mais je n’en sais rien, évidemment.
            Les erreurs et malfaçons de maçonnerie ont souvent des conséquences très lourdes (ce qui est logique). Une étude béton n’a pas lieu d’être dans tous les cas. En maison individuelle, il est rare de faire une étude complète : on fait calculer une grande poutre ou un porte-à-faux, mais on n’a pas avoir à dire à un maçon ni à un cmi : “Il faut mettre des armatures de liaisons dans les chaînages”. C’est très basique, comme nécessité. Par exemple, un électricien n’a pas besoin d’une étude technique pour lui dire de mettre des disjoncteurs en tête de ligne…
            Et de toute façon, une étude structure ne sert à rien si le maçon ne place même pas d’armatures de liaisons ! Pour être sûr que tout est fait dans les règles de l’art, il faut… vérifier. Par exemple, aucun maçon ne coule de fondation ou de plancher sans qu’il ait au préalable mon visa sur la disposition des armatures que j’ai vérifiée avant coulage. Sinon, si je suis devant le fait accompli (fondation coulée, plancher coulé), la règle contractuelle est simple : c’est cadeau pour le client ! Inutile de dire que je n’ai jamais de coulage sans mon visa préalable.
            Mais avec un cmi, le client n’a personne pour vérifier que tout est ok. Ce n’est évidemment pas celui qui fait l’ouvrage et le vend au client qui “s’auto-contrôle”, il n’y a d’expertise véritable qu’indépendante, évidemment. Ce vérificateur, cet expert, c’est ce qu’on appelle la “maîtrise d’oeuvre”, c’est le métier d’architecte, dont l’utilité est niée par le ccmi : il ne veut personne entre le client et lui. Les futurs clients devraient se demander pourquoi…
            C’est une notion qui n’est pas perçue par les clients avant de signer le ccmi. Je sais hélas qu’il faut qu’ils soient confrontés au problème, “en live” si je puis dire, pour qu’ils en prennent conscience. Et tout ce qu’on dit “avant contrat” n’est pas pris en compte, comme s’il n’y avait jamais de risque de problème dans la construction (alors que c’est une aventure, de faire construire, puisque la maison n’existe pas quand le client signe le ccmi), je l’ai souvent remarqué. C’est comme ça…

        2. Bonjour Monsieur,
          En ce qui concerne la solidification des angles où il n’y a pas d’équerres, vous m’indiquer qu’il est possible de mettre des fers plats. Est-il possible de mettre des bandes carbone qu’on voit parfois pour solidifier les poutrelles ? Mais cette fois-ci en L.
          Cordialement.

          1. Bonjour, non une bande carbone ne ferait rien. Je proposais une équerre en L en acier épais, comme pis-aller, plutôt ça que rien. Mais la vraie solution est évidemment d’ouvrir l’angle défectueux et de souder entre eux les aciers.

          2. Bonsoir,
            J’attends le retour du CMI, ensuite j’aviserai, ce n’est pas à moi de lui donner les solutions, chacun son métier.
            Ouvrir l’angle et mettre des équerres par scellement chimique puis bétonner, quel est votre avis ?
            Cdt.

          3. A mon avis – je dis tout ça sans connaître le chantier de visu, c’est donc sous réserve, bien sûr – le plus simple est d’ouvrir les angles, sans forcément tout casser, de dégager 3 ou 4 barres d’acier, de chaque coté, et de les souder entre elles pour créer une vraie liaison, puis de recouler du béton pour refermer la plaie, si je puis dire, probablement avec un adjuvant spécifique pour que la reprise tienne bien.
            Il faudra que le maçon et le cmi prennent le conseil d’un bureau d’étude béton qui leur indiquera quels produits utiliser.

          4. Bonsoir,
            Encore merci pour vos conseils d’expert ! Je ne suis pas dans le cas, mais si les équerres ne sont pas mises dans les fondations dans les fouilles, quel est le risque cette fois-ci ?
            Cordialement.

          5. C’est moins grave dans les angles des fondations.
            Il n’y a guère d’effort de traction dans les fondations, ce ne sont quasiment que des efforts de compression. Sauf dans les parties rectilignes, où des efforts de traction/compression peuvent apparaître, lors de sols qui ne sont pas parfaitement homogènes. Les liaisons doivent se faire pour les fondations en ligne droite, sinon le béton risque de se disloquer à la jonction des armatures (ou à leur manque de jonction, justement). Mais dans les angles, une fissure dans les fondations n’a pas de vraie conséquence (même si je demande qu’il y en ait dans mes chantiers, c’est très simple à faire).

          6. Monsieur,
            En l’absence d’équerres dans les angles, vous m’avez donné une des solutions qui “pourrait” être utilisée. Par contre, quelle solution existe t-il dans le cas ou par exemple sur une longueur de 8m linéaire, il y a par exemple 2 raidisseurs verticaux dans lesquels il n’y a pas d’équerre en haut faisant la liaison avec le chaînage horizontal ?
            Cdt.

          7. Même remède, même opération chirurgicale : ouvrir, souder, refermer.
            J’en profite pour préciser un point : les raidisseurs verticaux ne sont pas des poteaux, ils ne travaillent que rarement à la compression (sauf s’ils sont là pour porter une poutre, par exemple). En général, ils travaillent à la traction ; comme des haubans, en quelque sorte.
            Dans ces conditions, on comprend bien l’importance des liaisons dans les armatures. Qu’importe que vous mettiez un hauban fait d’un gros câble d’acier, s’il n’est pas attaché au sol : il ne servira à rien. Mieux vaut un câble plus fin, mais bien attaché, lui.

          8. Pardon, mon message est parti trop tôt. Pour le linéaire de 8m, cette fois-ci, une bande carbon peut-elle être utilisée contrairement aux angles ?
            Cdt.

          9. Non, non. Oubliez les bandes carbone pour les liaisons d’armatures. Beaucoup trop faibles. Les tensions qui peuvent exister dans une structure en béton armé dépassent de très loin leur capacité de résistance.

          10. Bonjour,
            Génial vos retours, quelle rareté d’avoir un professionnel qui aide les gens comme vous.
            Quel est le rôle des raidisseurs verticaux ? Doit-il y avoir une équerre qui reprend le chaînage horizontal ou moins grave que les angles ?
            Cordialement.

          11. Bonsoir, merci du message.
            Les raidisseurs verticaux sont des liens, des haubans en quelque sorte. Je donnais l’image de la ficelle du paquet-cadeau. Ils sont là pour s’opposer aux efforts de soulèvement de la structure béton. Les efforts de compression, quand “on appuie dessus”, sont très bien supportés par le mur lui même, il est fait pour ça. Mais un mur ne résiste pas aux efforts de traction, il lui faut des liens qui le relient, qui l’attachent aux fondations.
            D’où l’importance essentielle des liens, des attaches, évidemment. Sans liens haut et bas, c’est comme s’il n’y avait pas de raidisseur du tout.

          12. Bonjour Monsieur,
            Une question toute bête ? Que faut-il comme études pour s’installer en tant que constructeur de maison individuelle ? Je suppose que tous n’ont pas toutes les connaissances d’un architecte ?
            Si un CMI travaille avec de bonnes entreprises qui travaillent dans les règles de l’art, pas de soucis, ça passe. Mais dans le cas contraire, il ne détectera jamais qu’il y a des soucis ?
            Cdt

          13. Merci de votre question qui permet de bien “recadrer” les contextes. 🙂
            Etudes pour devenir architecte : 5 ans + soutenance d’un mémoire (diplôme).
            Etudes pour devenir CMI : rien.
            Autrement dit, quiconque, vous demain si vous voulez, vous pouvez devenir CMI, visser une plaque et signer des contrats de plusieurs centaines de milliers d’€, sans aucun garantie de compétence, dans aucun domaine (technique, gestion, réglementation et juridique…).
            Seule contrainte pour les maisons individuelles : trouver un garant qui délivrera les garanties de livraison. Mais ces garants ne font pas passer d’examen. Et ils ne sont pas obligatoires pour les autres chantiers que m.i.
            Bon à savoir : l’architecte est soumis au Conseil de l’Ordre, il doit justifier annuellement de son assurance, l’Ordre peut le suspendre, voire le rayer, si l’architecte est en faute ou manifestement incompétent, etc.

            Ecrire dans un contrat que les sous-traitants doivent travailler suivant les règles de l’art (que ce soit chez les architectes comme chez les CMI) est une bonne chose, on est d’accord. Mais que ce soit tout le temps la réalité sur le chantier, en est une autre, ne soyons pas naïf. Et nous devons tous être bien conscients que nous pouvons faire des erreurs, qu’un artisan n’a pas de super-pouvoirs lui permettant de ne jamais se tromper ou oublier quelque chose.
            Celui qui prétendrait le contraire serait tout simplement un menteur, évidemment.
            Ce qui compte, c’est le rôle de guide, de conseil, de vérificateur indépendant dans le déroulé d’une opération, car en matière de “bâtiment”, quand le client “achète”, quand il signe le contrat, rien n’existe encore, tout est “à construire plus tard”. Il y a donc forcément un risque, alors que quand on achète un produit déjà tout fait (voiture, téléphone, etc.) il a déjà été testé, vérifié, ce n’est pas la peine de recommencer. C’est pour ça que quand on fait construire, il faut un contrôle, une expertise indépendante, sur tous les plans, tous les aspects de l’opération.
            C’est pour ça que le métier d’architecte a été créé (depuis toujours…), parce qu’on en a ressenti tout de suite le besoin, la nécessité.
            Avec un CMI, comme pour tous les contrats globaux (dits “clé en mains”), il n’y a pas de contrôle indépendant (les seuls qui comptent, évidemment). C’est pour ça qu’ils sont les plus dangereux, qu’il faudrait les fuir.
            A ce propos, pour montrer comme le contrôle est important dans “l’aventure” de faire construire, par exemple quand on construit des bâtiments importants (immeuble, publics, etc…), il y a un “contrôle du contrôle” ! Ce sont les Bureaux de Contrôle (à ne pas confondre avec les Bureaux d’Etudes). Ils contrôlent tout, y compris l’architecte – et personnellement, je trouve ça super d’avoir quelqu’un qui vérifie tout ce que je fais, tout ce je dessine, j’écris… c’est très rassurant.

          14. Monsieur,
            Les clients ont en fait une mauvaise image de l’architecte, je ne sais pas de quoi ça vient.
            Les gens pense de suite architecte = plus cher, luxe, bobos, maisons trop classiques. Et pensent qu’avec un CCMI, c’est le contrat clé en main, la facilité, moins cher, des maisons contemporaines. Qu’avec un architecte, il faut s’occuper des entreprises, etc…
            Alors que ce n’est pas la réalité, on peut faire du clé en main en quelque sorte avec un architecte ? Quand je dis clé en main, c’est à dire qu’on peut aller le week-end voir le chantier, cela suffit, pas besoin de suivre les entreprises.
            Quelles sont en moyenne le montant en % des honoraires d’architecte ?

          15. Merci de votre message, je suis très demandeur du point de vue des clients, c’est essentiel pour un professionnel de savoir comment il est perçu par ses clients potentiels.
            Et je suis trop “à l’intérieur du problème” pour avoir une vision détachée.
            Architecte = plus cher : c’est en effet un cliché répandu. Ca doit venir du fait que les clients ne voient pas la marge d’un CMI ou d’un artisan, par exemple, qui sont évidemment très supérieures. Mais ils voient celle de l’architecte. La rémunération des architectes reste réduite par rapport aux autres professionnels, par exemple la moyenne des revenus des architectes est de 2700€ par mois. C’est quand même 2 fois le smic, ok, mais ça n’a rien d’exagéré. Ce sont les revenus les plus bas des professions libérales, et je connais beaucoup d’artisans qui refusent des chantiers où ils gagneraient si peu (je connais un artisan qui refuse un chantier où il ne lui resterait “que” 1000€/jour de marge, matériaux et ouvriers payés ! mais lui, il exagère…). Mais, en effet, cette rémunération est visible, donc ça paraît toujours trop cher.
            Luxe : ça doit venir que les gens qui ont de très gros budgets prennent souvent un architecte. Mais ça n’empêche en rien de savoir réaliser des maisons à 120000€, par exemple.
            Maisons trop classiques : je tombe des nues ! J’aurais cru au contraire que les gens craignaient des idées trop originales chez les architectes !
            CMI : facilité : oui, c’est vrai, avec un CMI, le client ne s’occupe plus de rien, il n’a plus rien à décider, il est passif et il doit accepter tout ce que décide le CMI à sa place. Le client est en quelque sorte soumis au CMI. Pas pour son bien, vous vous en doutez, pour le bien du CMI, ce qui est logique après tout (le CMI donne la priorité à ses propres intérêts, qui sont hélas opposés à ceux du client.)
            Avec un architecte, il ne faut pas “s’occuper des entreprises” (c’est intéressant que vous ayez cette vision, ça nous permettra d’ajuster notre image auprès des clients potentiels), c’est l’affaire de l’architecte. Le client est seulement mis au courant de tout, et il peut à tout moment dire “Stop ! Je ne suis pas d’accord sur ce point.” C’est une grande sécurité pour lui, il a toujours une sonnette d’alarme. Ca évite les dérives. Par exemple, j’ai vécu 12 ans en montagne (près de l’Andorre), beaucoup de mes chantiers étaient des chalets et les clients habitaient à des centaines de km. Il me laissaient faire entièrement mais je les tenais au courant tout le temps, ils avaient tous les devis réels des artisans proposés, ils avaient tous les comptes rendus de réunion de chantier, etc. Je faisais en effet du “clé en mains”, mais je n’étais surtout pas “un seul interlocuteur” masquant la réalité de l’opération au détriment du client. C’est une notion qui n’est pas facile à faire comprendre aux clients… Elle est pourtant essentielle, c’est elle qui justifie que des architectes existent.
            Les honoraires sont libres, pour ma part, pour une maison neuve par exemple, ils sont de 12% (gros budget) et 15% (petit budget, même si encore une fois, 100000€, c’est beaucoup d’argent, j’en suis conscient). A comparer aux 30% en moyenne des CMI… Le coût d’un architecte, ce n’est même pas la moitié d’un CMI. Et la logique est que l’architecte fait gagner au moins 15% à ses clients (à qualités égales, évidemment), afin qu’il ne coûte rien, que ce soit tout bénéfice pour le client. Ca m’est arrivé quelques fois de le démontrer quand des clients venaient me voir, tous les devis en mains et prêts à commencer les travaux, mais craignant les problèmes et me demandant de suivre le chantier. En redemandant des devis, j’ai toujours fait gagner aux clients plus que ma rémunération : en plus de sécuriser l’opération (techniquement et juridiquement), l’architecte fait faire des économies à ses clients.
            Je remercie ceux qui nous lisent de nous faire part de leur point de vue sur les architectes – en toute franchise, bien entendu – car nous devons connaître l’image que nous avons.

          16. Bonjour,
            Je pensais que les architectes prenaient dans les 20%, c’est de ma faute, j’aurais du me renseigner avant d’aller voir un CMI au lieu d’avoir cette mauvaise idée en tête.
            En tout cas, si tous les architectes sont comme vous à répondre aux questions, connaissance du techniques, normes, etc… La prochaine maison que je fais, ce sera avec un architecte. Et puis, tout se négocie en fait. Il vaut mieux sur une maison à 200000, payer 30000 d’architecte et 170000 de travaux que 150000 de travaux et 50000 de CMI qu’on ne voit pas… La différence est là, on ne voit pas le détail, ni le détail de ce qui est mis sur la maison, matières, etc…
            Encore merci, cdt.

  55. Bonjour,
    Tout d’abord, bonne année.
    Lorsqu’on déplace un poteau dans une maison de 10 ou 15cm sous une poutre plate, est-il nécessaire d’ouvrir le plancher pour refaire un nouveau poteau sur les fondations ? Ou uniquement le scier à la base et en remonter un à côté directement sur le plancher ?
    Cordialement.

    1. Bonjour, très bonne année à vous aussi, avec une fin heureuse des travaux, si je puis dire.
      Normalement, on ne peut ni allonger ni rétrécir une poutre en béton armé (pour des raisons de disposition d’aciers d’armature, de crosses) ni placer un poteau porteur sans fondation juste en dessous (pour des raisons de portance, évidemment, mais aussi de risque de basculement si le poteau est déporté sur une fondation).
      Bref, il vous faut les conseils d’un architecte qui veillera à ce que tout soit correctement conçu et ensuite réalisé !

  56. Bonjour
    Je souhaite construire moi-même mon garage 10mX8 m en monopente couverture bac acier isolé épaisseur 10 cm. Il sera en parpaing hauteur 5,8m et 4,5m.La terre est de l’argile. Pour les fondation je pense les mettre à 60 cm du niveau du niveau du sol, la section l 0.6mX ép 0,4m. Sur les fondation monter 2 rang de parpaing à bancher, remplir ces 2 rangs puis coffrer autour des parpaing à bancher afin de couler la dalle de 10m X 8mX 0.25 Tous l’ensemble sera lier ensemble par fer à béton.
    Est ce que sa vous semblerait correct?
    Merci.

    1. Bonsoir, si vous voulez construire vous-même votre garage, je vous conseille de faire – ou de faire faire – des plans précis, détaillés (plans, coupe, façade), au-delà des plans pour le permis de construire. Puis vous les ferez valider – ou rectifier – par des professionnels.
      Cordialement,

  57. Bonjour
    J’habite près de NIMES et j’ai réceptionné ma maison en juillet et le carrelage sur un couscous a été posé en avril. Elle est sur vide sanitaire de 80 cm (hourdis isolant). J’ai remarqué depuis les fortes pluies de cet automne de l’humidité au niveau des joints du carrelages qui persiste ! La VMC fonctionne bien et il n’y pas de trace d’humidité sur les murs. Le terrain est argileux et un peu d’eau est rentré dans le vide sanitaire pendant ces pluies . Il y a en permanence des gouttelettes au polystyrène du vide sanitaires qui reste très humide : est-ce qu’il pourrait y avoir un lien entre l’humidité du vide sanitaire et les joints du carrelage ? On m’a dit que le couscous peut mettre plusieurs mois à sécher ce qui expliquerait la condensations des joints : est-ce plausible ?
    Je vous remercie par avance de votre avis sur ce sujet (mon constructeur trouve cela normal ainsi que la DO que j’ai déjà saisie…)
    Bien à vous
    Dominique

    1. Bonsoir, je ne peux pas vous répondre ainsi, sans voir ce dont il s’agit et sans mieux connaître le dossier (photos de chantier, etc., voir sondage).
      A priori, l’humidité ne peut pas remonter par le plancher hourdis, car il est coulé en béton, ce qui fait une barrière étanche totale.
      La chape “couscous” est une chape maigre, je crois ? Les chapes pour carrelage doivent au contraire être très bien dosées, “richement dosées”. En fait, il vaut mieux 2 chapes : une chape de ragréage qui incorpore les gaines, celle-là peut être maigre (c’est même mieux, pour ne pas transmettre les dilatations) puis une chape de pose du carrelage, qui, elle, doit être très bien dosée.
      Si un carrelage a été collé sur une chape pas assez sèche (et ça peut être très long à sécher, en effet), le problème peut venir de là : l’humidité continuant à sortir là où elle peut, c’est-à-dire par les joints.

  58. Bonsoir.. J’ai une question pour ya t’il des goutelette d’eau sous les hourdis en Polyéthylène vide sanitaire apparente.. Maison récente moins 2 ans. Peut être point rosé. Le vide sanitaire dispose de 6 entrées d’aire.. Ya t’il pas une faille au niveau d’isolation du vide sanitaire.. Quel solution.. Merci de vos réponses

    1. Bonjour, oui il s’agit bien de condensation. Techniquement, c’est sans conséquence qu’il y ait de telles gouttelettes, mais ça montre évidemment que l’isolation du plancher hourdis n’est pas très performantes. En général, les entrevous en polystyrène présentent souvent des faiblesses au niveaux des poutrelles béton, même avec une “languette” dessous. Le mieux est d’avoir un isolant continu sur le plancher hourdis, sans pont thermique.
      Une fois la maison réalisée, il n’y a pas de solution. Sur-ventiler le vide sanitaire aurait l’énorme inconvénient de trop le refroidir, donc de nuire aux performances thermiques.
      Si les grilles de ventilation sont réparties sur des façades opposées et si les murs de refend (intérieurs) du vide sanitaire sont bien percés par des ouvertures de surface équivalentes aux grilles, il n’y a rien d’autre à faire.

  59. bonjour,
    je souhaite acquérir une maison (construite fin années 80) édifiée sur vide sanitaire, en Corse .
    actuellement le séjour/cuisine est une grande pièce de 9m x4m. Je souhaite monter une cloison afin de faire une cuisine fermée de 3x 3 environ,
    cloison percée d’une baie style atelier d’un côté pour la lumière, et une porte sur un autre côté
    soit en béton cellulaire
    soit en placo BA 13 sur rails +laine verre entre les 2 plaques.
    Le vide sanitaire (sol) peut il supporter le surplus de poids ?

    1. Bonjour, les planchers hourdis relativement récents (fin des années 80, c’est jeune dans le “bâtiment”), sont calculés pour supporter les surcharges des cloisons, notamment les cloisons placo, plus légères que le béton cellulaire.
      Donc, ok pour des cloisons – que je vous conseille en placostyl, plus facile à réaliser, plus performantes, moins fissurantes et moins lourdes que le béton cellulaire.

      1. bonjour, merci pour les informations, ça évite de faire qq “bétises”….
        d’autre part, sur cette même maison, il y a des traces d’humidité voire de traces noires au bas de certains murs, par contre toute les huisseries (simple vitrage à l’origine) on été remplacées par du double vitrage, chassis pvc mais aucune entrée d’air n’a été crée sur les fenêtres et aucune VMC, cela peut il y avoir un rapport avec les “moisissures” ?
        cordialement

        1. Bonjour, d’après ce que vous dites, ces traces noires sont très probablement dues à la condensation, par manque de ventilation de la maison.
          Il faut absolument installer une vmc, c’est indispensable d’abord pour votre santé (l’air intérieur est toujours plus pollué que l’air extérieur, même en ville ! attention aux colles toxiques, etc.), pour la bonne conservation de la maison (moisissures), par la loi et en outre, ce n’est pas trop onéreux, de l’ordre de 500€ à 800€ (ordre de grandeur, moins de 1000€ en tout cas, surtout si les combles sont accessibles).
          Extraction de l’air dans les pièces d’eau (cuisine, sdb, wc,… donc pas de grille à leurs menuiseries, évidemment) et entrées d’air dans les menuiseries des pièces principales, salon, chambres, bureau… (très simple : des trous en pointillés et des grilles par dessus, en partie haute des menuiseries – vérifiez que ça n’affaiblit pas les menuiseries, notamment s’il y avait des renfort intégrés, on en trouve dans les menuiseries pvc). Rejet de l’air hors toiture, par une tuile à douille (si couverture en tuiles, évidemment). Gaines toujours en pente vers les bouches d’extraction, pas de “creux” dans les gaines d’extraction, sinon des poches d’eau de condensation vont se former, jusqu’à boucher entièrement la gaine ! Vérifiez que la lame d’air sous toutes les portes intérieures soit suffisante (1 cm environ), sinon à augmenter (on dit “détalonner”, il y a tout un jargon, dans le bâtiment… 🙂 ).
          Des professionnels consciencieux (électricien, chauffagiste,…) feront ça très bien.

          1. bonjour,
            votre réponse me conforte dans mon idée. J’ai restauré 3 maisons moi-même mais je faisais une isolation complète avec changement des huisseries avec entrée d’air sur chaque fenêtre même dans les pièces humides …erreur ?) + vmc simple installée par mes soins. Je n’ai jamais eu de problème de condensation ainsi. Cette “future “maison a eu les huisseries changées mais aucu fait à l’époque ne prise d’air n’a été faite sur les fenêtres et pas de vmc juste un “extracteur” mural installé dans le couloir qui mène aux chambres. Trous d’aerations diamètre 100 faits début années 80 dans la sdb et le cellier mais c’es tout.

          2. Le principe d’extraction de l’air d’une vmc est simple : on extrait dans les pièces humides (cuisine, sdb, wc, buanderie…), on fait rentrer l’air dans les pièces sèches (si l’on peut dire), salon, chambre, bureau, … en passant sous les portes intérieures. Ainsi tout l’air de l’habitation est brassé, changé.
            Il ne faut pas d’entrée d’air là où il y a une bouche d’extraction : sinon, l’air rentre dans la pièce par la menuiserie et est extrait tout de suite par la bouche : le reste de la maison n’est plus ventilé ! et même la pièce est mal ventilée si la bouche est près de la fenêtre.
            Je vous conseille aussi de supprimer l’extracteur actuel : pour que ça fonctionne bien, il ne faut pas que le flux d’air “pièces sèches => pièces humides” soit perturbé.
            En général, les gaines ont un diamètre de 80 mm.

  60. Bonjour,

    Faut-il faire un drainage autour des fondations d’une terrasse sur vide sanitaire ?

    Comment avec un drain souple bleu ou orange “mal posé” l’eau peut-elle stagner à un endroit et s’écouler qu’à un endroit précis sous les fondations ? L’eau qui stagnera “débordera” t-elle du drain à cet endroit ?

    Cordialement.

    1. Tout cela est une affaire de bons sens : on fait un drainage pour assécher une zone humide. A priori, il n’y a pas de raison de drainer les fondations d’une terrasse, sauf si la zone est humide, comme par exemple un terrain en pente et la terrain en contrebas recevant toute l’eau du terrain.
      Un drain souple ne sera pas parfaitement rectiligne (sauf s’il est coulé sur une cunette en béton, évidemment), il y aura des légères montées et descentes du tuyau, si l’on peut dire. Chaque descente, chaque creux est l’occasion de garder des poches d’eau qui déborderont du drain.

  61. Mr Espagno,
    Bonjour,
    A chaque stade son problème lol !

    Nous en sommes à l’électricité et une première visite à été faite avec l’électricien !! il nous a demandé si nous voulions des prises RJ45 ….. NOUS AVONS DIT QUE NON, BIEN SUR IL N’ A PAS INSISTE !

    Pointilleux que nous sommes et surtout HEUREUSEMENT qu’internet existe pour certaine chose….nous nous apercevons sur internet que pour une construction neuve et selon la norme NFC 15/100 une prise rj45 est obligatoire dans chaque chambre avec à proximité une prise de courant !!! ainsi qu’un coffret de communication obligatoirement de grade 2……..!!!!!!!! (nous avons 120 m3 /3 chambres).

    Ma notice descriptive (datant de janvier 2015 ) ne contient bien sur à l’intérieur aucune prise RJ 45 (seulement des prises tv coaxial ou téléphone dans chaque chambres) et aucun coffret de communication en grade 2 minimum.
    salon/séjour 1prise téléphone et 1prise télévision.

    Il y a juste d’inscrit dans la notice que les installations seront conforme aux normes en vigueur !! mais sans rj 45 il y’a de quoi se poser des QUESTIONS !

    Donc selon vous sans augmentation de prix car il faut qu’il respecte la norme NFC15/100 dois-je obtenir 1 prise RJ45 dans chaque chambres et un coffret communication de grade 2 ? (que pensez vous du grade 3 ? est-ce nécessaire ?)
    Cela aurait il du être marquer dans la notice dès le départ ?puis-je une fois de plus selon vous bloquer le chantier si les normes ne sont pas respecter?

    Merci

    Bien cordialement

    1. Bonsoir,
      – les prises rj45 sont en effet obligatoires pour toute installation électrique neuve d’un logement. L’électricien n’aurait pas dû vous “poser la question” mais simplement de vous informer de cette obligation, et vous demander si vous en vouliez plus ou si cela vous allait (à mon avis, l’équipement électrique de la norme est en général largement suffisant, voire parfois exagéré, comme le nombre de PC dans les salons). C’est très curieux qu’il ait réagi ainsi.
      – pour les grades des installations de télécom, je ne suis vraiment pas un spécialiste. Il me semble que le mieux est le grade 3 ou la fibre, mais je ne saurais vous en dire plus… 🙂
      Bien cordialement,

  62. Bonjour,

    Dans le cas d’une terasse avec dalles sur plots, y a t-il un avantage que la dalle béton soit faite sur vide sanitaire ?

    Que trouve t-on de mieux pour que l’eau (vert) ne remonte pas en bas de pignons ? Ou il y a une terrasse sur plot, le cas arrive t-il ?

    Cordialement.

    1. Pour toute terrasse, il faut que le support soit “raisonnablement” stable. Les dalles sur plots tolèrent des tassements bien plus importants que, par exemple, un carrelage scellé (où le moindre tassement provoquera une fissure).
      Les dalles sur plots sont donc une excellente solution pour que des éventuels tassements – limités, quand même – ne soient pas visibles.
      Pour que l’humidité ne remonte pas dans les murs : d’abord un drain (technique précise, qu’il faut savoir bien mettre en oeuvre), et éloignement de la terre par une forme de trottoir (allée avec gravillons, dalles béton gravillons lavés, etc.);
      Bonne soirée,

      1. Merci pour votre retour.

        Si je comprends, la terasse sur vide sanitaire n’est pas utilie compte tenu de son coup nettement supérieur dans le cas de dalles sur plots ?

        Si on fait une terrasse, parfois on voit le bas du pignon qui verdit et montée de l’eau par capillarité. Quelle est la solution pour ne pas que ça arrive ?

        Cordialement.

        1. – Terrasse : il faut que le sol sur lequel elle repose soit stable. Je présume que vous allez faire un dallage béton. Il faut décaper la terre végétale (de 25 à 30 cm, parfois plus, ça dépend du terrain), mettre un lit de cailloux (hérisson), le compacter, couler une dalle de béton armé (treillis soudé) de 12 cm, avec une forme de bêche périphérique. N’oubliez pas de lui donner une forme de pente, pour que l’eau de pluie coule à l’opposé de la maison (eau qui coulera entre les dalles sur plots – autre avantage : les dalles restent sèches, pas de flaque d’eau). Puis vous placez les dalles sur plots sur cette dalle en béton. Dans 95% des cas, ça suffit pour des dalles sur plots – parfois, rarement quand même, il arrive que le sol en surface (ou à -30 cm, c’est pareil), soit particulièrement instable : il gonfle l’hiver et descend l’été. Là, même avec des dalles sur plots, vous risquez que votre terrasse ne reste pas plane.
          Autre avantage des dalles sur plots : si, au fil des années, des endroits de la dalle béton se sont un peu affaissés, vous pouvez modifier facilement le réglage des dalles sur plots, pour rétablir une surface bien plane. Les dalles sur plots sont une très bonne solution pour les terrasses.
          – Pignon qui verdit : vous voulez parler de la base de certains murs qui verdissent (mousse) avec l’humidité ? Il faut assécher le sol, pour que le mur n’ait pas les pieds dans l’eau. Pour cela, il faut placer un drain. Je le dis souvent ici, mettre un drain n’est pas : – faire une tranchée, – poser un drain, – reboucher. Non ! C’est beaucoup plus technique que ça. Un drain qui fonctionne demande à ce qu’on respecte bien toutes les règles de l’art.
          Et vous éloignez la terre en surface, en faisant une sorte de trottoir, par exemple avec des dalles de béton gravillons lavés, ou simplement une mini-allée en gravillons, sur géotextile (pour ne pas que l’herbe repousse).

          1. Bonjour,
            Bonsoir, je réponds en gras dans le texte.
            Si on entoure la maison d’une terrasse de 50cm ou 1m de largeur pour créer un chemin, Sur plot, celà résoud t-il le problème de remontée capillaire ? Ou 1 côté de la maison (place pour voiture) en enrobé bitumé ?
            Comme vous voulez, mais ce n’est pas la peine de faire ces ouvrages. Un drain bien fait et une bande de gravier suffisent pour écarter l’humidité du mur.
            Comment peut-on savoir qu’un drain est bien fait et efficace ? Il faut respecter toutes les règles de l’art.

            Donc, si dalles sur plots, pas très utile de faire la terrasse sur VS ? Non, en effet.
            Ou se trouve la terrasse sur VS collée à la maison, y a t-il un drain du coup ? Je ne peux pas répondre sans voir le terrain. A priori, ce n’est peut-être pas utile, un VS surélève et donc protège de l’humidité. Est-ce que l’eau de pluie coule et s’accumule à cet endroit ? C’est dans ce cas qu’il faudrait faire un drain.

            Cordialement. Itou, bonne soirée.

          2. Bonsoir,

            Nous avions quoi qu’il arrive prévu de faire un chemin en béton tout autour de la maison afin de marcher sans avoir les pieds mouillés en Bretagne + terrasse sans avoir de soucis de remontées capillaire ! La question est terrasse sur VS ou pas et si terrasse en béton quartz ou sur plots. Nous voulions mettre des caniveaux entre la terrasse et maison, ne pas avoir de marches sur les baies mais apparemment elle va se retrouver au dessus de l’arase étanche et il faut prévoir des seuils entre la terrasse et baie qui ne soient pas glissantes, ne marquent pas quand on marche dessus, etc… D’où la facilité d’une terrasse sur plots qu’on me conseille.
            De quoi est composé un drain ? Matériaux spéciaux ?

          3. C’est tout simplement un drain de diamètre 10 cm (100mm), qui sera enrobé d’un feutre empêchant la terre de venir boucher ses perforations pour récupérer l’eau.
            Il faut :
            – un drain rigide
            – des jonctions parfaites entre les tuyaux,
            – une forme de pente sans jamais de contre-pente,
            – un rejet de l’eau (exutoire) à un point bas, jamais bouché, et visible si possible pour vérification du fonctionnement,
            – placer le drain assez profondément dans la terre
            – une tranchée avec des cailloux enrobant le drain

          4. Bonjour,
            A 1ère vue, est-ce bon le type de drain qui est sur le devis ?
            Q’appelez vous drain rigide ?
            Je ne comprends pas le rôle du tuyau en fait. De l’eau coule dedans ?

          5. Il faut un drain rigide (un tuyau en pvc rigide, avec des fentes) et non pas un drain souple (type drain agricole annelé).
            Le tuyau est fait pour récolter l’eau, pour qu’elle coule dedans, en effet. Donc avec des percements vers le haut.

          6. Bonsoir,
            En fait, l’eau coule le long du pignon, descend dans la terre et tombe dans le tuyau posé contre le vide sanitaire ? Cette canalisation est reliée aux eaux pluviales ?

          7. Si l’eau coule le long du mur, c’est qu’il n’y a pas d’avant-toit ?
            Le drain n’est pas forcément relié aux eaux pluviales. Mais il faut que l’eau s’écoule, même en cas d’orage important; il faut donc de la pente et un exutoire.

          8. Bonjour,

            Il y a des avancées de toit mais avec le vent, la pluie peut se retrouver sur les pignons. Est-ce mieux que ce soit branché sur les EP ?

            Cordialement.

          9. Bonjour,

            Pourquoi le drain type type drain agricole annelé n’est pas bon ? C’est bien cela ? Ça ressemble à une gaine électrique ? Pourtant, sur internet, on en voit beaucoup.

            Cordialement.

          10. Bonjour, parce qu’il est souple, il n’est donc pas rectiligne. Donc il créé fréquemment des flashes, des creux dans lesquels l’eau stagne, ne s’écoule pas.
            Il se trouve que c’est très grave ! En stagnant, l’eau s’infiltre dans la terre, elle humidifie une zone – alors que le reste à coté est sec. Du coup, les fondations reposent sur une terre molle d’un coté et sur une terre dure de l’autre coté : ça casse ! Mieux vaudrait une terre molle partout : l’ensemble de la maison va s’affaisser (on parle de 2 ou 3 mm, on ne s’en rend pas compte), mais elle ne va pas forcément se fissurer. Mieux vaut pas de drain du tout qu’un drain agricole.
            Quand on ouvre les fondations, on craint beaucoup de trouver des roches isolées : ce sont des points durs alors que le reste à coté est en terre, ce qui fait casser les fondations. J’ai travaillé 12 ans à la montagne (dans les Pyrénées, j’adore), c’était notre grande crainte.
            Je ne compte plus les gens qui m’ont appelé pour des expertises de fissures à leur maison (pas mes chantiers… 🙂 ), c’était toujours ce genre de problème : humidification ponctuelle, comme par exemple un regard EP qui fuit (je ne mets plus de regard EP depuis longtemps). Et ça peut arriver 15 ans, 20 ans après, voir plus…

          11. Merci pour vos explications.

            Le drain est percé au dessus et pas en dessous ? Si oui, même si ce n’est pas rectiligne, l’eau ira dans les EP à un moment ou un autre, non ? Et pas dans la terre ?

          12. Oui, les percements sont au-dessus, bien sûr, pas en dessous (sinon le drain ne récolterait rien, l’eau resterait dans la terre).
            Vous pourrez voir des petites vidéos (telles que sur Youtube), ça montre bien ce qu’il faut faire. Idem pour les autres éléments d’une construction.
            Regardez les vidéos des fabricants (de drains, de plancher, etc. de tout ce que vous voulez, en fait), par celles des gens qui ont fait des travaux eux-mêmes : on y voit souvent des erreurs.

          13. Bonjour M. Espagno,
            Je reviens vers vous concernant nos échanges sur le drainage d’une maison individuelle.
            Pour la pose d’un drain périphérique, sauf erreur de ma part, il doit y avoir une pente tout du long. C’est à dire qu’au point de départ, le drain est posé par exemple à 50cm de profondeur et termine à 1m de profondeur ? Je croyais qu’il devrait reposer sur les fondation, si tel est le cas, comment créer une pente ?
            D’autre part, si le drain rencontre par exemple une sortie de ventilation de VS ou d’eau usée, est-il possible de déporter le drain de 30cm du VS par exemple ?
            Cordialement.

          14. Bonjour,
            oui le drain doit avoir une pente continue. C’est la règle de base essentielle. Sinon il ne fonctionne pas et, pire, il créé des “poches d’eau” qui humidifient la terre et qui peuvent provoquer des affaissements de la maison, avec de multiples fissures. Tout ça pour une simple contre-pente ! J’en ai vues souvent dans ma vie professionnelle.
            Le drain n’a pas spécialement à reposer sur les fondations. Il faut qu’il soit enterré, plus bas que le sol libre intérieur (par exemple, la cave ou la terre du vide sanitaire).
            On peut déporter le drain de 30 cm, il fonctionnera de la même façon. On peut aussi le faire passer plus bas (sans jamais qu’il ne remonte, vous l’avez compris).

      2. Bonjour,
        Le maçon l’a posé et il se jette dans un regard EP ainsi que le réseau EP à l’aide d’un appareil “niveau électronique” sur pied.
        Dans les regards EP ou viennent les gouttières de la maison, les tuyaux doivent-ils se jeter dedans ou dans le regard on doit retrouver un T ou autre pour que ça reste toujours dans les tuyaux ? Afin que l’eau ne déborde pas du regard en fait.

        1. Comment l’eau qui coule se retrouve t-elle dans le drain s’il se trouve déporté ? L’eau de pluie ne pas pas couler le long du VS, aller sur les fondations et donc pas dans le drain ?

          1. Autre question, pardon :

            Le fait que la maison soit entourée de terrasses, cela n’est t-il pas mieux pour que l’eau ne se retrouve pas sur les fondations ?

            Enfin, comment traite t-on le drainage quand un pignon est mitoyen au terrain du voisin puisqu’on n’a pas le droit de mettre un drain chez le voisin ?

            Bien à vous.

          2. Bonjour, je réponds aux 3 messages.
            Il faut que l’eau s’écoule, même en cas de forte pluie (simple bon sens). Il faut donc que l’on soit sûr que là où elle se jette, ce ne sera jamais saturé, c’est-à-dire bien en contre-bas, sans risque de bouchon. Un réseau pluvial est en général ok pour ça.
            Je préfère ne pas faire de regard ouvert, donc d’avoir la continuité des canalisations (avec des Y de vérification et nettoyage). A long terme (20 ans, 30 ans…) un regard peut se fissurer et fuir, humidifier le sol, amollir la terre et faire se tasser la maison. Quand on s’en rend compte, c’est trop tard ! Le mal est fait.
            Un drain est dans une tranchée, elle fera 50 cm de large environ (largeur du godet). Elle sera remplie de cailloux. Toute l’eau sur cette largeur, et un peu plus, se retrouvera dans le drain, même s’il n’est pas collé au mur.
            Les terrasses périphériques protègent les bords de la maison de l’humidité, en effet, c’est logique. Elles éloignent les afflux d’humidité lors de fortes pluies. Ca ne remplace pas un drain, mais ça améliore le système.
            Quand on ne peut pas placer un drain à l’extérieur, il faut particulièrement protéger la construction des éventuelles remontées d’humidité. S’il fallait absolument un drain (par exemple terrain du voisin en pente vers la maison, avec donc des énormes afflux d’eau quand il pleut), il faut faire des fondations par plots et longrine, et placer le drain contre les fondations (contre les plots), coté intérieur. Le remplissage de cailloux entre les plots laissera passer l’eau qui ira ainsi se jeter dans le drain.

          3. Bonjour,
            Lorsqu’un pignon se retrouve chez le voisin, on ne met pas de drain, mais du coup il y a un risque que de l’eau stagne au pied des fondations contrairement aux autres côtés ?
            Rien de grave ?
            Cordialement.

  63. Bonjour
    J ai réalisé une construction sur terre plein il y a 4 ans.
    Comme la situation est en contre bas de la rue non accessible par des engins nous n avons pu Realiser un vide sanitaire car nous n avaons pu décaisser que le mimimum -30-40 cm de terre – pour realiser une dalle beton sur terre plein en creux de 20 cm par rapport au Terrain naturel ( et obtenir une hauteur habitable suffisante …)
    Aujourd hui nous avons des remontées d humidite ( parquet qui se gondole et moissisure sous le parquet) le revement se sol est un parquet bois massif (Essence exotique ) collé que j ai posé plusieurs mois apres la finition des travaux.

    Quelles préconisations feriez vous pour résoudre ces désagréments ?

    1. Bonjour,
      ici, je ne peux évidemment qu’énoncer des principes et non pas vous donner un avis adapté à votre cas de figure que je ne peux pas connaître sans une visite sur place, sans avoir les plans techniques de la construction, les photos de chantier, etc.
      – Un dallage sur terre-plein est à éviter sur tout terrain en pente ou à niveaux décalés, car l’hétérogénéité du sol, une fois décapé, est inévitable. Si vous ne pouviez guère réaliser un plancher sur vide sanitaire, il vaut mieux faire une dalle portée, c’est-à-dire un plancher composé d’une dalle béton épaisse, armée en conséquence, et qui repose sur les murs. Le sol ne sert alors que de coffrage : une fois que le béton est sec, c’est équivalent à un hourdis, ça se porte “tout seul”, si je puis dire.
      – L’humidité peut être combattue par un drain qui va entourer la construction en amont (coté terrain qui monte ou du moins coté d’où vient l’eau de pluie) avec des retours sur les 2 cotés latéraux. Si le terrain est plat ou à peu près, faites un drain périphérique.
      Faire un drain est délicat, il ne s’agit pas simplement de placer un drain dans le sol, il y a plusieurs règles techniques à respecter, sinon le drain ne sert à rien, prenez un bon professionnel pour le faire (et un architecte pour vous guider !)
      – Consultez un architecte sur place. Il saura mieux vous conseiller, plus concrètement (on est faits pour ça).
      – Si vous avez pris un maçon pour réaliser les travaux, vous avez son attestation d’assurance. Faites une déclaration de sinistre, vous aurez ainsi l’avis de l’expert de l’assurance (attention, sans vouloir faire des procès d’intention ni être méfiant à l’excès, il reste “quand même” l’expert de l’assurance, pas le vôtre).

      1. Merci de votre retour précis et hyper réactif !
        Le maçon étant parti sous d autres latitudes, je ne peux plus le consulter mais je vais faire une déclaration de sinistre à son assurance afin d engager une expertise. Le parqueteur ou j ai acheté le parquet m avait – à juste titre – déconseillé. de poser sur un dallage en terre plein, j aurai du l écouter !
        Dernière précision, pensez vous que la nature du revêtement de sol peut engendrer une condensation ou une moindre respiration (le parquet bois est il considérer comme respirant ?)

        1. Une fois la réception prononcée, pour un sinistre à caractère décennal, c’est bien à l’assurance de l’entreprise que vous devez avoir affaire – pas forcément à l’entreprise elle-même.
          Le parquet en lui-même n’y est pour rien dans le sinistre, il est seulement plus sensible à l’humidité et donc, il se dégrade plus facilement qu’un autre revêtement, tel un carrelage. Par exemple, en cas de chape fluide, il est indispensable de bien s’assurer que l’hygrométrie de la chape soit parfaite (qu’elle soit parfaitement sèche), ce qui prend des semaines, voire parfois 2 mois…

  64. Quel organisme peut me confirmer si le vide sanitaire est conforme a la réglementation sur le vide sanitaire car beaucoup de remontées d humidité dans les murs resident actuellement a roquebrune sur argens et cela suite aux innondations

  65. Bonjour, Mr ESPAGNO,
    Je suis “tombé par hasard su votre site. En cherchant des conseils sur le vide sanitaire .
    Merci pour les bons conseils que vous donnez. Ils sont très utiles. Ils sont très compréhensifs et clairs.
    Voici un peu mon récit.
    Je construit en ce moment dans les Côtes d’Armor. ” Bonjour la pluie” rha.. c’est un peu mon obsession.
    Je construits qu’avec des artisans que j’ai choisi. Ceux tous du coin, et ont des chantiers tout autour, pas plus 20 kms à la ronde. Après des mois de recherche. J’ai décortiqué tous les devis, et aussi avec des RDV et avec chaque corps de métier. (2 h minimum.) Je suis épaulée de plusieurs personnes qui sont de métier. Donc pas de CCMI !!.
    Je fais une maison de plein pied.(118 m2) Garage et annexe attenant.
    Creusé de 80 cm .. Fouilles de béton de propreté, puis fouilles béton armé.
    Le mur de soubassement a été fait avec du béton hydrofuge. 2 rangs d ‘agglo de BM7 de 23-20-60.
    Mur de refent fait.
    Mis des planches sur le pourtour de l’habitation , puis coulage de béton armé pour faire l’arase, de 10 -12 cm .
    Attente de 8 jours pour mettre les poutrelles et hourdis.
    Ma question est : les poutrelles doivent- elles être mises directement sur ce mur ?
    Dans le devis il est mis des hourdis béton 16 + 5 , ferraillage et béton. Que veut dire : ” 16 + 5 ” ?
    Mais quand j ‘ai discuté avec le maçon, je crois qu’il m’a dit qu’il mettait des hourdis en polystyrène ?
    Que dois je faire ? Surtout la valeur des hourdis en béton et ceux en polystyrène ont surement une différence? est ce à mon avantage ?
    Vu mon obsession de la pluie. J’ai sur ma surface du vide sanitaire, y a des flaques d’eau; surtout à un endroit y a vraiment une très grosse creusée. A tel point , j’en avais enlevé avec un petit sceau !! Mais vu la pluie revenue,… ça n’a servi à rien !!. Ce que j’ai peur c’est ces flaques y restent, comment y remédier ? Et c’est un sol plus ou moins argileux.
    Pour l’instant , je constate que c’est du bon travail. J’y passe tous les jours Discussion avec le maçon du travail effectué et à venir . Photos , photos.
    Merci pour vos réponses.

    PS : les écritures sont en bleu “palo”, peut on les mettre un peu plus foncé ? Merci.

    1. Bonsoir, merci du message.
      J’ai demandé en effet à celui qui s’occupe de notre Site de foncer la couleur du texte, je vais lui rappeler (ça ne devrait pas être compliqué à faire ? je n’y connais rien en la matière).
      Je réponds point par point.
      – Oui, les poutrelles sont mises directement sur le mur. Vous avez une arase étanche par le soubassement hydrofuge.
      – Hourdis 12+5 veut dire : plancher béton avec hourdis, hauteur des hourdis (des entrevous, en fait) = 12 cm, et par-dessus une dalle en béton armé d’un treillis soudé, épaisseur minimale de 5 cm (5 cm sur les entrevous, parce qu’au-dessus des poutrelles, la dalle est plus épaisse). Donc, de la base des poutrelles à la face supérieure de la dalle, le plancher hourdis a une épaisseur de 12+5 = 17 cm. Dans ce calcul, on ne tient pas compte de la partie des entrevous située en-dessous des poutrelles (languette,…),car cette épaisseur de 12+5 représente l’épaisseur totale de béton, donc la résistance du plancher, sa portance.
      – il est normal de prévoir des hourdis (des entrevous) en polystyrène pour un plancher sur vide sanitaire (pour qu’il soit isolant, bien sûr). Ca ne change strictement rien à la résistance du plancher, les entrevous peuvent être en n’importe quelle matière, en carton si vous voulez, seul le béton armé créé la résistance du plancher.
      – si vous avez des flaques d’eau dans le vide sanitaire, ce n’est pas bien grave dans l’immédiat, mais je vous conseille néanmoins de les traiter. D’abord, ce sont des nids à moustiques (ici à Toulouse on a des moustiques-tigres, tout petits et très voraces). Et ensuite, il n’est pas bon d’humidifier un sol, surtout à certains endroits et pas à d’autres, notamment avec des fondations dites “superficielles” (80 cm de profondeur, pas des micro-pieux à plusieurs mètres). Un sol partiellement humide, hétérogène, présente des points faibles (humides) et des points durs (secs). Du coup, les fondations peuvent “casser” à la longue (sur plusieurs années). Si ça vous arrive, surtout au-delà de la garantie décennale, c’est la catastrophe.
      Pour cela, un remède tout simple : maintenant que vous savez où sont les flaques d’eau, vous y placez un drain qui évacuera l’eau plus loin. Il faut évidemment une pente et que l’eau puisse couler librement. Un drain est un peu délicat à réaliser, il y a plusieurs points à respecter, si vous avez un bon maçon, il doit bien savoir le faire.
      Bon chantier !

  66. Bonjour ,

    Mr Espagno,
    Ma toiture est presque terminée mais je ne vois pas de tuiles chatières dessus pour la ventilation de la toiture ! est-ce normale ? https://image.noelshack.com/fichiers/2019/48/7/1575205418-img-20191201-131233.jpg je ne vois que 3 tuiles à douilles pour vmc et ventilation primaire , 1 devant deux derrière )

    Concernant mes menuiseries il y’ a eu une erreur de côte ! pour que mes baies vitrée rentre ils ont dû me rabaisser les tablettes de fenêtres de 5 cm . à la place d’une réservation de 18 cm je me retrouve donc à une réservation de 17 cm car dans mon contrat j’ai 10 cm de polyuréthane projeté et 6 cm de chape 2 cm pose carrelage , je n’ai donc plus qu’1 cm pour la pose du carrelage …. est il possible de réduire la chape d’1 cm sachant que j’ai le chauffage par le sol ?

    Merci , bien cordialement

    1. Bonjour, je trouve que c’est très joli, les tuiles plates. Ici, en Occitanie, les tuiles sont toujours galbées (canal ou méridionales), sauf pour les très fortes pente où elles sont plates (toiture de tourelle, etc.).
      Il vous faut des tuiles chatières, il faut que les combles soient bien ventilés, sans zone statique, sinon la condensation va se déposer sous les tuiles. Les tuiles resteront alors humides et, pendant les nuits de gel, ce gel va les faire éclater. J’ai vu un toit comme ça (pas un de mes chantiers, heureusement…), c’était impressionnant, les tuiles se délitaient en miettes !
      Il faut au minimum 1 tuiles pour 50 m² de couverture sur combles, et 1 tuiles chatière pour 25 m² de couverture avec un plafond rampant. J’en fais mettre toujours plus, car ça me semble peu.
      Quant à l’erreur de hauteur (décidément…), je vous conseille plutôt de diminuer l’épaisseur d’isolant, 10 cm en sol c’est beaucoup, 9 cm c’est déjà très bien. Mieux ne pas toucher à la chape, mieux vaut garder 6 cm, à mon avis.

      1. Bonjour et merci pour la réponse !

        J’ai regardé ma notice descriptive et en faite il est prévu soit des tuiles chatières ou des liteaux d’égout ventilés, j’ai regardé et j’ai bien les liteaux d’égout ventilés .

        Concernant la chape j’ai vu sur internent que si c’était une chape liquide 5 cm suffisait avec un chauffage au sol, qu’en pensez-vous ?

        Bien cordialement

        1. Tuiles chatières : toute ventilation ne fonctionne correctement que si elle a une entrée d’air et une sortie d’air. L’entrée d’air peut se faire en égout, ok, mais sans sortie au faîtage (le faîtage n’est pas ventilé, sur la photo), il n’y aura guère de ventilation. En outre, il vaut beaucoup mieux répartir les points de ventilation, pour éviter que des zones sous toiture puissent rester humides : risque d’éclatement lors de gel !
          Chape : Avec un chauffage par le sol, donc avec des variations de température, il y aura des dilations/rétractations. 5 cm d’épaisseur me parait trop fin (DTU ou pas), 6 cm d’épaisseur est, pour moi, un minimum.
          Mais ce n’est pas “mon” chantier, bien sûr 🙂 .

          1. Bonjour et merci !

            Donc si j’ai bien compris l’entrée d’air se fera dans mon cas par les liteaux, mais la sortie d’air est peut être faite sous le faitage avec ce genre de bande : https://www.quincaillerie.pro/produit/P193137/closoir-souple-faitage-aretier-ventile-vario-roll-protect-alu-rouge-mm?bs=11&gclid=CjwKCAiA5o3vBRBUEiwA9PVzamkzSqyNy4frSxevWMkl2jQgHv6N5C4f8F-TM8r1kJcwvVzN528vrBoCwDMQAvD_BwE&flxrid=44b10a58-050f-44c4-bb60-728c9b37eac3&utm_source=gshopping&utm_medium=cpc&utm_campaign=fluxcenter

            Si vous pensez que oui je vais les questionner voir même vérifier

          2. Oui, c’est bien ça, entrée en bas, sortie au faîtage, mais je vous conseille quand même d’ajouter quelques tuiles chatières au milieu de la couverture, vers les 2/3 supérieurs (un peu au-dessus de la moitié). Ca ne coûte presque rien, une tuile chatière.

  67. Bonjour,
    Pour les couverture en zinc, sauf en montagne, le zinc fait 0.65mm d’épaisseur. Il existe en 0.70, 0.80 et 1mm. Sur les toît de Paris, on trouve généralement du 1mm, plus résistant dans le temps…
    Connaissez vous la différence de prix entre le 0.65mm standard et plus épais ?
    Cordialement.

  68. Bonjour Monsieur,

    Je fais construire et je souhaiterais faire déplacer 2 poteaux intérieurs de 50 centimètres que je prends totalement à ma charge. Mon CMI m’informe que le maçon qui a construit la maison ne sait pas faire ce genre de chose, il ne fais que de la construction neuve ou extension, pas de rénovation. Le déplacement se fera latéralement, donc pour 1 poteau, il faudra prolonger une poutre et peut-être la renforcer, l’autre réduire la poutre.
    Le CMI me dit qu’il faut ouvrir le plancher, faire du scellement chimique car il n’est pas possible de couler un nouveau poteau.
    Question :
    J’ai entendu dire qu’il est bien de faire faire une étude béton par un ingénieur car on touche aux poutres, qu’en pensez vous ?
    Je ne comprends pas le principe du scellement chimique et pas la possibilité de couleur un nouveau poteau comme cela s’est fait à l’origine.
    Le CMI me dit que ça prend 8 jours de boulot et que ça coûte environ 15000 euros. Est-ce le prix ou pour me décourager ?

    Cordialement.

    1. Bonsoir, une modification de structure de ce genre est très délicate, voire même acrobatique.
      A priori, il faudra placer des nouveaux poteaux et poutres en acier. Pour être réaliste, je ne vois guère comment on peut refaire poutre et poteau en béton armé (une poutre en béton armé ne peut pas se modifier, et surtout pas se rallonger).
      Une étude structure par un bureau d’études béton est évidemment indispensable. Les scellements ne seront probablement pas des scellements chimiques mais des soudures, d’acier (du béton armé) à acier des nouvelles poutres et poteaux.
      Il est très possible que le prix de 15000€ soit fait pour vous décourager, mais, entre nous, je comprends votre CMI de vouloir le faire…

      1. Bonsoir,
        Les poteaux se trouve autour de la cage de l’escalier. Comment fait-il pour rallonger une poutre plate si vous me dites que ce n’est pas possible ? Il en rajoute une en dessous de celle existante ?
        D’autre part, fait-il une nouvelle fondation pour créer les 2 nouveaux poteaux ?
        Cordialement.

        1. Bonjour, il faudrait bien entendu que je voie les lieux et les plans, je ne peux pas répondre ainsi, à distance.
          Une poutre en béton ne peut pas se rallonger, car la forme de ses armatures correspond à une dimension donnée (section des aciers, et surtout crosses des armatures à chaque extrémité).
          Un nouveau poteau doit, bien sûr aussi, avoir une base qui transmettra sa charge aux fondations. Tout cela est technique, vous ne pouvez pas faire faire de tels travaux sans avoir en main une étude “structure” par un professionnel qualifié, d’autant plus que modifier une structure existante en béton armé est “acrobatique”, comme je le précisais. En bois ou en métal, c’est plus simple (enfin, moins complexe…).

  69. Mr Espagno ,
    Bonjour,
    Je vais donc avoir après mètre renseigné cette fameuse ventilation primaire (event) pour les wc par contre
    une seule tuile à douille en toiture est prévue sur le réseau eaux vannes des 2 wc qui sont raccordés ensemble. donc une seule ventilation primaire pour les deux wv est prévu. Vous vous m’aviez conseillé une ventilation par wc , est ce que ça ira quand même sans poser de soucis ?

    Les deux autres réseaux douche etc auront comme vous me l’aviez bien précisé un clapet à membrane dans les combles,.

    Merci

    Cordialement

    1. Les contrats ont en général un caractère forfaitaire. S’il faut 2 tuiles à douille, un bon artisan met 2 tuiles à douille, sans changer le prix global (et ce n’est pas une grosse affaire, quand même).
      Le risque n’est pas bien grand, s’il faut plus de ventilations (si les siphons se vident en dégageant une odeur d’égout), vous rajoutez des membranes, autant qu’il faut…

  70. bonjour,

    Je fais construire ma maison en R+1 sur vide sanitaire d’environ 110 m2 dans les bouches du rhône.
    Les maçons ont fini le plancher “hourdis”, il y a 2 -3 jours et ils attaquent les murs.
    Est ce trop tôt en sachant que nous avons un temps humide et pluvieux en ce moment?
    Mais le constructeur nous a dit que nous avions une bonne terre!!!

    1. Bonjour, le temps de séchage du plancher hourdis est peu impacté par une météo humide – au contraire, un temps humide permettra au plancher de ne pas sécher trop vite. En été, sous fortes chaleurs, le plancher sèche trop vite, il y a des retraits du béton qui provoquent de multiples petites fissures. Elles peuvent être parfois ennuyeuses car, trop importantes, elles affaiblissent la portance du plancher. C’est pour ça qu’on recommande d’arroser (légèrement, en bruine) le hourdis, à plusieurs reprises pendant les quelques heures qui suivent le coulage.
      Par contre, il faut absolument éviter le gel (par exemple pendant la nuit suivante). Sinon, il faut démolir le hourdis !
      Si les travaux reprennent 3 jours après coulage, le maçon doit veiller à surtout ne pas charger le centre du hourdis, là où il n’y a pas de mur dessous et où la portée est maximale. Puis, le temps qu’il monte les murs, le hourdis aura bien séché. Donc, cette précaution prise de ne pas charger le hourdis aux mauvais endroits, tout va bien.
      A titre d’information, le temps de séchage complet du béton est de 3 semaines. A respecter pour, par exemple, une poutre ou un poteau.
      Nota : le fait d’avoir “une bonne terre” n’a strictement rien à voir avec le temps de séchage du béton… A l’avenir, interrogez plutôt le maçon que votre CMI, il me semble que vous aurez des réponses plus pertinentes.

  71. Merci
    Nous voulons éviter les constructeurs;
    Nôtre premier RDV avec une société de maçonnerie est prévu le 21 nov;
    et nous allons passer par plusieurs Artisans; pour ce qui est charpente etc..
    Cordialement

  72. Bonsoir,
    pouvez-vous, s’il vous-plait m’indiquer les clauses que je dois mentionner sur les différents contrat de construction maison individuel . Merci
    1: Sur un contrat CMI ( si je passe par un constructeur)
    2: si je passe par une entreprise de maçonnerie
    3: Architecte
    4: Géomètre
    Cordialement

    1. Bonsoir, il me faudrait des pages et des pages pour être exhaustif…
      Pour un CCMI, il n’y a pas grand’chose à mentionner, car le client renonce dans ce contrat à son rôle de maître d’ouvrage. Il n’est plus décideur de rien (ou à peu près) et il doit s’en remettre aveuglément au constructeur (avec les risques énormes que cela comporte, vous vous en doutez). Je vous conseille de mentionner avant contrat le maximum de choix de matériaux (carrelage, faïence, etc.) et d’équipement (sanitaires, quincaillerie, etc.) que vous pouvez, mais je sais qu’en pratique, ce n’est guère possible de tout choisir avant de signer un CCMI. Vous devrez donc accepter toutes les plus-values, même celles qui seront exagérées, si vous voulez choisir autre chose que ce qu’a prévu le CMI. Je vous conseillerais bien aussi de rappeler que la loi oblige le CMI à vous présenter ses sous-traitants et à vous demander votre accord pour qu’ils travaillent pour lui, y compris les conditions financières (vous devez donc avoir leurs devis en mains), mais dans ce cas le CMI refusera probablement de signer le contrat (pour vous cacher la marge qu’il fait sur votre contrat), aussi, “à vous de voir”.
      Par une entreprise de maçonnerie : si vous avez les compétences techniques pour établir les plans techniques, les marchés de travaux et le suivi de chantier – et aussi le temps pour tout ça – si vous connaissez le “juste prix” de chaque ouvrage pour votre région, si vous connaissez déjà des bons artisans pour chaque ouvrage, et si vous connaissez toutes les réglementations qui s’appliquent à une maison individuelle (il y en a beaucoup), vous pouvez vous passer d’un architecte. Mais je rappelle qu’il n’y a pas qu’un maçon pour construire une maison, il y a aussi le charpentier, le menuisier, le plaquiste, le plombier, l’électricien, le carreleur, le façadier, le serrurier (éventuellement), le peintre (éventuellement), etc.
      Architecte : les contrats d’architecte sont libres. Le contrat établi par le Conseil national de l’Ordre n’est pas obligatoire, il n’est que proposé par l’Ordre. Pour ma part, je ne l’utilise jamais car c’est une “usine à gaz” et,en plus, le respect strict du budget (à l’€ près) n’y est pas mentionné (il y a une marge de tolérance), ce qui n’est pas l’engagement des Architectes d’Aujourd’hui (nous mentionnons de faire respecter strictement le budget du client). Lisez bien son contenu au préalable.
      Géomètre : ?? Un géomètre ne s’occupe pas des travaux de construction, il s’occupe du foncier, du terrain.
      Bonne opération !

  73. Bonjour ..nous souhaitons acheter une maison sur Allauch en région PACA mais celleci est dépourvu de vide sanitaire..est ce un réel problème ?

    1. Bonsoir, non, ce n’est pas un problème en soi. Pour une maison qui existe, il est facile de vérifier la stabilité de la dalle béton (c’est le point faible des dallages sur terre-plein).
      Y a-t-il des fissures sur le carrelage ? Y a-t-il un vide de quelques mm sous les plinthes, entre la base des plinthes et le carrelage ? Si oui, la dalle béton s’est affaissée, et elle risque de continuer à bouger. Et si non, tout va bien, il n’y a pas de raison que ça se produise (sous réserve d’un agent extérieur qui surviendrait, comme un drainage périphérique fait après coup et modifiant la consistance du terrain, ou bien une évacuation d’une descente d’eau pluviale qui fuirait : dans ce cas attention ! fissures à l’horizon…).
      Et plus la maison est ancienne, plus cette vérification sera fiable.

  74. Bonjour, Notre maison a été construite en 2007 sur VS avec un plancher chauffant électrique. J”ai pu remarquer au fil du temps que le carrelage du rez de chaussé bougeait (fissures, légers relèvements près d’un joint de dilatation..etc…) La dalle à l’étage semble également avoir subit quelques déformations qui ont générées des fissures verticales sur l’enduit de façade, des fissures horizontales au dessus des portes à l’étage (placo) et quelques carreau de carrelage fêlés dans la salle de bain . Ces phénomènes sur deux étages différents peuvent-ils être liés? L’expert que nous avions convoqué en 2009 pour les fissures de façade avait juste conclu à des désordres esthétiques liés au différence de matériaux ‘parpaings creux et béton plein)…
    Merci d’avance pour votre réponse

    1. Bonsoir, je ne peux pas vous dire à quoi ces fissures sont dues, bien sûr. Il faudrait que je les voie et que je fasse un examen attentif des lieux, des photos de chantier, que j’ai connaissance de l’étude de sol, etc.
      La multiplication des fissures est a priori inquiétante. Etes-vous sûr que ce n’est pas un problème de fondations ?
      Hélas, la garantie décennale est passée, je présume…

      1. Malheureusement pas d’étude de sol réalisée….et garantie décennale passée…. Le fait que l’expert ait conclu à des désordres mineurs alors qu’il s’agit peut être de défauts structurels ne vous interpelle pas? Sa responsabilité ne peut-elle pas être engagée?
        Que nous conseillez-vous pour la suite? faire appel à un expert indépendant?
        Cordialement,

        1. Il s’agit de l’expert de l’assurance ? Dans ce cas, il défend l’assurance, pas vous. Il n’est pas indépendant, donc il est logiquement partial.
          Prenez un expert indépendant, qui n’est pas par ailleurs expert d’une assurance; Un architecte d’expérience serait tout indiqué. Je faisais ce genre de mission à une époque, y compris dans des contentieux judiciaires avec des experts désignés par un juge, c’était très efficace car un avocat n’est pas un technicien du bâtiment, il ne peut pas aider son client sur ce plan (ce n’est pas une offre de service 🙂 ).
          Les fissures verticales et rependues un peu partout ne sont probablement pas des fissures de dilatation, sans gravité. Les fissures que vous décrivez montrent un défaut structurel sérieux.

    1. Bonjour,
      – agglo coffrant : oui, bien sûr, les blocs à bancher sont un très bon choix pour un mur de soubassement. Ca équivaut (presque) à du béton armé, ce qui rigidifie l’ensemble du socle de la maison et répartit bien les efforts, par exemple en cas de légère faiblesse ponctuelle du sous-sol.
      – conseil tout simple : vous suivez bien les préconisations de l’étude de sol, et, évidemment, à celles du PPRM lui-même. Ces prescriptions peuvent être assez étendues, aussi il est indispensable d’avoir un plan technique des fondations fait par un professionnel (architecte, par exemple) avant tout début de réalisation des travaux. Et de s’assurer qu’il est bien suivi pendant les travaux, évidemment là-aussi. Le soubassement en blocs à bancher est judicieux dans votre cas.

  75. Bonjour. J’ai mesuré une hauteur de 0,35 m d’eau dans le vide sanitaire de ma maison. Celle-ci m’a été livrée en Juillet 2019, c’est donc mon premier hiver. Depuis octobre la pluviosité sur la région brestoise est particulièrement importante et le niveau d’eau dans le puits d’infiltration auquel est raccordée la canalisation d’évacuation des eaux pluviales dépasse celle-ci de 0,64 m ce qui peut expliquer cette importante quantité d’eau dans le vs.
    Je crains que cette situation provoque à la longue un effet néfaste car elle se répétera tous ans et malgré la ventilation l’humidité ne risque t’elle pas de s’installer?
    Qu’en pensez-vous?
    Cordialement

    1. L’eau dans le vide sanitaire n’est pas un problème – en soi – vis-à-vis du bâtiment. La tenue future du bâtiment ne dépend que de la profondeur des fondations ; elles doivent être coulées dans le “bon sol”, bien en profondeur.
      Par contre, l’eau n’est pas agréable, c’est un nid à moustiques (l’été), ça peut entretenir une zone humide aux abords de la maison, etc. Peut-être pouvez-vous tout simplement la drainer, en faisant des orifices le plus bas possible dans le soubassement ?

  76. Bonsoir,
    je viens vers vous pour avoir des réponses à mes questions enfin si je suis au bon endroit . Nous sommes en train de faire construire une maison , nous passons par un constructeur qui ne veut absolument pas entendre parler de vide sanitaire ( bon pourquoi pas me direz vous ils doivent savoir ce qu’ils font ) étude de sol faite par ce constructeur tout est ok environnement favorable pour du terre plein , hors aujourd’hui nous avons nettoyé ce terrain et là surprise le terrain est rempli de troncs d’arbre en décomposition sur toute la surface constructible et une profondeur indéterminée du coup est-il possible de faire du terre plein sur ce genre de terrain car j’imagine que le bois en décomposition va s’affaisser faisant apparaître des cavités sous notre dallage du coup comment puis-je procéder ?

    Cordialement

    1. Bonsoir. Dans votre cas, je ne vous dirai surement pas “Pourquoi pas ?”. Il est évident que le terrain a été remblayé, donc qu’il n’a aucune portance, il est mou, sans résistance. Déjà qu’un sol normal doit être parfaitement stable et compact pour supporter un dallage (c’est très rare, car il ne doit avoir aucune variation en surface, par exemple entre l’été et l’hiver, ce qui n’est pratiquement jamais le cas), mais là c’est bien pire.
      C’est donc le sinistre assuré.
      Le plancher porté (disons un hourdis sur vide sanitaire) est incontournable. Et les fondations doivent être aussi profondes que l’étude de sol le demande.
      Mais pourquoi donc faire confiance à un CMI pour faire construire ?! Qu’est-ce qui pousse les gens à s’en remettre aveuglément à eux ?! (je ne dis pas ça spécialement pour vous, bien sûr). L’intérêt du CMI est de faire des travaux qui lui coûtent le moins cher possible pour gagner un maximum d’argent, pendant que le client paie le prix fort…
      Cordialement

  77. Bonjour,
    La maçonnerie est faite et charpente prête à être posée sur maison individuelle. Il a été prévu des poteaux dans la maçonnerie pour l’emplacement des 2 fermes de charpente de toit plat. Maçonnerie finie, les murs sont tous à l’horizontale. Le haut est ceinturé et ferraillé sans discontinuité.
    Le charpentier a découpé à l’endroit des poteaux de maintient de fermes pour les encastrer, est-ce qu’il y a un risque de solidité de la maçonnerie ? Je croyais que les fermes se posaient au dessus ?
    Cordialement.

      1. Bonsoir,
        Il me semblait que le chaînage d’une maison ne devait pas être discontinue, or, dans ce cas, il a été coupé.
        Peut-on le faire justement ?
        Pourquoi le charpentier n’a t-il pas posé ses fermes sur la maçonnerie ?
        Les fermes sont énormes je trouve, qu’en pensez vous ?
        Cordialement.

        1. Le chaînage ne doit pas être coupé, bien sûr. Sa principale caractéristique est bien d’être continu, en effet.
          Je ne peux pas savoir ainsi, sans voir les plans et le chantier, pourquoi les fermes ne sont pas sur la maçonnerie (s’il s’agit d’un poteau intégré au mur, c’est normal, le poids d’une ferme peut casser la brique ou l’agglo d’un mur, la ferme ne peut pas reposer directement sur une brique ou un agglo creux) ni pourquoi elles vous paraissent disproportionnées. Demandez au maçon, il vous expliquera surement.

          1. Bonjour,
            Le maçon et c’était prévu aux plans à fait des poteaux pour les fermés pour qu’elles reposent dessus.
            Sur les plans, il est prévu une hauteur sous plafond à plus de 220 fini. Là, le dessous des fermes est à 220 sans que le sol soit fait. On va se retrouver avec une ferme qui va traverser la salle de bain…
            Que puis-je faire ?
            Le chaînage a été coupé, c’est sur, que faut-il faire pour rattraper ? Quels sont les risques du fait que le chaînage est coupé pour mettre les fermes ?
            Cordialement.

          2. Un chaînage coupé ne sert plus à rien, comme une ficelle coupée… Il y a donc risque de dislocation des maçonneries (fissures). C’est ce que l’on voit dans les vieilles bâtisse, quand il n’y avait pas de chaînage, pas de béton armé.
            Quant à la hauteur des fermes, je ne sais que vous dire. Que disent les plans techniques ? notamment les Coupes. Je crois que vous avez un maître d’oeuvre : que dit-il ?

          3. Bonsoir,
            Je verrai le retour du MO sur le sujet.
            En fait, le chaînage pour mettre les fermes n’a pas été totalement coupé. L’épaisseur d’une 1/2 brique pour poser la ferme sur le poteau prévu. C’est pareil, il faut que le chaînage soit complet ou la moitié peut suffire ?
            Cordialement.

          4. Non, une demi-brique ne suffit pas, un chaînage est fin (moins de 20 cm puisqu’il y a le coffrage de la brique qui prend de la place),
            les aciers sont donc – au moins dénudés -, sans enrobage (s’ils ne sont pas coupés !). Ce n’est pas possible.

  78. Bonjour ,

    Mr espagno

    les murs sont terminés ainsi que les attentes dans la dalle pour wc, évier douche/baignoire mais je ne vois nul part la ventilation primaire sur mes deux wc ! La conductrice de travaux me dit que ce n’est pas nécessaire car le plombier doit installer des clapets .
    Je précise que c’est une maison de plain pieds avec tout à l’égout avec séparation des eaux usées /eaux propres

    Est – ce que les clapets suffiront à remplacer la ventilation primaire sans avoir de désagréments ou cette ventilation est elle obligatoire?

    Merci beaucoup

    1. Bonsoir, la ventilation primaire est obtenue le plus souvent par la prolongation jusqu’à hors toiture de la canalisation des eaux usées des wc. Il n’est donc nul besoin qu’il y ait une réservation spécifique dans le plancher bas.
      Les clapets peuvent remplacer les ventilations secondaires (par exemple après le dernier appareil d’une salle de bains), mais ils ne peuvent pas remplacer la ventilation primaire. Il vous faut au moins une canalisation Ø 100 qui débouche au-dessus de la toiture. Il vaut mieux une telle ventilation pour chaque wc, car en tirant la chasse, on envoie 3 à 6 litres d’eau d’un coup, ce qui peut dé-siphoner les autres appareils.

      1. Bonjour et merci pour la réponse.

        Donc si j’ai bien compris la ventilation peut toujour être réalisée part la suite à partir de l’attente de chaque wc par un T située sur le plancher jusqu’à la toiture .
        A quelle étape selon vous les ventilations primaires des WC devront elles être réalisées ?
        Les ventilations primaires sont elles obligatoire s au dtu et le constructeur est il obliger de les installer, puis je l’en obliger ?
        Sachant que dans ma notice ccmi il est indiquée :” pour les eaux usées ,les évacuations sont raccordées séparément à la chute , notamment dans la salle de bain ce qui rend la ventilation non nécessaire :” qu’en pensez-vous ?

        Puis-je si la conductrice de travaux refuse d’installer les ventilations primaires en voulant les remplacer par les clapets bloquer le chantier.

        1. 1 – la canalisation d’évacuation des EU du maçon, laissée en attente au niveau du plancher bas, est prolongée jusqu’en toiture par le plombier. Le plombier vient y raccorder le wc par un Y.
          2 – les ventilations primaires sont obligatoires, ce sont les règles de l’art, personne ne peut y déroger, pas même un CMI (d’ailleurs, je ne vois pas pourquoi un CMI ne serait pas soumis aux mêmes règles que tout le monde). Vous pouvez donc l’obliger à travailler correctement. Ces ventilations doivent avoir le même diamètre que la canalisation d’évacuation, c’est-à-dire Ø 100 pour un wc.
          Les clapets sont admis pour des ventilations à condition que ce soit pour une ventilation par réseaux wc séparé (pas si le wc et les autres appareils ont la même ventilation). N’oubliez pas qu’il faudra un clapet Ø 100 pour chaque wc. Pour ma part, j’impose une ventilation primaire qui sort en toiture, et je suis ok pour un clapet pour les autres ventilations.
          3 – la phrase dans votre “notice” descriptive est du charabia qui ne veut rien dire. Les eaux usées de la salle de bains sont évacuées au réseau d’assainissement, elles doivent donc avoir une ventilation (primaire ou secondaire). Quand il ne comporte pas de wc (par exemple une SDB avec vasque et baignoire), un réseau peut avoir un clapet en amont du dernier appareil (c’est une tolérance, pour remplacer la ventilation secondaire). Le dernier, c’est celui dont l’eau usée doit parcourir le plus de distance avant d’arriver à l’assainissement.

          1. Bonjour ,

            Merci merci pour votre réponse !

            Je suis donc retourner dans le vide sanitaire pour vérifier les évacuations et je suis certain maintenant que mes deux wc sont reliés entre eux et sortent seul de la maison séparément des éviers douches et baignoires .

            Donc si j’ai bien compris dans ma configuration des clapets de 100 sont admis pour les wc ? si ils sont admis cela veut dire qu’en ccmi qu’ ils ont le droit de les installer ou je peux tout de même leur imposer une ventilation primaire pour les wc ? mais la question est est-ce réellement utile?

            J’ai tester les écoulement avec un seau de 5l, en sortie à quelque chose prêt la même quantité d’eau ressort .

            Merci pour tout

            Cordialement

          2. Pour les wc, un clapet (à la place d’un évent qui sort en toiture) est admis si la canalisation du wc ne reçoit pas d’autre appareil jusqu’à ce qu’elle rejoigne le réseau d’assainissement. Ce qui n’est pas votre cas : il vous faut donc une ventilation qui sort en toiture pour chaque wc. En plus, il vous faudrait un très gros clapet, pour une canalisation Ø 100 : mieux vaut un évent.
            Le fait d’avoir un contrat ccmi n’a rien à voir avec un éventuel changement des règles de l’art ! Les ccmi ne sont pas au-dessus des normes, ils doivent faire comme tout le monde : respecter le travail bien fait. Pourquoi seraient-ils dispensés de bien travailler ?!
            Il est normal que la même quantité d’eau ressorte en bout de canalisation que celle que vous y avez introduite 🙂

          3. Bonsoir ,

            Je pense que j’ai du mal m’expliquer ou alors je n’ai rien compris désolé lol , devant la maison je ne vois qu’un seul tuyaux pour les deux wc et deux autres tuyaux pour éviers baignoires et douches (les wc sont donc séparées à la sortie de la maison des évacuations douches etc).

            Je pense que tous va se rejeter séparément dans le réseau d’assainissement , donc clapets ou event ou clapets ?

            Merci Merci

          4. Event pour les wc et clapet (ou évent) pour les autres appareils.
            On ne peut mettre un clapet à un wc que s’il n’est pas en contact, en réseau, avec d’autres appareils. Que s’il va tout seul se raccorder à l’égout.

          5. Bonjour Mr Espagno ,
            On s’arrache les cheveux heureusement que vous êtes là !

            Je vais donc leurs imposer ce que vous préconisez concernant les primaires et les secondaires.
            Par contre je suis une fois de plus retourner vérifier les pentes, concernant les wc au début la pente est correct mais arrivée à l’extérieur j’ai pu remarquer que le tuyau est moins pentu, en faisant le test en versant de l’eau tout s’écoule bien mais en sortie il reste un peu d’eau (je vais essayer avec du papier wc pour voir si l’ensemble s’écoule correctement) mais pourquoi en sortie n’ont ils pas fais une pente plus importante c’est dingue ….!!

            Par contre je pense avoir découvert un autre problème, sur un côté je suis en limite de propriété le tuyau d’évacuation de la gouttière arrière passe donc dans le vs, en versant de l’eau à une extrémité dans ce tuyau l’eau ne ressort pas de l’autre côté ! et pour cause dans le vs en vérifiant le niveau, ce tuyau monte et descend !!!!!! je suppose que cela est bon à refaire ?

            Ma maison est donc construite en OPTIBRIC PV 4G, brique terre cuite pose joint mince, l’isolation intérieur sera réalisé avec un doublage polystyrène Graphité ba13+100.
            Ma question est :” comme en ccmi la crépis est fait tout à la fin, donc dans mon cas sera réalisé l’année prochaine est ce que il y a un risque pour l’isolation une fois posée qu’elle prenne l’humidité ?

            Bien cordialement

          6. Bonsoir, une faible pente est en effet dommage – j’ai rencontré le cas des dizaines de fois – et je suis bien d’accord avec vous : plus il y aura de la pente, moins il y aura de bouchons, c’est évident. Les maçons devraient se simplifier la vie en faisant une bonne pente, ils auraient ainsi moins de problèmes dans le futur. Mais tout le monde n’est pas logique…
            Tuyau EP dans le vs : si le tuyau est correctement attaché sous le hourdis, par de nombreuses attaches, la contre-pente n’a pas beaucoup d’importance. Le tuyau va se remplir, puis, une fois plein, l’eau coulera, comme dans un siphon. Par contre, s’il est mal fixé, le tuyau plein d’eau pesant plus lourd, ça va casser un jour ou l’autre (quelques années ?), et tout va se déverser dans le vs.
            L’enduit protège l’isolant de l’humidité, en effet. Avec de la laine de verre, c’est très important. Avec du polystyrène, ce n’est pas grave de ne pas faire l’enduit tout de suite, il ne craint pas vraiment l’eau.

  79. Bonjour Monsieur Espano,

    Est-il techniquement possible de faire une terrasse sur VS avec caniveaux en périphérie de la maison en béton érodé ? En terre plein, je sais que c’est possible.

    Cordialement.

    1. Bonsoir, oui bien sûr, c’est possible. En cas de revêtement en béton érodé, mieux vaut ajouter une dalle spécifique (en ciment blanc, pour avoir la couleur “pierre” grâce au sable choisi), désolidarisée (évitant ainsi les fissures de la structure) et dont l’épaisseur permettra de placer facilement en périphérie un caniveau.
      Cordialement,

      1. Bonsoir,
        Merci pour votre retour.
        Je n’ai pas tout compris… Il faut que ce soit fait en 2 fois ? Le plancher en béton gris et une fois sec le béton érodé par dessus ?
        Qu’appelez vous une dalle spécifique ? Une couleur au choix en fait ?
        Je croyais que le fait de faire une terrasse sur VS garantissait qu’il y aurait 0 fissure et pas d’affaissement. Les fissures peuvent tout de même venir ?
        Cordialement.
        Cordialement.

        1. Pour les fissures, il est fréquent – et pas du tout anormal, ce n’est pas une malfaçon – que le béton des planchers (dallages ou hourdis) se fissure en surface, légèrement. On parle alors de “faïençage”. Il y a des tensions, des dilatations, etc. qui peuvent provoquer ça. Ce ne sont évidemment pas des sinistres, mais ce n’est pas très esthétique. Un peu comme pour une pièce de bois massive, les tensions internes provoquent des fissures, le bois se fend un peu, ça ne l’affaiblit pas vraiment.
          Ce n’a rien à voir avec un tassement, ça c’est grave, ce serait un sinistre (et un sinistre lourd).
          Si l’on ne veut pas voir ce faiençage, il faut le recouvrir. L’avantage d’une dalle en béton rapportée sur le hourdis (coulée dessus), est qu’elle n’aura pas de tension, elle pourra se dilater tranquillement, sans en être empêchée. Donc, pas de (légère petite) fissure. C’est pour ça qu’il faut la désolidariser (il ne faut pas qu’elle “colle” au plancher, par exemple on la coule sur un polyane).
          Et si l’on ne veut pas faire cette dalle, mais si l’on veut une jolie couleur, il faut faire tout le hourdis en béton teinté. Ca coûte cher, et du coup faire une dalle rapportée dessus ne coûte pas vraiment plus cher (le hourdis sera fait avec du béton “normal”).
          Enfin, en ne prolongeant pas cette dalle rapportée et teintée aux bords du plancher, ça permet de faire facilement un caniveau périphérique.

          1. Merci pour votre explication.

            Dans le cas ou on fait un plancher en béton normal et au dessus en béton teinté désolidarisé, quelle épaisseur faut-il ? A quoi ça servirait de la faire 100% en béton teinté ? On ne voit pas le dessous et plus cher ?

            C’est bien cela ? On fait un plancher pour toute la surface de la terrasse, on pose ensuite les caniveaux et on ajuste à la même hauteur avec un béton teinté et finition ?

            Je souhaite pas d’affaissement de terrasse ni fissure. On voit souvent des terrasses qui s’affaissent au niveau des pignons ou fissurent, je ne souhaite pas cela.

            Cordialement.

          2. Il faut une épaisseur minimale de 5 ou 6 cm, je prévoirais plutôt 7 cm mini, avec un treillis soudé à l’intérieur (fin, c’est juste un anti-fissuration, pour donner de la cohérence au béton) qui doit être recouvert de + 2,5 cm de béton minimum. Et il vous faudra une forme de pente pour l’écoulement de l’eau de pluie (si le plancher hourdis n’a pas déjà cette forme de pente). Donc 7 cm au plus fin.
            On ne peut pas faire plus fin. Par exemple, ajouter une couche de 2 cm de béton seulement va provoquer des fissures, importantes celles-là : il faut un minimum de masse au béton pour qu’il ne se disloque pas, une “feuille” de béton de 2 cm, surtout à l’extérieur (gel, forte chaleur…) va se briser, s’émietter.
            Pour les caniveaux, si une profondeur de 6 cm vous suffit, c’est parfait. S’il faut plus, vous devrez prévoir des chaînages du plancher hourdis en dessous moins hauts, décalés : c’est possible, mais délicat (il faut respecter la continuité de la structure des armatures, et leur enrobage. Il faut un bon maçon pour faire ça).
            Le risque d’affaissement n’est écarté que par le plancher hourdis en dessous, et sur le fait qu’il repose sur des fondations assez profondes pour être “au bon sol”. Tout ce qui est rapporté au-dessus ne change rien (c’est comme un tapis : ça n’a pas de fonction porteuse).

          3. Rebonjour,

            Le maçon m’a indiqué que le fait de faire une terrasse sur VS avec un béton érodé pose problème car la machine a éroder pèse 500kgs et vibre et la résistance du plancher est trop faible.

            Ou alors partir sur un béton sérigraphié ?

            Ou le maçon me propose dalle sur plot, moins cher car on gagne sur les caniveaux.

            Quel est votre avis ?

          4. Ah, si sa machine est trop lourde, alors il ne faut pas, en effet.
            Les dalles sur plots sont une bonne solution. C’est surtout le coté “visitable” que j’aime bien, elles ne sont pas scellées.
            Pensez à bien traiter les tranches verticales, pour avoir une finition nette.

  80. Bonjour
    Je compte faire une extension l’existant à un sous sol j’ai voulu faire au même niveau j’ai donc creusé à 50 cm en dessous du niveau de l’existant . J’ai découvert qu il n y avait pas de fondation j’ai fait donc une reprise sous ouvre de ce côté du mur . J’ai toute la surface excavée et j’ai arrêté le chantier . Est ce qu il y’a un risque avec lés pluie et l’hiver sur qu au moment où je reprends lechantier que je ne suis plus avec de la bonne terre pour faire les fondations de la nouvelle extension ? Fau t’il que je me dépêche à la faire? Je ne peux plus creuser ou excaver en raison du mur que je viens de faire la reprise
    Je n’ai pas fait étude de sol mais la personne qui a fait excavation tête m’a dit que c’est la bonne terre ,
    Merci pour votre aide

    1. Bonjour, creuser contre un ouvrage ancien (je présume ? car il n’y a pas de fondation) est par nature dangereux, car ça risque de déstabiliser la construction existante. En laissant le chantier en l’état, ouvert, pendant des mois, on augmente le risque de déstabilisation, car la terre qui était sèche en permanence (car elle était en profondeur) devient humide, voire gorgée d’eau, elle est donc moins résistante.
      Je ne sais pas quels travaux de reprise en sous-oeuvre vous avez faits. Et je ne connais pas le site, le chantier. Donc je ne peux pas vous conseiller techniquement. Je ne peux que vous conseiller de vous adresser à un architecte (d’aujourd’hui), au moins pour une visite-conseil : vous aurez un avis pertinent sur la suite à effectuer.
      Quant à l’absence d’étude de sol, en général (c’est-à-dire sauf cas rares) elle est toujours utile pour savoir sur quoi l’on construit et donc pour adapter les travaux en conséquence.
      Faire construire est toujours onéreux (même pour une simple extension) et technique, surtout les extensions. Le client a besoin d’un avis extérieur de quelqu’un qui a une vision d’ensemble de l’opération, sur tous les plans. Un maçon n’est pas un architecte, chacun a ses compétences. Il ne vous viendrait pas à l’idée de demander à un architecte de bâtir lui-même un mur. L’inverse est vrai aussi.

  81. bonjour je voudrais faire une extension bois ou parpaing je ne sais pas encore mais je suis un peu perdu pavillon sur sous sol année 1989 sous sol enterré devant donc plain pied devant à l’arrière non enterré entrée sous sol sur un côté et l’autre côté pente remblayé avec terre végétal remblayé en 1989 c’est de ce côté que je voudrais faire l’extension de 20m2 faut-il que j’enlève la terre de remblais ou quelles autres solutions merci

    1. Bonjour, j’avoue ne pas bien comprendre vos interrogations.
      Vous souhaitez faire une extension de votre maison, là où de la terre a été remblayée :
      – Si votre extension se situe au niveau de la terre remblayée, il faut l’enlever, bien sûr.
      – Si votre extension se situe au-dessus, au niveau de la partie habitable (si j’ai bien compris),
      vous ne pouvez pas vous appuyer sur la terre remblayée, car elle n’a aucune résistance. Vous devez faire creuser des fondations qui descendront dans la terre non-remblayée (celle qui n’a pas déjà été creusée) jusqu’à la couche résistante, celle que l’on appelle “le bon sol”. L’étude de sol vous permettra d’en déterminer la profondeur.
      Quant à savoir s’il vaut mieux enlever la terre remblayée actuelle, cela dépend de plusieurs critères. Un architecte (d’aujourd’hui) sera vous le dire.
      Ce n’est pas que je veuille toujours “placer” ici l’intervention d’un architecte, mais il faut bien réaliser que dans le “bâtiment”, il s’agit toujours de cas particuliers, qui doivent tenir compte de critères toujours différents. Ce qui est l’inverse dans “l’industrie”, où l’on peut réaliser la même télévision, la même voiture, etc. pour des millions de gens. Pas dans le “bâtiment” : chaque terrain est unique (toujours..), chaque contexte est différent.
      C’est pour ça qu’on a inventé le métier d’architecte, depuis des milliers d’années : pour guider le client dans ses choix multiples et pas toujours évidents, car il n’a pas d’expérience dans ce domaine.

  82. Bonjour Mr Espagno ,je construit actuellement une maison en brique bgv en demi-niveau , la dalle du garage attenant à l’habitation sera 54 cm en dessous du niveau de la dalle de l’habitation qui sera sur VS en agglo bancher.je me pose la question de la liaison des briques au droit du décalage de niveau garage/ habitation, je pense qu’il y à un risque de fissure. Dois-je faire également un VS inaccessible décalé de 54 cm sous le garage de manière à ce que les briques reposent sur deux structures identiques à deux niveaux différents ou puis je monter deux rang d’agglo bancher supplémentaires sur le garage afin de rattraper les 54 cm de décalage et sur lesquels faire reposer le 1er rang de briques et faire un dallage flottant sur terre plein? sinon dois je séparer par un joint de fractionnement les deux bâtiments ? cordialement

    1. Bonsoir, le dallage sera dissocié des murs, il ne doit pas appuyer dessus, on place un polystyrène (ou équivalent) aux 4 bords du dallage, pour qu’il puisse se dilater librement, évitant ainsi des fissures. Donc ne vous inquiétez pas pour les murs : le dallage n’aura aucune action sur eux.
      Bonne (fin de ) soirée.

  83. Bonjour,

    Nous avons contacté des constructeurs pour notre future maison. 2 nous proposent une construction sur vide sanitaire et un autre non. Comment savoir quel constructeur a raison? Est-ce qu’un constructeur prendrait le risque de construire sur base pleine pour une question de cout?
    Cdt
    DR

    1. Bonjour,
      la technique du plancher porté, c’est-à-dire en général un plancher hourdis sur vide sanitaire, est bien plus fiable, moins risquée, qu’un simple dallage sur terre-plein. L’article sur notre site explique pourquoi.
      Est-ce qu’un constructeur prendrait le risque de construire sur base pleine pour une question de coût? Pardon de parler avec franchise, mais votre question montre une certaine candeur : oui, bien évidemment ! un constructeur va gagner plus d’argent avec un dallage qu’avec un hourdis, puisque ça lui revient moins cher. Et comme vous ne connaissez pas le détail des prix (je présume qu’il ne vous a pas confié les devis de tous ses sous-traitants, même si la loi l’y oblige), le bénéfice est pour lui. Je rappelle qu’un architecte, qui ne vous vend pas les travaux lui-même et qui transmet toutes les informations à ses clients (donc tous les devis d’artisans, par exemple), n’a rien à gagner à ce que vous ayez des travaux de moins bonne qualité. C’est ce qui le rend fiable dans ses conseils, car il n’y a d’expertise qu’indépendante des intérêts financiers des uns et des autres, évidemment.
      Le principe du CCMI (ce n’est pas une critique des CMI, c’est le constat du fonctionnement de ce contrat) est que le constructeur achète les travaux à ses sous-traitants le moins cher possible pour vous les revendre le plus cher possible : la différence est pour lui.
      Si vous deviez avoir un sinistre (affaissement du dallage provoquant des fissures intérieures : sols et cloisons), ce sera son assurance qui gérera le problème et ce n’est pas lui qui sera embêté (vous si…, surtout si vous devez déménager pendant les travaux). Le risque le plus grave pour vous est que ce sinistre n’apparaisse pas dans les 10 ans qui suivent la réception, mais un peu plus tard : vous ne seriez plus assuré.
      Bien cordialement,

  84. Bonjour ,

    Les maçons ont commencé à monter la maison avec la Brique rouge BGV 4 G, par endroit j’ai pu remarquer des jours de 4 cm ! est ce normal ?

    Bien cordialement

    1. Bonsoir, ah non, pas normal du tout ! C’est dommage de monter de telles briques ainsi.
      C’est jours doivent être comblés, et bien en profondeur (vérifiez dedans-dehors, avant que les doublages
      soient faits.
      Mais évidemment, le joint n’aura pas la capacité isolante de la brique et il risque d’apparaître même
      quand l’enduit sera fait, car ce sera un point froid. Ca arrive aux changements de temps quand
      l’air devient humide.
      C’est vraiment dommage. Voilà un maçon à surveiller de près…

      1. Bonsoir ! me suis trompé dans le pseudo (c’est moi sasan lolll)

        j’ai oublié de préciser qu’il ne pouvait pas faire autrement je pense car les jours sont situés sur l’avant dernières brique avant l’emplacement des futurs fenêtres. (donc sans ce jour à certain endroit la dimension de la fenêtre serait fausse.)

        Faut il reboucher ses jours avec un mortier hydrofuge réalisé à l’aide d’un produit de type hourdex (liant à maçonner)

        Cordialement

        1. On peut toujours recouper 2 briques pour que le total tombe exactement à la longueur voulue…
          Inutile de mettre un mortier spécial, de toute façon le mortier est plus étanche par lui-même
          que la brique. Donc un mortier, bien dosé suffira (avec beaucoup de ciment, par exemple 400 kg, pour
          qu’il tienne bien).
          Bonne soirée,

      2. Bonjour Mr Espagno

        Maintenant que le mal est fait est ce que pour boucher les jours le Mortier joints minces pour briques (le même qui a servi pour monter les briques) est t’ il satisfaisant ?
        Que pensez-vous de l’enduit par projection aeroblue avant la pose de l’isolation ? dans mon cas ne serait il pas une bonne solution pour rattraper les éventuelles pont thermique du au mauvais montage de certaine brique ?

        Bien cordialement

        1. Bonsoir, ces briques sont montées à la colle, il me semble ? Je ne sais pas jusqu’à quelle épaisseur il est possible de remplir des joints, à voir avec le maçon (ce doit être indiqué quelque part par le fabricant). Si c’est possible, tant mieux, c’est toujours mieux de garder le même matériau en façade, en support d’enduit.
          L’enduit type “aéroblue” est pour étancher un mur à l’air (et non à l’humidité, puisqu’il est intérieur aux briques). En fait, je n’utilise pas ce genre de produit.
          Ne vous tracassez pas, un bon rebouchage des joints larges réglera le problème.
          Bonne soirée.

          1. Bonsoir ,

            Merci

            Oui les briques (bouyer leroux home bric BGV 4 G ) sont montées avec le mortier home bric joint mince 3mm.
            J’ai pu trouver les recommandations pour le calfeutrement “Pour reboucher un interstice entre deux produits (dans le cas d’une coupe), réalisez un calfeutrement vertical à l’aide du mortier joints minces mélangé à 50/50 avec du sable. Ce remplissage peut aussi être fait avec le Hourdex (mortier bâtard).”

            Je doute que le mélange ait été mélangé avec 50% de sable … vu les maçons qui me font la maison et qui ont comme vous le dites si bien” le poil dans la main ……”

            Ce qui m’inquiète le plus c’est les jours (voir lien photos) après découpe entre deux briques sur le dessus ! faut il que ses jours soient rebouchés ? je précise que d’autres briques viendront au dessus. https://image.noelshack.com/fichiers/2019/42/3/1571249045-img-20191015-172340.jpg

            Bien cordialement

          2. Bonjour, c’est évidemment au maçon de bien faire son travail, et tout d’abord de bien connaître la technique de pose des briques. C’est la base de son métier, quand même. Il n’est pas nécessaire de remplir tout le joint vertical entre les briques, à moins qu’il ne soit très large (ce qui est déjà anormal en soi). Il faut un rebouchage extérieur et un rebouchage intérieur.
            Et il faut suivre les préconisations du fabricant ! S’il faut du sable, on met du sable, c’est tout ! Ce n’est pas compliqué à acheter, le sable…
            Si vous n’avez pas d’architecte, peut-être qu’il vous faut hausser la voix : dites que vous ne paierez surement pas un travail mal fait, en montrant votre mécontentement !

  85. Bonjour ,

    Merci pour vos réponses.
    J’ai remarqué que ma dalle de compression n’est pas plane par endroit il y ‘a des bosses ! cela va t’il poser des problèmes pour le plâtrier (je précise que j’ai choisi l’isolation polyuréthane projetée au sol et les carreaux de plâtre plein de 7 cm pour la séparation des pièces ) ?

    Concernant le mortier hydrofuge en dessous de la première rangée de brique rouge de combien doit être son épaisseur ? les jours potentiels pendant l’élévation de la brique devront t’ils êtres comblés au mortier ou à la colle pour brique ?

    MERCI
    Cordialement

    1. Bonsoir, un plancher hourdis n’a pas besoin d’être parfaitement plan en maçonnerie (en ossature bois, si). Les bosses doivent être limitées, bien sûr, pas trop grosses.
      Le plâtrier doit poser ses cloisons sur des semelles, pas directement sur le béton (et ceci, quelle que soit la cloison, carreaux de plâtre, briques, placo…).
      L’épaisseur du mortier hydrofuge est normale, elle sera en fait un peu supérieure aux autres joints puisqu’il s’agit de rattraper les petites irrégularités du plancher béton. Et de toute façon, le plancher hourdis lui-même fait office de coupure de capillarité. Mettre de l’hydrofuge est juste un précaution supplémentaire, notamment avec les briques, très spongieuses.
      Les jours très fins sont normaux, mais dès qu’ils atteignent 5 ou 6 mm, ils doivent être comblés, rebouchés. Si c’est fin, à la colle ; si c’est plus important, au mortier (mais un jour important est anormal, attention qu’il n’apparaisse pas après l’enduit : zone plus sombre ou plus claire).

      1. Merci une fois de plus ..

        En ce qui concerne les carreaux de plâtre l’ensemble de la première rangée de toute la maison sera de couleur bleu (hydrofugé) est-ce pour cela que je ne vois nul part sur les forums une pose sur semelles ?

        Bien cordialement , bonne nuit -^-

        1. La nuit a été très bonne, merci. D’autant plus que je me réveille (et donc je me suis endormi) dans une chambre face à la mer, en Corse…
          La semelle est un rail en U pour les carreaux de plâtre, calé sur le plancher béton. Il n’est pas toujours très visible.

          1. Bonjour ,

            Quelle chance !! c’est sur le climat de la CORSE n’est pas le même que chez nous en Lorraine mdrrr
            Oui je connais les semelles en rail en U mais sont il nécessaire si l’on utilise les première rangée en carreau hydrofugé ? car je n’ai jamais vu aucun artisan qui utilise les rails en Udepuis le temps que je regarde les récits des constructions sur internet.

            Bien cordialement

          2. Il y a des gens qui se baignent… J’aurais dû prendre mon maillot.
            Les cloisons doivent être posées sur des semelles, c’est une question de désolidarisation. Gérer les dilatations, c’est-à-dire désolidariser, est une constante pour faire des bâtiments qui se comportent bien, qui vieillissent bien.
            Sinon, la désolidarisation se fera tout-de-même, sans notre accord : ça s’appelle des fissures.

  86. Bonjour ,

    Sans vous manquez de respect je renouvelle ma question..
    Je confirme mes réponses, en gras et italique
    Mr Espagno
    Notre maison a une superficie de 120 m2 habitable et 43 m2 de garage l’ensemble sur VS.
    Les aérations du vide sanitaire de 100 mm sont aux nombres de 6 et sont bien placées en face l’une de l’autre pour une bonne circulation de l’air. Est-ce que 6 aérations sont elles suffisantes ? Oui

    Malgré des températures extérieures douce le vs est déjà humide ainsi que la terre, j’ai même pu apercevoir des gouttelettes en dessous du plancher et hourdis ainsi que les agglos du vs un peu humide Est-ce normal ? Oui

    Le plancher est coulé depuis maintenant 2 semaines et il y a bien sur des fissures sur la dalle de compression ! comment peut on faire la différence entre des fissures normales et celles qui ne le sont pas ? Il faudrait que je me rende sur place et que je les vois pour pouvoir répondre

    Encore une erreur, une des évacuations à été mal placée et se retrouvera après avoir mesurer dans la chambre de ma fille !! quel est le meilleur moyen pour rectifier l’erreur ? condamner le tuyau de 100 mm en rebouchant avec du béton et remettre cette évacuation au bon endroit en perçant dans le plancher hourdis ?Oui, s’il est possible de le faire, refaire les travaux correctement est une bonne solution. Mais, ici, sans aller sur place, je ne peux pas savoir si c’est possible.

    Bien cordialement à vous aussi

    Merci

    Bien cordialement

  87. J’ai reçu une question :
    Peux ton reprendre son terrain dans le cas d’un CCMI. Le constructeur n’a pas respecté la notice descriptive. Il a remplacé les armature prévues par 3 tiges d’aciers.
    Je suis à échanger des conclusions, il me ballade avec son avocat et le juge de mise en état, je ne parvient pas à avoir une date de procès, toujours reportée.
    Je souhaite reprendre mon terrain pour démolir les fondations. Ensuite reprendre un architecte pour poursuivre ma construction.
    Pouvez-vous m’apporter une réponse. Merci.

    Ma réponse :
    La raison pour vouloir annuler un CCMI me paraît bien mince : il y a bien des armatures dans les fondations, si j’ai bien compris. Seule leur mise en oeuvre serait contestable. Avez-vous la preuve (photos) que ces armatures mal placées vont probablement amener un sinistre ? Difficile à obtenir…
    Le CCMI est un contrat définitif (à l’inverse, par exemple, du contrat d’architecte que le client peut rompre à tout moment, au prétexte de la perte de confiance). C’est un achat “ferme et définitif”. Qu’en dit votre avocat ?

  88. Bonjour,

    Nous venons d’acheter une maison de 2003 sur vide sanitaire avec une terrasse sur VS également.
    La maison s’élève au dessus du sol d’1m50 environ, d’un côté on y accède par un escalier et de l’autre une butte de terre permet d’accéder à la terrasse directement depuis le jardin.
    Or nous voyons des trous se former à plusieurs endroits à la jonction de la butte et de la terrasse, la terre commence à s’écrouler sous la terrasse.

    Que faut-il faire ?

    1. Bonjour, votre terrasse est donc surélevée, sur vide sanitaire, et il n’y a pas de muret de soubassement, du moins pas partout.
      Il faut créer une paroi pour retenir la terre de la butte. Il est compliqué de réaliser un muret de soubassement “après coup”. Etant donné que la paroi à créer sera cachée par la terre, vous pourriez placer des palplanches, ce sont des tôles en acier, épaisses et conçues pour retenir la terre.
      Il faut :
      1 – dégager la terre, sur 1 m de large environ,
      2 – placer les palplanches, en les enfonçant dans la terre de 20 ou 30 cm, le haut des palplanches venant en buté sur la terrasse (vous aurez choisi leur hauteur en fonction de la hauteur de la terrasse + 20 à 30 cm),
      3 – remblayer la terre.
      C’est simple, un maçon fera ça très bien.

      1. Merci de votre retour rapide.

        Pour être plus précis, sur les trois côtés de la terrasse non adjoints à la maison, il y a un côté avec un mur et les deux autres reliés à la butte. Un de ces côtés est visiblement sans muret, tout du moins pas sur toute la hauteur puisqu’on voit sous la terrasse aux endroits où la terre s’est effondrée.

        Devrait-il y avoir un mur tout autour sous la terrasse, comme un coffre fermé ? Doit-il y avoir des aérations ?

        Cordialement

        1. La terrasse, je présume en plancher hourdis, a ses poutrelles qui reposent sur 2 murs opposés, et les 2 autres cotés, non-porteurs, n’ont pas de mur.
          Il n’y a pas de raison technique pour fermer les 4 cotés, si ce n’est… empêcher justement que la terre de remblai ne s’effondre pas sous la terrasse.
          Les aérations ne sont pas indispensables, car le plancher au-dessus n’est pas chauffé (pas de condensation). Vous pouvez faire 2 percements du soubassement avec votre vide sanitaire de la maison, tout simplement, ça fera un peu d’aération sans avoir à gérer des aérations apparentes.

  89. Bonjour ,

    Mr Espagno
    Notre maison a une superficie de 120 m2 habitable et 43 m2 de garage l’ensemble sur VS.
    Les aérations du vide sanitaire de 100 mm sont aux nombres de 6 et sont bien placées en face l’une de l’autre pour une bonne circulation de l’air. Est-ce que 6 aérations sont elles suffisantes ?

    Malgré des températures extérieures douce le vs est déjà humide ainsi que la terre, j’ai même pu apercevoir des gouttelettes en dessous du plancher et hourdis ainsi que les agglos du vs un peu humide Est-ce normal ?

    Le plancher est coulé depuis maintenant 2 semaines et il y a bien sur des fissures sur la dalle de compression ! comment peut on faire la différence entre des fissures normales et celles qui ne le sont pas ?

    Merci

    Bien cordialement

  90. Bonjour,

    je ne sais pas si cela a un rapport mais nous avons une maison qui a plus de 300 ans et il n’y a pas de fondations.
    je souhaite faire réaliser une terrasse mais on me déconseille de faire une terrasse en béton au ras des murs de la façade car cela va bloquer les flux d’eaux et peut entrainer une déstabilisation de la maison. que me conseillez-vous ?

    1. Bonjour, 300 ans, voilà un âge respectable pour une maison… Il faut la ménager, en effet.
      A cette époque, la technique des fondations était simple : une tranchée, quelques gros galets au fond, et on bâtit directement le mur. Parfois, “ça tient” (comme votre maison), parfois ça s’écroulait : il n’en reste rien aujourd’hui.
      En effet, une terrasse béton va assécher le sol en dessous, du coup ce sol n’aura plus la même portance que les autres façades, d’où risque de fissures, voire (moins probable mais pas impossible), écroulement à terme.
      Vous pourriez faire une terrasse en lames de bois sur petits plots béton, ou – mieux – sur vis de fondations (comme des petits techno-pieux). C’est respectueux du sol car la pluie s’infiltrera entre les lames et ça ne provoquera pas de changement hygrométrique.
      Bon chantier.

  91. Bonjour ,

    Cela fait 1 semaine que le plancher est coulé et mise à part quelque fissure de retrait rien d’alarmant et pourtant pour 7,5 mètre cube il y a eu un ajout d’eau de 50 l…. (c’est interdit mais comme le béton venait à 1 h de mon chantier ….) Ca fait froid dans le d’eau ! les chauffeurs m’ont dit que c’était chose courante et que certain maçon maitre d’oeuvre … leurs faisaient mettre énormément d’eau ….et souvent le béton était destiné pour construire des hôpitaux ……!!!!!

    Ma question concerne la ventilation primaire ! en effet les évacuations wc etc ont bien été réalisées par le maçon mais je ne vois pas un second tuyau partir du wc jusqu’au haut du plancher pour cette ventilation primaire.

    De même pour les futurs tuyaux prêt à accueillir les descentes d’eau pluviales , du côté gauche de la maison je vois un tuyau pvc sortir devant et resortir derrière mais sur le côté droit je ne vois pas l’autre tuyau qui devrait accueillir les descentes côté droit !

    Pouvez-vous m’éclairer ?

    cordialement

    1. Bonjour,
      – ajout d’eau dans le béton prêt à l’emploi = strictement interdit. Et non, ce n’est pas une chose courante. Je ne l’aurais jamais toléré, pour ma part, sur un de mes chantiers.
      – ventilation primaire : le tuyau partira du plancher, le wc viendra s’y brancher au passage, et le tuyau continuera vers le haut, jusqu’à sortir hors toiture et servira de ventilation primaire = normal.
      – évacuation pluviale en attente manquante = elle n’est peut-être pas encore en place, tout simplement. On n’est pas obligé de la faire tout de suite, ça peut se faire plus tard. Du moment qu’elle est bien là à la fin des travaux, le reste n’a pas d’importance.
      Bien cordialement,

  92. Bonjour,
    Sur mon terrain la mise à l’égout est trop haute et je vais devoir remonter la maison par rapport à la prévision ou alors mettre une pompe de relevage ce que je ne souhaite pas.
    Le constructeur vient de me faire passer le devis pour réaliser un vid sanitaire.
    Quel est son implication et son degré de responsabilité dans le fait d’avoir à faire des travaux non prévus au devis.
    Nota : le terrain n’a pas été vendu par le constructeur par contre il aurait pu avoir accès à tous les plans .

    Vous remerciant de votre retour,

    Cordialement

    1. Bonjour, la loi codifie le CCMI (contrat de construction de maison individuelle). Les textes sont clairs :
      une fois le CCMI signé, rien ne doit être imposé au client, ni modification, ni évidemment, surcoût. La construction doit être faite entièrement suivant les règles de l’art, sans malfaçon, pour le prix convenu initial. Et qu’importe que le CMI ait bien ou mal prévu les travaux : il les doit entièrement. Il faut donc ici relever la maison.
      Je conseille d’accepter un vide sanitaire (un dallage sur terre-plein est trop souvent une mauvaise solution), et mieux vaut éviter en effet une pompe de relevage, qui tôt ou tard, risque fort de tomber en panne, comme toute mécanique.
      Par contre, le prix global forfaitaire est fixé, définitivement. Vous n’avez aucun paiement supplémentaire à supporter. L’élévation de la maison sur vide sanitaire doit être faite pour le même prix, sans aucun surcoût.
      Même (et surtout) si votre CMI cherche à vous intimider, à vous forcer, rappelez-lui que ne pas respecter cette obligation est une faute pénale, que cette faute est déjà commise en vous présentant un devis et que s’il insiste, dites lui que pour ça, vous pouvez l’envoyer en correctionnelle.
      Bref, je vous engage à ne pas vous laisser faire, surtout ainsi au début du chantier. Le monde du “bâtiment” est trop souvent un rapport de forces. Si vous cédiez, que sera la suite ?!
      Bon courage !

      1. Bonjour,

        Dans le cas du Monsieur, si son CMI laisse la maison sur terre plein et que le CMI installe une pompe de relevage à ses frais (moins cher que le VS), le client peut-il s’y opposer et imposer un VS sans surcoûts ?

        Le VS n’étant pas prévu dans le contrat.

        Merci.

        1. Une pompe de relevage ou bien une élévation de la maison avec vide sanitaire sont des modifications de la maison qui ne peuvent pas être imposées – a priori – au client. Mais le CMI a aussi l’obligation de réaliser la maison suivant les règles de l’art, et un réseau d’évacuation des eaux usées en bon état de marche est a minima une autre de ses obligations.
          En cas de blocage entre le CMI et son client, le juge accepterait surement la solution la plus simple, c’est-à-dire la pompe de relevage. Ce serait donc ce qui serait fait.

          1. Bonjour,
            Avec un CMI très malin, puisque le client n’a pas connaissance du prix de la maçonnerie mais que du total, le CMI pourrait proposer un VS 2 fois le prix du marché ? Et le client obligé de payer ou à défaut c’est pompe de relevage… Mais qu’il ne souhaite pas.
            Il est délicat de faire intervenir un autre maçon.
            Comment faire dans un tel cas ?

          2. Bonjour, Bonjour, je réponds directement dans le texte.
            Avec un CMI très malin, puisque le client n’a pas connaissance du prix de la maçonnerie mais que du total, le CMI pourrait proposer un VS 2 fois le prix du marché ?
            Eh oui, 2 fois, 3 fois… il fait ce qu’il veut, le client est captif, piégé, il est obligé d’accepter s’il veut la modification.
            Et le client obligé de payer ou à défaut c’est pompe de relevage… Mais qu’il ne souhaite pas.
            Le client n’a pas le choix, le CMI décide ce qu’il veut. Le client peut toujours refuser la pompe de relevage, mais le CMI s’adressera à un juge, en référé (mesure d’urgence) et le juge décidera la pompe de relevage.
            Il est délicat de faire intervenir un autre maçon.
            Il lui est impossible de faire intervenir un autre maçon, ce serait illégal : le client a un contrat avec le CMI, il ne peut plus le changer sans l’accord du CMI.
            Comment faire dans un tel cas ? Rien. Le client n’a pas de moyen d’action, le CCMI est définitif. Ce n’est pas de la maîtrise d’oeuvre, c’est une vente faite.
            On voit ainsi que la maîtrise d’oeuvre a été inventée (depuis des milliers d’années) pour correspondre aux problématiques du client qui fait construire : ce n’est pas un consommateur qui achète un produit fini, c’est un maître d’ouvrage qui achète un produit qui n’existe pas encore, qui est “à venir”, avec tous les aléas que cela comporte. Il lui faut donc être protégé dans cette aventure. Cette protection, ce guide, c’est l’architecte qui exercera sa maîtrise d’oeuvre pour le compte exclusif de son client, puisque l’architecte ne vend pas les travaux. Il est indépendant, il est donc fiable, il n’est pas “juge et partie”.

          3. Bonjour,
            Encore une fois, le contrat CMI bloque le client ! Si la maison avait été prévue sur VS depuis le début, ce ne serait pas arrivé ce surcoût ?
            En gros, le client pour ce cas précis n’a pas le choix que de payer et si le CMI veut, c’est le prix fort, très fort ? Et c’est plusieurs milliers d’euros en plus.

          4. Quand un client signe un CMI, il est captif, il n’a plus de marge de manoeuvre, il ne peut plus rien changer.
            Ce n’est pas grave s’il achète un produit fini, industrialisé, il le prend tel quel et c’est tout. Mais dans le cas où il “fait construire”, le produit (la maison) n’existe pas encore, il va donc y avoir beaucoup de choix à faire, il y a forcément des aléas, et le client se rend compte – trop tard, évidemment – qu’il n’a plus de marge de manoeuvre, qu’il n’a plus le choix que : ou d’accepter ce que veut bien lui proposer le CMI, au prix qu’il veut, ou de renoncer à toute modification. Le CCMI ne décrit pas en détail tout le projet, il y a (beaucoup) de zones d’ombre. Ce sont autant de pièges pour le client.
            Le CCMI n’est pas du tout adapté au monde du “bâtiment”, il ne correspond pas à ce que vit le client qui fait construire et qu’il découvre au fur et à mesure de l’opération – mais trop tard puisque le contrat est signé ! On ne devrait jamais recommander le CCMI à ceux qui veulent faire construire, pourtant c’est tout l’inverse qui se produit.

  93. Bonjour ,

    Les maçons ont fini la pose du plancher hourdis (16+4) mais nous venons de nous rendre compte qu’à certain endroit voir même beaucoup d’endroit du haut de l’entrevous béton au haut de la planelle il n’y a pas 4 cm !
    Nous nous demandons si le maçon n’a pas relevée de trop les poutrelles avec les étais à certain endroit qui sont sous le plancher pour maintenir l’ensemble lors du coulage ???? est-ce possible ?
    Merci

    1. Soit le maçon a peut-être étayé un peu trop haut (mais c’est rare), soit plutôt les poutrelles ont une contre-flèche = elles sont très légèrement bombées vers le haut, pour devenir parfaitement horizontales une fois que le béton est coulé et que ce poids appuie sur les poutrelles.
      Parlez-en au maçon, tout simplement, il vous donnera l’explication.
      Et s’il a fait une petite erreur (personne ne se trompe jamais), ce sera l’occasion de la rectifier. Mais il me semble que c’est un bon maçon, je crois ?
      En tout cas, vous avez raison, “la confiance n’exclue pas la vérification”. Et on est plus vigilant quand on se sait contrôlé, moi comme tout le monde… 🙂

      1. Bonsoir ,

        Merci pour la réponse

        En effet les poutrelles sont bombées on a l’impression que les entrevous sont en montagne russe ….
        Si j’ai tout compris lorsqu’ils vont couler les poutrelles vont se redresser sous le poids du bèton et devenir horizontale ?

        Mais comment expliquer qu’à côté des planelles de 20 (19,5…..) j’ai l’impression que les entrevous sont très haut pour recevoir 4 cm de béton ?

        J’espère pour moi que ce n’est en effet pas trop étayé …. si jamais c’est ça et que je laisse coulé il risque d’avoir une multitude de fissure sur la dalle de compression car le recouvrement ne sera pas suffisant et là …….

        cordialement

        1. Regardez en bout de poutrelle, là où elle n’est pas bombée : ça doit être ok comme hauteur.
          Le poids du béton est énorme (plusieurs tonnes), ça va fléchir les poutrelles (c’est normal), et comme c’est prévu,
          elles vont du coup de se retrouver horizontales.
          C’est bien de vérifier, mais ne vous faites pas trop de souci : vu d’ici, tout me semble très normal.

          1. Bonjour.
            Merci de me rassurer…mais c’est justement en bout de poutrelle que ça m’inquiète car en regardant du haut de l’entrevous et le haut de la planelle on voit de suite qu’il n y aura pas 4cm (et la ce ne peut pas descendre avec le poids du béton ?
            Je trouve bizarre aussi qu’en côté limite de propriété ou j’ai un mur en agglos coffrant le maçon n’a pas mis de poutrelle et a fait reposer la languette des entrevous directement sur le mur.
            Voulez vous peut être une photo
            Cordialement

          2. Bonjour, vous pouvez questionner le maçon, il aura probablement la réponse;
            Les largeurs de plancher ne tombent pas “pile” aux dimensions de la maison, il est normal de finir sans poutrelle. Sur le mur, c’est le chaînage qui fera office de structure. Je rappelle que les entrevous n’ont qu’un rôle de coffrage, une fois le béton coulé (et durci), ils ne portent plus rien.

    1. Bonsoir, tout cela est incomplet.
      D’abord, les agglo (qui sont en béton, en fait) ne sont guère capillaires. La brique l’est beaucoup (donc à ne jamais mettre en soubassement), mais pas vraiment les agglos.
      Ensuite, l’enduit du soubassement permet de limiter considérablement l’humidité dans les murs enterrés, et il faut bien enduire les agglos qui sont au-delà de la terre, ne serait-ce que pour une question esthétique.
      L’arase étanche par un feutre bitumé n’est pas obligatoire en soi, surtout avec un plancher béton (la plupart des cas). Elle l’est avec un plancher bois, bien sûr, juste en dessous en effet. Pour ma part, et bien que ça ne me soit pas arrivé, j’ai lu des cas où cette arase souple avait elle-même provoqué des infiltration, par “effet de mèche”.
      J’assure donc la coupure de capillarité en faisant faire un mortier étanche (on ajoute un adjuvant étanche au mortier des agglos et de la planelle), tout simplement.
      Quant à l’histoire de l’épaisseur du chaînage, ce n’est pas ça. L’enrobage courant est de 25 mm (2,5 cm), et l’on peut décaler les armatures du chaînage près des poutrelles (puisque ce n’est pas le vide). Avec une planelle de 5 cm, il reste 5 cm d’enrobage et un carré d’armature de 10 cm, tout-à-fait suffisant.
      Par contre, une dalle béton (ou un chaînage) directement en contact avec l’extérieur, sans planelle, ce n’est pas bon à cause des dilatations différente du plancher béton et des agglos (plus fortes pour le plancher béton). Donc, fissures à leur jonction agglo/plancher. On n’a pas inventé les planelles pour compliquer les choses sans raison…
      Mais, bon, on raconte beaucoup de chose sur internet, sur tous les sujets.

      1. Bonjour ,
        Bonjour, je réponds en italique dans le texte.
        Merci pour la réponse trés instructif Mr Espagnol.
        “Espagno” je n’ai pas d’aile, comme on me dit parfois 🙂
        En effet sur internet il y a à boire et à manger
        Dans mon cas avant la pose de la planelles un simple enduit hydrofuge à été appliquée en faible couche ( 2 mm).
        2 mm ?! Comment réaliser un enduit si fin ? Il faut être doué… Non, l’épaisseur doit dépasser 15 mm (1,5 cm)
        Je ferais faire quand même pour la première rangée un mortier hydrofuge en dessous de la première rangée de brique rouge (j’ai quand même choisi la brique rouge).
        Je vous conseille d’utiliser un mortier hydrofuge aussi pour les agglos de soubassement et pour la planelle (elle-même en agglo, pas en brique), la dépense supplémentaire est faible, presque insignifiante.
        La brique est un très bon matériau pour les murs d’une habitation – mais pas du tout écologique, dommage.

        Ce qui me cause problème c’est le chaînage du plancher celui-ci touche pratiquement par endroit l’intérieur de la planelle, donc l’enrobage y sera nul,est-ce grave ?
        Ce n’est pas très bon… Vous ne pouvez pas le rapprocher des poutrelles (quitte à les toucher) ? En ligaturant bien le chaînage pour qu’il ne bouge pas au coulage
        En ce qui concerne les treillis par endroit le recouvrement est bien de deux carré s mais par partout.
        J’ai rencontré souvent cette faiblesse chez les maçons, ils ne doivent pas toujours bien en comprendre l’utilité…
        Les angles ont bien été féraillé mais sans être croisé.
        Il faut a minima que des équerres (des tiges en L) soient placées aux angles, mais pas à l’intérieur de l’angle, plutôt à l’extérieur.
        Merci
        Bon chantier

        1. Ps: j’oubliais l’enduit étanche du soubassement n’a été réalisé qu’avec seulement 5 sacs de 25 kg (normalement 3,5 à 4 kg au m3) j’ai une surface de soubassement de 55 m3 couche fine vraiment très très peu…… Et a été appliquée en une seule couche .
          Hum…! Cet enduit étanche ne doit pas être bien étanche, voire pas du tout. Je vous conseille de le faire refaire, une couche par-dessus, de 20mm, en veillant bien à la matière utilisée, à son dosage et à son épaisseur. Vous prendrez des repères pour en mesurer l’épaisseur.

          1. Je précise que c’est le produit Vicat k224 kristeau k en poudre gris .
            Sur l’arrière de ce paquet il y’a d’inscrit que pour l’imperméabilité de fondations vs(sous bassement ) 2 mm suffisent .
            De tout façon le drain est déjà posé , je vais remettre moi même à partir du drain le rajout d’une couche pour obtenir au moins c’est 2 mm……
            Ils ont déjà du mal à me mettre ce qu’il y a d’indiquer sur le paquet, alors imaginez vous 20 mm ….

        2. Bonjour,

          Désolé pour le aile lol de votre nom .

          1,5 cm !? Cet enduit on est bien d’accord doit être placé sur la dernière rangée d’agglo avant la pose des planelle.?
          Si c’est bien le cas hé bien on est un bon sacrée paquet de personne (voir forum construire) à avoir ce joint anti remontée capillarité de 2 mm minuscule….
          De toute façon trop tard pour moi c’est déjà fait.
          Trop tard aussi pour l’hydrofuge entre les agglos du soubassement.

          Par contre j’avais l’intention d’acheter de l’hydrofuge pour comme vous le conseiller l’incorporer dans le mortier en dessous de la première rangée de briques.
          Je vais essayer aussi de faire écarter le chaînage de la planelle pour un recouvrement plus important ( pas évident tout est déjà installé)

          Je vais rajouter aussi une couche équivalente au soubassement de ce qu’ils m’ont déjà mis.

          Arfttt j’aurais dû rester sur l’argile alors calilur c20 …..

          En tout cas si un jour je reconstruis pour la troisième fois je sais à qui faire appel ………

          Merci Mr espagno

          1. Comme je le disais dans mon mél précédent, je croyais que vous parliez de l’enduit vertical des agglo, désolé. Ok pour cette coupure de capillarité. Ne vous tracassez pas trop, a priori vous avez fait ce qu’il fallait.
            L’hydrofuge dans le mortier du premier rang de briques est toujours une bonne chose (les briques sont comme des éponges, très sensible à l’humidité) et facile à faire.
            Essayez de placer des écarteurs dans le chaînage (petits éléments en plastiques, souvent ronds, faits pour ça).
            Bon chantier.

          2. NON Non c’est moi qui suis désolé de m’être mal exprimé , ben en faite l’enduit du soubassement (vs) c’est le même que pour la rupture de capillarité , c’est inscrit que ça doit être appliqué en en couche de 2 mm.

            lol je viens de comprendre dans les messages du haut vous parliez peut-être de l’enduit crépis finale de 1,5 cm. lol

            merci

      2. Bonjour Monsieur, Bonjour, je réponds en italique directement dans le texte.
        Les parpaings pleins en soubassement, est-ce utile comme indiqué dans la vidéo ?
        Non, au niveau d’une maison individuelle, ce n’est pas la peine. Et je n’aime pas utiliser les parpaings pleins quand ce n’est pas la peine, car ça casse le dos des ouvriers – c’est un vrai problème les colonnes vertébrales des maçons à 50 ans passés.
        D’autre part, un plancher sans planelle isolantes, n’y a t-il pas un risque de pont thermique ?
        Oui, mais il faut relativiser, c’est insignifiant. Comme si vous faisiez une fenêtre un peu plus grande… Ca n’a guère d’importance.
        L’arase étanche doit-elle être faite entre le dernier parpaing de soubassement et le plancher ou entre le plancher et le 1er rang de parpaing ou brique d’élévation ?
        En cas de plancher hourdis (béton, donc), seule la planelle peut être un vecteur de capillarité – et encore, en agglo, c’est très faible (en brique, si, mieux vaut de l’agglo pour les planelles en soubassement). L’arase étanche peut être faite dessus ou dessous le hourdis. Ou être remplacée par du mortier hydrofuge pour monter les parpaings (c’est ce que je préconise).
        Les vidéos ont tout de même un intérêt quand on a quelqu’un comme vous. Vous nous permettez de mieux comprendre la version en image ou de la rectifier au besoin par votre œil de professionnel.
        Merci. Vous savez, le bâtiment c’est beaucoup de bon sens, c’est ce qu’on me disait quand j’étais étudiant, et avec l’expérience je comprends mieux ce que ça voulait dire.
        Cordialement.

  94. Bonjour,

    L’architecte m’a demandé de faire une implantation par géomètre versus les plans qu’il lui a communiqué. Dans le cas où il y aurait une erreur d’implantation engendrant un défaut de maçonnerie et la maison restant tout de même sur la parcelle qui doit faire les démarches de recours auprès du géomètre ? L’architecte (ou MO) ou le client directement ?

    Cordialement.

    1. Bonjour, tout d’abord, une erreur d’implantation serait dans votre cas extraordinaire… Un maçon + un géomètre + un architecte (il va quand même jeter un oeil sur la mesure, je présume) qui se tromperaient simultanément sur une même implantation ? Hum…
      Donc, hypothèse d’école, s’il y avait une erreur, ce serait au maître d’ouvrage, c’est-à-dire vous-même le client, qui serait responsable vis-à-vis des tiers, et notamment des Pouvoirs Publics. Ce serait donc à vous d’agir. Bien entendu, vous en demanderez compte : au géomètre, à l’architecte et au maçon, qui vous garantiraient de cette erreur.
      Et vis-à-vis de la conformité des travaux, après réception (ou lors de la réception, car avant il n’y a pas d’erreur au sens juridique du terme : les travaux ne sont pas finis), ce serait d’abord au maçon que vous pourriez demander des comptes car c’est lui qui vous vend les travaux, mais aussi, indirectement, au géomètre et à l’architecte. En fait, à mon avis, ce serait plutôt au maçon à appeler en garantie l’architecte et surtout le géomètre (à qui on avait demandé, justement, cette implantation).
      De votre coté, vous n’auriez pas à intervenir pour trancher en les 3, votre interlocuteur dans ce cas étant le maçon.
      Mais, juridiquement, il faudrait évidemment se fonder sur les contrats respectifs du maçon, de l’architecte, du géomètre.

      1. Monsieur,

        Merci pour votre réponse.

        Le géomètre, sauf erreur de ma part, se réfère aux plans de l’architecte. Il peut faire une erreur de piquet, que tout le monde suit, non ? Le géomètre est-il assuré si on constate que son implantation est erronée et origine du défaut de maçonnerie ? Comment démontrer son erreur ?

        Le menuisier était prévu d’installer ses ouvertures et 2 hypothèses. Il les laisse en stockage chez le fournisseur moyennant frais d’entreposage mensuels, soit il les récupère mais dans ce cas il facture le matériel au client.

        Comment réagir ?

        1. Le tracé en plan de la maison est l’affaire de l’architecte.
          Dans votre cas, le tracé de cette maison sur le terrain est l’affaire du géomètre.
          Bâtir cette maison conformément aux plans de l’architecte est l’affaire du maçon.
          S’il y a erreur de l’un ou de l’autre, il faut se référer aux contrats et aux engagements de chacun.
          Avez-vous un contrat avec le géomètre ? Si oui, vous pouvez lui demander des comptes.
          Vous avez un contrat avec le maçon, il y est probablement mentionné qu’il doit vérifier l’implantation du géomètre.
          Vous avez un contrat avec l’architecte, il doit superviser tout ça.
          Le chantier est en cours : il n’y a pas de malfaçon vis-à-vis de vous pour le moment. Il y a une erreur, tous
          doivent la rectifier, maçon, géomètre, architecte.
          Ne cherchez pas à décider vous-même qui doit faire quoi, ça risque de se retourner contre vous.
          Vous refusez les travaux en cours, vous prévenez tout le monde que vous bloquez les paiements,
          et que le délai continue de courir, et que vous voyez un avocat pour une assignation générale.
          Si tout ne rentre pas dans l’ordre tout de suite, vous assignez réellement.
          C’est votre rôle de maître d’ouvrage.

          PS : je ne comprends pas ce que fabrique votre architecte, si je puis me permette… C’est à lui de gérer ça en votre nom.

          1. Merci pour votre aide.

            Chaque entreprise va certainement souhaiter qu’il y ait une ou des expertises afin de déterminer les erreurs des uns et des autres et qui est responsable.

            Qui doit missionner tel ou tel expert ?

            Le maçon a de suite missionné un géomètre à ses frais pour lever le doute de ce côté là, c’est un point positif. Ensuite, en tant que client, on trouve le temps long bien évidement surtout avec les congés d’été.

            J’ai demandé l’exécution des plans mais je souhaite que chacun d’entre eux puisse comprendre l’origine de l’erreur. Une fois le doute du géomètre levé, le chantier devra reprendre quoi qu’il arrive car la responsabilité reposera entre l’architecte et maçon.

          2. Pardon de me répéter, mais je ne comprends pas ce qui se passe dans votre cas, ni surtout pourquoi vous agissez en recherche de responsabilité, comme s’il s’agissait d’un sinistre après réception.
            Vous constatez que les travaux en cours ne sont pas conformes au projet, vous prévenez tout le monde et vous exigez que ce qui est mal fait soit refait correctement, c’est tout.
            En attendant, vous bloquez les paiements.
            S’il y a refus des uns ou des autres, vous assignez ceux qui n’acceptent pas de refaire tout de suite. Vous verrez, c’est efficace.
            En voulant dire maintenant qui est responsable de quoi, vous n’allez pas vous en sortir. Pire, vous allez commettre des erreurs à un moment ou à un autre, et cela vous nuira.
            Imaginez que vous soyez au restaurant, on apporte le cassoulet que vous avez commandé (je suis toulousain… 🙂 ). Il est immangeable. Que faites vous ? Allez-vous en cuisine pour savoir si c’est la faute d’un fournisseur ? du chef ? du commis ? du patron ? de celui qui a préparé les haricots ? ou la saucisse ? Non, vous faites jeter le plat et vous exigez un autre cassoulet, correct cette fois-ci (et mieux que correct, d’ailleurs).
            Ceci dit, c’est vous le maître d’ouvrage, bien sûr, à vous de décider.

          3. Bonsoir,
            Bonjour, je réponds en italique dans le texte
            Le maçon m’a demandé s’il pouvait lancer une étude pour lever le doute sur l’implantation effectuée par le géomètre. 3 semaines de délais + congés d’été… La réponse va arriver sous 10 jours.
            Lever le doute ? Je présume que l’implantation et son erreur ont été vues et sont bien connues.
            Je ne me voyais pas refuser compte tenu de la réactivité (arrêt du chantier, étude des plans, etc…) et la proposition de refaire étudier l’implantation. Maintenant que j’ai accepté, je ne peux plus refuser.
            Vous pouvez tout-à-fait accepter un allongement du délai, bien sûr.
            A savoir, ni l’architecte ni le maçon ont fuit.
            Je disais ça, car vu de l’extérieur, comme je le fais, cela donne l’impression de ne pas avancer et que les décisions de rectification ne sont pas prises.
            A l’issu, je demande le redémarrage du chantier en respectant les plans.
            Dans le cas ou l’architecte ou maçon engagent des expertises qui retardent le chantier, quels sont mes recours ? Expertise = reprise du chantier ?
            Vous acceptez une prolongation des délais ou vous ne l’acceptez pas, à vous de décider.
            Le menuisier a des coût de stockage de marchandise chez son fournisseur, qui doit payer ?
            C’est une affaire entre les artisans, l’architecte, le géomètre. Je vous conseille de ne pas vous en mêler, ça ne pourrait que compliquer et retarder les choses.
            Merci pour vos conseils
            J’espère que le chantier va reprendre le bon chemin et que tout va rentrer l’ordre 🙂

          4. Bonjour,
            Bonjour, je réponds en italique dans le texte.
            Merci pour vos retours clairs.
            Sauf erreur de ma part, un géomètre implante la maison en fonction des plans de l’architecte, mais en ne prenant compte que de la surface et les extérieurs de la maison ?
            Cela dépend de la mission qui lui a été confiée, mentionnée dans son contrat.
            D’après vous, une erreur d’implantation par géomètre peut-elle être seule à l’origine d’une façade mal placée (toujours sur la parcelle) et ouverture et poteaux mal placés dans la maison ?
            L’origine de l’erreur, donc le responsable que vous cherchez, vient de qui s’est trompé, tout simplement. Le géomètre dans son implantation ou le maçon pour n’avoir pas suivi une implantation correcte ?
            Le géomètre devait-il implanter tous les murs, ou seulement le contour de la maison ? à voir dans son contrat.

            Cordialement.

          5. Bonjour,
            En ce qui concerne le géomètre, je n’ai pas eu de contrat, seulement un devis accepté. Enfin de mémoire. J’ai signé le devis, ensuite le MO est rentré en contact avec lui pour échanger les plans, etc…
            Dans le cas où le client est contraint d’assigner, qui doit missionner des éventuels experts et les payer ? Les entreprises risquent de se renvoyer la balle et de dire pour l’un qu’il y a un problème de maçonnerie, l’autre un problème de plans, etc…
            Cordialement.

          6. Bonjour, le mieux pour vous est surement de consulter un bon avocat. Il est temps, il me semble, que les professionnels à qui vous vous êtes adressés, géomètre, maçon et surtout architecte (je dis “surtout” car c’aurait été à lui de gérer tout ça) se bougent pour réaliser la maison que vous leur avez demandée.
            Cordialement,

          7. Bonjour Monsieur,
            Puisque c’est moi qui ai choisi le géomètre, signé son devis, le MO peut dire que la faute vient de lui et dans ce cas là c’est à moi seul de lever ce doute ? Où cela ne change rien et c’est au MO de gérer puisque c’est le MO qui lui a envoyé ses plans ?
            Pour l’étude de sol, j’ai fait pareil, j’ai traité directement avec l’entreprise.
            Le MO m’informe que l’impact est minime quand le client considère le contraire, qui tranche et qui décide ce qui doit être modifié et comment ? Comment faire valoir les droits du clients sans devoir aller en justice ?
            Prendre un avocat, ça veut dire frais supplémentaires pour le client, expertises à sa charge, etc… Et les mois ou années perdues. C’est une barrière pour les clients et que ce n’est pas prévu au budget.
            Cordialement.

          8. Puisque vous vous êtes adressé à un architecte, c’est à lui de gérer tout ça. Que vous ayez signé un contrat avec un géomètre (limité à un devis, mais c’est un contrat quand même) comme avec des artisans, c’est à votre architecte d’intervenir : c’est sa mission de maître d’oeuvre.
            Mon confrère (ou consoeur) tarde à intervenir, vous poussant à accepter l’erreur d’implantation. Ce que vous refusez, et ce qui est parfaitement votre droit.
            Je vous propose de lui écrire (en lettre RAR) quelque chose comme :
            Monsieur (ou Madame),
            Le…….., je vous ai confié une mission de maîtrise d’oeuvre pour mener à bien l’opération de construction de ma maison de… et pour que vous mettiez tout en oeuvre pour palier tout incident et toute malfaçon qui surviendrait.
            Nous nous sommes aperçus en cours de travaux d’une erreur d’implantation de l’ouvrage assez importante. Je vous ai indiqué à plusieurs reprises que je n’accepte pas les travaux avec cette implantation et que je n’accepte pas toute solution qui ne serait pas la démolition/reconstruction de l’ouvrage. En effet, le bâtiment que je fais construire et que je réceptionnerai sera parfaitement réalisé, à l’état neuf si je puis dire. Toute autre solution serait du bricolage inacceptable.
            Donc vous voudrez bien, sans délai, mettre tout en oeuvre pour que le chantier reparte sur ces bases. Il est inutile de tenter encore une fois d’infléchir ma décision. Au contraire, je vous demande de préserver mes intérêts, comme votre Code des Devoirs professionnels vous y oblige. En cas d’absence de réaction énergique de votre part, je regretterais de considérer que votre éventuelle carence vous rendrait responsable de l’ampleur de cette mésaventure.
            Il est bien entendu que le délai contractuel de réalisation des travaux continue de courir, pénalités de retard à la clé.
            J’attends donc par retour que vous m’informiez des décisions que vous prendrez et des modalités de leur mise en oeuvre.
            Veuillez agréer, …

          9. Monsieur,
            Merci pour votre retour. A ce jour, nous ne savons pas si les conséquences sont dues à une erreur d’implantation, maçonnerie, plan ou autre. Justement, qui doit lancer les recherches et expertises et les payer ? Tout le monde risque de se renvoyer la balle dans un tel cas de figure.
            Et qui paie pour que la construction soit conforme ? La vrai question en fait.
            Cordialement.

          10. Bonjour, je ne peux que me répéter :
            – il m’est impossible de savoir qui est, au final, responsable de l’erreur d’implantation, il faudrait avoir en mains toutes les pièces, tous les contrats, tous les comptes rendus de réunions de chantier, etc. et bien sût, visiter les lieux, me rendre compte sur place.
            – vous ne devez pas, actuellement (chantier en cours) rechercher et encore moins désigner un “responsable” : cela nuit à vos intérêts, cela bloque la machine, si je puis dire. Vous n’êtes pas un juge ni un expert désigné par un juge, ce n’est ni le moment ni le contexte ; vous êtes le maître d’ouvrage. Et votre rôle de maître d’ouvrage est de veiller à ce que tout le monde assume ses engagements vis-à-vis de vous.
            Ces engagements sont de réaliser un projet tel que vous l’avez décidé, ou du moins accepté dans la demande de PC, marchés de travaux, etc. Toute action de votre part au-delà de cette seule demande génère des portes de sorties, des échappatoires à tous ceux qui ne voudraient pas assumer leurs engagements.
            Bref:
            1° – soit vous voulez que le chantier reprenne et que tout soit fait correctement, vous devez pour ça montrer clairement et fermement votre détermination : “Je veux des travaux conformes au projet, strictement. Et sans délai. Le reste ne me regarde pas pour le moment.”
            2° – soit vous préférez rechercher qui est responsable, devenir l’expert technique et, en quelque sorte, judiciaire, de l’opération, en laissant tomber pour le moment la suite du chantier…
            A vous de décider.
            Si vous choisissez que le chantier reprenne, il est probable que vos interventions jusqu’à présent pour rechercher qui est responsable vont servir de prétexte aux uns et aux autres pour chercher à se défausser, il vous faudra donc être très clair sur ce point :“Savoir qui est responsable ne m’intéresse plus, d’ailleurs ce n’est pas à moi à le dire, la seule chose que je veux c’est mon projet correctement réalisé”.

          11. Bonjour,
            J’ai envoyé un mail demandant la reprise de la construction la maison. En parallèle, nous avons su que le géométre n’a pas fait d’erreur. Le MO a programmé un rdv sur le chantier avec le maçon.
            J’ai indiqué que le degré de responsabilité le l’un ou de l’autre ne devra pas être facteur de retard supplémentaire.
            Si lors du rdv le maçon et MO ne sont pas d’accord entre eux et se renvoi la balle, que dois-je faire ? Je ne souhaite pas jouer les arbitres. Et on peut me dire qu’accepter les erreurs serait plus simple…
            Merci pour votre aide.

          12. Bonjour, le client qui fait construire – que ce soit avec un CMI, un architecte ou quiconque d’autre – a un rôle à tenir. Il n’est pas un simple consommateur qui achète, il doit prendre des décisions.
            Dans votre cas, je ne peux que me répéter : tant que vous ne déciderez pas d’agir avec détermination, le chantier n’avancera pas. Constatant depuis des mois que les professionnels n’ont pas assumé leurs responsabilités, il est temps pour vous de demander à un avocat d’assigner en référé pour débloquer la machine. Cela va faire réagir tout le monde, et si cela avance dans le sens que vous voulez, vous pourrez retirer votre assignation.
            Si vous ne voulez pas assigner, il faudra prendre votre mal en patience…
            Vous pouvez aussi tenter de saisir le Conseil régional de l’Ordre des architectes. Mais de toute façon, assignez rapidement.

          13. Bonjour,
            Merci pour votre retour.
            Je ne peux pour le moment qu’attendre le RDV sur le chantier et à ce moment là, je saurais à quoi m’en tenir.
            J’ai entendu dire qu’il existait des assurance professionnelles pour les architectes en cas d’erreur de plan. Avez vous la connaissance ? Pour que le professionnel fasse une déclaration, il ne faut pas que la construction soit réceptionnée donc terminée ?
            Cordialement.

          14. Je rappelle qu’une assurance n’a pas à intervenir pour une erreur de réalisation avant la réception des travaux.
            Quant à la façon de mener votre maîtrise d’ouvrage, j’ai essayé de vous éclairer, c’est à vous de voir ce que vous devez faire.
            Cordialement,

          15. Merci pour vos conseils.
            Le fait d’assigner en référé, le juge va ordonner la reprise en respectant la demande du client ou justement dire au client que la maison est habitable et qu’il faut la prendre telle quelle et par conséquent la reprise se fera d’elle même ? Qui juge à qui la faute ou la proportion s’il faut rectifier ?
            Et les frais, qui paie ? Les délais ?
            Cordialement.

          16. Bonjour,
            6 aérations bien placées sont suffisantes, le vide sanitaire doit être ventilé, mais il ne sert à rien de le ventiler à l’excès, ce qui ne ferait qu’augmenter les déperditions de chaleur l’hiver.
            L’humidité (raisonnable) et la condensation en sous-face d’un vs ventilé sont aussi normales, c’est sans conséquence.
            Les fissures (dites “de retrait”) sont aussi normales, elles doivent être fines. C’est le séchage du plancher qui les provoque. Pour qu’il ne sèche pas trop vite, on l’arrose un peu – mais si on le fait trop, on peut affaiblir le béton lui-même, ce qui pour le coup serait grave. Mieux vaut des fissures fines, sans conséquences.
            Bref, tout cela est normal.