Vide sanitaire ou terre plein ?

Pour le plancher de l’habitation, vaut-il mieux un hourdis sur vide sanitaire ou dallage sur terre-plein ?

Le plancher bas de l’habitation, celui du rez-de-chaussée, est en général en béton armé. Il faut choisir entre deux techniques principales : soit le plancher hourdis sur vide sanitaire, soit le dallage sur terre-plein.

Quels sont les avantages et les inconvénients de chacune d’elles ?

PRINCIPE GÉNÉRAL DE TRANSMISSION DES CHARGES

Le poids des différents éléments de la construction, toiture, murs, planchers – c’est-à-dire « les charges » – doit être transmis jusqu’au sol dur, capable de le supporter. Le sol dur se situe en profondeur, en général à 80 cm (minimum) jusqu’à plusieurs mètres, voire plus de 10 m, suivant ce que révèle l’étude de sol.

Tout le poids de la maison doit donc reposer sur un sol compact, ferme et résistant – et aussi stable dans le temps, sans variation de portance au fil des saisons et de l’hygrométrie. La toiture et les planchers des étages (et ce qu’ils supportent, comme les cloisons, les meubles, etc.) reposent sur les murs. Et ces murs reposent sur le sol ferme, avec une liaison assurée par les fondations, élargies et résistantes pour une meilleure efficacité.

Mais qu’en est-il pour le plancher bas, celui du rez-de-chaussée ?

descente-charge-architecte-01

Si le plancher bas est posé directement sur le sol, même après avoir enlevé une fine couche de terre meuble (décapage de la terre végétale), et mis un lit de cailloux à la place (hérisson), l’ensemble du plancher bas restera quand même à peu près à la surface, là où le sol est meuble, sans résistance. On aura donc :

  • D’une part tous les murs, toiture et plancher de l’étage qui reposeront sur les fondations, là où il y a un sol dur et résistant,
  • D’autre part le sol du rez-de-chaussée posé en surface, là où le sol est meuble, sans résistance.

On aura donc une incohérence dans la structure de la maison, il y aura forcément des tassements différents et donc des fissures aux bords du plancher du rez-de-chaussée, là où il touche les murs.

descente-charge-architecte-02

Et si l’on fixe le plancher bas aux murs, comme il y aura quand forcément des différences de tassements (car les supports ne sont pas les mêmes : sol profond et sol en surface), on aura ces fissures un peu partout dans le plancher, de façon aléatoire.

La solution est de faire reposer le plancher du rez-de-chaussée, lui aussi, sur les murs, sans contact avec le sol de surface. C’est la technique du plancher hourdis sur vide sanitaire.

descente-charge-architecte-03

Ainsi, toute la construction – toiture, murs, tous les planchers – repose sur le même sol dur, celui des fondations. Il n’y a pas d’incohérence dans la structure, il n’y aura donc pas de fissure.

 

COMMENT UN PLANCHER « HOURDIS » EST-IL FAIT ?

 

Un plancher hourdis est composé de petites poutres en béton armé (les poutrelles), qui s’appuient sur les murs porteurs (murs de façade et murs intérieurs, appelés refend). Ces poutrelles sont espacées de 60 cm environ ; elles seront reliées par des chaînages en béton armé aux extrémités et une dalle de béton armé viendra recouvrir le tout. Le vide entre les poutrelles est comblé par des entrevous (appelés hourdis, ou parfois, dans le jargon des chantiers, marmite à cause de leur forme) qui n’ont pas de fonction porteuse, qui sont seulement un remplissage.
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Aujourd’hui, ces entrevous sont isolants quand ils séparent une zone chauffée (l’habitation, par exemple) d’une zone froide (le vide sanitaire, par exemple). Il faut veiller à ce que la partie inférieure des poutrelles (la sous-face) soit bien recouverte elle aussi par un isolant (languette).

detail-plancher-hourdi-architecte

Notez le sens de pose du treillis soudé (mailles rectangulaires) et les entrevous isolants avec languette sous les poutrelles (document SEAC)

 

Le plancher hourdis est conçu, fabriqué et livré sur le chantier par un industriel, accompagné d’un plan de pose. Il n’y a donc pas de vigilance particulière à avoir au niveau de la fourniture. C’est dans la disposition des armatures en acier sur le chantier, lors de la mise en œuvre, qu’il faut être très attentif.

 

Les forces à prendre en compte dans une construction telle qu’une maison individuelle, sont faibles (à l’échelle d’un bâtiment). Ce n’est donc pas les sections des aciers qui sont essentielles, mais bien la façon dont ces aciers seront placés. Et en tout premier lieu, il faut veiller à la continuité de la structure en acier. Cette structure est comme une chaine (on parle de chaînage), qu’importe la grosseur de chaque maillon s’il en manquait un seul ! la chaîne n’aurait plus aucune efficacité.

 

POINTS À SURVEILLER PLUS PARTICULIÈREMENT

Il faut veiller aux points particuliers suivant :

  • Les barres d’aciers sont placées les unes en suivant les autres, leur continuité doit être assurée par des barres de liaison suffisamment longues pour que les tensions se transmettent intégralement.

barre-plancher

Barres de liaison (traits gras) venant relier 2 barres de chaînage : le recouvrement doit être large

  • Les angles sont des points faibles, là aussi il faut ajouter des barres de liaison en L largement dimensionnées pour qu’elles assurent cette continuité. Il faut les placer croisées.

barre-L-plancher

  • Les extrémités des poutrelles doivent également être complétées par des barres de liaison (appelées chapeaux dans le jargon des chantiers).

 

  • Une nappe en acier (appelée treillis soudé) est placé sur toute la surface du plancher, avant coulage du béton. Ce treillis soudé est composé de barres d’acier (fils) qui vont transmettre le poids (les charges) jusqu’à chaque poutrelles, et de fils plus fins et plus espacés qui ne servent qu’à l’assemblage. Les fils plus gros doivent donc être placés perpendiculairement aux poutrelles, pour les relier entre elles (et donc les fils plus fins, parallèlement aux poutrelles).
  • Les treillis soudés à mailles carrées sont, eux, destinés aux dallages en béton, là où il n’y a pas de poutrelle.
  • Là aussi, pour le treillis soudé, la continuité de l’armature doit être assurée. Les bords des treillis soudés doivent avec un recouvrement de 2 mailles minimum avec le panneau de treillis soudé suivant.

treillis-soudes-architectes
 recouvrement de 2 mailles minimum

Jean-François Espagno, Architecte-d’Aujourd’hui

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348 questions sur “Vide sanitaire ou terre plein ?

  1. Bonsoir,

    Savez vous où on peut souscrire un contrat de dommage ouvrage à titre personnel si je ne souhaite pas souscrire à celle du constructeur ? La garantie de parfait achèvement est-elle une option d’extension de la DO ou une assurance à part entière ? Sur un projet à 250KE, connaissez vous la moyenne de prix ? Quelles sont les options qu’il est possible de prendre dans une DO ?

    Cordialement.

    1. Merci de votre question, car voilà l’occasion de faire le point sur toutes ces notions assez embrouillées d’apparence, il est vrai.

      ASSURANCE DOMMAGE-OUVRAGE : toutes les assurances peuvent proposer de D-O, beaucoup en proposent. Pour en choisir une, je crois qu’il est efficace de passer par un courtier, parce qu’il aura déjà fait cet énorme travail de tri, avec un prix équivalent (convenu avec l’assurance). Si vous tapez sur internet “courtier assurance dommage ouvrage” vous aurez pas mal de résultats intéressants. Il est logique, aussi, de consulter l’assurance de votre maître d’oeuvre (architecte, ou pas-architecte) pour qu’elle vous propose une D-O, car s’il devait y avoir un sinistre, elle devra de toute façon gérer le problème, du coup la D-O est (presque) tout bénéfice pour elle.

      GARANTIE DE PARFAIT ACHEVEMENT : ce n’est pas une assurance. C’est une garantie que doivent tous les artisans (et donc aussi les CMI quand on passe par eux, puisqu’ils sont assimilables à un artisan qui sous-traite tout : ils vous vendent les travaux). En fait ça n’a rien à voir avec les personnes à qui l’on s’adresse : celui qui fait les travaux, quel qu’il soit, doit garantir leur parfaite finition pendant 1 an à partir de leur Réception, que l’on passe par un architecte, un CMI, ou en direct artisan ou qui vous voulez. Et donc, qu’il soit assuré ou pas ne change rien. En fait, il n’y a pas d’assurance pour la Garantie de Parfait Achèvement ; s’il devait y avoir un sinistre avant 1 an après la réception et que l’entreprise n’existe plus, on bascule sur l’assurance de 2 ans (Bon Fonctionnement) ou 10 ans (Décennale), voir ci-après.

      ASSURANCES OBLIGATOIRES : il y a :
      d’une part, les obligations légales qui s’imposent tous (on ne peut pas y déroger, même par un contrat qui serait accepté par le client : ça ne marcherait pas). On compte à partir de la Réception des Travaux :
      * 1 AN garantie parfait achèvement les ouvrages doivent être tous en bon état pendant un an, sauf l’usure normale ( moquette,…)
      * 2 ANS garantie de bon fonctionnement
      concerne les équipements ( portes, fenêtres, robinets, prises électriques, etc.)
      * 10 ANS : garantie décennale tout ce qui est la structure du bâtiment, le gros-oeuvre, ou tout ce qui le rendrait inutilisable pour sa destination, par exemple inhabitable pour une maison.
      d’autre part, les assurances : TOUS LES PROFESSIONNELS du “Bâtiment” sous soumis à ces garanties, qu’ils soient assurés ou pas. Comme par exemple, tout le monde a une responsabilité civile dans la vie, qu’on soit assuré ou pas : si vous cassez un objet de quelqu’un, vous devrez lui rembourser les dégâts, que vous soyez assuré ou pas. Les divers contrats que l’on peut signer quand on fait construire (artisan, architecte, cmi,…) n’ont rien à voir avec ça – et même s’ils mentionnent qu’il n’y aura pas de garantie, ces garanties (1 an, 2 ans, 10 ans) y seront quand même, on ne peut pas les supprimer.
      Vous devez donc vérifier que tout le monde est bien assuré – votre architecte le fera, bien entendu, et il vous donnera toutes les attestations vérifiées comme étant valables (il y a parfois des pièges dans les attestations…).
      Quant à l’assurance Dommage-Ouvrage, c’est un bizarrerie de la loi, elle est obligatoire (même si elle vient re-assurer ce qui l’est déjà), mais il n’y aura pas de sanction pour un Particulier qui construit un logement pour lui-même… (un particulier, pas une société : une SCI familiale aura une sanction si elle n’a pas de D-O)

      PRIX ASSURANCE D-O : à négocier. Personnellement, je les trouve très chères, car en fait elles ne font que gérer un sinistre éventuel, mais au final les dégâts seront payés par les assurances de chacun (artisan, architecte, cmi,…). Elles tournent autour de 1,5 à 2% du coût des travaux, il me semble. Elles devraient être 10 fois moins chères… (enfin, c’est mon avis). En tout état de cause, sans dommage-ouvrage, vous aurez quand même les assurances de tous (artisans, cmi, architecte,…), pour peu que vous ayez pris la peine de leur demander une attestation d’assurance et que vous ayez vérifié qu’elle soit valable, évidemment.

  2. Bonjour ,

    Monsieur Espagno ,

    Nous avons choisi comme matériaux pour notre construction le calimur c20 (argile) , à force de nous promener dans les différents lotissement nous avons pu constater que certains linteaux de maisons étaient réalisées avec le matériaux de base de la construction alors que d’autres étaient en béton !!
    faut il que l’ensemble des linteaux (mise à part la garage ??) soient équivalent aux matériaux de construction ?
    Pouvez-vous svp m’éclairer sur le sujet ?

    Merci

    Bien coridalement

    1. Bonsoir, je n’ai jamais utilisé de Calimur. Vous devez faire probablement un doublage intérieur, même réduit, ne serait-ce que pour passer les gaines électriques. Aussi, les déperditions thermiques seont très faibles, voire insignifiantes, limitées seulement à la surface du linteau qui est quand même isolé (doublage).
      Le risque vient plus à mon avis de la différence de matériau de façade, provoquant des réactions et des dilatations différentes : cela provoquera des (petites ?) fissures en façade, inesthétiques. Il faut pour les éviter placer un grillage pour enduit dans les zones de matériaux de support différents. Mais le mieux est d’avoir partout en façade le même matériau.

  3. Bonjour,

    J’aimerais avoir votre avis sur les fenêtres à galandage.

    J’ai entendu dire qu’avec les fenêtres à galandage, il y a des déperditions et du coup la maison passe t-elle avec les nouvelles normes RT2012 ?

    Cordialement.

    1. Il n’y a pas de déperditions systématiques avec les fenêtres à galandage, leur mise en oeuvre est un peu plus délicate, c’est tout. Veillez à avoir un bon menuisier, soigneux. Dans une construction, il y a beaucoup de passages possibles pour l’air, il faut une réalisation générale de la maison plus soignée.
      Il est à noter que les fenêtres coulissantes sont moins facilement étanches à l’air que les fenêtres ouvrantes “à la française” (comme des portes), qu’elles soient à galandage ou pas.
      Il faut du bon matériel (classement des menuiseries, y compris sur l’étanchéité à l’air = voir l’article récent sur le choix des matériels et matériaux, sur ce site), et tout aussi important, de bons artisans, d’où la nécessité de bien les choisir : tous les matériels et tous les artisans ne se valent pas ! Je sais que c’est difficile à admettre pour des clients-consommateurs qui ont l’habitude d’être surprotégés quand ils achètent un produit industrialisé (où ils ne risquent quasiment rien), mais justement le monde du “bâtiment” est très différent du monde de “l’industrie”. Faire construire est aventureux, il faut être bien guidé, bien conseillé.
      J’espère que ce site y contribue.

  4. Bonsoir,

    Pour le moment, j’ai consulté et pas mal avancé auprès d’un constructeur dont des entreprises que je souhaite faire travailler m’ont dirigé et m’ont donné que du + en terme de réputation. C’est un constructeur qui a crée un groupement d’entreprises locales et sérieuses.

    Le commercial est aussi le concepteur et a travaillé dans un cabinet d’architecte en suivant les chantiers de nombreuses années. Il est à priori qualifié… Il y a aussi un architecte au sein de ce cabinet de maîtrise d’œuvre si on dépasse une certaine surface je présume.

    Les honoraires sont peut-être un peu plus cher mais c’est très sérieux !

    Effectivement, j’aurais pu aussi aller voir un architecte mais lorsqu’on fait une maison pour du Pinel, ce n’est pas la chose à laquelle on pense en priorité. A tord ou à raison, je ne sais pas… On pense souvent architecte = maison luxe. A tord !!!

    En tout cas, objet de nombreux échanges sur le site, je ne fais pas de contrat CMI car je souhaite faire intervenir des entreprises que j’apporte ! Par contre, je tiens absolument à avoir toutes les assurances telles qu’on a dans un CMI. Le CMI a peut-être un soucis dans la transparence des tarifs pratiqués par contre, on ne peut pas enlever le fait que le client est sur d’avoir sa maison dans un délais précis, à un prix précis conditionné dans un contrat et il a la DO et la GPA.

    Cordialement.

    1. Merci de votre message très intéressant, car il illustre bien l’approche du choix du constructeur par un Particulier, CMI ou architecte (juridiquement, le Code Civil considère que les architectes sont des « constructeurs »). Il met donc en évidence là où les architectes doivent mieux se faire connaître.

      CONNAITRE LES ARTISANS
      Vous voulez connaître les artisans qui vont réaliser votre maison, et vous avez bien raison. Que ce soit avec un architecte ou un CMI, ce sont eux qui, au final, réaliseront effectivement les travaux. Il est donc important que vous sachiez où va votre argent, pour être sûr qu’il sera bien dépensé.

      MOINS CHER AVEC UN ARCHITECTE
      Pourquoi écarter a priori un architecte pour un investissement locatif ? Je ne comprends pas la relation… Au contraire, la rentabilité sera bien meilleure avec un architecte qu’avec un CMI, puisque vous paierez moins cher avec un architecte, pour des travaux équivalents. J’ai fait plusieurs fois des séries de maisons pour des promoteurs. Si je leur avais demandé pourquoi ils n’ont pas choisi un CMI, ils m’auraient ri au nez : pourquoi payer plus cher pour un résultat équivalent ?

      COMPETENCE DES ARCHITECTES D’AUJOURD’HUI
      Vous êtes rassuré par un « commercial » qui a travaillé dans un cabinet d’architecte : vous pensez donc – à raison – que les architectes ont une bonne compétence sur les chantiers. Quant à l’architecte qui « valide » les plans du CMI, hum ! ça ressemble fort à une signature de complaisance, strictement interdite par la loi et par notre Code de déontologie…
      De quels honoraires parlez-vous ? de ceux du CMI qui traite également ses chantiers en « maîtrise d’œuvre » ? Je présume qu’il fait ça pour échapper au CMI qui est beaucoup plus cher qu’une maîtrise d’œuvre. Il agit donc comme un architecte – moins l’obligation de respect de la déontologie, c’est-à-dire des règles morales imposées par l’Ordre des architectes qui sont là pour protéger les clients.

      Architecte = maison de luxe : surement pas ! Pour quelle raison ce serait le cas ? Parce que les CMI le répètent pour écarter la concurrence ? Vous savez quand on fait des HLM, y compris en maisons individuelles, on apprend vite à maîtriser les prix. Et avec une rémunération qui n’est même pas la moitié de la marge des CMI, il n’est pas difficile d’être moins cher qu’eux.

      DELAIS, PRIX FIXE, DO et GARANTIE DE PARFAIT ACHEVEMENT
      Et, peut-être le plus important, vous considérez qu’avec un CMI, le client est sûr d’avoir sa maison dans un délai précis, à un prix précis, avec la DO et la Garantie de parfait achèvement… Eh bien non ! Voici pourquoi :

      DELAI : le délai mentionné génère des pénalités de retard en cas de dépassement, que ce soit avec un CMI comme avec un Architecte d’Aujourd’hui. C’est strictement la même chose, il y a dans les 2 cas un planning contractuel et des pénalités de retard. Par contre, vous êtes mieux protégé avec un Architecte d’Aujourd’hui, car :
      o la durée du chantier sera déterminée par l’Architecte d’Aujourd’hui au plus juste, avec une marge normale, alors que les CMI vous demanderont un délai maximal pour se protéger eux-mêmes – c’est normal, le contrat est fait dans leur intérêt. Ainsi, on voit parfois des délais de 10 à 12 mois pour des maisons avec 6 mois de travaux. Avec ça, le CMI ne risque pas d’aller au-delà, quand même…
      o Avec un CMI, les pénalités sont réduites, par exemple 50€/jour pour un contrat de 150000€ (environ le double avec un Architecte d’Aujourd’hui), toujours pour la même raison.

      PRIX PRECIS : le prix mentionné dans le contrat des Architecte d’Aujourd’hui est précis, sans marge de tolérance. Il peut être inférieur, mais pas supérieur. Savez-vous que la Garantie de livraison des CMI comporte une franchise de 5% charge du client ? Pour 150000€ de contrat, ça fait – quand même – 7500€ en plus… Et avec un CMI, en cas de demande de modification (choix du carrelage, déplacer une cloison, etc.) vous serez obligé d’accepter le prix du CMI, même franchement excessif, car vous n’avez pas le droit « d’aller voir ailleurs », à l’inverse d’un architecte. Vous sur-paierez donc les travaux modificatifs.

      Assurance Dommage-Ouvrage : vous pouvez bien entendu avoir une DO avec un architecte. Ce n’est pas parce que la loi ne prévoit pas de sanction pour un Particulier qui construit pour lui-même qu’il n’est pas possible de contracter cette assurance, ça n’a rien voir, en fait. Et je rappelle que, DO ou pas, vous avez de toute façon une garantie décennale sur les travaux effectués, tous les constructeurs (architectes, artisans, CMI, etc.) ont l’obligation d’être assurés en décennale.

      Garantie de Parfait Achèvement : bien sûr que vous en bénéficierez avec un architecte, cette garantie est comme la garantie décennale, elle s’applique dans tous les cas, que l’on s’adresse à une architecte ou un CMI pour les travaux. Là aussi, ça n’a rien à voir.

      Donc, vous choisissez avec juste raison un contrat de maîtrise d’œuvre et non de CMI, car la maîtrise d’œuvre vous protège bien mieux qu’un CMI (et en effet, voir les raison sur ce Site : architecte ou CMI ? les 7 questions… ?), vous reconnaissez aussi la compétence des architectes (avoir travaillé avec un architecte est un gage de compétence, avoir un architecte au sein du cabinet), mais vous écartez a priori un architecte. N’y a-t’ il pas une contradiction ? Je vous propose de voir les garanties de : prix, délai, compétence qu’apportent les Architectes d’Aujourd’hui 🙂 .

  5. Bonjour,

    Le maçon fait systématiquement une étude béton que la maison soit complexe ou pas. Qu’en pensez vous ? Quel est le rôle ?

    L’expert se déplace t-il pendant les travaux, par exemple quand la dalle est coulée ?

    Cordialement.

    1. Ca dépend des compétences de chacun. Pour ma part, je suis d’une génération qui a appris le “béton armé”, je ne fais faire quasiment jamais d’étude structure complète car je maîtrise une structure courante, même s’il m’arrive de demander un calcul, par exemple pour une poutre particulièrement longue ou un porte-à-faux important. Mais je demande systématiquement une étude thermique, je ne sais pas la faire (ça ne m’intéresse guère, tout en ayant parfaitement conscience de la nécessité d’avoir une maison très performante thermiquement), alors que les jeunes architectes sauront bien mieux faire une étude thermique qu’une étude structure. Question de génération, probablement…
      L’expert se déplacera suivant le contrat et la mission que vous lui confiez (avec ou sans déplacement sur chantier, et prix en conséquence). Et il vaut mieux qu’il se déplace avant que la dalle ou le plancher soit coulé…! Après, on ne voit plus rien, c’est trop tard. 🙂
      Une question me vient, quand même : pourquoi n’avoir pas confié vos travaux à un architecte ? Ou bien, on en avait déjà parlé, il me semble ?

  6. Bonjour,

    J’ai un contrat CCMI avec un constructeur. Au cours du chantier, j’ai convenu avec le maçon de faire quelques travaux suplémentaires (les faire avec le CMI m’aurait coûté quasimment le double).
    Pour chacun de ces travaux, le maçon me fournit une facture. Le maçon m’a aussi indiqué qu’il a une assurance décennale sur tous les travaux qu’il réalise. Mais il ne m’a fourni aucun document relatif à l’assurance.
    Qu’est ce que je dois lui demander comme document ? une attestation d’assurance pour chacun des travaux réalisé ? une attestation d’assurance globale avec l’ensemble des travaux ?

    Merci beaucoup pour votre aide.

    Cordialement,

    1. Bjr, il vous faut tout simplement une attestation d’assurance du maçon : responsabilité civile et responsabilité décennale. Elle sera valable pour tous les travaux.
      Attention, la date de la validité de l’assurance est celle où vous lui avez commandé les travaux. Vérifiez aussi que l’assurance est bien valable pour les travaux concernés (il y a souvent des exclusions de certains travaux).
      Bien entendu, pas de paiement tant que vous n’avez pas en main l’attestation d’assurance complète et valable. Vous connaissez le dicton : les promesses n’engagent que ceux qui y croient.
      Eh oui, en passant avec un CMI, les travaux coûtent parfois le double… merci de le rappeler 🙂

  7. Bonjour,

    J’avais une question concernant les suivis de chantiers. Lorsqu’on prend un architecte, est-ce lui et lui seul qui suit le chantier en cours en allant sur place et RDV où c’est une autre personne du cabinet qui ne fait que ça ?

    On entend “souvent je dirais” que le suivi de chantier pèche un peu quand on prend un architecte. En revanche, l’architecte d’un point de vu technique, expérience, conseil est très bien.

    Qu’en pensez vous ?

    1. Bjr, votre message me donne l’occasion d’attirer l’attention de tous ceux qui font construire sur un aspect important des relations client-entreprise-architecte.

      Tout d’abord, sur le suivi personnel ou par un autre membre de l’entreprise d’architecte, des chantiers :
      – La majorité des architectes travaillent seuls ou associés, sans salarié. Ce sont donc des architectes-associés qui assurent eux-mêmes tout le travail confié par leurs clients, y compris le chantier.
      – Quand il y a des salariés, ils sont la plupart du temps affectés à des tâches à l’agence : administratif (secrétariat), ou dessin-métré. Rares sont les salariés non-associés qui suivent les chantiers. Enfin, dans les agences plus importantes, il y a parfois des directeurs de chantier salariés qui se consacrent à ce suivi. Ils en sont du coup des spécialistes efficaces. Je n’ai jamais vu d’agence confiant leurs chantiers à des salariés inexpérimentés : trop dangereux pour l’agence car si le chantier va mal, ce sera à l’architecte de rattraper les dégâts, avec les difficultés et les conséquences qu’on imagine. Si vous constatiez qu’un architecte confiait ses chantiers à un salarié inexpérimenté, fuyez !
      – On peut trouver des architectes qui manquent d’efficacité dans le suivi de chantier, en effet, par manque de savoir-faire (lacune d’enseignement) ou d’expériences. C’est d’ailleurs une preuve de manque de sérieux et de sens des responsabilités de l’architecte : quand on sait qu’on a des lacunes, on y palie d’une façon ou d’une autre – à mon avis, la meilleure solution est de co-contracter (plutôt que sous-traiter) avec un autre architecte performant sur les chantiers, pendant les quelques années nécessaires à acquérir cette expérience (on dit parfois cette « bouteille ») indispensable.

      Sur le manque de visibilité par le client de la vie d’un chantier :
      – Ceci dit, je suis persuadé que la grande majorité des architectes ont à cœur d’avoir des chantiers bien réalisés, dans le meilleur intérêt de leurs clients. Je me rappelle un constructeur qui m’avait dit « Les chantiers ? je laisse ça aux artisans, c’est leur métier après tout ». No comment… Bref, je suis sûr que les architectes n’ont pas à rougir globalement de leurs chantiers.
      – Ne pas oublier, en outre, qu’un constructeur suit ses chantiers pour son propre compte, pas pour le compte de ses clients : il ne révèle pas spontanément au client des malfaçons qu’il pourrait lui cacher et que le client ne découvrirait jamais. Ce dont les clients ont rarement conscience, c’est qu’avec un architecte, tout est transparent, vous avez accès à tous les plans techniques, descriptif détaillé (et non pas « notice »), tous les comptes rendus de réunion de chantier (où vous êtes invités) où sont exposés les problèmes (un chantier est une opération souvent complexe, pas une promenade de santé), bref, vous êtes au courant de tout : c’est beaucoup plus sécurisant pour le client (rien ne se fait dans votre dos, vous pouvez vous assurer de tout), mais du coup vous êtes au courant de tous les problèmes, et des clients très stressés peuvent le vivre difficilement. Tant pis, mieux vaut des travaux bien réalisés et exposer les problèmes devrait au contraire rassurer le client.
      Si un architecte est très bien d’un point de vue technique et conseil, il n’y a pas de raison qu’il n’assure pas le suivi de ses chantiers avec efficacité. Il ne devient pas une autre personne en arrivant sur un chantier.

  8. Bonjour,

    Quel est le surcoût en % de la brique ? Y a t-il une grosse différence de prix sur le briques thermo, thermo+, etc… ?

    La construction en brique implique t-elle des modifications sur les menuiseries extérieures (entre parpaing et brique) ? Et un surcoût ?

    Cordialement.

    1. Le surcoût de la brique dépend de la région concernée. Vous obtiendrez facilement les différences de prix en consultant les sites des marchands de matériaux locaux (ne pas oublier que les prix sont libres dans le “bâtiment”). La brique étant moins lourde que l’agglo (à formes et dimensions égales), elle n’est pas plus chère à bâtir (en main-d’oeuvre).
      Aucune modification des menuiseries pour un support en briques ou en agglo.

  9. Bonjour,

    J’aurais quelques questions sur la maçonnerie.

    J’hésite entre la brique et le parpaing, quel est votre avis ? La brique est plus chère en terme de matière 1ère, mais la brique implique t-elle aussi d’autre modifications sur la maison avec un coût supplémentaire ? Menuiserie extérieures, carreleur, etc…

    Quels différences entre les briques BGV primo, uno, thermo, thermo+ ?

    La brique est collée existe t-il d’autres montages ? Les avantages et inconvénients ?

    Il existe plusieurs coffres de volet, quel est votre avis et les différences ? Coffre avec volet intégré avec le 1/2 linteau par brique ? Coffre tunnel thermique brique lite ?

    Cordialement.

    1. Bonsoir, comme j’ai eu souvent l’occasion de le dire, la brique est un bien meilleur matériau pour une habitation, car elle n’est pas étanche à la vapeur d’eau, et donc grâce à elle le mur “respire”, l’humidité n’est pas coincée à l’intérieur. C’est plus sain, moins de risque de moisissure, etc. Ici à Toulouse, où il y a des briqueteries (Ville rose ! justement), la différence de prix est insignifiante ; mais ce n’est pas le cas partout.
      Les différents modèles briques ont en général des performances d’isolation thermique différentes, vous trouverez leurs caractéristiques sur internet. Ces différences sont souvent faibles, il ne faut pas forcément en faire une priorité de choix (l’investissement est-il judicieux ? Ne vaut-il pas mieux un meilleur isolant pour la plus-value occasionnée ?)
      Mieux vaut des briques collées que hourdées au mortier (c’est à dire avec des joints ciment épais), car les gros joints sont autant de ponts thermiques, et plus un mur est hétéroclite (briques et mortier), plus les joints risquent d’apparaître sur l’enduit, notamment par temps humide (réactions différente de la brique et du mortier à l’humidité).
      Je n’ai pas vraiment d’avis sur les différents coffres de volets roulants. J’utilise des coffres-tunnel, mais pourquoi pas des 1/2 coffres ? Il doit être plus facile d’y adjoindre l’isolation, mais plus difficile d’y soigner l’étanchéité à l’air ?

  10. Bonsoir,

    Pour l’isolation, quel est la différence de coût entre le polyuréthane projeté et l’UP23 ? Si le polyuréthane projeté remplace l’UP23, le cout de ce matériau est à déduire des 25ht du m²…

    Pour le toit, je souhaite partir sur un monopente en zinc. Y a t-il mieux ? J’ai entendu parler aussi du cuivre mais plus rare je pense ? Pour un bon écoulement et empêcher des mousses, y a t-il une pente minimum préconisée ?

    En ce qui concerne la terrasse extérieure, je souhaite la laisser brut sans carrelage ou dallage. Y a t-il une technique pour laisser la terrasse brut mais joli ? Par exemple, en béton ciré ou motif ? Afin d’économiser sur ce poste si plus économique que le carrelage.

    Cordialement.

    1. Pour l’isolation du plancher bas, ce n’est pas comme ça que se pose le problème. Le hourdis UP23 (en fait, ce sont les entrevous qui sont UP23) sont de bons isolants, mais il y en a d’autres tout aussi valables. C’est un choix de type de hourdis. L’isolation rapportée, projetée sur la dalle, c’est tout autre chose. C’est un “plus” qui permet d’avoir une isolation thermique sans pont thermique, et surtout qui sera durable, car elle est au coeur du plancher, entre la dalle béton et le revêtement de sol, donc totalement inaccessible : elle ne se dégradera pas à long terme (plusieurs dizaines d’années). Un peu comme si on disait (je caricature) : “Si je prends des menuiseries alu, est-ce que je peux me dispenser d’un vitrage performant ?” En fait, ça n’a rien à voir.
      Et je rappelle que de toute façon, avec un plancher chauffant, vous aurez une isolation au sol ! Vous ne pouvez pas décider de ne pas la prévoir. Donc, pour cette isolation indispensable quand on fait un plancher chauffant, je vous conseille le choix d’une isolation projetée, pour les avantages dont je parlais dans les autres messages.
      Mieux que le toit monopente en zinc ? Ca dépend des goûts, de l’environnement, du parti architectural de la maison, des performances recherchées, etc. Je ne crois pas qu’on puisse dire que ce serait mieux ou moins bien ; il n’y a pas de classement dans “l’absolu”. C’est celui qui vous plaît le mieux, ok, c’est un critère de choix très valable. Le matériau est très bon et qui a fait ses preuves (presque tout Paris est couvert en zinc). Le zinc peut être teinté, si vous ne le voulez pas gris et terni par le temps. Il y a aussi le “zinc cuivré”, très joli, un peu plus cher (mais par autant que le cuivre, bien entendu). Les minimum de pente sont indiqués dans n’importe quel moteur de recherche, vous trouverez ça facilement. Il faut tenir compte de la longueur des versants de pente, il me semble. Pour les mousse, quand j’étais jeune, un “vieil architecte” (il devait avoir l’âge que j’ai maintenant), m’avait conseillé de tendre un fil de cuivre épais (type fil électrique dénudé) au faîtage : l’oxyde de cuivre dégagé à chaque pluie fait un très bon anti-mousse.
      Pour la terrasse, attention qu’elle ne soit pas trop glissante si elle est laissée sans revêtement. Il faudra voir des béton cirés qui peuvent tenir à l’extérieur, mais c’est en effet très sympa. Il faudra gérer les dilatations (la terrasse est exposée aux intempéries, plein soleil, gel, etc.) qui provoquent des fissures qui seront très visibles. Vous devrez donc multiplier les joints de dilatation, permettre ces dilations, voir les périphéries, etc.

  11. Monsieur,

    Petit rajout : Pour le plancher, l’isolation dont vous vous perlez, est-ce du UP23 ? Ou autre chose ou rajout d’un isolant supplémentaire ?

    Cordialement.

    1. UP23 (qui est très bien) ou un autre, ce n’est pas le plus important. Par exemple, la mise en oeuvre (la réalisation des travaux) est plus importante. Et si vous voulez une très bonne isolation thermique, ajoutez 1 ou 2 cm à l’isolant projeté, passez à 8 ou 9 cm : ce sera très efficace.

  12. Monsieur,

    Sujet : chauffage au sol.

    On envisage de mettre un plancher chauffant également à l’étage. Où, dans l’idéal, faut-il faire arriver les nourrices pour avoir un accès pratique et le moins gênant ?

    Sur les matériaux de plomberie, avez vous des conseils à me communiquer ? Par exemple, le multicouche face au PE. Pour notre part, on part sur du multicouche.

    Bien cordialement.

    1. Je ne peux pas vous dire où serait le meilleur emplacement de la colonne des nourrices, il faudrait étudier votre plan. Et je n’ai guère d’avis sur les canalisations multicouches, qui sont un matériau récent et pour lequel on n’a guère de recul, me semble-t-il. Si un plombier me propose d’en placer, je ne refuse pas. Un bon plombier est un spécialiste qui a une bonne connaissance de ses ouvrages. Toute la difficulté n’est pas de choisir le matériau, c’est de choisir le plombier (idem pour les autres artisans), car le “bâtiment” est un jungle où l’on rencontre le meilleur (l’excellent, parfois) comme le pire (le pire du pire), et a priori ce n’est pas écrit sur la figure des gens…

      1. Merci pour les informations. Oui, le choix des entreprises en primordial. D’où mon refus de faire un CMI. Et, c’est l’occasion de faire travailler des entreprises réputées de son choix ou connaissance ou sa propre entreprise pour celui qui est du métier (par exemple électricien).

        A quand le Trip Advisor des professionnels du bâtiment et dépannage ? On ferait ressortir les meilleurs et tomber les plus mauvais et arnaqueurs. Je pense aux sociétés de dépannage qui escroquent !

        1. Bravo pour la décision d’écarter le CCMI, je suis résolument contre le CCMI (mais pas contre les CMI en tant que personnes, bien évidemment). Vous êtes électricien ? Les “gens du bâtiment” ne prennent jamais de CCMI, bien sûr, car ils savent comment ça se passe, en fait. C’est beaucoup trop dangereux.
          Quant à éditer des listes, positives et négatives, on se heurtent rapidement à la loi (ça peut se comprendre). Et les avis sont souvent partiaux, voire de mauvaise foi…
          Plutôt que de telles listes, et avec un peu de cynisme j’en conviens, je dirais que les gens peuvent toujours s’adresser à un architecte : ils auront tous les conseils utiles, notamment sur les techniques et les choix des artisans. Même pour un petit travail tout simple, je n’ai jamais refusé d’indiquer le nom d’un artisan à qui me sollicite.
          Et pourquoi pas une consultation ? Même si elle ne devait être suivie d’aucun autre travail de la part de l’architecte. En une heure ou deux, on peut passer en revue un projet, sur tous ses plans (c’est le cas de le dire), parler technique, donner des adresses d’artisans fiables, etc. Pour 150 ou 200€, ce sera très très largement rentabilisé – rien que sur les économies bien supérieures occasionnées.

  13. Monsieur,

    Isolation ? Pont thermique ? Hourdis isolant, bien sûr, avec languette sous les poutrelles. L’idéal est un complément d’isolation projetée sur le hourdis, 6 ou 7 cm, dans lequel on vient noyer les gaines : plus de pont thermique, et il y aura par-dessus une chape béton sans gaine pour la fragiliser.

    Y a t-il un coup supplémentaire pour tout cela ou c’est la règle pour un bon maçon ? Avec l’isolant, on fait 2 chapes comme il y a celle sur l’isolant ?

    L’isolant projeté sur le hourdis, y a t-il plusieurs types ?

    1. Cette isolation thermique projetée n’est pas la règle générale, c’est un plus – y compris en prix, de l’ordre de 25-28€ ht/m². Sauf dans le cas d’un plancher chauffant, où il y a toujours un isolant au sol. Ce n’est donc pas une plus-value dans ce cas, puisqu’il faut cette isolation de toute façon.
      C’est du polyuréthane projeté spécifique. Le mieux est de s’adresser à des entreprises spécialisées, qui ne font que ça : elles sont bien plus performantes (il y a tout un savoir-faire à connaître, et il faut avoir les machines pour ça) et elles sont moins chères (comme le sont les enduiseurs de façade, par exemple). De toute façon, si vous demandez cette isolation à un maçon ou un carreleur, il la sous-traitera à tous les coups : inutile de payer en plus la marge supplémentaire de celui qui sous-traite, et mieux vaut avoir le contact avec celui qui réalisera effectivement les travaux.
      Pour un plancher chauffant, vous aurez, à partir de la dalle béton du hourdis = l’isolant projeté avec les gaines incorporées, les canalisations de chauffage, la chape fluide – qui sera ainsi libre de toute gaine. Puis, quand la chape sera sèche (ça peut être très long), le revêtement de sol (carrelage, …).

  14. Monsieur,

    Concernant l’isolation, oui phonique. Au rdc on prévoit une chambre attenante au salon. Il me semble important qu’elle soit bien isolée. Il y aura aussi une arrière cuisine ou il y aura le chauffe eau et machine à laver. Ca fait du bruit surtout la nuit et et souhaite une très bonne isolation. Le mieux c’est le placo phonique ou la double ba13 ou encore du ba25 ?

    A l’étage, les chambres sont séparées par des placards donc pas de soucis phoniques.

    Cordialement.

    1. Meilleure isolation phonique : cloison placo avec 2 ossatures indépendantes (profilés galva) et laine de roche en continu entre les 2. Avec plaques phoniques ou doublées, 1 ou 2 cotés (en fait le choix des plaques, c’est le moins important).
      Attention à l’équipement électrique : rien ne doit traverser, et moins il y en aura dans la cloison, mieux ça vaudra.
      Attention aussi au plafond, si simple BA13, le bruit passera par là. Il vaut mieux prolonger la cloison séparative en combles. idem pour un plafonnier : il peut être un passage du bruit.
      Mais tout ceci ne servira quasiment à rien s’il y avait une porte dans cette cloison. D’une façon générale, le bruit passe beaucoup plus par les portes. C’est le point faible. Prenez des portes acoustiques, pleines, avec joint périphérique. Essayez de gérer l’aération sans mettre en contact la chambre et le salon ou l’arrière cuisine.
      Quant aux placards, je doute largement de leur efficacité d’isolation phonique, tout dépendra de leurs portes, à eux aussi (portes pleines, à la française et non coulissantes, avec joints).
      Le problème avec l’isolation phonique est qu’un seul point faible flanque tout par terre (si je puis dire) : si le bruit trouve 1 passage, il s’y engouffrera et tout le reste ne servira plus à rien.

  15. Bonjour,

    Le placo des parties séparatistes de pièces font 13mm. Il y a du placo de 25mm aussi un peu plus cher. Y a t-il un intérêt à mettre du 25mm partout ?

    Peut-être sur un mur où est fixé des meubles haut de cuisine ? Ou au mur d’une arrière cuisine où il y a la machine à laver ou ballon thermodynamique qui font du bruit ?

    Cordialement.

    1. Pour l’épaisseur du placo : quel est votre objectif ? Isolation phonique ? il y a du placo “phonique”, sinon épaissir la paroi est toujours positif (double BA13, par exemple). Mais on arrive vite au maximum d’efficacité : le bruit passera par les portes (il faudra des portes phoniques), vérifier aussi que les gaines (telles que l’électricité) ne soient pas autant de ponts phoniques, etc. Sinon, tout le reste ne sert à rien : qu’importe que vous fassiez un boîte parfaitement isolée du bruit, si vous laissez passer le son par la porte ou par une prise de courant… Si vous voulez vraiment une isolation phonique, il y a des solutions, mais il faut les appliquer dans leur totalité, sinon ça ne marchera pas.
      Pour la résistance mécanique (accrochages lourds), le mieux est de doubler les ossatures galva dans la cloison, là où il y aura des meubles à accrocher, tout simplement. Ce sont les profilés verticaux qui font la résistance des cloisons placo. En les plaçant “judicieusement” (comme on dit), vous aurez une très bonne résistance, sans surcoût notable.

  16. Bonjour,

    Dans le cas d’une construction sur vide sanitaire, que faut-il demander ou s’assurer auprès du maçon ?
    Isolation ? Pont thermique ? Profondeur du vide sanitaire pour pouvoir passer ?

    Brique ou parpaing ?

    Épaisseur des parpaings ?

    Parpaings pleins ou creux ?

    Vaut il mieux construire une maison en parpaings ou en béton banché ?

    Encore merci pour votre aide.

    1. Dans le cas d’une construction sur vide sanitaire, que faut-il demander ou s’assurer auprès du maçon ? Beaucoup de choses…
      Isolation ? Pont thermique ? Hourdis isolant, bien sûr, avec languette sous les poutrelles. L’idéal est un complément d’isolation projetée sur le hourdis, 6 ou 7 cm, dans lequel on vient noyer les gaines : plus de pont thermique, et il y aura par-dessus une chape béton sans gaine pour la fragiliser.
      Profondeur du vide sanitaire pour pouvoir passer ? 60 cm, pour un jeune plutôt mince et agile… 🙂 Penser à creuser un peu plus les passages probables pour des visites éventuelles (bord des canalisations, etc.), c’est simple et ce sera bien utile.
      Brique ou parpaing ? Jamais de briques en sous-sol ! Trop sensibles à l’humidité. Par contre, pour les murs au-delà du plancher bas, les briques sont un excellent matériau (murs « respirants »)
      Épaisseur des parpaings ? 20 cm, sauf si plus de 3 ou 4 étages ? voir alors une étude structure.
      Parpaings pleins ou creux ? seul Intérêt des parpaings pleins : résistance si blocs à bancher avec béton armé (par exemple, pour contenir la poussée horizontale des terres des parois enterrées), ou bien isolation phonique si habitation en mitoyenneté. C’est tout. Plus chers, évidemment.
      Vaut-il mieux construire une maison en parpaings ou en béton banché ? le béton banché est plus cher encore. Seul intérêt : capacité portante supérieure (4 ou 5 étages, ou porte-à-faux important, …), résistance aux poussées horizontales, ou bien étanchéité à l’eau en cas de sous-sol en milieu très humide (on fait des réservoirs en béton, par exemple). Sinon, blocs d’agglo (parpaings)
      Encore merci pour votre aide. Avec plaisir.

  17. Bonjour,

    Merci pour vos réponses très claires.

    Le constructeur que j’ai consulté a un bureau d’étude cmi et un autre maîtrise d’œuvre si on veut. Soit on décide de laisser le constructeur s’occuper de tout avec ses entreprises soit on décide de faire rentrer les entreprises du client et dans ce cas on rentre dans le cadre d’un contrat maîtrise d’œuvre.

    Ma question concernait les assurances un grand merci pour votre aide.

  18. Monsieur,

    Dans le cas ou je fais un contrat maîtrise d’œuvre avec un constructeur qui fait aussi des cmi pour intégrer des entreprises que je connais, en cas de desordre est il possible d’avoir aussi comme seul interlocuteur l’assureur du cmi comme dans le cadre d’un cmi ? Et ne pas me retrouver seul à gérer le desordre ?

    Cordialement.

  19. Monsieur,

    En cas de desordre, le maître d’œuvre peut il se défiler et laisser le client régler le litige avec les assurances ? N’est ce pas plus simple dans le cadre d’un cmi ou on peut se retourner contre le constructeur ? Et plus rapide dans la résolution avec un cmi ?

    Cordialement.

    1. Bonjour Thomas, je réponds aux 2 messages.
      Le contrat ccmi est un contrat d’entreprise, assimilable à une entreprise “tous corps d’état” (c’est à dire qui fait et qui vend tous les travaux, du gros-oeuvre aux finitions), avec la particularité que le cmi va presque toujours sous-traiter les travaux à des artisans (en fait, cmi ou architecte, ce sont toujours des artisans qui font les travaux. Avec un architecte, le client choisit les artisans avec son architecte, tandis qu’avec un cmi, le client ne choisit rien du tout, les artisans sont de fait imposés).
      Tout ça pour dire que je ne vois pas comment une même personne pourrait faire à la fois de la maîtrise d’oeuvre et du cmi, ce n’est pas compatible : ou on conseille son client en toute indépendance, ou on lui vend les travaux.
      En cas de déclaration de sinistre (désordre) : il faut bien avoir conscience que c’est toujours l’assureur ou les assureurs qui gèrent directement le dossier, que ce soit un contrat d’artisan, de cmi ou d’architecte. L’artisan, le cmi ou l’architecte n’ont pas juridiquement à intervenir, même si ils participent de fait à la gestion du sinistre (mais ce n’est qu’à titre consultatif).
      Est-ce plus simple d’avoir un seul assureur en face de soi ? Pas évident. Si vous n’êtes pas d’accord avec l’assureur qui vous proposerait par exemple un dédommagement que vous estimeriez trop faible, vous apprécierez surement d’avoir un architecte (et donc aussi son assureur) pour vous aider à faire valoir vos intérêts.
      Vous dites que le maître d’oeuvre peut se défiler. Mais l’artisan ou le cmi aussi peuvent le faire. Ca dépend des personnes et de leur conscience professionnelle, par de leur statut (artisan, cmi, architecte…). Et vous pouvez dans tous les cas vous retourner contre les assurances des uns et des autres; artisan, cmi, architecte, bureau d’études, etc. (une fois la réception et l’année de parfait achèvement passées, vous n’aurez plus à faire – juridiquement – qu’aux assureurs).
      Mon expérience me montre que l’architecte gère en amont des problèmes des clients survenus après la réception ; il m’est arrivé d’aller chercher un artisan par la peau du cou (j’allais dire par autre chose… 🙂 ) pour arranger une petite malfaçon survenue après l’année de parfait achèvement (un gouttière qui se détachait à un endroit, mal fixée), alors qu’il voulait faire une déclaration de sinistre (car en pratique, l’assureur demande souvent un devis de réparation… à l’artisan lui-même ! qui sera payé pour réparer ses bêtises, en quelque sorte). J’étais très mécontent et il a rapidement réparé sa bêtise sans demander son reste, et sans déclaration de sinistre.
      Donc, pour votre question des 2 messages : est-ce plus simple d’avoir un cmi en cas de sinistre ? Je ne crois pas, si vous avez un architecte, vous le saisissez du problème et il va le gérer (s’il ne le fait pas, tout simplement par exemple parce qu’il aurait pris sa retraite ou qu’il ne serait plus de ce monde), vous saisissez son assurance, comme vous auriez pu saisir l’assurance du cmi. Mais il me semble qu’il vaut mieux avoir l’avis de l’architecte que pas d’avis du tout. Un peu comme si l’on disait : “En cas de maladie, n’est-ce pas plus simple d’aller voir directement un pharmacien pour acheter des médicaments, plutôt que de voir d’abord un médecin ?” ben non…
      Cdlmt

  20. Bonjour,
    Je suis enfin tombée sur le bon site, je souhaite faire construire ma maison de 80M2. J’ai contacté des sociétés de construction pour m’effectuer un devis, mais je ne comprend rien.
    Le constructeur me demande si je veux vide sanitaire ou terre-plein? Donc la j’ai vu la réponse plus haut, mais les autres questions (le radier,la génoise,l’avant toit)? Je ne comprends pas.
    Il y en a un qui me propose seulement la main d’oeuvre et que c’est à moi d’acheter toutes les fournitures. Je ne sais pas du tout ce qu’il faut. Je préfère un toit plat est-ce une bonne idée ? Pouvez-vous m’aider? Merci

    1. Merci du message sur notre Site 🙂 . En plus, ce message met quand même en évidence que faire construire est une aventure, notamment technique, et que le client fait “une bonne affaire” en prenant un architecte (d’Aujourd’hui…) qui va veiller à ses intérêts, à la bonne réalisation des travaux (car l’architecte n’aurait rien à gagner à valider des travaux mal faits : ce n’est pas lui qui les vend au client), et qui va lui faire faire des économies, le plus souvent supérieures à sa rémunération. Bref, l’architecte est là pour veiller sur son client et au bon déroulement de l’opération.
      Le radier ? vous faites un sous-sol ? s’il y a des risques de pénétration d’eau, mieux vaut éviter le sous-sol. Sinon, c’est possible mais un radier est une technique chère et délicate. Il faut un (très) bon maçon.
      La génoise : c’est une imitation d’un style souvent provençal, en empilant des tuiles en porte-à-faux à la base du toit, pour le faire déborder du mur et ainsi éviter que la pluie ruisselle sur le mur. Quand on a beaucoup de bois, on faisait des “avant-toits” en charpente en bois (on les fait toujours, d’ailleurs), sinon dans les régions arides méditerranéennes, on empilait des tuiles : on parle alors de génoise.
      Dissocier main-d’oeuvre et matériaux est très souvent une mauvaise idée, si vous n’êtes pas un pro du “bâtiment”, ou du moins un amateur très averti (ce que vous n’êtes pas, si je comprends bien 🙂 ), pour un tas de raisons : responsabilité donc garantie largement perdue, quantité de matériaux, vols, etc. D’expérience, ça coûte alors plus cher qu’en demandant à l’entreprise de fournir les matériaux.
      Un toit plat est souvent plus cher qu’un toit en pente, plus délicat à faire, mais esthétiquement plus agréable. Cela fait des maisons plus élancées, plus “clean” si je puis dire, moins “ringardes”. Dans ce cas, évidemment, oubliez les génoises (d’une façon générale, je déconseille les imitations, les pastiches qui veulent “faire vieux” avec du neuf : personne n’est dupe, du coup c’est plutôt ridicule et ne valorise pas la maison.)

  21. Bonjour,

    J’ai des questions concernant les garanties.

    Avec un contrat cmi ou maitrise d’œuvre quelles sont les différences de prises en charge en cas de soucis ?

    Avec le cmi on a la garantie de parfait achèvement et dommage ouvrage. En maitrise d’œuvre en prenant mes entreprises je peux souscrire à ses assurances.

    Cas concret : la dalle est coulée par le maçon les tuyaux d’évacuation posés par le plombier. On s’aperçoit une fois habitée que l’évacuation se fait mal car la pente est trop faible.

    Avec un cmi, je me retourne auprès du constructeur qui est mon seul interlocuteur. Dans le cas de maitrise d’œuvre ou je paie directement le maçon et plombier comment se passe le traitement du désordre ? Est-ce le maître d’œuvre ou architecte qui traite le dossier ou moi avec mon assurance dommage ouvrage avec expertises, etc… Y a t-il une différence sur le traitement ?

    Qui détermine à qui la faute ?

    En maitrise d’œuvre que faut-il faire pour qu’il y ait exactement les mêmes garanties ?

    Merci pour votre aide.

    1. Avec un contrat cmi ou maitrise d’œuvre quelles sont les différences de prises en charge en cas de soucis ?
      Avec un CMI, vous n’avez qu’un seul interlocuteur : l’assurance du CMI. Avec un architecte (maîtrise d’œuvre), vous avez comme interlocuteurs : les entreprises présumées responsables et, quasiment toujours l’architecte – pas forcément responsable, mais en général toujours concerné. La rôle de l’architecte est de défendre ses clients : le client pourra donc compter sur lui pour que les assurances respectent ses intérêts.
      Avec le cmi on a la garantie de parfait achèvement et dommage ouvrage. En maitrise d’œuvre en prenant mes entreprises je peux souscrire à ses assurances.

      Oui, tout en sachant que la garantie de livraison à prix et délais convenus (en fait, la garantie de parfait achèvement, c’est autre chose) est là pour vous garantir que les avances que vous ferez au CMI seront récupérées – moins une franchise de 5% du montant du contrat qui reste à votre charge ! (ça, les CMI ne vous le disent que rarement, non?) – si le CMI se révèle incapable de mener à bien la construction. Il faudra que vous prouviez, en général, cette incapacité définitive par la liquidation du CMI, ce qui peut prendre des années… Avec les Architectes d’Aujourd’hui, pas d’avance donc pas de risque d’avance perdue. C’est plus simple et plus sûr, on ne paie que ce qui est fait, ce qui existe sur le terrain, sans avance mais au contraire avec une retenue de 5% de la valeur des travaux faits et validés par l’Architecte d’Aujourd’hui. Ainsi, pas de risque : si l’entreprise ne poursuit plus les travaux, on en prend une autre, tout simplement (c’est prévu dans le contrat), car les travaux non faits ne sont pas payés (pas d’avance).
      Cas concret : la dalle est coulée par le maçon les tuyaux d’évacuation posés par le plombier. On s’aperçoit une fois habitée que l’évacuation se fait mal car la pente est trop faible.
      Avec un cmi, je me retourne auprès du constructeur qui est mon seul interlocuteur. Dans le cas de maîtrise d’œuvre ou je paie directement le maçon et plombier comment se passe le traitement du désordre ? Est-ce le maître d’œuvre ou architecte qui traite le dossier ou moi avec mon assurance dommage ouvrage avec expertises, etc… Y a t-il une différence sur le traitement ?
      Oui, l’architecte, dans ce cas pas responsable a priori, est quand même concerné. Il va donc donner son avis technique et juridique car il a managé le chantier. Vous n’êtes pas seul face à l’ (ou) aux assurances.
      Qui détermine à qui la faute ?
      Les assurances se mettent d’accord pour déterminer les responsabilités. S’il y a une dommage-ouvrage, elle sera la seule assurance à contacter vis-à-vis du client (maître d’ouvrage). Après, elle se retournera contre les assurances des responsables, mais ce n’est plus l’affaire du client. En pratique, quand on connaît la cause du sinistre, le ou les responsables sont toujours identifiés. Par contre, dommage-ouvrage ou pas, quand on ne connait pas précisément, avec certitude, la cause du sinistre, on ne peut pas réparer. S’il y a plusieurs assurances (pas de D-O), il ne faut pas oublier que l’intérêt des assurances est de se mettre rapidement d’accord. Un assureur m’avait expliqué que la gestion d’un sinistre lui coûte souvent plus cher que la réparation elle-même ! Plus vite le dossier est clos, moins elles perdent de l’argent.
      En maitrise d’œuvre que faut-il faire pour qu’il y ait exactement les mêmes garanties ?
      Il y a les mêmes garanties avec une maîtrise d’œuvre qu’avec un CMI : garantie de parfait achèvement (1 an après réception), garantie de bon fonctionnement (2 ans), garantie décennale (10 ans), car ces garanties sont obligatoires, les professionnels ne peuvent pas s’en dispenser (même si c’était marqué dans un contrat !), et garantie D-O si elle est contractée. Par contre, avec un architecte (maîtrise d’œuvre), le client a en plus un professionnel indépendant des entreprises et dont la mission est de le défendre.
      Quand à la garantie livraison à prix et délai convenus, elle est là pour palier les carences des CMI qui feraient que le client ne pourrait pas récupérer ses avances = avec un Architecte d’Aujourd’hui, pas d’avance, pas de risque financier ! donc pas besoin de cette garantie de livraison qui coûte de l’argent au client, évidemment, et qui n’existe plus à l’instant où la réception est prononcée. Cet argent dépensé devient alors inutile.

  22. 1) Pour répondre à votre question. Nous avons à 20kms de mon domicile un constructeur qui a monté un cabinet de maîtrise d’œuvre en créant un groupement d’entreprises, uniquement locales, qui sauf erreur de ma part paie une redevance annuelle pour y adhérer. Il a très bonne réputation. Pas de publicité sur les pages jaunes, Google, pourtant, des professionnels que je connais (plombier, terrassier, électricien à 50 kms) les connaissent en très bien. Ils ont fait récemment un funérarium, de la publicité pour eux…

    Ce constructeur fait soit des contrats CMI et dans ce cas on doit prendre ses entreprises mais il est aussi possible de passer en contrat maîtrise d’œuvre en prenant mes entreprises ou un mix des 2. Il fait un appel d’offre avec ses entreprises et en plus les miennes pour comparer et voir qui répond au mieux à la demande. Il est aussi là pour conseiller le client sur ce point. Ses honoraires tournent autour des 10% ht.

    Contrairement à d’autres constructeurs que j’ai rencontré, il n’a pas de tarif au m² pour le carrelage dans son ordinateur ou au m² pour la toiture déjà négocié avec leurs entreprises. Tout dépend des retours des devis de ses artisans partenaires.

    Je trouve cela plus pro et transparent pour le client. Même en CMI, il donne la liste des entreprises à qui il fait l’appel d’offre ou avec qui il travaille. Cela permet aussi de voir qui sont les entreprises sur internet ou leur magasin pour voir leur sérieux, etc…

    D’autre part, le commercial est aussi dessinateur donc quand on demande des modifications de plan ou autre, il les fait en direct, il ne fait pas l’intermédiaire avec le dessinateur…

    Que pensez vous de cette méthode ?

    Sauf erreur de ma part, c’est entre CMI et architecte ?

    Quelle est la rémunération des architectes lors des constructions ? En temps que particulier, on a toujours l’impression que l’architecte est plus cher et là uniquement pour les maisons avec des prestations ou architectures particulières. On se trompe je pense !

    2) Pour revenir à l’étude G2 que j’ai faite, je l’ai faite de ma propre initiative mais en contrat CMI avec le constructeur, cela aurait été obligatoire pour les assurances. L’étude G2 m’a permis de savoir qu’il ne faut pas faire de sous sol ce qu’on n’aurait peut être pas vu en faisant des fouilles en plein été. Le sol est gorgé d’eau à 2m de profondeur.

    3) Dans l’article suivant, vous indiquez qu’on peut se faire assister lors de la construction. J’ai regardé diverses émissions de Julien Courbet par le passé et il y avait sur le plateau un expert en bâtiment qui pouvait être pris quand on construit pour suivre le chantier et surtout voir si tout se fait dans les règles de l’art. Je n’en ai pas trouvé sur internet, où les trouve t-on ? Quel est exactement le rôle et le coût ? Comment s’appelle ce métier, ils ne sont pas architecte ?

    Cordialement.

    1. 1) Au préalable, je rappelle que bien évidemment, si je critique le contrat de construction de maisons individuelles – que je trouve dangereux et très négatif pour les clients – je ne critique pas les personnes, les CMI eux-mêmes ; ce serait stupide de ma part de faire un tel amalgame.
      Le principe de la maîtrise d’œuvre, tel que le métier d’architecte, est d’être indépendant des entreprises afin de pouvoir éclairer son client en tout liberté, sans que des considérations d’intérêt puissent entrer en ligne de compte ; comme un médecin ne vend pas de médicament, par exemple, ainsi il ne conseillera que les médicaments dont le client a besoin, et non pas ceux qu’ils vendraient. Assurer une maîtrise d’œuvre et être CMI sont donc des pratiques totalement opposées, ce ne doit pas être facile de passer de l’une à l’autre.
      Quand un architecte (ou un non-architecte : maître d’œuvre) demande un devis à un artisan, c’est pour connaître le prix que cet artisan proposera. Ce prix ne doit donc pas être imposé à l’artisan, que ce soit pour du carrelage, pour la couverture ou pour toute autre chose. Les constructeurs, eux, définissent au préalable leurs prix et cherchent des artisans qui l’accepteront, c’est une méthode différente.
      Le CMI vous donne la liste des artisans ? Bravo, je crois que c’est la première fois que j’entends ça ! Est-ce qu’il vous demande d’agréer ses sous-traitants (les artisans) avant de leur confier les travaux, comme la loi l’y oblige ? Et donc pour cela, est-ce qu’il vous donne leurs devis et ses conditions de paiement ? Si oui, ce serait une première (sans ironie, je n’ai jamais entendu qu’un CMI appliquait cette loi).
      Ce que j’en pense ? Ce que vous exposez est positif, même si ça n’efface pas les défauts du CCMI (du contrat, et pas des personnes… 🙂 ). Quant aux maîtres d’œuvre, ils exercent la même activité que les architectes, sans en avoir le titre et les contraintes (la déontologie). Par exemple, vous m’annoncez une rémunération de 10%, mais il est possible (je ne dis pas que c’est le cas ici, mais je sais que c’est une pratique courante – et légale pour les non-architectes.) qu’il demande aussi une rémunération aux artisans (une sorte de rétro-commission). Pour les architectes, une telle rétro-commission doit être contractuelle et explicitement acceptée par le client, sinon elle est illégale. La rémunération des architectes est libre (comme celle des non-architectes, des cmi, etc.), elle est en général de 10 à 15%, mais elle peut être différente. La rémunération (marge brute) des CMI est de l’ordre de 30%, soit plus du double. C’est d’ailleurs très frappant de constater que les clients vont trouver « cher » un architecte à 14% et « normal » un CMI à 30% (plus du double ! ), du moment que le CMI ne leur dit pas de chiffre. Compte tenu des sommes très importantes que cela représente, je trouve ça extraordinaire ; il me semble que pour ma part, j’aimerais bien savoir où va mon argent.
      Un architecte (et la maîtrise d’œuvre en général) est la solution la moins chère pour qui fait construire, bien moins cher qu’un CMI, pour peu qu’il soit spécialisé pour les Particuliers (construire un bâtiment public avec un contrat « marché public » n’a rien à voir avec construire une maison individuelle pour un particulier).

      2) Pour l’étude de sol, je présume que votre CMI ou maître d’œuvre vous aurait demandé de la faire et aurait refusé de poursuivre l’opération sans cela. Le simple bon sens la rend incontournable.

      3) La vocation des architectes est d’aider, d’assister leurs clients, par nos conseils, comme pour toutes les professions libérales (avocat, médecin, etc.). Nous pouvons assister un client, même s’il contracte un CCMI. Par contre, je crois que très peu d’architectes accepteraient cette mission (pour un tas de raisons que je pourrais développer ici). Mais moi, je serais tout prêt à le faire, même sans assumer de mission complète de maîtrise d’œuvre, juste une assistance, car je suis persuadé que, globalement, je ferais gagner de l’argent et de la sécurité à mes clients.

  23. Bonjour Monsieur,
    Je fais construire avec un constructeur, les maisons MCA à Libourne.
    Dans le contrat était prévu “un plancher hourdis coffraplume sur 3 rangs d’agglos de 20cm”. Après la visite terrain, ils me proposent une dalle béton de 12 cm sur terre plein, la maison, le garage et la terrasse restant sur 2 rangs d’agglos.
    D’autres constructeurs sur le lotissement restent sur trois rangs et vide sanitaire.
    Ayant perdu confiance sur d’autres parties de la conception de ma maison avec la commerciale et l’équipe, je me demande si je dois accepter cette moins value et surtout si cela ne constitue pas un risque pour ma maison.
    N’ayant pas les compétences car je fais construire seule, j’en appelle à votre savoir et à votre pédagogie pour que je puisse comprendre!
    Bien cordialement
    Christelle

    1. Bonsoir, il faudrait bien sûr, que votre CMI vous propose une diminution du prix en proportion, car le dallage coûte nettement moins cher. Un plancher hourdis est un choix technique bien meilleur qu’un dallage sur hérisson, tout mon article arrive à cette conclusion. Je vous engage donc à refuser, pour la qualité à long terme de votre maison.
      Votre message montre combien il est important de se faire assister tout au long d’une opération de construction par une guide indépendant et de bons conseils, car il ne vous vend pas lui-même les travaux : il n’a donc aucun intérêt à mal vous influencer.
      Sans imposer qu’il dirige entièrement l’opération, il serait utile qu’un architecte puisse au moins donner des conseils à ceux qui font construire et qui sont obligés, sans cela, de s’en remettre aveuglément à des constructeurs dont les intérêts financiers sont opposés aux leurs. Construire est une aventure – belle, mais aventure tout de même -, car le client doit s’engager avant la réalisation de ce qu’il achète (c’est-à-dire avant que la construction soit faite), il doit donc être guidé par un conseil fiable, qui n’a aucun intérêt à l’abuser.

  24. Bonjour,

    Pour un contrat en CMI, il est imposé de faire une étude de sol de type G2. Est-ce vraiment obligatoire ? A quoi cela sert-il ? La fouille par le terrassier ne suffit-elle pas ?

    Quel est le coût moyen de cette étude ?

    Merci.

    1. Bjr, à quoi sert une étude de sol ? Vous devez avoir une petite idée, je pense… 🙂 Vous allez vous faire opérer, à quoi sert de faire une radio au préalable ? Il sera toujours temps d’aviser quand on vous ouvrira le ventre, on verra bien alors ce qu’on découvrira – je plaisante, vous l’aurez compris. Plus sérieusement, “autrefois”, le doigté du maçon à son tractopelle servait souvent d’indicateur pour connaître le “bon sol”, en effet. C’était mieux que rien, mais c’était évidemment très approximatif. Et que se passe-t-il quand, à 2 m de profondeur, le maçon n’avait toujours pas “ressenti” le bon sol ? Quand le maçon , malgré ses affirmations, n’était pas assez expérimenté pour déterminer le “bon sol” ? quand il se trompait, tout simplement ?
      Une maison coûte 100000€, parfois le double, voire le triple. Pourquoi économiser 1000€ (coût moyen d’une étude de sol), quand on risque 100 ou 200 fois plus ? Pour faire des économies ? Alors, suivant ce raisonnement, pourquoi couler des chaînages en béton armé ? pourquoi respecter les règles de l’art ? Autant construire n’importe comment…
      Devant les sinistres catastrophiques des maisons mal fondées (les sinistres touchant les fondations sont une horreur : terrassements, souvent percements des planchers intérieurs, injection de béton sous pression avec risques de canalisations fichues, refaire les sols intérieurs, les enduits après fissures, etc. Déménagement des occupants, coûts énormes – parfois équivalents à la maison elle-même, etc.), les assurances imposent quasiment toujours une étude de sol = c’est le bon sens le plus élémentaire.

      1. Bonjour,

        Merci pour votre retour.

        Je me suis mal exprimé, désolé. Par contre, le maitre d’œuvre nous informait que c’est assez rare qu’une étude de sol soit faite par un géotechnique. Le géotechnique nous informait également que ce n’était pas commun une étude G2.

        Et j’apprends que c’est obligatoire dans le cadre d’un contrat CMI. D’où mon questionnement car s’il y a pas mal de contrat CMI de fait auprès des constructeurs, il devrait y avoir pas mal d’étude G2 de faites. C’est un peu contradictoire… Pour ma part, même si cela n’était pas obligatoire, je l’ai fait d’initiative sur un terrain pour lequel je n’ai pas signé définitivement et que l’obtention du PC est la clause suspensive.

        En cas de soucis sur la construction, avec une étude G2, quelles parties sont mis en cause ? Même si le géotechnique fait 3 ou 4 points de forage sur le terrain, les couches ne sont pas uniformes et il faut creuser + ou – profond pour avoir un sol meuble.

        Cordialement.

        1. – si vous avez un CCMI, vous n’avez pas de “maître d’oeuvre”, je présume – un maître d’oeuvre est nécessairement indépendant des entreprises, donc du CMI qui est une entreprise de construction. Je n’ai jamais vu un architecte (ou un maître-d’oeuvre-non-architecte) confiant les travaux à un CMI et en assurant quand même le suivi, même si c’est juridiquement possible.
          – l’étude de sol est très fréquente, les assureurs ayant prix conscience du risque énorme encouru quand il n’y a pas d’étude de sol, ils l’imposent presque toujours (j’espère que dans le cas où l’étude de sol n’est quand même pas faite, le cmi ou l’artisan ne sera pas assuré et qu’il devra payer de sa poche ! Les risques étant mutualisés, ce n’est pas “aux autres”, dont je fais partie, à supporter leur incompétence, en payant des primes d’assurance toujours plus chères).
          – l’étude de sol est toujours faite par un géotechnicien, assuré en tant que tel,
          – l’étude de sol est quasiment toujours une G2. Si le terrain se révélait “à problème”, ce qui est rare (par exemple, risque de glissement de terrain), il faudrait alors poursuivre une étude plus approfondie.
          – l’étude de sol n’est pas – juridiquement – obligatoire pour un cmi, à ma connaissance, le législateur laissant les professionnels déterminer quelles actions techniques sont nécessaires. Mais, encore une fois, c’est folie de ne pas la faire.
          – en cas de sinistre malgré une étude de sol, sera mis en cause celui qui est en faute : si l’erreur vient de l’étude de sol, ce sera le géotechnicien et son assureur, s’il y avait erreur de prise en compte de l’étude de sol, ce serait le CMI ou ceux qui ont fait les travaux si pas CMI : architecte + artisan. En pratique, on creuse toujours un peu plus que le niveau mentionné à l’étude de sol, car, en effet, les couches ne sont pas parfaitement planes. Les étude de sol recommandent une telle marge. En pratique, je demande + 50 cm. Et bien sûr il faut que l’architecte soit là quand on creuse les fondations (semelles filantes ou puits) pour se rendre compte s’il n’y a pas justement de pb ponctuel – ça m’est arrivé quelques rares fois. Un bon maçon peut alerter sur la résistance du terrain qu’il constate quand il creuse – d’où l’utilité là aussi d’avoir un bon maçon, un vrai professionnel. D’où l’utilité de bien choisir ses artisans, et ne pas s’en remettre aveuglément au CMI qui sera tenté de choisir toujours le moins cher, pour faire de la marge.

  25. Pour une construction neuve indépendamment de la surface habitable qui impose un architecte quelle est la différence entre un architecte et un maître d’œuvre pour par exemple une maison de 150m carré ? Différences sur les honoraires ? Restrictions ? Cordialement.

    1. Tous les architectes sont des maîtres d’oeuvre. L’objet du métier d’architecte, c’est la maîtrise d’oeuvre, comme celui de médecin est de soigner. Il y a des gens qui aimeraient faire le métier d’architecte, mais ils n’en ont pas le titre (pas de diplôme, par exemple), ils ne sont pas inscrits à l’Ordre des architectes, et donc ils n’ont pas le droit de dire qu’ils sont “architecte”. Le titre d’architecte est protégé – comme celui de médecin, notaire, avocat, géomètre-expert, etc.
      Alors ils disent qu’ils sont “maîtres d’oeuvre”, ce qui n’est pas un titre, pas un métier réglementé. Par exemple, comme si l’on disait je suis “soignant”, car je reçois des malades, je fais un diagnostic et je leur prescrits des soins, mais je ne suis pas médecin (si c’était légal, évidemment…).
      En résumé : il y a des maîtres d’oeuvre, ceux qui ont un diplôme et qui sont inscrits à l’Ordre (qui leur impose des règles morales : la déontologie) s’appellent des architectes. Et ceux qui ne sont pas inscrits à l’Ordre (pas de diplôme, etc.) s’appellent… “maître d’oeuvre”. Demain, si vous voulez, vous pouvez visser une plaque sur votre porte et écrire : “Maître d’oeuvre”.
      Je regrette que l’on accepte ce mot de “maître d’oeuvre”, car le mot “maître” indique en général une reconnaissance professionnelle (on appelle “maître” un “docteur en droit”, ou bien “maître artisan”, etc.) ce qui n’est pas le cas ici, puisque c’est ouvert à tout le monde.
      Seuls les architectes (les vrais…) ont le droit d’établir un projet de construction à partir de 150m² de surface (PdC).
      Quant aux honoraires, ils sont libres, pour les architectes comme pour les autres non-architectes.
      Les restrictions ? Avec un architecte, vous savez qu’il aura un diplôme (les quelques très rares architectes qui n’ont pas de diplôme sont passés devant un commission très stricte qui examine leur capacité professionnelle, à mon avis bien plus exigeante qu’un diplôme : vous pouvez y aller, ceux que je connais sont d’excellents professionnels). Avec un “pas-architecte” (maître d’oeuvre) ? Pas de garantie de compétence (ce qui ne veut pas dire qu’ils sont tous mauvais, évidemment, je parle en principe), et pas de garantie de la protection que représente l’Ordre des architectes.

  26. Bonsoir. Merci pour les détails sur la comparaison CMI et architectes. Êtes vous sur qu’un CMI me remettra le détail de tous les devis ? Sauf erreur de ma part justement c’est le principe du prix ferme et définitif sans détail !

    1. Un CMI, comme toute entreprise qui sous-traite les travaux, a l’obligation (ce n’est pas une simple possibilité, c’est une obligation) de faire agréer ses sous-traitants par son client c’est à dire vous. Et un jugement a bien confirmé que les CMI n’échappent pas à la règle, qu’ils ne sont pas au-dessus des lois.
      Le CMI DOIT donc vous demander d’accepter ses sous-traitants, et leurs paiements. Pour cela, il DOIT vous donner leurs noms et leurs coordonnées (c’est la moindre des choses) et vous donner également le contrat qu’il a avec eux : le montant des travaux (donc leur devis ou équivalent) et aussi comment et quand il les paiera. Car si un sous-traitant n’est pas payé (dépôt de bilan du CMI, etc.) il a le droit de se retourner contre vous (c’est la loi), que vous l’ayez agréé OU PAS.
      Les CMI redoutent cette loi, car ainsi ils sont obligés d’avouer le montant que paie le client et qu’il garde dans leur poche (leur marge). Un prix ferme et définitif n’impose pas du tout que le client ne sache pas où et à qui va son argent, ça n’a rien à voir…
      Pour ma part, en pratique, quand une entreprise veut sous-traiter et que je l’accepte, je mets en place un paiement direct du client au sous-traitant, qui vient automatiquement en déduction de ce qui est dû à l’entreprise principale. Ainsi, le sous-traitant est sûr d’être payé et le client ne risque plus qu’il se retourne contre lui.

  27. Bonjour. Vous m’indiquez que le mur de ma façade à l’étage serait en recul par rapport au rdc et qu’il y a une complexité sur l’étanchéité. Faut il prévoir quelque chose de particulier pour éviter des infiltrations ? Si infiltrations c’est garantie

    1. Oui, c’était une des solutions que vous aviez envisagées. C’est techniquement possible, mais il faut veiller à ce que l’eau ne rentre pas dans la maison. Il faut prévoir beaucoup de choses, en structure et en étanchéité notamment. Il faut bien sûr que vous demandiez à un professionnel.
      Le fait que ce soit garanti n’enlève pas les désagréments (et plus encore) de travaux importants qu’il faudrait faire chez vous en cas de sinistre : imaginez s’il fallait casser une structure en béton armé, refaire les intérieurs dégradés par l’eau, etc. avec déménagement probable pendant les travaux. Un peu comme si l’on disait : “Je sais que mes pneus sont lisses, mais qu’importe si j’ai un accident de voiture et que je me retrouve à l’hôpital, puisque je suis assuré…”.

  28. Bonjour
    Je vais construire avec un constructeur.c’est une maison avec garage intégré.il veut mettre la maison sur vide sanitairmd mais pas le garage.est ce normal? Il y a une chambre au dessus du garage
    Merci

    1. Bonjour, oui, c’est normal. Comme je l’ai souvent expliqué ici, un dallage sur hérisson risque fortement de se tasser, mais s’il est bien fait (c’est à dire essentiellement terrain bien décapé et surtout hérisson bien compacté par couches), le tassement sera probablement très minime (si la nature du terrain le permet), et donc c’est acceptable pour un garage – tandis que pour un logement, ça peut fissurer le carrelage. Mais il n’y a pas de carrelage dans les garages.

  29. Monsieur,

    Que représente le coût d’un architecte par rapport à un constructeur ?

    Par exemple, sur une maison à 200000 euros, quel est le cout de l’architecte à rajouter ? Dans le cas de l’architecte, est-ce aussi lui qui est le conducteur des travaux ?

    Cordialement.

    1. Bjr, j’aime ce genre de question, car elle me donne l’occasion de dire quelques vérités qui sont cachées à ceux qui veulent construire
      Les prix sont libres dans le « bâtiment », chacun fait le prix qu’il veut, à chaque chantier. Néanmoins, on peut avoir des ordres de grandeur assez fiables.
      Prenons un coût de travaux (artisans et matériaux seuls) de 200000€ (je reprends votre chiffre). Ajoutons le coût moyen du CMI : +30%. J’ai pu constater dans ma carrière les chiffres suivants dont je suis sûr (car dits par des CMI eux-mêmes) : de +25% (jamais moins) à +39% (maximum que j’ai entendu). Moyenne la plus fréquente : +30%. En fait, plus l’enseigne est importante, plus la marge augmente, me semble-t-il.
      Ce qui donne : 200000€ + 60000€ (soit +30%) = 260000€ au total.
      Pour un architecte, sa rémunération est de +12% à +15% en général, par rapport à la même base (coût des travaux artisans seuls). Mettons 14%. Ce qui donne 200000€ + 28000€ (soit +14%) = 228000€.
      Economie de l’architecte par rapport au CMI : 32000€ (quand même !), à modifier si le client prend une dommage-ouvrage qui est déjà comprise dans la marge du CMI. Donc l’économie ne serait plus alors « que » de 28000€ par exemple… (je rappelle que, DO ou pas, tous, les architectes, les artisans, etc. sont bien assurés en garantie décennale, évidemment).
      Toujours pour reprendre votre chiffre, on peut aussi faire un calcul qui sera plus parlant :
      Contrat CMI :200000€, dont 154000€ coût artisans et matériaux, le reste soit 46000€ est la marge brute du CMI,
      Et avec un architecte (d’aujourd’hui :)) pour un même montant de travaux, 154000 + 14% = 175560 €. Economie pour le client de 24440€. On en fait des choses, avec cette somme, non ?
      Attention de bien réaliser que ce n’est pas parce qu’une marge de CMI est cachée qu’elle n’existe pas ! Les clients des CMI la paient bel et bien, évidemment (vous savez que vous avez le droit d’exiger de la connaître, et que le CMI vous donne les devis exacts des artisans qui vont faire vos travaux ?).
      Et l’économie financière n’est pas le seul avantage des architectes, car il veillera à ne valider que les travaux bien faits et bien conformes aux règles de l’art et à ce qui était prévu : il n’a rien à gagner financièrement à valider des travaux au rabais ! Et d’autres avantages encore ; voir pour tout ça les comparatifs architectes-CMI sur ce site. Tout ce qu’il faut pour que ce soit moins chers et mieux faits…

      1. Ah oui, sur le travail de l’architecte. Voici le déroulement de ce qu’il fait ::
        1 – les esquisses, puis quand ça vous convient, il fait les plans et le dossier pour la demande de permis de construire,
        2 – il fait les plans techniques (avec l’aide de bureau d’études quand c’est nécessaire, et avec les plans de certains fournisseurs : pose du hourdis, pose des fermettes, plans détaillés des menuiseries, etc.)
        3 – il fait le descriptif détaillé des travaux qui seront commandés aux artisans (détaillés sur une quinzaine de pages, pas une simple “notice descriptive” qui n’indique pas les détails, les épaisseurs, les mises en oeuvre, etc.)
        4 – vous présente des devis d’artisans qu’il connaît (fiables) et dont les prix correspondent au budget que vous avez fixé. Vous pouvez bien entendu demander à l’architecte de consulter aussi des artisans que vous connaîtriez, rien n’est imposé.
        5 -il rédige les contrats entre les artisans et vous : tel le planning détaillé pour chacun, et ce qu’on appelle le CCAP (Cahier des Charges Administratives) où tout est prévu pour vous protéger : que se passe-t-il si un artisan est défaillant ? est en retard (pénalités de retard) ? pour que vous ne payez pas trop en avance (pas de risque financier), la sécurité sur le chantier ? la validation (ou pas) par l’architecte des travaux faits par les artisans, etc. etc. Il vérifie les attestations d’assurance de tous.
        6 – il organise et coordonne le chantier, fait des réunions de chantier (où vous êtes invité), diffuse le compte rendu de réunion (à vous aussi, rien ne vous est caché),
        7 – il organise la réception des travaux, vous conseille sur les éventuelles réserves, et s’il y en a, il s’occupe de les faire lever.
        Voilà pour l’essentiel…

  30. Bonjour,

    J’envisage de faire une maison avec une terrasse devant les chambres à l’étage qui recouvre le RDC. Les terrasses sont en acrotère en bas + garde corps au dessus. Etant au maximum de la surface de plancher et pour gagner quelques cm de terrasse, est-il passible de réduire les acrotères qui font 30cm d’épaisseur en 25cm d’épaisseur ? Si oui, quelle est l’incidence ?

    Cordialement.

    1. Bjr, je ne comprends pas quel est le problème : Vous avez une maison avec une terrasse en RdC et des chambres à l’étage, et vous voulez créer une terrasse devant les chambres (donc à l’étage) venant couvrir la terrasse du RdC ? Et vous voulez optimiser votre surface de plancher autorisé ? Les espaces extérieurs non clos ne comptent pas dans la “surface de plancher” (qui est la surface “administrative” dans les règlements d’urbanisme). Ou bien, est-ce qu’il s’agit de “l’emprise au sol”, de la surface occupée au sol par tout le bâtiment ?
      Et je ne vois pas pourquoi, ni comment, réduire la hauteur des acrotères modifierait la surface ?? Je ne vois pas le lien. Merci de m’expliquer.

      1. Bonjour,

        En fait, à l’étage, j’ai demandé un toit terrasse avec un acrotère de 20 ou 25cm d’épaisseur et un garde corps au dessus. La terrasse fait 1m de large. Ma question, était, en réduisant l’épaisseur de l’acrotère de 5cm ou 10cm, on peut gagner 5cm ou 10cm de terrasse et passer à 1,05m ou 1,10m. Cette terrasse recouvre le RDC et donc rentre dans l’emprise au sol et je suis déjà au maximum.

        Quelle est l’incidence de réduire l’épaisseur des acrotères ?

        Autrement, je peux élargir la terrasse et réduite le 1er étage… On devra aussi le faire sur 20cm mais si on peut gagner 10cm à l’extérieur, c’est déjà ça.

        Autre question, j’envisage de faire un toit en zinc monopente. Quel est l’avantage par rapport à un bac acier, ou bac avec les bandes en “bitume noir” ? Aussi les inconvénients ?

        Autre question, pouvez vous me donner les marques d’ouvertures que vous conseillez à vos clients ? Je recherche Alu-Alu, ce qu’il y a de mieux en terme de longévité (pièces d’usures) et performances.

        Cordialement.

        1. Ah, je comprends, vous voulez réduire la largeur de l’acrotère (j’avais compris la hauteur), pour augmenter la surface utilisable de la terrasse.
          Il n’y a pas d’incidence en soi. Vous pouvez réduire autant que vous voulez l’acrotère. Vous pouvez même le supprimer (ça demandera probablement un détail précis au niveau de l’étanchéité). Par contre, faire “rentrer” la terrasse au niveau des chambres (reculer le mur de façade par rapport au RdC, en fait) est beaucoup plus complexe et risqué, pour des questions d’étanchéité à l’eau. Dans le “bâtiment”, moins on fait rentrer l’eau de pluie dans le volume habitable, mieux ça va !
          Le zinc est un matériaux plus durable à mon avis que l’acier, car moins sensible à l’eau, justement (vous voyez, dans le “bâtiment”, on n’aime pas l’eau de pluie…). On dit que c’est un matériau plus “noble” (expression qui fait suranné, de nos jours). Quant à l’étanchéité bitumée, sans protection lourde (gravillons), c’est probablement la moins durable.
          Pour les menuiseries alu, j’aime beaucoup travailler avec Technal (pub gratuite… 🙂

  31. Bonjour,

    Je souhaite faire construire une terrasse de 29.7m2 (9,7 X 3) qui fera toute la longueur derrière ma maison. Celle-ci sera surélevée du sol à 1M80 car mon terrain est en pente.
    Le vide sanitaire est monté sur 9 rangs de parpaings.

    Lorsque la maison a été construite (Début des travaux Avril 2017-Reception Janvier 2018), les ouvriers ont laissé en attente 3 murs de souténements de la même hauteur que mon vide sanitaire, pour poser ma future terrasse.
    Il y aura 2 vides en dessous de la terrasse pour faire du rangement.

    Désolé, je ne sais si c’est clair pour vous 🙂

    Ma question : Vu cette configuration, puis-je dès maintenant faire poser ma terrasse qui sera construite en poutrelle+hourdis+beton ?

    Merci

    Cordialement

    1. Oui, votre description me paraît être claire. Pourquoi ne pourriez-vous pas réaliser le plancher hourdis dès maintenant ? Je ne vois pas pourquoi vous devriez attendre, surtout si la réalisation de ce plancher a bien été prévue lors de la réalisation des murs : murs de soutènement avec des fondations adaptées, aciers en attente pour les liaisons de chaînages, etc.
      Je ne sais pas pourquoi ce plancher n’a pas été fait en même temps que la maison, mais c’est un détail. Cdlmt.

  32. Bonjour Mr.ESPAGNO.
    je voudrai réaliser un corps creux.on vient de poser les poutrelles.on à eu un petit problème,le ferrailleur veut que les treillis soudés s’attachent avec les poutrelles sachant que les treillis sont liguatirés avec des files d’attache et moi je veux que les treillis se pose tout simplement sur les hourdis.puis-je avoir un peut déclaircissement Svp?
    cordialement.

    1. Bjr, je ne suis pas sûr d’avoir compris le problème : vous réalisez un plancher hourdis, les entrevous (marmites) et les poutrelles sont posés, vous devez poser le treillis soudé et, bien sûr, le béton n’est pas encore coulé. Vous voulez savoir si le treillis soudé doit être attaché aux poutrelles.
      Non, il n’a pas à l’être. Le treillis soudé est là pour répartir aux poutrelles les charges qui seront sur le plancher. S’il est à mailles rectangulaires (comme c’est normalement le cas), le grand coté des rectangles doivent être perpendiculaires aux poutrelles (comme les lames d’un parquet sont perpendiculaires aux solives), les jonctions des nappes (les chevauchements des treillis soudés) doivent être recouvertes de 2 mailles au moins.
      cdlmt

  33. Bonjour,

    J’aurais quelques questions :

    Je vois qu’il y a pleins de sujet sur les fondations. Que préconisez vous d’un ordre général ? En terme d’isolation des fondations pour éviter les ponts thermiques, ventilations, etc….., que préconisez de faire ? Dans un sujet, vous parlez de briques dans les fondations.

    En ce qui concerne les cloisons, préconisez vous du BA13 ou BA25 ? Quel coût entre les 2 ? La brique plâtrière, il y a trop de contraintes pour les finitions peinture au niveau du séchage.

    Enfin, dans une construction, que faut-il surtout ne pas oublier de faire pour l’avenir, ou présent ?

    Merci pour votre aide.

    1. Bjr, la construction d’un bâtiment est un acte unique, à chaque fois : le terrain est toujours différent (évidemment..), les clients et les réalisateurs aussi. Faire trop de généralités est artificiel, voire dangereux techniquement.
      Les briques sont en matériau sensible à l’humidité (terre cuite), ce qui en fait une grande qualité pour les murs d’une maison d’habitation (murs “respirant”, ne bloquant pas la vapeur d’eau, donc plus sains, sans moisissure). Mais cette sensibilité à l’humidité interdit de les placer en contact avec la terre, donc surtout pas en fondation.
      Quant à tous les matériaux et toutes les techniques de construction, on ne peut pas en parler dans un simple article. Il faudrait une bibliothèque entière. Néanmoins, nous préparons un “Livre Blanc” (nous : les architectes d’aujourd’hui) pour conseiller les clients sur quelques éléments essentiels à connaître quand on se lance dans une construction. Il sortira à l’occasion de la refonte de notre site que nous préparons actuellement.

  34. Bonjour Monsieur Espagno,

    Tout d’abords, merci pour vos explications et vos réponses à nos questions.

    Cependant vous ne parlez essentiellement que des différences entre un vide sanitaire (qui convient à une très large configuration de terrain) et une dalle sur terre-plein (assez basique et non solidarisé semble-t-il).

    Sachant que du point de vu coût il n’y ai pas de grandes différences, qu’en est il des dalles sur terre-plein posées et solidarisés sur des fondations (classiques, 80 ou 120 cm de profondeurs et continues) avec semelles filantes (soubassement en béton armé) selon le DTU 13.3 versus un vide sanitaire?

    En espérant m’être correctement exprimé,

    Cordialement,

    Christophe

    1. Merci pour votre message. Il n’y a pas beaucoup de différences de prix en effet entre un dallage (correctement fait) et un plancher hourdis, en eux-mêmes. Ce qui fait souvent la différence de prix ce sont les infrastructures que cela nécessite, c’est à dire souvent un soubassement surélevé et un ou des murets porteurs intermédiaires (avec fondations).
      Quand on fait un dallage, je préconise de le désolidariser des murs. Car le dallage est “posé sur le sol”, il aura donc très probablement un tassement différent de celui des murs. Si cette différence de tassement est minime (2 ou 3 mm grand maximum), le dallage va “descendre” d’autant, et avec un peu de chance, cela va créer seulement (si je puis dire) un petit vide sous les plinthes. On peut espérer qu’il n’y ait pas de fissure, car le placo peut absorber un tout petit tassement , à l’inverse des briques plâtrées qui sont “cassantes”. Si le dallage se tasse plus, il y aura des fissures, évidemment, qu’il soit solidaire des murs ou pas.
      Tandis que si l’on bloque le dallage à sa périphérie, en le rendant solidaire des murs, cette périphérie ne va pas “descendre” (elle est accrochée aux murs), tandis que le centre du dallage, lui, va descendre (il est loin des murs, donc pas accroché). Et là, ce sera des fissures dans le carrelage, car ça va forcément craquer quelque part entre le centre et les bords du dallage, si l’ensemble du dallage ne peut pas descendre uniformément…

      1. Bonjour, et merci pour votre réactivité.

        Voulant partir sur un chauffage au sol avec PAC, la plus part des constructeurs que j’ai consulté, à l’exception d’un seul, proposent une dalle solidarisée sur terre plein de sable compacté, fondations 3 rang de parpaing (20*25*50) sur semelle en béton armé (DTU 13.3) avec mur de refend (largeur de pignon : 9 mètres), soit des portées de 4,125 mètres.

        La nature du terrain est principalement constituée de limons des Flandres et de loess. Ce dernier est situé en zone côtière (10 km de la côte). Il n’y a pas de PPRn dans la zone du terrain.

        Les fondations auront une profondeur de 105 cm. (5 cm de béton de propreté, 25 cm de semelle, 3*20 cm de parpaing 15 cm de dalle sur le pourtour)
        Il y aura des chaînages verticaux et horizontaux.

        La maison sera un plain pied avec toiture à quatre pans à 35° avec comble perdu (charpente auto-portée), donc charges limitées au maximum.

        Dans toutes les propositions qui m’ont été faites, l’élévation des murs de façades et de pignons sont faite sur la dalle (reprise des charges sur les fondations).

        Aussi, je suis assez surpris par votre réponse. Je ne saisis pas les tassements différentiels dans votre explication.
        Ayant plus de charges portées sur les fondations (murs, toiture et éventuellement plancher d’étage) que sur la dalle (désolidarisée des murs), dans la solution que vous préconisez, la dalle ne devrait elle pas plutôt se surélevé par rapport aux murs, ne serait que de façon minime?
        Quoi que, je pense que l’étude de sol définis les fondations, de façon a avoir une charge répartie le plus uniformément possible, selon la solution retenue.

        Cordialement,

        Christophe

        1. La technique de la dalle solidarisée est dangereuse, si elle n’est pas porteuse. Sinon, dans ce cas, on parle d’un plancher porté. Une dalle formant plancher porté, c’est-à-dire épaisse (20 cm ou plus), largement armée, est aussi chère qu’un plancher hourdis, pour une seule maison (elle n’est rentable que pour des grandes surfaces).
          Donc s’il s’agit dans votre cas, comme c’est probable, d’un simple dallage sur hérisson, de 12 cm avec seulement un treillis soudé comme armature, il vaut mieux ne pas le solidariser aux murs. Toujours pour la même raison que j’ai souvent expliquée ici : les murs reposent sur les fondations, en profondeur, au « bon sol » : ils ne se tasseront pas. Tandis que le dallage sur hérisson repose en surface (ou quasiment : 30 cm environ), au « mauvais sol », il va se tasser. A la jonction mur/dallage, il va donc y avoir une différence qui va se créer avec le temps, le dallage va glisser (de 2 ou 3mm) le long des murs. Si cette différence est faible, elle va passer presque inaperçue.
          Tandis que si le dallage est bloqué sur les murs, accroché aux murs, en quelque sorte, seul le centre du dallage va se tasser, va descendre. Et là, on aura des fissures en plein milieu du dallage. Et donc aussi sur le carrelage qui est scellé dessus.
          Comment expliquer ce principe de tassement différentiel ?
          Imaginez une piscine, pleine d’eau. On pose sur l’eau une dalle en béton qui fait toute la surface de la piscine (en imaginant que le béton flotte…). La dalle n’est pas collée aux parois de la piscine. On vide l’eau : la dalle descend doucement, au fur et à mesure que le niveau de l’eau baisse. Ça, c’est ce qui se passe quand le dallage n’est pas solidaire des murs. La dalle ne casse pas, elle descend (pour un dallage, on peut espérer un tassement de 2 ou 3 mm, pas plus, sinon, ce sera le sinistre).
          Maintenant, on accroche la dalle aux parois de la piscine, elle est bloquée, elle ne peut plus descendre. Que va-t-il se passer quand on vide l’eau ? Les bords de la dalle sont accrochés, ils ne descendent pas, et le centre de la dalle n’est plus soutenu par l’eau. La dalle n’a pas la capacité de se porter toute seule (ce n’est pas un hourdis ou un plancher porté), elle va donc se fissurer et craquer. Ça c’est ce risque de se passer quand on coule la dalle liée aux murs.
          Lisez bien l’étude de sol : en général, en plus de la profondeur des fondations, elle recommande aussi un type de plancher (hourdis, ou bien dallage s’il est admis).

  35. Bonjour,

    J’ai un contrat CCMI avec un constructeur, les gros œuvres sont en cours de réalisation.
    Dans mon contrat avec le constructeur, il était prévu de faire une cave en gardant un sol en terre brute.
    Pendant son intervention, le maçon responsable de la construction m’a proposé de poser un dallage béton sur polyane, et c’est ce qu’il a fait.
    Ma crainte aujourd’hui est la suivante : Sachant que le dallage béton est sur polyane et donc normalement dissocié de l’ouvrage, est ce que cela altère la garantie décennale du constructeur ? en d’autres termes, si à l’avenir un défaut est constaté sur l’ouvrage, est ce que le constructeur peut refuser de faire jouer sa garantie décennale sous prétexte qu’un dallage béton non prévu a été mis en place ?
    Est ce qu’il faudrait que je demande une attestation de garantie décennale au maçon pour le dallage béton qu’il a réalisé ?

    Merci beaucoup pour votre aide.

    Cordialement,

    1. Bonjour,
      – aucune disposition technique n’altère la responsabilité du constructeur (au sens juridique du terme). Autrement dit, ce n’est pas parce qu’un ouvrage ne serait pas conforme aux “règles de l’art” qu’il ne serait pas garanti (et heureusement…!). Pour info : il faut bien que le dallage soit dissocié des murs, techniquement c’est comme cela que ça doit être fait. Et de toute façon, c’est lui-même un ouvrage de “gros-oeuvre”, il est donc soumis à la garantie décennale.
      – c’est celui qui vend l’ouvrage qui le garantit. Si votre CMI ne vous pas vendu le dallage, il n’a pas à le garantir (logique). C’est au maçon d’assumer cette garantie : il vous faut donc son attestation d’assurance (valide). Il faut aussi que vous puissiez prouver (dans 7 ou 8 ans, par exemple, s’il devait y avoir sinistre) que c’est lui qui a fait ce dallage – et non pas vous-même, par exemple. Il vous faut donc une facture correspondante du maçon pour ce dallage.
      – le CMI ne pourra pas se prévaloir d’un dallage pour s’exonérer de sa responsabilité décennale sur les autres ouvrages, notamment si le dallage ne provoque lui-même aucun désordre sur ces ouvrages (ce qui sera le cas s’il est bien désolidarisé). La garantie décennale est de droit, on ne peut pas s’en exonérer. On peut par contre ne pas être responsable si l’on peut prouver qu’un sinistre est dû éventuellement à une cause extérieure (mais pas dans votre cas).

      1. tous mes remerciements pour votre réponse très claire.
        en complément (et je m’excuse vu que ce n’est pas le sujet de l’article), je compte demander au maçon :
        1 – de réaliser un enduit étanche et un delta MS sur les murs contre terre de la cave (la cave est complètement enterrée).
        2 – de réaliser des escaliers béton, intégrés à la structure (donc non dissociés de l’ouvrage) pour aller de la cave à l’étage.

        Vous pensez que chacune de ces interventions est aussi soumise à la garantie décennale, et qu’il faudra exiger celle garantie au maçon ?

        Bien à vous,

  36. Bonsoir je voudrais faire construire une maison j’ai eu l’étude de sol et la mauvaise surprise je dois rajouté 4 rang de parpaings pour le vide sanitaires donc au total j’ai 1m20 de vide sanitaires es possible?

    1. Bjr, l’étude de sol permet de déterminer à quelle profondeur est le “bon sol”, c’est à dire un sol suffisamment résistant pour supporter le poids de la construction prévue. Elle indique aussi les différences éventuelles de consistances du sol en surface, pour déterminer si un dallage sur hérisson est à proscrire (sol instable) ou envisageable (sol stable en surface).
      L’étude de sol ne détermine en rien la hauteur du vide sanitaire, ça n’a rien à voir.
      Qui et pourquoi vous conseille-t-on de faire un vide sanitaire de 120 cm de haut ? Je ne vois pas la raison.

  37. Bonjour,

    Nous avons pour projet de réaliser une extension de 14 m² à notre maison individuelle.
    Cette extension sera réalisée en parpaings + charpente traditionnelle.
    Elle viendra compléter la surface de notre salon actuel.
    Nous avons fait faire plusieurs devis et avons des retours différents.
    Un maçon a proposé de faire une construction sur vide sanitaire, les 2 autres proposent de réaliser un terre plein, et me répondent que pour une telle superficie un vide sanitaire n’est pas nécessaire et cher pour pas grand chose. Il suffit d’après eux de réaliser les fondations suffisamment profonds (80 cm si j’ai bien compris).
    Qu’en pensez-vous ?
    Merci pour votre retour.

    1. Bonjour, la dimension de l’extension n’a rien à voir avec le fait de faire un VS ou un dallage sur terre-plein. Et le risque de tassement du dallage n’a rien à voir avec les fondations ! Justement, s’il y a un risque de tassement d’un dallage, c’est parce qu’il est indépendant des fondations, qu’il est en quelque sorte “posé sur le terrain” en surface (même avec un décapage de 30 cm, ça reste “en surface”). Vous pouvez faire des pieux de fondation de 8 m de profondeur si vous voulez, ça n’empêchera pas le dallage de se tasser = il ne repose pas sur les fondations…
      L’économie d’un dallage par rapport à un vs est faible, ça ne “vaut pas le coup”, surtout pour 14 m². Feriez-vous “l’économie” des fondations, en construisant directement les murs dans le sol, sans fondation ? Bien sûr que non.
      Je vous engage à faire un plancher hourdis sur vide sanitaire, bien au niveau de la maison actuelle. C’est la bonne façon de construire, pérenne, de bonne qualité (et pas beaucoup plus cher : un dallage = 50€/m², un plancher hourdis = 75€/m²… prix moyens).

      1. Bonjour,
        Merci pour votre retour. Je vais suivre votre recommandation. Par contre, pour information, les devis comparatifs me donnent plutôt un écart de 3000 à 4000 euros entre un dallage et un plancher hourdis pour cette extension de 14 m².

        1. Il ne faut pas oublier que les prix sont libres, dans le “Bâtiment”. Chaque artisans estime chaque ouvrage au prix qu’il veut, pour chaque chantier.
          Si l’on part du principe qu’il n’y a pas de mur central à ajouter pour porter le plancher hourdis (sur 14m², ça me paraît évident), et qu’il faut se mettre à la même hauteur que la maison existante (extension), donc avec le même soubassement avec chaînage, on n’a que la différence de coût des 2 planchers : dallage et hourdis. Je constate des différences de prix entre dallage et hourdis de l’ordre de 25€/m²HT, soit 30€/m²TTC. Ce qui donne dans votre cas : 30 x 14 = 420€ TTC. Disons moins de 500€.
          Maintenant, si je suis artisan et que je veux que mon client choisisse un dallage et non un hourdis, je peux très bien lui annoncer 4000€ de plus-value (et même plus, 5000€, 6000€… pourquoi pas ?), ce n’est pas interdit = encore une fois, les prix sont libres.

          1. Monsieur bonjour,
            Je me permet de vous solliciter pour un conseil concernant le vide sanitaire, mais surtout les terrasses.
            J’envisage de faire construire ma maison sur un vide sanitaire. Désirant des terrasses, pourriez-vous me dire s’il faut également les faire sur vide sanitaire? D’autre part doit-on faire les terrasses en même temps que la maison ou peut-on attendre et les rajouter ensuite sans difficultés.
            Par avance merci pour votre réponse et encore merci pour vos conseils précieux
            Cordialement

          2. Bjr, avec une maison sur vide sanitaire, faire les terrasses également sur vide sanitaire permet de les avoir au même niveau que la maison, et permet de les rendre plus solides, c’est à dire plus stables (puisqu’elles auront elles aussi des fondations).
            Il est plus simple de les faire en même temps que la maison (notamment pour éviter de doubler le soubassement de la maison, là où il y aura les terrasses), mais il est très possible de le faire après.

  38. Monsieur Jean-François ESPAGNO,
    Bonjour,
    J’ai un projet d’agrandissement d’une construction de plein pied située au pied d’un moulin à vent du XIXème. L’agrandissement de plein pied sera
    également accolé au moulin (agrandissement et construction existante formant un V écrasé dont la base est le moulin)
    Le plancher de l’agrandissement sera au même niveau que la construction actuelle sur vide sanitaire, pour créer un espace de vie accessible aux
    personnes à mobilité réduite. Une étude de sol faite il y a 4 ans à 30 m du moulin (pour l’extension d’une installation de traitement des eaux usées)
    concluait à la présence de schiste décomposé sur 30 cm puis de schiste en roche.
    J’ai consulté un maçon qui, pour des raisons de coût, me propose une dalle posée sur gravier et lit de sable damé, après décapage de la terre végétale.
    Le remblai nécessaire au hérisson entre fondation pourra atteindre jusqu’à 60 cm à l’extrémité de l’agrandissement, compte tenu du dénivelé du terrain.
    Ce maçon m’indique que la dalle reposera sur des plots en béton de forme pyramidale d’environ 1 m de haut et de 80 cm de côté à la base, coulé sur
    place, tous les 3 m. Plot ferraillé dont les ferrailles seront prises dans la dalle. Qu’en pensez-vous ?
    Je vous remercie par avance de l’attention que vous porterez à ma question et de votre réponse,
    Cordialement,
    Vincent ROUCHET

    1. Bonjour, une extension d’un moulin à vent, voilà un projet qui sera l’occasion de réaliser un bel ouvrage.
      Attention à l’étude de sol : elle n’a pas forcément été faite pour des fondations : avez-vous connaissance des résistances du sol à différentes profondeurs ? Si non, il faut faire une étude de résistance de sol (dans l’étude pour l’assainissement, on vérifie la capacité d’absorption du terrain, ce qui n’a rien à voir). D’autant plus que les moulins à vent sont implantés en toute logique dans des endroits ventés, donc plutôt élevés, en haut de colline ou du moins de talus ; or c’est là qu’on trouve les sols les moins porteurs (par opposition, par exemple, aux anciens lits de rivière, là où sont les moulins à eau).
      Un dallage sur hérisson, outre le fait qu’il est toujours dangereux pour un plancher d’habitation, est particulièrement déconseillé pour un terrain en pente ! C’est logique : il va falloir faire un remblai important du coté bas du terrain, qu’il faudra compacter à refus par couches de 20 cm de hauteur maxi (un compactage sur plus de 20 cm d’épaisseur est inefficace), ce qui en renchérit le coût (épaisseur du hérisson + compactages multiples). Vous aurez au final un plancher qui va vous coûter à peu près le prix d’un hourdis, avec quand même un risque de tassement et de fissuration : aucun intérêt. Je suis très surpris du conseil de votre maçon, il ferait mieux de craindre les sinistres.
      Quant aux plots en pyramide d’un mètre de haut et tous les 3 m, sur lesquels serait ancrée la dalle (là aussi, c’est une erreur, il vaut mieux qu’elle puisse se dilater, sinon ça favorise les fissures), je ne comprends pas du tout ce que c’est, ni à quoi ça correspond.
      Dans votre cas, je conseille donc très nettement de faire un plancher porté, hourdis en l’occurrence, et d’éviter tout dallage sur hérisson, quoi que vous propose le maçon.

  39. Bonjour,
    Je suis sur un projet de construction de maison individuelle avec cave. Le plancher du rez-de-chaussée est donc porté. En revanche, le constructeur m’indique qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un plancher porté pour le sol de la cave, un dallage béton suffit. Mais à la lecture de cet article, je commence à en douter. Sachant que le terrain est assez argileux. Qu’est ce que vous en pensez ?
    Je vous remercie.
    Cordialement,

    1. Bonsoir, en effet, le plancher de la cave n’a pas besoin d’être porté car il sera situé en profondeur (par définition) et non pas en surface : c’est en surface que le sol est meuble (même à une profondeur de 30cm, ça reste “en surface”) et donc qu’il risque de se tasser. Donc un simple dallage sur hérisson convient.
      En outre, si le sol de la cave bouge très légèrement (c’est peu probable s’il est bien fait), comme pour un garage, ça n’a pas d’importance, ce sera quelques micro-fissures, vous ne vous apercevrez probablement pas. Cordialement,

        1. Non, surtout pas, tout ce qui n’est pas porté par les murs doit en être désolidarisé. Comme pour un garage, si le dallage bouge de quelques millimètres, il va glisser le long du mur (pour une cave, donc en profondeur, ça peut être que de 2 ou 3 mm, ou même zéro!, en tout cas, ça doit être insignifiant), on ne s’apercevra de rien. Tandis que si vous “bloquez” la périphérie sur les murs, du coup ce n’est que le centre du dallage qui descendra (encore une fois, à peine) lors du tassement, d’où risque de fissures par ci-par là. Ce ne serait pas très esthétique…

  40. Bonjour, je suis maçon et je vais construire ma maison, je suis en train de faire les plans.

    De base je pars sur un plancher dalle pleine sur terre plein pour des raisons de coût et thermique, je prendrai le terrain en conséquence,

    je ne comprend pas votre schéma au niveau du plancher dalle pleine sur terre plein,

    Effectivement les murs reprenne la dalle sur 15cm toute la périphérie , elle est feraillée en conséquence avec un trou d’air de 5 dessous donc je ne comprend pas ce dessin avec des éclairs entre la dalle est le mur ?

    D’ailleurs j’aimerai vous envoyer mes plan actuel si vous voyez des erreurs de conception car il est très difficile de pensé à tout

    Merci pour votre retour, à bientôt

    1. Bonjour, je réponds par points :
      – n’est-ce pas un peu dommage de choisir le terrain, votre futur lieu de vie, en fonction du coût du plancher bas ? surtout pour un maçon car le coût sera réduit de toute façon pour vous (vous ferez la mise en oeuvre).
      – un dallage est coulé directement sur le sol (décapé et avec hérisson, bien entendu), il ne repose pas sur les murs. Donc le tassement du dallage et le tassement des murs vont être très probablement différents, car ils ne sont pas posés sur des sols équivalents (sol en surface : peu résistant, ça s’enfonce. Et sol en profondeur : résistant, ça ne s’enfonce pas). Donc il va y avoir une rupture qui va se faire à la jonction des 2 (dallage et murs), c’est que qu’on voit souvent à des maisons avec dallage : au bout de quelques années, il y a un vide (une fissure, en fait) sous les plinthes : le dallage s’est tassé, et pas les murs. Des fois ça reste discret, des fois c’est le placo qui se fissure (car il repose sur le dallage qui descend), et aussi il craque au niveau des menuiseries (qui, elles, sont fixées aux murs, donc stables). D’où les éclairs sur mon croquis…
      – Dans les règles de l’art, les murs ne reprennent pas la dalle. Si vous accrochez la dalle aux murs (d’une façon une d’une autre), ça ne l’empêchera pas de descendre quand même (ce n’est pas un plancher porteur), elle va donc fissurer un peu partout, cassant le carrelage, au lieu de fissurer sous les plinthes. Quant au “trou d’air” de 5 cm” en dessous, je ne vois pas à quoi il correspond.
      – Dans le cadre de ce site, je ne peux pas faire des consultations de plans, bien entendu. Je réponds volontiers aux questions sur ce blog, pour entretenir une discussion avec les particuliers car c’est la vocation des Architectes d’Aujourd’hui, mais ce ne peut être limité qu’à ça. Merci de le comprendre.

  41. Bonjour et encore merci pour votre forum et vos réponses tjrs pertinentes. J’ai une question: Ma maison se construit en zone sismique de catégorie 2 et mon maçon met dans les angles des raidisseurs : deux barres de HA8, est-ce suffisant? Il me dit qu’il se réfère à EUROCODE 8 et qu’il n’y a aucune obligation de renforcer plus les angles.
    D’ailleurs tous les ferraillages sont en 2 barres HA8: pourtour de dalle, raidisseurs verticaux…
    J’ai une façade d’une longueur de 12 m dont une partie de 8 m avec une baie et deux fenêtres sans raidisseur. il me dit que c’est normal EUROCODE 8 ? de même pour mon garage de plus de 6 m sans raidisseur au milieu.
    il m’a dit qu’il ferait un joint de dilatation entre la partie garage et la partie habitation. sauf qu’il construit le garage avec les agglos qui touchent les agglos de la partie habitation, sans espace… je ne lui ai pas encore demandé si c’était aussi EUROCODE 8 !!!
    merci pour vos réponses
    cordialement
    Philippe

    1. Bonjour, la conception technique d’une structure répondant aux règles de résistances sismiques sont complexes (Eurocode ou pas… :). Moi-même, je fais appel à un bureau d’études spécialisé lorsque le projet se situe dans une zone autre que “très faible”. Cette conception technique ne se résume pas à savoir si les aciers seront en HA 8 ou 12. En outre, il faut veiller aussi à la bonne mise en oeuvre, notamment des liaisons d’armature dont un défaut peut annuler toute action structurelle.
      J’essaie en général de répondre au mieux aux questions posées ici, mais dans ce cas, je ne peux pas le faire de façon concrète.
      Précision importante : une jurisprudence a décidé qu’un ouvrage ne répondant pas aux normes sismiques doit être démoli et reconstruit correctement ! (aux frais du constructeur, évidemment, fût-il maçon, CMI ou architecte)

      1. Encore merci pour votre disponibilité. il existe vraiment une nébuleuse dans tous ces règlements. J’ai même l’impression que lorsque le règlement dit “” aucune obligation, en zone 2 “” le maçon peut remplir les angles avec du sable !!! rien n’indique le minimum de ferraillages obligatoire : raidisseurs 2 HAx ou 4 HA x.
        Dans tous les cas, je dois reconstruire une villa fin 2018, je passerai par un architecte. Trop de soucis et d’aléas avec un CMI.
        cordialement

  42. Bonjour ,

    Merci meilleurs vœux à vous aussi ,

    La différence de hauteur est de 3cm ( le garage est accessible via la buanderie qui est 3cm plus haute que le garage , la buanderie étant à la même hauteur que la maison )

    J’ai percé dans la dalle mais je n’avais pas plus grand forêt donc j’ai actuellement 9,5cm de profondeur donc on doit être sur 10/12cm dans le garage .

    la surface du garage est 5m x 4.25m

    Puis- je juste réaliser la dalle sur la surface où tombe la barre d’haltérophilie c’est à dire sous mon plateau de 2.50m x 4m ? Ou est il nécessaire que toute la dalle soit reprise ?

    Merci encore pour votre aide précieuse .
    Cordialement

    1. Oui, bien sûr, vous pouvez vous limiter à la zone en question, comme une sorte de podium. Pour que ce soit efficace, il faut quand même une certaine surface, disons 2 x 3 m, par exemple. En plaçant ce podium dans un angle, vous n’aurez que 2 coffrages à faire (coté garage, les murs faisant les 2 autres cotés : pensez quand même à placer un isolant ou même un simple polyane en relevé contre les murs, pour que le dallage du podium ne touche pas les murs).

  43. Bonjour ,

    Que faut il idéalement comme procédé de construction pour une salle d’haltérophilie. Le garage de ma maison reconverti en salle de sport / halterophilie (lâché de barre hauteur d’homme jusqu’a 150kg) tremble et raisonne jusque dans la maison lors de mes séances meme en y aillant installé un plateau d’haltérophilie ( dalles caoutchouc de 4cm épaisseur) .

    Pas de fissures jusqu’a Présent la maison date de 1983 mais cela tiendra il dans le temps ?

    La dalle du garage est elle la même que celle de la maison donc une fondation ? Dans le garage on voit comme une séparation entre la dalle et les murs .

    Merci pour vos éclaircissements

    1. Bonjour, vous êtes le premier, je me fais un plaisir de vous souhaiter une bonne année 2018.
      Si je comprends bien, il s’agit d’avoir un sol qui “encaisse” des haltères lâchées de hauteur d’homme. Votre description de l’impact du choc est impressionnante, malgré ce plateau de 4 cm de caoutchouc.
      Le dallage actuel du garage doit être fin (à peine 10 cm d’épaisseur, peut-être 8 cm ?), il raisonne comme une feuille métallique, et le remplissage dessous (le “hérisson”) ne doit pas avoir été compacté, d’où un vide (même de quelques mm) qui permet cette raisonnance. Le fait qu’il s’affaisse ( ? séparation entre dalle et mur que vous évoquez) tend aussi à le montrer.
      Le plus radical, à mon avis, serait de re-couler par dessus un autre dallage. La surface n’est pas immense, je présume ? Pour cela, il faut placer un isolant de quelques cm (2 ou 3 cm suffisent), pour désolidariser les 2 dallages (plus de raisonnance). Bien sûr, utiliser un isolant pour les sols, c’est à dire à haute densité, non-compressible. Puis couler une dalle de béton armé bien dosé en ciment (350kg/m3), épaisseur mini 12 cm, avec un treillis soudé à mailles carrées (ce sont ceux pour les dallages, les rectangulaires sont pour les hourdis), avec des recouvrements larges aux changements de nappes de treillis (2 mailles mini). Soignez la finition en surface – je connais des maçons qui font ça très bien, d’autres non…
      Le sol du garage doit être légèrement en contrebas de celui de la maison ? Ne serait-ce qu’à cause de la chape et carrelage de la maison. Vous avez donc cette marge pour rattraper les niveaux, même si vous allez dépasser un peu (faire une petite pente pour compenser les quelques cm ?).

  44. Bonjour Monsieur ,

    Tout d’abord, merci pour ce site .

    Ma question : j’ai acheté une maison Phénix construite en 1979-1980 sur vide sanitaire

    _4 ans plus tard , un agrandissement a été fait en construction traditionnelle ( accolé à la maison )

    _ Aujourd’hui , des fissures apparaissent au niveau des murs et du plafond sur la partie qui a été agrandie

    Un rapport d’expertise a été fait : ” fissures évoluant à la jonction au niveau des angles entre murs et façade , il note également une absence de chainage et une insuffisance de renfort au niveau des joints entre plaque de plâtre du plafond …”
    Mesure conservatoire à prendre : NON
    A noter également ( là c’est moi qui le dit : une fissure qui semble partir vers les fondations

    Je m’inquiète de tous ces désordes et je me demandais si avec ces quelques éléments vous pouviez me rassurer ou pas ? sur l’avenir de la maison
    Quels travaux à minima dois je entreprendre ?

    A noter , les fissures au plafond semblent évoluer ( elles sont droites et traversent la pièce )

    Bien à vous

    1. Bonjour, je ne peux guère être précis dans ma réponse, vous vous en doutez, car je ne connais pas les détails du problème. Il me faudrait au moins des plans, la profondeur des fondations (étude de sol ?) et surtout des photos complètes de l’extension et des fissures, ainsi que le rapport de l’expert. En effet, il faut déterminer l’origine des fissures.
      Mais néanmoins, on peut déjà s’interroger : comment un expert peut-il constater des fissures évolutives et ne pas en conclure qu’il faut programmer des mesures conservatoires ? Cela jette un doute sur ce rapport. Est-ce l’expert d’une assurance ? Si oui – hum, je suis peut-être trop suspicieux ? – ne met-il pas trop en avant une volonté de travaux a minima ?
      Ou bien, ce n’est qu’une première expertise de constat, et des investigations plus poussées doivent être faites pour déterminer la cause (ou les causes) du sinistre et ses conséquences (telle que son coût). On ne peut pas réparer « à l’aveugle ».
      L’extension a-t-elle été faite par Phénix, suivant le même procédé ? Ou bien est-ce de la maçonnerie traditionnelle ? Et dans ce cas, les travaux ont-ils été faits par des professionnels (quand je lis « absence de chaînage », j’ai plus qu’un doute).
      Quant à l’absence de renfort des plaques de plâtre avec le plafond, je ne comprends pas : la jonction se fait par des joints avec bandes et enduit, il ne s’agit en rien de « renfort », et il ne servirait à rien de « renforcer » cette jonction : si elle doit craquer, rien ne l’en empêchera.
      Les fissures, qui semblent assez importantes et notamment celle qui « part vers les fondations », montrent qu’il ne s’agit pas de simples fissures de dilatation, qui seraient inesthétiques mais sans conséquence. Il s’agit probablement soit d’un défaut de fondation, telles que des fondations trop différentes, et/ou d’un défaut de conception, comme l’absence de chaînage ( !).
      Mais, à vous lire, les fissures semblent n’apparaître qu’aujourd’hui. Est-ce le cas ? Si oui, n’y a-t-il pas eu un changement dans la consistance du sol ? tel que des travaux de terrassement, par exemple, réalisation d’un drain asséchant le sol, ou bien fuite dans la terre d’une évacuation d’eau pluviale, ou d’eau usée ?
      Quoi qu’il en soit, il faut en effet, déterminer précisément la cause probable du sinistre et réparer. Sinon il n’y a aucune raison que ça s’arrête. Si vous voulez, vous pouvez décrire le contexte plus en détails, pour que nous poursuivions cet échange.

      1. Je vous remercie pour la rapidité de votre réponse .
        En réponse à vos interrogations :
        – oui , c’est un rapport d’expert en assurance
        -Je ne sais pas qui à fait l’extension de la maison mais ce qui est certain , c’est de la maçonnerie traditionnelle
        -Les fissures ne datent pas d’aujourd’hui mais elles etaient très discrètes et sont certainement passées inaperçues pendant longtemps

        Je vais devoir faire des devis de réparations pour estimer le montant des travaux et savoir si je peux les faire
        Quel corps de métier me conseilleriez vous?
        Expert en batiment ? Maçon ?
        En vous remerciant ,

      2. Je vous remerçie pour la rapidité de votre réponse
        Pour les questions en suspens :
        – oui , le rapport d’expert était un expert en assurance
        -Je ne sais pas si l’extension de la maison a été faite par des professionnels ou pas mais ce qui est certain , c’est que la partie rajoutée est en construction traditionnelle
        – Les fissures ne sont pas d’aujourd’hui mais elles sont certainement restées inaperçues pendant longtemps ( très discrètes au début )
        Ces fissures partent du haut de la maison vers le bas
        Je vais devoir faire des devis de réparations pour savoir si je peux faire les travaux
        Quels corps de métiers ma conseilleriez vous ?
        Comment dois je m’y prendre ?
        En vous remerciant

        1. Le bon sens commande évidemment d’avoir au préalable bien repéré ce qui provoque ces fissures. Sans remède à la cause du mal, tout rebouchage est inutile, les fissures réapparaîtront bientôt.
          Pour cela je vous conseille de contacter un architecte – pas par corporatisme, mais parce que c’est le professionnel qui a une vision globale du problème : détection du problème technique, conséquences des réparations (nouvel enduit ? reprises intérieures ? etc.), estimation du coût des travaux complets, connaissances d’artisans compétents pour ce genre d’intervention, gestion des travaux, notamment en site occupé, etc.
          Il faut que vous trouviez architecte qui ait bien les compétences de ce genre de problème à résoudre, c’est à dire qui ait une bonne habitude des chantiers de petite taille (par rapport, par exemple, aux marchés publics qui ne sont pas du tout de la même compétence), et qui ait de l’expérience (pardon les plus jeunes confrères, mais tout ne s’apprend pas à l’école d’architecture…).

  45. Bonjour,

    Pour une renovation je pensea remplacer les vieux planchers en bois avec des hourdis/entrevous en polystirene pour des raisons de poids ….. Les entrevous en polystirene “classiques” apparement ne sont pas acceptes dans les planchers etages …pour des raisons de risques incendies …. Est qu’il y a d’autres solutions techniques avec du polystirene ou ceramique ?

    Merci d ‘avance,

    C. Lucau

    1. Bjr, oui il existe plusieurs types d’entrevous légers, par exemple en composite à base de bois, etc. Ils sont en forme de caisson, formant un creux, un vide. Vous les trouverez facilement chez tous les marchands de matériaux.
      Les architectes, dans des rénovations contemporaines, aiment les laisser apparents (moins souvent leurs clients 🙂 ) Je suis sûr que dans 2 ou 3 générations, on trouvera “un chic fou” à ces planchers anciens et on les dégagera pour les montrer, ne comprenant pas qu’on les ait cachés – comme les personnes âgées, dans mon enfance, qui ne comprenaient pas qu’on laisse un plancher bois apparent, sans plafond !

  46. Bonjour Monsieur Espagno,
    Tout d’abord, je tenais à vous remercier pour la qualité et la clarté de vos réponses, qui ont du aider beaucoup de maitres d’ouvrage néophytes (comme moi).
    Je vais construire une maison avec un étage, sur un terrain légèrement en pente (50CM en dessous du niveau de la route au point le plus défavorable. L’emplacement forme une “cuvette” gorgée d’eau lors des jours de pluie.
    – Le constructeur envisage de combler la pente avec un remblais de sable, sur lequel il fera la dalle. Pas de risque selon lui de tassement différentiel, du fait de la présence ce ce sable: confirmez vous que le sable ne stabilisera en rien la dalle?
    – Il insiste (lourdement) pour ne pas faire de vide sanitaire, bien que je sois prêt à prendre en charge le surcout. En dehors de l’aspect économique, peut il y avoir d’autres raisons? Est ce que certains maçons ne sont pas formés à travailler avec des vides sanitaires, et ne veulent pas s’y risquer?
    – Enfin, dans le cas d’un vide sanitaire, le constructeur propose soit une isolation par le dessous avec du polystyrène (ce qui génèrerait un pont thermique au niveau du mur), soit, dans le cas d un plancher chauffant, une isolation par le dessus avec du polyurethane (entre le carrelage et le plancher hourdis). Les marmites sont dans ce deuxième cas en béton. Est ce un luxe inutile de prévoir les 2 (polystirene + PU)?
    – Pouvez vous svp me transmettre les coordonnees d’un architecte proche de Dax (40100)? Apres avoir lu votre article, j envisage vraiment de passer par un architecte. Le seul point qui me fait hésiter est le manque de garanties (au moins en apparence) que procure le contrat CMI réglementé (sur les délais, les responsabilités en cas de malfaçons, etc.). Peut on obtenir des garanties légales équivalentes en passant par un architecte?
    Sur le fond: je suis entièrement d’accord avec vos articles: il vaut mieux avoir quelqu un de competent et indépendant de son coté pour concevoir et suivre le déroulement des travaux. Je m interroge uniquement sur l aspect contractuel.
    Merci encore pour votre site,
    Cordialement

    1. Bonjour, merci de votre message.
      Voici des réponses, que je crois de simple bon sens, comme elles doivent l’être très souvent dans les techniques du « bâtiment ».
      – Faire un dallage sur un terrain en pente (même faiblement), impose de creuser le sol pour obtenir un plateau horizontal. En effet, les 20 ou 30 cm environ de terre dite « végétale », c’est-à-dire la terre grasse et très instable, doit être enlevée. Ce n’est bon que pour les légumes, par pour une construction qui doit se fonder sur du solide, du stable. Tout remblai, y compris en sable, et dépassant quelques cm, est évidemment instable. On ne peut pas couler un dallage dessus. “On ne bâti pas sur du sable”, en proverbe comme dans la réalité.
      – Donc, pas de remblai. Votre dallage va être enfoncé dans le terrain, puisqu’il reposerait sur cette plateforme elle-même enfoncée. Vous me dites que le terrain est humide car il forme une cuvette. Il est évident que dans ces conditions, il ne vous faut surtout pas un dallage qui sera noyé lors de gros orages ! En outre, un terrain humide est « encore plus » instable qu’un terrain sec. En conclusion, je ne crois pas qu’il existerait de terrain plus défavorable pour un dallage…
      – Pensez bien sûr à faire réaliser un drain périphérique (en canalisations rigides, pas souples comme les drains agricoles), avec exutoire en contrebas.
      – Pourquoi le CMI ne veut-il pas faire de vide sanitaire ? Je n’en sais trop rien, si ce n’est que le plancher hourdis sur vide sanitaire est plus cher que le dallage sur hérisson, surtout parce qu’il faut bâtir les murs de soutènement sous le plancher et parce qu’il faut des murs porteurs au milieu de la maison. Mais vous embarquer (si je puis dire) dans un choix au rabais qui va certainement vous amener à un sinistre catastrophique (comment transformer un dallage en plancher hourdis par la suite ? il faudra démolir la maison ! ) est totalement irresponsable.
      – On a l’habitude d’isoler les planchers hourdis par des entrevous en polystyrène (les « marmites »). C’est bien, mais il faut avoir conscience que ça laisse des ponts thermiques, notamment à chaque poutrelle (protégée uniquement par une languette en dessous), et aussi que la durabilité à long terme est aléatoire (dans plusieurs dizaines d’années). Aussi, je trouve très bien l’isolation thermique également au-dessus du hourdis, sous le carrelage. Ce que je préconise en général : plancher isolé, ok (la faible différence de coût vaut vraiment le coup, si je puis dire) et au-dessus, isolation projetée de 6 ou 7 cm, qui permet d’enrober les gaines. Ensuite, il suffit d’une chape de 5 cm (elle peut être mince, car il n’y aura pas de gaine incorporée qui pourrait la fragiliser) en support du carrelage. Globalement, le surcoût n’est pas important et est très efficace.
      – Près de DAX, vous avez Hugo LE RAY, Architecte d’Aujourd’hui : https://lesarchitectesdaujourdhui.archi/trouver-un-architecte-daujourdhui/
      Comme tous les Architectes d’Aujourd’hui, il vous proposera un contrat sécurisé – beaucoup plus que n’importe quel contrat de constructeur (voir https://lesarchitectesdaujourdhui.archi/architecte-ou-c-m-i/ et https://lesarchitectesdaujourdhui.archi/6-questions-a-se-poser-de-signer-ccmi/ et https://lesarchitectesdaujourdhui.archi/signer-un-ccmi-vous-risquez-de-payer-2-fois-les-travaux/ ) Je rappelle que les Architectes d’Aujourd’hui s’engagent à vous proposer un projet qui respectera le budget que vous avez fixé, qu’ils établiront des contrats entre les artisans et vous qui vous protègeront (respect du prix global forfaitaire, des délais avec pénalités de retard réelles en cas de dépassement, etc.) et surtout véritable expertise de l’architecte tout au long de l’opération, car ce n’est pas lui qui vous vend les travaux : il n’a donc aucun intérêt à ne pas révéler une éventuelle malfaçon. Il fera corriger à chaque fois que tout ne sera pas ok. Son intérêt, comme le vôtre, est que la maison soit réussie. Il n’y a d’expertise qu’indépendante, bien évidemment.
      Et, cerise sur le gâteau, la rémunération des architectes est de l’ordre de la moitié de la marge des CMI, donc avec une belle économie à la clé (à projets et constructions équivalents, bien entendu).
      Bon projet dans le joli pays basque !

  47. Bonjour Monsieur , nous possédons une maison en ossature bois de 100m2 sur vide sanitaire , nous avons projet de l agrandire de 40 m2 avec chambre , bureau et salle de bain .
    Mes questions sont : avons nous besoin vraiment d un vide sanitaire , comment liées les deux constructions entre elles , comment rendre l agrandissement plus préforment au niveau phonique et nous envisageons de le faire nous même avez vous un coût approximatif a me donnez .
    Merci pour vos réponse a venir

    1. Bonjour, le vide sanitaire n’est pas une nécessité en soi. Je le recommande en général parce qu’il résulte d’un plancher porté par les murs (donc sur les fondations en profondeur), et non pas “posé par terre”, comme l’est un dallage sur hérisson, là où il risque de “bouger” et donc de créer des fissures. Ce n’est pas le vide sous le plancher qui est important, c’est le fait d’avoir une structure bien conçue, un plancher stable sur un bon support.
      En outre, pour une ossature bois vous devez surélever le plancher de + 30 cm (s’il est prévu en bois) et le bardage doit être élevé à +15 cm du sol fini extérieur. Un plancher porté, surélevé, est donc tout indiqué, il conviendra mieux.
      L’isolation phonique ne sera pas apportée par le bois, mais par le doublage, il existe par exemple des plaques placo “phonique”. L’isolation phonique est un tout, elle ne tolère pas de point faible : attention aux menuiseries, aux pénétrations (canalisations, gaines, vmc, etc.). Est-ce une isolation phonique extérieure ? (près d’un aéroport ou d’une rocade, par exemple), dans ce cas soignez aussi la toiture. Ou intérieure ? prévoyez alors des portes pleines phoniques (le coût n’est pas excessif), des sols silencieux (désolidarisés), etc.
      Quant au budget à prévoir, il m’est évidemment impossible de vous l’indiquer, personne ne peut le faire ainsi : n’oubliez pas que les prix des artisans sont libres, ils estimeront chacun comme ils auront envie. Je ne peux estimer un projet que : s’il est précis, dessiné et décrit, avec les artisans de ma région et que je connais bien (je ne peux pas deviner le prix que fera un artisan que je ne connais pas…), et bien sûr, en le calculant (3 à 6 heures de travail). Toute autre estimation serait fantaisiste.

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